L’UA et le NEPAD sur la Sécurité Alimentaire
(PANA)--L’Union africaine (UA) et le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) tiendront du 20 au 23 mai à Johannesburg, en Afrique du Sud, un atelier sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Ayant pour le thème “"Accroître les investissements nationaux en réponse à la flambée des prix des denrées alimentaires et l’insécurité alimentaire”, cet atelier se présentera comme une plate- forme d’échanges entre les pays africains les plus touchés par la crise alimentaire et ceux qui possèdent une grande expérience en matière de sécurité alimentaire.
Il se déroulera en présence des partenaires internationaux tels que la Banque mondiale, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondiale (PAM).
Les débats s’articuleront autour de la problématique des investissements agricoles comme solution à l’insécurité et à l’instabilité alimentaire, ainsi que la mise en oeuvre urgente du troisième pilier du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA).
Le PDDAA est une initiative africaine approuvée à Maputo en juillet 2003 lors de la deuxième assemblée ordinaire de l’UA et dans le cadre de laquelle les pays membres de l’organisation continentale se sont engagés à accorder 10 pour cent de leurs budgets nationaux au développement de l’agriculture.
Pour répondre à son objectif principal qui consiste à atteindre une croissance annuelle de six pour cent dans le secteur agricole, le PDDAA s’appuie sur quatre piliers majeurs d’investissement, à savoir la terre et la gestion de l’eau, l’infrastructure rurale et les capacités d’accès aux marchés, la nourriture et la réduction de la faim et, enfin, la recherche agricole et la vulgarisation.
Seize pays ont été sélectionnés parmi les cinq régions africaines pour participer à l’atelier sur la base du niveau de développement.
Il s’agit du Burkina Faso, du Cameroun, de l’Ethiopie, du Kenya, du Lesotho, du Malawi, du Mali, de la Mauritanie, du Mozambique, du Niger, du Rwanda, de la Sierra Leone, du Sénégal, du Swaziland, de l’Ouganda et de la Zambie.
En outre, l’Egypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud ont été invités à partager leurs expériences étant donné le rôle important qu’ils jouent dans leurs régions respectives en matière de sécurité alimentaire.
Depuis 2005, les prix des denrées alimentaires connaissent une augmentation fulgurante.
L’indice des prix alimentaires de la FAO indique une hausse moyenne de 23 pour cent en 2007 par rapport à 2006.
C’est dans ce cadre que l’UA et le NEPAD, en appréciant les progrès réalisés dans les processus des tables rondes nationales, se sont montrés particulièrement préoccupés par l’urgence d’accélérer la mise en oeuvre des plans d’action sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, spécialement face à la flambée des prix des denrées alimentaires et leurs effets néfastes sur la sécurité alimentaire, particulièrement sur les groupes vulnérables.
Pour soutenir davantage le processus des tables rondes, le Cadre de sécurité alimentaire africaine (FAFS) du Pilier III du PDDAA, l’Initiative panafricaine pour la nutrition (PANI) et la Stratégie décennale pour la réduction des déficiences en vitamines et minéraux en Afrique (ATYS-VMD) ont été développés pour appuyer les Communautés économiques régionales (CER) et les pays dans leurs programmations.

