Début de la Session du Conseil Exécutif de l’UA
(PANA)--La 13ème session du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) a débuté ses travaux vendredi à Sharm el-Sheikh, en Egypte, a constaté sur place l’envoyé spécial de la PANA.
Composé des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’organisation, le Conseil exécutif va travailler sur une série de rapports issus des différentes conférences ministérielles organisées sous l’égide de l’UA depuis le dernier sommet d’Addis- Abeba, en Ethiopie, en janvier dernier.
Le Conseil aura également à se prononcer sur diverses questions d’intérêt continental qui avaient fait l’objet d’études et de recommandations à la réunion du Comité des représentants permanents des Etats membres qui a pris fin jeudi à Sharm el-Sheikh.
Les travaux, qui prendront fin samedi, seront sanctionnés par des décisions ainsi que des propositions à soumettre à l’adoption des chefs d’Etat et de gouvernement qui se réuniront en sommet ordinaire à partir de lundi dans la même station balnéaire.
Dans les coulisses, il est vivement question de la situation politique au Zimbabwe qui ne figure pas à l’ordre du jour de la session du Conseil exécutif de l’UA.
Dans un discours prononcé lors de la cérémonie d’ouverture du Conseil exécutif, le président de la Commission de l’UA, le Gabonais Jean Ping, a souhaité que le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement fasse une importante déclaration sur la situation au Zimbabwe où se déroule ce vendredi le second tour de l’élection présidentielle boycotté par le candidat de l’opposition, Morgan Tsvangirai.
Certaines délégations ministérielles ne comprennent pas que cette question ne soit pas inscrite à l’ordre du jour du Conseil.
Pour certaines délégations comme celle du Sénégal, le minimum que le Conseil exécutif puisse faire, c’est de demander le report des élections pour permettre l’ouverture de négociations entre le pouvoir et l’opposition au Zimbabwe, alors que pour d’autres ce report est devenu impossible.
"Cette question est derrière nous puisque les électeurs zimbabwéens ont commencé à voter depuis ce matin. Ce qu’il faut, c’est de restaurer le dialogue puisque le président (Robert) Mugabe y est favorable même s’il n’acceptera aucun diktat", a déclaré à la PANA un ministre des Affaires étrangères qui a requis l’anonymat.
Selon lui, le problème a été exacerbé par les puissances occidentales qui "veulent à tout prix liquider le président Mugabe et ils cherchent à manipuler les dirigeants africains pour qu’ils agissent dans ce sens".
Parmi les autres questions importantes qui seront débattues par le Conseil exécutif, figurent l’examen du rapport intérimaire sur la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et celui sur les négociations des accords de partenariat.
L’élection des membres du Comité africain d’experts sur les droits de l’Homme et des peuples et des juges de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples est également inscrite à l’ordre du jour de la réunion du Conseil exécutif.
Les ministres des Affaires étrangères discuteront aussi de la proposition de la Libye d’abriter à partir de 2010, à Syrte, la session de juillet de la Conférence de l’UA alors que l’Ouganda est candidate à l’organisation de la celle prévue en juillet 2010.
L’Egypte, qui accueille le présent sommet, a proposé trois points à l’ordre du jour de la session du Conseil exécutif, à savoir la création de Centres d’excellence pour abriter les conférences africaines, le développement de l’agriculture et la coopération entre les Nations unies et l’Afrique.

