Début des Pourparlers de Fond
Pierre Emangongo (Le Potentiel)--Les pourparlers de fond entre le camp du chef de l’Etat zimbabwéen Robert Mugabe et celui de l’opposant Morgan Tsvangirai en vue de trouver une solution de sortie de crise commenceront, sauf imprévu, ce jeudi 24 juillet 2008 en Afrique du Sud sous la médiation du président Thabo Mbeki.
Cependant, ces pourparlers s’annoncent très difficiles compte tenu de nombreuses pressions étrangères. Sauf imprévu, les pourparlers de fond entre le pouvoir et l’opposition en vue de trouver une sortie de crise négociée au Zimbabwe vont commencer ce jeudi 24 juillet 2008 en Afrique du Sud, a rapporté mercredi le quotidien d’Etat The Heraldn relayé par l’AFP. «Toutes les parties se sont mises d’accord pour dire que les discussions devraient commencer jeudi», a déclaré au journal le ministre de la Justice, Patrick Chinamasa, négociateur en chef du régime du président Robert Mugabe.
Les négociations auraient dû commencer mardi, mais Patrick Chinamasa a expliqué que les derniers participants n’arriveraient que mercredi en fin de journée en Afrique du Sud et qu’ils devraient encore «se rendre jusqu’aux lieux des discussions, où que ce soit.» M. Chinamasa et le ministre du Travail Nicholas Goche, également négociateur du pouvoir, étaient restés coincés mardi en conseil des ministres à Harare. Le négociateur en chef de l’opposition, le numéro deux du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) Tendai Biti, a quitté Harare mercredi matin, a précisé à l’AFP une source au sein du MDC.
DIFFICILES NEGOCIATIONS
Ces pourparlers qui commencent en terres sud-africaine s’annoncent très difficiles étant donné que les protagonistes comme le médiateur sud-africain Thabo Mbeki subissent de très fortes pressions de l’union africaine, la Grande Bretagne, les Etats-Unis d’Amérique et l’Union Européenne(Ue). L’UE a adopté de nouvelles sanctions contre le Zimbabwe, a déclaré un responsable des Vingt-Sept en marge d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères. «C’est fait. Nous ajoutons 37 personnes et quatre sociétés», a déclaré ce responsable à Reuters, en faisant référence à une liste de sanctions de l’UE visant à maintenir la pression sur le président Robert Mugabe et son cercle rapproché via une série d’interdictions de déplacement et de gels d’avoirs.
Les sanctions visent désormais 168 personnes interdites de visa et dont les avoirs financiers sont gelés. Le gouverneur de la Banque centrale du Zimbabwe, Gideon Gono, des officiers de l’armée accusés d’être impliqués dans les violences électorales, des policiers et des journalistes ont été ajoutés mardi à la liste. L’UE a sanctionné des entreprises pour la première fois, dont Zidco Holdings, la holding financière de la Zanu-PF, le parti de Mugabe, et la société publique Defence Industries, déjà sanctionnée par les Etats-Unis. En dépit des pressions étrangères, le rétablissement de la paix au Zimbabwe dépendra de la détermination des Zimbabwéens d’aplanir leurs divergences pour privilégier les intérêts supérieurs de leur pays.
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