Sixième Sommet du Groupe ACP
Pierre Emangongo (Le Potentiel)--Le Ghana va abriter le sixième sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Groupe Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) à Accra du 30 septembre au 03 octobre.
Le sommet sera précédé d’une réunion du Conseil des ministres du groupe et d’une réunion mixte du Conseil des ministres ACP et des ministres ACP des Affaires étrangères, a annoncé le Dr Charles Brempong-Yeboah, vice-ministre ghanéen des Affaires étrangères.
Ce sommet se tient régulièrement depuis 1997 pour permettre aux chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du Groupe ACP d’élaborer les principales orientations de l’ensemble de la politique du Groupe ACP et de donner au Conseil des ministres les directives nécessaires pour leur application. Le Dr Brempong-Yeboah a déclaré que jusqu’ici, 41 pays ont confirmé leur participation au plus haut niveau, en ajoutant que 1.500 délégués assisteraient au sommet.
Les principaux points à l’ordre du jour seront une réunion des ministres ACP des Finances et des Affaires étrangères, une révision à moyen terme de l’Accord de Cotonou qui définit les relations entre l’Union européenne et les Etats ACP.
Les autres sujets seront les perspectives internationales dans le cadre de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, la hausse des prix des denrées alimentaires, l’énergie et les Accords de partenariat économique. A noter que les pays ACP ou pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique, sont des pays signataires des accords de Lomé et de Cotonou.
La convention de Lomé est un programme de coopération entre 27 États de l’Union européenne et 79 pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP). Elle met en place principalement des préférences tarifaires donnant à ces pays l’accès au marché européen ainsi que des fonds spéciaux destinés à garantir la stabilité des prix à l’achat pour les produits agricoles et miniers.
L’accord de Cotonou, signé au Bénin en juin 2000, lui a succédé. L’une des principales nouveautés de ce nouvel accord est l’élargissement du partenariat à de nouveaux acteurs tels que la société civile, le secteur privé, les syndicats, les autorités locales, ...
Ceux-ci seront impliqués dans les consultations et la planification des stratégies de développement nationales, auront accès à des ressources financières dédiées et seront impliqués dans le déroulement des programmes.

