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Motlanthe Soutient la Médiation de Mbeki

(Le Potentiel)--Le nouveau président sud-africain, Kgalema Motlanthe, s’est prononcé hier jeudi 2 octobre en faveur d’une nouvelle médiation de son prédécesseur Thabo Mbeki pour aider les protagonistes de la crise zimbabwéenne à former un gouvernement d’union nationale. La ZANU-PF et le MDC qui se disputent les postes-clés de ce gouvernement sont invités à surmonter leurs divergences de vues afin d’asseoir définitivement une paix durable au Zimbabwe.

Le nouveau président sud-africain, Kgalema Motlanthe, s’est prononcé hier jeudi 2 octobre en faveur d’une nouvelle médiation de son prédécesseur Thabo Mbeki pour aider les protagonistes au Zimbabwe à former un gouvernement.

«Notre gouvernement a pleinement confiance en la capacité de M. Mbeki à s’appuyer sur le succès historique déjà obtenu sous sa médiation dans l’accord de partage du pouvoir» du 15 septembre, a déclaré M. Motlanthe dans un communiqué dont une copie est parvenue à l’AFP. « En conséquence, nous le soutiendrons à l’avenir dans sa fonction de médiateur », ajoute-t-il.

Thabo Mbeki a été poussé en septembre à la démission par son parti, le Congrès national africain (ANC), peu après avoir obtenu un accord de partage du pouvoir au Zimbabwe.

Son départ avait semé le doute sur la pérennité de l’accord, destiné à un partage des portefeuilles ministériels par le président Robert Mugabe et le leader de l’opposition Morgan Tsvangirai.

M. Motlanthe a indiqué jeudi avoir averti la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) qu’il souhaitait la voir renouveler le mandat du médiateur Thabo Mbeki, qui a fait selon lui, preuve d’une «vision dépassionnée» de la crise politique à Harare.

L’accord signé le 15 septembre a d’abord semblé mettre fin à la crise née de la défaite du régime aux élections du 29 mars. Mais les négociations semblent à nouveau bloquées.

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai en appelle à la SADC et aux Nations unies, estimant que Mugabe réclame tous les postes-clés en violation de l’esprit de l’accord.

Le parti de Mugabe nie l’existence d’un blocage et réfute le besoin d’un médiateur extérieur. Car, une chose est vraie, la paix au Zimbabwe résulterait de la volonté politique des protagonistes zimbabwéens de mettre un terme à cette crise politique qui paralyse les activités, depuis plusieurs mois, dans ce pays de l’Afrique australe.

C’est dans ce contexte que la ZANU -PF et le MDC sont invités à surmonter leurs divergences pour parvenir à la formation d’un gouvernement d’union nationale afin de sceller la réconciliation nationale et d’amorcer désormais la relance économique pour améliorer les conditions de vie de la population.

Nous avons appris hier jeudi 2 octobre en dernière minute, d’une source crédible, que les négociations entre le pouvoir et l’opposition ont été suspendues.

Posted by on 10/03 at 10:17 AM

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