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Accord ente l’UA et la Banque Mondiale

(PANA)--L’Union africaine (UA) et la Banque mondiale ont renouvelé leur engagement à renforcer leur collaboration pour promouvoir l’intégration, un développement durable et la lutte contre la pauvreté en Afrique.

D’après un communiqué transmis à la PANA mardi, les deux institutions ont signé un protocole d’accord destiné au renforcement de leur collaboration dans les domaines de l’intégration régionale, de la gouvernance, de l’assistance au pays en situation de post-conflit, des relations avec la Diaspora et de la lutte contre le VIH/SIDA et les autres maladies transmissibles.

Se félicitant de la transformation de l’ex-Organisation de l’unité africaine (OUA) en l’Union africaine (UA) actuelle, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a déclaré: "Nous souhaitons comprendre comment compléter le travail de l’UA et il nous faut garder une vision élargie, même si nous avons également besoin d’une série d’activités incluant des projets plus petits".

Il a ajouté que la Banque mondiale était prête à aider "à renforcer la légitimité de l’Union africaine dans divers pays en travaillant avec l’organisation à promouvoir et soutenir les véritables progrès".

Le protocole d’accord offre un cadre de collaboration sur une période initiale de cinq ans dans chacun de ces domaines, qui sont prioritaires tant pour la Banque mondiale que pour l’UA.

"Nous avons fait d’énormes efforts pour ramener la paix sur le continent et nous avons beaucoup progressé en matière de démocratisation. Mais concernant le développement en général, l’UA continue à organiser des séminaires sans suivi et doit passer de la théorie à la pratique", a déclaré M. Ping, ajoutant : "il y a deux semaines, nous avons également lancé une zone de libre échange au niveau de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) - qui compte une population de 170 millions d’habitants".

Le protocole d’accord signé à Washington au cours du week-end, prévoit que des dispositions particulières pour les activités individuelles dans chaque domaine important seront prises dans le cadre de plans de travail formulés conjointement.

Cette collaboration est centrée sur les résultats, l’expertise technique de la Banque mondiale complétant le leadership politique de l’Union africaine. Les deux institutions vont de manière périodique évaluer l’efficacité de cette collaboration.

La directrice générale de la Banque, Ngozi Okonjo-Iweala, a mis l’accent sur les opportunités de croissance présentées par l’Afrique en déclarant : "ce qui est constant est que l’Afrique présente des opportunités de croissance et que les acteurs—à savoir les Africains—attendent et sont prêts à jouer leur rôle".

D’après le communiqué, le protocole d’accord engage les deux parties à échanger des informations sur les questions d’intérêt mutuel, par le biais, entre autres, de consultations annuelles entre les hauts responsables de l’UA et de la Banque mondiale.

De hauts responsables de la Commission de l’UA vont prendre part, en tant qu’observateurs aux Réunions annuelles de la Banque mondiale et de hauts responsables de la Banque auront le statut d’observateurs lors des réunions ordinaires de l’Assemblée, du Conseil exécutif et du Comité des représentants permanents de l’UA.

En faisant un compte-rendu sur le statut des deux premiers projets au centre de la collaboration de l’UA et de la Banque mondiale, le vice- président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Obiageli Ezkwesili, a déclaré: "Ces projets ont été sélectionnés et nous sommes dans le processus de mise en place des choses au niveau de la Banque, ce qui devrait prendre deux mois.

"Puis nous serons prêts à œuvrer pour obtenir des progrès tangibles sur le terrain. Cette collaboration entre la Banque mondiale et la CUA est axée sur les résultats".

En juillet 2008, la CUA et la Banque mondiale ont signé un accord dans le cadre duquel la Banque a accordé une subvention de 487.000 dollars pour le renforcement du Programme de la Diaspora Africaine de l’UA.

Cette subvention a pour objectif de renforcer les capacités de la Mission de l’UA aux Etats-Unis à Washington DC, pour qu’elle puisse mener à bien ses principales fonctions d’instauration et de maintien de relations productives avec la Diaspora Africaine en Amérique du Nord, aux Caraïbes et en Amérique Latine. L’UA a catégorisé la Diaspora Africaine comme la "sixième région" de l’Afrique.

Posted by on 09/29 at 02:34 PM

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