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Appel au Report du Deuxième Tour au Zimbabwe

Pierre Mangongo et Botsindo Lady (Le Potentiel)--Les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) se sont réunis hier mercredi à Mbabane, la capitale du royaume de Swaziland, pour chercher une solution de sortie de crise au Zimbabwe. Ils ont appelé au report du deuxième tour de l’élection présidentielle. Cet appel n’a pas un impact tangible sur terrain à cause de la division qui se constate actuellement entre les dirigeants de ce regroupement régional sur la crise zimbabwéenne.

La situation pour le moins dramatique du Zimbabwe continue à provoquer des vagues dans le monde et en Afrique. C’est dans ce contexte que les institutions étatiques et régionales ainsi que les Ong recherchent constamment des solutions durables pour éteindre ce brasier zimbabwéen qui risque d’embraser la région de l’Afrique australe.

La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui est particulièrement préoccupée par la crise zimbabwéenne, s’est réunie hier mercredi au royaume de Swaziland pour essayer de trouver une solution de sortie de crise au Zimbabwe.

Parmi les participants à cette rencontre cruciale, on a, selon l’AFP, noté la présence du roi (Mswati III) et le président tanzanien Jakaya Kikwete, qui est également président en exercice de l’Union africaine (UA).

Au terme de cette réunion de Mbabane, la capitale du Swaziland, les dirigeants de l’Afrique australe ont appelé mercredi au report du second tour de l’élection présidentielle au Zimbabwe, dans un communiqué diffusé après une réunion extraordinaire de la commission de sécurité de ce bloc régional.

DIVISION AU SEIN DE LA SADC

A noter que le médiateur désigné par la SADC dans cette crise, le président sud-africain Thabo Mbeki, n’a pas fait le déplacement du royaume de Swaziland.

Son porte-parole a, d’après l’AP, justifié cette absence par le fait que l’Afrique du Sud n’est pas membre du comité de sécurité du bloc régional.

Malgré cette justification, une certaine opinion est d’avis que Mbeki s’est absenté volontairement au sommet de Mbabane parce qu’il soutient Robert Mugabe. Ce qui justifie ses distances envers les autres dirigeants de la SADC opposés au régime en place à Harare. Les tenants de cette thèse n’ont de cesse d’accuser Mbeki de pratiquer une diplomatie secrète et ambiguë dans le règlement de cette crise, ajoutant qu’il n’aime pas l’opposant Morgan Tsvangirai.

Ce dernier avait quitté brièvement hier mercredi son refuge de l’ambassade des Pays-Bas pour tenir une conférence de presse à Harare. Il a, à en croire l’AP, réitéré hier mercredi son opposition à la tenue du second tour du scrutin présidentiel. Tsvangirai a estimé que les violences ayant marqué la campagne électorale au Zimbabwe équivalaient à une situation de guerre. Il a également déclaré qu’il y avait une solution à la crise actuelle et a appelé les dirigeants africains à contribuer à négocier une sortie de crise.

Morgan Tsvangirai qui est maintenant favorable au dialogue a, cependant, précisé que les discussions ne pourraient pas commencer avant un arrêt des violences contre ses partisans et la libération de «prisonniers politiques», dont Tendai Biti, haute figure de l’opposition.»Nous faisons des propositions que Mugabe doit accepter», a-t-il dit, plaidant pour «une espèce de processus de transition».

Posted by on 06/26 at 10:28 AM

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