AU Monitor

L’UA Divisée sur la Question Zimbabwéenne

Pierre Emangongo (Le Potentiel)--La station balnéaire de Charm-el-Cheikh abrite depuis hier lundi 30 juin les travaux du 11ème sommet de l’Union africaine (UA) en présence du président Mugabe dont la réélection au Zimbabwe est au centre d’actualité. Les dirigeants africains qui sont divisés quant à la position à adopter face à Mugabe, sont favorables au schéma kenyan de partage de pouvoir pour rétablir la paix dans ce pays de l’Afrique australe.

Le 11 ème sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert hier lundi à la station balnéaire de Charm-el-Cheikh en présence de Robert Mugabe, a constaté le journal 20 minutes.

Outre le thème : « Atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) relatifs à l’eau et l’assainissement », ce sommet aborde d’autres questions socio-économiques (les crises alimentaire et énergétique, le climat) sans oublier le règlement des conflits avec en toile de fonds, la crise post-électorale au Zimbabwe.

Et, actualité oblige, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA ont préféré consacrer une large part à la crise au Zimbabwe au cours de ces deux jours de sommet de Charm-el-Cheikh.

Le président égyptien Hosni Moubarak, qui s’est exprimé lundi devant ses paires africaines, a plaidé en faveur des causes de l’Afrique.

Ce sommet, a-t-il déclaré, marque un tournant plaçant les chefs d’Etat d’Afrique face à divers défis qui leur oblige à tenir tous un même langage afin de défendre les causes du continent.

Le schéma kenyan

A noter que la crise zimbabwéenne qui est actuellement au centre de l’actualité divise les dirigeants africains quant à la position à adopter face au nouveau président du Zimbabwe, Robert Mugabe.

La communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC) a condamné cette réélection du président Robert Mugabe qui frise l’anarchie. Mais le président de la Commission de l’Union africaine, le Gabonais Jean Ping a, pour sa part, tenu un langage conciliant.

« L’Afrique doit assumer pleinement les responsabilités qui sont les siennes et faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider les parties zimbabwéennes à surmonter les défis de l’heure », a-t-il, selon l’AFP, lancé à la tribune dans un appel indirect à un compromis entre les deux hommes.

Certains dirigeants africains qui rechignent à critiquer ouvertement le président zimbabwéen âgé de 84 ans, appellent plutôt les deux parties à engager le dialogue. Cette solution semble être réaliste étant donné que l’opposant Morgan Tsvangirai, réclame des négociations de partage du pouvoir avec celui qui dirige le pays depuis 28 ans.

Et comme on peut le constater, c’est le schéma kenyan qui en passe d’être appliqué pour ramener la paix au Zimbabwe. Plusieurs voix, cependant, s’élèvent pour dénoncer cette solution qui légitime tacitement la dictature en Afrique. Elles déplorent également l’inefficacité de l’Union africaine pour prendre des décisions d’autorité contre les simulacres d’élection en Afrique. Ce qui constitue une menace pour l’avenir de la démocratie sur le continent.

Posted by on 07/01 at 01:48 PM

<< Back to main