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Ping Réaffirme la Nécessité de l’Intégration Africaine

(PANA)--Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), le Gabonais Jean Ping, a déclaré jeudi à Sharm El Sheikh, en Egypte, que l’intégration économique et politique de l’Afrique n’a pas d’alternative crédible.

S’exprimant à l’ouverture de la sixième réunion du Comité de coordination de l’UA, de la Communautés économique régionale (CER), de la Commission économique africaine (CEA) et de la Banque africaine de développement (BAD), il a estimé que la devise sacro-sainte du continent doit être «s’intégrer ou périr».

«Nous n’avons pas le droit à l’erreur d’autant que l’insuccès de nos actions précarisera davantage les économies de nos pays et engluera les populations africaines dans la pauvreté et la misère. Ce défi ne peut être relevé sans la contribution significative des Communautés économiques africaines et des organisations panafricaines», a affirmé M. Ping.

Il a salué la nouvelle dynamique de coopération instituée par l’UA visant à élaborer et mettre en oeuvre un programme minimum d’intégration qui doit donner une plus grande visibilité et lisibilité dans la mise en oeuvre de l’agenda de l’intégration africaine.

Selon le président de la Commission de l’UA, ce programme minimum d’intégration devrait s’articuler autour des activités liées à la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, à l’union douanière, au commerce, à l’agriculture et à la sécurité alimentaire.

D’autres domaines tels que les infrastructures, l’énergie, les technologies de l’information et de la communication, l’information, la coopération monétaire et financière, la paix et la sécurité devraient aussi être inclus dans ce programme minimum.

«Il est impérieux d’axer également nos actions sur le développement des ressources humaines, de la science et de la technologie, de l’environnement et des ressources en eau», a déclaré M. Ping.

Il a ajouté qu’il serait nécessaire d’inscrire au programme des activités dans les domaines de la santé et de la culture ainsi que la définition d’une hiérarchie des normes en vue de la création d’un droit communautaire.

Mais le financement des programmes intégrateurs constitue une préoccupation majeure.

«Les promesses de la Communauté internationale sont, non seulement insuffisantes par rapport à l’immensité de nos besoins, mais encore, elles restent difficilement mobilisables», a affirmé le président de la Commission de l’UA.

Il a estimé qu’il incombe à la Banque africaine de développement la tâche de trouver une solution à ce problème de déficits de ressources.

Il propose à cette banque de convoquer les experts pour réfléchir sur les nouvelles pistes de mobilisation des ressources susceptibles de conférer à au continent toute son autonomie et toute sa capacité de financement.

Dans cette quête de solution aux problèmes de l’Afrique, M. n’occulte pas les responsabilités de la Commission de l’UA, affirmant que cet organe «ne ménagera aucun effort pour jouer pleinement sa partition et faire en sorte que demain, les fruits répondent au rendez-vous des fleurs».

Posted by on 06/26 at 11:16 AM

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