AU Monitor

Le troisième pré-sommet de l’UA sur le genre

(AU Monitor)-- Le troisième pré-sommet de l’Union africaine (UA) sur le genre s’est achevé le dimanche 24/01/2010 au siège de la Commission de l’UA à Addis Abeba, en Ethiopie après trois jours de travaux qui se sont concentrés sur la paix et la sécurité en Afrique.

Même si le thème de la 14ème session ordinaire de l’assemblée de l’UA est:«Technologies de l’Information et de la Communication en Afrique : Défis et Perspectives pour le Développement», c’est la question de la paix et sécurité en Afrique et le renforcement des capacités des participants sur les résolutions 1325, 1820, 1888 et 1889 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui ont dominé les discussions.

Nous rappelons que la résolution 1325 a été la première à aborder spécifiquement les effets de la guerre sur les femmes et les contributions des femmes à la résolution des conflits et à la paix durable. 1820 affronte la violence sexuelle dans les conflits et les situations postconflit, 1888 donne mandat aux missions de maintien de la paix pour protéger les femmes et les filles contre la violence sexuelle dans les conflits armés alors que la résolution 1889 appelle au renouvellement des mesures visant à améliorer la participation des femmes aux processus de paix tel que la reconstruction après conflits.

La séance d’ouverture, présidée par Faiza Mohamed, représentante de la coalition SOAWR, a été marquée par les discours de Monique Rakotomalala, directrice de l’Unité Genre à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, le commissaire de la paix et sécurité (lu par Mme Litha Musyimi-Ogana), et SE Mary Robinson, ancienne présidente d’Irlande.

SE Mary Robinson a déclaré que la résolution 1325 a réalisé un bilan mixte, malgré le fait qu’elle a été adoptée il y a dix ans. La violence contre les femmes dans les situations de conflit persiste y compris la violence sexuelle et le trafic de filles et femmes. Elle était récemment à Goma, en RDC et a déclaré que la nature de la violence est la servitude totale de femmes, de leurs entrailles et leur féminité.

SE Robinson a également ajouté qu’un comité de pilotage réunissant tous les chefs d’agences des Nations unies a été formé pour préparer le 10ème anniversaire de la résolution 1325 en Octobre. Un groupe consultatif de la société civile au comité de pilotage a également été formé et sera co-présidé par Son Excellence et Madame Bineta Diop de Femmes Africa Solidarité. Le groupe consultatif consultera un groupe plus important des organisations de la société civile dans le but de:

1. Évaluer la mise en œuvre du statut de la résolution 1325
2. Identifiez des buts/objectifs assortis de délais et des mesures et des mécanismes de reddition de comptes qui font actuellement défaut dans la résolution 1325
3. Tenir responsables les États membres des Nations unies à prendre des mesures concrètes pour mettre en œuvre la résolution 1325.

Ce comité de la société civile plaidera également pour la mise en place d’un fonds spéciale pour la mise en œuvre de la résolution 1325 à travers des plans d’action nationaux. «Cela va être une année très importante pour les femmes ... nous sommes positionnés—maintenant, qu’allons-nous faire?», a demandé SE Robinson.

Toujours en matière de paix et de sécurité, le secrétaire du Conseil de paix et sécurité (CPS), Kambudzi Admore Mupoki, a déclaré que les portes de la CPS sont ouvertes aux femmes et les conditions d’engagement sont dans la formule de Livingstone, une disposition donnée aux organisations de la société civile à fournir un appui technique à l’UA en entreprenant des rapports d’alerte précoce et analyse de la situation qui fournit d’information dans le processus prise de décision du CPS. Il a invité les organisations féminines à la rencontre inaugurale entre le CPS et les membres de la société civile qui se tiendra à Addis-Abeba, en Ethiopie cette année où ils seraient en mesure de parler directement au Conseil. «Les femmes en Afrique, vous avez un partenaire sérieux dans la paix et sécurité», a déclaré Kambudzi.

Il a également révélé que le Groupe des sages effectuera des visites dans des pays en conflit et postconflit en 2010 pour évaluer la situation des femmes sur le terrain et mettra au point un document de synthèse et le soumettra aux organes directeurs compétents de l’UA pour la prise de décision.

La directrice du département femmes, genre et développement de l’UA, Litha Musyimi-Ogana, de son côté, a expliqué comment les femmes africaines ont joué un grand rôle dans l’élaboration de l’Acte Constitutif de l’UA y compris la pression pour la fin de la clause de non-ingérence de l’OUA. Elle a, en outre, précisé les liens entre l’UA etles processus de paix et sécurité des nations unies, surtout sur les résolutions 1325, 1820, 188 et 1889 du Conseil de sécurité.

Posted by on 01/25 at 10:46 AM

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