Oxfam lance un guide sur l’UA
(AU Monitor)--Oxfam, en collaboration avec le Projet pour l’observation et le plaidoyer sur la bonne gouvernance en Afrique (AfriMAP), une initiative des quatre fondations africaines du réseau de la fondation Soros, a lancé un guide, à la mémoire du défunt panafricaniste, Tajudee Abdul Raheem, intitulé «Mieux Connaître les Structures et Procédure de l’Union Africaine: Un Guide des Structures et Procédure de l’UA» le mercredi 27/01/2010 à Addis Abeba, en Ethiopie. Le suivant est le communiqué de presse au lancement de ce guide.
«L’UA devrait renforcer la participation populaire » selon le nouveau guide des organisations panafricaines.
Addis Abéba, 27 janvier 2010- Le nouveau guide sur l’Union africaine qui va être lancé aujourd’hui par Projet pour l’observation et le plaidoyer sur la bonne gouvernance en Afrique (AfriMAP) de l’Open Society Institute (OSI) et Oxfam International a pour but de veiller à une plus grande implication des citoyens africains dans le travail des organisations intergouvernementales.
La publication de ce guide coïncide avec la période où l’union africaine initie d’importantes réformes, et encourage non seulement plus de dialogue entre la société civile et l’union africaine, en plus de militer pour plus d’ouverture et de tolérance sur la participation publique dans les affaires de l’organisation.
Les organisations africaines de la société civile doivent soutenir le travail de l’union africaine en prenant avantage des opportunités offertes pour contribuer au processus de prise de décision et plaidoyer pour des politiques plus favorables au peuple. Les dirigeants de l’Union africaine devraient impérativement soutenir cette idée en facilitant l’accès a dit Ozias Tungwarara, Directeur de AfriMAP.
Près de dix ans après sa création, l’efficacité et la raison d’être de l’Union africaine suscitent toujours des sentiments mitigés. L’organisation Panafricaine a établi deux organes importants qui permettent la participation citoyenne (le Parlement panafricain et le Conseil économique, social et culturel.). Cependant, leur travail doit être sérieusement amélioré pour qu’ils soient plus effectifs. Le conseil de la paix et de la sécurité a adopté de nouvelles procédures qui permettent aux organisations de la société civile de comparaitre devant elle, même si malheureusement peu l’ont fait à ce jour.
En parallèle, on constate une dissipation de l’engouement de deux importantes initiatives qui plaident pour la bonne gouvernance et la participation au développement du continent, le nouveau partenariat pour le développement en Afrique et le mécanisme africain d’autoévaluation par les paires.
Cependant, suite au réengagement en 2008 du Président de la commission de l’union africaine, Son Excellence Jean Ping, quelques organisations de la société civile ont réadapté leurs programmes pour consolider leurs efforts pour augmenter leur capacité à engager l’union africaine. Ce nouveau guide complète cet engagement avec l’union africaine comme intergouvernemental organisation pour le continent africain.
Selon Désiré Assogbavi d’Oxfam ce guide a pour but d’aider les groupes de la société civile et les citoyens ordinaires à maitriser la mission de l’Union africaine et les assister à engager positivement et constructivement l’organisation.
Ce guide se concentre sur trois domaines clés portant sur l’Union africaine: une description de ses organes et ses institutions, des suggestions sur la manière d’influencer les politiques de décisions et procédures de l’union africaine, et finalement le résumé des débats sur la restructuration de l’UA en « Gouvernement de l’Union ».
Ainsi l’expansion de l’union rend la résolution des problèmes plus complexes. Le débat autour de la capacité du parlement panafricain à proposer des lois, à avoir un rôle de défenseur, à promouvoir les augmentations d’adhésions au MAEP, et un gouvernement d’union pousse l’union africaine à jouer un rôle de transparence et redevable vis-à-vis de ses citoyens. L’accélération de l’intégration africaine ne pourra se faire que par des politiques mais par le peuple africain. Ceci a été la vision derrière la création de l’Union africaine et ce guide sert de catalyseur pour l’achèvement d’une telle vision.
Historique:
L’union africaine s’est engagée à promouvoir l’image d’une africaine intégrée, prospère et pacifique …tirée par ses propres citoyens une force dynamique dans l’arène internationale (Vision et mission de l’Union africaine, mai 2004). Le guide pour mieux comprendre les procédures et structures de l’UA sert à faciliter la recherche d’informations nécessaires pour achever cette mission. C’est un outil que les activistes peuvent utiliser pour engager les politiques de l’Union africaine et ses programmes. Il décrit les procédures de décisions et décrit les rôles et responsabilités des institutions de l’union africaine. Il partage des expériences de ces organisations non gouvernementales qui ont eu a travaille avec l’union africaine.
Ce rapport s’est inspiré du «Guide pour mieux comprendre des structures et procédures de l’Union africaine » qui s’est inspiré du rapport : Vers une union africaine axée sur les gens: les obstacles actuels et les nouvelles opportunités (AfriMAP, AFRODAD, et Oxfam GB, janvier 2007, mis à jour en novembre 2007) disponible sur leurs sites internet. Les informations complémentaires sont dérivées du rapport de l’audit de l’union africaine présente par les chefs d’états et de gouvernement en janvier 2008 et dont le premier brouillon a été préparé par le consultant Rudo Chitiga.
Information sur les publicateurs
AfriMAP, une initiative du réseau des quatre fondations de Soros, travaille avec les organisations de la société civile pour conduire des audits systématiques sur la performance des gouvernements dans trois domaines : le secteur de la justice et l’état de droit, la participation politique et la démocratie, et la participation effective des services publics. http://www.afrimap.org
L’Open Society Institute vise à faire en sorte que les politiques publiques à promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l’homme, les réformes économiques, légales et sociales. Au niveau local, OSI met en œuvre une série d’initiatives visant à soutenir l’état de droit, l’éduction, la santé publique, et l’indépendance des média. D’autre part, OSI cherche à mettre en place des alliances à travers les frontières et les continents autour de problèmes tels que la lutte contre la corruption et contre les violations des droits de l’homme. http://www.soros.org
Oxfam International collabore avec les organisations des partenaires dans 24 paysdans le but d’éradiquer la souffrance et la pauvreté en Afrique. En plus de son engagement dans le domaine humanitaire et le développement durable, Oxfam international collabore avec des partenaires et les décideurs politiques internationaux pour militer pour l’achèvement des reformes effectives qui mèneront a l’élimination de la pauvreté. Oxfam GB ainsi que son équipe s’est engage à soutenir l’Union africaine dans sa lutte pour la revendication de la reconnaissance des droits sociaux, économiques et culturels des africains. http://www.oxfam.org.uk
Si vous désirez des informations supplémentaires, veuillez contacter : Jeggan Grey-Johnson – Cellulaire +27 83 200578 –courriel :
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