Plaidoyers & campagnes
Côte d’Ivoire : la passion se déchaîne à nouveau dans les journaux
Reporters sans frontières
2010-02-08, Numéro 133
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Dans ce contexte politique de précampagne tendu, que la polémique sur les listes électorales a exacerbé, les écarts de langage et les invectives personnelles ne sont pas de nature à calmer les tensions. Nous appelons une nouvelle fois les professionnels des médias à respecter l'éthique journalistique et à ne pas attiser les haines. Pour autant, si le CNP a la tâche difficile de réguler la presse écrite et d'en sanctionner les écarts, il doit le faire de la manière la plus juste possible pour ne pas lui-même nourrir les tensions.
Dans sa décision n° 004 du 1er février 2010, le CNP reproche notamment au Patriote un article paru en une dans l'édition des 23 et 24 janvier et illustré par les photos de plusieurs officiels ivoiriens, intitulé "Ils sont tribalistes, ivoiritaires et xénophobes – Voici les nouveaux ennemis de la paix". Plus loin, dans un encadré, le journal, proche d'Alassane Dramane Ouattara et du Rassemblement des Républicains (RDR), indique : "Voici la liste de ceux qui organisent la fraude". Le CNP a estimé que ces termes étaient "incitatifs à la révolte" et susceptibles de livrer les personnes visées "à la vindicte populaire."
Le CNP dénonce par ailleurs la publication, dans la même édition du journal, d'un article intitulé "Tagro, le pyromane qui va perdre Gbagbo" jugeant les propos à l'encontre du ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, Désiré Tagro, "gravement diffamatoires et injurieux".
Le 27 janvier, Le Patriote avait déjà reçu un blâme pour cet article. Le CNP condamne également un article paru le 28 janvier faisant référence aux "massacres d'octobre 2000 et de mars 2004" et accusant Laurent Gbagbo d'avoir "fait tuer des Ivoiriens pour rien". Enfin il déplore qu'un autre article, paru le lendemain, présente Charles Blé Goudé, le leader des Jeunes patriotes, comme "Le petit voleur qui veut être grand". Le texte accuse Charles Blé Goudé d'avoir acheté son diplôme à l'université, et emploie, pour le décrire, des termes particulièrement durs.
Interrogé par Reporters sans frontières, un journaliste d'Abidjan insiste : "Les faits relatés sont prouvés. Blé Goudé a bien triché pour obtenir sa licence et le professeur incriminé avait été radié. Il s'agit donc d'une information. N'est-ce pas plus grave quand certains journaux ne font que divulguer de fausses informations basées sur des faits imaginaires ‘"
Ainsi le quotidien Notre Voie, proche du Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir), accusait récemment Alassane Ouattara de ne pas être Ivoirien mais Burkinabé, dans le but de décrédibiliser sa candidature à l'élection présidentielle. De même, le quotidien Le Temps titrait récemment "Bédié et Ouattara sèment la terreur". "Le ton de la presse est peut-être outrancier, mais pourquoi les sanctions ne s'appliquent-elles pas à tous ‘", s'interrogeait enfin le journaliste.
Régulièrement critiqué par la presse d'opposition, le CNP se défend d'avoir une politique du "deux poids deux mesures". "On peut dire beaucoup de choses, mais avec la manière. Le Patriote a fait excès d'impertinence", souligne le CNP. La décision du CNP note qu'en raison "du caractère sensible de la période actuelle de précampagne, la presse a été appelée à œuvrer à un climat social apaisé".
Fin janvier, l'opposition ivoirienne avait manifesté à Abidjan pour dénoncer la "caporalisation" de la télévision publique RTI par le camp du président Laurent Gbagbo.
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Commentaires sur
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M.Alassane Dramane Ouattarra
était Premier Ministre ivoi-
rien.Dès 1993,M.Aimé-Henri
Konan-Bédié devient aussi Pré-
sident de la République.
Au temps de Ouattarra comme
de Bédié,le moindre Journa-
liste qui se permettait des
écarts de langage et de plume
comme ce que nous lisons ac-
tuellement, se retrouvait im-
médiatement à Yopougon.
Depuis que M.Laurent Koudou
Gbagbo est là,la liberté de
presse est complète et tout
le monde se réjouit.
Sous M.le Président Gbagbo,
la Côte D'Ivoire est actuellement l'unique pays en
Afrique Noire Francophone,où
le Président de sa propre ini-
tiative,a fait voter une loi
qui interdit formellement
l'arrestation de tout Jour-
naliste.Dans quel autre pays
une telle loi existe-t-elle ?
On se demande parfois si les
Nègres ne sont pas tous des
crétins, quelque part.D'où que
nous soyions en Afrique en gé-
néral,nous devrions souvent
appeler de toutes nos forces,
pour que le règne des leaders
comme le Président Gbagbo à
la tête de l'Etat se prolonge
le plus possible.
Actuellement le patronat
français couvre discrètement
les états-majors de Bédié et
d'Ouattarra des moyens finan-
ciers.La France attend donc
que des fêlons reprennent le
pouvoir à Gbagbo,comme elle a
aidé Sassou à reprendre le
pouvoir à Brazzaville en 1997,
après avoir rasé des pans en-
tiers de territoires comme
le Pouls,Poto-Poto,le Nilbo-
lec,etc...Est-ce là,ce que
les Nègres,dans notre idiotie
congénitale,souhaitons ? La
présence du Président Gbagbo
à la tête de la Côte Ebur-
néenne rend les dirigeants
français complètement malades.
Que Personne ne se trompe là-
dessus.La brillante His-
torienne Cathérine Coquéry a rappelé ce que nous disons
dernièrement au cours d'une
Conférence à la Bibliothèque
Municipale de la Part-Dieu.
Nous appelons les Nègres à
enfin ouvrir les yeux pour
combattre le néo-colonia-
lisme et les formes les plus
insidieuses de la França-
frique.Mettons-nous donc au
travail,pour que les valets
de la France ne reviennent
pas sur le gouvernail à A-
bidjan !!!
Dr Njoh Elombo


