Pambazuka News

Recherchez Pambazuka

In English

Pambazuka News is also published in English!

Pambazuka News em Português

Temos o prazer de informar que em breve lançaremos uma edição em língua Portuguesa do site Pambazuka News. Esperamos que este evento facilite a participação daqueles que moram em Moçambique, Angola, Cabo Verde, Guiné Bissau, São Tomé e Príncipe e além - incluindo o Brasil - nos debates, discussões e análises sobre justiça social em África.
Se você está interessado (a) em receber a edição em língua portuguesa do Pambazuka News, por favor faça sua assinatura aqui. Esperamos lançar a primeira edição em Março de 2008. Estimulamos e agradecemos o envio de artigos em língua portuguesa. Você deverá enviá-los ao editor através do e-mail: editor-pt@pambazuka.org

PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

Surveillance de l'UA

Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
Visitez le site de Surveillance de l'Union

PRIX HIGHWAY AFRICA

Pambazuka News a remporté le sixième prix annuel Highway Africa pour l’utilisation novatrice des nouveaux médias dans la catégorie « associations à but non lucratif ».

Voici ce que les juges ont déclaré au sujet de Pambazuka News : « Ce site était exceptionnel et dominait de beaucoup les autres candidats, en outre la richesse de son contenu ainsi que son excellente conception lui confèrent une classe mondiale . »

VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
Pour en savoir plus

DONNEZ POUR QUE SURVIVE PAMBAZUKA !

Aidez les abonnés africains à recevoir Pambazuka News gratuitement : chaque $5.00 assurent un abonnement d’un an, alors donnez généreusement pour faire en sorte que le meilleur bulletin sur la justice sociale d’Afrique parvienne là ou l’on en a besoin.

ABONNEZ-VOUS

Pambazuka News est distribué à approximativement 60.000 personnes chaque semaine. Rejoignez le combat pour la justice sociale en Afrique : Abonnez-vous dès aujourd’hui !

SIGNEZ EN FAVEUR DU DROIT DES FEMMES

Signez une pétition en ligne ou utilisez votre téléphone portable pour signer la pétition.
Envoyez un message contenant le mot petition suivi de votre nom au +27-832-933-934

Chroniques

RSS Feed

Paix et développement : Les voies et moyens pour «plumer l’œuf»

Yacouba Konaté (2008-05-15)

Dans « La natte des autres », Joseph Ki-Zerbo terminait son propos comme suit : « L’homme patient finit par plumer un œuf. Plumer un œuf, telle est la finalité du développement. » En fait, l’historien avait déjà indiqué les voies et moyens pour plumer l’œuf lorsqu’il notait que « pour l’Afrique d’aujourd’hui, trois conditions majeures semblent s’imposer pour un développement endogène : L’intégration de l’espace africain, la recherche participation-action, la démocratie (1) ». Nous sommes quelque peu éloignés de la définition du « développement économiste » qui, selon John Kennett Galbraith, "consiste et très largement, à imaginer une stratégie qui permettra de vaincre la tendance des hommes à imposer des limites à leurs objectifs en ce qui concerne leurs revenus, donc des limites à leurs efforts."

Cheikh Tidiane Dièye : «La souveraineté alimentaire doit primer sur le commerce»

Ousseini Issa (2008-05-09)

L’agriculture en Afrique est en faillite. Elle n’arrive plus à nourrir les populations qui dépendent aujourd’hui des exportations alimentaires pour leur survie. Les émeutes de la faim qui ont secoué ces derniers temps plusieurs pays du continent en constituent la preuve la plus évidente. Si l’Afrique est incapable d’assurer sa souveraineté alimentaire, ce n’est point qu’elle manque de ressources pour relever ce défi. Cette question de souveraineté alimentaire a été débattue, le 21 avril, par des organisations de la société civile actives dans l’agriculture, à l’occasion de la Cnuced XII dont les travaux ont débuté le 20 avril 2008, à Accra. A l’issue des échanges, l’annonce d’une nouvelle initiative mondiale permettant à l’Afrique d’accéder à la souveraineté alimentaire a été faite. Coordinateur du Programme Commerce à Enda Syspro, Cheikh Tidiane Dièye en parle.

La Mauritanie à l’épreuve de l’islamisme et des menaces terroristes

Armelle Choplin (2008-05-02)

En quelques semaines, la Mauritanie a été confrontée à plusieurs attaques terroristes revendiquées par Al-Qaïda au Maghreb. L’islamisme radical n’est pas nouveau dans ce pays mais le terrorisme et la violence des actes perpétrés sont quant à eux inédits. Si les courants radicaux gagnent en audience, ils ne doivent pour autant être confondus avec le terrorisme qui n’a pas d’ancrage en Mauritanie. La menace vient pour l’instant de l’extérieur.

Quel devenir pour la négritude césairienne ?

Lazare KI-Zerbo (2008-04-24)

Ce fut pour moi une joie intense et profonde d’arriver à Fort de France, le 23 juin 2006, pour célébrer le 93e anniversaire d’Aimée Césaire, de me trouver pour la première fois en Martinique et d’avoir été «mis en présence» de son fils le plus illustre : Aimé Césaire. Ce 22 juillet 2006 sera l’un des moments les plus forts et les plus importants de mon vécu professionnel, car il appartient à ces moments gravés en lettres d’or à l’échelle de toute une existence humaine, tout simplement. Césaire ? c’est la négritude debout pour reprendre l’expression qu’il utilisa pour Haïti, «…là où la négritude se mit debout…» Fait singulier, unique au monde que la victoire des esclaves sur leur maître. Unicité et universalité de l’expérience nègre.

Cameroun : Une nouvelle crise se prépare-t-elle ?

Dr Nsame Mbongo (2008-04-16)

Nous avons procédé à une analyse non conventionnelle de la grave crise sociopolitique qui a secoué le Cameroun en février 2008 (voir pamabazula News n° 46 : Cameroun : Eléments explicatifs d’un soulèvement populaire). Après une répression sanglante qui a fait des dizaines de morts dans la population, plus de 1500 citoyens condamnés à la prison ferme avec des peines parfois très lourdes, et des dizaines de blessés par balles dont la plupart s’en sortiront handicapés pour la vie, Paul Biya a promis de résoudre le problème. Qu’en est-il plus d’un mois après ? Nous fournissons ici des éléments complémentaires, relatifs aux développements de la situation post-crise.

Conférence de Sélingué sur le développement rural en Afrique

2008-04-10

Une série de conférences sur le développement rural s’est tenue au centre Nyéléni de Sélengué, au Mali, du 26 novembre au 6 décembre 2007. Elle ont regroupé quelque 150 participants venant de vingt-cinq pays africains. Il s’agissait de représentants d’organisations paysannes, de structures d’encadrement du monde rural, de spécialistes de questions agricoles, d’Ong nationales et internationales d’appui au développement, etc.

L’Afrique face aux illusions d’une nouvelle révolution verte

Tidiane Kassé (2008-04-10)

Sélingué (Mali), 22 novembre 2007 Quelque cent cinquante acteurs du développement rural, venus du monde entier, se retrouvent dans ce village malien. Ils sont Africains pour l’essentiel, mais aussi asiatique, Latino-américain, Européens, Américains, etc. Sélingué est à 150 km de Bamako. On dort dans des cases au confort rustique. Le réfectoire est à l’air libre, sous un toit de chaume. ll faut faire 200 m pour rejoindre les toilettes communes à «fosse perdue»… Pendant une semaine, les journées commencent à 9h et se terminent à 19h. On parle de faim, de pauvreté, de changements climatiques, de développement rural, de «révolution verte». Dans ce conclave paysan en pleine brousse, loin des salles climatisées qui accueillent d’habitude les séminaires, «l’Afrique défend ce qui lui reste après qu’elle a tout perdu : sa terre. Dans leur nouvelle offensive, les multinationales veulent nous voler ce qui est le sens de nos vies».

AGRA : Le retour de la Révolution Verte ou la nouvelle alliance philanthropico-capitaliste en Afrique

Galés Gabirondo (2008-04-10)

En septembre 2006, la Fondation Bill & Melinda Gates et la fondation Rockefeller se sont associées pour lancer AGRA (Alliance pour la Révolution Verte en Afrique) une alliance de 150 millions de dollars pour une Révolution Verte en Afrique. Pour rectifier les échecs de la dernière Révolution Verte en Afrique, Gates et Rockefeller se sont promis, à travers cette initiative, d’améliorer les conditions de vie des pauvres paysans du continent en investissant dans la technologie appropriée, les méthodes agricoles efficaces et dans un réseau de petits boutiquiers pour vendre des sachets de graines et d’engrais améliorés. Fort simple dans son élaboration et sa présentation, que propose AGRA pour réussir là ou les autres ont échoué ?

La philanthropie de Bill Gates peut-elle sauver les pauvres ?

William Easterly (2008-04-08)

(…) M. Bill Gates semble croire que la solution au problème du développement est de persuader les entrepreneurs de répondre aux besoins des pauvres en promouvant la philanthropie d’entreprise. Cette dernière est fondée sur une motivation liée à la reconnaissance. Historiquement, on remarque malheureusement que cet argument n’est pas valable. D’abord, la motivation fondée sur la reconnaissance a démontré qu’elle pesait très peu en comparaison avec la motivation du profit.

Le génocide rwandais, 14 ans après : Hommage à des hommes d’honneur

François-Xavier Nsanzuwera (2008-04-03)

En avril 2008, le monde commémore pour la quatorzième fois le génocide des Tutsi du Rwanda. Les victimes de ce génocide sont estimées à plus d’un million de personnes. Mais comme l’a dit à juste titre la Chambre d’appel du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), on ne connaîtra peut-être jamais le nombre exact de ces victimes. Parlant de la campagne visant à détruire les Tutsis en 1994, la Chambre d’appel a déclaré : «Cette campagne a été couronnée de succès dans une mesure épouvantable : on ne connaîtra peut-être jamais le nombre exact des victimes, mais l’immense majorité des membres du groupe tutsi ont été tués et de nombreux autres ont été violés ou ont de toute autre manière subi des atteintes à leur intégrité physique ou mentale» (1).

Le phénomène Obama, un grand tournant pour une grande nation?

Mamadou Diop «Decroix» (2008-03-27)

Un des dogmes qui semblent bien mal en point aujourd’hui, est celui selon lequel il faudra attendre encore longtemps, très longtemps, avant qu’un Africain Américain puisse occuper le bureau ovale, c'est-à-dire la présidence des Etats-Unis d’Amérique. Le correspondant de l’Express, Philippe Coste, retraçant la vie du sénateur Barak Obama, écrivait le 17 janvier dernier : «Alors que la campagne des primaires va entrer dans une phase décisive, le challenger de Hillary Clinton reste un très sérieux prétendant à la victoire dans le camp démocrate.

Diaspora africaine : Pour une organisation unitaire, démocratique et indépendante de la 6e région

Sékou Diabaté (2008-03-19)

La Diaspora a connu depuis la manifestation du 11 janvier 2008 contre les Accords de Partenariat Economiques (APE) à Bruxelles, une brutale accélération dans le processus de son organisation. Pourtant, bien avant cette date, dans tous les continents et en Afrique même, l’engouement de porter les questions ayant trait entre autres au passé colonial et au présent néocolonial, à l’exigence de rupture des modes de gouvernance qui privilégient plus les intérêts des multinationales et des pouvoirs en place que ceux des populations ont toujours été vivaces.

Cameroun : Eléments explicatifs d’un soulèvement populaire

Nsame Mbongo (2008-03-12)

Au courant de l’année 2007, des dignitaires du parti au pouvoir et proches du Rassemblement du peuple camerounais (RDPC) relancent le débat engagé par ce camp au sujet de la modification de la Constitution, pour que l’actuel président du Cameroun puisse se représenter aux prochaines élections ; ce que la Constitution actuelle interdit. Cette initiative suscite une forte colère chez la plupart des citoyens, qui estiment qu’il s’agit d’un projet politique inadmissible et d’une escroquerie morale. Diverses forces politiques d’opposition menacent de descendre dans la rue.

Sénégal : Les tâches politiques face au phénomène de société qu'est le mariage homosexuel

Madior Diouf (2008-02-27)

Le mariage homosexuel a fait réagir et débattre de manière animée la semaine écoulée. Le fait a surtout montré l'urgence d'une législation et d'une réglementation appropriée pour que la société ait les moyens juridiques et réglementaires de la protection de ses valeurs en même temps que de la sauvegarde des principes constitutionnels qui protègent à la fois l'individu et le modèle de société que le pays vit. Chaque société a, à cette fin, des lois et une éthique de préférence. Le modèle de société vécu est protégé par une discipline tendant à le faire respecter par tous, les citoyennes et les citoyens d'une part, et, d'autre part, les étrangers en séjour touristique dans le pays.

Le Sénégal balayé par un vent violent d’homophobie

Tidiane Kassé (2008-02-15)

Jamais l’homosexualité n’a constitué un débat aussi vif au Sénégal. Des positions violentes se sont élevées pour appeler à la lapidation, voire au meurtre d’homosexuels, après que la presse a eu à publier les photos d’un mariage présumé célébré dans ce milieu. Ce n’est pas la première fois que l’homophobie se manifeste dans ce pays. Par contre son ampleur est inédite, du fait que pendant une dizaine de jours l’événement a ainsi fait les gros titres des médias. Autre fait inédit : l’implication de plusieurs organisations de défense de Droits de l’homme, généralement en marge d’un tel débat, qui ont assumé des appels au respect des droits et libertés pour les homosexuels, allant jusqu’à exiger la dépénalisation de l’homosexualité.

Les bévues des relations franco-tchadiennes

Kamis, Wardougou, Eriteïro et Nadji (2008-02-07)

Des voix s’élèvent, au sein du gouvernement français, pour demander au Président Sarkozy la rupture d’avec les pratiques de la Françafrique dans les relations entre la France et l’Afrique. Ce serait entendre la raison. L’Afrique peut compter sur ses ressources humaines pour diagnostiquer de quoi elle souffre. Et elle dispose suffisamment de ressources matérielles pour son développement. Il faut seulement que la France change de philosophie et des manières de faire. Elle ne peut continuer avec cette idée de vouloir faire le bonheur des peuples d’Afrique contre eux. Alors qu’elle continue de soutenir, par sa force et ses magouilles, des types de dirigeants qui n’ont ni le savoir, ni la volonté de changer leurs pays.

L'Afrique et le partenariat international : Quel développement et pour quel financement ?

Gnamien Yao (2008-01-30)

Depuis la fin du sommet UE-Afrique de Lisbonne de décembre 2007, les éternelles questions relatives à la place du continent africain dans les “nouvelles relations internationales” ont refait surface. Il faut craindre qu’elles ne nous éloignent de l’essentiel dans nos rapports avec le reste de la planète. L’essentiel pourrait se résumer en une seule interrogation. Qui doit financer le développement du continent africain ?

Pour une démocratie au service du développement

Abdoulaye Niang (2008-01-23)

La démocratie dont l’un des fondements essentiels réside, par-delà les considérations liées à la séparation des pouvoirs et à la garantie constitutionnelle des libertés fondamentales, dans la libre, volontaire et effective participation des citoyens dans la gestion des affaires de la cité, et suivant des modalités réglementaires susceptibles de changer dans le temps, favorise l’expression de la différence dans les idées, les opinions, les initiatives, les pratiques. Car elle est dans son fondement principiel même la condition qui permet la compétition de visions et d’actions différentes voire antagonistes, mais sans qu’il ne puisse en résulter pour les acteurs qui portent celles-ci une situation de conflits aux conséquences préjudiciables à la société.

Kenya : L’alternance brisée et la colère politique

Dominique Connan et Florence Brisset-Foucault (2008-01-16)

Les violents affrontements qui frappent le Kenya depuis l’annonce des résultats de l’élection présidentielle du 27 décembre 2007 ont bien souvent fait l’objet d’un traitement médiatique imprécis voire erroné. L’emploi de registres d’analyse tels que celui de la « guerre inter-ethnique » relève davantage du cliché essentialiste que d’une analyse sérieuse des événements. En plus de donner une image univoque des violences, cette approche estompe les responsabilités politiques dans le déclenchement de la crise. Par ailleurs, l’emploi de termes tels que « génocide » ou « nettoyage ethnique » par certains protagonistes relève de la stratégie politique bien plus que d’une analyse du conflit en cours.

C’est le peuple Kenyan qui a perdu l’élection

Firoze Manji (2008-01-10)

Le Kenya entre dans une crise qui se prolonge. Personne ne sait réellement qui a remporté l’élection présidentielle. Etant donné l’impressionnant nombre de sièges au parlement remportés par le MDO et le limogeage de quelque 20 anciens ministres ayant perdu leurs sièges, il semble probable que les résultats de l’élection présidentielle en fassent autant. Mais le problème ne se pose réellement plus en termes de qui a remporté ou perdu l’élection. Il y a une seule certitude : le peuple Kenya est le véritable perdant dans cette élection.

Europe - Afrique : Le nouveau contexte d'un partenariat

Tidiane Kassé (2007-12-19)

Les 8 et 9 décembre 2007, les chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe et d'Afrique se sont retrouvés à Lisbonne, pour un sommet. C'était le deuxième du genre, après la première rencontre tenue au Caire, en 2000. L'objectif était de définir uen «nouvelle stratégie conjointe» de partenariat. Les sept années qui ont passé entre les deux rendez-vous ont bouleversé le cadre des relations internationales et inscrit les relations euro-africaines dans un nouveau contexte. La dimension sécuritaire qui a marqué le monde avec le 11 Septembre a fait place à d'autres préoccupations. Mais il y a surtout que l'Afrique est devenue, entre temps, le continent de tous les enjeux, de tous les «appétits». De nouveaux partenaires se sont signalés, qui ont commencé à profiter des lacunes du partenariat Europe-Afrique.

L'Afrique n'a pas besoin de charité, ni de paternalisme

Alpha Oumar Konaré (2007-12-19)

(…) Vous me permettrez de m'adresser à nos très chers voisins (Ndlr : les Européens), et de leur dire que le grand regret que nous avons eu pendant 7 ans, depuis l'an 2000, depuis le rendez-vous pris au Caire, de ne nous être pas revus, comme prévu, est compensé aujourd'hui par la satisfaction des retrouvailles, par aussi la présence de tous les pays concernés. (…) Tout un chacun comprendra que, tout en restant fidèle à ses principes, il ne s'agit pas pour l'Afrique de mimer les autres mais d'agir selon ses cultures, son histoire et à sa façon. L'Afrique entend aujourd'hui élaborer elle-même son agenda, assurer son développement d'abord sur des bases endogènes et non dans des logiques de rattrapage qui ne nous permettront jamais de satisfaire les besoins de nos populations. C'est ce souffle qui, depuis Syrte 1999, a vivifié l'Union Africaine et son programme Nepad.

Le problème noir en Mauritanie et les relations avec le Sénégal

Amadou Tidiane Dia (2007-12-04)

En avril 1989, des incidents surviennent entre les populations frontalières du Sénégal et de la Mauritanie. Les événements s’accélèrent, les deux armées se font face et deux côtés des exactions sont menées contre les populations immigrées de l’autre pays. A Nouakchott, le pouvoir en profite pour expulser des dizaines milliers de Négro-Mauritaniens vers le Sénégal. Vingt ans plus tard, et après les changements démocratiques survenus en Mauritanie, le nouveau régime s’est engagée dans une dynamique plus ferme d’ouverture pour le retour de ces réfugiés. Economiste sénégalais, Amadou Tidiane Dia analyse les soubassements de ce «problème noir» en Mauritanie, au regard des relations avec le Sénégal depuis la période précoloniale.

Africom : Le nouveau commandement militaire américain pour l'Afrique

Daniel Volman (2007-11-21)

Le 6 février 2007, le président Bush annonçait que les Etats-Unis allaient créer un nouveau commandement militaire pour l'Afrique, sous le nom de "Africa Command" ou "Africom". Pour Daniel Volman, l'administration Bush cherche ainsi à élargir de façon significative son programme d'assistance aux régimes africains désireux d'agir comme des marionnettes, indique. Il reflète également les cris d'alarme croissant face aux efforts de la Chine pour accroître ses fournitures d'énergie en Afrique en vue d'élargir son Influence politique sur le continent.

Long trajet de l’Afrique vers les droits

Hakima Abbas (2007-11-15)

Tout en préparant le terrain avec un compte de comment et pourquoi l’Afrique a développé son propre système de protection des droits humains et des peuples, Hakima Abbas conclut que le succès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, malgré « le manque apparent de volonté politique du côté des Etats et Gouvernements africains de tenir les uns et les autres responsables des violations des libertés fondamentales », réside principalement dans l’engagement distinctif de la société civile.

Négociations sur les Ape : Face au délai du 31 décembre, le cafouillage persiste

Mohamed Guèye et Hippolyte Djiwan (2007-11-14)

La conférence des ministres des pays d'Afrique, des Caraïbes et du pacifique (Acp) sur les Accords de partenariat économiques (Ape), tenue les 8 et 9 novembre à Bruxelles, a pris fin sans parvenir à une décision consensuelle. A l’approche de l’échéance du 31 décembre 2007, fixée par l’Union européenne pour la signature des Ape, les divergences persistent sur les positions à adopter. Faute d’un accord global, les ministres se sont limités à encourager «les régions qui sont encore en négociation à ne ménager aucun effort pour obtenir un Ape juste, équitable et véritablement porteur de développement pour leur pays».

Solidarité internationaliste des périphéries africaines et latino-américaines : renaissance de la Tricontinentale

Aziz Salmone Fall (2007-11-08)


L'Amérique Latine est, par endroits, de nouveau devenue, en ce début de siècle, un laboratoire d'expériences sociales qui nous inspirent et nous permettent en Afrique de garder espoir en l'avenir. 
Je souhaite d'abord évoquer la situation dans laquelle la mondialisation néo-libérale ses leurres et ses lueurs nous confine. Ensuite insister sur quelques acquis que la coopération Sud-Sud ont permis pour humaniser notre système monde. Et enfin, faire ressortir quelques pistes alternatives communes à partir des impératifs qui se posent principalement pour l'Afrique. 
Sur toutes ces questions on ne réinvente pas la roue, mais on la perfectionne.

Thomas Sankara, 20 ans après : Hommage à un homme intègre

Demba Moussa Dembélé (2007-10-31)

Il y a quarante ans, Ernesto «Che» Guevara était assassiné en Bolivie par des mercenaires au service de la Cia des Etats-Unis. Il y a trente ans, Steve Biko, dirigeant du mouvement de la Conscience noire, était assassiné par le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Il y a vingt ans, le 15 octobre 1987, la terrible nouvelle de l’assassinat de Thomas Sankara faisait le tour du monde. Le leader charismatique de la Révolution burkinabé était tombé sous les balles d’une bande de tueurs envoyés par Blaise Compaoré et ses complices de la Françafrique. Si le hasard a uni le destin de ces trois héros légendaires, c’est parce qu’ils ont incarné des valeurs universelles et défendu des causes communes à tous les peuples : la liberté, la dignité, le droit de décider de sa propre vie.

Casques Bleus au Darfour : Les risques d’un déploiement de l’Onu

Mahmood Mamdani (2007-10-24)

Mahmood Mamdani souligne les dangers du nouveau rôle de l'ONU au Darfur. Il est crucial, pour lui, de mettre un équilibre entre la dimension militaire et la dimension politique. Or, l'ONU a tendance à privilégier la dimension militaire.

Assassinat de Sankara : Chronique d’une tragédie organisée

Cheriff M. Sy (2007-10-11)

Le destin tragique de Thomas Sankara est lié au combat pour l’avènement d’une démocratie sociale. Ce combat ne pouvait plaire à la "Mafiafrique" composée des groupes d’affairistes et leurs collaborateurs qui gouvernent l’Afrique. Alors, il fallut l’exterminer.

Précédent | 1-30 | 31-55 | Suivant |

ISSN 1753-6839 Pambazuka News English Edition http://www.pambazuka.org/en/

ISSN 1753-6847 Pambazuka News en Français http://www.pambazuka.org/fr/

ISSN 1757-6504 Pambazuka News em Português http://www.pambazuka.org/pt/

© 2007 Fahamu - http://www.fahamu.org/