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Chroniques

La puissance nucléaire française et l’uranium du Niger

Khadija Sharife*

2010-02-22, Numéro 135

http://pambazuka.org/fr/category/features/62512

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Le Niger exporte suffisamment d’uranium vers la France pour générer 80% de l’électricité de cette dernière, note Khadija Sharife. Mais le Nigérien ordinaire profite peu de cette mainmise française sur des ressources vitales pour ce pays, avec les trois cinquième de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Sans compter les rapports faisant état de la contamination radioactive de l’eau, de l’air et du sol par les opérations d’extraction menées par les multinationales. C’est ce pays qui vient de vivre le énième coup d’Etat de son histoire, avec la destitution de Mamadou Tandja.

Le réseau de routes principales reliant des centres urbains miniers tel Arlit, Agadez et Niamey est connu sous le nom de ‘’l’autoroute de l’uranium’’. Développé entre 1970 et 1980, la route reliant le nord au sud du Niger fait office d’artère principale pour faciliter le transport des ressources liquéfiées d’uranium. Le réseau lui-même fait partie de la route transsaharienne, un ancien système utilisé depuis des temps immémoriaux par les habitants de ‘’Tinariwen’’ ou le Désert des Innombrables, selon le terme sous lequel le Sahara était connu par ses fils, y compris les Hausa et les Touaregs.

Malgré les découpages des territoires par les anciens colonialistes qui ont rassemblé des états/nations à leur convenance (pour mieux diviser, conquérir et exploiter), la route transsaharienne a continué à exister en se jouant astucieusement des frontières fermées. Au milieu de cette route se trouve le Niger enclavé, un pont entre le Nord et l’Afrique subsaharienne, un pays qui avoisine sept autres pays.

Le Sahara, qui englobe 11 pays, recouvre 80% des terres du Niger, un pays qui se caractérise par la pauvreté, la famine, les sécheresses et les dictatures. Plus de 60% de sa population vit dans la ceinture de pauvreté, privée de l’accès à la nourriture, à l’eau, aux installations sanitaires, aux infrastructures et à l’instruction. L’espérance de vie culmine à 43 ans et la plupart de ses citoyens - y compris 71% des femmes - sont analphabètes. Seul 3% du budget de l’Etat sont alloués à l’instruction, alors que plus de 50% des finances de développement vont au service d’une odieuse dette à payer. L’annulation de la dette, après que le Niger ait été jugé éligible par le FMI à l’Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés), a exigé une privatisation massive des entreprises étatiques nigériennes et a fourni une aide partielle. Néanmoins, en 2007, les directeurs du FMI ont estimé que le fardeau de la dette nationale demeurait trop élevé et ce, malgré le ‘’remède’’ des ajustement structurels.

Le Niger, qui exporte 7,7,% de l’uranium mondial, se situe avec constance parmi les cinq premiers exportateurs avec le Canada, l’Australie, le Kazakhstan et sa production est au même niveau que celle de la Russie. La ville d’Arlit, à elle seule, fournit largement les anciens seigneurs coloniaux, la France, en uranium. Un approvisionnement requis pour le programme nucléaire de l’Hexagone et ses centrales nucléaires estimées au nombre de 59.

L’uranium avait initialement été découvert au Niger en 1957 par le Bureau Minier de la France d’Outre Mer, une année avant la création de la République du Niger. Ceci à la suite d’une étude extensive menée par la Commission à l’Energie Atomique (CEA) de la France, qui a commencé en 1956 et a conduit à plusieurs découvertes à la veille de l’indépendance en 1960. La décolonisation réussie de l’Afrique par la France a été réalisée grâce à des accords militaires secrets et des accords concernant les ressources, ainsi que des zones monétaires spéciales. Ces accords imbriquaient les intérêts de la France avec ceux des gouverneurs autochtones soigneusement choisis comme au Gabon et au Togo - Omar Bongo et Gnassingbé Eyadéma - tous deux dirigeants à vie, de la libération sélective à la mort, et Félix Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire. Ainsi, non seulement la France a eu un accès préférentiel aux ressources stratégiques, la présence de bases militaires françaises dans des anciennes colonies étaient légitimées, servant à la fois à soutenir le règne des dictateurs tout en les gardant sous contrôle. A partir de 1969, 27 accords ont été signés par d’anciennes colonies, y compris le Niger.

Les intérêts français ont été servis par le biais de la politique africaine postcoloniale de la France, connue sous le nom de Françafrique, qui a impliqué les échelons politiques et diplomatiques de l’Elysée depuis l’époque du général de Gaulle. Cette politique impliquait les lobby du renseignement et des multinationales intimement connectée avec l’Etat, comme Elf et Areva, des dictateurs de fabrication française et des réseaux de l’ombre désignés sous le nom de personnalité qu’on souhaitait honorer, comme Jacques Foccart, le principal conseiller pour l’Afrique de de Gaulle qui a été rappelé, après avoir pris sa retraite à l’âge de 81 ans, par le président Jacques Chirac, afin qu’il reprenne des activités. Chirac lui-même a déclaré, au début des années 1990, que le continent ‘’ n’était pas prêt pour la démocratie’’. Lorsqu’il lui a été demandé de décrire le rôle de Foccart dans Françafrique, le vice Premier ministre du général de Gaulle, Louis Joxe, a déclaré ‘’ être la nounou des présidents et s’assurer que les fonctionnaires africains seront payés à la fin du mois’’.

Les mines d’uranium découvertes au Congo, au Gabon et au Niger ont permis à la France de contourner les terrains minés menant à l’uranium en Ouzbékistan, au Canada et en Australie, des régions perçues comme ayant des tendances proaméricaines ou étant gérées par les Etats-Unis, rival de la France en Afrique et ailleurs. La Chine, assoiffée de ressources, avec une présence en expansion rapide en Afrique avec plus de 24 milliards de dollars de prêts depuis 2003, principalement garantis par des ressources, est aussi considérée comme une menace aux intérêts français.

Actuellement la France maintient 10 000 soldats spécialisés sur le continent, principalement basés à Libreville au Gabon, aussi connue sous le nom de ‘’Foccartland’’. De 1997 à 2002, la France est intervenue militairement 36 fois. Sur ces incidents, 24 ont eu lieu sans référence aux Nations Unies. La politique de Françafrique se poursuit sous Sarkosy, avec des soldats français intervenant dans des disputes internes.

Depuis le jour de l’indépendance du Niger, Diori Hamani du Niger et son parti politique, le Parti Progressiste nigérien (PPP), indirectement choisi par la France, ont régné sur le pays, aidé dès 1963 ouvertement par diverses interventions ou par des actions clandestines. Grâce à des accords militaires secrets, les soldats français basés à Niamey ont collaboré avec celui-ci afin d’éliminer et d’exiler l’opposition, tel que l’Union Nigérienne Démocratique. Hamani Diori s’est présenté aux élections, sans opposition, en 1965 et en 1970 mais a commis l’erreur fatale de demander le retrait des troupes françaises au début des années 1970. La France l’a fait, puis sans surprise un coup d’Etat militaire a porté au pouvoir le colonel Seyni Kountche au pouvoir. Kountche a été tué en 1987 et le colonel Ali Saibou lui a succédé.

Une avancée rapide de l’autoritarisme électoral du Niger sous la dictature de Tandja Mamadou

Actuellement, les forces armées du Niger, qui comptent 12 000 hommes, sont guidées par 15 conseillers militaires français. Et les Nigériens sont principalement instruits, entraînés et financés par la France. Ils protégent cinq zones cruciales, à savoir les routes géostratégiques et les mines. Les deux plus importantes mines du Niger sont contrôlées par Areva, l’entité dominante en matière de nucléaire, sous l’égide de l’Elysée, au travers de l’actionnaire principal, le CEA, propriété de la France.

Présent dans 43 pays, impliqué dans tous les aspects de la chaîne des matières premières, de l’extraction à l’enrichissement, de la propulsion, au recyclage et au démantèlement, avec un chiffre d’affaire de 16,16 milliards d’euros, la puissante économie mobile d’Areva éclipse celle de nombreux pays en voie de développement. Les mines du Niger, souterraines et à ciel ouvert, sont exploitées par les firmes subsidiaires d’Areva, comme COMINAK et SOMAIR, qui rapportent entre 75 et 90% du revenu national. Les réserves d’uranium d’Imoumaren, dont il est attendu qu’elles produisent 5000 tonnes par an, ont fait l’objet d’un contrat signé en janvier 2009 entre Areva et le gouvernement de Mamadou Tandja, et ce pour 40 ans. Il est prévu que la production débute en 2012 après un investissement de 1,2milliards d’euros.

COMINAK et SOMAIR produisent au jour d’aujourd’hui presque 5000 tonnes par an. ‘’ Le thème de l’uranium et des accords qui y sont liés sont de nature hautement stratégiques et se situent au niveau des Etats’’ déclare Idriss Ali, coordinateur national au Niger de Publish what you pay (Publiez ce que vous payez). ‘’Ces accords reproduisent un cadre néocolonial qui ont conduit à la signature des accords miniers et déterminent le fonctionnement de SOMAIR (1968) et de COMINAK (1975), qui ne sont rien d’autres que des contrats préférentiels qui mettent l’uranium du Niger à la disposition de la France. Dans ces conditions, le choix se porte sur l’acheteur du produit ; fixer le prix sur le marché international est la prérogative de l’ancienne puissance coloniale’’, déclare-t-il.

Depuis 2007, le gouvernement du Niger, dans une effort de diversification de l’industrie de l’uranium, a octroyé 122 licences d’exploitation à des multinationales françaises en plus des compagnies américaines, sud africaines, chinoises, canadiennes et australiennes. La compagnie étatique chinoise pour l’uranium, SINO-U, investira 300 millions de dollars afin d’exploiter les mines de Somina, près d’Agadez et produira 700 tonnes par an à partir de 2010. Quant à la multinationales américaine Exelon Corporation, elle a signé des accords avec le gouvernement portant sur l’accès à 300 tonnes par an pour une période de dix ans. Mais le gouvernement a encore davantage diversifié le type de matières premières exploitées, y compris le pétrole (l’objet d’un accord de 5milliards de dollars avec la National Petroleum Corporation chinoise) et l’or (d’ores et déjà la troisième plus importante matière première à être exportée, comptant pour 13% dans le revenu des exportations). Mais la France reste la source principale d’investissement et l’élément dominant de contrôle géostratégique et d’exploitation des ressources en uranium du Niger.

Selon Areva, en 2006, la compagnie a atteint le seuil des 100 000 tonnes d’uranium extrait. Le gouvernement du Niger a reçu 300 milliards de CFA sur un total de 2 300 milliards de CFA de revenu des ventes. L’extraction des minerais, dominé par l’uranium, génère entre 2,4,% et 4% du PIB du Niger. Areva reste le principal employeur du pays, suivi par le gouvernement, avec 1850 personnes directement employées et plus de 4000 emplois indirects auprès de sous contractants et des pourvoyeurs de services divers.’’ Nos investissements durables dans l’eau et la santé représentent une contribution de plus de 3 millions de CFA annuellement’’, déclare la compagnie.

Et ce sont précisément les prétentions à un investissement environnemental qui ont mené le pays à s’insurger, en particulier sur la question de l’usage par COMINAK, pour sa mine souterraine, de l’eau provenant de sources non renouvelables, mais aussi pour les fuites de matières radioactives qui ont contaminé l’eau, l’air et le sol, pour la vente de ferraille mortellement radioactives au marché, ainsi que des minerais radioactive utilisés pour construire des routes et des déchets radioactifs (de la roche d’uranium pulvérisée). ‘’Lorsque nous avons visité le Niger, des fonctionnaires nous ont dit’’ ici au Niger vous êtes en France’’ Si il y a un problème au Niger, celui-ci remonte en France, chez Areva’’, disait Bruno Chareyon, un physicien et gérant du laboratoire d’une ONG française, CRIIRAD (Commission de Recherche Indépendante et d’Information sur la Radioactivité) qui a établi un rapport accablant.

Le rapport de la CRIIRAD a documenté plusieurs trouvailles, y compris les 20 millions de tonnes de roche d’uranium pulvérisé, carcinogène et radioactive, stockées en plein air, du matériel radioactif dont la compagnie s’est débarrassé et qu’elle a vendu sur le marché par le biais de ferrailleur, des émissions de gaz toxiques à partir des mines de COMINAK ainsi que l’exploitation d’eau souterraine provenant de sources non renouvelées, sans parler de la contamination des sources d’eau, de la violation des standards internationaux de protection contre les radiations, parmi d’autres. ‘’Lorsque nous avons informé la presse de nos découvertes, Areva a organisé un voyage des médias au Niger, a affrété un avion pour transporter les 30 journalistes mais sans compteur Geiger ni aucun moyen d’évaluer le degré de radiation. Ils (les journalistes) auraient pu se tenir sur de la roche radioactive qui se trouve sur les routes et ne pas le savoir’’, a déclaré Chareyon. Il a aussi révélé qu’un laboratoire avec lequel la multinationale a passé contrat pour mesurer les radiations a rejeté les affirmations de la compagnie. Areva prétend que seul le gouvernement du Niger est responsable pour les systèmes de régulations.

Néanmoins, le gouvernement du Niger semble manifester le même manque de préoccupation que la multinationale. Lors de son inspection, le CRIIAD a jugé indolent le Centre National de Protection contre les Radiations (CNPR), l’institution nationale officielle qui doit surveiller les radiations ionisantes. ‘’ Le CNPR ne peut avoir procédé à des analyses en raison du fait que leur seul spectromètre gamma était cassé. Un fil électrique était délogé depuis le jour où la machine leur a été livrée’’, explique Chareyon.

Mais les citoyens du Niger ne sont pas restés les bras croisés. Le Mouvement du Niger pour la Justice, actif depuis 2007 mené par un ancien fonctionnaire des Forces armées du Niger, a demandé une plus grande part des revenus de l’uranium, la protection contre la dégradation de l’environnement et l’accès à des biens comme l’eau, des installations sanitaires, l’instruction et l’électricité qui sont des droits constitutionnels. Le gouvernement a rejeté le mouvement de la société civile comme étant des trafiquant de drogues anti-démocratiques.

Il va sans dire qu’‘au jour d’aujourd’hui, le Niger n’a pas accès au moindre uranium extrait à l’intérieur de ses frontières : les 100% de l’électricité (225 million de kWh) proviennent d’énergie fossile et est largement importé du Nigeria voisin. Toutefois la France a bien conscience de la situation.’’ Jusque à maintenant, il est impossible aux citoyens français et à la société civile d’obtenir le contenu de ‘’ces accords secrets’’ concernant l’accès et le contrôle des ressources. C’est confidentiel’’, déclare Sebastein Alzerreca de l’ONG française Survie. Mais il met en garde : ‘’Si la diplomatie échoue, ils peuvent toujours envoyer l’armée’’ Pas de doute que l’autoroute de l’uranium s’avérera bien utile.

* Khadija Sharife est une journaliste indépendante et un écrivain. Elle est actuellement au Centre for Civil Society comme chercheur invitée et à la Tax Justice Network comme chercheur.
Cet article est paru pour la première fois dans Thinker (vol.11 2010). Il a été traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger

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nergie: La France, l'ombre du lobby mondial du nucléaire

par Y. Mérabet*
Le « Lobby de l'or blanc» ou le «lobby nucléaire» comme on l'appelle est une ombre qui, pour des raisons politiques et économiques, cherche à retarder de l'énergie nucléaire à grande échelle, énergie qui est loin d'avoir dit son dernier mot.

Le manque de «transparence » et de «démocratie» du soi-disant «lobby nucléaire » est à comparer à la transparence et la démocratie de ceux qui la combattent. L'énergie nucléaire est une énergie comme les autres, mais plus propre et plus moderne. Elle ne doit pas faire l'objet d'enjeux politiques ou idéologiques, mais bien entendu elle doit s'efforcer de rendre service à la société dans un esprit d'ouverture et de respect de l'environnement. L'énergie nucléaire utilisée pour la première fois par les Etats-Unis pour détruire la puissance nippone en 1945, deux bombes atomique furent lâchées, l'une sur Hiroshima et l'autre sur Nagasaki, se fut la première et la dernière dissuasion qui plaça l'Amérique sur l'orbite des nations. Le monde peine à se débarrasser des stigmates atomique et de la honte humaine. Mais depuis l'énergie nucléaire fut petit à petit domestiquée pour en faire la source d'énergie la plus propre et la plus sûre qui permet de subvenir aux besoins des économies modernes avec une emprise réduite dans le territoire et le paysage. Sa technologie et son utilisation reste encore sous le contrôle du Lobby, crée par l'0ccident au mépris des pays du Sud et du monde musulman. Sarkozy, tête pensante du «Lobby mondial du nucléaire» L'énergie nucléaire sécurisé et exploitée fournit déjà plus de 40 % de l'électricité de la Communauté Européenne, c'est-à-dire plus que chacune des autres sources d'énergie isolées. Elle permet d'ores et déjà d'économiser 2,5 milliards de tonnes de CO2 par an, soit 10% de tous les rejets dans le monde, réduisant ainsi l'impact de l'effet de serre qui nous menace si nous continuons à brûler les combustibles fossiles, y compris le gaz.

Les énergies éolienne et solaire sont également à encourager car elles sont propres et renouvelables. Toutefois leur caractère diffus et aléatoire ne leur permettra pas de remplacer les sources puissantes et d'utilisation continue des générateurs plus conventionnels comme le pétrole et le gaz. A titre d'exemple, il faut environ 6 000 grosses éoliennes, par bon vent, pour produire l'électricité d'une seule centrale nucléaire On compte dans le monde 498 réacteurs nucléaires dans 252 centrales nucléaires en 2009 (selon un rapport de l'AIEA, jugé peu crédible). Avec une capacité totale de 390 GW, ils fournissent à peu près 18,7% de l'électricité mondiale.) Et si la vitesse du vent diminue de moitié, la production d'une éolienne est divisée par 8. Par contre, les chauffe-eau solaires sont des solutions intéressantes, la constante de production de ces deux types d'énergies reste au grès de la météo. La France qui est la tête pensante du «Lobby nucléaire» produit plus de 80 % de son l'électricité à partir des centrales nucléaires d'EDF, importe la totalité de la matière première combustible d'Afrique (Niger et Gabon). La France a fait de l'uranium africain une première richesse de l'industrie française qui et génère plus de 3300 milliards d'euros annuellement, soit (3) fois plus que son industrie mécanique, électromécanique et électronique, avec des gains exorbitant du au bradage et au vol de la matière première africaine. Cette filière industrielle emploi plus que (4) millions de personnes en France, sans elle la France deviendra le plus pauvre pays de l'Union Européenne. La France projette alimenter les 28 pays de l'Union en énergie électronucléaire et devenir l'unique leader mondial dans la matière qui dictera ses lois sur l'énergie nucléaire (uranium), comme le dictent les Etats-Unis sur l'énergie fossile (pétrole, gaz et charbon). Le domaine du nucléaire reste la chasse gardée de la France, en collaboration avec l'Etat fantoche d'Israël contrôlent et s'il le faut ils agressent les pays soupçonnés de vouloir s'en servir de cette énergie sans passer par eux. Dans ses voyages à l'étranger, le Président français Nicolas Sarkozy ne se contente pas de se faire du marketing de la technologie «made in France», avec le réacteur EPR de troisième génération, un dernier né de l'ingéniosité française, comme disent les spécialistes du nucléaire français. Une politique du ‘donnant-donnant', il s'emploie aussi à parrainer des accords destinés à sécuriser l'approvisionnement de son pays en uranium, africain et interdisant aux pays du Sud, notamment l'Iran à l'accès du nucléaire civil ‘sous condition' et impose des sanctions à ce pays. Il brade sa ferraille, devenu un instrument obsolète dans la dissuasion nucléaire, en l'occurrence la construction de la bombe atomique, les centrifugeuses chinoises et Nord-Coréennes en font l'affaire à moins cout.

La France partager le marché mondial du combustible nucléaire et des équipements de l'industrie nucléaire avec la Russie. Le combustible des centrales sera exclusivement fourni par des pays tiers, la Russie et/ou la France, pour que les pays acquéreurs de centrales nucléaire dépendront éternellement du «lobby du nucléaire». Une attaque à la souveraineté de l'indépendance des Etats dirigée par le «lobby du nucléaire» des quatre pays de l'EDAN (Etats-Unis, l'Angleterre, la France et la Russie) poussant le reste du monde à travailler dans la clandestinité pour l'acquisition du combustible nucléaire. Les gouvernements africains, notamment ceux du Niger et du Gabon plongés dans la corruption sont incapables d'exaucer les vœux de leur population ‘une lampe pour chaque foyer', alors qui ne cessent d'échanger ‘l'or blanc' contre des dons de denrées alimentaires et de la friperie. La France récupère ses anciennes colonies pour leurs richesses uranifères La visite du chef de l'Etat français en République démocratique du Congo (RDC), au Congo-Brazzaville et au Niger, en mars 2009, dans deux pays pris en proie par le terrorisme télécommandé à partir de Paris, avait donc pris une dimension énergétique importante avec la signature à Kinshasa, d'un important accord sur l'uranium entre Areva et le gouvernement de la RDC. Le groupe nucléaire français a obtenu le droit d'explorer et d'exploiter les futurs gisements découverts dans un pays en proie à l'anarchie, mais qui détient, selon les experts, «un potentiel uranifère très significatif» par sa surface et son profil géologique.

La convention ne porte pas seulement sur l'exploration de la riche région minière du Katanga, mais sur l'ensemble du territoire de la RDC. «C'est un sujet extrêmement vaste qui va prendre des années, a prévenu la présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon (ex agente des renseignements de l'Elysée). «Nous allons décider ensemble des priorités, aller voir ce qui est exploitable.» Une commission mixte franco-congolaise y travaillera. Areva souhaite mettre en place un «partenariat du type gagnant-gagnant» pour valoriser ces ressources au profit de la famille du Président de la RPC et la population européenne bien représentée, ou 50% des gains seront versés dans des comptes privés accompagnés d'une éternelle durée au pouvoir de monsieur le Président de la RPC et de la protection de ses avoirs en France. L'accord ouvre une brèche dans le monopole théorique que la société d'Etat Gécamines exerçait sur le secteur. Négocié en secret depuis deux ans, il efface un contrat un temps annoncé entre l'Etat congolais et Brinkley Africa, filiale du groupe britannique Brinkley Mining.

Il prévoyait la reprise de l'exploitation de l'énorme mine de Shinkolobwe, officiellement fermée mais soumise à une exploitation sauvage et de la vente clandestine de minerai d'uranium à Israël, l'Inde et le Pakistan, avec la complexité de l'AIEA.

Au sein de l'exécutif congolais, la bataille pour l'attribution des concessions, renouvelées depuis l'arrivée de Joseph Kabila au pouvoir en 2001, fait l'objet de joutes homériques sur fond de soupçons de corruption. La complice de ce trafic mondial d'uranium Mme Lauvergeon affirme qu'en Afrique comme ailleurs, Areva s'interdit ce genre de pratiques. L'accord avec la RDC intervient après la signature entre Areva et le Niger, sur le plus grand gisement d'uranium africain d'Imouraren début janvier 2009, d'une convention minière stratégique privilégiant le numéro un mondial du nucléaire. La mise en œuvre du permis d'exploitation d'Imouraren en ferait la deuxième mine du monde lors de son ouverture prévue en 2012. Elle permettra à Areva de faire passer sa production annuelle de 6 000 à 12 000 tonnes vers 2015, de quoi alimenter toutes les centrales nucléaires civiles et militaires d'Europe, d'Israël, de l'Inde, du Pakistan, et pour celles projetées par les pays arabes en bâtonnés de plutonium, plus de 3000 milliards de dollars, vont étre débloqués par les pays arabes pour la «révolution nucléaire». Quel gâchis pour ces pauvres arabes? Mme Lauvergeon la patronne du nucléaire français assure, avec la mise en exploitation de la mine nigériane d'Imouraren, elle veut développer un «partenariat en sens unique sur le très long terme» au bénéfice des deux parties, en Algérie on connait ce genre de partenariat avec les puissantes Entreprises coloniales corrompus, qui ont failli soulever le peuple algérien contre ses dirigeants coupables eux aussi. Les deux tiers des revenus d'Imouraren iront au Niger (un tiers pour le peuple, un autre pour l'entourage du Président) et le tiers restant à la société française, mais toute la production ira en France pour l'enrichissement et la commercialisation ou les gains seront multipliés par 60 fois. Le terrorisme touareg sera lui à la charge du Gouvernement français. Pour Mme Lauvergeon en plus que directrice elle dirige un important groupe de service de renseignement et d'intervention en Afrique subsaharienne. Et l'on peut s'en passer de citer le cas d'une société allemande en pétrochimie opérant à Arzew (Algérie) qui sollicite les services du Mossad dans l'espionnage pour contrôler le secteur pétrochimique de la Sonatrach, jusqu'à même s'inquiéter de la provenance du matériel nucléaire d'un pays ami. L'association Algérienne ASFIR et les ONG regroupées au sein du Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire n'y croient guère à la politique du Lobby et rappellent sa maitresse Mme Lauvergeon de se revenir à la raison et de s'inquiéter plus du sort malheureux réservé aux millions d'africains touchés par la radioactivité nucléaire au Niger au Gabon et en Algérie «les populations des zones minières sont préoccupées par le phénomène de radiation et la pollution des nappes d'eau».

La France, qui exploite l'uraniumnigérien depuis cinquante ans, a été préférée au Canada et surtout à la Chine, qui cherche par tous les moyens à sécuriser l'approvisionnement des quelque trente réacteurs qu'elle construira d'ici à 2020 à raison de deux ou trois tranches par an. Le but de la France est de prendre le monopole mondial de la fabrication et le commerce du combustible nucléaire, mais aussi de fournir la totalité de l'électricité à l'Europe et plus tard de par réseaux interconnectés à l'Algérie une fois quelle épuise son pétrole. Imaginer si les pays africains gardent leur minerai d'uranium pour le besoin de leur développent et celui des populations que se passera t-il ? Alors plus de (4) quatre millions d'emplois directes et indirectes seront supprimés et une économie paralysée à jamais. C'est de cette manière là, qu'on devrait mettre fin au lobby du nucléaire, bien sure avec la dissuasion par l'arme nucléaire. C'est bien le Lobby du nucléaire qui est responsable de l'invasion de l'Irak, des pressions exercés sur la République Islamique d'Iran pour son accession à la fabrication du combustible de ses futures centrales nucléaires, de la convoitise de ressources énergétique dans le monde, de l'implantation d'un Etat juif au cœur du monde musulman etc. Tous ces problèmes trouveront leur solution le jour ou l'Iran deviendra une puissance nucléaire dissuasive à ce moment là tous les vautours rentreront chez eux sur la pointe des pieds ; Israël deviendra par pitié une commune sous domination arabe, comme dans son passé milliaire, voilà ce qui fait peut à ceux qui ne croient pas à la prophétie des trois livres saints.

La convoitise des ressources énergétiques africaines par la France, s'opère aussi par un retour de manivelle, rendant toute l'Europe dépendante énergétiquement de l'union africaine ou de l'United States of Africa (U.S.A) comme voulu bien l'appeler le colonel Mouammar El Ghaddafi. En cas de pénurie d'énergie la France pourrait satisfaire à 100% ses besoins électrique, on y trouve une similitude sur la stratégique avec le «modèle énergétique» américain à la seule différence sur la source primaire d'énergie national choisi.

L'un en grande partie nucléaire, l'autre totalement fossile. La France, qui affiche actuellement un déficit commercial record, souhaite exporter plus de courant grâce au développement de son parc nucléaire. La France voudrait faire du nucléaire une économie nationale et créer un environnement de voisinage favorable à la continuité de ses approvisionnements en matière première à partir de l'Afrique du nord (gaz, pétrole et phosphates) et du minerai d'uranium de l'Afrique Subsaharienne. Il est également vital pour la Société française Areva de diversifier ses sources d'approvisionnement. Exploitant des mines dans trois pays (Canada, Niger et Kazakhstan), le groupe détient de 20 % à 25 % du marché de l'uranium naturel. Il prospecte en Mongolie, en Libye, en Jordanie. Sa stratégie de groupe intégré sur toute la chaîne nucléaire le pousse à proposer des réacteurs, le combustible et son retraitement. Il a ainsi vendu deux EPR à la compagnie d'électricité chinoise CGNPC, mais aussi 49 % du canadien UraMin (racheté un an plus tôt), qui possède des droits d'exploitation en Afrique du Sud, en Namibie et en Centrafrique. Ce modèle intégré semble faire des émules : les fabricants de réacteurs Toshiba-Westinghouse et General Electric-Hitachi s'intéressent désormais aux mines d'uranium.

Le chef de l'Etat français a confirmé le choix de l'énergie nucléaire en annonçant, le 6 février 2009, la construction d'un second EPR, le réacteur de troisième génération, sur le site de Penly (Seine-Maritime). Il souhaite même que la France, qui affiche actuellement un déficit commercial record, exporte plus de courant grâce au développement de son parc nucléaire. Avec ce minerai, c'est l'approvisionnement d'EDF, et donc la sécurité énergétique, qui sont en jeu.

Areva lui fournit encore 40 % à 50% de son uranium naturel, l'autre moitié étant livrée par d'autres géants miniers (BHP Billiton, Rio Tinto, Cameco...). «Nous avons une couverture à long terme qui nous amène en 2020, explique Sylvain Granger, directeur adjoint de la division combustible nucléaire d'EDF. Il y a une plus grande diversité de sources que dans le pétrole et le gaz.» Et les grands gisements se trouvent dans des pays de notre clan, politiquement sûrs, comme l'Australie ou le Canada, c'est pour cela qu'il faudrait profiter le plus vite possible de l'anarchie qui règne en Afrique noire (langage de vautours).

Pour s'assurer l'accès à ce minerai à long terme, EDF négocie avec des groupes miniers pour co-investir dans l'exploitation de gisements en échange d'un droit d'enlèvement de l'uranium à bon prix.

Conclusion:

L'or blanc est la source d'énergie la moins polluante de toutes les énergies et la plus probable de remplacer le gaz et le pétrole. L'or blanc reste aussi l'enjeu de la politique occidentale sur le partage du Moyen-Orient et un moyen de faire pression sur le monde musulman. La prise de conscience de l'Iran sur l'enrichissement de son uranium d'un apport considérable pour l'équilibre des forces dissuasives ; cet équilibre va certainement instaurer la paix et la concorde dans le monde musul man. Au dernier fil des évènements, il nous reste que de transmettre un «Happy birthday» pour la République Islamique d'Iran et pour le monde musulman en général.

* Expert en énergie (Algérian Society for International Relations)

zino




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