Abonner!

Abonner gratuitement!



DONNEZ!

Pambazuka Press

La verite cover La vérité aux puissants
Une sélection de cartes postales panafricaines

Tajudeen Abdul-Raheem

La mort prématurée du Dr Tajudeen Abdul-Raheem, le jour de la commémoration de la Libération de l'Afrique 2009, a frappé de stupeur le monde panafricain. Cette sélection de cartes postales panafricaines montre quel brillant orfèvre des mots il fut.

Visiter Pambazuka Press

PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Surveillance de l’UA

Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
Visitez le site de Surveillance de l'Union

Pambazuka Press

Food Rebellions! Food Rebellions! Crisis and the hunger for justice Eric Holt-Giménez & Raj Patel.

Food Rebellions! takes a deep look at the world food crisis and its impact on the global South and under-served communities in the industrial North. While most governments and multilateral organisations offer short-term solutions based on proximate causes, authors Eric Holt-Giménez and Raj Patel unpack the planet's environmentally and economically vulnerable food systems to reveal the root causes of the crisis.

Visit Pambazuka Press

DONNEZ POUR QUE SURVIVE PAMBAZUKA !

Aidez les abonnés africains à recevoir Pambazuka News gratuitement : chaque $5.00 assurent un abonnement d’un an, alors donnez généreusement pour faire en sorte que le meilleur bulletin sur la justice sociale d’Afrique parvienne là ou l’on en a besoin.

Courrier

Et si le coton bio du Burkina était transformé sur place ?

Maurice Oudet


2009-01-23, Numéro 85

http://pambazuka.org/fr/category/letters/53570

Bookmark and Share

Format imprimable


Si l'industrie textile européenne a presque disparue du fait de la concurrence de la Chine, il existe quelques exceptions. C'est ainsi qu'il y a quelques jours une chaine de télévision présentait une entreprise française installée en Bretagne qui fabriquait des vêtements en coton et qui faisait des bénéfices. Une entreprise textile qui ne connaissait pas la crise. Son secret ? Elle transformait du coton biologique.

Or justement, il y a trois semaines, avec un ami, j'ai eu l'occasion de faire la route Po – Diébougou, au Burkina Faso. Je me suis arrêté pour bavarder avec des producteurs de coton qui étaient en train de charger leur récolte. Le chauffeur du camion nous a dit qu'il allait conduire sa marchandise jusqu'à Banfora. J'ai manifesté mon étonnement : « Pourquoi ne pas la décharger à l'usine d'égrenage de Diébougou ? » C'est alors que j'ai appris qu'il s'agissait de coton bio-équitable.

En poursuivant la conversation, j'ai appris (si je ne me trompe pas !), qu'ils allaient le vendre à 272 F le kilo, plus une prime dite « équitable » de 34 F pour leur association. Ce qui fait un total de 306 F (à comparer aux 165 F du coton conventionnel). Ils étaient relativement satisfaits de leur récolte, même s'ils n'avaient pas atteint leur objectif. Ils avaient obtenu un rendement de 550 kg/ha au lieu des 600 kg, ou plus, escomptés.

Il est vrai que le coton bio-équitable, demande plus de travail que le coton conventionnel. Mais il est vrai aussi que les dépenses financières sont moindres. Surtout si cette culture est associée à la culture du sésame biologique. Cela permet d'économiser sur les coûts de certification.

Mais on peut poursuivre la réflexion... Depuis octobre 2001, où le cours mondial du coton était au plus bas, combien de rencontres internationales où l'on répète qu'il faudrait transformer le coton africain sur place? Mais on ne voit toujours rien venir. C'est que la question est simple, mais la solution difficile. Le coût de l'énergie est très élevée au Burkina. Comment développer une industrie textile tout en faisant venir massivement des fripes du monde entier ?

L'exemple de la Bretagne devrait nous faire réfléchir. La solution n'est-elle pas de s'orienter de façon significative vers le coton biologique et de le transformer sur place ? La question mérite d'être approfondie.

Koudougou, le 14 janvier 2009


Maurice Oudet
 est le président du Service d'édition en langues nationales du Burkina Faso (SEDELAN)

↑ haut de page

ISSN 1753-6839 Pambazuka News English Edition http://www.pambazuka.org/en/

ISSN 1753-6847 Pambazuka News en Français http://www.pambazuka.org/fr/

ISSN 1757-6504 Pambazuka News em Português http://www.pambazuka.org/pt/

© 2009 Fahamu - http://www.fahamu.org/