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Pambazuka News Numéro 1 : La première édition en français
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Chroniques
Les accords commerciaux entre l’Europe et l’Afrique
2005-11-24
Stephen R. Hurt
http://www.pambazuka.org/fr/category/features/47322
Les accords commerciaux ne sont jamais faciles à comprendre. Ils sont caractérisés par un jargon complexe et une analyse économique détaillée qui est loin d’être l’apanage du grand public. Les négociations actuelles portant sur les Accords de Partenariat Économique (APE) entre un groupe d’États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et l’Union Européenne (UE) n’échappent pas à la règle. Quelle est toutefois la nature de ces négociations et des accords qui en découleront éventuellement ? Qu’en est-il des relations entre l’Afrique et l’Union Européenne ? Et quel impact ces accords commerciaux auront-t-ils sur le tissu socio-économique de nos sociétés ? Suite à notre numéro spécial sur les APE en juillet, nous avons décidé de faire une série d’articles sur la question, en commençant par le présent numéro, et ce jusqu’à la fin de l’année. Dans le premier article, Stephen Hurt analyse les relations de pouvoirs entre les pays ACP et l’Europe au sujet du commerce international et le tournant décisif qu’elles sont en train de prendre. En effet, pour comprendre les clauses actuelles des APE, il faut creuser dans l’histoire des relations entre ces groupes, en mettant l’accent surtout sur les ambitions de l’UE des années 1970 à nos jours.
L’Union Européenne (UE) est un partenaire commercial majeur de l’Afrique sub-saharienne. Les pro aussi bien que les anti-Accords de Partenariat Economique (APE) tendent à s’accorder sur l’éventuel impact des négociations actuelles sur les perspectives de développement de beaucoup de pays africains. L’importance particulière des APE, qui font partie de l’Accord de Cotonou entre l’UE et les Africains, les États des Caraïbes et du Pacifique, réside dans le fait qu’ils symbolisent le retour à la non-réciprocité dans les relations commerciales. Elles peuvent donc être perçues comme un changement substantiel dans la politique de développement de l’UE. La mise en exergue du commerce, associée à la baisse relative de l’aide de l’UE destinée à l’Afrique, est à l’opposé de l’approche adoptée à l’orée de leurs relations. L’accent était alors largement mis sur l’aide plutôt que sur le commerce. Pour comprendre de quoi est née la situation actuelle, il est nécessaire de mettre les APE dans leur contexte historique. En faisant cela, il devient clair que des précédents ont été créés dans le passé. En plus, la position actuelle de l’UE concernant ses relations avec l’Afrique semble trouver ses racines dans les années 80.
Pour comprendre les dynamiques qui ont accompagné le développement historique des relations EU–Afrique, il est important de prendre en compte le contexte international des relations Nord-Sud. Comme je vais essayer de le démontrer dans cet article, ce sont les développements matériels et d’idées dans ce contexte structurel même qui conditionnent les décisions politiques qui sont prises par les élites gouvernementales et bureaucratiques aussi bien dans l’UE que dans les États Africains.
La décolonisation et les Conventions de Yaoundé
Les relations UE-Afrique sont formalisées à la création de cette organisation en 1957. Sur l’insistance de la France, le Traité de Rome comporte des articles relatifs à l’association de colonies Africaines. Ainsi, pour ce qui est des dispositions concernant le commerce et l’aide au développement, il y a un accord spécial entre l’UE et l’Afrique qui existe depuis presque cinq décennies. L’accord donne aux États membres et leurs colonies un accès préférentiel à différents marchés. C'est-à-dire que les États membres de l’UE bénéficient de termes préférentiels envers les États associés (Africains) et vice versa, par rapport à des États tiers. Ces débuts assez modestes sont à l’origine de la longue coopération entre l’UE, l’Afrique et les pays en développement en général. Comme le soutient Holland : « les liens historiques, plutôt que les besoins, ont été le critère de détermination des relations entre l’UE et l’Afrique en termes de commerce préférentiel et d’aide (2002 :27).
Après l’indépendance de plusieurs États Africains dans les années 60, les relations UE-Afrique sont réorganisées par le biais des Conventions de Yaoundé de 1963 et 1969. Ces dernières, d’une certaine manière, reconnaissent l’indépendance politique des États associés ; des institutions communes voient le jour, y compris un Conseil d’Association et une Conférence Parlementaire. Cependant, comme le suggère Koutrakou, la vraie motivation derrière cette relation est la présence d’intérêts économiques en Afrique pour États membres de l’UE. Cet intérêt personnel de l’Europe est reflété par le fait que l’accès préférentiel au commerce est réciproque.
Lomé I
Vers le début des années 70, l’Afrique francophone voit déjà sa domination dans les relations entre l’UE et le continent s’amenuiser considérablement. En 1971, l’UE introduit son Système Généralisé des Préférences (SGP), qui réduit ses tarifs externes dans toutes ses relations commerciales avec les pays en voie de développement. Cela contribue à l’érosion des relatifs avantages commerciaux dont les signataires de la Convention de Yaoundé jouissaient jusque-là. Cependant, le développement le plus significatif durant cette période, et qui découle sur une réévaluation des relations avec l’UE, est la confirmation du Royaume Uni comme membre de l’UE en 1973. Les membres du Commonwealth, qui étaient dans une phase de développement similaire à celle des 18 États de l’accord de Yaoundé, se sont unis pour former le groupe Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP).
L’idée de négocier un nouvel accord avec un groupe élargi de pays en développement est l’initiative de la Commission Européenne. Les négociations commencent en juillet 1973 et font naître la Convention de Lomé. Malgré la relative hétérogénéité des pays ACP, ils s’entendent unanimement durant ces négociations (Holland 2002 : 33). L’unité des pays ACP est davantage renforcée avec le contexte mondial du début des années 70. Le système de Bretton Woods s’effondre et les États du Tiers Monde affirment de manière de plus en plus directe leur désir d’améliorer leur position dans l’économie mondiale. Ces développements résultent sur l’appel, notamment au sein de l’Assemblée Générale des Nations Unies, à la création d’un Nouvel Ordre Économique International (NOEI). Par conséquent, les pays ACP adoptent une stratégie de négociation avec l’UE sur la base de ce même NOEI.
Quoique l’accord final de Lomé I reflète certaines de ces influences, les concessions faites aux pays ACP sont articulées de plusieurs manières. Par exemple, les clauses commerciales sont basées non pas sur la réciprocité, mais sur l’accès préférentiel, uniquement pour les pays ACP exportant vers l’UE. Cet accès au marché de l’UE est toutefois limité à l’exportation de produits agricoles, un des secteurs économiques clé de bon nombre de pays Africains, par la non-inclusion des produits couverts sous la Politique Agricole Commune (PAC) de l’UE. Ceci demeure une question problématique, trente ans après. En outre, des règles d’origine strictes et une clause de sauvegarde permettent à l’UE d’exercer un certain degré de contrôle sur les questions relatives au commerce.
De Lomé à Cotonou
Avec du recul maintenant, on peut voir en Lomé I le paroxysme de la volonté de l’UE de satisfaire aux exigences des gouvernements Africains. En réalité, selon Hurt, « l’histoire de la coopération Européenne pour le développement à partir de ce moment-là est le début d’une détérioration marquée de ces concessions limitées et l’adoption progressive de la pensée néo-libérale » (2004 :158). Ce processus en fin de compte mène à l’Accord de Cotonou de juin 2000 entre l’UE et les pays ACP.
Les pays ACP ne font pas de progrès substantiel durant les années 80 au cours des deux renégociations de la Convention de Lomé. Cependant, l’influence croissante de la pensée libérale doublée de la crise de la dette du Tiers Monde change profondément le contexte des relations UE-Afrique. Ces mutations sont reflétées par l’introduction des ajustements structurels lors des accords de Lomé IV, signés en 1989. L’UE a dès lors une approche très similaire aux politiques mises en œuvre par le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale. En développant cette politique d’ajustement structurel, l’UE semble laisser entendre que son approche est plus pragmatique que celle adoptée par lesdites institutions financières internationales. Selon l’organisation européenne toujours, cette approche s’assumerait devant l’impact qu’elle aura sur les couches les plus vulnérables de la population des pays concernés. Cette thèse a été contestée par bon nombre d’experts (voir Brown 2002 et Parfitt 1996).
La genèse de l’Accord de Cotonou commence en 1992 avec la publication par la Commission Européenne d’un document dénommé « Horizon 2000 ». Ce dernier prône l’accentuation des conditions relatives à l’aide au développement ainsi qu’une modification de la politique commerciale de l’UE en faveur d’une libéralisation du commerce multilatéral et au détriment des régimes préférentiels. Ces inquiétudes sont en partie abordées dans la révision à mi-terme de Lomé IV, mais les difficultés à travailler dans les limites d’application des clauses existantes rendent toute modification substantielle du pilier commercial quasi irréalisable. Ce qui a sans doute poussé la Commission Européenne à publier un Livre Vert en 1996, dans lequel les relations UE-ACP sont évaluées dans leur totalité et les raisons de leur restructuration énoncées (European Commission 1996). On a soutenu que la création de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et les pressions qui l’ont accompagnée, notamment la libéralisation du commerce multilatéral, ont mis en désuétude les régimes préférentiels de l’Europe envers les pays ACP. L’efficacité des préférences commerciales non-réciproques est aussi remise en question en raison de la baisse constante des exportations en provenance des pays ACP par rapport à la proportion totale des exportations vers l’UE. Les thèses mentionnées ci-dessus sont des opinions que la majorité des élites africaines a acceptées. Ce qui est par ailleurs le reflet du consensus grandissant autour de la pensée néo-libérale.
Quelles sont les principales causes de l’abandon de la Convention de Lomé en faveur de l’Accord de Cotonou ? Durant les années 90, des changements significatifs arrivent et ont un impact sur la nature des relations UE-Afrique, aussi bien sur le plan géopolitique que dans économique, au niveau mondial. La fin de la Guerre Froide apporte d’importants changements dans la politique étrangère de l’UE, notamment en ce qui concerne les priorités de l’organisation. Son programme d’expansion vers les pays d’Europe Central et de l’Est, en particulier, a favorisé une direction des intérêts commerciaux et des fonds d’aides. Par conséquent, il y a eu une assez forte baisse en proportion de l’aide de l’UE aux pays ACP. En 1989, le groupe ACP reçoit 63,5 pour cent de l’aide totale de l’UE, mais cette proportion se voit réduite à 29,1 pour cent avant 1998 (ECDMP 2001).
Dans l’économie mondiale, le néolibéralisme est, depuis le début des années 80 au moins, une idée qui continue à gagner du terrain. Ceci est d’autant plus significatif que quand les idées sont à la base d’une telle position, les débats sur la politique à adopter sont souvent déterminés d’office. L’influence de l’hégémonie de la pensée néo-libérale sur le développement est très présente dans l’assertion de l’UE selon laquelle il faut conformer l’Accord de Cotonou et les négociations sur les APE aux règles internationales sur le libre-échange suivant le règlement de l’OMC. Cette position néglige toutefois le fait manifeste que les règles de l’OMC ne sont ni « fixes » ni « immuables », mais sont plutôt mues par une certaine « volonté politique » (Hurt 2003 : 174). Si la politique étrangère de l’UE était vraiment axée sur le développement, elle aurait cherché à réformer ces mêmes règles qui sous-tendent le système de commerce multilatéral, qui, selon elle limiterait ses options.
Les actions de l’UE relatives au développement des relations commerciales réciproques avec l’Afrique ont créé un précédant notable. Dès la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, l’UE entame des négociations avec le nouveau gouvernement dirigé par le Congrès National Africain (ANC), pour signer en octobre 1999 un accord bilatéral dénommé Accord sur le commerce, le développement et la coopération (ACDC), après quatre ans de négociations. Le pilier commercial de cet accord est la création de la Zone Libre Échange (ZLE) entre l’UE et l’Afrique du Sud. Bien que cet accord commercial comporte une clause relative à un calendrier asymétrique de libéralisation, auquel les deux parties souscrivent, « toute » transaction commerciale, d’ici 2012, devrait être exempte de droits de douane. Au tout début des négociations, les Sud-africains demandent à devenir membre de la Convention de Lomé. Ce que l’UE repousse en arguant du fait que l’Afrique du Sud est assez développée par rapport aux autres pays ACP pour supporter les coûts d’ajustement de la libéralisation commerciale réciproque (Hurt 2000 72-73). Ce qui est sans doute le résultat d’une évaluation contestable de la situation de l’Afrique du Sud. En outre, avec un regard en arrière, il est donné de voir que les relations commerciales réciproques, autrefois exclusivement accordées à l’Afrique du Sud, sont depuis devenues applicables au reste des pays africains.
Conclusions
Le groupe des pays ACP a occupé une place primordiale dans la politique étrangère de l’UE envers les pays en voie développement. La relative unité et la force de négociation de ce groupe se heurtent aux négociations actuelles sur les APE au niveau régional. Comme je l’ai démontré tout au long de cet article, ceci n’est qu’une des nombreuses différences majeures par rapport à la période des années 70, qui a vu l’avènement des négociations de Lomé I. La « normalisation » des relations de l’UE avec l’Afrique, contenue dans l’Accord de Cotonou, ne reflète en réalité que « les vœux de longues dates de l’UE qui date du début des années 70 et des négociations qui ont précédé Lomé I » (Hurt 2004 : 170). Il y a une grande différence entre l’instabilité de l’économie mondiale associée à la relative force de négociation des pays Africains d’il y a trente ans, et la prépondérance ces dernières années de la pensée néo-libérale sur le développement suivant les règles de l’OMC. Ce changement a permis à l’UE d’abandonner le commerce préférentiel en faveur de la négociation sur les APE, sur lesquels les pays africains statuent présentement.
Le terme UE est utilisé tout au long de cet article pour représenter l’Union Européenne et l’organisation, avant le Traité Maastricht.
Stephen Hurt est un Chargé de Cours en Relations Internationales à l’Université d’Oxford Brookes, au Royaume Uni. (shurt@brookes.ac.uk)
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Brown, W. (2002) The European Union and Africa: The Restructuring of North-South Relations, London: I. B. Tauris. ECDPM (2001) Cotonou Infokit: The New ACP-EU Partnership Agreement, Maastricht: ECDPM. European Commission (1996) Green Paper on Relations between the European Union and the ACP Countries on the Eve of the 21st Century: Challenges and Options for a New Partnership, COM(96) 570, 20 November, Brussels: European Community. Holland, M. (2002) The European Union and the Third World, Basingstoke: Palgrave Macmillan. Hurt, S. R. (2000) ‘A Case of Economic Pragmatism? The European Union’s Trade and Development Agreement with South Africa, International Relations, 15 (3): 67-83. Hurt, S. R. (2003) ‘Co-operation and Coercion? The Cotonou Agreement between the European Union and ACP States and the End of the Lomé Convention’, Third World Quarterly, 24 (1): 161-176. Hurt, S. R. (2004) ‘The European Union’s external relations with Africa after the Cold War: Aspects of continuity and change’ in I. Taylor and P. Williams (eds) Africa in International Politics: External involvement on the continent, London: Routledge, pp. 155-173. Koutrakou. V. N. (2004) ‘New directions in the EU’s Third World policy: from aid to trade under the watchful eye of the WTO’ in V. N. Koutrakou (ed) Contemporary Issues and Debates in EU Policy: The European Union and International Relations, Manchester: Manchester University Press, pp. 120-133. Parfitt, T. (1996) ‘The Decline of Eurafrica? Lomé’s Mid-Term Review’, Review of African Political Economy, 23 (67): 53-66.
For further French articles, click on the links below :
Remembering Ken Saro-Wiwa and the struggle for justice in Nigeria - http://www.pambazuka.org/index.php?id=29803 Repression in Tunis and the World Summit on the Information Society - http://www.pambazuka.org/index.php?id=30399
Les Nouveaux Afro-Américains ou l’influence de l’immigration africaine sur les relations panafricaines et l’identité noire aux Etats-Unis
2006-02-03
http://www.pambazuka.org/fr/category/features/32057
Les Africains et les Afro-américains ont toujours eu des rapports fragiles et compliqués qui ont été influencés par l’histoire et les perceptions. Philippe Wamba, lui-même biculturel, décrit la « fascination » qu’ont les Africains et les Afro-américains les uns pour les autres comme deux groupes « qui se contemplent par delà le fossé que représente l’océan atlantique, à travers le Transatlantique comme un enfant qui se voit dans un miroir pour la première fois ». Aujourd’hui, cette ligne de partage transatlantique se rétrécit. De plus en plus d’Africains partent pour les Etats-Unis, et ces « cousins éloignés » se voient obligés, tout au moins, de se reconnaître mutuellement.
Toutefois, cette reconnaissance ne se traduit pas en rencontres familiales. Les relations sociales entre les Africains et les Afro-américains sont au mieux, troublées et au pire, hostiles. Les tensions qui existent entre les Africains et les Afro-américains aux Etats-Unis promettent d’atteindre un point d’ébullition. Il y a eu, en effet, certains cas de conflits entre des étudiants africains et afro-américains dans des établissements d’enseignement secondaire du premier cycle et des lycées américains. On note également des conflits sur le lieu de travail déclenchés par l’embauche et la promotion d’un groupe par rapport à un autre. Même s’il existe des cas plus positifs de coopération et d’interaction, les Africains et les Afro-américains ont tendance à s’isoler les uns des autres tout en nourrissant des stéréotypes et des idées fausses qui ont empêché des interactions sociales plus répandues.
Chaque année le nombre d’Africains arrivant dans les villes américaines s’accroît. En 1989, plus de 25 000 Africains ont immigré aux Etats-Unis. En 2001, le nombre d’immigrants africains a doublé, atteignant plus de 53 000. En effet, plus de 75% des immigrants africains aux Etats-Unis aujourd’hui sont arrivés après 1985. Et ces chiffres n’incluent pas les plus de 10 000 étudiants africains qui se font inscrire dans les universités américaines chaque année. En fait, plusieurs historiens jugent que le nombre d’Africains qui ont immigré aux Etats-Unis depuis 1980 dépasse ceux qui étaient venus aux Etats-Unis durant toute la période de la traite transatlantique des Noirs.
Bon nombre de ces Africains se déplacent vers des régions métropolitaines, telles que New York, Los Angeles et Washington DC, modifiant ainsi le « paysage africain » des Etats-Unis, de plus ou moins la même manière que les Antillais quelques générations plus tôt. Alors qu’il y a toujours eu des Africains aux Etats-Unis, la croissance spectaculaire de l’immigration provenant de ce continent pendant les vingt dernières années leur ont assuré une place importante dans le paysage américain en général, et plus particulièrement dans la communauté afro-américaine. Dans le passé, la majorité des Afro-américains, qui ne considéraient pas la présence des immigrants africains comme étant significative, et qui souvent ne savaient même pas qu’ils étaient là, négligeaient la communauté peu importante d’Africains aux Etats-Unis. Avec le nombre actuel d’immigrants africains, qui est en hausse aux Etats-Unis, les Afro-américains et les Africains se rencontrent au quotidien, depuis la ville de New York jusqu’aux régions rurales d’Alabama en passant par les Etats du Midwest tels que l’Ohio et le Minnesota.
Cette tendance influe aussi sur la communauté afro-américaine de Washington DC, région contenant le plus grand nombre d’immigrants africains du pays entier, entre 80 000 et 93 000. Le nombre d’immigrants africains (80 000 - 90 000) dans la région de Washington DC est même supérieur au nombre d’immigrants venant des Caraïbes (49 000). En effet, Washington DC est le domicile d’un groupe comprenant divers immigrants africains pionniers qui ont constitué l’essentiel du corps diplomatique de la communauté et qui ont bâti les fondations pour la récente immigration africaine. Washington DC abrite également l’une des régions métropolitaines à majorité noire les plus anciennes ainsi que l’une des plus grandes universités traditionnellement noires (HBCUs), l’Université de Howard, tout cela contribuant à un mélange intéressant de peuples d’origine africaine.
Tout comme ailleurs dans le pays, les Africains et les Afro-américains se rencontrent à l’école, au travail et dans le voisinage. Ces rencontres sont imprégnées de stéréotypes, qui dépeignent les Africains comme étant pauvres et barbares ou raffinés et arrogants. Les hommes sont aussi perçus comme étant autoritaires alors que les femmes sont soumises et acceptent les abus exercés sur elles par l’homme africain tyrannique. Les Afro-américains sont considérés comme des paresseux, obsédés par le racisme et dépourvus de toute culture. Les Afro-américaines, quant à elles, sont perçues comme ayant des mœurs légères alors que les hommes sont des criminels violents. Le mot argotique nigérian « Akata », auquel les Américains furent confrontés pour la première fois dans le film « Sugar Hill » est un mot utilisé par certains Ouest-africains pour faire référence aux Afro-américains. Le mot, traduit de façon approximative, est un terme peu flatteur signifiant « sauvage », « esclave », « prisonnier » ou (comme dans le film), « cueilleur de coton », voulant dire « sale ». Ce sont là quelques-unes unes des images qui planent sur tout contact entre Africains et Afro-américains.
On est loin de vouloir peindre un tableau totalement désespéré des relations africaines / afro-américaines car il existe aussi des terrains importants de collaboration entre les deux groupes. En sus des relations amicales entretenues entre les membres des deux groupes, l’immigration africaine aux Etats-Unis a aussi abouti à une augmentation de mariages entre Africains et Afro-américains. Les recherches avancent qu’il existe plus d’Africains mariés à des Américains d’origine africaine qu’à des Américains d’origine européenne. On note également une collaboration dans le domaine de l’activisme. Alors que les Africains ont encore à s’engager en grand nombre dans les affaires locales (la brutalité policière, la discrimination positive), on sait que les Afro-américains défendent depuis très longtemps la cause africaine. Des organisations telles que Africa Action, Africare, The African American Institute, IFESH, et TransAfrica sont toutes des organisations afro-américaines qui emploient des Africains et travaillent avec eux sur des questions concernant l’Afrique. Dans le domaine de la culture Pop, l’artiste sénégalais de RnB, Akon, s’est fait un nom dans un style de musique dominé par les Afro-américains. De plus, des artistes hip hop tels que Common et Wycleff Jean ont collaboré avec des musiciens africains, rejoignant les artistes hip hop de la diaspora à ceux de l’Afrique, du jamais vu dix ans auparavant.
En général, les rapports entre Africains et Afro-américains sont souvent complexes et multidimensionnels. Le milieu économique, le niveau de conscientisation à la chose africaine, la durée de leur présence en Amérique, leur âge, les influences familiales, tout influe sur les rapports entre Africains et Afro-américains.
Les Africains qui sont aux Etats-Unis depuis plus longtemps, par exemple, ont tendance à mieux comprendre la communauté afro-américaine et la politique des races en Amérique. Cela s’applique surtout aux Africains qui ont immigré aux Etats-Unis à un jeune âge. Ces derniers, plus jeunes, ont probablement plus d’amis afro-américains et ont tendance à fréquenter des cercles autres que leur communauté immigrante. Les enfants d’origine biculturelle constituent un autre lien très important dans le contact africain / afro-Américain. Ceux nés de parents dont l’un(e) Africain(e) et l’autre Afro-américain(e) sont souvent le lien unissant les deux communautés. Ils passent fréquemment une bonne partie de leur vie à transmettre la culture d’un groupe à l’autre. Dans de nombreux cas c’est souvent un avantage incertain d’être biculturel, de faire partie des deux communautés et d’être pris au milieu de tensions auxquelles chaque communauté s’accroche encore. Toutefois, ce groupe sert aussi de lien crucial dans tout espoir d’établir un rapprochement entre ces deux communautés.
Le cas des enfants de naissance biculturelle et des jeunes immigrants africains confère une autre dimension intéressante à cette perplexité : l’identité. Pour la communauté afro-américaine, l’identité a toujours constitué un élément important de leur autodétermination. Depuis toujours les Afro-américains ont l’habitude de définir de qui et de quoi est constituée l’identité afro-américaine. Les Afro-américains ont traditionnellement été considérés comme ceux dont les ancêtres étaient arrivés en Amérique lors de la traite des Noirs. Aujourd’hui, l’immigration africaine remet en cause cette identité comme ne l’ont jamais fait les Antillais. L’histoire des Afro-américains d’aujourd’hui n’est pas forcément ancrée dans la traite des Noirs. La seconde génération d’immigrants africains et d’enfants de naissance biculturelle possède une histoire et une culture différentes, mais certains d’entre eux s’identifient, du moins en partie, aux Afro-américains. Certains de ces Africains n’ont jamais été en Afrique, ils agissent (et dans certains cas, se sentent) plus comme des Afro-américains (auxquels ils ressemblent d’ailleurs) que des Africains.
En fait, les chercheurs s’accordent à dire que les enfants d’immigrants africains sont des Afro-américains ; par ailleurs, d’autres chercheurs font référence à la récente vague d’immigrants africains aux Etats-Unis comme « La Nouvelle Diaspora » et aux Africains qui vont aux Etats-Unis comme "les autres Afro-américains". Toutefois, les recherches et les études effectuées ne définissent pas forcément les perceptions réelles de la vie. L’identité n’est pas de caractère fixe et elle comporte plusieurs aspects qui se contredisent parfois. A mesure que plus d’Africains atteignent les côtes américaines, les Afro-américains ont à faire face aux conséquences de l’arrivée de ces « nouveaux Africains africains ». Les deux groupes ne peuvent plus continuer à s’isoler l’un de l’autre. Depuis les dernières années, des groupes tels que NAACP et The Urban League, reconnaissent au moins la présence d’immigrants africains en Amérique. Cela signifie que leurs problèmes doivent faire partie de l’ordre du jour de la communauté afro-américaine. Les immigrants africains représentent une voix légitime aux Etats-Unis et ont la capacité d’atteindre un niveau d’influence similaire à celui que d’autres immigrants ont en matière de politique locale aussi bien qu’étrangère. On aperçoit déjà des Africains qui jouent un rôle de plus en plus important dans le lobby de la politique étrangère américaine en Afrique, rôle qui était au début rempli par des Afro-américains. En sus des idées extraordinaires du panafricanisme, les Africains et les Afro-américains représenteraient des ressources précieuses entre eux. De la même manière, la définition de l’Afro-américain changerait probablement pour les générations futures, laissant la place aux Africains qui continuent à affluer aux Etats-Unis en nombre record.
* Msia Kibona Clark, de naissance tanzanienne, a été élevée aux Etats-Unis ; elle est mi tanzanienne et mi-afro-américaine. Elle détient un diplôme en Sciences Politiques de l’Université Johnson C. Smith et est également titulaire d’une maîtrise en Etudes Comparées et Régionales de l’Université Américaine. Boursière Sasakawa au sein du Département des Etudes Africaines à l’Université de Howard, elle prépare actuellement son doctorat. Sa recherche porte sur l’immigration africaine aux Etats-Unis et son incidence sur les relations africaines / afro-américaines et l’identité. De plus, Msia représente l’Ouganda au sein d’Amnesty International et travaille comme rédactrice de comptes rendus pour AllAfrica.com. Elle a aussi été consultante et conférencière auprès de plusieurs organisations. Lors de ses fonctions professionnelles et de ses recherches qui portent sur la Diaspora africaine ainsi que sur la pensée féministe, elle a été amenée à visiter l’Afrique orientale et occidentale, Cuba et le Brésil.
Texte traduit de l’original sous la direction de Vanessa Everson (maître de conférences au sein de la section de français de l’université du Cap) par Kesini Muregesan.
Sourit femme d’Afrique, sourit!
2005-11-24
Anne Kithaka
http://www.pambazuka.org/fr/category/features/47321
Cette semaine, deux évènements importants pour les Africaines auront lieu. Le 25 Novembre marquera le début des seize jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes, une campagne internationale créée dans le but de sensibiliser l’opinion sur la violence contre les femmes, de renforcer le travail des organisations locales et de démontrer la solidarité des femmes dans le monde entier.
Incorporant la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (le 25 Novembre) à la Journée internationale des droits humains (le10 Décembre), le but de cette campagne est de relier la violence à l’égard des femmes au fait qu’il s’agit d’une violation des droits humains. Le 25 Novembre possède également une signification importante pour les Africaines dans la mesure où il s’agit du jour ou le protocole relatif aux droits de la femme en Afrique entre en vigueur. Ayant été ratifié par les 15 pays africains nécessaires, ce traité extrêmement important et progressiste possède le potentiel d’émanciper les Africaines et de leur offrir la puissance que donne le fait de connaître et d’utiliser ses droits. C’est pourquoi A.N. Khitaka, se lance, dans l’article ci-dessous, dans un éloquent plaidoyer pour la ratification du traité par le Kenya. A.N.Khitaka vante les avantages que le traité offrira aux pays d’Afrique, elle assure que le travail effectué par de nombreux groupes dans le monde entier est d’une importance vitale pour les droits des femmes ainsi que pour faire de la violence contre les femmes une chose du passé. Au-dessous de l’article de A.N. Khitaka se trouve une liste de ressources sur les seize jours et sur le protocole : sites suggérés, lectures conseillées, blogs et évènements.
Femmes d’Afrique, nous avons une raison de nous réjouir, en effet nous avions longtemps attendu la ratification du protocole relatif aux droits de la femme en Afrique par les 15 pays nécessaires d’Afrique : elle vient d’être annoncée. Le protocole entrera bientôt en vigueur (le 25 Novembre). Ceux des Etats qui ont déposé leurs instruments de ratification auprès du Conseil Exécutif auront la possibilité d’en incorporer les articles au sein de leur droit national.
Ce fut un long voyage ; un voyage et une bataille bien menés par des groupes de défense des droits humains nationaux, régionaux et internationaux. La plupart d’entre nous l’ignoraient, mais nous sommes maintenant ravis que leurs pressions, cajoleries et démarchages aient fini par porter leurs fruits. Le second sommet des chefs d’états et de gouvernement se tenant à Maputo, au Mozambique, a finalement adopté le protocole comme supplément à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. La seule clause additionnelle était qu’il devait être ratifié par au moins 15 Etats sur les 53 Etats-membres possibles. Les 15 Etats à déposer leurs instruments de ratification auprès du Conseil Exécutif l’ont fait le 26e jour d’Octobre, ce qui signifiait alors que le traité devait entrer en vigueur à 30 jours de cette date ! Il a été correctement décrit de façon plaisante comme la « Carte Verte » qui inaugurera une ère nouvelle. Non content de nous garantir une palette élargie de droits humains répondant spécifiquement à nos besoins de créatures les plus lourdement opprimées et réprimées de l’ancien (et du nouveau !) millénaire, il nous permet de chercher réparation auprès de la future Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Malheureusement, le Kenya n’a pas encore ratifié le traité ; c’est peut-être dû à la préoccupation actuelle vis-à-vis du référendum. Cependant, pousser du coude le gouvernement dans la bonne direction ne devrait pas se révéler une tâche insurmontable : il a l’air influençable.
La grande question est la vitesse à laquelle les femmes du Kenya viendront s’ajouter à la fière liste des pays qui ont choisi d’offrir à leurs femmes un cadeau de Noël avant l’heure en ratifiant le document. Combien de temps les femmes du Kenya devront-elles attendre de ce côté renégat de la mer Rouge que le mot magique de « ratification » ouvre les flots rageurs et les projette sur l’autre rive, là où la discrimination contre les femmes, la répugnante Mutilation Génitale Féminine (excision), les mariages forcés, la pratique du lévirat, la violence sexuelle et domestique sont des choses du passé ? Pas longtemps j’espère.
Nous devons à tout prix unir nos efforts dans un lobbying visant à obtenir cette ratification. Alors seulement pourrons-nous nous lever et nous écrier « Euréka ! » Sans cela, nous pourrions tout aussi bien nous contenter de rester éternellement sur cette rive pour regarder nos sœurs du Cap-Vert, du Mali, de Malawi, du Lesotho, des Comores, de Libye, de Namibie, du Rwanda, du Nigeria, de Djibouti, de l’île Maurice, du Sénégal, d’Afrique du Sud, du Bénin, du Togo et de Gambie faire leurs premiers pas sur le fonds marin détrempé qui les mènera vers la liberté de l’individu.
Après ratification et domestication nous devrons progresser vers la prochaine grande étape : celle de l’éducation des masses à ses bénéfices, sans oublier de prendre à bord nos chers pères, frères, époux et fils. Une partie de l’opposition au projet Wako de constitution vient du fait qu’il promet des droits d’héritage égaux aux femmes, surtout aux femmes mariées. C’est à croire que ce projet introduit de nouveaux concepts dans notre système juridique, et pourtant le « Succession Act » existe depuis 1981 !
La plupart des femmes ont refusé de faire valoir leurs droits, même une fois assurées que la loi était de leur côté. D’autres ne veulent pas d’incessantes querelles au sujet de maigres ressources familiales avec des membres masculins de la famille. La perspective de se retrouver dans une sordide officine de province en fait reculer beaucoup. Celles-là préfèrent se réfugier derrière le masque des traditions en renonçant à leur part en faveur de leurs frères.
Les hommes craignent de perdre le contrôle de leurs mères, sœurs, femmes et filles. Ils adhèrent à la croyance primitive selon laquelle on ne peut dompter et soumettre une femme qu’en la privant de ses droits et libertés essentiels ainsi qu’en appliquant une forme de violence spécifique à sa féminité, le viol et l’agression physique en étant les moyens d’expression les plus populaires aujourd’hui. Du temps de nos mères, leur arme de prédilection était le refus d’accorder aux femmes une éducation primaire et secondaire; elles étaient également contraintes à démissionner de leurs emplois rémunérés par des décrets du type « mère au foyer avec enfants ». Même l’homme éduqué d’aujourd’hui tente de confiner sa compagne dans cette pièce perpétuellement enfumée qu’on appelle la cuisine (après le travail, bien entendu).
Les récalcitrantes sont abandonnées, attaquées, blessées et tuées en toute impunité. Celles qui ont la chance de s’en sortir et de subsister par leurs propres moyens sont traitées en parias par une société qui leur colle une étiquette de prostituées, de voleuses de maris et de rebuts de la société. Tout bien qu’elles acquièrent sous leur statut de célibataire sera saisi par les maris, frères, oncles et pères dont elles sont séparées ou leur sera offert en héritage. Tout enfant laissé derrière elles, sont maltraités, les petites filles surtout sont forcées à devenir servantes, ou bien l’on s’en débarrasse en les mariant à de parfaits inconnus se faisant passer pour un membre de la famille de leurs parents. Parfois on les expédie à la campagne où elles doivent subir d’odieux rites traditionnels. Ne vaudrait-il pas mieux que le gouvernement facilite l’adoption de tels enfants, de façon à ce qu’ils puissent continuer à vivre dans le style et la manière qui était les leurs du temps où leurs mères étaient encore en vie ?
C’est la raison pour laquelle les groupes de défense des droits humains se doivent de faire davantage qu’exercer un simple lobbying pour l’adoption d’instruments légaux internationaux ; ils doivent aider les femmes des zones rurales à les faire appliquer afin d’améliorer leur lot quotidien ainsi que celui de leurs enfants. Il faut faciliter l’existence d’Atieno d’Ahero, de Wanjiku de waithaka, de Kaleyke, de Katse, de Naliaka et de Narok à la fois matériellement et intellectuellement pour qu’elles puissent prendre conscience de leurs droits de base en tant qu’êtres humains et en tant que femmes et de la façon dont il est possible de les faire respecter devant des tribunaux régionaux, nationaux et internationaux. Unissons nos forces afin d’appliquer une thérapie de choc qui obligera les hommes à renoncer à leurs préjugés les plus enracinés ; corrigeons-les de l’actuel état d’esprit rétrograde et phallocrate qui leur a été transmis de génération en génération.
Dans sa pièce intitulée « Mesure pour mesure », Shakespeare introduit un nouveau personnage nommé Angelo, le régent qui rend de dures sentences en matière de justice. Il refuse de mêler la miséricorde à la justice et déclare que la loi doit être suivie à la lettre : au début de la pièce en tout cas. Nous laisserons aux curieux le soin de découvrir ce qui se passe ensuite. Lors d’une réplique célèbre, il pontifie sur le fait suivant : « l’on ne doit point faire de la loi un épouvantail, le préparant à attraper des oiseaux de proie, jusqu’à ce que l’habitude le leur faisant juger inoffensif ils en viennent à en faire leur perchoir au lieu de leur terreur ».
Notre dextérité et nos efforts dans la défense d’une cause doivent se traduire par des changements visibles dans les existences des gens de notre peuple ; elles ne doivent pas rester un simple « Sésame » pour nos donneurs de fonds, militons pour la promulgation de lois, mais ne les laissons pas devenir de simples épouvantails à oiseaux de proies et ... à hommes !
*A.N.Khitaka est défenseur des droits des femmes au Kenya
*Prière d’envoyer vos commentaires à : editor@pambazuka.org
Organisations soutenant la campagne pour la ratification du protocole relatif aux droits de la femme
African Centre for Democracy And Human Rights Studies (ACDHRS) http://www.acdhrs.org/
Akina Mama wa Afrika www.akinamama.org/
Association des Juristes Maliennes http://www.justicemali.org/ajm.htm
Cellule de Coordination sur les Pratiques Traditionelle Affectant la Santé des Femmes et des Enfants
Coalition on Violence Against Women www.covaw.or.ke
Equality Now-Africa Regional Office http://www.equalitynow.org/english/index.html
FAHAMU http://www.fahamu.org
FAMEDEV-Inter-African Network For Women Media, Gender and Development
Feminist Africa http:/www.feministafrica.org
FEMNET - African Women's Development and Communication Network www.femnet.or.ke
Foundation for Community Development, Inter-African Committee on Harmful Traditional Practices (IAC)
Oxfam GB http://www.oxfam.org.uk/
Peace Women http://peacewomen.org
Sister Namibia
Union Nationale des Femmes de Djibouti
University of Pretoria Center for Human Rights http://www.chr.up.ac.za/
Voix de Femmes http://www.voixdefemmes.org/
Women's Rights Advancement and Protection Alternatives
Women in Law and Development in Africa (WiLDAF) http://www.wildaf.org/
Resources
16 Days of Activism Against Gender Violence http://www.cwgl.rutgers.edu/16days/home.html
Blogs
Feminist African Sisters http://feministafricansisters.blogspot.com/
Diary of a Mad Kenyan Woman http://madkenyanwoman.blogspot.com/
Black Looks http://okrasoup.typepad.com/black_looks
Lectures conseillées
Women Building Peace http://www.international-alert.org/publications/121.php
Trafficking in Women and Children in Africa http://www.unicef-icdc.org/publications/
African Experiences of Transnational Feminism http://www.feministafrica.org/2level.html
Editions spéciales de Pambazuka News sur le protocole
Protocol on the Rights of Women in Africa: A Pre-condition for Health and Food Security http://www.pambazuka.org/index.php?issue=190
The Protocol on the Rights of Women in Red, Yellow and Green http://www.pambazuka.org/index.php?issue=213
Challenges of Domestication: The Protocol To The African Charter on Human and People’s Rights on The Rights of Women in Africa http://www.pambazuka.org/index.php?issue=222
Articles de Pambazuka sur le Protocole
Land Rights - http://www.pambazuka.org/index.php?id=30397
Women and Sustainable Development - http://www.pambazuka.org/index.php?id=30299
Women in Armed Conflict - http://www.pambazuka.org/index.php?id=30122
Female Genital Mutilation - http://www.pambazuka.org/index.php?id=30050
Trafficking in Women and Children - http://www.pambazuka.org/index.php?id=29740
Female Refugees - http://www.pambazuka.org/index.php?id=29873
Évènements
Nigeria – Baobab Women
Afrique du Sud – Women’s Net
Agenda à Durban, Contact Afrique du Sud editorial@agenda.org.za
Kenya – COVAW
Ghana – Ark Foundation
Calendrier international
Commentaires & analyses
OMC :"them’s that’s got shall get, them that’s not shall lose" - "les riches continueront à gagner, les pauvres continueront à perdre"
2006-02-03
http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/32060
La sixième réunion ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) s’est terminée juste avant Noël, mais les résultats ne représentaient pas de cadeau pour l’Afrique. L’accord général était que le « projet de développement » n’a pas réussi à cacher des pertes dans les domaines de services, de l’agriculture et des subventions aux exportations. Dans cet article, Mohau Pheko et Liepollo Lebohang Pheko, du « Gender and Trade Network », montrent que l’assemblé à Hong Kong a créé un programme de « contre-développement » pour l’Afrique et ses habitants, surtout les femmes.
L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ressemble à un jeu complexe dans un casino. Les participants parient, créent et recréent des équipes – le G90, le G33, le G20, le 11 NAMA (l’accès au marché non-agricole) et, bien sûr, les quatuors de pays les plus riches de l’Union Européenne (UE), le Canada et le Japon. Comme toujours dans les pourparlers entre les pays riches et les pays pauvres, les règles du jeu changent selon les caprices des riches. En fin de compte, les pays riches industriels, en conspirant et en faisant des gestes vides (voir le programme « aide pour commerce » par exemple), gagnent de plus en plus de concessions des pays pauvres africains. Encore une fois – ce sont les pauvres qui ont perdu.
A Hong Kong, les riches ont consacré beaucoup de temps à préparer des programmes de « développement » - ceux qui visent à diviser et à conquérir. Ce programme était un cas de romance sans finance – il était vide, dérisoire et basé sur des prêts qui augmenteraient les problèmes financiers des pays africains les plus pauvres. Les pays les moins développés, qui ont essayé de résister à ces programmes nuisibles, étaient attaqués pour leurs efforts visant à « causer l’échec du sommet ».
Le sommet a même fait la sourde oreille à l’audace extraordinaire des parlementaires africains, qui ont insisté pour « la résolution des inquiétudes concernant le développement des négociations élevées par les membres africains ». Les ministres de commerce africains n’étaient pas en accord, et ils ont soutenu le dernier texte, avec tous ses défauts. Après six journées d’acrimonie dans les négociations, tout le monde, même le trio de l’UE, les Etats-Unis et Pascal Lamy, le secrétaire général de l’OMC, est conscient de ce qui a eu lieu au sommet. Les problèmes auxquels l’OMC fait face ont été dissimulés pour éviter un troisième échec du sommet. La conclusion des négociations indique que le système de « commerce libre » est hypocrite, incohérent et inefficace, surtout pour les femmes africaines. Le sommet de l’OMC à Hong Kong a avec réalisme souligné ces contradictions.
On ne peut pas rejeter toute la faute sur les pays riches ; ils avaient à coopérer avec des pays du Sud pour réussir à créer une compromission trompeuse. Les coupables sont les pays du groupe « G-20 », surtout ceux qui ont des économies émergentes – le Brésil, l’Inde, la Chine, le Pakistan et l’Afrique du Sud. Sous la direction de Celso Amorin (Brésil) et Kamal Nath (Inde), le groupe « G-20 » a dupé les pays en développement, en échange de l’accès au marché agricole pour le Brésil et de la délocalisation des services pour l’Inde. A la suite de ces affaires, les pays en développement auront à subir l’accès agressif au marché de services. Les pays africains devront accorder aux investisseurs étrangers les mêmes droits qu’aux fournisseurs locaux dans le domaine de services importants comme la distribution d’eau. Ceci représente une attaque contre les services publics, les services sur lesquels les femmes comptent pour leurs familles. En Afrique du Sud, ceci travaillera contre les efforts à promouvoir l’amélioration de la situation économique des noirs et des femmes. Ces groupes seront en compétition avec des investisseurs étrangers dans le tertiaire.
D’après l’adoption d’une formule suisse sur l’accès au marché non-agricole (NAMA), les pays africains auront à casser les prix pour ce qui concerne leurs frais industriels. Ceci pourrait conduire à la chute de l’industrie locale, la diminution du développement industriel, et une importante perte d’emplois dans les domaines du minage, de la pêche et de l’industrie. On verra aussi la destruction de l’industrie artisanale des femmes et le remplacement des fabricants locaux.
Quant à l’agriculture, les intérêts critiques de l’Afrique ont été ignorés. L’échéance de la subvention aux exportations en 2013, qui équivaudra à trois milliards d’euros, est insignifiante auprès des 55 milliards d’euros de dégâts que des fermiers africains auront à essuyer à cause des mesures de soutien domestique dans les pays occidentaux. Il est clair que les pays riches, surtout l’UE et les Etats-Unis, ont échappé à ce point de friction. Ce sont les femmes africaines qui ont perdu – elles seront déplacées par de grandes sociétés, comme Monsanto, qui produisent des graines génétiquement modifiées, et qui créent une crise de sécurité alimentaire pour le monde africain.
L’opposition de certains pays, comme ceux du groupe « G90 » (essentiellement des pays en développement), ainsi que le Venezuela et la Cuba, était annulée grâce à cause de la forte pression exercée par les pays riches. Il est clair que ces pays se sont servis du Doha Development Round pour suivre leur engagement selon l’OMC à ouvrir leurs marchés, même si cette action ne soutenait pas de buts de développement nationaux. Le commerce libre se conduit comme l’idéologie d’un chef religieux dévoyé – faites ce que je dis, pas ce que je fais. Quand les pays africains ont exigé un traitement spécial, les pays riches les ont traités comme un cas de charité. Les pays riches ont aussi intimidé les pays en développement, en leur offrant deux options : à s’adapter à la libéralisation du commerce ou à se cacher derrière le protectionnisme du passé. Ceci représente une fausse dichotomie. La vraie dichotomie se trouve dans le combat entre le développement et les règles inégales du commerce libre tranchées par les pays riches.
Le sommet à Hong Kong n’est pas devenu un jalon sur le chemin vers le « development round ». Il a plutôt créé un climat de « contre-développement » pour l’Afrique et ses habitants.
Les gains économiques promis par l’OMC lors de son lancement il y a 11 ans n’ont jamais été matérialisés. Les conditions économiques pour la plupart des Africains se sont détériorées. Ceci évoque une chanson célèbre de Billie Holiday : « them’s that’s got shall get, them that’s not shall lose », qui veut dire « les riches continueront à gagner, les pauvres continueront à perdre ».
Selon une étude récente réalisée par la Banque Mondiale, les pays pauvres subiront une perte nette si le programme actuel de Doha se prolonge. Il est cynique – même pour l’OMC – d’essayer de déclarer que ces négociations soutenaient le développement. Une perte nette sera subie par la plupart de l’Afrique, les Caraïbes, et la majorité des pays du Proche Orient. Le texte ministériel du sommet de Hong Kong en montre le vrai résultat. Malgré des journées de campagnes publicitaires sur l’importance du développement pour le programme de Doha, l’Afrique a été hypothéquée pour garantir la prospérité future des pays industrialisés les plus riches.
* Les auteurs sont membres du secrétariat du « Gender & Trade Network in Africa » (GENTA) à Johannesburg. GENTA a participé au sommet ministériel à Hong Kong.
Carte postale pan-africaine
Au revoir Blair, Brown, Bob et Bono
les stars en B dans la pauvreté et la pornographie
2006-01-05
Tajudeen Abdul Raheem
http://www.pambazuka.org/fr/category/panafrican/47325
C’est la fin d’une année et le début d’une autre. L’usage veut que l’on jette un coup d’œil rétrospectif sur l’année écoulée, que l’on passe en revue les faits saillants (les hauts et les bas) pendant que l’on regarde l’année à venir avec espoir et espérance et parfois avec une vive agitation à propos des choses prédites ou attendues. D’ailleurs beaucoup de gens engagés dans le rituel des résolutions du nouvel an n’ont pas survécu aux célébrations du nouvel an. Cette colonne ne va pas passer en revue toute l’année. J’engage aussi le bon sens sans faire aucune prédiction pour 2006 afin de me mettre à l’abri de tout problème d’explication ‘verbeuse’, pourquoi ces résolutions ne se sont pas réalisées, cette fois l’année prochaine. Et comme pour les résolutions du nouvel an, je me préserve à la fois de l’embarras et de la déception en ne faisant aucune résolution. Tout peut arriver, qu’il soit bien venu ou non, une surprise en tout cas.
Au lieu de faire la revue de toute l’année 2005, je vais juste poser mon regard sur une question qui fut presque une obsession pour moi au cours de toute l’année. 2005 a été l’année au cours de laquelle il y a eu tant de promesses pour l’Afrique et dans laquelle très peu de choses ont été réalisées. Mais le subterfuge clarifie notre croyance selon laquelle, les bienfaiteurs étrangers vont aider l’Afrique. On nous a dit plusieurs fois, par toutes sortes de bienfaiteurs, que 2005 était l’année de l’Afrique. Ces attentes étaient basées sur une coïncidence hésitante hors de l’Afrique. Le Premier Ministre britannique, Tony Blair assumait à la fois les fonctions de Président en exercice de l’Union Européenne et de Président des pays les plus industrialisés du monde communément appelés G8. Il a promis de faire de l’Afrique sa priorité. Le prophète Blair qui n’a pas officiellement visité l’Afrique au cours de son mandat (en dehors d’une séance de photo obligatoire avec Nelson Mandela), avait décidé, afin de s’affranchir du sang des innocents Irakiens dans sa croisade pour soutenir son copain le cinglé Bush, que l’Afrique serait son salut.
Les ONG Britanniques de premier plan, conduites par OXFAM dont l’un des anciens hauts dirigeants officiels était conseiller à Downing Street, a vu la mission de Blair en Afrique comme une merveilleuse opportunité pour le financement des opérations en Afrique et s’est mis volontiers du côté de Blair. L’embarras éhonté de Blair n’est comparable qu’avec la grotesque scandale des journalistes occidentaux embarqués dans l’impérialisme Anglo-américain dans leur occupation illégale de l’Irak. Ces ONG doivent maintenant retrouver leur âme en 2006 et se demander si leur allégeance avec le pouvoir en valait la peine. Mais puisqu’elles n’ont pas de comptes à rendre aux personnes qu’elles sont sensées servir, elles continuent de parler de leur tricherie comme étant un succès.
De quel succès s’agit-il lorsque le Nigeria continue à rembourser plus de 3 milliards de dollars de sa dette extérieure rien qu’à la Grande Bretagne, un chiffre plus élevé que l’ensemble du montant de l’aide britannique au cours de la même année. De quelle opportunité s’agit-il pour l’Afrique lorsque les pressions devaient être dissipées en poussant les Américains, à travers leur Ambassadeur aux Nations Unies, le très détesté Bolton, d’accepter d’éliminer l’acronyme, “Objectifs du Millénaire pour le Développement” mis en place 5 années plus tôt? Si cela a demandé tant d’efforts pour défendre l’acronyme, combien cela prendra-t-il pour atteindre les objectifs ?
Si vous avez encore des doutes de le mauvais état des choses, la récente réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Hong Kong devrait écarter la moindre illusion. Il n’y a pas eu de véritable changement sur les principales questions et les décisions ont été reportées à des négociations ultérieures entre les chats et les souris de l’économie mondiale. Les chats n’abandonneront pas leurs droits de manger les souris, alors que les souris devraient tout faire pour ne pas se faire engloutir.
La frontière est claire mais plusieurs ONG occidentales confondent leur audience intérieure et la complicité de leurs activistes du Sud en entretenant l’illusion selon laquelle certains chats sont moins gourmands que les autres. Beaucoup d’activistes du Sud savent que tout ceci n’est pas réel mais ils continuent à travailler avec leurs patrons du Nord parce que leur travail et leurs carrières en dépendent. Les campagnes offrent les mécanismes de soulagement de la pauvreté individuelle sans entamer la structure globale et nationale du pouvoir qui appauvrissent les masses populaires. Quel que soit ce que peuvent faire Bob Geldof, Bono et les autres nouveaux missionnaires de l’Occident, la pauvreté ne sera ni éradiquée de la ville, ni traitée en dehors des Premiers Ministres et des Présidents. C’est une cécité historique d’agir et de penser qu’un peu de concert de Rock changera la situation. Peu importe combien de milliards de (télé)spectateurs regardent ces concerts.
C’est d’autant plus lugubre que Bob Geldof est devenu un conseiller à la pauvreté globale du leader conservateur, du nouveau clone Blairite et David Cameron. Après avoir essayé Blair et le nouveau travailliste, la patronne des ONG occidentales est allée chez les conservateurs. J’imagine qu’après avoir essayé le faux conservateur, pourquoi ne pas être réaliste. Est-ce que OXFAM et leurs multiples compagnons de route en Afrique vont maintenant nous convaincre que Cameron est la nouvelle face de la guerre contre la pauvreté?
Il est clair que les Britanniques et les autres ONG occidentales font des ajustements par rapport à leur propre environnement politique et s’adaptent à quiconque est au pouvoir. Mais parce que nos propres ONG sont menées par le bout du nez par les bailleurs, et qu’elles manquent de base sociale dans nos propres sociétés, elles ont démontré leur incapacité à faire la même chose. Elles se déclarent alors indépendantes des gouvernements africains et ne sont pas responsables devant le peuple mais se mettent en accord avec leurs bailleurs de fonds. J’espère qu’au cours de la nouvelle année, ces ONG vont commencer à mieux regarder vers l’Afrique et les Africains plutôt que vers les faux prophètes, les sauveurs et les messies venus d’ailleurs. Le fait que la majorité de nos populations aient survécu pour voir l’aube de 2006 n’a rien à voir avec ce que Blair, Brown, Bob et Bono (je me demande souvent pourquoi leurs noms commencent tous par la lettre B), ont fait pour eux, mais le résultat direct de notre volonté de vivre et de triompher.
En disant au revoir à 2005 disons au revoir aux stars en B dans la pornographie globale de la pauvreté qui a dominé le multimédia au cours de l’année.
Bonne année à tous.
Dr Tajudeen Abdul-Raheem est Secrétaire Général du Mouvement Panafricain, Kampala (Ouganda ) et Co-Directeur de Justice Africa.
Veuillez envoyer vos commentaires a editor@pambazuka.org
Comment écrire sur l’Afrique
Voici quelques pistes : coucher du soleil et famine.
2006-01-12
Binyavanga Wainaina
http://www.kwani.org/
Courrier
Pambazuka en Français
2006-02-03
Fatou Sow
http://www.pambazuka.org/fr/category/letters/32113
Je suis ravie que les publications de Pambazuka soit désormais en Français. Félicitations et courage.
Blogs africains
Tour d’horizon des blogs africains
2006-02-03
http://www.pambazuka.org/fr/category/blog/32063
African Shirts (http://africanshirts.blogspot.com/ 2006/01/prison-works.html)
African Shirts est étonné que la population carcérale au Nigeria soit presque 4 fois moins importante que celle du Royaume Uni. Ce qu’il trouve le plus surprenant, c’est que le gouvernement Nigérian soit prêt à libérer plus de la moitié de ses 4.000 détenus : << Vous pouvez me prendre pour quelqu’un qui a un préjugé contre le Nigéria, mais je ne pouvais jamais m’attendre à qu’une chose pareille puisse être envisagée dans ce pays. Je continue à croire que le Nigéria est un pays où les personnes sont arrêtées et disparaissent par la suite pour toujours, comme HOUDINI, qui trouve tout faux >>. Il met aussi en cause la suggestion implicite concernant les prisonniers, selon laquelle le Nigeria est plus respectueux de la loi que le Royaume Uni : << C’est du n’importe quoi! Lagos est probablement le lieu où la criminalité et l’insécurité sont les plus élevées au monde, excepté Bagdad (qui est dans une zone de guerre et qui ne compte pas bien sûr). En considérant le nombre de crimes à Lagos, sa population carcérale devrait être de 40.000. Je suspecte que le Nigeria soit classé plus bas que le Royaume Uni parce que tout simplement le système judiciaire évolue lentement. Et c’est là la vérité. Les prisons nigérianes sont moins peuplées parce que le système judiciaire est très lent et les gens payent des pots-de-vin pour sortir de la prison.
Ce qui l’impressionne’ le plus c’est que << le nombre élevé des détenus semble avoir été en violation avec la loi ainsi que le “habeas corpus” sur les prisonniers. Ceci montre que le gouvernement Nigérian est horrifié et ‘intéressé’ par les droits de ses citoyens >>.
Le Blog de Darfour : La Passion du Présent
(http://platform.blogs.com/passionofthe present/ 2006/01a_movement_by_w.html)
Rapports sur un mouvement des femmes en République Démocratique du
Congo pour combattre le viol.
<< Ces femmes font partie d’un mouvement grandissant des leaders et la communauté
féminine qui, avec le soutien des donneurs internationaux, sont en train de lutter
contre les stigmates du viol dans le Nord-Est de la RDC où un violent conflit
ethnique a fait rage au cours de la dernière décennie.
Les femmes ont commencé à former des comités locaux de vigilance pour protéger et soutenir les femmes qui ont été violées et leur donner des conseils.
Politique éthiopienne
(http://ethiopianpolitics.blogspot.com/2006/01/dictator-of-month.html)
rapporte que le Premier Ministre Meles Zenawi a été désigné dictateur du mois par le site << Dictateur du mois.com>> qui est un magazine qui publie des articles sur le travail infâme des dictateurs, autocrates et monarques du monde. Les dictateurs qui ont déjà été cités sur ce site sont : Adolf Hitler, Joseph Staline, Kim Jong II et Mengistu Halie Mariam. Ce blog qui compte bien d’autres citoyens Ethiopiens inquiets a été en contact avec le site <<Dictateur du mois>>, les informant sur les atrocités commises par le Premier Ministre Meles Zenawi. Après avoir passé en revue toutes les preuves données par des sources sûres, ils sont finalement convaincus que Meles Zenawi mérite bien ce titre.
Black Star Journal
(http://blackstarjournal.blogspot.com/2006/01/38000-die-each-month-in-dr-congo.html) Commente sur les chiffres stupéfiants de 34.000 personnes qui meurent chaque mois en République Démocratique du Congo et le mutisme observé par la Communauté Internationale.
Il fait la comparaison avec la réaction suscitée par le Tsunami en Asie ou 283.000 personnes avaient péri avec 1 million de déplacés, et les attentats du 11 septembre aux Etats Unis qui avaient fait 3.000 morts.
<< Mais si je vous dis qu’il y a eu un conflit qui a fait 15 fois autant de morts que le Tsunami, pourriez-vous donner un nom à cette crise ? Si je vous dis qu’il y avait une crise qui, en terme de mortalité, a atteint l’équivalent de trois attentats du 9 septembre chaque semaine au cours des sept dernières années, pourriez-vous savoir de quelle crise je parle ? Il conclue très judicieusement que tout est question de l’endroit où se déroule la crise : l’endroit, l’endroit, l’endroit!
Blog des Tunisiens : Subzeroblue
(http://www.subzeroblue.com/archives/ 2006/01/biodiesel_in_Tunisia.html) écrit au sujet du coût de plus en plus élevé du carburant à travers le monde. Le consommateur est en train de perdre alors que les grandes compagnies pétrolières continuent de faire des profits dans les banques. Bien que les Tunisiens soient chanceux parce que leur carburant est subventionné par le gouvernement, ceci ne durera pas pour toujours et comme dans le reste du monde il faudra trouver une alternative aux besoins du carburant. Il y a une suggestion: le bio diesel
“ Une option que je trouve réellement accessible pour un pays comme la Tunisie qui ne peut pas parvenir à investir autant d’argent dans le carburant à hydrogène par exemple. Le bio diesel est fait à partir de matériaux renouvelables comme les huiles végétales et la graisse des animaux, ou même des huiles recyclées. Il est biodégradable et non-toxique et a sensiblement moins d’émissions que le gasoil une fois brûlé. Il fonctionne bien dans les moteurs diesel actuels et réduits de moitie l’usure des moteurs. Le bio-diesel est déjà disponible dans le Royaume Uni et aux Etats Unis et il existe un site Internet qui a pour but d’expliquer comment vous pouvez le fabriquer vous-même.
(http://journeytoforever.org/biodiesel_make.html)
Black Looks(http://okrasoup.Typepad.com/black_looks/ 2006/01_a_56_year_old_e.html). Ce site commente sur la sentence de 5 ans de prison prononcée contre un pédophile britannique pour abus sexuel sur des jeunes enfants au Ghana. “Evidemment l’arrestation de cet ignoble individu est un soulagement mais la réalité est que rien qu’en Afrique il y a des millions d’enfants qui subissent des abus sexuels alors que le nombre de condamnations est relativement faible.” Les pays africains sont remplis de touristes sexuels, c’est le cas de la Gambie, du Cameroun, du Kenya et de l’Afrique du Sud pour ne citer que ceux-là. Prenant la Gambie en exemple, elle explique comment opèrent les touristes sexuels. Quant à l’Afrique du Sud, elle est la principale destination et le principal fournisseur d’enfants dans le monde.
“Le trafic, la prostitution et la pornographie d’enfants devient le meilleur moyen de se faire de l’argent pour des individus, des gangs et des syndicats à Cap Town, Johannesbourg, Durban et ailleurs dans le pays, et dans le monde. Les recherches faites par Molo Songolo ont révélé que le trafic d’enfant est pratiqué à travers l’Afrique du Sud et ses frontières, aussi bien en Afrique du Sud qu’à partir de ses frontières”.
* Sokari Ekine est l’auteur du blog Black Looks, http://okrasoup.typepad.com/black_looks
* Veuillez envoyer vos commentaires a editor@pampazuka.org
Moniteur de l'Union Africaine
Soudan : Khartoum veut présenter un visage souriant
2006-02-03
http://www.bbc.co.uk/french/highlights/story/2006/01/060122_sudan_au.shtml
A Khartoum, où se tient le sommet de l'Union africaine cette semaine, les autorités soudanaises ont employé les grands moyens pour rendre la ville plus attrayante, espérant qu'un accueil souriant contribuera à masquer les ravages de la guerre, de la pauvreté, et des violations des droits de l'homme dans le pays. Jonah Fisher, de la BBC, est sur place, et décrit les effets de cette gigantesque opération de chirurgie esthétique urbaine.
Femmes & genre
Afrique: Protocole relatif aux droits de la femme
2006-01-17
http://www.pambazuka.org/fr/category/wgender/47333
Ci-après figurent les dernières mises à jour trimestrielles (octobre à décembre 2005) adressées à Egalité Maintenant par des membres du Mouvement de solidarité pour les droits des femmes africaines (Solidarity for African Women’s Rights, SOAWR) qui travaillent sur la campagne pour la popularisation, la ratification et la transposition en droit interne du Protocole relatif aux droits de la femme en Afrique. On trouvera également dans le présent document des informations sur l'état des ratifications, les réunions auxquelles les membres du SOAWR ont participé, et les événements à venir.
Points d’info à l’échelon national
Gambie L’ACDHRS (African Centre for Democracy and Human Rights Studies) a organisé du 12 au 16 novembre à Banjul une formation intitulée : « Sixième session de formation sur l’utilisation des procédures internationales relatives aux droits humains pour promouvoir et protéger les droits des femmes ». Raymond Stock, membre de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, a présenté la Charte africaine et le système africain de protection des droits humains. Valérie et Isatou, de la Commission africaine, ont rappelé l’historique, le processus de rédaction et les principaux enjeux du Protocole relatif aux droits de la femme en Afrique. La formation a mis en avant l’importance du Protocole en tant qu’outil de promotion et de protection des droits de la femme. Il a également été question de l’application du Protocole eu égard au problème toujours non résolu de la Cour africaine des droits de l’homme et à celui de la Cour africaine de justice. Mali L’Association des juristes maliennes (AJM) a poursuivi son action d’information sur le Protocole relatif aux droits de la femme en Afrique, dans un contexte défavorable puisque la majorité des instruments internationaux ont été ratifiés au Mali sans avoir été ensuite appliqués au niveau local. L’AJM se heurte à de nombreux obstacles, notamment à la résistance des chefs religieux et traditionnels à l’égard des changements positifs pour les femmes. Ces chefs s’appuient sur des lois et des pratiques rétrogrades très profondément enracinées dans la société malienne. Une autre difficulté tient à l’ignorance des députés et au manque d’empressement de différents acteurs, notamment au sein des services de police et de la justice, à faire respecter les droits des femmes. Par ailleurs, les communicateurs traditionnels n’ont pas été impliqués dans l’information de la population sur la législation. En 2006, l’AJM continuera d’œuvrer pour que les droits inscrits dans le Protocole soient mieux connus et respectés, pour que les dispositions du Code de la famille soient conformes au Protocole, et pour que les avocats disposent des compétences et des connaissances nécessaires pour invoquer et faire appliquer les dispositions du Protocole devant les tribunaux et dans les jugements rendus. L’AJM est en train de constituer une équipe de 3 avocats, qui sera chargée de préparer une synthèse des dispositions du Code de la famille et du Protocole afin de faciliter l’harmonisation des deux documents. L’AJM mènera également plusieurs actions pour obtenir la transposition du Protocole dans le droit national. Namibie Sister Namibia a publié un article sur le Protocole relatif aux droits de la femme en Afrique dans son dernier bulletin, en soulevant des questions sur sa transposition en droit interne et son application. Le journal est lu en Namibie par de nombreux acteurs concernés (parlementaires, pouvoirs publics, société civile, etc.), mais aussi à l’extérieur du pays.
Zimbabwe Le WiLDAF/FeDDAF a continué de faire en sorte que la question du Protocole relatif aux droits de la femme en Afrique, la nécessité de le ratifier et les mesures à prendre pour assurer son application soient évoquées à toutes les réunions auxquelles ses collaborateurs et membres ont assisté durant toute l’année. Il a mis en avant le besoin d’une approche globale de la défense des droits des femmes, montrant comment les interactions entre les différents instruments existants pouvaient renforcer la protection des droits de la femme. Le WiLDAF/FeDDAF est en train de finaliser plusieurs propositions, qui concernent notamment la nécessité d’actualiser son manuel de formation sur les droits légaux en y intégrant le Protocole. Il lève également des fonds pour organiser un atelier sous-régional destiné à familiariser les responsables des ONG au contenu du Protocole. Le WiLDAF/FeDDAF se rend compte de plus en plus que les dispositions du Protocole et les possibilités qu’il offre d’amener de réels changements sont mal connus, et que les gens ne peuvent militer efficacement que pour une cause qu’ils comprennent parfaitement.
Liberia : Sirleaf nomme les premiers membres de son gouvernement
2006-02-03
http://www.irinnews.org/frenchreport.asp?ReportID=6662
Lundi, la main sur la Bible, Ellen Johnson Sirleaf a prêté serment en tant que première femme Présidente du Liberia et d’un Ètat d’Afrique. Devant le plus important rassemblement de chefs d’Ètats africains et de dignitaires internationaux jamais organisé à Monrovia, la capitale du pays, depuis le début de la guerre en 1989, Mme Sirleaf a promis de rétablir la paix et de reconstruire ce pays ravagé par la guerre. Elle a également invité ses concitoyens libériens à travailler ensemble pour tourner définitivement la page des quatorze années de conflit.
Droits humains
Global : Déclaration sur les populations indigènes en 2006
2006-02-03
http://ipsnews.net?news asp/idnews=31549
La déclaration internationale tant attendue sur les droits des populations indigènes pourra voir le jour en 2006 après plus de 10 ans d’efforts complexes d’un groupe des Nations Unies, ont annoncé les experts. Les négociations qui ont débuté en 2005 ont donné lieu à une lueur d’espoir pour la prochaine session des Nations Unies. La commission des droits de l’homme qui se tiendra en Mars et Avril prochains pourrait approuver une Déclaration des droits des peuples indigènes.
Tchad : Soutien à l’extradition de l’ancien dictateur Hissène Habré
2006-01-12
http://www.pambazuka.org/fr/category/rights/47332
Lettre ouverte aux organisations africaines des droits humains. “Nous demandons votre aide urgente afin de convaincre l’Union Africaine pour qu’elle recommande l’extradition de l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré en Belgique où il est recherché afin de répondre devant le Tribunal sur les crimes contre l’humanité, crimes de guerre et tortures”. Le Président du Sénégal Abdoulaye Wade a demandé au sommet de l’Union Africaine qui s’est tenu à Khartoum du 23 au 24 janvier 2006 de mettre en place une juridiction compétente pour le procès de Hissène Habré
Zimbabwe : L’Union Africaine interpelle le Zimbabwe sur les droits de l’homme
2006-01-04
http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/IRIN/6774c49834e91f79452768aa8ed138be.htm
La Commission Africaine sur les Droits de l’homme et des Peuples qui est une institution de l’Union Africaine a adopté une résolution qui dénonce sévèrement les violations des droits humains au Zimbabwe. “Ceci doit exercer une forte pression sur ce pays. C’est la première fois qu’un tel organe proche des Chefs d’Etat observe et condamne un Ètat par rapport à sa non-conformité aux droits humains, a précisé à l’IRN Arnold Tsunga, Directeur de l’Association des Juristes Zimbabwéens sur les droits humains.
Réfugiés & migration forcée
Egypte : L’agence des Nations Unies prise pour responsable dans la mort des réfugiés Soudanais
2006-01-04
http://www.ipsnews.net/africa/nota.asp?idnews=31635
Des groupes de la société civile arabe et du Moyen Orient accusent une agence des Nations Unies pour collaboration avec la police égyptienne dans une action qui a causé la mort d’au moins 25 Soudanais réfugiés dans un camp, au centre du Caire, le vendredi 31 décembre 2005. Les réfugiés dont des femmes et des enfants observaient un sit-in pendant les trois derniers mois, protestant contre le traitement dont ils étaient l’objet par le Haut Commissariat aux Réfugies (HCR) et demandaient à être installés dans un pays tiers. Mais Vendredi soir un groupe de près de 4000 officiers de polices ont mis en place un cordon de sécurité autour du camp des réfugiés soudanais et ont commencé à les battre sans discernement en utilisant des canons à eau. Des centaines des réfugiés étaient embarqués dans des bus et transférés vers des destinations inconnues.
Global : Immigration et asile de 1900 à nos jours
2006-01-05
http://www.abc-clio.com/products/overview.aspx?from=academic&productid=108786
« Immigration et asile: de 1900 à nos jours » est une introduction réactualisée aux concepts-clés, termes et personnalités et les vraies questions que soulève la résurgence de l’immigration du début du 20e siècle à nos jours. Elle met l’accent sur les Etats-Unis mais c’est aussi la première encyclopédie sur ce sujet qui reflète une vraie perspective globale. Avec la contribution des virtuoses mondiales sur le sujet, l’immigration et l’asile offre près de 200 articles autour de 4 thèmes,
Global : Migration et inégalité
2006-01-11
http://siteresources.worldbank.org/INTWDR2006/Resources/477383-1118673432908/Migration_and_Inequality.pdf
La migration internationale est un puissant symbole de l’inégalité globale, en termes de salaires, des opportunités sur le marché du travail ou de styles de vie. Des millions de travailleurs et leurs familles se déplacent chaque année à travers des frontières et des continents cherchant à réduire ce qu’ils voient comme un fossé entre leur position et celle d’autres personnes situées dans des zones plus riches. Alternativement, il y a un tel consensus croissant en matière de développement que la migration représente une stratégie importante de diversification de la vie pour la plupart des nations les plus pauvres du monde.
République Démocratique du Congo : Des dizaines de milliers de civils fuient les combats au Katanga.
2006-02-03
http://www.irinnews.org/report.asp?ReportID50970
Près de 49.000 civils qui ont fui les combats entre l’armée congolaise et les miliciens Mayi Mayi dans le Nord du province du Katanga vivent dans des conditions très difficiles, selon un officiel du Bureau de coordination des Nations Unies sur les affaires humanitaires. “Nous avons besoin de vêtement, de papier plastique, d’ustensiles de cuisine, de savon et de bien d’autres choses, a affirmé, le vendredi 6 janvier, Anne Edgerton, le porte-parole de OCHA à Kalemie, ville située dans le Katanga. Elle a ajouté que près de 120.000 personnes dans la région ont fui leurs villages depuis que le gouvernement a lancé l’opération de désarmement des milices le 15 Novembre 2005.
Zimbabwe : Du bon et du mauvais pour les Zimbabwéens qui bravent l'Afrique du Sud
2006-02-03
http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=2890
Dans les halls miteux de l'hôtel, un membre du personnel parle au téléphone. ''Tau a été tuée'', affirme-t-il. ''Je ne peux pas dire qui a fait cela, mais Memo a découvert le corps''. La femme décédée était une prostituée qu'on peut apercevoir dans la chambre qu'elle utilisait à peine enveloppée d'un couvre-lit piqué, une blessure provoquée par un fil téléphonique autour de son cou. Elle semble avoir reçu plusieurs coups de couteau, puisque du sang frais tâchait son chemisier. A partir de ce que votre correspondant peut dire, il y a des signes d'une lutte.
Elections & gouvernance
Afrique du Sud : Les alliés tripartites s’unissent pour la bataille électorale
2006-01-11
http://www.int.iol.co.za/index.php?set_id=1&click_id=594&art_id=vn20060109095446211C886474
Le SACP et le COSATU ont mis fin à leur désaccord dans l’alliance tripartite à propos de l’affaire Jacob Nzuma par des appels pour voter en faveur de l’ANC aux élections municipales. Ils ont présenté un front uni lors du lancement dimanche de la campagne électorale de l’ANC par le Président Thabo Mbeki au stade Athlone plein à craquer. Les deux associés ont ouvertement apporté leur soutien au numéro 2 de l’ANC, cerné, après avoir été destitué de la vice-présidence du gouvernement.
Côte d’Ivoire : Banny travaillait "en tandem" avec Gbagbo
2006-02-03
http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2004/06/000000_matin.shtml
Le Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny a déclaré à Brazzaville, à l'issue d'un entretien avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qu'il était déterminé à organiser toutes les élections dans son pays dans le délai d'un an fixé par les Nations Unies. Le chef du gouvernement ivoirien a par ailleurs assuré qu'il travaillait "en tandem" avec le président Gbagbo.
Ouganda : “Je ne m’irai pas facilement”, déclare le Président Museveni
2006-01-10
http://allafrica.com/stories/200601090083.html
Malgré l’assurance donnée aux Ougandais qu’il partirait s’il était battu aux élections, le Président Yoweri Museveni a dit qu’il ne se retirerait pas du pouvoir si le peuple et son parti le NRM ne le désirent pas proprement. Il a déclaré en substance au cours d’un meeting de campagne que “vous ne pouvez pas chasser un combattant de la liberté comme si vous chassez un voleur de poulet dans une maison”.
République Démocratique du Congo: Les Congolais donnent un soutien massif à la nouvelle Constitution
2006-01-12
http://www.irinnews.org/report.asp?ReportID=51059
Un nombre important de votants ont approuvé la Constitution par voie référendaire en décembre dernier. Ceci va conduire vers des élections générales, selon des résultats officiels. Les résultats rendus publics Mercredi par la Commission Indépendante Electorale, montrent qu’il y a eu 84.31 pour cent de OUI contre 15.69 de NON.
Tchad : Le gouvernement accuse le Soudan
2006-02-03
http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2004/06/000000_matin.shtml
Le gouvernement tchadien a formellement démenti les accusations du Soudan voisin, selon lesquelles son armée avait attaqué samedi une position militaire à l'intérieur du territoire soudanais dans la province frontalière du Darfour. Khartoum avait annoncé dans un communiqué avoir repoussé l'attaque d'une unité d'artillerie tchadienne sur une position soudanaise à 40 km au nord d'El-Geneina, principale ville du Darfour ouest, faisant deux morts dans les rangs tchadiens.
Corruption
Afrique : La guerre contre la corruption est-elle une autre aventure néo-coloniale?
2006-02-03
http://www.pambazuka.org/fr/category/corruption/32093
Cet article traite avant tout des idées reçues sur la définition de la corruption en Afrique. L’orthodoxie selon laquelle la tendance transculturelle à la corruption a une validité légale et morale, pouvant être traitée positivement, est rejetée. L’exploration du sens donné à la corruption est suivie par un examen synoptique de la signification donnée à ce terme en Occident qui constitue un échec de gestion et qui se distingue de la corruption en Afrique. En dépit de recherches complètes sur ce sujet, il n’y a aucune étude objective qui pourrait démontrer l’impact positif de l’Occident sur la corruption en Afrique. Pourtant cette incursion sur la corruption africaine pourrait être le prochain chapitre néo-colonial.
Développement
Afrique: Hong Kong :Tout sauf le développement
Déclaration à la presse du Réseau Commercial de l’Afrique
2006-02-03
http://www.twnafrica.org/news_detail.asp?twnID=871
Plutôt que d’être un important jalon vers l’accomplissement d’un round sur le développement, Hong Kong s’est achevé comme une plate-forme de l’anti-développement. La déclaration des ministres du commercer des pays membres de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) constitue une perte pour les pays africains. Ils ont été forcés de faire des concessions sur la plupart des propositions pour lesquelles ils sont allés à Hong Kong. Et quel que soit le confort, ce fut au mieux une ambiguïté et au pire une illusion.
Réseau du Tiers Monde
http://www.twnside.org.sg
Global : Amour, raison et l’avenir de la societé civile
2006-02-03
http://www.opendemocracy.net/globalization-vision_reflections/love_3149.jsp
Que veut dire bâtir une société civile ? Etant donné la fréquence avec laquelle ces mots sont utilisés de nos jours (même si cela peut paraître raisonnable pour la guerre en Irak), l’on pourrait penser qu’ils signifient quelque chose de clair et non ambigu. Et pourtant l’appellation société civile a été accaparée par les politiciens de tout bord au point de convenir à leurs différents points de vue. C’est très facile de se perdre dans la complexité de cette discussion ou d’être captivé par les acceptions d’un côté comme d’un autre. Pour sortir de cette impasse, il suffit de regarder au-delà du désaccord entre les idéologies et aux capacités fondamentales qui sont nécessaires pour façonner une société civile digne de ce nom même si nous continuons à être en désaccord avec ce qui semblerait être un détail.
Global : Forum Economique Mondiale -Des distinctions honteuses
2006-02-03
http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=2975
Alors que l'élite mondiale des entreprises tient sa traditionnelle réunion annuelle dans la station alpine suisse qu'est Davos, des organisations de la société civile ont, une fois encore, fait de leur mieux pour gâcher la fête, pointant un doigt accusateur sur l'irresponsabilité environnementale et sociale des compagnies. Les cibles cette fois-ci étaient Chevron, Walt Disney et Citigroup. Pro Natura, la branche suisse des Amis de la terre, et la Déclaration de Berne (The Berne Declaration), une organisation non gouvernementale qui défend la justice et l'égalité dans les relations Nord-Sud, ont décerné, mardi, des récompenses sarcastiques connues sous le nom de Prix du public - Public Eye awards.
Mali : Dix mille personnes pour dire “Non!” au néo-libéralisme
2006-02-03
http://www.ipsterraviva.net/tv/wsf2006/viewstory.asp?idnews=451
Les militants alter mondialistes présents au Forum de Bamako ont convergé jeudi après midi vers le boulevard de l’indépendance et le stade Modibo Kéïta pour l’ouverture du Forum. L’ambiance était festive et colorée. ‘’Nous pouvons dire que nous avons réussi le pari de l’organisation’’, s’exclamait le coordinateur du comité d’organisation, Mamadou Goita. Selon lui, on peut évaluer le nombre de marcheurs à près de 10.000 personnes sur un parcours d’environ 4 km. L’itinéraire de la marche partait du boulevard de l’Indépendance au Stade Omnisports Modibo Kéita. Sur les pancartes, on pouvait lire, entre autres slogans, ‘’Non à la politique néo-libérale ! Non à la marchandisation de l’Afrique !’’
Santé & VIH/SIDA
Africa/Gobal : La fuite des cerveaux dans le domaine de la santé continue
2006-02-03
http://kaisernetwork.org/daily_reports/rep_index.cfm?DR=34435
Une échappatoire dans le service de santé britannique interdisant le recrutement du personnel de santé venant des pays en développement a fait que des centaines d’infirmières et de sages femmes originaires de ces pays, échappent au contrôle. Selon Andrew George, membre du Parlement appartenant au minoritaire parti Liberal Democrate, cité par le journal “The Guardian”, ce système constitue un dommage dans la lutte contre le SIDA et d’autres maladies. George a précisé que les infirmières et les sages femmes sont emmenées au Royaume Uni pour travailler par un réseau échappatoire interdit qui fait que ces femmes ne peuvent pas travailler à plein-temps et de toute façon ils ne peuvent le faire que dans le privé pour échapper au contrôle du gouvernement.
Afrique : Des moustiquaires longue durée plus étendus
2006-02-03
http://tinyurl.com/a2fk4
Le paludisme fait 3 millions de morts par an, pour la plupart des enfants en Afrique sub-saharienne. Au cours de la dernière décennie, les politiques pour contrôler cette maladie ont remplacé les recherches sur les vaccins et la drogue, pour se concentrer sur les insecticides et les lits-moustiquaires. Dans cet article, Jon Snow, un des plus éminents journalistes anglais, fait un récit sur son récent voyage en Afrique, où il a rencontré les réseaux de ce business - dans une usine pharmaceutique et d’industries pétrolières en Tanzanie – produisant des filets de longue durée et créer un marché viable en Afrique, rapporte le SciDev.
Burkina Faso : L'heure est à la réparation des séquelles de l'excision
2006-02-03
http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=2974
Mariam Zoungrana contient difficilement sa joie. Excisée depuis l'âge de trois ans, elle a aujourd'hui 32 ans et elle vient de bénéficier d'une prise en charge réparatrice des séquelles de l'excision à la clinique El Fateh-Suka, à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. La disponibilité de l'équipe du professeur Michel Akotionga, gynécologue obstétricien, lui a redonné de la joie. ''Maintenant ça va!'', se contente t-elle tout simplement de répondre lorsque l’on l’interroge.
Ouganda: Pas si réussie cette histoire du SIDA
2006-02-03
http://allafrica.com/stories/200601091193.html
Rien que le fait d’essayer de peindre un tableau attrayant de l’histoire du SIDA aux dépens des réalités connues rend un mauvais service à la lutte contre le SIDA dans ce pays, a estimé un analyste dans le journal ”The Monitor”. Evidemment, des progrès considérables ont été réalisés dans la lutte contre cette maladie. Néanmoins le progrès ne devrait pas écarter les réserves au sujet de la prétendue histoire du succès de l’Ouganda dans le combat contre le SIDA.
Tchad : Le pacte manqué sur le pétrole risque de toucher des projets semblables
2006-02-03
http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=31719
La décision de la Banque Mondiale de suspendre ses prêts au Tchad après que ce pays a indiqué qu’il détournerait les revenues du pétrole pour alléger la pauvreté serait un geste symbolique pour esquiver l’action de la banque dans des projets similaires comme le gaz, disent les experts. La semaine dernière le bailleur de fonds public basé a Washington a menacé de suspendre un prêt de 124 millions de dollars au Tchad, un des pays les plus pauvres du monde, après que son gouvernement a amendé une loi contrôlant les revenues du pétrole, contre l’avis de la Banque Mondiale.
Éducation
Côte d’Ivoire : Une rentrée des classes sans les élèves en zones ex-rebelles
2006-02-03
http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=2830
Les élèves des écoles de Côte d'Ivoire ont repris le chemin des classes, lundi, dans le sud du pays, pendant que leurs camarades des zones occupées par les Forces nouvelles (ex-rebelles) voient leur avenir de plus en plus hypothéqué en raison de la non-organisation des examens de fin d'année. Livres, cahiers, stylos et cartables neufs dans leurs sacs portés en bandoulière, les écoliers dans les zones gouvernementales sont heureux de retrouver les salles de classe, après trois mois de vacances. Mais certains ignorent qu'à des centaines de kilomètres au nord, beaucoup de leurs camarades d'âge n'auront pas la chance d'apprendre à lire et à écrire, cette année, dans les zones ex-rebelles.
Global : Corruption dans les écoles: 10 études de cas
2006-02-03
http://www.eldis.org/cf/search/disp/DocDisplay.cfm?Doc=DOC20551&Resource=f1educ
Ce rapport présente dix études de cas faites en Argentine, en Bosnie Herzegovine, au Bresil, en Georgie, Mexico, Nepal, Nicaragua, Niger, Sierra Leone et Zambie. Ces études évaluent la forme et l’ampleur de la corruption dans des écoles et les universités et fournissent des exemples pratiques pour dire comment la société civile peut aider à lutter contre la corruption et s’assurer que les enfants aient une éducation de qualité.
Global : Les enseignants exigent que l’éducation soit mise hors des GATS
2006-02-03
http://ei-ie.org/en/news/20051214.htm
L’union globale représentant plus de 29 millions de professeurs et travailleurs de l’éducation a invité les pays membres du GATS (Accord Général sur les Echanges de Services), d’enlever les services de l’éducation “parce qu’il y a tant de questions sans réponse au sujet de l’impact des GATS sur l’éducation et parce qu’il y a tellement de choses en jeu, que nous estimons tous les membres doivent adopter une approche prudente. Ils ne doivent ni faire, ni rechercher un engagement qui contraindrait les droits du gouvernement de réguler l’éducation comme il le voit, y compris la recherche, les services audio-visuels et les librairies”, a dit Thulas Nxesi, président de “Education International”.
Environnement
Afrique : Dix ans de plantations génétiquement modifiées (GM) sans davantage de bénéfice, note un nouveau rapport
2006-02-03
http://www.pamabazuka.org/index.php?id=31264
Dix ans après la première plantation génétiquement modifiée il n’y a aucun bénéfice apparent pour les consommateurs, les fermiers ou l’environnement, et outre les promesses faites par les sociétés biotechnologiques, il n‘y a aucun impact sur la faim et la pauvreté, selon un rapport du Centre Africain de la Sécurité Bio et Amis de la Terre Internationale. Les 100 pages de ce rapport “Qui bénéficie des plantations génétiquement modifiées?”, Monsato conclue que l’augmentation des plantations génétiquement modifiées dans un nombre limité de pays a été en grande partie le résultat des stratégies agressives de l’industrie biotechnologique plutôt que des conséquences des bénéfices dérivés de cette technologie.
Afrique : S’attaquer à la pêche illégale dans les eaux protégées
2006-02-03
http://www.pambazuka.org/fr/category/environment/32106
La pêche illégale non régulée (IUU) est en train d’affecter considérablement les revenus de la pêche dans les pays en développement. L’IUU a eu un excédent estimé à 2.4 milliards de dollars par an, avec 900 millions de dollars pour la seule Afrique au sud du Sahara. Des recherches de la “Marine Resources Assesment Group UK” qui a passé en revue l’impact de l’IUU dans les pays en développement a constaté que le niveau de l’IUU était inversement en corrélation avec sa politique. Cette pêche illégale affecte notamment la pêche de thon en Afrique au sud du Sahara, en Afrique de l Est et toutes sortes de pêches en Afrique de l’Ouest. L’Afrique de l’Ouest, la manche du Mozambique, la Somalie et l’Afrique centrale sont des zones particulièrement problématiques: l’optimisation des fonds relativement modestes dans ces zones pourrait augmenter de manière significative les recettes publiques de la pêche, améliorer les vies et contribuer à la sécurité alimentaire bien que l’augmentation du revenu ne puisse toujours pas rivaliser avec la prise réaliser par l’IUU.
Cameroun : Un projet de barrage sur le Lom ne satisfait pas les ONG
2006-02-03
http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=2977
A quelques mois du démarrage des travaux de construction d'un barrage hydroélectrique sur le fleuve Lom, à environ 350 km à l'Est de la capitale, Yaoundé, certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG) qualifient le projet de ''dangereux'', pour les communautés riveraines. ''Quoique louable, le projet de Lom, dans sa forme actuelle, accélèrerait la dégradation du niveau de vie des populations locales'', affirme à IPS, Dieudonné Thang, Secrétaire exécutif de Global Village, une ONG basée à Yaoundé.
Sénégal : Le vol des panneaux solaires affecte les populations rurales
2006-02-03
http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=2972
Le phénomène du vol des panneaux solaires est devenu de plus en plus inquiétant au Sénégal, faisant même craindre des risques de sabotage de cette technologie adaptée à l'amélioration des conditions de vie des populations rurales. L'Etat, la Société Nationale des Télécommunications (SONATEL) et l'Agence Sénégalaise d'Electrification Rurale (ASER) souffrent davantage de ces vols répétitifs de panneaux solaires installés dans les villages pour alimenter les populations en eau potable, en électricité et en téléphonie rurale.
Média & liberté d'expression
DRC : RSF «dénonce» l'expulsion d'un correspondant de presse
2006-02-03
http://fr.allafrica.com/stories/200601270717.html
L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (Rsf) a «dénoncé» mercredi l'expulsion par le gouvernement éthiopien du correspondant britannique de l'agence de presse américaine Associated Press (Ap) dans ce pays, rapporte l'Afp. Rsf «dénonce l'expulsion du journaliste britannique Anthony Mitchell» et «demande au gouvernement éthiopien de revenir sur sa décision», dans un communiqué parvenu mercredi. L'organisation «exprime son soutien à Anthony Mitchell, en estimant qu'il a toujours fourni un travail précieux et de qualité dans un pays où l'information est souvent partisane», poursuit le communiqué. Le gouvernement éthiopien l'accuse d'avoir « terni l'image de la nation».
Bien-être social
Afrique : La Commission européenne crée un fonds d'assistance et de secours d'urgence pour l'Afrique
2006-02-03
http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=6621
La Commission européenne a approuvé lundi la création d’un fonds de 165,7 millions d’euros (196,4 millions de dollars américains) pour financer les programmes d’assistance dans 10 pays africains en proie à des crises humanitaires. « [Ces fonds serviront à] financer des besoins prévisionnels des crises actuelles et constitueront aussi une réserve disponible permettant de faire face aux catastrophes qui surviendraient en cours d’année », a déclaré mardi à Bruxelles, Amadeu Altafaj, le porte-parole de la Commission européenne. La création du nouveau fonds a été annoncée à l’occasion du premier anniversaire du tsunami de l’océan indien qui a fait près de 200 000 victimes.
Plaidoyers & campagnes
Global : L’eau, la vie avant le profit!
2006-02-03
http://www.kairoscanada.org/e/actioncampaign.asp
“ Nous croyons que l’eau est un sacré cadeau reliant toute la vie. Comme le monde fait face à une crise croissante d’eau douce, l’eau est en train de devenir une grande source de profit pour certains et quelque chose de difficile à acquérir pour d’autres. Chaque fois que nous vidons un marécage ou polluons un fleuve, nous empirons la situation pour tout le monde. Face à cette crise, l’eau doit demeurer dans les mains des autorités publiques partout dans le monde. Elle ne devrait pas être un objet de profit privé.
Cliquez sur l’URL proposé pour découvrir comment porter plainte.
Conflits & urgences
Afrique de l’Ouest : Stabilité en dents de scie dans la région la plus pauvre du monde.
2006-02-03
http://www.irnnews.org/report.asp?ReportID=50987
L’Afrique de l’Ouest, la région la plus pauvre du monde a mis au compte du succès la fin de la guerre au Liberia et en Sierra Leone en atteignant une paix durable. Mais les perpétuels problèmes tels la corruption et le chômage pourront encore faire capoter ce progrès et ailleurs dans la région, les perspectives demeurent austères.
Angola: Riche en pétrole mais affreusement pauvre
2006-02-03
http://allafrica.com/stories/200601100348.html
Derrière la flambée des prix du baril du pétrole, le 2e plus grand producteur de pétrolé africain, l’Angola, possède l’un des taux de croissance économique les plus rapides du continent alors que sa population demeure parmi la plus pauvre.
Après 27 ans de guerre civile, un accord de paix signé avec les rebelles de l’UNITA en 2002 commence à transformer progressivement la vie des populations qui s’en prennent au gouvernement qu’elles accusent de retarder les retombées économiques générées par le pétrole.
Cote D’Ivoire : Quand l'Etat rançonne les planteurs de cacao pour s'acheter des armes
2006-02-03
http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=2967
''Le cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial..., est aussi la principale source de financement occulte du régime ivoirien, notamment pour ses achats d'armes de guerre'', révèle un rapport commandé par la Commission européenne. Rendu public le 18 janvier, ce rapport de 200 pages, dont les recherches ont été menées depuis juin 2004, décrit ce secteur clé de l'économie ivoirienne comme ''livré au règne arbitraire et géré en toute opacité'', selon l'un des rédacteurs du document, l'avocat français Xavier Ghelber.
Erythrée : Le pouvoir accepte son erreur
2006-02-03
http://www.pambazuka.org/fr/category/conflict/32070
L’Erythrée doit accepter sa faute devant l’opinion internationale pour avoir déclenché la guerre en 1998-2000 à la frontière avec son voisin éthiopien, sans reconnaître que cette décision était une erreur, a déclaré un haut conseiller lundi 2 janvier 2006. La commission de la Cour Permanente d’Arbitrage a déclaré le mois dernier que l’Erythrée avait violé le droit international en attaquant l’Ethiopie en 1998, ce qui a déclenché la guerre entre les deux pays, faisant 70.000 morts.
Nigeria : Violence dans le Delta
2006-02-03
http://www.pambazuka.org/fr/category/conflict/32066
Des informations en provenance du Nigéria indiquent que des individus ont perpétré un nouveau vol à main armée dans les locaux d'une compagnie étrangère dans la région du Delta. La police affirme qu'une vingtaine de malfaiteurs ont attaqué les installations d'une société sud-coréenne. Les individus auraient réussi à s'emparer de 300 mille dollars.
Ouganda-RCD : Négociations au sujet d’une amende
2006-02-03
http://allafrica.com/stories/200601010013.html
Selon certains rapports, l’Ouganda a débuté les négociations en vue de payer la République Démocratique du Congo (RDC) à la suite de la décision de la Court Internationale de Justice demandant à l’Ouganda de payer des compensations à la RDC après avoir envahi et pillé ses ressources. La RDC a porté plainte contre l’Ouganda auprès de la Haute Cour des Nations Unies en 1999. Les deux pays avaient choisi l’option de négocier entre eux afin de trouver un compromis sur le montant et les conditions de paiement.
Ouganda: Une stratégie pour mettre fin à la crise dans le Nord du pays
2006-02-03
http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?l=1&id3864
L’Armée de la Résistance du Seigneur rentre dans sa 20e année d’insurrection sans une fin en vue. Ceci a compliqué davantage la situation politique à Kampala au cours des derniers mois, dont l’arrestation de grandes figures de l’opposition, note le Groupe International dans un nouveau rapport. Le Groupe International précise que la nouvelle stratégie des rebelles est de tendre des embuscades aux véhicules, y compris ceux des agences humanitaires. Ceci a empiré la situation humanitaire dans le Nord de l’Ouganda, pendant que le processus de paix entre le Soudan et la République Démocratique du Congo (RDC) est perturbé comme l’Armée de la Résistance du Seigneur traverse les frontières sans la réaction de Conseil de Sécurité des Nations Unies
République Démocratique du Congo : La crise du Katanga ignorée
2006-02-03
http://wwww.irinnews.org?report.asp?Report ID=50923
Une grande crise humanitaire se déroule dans la province congolaise du Katanga avec des dizaines de milliers de personnes déplacées, mais jusqu’à présent le gouvernement et la communauté internationale ne font pas grand chose. La province du Katanga n’est pas sur la carte politique, c’est pour cette raison qu’une telle crise humanitaire est ignorée, a déclaré Jason Stearns, chef des Analystes du Groupe International en Afrique Centrale qui prépare en ce moment un rapport qui sera publié au début de cette année.
Tchad-Soudan : Les deux parties expriment leur bonne volonté à négocier alors que la tension persiste
2006-02-03
http://www.irinnews.org/report.asp?ReportID=51022
Le Soudan a déclaré Mardi 10 janvier qu’il était prêt comme le Tchad à ouvrir les négociations afin de désamorcer la tension grandissante à la frontière entre les deux pays, mais les deux parties paraissent encore très divisées sur ce point. Au cours du week-end le Tchad a déclaré qu’il était prêt à négocier avec le Soudan à certaines conditions dont le désarmement des rebelles Tchadiens. Ndjaména a déclaré que ces rebelles opèrent le long de la frontière avec le Soudan.
Internet & technologie
Afrique : L ‘accès au broadband s’accroît
2006-02-03
http://www.pambazuka.org/fr/category/internet/32111
L’accès au broadband est devenu de plus en disponible en Afrique au cours des quatre dernières années selon les auteurs d’un nouveau rapport publié par “Balancing Act”. Le rapport est basé sur une étude de 100 opérateurs sur le continent. Selon les auteurs Paul Hamilton et Russell Southwood, entre 2001 et aujourd’hui un large éventail de la technologie du broadband avec et sans câble a été déployé à travers l’Afrique. Les premiers ont été installés vers 2001 et cela s’est accru depuis 2003.
Afrique : Les compagnies d’Internet doivent elles être réglementées pour assurer la liberté d’expression?
2006-02-03
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=16110
Le récent cas de la fermeture du blog d’un journaliste par Microsoft sous la pression des autorités chinoises a une fois de plus démontré que quelques compagnies d’Internet ne respectent pas la liberté d’expression lorsqu’ils opèrent dans des pays répressifs. Reporters Sans Frontières (RSF) propose six recommandations concrètes pour inciter ces pays à avoir la morale éthique. Ces recommandations sont adressées aux gouvernements et aux législateurs américains parce que toutes les compagnies interpellées dans ce document sont basées aux Etats Unis. Néanmoins, elles concernent tous les pays démocratiques et ont donc été envoyées à l’Union Européenne mais aussi au Secrétariat Général de l’OCDE.
Cameroun : Des service Internet sous des lampadaires
2006-02-03
http://www.netindial123.com/showdetails.asp?id=203474
La compagnie de Singapour Nex-G Systems a été la première à être contactée pour fournir des lampadaires solaires au Cameroun qui pourraient être télécommandés d’un point central. Chemin faisant, la compagnie a décidé d’installer également des infrastructures de télécommunication de sorte que ces lampadaires puissentnt permettre aux utilisateurs d’accéder à l’Internet et de téléphoner. La compagnie envisage d’installer le “WiFi”, une technologie sans fil à courte portée, sur environ 4000 lampadaires à Douala, fournissant l’accès à l’Internet même à certaines régions éloignées de la ville.
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