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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

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Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
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Food Rebellions! Food Rebellions! Crisis and the hunger for justice Eric Holt-Giménez & Raj Patel.

Food Rebellions! takes a deep look at the world food crisis and its impact on the global South and under-served communities in the industrial North. While most governments and multilateral organisations offer short-term solutions based on proximate causes, authors Eric Holt-Giménez and Raj Patel unpack the planet's environmentally and economically vulnerable food systems to reveal the root causes of the crisis.

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Pambazuka News 115 :Le panafricanisme face au centenaire de Nkrumah

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Résumé de l'Édition Anglaise, 4. Femmes & genre, 5. Droits humains, 6. Réfugiés & migration forcée, 7. Mouvements sociaux, 8. Elections & gouvernance, 9. Développement, 10. Santé & VIH/SIDA, 11. Éducation, 12. Environnement, 13. Média & liberté d'expression, 14. Conflits & urgences, 15. Internet & technologie, 16. Collecte de fonds & ressources utiles, 17. Cours, séminaires, & ateliers




Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : La problématique de l’émergence d’une communauté politique africaine.
COMMENTAIRE & ANALYSES : Faire prévaloir la force de la raison face aux médias
RÉSUME DE L’EDITION
ANGLAISE : La malédiction des tendances monarchiques dans la politique africaine
FEMMES & GENRE : Bénin : Boni Yayi et sa promesses de 30% de femmes au gouvernement.
DROITS HUMAINS : Afrique : Des crimes à élucider au Rwanda et en RD Congo.
REFUGIES & MIGRATION FORCÉE : Afrique : suspension des expulsions des Kinois et Brazzavillois.
ELECTIONS & GOUVERNANCE :Afrique : Quatre Africains visent la direction générale de l’UNESCO.
DEVELOPPEMENT : Sierra Leone : Découverte d’un gisement d’hydrocarbures
SANTE & VIH/SIDA : Cameroun : Un lit pour lutter contre le paludisme.
EDUCATION : Zimbabwe : 70 millions de dollars pour relancer le système éducatif.
ENVIRONNEMENT : Afrique : La BM invite à agir pour le changement climatique.
MEDIA & LIBERTE D’EXPRESSION : Erythrée : La plus grande prison du monde pour les journalistes.
CONFLITS & URGENCES : Afrique : Année difficile pour les enfants dans les conflits armés.
INTERNET & TECHNOLOGIE : Afrique : La ruée des opérateurs internationaux de téléphonique mobile.
COLLECTE DE FONDS & RESSOURCES UTILES : Global : Appel d’offre de l’Université virtuelle Environnement et Développement.
COURS & SEMINAIRES : Bourses de recherche sur la paix en Afrique de l’Ouest




Chroniques

La problématique de l'émergence d'une communauté politique africaine

Willy Jackson

2009-09-20

http://pambazuka.org/fr/category/features/58944

On peut aisément convenir avec Willy Jackson que «l'unité africaine est un mythe qu'on se raconte et qu'on raconte aux autres». Le rêve dépasse en effet les années des indépendances africaines qui pouvaient en être l’élément fondateur, mais sont arrivées comme un facteur de blocage pour « cette construction rêvée par nos ancêtres visionnaires». «Les contradictions des intérêts égoïstes de quelques uns» sont en effet arrivées comme des forces d’inertie. En juillet 2009 a été organisé, à Dakar, un symposium sur les Etats Unis d’Afrique, occasion pour Jackson de présenter cette communication dont Pambazuka News vous propose une première partie. Elle rappelle le rêve de Nkrumah, dont le centième anniversaire de la naissance se célèbre ce lundi 21 septembre et évoque les facteurs d’échec qui empêchent sa réalisation.

Confrontée à de multiples défis tant internes qu'externes, l'Afrique peine à trouver sa voie dans un monde pris dans le vertige de bouleversements sans précédent. Il lui manque un sens, une identité en tant que sujet ontologique. L'enjeu est, de toute évidence, politique. L'Afrique a du mal à se penser, à se réaliser et à s'imposer comme une entité politique visible et audible. Ce rêve-là reste pour le moment un rêve inassouvi, avorté.

Continue ainsi à s'exprimer, porté par l'imaginaire collectif des peuples, un «désir d'Afrique» ancré dans l'intemporalité. Il faut donc débattre de l'Afrique en soi. Comment l'Afrique, identifiable géographiquement par un ensemble de pays situés sur ce continent peut-elle s'affirmer en tant qu'être collectif ? L'Afrique peut-elle se construire en tant que communauté politique ? Autrement dit, est-il possible que se noue entre les pays africains un lien politique créateur d'un agir et d'un vivre ensemble ? La problématique de la nécessaire communauté politique africaine est une dynamique de l'«en-commun». Elle est en substance une pédagogie du passage du non-être politique à l'être politique, de la pluralité à l'unité.
Une vision politique s'esquisse au sein des instances dirigeantes africaines. Le propos n'est pas nouveau. Les pays africains ont, depuis le début des années soixante, marqué leur engagement à s'unir politiquement. Il est alors pertinent de se poser la question de savoir en quoi le discours actuel et la praxis qui en découle diffèrent-ils de ceux prônés au début des indépendances. Les Africains ont-ils appris de leur histoire politique ? Mettre sur la table ce débat contribue à clarifier, ou tout au moins, à poser les termes de la stratégie africaine de l'unité substantielle, organique.

En effet, rien ne serait plus dommageable pour l'aspiration commune des peuples africains à l'unité que de perpétuer une stratégie qui, parce que n'ayant pas tiré les leçons de ses échecs, persisterait dans une voie sans issue et entretiendrait l'illusion d'une avancée vers la réalisation de l'être collectif africain. II faudra donc faire un retour sur le projet politique africain dans sa récurrence. Décliné en termes de fédéralisme, ce projet a buté et continue de buter sur la résistance de la souveraineté revendiquée par les États souvent de façon pointilliste.
Nous tenterons tout d'abord de montrer comment toute l'histoire de la construction politique de l'Afrique s'est trouvée prise au piège de cette notion de la souveraineté et de son support, l'État, et comment elle a abouti à l'échec du projet politique qu'elle était pourtant censée impulser. Nous montrerons ensuite que le déverrouillage du projet politique africain, son élancée ne peut se faire que sur la base d'une nouvelle dynamique démocratique.
1 - L'échec historique du projet politique africain : souveraineté contre fédéralisme
II est nécessaire de remonter dans le temps pour appréhender les évolutions qui ont marqué la trame du projet politique africain. Cette remontée dans l'histoire nous plonge dans la querelle de l'unité africaine.
Au début des années soixante, se fait jour, parmi l'élite militante du continent nourrie des idéaux du panafricanisme, un consensus pour réaliser l'unité de l'Afrique. Mais très tôt apparaît un clivage idéologique sur les moyens d'atteindre cet objectif, et par conséquent sur sa forme institutionnelle. On voit ainsi apparaître une fracture entre partisans d'une intégration politique sous la forme d'une fédération continentale, et partisans d'une intégration économique portée par une structure fonctionnelle. Les termes de cette confrontation sont connus et ont été abondamment étudiés (1) . Qu'il nous suffise de rappeler l'essentiel.
La thèse fédérale est portée par l'idée que le but final de l'intégration réside dans la constitution d'une communauté politique. Le phénomène de pouvoir est donc au centre de cette théorie. La problématique fédéraliste est construite autour de l'édification d'un pouvoir supranational s'imposant aux autorités nationales. Elle implique ainsi une limitation de la souveraineté des États et l'adoption d'une constitution commune avec la création d'une autorité politique centrale. Mais cette centralisation politique est aussi couplée avec une dispersion territoriale du pouvoir, en ce que l'État fédéral délègue une parcelle de son autorité aux États fédérés dans des domaines déterminés.

Si le fédéralisme accorde la priorité au politique, il reconnaît aussi une importance à l'économique dans le processus de fédéralisation. Mais l'économique est ici une dérivée du politique, et l'intégration politique est proprement la condition sine qua non de l'intégration économique. Écoutons Nkrumah : «L'unité africaine est, avant tout, un royaume politique qui ne peut être conquis que par des moyens politiques. L'expansion sociale et économique de l'Afrique ne se réalisera qu'à l'intérieur de ce royaume politique et l'inverse n'est pas vrai. L'unité africaine apparaît comme une exigence fondamentale pour le développement économique, le progrès économique et une industrialisation planifiée. » (2).

Une fois qu'il eût posé le cadre théorique de l'unité africaine, Nkrumah s'attela à définir les fondements et les structures d'un État fédéral africain. Il proposa donc que ce gouvernement supranational, incarnation des États-Unis d'Afrique, assumât les compétences suivantes : « Une défense commune avec un commandement suprême africain, des affaires étrangères et une diplomatie communes ; une nationalité commune ; une monnaie commune, une zone monétaire africaine, une banque centrale africaine et un système continental de télécommunication. » (3).

Émanait donc de ce projet de forts relents de supranationaliste dans la mesure où il impliquait des abandons de souveraineté pour les États appelés à intégrer la fédération. Les propositions de Milton Oboté de l'Ouganda allaient dans le même sens de l'amoindrissement des compétences nationales au profit d'un gouvernement continental : « Quelque plaisir que l'on éprouve à se sentir entièrement maître chez soi, je prétends que le moment est venu - il est même déjà dépassé - où les États africains indépendants devront renoncer à une partie de leur souveraineté en faveur d'une législature et d'une instance exécutive centrale en Afrique, nantie de pouvoirs spécifiques pour traiter des questions qu'il serait préférable de ne pas laisser au gré des politiques individuelles» (4).

On notera que les intellectuels africains reprendront à leur compte cette orientation fédéraliste prônée par les hommes politiques. C'est ainsi, par exemple, que Cheikh Anta Diop, après avoir souligné la faiblesse des États africains pris isolément, déclare : « Il faut basculer définitivement l'Afrique noire sur la pente de son destin fédéral. » (5). L'aspiration à l'unité de l'Afrique s'est donc traduite au plan idéologique et stratégique par l'émergence d'un courant de pensée favorable au fédéralisme. Cette tendance s'est heurtée à la conception fonctionnelle de l'unité africaine.
Dans cette école de pensée, les phénomènes politiques sont accusés d'être à l'origine des conflits sociaux ; ils sont cause des divisions entre les peuples. Dans ces conditions, il importe d'opérer un transfert de pouvoir du politique vers l'économique. Ce passage se justifie par la croyance entretenue qu'il y a automatiquement amélioration de la condition humaine dès lors que « l'administration des choses» remplace « le gouvernement des hommes », selon le point de vue développé aussi bien par les saint-simoniens que par les marxistes. Les fonctionnalistes mettent donc l'accent sur le rôle de l'économie et sur le développement technologique en général. Ils insistent sur leurs effets unificateurs et en déduisent qu'il faut créer un réseau d'agences fonctionnelles partout dans le monde, d'où émergerait le sentiment d'appartenance à une communauté internationale, universelle, et vivant en paix (6).

Mais la construction d'une telle communauté ne passe pas nécessairement, préalablement, par la création de la fédération. L'état final de l'intégration pour les fonctionnalistes, c'est une communauté mondiale symbolisée par un gouvernement mondial. Mais cette communauté mondiale procède par paliers, par l'imbrication des différentes communautés dans des tâches communes, par des négociations au cours desquelles différents pays apprennent à se connaître. L'intensité des communications économiques et sociales apparaît donc au bout du compte comme un élément fédérateur (7).

Le fonctionnalisme ne vise donc pas l'unification politique immédiate des sujets étatiques qui se voient reconnaître le droit d'exercer leur souveraineté nationale. Ainsi s'explique l'adhésion d'une fraction des hommes politiques africains aux thèses fonctionnalistes et au modèle politique qu'elles sous-tendent. En effet, la plupart d'entre eux entendaient exercer et conserver ce pouvoir nouvellement acquis du fait de l'accession de leurs pays à l'indépendance.

Nous trouvons ici un échantillon assez représentatif de cette tendance. Ainsi, de Tsiranana, président de Madagascar qui proclamait : «Nous entendons conserver nos États dans leur totale souveraineté» (8). Et Senghor de renchérir: « Nous serons prudents en avançant pas à pas et par étapes. Vouloir du premier coup bâtir une fédération ou simplement une confédération, c'est, j'en ai peur, nous préparer à un échec cuisant à bref délai » (9). Il ajoutera : « Je me fais de l'unité africaine la même idée que le général de Gaulle se fait de l'Europe. Il faut faire l'Afrique des patries. Nous sommes en effet trop différents les uns des autres, aussi bien du point de vue de la race que de la culture et de la langue» (10).

Dès lors, l'unité africaine devenait possible seulement par la médiation, la probation de la coopération économique. Ainsi s'établit le primat de l'économique sur le politique, conception que Houphouët Boigny justifie en ces termes : «L'unité économique nous semble constituer la meilleure approche possible de l'unité politique» (11). Alors Premier ministre du Nigeria, Sir Abubakar Tafawa Balewa invitait aussi les Africains à s'engager d'abord dans la voie médiane de la coopération économique et technique multiforme, prélude à l'unification politique : «... Aboutir à l'unité en prenant des mesures d'ordre pratique établissant la coopération dans les domaines de l'économie, de l'enseignement, des sciences et de la culture, et en commençant par essayer d'amener les Africains à s'entendre avant de les engager dans le système plus compliqué et plus difficile à réaliser de l'union politique» (12).
Majoritaires en 1963 lors du débat sur l'unité africaine, les tenants du fonctionnalisme ont vu leurs thèses triompher. Un tournant historique allait être pris par l'Afrique dans son rapport au politique et à son avenir. Le triomphe du fonctionnalisme signa l'échec d'un regroupement à tendance fédérale dans ce continent. Dès lors, l'idéal de l'unité africaine fut porté sur le terrain par une multiplicité de structures. L'Organisation de l'unité africaine (OUA) est créée le 25 mai 1963 sur le respect du principe de la souveraineté de ses États membres.

Au plan régional et sous-régional cohabitent de nombreuses organisations à prétention d'intégration économique dont certaines ont depuis disparu, tandis que celles qui subsistent se trouvent plongées dans un profond sommeil comateux : CEAO (Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest), UDEAC (Union douanière et économique de l' Afrique centrale), CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), EAC (East African Community - Communauté de l'Afrique orientale), PTA (Preferential Trade Area - Zone d'échanges préférentiels), SACU (Southern Africa Custom Union - Union douanière de l'Afrique australe), UEAC (Union des États de l'Afrique centrale), CEPGL (Communauté économique des pays' des Grands lacs), UMA (Union du Maghreb arabe), CEEAC (Communauté économique des États de l'Afrique centrale), CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale), UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine), etc.

L'Afrique reproduit jusqu'à la caricature le phénomène de la régionalisation économique. Toutes ces organisations devaient, dans la dynamique supposée de l'intégration économique, donner naissance à une communauté économique africaine (CEA) telle que prévue par le Plan d'action de Lagos adopté le 29 avril 1980. Même si le traité instituant cette nouvelle structure a finalement pu être signé en 1991, il convient de signaler que ce texte prévoit que la CEA deviendra effective seulement en... 2025, à supposer que la programmation de son échéancier soit respectée et qu'elle demeure encore un objectif politique prioritaire des dirigeants africains, tant il est vrai que la philosophie de « déconnexion» qui inspire ce projet se trouve en décalage par rapport à la stratégie d'insertion à marche forcée de l'Afrique au marché mondial préconisée par les puissances dominantes.

Ainsi l'Afrique présente-elle le visage d'un foisonnement de communautés organiques gravitant autour d'un cloisonnement entre les États. L'inter étatisme est ici de rigueur. La voie privilégiée pour la réalisation de l'unité africaine est enfermée dans une catégorie connue, celle de la souveraineté. Son corollaire instrumental est le traité par lequel les différentes souverainetés s'accordent, et il n'y a pas de construction commune s'il n'y a pas accord des souverainetés. C'est la conséquence de l'effet relatif des traités qui énonce qu'un traité n'est valable qu'entre les parties qui l'ont signé.

L'approche actuelle de l'unité africaine reste trop dépendante des mécanismes intergouvernementaux, donc de l'accord unanime entre des communautés politiques nationales hétérogènes. C'est cette architecture qui privilégie le mode conventionnel qui a été mise en œuvre dans le cadre de l'OUA et l'Union africaine, née en 2002 (13), est elle aussi enfermée dans le cadre intergouvernemental. L'usure du modèle interétatique, ainsi que le piétinement et l'échec des expériences régionales d'intégration discréditent à jamais cette méthode (14). Minée par des considérations de préséance en matière de leadership continental, l'Union africaine semble, elle aussi, en panne. Les conséquences se déclinent en termes d'échec historique dans la visée de l'unité africaine. Échec en ce que l'Afrique n'a pas avancé d'un pas dans la voie de la réalisation de son être politique. Dans ce sens, le thème de l'unité africaine, scandé par les leaders politiques, ressortit avant tout de l'idéologie, entendu non pas comme projet en vue d'agir sur le réel pour le transformer, mais comme déformation imaginaire du réel. L'unité africaine devient ainsi un mythe qu'on se raconte et qu'on raconte aux autres. Les États-Unis d'Afrique, cette construction rêvée par nos ancêtres visionnaires, restent bloqués dans les contradictions des intérêts égoïstes de quelques uns. Mais échec aussi par la marginalisation du projet politique africain enfermé dans une vision bureaucratique, inspiré du sommet sans réelle implication des populations africaines qui n'ont jamais été consultées à ce sujet.

Mais pouvait-il en être autrement pour des pouvoirs politiques pour la plupart antidémocratiques au plan interne ? Le manque de démocratie des États constitue un handicap à la participation des populations au processus d'intégration (15) et de mise en place d'une communauté politique supranationale. Comme le souligne Jean-Victor Louis, «les unions d'États décidées au sommet ne se maintiennent que par la force ou en raison d'une situation hégémonique. Si se relâche la contrainte ou la volonté politique qui les a fait naître, elles s'effondrent d' elles-mêmes. Soutenu par la participation démocratique, le processus d'intégration est, à son tour, un élément de consolidation des régimes démocratiques des États qui y participent » (16).

L'absence de socialisation du projet politique africain ne contribue ni à son intelligibilité, ni à sa visibilité. On se trouve ainsi interpellé à réfléchir sur la possibilité d'une voie alternative de l'unité africaine.
A suivre : La nécessité d'une nouvelle approche de l'unité africaine: repenser la souveraineté et redéfinir le politique

* Willy Jackson est docteur en Science Politique (Relations Internationales), consultant international et chercheur associé au Laboratoire Sedet de l'Université Paris 7- Denis Diderot.

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org


NOTES

1) Voir entre autres, M. Glélé-Ahanhanzo : Introduction à l'Organisation de l'Unité Africaine et aux organisations régionales africaines, Paris, LGDJ, 1986, 574 p. ;
Edmond Jouve: l'Organisation de l'Unité Africaine, Paris, Puf, 1984, 284 p. ;
Maurice Kamto et alii : L'OUA : rétrospectives et perspectives africaines, Paris, Economca, 1990, 330 p. ;
Edem Kodjo : ... Et demain l'Afrique, Paris, Stock, 1985, 362 p. ;
E. Kwam-Kouassi : Organisations internationales africaines, Paris, Berger-Levrault, 1987, 485 p. ;
B. Abdoul, B. Koffi, S. Fethis : L'Organisation de l'Unité Africaine. De la charte d'Addis Abeba à la Convention des Drais de l'Homme et des Peuples, Paris, Silex, 1984,712 p.

2) Cité in Glélé (M.A.), op. cit., p. 21.

3) Pour un aperçu des idées de Nkrumah, lire de lui L'Afrique doit s'unir, Paris, Payot, 1964, 264 p.

4) Cité par Glélé (M.A.), op.cit., p. 21.

5) Diop (C.A.) : Les Fondements culturels, techniques, et industriels d'un État fédéral d'Afrique noire, Paris, Présence Africaine, 1960, p.29. .

6) Pour un développement de ces thèses, voir D. Mitrany : A Working Peace System, Londres, OUP, 1943 ; International Affairs~ XXIV, 1948; J.S. Nye : « Comparing Common Markets: A Revised Neo-Functionalist Model », International Organization, Vol. XXIV, N°4, 1970, pp. 796-835 ; E.B.Haas : Beyong The Nation-State. Functionalism and international Organization, Stanford: University Press, 1964 ; A.J.R. Groom : "The Functionalist Approach and East/West Cooperation in Europe", Journal of Commor Market Studies, Vol. XIII, N° 1 and 2, 1975, pp. 21-60.

7) Voir sur ce thème Karl Deutsch : The Nerves of Government. Model of Political Communication and Control, New York, The free Press, 1966, 316 p.; D.J. Puchala : "International Transactions and Regional Integration", international Organization, Vol. XXIV, N°4 1970, pp. 732-763.
8) Cité par E. Kwam Kouassi, op.cit., p. 82

9) id., p.82 Il id., p. 82

11) Voir Année africaine, 1963, p. 116

12) id., p. 116

13) Lire, sur l'Union africaine, Mwayila Tshiyembe : «La difficile gestation de l'union africaine », Le Monde diplomatique, juillet 2002 ;
- Vincent Hugueux : « A quoi sert l'Union africaine? », consultable sur http://\vww.lexpres.fr/outils/imprinler.asp?id=469701 ;
- Reine Djuidje Kouam : « L'Union africaine comme réponse africaine au défi de la mondialisation », Afrique et Développement, Vol. XXX, N° 1-2, 2005, pp. 125-151 ;
- Moussa Cissé : «De l'Union africaine à la création des États-Unis d'Afrique. La question de l'intégration du continent », Questions internationales, N° 33, septembre-octobre 2008, pp. 58-60

14) Lire sur ce point Willy Jackson: « La marche contrariée vers l'union économique », Le Monde diplomatique, mars 1996.
15) Voir à ce propos R. Inglehart : « Public Opinion and Régional Intégration », International Organization, Vol. XXIV, n° 4, 1970, pp. . 764-795.

16) A. Toledano Laredo : Intégration et démocratie, Institut d'études européennes, Université Libre de Bruxelles, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1982, p. Il.

17) Sur cette transformation, lire Ernst Kantorowicz : Les deux corps du Roi., Paris, Gallimard, NRF, 1957 ; Jacques Krynen : L'empire du roi. Idées et croyances politiques en France XIIIè- XVè siècle, Paris, NRF, Gallimard, 1993.

18) Lire Arnaud Blin, 1648 : La Paix de Westphalie ou la naissance de l'Europe politique moderne, coll. Questions à l'histoire, Bruxelles, 2006, 214 p. ; Lucien Bely, sous la dir. de : L'Europe des traités de Westphalie. Esprit de la diplomatie et diplomatie de l'esprit, Paris, Puf, 2000, 239 p


L’engagement des Nkrumahistes pour le changement au Ghana

Kofi Mawuli Klu

2009-09-20

http://pambazuka.org/fr/category/features/58948

Ce lundi 21 septembre marque le centième anniversaire de la naissance de Nkwame Nkrumah. Aujourd’hui encore, l’idéal panafricaniste dont il a été un des porte-étendard continue d’irriguer les pensées et les débats, même si son aboutissement tarde à franchir le pas décisif attendu au niveau des peuples et des gouvernants africains. Dans le contexte du Ghana actuel, mais aussi sur le continent et dans la diaspora, Kofi Mawuli Klu rappelle ce que devraient être la stratégie, le rôle et l’action des nkrumahistes en vue d’organiser les masses afin qu’elles soient armées pour la régénération d’un développement mondial durable et la promotion de la justice globale.

Introduction

Nous devons procéder à partir de notre point de vue de Nkrumahiste et reconnaître clairement que le Ghana d’aujourd’hui est un pays mal développé, qui continue d’être une néo-colonie sous-développée, ancrée dans le capitalisme d’une Europe impérialiste et globalisante qui le tient à la gorge. Il est important de se souvenir aussi que l’impérialisme américain, qui ne tient pas origine des peuples autochtones en Amérique ni des Africains en Amérique, ni ne sert leurs intérêts, est une création et même une partie indispensable de l’impérialisme européen. La connaissance que nous avons du peuple africain disséminé de par le monde va souligner pour nous l’aspect crucial d’une approche sérieuse de l’économie politique, progressive et centrée sur les gens afin d’induire le changement au Ghana aujourd’hui, selon le point de vue des Nkrumahiste et en suivant les exhortations de Osagyefo. Celui-ci affirmait que « la vérité doit toujours être dite. C’est une preuve de force, et même la vérité la plus dure a un aspect positif qui peut être utilisé » (voir le Handbook of revolutionary warfare, 1968)

Le président Mills et le président Rawlings : les différences en allant au FMI et à la Banque Mondiale

A ceux qui se sont interrogés sur la différence entre, d’une le président Fiifi Atta Mills et son gouvernement du National Democratic Congress (NDC), d’une part, et , d’autre part, le président Flt. Lt. Jerry John Rawlings du Provisional National Defence Council, (PNDC) se rendant auprès du FMI ou de la Banque Mondiale, ainsi que cellules de réflexions similaires ou auprès d’autres institutions de déploiement de zombies néo-libéraux et agences impérialistes, je me permets de suggérer que la différence réside dans ce qui suit :

La présidence de Mills se déroule, jusque là, sous l’égide d’un respect considérable de la loi, dans le cadre d’une gouvernance démocratique, multipartiste, bourgeoise et libérale, alors que le règne du président Rawlings et de son parti, le PNDC, avait été celui de l’arbitraire où il n’existait pas de parti, dans un cadre autocratique, de tyrannie et de bureaucratie militaire savamment manipulée au travers de mécanisme néocolonialiste, pour servir le capitalisme de la dictature bourgeoise et impérialiste. Bien qu’il mérite un certain crédit pour avoir maintenu le Ghana dans une oasis de paix relative en Afrique de l’Ouest, Rawlings, comme premier président de la IVème République du Ghana n’a procédé qu’à des réformes cosmétiques, laissant son règne bonapartiste intact dans ce cadre.

La présidence de Mills semble, jusque là, respecter l’indépendance des divers acteurs de la scène politique ghanéenne, du pro impérialiste aux anti-impérialistes, y compris ceux d’entre nous qui adhèrent au nkrumahisme panafricain révolutionnaire d’orientation socialiste. Les voix des forces progressistes peuvent toujours s’exprimer librement dans le pays, sans qu’il y ait une insistance à coopter les éléments progressistes dans le gouvernement et autres institutions, structures et mécanismes de la machine de l’Etat impérialiste et néocolonial actuel.

Bien que nous ne connaissions pas les mesures prises par les forces de sécurité et autres institutions étatiques pour réprimer les forces progressistes, nous sommes d’avis qu’il est peu probable que le président Mills se laisserait utiliser pour harceler des militants progressistes ou les pourchasserait brutalement ou les forcerait à fuir du Ghana en raison de nos activités politiques et idéologiques indépendantes.

Le président Mills ne met pas d’obstacle sur le chemin des forces progressistes dans ses efforts de sensibilisation du public, pour nous éduquer nous-mêmes, pour éduquer les masses, mais aussi énoncer la vérité concernant l’impérialisme dans l’expérience coloniale et néo-coloniale du Ghana et de l’Afrique, comme sur le fonctionnement du FMI, de la Banque Mondiale et des organisations et agences similaires tel que l’a expliqué Osagyefo Kwame Nkrumah dans son livre « Neocolonialism: the last stage of imperialism (1965) ».

En effet, les adeptes de Nkrumah ont reçu l’immense avantage, au cours des cent premiers jours de la présidence de Mills, de voir la date de l’anniversaire de Osagyefo Kwame Nkrumah décrétée ‘’Journée nationale de la fondation de la République du Ghana’’. Ce faisant le président Mills a démontré qu’il était prêt à prendre des risques et pariait sur les forces progressistes de la Révolution panafricaine pour la justice globale. Il a osé, dès le début de son mandat de chef d’Etat du Ghana, risquer sa carrière politique en s’identifiant d’entrée au partisan panafricain de la liberté le plus éminent.

Pour pleinement apprécier le courage remarquable du Président Mills, il faut se souvenir que l’héritage politique et idéologique de Osagyefo Kwame Nkrumah est encore jugé, par les forces les plus réactionnaires et les plus opportunistes de la droite, mais aussi par une pseudo gauche en Afrique et dans le reste du monde, comme étant l’arme panafricaniste révolutionnaire la plus dangereuse pour combattre l’impérialisme et gagner effectivement la justice globale pour les misérables de la terre. Aussi, quiconque revendique sérieusement et ouvertement l’héritage Nkrumah, en particulier quand on est à la tête de la machinerie néo-colonialiste de l’impérialisme en Afrique comme nous le connaissons au Ghana aujourd’hui, n’aura la vie facile dans une fonction gouvernementale.

Ce facteur, d’une importance considérable, augmente grandement la possibilité qu’une relation qualitativement différente puisse être imposée par le gouvernement et le peuple du Ghana au FMI/Banque Mondiale et à leurs patrons du capitalisme global. Nous pouvons réussir si nous travaillons durement à construire une unité qui a des principes, en renonçant au sectarisme, à l’opportunisme carriériste, aux ego enflés, dans le but de mettre nos ressources en commun et mener des campagnes au niveau local, national et international avec notre riche diversité d’organisations de masse et de réseaux.

Cette unité permettra d’établir une garde aussi formidable que vigilante, une force émergente, révolutionnaire, démocratique, qui examinera les transactions entre le gouvernement du Ghana et le FMI/ Banque Mondiale, mais aussi toutes les autres forces réactionnaires internes et externes, dans le but d’assurer une défense transparente qui serve au mieux les intérêts des masses ghanéennes dans leur pays et à l’étranger. Voilà ce que les forces progressistes pourront accomplir au Ghana, dans les circonstances présentes et à l’avenir, tenant compte de nos forces et nos faiblesses.

La modeste connaissance que nous avons acquise des théories révolutionnaires et notre engagement pratique pendant des décennies doit nous faire reconnaître clairement, en particulier à l’intention des nouvelles générations en quête de justice, de liberté et de progrès dans tout le continent et la diaspora africain, ceci : aucun gouvernement, peu importe le radicalisme du pedigree de ses dirigeants, leur rhétorique révolutionnaire et leurs programmes d’action, ne peut réussir à éloigner un pays comme le Ghana des vampires du FMI/Banque Mondiale et des diktats des néo-colonialistes impérialistes qui entraînent le pays sur les routes du capitalisme du sous-développement et du mal développement, sans une vraie sensibilisation démocratique et révolutionnaire des masses de misérables de la Terre qui volent à son secours.

Aucun gouvernement, quelle que soit sa nature, ne peut ignorer les institutions et agences de l’impérialisme aussi longtemps que les forces progressistes n’ont pas achevé leur travail de sensibilisation des masses au point où, ayant conscience de leur force, de la riche diversité de leurs différentes organisations et dans différents modes de résistance, ils se lèveront et se propulseront dans les premières lignes d’une alliance anti- impérialiste authentique afin de permettre à leurs meilleurs partisans de devenir les fers de lance de la lutte pour leur propre émancipation.


Les forces progressistes au Ghana aujourd’hui : un survol

Aujourd’hui, le Ghana compte des forces progressistes de diverses tendances qui s’efforcent de mieux s’organiser. Néanmoins, ces tendances progressistes n’existent guère sous une forme organisée que dans des petits groupes d’éléments petits bourgeois qui travaillent en cabale. Ceux-ci incluent même des socialistes et autre nom à consonance révolutionnaire, qui représentent autant de déclarations d’intention quant au but qu’ils souhaitent atteindre. Il est à noter qu’ils restent toujours désunis et parfois sans relation avec les masses des misérables de la terre, incapables de combattre sérieusement leur propre libéralisme et occupés à montrer des intrigues et des cabales, à rivaliser les uns avec les autres, en amateurs indisciplinés.

Il n’est donc pas surprenant qu’ils ne soient pas pris au sérieux comme force capable de mener une lutte anti-impérialiste au Ghana, de la nature de la révolution panafricaine de Nkrumah qui propulsera triomphalement, et avec succès, notre pays dans le socialisme du XXI ème siècle. Jusqu’à ce nous soyons organisés correctement et que nous ayons démontré, preuve à l’appui, que les masses de misérables de la terre, entraînées de la base vers la lutte révolutionnaire, transformant les idées révolutionnaires en forces matérielles, les masses en mouvement de pratique révolutionnaire, avec l’expression de leur propre créativité révolutionnaire dans une riche diversité d’organisations et de modes de résistance, au-delà même de nos idées préconçues du haut en bas, le petit groupe des militants des différentes tendances progressistes, au Ghana et à l’étranger, devront faire face aux réalités et circonstances telles qu’elles sont, ici et maintenant.

Ceci doit comprendre une reconnaissance claire, de notre part, de la nécessité d’user d’une approche multisectorielle, y compris la priorité qu’il y a à sensibiliser les masses en même temps que nous soutenons des éléments qui travaillent dans un même esprit et qui se trouvent dans un régime pro-démocratique, avec une dose considérable de ferveur patriotique et pour qui ‘’Justice’’ signifie l’autorité de la loi tel que présentement incarnée en la personne du professeur Fiifi Atta Mills et de John Mahama, heureusement à la tête du gouvernement NDC du Ghana aujourd’hui.

Ayant attiré votre attention sur ces facteurs, nous allons maintenant avancer les points positifs suivants, concernant le travail dans la sphère économique qui mène au changement au Ghana, selon une perspective Nkrumahiste. Nous faisons cela à titre de rappel, en mettant l’accent sur les exhortations d’Osagyefo Kwame Nkrumah, répétés par Amilcar Cabral : ‘’ Ne revendiquez pas de victoires faciles. Ne mentez pas’’ !

1) Reconnaître que l’économie du Ghana fait intégralement partie du domaine africain, exploité par le capitalisme colonial et néo-colonial du monde, principalement par l’impérialisme européen global afin que son capitalisme néocolonialiste étrangle encore davantage l’Afrique dans la crise croissante et multidimensionnelle actuelle

2) Un changement durable ne peut avoir lieu que si le Ghana se transforme radicalement et prend part au processus national démocratique révolutionnaire panafricain, afin de faire aboutir la libération national révolutionnaire panafricaine en lui donnant une véritable orientation socialiste et de pouvoir totalement éliminer les vestiges du colonialisme, en renversant la domination néo-coloniale impérialiste dans tout le continent africain et sa diaspora. Ceci signifie qu’il faut orienter entièrement vers le socialisme du XXIème siècle notre développement politique, idéologique, économique et socioculturel. Avec la hauteur dominante de l’économie du Ghana, la majeure partie du continent et de la diaspora africaine soumise, sous la direction du ‘’All African people’s Revolutionary Parti’’ tel qu’envisagée par Osagyefo Kwame Nkrumah, qui devra prioritairement s’efforcer d’unifier les forces progressistes africaines dans le monde entier afin de construire, de concert, l’Union des peuples des Républiques démocratiques de l’Afrique que d’aucuns choisissent d’appeler Maatubuntuman.

Ceci doit être compris à la lumière de l’axiome des Nkrumahistes qui consiste à d’abord établir une royaume politique dans le but d’assurer prioritairement au Ghana, et dans d’autres ‘’zones libérées’’ dans tout le continent et la diaspora africaine, l’authentique pouvoir du peuple à la personnalité africaine avec lequel les autres batailles pour une économie centrée sur le peuple et d’autres choses, peuvent être gagnées en une victoire irréversible de notre révolution panafricaine pour la justice globale, orientée vers le succès de la réalisation du socialisme du XXIème siècle.

3) Œuvrer en faveur du Maatubuntuman au Ghana aujourd’hui exige que les véritables Nkrumahistes accordent leur soutien authentique aux tendances pro-Nkrumah du président Fiifi Atta Mills, pas seulement en parole mais dans des actes ; agir avec stratégie et tact afin de consolider la principale unité, basée sur des principes, de toutes les tendances véritablement progressistes à l’intérieur et à l’extérieur du NDC du professeur Mills et de John Mahama. C’est la raison pour laquelle quelques-uns d’entre nous avons choisi de soutenir l’opération Ghanadikan, dont le but est de rallier les masses ghanéennes le plus largement possible, ensemble avec d’autres forces progressistes intéressées, afin d’injecter dans la base un dynamisme qui galvanise le soutien en faveur du président Atta Mills dans ses efforts de changement, particulièrement dans les sphères économiques et socioculturelles.

Nous partageons le point de vue de ceux qui estiment une telle initiative nécessaire afin d’entraîner le plus grand nombre des masses de Ghanéens, au pays et à l’étranger, à travailler ensemble avec les forces progressistes à l’intérieur et à l’extérieur du NDC, dans le but de réaliser la vision des nkrumahistes d’un Ghana renforcé, à la personnalité africaines affirmée, et devenant la tête de pont imprenable de la communauté panafricaine régénérée afin de promouvoir un développement mondial durable et la justice globale pour tous.

4) A moins de comprendre, dans son sens plus large, le concept panafricaniste révolutionnaire de la lutte pour la justice globale comme énoncée dans l’axiome de Osagyefo Kwame Nkrumah qui consiste à d’abord établir un royaume politique, afin de poser des fondations des plus solides du pouvoir du peuple, en territoire ennemi et dans les zones contestées, dans le continent et la diaspora africaine, il ne peut y avoir de changement réussi dans l’économie, bien moins dans les autres sphères de la vie du Ghana aujourd’hui.

De surcroît, c’est une précondition indispensable pour toute tentative de changement radical pour contrer l’application de politiques dictées au Ghana, en tant que domaine néocoloniale des métropoles européennes de l’impérialisme. Toute tentative prématurée qui consisterait à prendre ses désirs pour des réalités et qui ignorerait spontanément les politiques prescrites par le FMI/Banque Mondiale et autres institutions similaires du capitalisme global, au Ghana et dans d’autres pays africains, sans l’appui des organisations de masse conduites par des forces progressistes, au niveau local, national et international, conduirait à de terribles désastres, même pire que les mésaventures précédentes comme l’expérience de l’Ethiopie dans le Derg, l’expérience des Sankara au Burkina Faso et l’expérience ghanéenne dite du 31 décembre.

Certains d’entre nous craignent un aventurisme téméraire qui permettrait aux agents provocateurs de se multiplier sous le couvert de cabales pseudo révolutionnaires, faisant le sale boulot des néocolonialistes impérialistes.

5) Il est capital de bien comprendre le point le plus important de tous : la sensibilisation des masses des misérables de la terre, y compris les organisations démocratiques révolutionnaires et indépendantes des travailleurs, des paysans pauvres, des femmes pauvres, de la jeunesse indigente et des étudiants et de toutes les sections Mmoborowa de notre populations, afin de les intégrer non seulement dans la politique mais aussi de les amener à former des systèmes de production économique collectifs comme des coopératives, des communautés et autres entreprises sociales, ainsi qu’une large série d’entreprises à but non lucratif, dans une effort de créativité de la base, comme décrit dans le plan Ghanadikan. Tous efforts qui doivent être poursuivis vigoureusement par les forces progressistes avant que les pressions sur le président Atta Mills ne s’accentuent pour qu’il tourne le dos au FMI/ Banque Mondiale et institutions similaires à la solde de l’impérialisme.

C’est mon opinion personnelle qu’aussi longtemps que nos forces progressistes, au pays et à l’étranger, n’ont pas accompli ce qui est attendu d’elles, comme décrit précédemment, nous devons encourager le président Mills et son gouvernement à apaiser prioritairement les relations avec les puissances et les institutions de l’impérialisme sous conditions que ceci se passe dans la transparence autant que faire se peut, afin de les mettre en lumière, non seulement pour les masses ghanéennes mais pour le monde entier, particulièrement pour tous les panafricanistes et autres contingents pour la Justice Globale.

A défaut, ceci représenterait une incitation majeure au désastre pour les agents provocateurs. Ce qui ferait certainement le jeu des néocolonialistes impérialistes, comme nous l’avons vu au Zimbabwe, dès lors qu’on entre en collision frontale avec l’impérialisme, en particulier dans le domaine de l’économie, sans être préparé à l’avance au niveau local, national et international. La partie essentielle consiste à faciliter la sensibilisation des masses à la conscience démocratique révolutionnaire, du point de vue de notre personnalité africaine, y compris galvaniser la réorganisation politique, idéologique, économique et culturelles des masses pour leur propre autodéfense communautaire dans le sens le plus large possible.

En cela, nous entendons une réorganisation en termes de modernisation de nos formations ASAFO traditionnels, afin d’en faire des formations mieux équipées en communautés de résistance pour l’autodéfense idéologique, géopolitique, économique, culturelle, morale, psychologique, spirituelle et plus dans le contexte de la communauté panafricaine de régénération pour un développement mondiale durable promouvant la Justice Globale.

L’initiative qui vise la réorganisation des masses en des communautés d’autodéfense holistiques, dans les circonstances présentes du Ghana, doit être vue comme un devoir révolutionnaire de l’organisation indépendante des forces progressistes , plutôt que la responsabilité prioritaire du président Fiifi Atta Mills et de son gouvernement. Naturellement, nous devons exercer avec tact une pression stratégique sur le président Mills et son gouvernement afin d’obtenir reconnaissance, conseil et soutien pour les efforts de créativité organisationnelle pour une économie autonome des masses de notre Mmoborowas, en particulier, demander des programmes de petit crédit, des emprunts favorables, des technologies appropriées, l’augmentation des capacités, le Global Citizenship Educational Link networking et autres support de la conscientisation et de la logistique.

C’est maintenant le moment de corriger une des plus grosses erreurs que la plupart d’entre nous avons commise en ce qui concerne l’organisation de la révolution au Ghana et d’en d’autre partie de l’Afrique et de la diaspora. La plupart d’entre nous, nous nous sommes focalisés sur la nécessité d’organisation politique et avons ignoré, souvent nié, l’importance et le besoin d’autres formes d’organisation, en particulier économiques, culturelles et religieuses/spirituelles. Nous avons minimisé le fait que toutes les organisations politiques de résistance qui ont abouti à des révolutions victorieuses, plus particulièrement celles d’obédience socialiste, y compris les Bolcheviques et les partis communistes de Chine, du Vietnam et du Népal, ont toujours eu, même durant la période de luttes armées, une large palette de formations économiques, culturelles et même sportives, pour soutenir leur organisations politiques, généralement ordonnées en cercles concentriques.

La nécessité de formations économiques et culturelles pour renforcer et informer les masses de l’efficacité des multiples tâches dévolues à une organisation politique révolutionnaire, particulièrement dans notre contexte africain, ne peut être nié. Amilcar Cabral a présenté, brillamment, le 20 février 1970, les meilleurs arguments, pour une formation révolutionnaire, de promouvoir une culture de la résistance culturelle panafricaine afin de renforcer les organisations de résistances politiques, dans son discours au Mémorial Eduardo Mondlane sur le thème ‘’Libération nationale et culture’’, à l’université de Syracuse (Syracuse, New York).

Nous avons présenté de solides arguments en faveur d’un réseau large et concentrique de nos mouvements de résistance à l’exploitation coloniale et néocoloniale de l’impérialisme. Nous n’avons pas à attendre la période postrévolutionnaire pour élaborer des organisations économiques. En effet, les organisations économiques collectives, telles les coopératives, les communautés et autres formes d’entreprises sociales, peuvent devenir des écoles puissantes de théorie et de pratique révolutionnaires, des lieux d’apprentissage du socialisme révolutionnaire, outre qu’ils peuvent contribuer à la levée de fonds, générer des ressources et construire la politique économique de nos mouvements de résistance.

Les arguments en faveur de l’établissement de ces organes collectifs ne servent pas seulement le politique, mais aussi à renforcer l’idéologie de nos combattants pour la liberté, particulièrement dans les périodes particulièrement sensibles de la lutte pour le pouvoir entre le nouvel ordre révolutionnaire et l’ordre ancien et réactionnaire ; Ceci tel qu’il est décrit dans l’axiome de Osagyefo Kwame Nkrumah : ‘’ La révolution a deux aspects. La révolution est une révolution contre l’ordre ancien ; mais c’est aussi un combat pour l’ordre nouveau. L’accent mis par les marxistes sur les forces déterminantes des circonstances matérielles de la Vie est correct. Mais je voudrais aussi mettre l’emphase sur le pouvoir déterminant de l’idéologie. Une idéologie révolutionnaire n’est pas seulement négative. Ce n’est pas juste une réfutation conceptuelle de l’ordre ancien agonisant, mais une théorie positive et créative, la lumière qui guide le nouvel ordre social émergeant. (Voir Consciencism : philosophy and ideology of decolonization, 1970)

Conclusion

L’heure n’est pas venue de demander au président Mills de ne plus traiter avec le FMI, la Banque Mondiale et autres institutions et agences impérialistes. Pour l’heure, les forces progressistes, particulièrement celles d’obédience nkrumahistes, doivent aider avec des moyens divers et de multiples façons à organiser les masses, en termes politiques, idéologiques, économiques, culturels et spirituel, afin qu’elles soient armées non seulement au Ghana, mais dans tout le continent et la diaspora africaine, dans le monde entier, en accord avec les exigences contemporaines de la communauté panafricaine, pour la régénération d’un développement mondial durable et la promotion de la justice globale.

L’efficacité de cette démarche mènera inévitablement à l’instant où les masses endurantes de nos Mmoborowas, quand elles l’auront décidé, commenceront, avec le vrai pouvoir du peuple, de rendre non seulement superflu, mais impossible pour quelqu’un au gouvernement, dans tout le continent africain et la diaspora, de donner la priorité à traiter de façon typiquement néocolonialiste avec les agences institutions et réseaux de l’impérialisme en vue d’obtenir une prescription étrangère pour les problèmes de développement de l’Afrique et de la communauté mondiale des peuples africains.

Ils seront alors dans une mouvance irréversible, sur le chemin révolutionnaire vers le Maatubuntman, guidés par Osagyefo Kwame Nkrumah et d’autres comme lui, avec pour devise ‘’Toujours en avant, jamais en arrière !’’, à la suite de la communauté panafricaine pour la régénération pour une développement mondial durable et la promotion de la justice globale.

* Kofi Mawuli Klu, parmi ses nombreux autres engagements, est non seulement impliqué dans le Kwame Nkrumah Convention People’s party (KNCPP) et le Pan African Forum of Ghana (PAFOG), mais aussi dans le Ubuntu Democracy in Action Network (UDAN). Il est aussi consultant politique du KILOMBO, le journal de la communauté panafricaine. (voir la version originale du texte en anglais, à l'adresse suivante : http://www.pambazuka.org/en/category/features/57075

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Décès de Juan Almeida : Il était Afro-Cubain et commandant de la révolution cubaine

LLusif Sadin Tassé

2009-09-20

http://pambazuka.org/fr/category/features/58946

Juan Almeida est mort à La Havane, le vendredi 11 septembre. Il avait 82 ans. Cet Africain-Cubain fut le seul Noir à détenir le titre de "commandant de la révolution". Etant le deuxième à avoir été porté à ce grade après Che Guevara, il est resté pour l’éternité le "numéro trois" de la saga révolutionnaire cubaine, après Fidel et Raul Castro. Dans l’hommage qu’il lui a rendu, le leader historique de la révolution cubaine le décrit comme un «compagnon à la conduite exemplaire durant plus de cinquante ans de résistance héroïque et victorieuse». Fils d’ouvrier, l’engagement de Almeida remonte aux premières heures de la révolution cubaine. Il prit part à l'attaque de la caserne Moncada, à Santiago, le 26 juillet 1953, ainsi qu’à toutes les péripéties qui ont mené au triomphe des castristes. Au plus fort des combats contre les troupes de Batista, dans une position d’infériorité, c’est lui qui lâcha la phrase demeurée célèbre : «Ici personne ne se rend». Il fut membre du bureau politique du nouveau Parti communiste de Cuba, le parti unique, dès sa création, en 1965. Pour Pambazuka, Mme LLusif Sadin Tassé, ambassadeur de Cuba au Sénégal, est revenu sur la personnalité et le parcours de ce héros.
Ce n’est pas par hasard si Fidel Castro, dans ses réflexions, déclare lui-même qu’il ne pensait pas que la disparition du comandant Juan Almeida Bosque allait autant affecter le peuple cubain, causer autant de douleur. Mais Almeida, qui s’en est allé le 11 septembre, n’est pas seulement une référence. Sa vie est aussi une partie de l’histoire de Cuba, de ces histoires qui ont marqué la révolution cubaine, qui lui ont donné un sens.

Almeida est le deuxième d’une famille de douze enfants. Son père était maçon et il a dû embrasser lui aussi très tôt ce métier pour lui venir en aide. En 1952, quand Batista fait son coup d’Etat, il rejoint les forces progressistes, notamment les étudiants qui engagent la lutte. Sa conscience politique lui faisait comprendre que l’espoir de démocratie à Cuba avait été remis en cause et que seule la lutte armée contre le pouvoir était à même de relancer la flamme. C’est à ce moment qu’Almeida rejoint les forces révolutionnaires. Quand l’attaque est menée contre la caserne Moncada en 1953, il fait partie de l’assaut. L’échec le conduit en prison, en même temps que nombre d’éléments révolutionnaires. La geôle, il la partage avec Fidel, Raoul et tous les dirigeants de la révolution.

Quand l’amnistie est accordée sous la pression populaire, Almeida fait partie de ceux qui sont déportés au Mexique. C’est là que le noyau des révolutionnaires se renforce, avec les arrivées de Che Guevara et de tous les autres. Son compagnonnage avec Fidel reste toujours fort, jusqu’à son retour à Cuba. Il est de l’expédition du bateau Granma et participe à toutes les batailles qui ont jalonné le parcours de la révolution, jusqu’à la prise du pouvoir à la Havane, en 1959.

Mais cette activité révolutionnaire n’occulte pas une autre dimension aussi marquante de la personnalité de Almeida. Celle du poète, de l’écrivain, de l’artiste. On lui doit des chroniques qui ont fixé les étapes marquantes de la lutte révolutionnaire, à travers des témoignages vivants. Et cet écrivain, combattant révolutionnaire, aura été l’un des trois hommes à avoir reçu le grade de commandant durant les périodes de lutte dans la Sierra. Il venait après Che et avant Raul.
Ce sont des mérites exceptionnels qui ont valu à Almeida cette distinction. De lui, Fidel a déclaré qu’il est un de ces combattants qui étaient toujours prêts à se battre avec toi, pour toi, jusqu’au don de sa vie. A chaque fois qu’il descendait au combat, son principe était d’être prêt pour la mort. On l’appelait l’exemple vivant. C’est à lui qu’on doit cette expression restée légendaire : «Ici personne ne se rend !» Il l’avait lancé à un moment où les combattants, encerclés par les troupes de Batista et en mauvaise posturee, se voyaient sommés de se rendre.

Toute cette gloire dans la lutte pour la révolution, Almeida l’a gérée dans sa vie avec une modestie incroyable. Il dirigeait l’association des combattants, mais il restait toujours artiste pour continuer son œuvre consacré à la création, à la beauté. Nombre de chansons qu’il a écrites ont obtenu des prix internationaux. D’ailleurs, c’est en quittant le Mexique à bord du Granma qu’il a écrit La lupita, qui est devenu un classique de la musique cubaine. C’est une chanson triste qui marque le départ, la séparation et beaucoup ont eu à dire que Almeida parlait d’un amour perdu. En fait, Lupita est l’expression de toutes les amitiés, de tous les amours que les expéditionnaires laissaient derrière eux, en reprenant la mer pour aller vers les combats révolutionnaires.

Après le triomphe de la révolution cubaine, ses nominations à de hautes fonctions militaires et ses élections au niveau des institutions populaires ne l’ont pas empêché de s’investir pour diriger l’association des combattants de la révolution cubaine. Qu’ils aient combattu à Cuba ou sur d’autres fronts comme en Angola ou ailleurs. Lui-même avait tissé des relations fortes avec tous les leaders historiques des révolutions qui ont eu lieu dans les pays africains d’expression portugaise.

Unique Noir à détenir le titre de Commandant de la révolution, l’engagement de Juan Almeida dans la révolution dépassait la question raciale. C’était le serment d’une lutte contre la misère et l’injustice sociale qui, sans doute, étaient plus fortes encore quand on était noir et pauvre en plus dans le Cuba de cette époque. Son engagement a donc été le reflet de sa forte sensibilité par rapport à tout, mais surtout à la souffrance.

Fondateur et commandant du 3e front à Oriente, durant la révolution, c’est dans le mausolée construit là-bas, à Santiago de Cuba, pour tous les combattants de la guérilla qui y sont tombés, que Almeida a demandé à être enterré. Il y repose avec ses compagnons de lutte, après tous les honneurs militaires qui lui ont été rendus, mais aussi les hommages de la population.

* Mme LLusif Sadin Tassé est ambassadeur de Cuba au Sénégal. Ses propos ont été recueillis par Tidiane Kassé, rédacteur en chef de l’édition française de Pambazuka News

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Almeida est plus vivant que jamais

Fidel Castro

2009-09-20

http://pambazuka.org/fr/category/features/58947

Voila des heures que je suis à la télévision l’hommage que tout le pays rend au comandant de la Révolution Juan Almeida Bosque. Je pense que faire face à la mort était pour lui un devoir comme chacun de ceux qu’il a remplis au long de sa vie ; il ne savait pas, pas plus que nous, à quel point la nouvelle de son absence physique nous attristerait.

J’ai eu le privilège de le connaître : jeune Noir, ouvrier, combatif, qui fut tour à tour chef de cellule révolutionnaire, combattant de la Moncada, compagnon de prison, capitaine de peloton au débarquement du Granma, officier de l’Armée rebelle – dont l’avancée durant le violent combat de l’Uvero fut paralysée par une balle en pleine poitrine – commandant de colonne nommé pour ouvrir le IIIe Front oriental, compagnon qui partagea la direction de nos forces lors des dernières batailles victorieuses qui renversèrent la tyrannie.

J’ai été un témoin privilégié de sa conduite exemplaire durant plus de cinquante ans de résistance héroïque et victorieuse, dans la lutte contre les bandes armées, lors de la contre-attaque de Playa Girón, au cours des missions internationalistes, durant la résistance au blocus impérialiste.

J’écoutais avec plaisir certaines de ses chansons, en particulier celle où vibre l’émotion rentrée de celui qui, quand la patrie l’appelle « à vaincre ou à mourir », fait ses adieux à des rêves humains. J’ignorais qu’il en avait écrit plus de trois cents, qui s’ajoutent à son œuvre littéraire, source de lectures agréables et de faits historiques. Il défendait des principes de justice qui seront défendus à toutes les époques tant qu’il y aura des êtres humains qui respirent sur la Terre.

Ne disons pas qu’Almeida est mort. Il est plus vivant que jamais !

Le 13 septembre 2009

* Fidel Castro Ruz est le leader de la révolution cubaine

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Commentaires & analyses

Sénégal : Faire prévaloir la force de la raison face aux médias

Olivier Sagna

2009-09-20

http://pambazuka.org/fr/category/comment/58945

Les relations entre les autorités sénégalaises et les médias sont devenues critiques au Sénégal. Les interpellations de journalistes se multiplient, de même que les mises sous mandat de dépôt, voire les peines de prison. On assiste aussi à la suspension d’émettre pour des chaînes de radio et de télévision, sur des bases politiques ou administratives dont la portée ne justifie pas qu’on en arrive à des telles extrémités. Mais aujourd’hui, il ne fait pas de doute que les critiques sévères dont les autorités sénégalaises sont l’objet dans les médias ont poussé celles-ci à se lancer dans une politique de répression et de mise au pas qui menace la liberté d’expression. Pour Olivier Sagna, même si les journalistes et les entreprises de presse ne sont pas toujours exempts de reproche dans certaines situations qui ont pu survenir, une meilleure régulation du secteur constitue une réponse plus idoine, que de s’inscrire dans une logique de dérives autoritaires et arbitraires.
Après la fermeture de toutes les stations de radio de Sud Fm, la saisie du journal Sud Quotidien et l’arrestation d’une trentaine d’employés du Groupe Sud Communication en octobre 2005, pour « atteinte à la sureté de l’Etat », suite à la diffusion d’une interview d’un des responsables du Mouvement des Forces démocratiques de Casamance (MFDC), la suspension de Première Fm, au lendemain de son démarrage en mai 2007, au motif qu’elle utilisait une fréquence qui ne lui avait pas été officiellement attribuée, la fermeture des radios communautaires Afia Fm, Djoloff Fm et Oxyjeunes par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) en mars 2009, pour non respect des règles du cahier des charges les régissant en matière de diffusion d’informations à caractère politique, la décision avortée de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) du 22 mai 2009, de suspendre toutes les stations de radios et de télévisions ne s’étant pas acquittées de leurs obligations financières, la suspension pendant quelques heures Walf TV le 4 mai 2009 dans le cadre du différend commercial l’opposant à la chaine de télévision RDV, les émissions de Walf Fm et de Walf Tv ont été interrompues pendant une huitaine de jours entre le 27 août et le 3 septembre 2009 suite à une décision de justice relative au contentieux opposant le Bureau sénégalais du droit d’auteurs (BSDA) au Groupe Wal Fadjri.

Si l’on ajoute à cela, les attaques informatiques contre certains sites web (Rewmi et Senweb), les violences exercées contre les journalistes en diverses circonstances, la censure d’un certain nombre de livres ainsi que les multiples convocations devant la justice voire les emprisonnements de journalistes, il apparaît que les autorités sénégalaises sont dans une logique de confrontation dans leurs rapports avec les médias nationaux, notamment lorsqu’ils expriment un discours critique à leur égard.

S’il n’est pas question de cautionner les violations de la loi par les journalistes et les groupes de presse qui les emploient, il n’est pas pour autant tolérable que ceux-ci se voient réduire brutalement au silence du jour au lendemain comme cela a été le cas à plusieurs reprises par le passé. Dans cette affaire opposant le BSDA au groupe Wal Fadjri, de nombreuses voix se sont élevées, à juste titre, contre la nature et la sévérité de la sanction, jugées disproportionnées par rapport au délit commis. En effet, du point de vue des principes, il est tout à fait inadmissible que l’Etat et ses démembrements portent ainsi atteinte à la liberté d’expression et au droit à l’information inscrits dans la Constitution du Sénégal après les longues et âpres luttes menées par les forces démocratiques pour le renforcement des libertés individuelles et collectives.

Tant que l’attribution des fréquences de radio se fera sur la base de considérations politiques, pour ne pas dire politiciennes, comme cela a été le cas ces dernières années pour la création de stations Fm, tant qu’il sera possible d’obtenir l’autorisation de lancer une chaîne de télévision privée suite à une audience avec le président de la République ou que l’attribution des licences de télécommunications se fera dans l’opacité, la mise en place d’une régulation adaptée, transparente et équilibrée restera un vœux pieux.

Compte tenu de ses dimensions démocratiques, éthiques, économiques et de ses enjeux sociaux, la régulation de la Société de l’information, qu’elle porte sur les infrastructures de télécommunications comme sur les contenus, doit s’inscrire dans des rapports policés entre les différents acteurs reposant sur des règles élaborées et acceptées par tous. Seule une telle démarche peut permettre, le cas échéant, de faire preuve de toute la fermeté nécessaire dans l’observation de la loi sans pour autant tomber dans la brutalité. A l’heure où l’on parle de société de l’information et de la connaissance, il est grand temps de privilégier la force de la raison plutôt sur la raison de la force.

* Olivier Sagna est secrétaire général d’OSIRIS (Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénéga) – Ce texte a été publié dans le bulletin du résau (Batik) publié en septembre 2009.

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Ananas, euros, jatropha… Saurons-nous faire les bons choix ?

Maurice Oudet


2009-09-21

http://pambazuka.org/fr/category/comment/58953

Du 8 au 11 septembre 2009, nous étions près de 30 participants à un atelier pour explorer « les perspectives de développement du secteur agricole dans les espaces communautaires de l’Afrique de l’Ouest ». Réunis à Grand-Bassam, nous venions du Bénin, du Burkina, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Sénégal et du Togo. Mais aussi d’Allemagne et des Pays-Bas. Il y avait des représentants des Organisations Paysannes, de l’administration et des Organisations Non Gouvernementales.

Cet atelier était organisé par Inades-Formation (Abidjan) sous la responsabilité de Misereor et de la Fondation Heinrich-Bell. Pour signifier dans quel esprit nous voulions travailler, les organisateurs ont commencé par nous offrir et nous présenter un document intitulé : « Commerce sain - Agriculture durable (Un cadre multilatéral pour des marchés agricoles durables) ». Ce document, très intéressant, est disponible en plusieurs langues (dont le français, l’anglais et l’espagnol) sur le site web www.ecofair-trade.org

Nous avons donc commencé par faire une présentation d’ensemble du commerce régional, avec ses forces et ses faiblesses. Chacun a pu signaler les soutiens à l’agriculture qui sont utilisés dans son pays. Le Mali nous a également présenté sa « Loi d’Orientation Agricole ». Son application offre de réelles perspectives de développement pour les exploitations familiales. Aussi, les Organisations paysannes maliennes s’appuient sur cette loi pour obtenir la reconnaissance du statut d’agriculteur, des prêts à des taux plus abordables… en attendant une véritable politique agricole.

Les échanges ont été riches et intéressants. Mais, ce sont les visites sur le terrain qui ont emporté l’adhésion de tous. Elles ont été très intéressantes, voire passionnantes, même si elles témoignaient parfois d’une réalité très éloignée d’un commerce équitable et d’une agriculture durable respectueuse de l’environnement.

Nous avons commencé par nous rendre sur une ferme avicole qui produisait des poulets de chair. Puis nous avons visité rapidement une autre ferme avicole orientée vers la production d’œufs pour le marché local.

Ensuite nous sommes allés voir une plantation d’hévéa. Nous avons pu voir comment le latex était obtenu. Chez le même propriétaire, nous avons vu également une plantation de palmiers à huile. De là, nous sommes allés visiter une unité de transformation artisanale d’huile de palme. Cela m’a permis d’apprendre que l’essentiel de l’huile de palme provenait de la pulpe des fruits de palmier à l’huile. Cette huile est plus facile à extraire que celle qui se trouve dans l’amande de ces mêmes fruits. Elle est surtout utilisée dans l’alimentation. De nos jours, et de plus en plus, elle sert aussi à la fabrication de carburant. L’huile extraite des amandes est utilisée dans l’industrie cosmétique.

Enfin, nous avons visité une plantation d’ananas avec son unité de conditionnement où se fait le tri et d’emballage pour l’exportation. Cette double visite était vraiment impressionnante. Elle témoignait d’une maîtrise technique remarquable. Maîtrise au niveau de la sélection et de l’emballage, mais aussi, en amont, maîtrise de la production où les techniques les plus modernes étaient utilisées. L’ananas présente en effet la particularité de pouvoir déclencher sa floraison artificiellement, permettant de planifier la production et de répondre ainsi aux variations de la demande. Le Traitement d’Induction Florale (TIF), appelé aussi hormonage, est provoqué par la dépose d’éthylène au cœur du plan afin d’y faire naître la fleur. Démarre alors la phase de fructification, qui durera environ 6 mois et se terminera par la récolte.

Oui, nous avons été impressionnés par l’étendue de l’exploitation (148 ha d’ananas, sans aucun arbre…), par la maîtrise de la production et de la commercialisation. Quelque part, c’est une réussite. Mais pour qui ? A quels coûts ?

L’ingénieur agronome chargé de surveiller la plantation et de contrôler la production nous a dit que, depuis quelques années, ils ne cultivaient plus que la variété « MD2 » (pas très poétique comme appellation !). Que cette variété, en provenance du Costa Rica, correspondait mieux au goût des européens et aux normes imposées par eux. Tous les petits producteurs d’ananas qui produisaient « la Cayenne lisse » et qui n’ont pas su s’adapter ont disparu ! La biodiversité en a prit un coup !

Du côté de la sélection, nous avons vu que les ananas qui ne correspondaient pas aux normes (trop petits ou trop gros, mal formés…) étaient bradés sur le marché intérieur. Cela représentait 12 % de la production. Une chance pour la population locale qui profitait de cette production hors normes. Pour combien de temps ?

La nuit, j’ai fait un rêve (un cauchemar !). Nous étions en 2015. J’ai retrouvé l’ingénieur agronome qui nous avait accueillis sur la plantation. Il me disait qu’à partir d’une meilleure sélection des rejets (ces rejets qui poussent quand la plante a donné son fruit, et qui sont utilisés pour poursuivre la production), et une autre innovation qu’il tenait à garder secrète, ils exportaient la totalité de la production. « Il n’y avait plus de rejets. Tant pis pour la population locale ».

Et de fait, dans mon rêve, je me suis retrouvé à Paris, dans une grande surface, aux rayons des fruits et légumes, devant un étalage d’ananas en provenance de Côte d’Ivoire. En me montrant ces ananas, il m’a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? Je n’ai jamais vu ce fruit en Côte d’Ivoire ! ».

Là-dessus, je me suis réveillé ! Et j’ai poursuivi ma réflexion : « Avec l’argent du commerce du carbone, quand les européens auront planté du jatropha sur toutes nos terres, eux non plus ne gouteront plus ce bon fruit ! »

* Maurice Oudet
Président du SEDELAN

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Résumé de l'Édition Anglaise

La malédiction des tendances monarchiques dans la politique africaine

Okello Oculi

2009-09-21

http://pambazuka.org/en/category/features/58801

Il existe de nombreux dirigeants africains qui s'accrochent au pouvoir, tombant pratiquement dans des tendances monarchiques, écrit Okello Oculi dans la dernière édition anglaise de Pambazuka News. Il s’agit là d’une dynamique exacerbée par l’implication de la Banque mondiale et d’ONG en Afrique, qui gonflent les revenu de ces kleptocrates et qui se développent elles-mêmes en refusant de condamner les pratiques des dirigeants corrompus. Nous devons combattre la créativité qu’ont des chefs de file comme Sassou Nguesso du Congo, pour cacher les sources de leur richesse, affirme Oculi, et en appelle à des normes juridiques pour condamner ceux qui enfreignent la loi contre la dignité humaine et le développement.





Femmes & genre

Bénin : Boni Yayi et sa promesse de 30% de femmes au gouvernement

2009-09-18

http://tinyurl.com/nysvdf

Le chef de l’Etat Boni Yayi a promis, à l’occasion de la dernière journée internationale de la femme, 30 % de postes ministériels à la gent féminine. Lorsqu’on sait que le président béninois est passé maître dans l’art des promesses non tenues, on se demande s’il respectera cet engagement au cours du prochain remaniement ministériel. Mais quand on fait une bonne lecture des dernières nominations, à savoir la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et autres, on a l’impression que la promotion des femmes est le dernier souci de la Haute Autorité.





Droits humains

Afrique : Des crimes à élucider au Rwanda et en RDC

2009-09-17

http://tinyurl.com/o4bpzt

Les crimes commis en RDC et au Rwanda et qui cristallisent la crise dans les Grands Lacs doivent être élucidées pour ramener la paix réelle dans cette région, selon la congressiste américaine Cynthia Mc Kinney. Selon elle, une plainte a été déposée, avec constitution de partie civile, en Espagne. Mme Mc Kinney prétend requalifier les crimes commis en République rwandaise en 1994. Elle était l’envoyée spéciale de l’ancien président américain en Afrique et a révélé que « l’attentat du 6 avril 1994 contre le président rwandais est un coup d’Etat », se basant sur une enquête des agents du FBI, de la CIA, des membres du Tribunal Pénal International et des témoins de l’attentat.


Cameroun : Le voleur de la mallette de Biya condamné

2009-09-18

http://www.cameroun2011.com/blog/?p=2808

Le Lieutenant Luc Emane a écopé d’un an de prison ferme assortie d’une amende de 100 millions de Fcfa, pour le vol de la mallette de souveraineté du président de la République. Le verdict a été rendu par le tribunal militaire de Yaoundé contre celui qui, il y a encore quelques mois, était présenté dans le sérail comme un des hommes de confiance du président Biya. Il était tombé en disgrâce auprès de son patron après avoir subtiliser sa mallette de souveraineté, contenant un montant d’un équivalent d’environ 2 milliards en grosses coupures d’Euro et dollars et autres documents. Forfait perpétré pendant un séjour privé de Paul Biya en Suisse.


Global : Nouvelle étape dans l’affaire des "biens mal acquis"

2009-09-18

http://www.afrik.com/article17569.html

Il faudra attendre jusqu’au 29 octobre pour savoir si, oui ou non, les chefs d’Etats africains soupçonnés de détournement de fonds publics feront l’objet d’une enquête judiciaire en France. C’est ce que vient de faire savoir la chambre d’instruction, chargée d’examiner l’appel introduit par le parquet de Paris. La plainte vise, entre autres, les présidents congolais Sassou Nguesso, gabonais feu Omar Bongo Ondimba, et équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, dont le patrimoine immobilier en France s’élèverait à 160 millions d’euro, selon Transparency International France (TI), à l’origine de la plainte.


Madagascar : les enfants existent enfin officiellement

2009-09-18

http://tinyurl.com/mch9jw

Depuis deux ans et le lancement, par l’État, de l’opération copie, de plus en plus d’enfants malgaches ont un acte d’État civil. Désormais, les parents déclarent systématiquement les nouveaux nés et même de façon rétroactive leurs autres enfants encore mineurs. Parmi eux, certains ont abandonné la délinquance depuis qu'ils peuvent aller à l'école. Depuis 2007, le programme État civil avancé (ECA) du ministère de l’Éducation nationale, couramment appelé "opération copie", a couvert 680 communes des 22 régions du pays


Maroc : Le Polisario accuse Rabat de violation des droits de l'Homme

2009-09-17

http://tinyurl.com/mvtubk

La Mission des Nations unies pour le Sahara occidental, MINURSO, ne protège pas assez les droits de l’Homme dans les territoires occupés. C’est du moins le constat qu’a fait le Front POLISARIO (Front pour la libération de Sakia El Hamra et Rio de Oro). Ce mouvement demande la libération de tous les détenus politiques sahraouis et des éclaircissements sur le sort de plus de 500 disparus civils et de 151 prisonniers de guerre auprès des autorités marocaines.


Nigéria : Le trafic humain à partir du pays monte en flèche

2009-09-17

http://tinyurl.com/kloz9j

Une hausse alarmante du nombre de jeunes filles nigérianes trafiquées vers l'Italie a été enregistrée. L'année dernière, quelque 1.782 jeunes filles en provenance du Nigeria sont arrivées sur l’île italienne de Lampedusa, comparativement aux 166 en 2007, déclarent des organisations de défense des droits humains. Le trafic humain est devenu la troisième source de revenus la plus importante pour des organisations criminelles à travers le monde, après la drogue et les armes, selon un rapport de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), publié au début de cette année. Près de 80 pour cent des personnes trafiquées, essentiellement des femmes, sont sexuellement exploitées, indique le rapport.


Rd congo : Arrestation du ministre des Mines du Katanga

2009-09-17

http://tinyurl.com/o5xlo5

Le Katanga est en émoi après l’arrestation, le 11 septembre, du ministre provincial des Mines sur décision du procureur général de la République. Ce dernier serait poursuivi pour coups et blessures, mais aucune précision n’a été donnée de manière officielle. Théoriquement, l’affaire devrait être fixée à la Cour suprême de justice, instance habilitée à juger des personnalités de haut rang. On en saura donc davantage dans les jours qui viennent. Toutefois, les méthodes utilisées dans cette affaire ne seraient pas du goût des responsables katangais qui se sentent désormais placés sous haute surveillance de Kinshasa.


Rd Congo : Kabila accusé de bloquer la libération de Bemba

2009-09-17

http://tinyurl.com/p9g2p2

Le vice-président de la section France du Mouvement de libération du Congo (MLC, opposition) accuse le président congolais Joseph Kabila de bloquer la remise en liberté de Jean-Pierre Bemba par la Cour pénale internationale (CPI). Ce dernier a également révélé l'existence d'un complot international visant à empêcher la libération du sénateur congolais détenu depuis plusieurs mois à la prison de Sheveningen, près de La Haye. A ce propos, il a ouvertement accusé les multinationales d'avoir participé à la "conspiration" contre le président-fondateur du MLC, estimant que derrière le volet judiciaire des poursuites contre M. Bemba se cachent les enjeux de l'exploitation des mines de la République démocratique du Congo. La justice internationale reproche à ce dernier des actes commis par l'aile armée du MLC lors de son intervention en 2002 et 2003 en République centrafricaine.


Rwanda: prison à vie requise au Canada contre un génocidaire

2009-09-17

http://tinyurl.com/ndgbsk

Un procureur canadien a requis le 15 septembre, à Montréal, la prison à vie contre le Rwandais Désiré Munyaneza, reconnu coupable de génocide, de crime de guerre et de crime contre l'humanité pour sa participation aux massacres de 1994 dans son pays. Il a demandé que Munyaneza ne puisse obtenir une libération conditionnelle qu'après 25 ans de détention. La défense a pour sa part demandé que cette période soit fixée à 20 ans.


Rwanda : Michel Bagaragaza plaide coupable de génocide

2009-09-18

http://tinyurl.com/ltyrwy

Michel Bagaragaza, un proche de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana, a avoué le 17 septembre, devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), avoir joué un rôle dans le génocide contre les Tutsis en 1994. C'est la première fois dans son histoire que le TPIR reçoit des aveux d'un proche de l'ex-président. Michel Bagaragaza, agronome de formation, était pendant le génocide de 1994, patron de la filière thé au Rwanda. Cette reconnaissance de culpabilité est intervenue après de laborieuses négociations avec le bureau du procureur.





Réfugiés & migration forcée

Afrique : Suspension des expulsions des Kinois et Brazzavillois

2009-09-18

http://tinyurl.com/kvnm5a

La Commission spéciale de coopération (COSPECO) , une structure crée dans le cadre du jumelage entre Kinshasa et Brazzaville, a décidé de suspendre pendant trois mois les expulsions des Kinois et Brazzavillois en situation irrégulière dans les deux capitales. Désormais, il est question de sensibiliser la population sur le retour volontaire des personnes. Au cours d'une opération baptisée "stérilisation" de la ville de Brazzaville, la Police Nationale avait expulsé les Congolais de Kinshasa. A Kinshasa, on avait décidé d’appliquer la réciprocité et d'expulser les Angolais et les Congolais de Brazzaville en situation irrégulière en RDC.


Global : La France renonce aux tests ADN

2009-09-17

http://tinyurl.com/kjfmxb

La France abandonne l’idée de soumettre les candidats au regroupement familial à des tests ADN. Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’identité nationale. Eric Besson explique sa décision par un problème de délai, ce décret devant être signé impérativement avant le 31 décembre. L’ex-socialiste souhaite probablement calmer le jeu sur une question très sensible. L'amendement sur les tests Adn pour le regroupement familial a soulevé beaucoup de critiques en France. Pourtant, ce n'est pas le seul pays à en avoir recours en Europe. Ils sont onze à appliquer les tests Adn pour vérifier la filiation du candidat au regroupement familial.





Mouvements sociaux

RD Congo : La grève des médecins se radicalise

2009-09-17

http://tinyurl.com/ln7cny

Dix jours après son déclenchement, la grève des médecins en RD Congo s’est radicalisée au point de s’étendre sur l’ensemble du pays. Tout porte à croire que le cahier des charges qui a milité en faveur de ce débrayage n’a pas trouvé d’écho favorable auprès des autorités congolaises. Les médecins grévistes revendiquent notamment le paiement des arriérés de primes, la mécanisation des médecins sous statuts et l’application de loi portant statut spécifique des médecins. Ils réclament également l’exécution des accords signés entre le gouvernement et le Syndicat national des médecins (Synamed).





Elections & gouvernance

Afrique : Quatre Africains visent la Direction générale de l'UNESCO

2009-09-17

http://fr.allafrica.com/stories/200909140688.html

La campagne a démarré, qui aboutira le 6 octobre prochain à la désignation du nouveau directeur général de l’UNESCO. En tout, neuf candidats briguent le poste, dont quatre Africains qui sont l'actuel sous-directeur général en charge des affaires africaines, le Béninois Nouréini Tidjani-Serpos, le Tanzanien Sospeter Mwijarubi, l'Algérien Mohammed Bedjaoui et l’'Egyptien Farouk Hosni. Ce dernier semble favori malgré la polémique autour de sa candidature. Le ministre de la Culture de Hosni Moubarak suscite pourtant de vives contestations de milieux qui le soupçonnent d'anti-sémitisme.


Côte d’Ivoire : le report de la présidentielle en perspective

2009-09-17

http://tinyurl.com/qull67

Prévue le 29 novembre, l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire risque d’être encore une fois ajournée, les derniers retards accumulés hypothéquant lourdement la tenue de ce scrutin censé mettre un terme à la grave crise née du coup d’Etat manqué de 2002. La menace a commencé à se préciser le 14 septembre 2009. Attendue depuis fin août, puis reportée au 15 septmbre, la liste ne sera pas prête avant «début octobre», a-t-on appris auprès de l’Institut national de la statistique (INS). Ce retard s’explique par le fait que le traitement informatique des données du recensement (6,5 millions de personnes enregistrées), mené par l’INS et l’opérateur privé français Sagem, n’est bouclé qu’«à 95%».


Gabon : l’opposant Mba Obame revendique la victoire

2009-09-17

http://tinyurl.com/qzk2ve

André Mba Obame (AMO) maintient qu'il est le président légitime du Gabon. L'ancien ministre de l'Intérieur entend déposer un recours pour invalider l'élection d'Ali Bongo Ondimba, arguant qu'il a "débusqué beaucoup de fraudes". Arrivé deuxième à l'élection présidentielle et revendiquant la victoire, il dénonce une dérive sécuritaire du gouvernement. Comme l'opposant Pierre Mamboundou, arrivé troisième, il réside actuellement dans un "lieu sûr". AMO écarte toute possibilité de négociation avec son ancien meilleur ami, Ali Bongo, fils du président Omar Bongo décédé en juin, et vainqueur officiel du scrutin


Gabon : Quel avenir pour Pascaline Bongo ?

2009-09-18

http://tinyurl.com/l47nox

La sœur aînée du président Ali Bongo ne fait guère parler d’elle. Mais la discrétion de Pascaline pourrait n’être que de courte durée : certains lui prédisent un poste à responsabilité au sein du gouvernement ou sur la scène diplomatique. La fille du défunt président Omar Bongo Ondimba est plutôt restée « discrète » et « effacée » depuis la victoire de son petit frère Ali à la présidentielle contestée du 30 août. Idem, lors de la campagne de ce dernier. Mais ce retrait s’explique peut-être par ses fonctions. Elle est en effet directrice de cabinet de la présidente par intérim, Rose Francine Rogombé, poste qu’elle avait déjà occupé auprès de son père.


Guinée : La France s'oppose toujours à une candidature de Dadis

2009-09-18

http://tinyurl.com/mst2ty

La France a affirmé la semaine dernière à Paris, à une délégation de la junte au pouvoir en Guinée, que Dadis Camara, président autoproclamé, ne devait pas se présenter aux élections prévues début 2010. Cette délégation, dirigée par le ministre chargé de la Construction, de l'aménagement du territoire et du patrimoine bâti, a été reçue par des conseillers du président français Nicolas Sarkozy et du chef de la diplomatie française, ainsi que par le secrétaire d'Etat à la Coopération.


Guinée : l'UA impose des sanctions contre le président de la junte

2009-09-19

http://tinyurl.com/n4zzc4

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine (UA) a décidé d'imposer des "sanctions appropriées" au chef de la junte en Guinée après qu'il a annoncé son intention de se présenter à la prochaine présidentielle. Les sanctions prévues par les différents textes constitutifs de l'UA vont du gel des avoirs financiers à l'interdiction de voyager pour les personnes visées. Le CPS laisse toutefois une porte de sortie aux dirigeants de la junte, en suspendant la mise en oeuvre des sanctions s'ils s'engagent par écrit à ne pas être candidats.


Libéria : Ellen Johnson-Sirleaf balaie la maison

2009-09-17

http://tinyurl.com/maerzs

Il est presque un truisme de dire que le Liberia est un pays qui vient de très loin en matière de paix. Après plusieurs années de conflit armé, la naissante stabilité qui semblait avoir de beaux jours devant elle, risque d’être compromise par des faits de prime abord utiles, mais dont la gestion indélicate peut être lourde de conséquences. Epinglée dans le rapport final de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) rendu public en juillet, la présidente du Liberia, Ellen Johnson-Sirleaf, a vu la CVR recommander qu’elle n’ait plus le droit d’occuper un poste officiel pendant 30 ans. Selon le président du Parlement libérien, son institution a demandé à la première femme africaine chef d’Etat, d’attendre que les députés reviennent de leurs vacances en janvier pour commenter le dossier.


L'UE et le Zimbabwe amorcent une nouvelle phase des relations

2009-09-17

http://tinyurl.com/kuytfo

L'Union européenne a déclaré entrer dans une «nouvelle phase» de ses relations avec le Zimbabwe, à l'issue de la première visite d'une délégation de haut rang dans le pays depuis sept ans. La ministre suédoise du Développement international, dont le pays exerce actuellement la présidence tournante de l'UE, a toutefois souligné que les sanctions ciblées imposées en 2002 par les Vingt-Sept ne seraient pas levées tant qu'il ne serait pas mis fin aux violations des Droits de l'homme.


Niger : Arrestations en cascade dans l'opposition

2009-09-17

http://tinyurl.com/luq2xw

Arrestations des militants des droits de l'Homme, de journaliste et d'anciens députés: la tension monte au Niger où le président de la République, qui vient d'obtenir une rallonge de son mandat, semble déterminé à faire taire toute forme d'opposition à l'approche des législatives. M. Tandja est soupçonné de préparer la dévolution du pouvoir à ses enfants, par le président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), principale formation d'opposition.


Niger : Tandja veut dialoguer avec l’opposition

2009-09-18

http://tinyurl.com/lyk8r2

Le président Mamadou Tandja du Niger a marqué sa disponibilité à engager des discussions avec son opposition regroupée au sein de la Coordination des forces pour la défense de la démocratie et la République (CFDR), une coalition de partis politiques, d'organisations de la Société civile et de syndicats, a annoncé le 15 septembre à Niamey, le chef d'une délégation du Parlement panafricain (PAP). Le Niger est plongé dans une crise politique sans précédent depuis l'organisation, le 4 août dernier, par le président Mamadou Tandja, d'un référendum constitutionnel aux termes duquel il s'est octroyé une rallonge de trois ans à son mandat qui devait s'achever en décembre 2009.


Niger : Tandja fait un pas dans la dictature

2009-09-18

http://tinyurl.com/nw6747

Il n’y a plus de doute, la sixième République nigérienne, voulue par le président Mamadou Tandja, sera celle de la dictature. Depuis qu’il a bravé vents et marées pour faire changer la Constitution de son pays par voie référendaire le 4 août 2009, s’accordant une prolongation du mandat présidentiel de trois ans, plus rien ne peut arrêter le colonel-président dans sa dérive autoritaire. Leader du principal parti d’opposition, PNDS, Mahamadou Issoufou ne cachait pas son intention d’organiser une riposte aux errements continus de Tandja. Celui –ci vient d’être arrêté, accusé d’être impliqué dans des malversations financières.


Ouganda : Les prétentions du roi Ronald Muwenda

2009-09-19

http://tinyurl.com/lu79wc

Le 37ème roi du Buganda, en Ouganda, après avoir obtenu la restauration de son royaume en 1993, veut directement exercer son pouvoir sur ses sujets, y compris le président Museveni et sur son sol qui abrite par ailleurs la capitale ougandaise, Kampala. L'appétit venant en mangeant, le Roi veut aller plus loin et quitter son simple rôle d’apparat. A deux ans de l'élection présidentielle, les choses ne semblent cependant pas si faciles. Le président ougandais a engagé une réforme agraire pour améliorer sa côte de popularité. Or les notables baganda sont les principaux propriétaires terriens et le « Kabaka » (Roi) est le premier d'entre eux.


Sénégal : Des relents de division dans l’opposition

2009-09-19

http://tinyurl.com/lzju6h

La candidature unique de l’opposition pour la présidentielle de 2012, fait l’objet de vives polémiques entre les partis membres de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal. Le débat a été soulevé ces derniers jours par les structures de jeunes de différents partis membres. Même si la plupart des responsables de cette coalition considère que la question n’est pas la priorité de l’heure compte tenu des difficultés que vivent les populations, les divergences de vues se sont déjà installées.


Sénégal : Wade défend son fils et se veut candidat pour 2012

2009-09-19

http://tinyurl.com/m7uluy

Le chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade a réfuté, le 17 septembre, les accusations de détournement de fonds lancées à l'encontre de son fils, Karim, dans sa gestion de l'Agence nationale de la Conférence islamique (ANOCI). Selon lui, "Il (Karim Wade) n'a rien détourné. Ce sont des gens de mauvaise foi qui attaquent Karim car ils veulent m'atteindre". "Karim n'est pas le gestionnaire de l'Anoci. Il n'a aucun rôle à jouer dans la manipulation de l'argent", a ajouté le président Wade. Dans un livre publié sur la gestion de l’ANOCI par un journaliste, la gestion de cette structure avait été dénoncée à travers de nombreux errements qui ont été notés. Par ailleurs, Wade se déclare prêt à briguer un 3e mandat en 20123





Développement

Sierra Leone : Découverte d'un gisement d'hydrocarbures

2009-09-18

http://tinyurl.com/lbhegx

La Sierra Leone a confirmé le 17 septembre la découverte de pétrole au large de ses côtes, annoncée auparavant par le groupe pétrolier espagnol Repsol. C'est la première fois que du pétrole est découvert dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, classé parmi les plus pauvres du monde et ravagé par une guerre civile (1991-2001). Le groupe pétrolier espagnol Repsol avait auparavant fait part de cette découverte, réalisée avec des partenaires internationaux, à une profondeur de 5. 638 mètres, sous près de 1. 800 mètres d'eau.





Santé & VIH/SIDA

Cameroun : Un lit pour mieux lutter contre le paludisme

2009-09-17

http://tinyurl.com/q296pb

«Lit-moustiquaire », c’est le nom donné à une couchette très pratique inventée par un Camerounais. Le dispositif est en effet constitué d’un lit avec des supports de moustiquaire escamotables et un tiroir de rangement. Un concept à la japonaise, qui permet de ranger les accessoires du lit le jour pour les remettre une fois la nuit tombée. Selon son concepteur, cet outil pratique adapté à la lutte contre la maladie la plus meurtrière de l’Afrique toute entière pourrait servir dans les camps militaires, les cités universitaires, les hôtels et surtout les hôpitaux.


Côte d’Ivoire : 20 000 vies d’enfants sauvées

2009-09-17

http://tinyurl.com/r3gz78

En Côte d’Ivoire, 150 enfants sur 1 000 n’atteignaient pas leurs 5 ans en 1990. Contre 127 aujourd’hui. Le taux de mortalité infantile mondial a baissé depuis 1990, passant de 90 décès pour 1 000 naissances vivantes à 65 en 2008. Chaque année, 20 000 enfants ivoiriens sont donc sauvés, même si le pays connaît des difficultés socio-économiques, aggravées par la crise mondiale. Le développement d’opérations peu coûteuses et à grande échelle a permis d’épargner un grand nombre d’enfants. Notamment la vaccination, la promotion du lavage de mains avec du savon et l’allaitement maternel.


Égypte : En pleine psychose de grippe A

2009-09-19

http://tinyurl.com/mzj4hv

Des vacances trois semaines après la rentrée. Le rêve de beaucoup d'élèves. Un cauchemar pour les parents. Pour des milliers d'écoliers et d'étudiants, c'est devenu une réalité le mercredi 16 septembre lorsque le gouvernement égyptien a ordonné la fermeture jusqu'au 3 octobre de tous les établissements scolaires et universitaires étrangers du pays. Une mesure déjà appliquée aux écoles égyptiennes dans le cadre de la politique de prévention de la grippe A. L'Égypte, où moins de 900 cas, dont deux mortels, ont été diagnostiqués depuis le début de l'épidémie, vit en pleine psychose.


Mauritanie : Une maladie non encore identifiée sévit

2009-09-17

http://tinyurl.com/kr3arw

Les habitants de Nouakchott se trouvent actuellement en état de grande angoisse à cause de l’existence d’une maladie qui s’apparente à une fièvre hémorragique et qui a déjà fait trois morts. Les pouvoirs publics sont prudents sur la nature de la maladie pour laquelle, des prélèvements ont été envoyés à l’institut pasteur de Dakar (laboratoire de référence). Essayant de calmer l’inquiétude des populations, le ministre mauritanien de la santé a minimisé l’ampleur de la maladie et écarté l’hypothèse d’une fièvre hémorragique tout en préconisant qu’il s’agit plutôt d’une méningite.


Rd-Congo : avec le test rapide les gens ont moins peur du sida

2009-09-18

http://tinyurl.com/kuzccj

Dans le Bas-Congo, les personnes qui, auparavant, se faisaient dépister du VIH/sida, venaient rarement retirer les résultats de leurs tests, inquiétées par des délais d’attente trop longs. Mais depuis l’arrivée des tests rapides, les gens connaissent presque tous leur état sérologique, ce qui facilite la prise en charge de ceux qui sont déclarés séropositifs. Au premier trimestre 2009, "sur près de 10 000 clients qui se sont présentés pour le dépistage à Matadi et Boma, tous ont retiré leurs résultats.





Éducation

Zimbabwe :70 millions de dollars pour relancer le système éducatif

2009-09-18

http://tinyurl.com/nwbbcm

Des bailleurs de fonds ont accordé 70 millions de dollars au système éducatif du Zimbabwe, dans l’espoir de mettre un frein au déclin rapide que connaît l’enseignement dans ce pays pourtant autrefois considéré comme l’un des meilleurs en Afrique subsaharienne. 

L’UNICEF, en partenariat avec le gouvernement d’union nationale du Zimbabwe, assurera la distribution des fonds apportés par les pays européens. Aujourd’hui, les manuels scolaires sont devenus une denrée rare dans les écoles. L’UNICEF estime que le ratio de manuels par élève est d’environ un pour 10 enfants et il arrive que 40 élèves partagent un seul manuel.





Environnement

Afrique : La BM invite à agir pour le changement climatique

2009-09-17

http://tinyurl.com/quyj6t

La Banque mondiale a indiqué le 15 septembre que l'Afrique doit se préparer au changement climatique afin de maintenir la croissance économique. Selon elle, il devient évident que l'Afrique a le potentiel d'être un pôle de croissance dynamique au sein de l'économie mondiale qui évolue rapidement et que la région a besoin d'aborder de manière urgente la hausse de la variabilité climatique et de la température pour conserver sa performance et préserver les récents acquis. En Afrique où le bois, le charbon et d'autres biomasses fournissent environ 80% de l'approvisionnement de l'énergie domestique primaire, plus de 550 millions de personnes n'ont pas accès à l'énergie moderne..


Afrique : Il faut près de 20 milliards pour sauver le lac Tchad

2009-09-18

http://tinyurl.com/muhlg5

Le transfert d’eau du fleuve Oubangui vers le Lac Tchad, dont les travaux devraient débuter cette année, nécessitera un apport financier de quelque 19,678 milliards de francs CFA. Cette information a été annoncée en marge d’une réunion tenue d’experts de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et de la Commission internationale du bassin du Congo Sangha.Le projet, qui doit être financé par les pays membres de la CBLT que sont le Cameroun, le Nigeria, la République centrafricaine, le Niger et le Tchad consiste en la création d’un canal de 1350 kilomètres partant du fleuve centrafricain.
 La superficie du lac Tchad, de l’ordre de 25 000 mètres carrés au début des années 1960, a perdu 90 % de sa superficie.


Cameroun : Le poisson du Lac lagdo en baisse de 1/3 en 25 ans

2009-09-18

http://tinyurl.com/mp9z5w

Situé à 50 km au sud de la ville de Garoua sur la Bénoué, le lac Lagdo ne présente plus la fière allure d'antan. La jacinthe d'eau dévore silencieusement le lac, sous le regard impuissant des riverains. De 1982 à nos jours, elle est passée de 12. 000 à 4. 000 tonnes à cause de la jacinthe d'eau. Parmi les dégâts que causent la jacinthe d'eau, il y a aussi l'obstruction des voies navigables, la baisse de l'activité de pêche causant la réduction drastique des ressources halieutiques, les inondations, l'augmentation de la sédimentation ou tout simplement la disparition des cours d'eau. A en croire les experts, les fleuves tels que le Nyong, le Wouri, la Sanaga et surtout le lac Tchad, vivent aussi avec une menace de disparition si rien n'est fait à long terme.


Global : Les pays riches appelés à payer leurs dettes climatiques

2009-09-18

http://tinyurl.com/nfg5b9

Les pays riches doivent payer leurs dettes climatiques en réduisant de façon drastique leurs émissions et en fournissant aux pays en développement les moyens financiers et la technologie nécessaires, a affirmé ActionAid en réponse à la publication, le 15 septembre, par la Banque mondiale, de son rapport annuel sur le développement mondial. Le rapport souligne que les pays riches représentaient 64 pour cent des émissions de gaz depuis le 19ème siècle, comparé aux 36 pour cent produits par les pays en développement. Il affirme également que 80 pour cent de l'impact mondial sera ressenti par les pays en développement et que seuls 20 pour cent affecteraient les pays riches.


Kenya : Un complexe forestier au bord de l'asphyxie

2009-09-19

http://tinyurl.com/ld6kzy

Le Kenya a érigé en priorité nationale la sauvegarde de son principal complexe forestier, la Mau, où des vagues successives de peuplement ont conduit à une déforestation galopante et à l'assèchement de rivières alimentant plusieurs joyaux touristiques du pays. Le Premier ministre Raila Odinga, qui a mis tout son poids politique dans la bataille au risque de s'attirer les foudres d'une partie de ses alliés implantés dans cette région, a lancé un programme visant à expulser les habitants de la forêt et restaurer le couvert forestier.


Kenya : La sécheresse décime le cheptel

2009-09-18

http://tinyurl.com/lrrj7a

Les éleveurs kenyans, en majorité dans la région aride du Nord, ont perdu plus de 150 000 têtes de bétail à cause de la sécheresse qui sévit dans le pays, a déploré, le 16 septembre, le Premier ministre, Raila Odinga. Au moins 70 pour cent des puits naturels et des cours d'eau du Kenya se sont asséchés à cause de la déforestation et le déficit de pluies qui en résulte, conduisant au rationnement de la distribution de l'eau et de l'électricité. Les bailleurs de fonds du Kenya ont investi à hauteur de 17 milliards de shilling dans la mobilisation de l'aide humanitaire.





Média & liberté d'expression

Erythrée : La plus grande prison du monde pour les journalistes

2009-09-19

http://tinyurl.com/lah5qw

L’Erythrée compte aujourd’hui au moins trente journalistes et deux collaborateurs des médias emprisonnés. Huit ans après les rafles du 18 septembre 2001, qui ont sonné le glas de la liberté d’expression dans le pays, les autorités d’Asmara sont à égalité avec celles de Pékin et de Téhéran pour le nombre de professionnels des médias jetés derrière les barreaux. Plus encore que la cruauté de leurs geôliers, les prisonniers d’opinion érythréens sont victimes de l’indifférence, du silence complaisant ou des efforts bien trop timides des ’partenaires’ d’Asmara.


Global : 100 photos de nature pour la liberté de la presse

2009-09-20

http://www.rsf.org/IMG/rapport_fr_md.pdf

Dans beaucoup de pays, les journalistes spécialisés dans les questions environnementales se retrouvent aux avant-postes d'une nouvelle ligne de front. Leur travail constitue une menace pour nombre d'entreprises, d'organisations mafieuses, voire d'Etats qui tirent profit d'un usage abusif du milieu naturel. Ces journalistes deviennent alors des témoins gênants, voire des ennemis à abattre. Pour soutenir ces journalistes, devenus les sentinelles de notre planète, Reporters sans frontières publie son nouvel album : 100 photos de Nature pour la liberté de la presse.

Pour télécharger le rapport Presse & Environnement : http://www.rsf.org/IMG/rapport_fr_md.pdf


Rd Congo : Les journalistes veulent marcher contre les agressions

2009-09-18

http://tinyurl.com/kwajbj

Les hommes et femmes des médias en République Démocratique du Congo (RD Congo) projettent d'organiser, dans toutes les provinces du pays, une marche de protestation contre le gouvernement afin d'exiger des autorités publiques des mesures pour la sécurité des journalistes. Réunie autour de la présidente de l'Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), toute la presse congolaise a décidé de battre le macadam, du siège de l'UNPC jusqu'au Palais du peuple (siège du Parlement), afin de déposer un mémorandum aux élus du peuple.





Conflits & urgences

Afrique : Année difficile pour les enfants dans les conflits armés

2009-09-18

http://www.afrik.com/article17552.html

Cette année a été très difficile pour les enfants dans les conflits armés. De violents conflits comme à Gaza, au Sri Lanka, au Pakistan, en République démocratique du Congo, en Iraq ou en Afghanistan ont fait de nombreuses victimes et provoqué des déplacements massifs de populations, surtout parmi les enfants. Selon la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés, la lutte contre l’impunité et la responsabilisation de leurs auteurs doivent rester une priorité absolue pour la communauté internationale.


Ouganda : La révolte ethnique menace la stabilité régionale

2009-09-17

http://tinyurl.com/lregan

A deux ans de l'élection présidentielle, la tension monte en Ouganda, où le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, fait face à une grave crise politique après la révolte des partisans d'un puissant roi coutumier du sud du pays. A la surprise générale, des manifestations spontanées des partisans du «Kabaka» (roi) Ronald Muwenda Mutebi II, souverain des Bagandas, la principale ethnie du pays, ont éclaté depuis le 10 septembre 2009 à Kampala et dégénéré en graves émeutes. Selon la porte-parole de la police,14 personnes auraient été tuées et plus de 80 blessées, tandis que 550 émeutiers auraient été interpellés.


Somalie : 16 soldats de l’AMISOM tués dans un attentat

2009-09-19

http://tinyurl.com/mke7zu

Au moins seize soldats de la force de paix de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), dont douze Burundais, ont été tués dans le double attentat-suicide à la voiture piégée, selon un nouveau bilan établi le 18 septembre par l'armée burundaise. Le numéro deux de l'AMISOM, le général burundais Juvénal Niyonguruza, et un lieutenant-colonel burundais, figurent parmi les victimes. Revendiquée par les islamistes insurgés shebab, l'attaque est la plus meurtrière enregistrée par la force de paix depuis son arrivée en mars 2007 dans la capitale somalienne.


Somalie : Plus de 70 000 enfants en danger de mort

2009-09-17

http://tinyurl.com/m3ajbm

La crise humanitaire qui prévaut en Somalie a exposé plus de 70.000 enfants souffrant de malnutrition aiguë au risque de décéder, sur les 285.000 de moins ce cinq ans gravement affectés par les combats qui se poursuivent dans ce pays de la Corne de l’Afrique. D’après un récent rapport de l’Unité d’analyse sur la sécurité alimentaire et la nutrition en Somalie, environ 285.000 enfants de moins de cinq ans en Somalie sont malnutris, soit un enfant sur cinq. Actuellement, environ 85.000 enfants malnutris reçoivent un traitement chaque mois, en plus de 130.000 jeunes enfants vulnérables qui bénéficient d’interventions nutritionnelles pour prévenir la malnutrition aiguë.


Somalie : Le Somaliland s'enflamme

2009-09-17

http://tinyurl.com/nkluaf

Longtemps considéré comme un îlot de stabilité dans l'océan sous régional d'une corne de l'Afrique constamment houleux, du fait de la piraterie qui sévit dans le Puntland voisin et la guerre civile qui décime la Somalie depuis 1991, le Somaliland est en train de basculer dans les violences politiques. La situation est plus qu'alarmante, suscitant les préoccupations de la communauté internationale, et surtout des inquiétudes des Nations Unies, d'où Ban Ki Moon, le secrétaire général de l'Onu, a dû dépêcher, illico presto, son représentant spécial pour la Somalie, afin d'essayer d'éteindre au plus vite le feu destructeur dans cette région semi autonome.


Soudan : Vers le retour de la guerre au Darfour

2009-09-18

http://tinyurl.com/lp5svy

La communauté internationale est mise devant une situation de nouvelle impasse. En effet, les échecs successifs des initiatives de paix consacrent la rupture totale déjà consommée devant aboutir à la recherche de paix par un règlement pacifique de la crise du Darfour. C’est dans ce contexte que le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE) de Khalil Ibrahim, groupe rebelle opérationnel à partir du Tchad, voisin, serait dans une phase des préparatifs militaires en vue de lancer des nouvelles offensives contre les positions tenues par l’armée régulière soudanaise dans un délai qui n’est toujours pas connu.





Internet & technologie

Afrique : Ruée des opérateurs internationaux de téléphonie mobile

2009-09-18

http://tinyurl.com/nd735s

L’Afrique représente le dernier réservoir de croissance au monde, à tel point que les opérateurs internationaux se la disputent à coups de milliards de dollars. Le taux de pénétration du mobile en Afrique est de 37%. Ainsi le continent est au centre de féroces appétits. Peu après l’interruption des négociations sur la reprise de ses activités africaines par le français Vivendi, l’opérateur koweïtien Zain s’est laissé courtiser par le groupe indien Reliance Communications. Les discussions portent sur le rachat de l’ensemble des actifs africains du groupe koweïtien, à l’exception du Soudan. Présent en Afrique depuis qu’il a racheté l’opérateur Celtel en 2005, le groupe koweïtien compte aujourd’hui 40 millions d’abonnés au mobile sur le continent


Sénégal : Les cybercafés en déclin

2009-09-17

http://www.afrik.com/article17522.html

Les cafés Internet sont en déclin au Sénégal. Ces points d’accès au savoir et à la communication qui se trouvaient à tous les coins de rue à Dakar et auxquels on pouvait facilement accéder à toute heure de la journée ne sont plus aussi disponibles. Avec des prix fort bas pour l’heure de connexion, étudiants, travailleurs ambulants ou consultants pouvaient surfer sur le net. Mais le marché n’est plus florissants et les cafés Internet ont commencé à fermer, ne pouvant plus résister à la crise du secteur !





Collecte de fonds & ressources utiles

Appel d'offre de l'Université Virtuelle Environnement et Développement

2009-09-20

http://pambazuka.org/fr/category/fundraising/58950

L'Université Virtuelle Environnement et Développement Durable lance un appel d'offre pour le financement de projets dont la date limite est fixée au 30 octobre prochain. Au travers de cet appel d'offres l'UVED financera des projets de Ressources numériques dans le domaine de l'environnement et du développement durable, Ressources numérique pour le C2i MEAD niveau 2 et Productions audiovisuelles venant en complément des projets en cours de production ou aujourd'hui livrés. Vous trouverez tous les documents relatifs à cet appel d'offres sur le site d'UVED :
http://www.uved.fr/index.php?id=190) ou via le portail des Université Numériques
http://www.universités-numériques<http://www.universités-numériques>.fr/) .





Cours, séminaires, & ateliers

Afrique : Bourses de recherche sur la Paix en Afrique de l’Ouest

2009-09-20

http://pambazuka.org/fr/category/courses/58951

Le Projet Initiative pour la Paix en Afrique de l’Ouest mis en œuvre par la WARA et le WARC met en compétition des bourses de la paix pour appuyer des efforts de recherche ou de création originales de nature à contribuer au renforcement de la paix et à la résolution des conflits en Afrique de l’Ouest. Ces bourses sont destinées à des chercheurs et artistes ouest africains présentement en activité en Afrique de l’Ouest. Ces bourses d’un montant de 7500 dollars couvrent des activités de recherche à mener sur une période de six mois. La date de clôture des dossiers pour la première tranche est fixée au 15 Octobre 2009.
Les dossiers de candidature devront être envoyés à l’adresse suivante : Peace@initiativedepaix.org





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