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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

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Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
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Pambazuka Press

Food Rebellions! Food Rebellions! Crisis and the hunger for justice Eric Holt-Giménez & Raj Patel.

Food Rebellions! takes a deep look at the world food crisis and its impact on the global South and under-served communities in the industrial North. While most governments and multilateral organisations offer short-term solutions based on proximate causes, authors Eric Holt-Giménez and Raj Patel unpack the planet's environmentally and economically vulnerable food systems to reveal the root causes of the crisis.

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Cette édition

Pambazuka News 124: Vingt ans après le Mur de Berlin, le capitalisme en ruines

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Nécrologie, 4. Zimbabwe, 5. Femmes & genre, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Elections & gouvernance, 9. Corruption, 10. Développement, 11. Santé & VIH/SIDA, 12. LGBTI, 13. Racisme & xénophobie, 14. Environnement, 15. Média & liberté d'expression, 16. Nouvelles de la diaspora, 17. Conflits & urgences




Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : Le Mur de Berlin, 20 ans après.
COMMENTAIRES & ANALYSES : L’Etat béninois interpellé sur les urgences nationales.
NECROLOGIE : Togo : Décès d’Ernest Gnassingbé.
ZIMBABWE : La pénurie de main-d’œuvre menace la production alimentaire.
FEMMES & GENRE : Afrique : Des progrès dans les droits des femmes en Afrique du Nord.
DROITS HUMAINS : Afrique : La Croix Rouge et Salif Keïta appellent à protéger les albinos.
REFUGIES & MIGRATION FORCÉE : Global : L’Amérique latine, nouveau rêve des migrants africains.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Afrique : L’Egypte rappelle son ambassadeur en Algérie.
CORRUPTION : Mauritanie : L’Ancien gouverneur de la Banque centrale sous les verrous.
DEVELOPPEMENT : Afrique : L’eau et l’assainissement manquent à 340 millions d’Africains.
SANTE & VIH/SIDA : Afrique : Campagne de vaccination contre la fièvre jaune dans trois pays.
LGBTI : Ouganda : Les homosexuels menacés de peine de mort.
RACISME & XENOPHOBIE : Afrique du Sud : Les immigrés zimbabwéens fuient les violences.
ENVIRONNEMENT : Nigeria : Le torchage de gaz cessera en janvier 2010.
MEDIA & LIBERTE D’EXPRESSION : Global : Itinéraire de journalistes exilés.
CONFLITS & URGENCES : Côte d’Ivoire : Le décret sur la question des grades signé.




Chroniques

Le Mur de Berlin, 20 ans après

Demba Moussa Dembélé

2009-11-22

http://pambazuka.org/fr/category/features/60499

Le vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin a donné lieu à un énorme déchaînement médiatique. Et plus que la célébration d’un événement qui a marqué l’évolution du monde au siècle dernier, on assista à une véritable entreprise d’exorcisation du communisme. On oublia que la RDA fut la 20ème puissance économique du monde, tout comme on occulta, comme le souligne Demba Moussa Dembélé, « toutes le misères que économiques, sociaux, culturels et politiques qui ont fait des citoyens de l’ancienne RDA des « pestiférés », des citoyens de seconde zone, suspectés, marginalisés et méprisés», sous la réunification.. Mais pour lui, ce cirque médiatique n’occulte pas la réalité que demeure la faillite du capitalisme.

Les dirigeants européens et ceux des Etats-Unis ont célébré à leur manière le 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989. Tous les représentants de la bourgeoisie de « l’Occident chrétien » se sont retrouvés à Berlin le 9 novembre 2009 pour célébrer « la fin du communisme » en Europe. Pendant plus d’une semaine avant le 9 novembre, tous les médias occidentaux s’étaient déchaînés pour marquer l’évènement.

Le monde a été inondé par un torrent de discours, de rencontres, de documentaires et d’autres articles consacrés au 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Des pages et des pages d’articles sur tous les sujets, des documentaires, des tables rondes, des entretiens à la radio et à la télévision avec des « spécialistes » en tout genre, tout a été mis en œuvre pour attirer l’attention de l’opinion sur l’anniversaire de la chute du Mur de Berlin et surtout sur sa signification du point de vue des pays occidentaux. L’occasion était belle pour évoquer « la victoire » de l’Occident sur le bloc soviétique, du capitalisme sur le « socialisme », de l’économie de marché sur « l’économie dirigée », de la « démocratie » sur le « totalitarisme », voire du christianisme sur l’athéisme!

Les reportages sur l’ancienne Allemagne de l’Est (RDA) avaient pour objet de déformer l’histoire réelle de celle-ci, d’occulter ses réalisations. C’est comme si la RDA était juste une parenthèse malheureuse au cœur de l’Europe occidentale ! On donne complaisamment la parole à ceux qui sont acquis à la propagande du système occidental, mais rarement à ceux qui regrettent la disparition de la RDA ! Ceux-là sont appelés des « Ostalgiques » et parfois considérés comme des « demeurés » qui n’ont pas encore compris « tous les bienfaits » du système capitaliste!

Ces « Ostalgiques » savent bien de quoi ils parlent. Ils sont restés réfractaires à la propagande au service du capitalisme qui fait croire que la chute du Mur de Berlin avait inauguré une ère de « liberté » et de « prospérité » pour le peuple allemand ! La réalité est plus prosaïque. La « liberté » c’est celle des grands monopoles capitalistes qui ont tôt fait de faire même basse sur l’économie de la RDA. Celle-ci avait l’économie la plus puissante et la plus développée du camp soviétique. La RDA était classée comme la 20ème puissance économique du monde et certaines de ses entreprises étaient comparables à celles des plus grandes entreprises occidentales. Ses habitants jouissaient d’un niveau de vie assez élevé, et disposaient de la plupart des commodités que l’on pouvait trouver dans les pays occidentaux.

Tout cela fut détruit avec une sauvagerie et une rage dignes du Moyen Age et cela dans le but de faire table rase du passé de cette république, de l’effacer de la mémoire collective allemande. Les grands groupes capitalistes prirent possession de l’économie de l’ancienne RDA et restaurèrent la loi implacable du profit. Avec cette restauration, le chômage devint soudain le lot quotidien de milliers de travailleurs chassés ainsi de leur emploi et la précarité devint l’horizon immédiat de millions de leurs concitoyens. Sur le plan économique et social, une sorte de calamité naturelle s’abattit sur l’ancienne RDA. Le taux de chômage atteignit des records inégalés en Europe. Ainsi à la place du Mur visible qui était tombé, se sont dressés de multiples murs invisibles : économiques, sociaux, culturels et politiques qui ont fait des citoyens de l’ancienne RDA des « pestiférés », des citoyens de seconde zone, suspectés, marginalisés et méprisés ! La « réunification » ou plutôt l’annexion acheva de détruire ce qui restait encore des vestiges de celle-ci. (1)

Exorciser le spectre du communisme ? C’est la triste réalité que tente de masquer la propagande distillée par les grands médias occidentaux. Et le 9 novembre, ces mêmes médias montraient avec complaisance la plupart des dirigeants occidentaux - à l’exception d’Obama représenté par sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton - réunis autour de la chancelière Angela Merkel. Ainsi, dans l’euphorie générale, on tenta de faire oublier un moment la profonde crise qui est en train de secouer les fondations du capitalisme occidental depuis plus d’un an. En fait, la « célébration » de la chute du Mur de Berlin était une occasion pour les dirigeants occidentaux pour faire passer leur message à l’opinion mondiale: si le capitalisme est profondément malade, il est tout de même « meilleur que le communisme » que symbolisait le Mur de Berlin !

Mais l’opinion et les peuples ne sont pas dupes. Un sondage conduit par la BBC dans 27 pays –dont les Etats-Unis ; l’Allemagne, la France, le Canada, entre autres- à l’occasion précisément de ce 20ème anniversaire montre que seulement 11% des répondants trouvaient que le capitalisme «marchait bien » tandis que 23% -le double- trouvaient que le capitalisme « est intrinsèquement mauvais » ! Quel échec pour tous les idéologues et thuriféraires de ce système qui, depuis plus de 20 ans, n’avaient cessé de présenter le capitalisme comme l’horizon indépassable de l’évolution humaine, comme l’avenir inéluctable du genre humain ! Mais la réalité a vite fait de balayer la propagande et les multiples crises mondiales en cours et leurs cortèges de souffrances sont venus rappeler au monde la nature intrinsèquement inhumaine du système capitaliste avec toutes ses horreurs.

Si, comme l’a observé Marx, « le capitalisme est venu au monde en suant le sang par tous les pores », on ajoutera qu’il a grandi et s’est développé en suçant le sang de millions de personnes dans le seul et unique but d’accumuler du profit au bénéfice d’une petite minorité immorale et corrompue. Dans sa phase néolibérale, ce système a fini de démontrer avec encore plus d’éclat qu’il n’a que mépris pour la vie humaine. Il a achevé de montrer qu’il est un système à bout de souffle, parasitaire et inutile, dans lequel ce sont des criminels de la trempe de Bernard Madoff et compagnie qui tiennent le haut du pavé et passent pour des symboles de « réussite » !

Dans la vieille Europe, berceau du capitalisme, ce sont des figures grotesques comme Sarkozy, pêchant dans les eaux nauséabondes du Front National ; ou Berlusconi, allié de la Ligue du Nord, tous deux des mouvements d’extrême droite xénophobes et racistes flirtant avec le fascisme, qui sont en train de jouer les premiers rôles. En Allemagne même, après les élections de septembre dernier, c’est la droite dure au service des monopoles capitalistes qui est aux commandes. Ainsi donc, c’est tout ce qu’il y a de plus réactionnaire en Europe qui était réuni à Berlin pour « célébrer » la « chute du communisme » !

Cette réaction européenne, comme ses lointaines devancières, a voulu ainsi exorciser le spectre du communisme qui n’a cessé de hanter l’Europe depuis le milieu du 19ème siècle et le monde depuis la Révolution d’Octobre de 1917! Et il continuera de hanter la vielle Europe et le reste du monde aussi longtemps que dureront le despotisme du capital et la tyrannie de l’exploitation capitaliste.

NOTE

(1) Voir Le Monde Diplomatique, novembre 2009, p. 16 & 17

* Demba Moussa Dembélé est économiste

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org



Le débat sur l’intégration en France, une réalité néocoloniale

Houria Bouteldja

2009-11-22

http://pambazuka.org/fr/category/features/60495

C’est quoi être Français aujourd’hui ? La question est devenue centrale dans le débat politique français aujourd’hui. Agitée jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. elle ne porte pas seulement sur l’affirmation d’une identité. Elle traduit la négation de l’autre, de cette diversité qui fait de la société française le reflet d’une immigration multiséculaire. Houria Bouteldja conteste cette dérive qui pousse à devoir, pour les Maghrébins et les Noirs surtout, «renier les fondements de sa culture et adopter ce qui fait la représentation commune de ce que pourrait être le citoyen idéal» pour la France

Pourquoi vous revendiquez vous en tant qu’indigènes ?

Houria Bouteldja : Et bien parce que nous vivons une réalité néocoloniale. Nous sommes les enfants d’une illusion qui a consisté à croire que les indépendances de nos pays signifiaient la fin de la colonisation. Or, en fait il ne s’agissait là que du premier acte de la décolonisation. Car, on le voit autant dans la métropole que dans ses rapports avec les anciennes colonies, la décolonisation est inachevée, ses soubassements idéologiques et culturels sont toujours actuels. Nous continuons donc de vivre une phase coloniale différente. Nous qui vivons des régimes et des systèmes d’oppression de diverses natures, nous nous reconnaissons dans cette appellation qui renvoie précisément et de manière crue à tous les oppresseurs la réalité de l’état où ils souhaitent nous confiner.

Pourquoi refusez-vous la notion d’intégration ?

Houria Bouteldja : De fait, la République abstraite tant célébrée refuse de reconnaître, en tant que citoyens de plein exercice, ceux qui sont originaires d’Afrique ou du monde arabo-musulman. Pour être intégré, il faut, pour paraphraser un personnage illustre, passer sa personnalité « au karcher », renier les fondements de sa culture et adopter ce qui fait la représentation commune de ce que pourrait être le citoyen idéal selon France 2 ou Finkielkraut. Mais même ceci est insuffisant. Adopter les mœurs et les usages locaux dans leur acception identitaire ne mène nulle part. Regardez l’histoire des harkis et le traitement discriminatoire qui leur est fait en France depuis la fin de la guerre d’Algérie. Elle illustre jusqu’à l’absurde cette imposture du reniement de soi présentée comme l’option idéale. A moins qu’il ne faille recourir à la chirurgie esthétique pour tenter de se débarrasser de nos ineffaçables différences...

Comment agit-on contre le Mouvement des Indigènes de la République ?

Houria Bouteldja : Ce n’est pas facile de nous traiter d’islamistes, de terroristes, d’autant que c’est un mouvement qui traverse l’Afrique, les Antilles, la France... D’où les moyens indirects : la diffamation permanente, le spectre de la peur des banlieues, de l’islam... Les élites dirigeantes ne peuvent plus dire ouvertement que nous leur sommes inférieurs, alors ils le suggèrent de diverses manières. Ce qui leur parait le plus efficace, c’est de mettre sur le devant de la scène des personnages « issus de la diversité » qui sont emblématiques pour eux de l’intégration réussie.

Le meilleur signe de cette réussite, de cette dissolution, dans ce qu’ils appellent LA société française, ce sont des gens, des femmes surtout, qui manifestent publiquement l’abandon de toute référence à leur milieu d’origine. C’est ce que nous appelons « l’intégration par le jambon » ou, mieux encore, qui adoptent une posture très offensive contre leurs communautés d’origine. Cette posture, qui se traduit notamment par la stigmatisation indifférenciée des jeunes de banlieue, est véhiculée par le consensus politique dirigeant. Ceci est illustré, par exemple, par cette association généreusement sponsorisée qui porte un nom que vos lecteurs risquent de trouver choquant.

Vous parlez de « Ni putes, ni soumises » ! C’est une appellation notoire, elle ne choquera personne en Algérie. Mais ces gens soulèvent quand même un vrai problème, celui du statut des femmes, surtout celui des jeunes filles, dans les quartiers populaires...

Houria Bouteldja : Il y a partout, dans la société, un problème de domination masculine : les femmes battues ne se recrutent pas exclusivement dans les milieux populaires défavorisés, loin de là. Désigner les jeunes des cités comme une catégorie spécifiquement violente vise à nous enfermer, les Maghrébins et les Noirs, dans une représentation où l’étranger, musulman de surcroît, est rétrograde et dangereux.

Qu’est ce qui fait qu’indigène est une catégorie politique pertinente ?

Houria Bouteldja : Le triptyque « colonialisme, impérialisme, normes idéologiques supérieures s’imposant à tous » reste actuel ; il a été spectaculairement remis au goût du jour par la montée des « néocons » au pouvoir partout en Europe. Rappeler alors, en termes de pensée politique, cette vérité et s’inscrire en résistance à ce niveau, fait effectivement mal parce que c’est un mot d’ordre juste qui interpelle. Le mot « Indigènes » est un destructeur de mythe : celui de la République universelle et égalitaire. De plus, il fait le lien avec le statut qu’avaient nos parents à l’époque coloniale et nous montre que la lutte de libération continue ici et là-bas.

Qu’est ce qui fait que cette réalité est niée unanimement à droite, à gauche ?

Houria Bouteldja : Il est normal que les centres même de la propagande occidentale se sentent visés. Ces centres sont de gauche et de droite. La droite toujours coloniale et capitaliste, la gauche à vocation idéologique dominatrice et paternaliste, souvenons-nous de la SFIO et du PCF pendant la guerre d’Algérie. La gauche française n’a pas rompu, loin de là, avec cet héritage. Les ressorts historiques sont toujours là et le mot indigène trouve toute sa justification. S’ajoute aujourd’hui l’action du sionisme qui tient le haut du pavé et voudrait que l’énoncé de la vérité soit exclusivement le fait des anciens « nouveaux philosophes », propagandistes. C’est la thèse sans cesse répétée de la guerre aux musulmans non soumis politiquement ainsi qu’à leurs alliés ex-coloniaux dont le lavage de cerveau n’a pas été efficace, traités d’islamo-gauchistes.

Vous êtes très engagés sur des thèmes de politique internationale.

Houria Bouteldja : Oui, et d’abord en ce qui concerne la tragédie palestinienne. Dans ce drame, les Occidentaux font porter aux Palestiniens le poids de leurs propres fantômes. La négation du fait national palestinien est un crime. Le génocide des juifs ne justifie pas ce déni de droit. La cause de ce peuple est au cœur de notre combat. Nous vivons un monde où les représentations sont inversées : Israël est sans cesse victimisé alors qu’il s’agit d’un état colonial, violent et spoliateur. On observe que la politique extérieure des Occidentaux vise inlassablement à imposer cet Etat aux peuples arabes et à la communauté internationale. Regardez l’Union Pour la Méditerranée, tout le monde voit bien qu’il s’agit de faire admettre le loup israélien dans la bergerie méditerranéenne.

Comment agissent les indigènes et quelles sont les perspectives du MIR ?

Houria Bouteldja : Nous sommes un rassemblement politique et non idéologique, transversal aux faux débats sur l’ethnique, le religieux, critique de la République historique et sarkoziste, de la lecture tendancieuse de la laïcité, etc. Plus nous avançons vers l’affirmation de nous-mêmes, vers l’éventuelle formation d’un parti politique et plus nous sommes l’objet de critiques, particulièrement de la gauche qui voudrait nous récupérer dans une logique qui considère que notre combat est finalement secondaire par rapport à ce qu’ils définissent comme les questions principales qui les opposent à la droite. Outre le racisme institutionnel sous-jacent, l’un des points d’achoppement principal est la question palestinienne et, on le voit bien, un consensus politique actuel aligné sur les thèses israéliennes.

Votre rapport à l’Algérie ?

Houria Bouteldja : Affectif. C’est mon pays d’origine et je suis très attachée à mes racines et à notre culture de résistance et de solidarité. Le combat libérateur des Algériens fait partie de mon histoire. Je suis avec intérêt l’évolution politique de ces dernières années et j’ai observé avec tristesse ce qui a pu s’y passer. Par ailleurs, je suis inquiète du rôle que sont en train de jouer les Etats du Maghreb en se constituant « gendarmes de l’Europe » contre nos frères d’Afrique noire. Ils trahissent l’esprit de l’indépendance et de la lutte anti-impérialiste. Mais j’ai une grande confiance dans le peuple algérien. Je suis sûre qu’il réussira à arracher ses droits, sa liberté et qu’il saura rester du côté des peuples opprimés.

* Houria Bouteldja est Porte-parole du Mouvement des Indigènes de la République (MIR) – Cet entretien a été par Saïd Mekki pour Algérie News

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Le pari inquiétant de Tsvangirai

Mary Ndlovu

2009-11-22

http://pambazuka.org/fr/category/features/60498

La peur est de retour au Zimbabwe, suite à la décision de Morgan Tsvangirai de se désengager du gouvernement d’unité nationale, dont le fonctionnement laisse à désirer, ainsi que l’écrit Mary Ndlovu. Dans une ambiance d’insécurité et de violences, voire d’assassinats entrentue par la ZANU PF et autres agents de l’Etat, les Zimbabwéens restent sceptiques pour ce qui est des derniers efforts de médiation de la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC) pour rapprocher leur pays de la paix et de la prospérité. Sauf que, selon Ndlovu, il reste un espace pour espérer un miracle.

La peur est de retour au Zimbabwe et il est peu vraisemblable que le raccommodage tenté avec la coalition gouvernementale qui s’effiloche va renverser le cours des choses. Du moins pas dans un futur proche. Les arrestations arbitraires, les enlèvements, les passages à tabac, la torture, les incendies de maisons, mais aussi les tueries perpétrées par des éléments de la ZANU PF et autres agents de l’Etat, sont de nouveau en augmentation. Les instigateurs sortent leurs griffes, menacent et terrorisent quiconque ose faire front. Non pas que les griffes aient jamais été complètement rétractées au cours de l’année écoulée, mais les prédateurs ont simplement eu à rester à l’affût et aiguiser leurs griffes pour une utilisation future. Il semble que l’heure soit de nouveau venue, aujourd’hui pour émerger et reprendre la chasse.

Il y a juste un mois, il restait un espoir ténu que le gouvernement de coalition pourrait nous sauver. Aussi longtemps que les acteurs politiques trouvaient moyen de maintenir une paix même fragile, et que l’économie pouvait avancer même d’un petit pas, il semblait possible que le futur promette une certaine stabilité et même un développement significatif. Les difficultés ont persisté. Le harcèlement des militants du MDC (Movement for Democratic Change) et l’obstruction de leur politique était systématique. Mais aussi longtemps que les trois partis restaient ensemble au gouvernement, il y avait une chance pour que, petit à petit, un nombre suffisant de politiciens influents du ZANU PF commencent à voir qu’il y a un avenir meilleur dans la coopération que dans la belligérance. Les évènements de ce mois dernier ont mis ces espoirs à l’épreuve et le MDC-T, vacillant sous les pressions constantes pour un retrait partiel du pouvoir, s’est tourné vers la SADC pour assistance. Malgré des prises de position plus musclée de la SADC lors de la réunion de la troïka pour la défense et la politique à Maputo à la fin de la semaine dernière, peu de Zimbabwéens mettent beaucoup d’espoir dans la trêve annoncée de 30 jours.

Nous devons nous souvenir des circonstances dans lesquelles ce mariage politique a eu lieu. Suite à l’impasse qui a suivi les élections sanglantes de juin 2008, la SADC, représentée par Thabo Mbeki, a omis de rappeler à Mugabe qu’il se comportait de façon illégale et s’accrochait au pouvoir sans base légitime et que, par conséquent, ne serait pas reconnu et qu’aucune coopération ne serait possible. Dans un mépris tout à fait représentatif de leur propre protocole démocratique, les Etats de la SADC ont simplement insisté pour que les gagnants du premier tour rejoignent les perdants qui tenaient toujours les rênes du pouvoir, au lieu d’exiger que la volonté de la majorité soit clairement déterminée et le vainqueur reconnu.

Au cours des négociations menant à cet accord inconfortable, les deux parties savaient qu’il était indispensable qu’elles participent et aucune d’entre elle ne voulait être perçue comme étant celle qui se retire. Malgré les fortes pressions exercées sur le MDC pour ne pas passer d’accord avec la ZANU PF, il était évident, pour la plupart des Zimbabwéens, qu’il n’y avait pas d’alternative. Le MDC devait tenter l’aventure afin d’alléger la souffrance de la population et faire un effort pour remettre l’économie sur pied, à partir des ruines laissées par la ZANU PF. Mais l’accord ainsi que la répartition des ministères rendait tout aussi évident que le MDC entrait au gouvernement sans vrai pouvoir. On pouvait présumer que la ZANU PF ne jouerait pas le jeu, coopérerait le moins possible et continuerait à préserver le pouvoir qu’il détenait encore afin de renforcer ses positions. Ce qui n’était pas encore apparu, c’était les abus de pouvoir persistants, et au vu et au su de toute la région et du monde.

Des progrès au plan économique ont été enregistrés au début de l’année, mais il semble aujourd’hui que la ZANU PF a gagné une première manche. Sa stratégie a été de continuer comme si rien n’avait changé, harcelant et intimidant ses ‘’partenaires’’ du MDC au gouvernement, s’efforçant de provoquer leur retrait. En utilisant la police, le bureau du procureur général, l’armée et les milices, ils ont pu déstabiliser complètement le MDC-T. Les responsables du MDC-T n’ont pas réussi à prendre l’offensive contre la ZANU PF et la déstabiliser à son tour. Ils ont mis leur espoir dans la stimulation de l’économie, privant la ZANU PF de ses anciennes sources de patronage au travers du RBZ et en améliorant le niveau de vie de la population. Mais ils ont été bloqués et empêchés à chaque virage. Finalement leur frustration a atteint un tel stade qu’ils se sont désengagés.

Les responsables du MDC-T savent que la ZANU PF veut les voir en dehors du gouvernement. Ils savent que s’ils se retirent, ils tombent dans le piège tendu par la ligne dure. D’où leur retrait qui n’est pas ‘’désengagement’’. Et leur premier réflexe a été, une fois de plus, d’appeler la SADC à ‘’faire quelque chose’’. La réunion tenue à Maputo a laissé entendre que la SADC est maintenant prête à prendre des mesures plus dures par rapport à l’intransigeance de la ZANU PF. Mais peut-on s’attendre à cela de sa part, alors qu’elle n’a rien fait au cours de la décennie écoulée ? Les espoirs placés en Zuma, le président de l’Afrique du Sud, n’ont pas encore porté leurs fruits. Même si le ton s’est durci à Maputo, les Zimbabwéens attendent avec scepticisme de voir si les choses seront cette fois différente.

Le désengagement de Tsvangirai, bien que compréhensible face à ce harcèlement, est décevant pour plusieurs raisons. En premier lieu, il n’a pas été clairement compris ni par les Zimbabwéens ni par le monde extérieur. Les médias et la ZANU PF font référence à sa retraite, omettant d’en donner le fondement, si il y en a un. Le Zimbabwéen moyen sait seulement que quelque chose de fondamental a changé, que Morgan a fait un geste défensif, et qu’eux-mêmes en subissent les conséquences.

Deuxièmement, il apparaît que ce geste est lié à la persécution dont souffre Roy Bennett. Bien que nous sachions que de nombreux points sont disputés et vont au-delà de cette seule question, le moment choisi pour ce retrait est malencontreux parce qu’il va être inévitablement interprété comme ayant trait à l’affaire Bennett.. Ce dernier a grandement souffert du fait de sa carrière politique, mais son harcèlement n’est certainement pas l’affaire la plus pressante pour le gouvernement de coalition. La persistance de l’invasion des fermes, l’autorité de la loi, la lutte pour le contrôle des finances sont autant d’éléments qui apparaissent comme plus importants pour l’avenir du pays. Le moment du désengagement a rendu Tsvangirai vulnérable aux critiques de Simba Makoni, qui l’accuse de se préoccuper de ‘’ jobs pour les garçons et les filles’’ et a provoqué la réaction attendue de la ZANU PF concernant les questions de la race. Or la dispute a trait au partage du pouvoir, là où d’autres ont réussi à présenter l’affaire comme étant une crise de colère due à des frustrations liées à certains intérêts.

Troisièmement, et bien que la reprise économique aie été lente, elle a néanmoins, graduellement eu lieu. La Confédération des Industries du Zimbabwe fait été d’une augmentation de l’utilisation de la capacité industrielle qui est passé d’environ 10% plus tôt dans l’année, à 30 % en août. L’extraction de minerais amorce une reprise significative, avec une production en augmentation malgré une alimentation en électricité défaillante. Les investisseurs étrangers ont été réticents, mais nombreux sont ceux qui sont revenus dans l’économie par l’achat d’actions à la Bourse du Zimbabwe. Compte tenu du fait que le fonctionnement du gouvernement de coalition est crucial pour la reprise économique, le geste du MDC-T a déjà eu pour effet de faire fuir les investisseurs et d’annuler le progrès.

Quatrièmement, elle a fourni aux faucons de la ZANU PF une excuse pour se remettre en chasse, déployer ses milices, arrêter, abuser, brûler, violer et intimider avec une complète liberté de manoeuvre. Dans les villages, particulièrement dans le Mashonaland, le Manicaland et Masvingo, la terreur est en augmentation et sur les routes principales les barrages routiers sont partout.

Robert Mugabe peut monter sur ses grands chevaux et se dire offensé - alors qu’il tente d’appliquer les accords - cependant que le MDC joue à au jeu ‘’entrant et sortant’’ qui souffre de sérieux.

Pendant ce temps, la population, piétinée par les éléphants, désespère. Peu de choses se sont améliorées depuis février. Les écoles ont ouvert leurs portes, mais pour beaucoup de gens, la scolarité est inaccessible faute de moyens et les soins de santé sont encore plus inaccessibles. Le progrès économique n’a pas encore eu un impact suffisant pour leur permettre de voir au-delà du lendemain ou de la semaine prochaine. Des tarifs économiquement viables sont nécessaire pour les services de base - eau, électricité, téléphone, impôts - qui n’ont pas été permis depuis l’an 2000, mais au vu des revenus misérables personne ne peut se les payer.

Un fonctionnaire gagne entre 150 $ et 200 $ et reçoit une facture pour l’eau de 15 $, une facture d’électricité de 100 $, une facture de téléphone de 60 $, sans compter les impôts pour 40 $. En plus de quoi, il doit payer les frais scolaires pour deux ou plus d’enfants, le transport, la nourriture, les soins de santé, l’habillement. Chacun chancelle sous les chocs répétés, tout en s’enfonçant de plus en plus dans les dettes, alors que le nombre de services rendus inaccessible croît de jour en jour. Un grand nombre de connexions téléphoniques et électrique sont coupées et la distribution d’eau est incertaine à une moment où la saison du choléra approche. Dans tout cela, il n’est même pas possible d’avoir recours à des ressources propres en vendant ses biens, personne n’ayant de l’argent pour acheter une télévision d’occasion, des frigidaires, des stéréos, etc. Ceux qui vivent de location ne peuvent encaisser leurs loyers et les vendeurs ne peuvent pas vendre. Les voitures d’occasion sont incroyablement bon marché et les maisons sur le marché immobilier restent vides des mois et des années durant, en l’absence d’hypothèque ou faute de capacité de remboursement.

Confrontés à de tels tourments quotidiens, les gens sont peu préoccupés par la nouvelle selon laquelle le MDC-T a ‘’quitté’’ le gouvernement. Quelles sont les attentes immédiates de Morgan Tsvangirai ? Divers propos provenant du MDC et suggérant de nouvelles élections sont ridicules dans le contexte actuel. Ils rêvent ! Evidemment, des élections sous supervision internationale sont une des solutions possibles à laquelle on aurait dû avoir recours il y a des années, mais qui va entreprendre une mission aussi délicate alors que le rapporteur des Nations Unies peut se voir refuser l’accès au Zimbabwe et s’en faire expuler ?

Est-ce que l’appel à la SADC va porter des fruits ? Les expériences passées laissent peu d’espoir. La réponse initiale de la SADC et d’autres ressemble à celle donnée par les membres d’une famille à une épouse maltraitée, lui enjoignant de retourner au domicile conjugal – « un mariage c’est comme ça, il faut s’accommoder, même souffrir, c’est ton devoir, et si tu te donne de la peine les choses peuvent s’arranger »- au mépris complet de la réalité des relations de pouvoir. Il a été enjoint au MDC-T de retourner au GNU (Gouvernement d’unité nationale) parce qu’il n’y a pas d’alternative, avec un discours seriné sur la base du refrain monotone et intéressé de la ZANU PF, selon lequel les Zimbabwéens doivent résoudre eux-mêmes leurs problèmes.

Néanmoins, et malgré les mauvais augures initiaux, des informations ont filtré de la réunion de la troïka des ministres des Affaires étrangères, qui suggèrent que peut-être quelque chose de plus substantielle se prépare. Il a été rapporté qu’il a été reproché à Mugabe de ne s’en être pas tenu aux accords constitutionnels comme il le prétend et qu’il doit s’y tenir. La réunion de Maputo, qui a fait suite à la première intervention de la troïka, semble plus prometteuse encore. La participation inattendue de Zuma, qui n’est pas membre de la troïka, indique que le vent est en train de tourner. Mugabe est sorti coincé de cette réunion, cependant que Tsvangirai annonçait qu’il retournait au gouvernement pour y participer pleinement, donnant à la ZANU PF 30 jours pour se conformer aux points clés de leurs accords.

Mais, même si Mugabe a l’air châtié et mécontent après ces discussions, c’est sa façon d’être. Lorsqu’il est acculé, il dit ce qu’il faut pour avoir l’air soumis ou il se tait, pour revenir avec un air de défi dès que le chat est parti. A moins que les pays de la SADC acceptent cette réalité et comprennent que la ZANU PF n’abandonnera jamais le pouvoir autrement que forcé et contraint par quelque pression que les pays de la SADC seront prêts à exercer, ils échoueront dans leurs efforts pour résoudre le problème du Zimbabwe.

Il semble que le MDC s’est fait lui-même acculer et il lui est difficile pour de sortir de cette situation. Ses responsables ont été d’accord d’essayer à nouveau sans que la ZANU PF ait annoncé clairement des concessions. Que se passera-t-il si, les 30 jours écoulés, il apparaît que rien n’a changé ou qu’on a eu droit seulement à des ajustements mineurs, laissant de côté la vrai question du pouvoir ? Alors quoi ? Toute prolongation en attendant les actions de la SADC ne feront qu’affaiblir le MDC. S’il décide de se retirer complètement, il n’a pas de stratégie alternative. Il ne peut pas mobiliser le pays pour le rendre ingouvernable. Non seulement il serait écrasé par la machine répressive de la ZANU PF, mais ce serait aussi un pas en arrière, renvoyant les gens à une misère absolue et plus susceptible de générer le chaos et la désintégration de la nation. Se retirer laisserait la voie libre à la ZANU PF, pour gouverner selon ses propres termes, ouvrant la porte à encore plus de terreur et de pillages. Si la SADC n’agit pas maintenant et met la ZANU PF sous pression, vont-ils agir dans le cas d’un retrait complet du MDC-T ? Peu probable. Et alors… Echec et mat ! Echec et mat, non seulement pour le MDC-T mais pour nous tous.

La conclusion est douloureuse. Le MDC-T a pris un pari terrifiant pour le Zimbabwe. Les risques sont considérables. S’il n’avait pas pris cette mesure, probablement que le résultat n’aurait pas été différent, considérant que la ZANU PF devenait de plus en plus effrontée dans le rejet de ses responsabilités comme partenaire gouvernemental. Mais les limbes dans lesquelles nous nous trouvons, avec un gouvernement de trente jours ouvertement divisé, nous laissent une fois de plus face à un futur incertain pour ne pas dire désastreux. Il reste un espace pour espérer un miracle. Les politiciens sont élus pour rendre l’impossible, possible. Mais si Morgan Tsvangirai perd son pari, les Zimbabwéens n’auront plus de politicien pour réaliser leurs rêves. Et le futur s’écrira dans le chaos et la peur.


* Mary Ndlovu est une militante des Droits de l’Homme du Zimbabwe

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Commentaires & analyses

L'Etat béninois interpellé sur les urgences nationales

Société civile du Bénin

2009-11-22

http://pambazuka.org/fr/category/comment/60496

Devant la crise économique et sociale, ainsi que les impasses politiques dans lesquelles s’enfonce le Bénin, la société civile de ce pays prend date. Au sortir de la quatrième édition des journées qu’elle a organisé, sur la crise économique et les enjeux de mise en œuvre de l’Accord de Cotonou, elle a diffusé un mémorandum qui se présente comme un fort plaidoyer en faveur de la bonne gouvernance et le développement de ce pays. Entre recommandations et exigences, dans une dimension locale et régionale, elle dessine un espace démocratique apaisé dans lequel son engagement citoyen pourrait se faire pleinement aux côtés des pouvoirs publics.

I - Introduction

Dans le cadre de la quatrième édition des journées de la société civile au Bénin, tenue du 19 au 21 octobre 2009, la Plate-forme des acteurs de la société civile (PASCiB) appuyée par la Friedrich Ebert Stiftung (FES), a organisé à Cotonou une série d'activités sur les enjeux actuels de la mise en œuvre de l'Accord de Cotonou que sont notamment :
- les négociations commerciales en cours entre l’Afrique de l’ouest et l’Union européenne ;
- la revue à mi parcours de coopération financière et du programme indicatif national (PIN) dans cadre du 10ème FED
- la gouvernance économique nationale et l’utilisation efficace des ressources publiques

Globalement, il ressort des travaux que les organisations de la société civile du Bénin refusent d'être de simples enjoliveurs de prise de décision et dénoncent le recul du dialogue entre les acteurs dans le cadre de la revue à mi-parcours du 10ème FED qui vient de s’achever. Pour mieux faire connaître et partager cette position, qui marque une rupture totale par rapport au passé, les organisations de la société civile du Bénin réunies au sein de la PASCIB rendent publique la présente déclaration dénommée “Mémorandum sur la crise économique et les enjeux de mise en oeuvre de l'Accord de Cotonou“.

Constats et observations

Le contexte international est marqué par une crise financière et économique sans précédent, avec des répercussions certaines sur l'aide publique au développement et son efficacité, notamment dans les pays africains. Le Bénin n'est pas exempté des répercussions de cette crise à dimension multiple. Il s'agit d'une crise marquée par un déséquilibre profond et continu entre l'offre et la demande sur la plupart des marchés, notamment financiers.

Les pouvoirs publics sont intervenus à divers degrés dans la régulation économique pour la recapitalisation, la relance ou la reprise en main voire la nationalisation des entreprises privées en faillite. C'est le cas des Etats-Unis avec des injections de 816 milliards de dollars, du Royaume Uni avec 20 milliards de livres, de l’Allemagne avec 30 milliards d’euros et de la France avec 26 milliards d’euros pour l'année 2009.

Le Bénin affiche une faible capacité endogène à faire face à la crise. Au regard des tendances lourdes et incertitudes découlant de la crise économique et financière, on se demande de plus en plus quelle est l'urgence de la revue à mi-parcours si ce n'est pas pour apporter une réponse aux implications de la crise sur l'enveloppe financière accordée au Bénin à travers le programme indicatif national. De même, quelle est aujourd’hui l'urgence de la signature d'un accord de libre échange fondé sur l'ouverture des marchés dans un contexte de crise et d'incertitude où la régulation économique par la main invisible a montré ses limites ?

Dans le contexte actuel de crise financière, d'incertitude économique et de menaces diverses sur la paix et la démocratie, plusieurs enjeux de gouvernance et de développement du Bénin interpellent donc la société civile.


Accord de Cotonou et revue à mi-parcours du 10ème FED

Dans le cadre de la coopération avec l'Union européenne, le Bénin a mené un exercice opaque et peu participatif de revue de la programmation qui a conduit à l’abandon ou au déclassement de certaines priorités jugées essentielles par les acteurs non étatiques, notamment le financement de la route Akassato – Bohicon, initialement prévu au Programme indicatif national du 10ème FED. Cette revue à mi-parcours est purement politique en ce sens que le 10ème FED a démarré en 2008 et plusieurs projets n’ont même pas encore été lancés. Comment peut-on faire la revue d’un document dont la mise en œuvre a à peine démarré ?

Il y a une absence totale d’information sur les modifications intervenues dans les priorités contenues dans le FED. L'une des illustrations est l'abandon du financement de la route Akassato – Bohicon comme priorité dans le cadre du 10ème FED au profit de l'axe Parakou - Béroubouey sous prétexte que les études détaillées de Akassato-Bohicon ne seraient pas disponibles. Pourtant la dégradation de cette route ne date pas d'hier.

Or la promesse électorale de construction d'une autoroute reliant Cotonou à Bohicon, a été déclinée en priorité de gouvernement et reprise comme infrastructure prioritaire à financer dans le cadre du 10ème FED. S'il est vrai que la route Parakou-Béroubouey est également un axe prioritaire, au regard des critères retenus lors de l'exercice de programmation du 10ème FED, force est de constater que de l'avis de tous les transporteurs ayant pris part à l'exercice de programmation du 10ème FED, la construction de route Akassato-Bohicon est d'un intérêt majeur pour l'ensemble des populations.

L’autre raison avancée par les acteurs étatiques serait le renchérissement des coûts de réalisation des infrastructures routières du fait de la crise économique et financière internationale. Les deux infrastructures étant initialement retenues la crise aurait fait que l’enveloppe ne suffit plus pour la réalisation des deux.

En dépit de répercussions négatives de la crise économique et financière, et du changement climatique sur les petites économies, comme celle du Bénin, l'exercice de revue à mi-parcours a royalement ignoré la prise en compte des implications dans le cadre de la coopération entre le Bénin et la Communauté européenne.

Alors que des documents de position des organisations de la société civile, notamment le mémorandum de Lomé sur la crise et l'efficacité de l'aide, ont largement anticipé cette revue à mi-parcours. Rien n’a été fondamentalement fait pour permettre à la PASCiB, mise en place pour le suivi de l'Accord de Cotonou, de partager ses réflexions avec les autres acteurs pour une prise en compte effective efficiente des incidences de la crise sur les investissements au profit des populations.

Ces éléments démontrent une violation des principes de l’Accord de Cotonou et portent une entorse au dialogue entre les acteurs prôné par cet accord


Les négociations commerciales et l'intégration régionale

Depuis 2002, les régions d'Afrique Caraïbes et Pacifique (ACP), dont l'Afrique de l'Ouest, sont engagés dans un processus de négociation commerciale avec la Communauté européenne. La région Afrique de l’Ouest a des propositions de négociation, notamment en ce qui concerne l'offre d'accès au marché, pour lesquelles l’Union Européenne n’est pas prête pour un consensus.

La gouvernance et politique de développement aux niveaux national et local

En dépit de la décentralisation, la gouvernance locale affiche toujours les caractéristiques d'une faible participation des citoyens à la prise de décision. A tous les niveaux de gouvernance et d'utilisation des ressources, on note des signaux évidents de mauvaise gestion et de non respect du contribuable béninois. La lutte contre la corruption n'a été qu'un message d'accession au pouvoir sans suite réelle. Il y aujourd'hui plus que jamais la nécessité de rendre opérationnel l'engagement citoyen de proximité.

En matière de gouvernance, plusieurs constats se dégagent :
- Alors que la crise économique sévit et que les populations en supportent les conséquences, le train de vie de l'Etat pèse lourd sur le budget national. Le nombre de ministres au sein du gouvernement est trop élevé par rapport aux capacités financières du pays et aux besoins réels de gouvernance, l'Assemblée Nationale augmente son budget, des structures de dépenses supplémentaires sont créées tous les jours sans aucune justification.

- Les élus ne maîtrisent pas les textes sur la décentralisation et les collectivités locales affichent les mêmes caractéristiques de gouvernance et de gestion que les sous préfectures et circonscriptions urbaine d'hier.

- Il y a une multiplicité de taxes dans les communes avec des taux très élevés, surtout sur le foncier. Ceci donne l’impression que les autorités locales veulent de force mobiliser des ressources sans rendre compte de la gestion.

- Dans plusieurs communes, les leaders des cadres de concertation de la société civile ne sont pas politiquement indépendants et n’ont pas un réel engagement citoyen.

La paix et la consolidation de la démocratie

La paix et la démocratie sont de plus en plus menacé par l'intolérance, l'exclusion, et le mépris des institutions. La paix est en recul et la démocratie mise en mal. On assiste à un recul de la liberté d’expression, la caporalisation des médias du secteur public.

On assiste impuissant à la politisation à outrance de l’administration publique. Deux ans après les élections locales, la gestion du contentieux électoral continue. Aujourd'hui, les citoyens ont de plus en plus l'impression qu'il faut être d'une certaine religion, d'une certaine ethnie ou d'une certaine région pour bénéficier des avantages du pouvoir. On a de plus en plus l'impression que les institutions de contre-pouvoir sont confinées dans un rôle d'accompagnement sans aucune possibilité d'apporter des limites à la dérive potentielle du pouvoir central.

Les institutions de contre-pouvoir ne sont pas respectées. Certaines institutions donnent l’impression d’être à la solde du gouvernement qui n’applique même pas les décisions de la Cour constitutionnelle lorsque celles-ci ne l’arrangent pas.

Le refus d'être un enjoliveur de prise de décision et les exigences majeures de la société civile

Face à tous ces constats et observations, les organisations de la société civile ont formulé plusieurs exigences et recommandations.


Sur l’Accord de Cotonou et la revue à mi-parcours

En ce qui concerne la revue à mi-parcours, les OSC du Bénin dénoncent le changement de priorité intervenu au niveau des infrastructures dans le cadre du 10ème FED sans la participation des acteurs non étatiques. Elles refusent d'être des enjoliveurs dans les prises de décisions et exigent:

- que la délégation de la Commission Européenne et l’Ordonnateur National donnent des explications au peuple sur les raisons de ce changement de priorité. (remplacement de la route Akassato-Bohicon par celle de Parakou-Béroubouey);

- que la construction du tronçon Akassato-Bohicon initialement programmée pour être financée par le 10ème FED soit maintenue comme priorité et que le gouvernement mobilise les ressources pour sa réalisation avant fin 2010;

La mobilisation de ressources au profit des actions prioritaires de construction des infrastructures de base et de lutte contre la pauvreté pourrait être facilitée par la diminution du train de vie de l'Etat à travers les ajustements suivants :
- la réduction à la baisse du nombre de ministères (20 au plus) ;
- la réduction de la taille et du budget de fonctionnement des cabinets du Président de la république, des ministres du gouvernement, des présidents des institutions de la république ;
- la réduction des primes et indemnités accordées aux autorités politiques et membres des institutions de la république ;
- la revue à la baisse du budget de l'Assemblée Nationale;
- la revue à la baisse du budget de toutes les institutions de la République afin que des efforts remarquables d'économies budgétaires soient faits au profit de la réalisation des infrastructures d'intérêts majeurs pour les populations.


Sur les négociations commerciales et l’intégration régionale

En ce qui concerne les négociations commerciales et l'intégration régionale, les organisations de la société civile exigent que :
- les deux commissions (CEDEAO et UEMOA) mettent à profit le temps de la non signature de l’APE pour achever les travaux de préparation de la région en ce qui concerne notamment le TEC au sein de la CEDEAO ;
- les responsables des organismes régionaux ne fixent plus d’échéance sur la signature de l’accord ;
- des marges de manœuvre et d'importants mécanismes de flexibilité soient introduits dans les accords commerciaux régionaux Nord-Sud afin de permettre aux Etats africains d'être en mesure à tout moment d'apporter des réponses souveraines endogènes aux crises inéluctables au fonctionnement actuel de l'économie mondiale;
- les Etats africains mettent en place et renforcent la régulation économique au niveau régional avant de passer à la libéralisation des échanges avec d'autres régions partenaires telle que l'UE.

Sur la gouvernance et les politiques de développement

A propos des enjeux de gouvernance et de politique de développement, les participants aux Journées de la société civile exigent que :
- les autorités locales associent les populations à l’élaboration des politiques locales de développement et rendent compte, informent les citoyens de la gestion des affaires de la commune ;
- le choix des priorités de développement se fasse dans la transparence et la participation des citoyens à tous les niveaux ;
- les gouvernements des pays africains tirent leçons des réponses interventionnistes apportées par les grandes puissances à la crise économique et financière actuelle pour s'affranchir des diktats de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international ;
- les économistes africains travaillent à la remise en cause totale des paradigmes et postulats de l'économie libérale pour faire asseoir le développement du continent sur des bases endogènes débarrassées de tout diktat extérieur ;
- des cadres formels de collaboration et de dialogue soient mis en place entre la société civile, l’Etat et les autres acteurs
- des lignes budgétaires soient votées par les Parlements pour systématiser la participation de la société civile à la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques.

Sur la paix et la consolidation de la démocratie.

En ce qui concerne la paix et la démocratie, les organisations de la société civile exigent que :
- les hommes politiques toutes tendances confondues bannissent de leur comportement l'intolérance, l'exclusion, et le mépris des institutions;
- le gouvernement et la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication travaillent à consolider la liberté d’expression et l'accès équitable de tous les citoyens (toutes tendances politiques confondues) aux médias du secteur public;
- l'administration publique soit dépolitisée et que la promotion des cadres soit déconnectée de toute référence à la religion, à la localité d'appartenance, et l'engagement politique;
- la Cour suprême épuise enfin les contentieux liées aux élections communales et locales 2008;
- les parlementaires (tous bords confondus) mettent en oeuvre leur rôle de contrôle de l'action gouvernementale pour faire en sorte que les citoyens n'aient plus l'impression qu'il faut être d'une certaine religion, d'une certaine ethnie ou d'une certaine région pour bénéficier des avantages du pouvoir;
- les autres institutions de la République (en dehors du gouvernement et du parlement) jouent effectivement leur rôle de contre-pouvoir rassurer les citoyens sur leur capacité à apporter des limites à la dérive potentielle du pouvoir central;
- le chef de l'Etat veille à l'application effective des décisions des institutions de contre pouvoir pour restaurer le respect dont elles bénéficient jadis.

Par la même occasion, les organisations de la société civile du Bénin déplorent les reculs observés au niveau de la démocratie, notamment dans les pays comme le Niger, la Guinée et la Gambie. Elles soutiennent leurs homologues de ces pays et félicitent la CEDEAO pour les sanctions infligées au Niger pour amener les autorités à remettre sur les rails la démocratie et le respect des droits de l'homme.


Les implications de l'engagement citoyen des OSC

Si ces exigences sont respectées, les organisations de la société civile, par le présent mémorandum, s'engagent à :
- améliorer la qualité du dialogue entre l'Etat et les autres acteurs sur les enjeux actuels de développement du Bénin;
- œuvrer aux côtés de l'Etat à l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement et au suivi de la mise en œuvre de la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté;
- mettre en place à tous les niveaux des mécanismes de vigie citoyenne pour le respect du contribuable béninois et l'utilisation efficace des ressources publiques;
- jouer un rôle majeur de catalyseur dans la consolidation de l'intégration régionale et les négociations commerciales dans la région Afrique de l'Ouest; et
- assurer une veille active autour des enjeux de consolidation de la paix et de la démocratie;
- se mettre en capacité de proposer des alternatives crédibles aux décideurs à tous les niveaux;
- faire attendre la voix des minorités et des marginalisés;
- crier haut et fort pour dénoncer tout ce qui se passe et constitue une menace à la paix et la démocratie;
- mener le plaidoyer pour la prise en compte des paramètres de la crise économique et financière et des inquiétudes des populations dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques de développement à tous les niveaux (local, national, régional et international)
- mettre en place, à tous les niveaux, des mécanismes citoyens d'analyse de la gouvernance économique et des politiques publiques afin de veiller à l'efficacité de l'utilisation des ressources publiques, et systématiser le contrôle citoyen de l'action publique ;
- contribuer à remettre la régulation économique aux mains de l'Etat sans tomber dans les travers des années 1960 ;
- renforcer nos capacités d'analyse, d'action et de dialogue sur les enjeux de politique économique ;
- mettre en place des mécanismes de concertation et des alliances stratégiques avec les autres acteurs, notamment les cadres des ministères sectoriels, les parlementaires et les membres du Conseil économique pour contribuer au respect du contribuable béninois;
- asseoir des mécanismes démocratiques de structuration (cadres concertations crédibles et consensuels), sans répliquer l'Etat, pour être en capacité d'apporter des réflexions citoyennes légitimes et utiles aux processus de prises de décision ;
- travailler à la vulgarisation de la Charte des organisations de la société civile et au respect d'un minimum de règles ou de code éthiques qui valorisent et responsabilisent mieux les OSC en tant qu'acteurs à part entière du processus de développement ;
- contribuer par nos réflexions, nos actions et nos prises de position, à mieux éclairer les prises de décisions concernant toutes les questions de développement notamment le choix des priorités d'action publique ;
- servir de catalyseur et de médium pour le dialogue entre les acteurs politiques sur les enjeux de gouvernance et de politique de développement.

Aujourd'hui le Bénin se trouve au coeur de plusieurs enjeux de gouvernance qui exigent des organisations de la société civile une veille citoyenne accrue et permanente.

Fait à Cotonou, le mardi 17 novembre 2009

* La Plate-forme des acteurs de la société civile au Bénin

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Uemoa : La nécessité d’une réforme des politiques de convergence

Aubin Towanou

2009-11-22

http://pambazuka.org/fr/category/comment/60497

Depuis que le franc Cfa rythme la vie économique dans ce qu’on appelait « Afrique occidentale française », mieux encore, depuis la création de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), ses pays membres sont astreints à mettre en œuvre des critères de convergence économique. Après quinze ans de réformes économiques, le moment est arrivé d’apprécier le chemin parcouru en vue d’un ajustement efficient.

Il serait hasardeux de pratiquer la politique de l’autruche à cette étape de la vie de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (Uemoa). En effet, il apparaît impératif d’évaluer les réformes engagées depuis quinze ans dans le cadre des politiques d’intégration afin de repartir sur de nouvelles bases. Ce sentiment est très partagé par plusieurs acteurs concernés par lesdites réformes entreprises pour affermir l’intégration économique au sein de l’UEMOA. C’est aussi la conclusion à laquelle ont abouti les participants à l’atelier d’information et de partage organisé par le Centre de Recherche pour le Développement International (Crdi) et l’UEMOA, en collaboration avec Mediadev Africa, à l’intention des journalistes, le 30 octobre 2009 à Dakar.

Cette rencontre, organisée en prélude au colloque sur : « Intégration régionale et stratégies régionales de réduction de la pauvreté » qui se tient du 8 au 10 décembre 2009 à Ouagadougou, a révélé que chercheurs, cadres de l’Uemoa et journalistes sont convaincus qu’il est impératif d’opérer un ajustement efficient des réformes antérieures et changer de stratégie de mise en œuvre pour celles futures.

Une réforme inconnue des acteurs, potentiels bénéficiaires de celle-ci, ne peut atteindre ses objectifs. Lorsqu’on instaure par exemple le Tarif Extérieur Commun (TEC) et que les opérateurs économiques, dont les activités sont directement concernées subissent d’abord les contrecoups de la réforme avant d’en avoir des informations, il y a certainement quelque chose à corriger. (…) Comprenez qu’il y a visiblement là un problème de communication qui reste en suspens. Pour mettre en évidence la méconnaissance par les citoyens des réformes engagées par l’Union, les exemples sont nombreux dans l’article intitulé « Intégration : quand les Béninois parlent de l’Uemoa », publié dans le numéro 1632 du 25 juin 2009 du quotidien « L’Informateur », paraissant au Bénin.

Lorsqu’une réforme est méconnue ou mal connue des acteurs essentiels, il est évident qu’elle ne s’applique pas convenablement. A titre d’exemple, selon une directive de l’Union, les étudiants ressortissants de l’espace UEMOA doivent être traités de la même manière dans toutes les universités publiques. Mais en réalité, cette réforme ne s’applique pas parce que les recteurs d’université attendent d’être assurés de se faire rembourser le manque à gagner qu’engendre la mise en œuvre de cette directive. Là, il ne s’agit pas forcément d’un manque d’information, mais plutôt d’une absence de mesures d’accompagnement indispensables à la mise en œuvre de ladite réforme.

Dans ce registre également, les exemples sont multiples et montrent que pour nombre de politiques de convergence engagées à l’échelle de l’UEMOA, il y a une insuffisance ou parfois absence de réformes nationales dans les différents Etats membres de l’Union. Toutes choses qui ne favorisent pas l’appropriation des politiques de convergence en vue de leur application efficiente. En 2008, un avocat béninois se plaignait en pleine conférence de presse des difficultés qu’il avait à installer un cabinet dans un pays de l’UEMOA frontalier au Bénin. Pourtant, des directives de l’Union, adoptées par les chefs d’Etat, le lui permettent.

Il ne s’agit pas d’un luxe que de souhaiter qu’à l’occasion de ses quinze ans d’existence, l’Uemoa engage une « réforme de ses réformes » si la réduction de la pauvreté est effectivement l’objectif final des politiques d’intégration. Le cadre idéal qu’offre la tenue en décembre 2009 du colloque de Ouagadougou sur « Intégration régionale et stratégie régionale de réduction de la pauvreté » devrait être saisi par les différents acteurs impliqués, au premier chef les décideurs, pour une bonne analyse de la situation en vue du changement qualitatif qui s’impose.

* Aubin Towanou est un journaliste économiste béninois.

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Nécrologie

Togo : Décès d'Ernest Gnassingbé

2009-11-22

http://tinyurl.com/yext89f

Le fils aîné de feu le président Eyadéma du Togo est décédé le 13 novembre dernier. Le lieutenant-colonel Ernest Gnassingbé dirigeait un camp de para-commandos depuis 2000 jusqu’à sa maladie, en 2004, déclarée quelques mois avant la mort de son père. Ernest Gnassingbé, était le bras armé du général Eyadema. Officier très craint, spécialement dans toute la région de Kara dans le nord du pays, fief de la famille, il est associé à la torture et à la terreur pendant la période la plus répressive du régime Eyadéma. La mort de l’aîné de la fratrie Gnassingbé survient à un moment où la famille est déchirée.





Zimbabwe

La pénurie de main d’œuvre menace la production alimentaire

2009-11-22

http://www.afrik.com/article18017.html

Le manque de travailleurs agricoles dans les fermes zimbabwéennes récemment réinstallées, qui vient s’ajouter au fait que les agriculteurs ne parviennent pas à obtenir des prêts auprès des institutions financières pour acheter les intrants nécessaires et qu’ils n’ont toujours pas recouvré les sommes que leur doit le Grain Marketing Board (GMB), ne présage rien de bon pour la sécurité alimentaire. Au premier trimestre 2009, près de 7 millions de Zimbabwéens étaient dépendants de l’aide alimentaire, mais en juin 2009, une récolte relativement satisfaisante, s’élevant à 1,14 million de tonnes de maïs – soit deux fois plus que l’année précédente – a suscité une vague d’optimisme, laissant espérer que le pays allait tourner la page de l’insécurité alimentaire. Mais la situation risque d’empirer.





Femmes & genre

Afrique : Des progrès dans les droits des femmes en Afrique du Nord

2009-11-22

http://www.afrik.com/article18008.html

Les femmes d’Afrique du Nord ont fait d’immenses progrès pour ce qui est de promouvoir et de faire respecter leurs droits. Les Maghrébines viennent en tête en matière de droits individuels et d’égalité des sexes et servent de modèle pour les autres femmes du monde arabe. On peut tirer un certain nombre de leçons de leur expérience plutôt encourageante, surtout du côté du Maroc et de la Tunisie. Au Maroc, l’accès à la justice a été largement facilité par les nouveaux tribunaux des affaires familiales comme l’exige le code de la famille de 2004.


Afrique : Les femmes se mobilisent contre l'excision

2009-11-22

http://tinyurl.com/ykj4d8b

Ouagadougou, a abrité les 8, 9 et 10 novembre derniers, une rencontre internationale sur l'excision, sous la présidence de l'épouse du chef de l'Etat burkinabé et de la première dame de Guinée Bissau. Intitulée "Du Caire à Ouagadougou : vers l'interdiction totale des mutilations génitales féminines", la rencontre faisait suite aux deux réunions du Caire de 2003 et 2008. Il s'agissait pour les participants de réfléchir aux voies et moyens pour encourager les pays qui ne l'ont pas encore fait, à adopter une loi bannissant ces pratiques et d'aider les pays déjà pourvus d'une loi à l'appliquer.





Droits humains

Afrique : la Croix Rouge et Salif Keita appellent à protéger les albinos

2009-11-22

http://tinyurl.com/yjf5xr9

Le chanteur malien Salif Keita et la Croix Rouge ont lancé le 19 novembre un appel à mieux protéger les albinos de la région des Grands Lacs. Au moins 56 albinos ont été tués et démembrés au cours des deux dernières années en Tanzanie et au Burundi, et des parties de leur corps vendues pour des milliers de dollars à des sorciers qui confectionnent des grigris prétendument miraculeux. Salif Keita est lui-même albinos et militant des droits de l'homme.


Burundi : Le commerce d’organes d’albinos prospère en Afrique Centrale

2009-11-22

http://tinyurl.com/ya9hq85

D’après un rapport publié par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), les meurtres d’albinos au Burundi et en Tanzanie à des fins rituelles provoquent une crise qui affecte la quasi totalité des populations albinos des deux pays. Intitulé Through Albino Eyes (à travers les yeux des albinos), ce document révèle que les albinos d’Afrique Centrale – près de 10 000 peut-être –ne peuvent plus se déplacer librement à cause des tueurs embauchés par des sorciers ou de riches trafiquants d’organes.


Cameroun: Mobilisation pour la libération d’un musicien opposant

2009-11-22

http://tinyurl.com/yjq33qu

Célèbre chanteur camerounais reconnu pour ses textes critiques envers le régime de Paul Biya, Lapiro de Mbanga a été condamné à trois ans de prison en fin septembre 2008. Pour le pouvoir camerounais, il s’est rendu complice du casse qui a émaillé les émeutes de la faim de l’année dernière. Mais pour de nombreux observateurs, il a en réalité été arrêté pour avoir écrit une chanson critiquant la révision de la constitution camerounaise, qui permet à Paul Biya de se présenter à sa propre succession en 2011. A l’occasion de la journée internationale de l’écrivain emprisonné, le 15 novembre, plusieurs associations se sont mobilisé pour obtenir sa libération.


Global : Les droits d'un milliard d'enfants restent bafoués

2009-11-22

http://tinyurl.com/ylscsqo

Adoptée le 20 novembre 1989, ratifiée à ce jour par tous les pays du monde à l'exception des Etats-Unis et de la Somalie, la Convention internationale des droits de l'enfant, en 54 articles, affirme que "tout être humain de moins de 18 ans" doit être considéré comme une personne à part entière, dont l'"intérêt supérieur" prime sur celui des adultes. Vingt ans plus tard, la situation des enfants reste préoccupante, voire catastrophique en de multiples points du globe.


Maroc : Tensions avec la Suède après l'arrestation d'un militant sahraoui

2009-11-22

http://tinyurl.com/yej3vbt

Brahim Dahane, président de l'Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l'homme (ASVDH), devait recevoir, le 16 novembre à Stockholm, un prix décerné par le gouvernement suédois. Mais sa chaise était vide. Le 8 octobre, il avait été arrêté en même temps que six autres militants sahraouis par les autorités marocaines, officiellement pour avoir visité le camp de réfugiés de Tindouf et s'être affiché aux côtés de dirigeants du Front Polisario. Il a été incarcéré pour "haute trahison" à son retour au Maroc. Un fait qui pèse sur les rapports entre la Suède et ce pays.


Rd Congo : la double peine des prisonniers

2009-11-22

http://tinyurl.com/ygpqdyq

En République Démocratique du Congo, les prisons centrales sont régulièrement le théâtre de mutineries, évasions collectives et assassinats. Ces opérations sont une manière pour les prisonniers d’exprimer leur mécontentement face à la surpopulation carcérale, la malnutrition et la recrusdescence des maladies. Chaque mois, dix à quinze cas d’évasion sont recensés sur 150 détenus à la prison centrale de Mbandaka. Au mois d’octobre, sept détenus sont morts à la prison de Bunia, dans le district d’Ituri.


Rwanda : Des cadres du FDLR arrêtés en Allemagne

2009-11-22

http://tinyurl.com/yj4nbqo

L'ambassadeur du Rwanda en Allemagne a salué, le 17 novembre, l’arrestation à Berlin d’Ignace Murwanashyaka et de Straton Musoni, deux hauts cadres des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, (FDLR). Elle a demandé aux autres pays européens qui abritent des cadres des FDLR à emboîter le pas à l’Allemagne. 
 Selon l’organisation Human Rights Watch, les FDLR ont commis 630 meurtres de civils entre janvier et septembre 2009 et la Monuc, quant à elle, accuse ces derniers de multiples exactions contre les populations civiles.


Rwanda : Pierre Péan lavé des accusations de provocation raciale

2009-11-22

http://tinyurl.com/yjqhn8e

La Cour d'appel de Paris a confirmé le 18 novembre la relaxe de l'écrivain et enquêteur Pierre Péan et de son éditeur qui étaient poursuivis pour diffamation raciale et provocation à la haine à la suite du livre sur le génocide rwandais "Noires fureurs, blancs menteurs". Son avocate a salué "une victoire de la liberté d'expression". De son côté, l'avocat de SOS Racisme, partie civile au procès, a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation. Dans ce livre sur le génocide rwandais, Pierre Péan soutient que "la culture du mensonge et de la dissimulation domine toutes les autres chez les Tutsis".


Rwanda : Le génocidaire Félicien Kabuga se cache-t-il au Kenya ?

2009-11-22

http://www.afrik.com/article18030.html

Considéré comme un des cerveaux et un des financiers du génocide rwandais de 1994, Félicien Kabuga, un proche de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, est insaisissable depuis onze ans. Les Etats-Unis offrent 5 millions de dollars pour sa capture. Il se cacherait au Kenya après une longue pérégrination qui l’a conduit dans plusieurs pays. Le 16 novembre, l’ambassadeur extraordinaire des Etats-Unis en charge des crimes de guerre a déclaré lors d’une conférence de presse à Nairobi : «J’ai vu des photos de lui dans certaines parties du Kenya (…). Depuis mon arrivée ici la nuit dernière, j’ai reçu de nouvelles sur sa présence à Nairobi».


Rwanda : Le TPIR acquitte un beau-frère d'Habyarimana

2009-11-22

http://tinyurl.com/yk2ytl2

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a acquitté le 16 novembre Protais Zigiranyirazo, un beau-frère de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, qui avait fait appel de sa condamnation à vingt ans de prison pour génocide. Le tribunal international a ordonné la libération immédiate de M. Zigiranyirazo, connu au Rwanda sous le nom de "Mister Z" et membre présumé du clan hutu de l'Akazu, soupçonné d'avoir planifié le génocide. Le juge d'appel a expliqué qu'en première instance les juges s'étaient "gravement fourvoyés dans le traitement des preuves" et qu'il n'avait pas d'autre choix que de revenir sur la condamnation prononcée en décembre.


Tchad: 37 000 personnes sans assistance internationale à l'est

2009-11-22

http://tinyurl.com/ygcqg32

Selon OCHA, agence humanitaire des Nations Unies (ONU), 37 000 personnes vont se retrouver sans assistance internationale dans l’est du Tchad, à cause de l'insécurité qui pèse sur les travailleurs humanitaires.

 La ville d'Abéché, base des ONG et institutions humanitaires dans cette région, connaît une recrudescence de scènes de braquages et de meurtres réguliers. Or elle abrite des camps des réfugiés soudanais et des sites de personnes déplacées internes.





Réfugiés & migration forcée

Global : L’Amérique latine, nouveau rêve des migrants africains

2009-11-22

http://tinyurl.com/ygzkalm

Confrontés à la fermeture des frontières en Europe, les migrants africains sont désormais de plus en plus nombreux à tenter leur chance en Amérique latine. 

Certains font du Mexique ou du Guatemala leur destination rêvée avec l’espoir, ensuite, de pouvoir entrer aux Etats-Unis. D’autres, de plus en plus nombreux, affluent dans les ports d’Argentine ou du Brésil. S’ils arrivent parfois par hasard en Amérique latine, ils y trouvent aussi des conditions souvent beaucoup plus accueillantes qu’en Europe.


Global : Le ministre français de l'Immigration dénonce les mariages binationaux

2009-11-22

http://www.farafinamag.fr/index.php?page=news&id=291

Le ministre français Eric Besson a réuni une cinquantaine de victimes pour livrer leur témoignage à la presse sur ce que lui-même qualifie « d’escroquerie sentimentale à but migratoire ». Il dénonce les mariages entre une personne de nationalité française et une autre de nationalité différente ou pour être plus précis une personne originaire d’un pays de migration vers la France (Afrique noire, Maghreb etc.). Les qualifiants de « mariage gris » (sic), il annonce la mise en place d’un groupe de travail qui se penchera notamment sur l’allongement du délai de vie commune permettant à un étranger marié avec une Française d’obtenir la nationalité.


Mali : Khadafi dénoncé face à l’expulsion massive des Maliens de la Libye

2009-11-22

http://tinyurl.com/yglg5xh

Suite à la vague de d’expulsions de ressortissants maliens par la Libye, le cinéaste et ancien ministre de la Culture du Mali, Cheick Oumar Sissoko, tape du poing sur la table et exige des comptes aux dirigeants de la Jamahiriya. Dans une lettre de protestation radressée à l’Ambassadeur de Libye au Mali, il ne fait pas dans la dentelle. Etablissant « le paradoxe » entre la prétendue volonté de Kadhafi de parvenir à « la réalisation de l’unité africaine » et son mépris vis-à-vis des Maliens vivant sur son sol, le leader politique regrette les méthodes de rapatriement violentes, inhumaines des ressortissants africains des pays au sud du Sahara.


Mauritanie : Les frontières de tous les dangers

2009-11-22

http://tinyurl.com/yg5s22m

Pendant qu’Alger campe sur sa position d’obstruction de toute possibilité de normalisation avec ses voisins, le danger gronde au Sud et à l’Ouest de la Mauritanie. Tout au long de cette bande frontalière, des cellules intégristes se revendiquant d’Al Qaïda s’implantent, des contrebandiers de tout poil s’activent. La gamme des produits destinés à l’exportation est vaste. Sont proposés, pêle-mêle, le guide pratique du parfait terroriste islamiste, des armes, des explosifs, du haschich et autres marques prestigieuses de cigarettes. Au choix ou tout à la fois. Sans oublier le trafic d’êtres humains, qui alimente l’immigration clandestine.





Elections & gouvernance

Afrique : L'Egypte rappelle son ambassadeur en Algérie

2009-11-22

http://tinyurl.com/yeeqymu

La match de football Algérie-Egypte est-elle en train de prendre un tour politique ? L'Egypte a rappelé le 19 novembre son ambassadeur en Algérie pour "consultations", après des agressions contre des supporteurs de son équipe de football au Soudan, où elle a perdu face à l'Algérie en qualification au Mondial-2010. Le ministère avait fait état plus tôt, le même jour, de la convocation de l'ambassadeur d'Algérie en Egypte, pour lui notifier l'indignation de l'Egypte face aux agressions de ressortissants algériens contre des ressortissants égyptiens après le match entre les deux sélections nationales, le 18 novembre à Khartoum.


Afrique : Pretoria enquête sur d'éventuels mercenaires en Guinée

2009-11-22

http://tinyurl.com/yk3wbub

Les premiers éléments d’information rassemblés semblent indiquer que des ressortissants sud-africains assurent en Guinée, la formation de miliciens pour le compte de la junte militaire du capitaine Moussa Dadis Camara. C’est ce qu’a indiqué, à des journalistes, un haut cadre du ministère des Affaires étrangères sud-africain. « La mission des mercenaires est coordonnée par une entreprise basée à Dubaï », a indiqué le directeur général du ministère des Affaires étrangères. Selon lui les ils seraient chargés de recruter, sur des critères ethniques, des miliciens fidèles à la junte, puis d’assurer leur formation.


Bénin : Des difficultés à attirer les investisseurs

2009-11-22

http://tinyurl.com/yg5fd6k

Le classement Doing Business 2009 de la Banque Mondiale place le Bénin au 169ème rang après le Mali, le Togo et le Burkina Faso notamment. Dans le classement précédent, Cotonou faisait mieux en occupant la 157ème position sur les 181 pays évalués. Le classement consiste à croiser une série de paramètres dont les modalités de création d’une entreprise, le transfert de propriété, l’obtention de prêts, la protection des investissements et le paiement des taxes et impôts pour déterminer dans quel pays il est plus facile de faire des affaires et ceux dans lesquels il est beaucoup plus difficile d’entreprendre.


Bénin : Qui a piégé le président Yayi ?

2009-11-22

http://tinyurl.com/yknryt7

Le 17 novembre, en commission, les députés béninois ont découvert une grave erreur lors de l’examen du budget général pou l'exercice 2010. Le décret de transmission porte un montant autre que celui de la Loi des finances. Une situation qui a suscité la colère des représentants du peuple. Selon les sources bien informées, un premier budget de 1200 milliards élaboré par les services compétents du ministère de l’Economie et des Finances a été envoyé au palais de la République, suivi de son décret de transmission. Quelques jours plus tard, selon les mêmes sources, le budget a dû être remanié, suite à l’introduction de crédits additionnels. La loi des finances ainsi revue à la hausse a été portée à plus de 1300 milliards.


Burundi: Les prochaines élections, un test pour une paix fragile

2009-11-22

http://fr.allafrica.com/stories/200911200743.html

Les élections de l'année prochaine au Burundi, présentées comme une étape importante dans le long parcours du pays vers une paix durable, pourraient déclencher de nouveaux conflits en raison de la coexistence d'un grand nombre d'armes illégales et de mouvements de jeunes très organisés des partis politiques, selon des analystes.


Côte d'Ivoire : 14 candidatures retenues pour la présidentielle

2009-11-22

http://fr.allafrica.com/stories/200911201081.html

C'est officiel. La liste des candidats à la prochaine présidentielle ivoirienne est connue. Sur 20 dossiers de candidature à lui soumis, le Conseil constitutionel en a retenu 14. La liste des "élus" a été communiquée ce vendredi 20 novembre par le Conseil constitutionnel avec à sa tête Yao N'dré. Les trois "poids lourds" de la scène politique ivoirienne y figurent, sans surprise; à savoir Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et l'actuel Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo. Les dossiers ont été jugés recevables par la Commission électorale indépendante (Cei) puis validés par le Conseil constitutionnel, parce que satisfaisant aux différents critères énoncés.


Ethiopie : 26 personnes inculpées pour tentative d’assassinat de membres du gouvernement

2009-11-22

http://tinyurl.com/ydfy9jz

Six personnes, dont un général de l’armée éthiopienne, arrêtés en juin dernier à Addis Abéba et dans d’autres localités du pays pour ‘’implication dans une tentative d’assassinat contre des membres du gouvernement’’, ont été inculpées le 19 novembre par la Haute Cour Fédérale du pays. Il y a six mois, le gouvernement avait annoncé l’arrestation d’une trentaine d’individus armés qui auraient planifié des assassinats contre de hauts membres du gouvernement sans préciser les responsables qui étaient ciblés. Près d’une dizaine parmi les personnes accusées ont été inculpés par contumace.


Guinée : L'enquête internationale commence...

2009-11-22

http://tinyurl.com/yjuyyl3

La commission d'enquête internationale sur les massacres qui ont été commis le 28 septembre 2009 à Conakry, a commencé ses travaux, a annoncé le18 novembre la porte-parole du Secrétaire général de l'ONU. Ban Ki-moon, s'est entretenu avec Mohamed Bedjaoui, Françoise Ngendahayo Kayiramirwa et Pramila Patten, les trois commissaires qu'il a nommés pour diriger l'enquête sur les violations des droits de l'homme commises le 28 septembre. Il leur a rappelé que la commission devrait travailler de manière indépendante pour établir les faits et faire des recommandations sur les mesures à prendre pour déterminer les responsabilités.


Guinée : Installation de la commission nationale d’enquête sur les massacres

2009-11-22

http://tinyurl.com/yh76twg

Les 23 membres de la commission nationale d’enquête indépendante sur la répression du 28 septembre en Guinée ont été installés le 14 novembre à Conakry, au cours d’une cérémonie coprésidée par le ministre de la Justice et son homologue de l’Economie et des Finances. Parmi les membres de cette commission créée par le chef de la junte, en octobre dernier, figure trois étrangers dont un célèbre avocat parisien, Me Francis Spiner. L’équipe comporte également un professeur de la Sorbonne, Michel Colina et un membre de la Cour suprême du Maroc.


Guinée: Les Forces vives pas d'accord avec Blaise Compaoré

2009-11-22

http://fr.allafrica.com/stories/200911201072.html

Les Forces vives de Guinée ne sont pas d'accord avec les propositions de sortie de crise formulées par Blaise Compaoré. C'est la substance de leur déclaration que Fasozine.com vous propose en intégralité. Par ailleurs, elles ont tenu une réunion dans la soirée de ce vendredi 20 novembre 2009. A l'issue de cette rencontre, les Forces vives campent sur leur position de rejet des propositions du médiateur.


Guinée: Dadis Camara persiste et s'octroie un parti politique

2009-11-22

http://tinyurl.com/ylzn5lj

Moussa Dadis Camara aurait formalisé la création d’un parti politique pour mener son action à la tête de l’Etat guinéen. La nouvelle formation politique, qui compte porter le flambeau de la candidature du chef de la junte au pouvoir à Conakry à la prochaine élection présidentielle, serait baptisée Union guinéenne pour la démocratie (UGD). Ainsi, à peine est-il revenu d’Abuja, où il est allé exposer à la CEDEAO les résultats de ses premiers contacts et sa vision sur la sortie de la crise pour laquelle il a été désigné pour jouer les médiateurs, Blaise Compaoré doit déjà prendre en compte ce nouveau paramètre dans le traitement de la crise guinéenne.


Mali : Silence officiel après le crash d'un «avion de la drogue»

2009-11-22

http://tinyurl.com/ykkxmgt

Aucune déclaration n'a été publiée la semaine dernière, à l'issue du Conseil des ministres au Mali, alors qu’un avion qui transportait de la cocaïne s’est écrasé dans le nord du pays. Selon une source proche du pouvoir malien, une mission d'enquêteurs a été envoyée sur place dans l’arrondissement de Bourem, à Tarkint, pour examiner la carcasse calcinée de l'avion. Quinze jours après les faits, les autorités maliennes sont embarrassées et la presse locale commence à se poser des questions. Les enquêteurs maliens ne seront sans doute pas les seuls sur place pour « faire parler » la carlingue. Depuis plusieurs mois des militaires américains, mais aussi européens, travaillent en étroite collaboration avec l'armée malienne, dans le cadre de la lutte contre les islamistes d'al-Qaïda au Maghreb.


Rd Congo : Joseph Kabila ne veut plus de la MONUC

2009-11-22

http://tinyurl.com/ygr7zy6

A moins de deux ans des élections présidentielles en République démocratique du Congo (RDC), les casques bleus de la MONUC sont jugés de plus en plus indésirables par Kinshasa. Le président Joseph Kabila souhaiterait que la force des Nations-Unies se retire à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'indépendance de la RDC et ferait actuellement pression pour que ce retrait progressif commence à être planifié… en tant qu’élément indispensable avant de se présenter pour un second mandat. Les casques bleus sont présents en RDC depuis 1999, à la suite d'une guerre civile interminable.


Sénégal : Il n'y aura pas d'élection anticipée

2009-11-22

http://tinyurl.com/ykmg9zm

Le président Abdoulaye Wade a écarté l'organisation d'une élection présidentielle anticipée mais annoncé la création d'une "alliance politique" pour le soutenir en vue du scrutin présidentiel de 2012. Le chef de l'Etat sénégalais, âgé de 83 ans, au pouvoir depuis 2000, s'exprimait au terme d'une réunion avec plusieurs responsables de partis qui soutiennent sa candidature pour la prochaine élection prévue en 2012. Des hypothèses d’élections anticipées ont alimenté le débat politique au cours de ces derniers mois. Aussi bien au niveau de l’opposition que de cercles proches du pouvoir.





Corruption

Mauritanie: L'ancien gouverneur de la Banque Centrale sous les verrous

2009-11-22

http://fr.allafrica.com/stories/200911200768.html

Un scandale financier portant sur la somme de sept milliards d'Um (environ 44 milliards de Fcfa) défraie la chronique en Mauritanie depuis une semaine. Au banc des accusés Sid'El Moctar Ould Nagi, ancien gouverneur de la Banque centrale, ex-ministre et ex-ambassadeur de la Mauritanie en France, sous le régime du président Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya. Le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (Bcm) de 2001 à 2002 est soupçonné de transfert frauduleux portant sur la somme de sept milliards d'Um.


Tchad : Fin de la grève des avocats

2009-11-22

http://tinyurl.com/yf8klxb

Les avocats tchadiens ont mis fin le 17 novembre à leur grève déclenchée le 12 novembre dernier pour dénoncer notamment l’ingérence du pouvoir exécutif dans le judicaire. La décision de lever le mot d'ordre de grève a été prise à l’issue d’une assemblée générale, le 16 novembre à N’Djamena. Les avocats tchadiens ont déclenché leur mouvement le 2 novembre, après une vague d’arrestations de personnalités pour fait de corruption. Parmi eux, le secrétaire général de la présidence de la République et un conseiller du chef de l’Etat. Six ministres ont été auditionnés par un juge d’instruction, dans le cadre de la même affaire, tandis qu’un député impliqué dans le scandale financier a vu son immunité levée.





Développement

Afrique : L’eau et l’assainissement manquent à 340 millions d’Africains

2009-11-22

http://tinyurl.com/yeubqh9

Tous les indicateurs montrent que le continent est mal parti en matière d’accès et de traitement de l’eau à l’horizon 2015. Il y avait, à la clôture de la deuxième conférence des ministres africains de l’eau organisée en Afrique du Sud du 9 au 13 novembre dernier, un sentiment mêlé. Entre l’optimisme compréhensible des politiques et l’inquiétude visible des acteurs de terrain, il fallait trouver les mots justes pour se donner des raisons d’espérer, le courage de continuer à travailler pour ne pas laisser sombrer dans l’oubli les 340 millions d’Africains qui n’ont pas accès à l’eau potable.


Gabon : Désarroi chez les industriels français du bois

2009-11-22

http://tinyurl.com/ycu82l2

La décision du nouveau président gabonais, Ali Bongo, d'interdire dès 2010, l'exportation des grumes de bois, principale richesse du pays après le pétrole, afin de développer sa transformation sur place, sème la consternation parmi les industriels français du secteur. Officiellement, le sujet n'a fait l'objet que d'un paragraphe laconique dans le compte rendu du Conseil des ministres du 5 novembre. Mais chacun y a vu la patte d'Ali Bongo dont c'est l'une des premières décisions importantes, un mois après sa prestation de serment.





Santé & VIH/SIDA

Afrique : Campagne de vaccination contre la fièvre jaune dans 3 pays

2009-11-22

http://tinyurl.com/yklx4m8

L’OMS a annoncé le 17 novembre le lancement d'une campagne de vaccination contre la fièvre jaune auprès de 12 millions de personnes au Bénin, Liberia et Sierra Leone. Cette initiative entre dans le cadre d'une vaste opération en Afrique de l'Ouest initiée en 2007 dans 13 pays d'Afrique de l'Ouest, qui a permis de vacciner 29 millions de personnes. Les pays concernés sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République centrafricaine, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Mali, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. La fièvre jaune qui tue environ 30.000 personnes chaque année.


Afrique : Des difficultés à faire reculer la mortalité maternelle

2009-11-22

http://tinyurl.com/yhxagu2

Dans beaucoup de pays, avoir un enfant demeure une aventure périlleuse: selon un récent rapport de l'Unicef, plus d'un demi-million de femmes meurent tous les ans, dans le monde, à la suite d'une grossesse ou d'un accouchement difficile. L’Afrique subsaharienne concentre, avec l’Asie, les plus forts taux. Ainsi, la probabilité qu’une jeune fille de 15 ans décède d’une complication liée à sa grossesse est de 1 sur 26 en Afrique, contre 1 sur 7 300 dans un pays industrialisé. Le pays où le risque de mourir en donnant naissance à un enfant est le plus grand est le Niger avec 1 chance sur 7.


Rd Congo : La polio risque de ne pas être éradiquée d'ici 2014

2009-11-22

http://tinyurl.com/ycyuznn

La poliomyélite demeure un problème de santé majeure dans la province du Bas-Congo. A l'origine, certaines croyances religieuses, fétichistes et coutumières qui font que certaines personnes refusent de faire vacciner leurs enfants sous prétexte que les vaccins entraîneraient d'autres maladies. Cette mentalité rétrograde risque de freiner l'éradication de la polio d'ici 2014 dans cette province.





LGBTI

Ouganda : Les homosexuels menacés de peine de mort

2009-11-22

http://tinyurl.com/yce5d8n

Une loi antihomosexuels est en préparation en Ouganda. L’enjeu est de taille : l’interdiction de « présenter sous un jour favorable » l’homosexualité, l’obligation de dénoncer les faits homosexuels, voire la peine de mort dans certains cas. La loi ougandaise condamne déjà l’homosexualité, mais en des termes flous hérités de la période coloniale : la « connaissance charnelle contre-nature »y est criminalisée, condamnant par extension toute pratique non-reproductive (sexe oral, anal, auriculaire ou autres). David Bahati, le député responsable de cette proposition de loi, surfe sur la haine latente des Ougandais pour l’homosexualité.





Racisme & xénophobie

Afrique du sud : les immigrés zimbabwéens fuient les violences

2009-11-22

http://tinyurl.com/yh96lrr

Quelque 1 500 immigrants zimbabwéens en Afrique du Sud ont fui un township rural à la suite de tensions concernant les emplois dans les fermes alentours. Des Sud-Africains ont attaqué le 16 novembre les camions transportant les immigrés vers les vignobles où ils sont employés près de De Doorns, à 140 kilomètres au nord-est du Cap. Craignant une répétition des attaques xénophobes de mai 2008 qui avaient fait plus de 60 morts et contraint des centaines de milliers d'étrangers à se réfugier dans des camps, les Zimbabwéens ont préféré quitter leurs baraques dans le township.





Environnement

Nigeria : Le torchage du gaz cessera en janvier 2010

2009-11-22

http://tinyurl.com/ylagkkk

Le Nigeria va interdire en janvier prochain le torchage du gaz, une pratique "peu écologique de la combustion du gaz issue de l'extraction du pétrole", a déclaré le ministre des Affaires étrangères. 
Le torchage ou « brûlage des gaz » est l'action de brûler, par des torchères, des rejets de gaz naturels à différentes étapes de l'exploitation des gaz et pétroles.

Un autre terme utilisé par les professionnels est le mot anglais flare, ou flaring. Cette pratique a l'inconvénient de gaspiller une ressource naturelle précieuse et d'émettre du dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre (GES).



Soudan: les marais du Nil blanc menacés par la pollution pétrolière

2009-11-22

http://tinyurl.com/ygxch8m

L'une des principales régions de production pétrolière au Sud-Soudan présente les signes alarmants d'une pollution croissante dont l'impact pourrait bouleverser la vie des populations locales et le fragile environnement des immenses marécages du Nil blanc. Une ONG allemande, "Signe d'espoir", vient de mener une mission d'évaluation de la qualité de l'eau dans l'Etat d'Unité (centre-sud), qui confirme, selon elle, l'ampleur de la contamination. Les champs de pétrole de Thar Jath et Mala sont exploités depuis 2006 par la WNPOC, filiale du groupe malaisien Petronas.





Média & liberté d'expression

Global : Itinéraires de journalistes exilés

2009-11-22

http://www.afrik.com/article18000.html

Poussés à fuir leur pays pour sauver leur vie, les journalistes exilés mènent souvent une vie difficile en France, où se loger et retrouver un travail dans la presse est une gageure. Pourtant, nombre de journalistes étrangers y sont contraints chaque année. Depuis sa création en 2002, la Maison des journalistes (MDJ) les accueille et les accompagne dans leurs démarches administratives. Cette demeure parisienne, qui dispose de quinze chambres, est la seule structure au monde à donner un toit ainsi qu’un coup de pouce professionnel à ces exilés.


Global : L'UPF appelle à la dépénalisation des délits de presse

2009-11-22

http://tinyurl.com/ye82amj

Le président de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), Alfred Dan Moussa, a appelé le 17 novembre, à Yaoundé, les pays de l'espace francophone à adopter la peine pécuniaire au lieu de la peine privative de liberté des journalistes. Il a fait cette déclaration à l'ouverture des 41èmes assises de l'UPF qui vont durer jusqu'à dimanche. L'UPF ne milite pas pour que le journaliste soit au-dessus de la loi, a affirmé M. Moussa, mais déplore que 65 journalistes sont maintenant emprisonnés dans les pays francophones.


Maroc : La liberté de la presse dans le collimateur de la justice

2009-11-22

http://tinyurl.com/ye4hgrt

La liberté de la presse prend encore des coups au Maroc. Deux journalistes du quotidien indépendant ’Al Masae’ (Le soir), viennent ont été condamnés le 16 novembre par le tribunal à trois mois de prison ferme pour le directeur de publication et deux mois ferme pour l’auteur d’un article incriminé. Le délit commis est la publication d’une ‘’fausse information’’ liée au démantèlement d’un réseau de trafic de drogue au Maroc. Les poursuites contre les professionnels de la presse sont devenues monnaie courante au Maroc.





Nouvelles de la diaspora

Global : Création de la première Banque Ethique de la Diaspora Africaine

2009-11-22

http://www.farafinamag.fr/index.php?page=news&id=292

Un projet de création de Unicontinental Bank ou Banque Ethique de la Diaspora Africaine (BEDA) fait l’objet actuellement d’une campagne visant à sélectionner les 5000 associés fondateurs. Les initiateurs ont été à Paris pour sensibiliser la diaspora africaine de France à cet projet important qui vise à favoriser l’accès des africains aux services bancaires et financiers ; réduire le coût des transferts d’argent vers l’Afrique et favoriser l’utilisation des voies légales pour ces transferts ; promouvoir l’insertion des fonds transférés vers leurs pays d’origine par les émigrés Africains dans les circuits productifs par le biais des petites et moyennes entreprises individuelles ou collectives et enfin soutenir le retour des immigrés africains vers leurs pays d’origine.





Conflits & urgences

Côte d’Ivoire : Le décret sur la question des grades signé

2009-11-22

http://tinyurl.com/yfnex5z

Peut être un pas de plus effectué vers le règlement du conflit que vit la Côte d'Ivoire depuis 2002. Le président ivoirien Laurent Gbagbo a en effet signé, le 16 novembre, un décret destiné à régler l'épineuse question des grades des officiers et sous-officiers de l'armée passés à la rébellion à l'occasion du coup d'Etat manqué de 2002. La mesure concerne environ 400 personnes, du plus petit grade de caporal au grade de général. Au total, sept décrets portant, entre autres, sur le statut des éléments des FN dans les brigades mixtes de police et de gendarmerie à déployer, et la nomination au grade de général de brigade des deux généraux FN, ont été signés par le président Gbagbo.


Rd Congo : Les conflits interethniques ont fait 100 morts en octobre

2009-11-22

http://tinyurl.com/ykc22jk

Les violences interethniques qui se sont produites fin octobre dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo ont fait au moins une centaine de morts et provoqué la fuite de près de 25 000 personnes, a indiqué LE 18 novembre le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU (OCHA). Le HCR avait donné, le 6 novembre, un premier bilan de 60 morts. Les ethnies Monzaya et Enyele sont en conflit depuis de nombreuses années au sujet de la gestion des étangs de la région. Des violences avaient également éclaté en mars 2009.


Sénégal : un commandant de la rébellion en Casamance témoigne

2009-11-22

http://tinyurl.com/yjg4pya

Cinq ans après la signature de l’accord de paix entre l’Etat et le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), le conflit continue de hanter le sommeil des habitants du sud du Sénégal. Après la relative accalmie observée depuis décembre 2004, les hostilités ont repris cet été en Casamance. Pour faire face à cette montée de violence, l'armée a renforcé ses effectifs dans la région. « C’est un conflit qui ne veut rien dire », a déclaré un commandant du MFDC « repenti », qui raconte son histoire : « En 1986, j'avais 17 ans. Un jour, à la sortie de l'école à Ziguinchor, j'ai été approché par des gens du MFDC…»


Tchad : Le mercenaire Abdoulaye Miskine menace d’attaquer la RCA

2009-11-22

http://tinyurl.com/ybmhexb

De Doubaï où il se trouve après avoir été éconduit de la Lybie, le mercenaire tchadien Abdoulaye Miskine, qui dirige le FDPC (Front Démocratique du Peuple Centrafricain), se dit prêt à attaquer la République centrafricaine. Les autorités centrafricaines n’ont pas encore réagi à ces menaces, qui risquent de compromettre le processus de DDR (désarmement, désarmement et réinsertion), prélude à l’organisation des futures consultations électorales. Abdoulaye Miskine avait pourtant signé deux accords de paix à Syrte avec les autorités centrafricaines. Mais depuis leurs signatures, ces accords n’ont pas été appliqués.





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