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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Surveillance de l’UA

Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
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Pambazuka Press

Food Rebellions! Food Rebellions! Crisis and the hunger for justice Eric Holt-Giménez & Raj Patel.

Food Rebellions! takes a deep look at the world food crisis and its impact on the global South and under-served communities in the industrial North. While most governments and multilateral organisations offer short-term solutions based on proximate causes, authors Eric Holt-Giménez and Raj Patel unpack the planet's environmentally and economically vulnerable food systems to reveal the root causes of the crisis.

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Pambazuka News 134: Les hauts et les bas de la campagne contre l'homophobie en Afrique

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

CONTENU: 1. Urgence, 2. Chroniques, 3. Plaidoyers & campagnes, 4. Nécrologie, 5. Arts & livres, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Elections & gouvernance, 9. Corruption, 10. Développement, 11. Santé & VIH/SIDA, 12. Éducation, 13. Environnement, 14. Média & liberté d'expression, 15. Bien-être social, 16. Nouvelles de la diaspora, 17. Conflits & urgences, 18. Internet & technologie, 19. Collecte de fonds & ressources utiles




Sommaire de cette édition

URGENCE : Guinée : Agressions, arrestations et détentions arbitraires dans la zone aurifère de Guinée.
CHRONIQUE : Homophobie : Pendant ce temps, au Sénégal.
PLAIDOYER & CAMPAGNES : Pour une gestion transparente des ressources naturelles en Afrique francophone.
NECROLOGIE : Centrafrique : Le pays pleure André Kolingba.
ARTS & LIVRE : Afrique : Un livre sur les indépendances en Afrique.
DROITS HUMAINS : Global : Un chef rebelle du Darfous échappe à la CPI faute de preuves.
REFUGIES & MIGRATION FORCÉE : Maroc : Les immigrés sénégalais dénoncent des maltraitances.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Burundi : Quand les femmes ne s’en laissent plus compter.
CORRUPTION : Afrique : L’enquête sur les détournements de la BEAC bouclée.
DEVELOPPEMENT
Afrique : Appel à mettre les multinationales aux normes fiscales.
SANTE & VIH/SIDA : Gabon : Les chauve-souris immunisent contre le virus Ebola.
EDUCATION : RD Congo : A Dongo, les enfants privés d’école pour raison de sécurité
ENVIRONNEMENT : Kenya : Des milliers de zèbres pour nourrir les lions.
MEDIA & LIBERTE D’EXPRESSION : Maroc : Appel à la création d’un réseau euro-méditerranéen des journalistes.
BIEN-ETRE SOCIAL : Cameroun : L’eau se faire rare.
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Haïti : Les pays du G7 annulent la dette.
CONFLITS & URGENCES : Afrique : De la nécessité d’une réconciliation entre Tchad et Soudan.
INTERNET & TECHNOLOGIE : Sénégal : Différend avec un opérateur de téléphonie mobile.
COLLECTE DE FONDS & RESSOURCES UTILES : Appel à articles sur la réduction de la mortalité maternelle.




Urgence

Agressions, arrestations et détentions arbitraires dans la zone aurifère de Guinée

CECIDE et Global Rights

2010-02-15

http://pambazuka.org/fr/category/action/62348

Des troubles agitent depuis quelques jours la sous-préfecture de Siguirini, dans le nord-est de la Guinée. Le 11 février, un ancien sous-préfet a organisé un ratonnade, en compagnie d’hommes armés, pour violenter et arrêter des membres d’une organisation communautaire qui cherche à promouvoir l’emploi et à lutter contre la discrimination, l’exclusion et les violations des droits économiques, sociaux et culturels des populations. Le CECIDE et Global Rights les accuse d’agir pour d’autres exploitants miniers qui veulent s’imposer sur le terrain. Ces organisations tirent le signal d’alarme face à une situation qui dégénère.

Le Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) et Global Rights font appel aux organisations de la société civile guinéenne, africaine et internationale ainsi qu’aux mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme pour exiger que le gouvernement guinéen mette un terme aux agressions, arrestations et détentions arbitraires et qu’il enquête et exige des comptes aux agents de l’état qui ont commis ces actes contre des habitants dans la sous-préfecture de Siguirini (située dans la préfecture de Siguiri) les 12 et 13 février 2010.

L’ancien sous-préfet, le commandant Cécé 2 Koïvogui est descendu à Siguirini, le 11 février, en compagnie d’un homme armé en tenue militaire. Le lendemain, le commandant a organisé un groupement composé de militaires et de jeunes civils pour procéder à la bastonnade, au ligotage et à l’arrestation de certains habitants de la localité de Baraka, notamment dans le district de Siguirini, le district de Sokoro et le village de Léro.

Le commandant Cécé 2 Koïvogui a été révoqué de ses fonctions, en janvier 2010, par le gouverneur de la région de Kankan, le colonel Antoine Kankoudouno, suivant les dénonciations populaires de persécution commises par l’ex sous-préfet contre les populations locales de sa zone de couverture. Selon certains habitants, le commandant Koïvogui a tenu un discours public devant les bureaux de la sous-préfecture, le 11 février, jour de son arrivée. Il a communiqué son intention de renvoyer le sous-préfet actuel, M. Amadou Guissé, de regagner le leadership de la sous-préfecture «contre vents et marées» et de destituer le président du District de Siguirini Centre, M. Djibril Camara et son adjoint M. Néné Vieux Camara.

Cette annonce a déclenché une tension au sein de la population qui a crié et jeté des pierres pour démontrer son mécontentement. Le même commandant avait déjà dissous le conseil élu du district de Siguirini, peu après qu’il a été muté à Siguirini avec la prise du pouvoir par le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD).

Le lendemain, et jusqu’aujourd’hui, les hommes armés et en tenue militaire ont procédé à des agressions et arrestations arbitraires dans les villages, avec l’appui des jeunes civils recrutés de cette zone. Le nombre de victimes n’est pas connu car ces actes persistent. Toutefois, d’après nos sources, au moins 11 civils ont été arrêtés et sont détenus dans un conteneur consacré au transport de marchandise qui est utilisé comme centre de détention à la gendarmerie de Léro. Parmi eux:

- Djibril Camara, président du district central de Siguirini

- Néné Vieux Camara, adjoint du président du District de Siguirini
- Madi Kaba, président du District de Sokoro
- Ibrahima Sory Fadiga, secrétaire général et Coordonateur de l’ARDEBA pour la localité de Baraka.
- Karim Niagasso, membre du bureau de l’ARDEBA
- Bakary Tall, Bakary Sy, et Samba Samgaré, collaborateurs de l’ARDEBA

Une personne âgée de Siguirini a également été frappée et ligotée par les militaires et se trouve en détention. D’autres habitants ont pris la fuite, craignant le même sort. Plusieurs personnes sont encore recherchées et se trouvent en danger, dont Bakary Camara, secrétaire à la production chargé des projets et sous-traitants de l’ARDEBA, et Daouda Diakité, Secrétaire général adjoint de l’ARDEBA. La majorité des civils ciblés par ces abus sont membres ou affiliés à la branche locale de l’Association des Ressortissants de la Communauté de Baraka (ARDEBA), une association de développement communautaire qui a comme objectif de réduire la pauvreté dans la sous-préfecture de Siguirini, de promouvoir l’emploi et de lutter contre la discrimination, l’exclusion et les violations des droits économiques, sociaux et culturels.

Contexte

La zone en question est dotée d’une quantité importante d’or qui est actuellement exploitée par la Société Minière de Dinguiraye (SMD). En début 2009, un plaidoyer ardu mené par l’ARDEBA a abouti à la création de 200 emplois pour les communautés de la sous-préfecture de Siguirini et à la signature d’un contrat avec la SMD, une des luttes principales de cette association de développement communautaire. Cependant, l’ancien sous-préfet (le commandant Cécé 2 Koïvogui), en complicité avec Moussa Keïta (président de la fédération sportive militaire, membre du CNDD et ressortissant de la communauté de Baraka), défendent les intérêts économiques d’un investisseur étranger à Conakry qui tente, notamment, de s’approprier du contrat en question.

Cette tension sème de plus en plus de divisions au sein de la communauté, notamment parmi les jeunes sans emploi. Il convient de noter que la présence de richesses naturelles dans des zones comme celle-ci amplifie les conflits communautaires et les problèmes de gouvernance que connaît le pays depuis le début de la décennie : la corruption, la mauvaise gestion des ressources publiques, le déficit de dialogue social et le non respect des droits de l’homme.

Le gouvernement guinéen a des obligations légales selon les traités internationaux et régionaux sur les droits humains, tels que la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) qu’elle a ratifié en 1982 ainsi que le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP) auquel elle a adhéré en 1978. Ces traités exigent que le gouvernement respecte le droit à l’intégrité physique, le droit à la liberté et à la sécurité de la personne, ainsi que la liberté d’association. Ces obligations ont été violées par les agents militaires guinéens et les violations persistent jusqu’au jour d’aujourd’hui.

* Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE), est une des principales organisations de la société civile en Guinée

* Global Rights est une organisation de plaidoyer pour les Droits de l’homme qui travaille en partenariat avec les activistes locaux pour combat les injustices.

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org



__________________________________________
* Pour de plus amples informations sur l’exploitation des ressources naturelles en Guinée et la situation des droits de l’homme dans la zone, voir le rapport conjoint de la société civile guinéenne soumis à l’Etude Périodique Universelle du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, le 2 novembre, 2009.
http://www.globalrights.org/site/DocServer/Guinea_UPR_report__Nov_2009.pdf?docID=10703





Chroniques

Homophobie: Pendant ce temps au Sénégal

Cary Alan Johnson et Ryan Thoreson

2010-02-13

http://pambazuka.org/fr/category/features/62328

La pression internationale sur l’Ouganda est importante pour faire reculer les autorités sur de nouvelles lois jugées répressives contre l’homosexuels, mais dans d’autres pays la répression reste forte contre les homosexuels. Pour Cary Alan Johnson et Ryan Thoreson, l’indignation ne devrait pas être sélective. Ils citent à ce propos le cas du Sénégal.

L’indignation globale à l’encontre de la loi anti-homosexualité en Ouganda ne pourrait être plus assourdissante. Les opposants à la législation ont condamné les efforts pour non seulement emprisonner les homosexuels - ce qui est déjà inscrit dans la loi - mais pour criminaliser encore davantage la ‘’promotion de l’homosexualité’’, exiger que les homosexuels et les lesbiennes soient dénoncés aux autorités et punir par la peine de mort des individus (y compris ceux qui sont séropositif) ainsi que ceux désignés, par euphémisme, sous le terme de ‘’récidivistes’’.

Les gouvernements du Canada, de France et de la Suède ont condamné la loi. De la secrétaire d’Etat Hillary Clinton au président Barack Obama lui-même, les Etats-Unis, un des principaux bailleurs de fonds de l’Ouganda, ont fait connaître clairement leur désapprobation en ce qui concerne cette législation. Des responsables religieux, habituellement silencieux, du sommet de l’église anglicane et catholique romaine au Saddleback Church de Rick Warren et d’autres chrétiens évangéliques, ont condamné cette loi promouvant la peine de mort, l’emprisonnement pour les homosexuels et les lesbiennes, ainsi que la menace qu’elle fait planer sur la confidentialité pastorale.

Le directeur exécutif de l’Onusid, Michel Sidibé, a exprimé sa préoccupation concernant l’impact potentiel de la loi sur les efforts efficaces de prévention du VIH en Ouganda. Alors que l’Union africaine et l’Afrique du Sud ont, comme de coutume, omis de condamner la loi, plusieurs dirigeants africains importants et le Rapporteur Spécial pour le VIH/SIDA en Afrique, Elisabeth Mataka, se sont élevés avec force contre cette loi. Si la loi passe malgré le barrage des critiques enflammées, ce ne sera pas par défaut de condamnation uniforme et sans équivoque

Cette réponse véhémente était absente, il y a moins d’une année, à moins de cent kilomètres de distance, lorsque le parlement du Burundi, pour la première fois de son histoire, a amendé son Code pénal dans le but de criminaliser des relations consentantes entre personnes du même sexe. Elle n’était pas évidente non plus en 2006, lorsque le Nigeria a considéré devoir criminaliser la participation à des réunions en faveur des droits des homosexuels ou de soutien à ceux-ci.

Aujourd’hui, l’horreur devant la cruauté de cette nouvelle loi, et l’accumulation de preuves de l’implication de la droite religieuse américaine, entraîne un changement subtil mais significatif. Des groupes locaux pour la défense des droits des homosexuels et des lesbiennes et des mouvements pour les droits civiques sont sortis de leur mutisme afin de condamner ces horribles nouveaux morceaux de législation et la communauté internationale tient bon. Le mois dernier, le gouvernement du Rwanda a renoncé à une proposition de criminaliser l’homosexualité face à la pression des militants des Droits de l’Homme et des services de santé liés au VIH, à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Mais qu’il soit important de remettre en cause des lois répressives, il est tout aussi important, et peut-être plus urgent, de prendre des mesures qui contraignent les gouvernements à rendre des comptes pour la violence quotidienne et la discrimination subies, leur vie durant, par des lesbiennes ou homosexuelles, dans plus de 80 pays de par le monde qui continuent de criminaliser l’homosexualité et pour tous ceux qui imposent des punitions à ceux qui défient les normes de genre.

Prenez le Sénégal, par exemple, où l’homosexualité est illégale depuis 1965. Au cours des deux dernières années, il y a eu une escalade dramatique de la violence et des persécutions contre les homosexuels. Persécutions qui passent généralement inaperçue pour la communauté internationale et les médias mondiaux. Le pays a fait l’expérience de vagues d’arrestations, de détention et d’attaques contre des individus par des gangs anti-homosexuels, encouragés par le sensationnalisme des médias et une tendance dure chez les fondamentalistes religieux.

La police a arrêté des hommes et des femmes accusés d’homosexualité, les a détenus dans des conditions inhumaines et les a condamnés, avec ou sans preuve, d’avoir commis des actes répréhensibles. Les familles et les communautés se sont retournées contre ceux et celles soupçonnés d’être homosexuels ou lesbiennes. Dans des villes à travers le pays, les corps de personnes présumées homosexuels ont été exhumés et abandonnés.

Alors que la communauté internationale a heureusement mis en garde l’Ouganda contre sa loi absurde, au Sénégal, des arrestations liées à l’homosexualité - cinq hommes à Darou Mousty en juin, un homme à Touba en novembre et 24 hommes au cours d’une célébration à Saly Niax Niaxal à la veille de Noël- sont passées inaperçues.

La réaction à l’extrémisme homophobe de la législation ougandaise est d’une importance immense, mais elle n’est pas un substitut à une condamnation large des lois anti-sodomie ou de la violence à l’encontre des homosexuels et des lesbiennes partout où elle se produit. Lorsqu’une déclaration condamnant les graves violations de Droits de l’Homme sur la base de l’orientation sexuelle a été présentée à l’Assemblée Générale des Nations Unies, appelant à la fin de la criminalisation, seuls 66 des 192 pays représentés ont voté en faveur. A ce moment les Etats-Unis n’était pas de leur nombre.

Même si la campagne contre la législation anti-homosexuels aboutit, l’homosexualité restera illégale en Ouganda - tout comme au Sénégal où la vie des homosexuels et des lesbiennes est pratiquement invivable. La mise à l’épreuve de notre engagement pour les droits de tous les membres de la famille humaine, y compris les homosexuels et les lesbiennes, ne se pose pas tellement dans nos réactions lorsqu’un morceau de loi extrême est sous les feux des médias. C’est plutôt la question de savoir si nous sommes prêts engager notre attention, nos ressources et notre volonté politique dans un pays comme le Sénégal, où il n’y a pas de caméra ni de journalistes pour écrire la chronique de l’impact de lois vieilles de plusieurs décennies, pour nous demander des comptes. Bien que l’indignation globale générée par la législation ougandaise soit inspirante, ce sera une opportunité manquée si cette condamnation véhémente de la violence homophobe ne devient pas une procédure coutumière.

* Cary Alan Johnson est le directeur exécutif de l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC).
* Ryan Thoreson est un chercheur à l’IGLHRC et co-auteur de 'Words of hate, climate of fear: Human rights violations and challenges to the LGBT movement in Senegal'. Les opinions exprimées ici sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de l’organisation.
Cet article, paru dans Weekly Monitor a été traduit par Elisabeth Effenegger

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Indépendances, nationalismes et fragmentations identitaires en Afrique

Amira Kheir

2010-02-13

http://pambazuka.org/fr/category/features/62329

Conflit. Nettoyage ethnique. Ruée sur les ressources. Dégradation incontrôlée de l’environnement. Corruption endémique. Dépendance. Etats en faillite. A l’approche des soixante ans vécus depuis l’indépendance par certains (Soudan 1956, suivi du Ghana 1958) et la cinquantaine pour la quasi totalité des pays francophones, le continent persiste, à beaucoup d’égards, à être dans un état de développement bloqué. Nous semblons être pris dans une impasse pérenne en matière de développement humain en raison d’institutions inefficaces et d’une incapacité inhérente à les circonvenir. Sont-ce là les difficultés de l’Afrique à l’aube de 2010 ?

Peut-être l’heure est-elle venue d’examiner, au travers d’un autre prisme, les Etats africains, et les considérer comme vivant une crise résultant d’un héritage plutôt que d’un manque de compétences. En parlant d’héritage, je ne fais pas allusion, comme on pourrait être tenter de le croire, à l’héritage colonial, mais plutôt à la période spécifique de la transition qui a eu lieu pendant la décolonisation. Bien que l’une soit dépendante de l’autre, la réponse se trouve peut-être dans la poursuite déterministe d’une approche du statu quo, une approche gouvernée par les causes et les conséquences et non par des notions simplistes.

Ce que j’essaie de faire, en présentant un paradigme alternatif - la raison pour laquelle les choses sont ce qu’elles sont - c’est de montrer que ceci est le résultat direct de l’héritage subtil d’un système inadéquat au regard des besoins et du potentiel des Africains. Ceci constitue un héritage souvent ignoré, étant une norme que l’on accepte comme allant de soi, ainsi qu’une certaine forme de gouvernance : l’Etat/nation. Cependant que l’Etat est symbolique de la structure physique et des institutions de gouvernance, cette nation est quelque chose de beaucoup moins tangible. Sa construction est essentielle pour créer des allégeances qui garantissent la longévité de l’Etat/nation. C’est en effet sur cette relation que se fonde les Etats/nations les plus réussis, un lien vigoureux entre l’Etat et la nation, généralement encouragé par un sens puissant de nationalisme propagé par l’Etat.

Quelle est donc la signification de l’Etat/nation en Afrique, au jour d’aujourd’hui ? Quel est le futur des pays africains en proie à une instabilité qui ébranle les fondations mêmes de l’Etat/nation ? Plus important encore, n’est-il pas temps de transcender le discours esthétique concernant le clientélisme et le tribalisme et de commencer à poser des questions plus pertinentes ? Questions qui concernent la légitimité des vestiges d’un modèle de gouvernance exogène adopté suite à l’occupation européenne.

Depuis l’indépendance, la politique africaine s’est caractérisée par des conflits qui ont leurs origines dans des tensions ethniques. Nul n’est besoin de chercher plus loin que le Rwanda, le Nigeria et la Mauritanie (parmi de nombreux autres) pour en trouver les preuves. L’ethnicité a été et continue d’être au centre du débat médiatique dominant, dans la question des conflits et de leurs répercussions. Les conflits qui affligent l’Afrique ne sont pas d’une catégorisation aussi simpliste qu’on pourrait être amené à le croire. Au-delà, il y a la question obscure concernant la faille fondamentale dans une structure considérée comme allant de soi, comme étant la seule structure et non un modèle importé et qui s’articule comme une promesse brisée.

L’Etat/nation a donné naissance à d’innombrables crises, à des destructions de minorités et à la création d’identités nationales artificielles afin de supporter cette structure. L’énigme du nationalisme, son affiliation à la conception de l’Etat et sa relation au détriment de la citoyenneté est une grave menace pour un égalitarisme pluriel futur.

Selon Elie Kedourie (1960), l’émergence du nationalisme est la conséquence de la moralisation de la révolution par cette chose nouvelle qu’est ‘’ le pouvoir du peuple’’. La doctrine du nationalisme est née des révolutions européennes au début du XIXème siècle. Par conséquent, l’introduction d’une idéologie de la nation comme la seule formation politique naturelle sur laquelle se construisent les Etats, présente l’Etat/nation comme une somme idéale de ses parties. Le terme de nation provient de la racine latine ’’nasci’’ qui signifie être né, terme qui s’est développé en la notion d’un peuple ayant la même origine. (1)

Il est donc aisé de voir combien cette conception allait inévitablement devenir problématique dans le nouvel environnement de la post-colonie. La période post-coloniale se caractérise par un amalgame du développement interrompu des formations politiques internes, d’identités fragmentées et de réalités transitoires qui convergent pour se fondre en un modèle d’Etat repris des puissances coloniales et du développement politique et économique de la pensée post Lumières. Le décalage, entre ce modèle acquis de souveraineté, d’avec les formes locales de pouvoir, a non seulement interféré avec la progression naturelle des structures de pouvoir (comme le colonialisme), mais a aussi fait obstacle à la formation unitaire d’identités dans les Etats décolonisés, générant des revendications de ‘’nationalité’’ disparates et en compétition. (2)

Par conséquent, l’héritage de l’Etat/nation post-colonial met en évidence l’inadéquation de cette appropriation, ainsi que la fragmentation de l’identité au travers de la destruction de la conscience des minorités, implantée au moment de la construction de la nation. Le noeud du problème réside dans l’aspect éphémère des groupes précoloniaux, coloniaux et post-coloniaux et l’utilisation de l’assimilation, de langues et de symboles, afin de construire une identité jugée nécessaire pour la formation de l’Etat/nation : l’identité nationale.

Les territoires post-coloniaux ont hérité de l’Etat/nation comme étant le pinacle de la modernité et du progrès. (3) L’établissement de l’Etat/Nation nécessite la destruction de la conscience des minorités afin de permettre l’établissement d’un certain type de conscience nationale. Il s’ensuit que le phénomène de nationalisme, comme dérivatif de l’Etat /nation, est la plateforme sur laquelle la lutte pour l’identité devient visible.

L’appropriation de la construction de l’Etat/nation, utilisé pour réguler le modèle européen de société, devient problématique dès lors qu’il est appliqué aux réalités africaines et asiatiques où les sociétés sont composées d’ethnies, de races, de religions et de langues diverses. Le nationalisme est en conflit avec la conscience minoritaire pour deux raisons principales : premièrement le nationalisme dérive de ‘’l’importation’’ de l’Etat/nation rendu illégitime, aux yeux des masses composées de minorités, en raison des relents coloniaux teintés de domination et d’occupation exploitante.

Deuxièmement, une variété particulière de nationalismes s’est développée dans les colonies en réponse à la domination coloniale et a été instrumentalisée dans la lutte pour la libération. Comme nous le verrons, cette forme de nationalisme n’a jamais réussi à créer des liens entre les peuples sous l’étendard de ‘’nation’’, mais a été plutôt l’instrument qui a forgé les mouvements d’indépendance. Il s’en suit, qu’une fois l’objectif d’indépendance atteint, l’Etat/nation est resté dans un état de fragmentation dû au manque national de lien réel.

Troisièmement, la citoyenneté et les droits égaux sont devenus l’aune à laquelle se mesurait la modernité ou ‘’ l’antiquité’’ d’une nation. Octroyer la citoyenneté et des droits est un aspect intrinsèque de l’Etat et marque la ligne de partage entre l’Etat (l’Etat étant ce qui institutionnalisé) et la communauté fondée sur l’ethnie, la religion et les minorités linguistiques. Il y a aussi la précondition fondamentale de la perception qu’on en a - interne et externe- cependant que les nations ou les groupes sont en relations avec d’autres organismes. (4)

Par conséquent, l’Afrique d’aujourd’hui est la proie de maux qui trouvent leurs racines dans un défaut structurel qui a été intégré dans le système. Un nationalisme artificiel - qui n’a pas été immédiatement reconnu comme étant une contradiction évidente - est peut-être le phénomène le plus dangereux qui ait contaminé secrètement le XXème siècle. Dans la période post-coloniale, ces Etats/nations ont eu à relever des défis majeurs de validation et de déchiffrage des identités. Face aux défis de gouvernance qui ont émergé au cours et suite à cette période, ils sont mal outillés pour combattre les problèmes fondamentaux de la réémergence du sectarisme qui s’accompagne de leur disparition économique et politique, dès lors que l’appareil, à l’intérieur duquel ils opèrent, semble incapables de les assimiler. Plutôt, il met par-dessus un modèle artificiel d’assimilation et, ce faisant, aggrave la division.

Dans certains cas, les suppressions du pluralisme et du droit des minorités deviennent communes dans les Etats/nation où les minorités sont perçues comme une menace directe de l’identité nationale. Dans d’autres cas, là où des sous-groupes existent toujours de manière flagrante et régulent la société, l’Etat/nation ne remplit toujours pas toutes ses fonctions de gouvernance effective pour le bénéfice de tous. Et pourtant, ces deux exemples sont des facettes de ce même syndrome. Celle-ci peuvent être observées dans des pays comme le Soudan et la Tanzanie. Dans le premier, les liens ethniques prévalent sur une identité nationale plus large et dans le second, une identité nationale forgée au cours de la lutte pour l’indépendance est de plus en plus menacée par l’émergence d’affiliations en compétition.

Les paradigmes de l’intégration à l’intérieur de frontières nationales commencent à émerger et leurs répercussions sont directement perçues par les masses qui font les flux migratoires, les déplacés, les réfugiés et la ruée sur les ressources génératrices de conflits qui sont en augmentation constante. Toutes ces questions sont classées comme étant des problèmes liés à un groupe plutôt qu’enracinés dans la disparité économique.

Quel donc pourrait être l’alternative à l’Etat/nation ? Un Etat dépourvu de nation. Un Etat qui fonctionne comme un centre administratif, législateur et organisateur, libre d’affiliations fallacieuses au profit d’une identité plus large.

Les réalités irréconciliables de la diversité ethnique, raciale, religieuse et linguistique des identités minoritaires, avec les préconditions d’une identité nationale pour la construction d’un Etat/nation, sont au centre des effondrements subséquents de la gestion structurelle de l’Etat. Le modèle hérité d’Etat/nation en Afrique (et le nationalisme qui en dérive) a causé la destruction de la conscience des minorités à l’époque post-coloniale et a eu des répercussions considérables de fragmentation identitaire à l’époque moderne (5)

Ce processus - qui a eu cours au moment crucial de la formation de l’Etat - ne fait pas que miner l’authenticité territoriale. Il mine aussi l’authenticité identitaire et la légitimité de l’interaction sociétale et les liens qui en eux-mêmes sont le fondement du fonctionnement de l’Etat. Ce vide toxique ainsi fabriqué, qui s’inscrit dans des structures sociales et politiques intemporelles, pourrait être une façon de revoir le phénomène émergent des conflits à caractère ethnique et de l’extrémisme religieux.

A l’aube d’une nouvelle décennie, dans un monde où notre interdépendance est toujours plus évidente (et simultanément plus mise à l’épreuve), l’Afrique - et le monde en général - doit intégrer sa diversité, non seulement au plan social mais aussi au plan économique et politique. Il doit reconnaître son héritage et se défaire des notions fallacieuses de nationalisme. C’est la seule façon pour que chaque Africain ait véritablement l’opportunité de casser les notions trompeuses d’identité et d’atteindre la vraie liberté : de pensée, d’association, de sexualité, de pratique et d’affiliation politique et sociale. C’est la seule façon de nous équiper pour faire face aux défis de notre futur convergent.

NOTES

[1] Kedourie, Elie 1971 : Nationalism in Asia and Africa, London: Weidenfeld and Nicolson
[2] Mbembe, Achille 1992 ‘The Banality of Power and the Aesthetics of Vulgarity in the Post-colony’ in Public Culture 4 (2)
[3] Mamdani, Mahmoud 2001 ‘Beyond Settler and Native as Political Identities: Overcoming the Political Legacy of Colonialism’ in Society for Comparative Study of Society and History, Columbia University
[4] Tivey, Leonard 1981 The Nation-State; The Formation of Modern Politics, Oxford: Martin Robertson
[5] Chatterjee, Partha 1993 The Nation and its Fragments: Colonial and Post-Colonial Histories Princeton, NJ: Princeton University Press


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Ces fils d’Afrique qu’on nous vole

Serge Onyumbe Wedi

2010-02-13

http://pambazuka.org/fr/category/features/62330

L’arrestation de ressortissants américains qui tentaient de sortir des enfants haïtiens de leur pays, en profitant du chaos et de la désolation causés par le tremblement de terre, rappelle un précédent. Il y a trois ans, les mêmes faits s’étaient déroulés au Tchad, sur fond de conflit du Darfour. Pour Serge Onyumbe Wedi, il est de mettre un terme à ces réseaux qui sévissent sur les terres de souffrance. Pour lui, «l’Afrique n’accepterait plus de voir ses filles et fils lui être dérobés, sans raison aucune, même s’ils vivent en Amérique».

Vingt-cinq octobre 2007 : neuf Français, membres de l’association française L’Arche de Zoé, qui s’apprêtaient à quitter le Tchad, sont arrêtés par les autorités tchadiennes avec 103 enfants qu’ils voulaient emmener illégalement en France afin de les faire adopter. Il s’est révélé que, contrairement à ce que prétendait l’association, la plupart de ces enfants n’étaient ni orphelins ni Soudanais. Cette affaire, se souvient-on, a entraîné la colère de l’opinion publique tchadienne et déclenché une crise diplomatique entre la France et le Tchad. C’était il y a près de trois ans seulement et, personne ne s’attendait à (re)vivre cet ignoble trafic d’aussi tôt…Hélas ! La cupidité humaine en décidera autrement.

Pendant que les Haïtiens déterrent et enterrent encore les restes de leurs ensevelis sous les décombres du tremblement de terre du 12 janvier 2010, dix ressortissants américains ont été arrêtés le 31 janvier 2010, à Haïti, alors qu’ils tentaient de faire sortir 33 enfants du pays sans autorisation. En attendant leur jugement, ces enfants "volés" ont été questionnés dans le centre d’accueil qui les a pris en charge, et les plus grands auraient raconté avoir des parents toujours en vie. Certains auraient même donné adresses et numéros de téléphone.

Même si cette histoire semble avoir une fin heureuse pour ces enfants, l’occasion est toute faite, estimons-nous, pour fustiger de vive voix, l’existence de ce réseau maffieux de trafic d’enfants en provenance de terres en souffrance. Après avoir perdu ses pères lors du commerce triangulaire, l’Afrique n’accepterait plus de voir ses filles et fils lui être dérobés, sans raison aucune, même s’ils vivent en Amérique. Le comble est que cette soi-disant aide ne nous parvient que lorsque le pire nous est déjà tombé dessus ! L’idée que nous développons ici, ne prétend pas présenter l’Afrique comme un continent qui s’autosuffit. D’ailleurs, aucun de cinq continents ne peut vivre en vase clos et s’épanouir. Seule la complémentarité fortifie les nations du monde.

Mais, ce que nous déplorons est que l’aide accordée aux pays en situation difficile soit toujours teintée des dessous de cartes immoraux qui sapent les droits internationaux des populations concernées. Si avant-hier c’était l’esclavage en Afrique, hier l’Arche de Zoé au Tchad et aujourd’hui les 33 Américains en Haïti, la logique élémentaire mathématique voudrait que l’on s’interroge sur qui seront les prochains explorateurs terminateurs d’enfants et, dans quelle contrée du monde vont-ils opérer ?

* Serge Onyumbe Wedi est journaliste et activiste des Droits de l’homme

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Agenda numérique africain: l’équation des moyens

Oliver Sagna

2010-02-14

http://pambazuka.org/fr/category/features/62332

Jusqu’à présent les initiatives en matière de TIC en Afrique se limitaient aux niveaux local et régional à travers les instances d’intégration. Avec le dernier sommet de l’Union Africaine, du 25 janvier au 2 février 2010, le continent vient de se retrouver avec un projet d’élaboration d’un agenda numérique. Pour Olivier Sagna, une approche pertinente, dans ce cadre, devrait reposer sur ce qu’il appel les «quatre C» : connectivité, contenus, contrôle et compétences.

Le quatorzième Sommet de l’Union africaine (UA), qui s’est déroulé sur le thème principal «Les Technologies de l’information et de la communication en Afrique : Défis et perspectives pour le développement », du 25 janvier au 2 février 2010, à Addis-Abeba (Ethiopie), a érigé les TIC au rang de « secteur hautement prioritaire » et a demandé à la Commission de l’Union africaine (CUA) d’élaborer un agenda numérique africain. Il faut se réjouir de cette décision, car depuis la publication par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) de l’Initiative Société africaine à l’ère de l’Information (AISI), en 1996, aucun document de stratégie n’avait été élaboré à l’échelle africaine.

Certes depuis cette date, des stratégies TIC ont été élaborées par nombre de pays et d’organismes d’intégration régionale, mais elles ont pratiquement toujours été frappées par les mêmes tares congénitales. A savoir une pléthore d’objectifs et l’absence de priorités, d’échéancier de mise en œuvre, de mécanismes de suivi et d’évaluation et surtout des moyens financiers nécessaires à la matérialisation des actions préconisées. Au final, peu de progrès significatifs ont été réalisés en matière d’insertion de l’Afrique dans la société de l’information même si des avancées ont pu être notées ici et là.

Il faut d’ailleurs souligner que la progression fulgurante de la téléphonie mobile, souvent mise en exergue pour témoigner des progrès réalisés, est plus à mettre au crédit des opérateurs de télécommunications qu’à celui des états. De plus, les multinationales qui possèdent ces entreprises de télécommunications ont pour principal objectif non pas de contribuer au développement économique, culturel et social du continent mais simplement de réaliser un maximum de gains, dont la majeure partie est rapatriée hors d’Afrique via divers mécanismes, après avoir consenti un minimum d’investissements.

L’Afrique a donc fortement besoin d’un agenda numérique mais encore faut-il que celui-ci soit tendu vers la réalisation de projets structurants. Ces derniers devraient être organisés autour des quatre C que sont la connectivité, les contenus, le contrôle et les compétences. En matière de connectivité, la priorité devrait être donnée à la construction d’un réseau panafricain en fibre optique à haut débit interconnectant les pays africains, couplé à la généralisation de points d’échanges Internet (IXP) afin de contribuer au développement des communications interafricaines tout en réduisant au strict minimum nécessaire les frais de transit liés aux communications internationales avec le reste du monde.

Les contenus devraient également être considérés comme un axe stratégique, car étant le véhicule naturel pour des éléments aussi essentiels que la culture, l’information, le savoir, mais aussi des applications et des services répondant aux besoins des sociétés africaines et qui constituent par ailleurs un formidable gisement économique pour les entreprises les développant et celles les mettant en œuvre. En matière de contrôle, l’objectif devrait être d’harmoniser dans les meilleurs délais le cadre légal et réglementaire régissant la société de l’information tant pour ce qui touche les droits et devoirs des citoyens que la création d’un vaste marché panafricain des TIC contribuant à l’intégration économique du continent, sans oublier la prise en compte de la gouvernance d’Internet tant à l’échelle africaine que dans une perspective globale.

Last but not least, la question des compétences est essentielle et un vaste programme de formation de compétences de haut niveau visant à former des ingénieurs système, réseaux et télécoms, des développeurs en tous genres, des spécialistes en régulation, formation à distance, télémédecine, commerce électronique, cryptographie, etc., devrait être mis en œuvre via des pôles régionaux. Cela étant, tout cela ne servira pas à grand-chose si les états africains ne mobilisent pas, en comptant d’abord sur leurs propres forces, les moyens nécessaires à la matérialisation de cet agenda numérique qui ne saurait dépendre de la bonne volonté de la communauté internationale.

* Olivier Sagna est secrétaire général d’OSIRIS (Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal) – Texte paru dans Batik n° 126 Janvier 2010

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Plaidoyers & campagnes

Pour une gestion transparente des ressources naturelles en Afrique francophone

Publiez Ce Que Vous Payez

2010-02-14

http://pambazuka.org/fr/category/advocacy/62331

La gestion transparente des revenus tirés des industries extractives a été au centre des discussions menées par les coalitions des pays francophones d’Afrique de Publiez Ce Que Vous Payez, du 29 au 2 janvier. Réunies à Abidjan, elles ont pris une série de recommandations à l’endroit des gouvernements des pays d’Afrique francophone, des gouvernements du Nord, des industries extractives, des Institutions Financières Internationales et de la société civile.

Nous, représentants des coalitions africaines francophones de PCQVP réunis à Abidjan (Côte d’Ivoire) du 29 janvier au 2 février 2010 dans le cadre de l'Atelier Francophone de Publiez Ce Que Vous Payez Afrique (PCQVP) sur le "renforcement de la campagne PCQVP et le plaidoyer pour une gestion transparente et responsable des ressources naturelles en Afrique francophone",

Avons passé en revue l'importance de la transparence et de la bonne gouvernance le long de la chaîne de valeur des industries extractives, de la décision d'extraire à l'affectation des revenus au budget national et au suivi de sa réalisation pour le mieux-être des populations,

Avons partagé nos expériences et nos meilleures pratiques en vue d'une synergie accrue et du renforcement de notre plaidoyer au niveau régional et sous-régional,

Convaincus que l'amélioration de la transparence et de la gouvernance sont des leviers essentiels pour une gestion responsable et efficace des revenus découlant de l'exploitation des ressources naturelles pour la réduction de la pauvreté et le développement durable,

Rappelons le lien indissociable entre gouvernance économique et gouvernance démocratique et l'importance d'un débat ouvert et d'un dialogue serein sur la gestion des ressources naturelles entre le gouvernement, les entreprises extractives et la société civile,

Soulignant la nécessité pour la société civile de jouer son rôle d'interlocuteur critique et constructif sans craintes de menaces ou de harcèlement.

La campagne « Publiez Ce Que Vous Payez » et « l'Initiative de Transparence des Industries Extractives » constituent des processus importants pour l'ancrage d'une culture de la transparence, de la reddition des comptes et plus globalement de la bonne gouvernance dans les industries extractives. A la lumière de nos analyses et discussions, nous recommandons:

1. Aux gouvernements des pays d’Afrique francophone:

- De s’engager à la mise en oeuvre effective de l'ITIE et l’appropriation plus large du processus au niveau national, et de respecter la date butoir pour la validation de l'initiative;

- D’accélérer leur adhésion à l’ITIE

- D'adapter le processus ITIE aux besoins du pays, et notamment encourager la désagrégation des informations et d'étendre le champ de l'initiative à d'autres ressources naturelles ;

- De mettre en place des mécanismes institutionnels et juridiques capables d'étendre la transparence à l’ensemble de la chaîne de valeur, en particulier la transparence des contrats et des dépenses budgétaires ;

- D'élaborer des lois nationales sur la transparence des revenus extractifs et l'accès à l'information ;

- D'harmoniser les codes fiscaux au niveau régional et d'accorder des exonérations fiscales uniquement pour la phase d’exploration ;

- De mettre en place une politique de contenu local en tenant compte des critères d’efficacité, de transparence et de bonne gouvernance.

2. Aux gouvernements du Nord:

- De soutenir le processus de Validation dans les pays africains francophones

- D'encourager la mise en place de mécanismes de suivi pour s’assurer que les recommandations du Validateur soient mises en œuvre effectivement

- D'inviter le Secrétariat International de l’ITIE à promouvoir l’élaboration et l’adoption de lois relatives à l’ITIE au plan national et faire pression sur les gouvernements pour la mise en œuvre de l’ITIE dans la durée ;

- De soutenir l'élaboration de législations nationales telle que la loi américaine sur la sécurité énergétique à travers la transparence ;

- De pousser pour l'adoption de normes comptables favorisant la transparence des paiements effectués par les entreprises ;

- D'appuyer le renforcement des capacités de la société civile en Afrique francophone pour un plaidoyer accru en faveur de la transparence au niveau national et international.

- A la France, à la Belgique, à la Suisse, au Canada et au Luxembourg, d'appuyer les efforts de transparence en Afrique francophone à travers un partenariat accrue avec la société civile, et d'inviter l'Organisation Internationale de la Francophonie à faire de même.

3. Aux entreprises extractives:

- De fournir les informations nécessaires quant aux paiements effectués aux gouvernements pour permettre un reporting pays par pays ;

- De renoncer aux clauses de confidentialité et de soutenir la divulgation des contrats pour assurer leur transparence ;

- De respecter les normes environnementales et sociales existant au niveau international, régional et national.

4. Aux Institutions Financières Internationales:

- De continuer à soutenir la mise en oeuvre de l'ITIE en Afrique francophone et la participation effective de la société civile à ce processus ;

- D'encourager l'accès à l'information sur les projets extractifs financés par la Société Financière Internationale et la Banque Africaine de Développement, et en particulier la divulgation des contrats ;

- De promouvoir et soutenir le dialogue avec la société civile et de mettre à disposition des fonds pour le renforcement de ses capacités à plaider pour l'amélioration de la gouvernance;

- De veiller à ce que le nouveau programme « Gouvernance des Industries Extractives » de la Banque Mondiale implique et soutienne les coalitions francophones PCQVP.

5. A la société civile, aux membres des coalitions africaines et aux partenaires de PCQVP:

- De renforcer les capacités sur le suivi budgétaire ;

- D'accroître le plaidoyer pour l’accès à l’information ;

- De plaider pour l'adoption d'un code minier sous-régional en Afrique de l'Ouest;

- De mettre en place un comité de veille pour la protection des militants ;

- De mutualiser les expériences et d’accroître les synergies pour renforcer un plaidoyer commun en Afrique francophone ;

- De veiller au mandat et à l’esprit de la campagne en promouvant des méthodes de travail et de gouvernance conformes aux principes de PCQVP.


* Publiez ce que vous payez (PCQVP) est un Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives lancée en 2002 pour rendre transparentes la gestion des revenus issus des ressources industries minières, pétrolières ou gazière dans les pays en développement

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Nécrologie

Centrafrique: Le pays pleure André Kolingba

2010-02-13

http://tinyurl.com/yzc34lu

L'ancien président centrafricain André Kolingba (1981-1993) est décédé le 7 février 2010 à Paris à l'âge de 73 ans. M. Kolingba souffrait depuis longtemps d'un cancer de la prostate. Né le 12 août 1936 à Bangui, ancien général d'armée, il avait renversé par un coup d'Etat, en 1981, le président David Dacko (1979-1981) successeur de Jean-Bédel Bokassa. Kolingba avait été contraint sous la pression de la rue et après des grèves sans précédent dans le pays, d’autoriser le multipartisme en 1991. Les premières élections démocratiques verront Ange-Félix Patassé le battre en 1993. En mai 2001, lors d’une nouvelle tentative de coup d’Etat, il avait échoué à renverser Patassé.





Arts & livres

Cameroun: un livre sur les "indépendances piégées" en Afrique

2010-02-15

http://tinyurl.com/ycvpgrl

Un livre décryptant la manière et les conditions dans lesquelles les indépendances ont été données en Afrique, notamment au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC) vient de paraître chez L'Harmattan à Paris. Intitulé "Afrique : 1/2 siècle d'indépendances piégées - Cas du Cameroun et de la RD Congo", l'ouvrage de 230 pages démontre au détail près et de manière chronologique, le processus et les conditions des indépendances données aux pays africains en général, et au Cameroun et à la RDC en particulier.





Droits humains

Global: Un chef rebelle du Darfour échappe à la CPI faute de preuves

2010-02-13

http://tinyurl.com/ygu6vne

Bahar Idriss Abou Garda, un chef rebelle du Darfour, ne sera pas jugé pour l'attaque contre des soldats de l'Union Africaine qui avait fait douze morts le 29 septembre 2007, faute de "preuves suffisantes", a ordonné lundi la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Cependant, la décision de la chambre, prise à l'unanimité des juges, "n'interdit pas à l'accusation de demander ultérieurement la confirmation des charges si elle étaye sa demande avec des éléments de preuve supplémentaires". Le bureau du procureur de la CPI a annoncé qu'il allait interjeter appel de la décision. Bahar Idriss Abou Garda, 47 ans, est à la tête du Front Uni de la Résistance.


Nigeria: Amnesty demande une enquête sur des exécutions sommaires

2010-02-15

http://tinyurl.com/yj4j2k4

Amnesty International a demandé le 12 février à au président par intérim du Nigeria, Goodluck Jonathan, de respecter ses engagements de créer une commission d'enquête indépendante sur tous les cas d'exécutions sommaires commis par la police nigériane au cours de ces dernières années. L'appel a fait suite à la diffusion, cette semaine, d'une vidéo remontant des policiers en train d'exécuter des hommes non armés à Maiduguri, dans le nord du pays, en 2009. "


Rwanda: Félicien Kabuga caché au Kenya

2010-02-13

http://tinyurl.com/yctf65l

L’homme daffaires rwandais en exil, Félicien Kabuga, présenté comme l’argentier du génocide de 1994, se trouve toujours au Kenya selon un diplomate américain. L'ambassadeur extraordinaire des Etats-Unis en charge des crimes de guerre, Stephen Rapp, a fait cette révélation le 9 février en visitant le Tribunal Pénal sur Rwanda, à Arusha. Le représentant américain venait de sentretenir du même sujet avec les responsables du Accusé notamment davoir commandé "les machettes du génocide", Kabuga, parent par alliance de l’ex-président Juvénal Habyarimana, est le plus recherché des 11 accusés du TPIR encore en fuite.


Rwanda: Arrestation d’un opposant condamné pour génocide

2010-02-13

http://tinyurl.com/ya373q7

Un opposant rwandais rentré d’exil en janvier dernier, Joseph Ntawangundi, a été arrêté le 6 février à Kigali M. Ntawangundi est l'assistant de Victoire Ingabire Umuhoza, présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU) et candidate au scrutin présidentiel d’août prochain. Mme Ingabire et M. Ntawangundi sont rentrés dans leur pays le mois dernier pour faire enregistrer leur formation politique créée en exil. Ce dernier, annonce-t-on, a été arrêté en exécution d’un jugement rendu en 2007 par le tribunal gacaca (justice populaire) de Ngoma, le condamnant à 19 ans de prison ferme après l’avoir reconnu coupable de participation au génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.





Réfugiés & migration forcée

Maroc: Les immigrés sénégalais dénoncent des maltraitances

2010-02-15

http://tinyurl.com/ykrseud

La vie serait très pénible pour les Sénégalais vivant au Maroc si l’on en croit les déclarations faites par leur porte-parole. Exception faite des étudiants, ils vivraient des persécutions au quotidien. Les plus exposés à ces brimades seraient les commerçants, même s’ils détiennent des papiers valables. Les forces de l’ordre sont accusés de les empêcher d’exercer convenablement leurs activités.


Tanzanie: Des réfugiés somaliens obtiennent la nationalité

2010-02-15

http://tinyurl.com/ygzpne4

Les autorités tanzaniennes procèdent à la naturalisation de 600 réfugiés somaliens qui ont fui le conflit persistant dans leur pays de la Corne de l'Afrique. Le ministre délégué à l'Intérieur a annoncé le 12 janvier, au cours de la session de l'Assemblée nationale, que ces réfugiés pourraient s'installer dans n'importe quel lieu de leur choix après avoir obtenu la nationalité tanzanienne. Actuellement, ils vivent dans un camp de réfugiés dans le district d'Handeni dans la région du nord-est de Tanga. Jusqu'en décembre 2009 la Tanzanie avait accordé la citoyenneté à 1.423 réfugiés somaliens.





Elections & gouvernance

Burundi: Quand les femmes ne s’en laissent plus conter

2010-02-13

http://tinyurl.com/yjhg5he

Le gouvernement du Burundi a lancé une campagne d’attribution gratuite de la carte nationale d’identité. Seuls les Burundais possédant cette carte pourront être recensés et voter. Les habitants se sont présentés très nombreux, car au moins 1 million d’entre eux [sur 8,6 millions d’habitants] n’avaient pas de carte – et, parmi eux, beaucoup de femmes. De fait, l’obtention de ce précieux document apporte une reconnaissance légale, à laquelle les femmes sont particulièrement attachées, notamment pour pouvoir se faire entendre lors des élections qui auront lieu en mai prochain. Selon le ministère de l’Intérieur, 80 % des demandeurs de la carte nationale d’identité sont des femmes.


Côte d’Ivoire: Le gouvernement suspend le contentieux judiciaire sur la liste électorale

2010-02-13

http://tinyurl.com/ycbemgd

Le contentieux judiciaire en cours devant les tribunaux, portant sur les listes électorales, a été suspendu le 10 février 2010. La décision a été annoncée le 10 février en raison des tensions créées dans le pays. Des marches de protestation ont tourné à l'émeute entraînant des blessés, des saccages et des incendies d'édifices publics. Des troubles ont accompagné dans plusieurs localités de Côte d’Ivoire la gestion du contentieux suite à des demandes de radiation portées devant les tribunaux par les partisans du président Laurent Gbagbo,.


Côte d’Ivoire: Gagbo dissout le gouvernement et la CEI

2010-02-13

http://tinyurl.com/yasb3co

Le président Laurent Gbagbo a annoncé la dissolution du gouvernement et de la Commission Electorale Indépendante (CEI), le 12 février. La décision du chef de l’Etat, qui prend là un risque politique important, est la conséquence du blocage des négociations qui ont eu lieu le 11 février à Ouagadougou. La rencontre des parties ivoiriennes, autour du médiateur Blaise Compaoré, avait pour principal objectif de résoudre le différend entre le camp présidentiel d’un côté et la CEI et l’opposition de l’autre.
Soutenu par le Rassemblement des Houphouétistes (RHDP), le président de la CEI, Robert Beugré Mambé, a refusé de démissionner.


Côte d’Ivoire: L'opposition dénonce un coup d'Etat de Gbagbo

2010-02-15

http://tinyurl.com/yjtmudj

Au lendemain de la dissolution du gouvernement décidée par le président Gbagbo, l'opposition appelle à la mobilisation contre "cette dictature". Le 13 février, elle a parlé de «véritable coup d'Etat » au lendemain de la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI), appelant à "s'opposer par tout moyen à cette dictature". Le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), une coalition de l’opposition, déclare qu’elle "ne reconnaît plus Laurent Gbagbo comme chef de l'Etat de Côte d'Ivoire" et « ne reconnaîtra ni la nouvelle CEI ni le nouveau gouvernement en formation »


Global: Kouchner à l'union face à la Chine en Afrique

2010-02-13

http://tinyurl.com/yf6pfgb

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a préconisé le 8 février que les anciennes puissances coloniales européennes et les Etats-Unis définissent une "politique commune" en Afrique pour être "performants" économiquement face à la montée en puissance de la Chine. Il appelle à l’union les Anglais et les Français, mais aussi les Portugais et les Belges, anciennes puissances coloniales en Afrique, de même que les Américains. Armé de vastes réserves de change, Pékin déverse aujourd'hui en Afrique 15 fois plus d'investissements qu'en 2003 afin d'étancher sa soif de matières premières et offrir des débouchés à ses entreprises.


Guinée: la nomination de Rabiatou Diallo bien accueillie à la tête du CNT

2010-02-13

http://tinyurl.com/yggl8ha

Suite au décret présidentiel du 8 février 2010, nommant la syndicaliste Hadja Rabiatou Sérah Diallo à la tête du Conseil National de la Transition (CNT), qui a charge d'accompagner le processus de la transition durant les 6 mois qui vont précéder les élections, bon nombre de Guinéens affichent leur satisfaction. Pour d’aucuns, cette femme qui a marqué la vie politique et social de son pays au cours des ces dernières années vient d'être mise à sa place.


Niger: Tandja accusé de "l'échec" du dialogue inter-nigérien

2010-02-15

http://tinyurl.com/yjo7cjj

Des milliers de manifestants ont accusé le 14 février le président Mamadou Tandja d'être à la base de "l'échec" du dialogue inter-nigérien, temporairement suspendu par le médiateur ouest-africain. La manifestation avait lieu devant le siège du Parlement à l'appel de la Coordination des Forces Démocratiques pour la République (CFDR), une coalition de partis politiques, d'organisations de défense des droits de l'Homme et de syndicats. Le camp présidentiel est accusé de toutes sortes de manoeuvres pour parsemer d'embûches la voie menant à la solution de la crise politique.


Nigeria: Deux ministres retardataires sanctionnés

2010-02-13

http://tinyurl.com/y965al5

Pour être arrivés en retard à une réunion que devait présider le vice-président nigérian, Goodluck Jonathan, deux ministres ont été bloqués par les services de sécurité. Le ministre des Affaires Etrangères, Ojo Maduekwe, et son homologue de l'Energie, Lanre Babalola, ont fait les frais de la volonté du vice-président nigérian de lutter contre la désinvolture des membres du gouvernement. C'est en effet, la deuxième fois en un mois qu'il sanctionne des ministres retardataires.


Nigeria: Goodluck nouveau président par intérim

2010-02-13

http://tinyurl.com/yzvex4l

Jonathan Goodluck, le vice-président du Nigeria, exerce depuis le 9 février les fonctions de président par intérim. Après plusieurs mois de tergiversation suite à l'absence du président Yar'Adua, malade et actuellement soigné en Arabie Saoudite, l'Assemblée nationale a finalement décidé de lui confier les rênes du pays. Umaru Yar'Adua n'a pas été vu en public depuis novembre 2009. Il s'était confié à la BBC il y a quelques semaines, lors d'une interview téléphonique au cours de laquelle il s'exprimait avec une voix faible. Son absence avait déclenché une crise politique dans le pays.


Nigeria: Des députés rentre de Jeddah sans avoir vu Yar'Adua

2010-02-15

http://tinyurl.com/yjc9fnm

Une délégation parlementaire du Nigeria venue rendre visite au président Umaru Yar'Adua, hospitalisé à Djeddah, en Arabie Saoudite, est rentrée à Lagos sans avoir pu le rencontrer. Le groupe composé de députés de la Chambre basse est revenu le 13 février au Nigeria, après cinq jours d'attente à Djeddah, sans jamais avoir la possibilité de voir le chef de l'Etat, hospitalisé depuis le 23 novembre pour de sérieux problèmes cardiaques. Ils ont seulement rencontré l'épouse du président, Turai Yar'Adua, selon la presse.


Tanzanie: Les premières cartes d'identité d'ici la fin de l'année

2010-02-13

http://tinyurl.com/ycbp3ne

La Tanzanie devrait utiliser le premier lot de cartes d'identité nationale avant la fin de l'année. Il n'y avait pas de cartes d'identité en Tanzanie et le processus de mise en place d'un système pour identifier et émettre les cartes depuis 1964 s'est trouvé bloqué en raison de controverses et de problèmes bureaucratiques. L'Autorité d'identification nationale a été établie par le président tanzanien, Jakaya Kikwete, l'année dernière, pour tenter de mettre en place le projet estimé à environ 150 millions de dollars.


Togo: La présidentielle reportée au 4 mars

2010-02-13

http://tinyurl.com/yz7dcy5

En raison de retards dus aux contentieux sur les listes électorales, l’élection présidentielle initialement prévue le 28 février est reportée au 4 mars. D'après le décret, lu à la télévision le 11 février, ce report s'est fait à la demande de l'opposition et "après consultation avec M. Compaoré", le président burkinabè et facilitateur du dialogue intertogolais. L'opposition réclamait que le scrutin soit décalé au 7 mars. En conséquence, le début de la campagne électorale est également repoussé du 13 février au mardi 16 février.


Zimbabwé: Le parti de Tsvangirai demande des élections

2010-02-13

http://tinyurl.com/yakjq67

Le parti du Premier ministre Morgan Tsvangirai, le MDC, déplore que les négociations au sein du gouvernement d'union soient "dans une impasse", accusant le parti du président Mugabe d'essayer de "gagner du temps". Il a ainsi appelé, le 12 février, à la tenue d'élections, estimant que les négociations au sein du gouvernement d'union. Le président Mugabe s'est vu contraint d'accepter il y a un an un partage du pouvoir avec son rival Morgan Tsvangirai, afin d'extraire le pays d'un marasme économique et politique sans précédent. En dépit de nets progrès dans la vie quotidienne, grâce notamment à l'abandon de la monnaie nationale vidée de toute substance, le gouvernement fonctionne cahin-caha, otage des dissensions entre la Zanu-PF et le MDC.





Corruption

Afrique: L’enquête sur les détournements à la BEAC bouclée

2010-02-13

http://tinyurl.com/ycmbsye

L’enquête sur les détournements présumés de fonds au sein du bureau parisien de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) vient d’être achevée par le Parquet de la capitale française. Le résultat des enquêtes concernant des personnes résidant en Afrique ont été transmis à la justice des pays concernés. 

 Révélés en septembre dernier, les détournements de fond au bureau parisien de la BEAC par des employés de la banque ont atteint 25 millions d'euros entre 2004 et 2009.


Kenya: Enquête sur huit hauts responsables pour corruption

2010-02-15

http://tinyurl.com/ygx8q4e

Le président kenyan Mwai Kibaki a sommé le 13 février huit hauts responsables du gouvernement de quitter leurs fonctions pendant trois mois pour permettre des enquêtes sur des accusations de corruption. Les secrétaires permanents des ministères de l'Agriculture, des programmes spéciaux, de l'Education, du bureau du Premier ministre et de hauts officiels de la réserve nationale de céréales sont concernés par ces enquêtes, liées à l'allocation et l'utilisation de fonds de deux programmes : projet de maïs subventionné et programme de l'éducation primaire gratuite.





Développement

Afrique: Appel à mettre les multinationales aux normes fiscales

2010-02-15

http://fr.allafrica.com/stories/201002120436.html

L'ancienne magistrate française Eva Joly a suggéré que soit mis fin aux mécanismes autorisant les grands groupes internationaux opérant en Afrique "à ne pas payer d'impôts ou si peu dans les pays en développement", pour mettre fin à l'évasion fiscale. Dans les pays concernés, a-t-elle précisé, l'impôt représente au mieux 12 à 14 pour cent du PIB, contre 40 à 50 pour cent dans les pays industriels. "Or, a relevé Joly, une partie importante de ces recettes légitimes est confisquée par les multinationales occidentales".


Afrique: L'objectif de l'éducation pour tous ne sera pas atteint en 2015

2010-02-13

http://tinyurl.com/yj7c3q5

Sombre tableau que celui dressé par le rapport mondial de suivi sur l'éducation pour tous de l'Unesco, paru fin janvier. Avec 72 millions d'enfants encore non scolarisés, des budgets nationaux en berne et des aides bilatérales et internationales en baisse, la réalisation de l'enseignement primaire universel pour 2015, un des Objectifs du Millénaire fixés par les Nations unies, est quasiment hors de portée. Si les tendances actuelles perdurent, il restera, en 2015, 56 millions d'enfants non scolarisés.


Afrique: Wade accuse la Bceao de planquer des milliards à l’étranger

2010-02-13

http://www.walf.sn/economique/suite.php?rub=3&id_art=61989

Le président Abdoulaye Wade s’est indigné du comportement de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), qu’il accuse de placer de l’argent à l’extérieur pendant que les économies des pays membres souffrent beaucoup de l’absence de financement. «Une banque est là pour financer une économie et non pour faire des placements à l’extérieur. Ils mettent notre argent sur le marché financier pour gagner de l’argent. Une banque centrale n’est pas créée pour gagner de l’argent. Elle est créée pour avoir des ressources et financer l’économie. Nous les membres, nous nous retrouvons avec des difficultés pour faire certaines choses alors que nous avons 4 000 milliards de francs Cfa à l’extérieur», dénonce-t-il.


Afrique: 93 milliards de dollars par an pour développer les infrastructures

2010-02-13

http://tinyurl.com/yg4ssln

L’Afrique a besoin d’un budget annuel de 93 milliards de dollars pour mettre en place de meilleures infrastructures pour son développement économique, a déclaré le directeur général du groupe CDC Sarl, une institution britannique spécialisée dans le financement du développement. Selon lui, 45 milliards de dollars sont consacrés actuellement au développement des infrastructures en Afrique, ce qui place le continent très loin derrière tous les autres marchés émergents.


Bénin: Les coupures de courant font craindre le pire…

2010-02-13

http://tinyurl.com/yle8qwj

Le Bénin traverse une période tumultueuse en matière de gestion d’énergie électrique. Le gouvernement doit plusieurs milliards de francs Cfa à la Communauté Electrique du Bénin (CEB), qui a réduit la quantité d’énergie électrique qu’elle fournit en cette saison sèche. Les coupures intempestives et délestages répétés sont perçus comme des signes annonciateurs d’une éventuelle coupure totale de l’énergie électrique au Bénin. Les autorités font l’objet de dénonciations dans la gestion de ce secteur.


Congo: Les avis mitigés sur l'accession au PPTE

2010-02-13

http://tinyurl.com/ydlar5c

Des ONG émettent de doutes sur l'accession récente du Congo à l'initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), suite à l'approbation, par la Banque Mondiale et le FMI, des efforts «de bonne gouvernance et de transparence» fournis par ce pays. Avec la décision annoncée le 27 janvier dernier, le Congo bénéficiera d'une importante remise de sa lourde dette extérieure. En 2004, le Congo avait 9,2 milliards de dollars de dette. Avec l'accession au PPTE, celle-ci tournera autour 1,938 milliard de dollars. Mais les ONG mettent en doute les engagements de transparence annoncés par le gouvernement et une bonne utilisation des ressources générées par les remises de dettes.


Gabon: Découverte d’un gisement de manganèse de 60 millions de tonnes

2010-02-13

http://tinyurl.com/yffnjgx

Le directeur général de la filiale gabonaise du géant mondial BHP Billiton (Broken Hill Propriety Company) a annoncé la découverte d’un gisement dont les réserves sont estimées à 60 millions de tonnes de manganèse, au sud-est du Gabon et dont l’exploitation pourrait démarrer en juin 2010. Mais BHP Billiton, qui était engagée dans une campagne d’exploration depuis plusieurs mois, exigeait au départ un volume de 100 millions de tonnes de réserves de manganèse en sous-sol avant toute exploitation.


Global: Les Etats Unis pénalisent Madagascar, la Guinée et le Niger

2010-02-13

http://tinyurl.com/ydw58eg

Le président américain a supprimé Madagascar, la Guinée et le Niger de la liste des pays africains pouvant bénéficier d’un partenariat commercial privilégié avec les Etats-Unis, mais a réintégré la Mauritanie, a annoncé le 10 février la Maison Blanche. Barack Obama a pris cette décision à l’occasion de la révision annuelle du programme AGOA (Africa Growth and Opportunity Act), imposée par la loi et qui prend en considération les avancées ou les reculs démocratiques des pays concernés.


Kenya: Le changement climatique menace la Vision 2030

2010-02-15

http://tinyurl.com/yz3vd3x

Le gouvernement kenyan a averti le 12 février que le pays pourrait ne jamais atteindre la Vision 2030, à moins que des mesures délibérées soient prises pour réduire les effets du changement climatique. Pour réussir ce pari, l'économie doit augmenter au taux annuel de 12,6 % afin d'atteindre l'objectif de 10 % de PIB que le pays veut atteindre d'ici la fin de la période. Le Premier ministre kenyan a déclaré qu'un rapport de l'Institut de recherche de Stockholm a attribué le scénario inquiétant aux effets du réchauffement de la planète.


Niger: Menace de crise alimentaire

2010-02-13

http://tinyurl.com/ydtapsf

En raison de l’insuffisance des pluies, Quelque 2,7 millions de personnes sont menacées par une crise alimentaire au Niger. Pour éviter la catastrophe, le gouvernement envisage la distribution gratuite sous condition des vivres aux personnes les plus vulnérables. Mais des critiques se font entendre sur la gestion de ce problème par les autorités, celles-ci ne parlant pas toujours le même langage sur l’ampleur de la situation et les mesures à prendre.





Santé & VIH/SIDA

Gabon: Les chauve-souris immunisent contre le virus Ebola

2010-02-13

http://tinyurl.com/yextn3j

De nombreux Gabonais sont immunisés contre le virus Ebola. Leurs anticorps viendraient de fruits contaminés par de la salive de chauve-souris, selon des chercheurs de l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Leur étude sur plus de 4. 000 prélèvements sanguins, publiée le 9 février dans la revue américaine PLoS ONE, apporte un éclairage nouveau sur la circulation d'Ebola dans la nature et sur sa dangerosité pour l'homme, qui pourrait s'avérer moindre que prévu. Quelque 15,3% des habitants testés possèdent en effet des anticorps contre ce virus, sans apparemment jamais avoir eu de fièvre hémorragique ou d'autres symptômes (diarrhées sévères, vomissements…).


Sénégal: 14 cas de grippe A H1N1 enregistrés

2010-02-13

http://tinyurl.com/yju55vu

Le ministre sénégalais de la Santé a annoncé le 8 février que son pays vient d'enregistrer pour la première fois 14 cas de grippe A H1N1, confirmés par l'Institut Pasteur de Dakar. Tous sont déclarés en bonne santé. Selon le ministre, 7 sont localisés dans la ville de Pikine, dans la banlieue de Dakar, six à Diourbel (Ouest) et un cas à Touba, dans le centre du pays. L’OMS a promis d'aider le Sénégal à se procurer des doses importantes de vaccins d'ici à mars.





Éducation

Rd Congo: Les enfants privés d'école pour raisons de sécurité

2010-02-15

http://tinyurl.com/yhqm6k9

Dongo, dans la province de l’Equateur, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, théâtre de violences intercommunautaires d’octobre à décembre 2009, les écoles sont toujours fermées car les parents s’inquiètent de la sécurité, en dépit d’un appel du gouvernement provincial à les rouvrir. Selon le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), les affrontements entre les groupes des Lobala et des Boba ont fait plus de 200 morts et provoqué la fuite de 150 000 personnes – dont 60 pour cent sont des enfants – vers la République du Congo. Le district du sud-Oubangui, dont Dongo est la capitale, la région compte 1 085 écoles primaires et 251 383 enfants.





Environnement

Kenya: Des milliers de zèbres pour nourrir les lions

2010-02-13

http://tinyurl.com/ycmxtvq

Dans une opération sans précédent au Kenya depuis 2005, le Service de la faune (KWS) a entamé le 10 février le spectaculaire transfert de milliers de zèbres vers le parc d'Amboseli, frappé par la sécheresse, où ils serviront de gibier aux hyènes et aux lions. Le KWS prévoit de transférer ainsi près de 7 000 de ces mammifères, au cours d'une opération qui durera jusqu'au 28 février et d'un coût de 1,3 million de dollars. Elle vise à repeupler Amboseli en gibier et éviter que les lions et les hyènes n'attaquent les troupeaux de bétail aux alentours de ce parc national, l'une des principales attractions touristiques du pays.





Média & liberté d'expression

Maroc: Appel à la création d'un réseau euro-méditerranéen des journalistes

2010-02-13

http://tinyurl.com/yepedxm

Les participants à la conférence régionale sur la liberté des médias dans le partenariat Euromed, dont les travaux ont pris fin le 9 février à Marrakech, ont plaidé pour la création d'un réseau euro-méditerranéen des journalistes qui servira d'espace d'échange et de communication entre ses membres. Ce réseau des professionnels des médias sera amené à jouer également le rôle de force agissante pour la défense de la profession et la liberté des médias auprès des pouvoirs publics. Cette rencontre a été initiée par la Commission européenne.


Maroc: Un "dialogue" sur la presse organisé au parlement

2010-02-13

http://tinyurl.com/yarqzx7

Responsables politiques et professionnels ont, pour la première fois au Maroc, engagé un "dialogue" au parlement sur "les médias et les attentes du citoyen", une initiative qui fait suite à plusieurs mois de tension avec les autorités. Plusieurs journalistes ont été condamnés -en 2009 et encore récemment- à des peines de prison, et des journaux fermés à la suite de procès jugés "inéquitables" par des ONG. Professeur à l'Institut de Journalisme de Rabat et coordonnateur de ces rencontres, Jamal Eddine Naji entend organiser des auditions publiques avec des journalistes, des hommes politiques et de simples citoyens pour collecter leurs impressions et l'image qu'ils ont des médias.


Mauritanie: Inquiétudes après une peine de 2 ans pour un journaliste

2010-02-13

http://tinyurl.com/yj2dp2r

Un tribunal mauritanien a condamné le 4 février l'éditorialiste d'un journal en ligne mauritanien à deux ans de prison, suscitant de nouvelles inquiétudes quant à l'érosion de la liberté de la presse dans le pays. Hanefi Ould Dehah, du journal d'opposition Taqadoumy, devait répondre de charges d'offense à la morale publique et d'incitation à la rébellion. Il avait été arrêté en juin 2009 sur la base d'une plainte en diffamation déposée par un haut responsable politique. Pour l’Union des journalistes mauritaniens, cette sentence signifie un recul dans le domaine de la liberté de la presse.


Tunisie: libération d’un journaliste opposant

2010-02-15

http://tinyurl.com/yf9y47x

Condamné à quatre mois d'emprisonnement après un reportage vidéo contesté sur les problèmes environnementaux, le journaliste et opposant Zouhair Makhlouf a été libéré le 12 février, une semaine avant l'expiration de sa peine. Correspondant de l'hebdomadaire "Al Mawkif", organe du parti démocratique progressiste (PDP), formation de l'opposition légale dont il est membre, et du journal en ligne "Assabilonline" basé en Allemagne, M. Makhlouf est également membre d'Amnesty International (. Incarcéré le 19 octobre, peu avant les élections législatives auxquelles il était candidat, il a été condamné en première instance à trois mois de réclusion à la suite d'une plainte déposée par un artisan.





Bien-être social

Cameroun: L’eau se fait rare

2010-02-15

http://www.afrik.com/article18790.html

A Yaoundé et à Douala, les deux principales villes du Cameroun, on distribue l’eau potable dans des camions citernes. La sécheresse et la vétusté de l’infrastructure de distribution d’eau expliquent cette pénurie. L’Etat a emprunté de l’argent à la France et à la Banque Européenne d’Investissement pour faire face à cette crise. Le pays est en effet frappé par une grave pénurie d’eau, qui touche principalement ses grandes villes.


Sénégal: Dakar impatient de voir baisser les prix de l'immobilier

2010-02-15

http://tinyurl.com/ygajqq3

Le marché de l'immobilier à Dakar devrait connaître une baisse conséquente après dix ans d'inflation d'après les experts du secteur. Un dégonflement de la bulle spéculative rendrait les loyers plus accessibles, car la demande ne suit plus. Dans la proche banlieue de Dakar par exemple, une maison de trois pièces est louée en moyenne 100 000 FCFA (152 euros) par mois alors que le salaire minimum est d'environ 35 000 FCFA (53 euros).





Nouvelles de la diaspora

Haïti: Les pays du G7 annulent la dette

2010-02-13

http://tinyurl.com/yfez87q

Déjà en pourparlers avant le séisme du 12 janvier dernier, l'annulation de la dette extérieure d'Haïti a été actée par les pays du G7. Un geste symbolique, puisque le plus gros de la dette de 890 millions n'est pas contracté auprès des pays membres du groupe. La dette d'Haïti à l'égard de ce groupe de sept pays parmi les plus riches de la planète (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie et Japon) était déjà relativement faible. De plus, le Club de Paris, groupe informel d'Etats créanciers dont font partie tous les pays du G7, s'était engagé en juin à annuler la totalité de la dette d'Haïti vis-à-vis de ses membres, soit 214 millions de dollars.





Conflits & urgences

Afrique: De la nécessité d’une réconciliation entre Tchad et Soudan

2010-02-13

http://www.afrik.com/article18753.html

Le président tchadien Idriss Déby a effectué, les 8 et 9 février, une visite à Khartoum pour sceller la paix avec le voisin soudanais. Les deux pays ont signé, en janvier dernier, un «accord de normalisation» qui devait mettre fin à cinq ans de guerre par groupes rebelles interposés. Les deux voisins semblent prêts à se réconcilier pour préserver leurs régimes respectifs, à la veille d’échéances électorales importantes. Le président Déby a tendu à son homologue soudanais Omar el-Bechir, qui l’accueillait, une branche d’olivier en signe de réconciliation.


Guinée: Retour de la paix dans le sud-est

2010-02-13

http://tinyurl.com/ykws87p

Le calme et la paix sont revenus entre toutes les composantes de la ville de N'Zérékoré (sud-est) en Guinée, où des incidents meurtriers avaient opposé récemment plusieurs habitants de la localité. Un responsable de la junte balaie d'un revers de main les supputations évoquant des bagarres entre chrétiens et musulmans de la localité. Il a aussi soutenu que le différend n'a pas de relents ethnicistes. Les bagarres, commencées depuis fin janvier entre musulmans et chrétiens, ont fait deux morts, quelque 44 blessés, dont 13 membres des forces de l'ordre.


Rd Congo: Plus de 8.000 femmes violées en 2009 par des combattants

2010-02-13

http://fr.allafrica.com/stories/201002090189.html

Une nouvelle estimation du FNUAP évalue à 8.000 le nombre de femmes violées l'année dernière par des combattants dans l'est de la Rd Congo, une région où la violence sexuelle est devenue endémique. Même si les milices hutues qui sévissent depuis le génocide rwandais de 1994, en sont les principales responsables, des membres de l'armée nationale (FARDC) sont aussi coupables de violences sexuelles dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. En outre, l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), une milice ougandaise connue pour enlever des enfants afin d'en faire des soldats ou des esclaves sexuels, continue ses attaques contre les civils dans la province Orientale, dans le nord-est du pays.


Somalie: les insurgés shebab appellent à la "guerre totale"

2010-02-13

http://tinyurl.com/yar4thy

Les insurgés islamistes radicaux shebab ont promis le 12 février de mener une "guerre totale" en Somalie face à la menace d'une offensive imminente des forces pro-gouvernementales à Mogadiscio. Le gouvernement de transition (TFG) fait cette annonce depuis plusieurs semaines, d’attaquer, avec le soutien de l'Amisom, les forces africaines. L’offensive vise les insurgés shebab, qui se réclament d'al-Qaïda, et leurs alliés du Hezb al-Islam.





Internet & technologie

Sénégal: Différend avec l'opérateur téléphonique Millicom/entel

2010-02-13

http://tinyurl.com/yapfvep

Un différend, qui oppose depuis dix ans l'Etat sénégalais à l'opérateur de téléphonie Millicom/ Sentel au sujet d'une licence accordée à cette dernière, a resurgi cette semaine. Le Sénégal réclame 200 millions de dollars à Millicom/Sentel pour cette licence et cette réclamation a été présentée par un site américain comme « une tentative d'extorsion de fonds», de la part des deux négociateurs sénégalais, Karim Wade, fils du président et le conseiller spécial du chef de l'Etat. Dans un communiqué publié dans la presse, le gouvernement sénégalais a tenu à préciser que les 200 millions réclamés « représentent le prix de la licence accordée à cette société et ne relèvent ni d'une corruption ni d'une extorsion de fonds ».





Collecte de fonds & ressources utiles

Appel à articles sur la réduction de la mortalité maternelle

2010-02-14

http://pambazuka.org/fr/category/fundraising/62333

La 15e Session Ordinaire de l’Assemblée de l’Union Africaine qui doit se tenir en juillet 2010 réfléchira sur la réduction de la mortalité maternelle et infantile en Afrique. Une Session Spéciale de l’Assemblée Générale de l’ONU sur la Revue des ODM se tiendra en septembre 2010. Dans son édition de Nouvelles de FEMNET (Janvier-Avril 2010), des articles et des études de cas sont sollicités sur le thème: Aucune Femme ne devrait mourir en donnant la vie! Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique.

Thème: Aucune femme ne devrait mourir en couche! Réduction de la Mortalité Maternelle et Infantile en Afrique –

L’amélioration de la santé maternelle et la réduction de la mortalité maternelle ont été des préoccupations clés de plusieurs sommets et conférences internationaux depuis la fin des années 1980, y compris le Sommet du Millénaire en 2000. L’un des huit Objectifs de Développement du Millénaire (ODM) adoptés au Sommet du Millénaire est l’amélioration de la santé maternelle (ODM 5).

En dépit de tous les cadres de politiques, de toutes les déclarations et des efforts – par les gouvernements, les taux de mortalité maternelle en Afrique sub-saharienne n’ont pas cessé d’augmenter. L’ONU a indiqué dans son rapport de 2008 que le risque pendant toute la vie de mourir de grossesse ou d’accouchement en Afrique est de 1 sur 22, tandis qu’il est de 1 sur 120 en Asie et de 1 sur 7.300 dans les pas développés. Selon le Rapport Mondial de Suivi de 2009, jusqu’à 10.000 femmes meurent chaque semaine dans les pays en développement suite à des complications traitables de grossesse et d’accouchement. Ceci dérange dans la mesure où la grossesse, qui est un moment joyeux d’apporter la vie, est une cause de décès pour beaucoup de femmes et de filles en âge de procréation. Et ce qui dérange le plus est que ces décès sont pour la plupart des cas que l’on peut traiter et prévenir.

La 15e Session Ordinaire de l’Assemblée de l’Union Africaine qui doit se tenir en juillet 2010 réfléchira sur la réduction de la mortalité maternelle et infantile en Afrique. Une Session Spéciale de l’Assemblée Générale de l’ONU sur la Revue des ODM se tiendra en septembre 2010. Dans cette édition de Nouvelles de FEMNET (Janvier-Avril 2010), nous invitons des articles et des études de cas sur le thème: Aucune Femme ne devrait mourir en donnant la vie! Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique.

Les articles devraient être des histoires récentes qui analysent comment votre pays a été affecté par la Mortalité Maternelle. Les articles peuvent également faire une analyse critique de la mise en œuvre du Plan d’Action de Maputo dans votre pays. Des récits à propos des meilleures pratiques émergeantes dans la réduction de la mortalité maternelle, particulièrement à travers les efforts de la société civile au niveau national, sont aussi les bienvenus.

Les articles publiés seront utilisés pour attirer l’attention sur la question de promotion de la santé maternelle en tant que question de droits humains qui à laquelle les gouvernements accordent la priorité, et qui contribuerait grandement au développement en Afrique. La volonté et l’engagement politiques doivent maintenant se traduire en structures sociales et en mobilisation de ressources afin de mettre fin aux morts de femmes africaines au moment où elles donnent la vie.
Les articles devraient avoir entre 800 –1.500 mots.

Veuillez envoyer votre article à: communication@femnet.or.ke au plus tard le 12 Mars 2010.





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