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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News Numéro 14: Genre et commerce en Afrique

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Arts & livres, 4. Moniteur de l'Union Africaine, 5. Femmes & genre, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Elections & gouvernance, 9. Corruption, 10. Développement, 11. Santé & VIH/SIDA, 12. Éducation, 13. Racisme & xénophobie, 14. Environnement, 15. Média & liberté d'expression, 16. Plaidoyers & campagnes, 17. Nouvelles de la diaspora, 18. Conflits & urgences, 19. Internet & technologie, 20. Collecte de fonds & ressources utiles, 21. Cours, séminaires, & ateliers

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Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : Roselynn Musa explique que faire entendre les voix des femmes et des pauvres est l’un des premiers piliers de la réduction de la pauvreté en Afrique. A cette fin, des changements politiques radicaux sont nécessaires.
COMMENTAIRES ET ANALYSES :
- La question du Darfur est un test majeur pour l’Union Africaine qui, selon Assodesire, doit surtout agir vite
- Lina Lindblom épluche pour Pambazuka News la première convention sur les droits des autrement capables qui vient juste d’être adoptée
- La récente réunion des ministres de la santé de l’Union Africaine a abouti sur l’adoption d’un Plan d’Action visant à promouvoir les droits de la sexualité, de la reproduction et de la protection contre le SIDA, rapporte Dr Morissanda Kouyaté
MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : Un sommet UA-UE inédit et concluant
CONFLITS ET URGENCES : Nouvelles de Côte d’Ivoire, RDC, Somalie, Nigéria…
DROITS HUMAINS : Une nouvelle équation pauvreté-atteinte aux droit humains
FEMMES ET GENRE : Les excisions ‘réparées’ au Burkina Faso
REFUGIÉS ET MIGRATION FORCÉE : Angola, tous les rapatriement seraient conclus en fin 20006
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Angola, quête pour financer les prochaines élections
DEVELOPPEMENT : Pauvreté et opulences, l’Afrique des contradictions
CORRUPTION : Afrique du Sud, prochaine étape pour Zuma ?
SANTÉ ET VIH/SIDA : Refus de la guerre chimique contre le paludisme en Afrique
ÉDUCATION : Pour la Francophonie, éducation rime avec TIC
RACISME ET XENOPHOBIE : L’administration française dans l’illégalité
ENVIRONNEMENT : L’Afrique a soif d’eau potable
MEDIA ET LIBERTÉ D’EXPRESSION : Côte d’Ivoire, bientôt le privé dans l’audiovisuel
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Danielle Mitterrand interpelle Chirac sur Cachan
PLAIDOYERS ET CAMPAGNES : Le contrôle est défaillant dans le commerce des armes
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Kenya, l’Internet fait son petit bout de chemin
PLUS : Informations sur les cours, séminaires, ateliers et offres d’emploi…




Chroniques

Genre et commerce en Afrique

2006-10-06

Roselynn Musa

Réduire la pauvreté de façon substantielle en Afrique va requérir des changements de politiques importants, écrit Roselynn Musa. Changement improbable à moins que les voix des femmes et des pauvres soient entendues et respectées, lesquelles sont actuellement absentes des négociations concernant les politiques commerciales.


Il a souvent été postulé que le commerce plutôt que l’aide sera le catalyseur qui propulsera l’Afrique hors du cycle de l’interminable pauvreté dans une ère de prospérité économique. Il n’y a pas lieu de nier le fait que le commerce a bénéficié aux femmes africaines en particulier en générant des emplois.

Cependant, la recherche sur l’impact des politiques commerciales en matière de relation et d’égalité entre les sexes révèle une image perturbante. Ces recherches montrent que le commerce affecte les hommes et les femmes différemment et souvent affectent les femmes de façon plus négative que positive dans leur situation de travailleuses, consommatrices, productrices et de femmes au foyer. La recherche montre également que même parmi les femmes, il y a des différences selon qu’elles résident en milieu urbain ou rural, qu’elles soient jeunes ou plus âgées.

Ce document conteste donc, le mythe qui proclame que la libéralisation du commerce apporte beaucoup de bénéfices à peu de frais. La libéralisation du commerce peut apporter beaucoup de bénéfice à un pays, mais il est également vrai qu’elle impose un lourd fardeau aux femmes dans les zones d’exportation (Export processing Zones, EPZ) ainsi que dans l’agriculture de rendement.

Ce document, centré sur les questions de genre et du commerce en Afrique, se penche sur les problèmes liés à l’emploi, au travail, à la privatisation, aux écarts de salaires et à l’impact du commerce sur la sphère de la production et de la reproduction. Dans sa conclusion, il proposera des mesures qui pourraient être prises afin de promouvoir un commerce équitable du point du vue des genres en Afrique.

Il est évident que la libéralisation a des résultats différents pour les hommes et pour les femmes. Ceux-ci portent sur nombre d’aspects fondamentaux de la vie et du bien-être tel l’emploi, le revenu, la sécurité alimentaire et l’accès aux services de santé. Les résultats diffèrent selon les pays et les régions et sont basés sur le type de l’aire économique et des secteurs spécifiques, des mesures et opportunités ainsi que du rythme des politiques commerciales. Ils sont transversaux dans le sens où ils ont un impact sur différents secteurs et sous secteurs de la libéralisation du commerce : agriculture, services, vêtements et textiles et la propriété intellectuelle.

Pratiquement, l’impact du commerce est perçu par les hommes et les femmes au niveau individuel lors de la fluctuation des prix (et par conséquent la disponibilité des marchandises) et au travers des changements dans le mode de production (le travail nécessaire pour produire, comment et dans quelles conditions).

L’argument principal des avocats des politiques de marché libre, y inclut certains défenseurs des femmes, est que l’augmentation du commerce et la libéralisation de l’investissement peuvent améliorer la croissance économique en conséquence de quoi les femmes verront augmenter leur participation au marché du travail. Ce qui a augmenté les opportunités de travail dans l’agriculture non traditionnelle tel le marché des fleurs coupées, du vêtement et du textile et dans le secteur des services.

Le commerce peut apporter de nouveaux emplois et des opportunités pour faire des affaires mais les inégalités tel le manque de qualification et la division du travail selon le genre signifie que les effets pervers de la libéralisation du commerce- inclus l’impact sur le marché et les conditions de travail- sont perçus davantage par les femmes que par les hommes.

L’impact de la libéralisation du commerce peut varier aux différents niveaux de l’économie et entre les hommes et les femmes. Pourtant le tableau est souvent complexe et contradictoire. Par exemple, les femmes africaines ont bénéficié de la libéralisation du commerce grâce à un meilleur accès à l’emploi comme c’est le cas dans les Economic Processing Zones (EPZs). Toutefois les femmes africaines ont payé cet ajustement au prix de leur rôle dans la gestion de leur foyer et de l’agriculture traditionnelle qui ont été affectés négativement.

Les inégalités qui résultent de la différence d’impact sur les hommes ou sur les femmes peuvent être redressées par les gouvernements et autres acteurs internationaux qui se sont engagés en faveur des droits de la femme dans les négociations commerciales. Par exemple le manque d’un mécanisme qui intégrerait les droits de la femme dans les accords commerciaux et financiers actuels est évident. Au moment de la quatrième conférence mondiale des femmes à Pékin, ces régimes et leurs impacts sur la vie des femmes n’existaient pas et n’ont donc pas pu être pris en compte par la Beijing Platform for Action (BPfA) , organe qui a découlé de la conférence.

La libéralisation de l’importation signifie une diminution des droits de douane sur les marchandises qui entrent dans le pays et qui sont prélevés par les gouvernements. Ceci entraîne généralement une diminution des revenus nationaux et donc une coupe dans les dépenses gouvernementales. Ces coupes affectent particulièrement les femmes dans ce qu’elles affectent les services sociaux tels les services de santé, l’approvisionnement en eau potable, en électricité et ainsi de suite.

L’effondrement des prix en raison d’une surabondance de produits d’importation à bas prix a deux conséquences : l’une bénéfique parce qu’il permet aux femmes d’acquérir des marchandises à bon compte ; l’autre néfaste parce qu’il accroît la compétition au niveau des petits producteurs qui sont souvent des femmes. Facteur aggravant, les politiques gouvernementales d’aide à l’exportation, qui devraient servir à amortir les effets pervers subis par les petits producteurs, servent en réalité l’agriculture de rendement qui est principalement dans les mains des hommes. Il s’en suit un effet négatif sur la sécurité alimentaire, domaine privilégié des femmes.

Si l’on considère la répartition des sexes dans la participation aux processus de décision concernant la question du commerce au niveau national, sub-régional et régional, on s’aperçoit que les femmes jouent un rôle mineur. Il y a un grand fossé pour tout ce qui touche à l’intégration des données ayant trait au genre. De plus les femmes ne sont guère consultées. Aussi longtemps que les femmes auront à négocier leur place dans la famille et au travail, elles s’engageront dans le secteur informel ou dans le travail à domicile.

Une participation paritaire des femmes dans des activités commerciales est en plus entravée par les difficultés qu’il y a à obtenir un capital, le manque de formation adéquate et des contacts limités avec le réseau commercial national ou international. Au vu de ce qui précède, il est nécessaire d’admettre que la participation des femmes au commerce international doit se faire dans des conditions qui leur permettent les mêmes choix qu’aux hommes, où elles sont également impliquées dans le processus de décision, avec les mêmes opportunités de croissance pour leurs affaires et leurs exportations.

La question qui se pose à ce stade est la suivante : dans quelle mesure l’engagement des gouvernements africains pour la parité des genres dans les politiques commerciales s’est-il traduit dans la pratique ? Au cours de ces dernières années, il a été estimé que le commerce international a acquis une place proéminente dans les stratégies de développement économique celle-ci devant permettre le développement des pays africains sans ajouter à l’endettement.

De surcroît, il était espéré que la création d’emplois, le transfert de nouvelles technologies et la création de liens avec le reste de l’économie, le Foreign Direct Investement (FDI) relèverait le défi que constitue la pauvreté du continent. Ainsi les réformes de politiques, dont le but était de favoriser l’investissement dans les pays africains visant à attirer le FDI, n’ont pas pour autant permis atteindre l’objectif désiré qui était l’augmentation d’un flux en provenance du FDI dans le secteur de la production ou de contribuer à une croissance plus rapide et à une réduction de la pauvreté.

Le continent contribue actuellement seulement 2 à 3 % du flux global, ce qui constitue une diminution par rapport au 6% du milieu des années 70. Même sur la base du revenu per capita, le fossé entre l’Afrique et d’autres pays en voie de développement s’est considérablement élargi au cours des années 90 et demeure très large.

Bien qu’il y ait des signes de petits progrès dans le domaine de la parité des genres et généralement pour ce qui touche aux questions de genre, d’autres mesures doivent être prises. Plus spécifiquement les questions ayant trait au genre doivent être mises aux programmes du commerce et du développement de façon plus cohérente. Les politiques commerciales doivent être harmonisées avec les politiques visant la parité et les politiques de développement telles qu’elles sont entérinées dans la Convention pour l’Elimination de toute forme de discrimination à l’encontre des femmes et le « Beijing Platform for Action » (BPfA).

Il est généralement admis que les femmes constituent la majorité des travailleurs dans l’EPZs où leurs préoccupations concernant le travail et les aspects sociaux diffèrent de celles des hommes. Les femmes qui travaillent dans ces usines sont confrontées non seulement à de mauvaises conditions de travail mais doivent en outre assumer leur ménage. Les femmes ont des salaires moindres que les hommes, en partie parce qu’il est présumé avec persistance, que le revenu de la femme constitue un revenu secondaire plutôt que principal.

La précarité de l’emploi est aussi constante que le manque d’accès à la formation, aux soins de santé, à la sécurité sociale et en particulier aux soins pour les enfants. Elles sont souvent embauchées avec des contrats à court terme- ou sans contrat du tout- pour travailler de longues heures avec peu ou pas de sécurité d’emploi et dans des conditions dépourvues de toutes mesures de protection de la santé. Afin de pouvoir faire face à la concurrence et maintenir des prix bas, les entreprises font payer le prix du risque et des charges aux femmes. En outre il est toujours attendu qu’elles élèvent des enfants, s’occupent des malades et des vieillards même lorsqu’elles sont le principal gagne pain de la famille

Malgré l’existence de codes de conduite pour les compagnies et des conventions internationales qui protègent les travailleurs, les gouvernements bradent ces obligations sous la pression des investisseurs nationaux et internationaux comme le Fond Monétaire Mondial (FMI), l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la Banque Mondiale dont les prêts sont assortis de conditions. Ceci signifie que les normes de travail ne sont pas universellement respectées avec, pour conséquence, des contrats à court terme avec peu ou pas de bénéfice

Des études ont montré que l’industrie a un effet positif sur les femmes qui y travaillent, améliorant leur estime d’elle-même et leur capacité de prise de décisions dans le sein de la famille. Un emploi payé peut améliorer l’autonomie des femmes ainsi que leur statuts économique et social, leur bien-être, leur pouvoir de négociations et de façon générale leur statuts. Il peut aussi modifier le rapport de pouvoir entre les hommes et les femmes y compris au sein du ménage.

Toutefois il y a quelques ombres au tableau. Les structures du marché du travail national ainsi que celle de la chaîne global de production est liée au genre. En dépit des avantages, de nombreuses situations de libéralisation du commerce sont couplées avec une ségrégation persistante, en terme de distribution des genres, qui s’exerce aussi bien verticalement (c’est-à-dire en terme de hiérarchie) qu’horizontalement (qui porte sur l’accès au travail respectivement pour les hommes et les femmes).

Les femmes sont non seulement une force de travail moins onéreuse, mais sont également supposés êtres plus dociles. En raison de la division du travail selon le genre, les femmes travailleront dans le textile, ce qui est conforme aux normes présidant aux relations de genre. Les femmes tendent à tenir des emplois requérant moins de formation que les hommes ; il est courrant que leur salaire soit inférieur à celui d’un homme et qu’elles travaillent dans des conditions insalubres qui se caractérisent par un harcèlement ou chantage sexuel.

Il est important de noter la différence d’impact parmi les femmes selon leur âge, la classe sociale, la race, l’ethnie ou la localisation géographique. En général ce sont les femmes pauvres et marginalisées qui sont le plus affectées par le chômage et la restructuration du marché du travail. De fait, les résultats diffèrent pour les femmes selon leur rôle et leur localisation. Par exemple au Ghana, les consommatrices des centres urbains ont bénéficié de la disponibilité de denrées alimentaires à bas prix parce qu’elles ne font qu’acquérir.

Par contraste, les femmes des régions rurales qui ne font que produire ont souffert de ces politiques de promotion de l’exportation qui ont principalement bénéficié aux hommes et à ceux qui pratiquent l’agriculture à grande échelle. Elles ont aussi souffert- comme les hommes- du déclin de revenu dû à une compétition accrue avec les produits importés, une réduction des prix des denrées produites et vendues localement ainsi que le déclin des prix des matières premières sur les marchés internationaux.

Les réformes politiques induites par la libéralisation du commerce et de l’OMC ont pour conséquence une réduction de l’espace politique et ont altéré le rôle de l’Etat de façon considérable. Certains commentateurs ont avancé l’argument que la libéralisation du commerce menace la base fiscale des Etats en réduisant les droits douaniers qui se conjuguent avec les restrictions budgétaires imposées par les institutions financières internationales.

La réaction la plus commune à ce problème a été d’augmenter les impôts à l’intérieur du pays, par la taxation indirecte des biens et services avec une focalisation sur la Taxe à Valeur Ajoutée (TVA). La TVA est particulièrement pernicieuse pour les femmes dans leur rôle de consommatrices et de reproductrices dans la mesure où cet impôt est prélevé sur les biens nécessaires au ménage ainsi que sur tout outil/appareil domestique susceptible d’alléger leur travail.

L’austérité fiscale a également des implications sur les dépenses consacrées à la santé et à l’enseignement, qui sont essentielles pour tous, mais particulièrement pour les femmes. Cette austérité peut aussi empêcher le gouvernement de mettre en place des mesures de protection sociales et des filets de sécurité pour compenser les effets négatifs de la libéralisation. Les impacts négatifs sont aggravés par les effets pervers des règles du commerce international qui érodent les engagements nationaux en faveur de la convention internationale des droits de l’homme et de l’égalité des genres.

En pratique, la libéralisation des services est l’aboutissement ultime du programme de privatisation tel qu’appliqué par le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et ses programmes d’ajustements structurels et, plus récemment, son programme de réduction de la pauvreté et de promotion de la croissance. Les avocats de la libéralisation argumentent que ces programmes vont réduire le prix des services. Il n’en reste pas moins que les Etats ont l’obligation de pourvoir aux besoins de leurs citoyens et donc de garantir l’accès universel aux services essentiels qui touchent au droit des personnes de voir leurs besoins fondamentaux satisfaits.

L’expérience montre que lorsque le prix des services essentiels augmente, les femmes ont à compenser la pénurie des ressources du ménage. Les capacités d’un gouvernement à réglementer la qualité de ces services sont cruciales pour garantir que les règles sont appliquées de sorte à ne pas entraver la réalisation des objectifs nationaux de développement en particulier en ce qui concerne la question des genres.

La libéralisation du commerce a donc un impact sur le travail impayé des femmes. Outre qu’elles ont à se soucier davantage des personnes plus vulnérables en raison des coupes dans les dépenses sociales, la nécessité de produire pour l’exportation entraîne l’abandon de l’agriculture de subsistance où ces personnes dépendantes pouvaient souvent être intégrées ou, à défaut, le fardeau pouvait être partagé entre les membres de la famille.

De surcroît, bien qu’un emploi payé à l’extérieur puisse présenter de nombreux avantages pour les femmes, il n’en reste pas moins que le travail requis pour reproduire et prendre soin de la force de travail implique souvent une double, voir une triple charge de travail, ce qui, à force de jongler avec leurs nombreuses obligations, génère chez nombre de femmes, un stress considérable. Le travail domestique non rémunéré des femmes augmente encore dans les périodes de déclin économique.

Lorsque le revenu des ménages diminue, les possibilités d’acquérir de l’aide sous la forme de personnes ou d’appareils ménagers s’amenuisent et ce sont les femmes qui assument de surcroît le soin aux enfants et aux vieillards. C’est dans ces temps-là que les femmes sont le plus susceptibles d’entreprendre des activités informelles pour améliorer les finances familiales.


Recommandations

- Le besoin de récolter des data intégrant la question du genre et de procéder à des recherches détaillées sur l’impact de la libéralisation du commerce sur les relations des genres et de la vie des femmes ;

- Les mécanismes de révision des accords commerciaux ainsi que l’évaluation de l’impact général peut être utilisé comme point de départ pour les analyses concernant le genre ;

- Le renforcement des capacités est requis afin d’aider les femmes à participer dans l’établissement des priorités pour les politiques commerciales et de l’emploi ;

- Les agences de développement ainsi que les ministères doivent intégrer la donnée du pouvoir inégal des hommes et des femmes dans leurs programmes d’accès aux marchés ;

- Des alliances stratégiques doivent être conclues entre les avocats de l’égalité des genres, les syndicalistes et les acteurs du développement qui travaillent à l’élaboration des programmes et des politiques ;

- Il est nécessaire de se concentrer sur l’amélioration des compétences des femmes afin de compenser la perte de la production domestique et de leur permettre de s’adapter aux nouveaux marchés. Egalement il convient de développer de meilleurs outils pour évaluer l’impact des genres sur les accords commerciaux ;

- Des programmes devraient être développés qui assure aux femmes un meilleur accès aux ressources (terres et crédit) ;

- Une attention particulière devrait être accordée à la mise à disposition de service comme le soin aux enfants, des cliniques de santé mobile, la protection maternelle, des congés de maladie payés, etc., afin que les femmes puissent prendre part à des activités commerciales ;

- Les institutions internationales impliquées dans des activités commerciales devraient assumer davantage de responsabilité en ce qui concerne le droit des femmes ;

- Les accords internationaux concernant le droit des femmes tel le CEDAW et le BPfA doivent être respectés ;

- Les femmes devraient être mieux formées, en particulier dans le domaine de la gestion, des études de marché et pouvoir acquérir des connaissances dans le domaine technologique afin de pouvoir dépasser le stade des programmes de micro-finance. Elles devraient avoir un meilleur accès aux crédits et aux marchés financiers ;

- Des réseaux devraient être créés pour la défense des droits de la femme, de la formation, du partage de l’information. Il faudrait favoriser une prise de conscience chez les femmes entrepreneurs, les ONG orientées vers les questions de genre et les employés gouvernementaux ;

- Les employeurs devraient promouvoir l’avancement des femmes et ne pas les confiner dans des tâches subalternes mal payées ;

- Les travailleuses devraient pouvoir faire valoir leurs droits ;

- L’introduction du commerce équitable afin d’assurer aux femmes un salaire correct pour leurs contributions à l’agriculture et les processus de production afin de leur assurer une stabilité de revenu ;

- Toutes les institutions impliquées dans des politiques commerciales ainsi que les gouvernements doivent agir dans la transparence et prendre leurs responsabilités ;

- L ‘élaboration de politiques devrait être démocratique et participative


Le continent africain reste largement en marge de l’économie mondiale avec plus de la moitié de sa population qui vit avec moins d’un $ par jour. Si l’objectif principal du « Millenium Development Goal » doit être atteint, qui consiste à réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici 2015, un changement considérable de politique est requis, aux niveaux national et régional, afin de stimuler la croissance et le développement en Afrique. Ces changements politiques sont peu probables à moins d’un processus considérablement plus démocratique préside à l’élaboration des politiques et ce à tous les échelons. En particulier les femmes et les pauvres- absents des négociations de politiques commerciales- doivent êtres entendus et respectés


References

African Union, (2004) The Road to Gender Equality in Africa: An Overview, Ethiopia

Barbara K (2002), Gender and Debt, Harare, AFRODAD

Beneria L et al, Engendering International Trade: Concepts. Policy and Action,

Edward O. et al, (2000) The Cost of Globalisation, Geneva

http://www.bridge.ids.ac.uk

http://www.siyanda.org

http://www.twnafrica.org/gera.asp

http://www.unifenpacific.org/gender_tradehtml

Margaret S. et al, African Women and Development (1995), Johannesburg

Pheko, M. (2005) Gender and Trade Issues in Africa, Paper prepared for NEPAD Secretariat

United Nations Conference on Trade and Development, UNCTAD, (2004) Trade, Sustainable Development and Gender

UNICEF Eastern and Southern Africa Regional Office, Women’s Economic activities and Integration Network, report of meeting of focal points for Women’s Development Programme,

UNIFEM, Gender, Science and Development Working Paper Series

Van Starveren (2002) Gender and Trade Indicators, Brussels, WIDE

WIDE (2003) Feminist Challenges in a Globalised Economy, Brussels

Wiliams, M. (2002), Women in the Market: A manual for Popular Economic Literacy, , Brussels, WIDE

World Bank, 2001

* Roselynn Musa travaille pour le African Women’s development and Communications Network (le réseau africain des femmes pour le développement et la communication), Femnet, Nairobi, Kenya.

* Cet article a d'abord paru dans l'édition anglaise de Pambazuka News n° 268. Voir : http://www.pambazuka.org/en/category/comment/36862
La traduction de l’anglais au français a été réalisée par Elisabeth Nyffenegger.

* Veuillez adresser vos commentaires à editor@pamabazuka.org ou commenter en ligne sur : www.pamabazuka.org





Commentaires & analyses

La Protection des droits des autrement capables

2006-10-06

Lina Lindblom

Le vendredi 25 août dernier, un comité de l'Assemblée générale des Nations Unies a approuvé une convention des Nations Unies sur les droits des personnes frappées de handicaps. Cette convention constitue le premier traité du 21eme siècle consacré aux droits de l'homme et a pour but d'encourager les gouvernements à voter des lois pour protéger les personnes autrement capables ainsi qu'à éliminer toute loi et pratique discriminatoires. Lina Lindblom qui travaille au sein du Secrétariat de la Décennie Africaine des Personnes Autrement Capables analyse la portée de cette convention pour les quelques 60 millions de personnes handicapées vivant en Afrique.


Le premier traité du 21e siècle consacré aux droits de l’homme vient d'être mis au point auprès des Nations Unies. Il servira à promouvoir et à protéger les droits de 650 millions de personnes autrement capables à travers le monde. En Afrique, la décennie de 1999 à 2009 a été proclamée par l'Union africaine: la Décennie Africaine des Personnes Autrement Capables. Cette toute première convention portant sur les droits de l’homme pour les handicapés sera un outil important pour le Secrétariat qui facilitera la mise en œuvre du plan d'action adoptée pour la Décennie Africaine.

Il y a presque 60 millions de personnes autrement capables qui vivent en Afrique. Ces individus ne sont presque pas aperçus dans les sociétés africaines et ont rarement l'occasion de pouvoir faire entendre leur voix ou exprimer leurs opinions sur des sujets d'ordre général auxquels les médias attirent notre attention. La plupart de ces personnes sont privées de scolarité, de possibilités d'emploi et de participation aux programmes de développement. L’action africaine des handicapés qui milite pour les droits de l’homme vise essentiellement à éliminer cette exclusion et la pauvreté débordante qui en découle.

Le Secrétariat de la Décennie africaine des personnes autrement capables prône l'inclusion de l'invalidité dans les priorités actuelles de développement parmi les états membres de l'Union africaine puisque l'exclusion conduit à la pauvreté et au désespoir des Africains autrement capables. La nouvelle convention constitue une structure importante consacrée à l'infirmité, aux droits de l’homme ainsi qu’au développement.

Il sera de plus en plus important d'associer toute étude sur l'infirmité à cette convention, y compris les éventuels moyens de réduire la pauvreté. La Décennie Africaine des Personnes Autrement Capables, 1999-2009, fut proclamée par l'Union africaine dans le but de traiter des droits de l'homme ainsi que des besoins de développement des Africains autrement capables.

Des représentants d’organisations pour les personnes autrement capables et des agences auprès des Nations Unies ont proposé un plan d'action continental pour la Décennie Africaine. Ce plan a été approuvé par le conseil exécutif de l'Union africaine en 2002. En 2003 le gouvernement sud africain a accepté d'être le siège du Secrétariat de la Décennie Africaine, ce dernier étant installé au Cap en 2004. Le Secrétariat facilite la mise en œuvre du plan d'action continental de par son programme Décennie Africaine pour les Autrement Capables (ADDP), programme financé principalement par les gouvernements suédois et danois.

L’un des principaux centres d'intérêt de l’action consacrée aux autrement capables, est l'intégration du concept de l'infirmité, c'est à dire, le besoin d’inclure la notion d'infirmité et celle des personnes autrement capables dans tout développement communautaire en cours. Pour les gouvernements et les organisations de développement, il s’agit d'inclure l'infirmité dans leurs politiques et leurs programmes ainsi que d'inviter les personnes autrement capables à participer au développement de ces politiques et programmes. L’action qui milite pour les autrement capables rejette toute notion de procédés séparés, exclusifs, qui les tiennent hors du circuit normal sociétal.

Puisque l'intégration est un mot clé dans l’action consacrée aux autrement capables, vous vous posez peut-être la question : comment se fait-il qu'on ait élaboré une nouvelle convention des droits de l'homme tout à fait à part et consacrée uniquement aux handicapés? Au fait, certains à l'intérieur de l’action auraient souhaité que la notion du handicap fasse déjà partie des dispositions actuelles concernant les droits de l’homme; mais la majorité soutient avec ferveur la nouvelle convention.

Petronella Linders, employée du gouvernement sud africain, qui a apporté sa contribution à la délégation sud africaine lors des délibérations à New York, se déclare convaincue que la nouvelle convention obligera les pays à revoir leurs propres lois, tout en considérant la notion d'infirmité. Aussi une convention à part pourra-t-elle en fin de compte renforcer et faire valoir l'intégration de l'infirmité dans la législation nationale.

Auparavant, l'approche de plusieurs gouvernements africains était de faire appliquer de façon ponctuelle des lois concernant les droits de l'homme pour les personnes autrement capables. Dorénavant, si les gouvernements ratifient la convention, ils seront tenus d'appliquer les contenus de ce document qui aura force de loi.

Thomas Ong'olo, de nationalité kényane et responsable de dossiers auprès du Secrétariat de la ADDP, partage cet avis. Il déclare que la nouvelle convention sera un instrument crucial « pour rappeler aux gouvernements notre présence». Auparavant, les personnes autrement capables étaient trop souvent simplement écartées. S’y ajoute aussi l'argument que les personnes frappées d'un handicap se voient dans un encadrement légal qui les défavorise par rapport aux autres groupes vulnérables (tels les réfugiés ou les femmes) car ces derniers sont eux protégés par des organismes bien distincts tenus de faire appliquer les dispositions spécifiques prescrites par les conventions de droits de l’homme.

La convention sur les droits de l'enfant est jusqu’à présent la seule à mentionner de façon formelle les personnes autrement capables. Les autres conventions mentionnent ces mêmes personnes comme faisant partie de « groupes vulnérables ou marginalisés ». Les gouvernements ratifiant la nouvelle convention seront tenus par la loi de traiter des personnes autrement capables non seulement comme un groupe vulnérable ou une minorité, mais aussi en tant qu’individus possédant des droits clairement définis par la loi.

Il ressort qu’il y a eu une forte participation aux étapes menant au développement de la nouvelle convention et que cette participation s’est passée sans difficultés. Depuis 2002, plus de 400 délégués et avocats défenseurs des autrement capables du monde entier ont assisté aux huit sessions tenues aux Nations Unies à New York.

Parmi les problèmes sérieux soulevés a été l’impossibilité pour plusieurs handicapés en provenance de pays en voie de développement et représentant des organismes de handicapés d’assister aux réunions, ce qui signifie que leurs problèmes et leurs points de vue n'ont pas été suffisamment pris en considération dans la version préliminaire de la convention, ce qui est, une fois de plus, une conséquence du problème de pauvreté. Parmi ces organismes africains, plusieurs n'avaient simplement pas les moyens de payer à leurs délégués le voyage jusqu’au siège social des Nations Unies à New York.

Selon Phitalis Were Masakhwe, conseiller international auprès des Nations Unies chargé de l'infirmité, il semble qu'il y ait un grand écart entre les attentes, les besoins et les aspirations des personnes autrement capables venant de pays en voie de développement par rapport à ceux en provenance de pays dits développés. En Afrique et dans certaines régions asiatiques, on aurait préféré une convention qui mette l’accent sur les défis majeurs : la pauvreté, l'infirmité, les conflits ainsi que l'exclusion de l'infirmité dans la coopération et le développement internationaaux.

Thomas Ong'olo, qui travaille au sein du Secrétariat de la Décennie Africaine est du même avis. Il affirme que les points de repère pour les discussions qui ont eu lieu à New York avaient été décidés par les pays riches : « Parfois les discussions peuvent tourner autour d'un problème qui n'a simplement aucune pertinence pour la majorité des Africains, comme, par exemple, le choix de services. Choisir votre mode de transport ou l'heure exacte de votre trajet ne représente pas un enjeu majeur dans les pays en voie de développement. Le problème majeur africain est la survie de base ».

Comment faire aboutir est maintenant le souci principal : pendant la huitième session du comité pour la nouvelle convention le consensus s’est révélé être difficilement atteignable sur deux facteurs en particulier - comment contrôler la mise en œuvre des principes adoptés par la convention ainsi que la coopération internationale dans ce domaine ? – ce qui est peut-être plus grave en Afrique que dans d'autres régions du monde, en raison du manque de capacités et de fonds au niveau national.

Beaucoup d'Africains s'inquiètent que la Convention ne soit jamais qu’encore un document qui ne soit pas mis en pratique par leurs gouvernements respectifs. Le manque de fonds demeure une préoccupation prédominante. La mise en application des dispositions de la convention sera coûteuse. On craint que le manque d'argent gêne les états dans leurs efforts de répondre aux besoins, même les plus pressants. Tous les pays auront à faire face à des coûts, mais les pays en voie de développement seront les plus affectés.

L’ambassadeur Don MacKay, président du Comité ad hoc pour la convention auprès des Nations Unies, souligne que la coopération internationale devra y jouer un rôle important, en ce qui concerne l’insertion d’éléments visant à aider les infirmes aux programmes collaboratifs de développement, pour n’en citer qu’un exemple.

Un deuxième souci - on s'attend à ce que les organisations représentant les personnes autrement capables (les DPO) veillent à ce que les gouvernements appliquent les dispositions prescrites par la convention, mais dans de nombreux pays elles sont plusieurs à ne pas détenir assez de pouvoir. Des stages de formation ont lieu, mais le problème persiste. Il faut développer beaucoup plus les capacités et améliorer les structures.

Dans les cinq pays pilotes du programme d'infirmité de la Décennie Africaine [1], des Comités de coordination pour la Décennie (les DSC) ont été créés, comprenant des représentants de ministères d’état, d’organisations pour les autrement capables, de la société civile, des médias, des experts sur l'infirmité ainsi que des organisations internationales. Dans ces pays on exhorte le secteur privé à y participer. Un partenariat entre les secteurs public et privé est crucial si l’on veut créer des emplois et centraliser avec efficacité les ressources.

Parmi les fonctions principales des Comités nationaux de coordination pour la Décennie est celle de jouer un rôle clé dans la préparation d'un plan national exhaustif et dans le développement de la politique nationale. Ces comités surveillent également la mise en œuvre de politiques et de programmes élaborés pour les handicapés dans leurs pays respectifs.

Le projet du Secrétariat de la Décennie Africaine est de faciliter la mise en place de nouveaux comités dans au moins 15 autres pays africains avant la fin de 2009 [2]. La mission du Secrétariat est d’encourager les gouvernements, les DSC, les organismes pour les autrement capables ainsi que les organisations de développement à travailler en partenariat pour que l'infirmité et les personnes handicapées fassent partie de politiques et de programmes dans tous les secteurs de la société en Afrique.

L'accent est donc mis sur le processus pour que ces acteurs puissent travailler ensemble. L’un des avantages qui existe au sein du Secrétariat est que nous pouvons tirer des leçons des initiatives en vigueur dans un certain pays, pour les reproduire (ou éviter) ailleurs.

De plus, nous engageons de grandes organisations internationales dans la lutte pour l’inclusion de l'infirmité dans le circuit normal des sociétés. Une fois leur soutien garanti, d’après notre expérience, il ne faut souvent qu'une seule réunion, qu'un tout petit effort pour atteindre de gros résultats.

L’une des initiatives actuelles est une collaboration entre le Secrétariat et l'UNESCO, pour former des journalistes africains à rapporter sur des sujets touchant l'infirmité d'une manière qui respecte les droits de l'homme et ne perpétue pas les stéréotypes. Une seconde initiative consiste à collaborer avec l'UNICEF pour que les enfants handicapés soient inclus dans leurs programmes.

Le préjudice, l'exclusion, la stigmatisation et la tendance à toujours voir l'infirmité sous l’angle d’œuvres bénévoles ou en termes médicaux, plutôt que dans le contexte des droits de l'homme –cette mentalité crée de véritables obstacles à la participation de personnes autrement capables vivant aujourd'hui en Afrique. Vu aussi le taux très élevé de pauvreté, l’action africaine pour les droits des handicapés est confrontée à une tâche difficile. Il existe néanmoins des signes positifs, des occasions positives, de vraies opportunités.

Depuis quelques décennies déjà, le sujet de l'infirmité et du développement est présent dans les discours portant sur le développement. Au niveau mondial et régional, il existe bel et bien des discussions et des engagements dont l’objectif est de rendre accessibles aux personnes autrement capables politiques, programmes et ressources tout en prenant compte des besoins de tous.

Une dizaine de pays africains, (tels le Ghana, le Malawi, le Kenya et l'Afrique du Sud), ont élaboré des projets de loi relatifs à des stratégies nationales en matière d'infirmités. Ce sont des documents modèles pour l'intégration des infirmes. Ces dernières années l'Union africaine a pris des initiatives importantes et prometteuses, telle que l’instauration de la Décennie Africaine des Personnes Autrement Capables.

Toutefois, les Africains frappés d'un handicap se voient de plus en plus frustrés par les belles paroles, et demandent quelque chose de concret. Pour cette raison, la mise en place du Secrétariat de la Décennie africaine des Personnes Autrement Capables représente une étape importante reliant les paroles à la mise en œuvre.

La Décennie a été proclamée en 1999. Au sein du Secrétariat ce n’est qu’en 2004 que nous nous sommes mis à la tâche. Nous pourrions regretter ce délai, mais nous choisissons plutôt de nous concentrer maintenant sur le rôle que nous jouons, rôle qui consiste à faciliter la mise en œuvre du projet d'action continental, à favoriser le développement de capacités, la conscientisation, la lutte continue pour l’intégration de l'incapacité et contre la pauvreté et l'exclusion des Africains handicapés. Nous avons maintenant plus de pouvoir avec un nouvel outil important, la toute première convention des droits de l'homme pour les personnes autrement capables.


Notes:

[1] Les pays pilotes sont l'Ethiopie, le Kenya, le Mozambique, le Rouanda et le Sénégal.
[2] Plusieurs pays africains - le Mali, la Mauritanie, la Guinée-Bissao et la République Démocratique du Congo - ont aussi créé des comités de coordination pour la Décennie africaine au delà du programme élaboré par le secrétariat.
Pour de plus amples renseignements, voir:
http://www.un.org/News/
http://www.un.org/esa/socdev/enable/rights/ahc8.htm

* Linda Lindblom, responsable communication auprès du Secrétariat de la Décennie Africaine des Personnes Autrement Capables

* Cet article a d'abord paru dans l'édition anglaise de Pambazuka News n° 267. Voir : http://www.pambazuka.org/en/category/features/36705
Le texte original anglais a été traduit en français sous la direction de Vanessa Everson de la section de français de l’École de Langues et de Littératures de l’Université du Cap par Mlles Frances Chevalier et Kesini Murugesan.

* Veuillez adresser vos commentaires à editor@pamabazuka.org ou commenter en ligne sur : www.pamabazuka.org


Darfur : L’Union Africaine A l’Epreuve

2006-10-06

Assodesire

Le dossier du Darfour est vu comme un tout premier test pour la nouvelle Union Africaine dans le domaine de la paix, selon Assodesire. Avec un bilan de plus de deux cent mille morts, deux millions de réfugiés et une situation de plus en plus aggravante sur le terrain, le conflit au Darfour met l’Union Africaine à rude épreuve. En ce moment où la situation sur terrain devient de plus en plus alarmante, l’auteur estime que l’Union Africaine doit montrer plus de fermeté et doit surtout vite agir.


La récente réunion extraordinaire au niveau présidentiel du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union, tenue à New York le 20 Septembre dernier en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, n’a pas donné le résultat escompté. Elle s’est bornée à prolonger le mandat de la Force Africaine dans la région (AMIS) jusqu’à la fin de l’Année 2006 sans réussir à convaincre le gouvernement soudanais à accepter une force des Nations Unies comme l’a prônée la résolution 1706 adoptée par le Conseil de Sécurité de l’ONU le 31 Août 2006.

Alors que ses quelques 7000 hommes, présents sur un territoire aussi vaste que la France n’arrivent pas à empêcher les tristement célèbres Janjaweeds de tuer, de piller et de violer, l’Union Africaine a de la peine à appliquer les dispositions de son propre Acte Constitutif qui consacrent le respect des droits et de la dignité de l’homme, la paix et la sécurité sur le continent. La communauté des ONG a été énormément déçue par les conclusions très faibles de la rencontre du Conseil de Paix et de Sécurité. A la veille de cette réunion extraordinaire, les ONG on présenté aux 15 Etats membres du Conseil une série de recommandations qu’on peut résumer en quatre points :

- Prolonger la Mission de l’Union Africaine au Darfour jusqu’à la fin de l’Année avec une augmentation de son effectif et surtout un renforcement de son mandat ;

- Soutenir la résolution 1706 des Nations Unies autorisant le déploiement d’une Force onusienne au Darfour et convaincre le Soudan à consentir à ce déploiement ;

- Dénoncer le plan du gouvernement soudanais visant à déployer plus de 15000 hommes au Darfur pour chasser les rebelles et instaurer la paix par la force mais, appeler tous les parties en conflit au respect du cesser-le- feu ;

- Appeler la communauté internationale à aider les Forces de l’Union Africaine jusqu'à la fin décembre 2006.

La plus grande réalisation de cette rencontre a été le prolongement du mandat de l’AMIS jusqu’au 31 Décembre 2006 ainsi qu’une hypothétique augmentation de son effectif. Rien n’a été dit – du moins pas officiellement - sur son mandat qui demeure très faible mais surtout très flou. L’Union Africaine aurait consenti à l’augmentation de ses troupes au Darfur mais traîne toujours le pas pour le concrétiser alors la situation sur le terrain s’empire chaque jour avec une intensification des combats dans plusieurs endroits obligeant les organisations humanitaires à évacuer leurs personnels laissant derrière elles, femmes et enfants à la merci des criminels sans scrupule. Aujourd’hui, 40% au moins des populations déplacées n’ont pas accès à l’aide humanitaire.

Devant cette situation, chacun doit jouer rapidement sont rôle :

1) Une Union Africaine plus ferme et plus prompte

L’Article 4 (h) de l’Acte Constitutif de l’Union Africaine lui donne le droit de d’intervenir dans un Etat membre sur décision de la Conférence des Chefs d’Etats, dans des circonstances graves, à savoir : les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l’humanité. Elle est habilitée à le faire même sans le consentement de l’Etat en question.

En ce moment où la situation sur terrain devient de plus en plus alarmante, L’Union Africaine doit montrer plus de fermeté et doit surtout vite agir. Les mesures suivantes doivent être prises immédiatement et sans délai :

- Redéfinir clairement le mandat de l’AMIS en le renforçant pour lui permettre protéger les populations civiles et désarmer les milices Janjaweeds. L’AMIS doit donc passer d’une Force d’observation de cessez-le-feu à une véritable force d’imposition de la paix et garante des droits et de la dignité de la personne humaine. Pour cela, tous les Etats membres doivent fournir d’avantage de troupes et de moyens militaires. Les armées à effectifs pléthoriques des Etats africains doivent enfin servir à quelque chose de positif ;

- Exprimer clairement et publier ses besoins pour le déploiement d’une force plus grande et accepter toutes les assistances proposées par l’ONU et d’autres partenaires ;

- Imposer des sanctions ciblées sur tous les responsables politiques soudanais de toutes les parties en conflits qui violent les accords de paix d’Abuja ou qui empêchent sa mise en oeuvre ;

- Prendre clairement position en faveur d’un déploiement d’ici la fin décembre 2006 d’une opération des Nations Unies à laquelle elle doit pleinement participer.

2) Une Communautaire Internationale plus cohérente et plus réactive

La Communauté internationale doit être unies et doit parler d’une seule voix. La Chine et la Russie doivent se joindre aux Etats Unis, au Royaume Uni, la France et à l’Union Européenne pour faire plier toutes les parties y compris le gouvernement soudanais par toute sorte de sanctions y compris le gèle des avoirs à l’extérieur, un embargo sur les armes et même sur l’achat du pétrole et autres ressources soudanaises, l’interdiction voyager etc.

Dans le même temps la communauté internationale doit immédiatement soutenir matériellement et financièrement l’AMIS pour lui permettre de se renforcer et de se déployer sur tout le Darfour. La Cour Pénale Internationale doit davantage se faire entendre sur son enquête sur le situation du Darfour et émettre des mandats d’arrêts si possible contre les présumés coupables quel que soit leur rang.

Les Nations Unies doivent commencer à se préparer pour un déploiement robuste et massif au Darfour d’ici à la fin de l’Année avec le consentement du Soudan. Cependant elles doivent aussi envisager une intervention stratégiquement musclée sans le consentement du Soudan au cas où la situation humanitaire s’aggravait dangereusement.

Le dossier du Darfour est vu comme un tout premier test pour la nouvelle Union Africaine dans le domaine de la paix. Bien évidemment, elle y a un rôle primordial à jouer. Cependant, eu égard à la gravité de la situation, toute la communauté internationale a le devoir d’y contribuer. Toutes les nations du monde ont la responsabilité de protéger les populations du Darfour car les génocides, les crimes de guerres et les crimes contre l’humanité ne sont pas des affaires africaines mais des crimes odieux qui touchent l’ensemble de la race humaine.


* Assodesire est un activiste africain qui travaille sur la crise du Darfur

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Session spéciale de la conférence des ministres de la Santé de l’UA

2006-10-06

Morissanda Kouyaté

Dr Morissanda Kouyaté livre ici un compte-rendu détaillé de la Session spéciale de la conférence des ministres de la Santé de l’Union Africaine, tenue du 18 au 22 septembre 2006 à Maputo (Mozambique). Avec le thème ‘Accès universel aux Services intégrés de Santé en matière de Sexualité et de Reproduction en Afrique’, la conférence a aboutit à la mise sur pied d’un Plan d'Action (2007-2010) avec le but d’harmoniser les approches existantes et surtout de passer à une promotion effective des droits des individus en matière de sexualité, reproduction et de lutte contre le SIDA.


Cette session spéciale de la conférence des ministres de la Santé de l’Union Africaine a été organisée en collaboration avec le gouvernement du Mozambique, UNFPA et IPPF, avec l’appui le soutien financier de l’Union Européenne et de.

Les participants étaient les ministres de la santé des pays de l’Union Africaine, les organismes spécialisés des nations unies, des organisations non gouvernementales régionales et internationales, madame le vice-premier ministre de la République de Chine, plusieurs organismes privés dont les Fondations Bill & Melinda Gates, Packard Foundation etc.

La conférence a été ouverte par Madame Dr Luisa Dias Diogo, premier Ministre du Mozambique.
La conférence avait deux objectifs :

1. Adopter une approche globale dans le domaine de la santé en matière de sexualité, de reproduction et de lutte contre le VIH/SIDA.

2. Adopter un plan d’action pour la mise en œuvre d’un cadre d’orientation pour la promotion des droits et de la santé en matière de sexualité, de reproduction et de lutte contre le VIH/SIDA.

Les travaux de la conférence se sont déroulés en deux phases : la première (18-20 septembre 2006) a été consacrée à l’examen, à la discussion et à l’amendement des textes techniques de travail, notamment le plan d’action, par les experts ; la deuxième (21-22 septembre 2006) a connu la participation des ministres de la santé qui ont entériné les textes proposés.

Les thèmes ci-dessous ont été présentés et discutés :

1. Bonnes pratiques en prestation de services de santé de et de droits en matière de sexualité et de reproduction (SDSR) ;

2. Interventions efficaces pour la prévention de la morbidité et de la mortalité maternelles, y compris l’avortement dans de mauvaises conditions ;

3. Macroéconomie de la santé en matière de sexualité et de reproduction ;

4. Elimination des pratiques traditionnelles néfastes, y compris la prévention et la gestion de la fistule obstétricale en Afrique (préparée par Dr Morissanda KOUYATE);

5. Approches et programmes pour l’établissement d’un lien entre les droits, les services de santé en matière de sexualité et de reproduction ainsi que les services de lutte contre le VIH/SIDA ;

6. Repositionnement de la Planification Familiale pour réduire les besoins non satisfaits ;

7. Sécurité d’approvisionnement en produits de santé de la reproduction ;

8. Stratégies pour l’amélioration de la qualité des soins maternels et périnatals ;

9. Situation de la population en Afrique en 2006 : composante de la santé en matière de reproduction ;

10. Meilleure utilisation des ressources humaines et financières pour la santé en matière de reproduction et participation du secteur privé.

Ces importants exposés ont suscité un grand intérêt auprès des participants qui les ont largement discutés. L’utilisation du terme ‘’avortement’’ a été discuté car il très sensible ; cependant, du fait que l’avortement demeure un grave problème de santé, les pays ont été sollicités pour en tenir compte conformément aux contextes nationaux.

Le Plan d'Action (2007-2010) pour la mise en œuvre du cadre continental pour la promotion des droits et de la santé en matière de sexualité et de reproduction en Afrique a été élaboré dans un cadre comprenant a) le Plaidoyer, b) la mobilisation sociale, c) le renforcement des capacités, et d) les services.
Le coût global du Plan d'Action a été évalué à 8 milliards de dollars US sans que l’on ne sache clairement les sources de financement.

Au cours des discussions, nous (moi-même appuyé par plusieurs autres partenaires) avons insisté sur le fait que l’Union Africaine doit absolument tenir compte de ses acquis notamment le Protocole de Maputo qui comporte une valeur certaine et une grande avancée dans le domaine de la Santé de la Reproduction.

Le Pratiques Traditionnelles Néfastes notamment les Mutilations Génitales Féminines (MGF) et les mariages précoces ont occupé une importante place dans les discussions au point que certains ministres ont proposé d’organiser une session spéciale sur ce sujet.

Exceptionnellement, les participants ont écouté une communication sur la grippe aviaire particulièrement sur les objectifs de la prochaine conférence africaine sur ce sujet prévu en novembre prochain à Bamako au Mali.

En conclusion, il faut noter que l’engagement de l’Union Africaine dans la santé et les droits en matière de sexualité et de reproduction est un engagement politique et stratégique fort pour la région africaine. En dépit de cet acquis, la société civile doit rester mobilisée pour encourager et accompagner l’Union Africaine pour la réalisation de ses objectifs dans ce domaine.


* Dr Morissanda KOUYATE est le Secrétaire Général CPTAFE et aussi Directeur des Opérations du Comité Inter-Africain

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Arts & livres

Afrique : Gorée, l’Ile aux révoltes1

2006-10-04

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1411

Gorée, point d’ancrage le plus emblématique peut-être, au sens de premier site de transit et de traite des Esclavisés africains à avoir acquis dans la mémoire collective des Africains et Afrodescendants le statut de lieu de mémoire, d’histoire, retrouve dans cet excellent texte de l’historien et égyptologue Alain Anselin, une vie méconnue, mal connue ou interdite. Ce lieu prend une signification neuve, résistante et tellement plus humaine, et tant mieux si c’est un éminent spécialiste de l’historiographie Anta Diop qui relève ce défi sur Afrikara.


Algérie : Dialogue inter-culturel

2006-10-04

http://fr.allafrica.com/stories/200610040057.html

L'Orchestre symphonique national (OSN) et l'Institut culturel italien (ICI), convient le public algérien aux concerts de musique classique que dirigera la maestro Nicolleta Conti, aujourd'hui, au TNA, et demain, au théâtre de Tizi Ouzou. Lors de la conférence de presse, Mario Paolini, directeur de l'ICI a déclaré : «Cette expérience constitue un exemple, positif et encourageant, sur le dialogue entre deux peuples et deux cultures. Un dialogue qui représente l'une des priorités de la politique culturelle de l'Italie.»





Moniteur de l'Union Africaine

Afrique : Réunion UA-UE

2006-10-01

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

La Commission européenne et la Commission de l'Union Africaine se réuniront pour une session de travail commune au siège de l'Union Africaine à Addis Abeba, en Éthiopie, le 2 octobre 2006. Cette troisième réunion commune en trois ans constitue le témoignage le plus récent d'un renforcement du partenariat entre les deux organes exécutifs continentaux. Ce sera la toute première fois que la Commission européenne se réunira sur un autre continent que l'Europe.


Côte d'Ivoire : L'ONU attend des "recommandations claires" de la Cédéao et de l'UA

2006-10-05

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP63946lonuaauledt0

L'ONU attend "des recommandations claires" de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de l'Union africaine (UA) qui doivent tenir des sommets sur la crise en Côte d'Ivoire, a affirmé un de ses hauts responsables mercredi à Ouagadougou. C'est là où repose l'espoir de l'ONU, selon le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, Pierre Schori.





Femmes & genre

Burkina Faso : Un gynécologue congolais « répare » les excisions

2006-09-29

http://www.afrik.com/article10464.html

Sébastien Madzou est au Burkina Faso, jusqu’au 2 octobre, pour revoir les femmes dont il a « reconstruit » le clitoris excisé. Une technique que le gynécologue-obstétricien congolais a apprise aux côtés de l’urologue français Pierre Foldes, créateur de la méthode. Celui qui a formé en février une vingtaine de gynécologues burkinabès dresse pour Afrik un bilan de son aventure humanitaire.


Burkina Faso : Les filles s'ouvrent à la science

2006-10-04

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7228

Les vacances de Sadio Touré n’ont pas été de tout repos. En effet, cet été, la lycéenne de dix-huit ans a été toute heureuse de se retrouver dans une salle de classe pour apprendre à se servir d’un ordinateur et réaliser des expériences scientifiques dans un laboratoire. « Nous ne faisions jamais d’expériences [scientifiques] dans mon école », a confié Sadio Touré.


Guinée Bissau : Projet de loi contre les MGF

2006-09-28

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7190

La pratique du fanado ou encore mutilation génitale féminine (MGF) pourrait bientôt devenir illégale en Guinée-Bissau suite à une nouvelle proposition de loi qui sera bientôt présentée au parlement. Le fanado est une cérémonie d’initiation traditionnelle où l’on procède à l’ablation du clitoris et des petites lèvres du sexe des jeunes filles. La plupart des trente groupes ethniques du pays pratiquent le fanado.





Droits humains

Global : Pauvreté, une atteinte aux droits humains ?

2006-10-04

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3279

La non-assistance aux plus défavorisés pourrait être un jour passible de sanctions, selon une proposition du rapporteur spécial, Arjun Sengupta, à la 2ème session du Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies, qui se tient actuellement à Genève. "La lutte contre l'extrême pauvreté, par le biais des droits de l'Homme, est intéressante parce qu'elle est créative. Elle permet aussi de la rendre plus contraignante, donc plus efficace", at-il notamment déclaré.


Global : Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU s'évalue

2006-10-01

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

Le nouveau Conseil des droits de l'homme de l'ONU se réunissait la semaine dernière pour la deuxième fois depuis sa création. Il s'agissait dans les faits de la première rencontre d'importance où des rapports étaient présentés et où il était question d'examiner les présents mécanismes onusiens de protection des droits de la personne en vue de leur réforme.


Global : Benoît XVI et pédophilie, l’Afrique oubliée

2006-10-04

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1415

Benoît XVI successeur de Jean-Paul II est de nouveau sous les projecteurs des médias du monde, après avoir fait des insinuations mal inspirées et probablement islamophobes sur la violence et la foi musulmane. Cette fois c’est son rôle dans l’omerta sur les abus sexuels des prélats de par le monde qui remonte à la surface. Abus qui depuis des siècles font des ravages dans le plus criminel des silences en pays de plus ou moins récente chrétienté. L’Afrique, peu le relèvent est là encore gravement atteinte…


Global : 400 millions d’euros pour les indigènes

2006-09-29

http://www.afrik.com/article10470.html

Français ou pas, tous les soldats ayant servi sous le drapeau tricolore toucheront à partir du 1er janvier 2007 une pension identique. Le président français, Jacques Chirac, a décidé d’abroger la loi dite de "cristallisation". Le Conseil des ministres a officialisé mercredi 27 septembre cette mesure pour laquelle 400 millions d’euros seront débloqués.


Global : Un proxénéte de 61 ans arrêté à Paris

2006-10-01

http://www.rewmi.com/index.php?action=article&id_article=289273

Un sénégalais âgé de 61 ans a été arrêté dans le 18 ème arrondissement de Paris alors que la police procédait à une vaste opération qui a provoqué le démantèlement d'un réseau de proxénétisme qui sévissait depuis plusieurs mois. Un petit immeuble du 70, rue Myrrha, à deux pas du boulevard Barbès, avait été transformé en haut lieu de la prostitution africaine.


Angola : Menaces sur la nouvelle démocratie

2006-09-28

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7212

L’Angola connaît un essor économique depuis la fin de la guerre civile, mais l’Etat doit faire encore plus d’efforts pour que les fruits de sa croissance bénéficient à l’ensemble de la population, ont indiqué des travailleurs humanitaires. Les vingt-sept années de guerre civile ont coûté la vie à un million d’Angolais et ont fortement pénalisé le développement social.


Ouganda : Exécuter les transmetteurs du VIH ?

2006-09-28

http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3264

En 1999, un homme de 30 ans, dénommé Fred Mwanga infecté par le VIH, a scandalisé le pays lorsqu’il avait violé un bébé de trois mois dans une banlieue de Kampala, la capitale ougandaise. Le taux d’adultes infectés par le VIH abusant sexuellement des citoyens les plus vulnérables est en hausse. Comme ces hommes méchants abusent des mineurs, ils propagent le virus mortel du VIH. Déjà un Ougandais sur dix est séropositif ou a développé le SIDA.


Rwanda : Le financier de la RMC toujours recherché

2006-09-29

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=11752

Le procureur de la Cour Pénale Internationale pour le Rwanda a formulé jeudi des doutes sur la volonté réelle du gouvernement kenyan de mettre la main sur Félicien Kabuga. S’exprimant au cours d’une conférence de presse tenue à Nairobi, Hassan Bubacar Jallow a expliqué que son impression était que rien n’a été fait dans le sens d’arrêter l’homme qui a financé la Radio Mille Collines, de triste mémoire dans le génocide au Rwanda en 1994.





Réfugiés & migration forcée

Angola : Conclure le rapatriement de réfugiés en fin 2006

2006-10-04

http://fr.allafrica.com/stories/200610040038.html

Le ministre angolais de l'Assistance et Réinsertion Sociale, João Baptista Kussumua, a annoncé mercredi, à Génève (Suisse), que le gouvernement de son pays prétend conclure les opérations de rapatriement des Angolais réfugiés dans les pays voisins jusqu'à la fin de l'année en cours. Baptista Kussumua, a indiqué que plus de 370 mille angolais, dans un total de 600 mille, ont déjà regagné le pays durant les trois dernières années, dans le cadre des opérations de rapatriement.


Guinée : Le HCR ferme ses bureaux dans l'Est

2006-10-04

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7220

Après dix-huit années d’actions au service des milliers de réfugiés libériens et sierra léonais, le Fonds des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a fermé samedi ses bureaux de Kissidougou, dans la région orientale de la Guinée. Selon Francis Kpatindé, porte-parole du HCR pour l’Afrique de l’Ouest, les bureaux de Kissidougou ont été fermés parce que le programme de rapatriement des réfugiés de cette région est désormais achevé.


RDC : Les nouveaux besoins définis

2006-10-04

http://fr.allafrica.com/stories/200610030875.html

Les réunions des comités techniques sectorielles du programme Migration pour le développement en Afrique (Mida), sous-région Grands Lacs, ont débouché sur la définition des besoins de la République démocratique du Congo dans les domaines de l'éducation, de la santé et du monde rural. Débutées à Kinshasa le 26 septembre avec le secteur de l'enseignement supérieur et universitaire, ces réunions se sont poursuivies successivement avec les groupes de la santé et du développement rural.





Elections & gouvernance

Angola : Appel de fonds pour son processus électoral

2006-09-29

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=11784

Le gouvernement angolais a demandé à la communauté internationale de soutenir matériellement et financièrement son processus électoral qui débutera bientôt. L’appel a été lancé à Luanda par le coordonnateur de la Commission interministérielle pour le processus électoral, M. Virgilio de Fontes Pereria, lors d’une rencontre avec les organismes des Nations unies et les ambassadeurs accrédités en Angola.


Congo : Brazza a été inhumé

2006-10-04

http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2006/10/061003_brazzaburialevent.shtml

Les dépouilles de l’explorateur français, Pierre Savorgnan de Brazza, et des membres de sa famille ont été inhumées à Brazzaville dans un mausolée construit en son honneur. L’opposition congolaise dénonce la construction du monument et le transfert des restes de Savorgnan de Brazza dans leur pays. L’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza, son épouse et ses quatre enfants reposent désormais dans la capitale à laquelle il a donné son nom.


Zambie : Mwanawasa réélu mais contesté

2006-10-04

http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2006/10/061003_zambie_elections.shtml

Selon les résultats publiés par la commission électorale, le président sortant, Levy Mwanawasa, a remporté le scrutin présidentiel devant Michael Sata, du Front patriotique. Michael Sata ne reconnaît pas la légitimité de la victoire de son rival mais a appelé ses partisans au calme. C'est presque sans surprise que la commission électorale a annoncé la victoire du président sortant.


Zambie : Elections et incertitudes

2006-09-30

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4518

Le 28 septembre, quelque 4 millions de Zambiens participeront aux élections présidentielles, législatives et locales. Débats démagogiques et xénophobes, trucages et intimidations... Les incertitudes sont nombreuses. Depuis début septembre, il n’est question que de ça à Lusaka ! Dans la capitale zambienne, des posters à l’effigie de tel ou tel candidat fleurissent un peu partout dans les lieux publics.





Corruption

Afrique du Sud : Et maintenant ?

2006-10-01

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

L’abandon du procès pour corruption de l’ancien vice-président sud-africain Jacob Zuma a plongé l’Afrique du Sud dans l’expectative. Et maintenant? Une questionsur toutes les lèvres des sud-africains. Car Jacob Zuma peut à nouveau assouvir ses ambitions présidentielles. Et cette perspective inspire de vives inquiétudes. Mais sont-elles fondées?


Congo : Opacité dans la gestion de Total du pétrole

2006-09-29

http://www.grioo.com/info7990.html

La plate-forme Publiez ce que ce vous payez (PCQVP) a estimé jeudi à Paris que le groupe français Total favorise la gestion opaque des revenus pétroliers au Congo en refusant de rendre publiques les sommes qu'il verse aux autorités du pays. "Total refuse systématiquement de publier les sommes qu'il verse au pouvoir de Brazzaville au titre de l'exploitation du pétrole. Nous considérons que cette attitude ne s'inscrit pas dans une démarche de transparence", a affirmé Michel Roy, coordonnateur pour la France de PCQVP.


Ghana : Le ministre des transports démissionné

2006-10-05

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=12165

Le ministre ghanéen des Transports, Dr Richard Anane, a démissionné mercredi après des pressions venues de membres du Nouveau Parti Patriotique (NPP , au pouvoir à Accra). Cette décision est intervenue à la suite de recommandations faites au Président John Kufuor deux semaines auparavant, par la Commission des droits de l’Homme et la Justice administrative (CHRAJ), qui a demandé la démission de Dr Anane pour « abus de pouvoir, corruption et conflit d’intérêts ».


Guinée Equatoriale : Vers la déclaration de biens

2006-10-04

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=XIN60026corruslenno0

Le nouveau Premier ministre équato-guinéen Ricardo Mangué Obama Nfubea a sommé les membres de son gouvernement de déclarer leurs biens personnels conformément à un décret de février 2004 qui était jusque-là resté lettre morte, selon une information provenant mardi de Malabo. Lors d'un conseil interministériel réuni vendredi dernier, le chef du gouvernement a remis à chacun des ministres une fiche-type sur laquelle ils doivent recenser "tout leur patrimoine personnel"


Kenya : Demande de poursuite de 4 ex-ministres

2006-10-04

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP20246lacomsertsi0

La commission anti-corruption du Kenya (KACC) a demandé lundi que quatre anciens ministres soient poursuivis dans le cadre d'un scandale de corruption portant sur 300 millions de dollars et qui éclabousse le gouvernement du président Mwai Kibaki. "La commission a fait des recommendations (...) pour que soient poursuivis quatre anciens ministres : deux des Finances, un des Transports et un de la Sécurité intérieure", ainsi que d'anciens et actuels hauts fonctionnaires.


Nigéria : Le vice-président inculpé

2006-09-29

http://www.grioo.com/info7971.html

Le vice-président du Nigeria, Atiku Abubakar, a été inculpé par le Bureau pour le respect de l'éthique pour infraction présumée au code d'éthique des titulaires de fonctions officielles. Cette mesure fait suite à son inculpation pour abus de pouvoir et mauvaise gestion de fonds appartenant à une agence pétrolière sous sa supervision.





Développement

Afrique : Opulentes et pauvres à la fois...

2006-10-04

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1414

Au moins une invention contemporaine autre que la superposition des formes de violences et de tortures physiques auxquelles le diable lui-même n’aurait pas songé pour écraser les personnalités et projets de citoyens portés vers l’objectif du bien commun : Les kleptocraties africaines ont inventé les opulents pauvres, plus précisément futurs pauvres.


Afrique : Développement contre migration

2006-09-28

http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3270

Soutenir le secteur privé en Afrique, comme des entreprises espagnoles ont accepté de le faire la semaine dernière, et combattre les mafias organisant le trafic des êtres humains constituent le moyen de promouvoir le développement et d'empêcher la fuite des cerveaux des pays africains. C'était la conclusion d'Antonio Molina, secrétaire général de 'Fundación Sur', une organisation non gouvernementale d'assistance travaillant en Afrique, dans un entretien avec IPS jeudi (21 septembre).


Afrique : Le secteur privé , 1er contre la pauvreté

2006-10-01

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

Des dirigeants d’entreprises du secteur privé, des acteurs de la société civile, des officiels gouvernementaux, des bailleurs de fonds et des hauts fonctionnaires des Nations unies se sont réunis à New York peu avant l’Assemblée générale de l’Onu pour explorer les possibilités que les entreprises devaient exploiter pour aider l’Afrique à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement.


Afrique : La CNUCED propose un "grand bond en avant"

2006-09-30

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4517

Si l’aide au continent noir double d’ici 2010, il faut un "Plan Marshall" sous contrôle multilatéral pour éviter gaspillages, pressions politiques, doublons, inefficacité, corruption et bureaucratie… La Cnuced n’a pas peur de rêver haut et fort. Et à contre-courant. Kamran Kousari, le coordinateur de la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) pour ce continent, rencontré à Genève, réclame qu’on inscrive une bonne part de ces efforts dispersés dans une sorte de Plan Marshall coordonné par l’ONU.


Global : Immigration clandestine, la solution danoise

2006-10-04

http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2006/10/061004_immigration_danemark.shtml

Dans un discours au parlement danois, Anders Rasmussen a estimé que la croissance et la prospérité de l'Afrique aideront à prévenir l'extrémisme et le flux massif de refugiés africains vers l'Europe. Le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen s'adressait au parlement de son pays. Dans son discours, il a souligné les contrastes sociaux économiques entre l'Afrique et l'Europe.


Bénin : Tourisme, 23 milliards de Fcfa de recettes

2006-09-29

http://www.grioo.com/info7988.html

Le tourisme rapporte au Bénin environ 23 milliards FCFA (44.500.556 dollars US) de recettes moyennes annuelles, a-t-on appris ce mercredi de sources officielles à Cotonou. Mais le secteur contribue seulement pour environ 2 pour cent au Produit intérieur brut (PIB) avec 175.000 arrivées par an, selon des statistiques publiées par le ministère de l'Artisanat et du Tourisme, dans le cadre de la célébration de la 27ème journée du Tourisme.


Sénégal : Les routes, facteurs de développement

2006-09-29

http://www.afrik.com/article10438.html

Un séjour à Dakar de nos jours ne permet pas d’imaginer qu’il existe une autorité de régulation des transports. Pourtant elle travaille à rationaliser l’organisation des transporteurs pour mieux répondre aux besoins de déplacements des habitants. Les routes sont des facteurs de développement. Né en 1997, le (CETUD) est l’aînée des autorités organisatrices des transports en Afrique.


Sierra Leone : L'or, gagne-pain pour des chercheuses

2006-09-28

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7198

Isata Kamara n’avait jamais imaginé qu’un jour elle travaillerait dans une mine d’or à Koidu, une province diamantifère de l’est de la Sierra Leone. Avant que la guerre civile n’éclate en 1991, cette sexagénaire travaillait dans les champs pour nourrir sa famille. « Après la guerre, cultiver les champs était devenu très difficile, (...) et c’est alors que mes enfants m’ont montré comment il fallait faire pour trouver de l’or », déclare-t-elle, en montrant timidement du doigt un tas de pépites scintillantes.





Santé & VIH/SIDA

Afrique : Non à la guerre chimique contre le paludisme

2006-10-04

http://fr.allafrica.com/stories/200610030865.html

Une coalition de spécialistes de la santé a organisé une manifestation parallèle au Forum intergouvernemental sur la sécurité chimique, exprimant des craintes au sujet d'un récent revirement de politique opéré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui appelle à la lutte contre le paludisme en pulvérisant le DDT, une substance chimique controversée.


Afrique : Adopter les accoucheuses traditionnelles

2006-09-28

http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3272

Dans un monde idéal, toutes les femmes d’Afrique devraient avoir accès aux dispensaires, aux infirmiers, aux obstétriciens, aux médicaments : la panoplie du personnel et d’équipement nécessaires pour sécuriser autant que possible le processus de l’accouchement. Pour ce, il faut améliorer les connaissances des accoucheuses traditionnelles (TBAs), affirment des délégués qui se sont retrouvés la semaine dernière au Mozambique à une rencontre de l’Union africaine (UA) sur les soins de santé sexuelle et de la reproduction.


Global : Le DDT de nouveau utilisé contre le paludisme

2006-09-29

http://www.afrik.com/article10468.html

Après plus de 30 ans d’interdiction, l’Organisation mondiale de la santé a annoncé que le DDT pourra de nouveau être employé pour combattre le paludisme. Une décision soutenue par les Etats-Unis et justifiée par les conclusions scientifiques les plus récentes concernant les effets du puissant insecticide sur l’Homme. Le DDT avait été interdit depuis 1972.


Global : Alzheimer n’est pas une fatalité !

2006-10-01

http://www.rfi.fr/actufr/articles/081/article_46496.asp

On s’attend à ce que le nombre de malades soit multiplié par quatre en Chine et en Inde, par cinq en Amérique latine, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Pourtant, il existe d’ores et déjà assez d’évidences scientifiques montrant qu’il est possible de la prévenir. Mêmes causes, mêmes effets. Car dans la plupart des cas, ces maladies sont créées par un même mode de vie, les mêmes « choix » individuels et socio-économiques, c’est-à-dire les mêmes erreurs.


Afrique du Sud : La ministre de la Santé pas invitée

2006-10-04

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP93226confretivni0

Les organisateurs d'une prochaine conférence en Afrique du sud sur le sida n'ont pas invité la ministre sud-africaine de la Santé Manto Tshabalala-Msimang, très critiquée par les acteurs de la lutte contre cette maladie. Seuls le vice-président sud-africain, Phumzile Mlambo-Ngcuka, et le vice-ministre de la Santé Nozizwe Madlala-Routledge ont été conviés à cette conférence organisée le 28 octobre notamment par la Campagne pour le traitement du sida (Treatment Action Campaign, TAC).


Burkina : Les dangers de la dépigmentation

2006-09-30

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4519

Médiatiquement hors-la-loi au Burkina depuis juillet dernier, les produits éclaircissants la peau continuent de bien se vendre. Une solution ? Informer les femmes mais aussi les hommes et les enfants sur les dangers de la dépigmentation. Body light, Skin Light, Méti’cée, Clair total, Vit-fée… Au Burkina, ces produits éclaircissants aux noms suggestifs ont disparu des écrans de télé, des ondes et des affiches depuis juillet dernier, mais pas des rayons des magasins de cosmétiques.


Côte d'Ivoire : Femmes enceintes peu assistées

2006-10-04

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3273

Pendant que les leaders politiques tergiversent pour sortir la Côte d'Ivoire de la crise, des femmes enceintes meurent en grand nombre dans le nord du pays occupé par une rébellion armée depuis quatre ans. Les infrastructures et le personnel médical y font cruellement défaut. "Les femmes en état de grossesse meurent trop ces derniers temps dans nos villes et villages(...)", a déclaré à IPS, Bassalia Traoré, commerçant au marché central de Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire.





Éducation

Global : Education et TIC, l'attelage gagnant

2006-10-01

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

Outil majeur au service de l’éducation, les nouvelles technologies ouvrent de larges horizons et sont porteuses de solution novatrices. Le livre et la documentation non virtuelle. Pour le président exercice sortant de l’Organisation, le chef de l'État burkinabé, Blaise Compaoré, le thème de ce 11è sommet interpelle tous les dirigeants francophones sur l’urgence des reformes de nos systèmes éducatifs en vue de valoriser l’investissement humain.


Global : Ces mots français venus d'ailleurs

2006-10-04

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=66759

"Les mots de la francophonie – le français hors de France – ont déjà trouvé place dans des dictionnaires. Mais ils l'ont fait jusqu'ici pour composer des répertoires spécialisés dans une région (le Rwanda, Madagascar, etc.), ou pour enrichir à titre de curiosité des recueils consacrés au français en général. Cette fois, ils vont avoir droit à leur propre ouvrage", rapporte Le Temps.


Algérie : La fuite des cerveaux s'aggrave

2006-10-04

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=66743

"La fuite des cerveaux s'est accélérée ces dix dernières années, 40 000 chercheurs ont quitté l'Algérie", titre le quotidien Liberté, qui s'inquiète de voir l'Algérie se vider de sa matière grise. Si, entre 1992 et 1996, des dizaines de milliers de cadres, intellectuels et scientifiques ont fui le pays, d'autres continuent à le faire aujourd'hui. Sur un total de 10 000 médecins ayant immigré en France ces dernières années, 7 000 sont Algériens.


Cameroun : Les universités retiennent leur souffle

2006-10-04

http://fr.allafrica.com/stories/200610040179.html

Depuis la visite le 9 septembre dernier du recteur de l'université de Douala, tout semble rentré dans la normale. En ce matin de septembre, le village ressemble à tous les bleds de sa catégorie : c'est le calme plat. Les rues sinueuses, étonnamment propres, sont vides. Normal. Les villageois vaquent tranquillement à leurs occupations. La plupart travaillent dans leurs champs où ils tirent l'essentiel de leurs revenus.


Réunion : Les enseignants contre la suppression des postes

2006-09-29

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=11717

Quelque 500 enseignants et personnels éducatifs, 350 selon la police, ont manifesté jeudi matin dans les rues de Saint-Denis, la capitale, à l’appel d’une intersyndicale pour protester contre les suppressions de postes au sein de l’Éducation nationale et contre « la précarisation de l’emploi » a constaté APA sur place. L’intersyndicale de l’Education Nationale de La Réunion a relayé le mot d’ordre de grève lancé par les syndicats de l’enseignement.


Sénégal : Long et difficile parcours pour les filles

2006-10-04

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7227

Kewe Thiam est l’exception à la règle qui veut que la plupart des jeunes filles sénégalaises arrêtent leurs études avant le cycle secondaire. Assise au milieu d’un groupe de gens de son âge, Kewe est la seule jeune fille – avec une douzaine de garçons – à aller à l’école. « Les filles d’ici aimeraient bien aller à l’école, mais leurs parents n’ont pas les moyens (...)», explique Kewe, 20 ans.





Racisme & xénophobie

Global : Pratiques illégales de l'administration française

2006-10-05

http://www.grioo.com/info8027.html

La toute puissance de l’administration française ne doit pas nous faire oublier que si puissante soit elle, elle est dirigée par des hommes. Les hommes étant ce qu’ils sont dans leur grandeur et leur faiblesse, il arrive parfois à l’administration française de faire fi des règles les plus élémentaires dès lors que la situation lui est favorable dans le sens du refus des droits de l’administré.


Côte d’Ivoire : Affi Nguessan menace les Ouest-africains

2006-10-04

http://www.africatime.com/afrique/

Le président du Front populaire ivoirien (Fpi, au pouvoir), l’ancien Premier ministre Pascal Affi Nguessan, a proféré des menaces, à Abidjan, à l’endroit des ressortissants des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) vivant en Côte d’Ivoire, qui selon lui, pourraient faire les frais de la colère des populations, si d’aventure les dirigeants de leurs pays respectifs ne "vont pas dans la voie" que propose le régime du président Gbagbo Laurent.


Global : Le "Petit Robert" justifie la colonisation

2006-10-04

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=PAN60026lepetnoitas0

Deux organisations français es, Le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) et le Mouvement contre le racisme et l'amitié entre les peuples (MRAP) ont accusé le dictionnaire Le Petit Robert de donner dans son édition 2007 des définitions qui cautionnent et justifient la colonisation. Aux mots "colonisation" et "coloniser", il propose les définitions suivantes : -Colonisation : mise en valeur, exploitation de pays devenus colonies", - Coloniser : "coloniser un pays pour le mettre en valeur, en exploiter les richesses (...)".





Environnement

Afrique : Une soif inextinguible d’eau potable

2006-10-04

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7226

L’Afrique de l’Ouest a le plus faible taux de couverture en systèmes d’approvisionnement d’eau potable et d’assainissement au monde et cette situation semble s’être détériorée depuis les quinze dernières années, selon un rapport du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Alors que la région a connu une forte croissance démographique, le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable est passé de 124 millions en 1990 à 157 millions en 2004.


Global : Un degré de plus sur Terre en trente ans

2006-10-01

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

La température terrestre a grimpé au plus haut niveau depuis près de 12.000 ans. Selon une étude publiée par des chercheurs américains, la rapide montée de la température du globe au cours des trente dernières années, à raison de 0,2 degré Celsius par décennie, fait que nous sommes actuellement à environ un degré Celsius du maximum enregistré depuis près d'un million d'années.


Côte d'Ivoire : Brigades de nuit contre déchets toxiques

2006-09-30

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4513

À Abidjan, les jeunes s’organisent la nuit en brigades pour contrôler les camions susceptibles de transporter des déchets toxiques. Depuis la découverte fin août de ces résidus arrivés par bateau et déversés ensuite dans plusieurs décharges de la métropole ivoirienne, la population traque "les camions de la mort" encore en circulation…


Madagascar : Pollution industrielle

2006-10-04

http://fr.allafrica.com/stories/200610040248.html

Les riverains d'une zone voisine d'un périmètre où sont installées des unités industrielles en différents endroits de la capitale, encourent un grand danger ! La pollution industrielle, en effet, y a atteint aujourd'hui un niveau alarmant. Des eaux usées contenant des produits chimiques et des colorants, sortent de ces usines, sans être traitées et sont déversées directement dans les rivières.





Média & liberté d'expression

Côte d’Ivoire : Bientôt des radios et télévisions privées

2006-10-05

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=11997

Le paysage de l’audiovisuel ivoirien va s’élargir très bientôt avec la libéralisation du secteur qui va favoriser la création de nouvelles chaînes de télévisons et de radio privées, a appris APA auprès du Conseil national de la communication et de l’audiovisuelle (CNCA). «(...)le paysage de la communication audiovisuelle va s’ouvrir parce que c’est pour la Côte d’Ivoire un tournant très important » a déclaré Diégou Bailly, président du CNCA.


Mauritanie : La censure abolie

2006-10-05

http://www.afrik.com/article10493.html

Le gouvernement mauritanien a entériné, lundi à Nouakchott, une ordonnance qui donne plus de pouvoirs à la presse. La décision fait suite à de longues tractations avec la junte militaire qui a renversé Maaouyia Ould Sid’Ahmed Taya le 3 août 2005. Elle est notamment saluée par Reporters sans frontières, qui avait soumis plusieurs recommandations au Président-général Ely Ould Mohamed Vall en octobre dernier.


Seychelles : Manifestation pour la liberté de la presse

2006-10-04

http://www.ifex.org/fr/content/view/full/77729/

Reporters sans frontières dénonce la répression violente, par la police seychelloise, le 3 octobre 2006 à Victoria, d'une manifestation de l'opposition en faveur de la libéralisation de l'audiovisuel, au cours de laquelle Roger Mancienne, rédacteur en chef de l'hebdomadaire d'opposition "Regar", a été arrêté, et Jean-François Ferrari, directeur de publication du même journal, a été blessé.


Zimbabwe : Les responsables d’une radio privée libérés

2006-09-29

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=11576

Sept responsables d’une station radio zimbabwéenne ont été acquittés des charges de violation des lois du pays en matière de diffusion, a appris APA mardi de sources sûres. Le gouvernement n’a pu établir des preuves solides contre eux, lors de leur procès qui s’est déroulé à Harare, la capitale. Ces sept directeurs de Voice of the People (VOP) avaient été arrêtés en décembre 2005 pour exploitation présumée d’une radio pirate.





Plaidoyers & campagnes

Global : Failles dans le contrôle du commerce des armes

2006-10-04

http://www.oxfam.org/fr/news/2006/pr061002_arms

Le rapport Armes Sans Frontières a été lancé ce lundi 2 octobre 2006, première étape avant un vote décisif aux Nations unies pour commencer à élaborer un Traité sur le commerce des armes. Le rapport met en valeur les lacunes majeures qui permettent aux entreprises d’armement de contourner légalement les règles, y compris les embargos, grâce à la vente de pièces individuelles en lieu et place de la vente de matériel assemblé.


Global : La Francophonie prend un tour politique

2006-09-29

http://www.afrik.com/article10471.html

Dès l’ouverture du XIème Sommet de la Francophonie, jeudi 28 septembre 2006 à Bucarest, en Roumanie, les polémiques portant sur le refus du Président roumain d’inviter le Président libanais Emile Lahoud ont traduit une évidence : l’Organisation internationale de la Francophonie n’est plus un club de pays-frères attachés à l’emploi de leur langue commune, le français. C’est devenu une enceinte internationale où 63 pays peuvent réfléchir ensemble aux positions qu’ils prennent sur les grands problèmes de l’heure.


Mauritatinie : Campagne contre les sauteriaux

2006-10-04

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=PAN60026dmarrseller0

Le ministère mauritanien du Développement rural a lancé lundi une campagne nationale de lutte contre les sauteriaux dans les zones de culture du riz irrigué (Trarza, Brakna et Gorgol) annonce un communiqué remis à la PANA mardi. Cette campagne d’intervention d’urgence dont la première phase est prévue pour une durée de 10 jours, mobilise 6 équipes dont 3 consacrées au Trarza, une pour le haut fleuve, alors que 2 équipes assurent la coordination des opérations.





Nouvelles de la diaspora

Global : Cachan, Chirac interpellé

2006-10-05

http://www.afrik.com/article10492.html

Danièle Mitterrand, la veuve du défunt Président français, a interpellé ce mercredi matin le Président Jacques Chirac dans l’affaire des expulsés de Cachan. L’urgence de leur situation se fait de plus en plus sentir et la classe politique semble incapable de trouver une solution à ce drame. « Vous êtes le seul à pouvoir stopper le processus suicidaire de ces hommes déterminés à mettre un terme au cynisme dont ils sont les victimes », a plaidé Danièle Mitterrand.


Global : Les immigrants sauvent la sécurité sociale en Espagne

2006-09-29

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=11706

La Sécurité Sociale espagnole devrait enregistrer en 2007, un excédent de près de 8 milliards d’euros, un record historique réalisé grâce aux cotisations des immigrés qui assurent la "pérennité" du système, a appris APA de sources officielles. Grâce à l’apport des nouveaux citoyens, le système espagnol de la Sécurité sociale pourra continuer à fournir à ses bénéficiaires les prestations sociales nécessaires.


Global : Régularisations en France, retour à une vie de malfrat

2006-09-29

http://www.afrik.com/article10435.html

En France depuis 2002 avec trois enfants scolarisés dont un titulaire d’une bourse d’étude au mérite, la famille Razafisaona n’a pas été régularisée dans le cadre de la circulaire du 13 juin dernier. Cette famille malgache, aujourd’hui réduite à se cacher, alors qu’elle remplissait les critères de régularisation énoncés par le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, illustre l’inégalité de traitement entre les dossiers déposés dans le cadre de la circulaire.





Conflits & urgences

Côte d'Ivoire : Les FN portent plainte contre Mbeki

2006-10-04

http://fr.allafrica.com/stories/200610030890.html

Les Forces Nouvelles (FN, ex rebellion) en Côte d'Ivoire ont décidé de porter plainte «dans les jours à venir» contre le président sud africain Thabo Mbeki, «coupable» à leurs yeux, d'avoir «pillé les ressources de la Côte d'Ivoire en complicité avec le régime du front populaire ivoirien (FPI, parti au pouvoir) et ce sous le couvert de leur médiation en Côte d'Ivoire».


Côte d'Ivoire : La CEDEAO doit-elle se ressaisir

2006-10-01

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a depuis, adopté le point de vue de la rébellion vis-à-vis du pouvoir légal ivoirien. L'on sait que les soutiens des rebelles viennent de la France. Or, la Françafrique tire ses énergies des pays de la CEDEAO, du moins de l'actirisme de certains chefs d'Etat qui pensaient que, économiquement, la crise ivoirienne allait faire de leurs pays, des "pays phares" de la sous-région.


Côte d'Ivoire : Chirac, place aux Africains

2006-10-01

http://www.rfi.fr/actufr/articles/081/article_46483.asp

Sans jamais le nommer directement, le président de la République française, Jacques Chirac, a très fermement critiqué le régime du président Laurent Gbagbo. «La situation du pays est désastreuse à tous égards», a-t-il souligné en fustigeant l’incapacité d’organiser des élections faute de «listes électorales crédibles».


Ethiopie : Dénonciation de l’expansionnisme somalien

2006-10-01

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=11901

Le Premier Ministre éthiopien, Meles Zenawi a sévèrement condamné ce qu’il considère comme des tendances expansionnistes des milices islamiques somaliennes, qui ont récemment pris le contrôle de Kismayu, a appris APA de sources fiables. M. Zenami a expliqué que le récent renforcement du contrôle d’autres localités du pays par les Islamistes gênait les efforts de paix menés tant au niveau régional que sur la plan international.


Ile Maurice : Les syndicats craignent les Chinois

2006-10-01

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=11910

Le syndicat mauricien des constructeurs, menuisiers métalliques, ébénistes et industries annexes (CMWRIEU) ont exprimé leur désarroi face à l’imminente mainmise des employés chinois sur le marché de la construction, a appris APA de source syndicale, dimanche. « Il y a en Ile Maurice un vent de xénophobie dans l’air pouvant mener à de graves conflits entre les mauriciens et les employés étrangers », a déploré Reaz Chuttoo, le responsable du syndicat.


Nigeria : Nouveaux enlèvements

2006-10-04

http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2006/10/061004_nigeria_enlevements.shtml

Selon des sources officielles, au moins quatre expatriés opérant dans le secteur pétrolier ont été enlevés dans la région pétrolifère du Delta du Niger, au Nigeria. Ces employés auraient été enlevés non loin des bureaux de la compagnie Exxon Mobil, dans la localité d’Eket. Les travailleurs du secteur pétrolier nigérian font régulièrement l’objet de rapts orchestrés par des groupes de militants, qui réclament “une meilleure distribution des revenus du pétrole”.


RDC : Les leçons des affrontements de Kinshasa

2006-10-06

http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=4412&l=2

À quelques heures de l’annonce à Kinshasa des résultats du premier tour des élections présidentielles en République démocratique du Congo le 20 août 2006, des violences ont opposé les troupes fidèles au vice-président Jean-Pierre Bemba et celles du président en exercice Joseph Kabila, illustration spectaculaire de la fragilité du processus électoral dans ce pays. Parce que Kabila comme Bemba seront tentés de recourir à la violence en cas de défaite au deuxième tour.


Somalie: Les islamistes contrôlent Kismayo

2006-09-28

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7208

Au moins une personne a été tuée lundi lorsque des éléments de l'Union des tribunaux islamiques ont ouvert le feu pour disperser les manifestants anti-islamistes, quelques heures après que le mouvement ait pris le contrôle de Kismayo, la principale ville portuaire du pays située à 500 kilomètres au sud de Mogadiscio, la capitale somalienne.


Soudan : Génocide en direct au Darfour

2006-10-04

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1416

Le conflit qui a éclaté au Darfour ne mai 2003 a déjà eu les pires qualificatifs possibles, de génocide pour Colin Powell, à crime contre l’humanité pour le président français Jaques Chirac. En septembre 2006, plus de 30 000 personnes manifestaient à New York contre cette tragédie humaine, ses plus de 200 000 morts et 2,5 millions de déplacés, ses milliers de femmes violées, familles torturées, razziées, villages brûlés, exécutions de masses.





Internet & technologie

Kenya : Le petit business center de Kibera

2006-09-30

http://www.afrik.com/article10463.html

Kibera, situé dans l’Ouest de la ville de Nairobi au Kenya, avec une population que l’on estime à près d’un million d’habitants est connu pour être l’un des plus importants bidonvilles d’Afrique. Mais très peu savent qu’un certain Patrick Oburu a eu l’ingénieuse idée de créer un « business center » dans son marché. Petite visite guidée.


Sénégal : Problémes d'accès aux téléphones et à l'internet

2006-10-04

http://fr.allafrica.com/stories/200610040507.html

Au Sénégal comme partout en Afrique, le téléphone fixe et l'Internet ne sont pas accessibles à tous en raison surtout de l'insuffisance du réseau de télécommunication. Le recours au réseau électrique qui présente l'avantage d'être mieux étendu sur l'ensembles des territoires nationaux se justifie dès lors. C'est une nouvelle solution alternative susceptible de permettre d'atteindre assez efficacement les objectifs de démocratisation des télécommunications qui s'offre au gouvernement.





Collecte de fonds & ressources utiles

Afrique : Campus annuel des sciences sociales du CODESRIA

2006-10-05

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) a le plaisir d’annoncer la quatrième session de son Campus annuel des sciences sociales et d’appeler les candidatures des chercheurs africains à ce programme prévu en novembre 2006, à Dakar, Sénégal. Le Campus annuel des sciences sociales est conçu comme un dialogue de recherche avancée qui est à la fois multidisciplinaire et intergénérationnel dans sa nature. Il est organisé autour d’un thème spécifique et près de 15 chercheurs, de différentes disciplines et représentant les différentes générations de chercheurs en sciences sociales, sont conviés à y participer.
Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) a le plaisir d’annoncer la quatrième session de son Campus annuel des sciences sociales et d’appeler les candidatures des chercheurs africains à ce programme prévu en novembre 2006, à Dakar, Sénégal. Le Campus annuel des sciences sociales est conçu comme un dialogue de recherche avancée qui est à la fois multidisciplinaire et intergénérationnel dans sa nature. Il est organisé autour d’un thème spécifique et près de 15 chercheurs, de différentes disciplines et représentant les différentes générations de chercheurs en sciences sociales, sont conviés à y participer.

Cette diversité des participants sert à promouvoir un dialogue intensif et critique entre les disciplines, et entre les différentes générations de chercheurs africains, afin d’assurer la promotion de la théorie, de la méthodologie et de la pratique. Chaque Campus est organisé pour être un exercice intensif interactif qui dure une semaine.

La participation au Campus est conditionnée par la soumission d’une proposition de recherche novatrice ou qui est l’approfondissement d’un travail en cours lié au thème du Campus. La gestion du Campus est confiée à un coordonnateur qui est aussi responsable de l’élaboration du programme de présentation des communications des lauréats et des débats lors des sessions. De plus, le coordonnateur, en collaboration avec le Centre de documentation du CODESRIA (CODICE), devra identifier les ouvrages de base qui seront utilisés par les participants au Campus.

Les chercheurs dont les propositions de recherche seront sélectionnées devront présenter leur contribution, réagir aux contributions des autres participants, et entreprendre une lecture/relecture des textes fondamentaux dans le cadre d’un dialogue multidis