Cette édition
Pambazuka News 157: Droits humains, développement et engagements de femmes africaines
Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.
Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847
CONTENU: 1. Annonces, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Femmes & genre, 5. Droits humains, 6. Réfugiés & migration forcée, 7. Elections & gouvernance, 8. Corruption, 9. Développement, 10. Santé & VIH/SIDA, 11. Éducation, 12. Environnement, 13. Média & liberté d'expression, 14. Conflits & urgences, 15. Internet & technologie, 16. Cours, séminaires, & ateliers, 17. Emploi
Sommaire de cette édition
CHRONIQUE : Femmes africaines : réussites, défis et espoirs.
COMMENTAIRES & ANALYSES : Afrique du Sud : Condamnés à vivre à perpétuité dans nos cabanes.
FEMMES & GENRE : Appel à dissertations pour le Journal des femmes africaines.
DROITS HUMAINS : Afrique du Sud : Les fonctionnaires manifestent pour de meilleurs salaires.
REFUGIES & MIGRATION FORCÉE : Afrique du Sud : Vers des pénalités contre les mariages de convenance.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Burkina : Le parti de Compaoré veut une révision de la Constitution.
CORRUPTION : Algérie : Un règlement anticorruption à la Douane.
DEVELOPPEMENT : Afrique : Les délestages occasionnent 5% de pertes pour les entreprises.
SANTE & VIH/SIDA : Afrique : L’obésité gagne du terrain.
EDUCATION : Congo : 12 857 élèves des populations autochtones scolarisés.
ENVIRONNEMENT : Afrique : Un navire de déchets toxiques sillonne les côtes ouest-africaines.
MEDIA & LIBERTE D’EXPRESSION : Afrique du Sud : Deux projets de loi sur les médias dénoncés.
CONFLITS & URGENCES : Afrique : Vigilance contre le terrorisme dans le Sahel exigée.
INTERNET & TECHNOLOGIE : Algérie : Le Blackberry pourrait être interdit.
COURS, SEMINAIRES & ATELIERS : Le FSM lance une consultation sur les axes thématiques pour l’édition 2011.
EMPLOI : Offre d’emploi pour l’Agence de la Francophonie à Dakar.
Annonces
Chroniques
Femmes africaines : réussites, défis et espoirs
Tidiane Kassé
2010-08-13
http://pambazuka.org/fr/category/features/66673
Une Conférence Régionale de Femmes Rurales s’est tenue du 21 au 22 juillet 2010 en Ouganda. Organisée par le Mouvement de Solidarité pour les Droits des Femmes Africaines (SOAWR), en prélude au Sommet de l’Union africaine, elle était destinée à recueillir les voix des femmes pour les porter à l’attention des décideurs de politiques à l’occasion d’un sommet dont le thème portait sur le thème “Santé Maternelle, Néonatale et Infantile et Développement en Afrique”.
Quatorze femmes leaders ont été mobilisées par Fahamu pour participer à cette rencontre de partage d’expériences et de plaidoyer. Une initiative rendue possible par un soutien de Trust Africa et qui a permis d’impliquer ces femmes venues du Burkina Faso, du Burundi, du Cameroun, de la République démocratique du Congo, du Mali, du Niger et du Sénégal. Les deux jours de discussions ont été, pour elles, l'occasion de se familiariser aux structures et aux processus de l’Union africaine en vue de cultiver une compréhension de la façon dont l’institution peut être utilisée avec succès pour appuyer les processus nationaux. Il s’est aussi agi de discuter des voies et moyens d’utiliser les décisions de l’Union africaine pour faire avancer leurs programmes nationaux et travailler continuellement à la ratification et la mise en œuvre du Protocole à la Charte Africaine des Droits Humains et des Peuples relatif aux droits des femmes en Afrique et dans leur pays.
A travers cette série d’entretiens, plusieurs de ces femmes ont confié à Pambazuka News leurs expériences en termes de réussites, de défis et d’espoir un meilleur devenir de la femme en Afrique.
* Tidiane Kassé est rédacteur en chef de l’édition française de Pambazuka News
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«Il faut une journée africaine contre les mariages précoces»
Doumara Aïssa
2010-08-11
http://pambazuka.org/fr/category/features/66641
Dans la lutte contre les violences faites aux femmes, les mariages précoces forcés constituent une dimension que nous jugeons essentielle. Nous travaillons donc à leur éradication en nous appuyant sur la conscientisation, la sensibilisation l’accompagnement et le suivi. Aujourd’hui, plein de conséquences inhérentes à la santé maternelle et aux droits sexuels des femmes et des filles découlent de ces pratiques.
Les mariages forcés exposent les filles aux conséquences des accouchements à hauts risques, comme les fistules obstétricales dont les victimes sont souvent rejetées par la société, par leurs familles, par leurs époux. Elles sombrent dans le désespoir et facilement dans la déchéance. Le mariage précoce, c’est aussi l’exposition des filles aux pratiques du viol dans le ménage. Les jeunes n’ont aucun contrôle sur leur sexualité, aucun droit sur leur santé reproductive, aucun mot à dire sur la reproduction. Devant un époux plus âgé qu’elle et qui détient tous les droits sur elle, la jeune fille n’a rien à dire sur sa santé génésique.
Qui dit mariages précoces dit accouchements précoces, avec tous les traumatismes et conséquences possibles, comme la stérilité. Et on sait ce qui en découle pour les femmes en Afrique, avec une mise au ban de la société, une expulsion même de son foyer, etc.
Dans l’extrême nord du Cameroun, les filles sont mariées entre 9 et 16 ans. Une situation grave qui nous pousse à dire que l’Union africaine devrait se pencher sur cette question. Il faut même en arriver à l’institutionnalisation d’une Journée africaine contre les mariages précoces et forcés. Il est important que toutes les femmes du continent se mettent ensemble pour porter ce plaidoyer et sensibiliser nos chefs d’Etat, nos frères, nos parents, nos mères qui ne parviennent pas encore à dissocier nos valeurs positives des pratiques culturelles néfastes qui portent atteinte aux droits des filles et des femmes, des droits de l’homme.
Le centre d’écoute que nous avons mis en place pour ces femmes victimes et survivantes des mariages précoces a accueilli, entre 2000 et 2010, quelque 600 personnes. Et ce n’est là que le nombre de femmes qui ont pu, qui ont su briser le silence pour venir confier leur cas. Nul peut dire combien elles sont, plus nombreuses encore, à vivre leur mal en silence. Le plus souvent, il faut que survienne un drame pour qu’on commence à en parler, pour que le tabou de la tradition soit levé. La cessation de ces pratiques passe nécessairement par leur interdiction.
Nos Etats doivent impulser des lois dans ce sens, là où elles n’existent pas et veiller à leur application quand la tradition les met à mal. Il faut que les mentalités changent, que certains comportements et attitudes cessent. Nous sommes en face d’une pratique contre laquelle les lois ne suffisent pas. Il faut de la coercition (et les juges devraient se montrer sévères à ce sujet), mais aussi de la persuasion. Car les mentalités à changer sont très ancrées dans nos sociétés, portées des leaders traditionnels, religieux, communautaires, etc.
Mais rien ne peut être durable dans l’amélioration du sort des femmes sans une alphabétisation systématique de toutes les filles. On parle de scolarisation universelle et gratuite, mais c’est un leurre. Il ne s’agit pas de le proclamer dans les textes. L’effectivité et l’efficacité de la mesure passent par une imposition aux parents d’inscrire leurs filles à l’école comme ils le font pour les garçons et les y maintenir jusqu’à 18 ans. Déjà, c’est là un début de solution pour repousser à plus loin l’âge du mariage.
* Mme Doumara Aissa est chargée de programme à l'Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (Cameroun)
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Rompre avec les leurres de l’aide alimentaire
Agnès Mussamba
2010-08-11
http://pambazuka.org/fr/category/features/66643
L’aide alimentaire est un leurre. Elle ne nourrit que ceux qui pensent se donner bonne conscience en la distribuant. Donner un kilo de maïs à une femme pour son enfant, en vue, soi-disant, d’améliorer son niveau nutritionnel, est une belle tromperie. Que fait une mère quand elle emmène de la nourriture dans la famille ? Elle la partage pour tout le monde. Ses autres enfants, elle ne les regarde pas mourir de faim. Pour l’enfant atteint ou malade, le déficit nutritionnel n’est pas comblé. Pas plus que pour les autres qui ont bénéficié du partage.
L’aide est une dépendance sans fin et sans utilité. Elle ne résoudra jamais le problème de la malnutrition dans les foyers. Le combat qui vaut la peine, pour la femme africaine, demeure celle de l’autosuffisance et de la souveraineté sur la nutrition de ses enfants. Cela passe, entre autres, par des activités génératrices de revenus. Mais cette approche, pour être efficace et pertinente, doit être tournée aussi vers la satisfaction des besoins au quotidiens.
Plutôt qu’un petit commerce ou une activité de transformation, nous pensons plus adapté, par exemple, de pousser les femmes à s’investir dans un petit élevage de poules pondeuses. Chaque jour, il est possible, pour leurs enfants, de consommer chacun un œuf dont on connaît les valeurs nutritives. Ce qui reste peut faire l’objet d’un commerce pour des ressources additionnelles au niveau du ménage. Ainsi, activités génératrices de revenus doivent rimer avec activités d’autosuffisance et de souveraineté alimentaire d’abord.
Nous rêvons d’une République démocratique du Congo pacifiée de manière durable, pour que cette approche soit mieux ancrée. Paix au niveau des familles, des communautés, du pays en général, dans un contexte social, politique et économique favorable. Car la guerre a détruit la société congolaise. Au-delà des morts, des blessés, des dégâts matériels qui font les bilans habituels, il y a une perversion des mentalités qu’il faut guérir. Des ressorts se sont brisés jusque dans les familles. On vit de peurs et de rancunes. C’est un défi énorme, aujourd’hui, en Rd Congo, que de croire au futur, que de reconstruire le tissu de solidarité. Jadis une naissance faisait le bonheur dans la famille, aujourd’hui c’est presque une malédiction. Une charge de plus, devant dans une progéniture dont on ne parvient même pas à assurer les besoins les plus élémentaires.
Jusqu’en milieu rural, la construction d’un nouveau Congo passe par de nouvelles synergies pour amener les femmes à retrouver la foi en elles, en leur capacité à changer les choses ensemble. Je rêve même à une action d’éclat par lequel ce petit peuple des femmes pourrait faire sentir à la population congolaise combien son rôle est important. Cela peut être aussi simple que de voir les productrices rurales décider un jour de croiser les bras et de ne pas approvisionner les marchés. Il est certain que les décideurs commenceraient alors à jeter un autre regard sur elles.
* Agnès Mussamba est responsable de l’Association d’appui aux groupements des femmes et familles (AGF), membre du Comité national Femme et développement
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Leadership politique et droits des femmes au Rwanda
Zaina Nyiramatama
2010-08-13
http://pambazuka.org/fr/category/features/66666
Hagruka, notre association, signifie lève-toi et défends tes droits. Notre vision est celle d’une société où les droits des femmes, des enfants et de tous les citoyens sont égaux et respectés. Nous avons 383 para-juristes qui travaillent à travers le Rwanda pour sensibiliser et promouvoir ces droits.
La création de Hagruka est intervenue en 1991, dans une situation incertaine marquée par une guerre civile qui abouti à un génocide des Tutsis. Mais depuis 1994 que le Rwanda est entré dans une phase de reconstruction, il y a eu beaucoup de changements. Des mutations manifestes au niveau du leadership politique, avec un fort accent sur la défense et la promotion des droits des femmes. Beaucoup de dispositions ont été prises dans ce sens, comme la loi sur la succession et l’héritage, la loi sur l’accès à la terre et à la propriété pour les femmes, ainsi que la loi sur la répression des violences basées sur le genre.
Dans ce contexte, le travail de sensibilisation, de renforcement des capacités des communautés et des autorités locales, ainsi que dans de plaidoyer pour les droits des femmes et des enfants devient plus aisé. D’autant plus que les organisations de femmes ont pu jouer un rôle actif dans les processus de réformes, notamment la nouvelle Constitution de 2003 qui nous a accordé des privilèges en tant que citoyennes et femmes.
Ce travail de plaidoyer et d’impulsion des réformes se fait parallèlement à une assistance juridique et judiciaire qui fait que nous recevons chaque jour, à travers le pays, quelque 100 à 150 femmes en quête de conseils, d’informations et de références à des structures qui pourraient prendre en charge la défense de leurs droits. Il faut en effet que les femmes sentent dans leur vécu la réalité des droits qu’on se bat à rendre effective.
Le fait d’avoir contribué à la création d’un cadre légal favorable et de participer à son application, d’être à côté des femmes et des enfants victimes de violences, de les accompagner dans les tribunaux, leur fournir des avocats, leur offrir des services psychosociaux, est une donnée fondamentale dans les mutations qui se font jour au Rwanda. Des synergies positives et des partenariats se sont noués qui impliquent quelque 55 organisations de femmes et de structures luttant pour les droits des femmes et des enfants.
Le contexte politique et juridique offre aujourd’hui un sentiment de sécurité pour les femmes. Les violations de droit continuent de survenir, mais les femmes se sentent protégées. Il en découle un sentiment de confiance pour entreprendre et on note un respect des hommes à leur endroit. Entendre les femmes témoigner dans les médias sur leur réussites alors qu’elles sont veuves, infectées par le Vih, ont subi les viols des génocidaires qui les ont marquées à vie, etc., demeure quelque chose de fabuleux.
Mais comme toujours, il y a les lois et l’application qui en est faite. A ce niveau, il y a encore des progrès à faire. D’une part pour que les femmes les comprennent et se les approprient pour qu’on sente leur effectivité jusque dans le milieu rural. D’autre part pour que les changements de mentalité soient promus dans un souci de durabilité. Les évolutions qui consacrent les droits des femmes ont été rapides et vont à l’encontre de certaines traditions et pratiques culturelles. C’est là où le travail de sensibilisation est important.
Après l’acquisition des droits, il faut se mobiliser contre l’ignorance de ces droits. Or, on peut dire que 50% des femmes en milieu rural ne les connaissent pas. Beaucoup n’accèdent pas à la radio, donc à l’information. La loi sur la succession est votée depuis 1999, bien avant le Protocole de Maputo. Mais les réalités socioculturelles font que les hommes ont du mal à intégrer les changements en cours. Même s’ils sont de plus en plus conscients des avantages qu’ils peuvent tirer du women empowerment.
* Zaina Nyiramatama est secrétaire exécutive nationale de Hagruka (lève-toi et défends tes droits)
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Le Mali change avec ses femmes
Macalou Awa Dembélé
2010-08-11
http://pambazuka.org/fr/category/features/66642
L’accès des femmes au micro-crédit est un important facteur de changement social. Pour elles comme pour la communauté. Dans la commune rurale de Kambila, à 25 km de Bamako, où nous intervenons, une cagnotte de départ de 650 000 F s’est transformé aujourd’hui en fonds de roulement 3,5 millions de francs. Les femmes empruntent et remboursent au mois ou à la semaine. Elles sont quatre cent quarante-quatre femmes à avoir adhéré à la petite caisse de crédit et d’épargne que nous avons mise en place, avec des antennes dans différentes localités du Mali. Cet appui permet à des centaines de femmes de s’investir dans la petite agriculture familiale, le maraîchage, la cueillette, le petit élevage, ainsi que la transformation des céréales cultivées et des feuilles et légumes.
Il s’agit là d’une initiative parmi d’autres, dans le domaine des mobilisations communautaires par lesquelles nous cherchons à impulser des dynamiques positives. En appelant les populations à se cotiser, nous avons pu construire à Coco Plateau, un quartier de Kati, à 15 km de Bamako, un Centre de santé communautaire (Cescom) dont nous nous occupons de la gestion à travers un constitué de femmes et de fonctionnaires à la retraite. La seule assistance que nous avons sollicitée a été pour la formation des gestionnaires. Ce sont des Canadiens qui s’en sont occupés. Le Cescom rayonne aujourd’hui sur plusieurs localités environnantes et dispose d’une ambulance qui permet d’évacuer les femmes en travail, par exemple, vers les hôpitaux de référence au niveau de Bamako.
C’est dire que nous pouvons faire des choses importantes pour nos communautés à partir de peu. L’idée d’implanter ce Cescom m’est venue d’un drame familial. J’étais étudiante en Union soviétique quand mon père est décédé, après avoir souffert pendant soixante-douze heures sans qu’on ne puisse l’évacuer vers un centre de soins. Il n’y avait pas de médecin dans la structure de santé de la localité, encore moins d’ambulance pour le transférer. Pour moi, ce qui avait emporté mon père ne devait plus jamais arriver. L’initiative pour lancer le Cescom est venue de là, appuyée par les populations qui y ont adhéré.
Notre association travaille aussi à l’éveil des femmes sur la connaissance de leurs droits et la mobilisation pour que ces droits soient respectés. C’est dans ce cadre que nous avons formé vingt femmes para juristes, qui effectuent des visites dans les quartiers pour expliquer à leurs paires les termes du Protocole de Maputo et les amener à s’investir pour la défense de leurs droits. Ce travail souffre cependant du fait que le Mali est un pays où 75 % des femmes sont des analphabètes. Communiquer et sensibiliser sur des éléments dont les supports sont en français n’est pas facile. Un élément fondamental, aujourd’hui, dans la promotion des droits des femmes en Afrique, est de traduire le Protocole dans les langues locales. Il faut en arriver là si on veut que les femmes le comprennent, se l’approprient et puissent s’engager dans une mobilisation pour leur application jusque dans les coins plus reculés.
Cela pose la question de l’alphabétisation, mais surtout d’une alphabétisation fonctionnelle. Car lutter contre la pauvreté ne revient pas seulement à déverser de l’argent dans la communauté. La paupérisation est un phénomène tellement complexe, avec des facteurs et des implications tels que les populations ne parviennent pas toujours à comprendre ce qui les maintient dans le cycle de misère où elles se retrouvent enfermées. Ces populations, surtout les femmes, subissent leurs conditions sans savoir que leur état constitue un déni de leur droit contre lequel elles doivent lutter. Faire reculer l’obscurantisme est le premier combat dans la conquête des droits pour les femmes. Tant que la situation ne change pas à ce niveau, nos autorités vont continuer à signer des conventions internationales pour le prestige. Sans les respecter, sans rendre compte et continuer ainsi à abuser la communauté internationale.
* Macalou Awa Dembélé, présidente de Sewajama (pour la satisfaction de tout un peuple)
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Guinée : L'élection présidentielle marque un virage pour les femmes
Kaba Djakagbe
2010-08-13
http://pambazuka.org/fr/category/features/66668
En matière constitutionnelle, de même qu’au regard des lois et conventions internationales que nos Etats ont signées, des avancées notables sont enregistrées pour ce qui est des droits des femmes. Il n’empêche, l’affirmation de leur citoyenneté reste encore une question entière, surtout en milieu rural. Informer et sensibiliser reste encore une activité fondamentale pour que l’ignorance et la marginalisation soient vaincues.
En traduisant en langues nationales les dispositions de la Constitution guinéenne qui concernent les femmes et leur sont favorables, on a pu en assurer la vulgarisation. C’est encore peu par rapport aux gaps à combler. Mais les para-juristes qui ont été formés dans ce sens abattent un travail remarquable. Avec des notions de base simples, ils peuvent aller en milieu rural, trouver les femmes dans leur environnement, leur faire prendre connaissance et conscience de leurs droits, mais aussi les rapprocher de la justice en tant que justiciables.
Ce programme de citoyenneté a aussi été une bonne occasion pour faire une vulgarisation du Code électoral en prélude à l’élection présidentielle guinéenne, dont le premier tour a eu lieu en juin dernier. Un des résultats a été une forte participation des femmes au vote. En milieu rural notamment. De même qu’elles ont eu à afficher leur présence active pendant la campagne électorale, alors qu’elles étaient souvent présentes pour le décor des meetings électoraux. Elles ont articulé des messages et des revendications en direction des candidats, portant sur leurs besoins et leurs attentes. Aujourd’hui, quel que soit le candidat qui sera élu au 2e tour (Ndlr : le 19 septembre 2010), il aura à répondre des engagements que les femmes les ont amenés à prendre.
Des études ou des sondages auraient pu permettre de mesurer cette participation féminine dans ces premières électoralistes libres et démocratiques que la Guinée ait jamais connues. Mais nos observations visuelles nous ont permis d’attester que les femmes ne sont pas en marge du processus électoral actuel. Devant les bureaux de vote, au premier tour, leur présence était plus forte que celle des hommes, avec parfois des files de votants plus longues que pour ces derniers. Elles sont sorties aux premières heures pour accomplir leur devoir de citoyennes, avant d’aller vaquer à leurs occupations domestiques.
L’expérience de ces élections est d’autant plus importante que les femmes ne votaient généralement pas en Guinée. Faute de carte d’identité nationale, mais aussi faute de maîtrise du processus électoral pour savoir quand et comment s’inscrire sur les listes. Sans compter leurs activités quotidiennes qui ne leur laissaient guère du temps pour aller vers les centres d’inscription. Un travail de sensibilisation mené dans ce sens a permis de les aider à comprendre, de les pousser à aller s’inscrire au moment de la révision des listes, de le faire tôt le matin avant d’aller sacrifier à leurs obligations quotidiennes au sein ménage qui les empêchent souvent de s’impliquer dans l’espace public.
Par-delà ce travail de sensibilisation politique, l’appui que nous menons en direction des femmes vise aussi à leur donner les moyens nécessaires au développement de leurs activités, en termes d’équipements, de techniques et de technologies, pour développer leurs activités. Notamment en milieu rural. Elles sont ainsi une vingtaine d’organisations de femmes, en Guinée forestière, qui, grâce à de modiques subventions, se trouvent aujourd’hui dans les conditions de générer des revenus grâces aux banques de céréales qu’elles ont pu mettre en place.
Ce qui revient à dire que ces femmes ont pu cultiver leurs champs, ont pu produire assez pour se nourrir, pour dégager des surplus afin de subvenir aux besoins de la famille et pour enfin constituer des réserves à travers ces banques de céréales. Ce sont ces réserves qu’elles vendent pendant les périodes de soudure, quand les prix deviennent plus favorables sur le marché, pour générer des ressources leur permettant de préparer la campagne agricole suivante.
Mais aujourd’hui, un des challenges les plus importants se situe au niveau de la santé. L’installation et l’équipement de cases de santé sont devenues vitales pour réduire les distances entre les zones rurales reculées et les structures. La pyramide sanitaire en Guinée s’arrête au poste de santé qui se trouve installé dans une sous-préfecture ou un district. Quand des villages sont à 15 km de là, les femmes en travail sont évacuées sur un vélo ou portées dans un hamac. Des conditions qui mettent leur vie et celle de l’enfant qu’elles portent en danger. Au mieux, on se retrouve souvent avec des accouchements compliqués nécessitant une césarienne. Et là encore, il faut une autre évacuation vers l’hôpital, dans des conditions toujours aussi difficiles.
Avec le degré de pauvreté et la mal-gouvernance, on en est arrivé à une faillite du système de santé guinéen. Les femmes rurales en souffrent le plus. Le plus souvent le personnel de santé est insuffisant. Quand il est en place, il y a pas de médicament. Si par miracle tout cela est en place, la distance entre les agglomérations villageoises et les structures de santé les rendent difficilement accessibles. Parce que les routes aussi sont mauvaises et que la pauvreté prive les femmes des moyens financiers leur permettant de se déplacer.
Améliorer tout cela appelle une volonté politique allant dans le sens d’une distribution équitable des ressources. Il faut aussi que la société civile guinéenne développe un réseautage par champs d’action, pour qu’ensemble nous puissions coordonner les actions plutôt que de les dupliquer et parvenir ainsi à toucher de manière efficace les cibles les plus nécessiteuses. Les ressources étant rares, il faut assurer une complémentarité qui permette de toucher le maximum de cibles.
* Diakadia Kaba est présidente de l’Association guinéenne pour l’allègement des charges féminines.
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Les femmes ne doivent plus être juste des bénéficiaires de programmes»
Hélène Diouf
2010-08-13
http://pambazuka.org/fr/category/features/66669
Dans les activités de soutien menées pour les femmes, il est important de s’arrêter un moment pour faire l’état des lieux afin de mieux maîtriser les besoins qui se font jour ; ceux qui sont exprimés comme ceux qui sont en latence. Il faut aussi mesurer les acquis et les difficultés auxquels les acteurs font face aux niveaux économique, social, culturel, etc. Tous ces éléments doivent être analysés pour mieux cerner les types de formation, de renforcement des capacités et d’accompagnement dont les femmes devraient bénéficier pour mieux se positionner comme citoyennes et actrices du développement.
Les activités génératrices de revenus, les questions liées à l’accès à la terre, la valorisation des activités des femmes en général, etc., doivent être continuellement discutées quant à leur orientation et leur finalité, dans une approche participative pour les principales concernées. Après des décennies de débats et de batailles pour le respect des droits des femmes et leur affirmation dans les espaces de production et de décision, des progrès existent. Mais il faut réfléchir aux moyens et méthodes à mettre en œuvre pour que les acquis deviennent réalité.
Cette réflexion a au moins un préalable : elle doit se faire avec l’implication effective des femmes dans tout ce qui est politique, programme ou projet. Au Sénégal, par exemple, nous avons une Constitution et des lois qui prennent en charge la question des droits des femmes, mais des manquements notoires demeurent dans l’application effective des dispositifs juridiques et réglementaires. Il en est sans doute de même ailleurs. C’est à ce niveau que nos combats doivent se situer. Il faut qu’on cesse de faire des femmes juste des bénéficiaires de programmes.
Dans cette dynamique, les femmes ont un défi à relever. C’est celui de la synergie dans la réflexion et dans les actions, dans la solidarité agissante pour porter les nôtres dans les sphères de décision. Quelles que puissent être les limites des unes et des autres, il faut qu’on soutienne les femmes qui émergent et s’affirment pour les porter dans les sphères où elles peuvent agir et impulser des processus de changement. Il s’agit d’une solidarité nécessaire pour nous permettre de mener en ensemble les combats de lobbying et de plaidoyer, en vue de faire avancer les causes qui nous importent. Les choses ne changeront réellement que quand nous aurons des femmes qui prennent la décision, qui ont la décision, qui font la décision.
* Hélène Diouf est secrétaire générale Convergence nationale pour la valorisation des activités de femmes au Sénégal
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Le drame des orphelins de la guerre et du sida au Burundi
Analyssa Enimana
2010-08-13
http://pambazuka.org/fr/category/features/66670
La guerre qui a éclaté au Burundi en 1993 a été un drame pour les enfants ; elle continue de l’être. Nombre d’orphelins de la guerre continuent aujourd’hui de vivre sans soutien, sans prise en charge (1). La plupart errent dans les rues. Enfants fragiles, faisant face à des problèmes de santé aigus, certains d’entre eux sont séropositifs. Le viol ayant été une arme de guerre pendant les périodes troubles que nous avons connues, l’épidémie à Vih y a trouvé un terrain favorable à sa propagation.
Encadrer, soutenir et appuyer ces orphelins reste une tâche délicate et de grande ampleur à laquelle nos moyens ne nous permettent pas de faire face. Les 43 enfants de la province de Bubanza, que nous encadrons font partie des rares privilégiés. Soutenus au plan psychosocial, l’encadrement dont ils bénéficient vise à les mettre dans les conditions idéales pour un accès à l’école, à des soins, à tout ce que leurs parents auraient cherché à leur assurer s’ils étaient encore en vie. Mais la meilleure finalité est de parvenir à les réinsérer dans leur famille. Des succès dont nous pouvons être fiers, il en existe. Un enfant a pu retrouver les siens et à 22 ans il fait la classe de seconde.
La tâche est cependant difficile. Il s’agit d’enfants retrouvés après la guerre, dont les parents se sont éparpillés s’ils n’ont pas été tués pendant la guerre. La parenté élargie en Afrique fait qu’ils ont toujours des proches qui auraient pu les accueillir et les prendre en charge dans un cadre familial. Mais dans le contexte de pauvreté extrême que connaît le Burundi, avec des difficultés à se nourrir, à se loger, à assurer des soins de santé, etc., accueillir un enfant de plus c’est ajouter une difficulté à un quotidien déjà critique.
Accueillir ces enfants avec les moyens dont nous disposons, est encore plus difficile quand ils sont séropositifs. Le sida pédiatrique nécessite une prise en charge particulière pour ce qui est de l’alimentation, des soins de santé, etc. Des bailleurs de fonds nous soutiennent, mais leur appui s’arrête quand les enfants atteignent l’âge de 18 ans. Nous ne pouvons plus alors compter que sur les cotisations de nos membres et sur quelques ressources additionnelles, en attendant de pouvoir leur assurer une réinsertion familiale.
Nombre d’orphelins de la guerre au Burundi continuent aujourd’hui de vivre sans soutien, sans prise en charge. Nous aurions aimé les accueillir tous, les soulager, leur offrir une famille, mais nos moyens ne nous permettent pas d’aller plus loin que les quarante-trois filles et garçons que nous avons aujourd’hui en charge.
L’attention que ces enfants devraient avoir de la part des autorités n’est pas encore au niveau souhaité. Ce sont des enfants du Burundi et il faudrait que nos gouvernants les considèrent comme tels et se soucient de leurs droits comme de ceux de tous les autres enfants.
NOTES
(1) Ndlr : Selon Terre des hommes, 600 000 enfants sont orphelins au Burundi et 120 000 enfants ont perdu un ou deux parents à cause du sida
* Analyssa Enimana est membre de Baxyeyi tu rerere uburundi, basé à Bubanza, au Burundi
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Burkina : Ce que l'alphabétisation peut changer en faveur des femmes
Bangou Marimpo et Kanfando Nikiema Azarata
2010-08-13
http://pambazuka.org/fr/category/features/66667
Une fois qu’elles sont mises ensemble et engagées dans un projet collectif, on sent l’engagement des femmes et leur volonté de réussir. Mais leur détermination se heurte souvent à un obstacle, celui de l’analphabétisme. C’est une priorité aujourd’hui que d’alphabétiser les femmes dans nos langues locales. Les activités génératrices de revenues s’en portent mieux quand les capacités existent de tenir les cahiers de comptes, de gérer l’évolution de la production. On a pu voir aussi les impacts sur la santé de la mère et de l’enfant. Les connaissances acquises dans la formation ont permis de réduire les maladies et les grossesses non désirées, les dépistages du cancer de l’utérus et du sein sont devenus réguliers.
Au sein de « La saisonnière », nous sommes un groupement d’une cinquantaine de femmes qui évoluons dans le maraîchage et la transformation des produits locaux. Installées dans un quartier à la périphérie de Ouagadougou, ces activités pourraient nous rapporter plus. Mais disposer d’un seul forage constitue aussi une contrainte. Il faut se réveiller à 4 heures du matin pour aller chercher de l’eau, arroser et entretenir les plants. Quand on quitte le jardin, il est parfois 17h. De retour au foyer, il faut s’occuper de son mari et de ses enfants. Cela nous fait des journées difficiles. Il arrive que des maris viennent chercher leur femme pour les ramener à la maison. L’un d’eux a même voulu interdire la participation de sa femme. Pour réduire de telles tensions, nous avons créé une crèche. Les femmes peuvent y laisser les enfants, le temps qu’elles sont à La Saisonnière.
Les retombées sont pourtant là. Cette année, avec une production satisfaisante, des femmes ont pu acheter des vélos et des téléphones portables, d’autres ont pu participer au financement de la scolarisation de leurs enfants.
* Bangou Marimpo et Kanfando Nikiema Azarata sont membres de l’Association « La saisonnière », un groupement de femmes pour le maraîchage et la transformation des produits locaux au Burkina
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Les TIC pour briser le silence sur la violence faite aux femmes
Mavic Cabrera-Balleza
2010-08-11
http://pambazuka.org/fr/category/features/66640
Mavic Cabrera-Balleza (MCB) : Françoise et Sylvie, je suis ravie de vous rencontrer. Parlez-nous d’abord un peu de vous.
Françoise Mukuku (FM) : Je suis la coordonnatrice nationale d’un groupe de jeunes féministes appelé Si Jeunesse savait (1) et également consultante en communication et en recherche sur les questions de genre.
Sylvie Niombo (SN) : Actuellement, je suis coordonnatrice régionale pour le projet MDG3: Réappropries-toi la technologie! pour mettre fin à la violence faite aux femmes au Congo - Brazzaville et en RDC pour le Programme d’appui au réseau des femmes de l’Association pour le progrès des communications.
MCB : Pouvez-vous faire un état des lieux des TIC en RDC?
FM : La pénétration de l’Internet est très faible. Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir des ordinateurs personnels chez nous ni une connexion mobile, même si nous avons des ordinateurs portatifs. La plupart du temps, les gens qui vivent dans les grandes villes se rendent dans les cybercafés où la connexion est lente et où la majorité des ordinateurs sont vieux. La proportion des fournisseurs de services Internet (FSI) par rapport à la population est très basse et les FSI sont concentrés à Kinshasa. Ils utilisent tous le satellite et une technologie coûteuse et les tarifs douaniers sur les produits électroniques sont très élevés.
L’accès aux TIC est une question de développement qu’encouragent les acteurs des mouvements sociaux de RDC. La connectivité Internet pourrait être plus rapide depuis que les compagnies de téléphonie mobile offrent un General Packet Radio Service (service général de paquets radio) (GPRS). Mais il faut un téléphone intelligent qui coûte cher pour profiter de ce service et il faut savoir s’en servir. La langue est un autre problème, car ce service n’est pas offert en général dans les langues locales. Et les villageois ne pourraient toujours pas utiliser l’Internet, à moins de venir en ville.
SN: Je suis d’accord avec Françoise, mais j’aimerais atténuer : la téléphonie mobile est très populaire et largement utilisée par tout le monde, y compris ceux qui ne savent ni lire ni écrire et ceux qui vivent en milieu rural. La radio est aussi populaire en RDC, et il existe de nombreuses stations de radio communautaire qui diffusent dans les langues locales. Beaucoup de gens regardent aussi la télévision.
MCB: Quelle est l’importance des TIC dans la vie des Congolais? Des Congolaises en particulier?
SN: Le téléphone mobile sert à garder le contact avec la famille, bien entendu, mais également dans les affaires. Les entrepreneurs et les commerçants l’utilisent pour communiquer avec leurs clients. Avec l’arrivée de l’Internet et l’ouverture des cafés Internet, les étudiants et les femmes dans les petites et moyennes entreprises l’utilisent pour l’éducation, le travail de bureau, les affaires et pour trouver des informations sur des débouchés à l’étranger.
Les médias audiovisuels sont importants pour les entreprises du fait de la publicité et de l’énorme audience à joindre. Mais le coût élevé de la publicité ne les rend pas très accessibles. Les médias créatifs comme le théâtre et les sketches sur la vie quotidienne sont très populaires même dans l’autre Congo, à Brazzaville. Ces sketches traitent des problèmes qui touchent les femmes et le reste de la population.
FM: Comme Sylvie l’a dit, les téléphones mobiles sont très importants pour les Congolais. Ils ont remplacé les téléphones terrestres. Les gens ont un téléphone mobile pour leur bureau et un pour leur maison. Quand vous appelez un « bureau », vous obtenez parfois quelqu’un dans un autobus avec le bruit de fond en prime. De plus en plus de publicitaires les utilisent pour rejoindre des clients éventuels, ce qui augmente la quantité des spams… Mais le téléphone mobile ne sert toujours pas pour des services essentiels comme appeler la police ou les services médicaux d’urgence. Il n’existe pas de numéro spécial à cette fin.
MCB: Comment décririez-vous les liens entre les TIC et la violence faite aux femmes, y compris la violence sexuelle?
FM: Il existe un lien très concret entre les TIC et la violence faire aux femmes. Le téléphone est souvent utilisé pour harceler. Les hommes donnent un téléphone à leur femme pour surveiller leurs activités ou soudoient les employés des services de télécoms pour avoir accès à la liste des appels de leur femme ou leur petite amie. Il y a d’autres formes de violations du droit à la vie privée, notamment les écoutes téléphoniques des organisations de la société civile ou des activistes politiques par le gouvernement, l’interruption de la connexion des activistes, comme cela s’est passé après les élections pour empêcher les gens de suivre les résultats et de parler des élections entre eux.
On voit de plus en plus de montages photo de gens connus dans des situations compromettantes. Il est difficile d’expliquer au gens que ce ne sont pas de vraies photos. J’ajouterais à cette longue liste le fait que nous avons plus de 300 stations de radio et de télévision. La majorité ne sont pas gérées par des professionnels et ne font que diffuser des propos haineux, de stigmatisation et de discrimination contre les femmes qui ne se conforment pas à ce qu’ils appellent les « valeurs africaines ou chrétiennes ».
Certains stations de radio religieuse disent que si les femmes sont violées, c’est parce qu’elles l’on cherché. Ils découragent les femmes de s’exprimer. Ils disent aux femmes de garder le silence car Dieu se bat pour elles. J’ai déjà entendu des incitations à la haine, mais heureusement cela reste limité. Ce genre de médias compense le manque de contenus intéressants en donnant le micro à n’importe qui prêt à dire n’importe quoi sans se préoccuper s’ils sont en train de violer la dignité et le droit à la vie privée des autres.
SN: L’autre dimension du lien entre TIC et la violence faite aux femmes est le rôle de symbole de statut social des téléphones mobiles. Ils sont devenus des objets de désir et des symboles de statut social et il n’est plus rare d’entendre des jeunes femmes accepter d’offrir des services sexuels en échange d’un cellulaire. Il y a eu également des cas de jeunes femmes qui utilisent l’Internet pour trouver des partenaires dans les pays occidentaux et qui sont amenées à la prostitution.
MCB: De l’autre côté de la médaille, les TIC peuvent-elles réduire l’incidence de la violence?
SN: Pour que les TIC réduisent l’incidence de la violence, elles devraient servir à informer et à sensibiliser la population. Il faut également augmenter la production de contenus pour que les outils TIC soient utiles aux filles et aux garçons.
FM: Oui, les TIC peuvent contribuer à réduire la violence faite aux femmes. Mais dans la plupart des cas, lorsque se produisent les formes les plus cruelles, les plus brutales de violence, il n’y a pas de réseau ni d’émission de radio susceptible de donner des informations utiles. Dans certaines parties du pays où la violence familiale est très répandue, nous avons besoin de numéros verts ou de numéros d’urgence pour appeler la police ou l’hôpital ou toute personne qui peut apporter une aide. Nous avons besoin d’un site de type Ushaidi (2) pour cartographier les endroits où la violence augmente afin d’encourager les gens à faire pression auprès des parlementaires et autres élus pour qu’ils remédient à la situation. Nos décideurs ne comprennent pas que nous avons beaucoup à gagner en investissant dans les TIC. C’est vraiment dommage.
MCB: La communauté internationale a l’impression que la situation en RDC est très sombre. On a dit que c’était la « capitale mondiale du viol », « le pire endroit sur la terre pour être une femme » et bien d’autres descriptions déprimantes. Qu’en pensez-vous? Comment peut-on utiliser les TIC pour que ces descriptions soient placées dans un contexte plus exact et plus réaliste?
SN: Il est vrai que les femmes et les filles ont été victimes de nombreuses atrocités en RDC et cela nous rend très tristes, mais nous sommes à l’écoute du combat pour mettre fin à ces atrocités. C’est ce qui explique la forte mobilisation des femmes et des organisations des droits humains pour que cesse l’impunité des auteurs des violences sexuelles dans ce pays. Le renforcement des capacités des femmes et des filles, de la société civile et des médias dans l’utilisation des TIC est essentiel pour pouvoir raconter ce qui se passe dans la perspective congolaise et faire entendre les voix des filles et des femmes courageuses qui se battent pour les droits des femmes en RDC. Un certain nombre de campagnes ont été lancées par des organisations internationales en RDC sur Facebook, You Tube et sur plusieurs blogs, mais très peu d’activistes congolais se servent des TIC pour s’exprimer et pour partager des histoires et des idées en ligne. Les activistes congolais devraient exploiter ces outils.
FM: Je suis convaincue que les femmes sont les seules à pouvoir mettre fin à la violence parce qu’elles la vivent dans leur corps et dans leur âme. Mais vous savez, lorsqu’on présente un projet de TIC aux bailleurs de fonds, ils nous demandent: « Comment allez-vous faire dans un pays sans électricité, où le niveau d’analphabétisme est si élevé chez les femmes et où tant de gens se démènent pour mettre de la nourriture sur la table? Les projets de TIC ne font pas partie de nos priorités ». Notre principal défi est de leur expliquer que les TIC peuvent être une solution aux problèmes qu’ils veulent régler. Nous avons encore de la difficulté à leur faire comprendre l’importance des TIC.
MCB: Qu’en est-il de la vie privée? Est-ce considéré comme un problème par les Congolaises? Quel est le rapport avec les TIC?
FM: La protection de la vie privée est un vrai problème, en particulier dans une société patriarcale comme la nôtre, où les femmes appartiennent au mari, la fille au père et la soeur aux frères. Il est impossible d’avoir une vie privée; une femme mariée ne peut même pas répondre au téléphone lorsqu’elle est seule. Elle sera accusée de tromper son mari. Les petits amis veulent le mot de passe au courriel de leur copine lorsqu’ils ne partagent pas le même compte. La plupart du temps, c’est le garçon qui a le mot de passe et il peut le changer ou utiliser la boîte vocale comme il l’entend.
Celles d’entre nous qui utilisent des alias pour protéger leur vie privée ou pour des raisons de sécurité ou les deux, sont également vulnérables lorsque des gens révèlent leur identité ou lorsqu’ils disent ce qu’ils savent d’elles en public. Ils se pensent drôles. Ils se moquent des lois ou des conséquences de ce qu’ils disent pour vous ou votre famille.
SN: L’utilisation des TIC conduit souvent à une violation de la vie privée par exemple lorsque des photos de jeunes filles nues circulent sur les cellulaires ou l’Internet. Les gens sont très peu sensibilisés aux questions de violation de la vie privée et de protection des données personnelles.
MCB: Existe-t-il une loi qui pénalise la violation du droit à la vie privée?
FM: Oui, cette loi existe, pour toutes sortes de violation de la vie privée, mais il y en a aussi une autre pour le délit de presse (diffamation), lorsque cela se produit dans les médias. On peut poursuivre un journaliste ou un journal, et je sais que certains l’ont fait – en particulier les politiciens, mais pas les gens ordinaires. Mais ce qui me préoccupe le plus, ce sont les cas de violation de la vie privée à partir de l’étranger. Nos lois ne contiennent pas de dispositions à ce sujet. J’ai été moi-même confrontée à ce problème. Les autorités ici au Congo m’ont dit d’appeler notre ambassade et de communiquer avec les autorités du pays dans lequel je pensais que se trouvait la personne en question. Cela ne m’a menée nulle part. Je n’ai pas pu obtenir justice. Imaginez, si une accro de la techno comme moi n’a pas de recours, ce qu’il en est des autres femmes qui n’ont même pas accès à l’Internet?
SN: Il y a , en RDC, différents textes juridiques qui protègent la vie privée (sur la résidence, la correspondance privée, le mariage, etc.). Il y a le Code pénal congolais qui date du 30 janvier 1940, mais dans lequel il reste à intégrer de nombreux concepts. La loi condamne les attaques contre la liberté individuelle, protège l’inviolabilité du domicile et condamne les attaques sur l’inviolabilité des lettres (articles 69 à 79). La correspondance électronique peut faire partie de la correspondance privée, mais ce n’est pas explicité.
MCB: Les Objectifs du millénaire pour le développement font des TIC un instrument essentiel à l’atteinte de l’éducation pour tous. Qu’en pensez-vous? Voyez-vous d’autres liens entre les TIC et les OMD?
FM: Les TIC sont un outil transversal de l’atteinte de tous les OMD – en particulier dans les pays comme les nôtres qui ont des années de retard dans l’atteinte des objectifs de développement. Nous avons besoin des TIC pour stimuler tous les secteurs de la société. Nous avons besoin des technologies pour combler une diversité de lacunes, notamment le manque de professeurs et d’infrastructures scolaires, le manque d’accès à de bonnes études universitaires, le manque d’accès à toute sorte de connaissances et le manque d’accès à l’information sur les marchés pour les produits agricoles.
Nous avons besoin des TIC pour mobiliser la population au moment des élections ou lorsqu’il faut faire pression sur les responsables et les décideurs dans un cadre de bonne gouvernance. Nous avons besoin de la télémédecine et des applications médicales qui peuvent sauver des vies. Dans un pays aussi vaste que l’Europe occidentale, mais sans infrastructures, les TIC peuvent sauver des vies… Je pourrais continuer indéfiniment à essayer de faire comprendre l’importance critique de l’accès aux TIC en RDC.
SN: Les TIC peuvent également jouer un rôle dans les secteurs de développement comme l’agriculture, pour la formation des agriculteurs, le partage des connaissances sur les technologies agricoles et le réseautage des agriculteurs et des acheteurs. Les femmes rurales en tireraient un énorme avantage.
MCB: Merci beaucoup de nous avons consacré ce temps et de nous avoir fait part de vos réflexions.
SN: Merci de nous avoir donné cette occasion de nous exprimer.
FM: Je vous en prie. Ce fut un plaisir de m’entretenir avec vous.
NOTES
(1) L’organisation de Françoise conteste ce dicton et soutient que les jeunes n’ont pas besoin de souffrir et de connaître la frustration pour comprendre ce qu’est la vie et qu’ils peuvent être responsables.
(2) Ushahidi (swahili pour « témoignage » ou « témoin ») est un site web créé dans la foulée des élections présidentielles contestées de 2007 au Kenya qui a recueilli des témoignages visuels de violence envoyés par courriel et texto et placés sur Google map. Source: http://en.wikipedia.org/wiki/Ushahidi
* Mavic Cabrera-Balleza est la coordonnatrice internationale du Global Network of Women Peacebuilders. Elle produit des émissions de radio en langues locales dans les pays touchés par la guerre comme le Liberia et l’Ouganda, afin de donner aux femmes la possibilité de s’exprimer dans les débats et dans le cadre des processus décisionnels sur les femmes, la paix et la sécurité et assurer la participation des femmes à la consolidation de la paix et au règlement des conflits.
Mavic est également présidente de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires – Réseau international de femmes. Elle est aussi membre du Comité exécutif du comité des ONG de l’ONU sur la condition féminine à New York. Elle est en outre membre de Isis International et représentante à New York de Asia Pacific Women’s Watch.
Mavic est membre du groupe des rédacteurs de GenderIT.org depuis 2006.
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Plus de Promesses brisées: Augmentez le Financement pour la Santé Maternelle
Christine Butegwa
2010-08-13
http://pambazuka.org/fr/category/features/66672
Chaque minute, au moins une femme meurt de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, et ce selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Ceci signifie que dans le monde entier, à peu près 592.000 femmes meurent chaque année, la majorité étant de l’Afrique subsaharienne. La mortalité maternelle a tant des conséquences sociales qu’économiques sur les familles, l’ensemble de la communauté et la nation notamment des risques plus grands de mortalité néonatale et de mauvaise croissance, de traumatisme psychologique sur les membres de la famille, de perte de moyens de subsistance économique au niveau du ménage avec plus de vulnérabilité vis-à-vis de la pauvreté, la perte de ressources humaines de production pour la nation et ainsi la perte de revenus.
La mortalité maternelle se définit comme le décès d’une femme en cours de grossesse ou endéans 42 jours après avoir interrompu une grossesse suite à une cause en rapport avec ou aggravée par la grossesse ou sa gestion. La cause la plus commune de décès maternel est le saignement, qui peut tuer même une femme bien portante en 2 heures si on ne s’occupe pas d’elle. La moitié des décès causés par l’hémorragie en Afrique sub-saharienne se produisent essentiellement dans les zones rurales où il n’y a en général pas de soins d’accouchement de qualité.
Les autres causes de mortalité maternelles sont la pauvreté croissante, l’impact du Vih/sida, les avortements à risques, la qualité de soins médicaux de même que l’accès à ces derniers tous en baisse, personnel médical non approprié, manque d’équipement médical et de médicaments essentiels, mauvais réseau routier et de communication, taux élevé et non réglementation de la fertilité ainsi que le mauvais espacement des naissances ; taux élevés de grossesses de mineures, manque d’information sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, insuffisante mobilisation pour assurer que la demande de services au niveau local est satisfaite, de même que le faible niveau d’implication masculine dans la santé maternelle et les droits y afférents et le manque de responsabilité des leaders civils et politiques.
Les gouvernements africains, y compris les gouvernements des pays d’Afrique de l’Est, ont signé la plupart des engagements internationaux et régionaux qui traitent de la santé sexuelle et reproductive, notamment le Plan d’Action de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (ICPD POA, 1994), la Plate-forme d’Action de Beijing (BPFA, 1995), les Objectifs de Développement du Millénaire (ODM, 2000), la Charte Africaine des Droits Humains et des Peuples, le Protocole à la Charte Africaine des Droits Humains et des Peuples relatif aux Droits de la Femme en Afrique (le Protocole de Maputo, 2003), le Plan d’Action de Maputo sur les Droits Sexuels et Reproductifs en Afrique (Maputo POA, 2003).
Plus récemment en 2009, l’Union Africaine (UA) a lancé une Campagne de toute l’Afrique sur la Réduction Accélérée de la Mortalité Maternelle (CARMMA) avec pour slogan, “Agissez Maintenant ! Aucune Femme de devrait mourir en donnant la Vie!”. CARMMA est l’un des moyens par lesquels l’UA est en train de vulgariser le Plan d’Action de Maputo qui vise à réaliser l’accès universel aux services inclusifs de santé sexuelle et reproductive et concrétiser le droit à la santé sexuelle et reproductive (DSSR) pour chaque personne en Afrique d’ici 2015.
Et pourtant, très peu de pays sont passés à la mise en œuvre des engagements pris dans leurs discours en matière de politiques. L’un des principaux domaines de mise en œuvre auxquels les gouvernements africains n’ont pas encore répondu est l’accroissement du financement pour la santé, particulièrement la santé reproductive qui réduirait considérablement le taux de mortalité maternelle (TMM) sur le continent. En effet, au moment où le monde prépare la revue des ODM en 2010, peu de pays en Afrique atteindront les cibles régionales et mondiales dans le cadre de la santé conformément aux ODM et à la Déclaration d’Abuja d’assurer que le budget de la santé constitue jusqu’à 15% du PIB.
Pour atteindre les ODM, les experts estiment que la proportion des dépenses des gouvernements sur la santé devrait se multiplier six fois et que plus de 12 pour cent du PIB devraient être dépensés sur la santé. Pourtant, en 2008, la moyenne des dépenses au niveau régional en Afrique Orientale et Australe est de 4,7%. La situation s’améliore légèrement dans certains pays comme l’Ouganda où dans le Budget 2010/2011, le gouvernement a pour la première fois augmenté ses dépenses sur la santé, et particulièrement sur la santé reproductive. Le Rwanda a également investi de manière consistante dans son système de la santé, ce qui a eu pour conséquence la baisse du TMM du pays.
Alors que ces efforts devraient être applaudis et reproduits, la plupart des gouvernements est africains continuent de ne pas traiter la santé reproductive comme une priorité mais plutôt comme un domaine réservé en grande partie aux partenaires du développement et aux donateurs qui parfois financent plus de 80% des programmes de santé reproductive tel que le planning familial. Il faut que les gouvernements soient tenus pour responsables par leurs citoyens en ce qui concerne le respect de la promesse d’Abuja de 15% pour les dépenses dans le domaine de la santé. Au rythme actuel de financement, aucun pays d’Afrique de l’est ne pourra atteindre la cible des OMD d’ici 2015.
Comme le dit l’Archevêque Desmond Tutu, “alors que la santé mondiale est une responsabilité mondiale, les leaders africains ont également une responsabilité morale envers notre peuple. Juste comme nous nous attendons à ce que la communauté internationale honore ses engagements envers la santé mondiale, nous attendons aussi que les leaders africains honorent les engagements africains”. En outre, dans le cadre du suivi des stratégies multisectorielles testées, différents secteurs qui ont un impact sur la santé sexuelle et reproductive tels que l’éducation (mariage précoce, éducation sexuelle), l’agriculture (nutrition, droits de propriété), le transport (infrastructures routières et de communication), la justice (violence sexuelle), et d’autres devraient se voir imposer par le gouvernement de réserver un pourcentage des budgets de leurs secteurs au traitement des DSSR.
Les gouvernements doivent également se pencher sur les niveaux élevés de corruption et de mauvaise gestion qui bloquent les pays et les empêchent de répondre à leurs obligations. La corruption est responsable du niveau élevé de fuite des ressources limitées qui sont allouées aux secteurs de la santé. Les derniers scandales de corruption du Fonds Mondial, aussi bien au Kenya qu’en Ouganda, sont des exemples de niveau de corruption et de mauvaise gestion dans le secteur qui a des effets dévastateurs sur les citoyens, en particulier les femmes pauvres.
Enfin, si les gouvernements doivent franchir des pas positifs afin de réduire la mortalité maternelle, il faut qu’il y ait séparation entre l’Etat et la religion. Actuellement, des distorsions religieuses et culturelles individuelles s’infiltrent dans les programmes et interventions nationaux visant la santé reproductive. Les preuves parlent d’elles-mêmes. L’égalité dans les rapports entre les sexes et la liberté de choix en ce qui concerne le corps de l’individu et la sexualité sont la clé d’un processus et d’un système reproductif sain et fonctionnel. Il s’ensuit que l’abus des droits sexuels, que ce soit à travers la violence contre la femme, le mariage précoce ou la mutilation génitale féminine entre autres, compromet l’habileté et le degré auquel on peut jouir de ses droits reproductifs.
Au moment où l’Ouganda se prépare à accueillir le Sommet de l’UA du 19 au 27 juillet 2010 sur le thème, “Santé Maternelle, Néonatale et Infantile et Développement en Afrique”, la société civile notamment ABANTU for Development, Campagne du Millénaire des Nations Unies, le Réseau de Développement et de Communication des Femmes Africaines (FEMNET), Akina Mama wa Afrika (AMwA), Save the Children, White Ribbon Alliance, et d’autres organisations partenaires vont accueillir une caravane est-africaine sur la santé maternelle du 3 au 16 juillet 2010 pour faire du lobbying auprès des leaders africains afin qu’ils accordent la priorité au programme de santé maternelle.
La caravane se déplacera du Kenya en Tanzanie, puis au Rwanda et enfin en Ouganda. Les forums publics se tiendront avec des communauté de la base tandis que le personnel médical et des agents de la SR voyageant avec la caravane fourniront des services médicaux et de SR aux femmes et filles sur tout le parcours. Des histoires réelles relatant des expériences de filles et de femmes dans le domaine de la santé maternelle seront recueillies le long du trajet de la caravane et ces témoignages seront présentées aux décideurs de politiques quand la caravane arrivera en Ouganda.
En plus, une Conférence Régionale de Femmes Rurales sera organisée par le Mouvement de Solidarité pour les Droits des Femmes Africaines (SOAWR) du 21 au 22 juillet 2010 en Ouganda, ce qui assurera aussi que les voix des femmes atteignent les décideurs de politiques avant le Sommet de l’UA. Les femmes, les hommes et les enfants de l’Afrique de l’Est appelleront les gouvernements qui ne l’ont pas fait (l’Ouganda et le Kenya) à ratifier le Protocole de Maputo, et ceux qui l’ont ratifié (le Rwanda et la Tanzanie) à passer à la mise en œuvre afin d’assurer que les femmes mènent des vies saines et sûres. Les leaders et les gouvernements africains doivent faire preuve de leur volonté politique de mettre fin à la mortalité maternelle sur le continent et agir, Maintenant!
*Christine Butegwa est Coordinatrice Régionale des Programmes d’Afrique auprès d’Akina Mama wa Afrika, une organisation féminine régionale et internationale basée à Kampala, Ouganda.
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Commentaires & analyses
Afrique du Sud, condamnés à vivre à perpétuité dans nos cabanes
Nsibande Zodwa et Zikode S’bu
2010-08-13
http://pambazuka.org/fr/category/comment/66674
Les populations d’Afrique du Sud ont demandé aux leaders du mouvement Abahlali Base Mjondolo pourquoi le gouvernement continue à ignorer les demandes des habitants des taudis. Pourquoi, après toutes les manifestations, déclarations, rapports et réunions, Kennedy Road continue de brûler sous les incendies des cabanes. A vec un récent feu de cabane qui, le dimanche 4 juillet 2010, a tué 4 personnes et laissé plus de 3000 personnes sans abri.
Sans entrer dans les détails pour expliquer cette tragédie perpétuelle, nous avons répondu que les habitants des taudis de l’Afrique du Sud sont condamnés à vie. Tout le monde sait que nous ne sommes pas des gens qui comptent dans cette société. Mais la vérité à laquelle nous devons faire face est que nous avons été condamnés à une exclusion permanente de cette société.
Au fil des ans, on nous a fait comprendre que les villes ne sont pas pour nous, que les bonnes écoles ne sont pas pour nous, et que même les besoins les plus fondamentaux tels que l’hygiène, l’électricité, la protection contre les incendies et contre la criminalité ne seront pas satisfaits pour nous. Quand nous demandons après ces bienfaits, nous sommes présentés comme déraisonnables, exigeants, et même comme une menace pour la société. Si nous étions considérés comme des gens qui comptent, comme une part égale de la société, alors il serait évident que la véritable menace à l’encontre de notre société serait que nous vivions dans la boue, sans toilettes, sans électricité, sans assez de robinets et sans dignité.
Attendre notre « libération » ne nous délivrera pas de notre condamnation. Parfois la « libération » n’arrive jamais. Quand la « libération » vient, cela rend souvent les choses encore pires en nous forçant à vivre dans les cabanes du gouvernement, qui sont pires que les nôtres, qui sont des dépotoirs humains construits en dehors des villes. La « libération » devient un moyen d’officialiser notre exclusion.
Mais nous n’avons pas seulement été condamnés à l’exclusion permanente physique de la société et de ses villes, de ses écoles, de son électricité, de son système d’assainissement ou de traitement des ordures. Notre condamnation nous met aussi à l’écart des discussions qui peuvent avoir lieu dans notre société. Tout le monde est au courant de la répression que nous avons subie de la part de l'État, mais aussi du parti au pouvoir. Tout le monde est courant des années d’arrestations et des passages à tabac dont nous avons souffert entre les mains de la police, des attaques contre notre mouvement à Kennedy road.
Nous avons toujours affirmé que, aux yeux de l'État et du parti au pouvoir, notre véritable crime fut d’organiser et de mobiliser les pauvres, en dehors de leur contrôle. Nous avons pensé pour nous-mêmes, examiné toutes les questions importantes pour nous, et pris les décisions sur toutes ces questions qui nous touchent. Nous avons exigé que l'État nous compte dans la société et nous donne ce dont nous avons besoin pour une vie digne et sûre. Nous avons aussi fait tout ce que nous pouvions pour faire de nos communautés de meilleurs endroits pour des êtres humains. Nous avons créé des crèches, organisé des campagnes de nettoyage, raccordé des gens à l’eau et à l’électricité, essayé de rendre nos communautés plus sûres et travaillé dur pour unir les gens de toutes les quartiers. Nous avons relevé de nombreux défis, mais nous avons toujours veillé dans l’ensemble de ce travail à ce que tout le monde traite l’autre avec respect et dignité.
L’auto-organisation des pauvres par les pauvres et pour les pauvres veut dire que tous ceux qui sont censés penser, discuter et prendre des décisions en notre nom – pour nous, mais sans nous – n’ont plus d’emploi. Notre décision de construire notre propre avenir n’est donc pas facile à accepter pour ceux qui ne peuvent plus continuer à décider et prendre la parole pour nous, mais sans nous. Certaines des personnes qui ont refusé d’accéder à notre demande sont ceux qui disent qu’ils sont pour la lutte des pauvres, mais pas au nom des pauvres de l'État. Certains sont au pouvoir. Certains sont de la gauche, souvent des universitaires ou des ONGs qui se considèrent comme une élite plus progressiste que celle du parti et de l’État, et qui visent à prendre place au nom de nos souffrances et de nos luttes.
Nous appelons cette gauche la gauche régressive. Pour nous, le gauchisme en dehors de l'État, tout comme le parti au pouvoir, souhaitant des disciples et non des camarades, et qui est déterminé à ruiner toute politique qui ne peut se prononcer, est profondément régressive. Nous avons toujours résisté et résisterons toujours à leur tentative d’acheter notre loyauté comme nous avons toujours résisté et résisterons toujours aux tentatives de l'État et du parti au pouvoir d’acheter notre loyauté. Nous résisterons aussi à toutes les tentatives d’intimidation visant à nous pousser à abandonner notre autonomie. Nous défendrons toujours nos camarades lorsqu’ils seront attaqués. Notre mouvement sera toujours détenu par ses membres. Nous négocions sur de nombreux problèmes. Lorsque nous devons faire des compromis pour aller de l’avant, nous le faisons parfois. Mais sur cette question il n’y aura jamais de négociation.
Nous avons fait beaucoup pour nous-mêmes, et par nous-mêmes. Mais depuis longtemps, ce que nous ne parvenions pas à faire pour nous était d’assurer de bonnes terres et des logements décents dans nos villes. Nous avions arrêté les expulsions et nous ne reculions plus, mais c’était une vraie lutte d’aller de l’avant. Mais nous avons continué à pousser et faire quelques progrès ici et là. Cela a vraiment offensé les autorités au pouvoir. C’est devenu très clair et évident lorsque le gouvernement de la province de KwaZulu-Natal a adopté la fameuse loi sur les bidonvilles (Slums Act), signifiant que les habitants des taudis n’auront plus jamais de place dans nos villes. Notre contestation de la loi sur les bidonvilles auprès de la plus haute juridiction du pays a été couronnée de succès : elle a été un grand revers pour le plan du gouvernement visant à officialiser notre condamnation à vie par l’éradication de nos établissements et nos installations dans les dépotoirs humains.
L’accord que nous avons négocié avec la municipalité d’eThekwini pour moderniser deux établissements et fournir des services de bases à quatorze autres établissements a été un autre frein à l’ordre d’éradication des politiciens. L’annonce récente de la municipalité d’eThekwini d’adhérer à notre demande de fourniture de services, y compris, pour la première fois depuis 2001, d’électricité aux établissements à travers la ville, est une nouvelle victoire de notre lutte, et un nouveau revers majeur pour l’agenda d’éradication. Nous vainquons doucement mais sûrement les plannings d’éradication.
Quand l’Afrique du Sud a accueilli la Coupe du Monde, Abahlali a prévenu que ça ne serait pas profitable aux plus pauvres des pauvres de notre pays. Nous avons dit que ça rendrait les pauvres plus pauvres et plus vulnérables. En prélude à la Coupe du monde il y eut encore plus d’expulsions et d’affaires judiciaires dans les différentes régions du pays. Les pauvres marchands ambulants des rues ont vu leurs biens confisqués car ils n’avaient pas de permis pour vendre dans les zones réglementées, et l’industrie du taxi a subi la mise en fourrière de ses taxis. Arrêter la course à la célébration de la Coupe du monde en soulevant toutes ces questions et en condamnant toutes ces attaques immorales et illégitimes contre les pauvres a été comme une gifle en pleine figure pour les autorités.
Malgré le fait que ces stades de football énormes, hôtels et autres projets aient été construits par les plus pauvres des pauvres, ils n’en ont pas bénéficié. Le gouvernement sud-africain a dépassé son budget dans la construction d’un « pays de classe mondiale » et ne pouvait pas équilibrer ces dépenses avec les besoins sociaux tels que des logements et la fourniture de services de base. L’argent qui a été dépensé pour la Coupe du monde aurait pu servir à construire au moins un million de logements pour les pauvres. Bien que nous reconnaissions les efforts qui ont été faits pour cet événement, nous pensons toujours que cet effort aurait pu servir à offrir des services et des infrastructures de base aux pauvres. Si cela avait été le cas, alors les habitants des taudis n’auraient pas été à chaque fois touchés par ces incendies incessants.
La vérité à propos de l’attaque contre notre mouvement a toujours été ferme et n’a jamais changée. Nous ne pouvons pas faire de commentaires publics sur des questions qui sont sous jugement, mais notre demande pour une commission d’enquête indépendante qui apporterait la lumière sur toute l’histoire demeure inchangée. Les Kennedy 5, une partie de ceux qui ont déjà purgé leur peine dans et en dehors des prisons, ont été libérés de la prison de Westville. Ils avaient déjà purgé dix mois de prison sans qu’aucune preuve de leur culpabilité n’ait été portée à la cour et sans qu’aucun tribunal ne dise quelque chose sur leur détention illégale. La constitution sud-africaine stipule qu’il ne doit y avoir aucune détention sans procès et qu’une personne ne peut être détenue plus de 24heures sans une audience de cautionnement appropriée. Le fait que, jusqu'à la libération des Kennedy 5, ce procès a été mené comme un procès politique en dehors des règles de la loi, même s’il avait lieu dans une cour de justice, nous montre quelque chose de très important sur la situation des pauvres dans l’après Apartheid de l'Afrique du Sud.
Ceux qui ont rendu une sentence à perpétuité à notre égard veulent toujours nous exclure de l’accès juste et équitable à la cour de justice et à ses lois. Quand ils ne parviennent pas à atteindre cet objectif par la commercialisation du système juridique, ils sont prêts à miner activement le système d’en haut.
Le mouvement insiste sur le fait que le peuple doit gouverner, c’est que ce dit la célèbre Charte de la Liberté. Abahlali y tient. La force et l’autonomie du mouvement nous obligent tous à œuvrer pour un monde équitable, un monde libre, un monde juste et un monde qui s’occupe de ses créations. Nous restons convaincus que la terre et la richesse de ce monde doivent être partagées de manière juste et équitable. Nous restons convaincus que chaque personne de ce monde a le même droit de contribuer à tous les débats et aux prises de décision sur leur propre avenir. Pour réussir, nous devons être humbles mais fermes dans ce que nous pensons être juste. Nous devons résister à tous nos geôliers, qu’ils soient de l'État, du parti ou de la gauche régressive, et prendre notre place comme leurs égaux dans toutes les discussions.
Nous savons aussi que le gouvernement sud-africain veut toujours faire bonne figure aux yeux de la communauté internationale et qu’il craint la honte et le déshonneur. Ils veulent montrer au monde Soccer City, mais cacher eTwatwa, Blikkiesdorp, la prison de Westville, les fourmis rouges, et les incendies des taudis dans tout le pays. Nous tenons à remercier tous les militants et organisations internationales qui ont fait part de leurs préoccupations contre la répression que nous avons subie, y compris ceux qui ont organisé des manifestations contre les diplomates sud-africains dans leurs pays respectifs.
Nous espérons que l’Afrique du Sud deviendra un des pays qui comptent pour le monde. Nous espérons qu’un jour notre société sera une source d’inspiration, plutôt qu’un choc pour vous. Comme Abahlali, nous nous sommes engagés à atteindre cet objectif. Mais présentement nous sommes condamnés à la lutte contre tous ceux qui essaient de nous garder confinés dans la pauvreté, tous ceux qui exigent que restions à notre place – notre place dans les villes, et nos places dans les débats. Nous avons reconnu notre propre humanité et la puissance de nos luttes pour forcer la reconnaissance totale de notre humanité. Par conséquent nous restons déterminés à continuer de refuser de rester à notre place.
* Nsibande Zodwa et Zikode S’bu - Abahlali baseMjondolo mouvement (Afrique du Sud).
Abahlali baseMjondolo, avec le Landless People's Movement (Mouvement des gens sans terre) (Gauteng), le Rural Network (réseau rural) (KwaZulu-Natal) et le Western Cape Anti-Eviction Campaign (Campagne d'anti-expulsion du Cap-Occidental), fait partie de la Poor People’s Alliance (Alliance des pauvres)– un réseau national de l’adhésion démocratique fondée des mouvements des populations pauvres.
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Femmes & genre
Appel à dissertations pour le Journal des femmes africaines
2010-08-13
http://pambazuka.org/fr/category/wgender/66671
Le Réseau de Développement et de Communication des Femmes Africaines (FEMNET) veut entamer la publication d’un nouveau Journal qui s’appelle Le Journal des Femmes Africaines. Le Journal sera une publication semestrielle sur des questions d’actualité et avec des statistiques sur les questions de développement en Afrique. Nous invitons les contributrices/contributeurs à nous envoyer des articles issus de recherche et d’une analyse sur le thème: La Décennie de la Femme Africaine (2010-2020): Une Décennie de Triomphe pour la Femme Africaine. L’article doit comporter des statistiques actuelles avec des références claires.
Le Journal se concentrera sur:
Les 12 domaines critiques de préoccupation de la Plate-forme d’Action de Beijing (PfAB),– pauvreté, éducation et formation, santé, l’économie, pouvoir et prise de décisions, droits humains, conflit armé, mécanismes institutionnels, l’environnement, violence contre la femme et la petite fille. L’article peut se pencher sur n’importe lequel des domaines de préoccupation et faire ressortir ce qui marche, les histoires de réussite et les nouveautés par les organisations féminines dans le traitement de l’égalité entre les sexes et l’autonomisation de la femme en Afrique.
Directives:
Pour celles/ceux qui s’intéressent à soumettre des articles, veuillez nous envoyer une courte synthèse de votre article au plus tard le 20 août 2010. La synthèse devrait être rédigée en anglais ou en français et elle ne doit pas dépasser 100 mots.
Vous recevrez une notification ad hoc si votre synthèse a été approuvée. L’article complet doit être rédigé en anglais ou en français et devrait être entre 800 et 2.000 mots. Si vous avez des photos en rapport avec l’article veuillez nous les envoyer également. (NB: La photo doit être sous format Jpeg. La date limite de soumission de l’article complet est le 10 septembre 2010.
Transmettez-nous en outre votre note biographique, l’information sur vos coordonnées avec votre photo sous format JPEG haute résolution.
Tous les articles devraient être soumis à admin@femnet.or.ke ou communication@femnet.or.ke au plus tard le 10 septembre 2010.
Droits humains
Afrique du Sud: les fonctionnaires manifestent pour de meilleurs salaires
2010-08-13
http://tinyurl.com/36lsrjz
Les fonctionnaires sud-africains, dont les syndicats appelaient à faire grève mardi 10 août, ont manifesté dans plusieurs grandes villes du pays pour réclamer des augmentations de salaires. Dans une ambiance festive, des milliers de manifestants ont commencé à marcher jusqu'au siège du gouvernement Union Buildings à Pretoria pour réclamer 8,6% d'augmentation alors que que le gouvernement propose une hausse de 6,5%. Ils défilaient en chantant, armés de pancartes avec l'inscription, "Vous voulez payer des cacahuètes? Employez des singes" ou encore "On attend une augmentation" accompagné du dessin d'un squelette.
Mauritanie : 200 jeunes filles mineures sénégalaises interpellées
2010-08-13
http://tinyurl.com/2v2r5nw
La police mauritanienne a interpellé deux cents jeunes filles mineures sénégalaises à Rosso, au moment où elles étaient rassemblées par des trafiquants en vue de leur acheminement à Nouakchott. Acheminées à partir du Sénégal à destination de Nouakchott, les deux cents filles, âgées de moins de 15 ans étaient regroupées dans un local spécialement aménagé à Rosso pour leur réception avant leur acheminement vers la capitale Nouakchott. Ce trafic de jeunes filles de moins de 18 ans est pratiqué du Sénégal vers la Mauritanie pour alimenter des réseaux de prostitution de plus en plus actifs à Nouakchott et dans plusieurs pays.
Rd Congo : Pourquoi Kigali refuse d’extrader Nkunda à Kinshasa
2010-08-13
http://tinyurl.com/3394em3
Le Rwanda ne semble pas disposé « pour l’instant » à rapatrier à Kinshasa Laurent Nkunda Mihigo, ancien président du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) arrêté le jeudi 22 janvier 2009 à Gisenyi et placé en résidence surveillée à Kigali. Ce refus de rapatriement est lié au fait que la RDC n’a « pas encore aboli la peine de mort », selon la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Rwanda. Elle craint que l’ex-général congolais soit exécuté à l’issue d’un procès qui serait organisé et le condamnerait à mort en RDC.
Sierra Leone : Demande de retour des diamants offerts à Naomi Campbell
2010-08-13
http://tinyurl.com/2wnxyq6
La commissaire sierra-léonaise aux droits de l'homme a demandé le retour dans son pays des diamants qui auraient été offerts au mannequin Naomi Campbell par l'ancien président libérien, Charles Taylor, jugé à La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Yasmin Jusu-Sheriff a indiqué à la presse qu'elle avait demandé au gouvernement sierra-léonais et au Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) qui juge Taylor "de contacter le gouvernement sud-africain pour que les diamants soient rendus à la Sierra Leone’’. Il s’agirait alors de les vendre et que l'argent soit placé dans le Fonds des victimes de guerre du pays.
Bénin : Yayi Boni éclaboussé par "l’affaire Madoff béninoise"
2010-08-09
http://www.afrik.com/article20480.html
Elu en 2006 pour lutter contre la corruption, le président Yayi Boni ne serait peut-être pas irréprochable en la matière. Sur 83 députés, 50 l’accusent d’avoir favorisé les activités d’ICC Services, qui ont conduit 200 000 épargnants à la ruine. Des députés signataires, dont des membres de la mouvance présidentielle, ont demandé le 30 juillet au président du Parlement que le chef de l’Etat soit traduit devant la Haute cour de justice pour « forfaiture et parjure ». Ces événements ont quelque peu entaché les festivités organisées le 1er août pour le cinquantenaire de l’indépendance du pays. Selon des employés d’ICC Services, les activités de placement étaient à l’origine destinées à l’Eglise du christianisme. L’épargne aurait été ensuite illégalement ouverte au grand public.
Cameroun : Nestlé condamné à payer 1 million d’euros pour du lait frelaté
2010-08-02
http://tinyurl.com/3yu7m9a
Après une dizaine d’années de procédure, le tribunal de grande instance de Douala a condamné Nestlé-Cameroun à payer plus d’un million d’euros à Codilait une société locale. Celle-ci avait accusé la filiale du leader mondial de l’agroalimentaire d’avoir coupé son lait avec d’autres produits, pour augmenter sa marge bénéficiaire. Insatisfait par la décision du tribunal, le patron de Codilait pourrait interjeter appel. Cette décision, même si elle ne satisfait pas pleinement la direction de Codilait, constitue une étape de franchie, dans une procédure qui dure depuis plus de dix ans. Les faits ont commencé au lendemain de la dévaluation du francs CFA, en janvier 1994.
Maroc : Le ton se durcit à l’égard des chrétiens
2010-08-02
http://tinyurl.com/3yz2fml
Depuis le début de l’année, 130 chrétiens ont été expulsés du royaume chérifien. Une ONG dénonce une «épuration religieuse». Début juillet, un Suisse alémanique, propriétaire d’une agence de tourisme au Maroc où il vivait depuis plus de dix ans avec sa femme et ses deux enfants, a été expulsé manu militari. La raison avancée pour justifier ce renvoi ? «La police m’a dit que je représentais une menace pour la sécurité nationale et l’ordre public.» Selon le porte-parole d’une ONG protestante, «le simple fait de dire qu’on est chrétien dans une conversation, sans même chercher à convertir qui que ce soit, est déjà considéré comme un trouble à l’ordre public», alors que le Maroc est réputé pour sa tolérance envers les autres religions.
Niger: un ex-Premier ministre de Tandja inculpé
2010-08-09
http://tinyurl.com/37hvfv2
Détenus depuis le 29 jullet à la gendarmerie de Niamey, M. Oumarou, qui fut ministre du Commerce, ainsi qu'un autre ancien titulaire du portefeuille, Sala Habi, et deux hauts fonctionnaires ont été présentés à un juge d'instruction "qui les a inculpés et laissés en liberté", a déclaré l'un de leurs avocats. Les quatre inculpés ont quitté le Palais de justice sous les vivats d'une centaine de leurs partisans. Mise en place en mai par la junte au pouvoir depuis le renversement de M. Tandja en février, la Commission de lutte contre la délinquance économique et financière les avait accusés de détournement d'argent public destiné au Fonds de l'énergie créé pour subventionner l'essence et le gaz domestique.
RD Congo : 11.506 enfants retirés du travail par Save the children
2010-08-09
http://tinyurl.com/35nqoh8
Quelques 11.506 enfants sur les 12.000 ciblés sur les sites miniers de Kolwezi (Katanga), de Mongbwalu (province Orientale) et de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental) dans la République démocratique du Congo (RDC) ont été retiré des pires formes de travail des enfants, par le projet Réduire l'exploitation des enfants travailleurs par l'éducation initié par Save the children. L'ONG vise à réduire de 25% le nombre d'enfants travailleurs dans ce pays, et à prévenir ce fléau.
Sénégal : la tragédie des enfants mendiants venus de Bissau
2010-08-08
http://tinyurl.com/3xdxufd
Chaque année, un certain nombre d’étudiants des écoles coraniques mendiant dans les rues courent le risque d’être exploités et abusés. Des agences de protection de l’enfance cherchent à endiguer ce phénomène. Elles mettent sur pied des rencontres avec des familiers dans le but d’insérer ces enfants dans des familles d’accueil. Toutefois cette opération reste très difficile dans la mesure où les ex-talibés ont à peine connu leurs propres parents et ont subi des violences dès l’enfance. Selon un récent rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW), la grande majorité des 50’000 talibés sont originaires du Sénégal ou proviennent de Guinée Bissau.
Réfugiés & migration forcée
Afrique du Sud : vers des pénalités contre les mariages de convenance
2010-08-13
http://tinyurl.com/35qt86d
Le département des affaires intérieures de l'Afrique du Sud a averti le 10 août que ceux qui recourent au mariage de convenance peuvent finir par être écroués. Des Sud-Africains font les faux mariages avec des étrangers pour les aider à obtenir le permis de rester en Afrique du Sud seraient aussi confrontés à de dures pénalités criminelles. Le directeur du département assimile les mariages de convenance à un vol d'identité et souligne que la pénalité doit être "plus ou moins de 15 ans" de prison.
France : Préparation d'un texte sur la déchéance de nationalité
2010-08-09
http://tinyurl.com/35xlq7c
Le ministre français de l'Intérieur présentera ses pistes pour transposer dans la loi la déchéance de nationalité en cas de meurtres de policiers ou de polygamie. M. Hortefeux est en première ligne depuis que le chef de l'Etat a annoncé le 30 juillet à Grenoble son intention de retirer la nationalité française "à toute personne d'origine étrangère" qui aurait "volontairement porté atteinte" à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de tout autre "dépositaire de l'autorité publique".
Elections & gouvernance
Burkina: le parti de Compaoré veut une révision de la Constitution
2010-08-10
http://tinyurl.com/34rbfc2
Le parti du chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a appelé le 7 août à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels lors d'un congrès qui l'a investi candidat à l'élection du 21 novembre. Réuni à Ouagadougou, le congrès extraordinaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a investi en son absence, "par acclamation et à l'unanimité", Blaise Compaoré candidat du CDP pour la présidentielle, dont il est le grand favori. Aux termes de l'article 37 de la Constitution votée en 1991, "le président du Faso est élu pour cinq ans" et "rééligible une fois".
Burundi: un leader d'opposition fuit le pays
2010-08-02
http://tinyurl.com/39nw3nl
Le porte-parole de la principale plate-forme de l'opposition au Burundi, l'Alliance démocratique pour le changement (ADC), a fui le pays depuis plusieurs jours, de crainte d'être arrêté par la police. Léonard Nyangoma « s'est mis à l'abri » pour ne pas être arrêté, selon un de ses proches. Le Burundi a organisé le 16 juillet des législatives, troisième scrutin d'un marathon électoral censé consolider la démocratie dans ce pays qui sort de 13 ans de guerre civile (1993-2006). Le parti au pouvoir est assuré d'une victoire confortable, la majeure partie de l'opposition ayant maintenu son boycottage du processus électoral débuté peu après les élections communales du 24 mai entachées selon elle de fraudes massives. Le retrait de l'opposition et une vague d'attaques à la grenade et d'assassinats, qui ont fait une vingtaine de morts et plus de 100 blessés depuis le 24 mai, font craindre une résurgence des violences dans le pays.
Centrafique : Les élections pourraient être encore reportées
2010-08-02
http://tinyurl.com/2gxvqbs
Déja reportées trois fois, les élections présidentielle et législatives prévues le 24 octobre en République centrafricaine pourraient connaître un nouveau délai en raison de difficultés de financement, a annoncé le 27 juillet la commission électorale. Fixé à l'origine en avril, le scrutin a été reporté plusieurs fois pour cause de financement, d'établissement des listes électorales et de désarmement des rebelles. Le président la commission a fixé les besoins à 7 milliards de francs.
Côte d’Ivoire : Vers l’élection présidentielle enfin?
2010-08-09
http://tinyurl.com/3xh2yjw
La Côte d’Ivoire s’apprête à fêter le cinquantenaire de son indépendance de la France, le 7 août, avec un nouvel espoir de voir le scrutin présidentiel se tenir le 31 octobre prochain, selon la commission électorale. Cette date a été confirmée le 5 août par le Premier ministre Guillaume Soro. Scrutin attendu et maintes fois repoussé depuis cinq ans, le statu quo profite surtout à une élite bien décidée à garder ses avantages.
Guinée : Dadis a le mal du pays
2010-08-09
http://tinyurl.com/38gkptl
Toujours en convalescence à l'étranger, Moussa Dadis Camara a repris quelques contacts à Conakry. Il espère ainsi pouvoir envisager un éventuel "retour" et, surtout, éviter des poursuites pénales. L’ancien chef de la junte guinéenne, dont on dit qu’il se porte plutôt bien, doit trouver sa « convalescence » un peu longue. Victime d’une tentative de meurtre, le 3 décembre 2009, il avait été évacué vers le Maroc le lendemain, puis « expédié » au Burkina Faso, le 13 janvier 2010. Depuis lors, il se serait assagi. Il est devenu plus posé et plus cohérent, indiquent plusieurs sources soulignant qu’il a aussi pris quelques kilos.
Guinée: Lansana Kouyaté se rallie à Alpha Condé
2010-08-09
http://tinyurl.com/37v4su3
Le professeur Alpha Condé vient de recevoir un soutien de taille pour le second tour de l'élection présidentielle. En effet, l'ex-Premier ministre Lansana Kouyaté lui a accordé son soutien pour ce rendez-vous dont les Guinéens peinent toujours à trouver la date. M. Kouyaté est arrivé quatrième au premier tour de l'élection présidentielle du 27 juin dernier avec 7, 4% des voix. Cellou Dalein Diallo, premier avec 43,69% des voix a reçu lui aussi divers soutiens dont le plus marquant est celui de Sidya Touré, 3ème au premier tour, avec 13,62%.
Guinée : Le second tour de la présidentielle fixé au 19 septembre
2010-08-09
http://tinyurl.com/2wngmwr
Après des semaines de palabres sur la faisabilité et la crédibilité du second tour de la présidentielle guinéenne, celui-ci a été finalement fixé au 19 septembre. C'est le secrétaire général de la présidence de la République qui l'a déclaré,. Le 6 août, la Cour suprême l'avait officiellement réporté à une date inconnue, ce qui avait été perçu comme une victoire du Premier minsitre Jean Marie Doré qui militait ouvertement pour cette option. Mais une partie de l'opinion guinéenne s'inquiétait pour l'achèvement du processus électoal, marqué par un premier tour (le 27 juin) entaché de nombreuses plaintes et recours. C'est pour éviter que ne se reproduise ce genre d'incidents qu'un report a été finalement accepté.
Guinée-Bissau : L'arrivée d'une force étrangère pas jugée inutile
2010-08-13
http://tinyurl.com/38eetca
La possible venue d'une force étrangère en Guinée-Bissau, voulue par le gouvernement pour aider à stabiliser un pays régulièrement en proie à des violences, provoquées le plus souvent par des militaires, divise l'armée, et l'opposition n'en voit pas "l'utilité". Cette force, ou "mission" comme préfère l'appeler le gouvernement, a été réclamée par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et l'Union africaine (UA), qui en constitueront le corps.
Guinée-Bissau : plus de missions à l’étranger pour les ministres
2010-08-02
http://tinyurl.com/2a98nhd
Les missions à l’étranger des membres du gouvernement de Guinée-Bissau ont été suspendues et l’achat de véhicules de fonction de plus de 30.000 euros interdit, afin de diminuer les dépenses de l’Etat, a annoncé le Premier ministre bissau-guinéen. Ces mesures ont été prises pour se conformer aux exigences des bailleurs de fonds internationaux, liées à la réduction des dépenses du gouvernement et du train de vie de ses membres. La Guinée-Bissau a conclu début juillet avec ses créanciers publics du Club de Paris et le Brésil, un accord de réduction de sa dette publique.
Guinée équatoriale le représentant à l'Unesco limogé
2010-08-09
http://tinyurl.com/3aj7u4y
Le représentant de la Guinée équatoriale à l'Unesco a été démis de ses fonctions par Malabo sans explications. Cette décision annoncée le 6 août intervient en pleine polémique sur la suspension, le 15 juin, d'un prix scientifique parrainé par le président Téodoro Obiang Nguema parce que des ONG, des universitaires et jusqu'au prix Nobel de la paix Desmond Tutu avaient fait part de leur indignation. Le président équato-guinéen a nommé un autre représentant.
Kenya : Un oui écrasant à la nouvelle constitution
2010-08-09
http://pambazuka.org/fr/category/elections/66588
Des supporters en liesse disent que c'est une aube nouvelle pour le Kenya après que les électeurs ont approuvé une nouvelle constitution. Environ 67 pour cent des suffrages exprimés ont avalisé le nouveau texte, plus de deux décennies après la première annonce de cette réforme. La nouvelle constitution a été présentée par beaucoup comme un document progressiste, la deuxième après celle de l'Afrique du Sud en termes des droits qu'elle protège.
Liberia: George Weah demande l'application du rapport de la Commission vérité
2010-08-09
http://pambazuka.org/fr/category/elections/66605
L'ancienne vedette internationale du football George Weah, reconverti dans la politique au Liberia, a appelé Mme Ellen Johnson Sirleaf à appliquer les recommandations de la Commission vérité et réconciliation qui s'est notamment prononcée contre une nouvelle candidature de la présidente. L'ancien rival de Mme Sirleaf à la présidentielle de 2005 a souhaité que ces recommandations soient appliquées "sans retard" alors qu'elles sont restées lettre morte depuis leur publication l'an dernier. La Commission a notamment souhaité que la présidente n'ait plus le droit d'occuper un poste officiel pendant 30 ans en lui reprochant d'avoir financièrement soutenu la guerre civile au Liberia.
Niger : Ainsi donc Tandja craint la honte !
2010-08-02
http://tinyurl.com/2udfepf
L’ancien président du Niger, Mamadou Tandja, a adressé une lettre de demande de clémence à la junte qui a mis fin à son pouvoir le 18 février 2010. En plus de cette lettre à la junte, le locataire de la Villa verte à Niamey, a signé une autre missive, cette fois à adressée au président de la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans cette dernière, il prie la juridiction communautaire de ne tenir compte d’aucune plainte déposée en son nom, indiquant qu’il n’a "mandaté personne et en aucune manière" pour protester contre sa détention.
Niger : La junte militaire durcit le ton
2010-08-09
http://tinyurl.com/3alm5dx
Six mois après la déposition de l’ex chef de l’Etat nigérien, Mamadou Tanja, placé en résidence surveillée, la junte militaire au pouvoir a refusé la mise en liberté du président Tanja et d’autres caciques détenus à Niamey dont l’ex premier ministre, Seïni Oumarou, le ministre de l’intérieur, Albadé Abouba. Sur un ton ferme, le chef de la junte, Salou Djibo a affirmé qu’il ne lâchera pas l’ex président Tanja Mamadou et bon nombre de caciques de l’ancien régime « présumés impliqués dans des malversations financières et dont le sort va être scellé par la justice et le peuple nigérien au moment venu. »
Nigeria : Jonathan poussé à se présenter à la présidentielle
2010-08-02
http://tinyurl.com/2vtqydc
Les responsables politiques de cinq États du Delta du Niger, fief du président Goodluck Jonathan, ont demandé à ce dernier de se déclarer candidat à la prochaine présidentielle. Candidature qui pourrait ouvrir les hostilités entre responsables du Nord et du Sud du pays pour l’investiture du People’s Democratic Party (PDP). Leur communiqué laisse peu de place au doute sur la candidature de Goodluck Jonathan à sa propre succession. «Le président Jonathan devrait ouvertement annoncer son intention de participer [à la présidentielle] en 2011 parce que nous soutiendrons ses ambitions », affirment les cinq dirigeants.
Rwanda : Paul Kagamé réélu avec 93 % des voix
2010-08-13
http://tinyurl.com/3yjnduy
Les résultats complets de la présidentielle du 2 août sont tombés à Kigali. Le score du président sortant, légèrement en retrait par rapport à celui du scrutin de 2003, est sans appel. Cette fois, la messe est dite. Le président rwandais Paul Kagamé, 52 ans dont 16 au pouvoir (depuis le génocide de 1994) et sans véritable opposition, a triomphalement remporté l'élection présidentielle avec 93 % des voix. Il est reconduit à la tête de son pays pour sept ans, mais il fait tout de même moins bien que lors de sa première élection à la tête du pays, en 2003, quand il avait remporté 95 % des suffrages exprimés.
Soudan : La rébellion vise l'autodétermination du Darfour
2010-08-09
http://tinyurl.com/35nn35c
Le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour a menacé le 4 août d'exiger le "droit à l'autodétermination" pour cette région de l'ouest du Soudan, pouvant mener jusqu'à son indépendance, si des changements politiques n'intervenaient pas rapidement. La rébellion du Darfour a toujours plaidé pour un "meilleur" partage du pouvoir et des richesses du Soudan. C'est la première fois qu'un des deux principaux groupes rebelles du Darfour -l'Armée de libération du Soudan (SLA) d'Abdelwahid Nour et le JEM de Khalil Ibrahim- songe publiquement à demander le droit à l'autodétermination, rappelant que le Darfour avait été un sultanat indépendant du XVIIe siècle à 1916 avant d'être intégré au Soudan, plus grand pays d'Afrique.
Corruption
Algérie : Un règlement anticorruption à la douane
2010-08-13
http://tinyurl.com/34yrw9e
Les Douanes algériennes veulent se réformer et lancent, à travers un nouveau règlement intérieur, une véritable opération « mani pulite » au sein de ce corps où les actes de malversations, de corruption et de vols caractérisés de marchandises ne sont un secret pour personne. Selon un haut responsable des Douanes, la direction des ressources humaines dénombre chaque année 4 à 5 cas de corruption et une trentaine de cas de malversations commis par des agents douaniers. Le nouveau dispositif sera appliqué vers la fin de l’année, en même temps que la mise en oeuvre du nouveau statut du douanier.
Afrique du Sud: 15 ans de prison pour l'ex-chef de la police
2010-08-09
http://tinyurl.com/3956rrt
L’ex-chef de la police sud-africaine a été condamné à 15 ans de prison, après avoir été reconnu, le 2 juillet, coupable de corruption. Il avait accepté de l'argent et des cadeaux de Glen Agliotti, un homme d'affaires véreux condamné pour trafic de drogue en 2007 et actuellement jugé pour meurtre. M. Selebi a bénéficié d’une mise en liberté provisoire contre le versement d'une caution de 20.000 rands (environ 2.000 euros).
Burundi : la palme du pays le plus corrompu
2010-08-13
http://tinyurl.com/32qlr92
Le rapport annuel de Transparency International désigne le Burundi comme étant pays le plus corrompu d'Afrique orientale. Bujumbura mérite très certainement le trophée de corruption parce qu'il a fait quelque chose que l'Ouganda, le deuxième plus corrompu, et le Kenya, qui s'est classée troisième (les deux pays avec une longue histoire d'avoir volé le public) n'ont jamais fait - tuer un leader de la croisade anti-corruption. C'est ce qui est arrivé le 8 avril 2009 à Ernest Manirumva. Il a été enlevé par des inconnus, qui lui ont coupé la tête.
Gabon : Bongo aux trousses de l'argent public «égaré»
2010-08-10
http://tinyurl.com/343flk8
Ali Bongo Ondimba vient d’ouvrir une page que l’on pensait définitivement tournée. Une étude publiée par le Fonds monétaire international en 2006, avait révélé des détournements massifs de fonds publics. Plusieurs milliards de francs CFA, investis par l’Etat de 2002 à 2006, pour moderniser les villes de l’intérieur du pays y compris Libreville n’ont servi à rien. Selon l’étude du FMI, des projets entièrement financés n’ont jamais démarré. Certains ont démarré mais n’ont jamais été achevés. Au lendemain de la publication de cette étude, feu le président Omar Bongo Ondimba n’avait pris aucune sanction. La nouvelle enquête lancée par l’administration d’Ali Bongo pourrait éclabousser des personnalités actuellement au pouvoir, et d’anciens ministres passés à l’opposition.
Mali : Détournement au Fonds mondial et arrestations en cascade
2010-08-13
http://tinyurl.com/33hqrmo
Après le Directeur administratif et financier du ministère de la Santé qui a élu domicile, depuis le 4 août, à la prison centrale de Bamako, et la Coordinatrice du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT) déférée à la prison pour femmes de Bolé, la journée du 6 août 2010 a été un véritable " vendredi noir " qui a vu passer, tel dans un défilé funéraire, d'autres cadres et agents des services du département de la Santé devant le Pôle économique et financier. Et cela toujours dans le cadre des enquêtes sur le détournement de centaines de millions de francs CFA des caisses du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Niger : Salou Djibo fait le ménage
2010-08-02
http://tinyurl.com/2cruh8z
Enquêtes, interpellations, dénonciations... La junte promet de lutter contre la corruption et de tourner la page Mamadou Tandja. Depuis mars, le pays vit au rythme des scandales et des révélations. Ils sont là, bien en vue dans le cahier central du quotidien gouvernemental Le Sahel du 12 juillet: deux cents noms de personnes soupçonnées d’indélicatesse dans l’affaire dite des tracteurs. Anciens députés ou ministres sous la présidence de Mamadou Tandja, tous sont accusés de ne pas avoir intégralement remboursé les véhicules agricoles qui leur ont été cédés par la centrale d’approvisionnement.
Nigeria: La directrice de la Bourse limogée
2010-08-10
http://tinyurl.com/32kef5f
La directrice générale de la Bourse du Nigeria (NSE), a été limogée par la Commission de surveillance de la Bourse. Mme Okereke-Onyiuke, en fonction depuis dix ans, annonçait en janvier 2010 qu'elle allait se retirer de la direction de la NSE en novembre prochain. La NSE était mal en point ces dernières années et jugée peu fiable. Beaucoup d'investisseurs y ont perdu d'importantes sommes d'argent, peut-être à cause d'irrégularités financières. Les investigations entamées devraient permettre de faire la lumière sur l'affaire.
Développement
Afrique : Les délestages occasionnent 5 % de pertes pour les entreprises
2010-08-02
http://tinyurl.com/3yn65by
La fréquence des coupures d’électricité fait perdre aux entreprises africaines 5 % de leurs ventes, équivalant à 2 % du PIB de certains pays, a révélé une étude conjointe de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD). L’étude portant sur le ‘’Diagnostic des infrastructures nationales en Afrique‘’ évalue à 20 % le pourcentage de perte pour les entreprises du secteur informel qui ne peuvent se permettre un générateur de secours. Le rapport rendu public fait état de pénuries d’énergie et de coupures fréquentes de courant dans une trentaine de pays du continent dues notamment à leur incapacité à disposer d’une nouvelle capacité pour s’adapter à la demande issue de la croissance économique. Il s’y ajoute la sécheresse qui réduit la production d’hydroélectricité, la hausses des prix pétroliers pesant sur les importations de diesel de beaucoup de pays d’Afrique de l’ouest, et la destruction de l’infrastructure énergétique suite à des conflits dans les Etats fragiles.
Afrique : où vont les 40 milliards de dollars de la diaspora ?
2010-08-09
http://tinyurl.com/3xle3r6
Les évolutions dans la gestion des transferts d’argent sont très rapides en Afrique. Le continent reçoit annuellement près de 40 millions de dollars de ses migrants éparpillés à travers le monde malgré la crise financière internationale. Problème : aucune structure adéquate n’existe pour convertir ces fonds en investissements productifs. Ces importants transferts de fonds représentent entre 9% et 24% des PIB des pays africains et entre 80% et 750% de l’aide publique au développement, selon Séverine Deboos du projet BIT/Migrant basé à Dakar.
Algérie : les indicateurs économiques au beau fixe, mais la crise sociale demeure
2010-08-02
http://tinyurl.com/2umdsul
Malgré les centaines de milliards de dollars injectés dans l’économie grâce à la rente des hydrocarbures, le moral des Algériens est maussade. Emplois, croissance, investissements... Les chiffres sont bons mais la grogne sociale perdure. Après dix ans d’ouverture tous azimuts, de privatisations à tour de bras, de réformes structurelles et de politique libérale, le président Abdelaziz Bouteflika, réélu trois mois auparavant pour un troisième mandat, avait décidé il y a un an de revoir sa copie : réglementation contraignante des investissements étrangers, mesures pour réguler les importations, limitation du crédit bancaire… Mais la demande est si forte, les retards accumulés sont si importants, que l’amélioration demeure peu perceptible par les citoyens
Global : Péril sur la banane africaine
2010-08-02
http://tinyurl.com/3y44uau
Les conséquences de l’Accord de Genève entre les pays latino-américains et la Commission de l’Union européenne suscitent des craintes au sein des pays Acp. En effet par cet accord, la banane issue des pays latino-américains, encore appelée banane dollar, va rentrer dans l’espace économique européen au taux de 114 dollars la tonne, au lieu des traditionnels 176 dollars payés au titre des droits de douane. Elle érode ainsi la préférence commerciale dont bénéficiait la banane des pays du groupe Acp dans le marché européen, où elle entre à taux nul.
Niger : aide européenne de près de 15 millions d'euros contre la crise alimentaire:
2010-08-13
http://tinyurl.com/2vnngp2
La Commission européenne a débloqué le 10 août 14,9 millions d'euros pour le Niger, le pays du Sahel le plus touché par la crise alimentaire qui affecte cette région. Depuis le début de l'année, la Commission européenne a apporté une aide humanitaire d'un montant de 54 millions d'euros dans les pays du Sahel touchés par la crise alimentaire, dont 25 millions d'euros pour le Niger. Compte tenu des besoins croissants au Sahel, la commissaire chargée de l'aide humanitaire a demandé, début juin, la mobilisation de 30 millions d'euros supplémentaires pour financer des opérations humanitaires au Sahel, et notamment au Niger.
Zimbabwe: Mugabe réclame la fin des sanctions
2010-08-10
http://tinyurl.com/346938p
Le président Mugabe a accusé le 9 août les pays occidentaux de vouloir prolonger les souffrances de ses compatriotes avec des "sanctions malfaisantes" et les a appelé "à réfléchir" pour y mettre un terme rapidement. Le Zimbabwe fait l'objet depuis 2002 de sanctions de la part de l'Union européenne en raison de violations répétées des droits de l'Homme. Ces mesures consistent en un embargo sur les armes et les équipements susceptibles de servir à la répression interne, l'interdiction de voyager sur le territoire des Etats de l'UE pour une centaine de personnes liées au pouvoir en place ainsi que le gel des avoirs financiers de ces mêmes personnes.
Santé & VIH/SIDA
Afrique : L’obésité gagne du terrain
2010-08-09
http://tinyurl.com/392v8xl
L’obésité gagne du terrain en Afrique. Sur le continent où dormir le ventre vide est le lot de nombreuses personnes, être gros est un signe extérieur de bonne santé et de réussite sociale. Premières concernées, les femmes. Pour les médecins, il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 44 % des diabètes, 23 % des troubles cardiaques et 7 à 41 % des cancers sont directement liés au surpoids et à l’obésité.
Cameroun : La pire épidémie de choléra « depuis au moins 10 ans »
2010-08-09
http://tinyurl.com/327qu33
Le choléra a tué au moins 94 personnes dans le nord du Cameroun et est en train de se propager. Selon les responsables sanitaires, il s’agit de l’épidémie la plus sévère depuis des années. A la fin de juillet, quelque 1 300 cas avaient été enregistrés dans la région de l’Extrême-Nord au Cameroun. Moloko a eu plus de la moitié des cas de la région, soit 773 à la date du 3 août.
Migration
Côte d'Ivoire: Epidémies de la fièvre jaune et de la dengue
2010-08-09
http://tinyurl.com/3a76c7t
La situation épidémiologique de la dengue et de la fièvre jaune inquiète en Côte d’Ivoire. A la date du 5 août 2010, on dénombrait, concernant la fièvre jaune, 13 cas dont 2 décès. Concernant la dengue, 12 cas dont 1 décès à Abidjan ont été rapportés. Selon des spécialistes ivoiriens, la situation empire à Abidjan et il n'y a pas de traitement spécifique.
Global : Les ARV génériques menacés par des lois sur les brevets
2010-08-09
http://tinyurl.com/37soesz
La majorité des quelque 5,2 millions de personnes sous traitement antirétroviral (ARV) dans le monde reçoivent des versions génériques fabriquées principalement en Inde, mais la législation sur le commerce et les droits de propriété intellectuelle, de plus en plus restrictive, pourrait entraîner la fermeture de «la pharmacie du monde en développement». Alors que les brevets de nombreux médicaments anciens de première ligne ont expiré, offrant la possibilité aux fabricants génériques de les produire librement, les traitements plus récents, moins nocifs et plus efficaces sont protégés par des brevets et vendus à des prix inabordables pour les nations les moins développées.
Éducation
Congo : 12 857 élèves des populations autochtones du Congo scolarisés
2010-08-13
http://tinyurl.com/3xvyzbq
Quelque 12.857 élèves des populations autochtones communément appelées pygmées ont été scolarisés au Congo, soit 5,99% de l’effectif total des autochtones du pays, selon des chiffres fournis par les autorités à l’occasion de la 15ème journée des peuples autochtones célébrée le 9 août de chaque année. A ce jour, environ 2.374 enfants ont été enregistrés et disposent de leurs actes de naissance, selon le ministère de la Solidarité.
Ghana : Le lycée ramené à 3 années d'étude
2010-08-09
http://tinyurl.com/32u6asr
Le Parlement ghanéen vient d'adopter un projet de loi sur l'éducation ramenant le nombre d'années scolaires en lycée de quatre à trois ans. La chambre a voté le 2 août cette loi par 106 voix contre 78. Cet amendement a été précédé de débats houleux entre les députés, la minorité demandant une suspension complète de l'adoption de ce projet de loi pour permettre aux étudiants ghanéens de bénéficier de la bonne mise en oeuvre de la durée de quatre ans. Cette mesure était accompagnée d'une refonte du parcours scolaire, faisant du français et des technologies de l'information des matières centrales de l'école primaire à la fin du lycée. L'école maternelle avait aussi été rattachée à l'enseignement primaire.
Sénégal : des étudiants en prison pour violences
2010-08-09
http://tinyurl.com/34ycqfd
Le bilan des heurts entre les forces de la gendarmerie et les étudiants de l’université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal fait état de nombreux blessés. Quelque soixante-trois jeunes ont été arrêtés depuis le début des affrontements, le 3 août. Ils seront jugés le 19 août. Les affrontements font suite à des contestations autour de l’organisation des examens de fin d’année.
Environnement
Afrique : Un navire de déchets toxiques sillonne les côtes ouest-africaines
2010-08-13
http://tinyurl.com/35tay64
Un navire néerlandais sillonne actuellement les côtes ouest-africaines dans le but de se débarrasser de sa cargaison de « déchets toxiques dangereux », a annoncé le ministre camerounais de l'Environnement dans un communiqué. informées les autorités de toute manœuvre suspecte de navire » sur les côtes camerounaises. Le déversement de résidus toxiques du cargo Probo Koala à Abidjan en août 2006 avait causé la mort de 17 personnes et des milliers d'intoxications. La multinationale Trafigura qui avait affrété le navire a toujours nié que le navire ait pu provoquer décès et maladies graves.
Niger: Crue exceptionnelle du fleuve Niger
2010-08-13
http://tinyurl.com/39ek2bv
Le fleuve Niger, troisième fleuve d'Afrique, connaît sa plus forte crue depuis 1929, selon un expert de l'Autorité du bassin du Niger (ABN). Des inondations ont fait plus de 5 000 sinistrés à Niamey. Une dizaine de sites de relogement ont été établis et les forces de sécurité procèdent à des évacuations de populations qui n’ont jamais vu pareilles inondations. Changement climatique ou ensablement du lit du fleuve Niger ?
Tchad : Appel à l'aide internationale face aux inondations
2010-08-09
http://tinyurl.com/33z9vkm
Le Premier ministre tchadien a lancé le 4 août un appel pour aider le Tchad à faire face aux conséquences des fortes pluies qui s'abattent sur le pays. La semaine dernière, des pluies avaient déjà laissé quelque 1. 800 familles sans abris et conduit les autorités à limoger plusieurs responsables administratifs dans la région de Faya. Durement touché par la sécheresse, le Tchad connaît traditionnellement des fortes précipitations lors de la saison des pluies, les eaux emplissant des lits de rivières asséchées et rendant difficile tout déplacement.
Média & liberté d'expression
Afrique du Sud: deux projets de loi sur les médias dénoncés
2010-08-13
http://tinyurl.com/36geoqy
L'Institut international de la Presse (IPI) a appelé le 12 août le président sud-africain Jacob Zuma à modifier ou retirer deux projets politiques qu'il juge "dangereux" pour la liberté de la presse. Le projet de loi sur la protection de l'information prévoit, par exemple, "des sanctions draconiennes pour ceux qui révèlent" des informations classifiées, de cinq à 25 ans de prison, dénonce encore Mme McKenzie.
Gambie: deux journalistes convoqués devant la justice
2010-08-09
http://tinyurl.com/3393cws
Deux journalistes gambiens ont été convoqués le 9 août devant la justice pour s'expliquer sur un article concernant le jugement de l'ex-chef de la police nationale Ensa Badjie, dans lequel ils affirmaient qu'il avait été torturé durant sa détention. L'ancien chef de la police est jugé pour une implication présumée dans un trafic de drogue tout comme l'ex-patron de l'agence de lutte contre la drogue. L'avocat des journalistes, a souligné que "par souci de clarté et dans l'intérêt de la justice, deux autres grands journaux avaient écrit la même chose que the Point". Il a ensuite remis au juge des copies de ces articles publiés par Foroyaa et Daily Observer.
Sénégal : Radio Chine internationale lance quatre fréquences
2010-08-10
http://tinyurl.com/3ypwoh4
La Radio Chine internationale (RCI) a lancé le 4 août quatre nouvelles fréquences au Sénégal. Les régions de Dakar, Ziguinchor, Kaolack et Saint-Louis disposent maintenant de fréquences qui vont permettre de capter sur la bande FM la Radio Chine internationale. Selon le Premier ministre sénégalais qui a présidé à ce lancement, la RCI va offrir une nouvelle proximité affective aux Sénégalais et aux Chinois et va combler un besoin d' informations sur la Chine.
Conflits & urgences
Afrique : vigilance contre le terrorisme exigée dans tout le Sahel
2010-08-02
http://tinyurl.com/22ldva3
La vigilance la plus extrême est exigée pour tout déplacement non indispensable dans les pays de la bande sahélo-saharienne où les consignes de sécurité ont été plus que jamais réitérées, après la mort d'un otage français tué au Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Ambassades, entreprises et organisations internationales ont revu les conseils aux voyageurs et rappelé les mesures élémentaires destinées à protéger leurs personnels employés dans ces pays, en particulier dans les zones les plus isolées.
Angola : Les mines ont tué 166 personnes en quatre ans
2010-08-13
http://tinyurl.com/3xuw988
Les mines datant de la guerre civile qui a ravagé l'Angola pendant près de trente ans ont tué 166 personnes et fait 313 blessés ces quatre dernières années, selon une étude publiée le 9 août. Depuis le début de cette année, cinq personnes ont trouvé la mort en déclenchant de tels engins. L'Angola est aujourd'hui le deuxième pays au monde le plus infesté de mines antipersonnel après l'Afghanistan. Depuis la fin de la guerre civile en 2002, les autorités ont pourtant consacré des millions de dollars pour nettoyer les champs de mines.
Global : Entrée en vigueur de la convention sur les armes à sous munitions
2010-08-09
http://tinyurl.com/2u8bpux
La Convention sur les armes à sous munitions, qui marque d'une pierre blanche l'histoire du désarmement, entre en vigueur le 1er août 2010. Le traité offre un cadre juridique qui permettra de mettre fin aux mutilations que les armes à sous-munitions infligent aux civils, dont beaucoup dans des pays en développement. Trente-sept États ont ratifié la convention à ce jour, et 107 en sont signataires. Les armes à sous-munitions sont des conteneurs qui s'ouvrent en plein vol et éparpillent un grand nombre de petits engins explosifs sur une vaste étendue.
Nigeria: Jonathan menace de ne plus prêter de troupes à l'ONU
2010-08-09
http://tinyurl.com/2uyxnxz
Le président nigérian Goodluck Jonathan a menacé le 2 août de ne plus prêter de troupes aux missions de paix de l'ONU si celle-ci ne modifie pas ses règles d'engagement pour empêcher la mort des soldats. Le Nigeria a perdu sept soldats en mission de paix en 2007 au Soudan dans une embuscade. L'an dernier, un soldat nigérian a été abattu près de son domicile dans la région soudanaise du Darfour par des inconnus qui ont volé son véhicule. Le site de la mission du Nigeria à l'ONU indique que plus de 6.000 de ses soldats sont engagés dans des opérations de paix des Nations Unies dans le monde mais il est difficile de déterminer si ce chiffre vaut pour l'heure actuelle.
Ouganda : Les auteurs de l’attentat du 11 août arrêtés
2010-08-13
http://tinyurl.com/3xrvtez
"Tous les responsables" des attentats de Kampala, revendiqués par les islamistes somaliens shebab et qui avaient fait 76 morts le 11 juillet, ont été "arrêtés", a annoncé le 12 août le chef des renseignements militaires ougandais, qui a présenté à la presse quatre suspects. Les quatre hommes sont tous de nationalité ougandaise. Deux attentats avaient visé à Kampala un restaurant éthiopien et le bar d'un club de rugby qui retransmettaient la finale de la Coupe du monde de football.
Somalie : les shebab interdisent trois agences humanitaires
2010-08-13
http://tinyurl.com/2wdzlv5
Les insurgés somaliens shebab ont interdit l'opération de trois agences humanitaires internationales qu'il accuse de « propager activement la chrétienté » dans le pays ravagé par la guerre. Il s’agit de World Vision, ADRA (Agence humanitaire et de développement adventiste) et l'Agence suédoise de Diakonia. Selon le groupe radical, les trois agences « agissaient comme des missionnaires sous couvert du travail humanitaire » tout en propageant ce que le groupe qualifie « d'idéologies corrompues afin de salir la croyance pure des musulmans en Somalie ».
Internet & technologie
Algérie : le Blackberry pourrait être interdit
2010-08-09
http://tinyurl.com/38egm38
Si le gouvernement algérien conclut que le service Blackberry peut représenter une menace pour la sécurité nationale, son interdiction sera décrétée immédiatement, estime une source proche du secteur des télécoms. L’Algérie pourrait emboîter le pas aux Emirats arabes unis, l’Inde ou encore l’Arabie Saoudite, qui menacent d’interdire certains services de ces smartphones (téléphones intelligents) fabriqués par le canadien Research in Motion (RIM). L’interdiction interviendrait si les autorités arrivent aux mêmes résultats auxquels ont abouti les investigations des autres pays, à savoir que les services email et internet du Blackberry constitueraient une menace pour la sécurité nationale ou contreviendraient aux lois locales relatives à la pornographie ou à la pédophilie.
Cameroun : connection au réseau panafricain de télémédecine
2010-08-02
http://tinyurl.com/2fgv3uh
Les ministres des Postes et Télécommunications, de l'Enseignement supérieur et de la Santé publique du cameroun, ont inauguré le 23 juillet dernier, les premiers services en ligne du Cameroun, dans le cadre de sa participation au « réseau panafricain de services en ligne». Ces premiers services sont un centre de télémédecine, hébergé par le Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (CHUY), et aujourd’hui opérationnel. La Cameroun a été choisi en 2006 par ses pairs de l'Afrique centrale, pour abriter le centre sous-régional de l'Afrique centrale, du projet Inde-Union africaine, de réseau virtuel.
Sénégal : Deux jours de grève des Telecom cause une perte de 50 milliards
2010-08-13
http://tinyurl.com/38qyxrp
Le directeur général de la Société nationale des télécommunications (Sonatel), a présenté ses regrets devant les sénateurs après les dérangements notés les 4 et 5 août dernier sur le réseau téléphonique et internet de son entreprise qu’il a qualifié de catastrophe. Il a promis que pareille situation ne se reproduira plus jamais. Les employés de la société étant en grève, il était impossible d’avoir une liaison téléphonique avec l’extérieur et très difficile de téléphoner à l’intérieur du pays. Le réseau internet de la Sonatel ne marchait pas non plus. Les pertes en termes d’économie ont été estimées à 50 milliards de francs CFA.
Cours, séminaires, & ateliers
Le FSM lance une consultation publique sur les axes thématique pour l’édition 2011
2010-08-13
http://pambazuka.org/fr/category/courses/66675
Le Conseil International du Forum Social Mondial, le Forum Social Africain et le Comité d’Organisation Sénégalais lancent une consultation publique, jusqu’au 10 septembre, pour finaliser les axes thématiques de l’édition centrale du FSM, qui se tiendra à Dakar, au Sénégal, du 6 au 11 février 2011. Cette proposition méthodologique a été conçue après Mumbai (Maharashtra, Inde), il y a 5 ans. Ses principaux objectifs sont de donner une structure à l’espace physique du FSM, en lien avec la répartition des activités auto-organisées, et de contribuer à améliorer la communication entre les organisations, les réseaux, les mouvements, les groupes et les campagnes qui prennent part au processus du FSM, pour parvenir à leur meilleure convergence et articulation.
Le Conseil International du Forum Social Mondial, le Forum Social Africain et le Comité d’Organisation Sénégalais lancent une consultation publique, jusqu’au 10 septembre, pour finaliser les axes thématiques de l’édition centrale du FSM, qui se tiendra à Dakar, au Sénégal, du 6 au 11 février 2011. Cette proposition méthodologique a été conçue après Mumbai (Maharashtra, Inde), il y a 5 ans. Ses principaux objectifs sont de donner une structure à l’espace physique du FSM, en lien avec la répartition des activités auto-organisées, et de contribuer à améliorer la communication entre les organisations, les réseaux, les mouvements, les groupes et les campagnes qui prennent part au processus du FSM, pour parvenir à leur meilleure convergence et articulation.
Cette consultation est, de ce fait, préparée sur la base des trois axes stratégiques de l’événement de 2011 :
1) Renforcer les capacités offensives contre le capitalisme néolibéral et ses instruments ;
2) Approfondir les luttes et les résistances contre le capitalisme, l’impérialisme et l’oppression ;
3) Proposer des alternatives démocratiques et issues des peuples.
Le Forum Social de Dakar propose 11 axes thématiques qui tiennent compte du contexte international actuel, du contexte des luttes que mènent les mouvements et des thèmes liés à l’Afrique. Les organisateurs proposent donc :
1.Pour une société humaine fondée sur des principes et des valeurs communs de dignité, de diversité, de justice, d’égalité entre tous les êtres humains, indépendamment des genres, des cultures, de l’âge, des incapacités, des croyances religieuses, et pour l’élimination de toutes les formes d’oppression et de discrimination basées sur le racisme, la xénophobie, les systèmes de castes, l’orientation sexuelle et autres.
2.Pour une justice environnementale et pour un accès universel et durable de l’humanité aux biens communs, pour la préservation de la planète comme source de vie, en particulier de la terre, de l’eau, des forêts, des sources d’énergie renouvelable et de la biodiversité, garantissant les droits des peuples indigènes, originaires, traditionnels, autochtones et natifs sur leurs territoires, les ressources, les langues, les cultures, les identités et les savoirs.
3.Pour l’applicabilité et l’effectivité des droits humains – économiques, sociaux, culturels, environnementaux, droits civils et politiques - , en particulier le droit à la terre, à la souveraineté alimentaire, à l’alimentation, à la protection sociale, à la santé, à l’éducation, au logement, à l’emploi, au travail décent, à la communication, à l’expression culturelle et politique.
4.Pour la liberté de circulation et d’établissement de toutes et de tous, plus particulièrement des migrants et des chercheurs d’asile, des personnes victimes du trafic humain, des réfugiés, des peuples indigènes, originaires, autochtones, traditionnels et natifs, des minorités, des peuples sous occupation, des peuples en situation de guerre et conflits et pour le respect de leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux.
5.Pour le droit inaliénable des peuples au patrimoine culturel de l’humanité, pour la démocratisation des savoirs, des cultures, de la communication et des technologies, valorisant les biens communs afin de visibiliser les savoirs subjugués, et pour la fin des savoirs hégémoniques et de la privatisation, des savoirs et des technologies, changeant fondamentalement le système des droits de la propriété intellectuelle.
6.Pour un monde débarrassé des valeurs et des structures du capitalisme, de l’oppression patriarcale, de toute forme de domination des puissances financières, des transnationales et des systèmes inégaux de commerce, de la domination coloniale et de la domination par la dette.
7.Pour la construction d’une économie sociale, solidaire, émancipatrice, avec des modèles soutenables de production et de consommation et un système de commerce équitable, qui mette au cœur de ses priorités les besoins fondamentaux des peuples et le respect de la nature, garantissant une redistribution globale avec une fiscalité internationale et sans paradis fiscaux.
8.Pour la construction et l’expansion de structures et d’institutions démocratiques politiques et économiques locales, nationales et internationales, avec la participation des peuples aux prises de décision et au contrôle des affaires publiques et des ressources, respectant la diversité et la dignité des peuples.
9.Pour la construction d’un ordre mondial basée sur la paix, la justice et la sécurité humaine, le droit, l’éthique, la souveraineté et l’auto-détermination des peuples, condamnant les sanctions économiques et pour des règles internationales sur le commerce des armes.
10.Pour la mise en valeur des histoires et des luttes de l’Afrique et de sa diaspora et de leur contribution à l’humanité, reconnaissant la violence du colonialisme.
11.Pour une réflexion collective sur nos mouvements, le processus du Forum Social Mondial et nos perspectives pour l’avenir
L’inscription et « l’agglutination » des activités auto-organisées commencera après cette consultation.
Vérifiez que les luttes de votre organisation sont incluses ci-dessus et envoyez vos contributions jusqu’au 10 SEPTEMBRE à: consultation@forumsocialmundial.org.br
Emploi
Offre d'offre d'emploi de l'Agence de la Francophonie à Dakar
2010-08-11
http://pambazuka.org/fr/category/jobs/66639
L'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), organisme international au service de l'enseignement supérieur et de la recherche en français, recherche pour son Bureau Afrique de l'Ouest, situé à Dakar, Sénégal :
- Un Directeur délégué à la politique scientifique
- Un Administrateur
- un(e) responsable du Campus numérique francophone (CNF) de Dakar
Veuillez trouvez les détails de ces offres sur ce lien http://www.auf.org/regions/afrique-ouest/
Date limite le 20 août 2010
Source : www.auf.org
FAWE cherche une directrice adjointe
2010-08-11
http://pambazuka.org/fr/category/jobs/66638
Le FAWE (Forum for African Women Educationalists) est une organisation non gouvernementale panafricaine structurée en un réseau de 33 agences nationales dans toute l’Afrique et dont le siège se trouve à Nairobi, au Kenya. Le FAWE est une organisation pionnière et importante qui a pour but de promouvoir l’éducation des femmes et des filles en Afrique. Le FAWE recrute une personne bilingue anglais-français axée sur les résultats pour intégrer son équipe dynamique et professionnelle en tant que directrice adjointe.
Intitulé du poste : directrice adjointe
Rattachement : bureau des directeurs exécutifs
Rend compte au : Directeur Exécutif
Fonction dans l’organisation : transversale
Description du poste
La directrice adjointe intègrera l'équipe de direction du Secrétariat Régional du FAWE et rendra compte au Directeur Exécutif (DE). Elle sera chargée de gérer l'ensemble des opérations du Secrétariat Régional (SR), dont le suivi de la gestion des programmes, des ressources humaines et des fonctions administratives. Elle assistera les DE en matière de stratégie, dans la planification et l’élaboration des budgets et aura la responsabilité du suivi des progrès en référence aux plans et budgets, en collaboration avec les chefs de sections. Elle assistera le DE dans le traitement des questions liées à la gestion du réseau, comme les relations avec les Agences Nationales (AN), le développement organisationnel et les questions de gouvernance interne. Elle travaillera en étroite collaboration avec le Directeur financier et administratif et le Directeur de la coordination du programme. Elle supervisera l’organisation d'événements obligatoires et périodiques tels que la réunion du Comité exécutif, celle du consortium des donateurs et les assemblées générales. Elle supervisera les relations avec les partenaires et les bailleurs de fonds et effectuera d'autres tâches qui lui seront déléguées par le Directeur Exécutif.
Objectifs du poste
Assister le Directeur Exécutif dans l'élaboration et la mise en œuvre du Plan stratégique du FAWE en supervisant les opérations du Secrétariat Régional, les relations avec les Agences Nationales, en contribuant au renforcement des relations avec les donateurs et des partenariats ainsi qu’au développement organisationnel du réseau FAWE.
Résultats attendus pour soutenir la réalisation des objectifs du Plan stratégique 2008-2012
• Les systèmes éducatifs nationaux sont incités à élaborer des politiques prenant en compte les inégalités entre les sexes et à promouvoir l'éducation des filles
• La direction et la coordination sont confiées au Secrétariat régional et aux Agences Nationales pour s'assurer que les objectifs stratégiques du FAWE seront atteints
• Les ressources financières nécessaires sont mobilisées pour remplir le mandat du FAWE et mettre en œuvre les programmes du FAWE
• Les communautés sont mobilisées pour promouvoir l’éducation des filles
• Le développement organisationnel est assuré, afin que les programmes soient mieux mis en œuvre
• La démarche de surveillance et d’évaluation (M&E) est institutionnalisée afin de mieux satisfaire les besoins en informations de la direction du FAWE, des donateurs et des parties prenantes
• Des partenariats stratégiques sont noués ou renforcés pour appuyer le travail de l’organisation
• Des politiques de bonne gouvernance et de bonne organisation sont respectées dans tout le réseau
Responsabilités clés
• Planification, élaboration des budgets et mise en œuvre
• Assister le Directeur Exécutif dans l'élaboration de stratégies et l'exécution des décisions
• Collaborer avec le Directeur Exécutif pour préparer les programmes de travail et leur budget respectif et les soumettre au comité exécutif pour délibérations et approbation
• Superviser le suivi des progrès du plan stratégique du FAWE et des programmes annuels de travail
• Coordonner la préparation de rapports périodiques sur les mises en œuvre pour examen, approbation et diffusion
• Gestion des ressources humaines et administration
• Assister le Directeur Exécutif dans la gestion des ressources humaines, comme le recrutement de collaborateurs et de consultants, l’évaluation des performances, les rémunérations
• Suivre et actualiser les politiques et procédures liées aux ressources humaines
• Aider le Directeur Exécutif à créer un environnement propice pour attirer, fidéliser, développer et motiver un personnel professionnel
• Coordonner le fonctionnement des différentes sections et traiter les problèmes signalés par les chefs de section
• S’assurer que les politiques administratives et leurs contrôles sont à jour et appliquées
• Direction et gouvernance
• Travailler avec le Directeur Exécutif afin de maintenir l'intégrité, la réputation, la visibilité et la viabilité de l'organisation
• Seconder le Directeur Exécutif pour donner impulsion et direction aux personnels du Secrétariat Régional et aux Agences Nationales
• L’assister dans la gestion du Secrétariat régional et des Agences Nationales et s’assurer de la conformité de la gestion avec la charte du FAWE et avec les autres politiques et procédures de gouvernance
• Coordonner les réunions obligatoires et périodiques
• Communication et relations extérieures
• Superviser la préparation et la présentation des rapports financiers et techniques destinés aux partenaires donateurs du FAWE dans les temps impartis et dans le respect des conventions de subventions
• Représenter ponctuellement le FAWE durant différents rassemblements et événements dans le but de promouvoir l'éducation des filles et de cultiver des contacts avec différents partenaires
• Participer à la rédaction de propositions, comptes rendus, rapports et autres correspondances qui peuvent être demandées
• S’acquitter d’autres devoirs et tâches demandées par le Directeur Exécutif
Profil recherché
Education et formation
• Master en gestion des organismes à but non lucratif, en administration publique ou administration des établissements d’éducation, avec une spécialisation en études sur le genre et/ou le développement (thèse, de préférence)
• Expertise dans les problématiques de genre dans l’éducation, tout particulièrement dans le contexte de l’Afrique sub-saharienne
• Parfaite maitrise du français et de l’anglais
Expérience
• Expérience de 7 à 10 ans dans la gestion d’organisations non gouvernementales ou d’organisations tournées vers le développement international, avec une spécialisation dans l’éducation et/ou les problématiques de genre.
• Expérience confirmée dans l'administration et la gestion opérationnelle, la gestion financière et la gestion d’équipes
• Connaissance et expérience de la planification et de la mise en œuvre de programmes, de la mobilisation de ressources, du plaidoyer et de la communication.
• Expérience réussie dans la gestion des attentes de parties prenantes diversifiées
Compétences requises
• Forte capacité managériale et de réflexion stratégique
• Grandes capacités d’exécution et efficacité afin d’obtenir les résultats attendus
• Autonome et possédant des qualités exceptionnelles d’innovation et de résolution des problèmes
• Excellentes qualités relationnelles, d’entretien d’un réseau et de négociation
• Aptitude à interagir et à communiquer de façon efficace avec des représentants de haut niveau des gouvernements et des organismes donateurs
• Solide capacités managériales et compétences en matière de plaidoyer afin d’influencer les politiques à un niveau élevé au sein des gouvernements
• Parcours prouvant l’honnêteté, la probité et l’adhésion aux principes de bonne gouvernance
• Sincère engagement pour la cause de l’éducation des filles et des femmes
• Excellente expression écrite en anglais et en français
• Aptitude à maitriser rapidement de nouveaux sujets et à s’adapter à des situations en évolution constante
• Maitrise des outils informatiques courants tels que Microsoft Office
Conditions d’emploi
Le FAWE propose une rémunération intéressante et des avantages sociaux, dont un régime de retraite financé par l'employeur, une couverture médicale et des dispositions généreuses sur la durée des congés payés. Le contrat initial est de deux ans, assorti d'une période d’essai de 6 mois.
Pour postuler
Veuillez nous faire parvenir votre CV et une lettre d’accompagnement par courrier électronique à recruitment@fawe.org avant le vendredi 13 août 2010 au plus tard.
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Fahamu – Réseaux pour la Justice Sociale
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ISSN 1753-6847





