Archives
Pambazuka News 16: Les politiques du pétrole et la pauvreté
Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.
Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.
Pour nous lire sur Internet, consultez le site http://www.pambazuka.org
Si vous ne souhaitez plus figurer sur la liste de nos abonnés, veuillez écrire à desabonnez@pamabazuka.org et votre adresse sera aussitôt retirée.
CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Arts & livres, 5. Moniteur de l'Union Africaine, 6. Femmes & genre, 7. Droits humains, 8. Réfugiés & migration forcée, 9. Elections & gouvernance, 10. Corruption, 11. Développement, 12. Santé & VIH/SIDA, 13. Éducation, 14. Environnement, 15. Terres & droits fonciers, 16. Média & liberté d'expression, 17. Plaidoyers & campagnes, 18. Conflits & urgences, 19. Internet & technologie, 20. Bulletins électroniques & listes de diffusion, 21. Collecte de fonds & ressources utiles, 22. Cours, séminaires, & ateliers
Soutenez la lutte pour la justice sociale en Afrique.
Faites généreusement don à : www.pambazuka.org/en/donate.php
Sommaire de cette édition
CHRONIQUE : Emira Woods, dénonce les grandes multinationales pétrolières qui en Afrique contribuent à appauvrir les populations des zones riches en pétrole
COMMENTAIRES ET ANALYSES :
- Analysant le cas de la RDC Me Joseph Yav Katshung explique qu’en matière de contentieux électoral, l’annulation n’est prononcée que si les faits ont une influence suffisante pour fausser le résultat du scrutin
- La libéralisation des échanges des produits commerciaux menace la sécurité alimentaire des paysans d’Afrique, soutient Babacar Ndao
- Issa Shivji fustige les avocats du néolibéralisme chez qui le langage de la consultation a déplacé et remplacé le langage de la conscience et de l'engagement
ARTS ET LIVRES : Les écrivaines africaines plus visibles
MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : Pour que le NEPAD devienne une Agence continentale
CONFLITS ET URGENCES : Nouvelles de Soudan, Côte d’Ivoire, RCA, RDC …
DROITS HUMAINS : Le mariage homo légalisé en Afrique du Sud
FEMMES ET GENRE : Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes
REFUGIÉS ET MIGRATION FORCÉE : Guinée-Bissau, assistance aux déplacés
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Alternance démocratique, le Bénin pour exemple ?
DEVELOPPEMENT : Accords Chine-Afrique, que tout le monde y gagne !
CORRUPTION : Corruption, un problème universel
SANTÉ ET VIH/SIDA : Afrique, l’usage des préservatifs gagent du terrain
ÉDUCATION : Plus de 65% de réussite au CAMES
ENVIRONNEMENT : Les changements climatiques bouleversent le quotidien des Africains
TERRES ET DROITS FONCIERS : Croissance de 6% de l’agriculture en zone CEDEAO
MEDIA ET LIBERTÉ D’EXPRESSION : Egypte, des policiers intimident les journalistes
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Les pensions des ex-combattants africains enfin revalorisées
PLAIDOYERS ET CAMPAGNES : ONU , de la nécessité d’une agence pour les femmes
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Afrique, plus de statistiques pour une meilleure gouvernance
PLUS : Informations sur les cours, séminaires, ateliers et offres d’emploi…
Sommaire de cette édition
Lettre de l'Editeur
2006-11-21
Nous sommes à la recherche de spécialistes en Sciences politiques qui seraient volontaires pour écrire un article sur la présente situation au Tchad et l'impact sur la crise du Darfour. Si vous êtes intéressé, veuillez contacter hawa@fahamu.org
Chroniques
Les Politiques du Pétrole et la Pauvreté
2006-11-21
Emira Woods
Emira Woods relève que « Pourtant, comme dans beaucoup de communautés de la région nigériane du Delta riche en pétrole, la plupart des gens de Yenagoa vivent dans des huttes construites en terre. Certains résident à seulement quelques pieds des puits de pétrole. Mais ils manquent d’électricité et de toilettes à l’intérieur de leurs maisons. Ils n’ont pas d’hôpitaux, pas d’eau de robinet, pas d’écoles. Et il y a aussi le chômage. Des compagnies pétrolières comme Royal Dutch Shell, BP, Chevron, et Exxon Mobil apportent des ouvriers étrangers même pour les postes subalternes…. Comme beaucoup d’Africains, j’ai peur que les compagnies pétrolières regardent l’Afrique à cause de sa richesse en ressources sans voir les gens. Les communautés riches en ressources sont déshumanisées et la ligne de la couleur est plus que jamais présente au moment où les plus grands profits coulent fermement vers les blancs qui contrôlent déjà d’énormes richesses et le pouvoir ».
Il est presque impossible d’imaginer, pendant que nous sommes assis dans une station de gaz bien éclairée, totalement fonctionnelle, sur Main Street, Etats-Unis, qu’une communauté qui a reçu la bénédiction de richesses en pétrole sous son sol pourrait paraître aussi appauvrie que Yenagoa dans l’Etat nigérian de Bayelsa.
Yenagoa est le site de l’un des premiers puits de pétrole, construit en 1956. Pourtant, comme dans beaucoup de communautés de la région nigériane du Delta riche en pétrole, la plupart des gens de Yenagoa vivent dans des huttes construites en terre. Certains résidents à seulement quelques pieds des puits de pétrole. Mais ils manquent d’électricité et de toilettes à l’intérieur de leurs maisons. Ils n’ont pas d’hôpitaux, pas d’eau de robinet, pas d’écoles. Et il y a aussi le chômage. Des compagnies pétrolières comme Royal Dutch Shell, BP, Chevron, et Exxon Mobil apportent des ouvriers étrangers même pour les postes subalternes.
J’ai récemment effectué un voyage à Yenagoa dans le cadre d’une tournée dans trois pays africains – le Nigeria, le Tchad et le Liberia – qui pourraient bien fournir le pétrole aux besoins des Etats-Unis en énergie. Historiquement, les Etats-Unis obtiennent les deux tiers de leur pétrole des autres pays.
La plupart des importations pétrolières des Etats-Unis viennent de l’Arabie Saoudite, du Venezuela, du Mexique, et du Canada. De plus en plus, comme les Etats-Unis, la Chine, et d’autres nations épanouissent leur soif pétrole, et l’instabilité devient plus profonde au Moyen-Orient, l’Afrique sub-saharienne est en train de devenir une source plus attirante pour le pétrole brut. Le conseil national des Renseignements des Etats-Unis estime que l’Afrique pourrait fournir 25% du pétrole américain d’ici l’an 2015.
Les trois pays que j’ai visités pourraient bien jouer un rôle dans la réalisation de cet objectif. Chacun est à différents stades de production du pétrole. Au Nigeria, l’exploration du pétrole date de l’an 1956. Au Tchad, l’extraction a commencé il y a juste trois ans. Au Liberia, où j’ai passé une grande partie de mon enfance, le potentiel du pétrole au-delà de sa ligne côtière qui s’élargit constitue une raison de garder l’espoir pour l’avenir.
Dans chacun de ces pays, une toile complexe d’acteurs géo-politiques, des cadres des compagnies pétrolières et des fonctionnaires du gouvernement aux agents militaires, prend des décisions qui ont un impact sur les vies des communautés qui produisent le pétrole qui coule vers les consommateurs aux Etats Unis.
L’injustice nigériane
Les résidents de Yenagoa manquent d’emplois et de services sociaux élémentaires. Ce qu’ils ont en abondance ce sont des dégâts sur l’environnement qui proviennent des décennies de marées noires, auxquelles s’ajoutent le brûlement constant de gaz nécessaire pour l’extraction du pétrole brut. La terre cultivable est rendue inutile tandis que des rivières et des cours d’eaux, qui étaient une fois bien peuplés par la vie marine, sont maintenant stériles.
Un chef local a expliqué qu’il a reçu de Shell Oil 150 Naira (1,15 $) pour chaque demi-hectare de terre utilisée par la compagnie. Je fus étonné lorsqu’il poursuivit en disant, « 150 naira, une fois tous les quatre ans » Les prix du pétrole étant les plus hauts de l’histoire, comment la compensation des communautés pour leur longue souffrance suite aux impacts des marées noires et des flamboiements de gaz peut-elle être une somme aussi dérisoire ?
Des membres du personnel militaires et de sécurité ont fait la ceinture autour de la zone avoisinant Yenagoa pour protéger les intérêts liés au pétrole. Les communautés sont en état de siège.
A Odi, une communauté adjacente à un puits construit en 1958, les villageois sont en train de réclamer des services de base comme l’eau potable de robinet, l’électricité, et les écoles. La réponse de la part des agents de sécurité a été sévère. Notre délégation a observé avec horreur en tant que témoin comment les jeunes gens ont, l’un après l’autre, avancé pour faire voir des blessures fraîches reçues il y avait de là 5 jours.
Ils nous ont raconté que des hommes militaires en uniforme avaient attrapé 15 jeunes gens pendant qu’ils rentraient chez eux à pieds en provenance d’un village au milieu de l’après-midi. Les jeunes gens furent frappés, torturés, et emprisonnés, et ce comme une mise en garde aux autres gens du village. Pour environ une semaine, les jeunes ont vécu le calvaire dans une prison à quelques miles du lieu. Leurs membres de familles furent forcés de marcher pendant une journée et demie pour les voir ou leur apporter la nourriture dans cette prison misérable. Leur crime ? Réclamation des droits élémentaires.
Pendant que les compagnies pétrolières enregistrent des profits et que le prix du pétrole monte en flèche vers près de 65 dollars US par baril, les communautés africaines ostensiblement bénies par la malédiction du pétrole languissent dans la misère et la saleté. En effet, sans terre exploitable ou conduits d’eau, beaucoup de gens au Nigeria disent qu’ils se trouvent dans un état pire que celui dans lequel se trouvaient leurs grands- parents avant que le pétrole ne fut découvert.
Espoir au Tchad ?
Reconnaissant la misère de leurs voisins au Nigeria, les communautés des zones productrices de pétrole au Tchad ont travaillé dur, même avant le début de la production du pétrole en 2003, pour minimiser les dégâts environnementaux et maximiser les bénéfices pour les communautés des lieux où le pétrole coule.
L’oléoduc de 650 miles entre le Tchad et le Cameroun (projet d’investissement le plus grand de l’Afrique) relie le Tchad, pays enclavé, aux marchés mondiaux d’exportation à travers la cité portuaire camerounaise de Douala. Il fut financé à travers des prêts et d’autres soutiens de la Banque Mondiale. Des mesures héroïques initiées par des activistes, la société civile, les défenseurs des droits humains et des leaders religieux de la communauté ont conduit à la loi sur la gestion de revenues qui est orientée vers l’avenir en vue de gérer le cours des revenues du pétrole de façon transparente, en s’assurant des ressources par les générations futures.
Cependant, le gouvernement tchadien a perverti sa propre législation concernant la gestion du pétrole. Il a détourné les dépenses loin des priorités initiales d’agriculture, de santé, et d’éducation et vers la « sécurité.» Le résultat en est que l’argent qui ne circule que maintenant en provenance de la production de pétrole est dépensé sur des armes et d’autres équipements militaires, au lieu d’être dépensé sur la réduction de la pauvreté et sur les intérêts des générations futures.
Les puits de pétrole au Tchad sont plus neufs, donc ses zones productrices de pétrole n’ont pas encore fait l’expérience des dégâts causés par des décennies de marée noire. Cependant, le flamboiement du gaz, avec des problèmes de santé qui en découlent et les dégâts sur l’environnement, est partie intégrante du cycle de production. Lorsque le vent souffle, l’odeur du gaz qui brûle enveloppe les villages se trouvant à plusieurs miles du lieu.
Dans une communauté tout près de Doba, avec les flammes de gaz comme toile de fond, les villageois nous ont parlé des décès en croissance et des cas de mort suite à des maladies respiratoires au cours des quelques dernières années, et des fournitures d’eau contaminée.
Entretemps, dans la zone agricole fertile du Tchad, les mangues, le coton, la gomme arabique et le bétail sont abondants. Pourtant il n’y a pas une seule usine qui transforme les produits de la matière première en biens pour les marchés locaux ou internationaux.
En dépit de ces défis, les Tchadiens maintiennent que leur vigilance va minimiser les impacts négatifs du point de vue social et environnemental. Le Tchad pourrait facilement se nourrir et nourrir ses voisins si la capacité de production était construite dans le secteur agricole. Les revenues du pétrole orientées vers la construction d’un système éducatif, la fourniture de soins de santé, de même que l’électricité élémentaire, l’eau potable, et les routes, pourraient mener loin vers l’amélioration des conditions de vie des gens.
A travers le pays, en dépit de la récente tentative de coup d’Etat et des élections en avril que la majorité de gens ont boycottées, les Tchadiens gardent l’espoir. De la capitale aux puits de pétrole du Sud, chacun semblait avoir confiance que les générations futures auront une meilleure vie.
Alternatives libériennes
Le Liberia, soit le troisième pays que j’ai visité, a récemment émergé de 25 ans de guerre. Les gens là-bas ont de l’espoir également, malgré les 85% du taux de chômage et le manque complet d’écoles qui fonctionnent et des soins de santé.
Les Libériens espèrent que les concessions actuellement garanties pour l’exploration du pétrole en mer vont conduire sur la route vers de nouvelles sources de revenues. La compagnie Nationale Libérienne du Pétrole(National Oil Campany) a négocié deux contrats avec Dranto Petroleum Limited, une compagnie basée au Nigeria, et Broadway Consolidated PLC, qui est basée en Bretagne. Comme l’exploration est déjà en cours, peu de gens au Liberia pensent que laisser la ressource non-touchée est une solution viable.
La question-clé est de savoir si le Liberia peut ou ne peut pas échapper à la malédiction du pétrole qui a si clairement fait souffrir le Nigeria, l’Angola, et d’autres pays de la région africaine du Golfe de Guinée qui est richement dotée.
Une possibilité pour les pays comme le Liberia consiste à considérer des modèles alternatifs pour le développement du pétrole. Par exemple, qu’est-ce que le Liberia peut apprendre de l’exemple du Venezuela de 61% du contrôle national des revenus du pétrole et de sa gestion ? Ou bien de l’emploi par le Norvège des revenus du pétrole pour diversifier l’économie tout en améliorant les services sociaux ?
Comme beaucoup d’Africains, j’ai peur que les compagnies pétrolières regardent l’Afrique à cause de sa richesse en ressources sans voir les gens. Les communautés riches en ressources sont déshumanisées et la ligne de la couleur est plus que jamais présente au moment où les plus grands profits coulent fermement vers les blancs qui contrôlent déjà d’énormes richesses et le pouvoir.
Le prix du pétrole a presque triplé depuis que le président George W.Bush est entré en fonction en 2001, et pourtant la majorité des gens qui vivent dans les pays à partir desquels le carburant coule font face à une pauvreté écrasante. Dans l’ensemble, les profits trimestriels de 10 milliards de dollars US réalisés par Exxon Mobil, Chevron, BP, ou Shell et le 1,15 dollars US par demi-hectare payé en compensation (tous les quatre ans) à certains agriculteurs des zones productrices de pétrole, montrent juste dans quelle mesure l’industrie pétrolière mondiale est devenue injuste.
La prochaine fois que tu tires la pompe, arrête un moment et rappelle-toi que le liquide noir épais est extrait de la croûte de la terre au grand détriment social, politique et environnemental. Puis fais tout ce qui est dans ton pouvoir pour réclamer la dignité et la juste compensation pour ceux dont la terre ou la mer pourrait être maudite avec la bénédiction de cette ressource naturelle.
*Emira Woods est co-directrice de Foreign Policy In Focus à l’Institut des Etudes de Politiques.
*Le texte a d’abord paru dans le numéro 272 de l’édition anglaise de Pambazuka News. Voir : http://www.pambazuka.org/en/category/features/37612
La traduction de l’anglais au français a été faite par Jean Nepo Simbayobewe.
*Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faites vos commentaires en ligne à l’adresse www.pambazuka.org
Commentaires & analyses
De L’appréciation du Critère de «L’influence Déterminante» dans la Gestion du présent Contentieux Electoral en RDC
2006-11-21
Me Joseph Yav Katshung
Les élections en RDC font l’objet de contestation de la part du camp du candidat malheureux Jean-Pierre Bemba, Me Joseph Yav Katshung apporte un éclairage sur la question en révélant que « la jurisprudence en matière de contentieux électoral a toujours été dominée par le principe dit de l'influence déterminante : En vertu de ce critérium fondamental, le juge de l'élection ne prononce l'annulation d'une élection que si les faits invoqués par le requérant ont eu une incidence directe certaine, une influence suffisante pour fausser le résultat du scrutin ».
Il est sans conteste que les élections constituent un des piliers de la démocratie. Elles sont également dans certains cas, comme celui de la RDC, l’aboutissement d’une longue période de transition, marquant la fin des pouvoirs illégitimes. C’est dans ce contexte socio-politique que le peuple congolais s’est rendu massivement aux urnes en juillet et octobre 2006, pour élire le futur président de la république.
En effet, aucun candidat n’ayant obtenu plus de 50% des voix après le premier tour des élections du 30 juillet 2006, le second tour de l’élection présidentielle avait été organisé le 29 octobre 2006 entre le président Joseph Kabila et le vice-président Jean-Pierre Bemba. Après l’annonce des résultats provisoires par la Commission Electorale Indépendante (CEI), le 15 Novembre 2006, Jean-Pierre Bemba contestera lesdits résultats et déposera le 18 Novembre 2006, un recours - à la Cour Suprême de Justice - contre lesdits résultats qui donnent le président sortant Joseph Kabila vainqueur avec 58,05% des suffrages exprimés.
Selon la loi électorale, la Cour Suprême de Justice est chargée de proclamer les résultats définitifs et dispose de sept jours ouvrables à compter de sa saisine pour rendre ses décisions, puis proclamer les résultats. Le présent article essaie de réfléchir sur le principe de « l’influence déterminante », le critérium fondamental dont se servira le juge électoral (la Cour Suprême de Justice) pour trancher ce contentieux électoral. Il essaie aussi, d’éclairer le juge électoral, les parties au procès et la population Congolaise de l’incidence des « présumées » fraudes et irrégularités sur la décision définitive du juge électoral et l'issue des élections. Tout en notant que la présente réflexion ne préjuge pas du fond du contentieux.
I. CONFLITS ET CONTESTATIONS AU RENDEZ-VOUS ELECTORAL
A chaque étape de l'élection - avant, pendant, après... -, des irrégularités peuvent se commettre. Cela va de la falsification des listes électorales jusqu'aux faits de propagande mensongère, en passant par les erreurs dans le décompte des bulletins ou le dépassement des comptes de campagne. Ainsi donc, les violences, les fraudes et les altérations à la sincérité ont toujours été au rendez-vous électoral aussi bien en Afrique qu’ailleurs.i
L'histoire et l'actualité montrent que les élections même dans les démocraties libérales établies, ne sont pas toujours conformes à l'idéal démocratique. Les élections peuvent donc, générer des conflits et même amener aux guerres, comme ce fut le cas de l’Angola en 1992, de la Côte-d'Ivoire depuis 1999, Madagascar en 2001-2002, Togo en 2005, etc.ii
Fort de ce qui précède,d’aucuns n’hésitent plus à affirmer que les élections, considérées comme une voie privilégiée de sortie de crises et d'expression du pluralisme retrouvé, se voient attribuer la responsabilité des tensions voire des ruptures de consensus qui affectent la vie politique en Afrique.iii
Notons que le danger des conflits liés aux élections est spécialement haut dans les sociétés qui sortent des situations des conflits et guerres et dans lesquelles les démocraties sont jeunes et fragiles. Tel est le cas de notre pays. Le problème le plus souvent demeure dans la nécessité de garantir la transparence du processus électoral et de gestion du contentieux afin de renforcer l’acceptation et la crédibilité des résultats électoraux.
II. LE ROLE DE LA COUR SUPREME DE JUSTICE DANS LA GESTION DU CONTENTIEUX ELECTORAL EN RDC
L’instauration de l’Etat de droit est une exigence constitutionnelle qui occupe une place de choix dans les préambules de plusieurs constitutions et, la RDC ne fait pas exception. Le corollaire de cette exigence étant la tenue régulière d’élections libres, transparentes et sincères.
La Constitution de Transition de la RDC du 4 avril 2003, en son article 150, donne compétence à la Cour Suprême de Justice pour juger du contentieux des élections présidentielles et législatives, ainsi que du référendum. De même, la nouvelle Constitution de la RDC passée au referendum les 18 et 19 décembre 2005, donne à son article 161, la compétence à la Cour constitutionnelle de juger du contentieux des élections présidentielles et législatives, ainsi que du référendum.
C’est fort de son mandat qu’elle (la CSJ) a été saisie par Jean-Pierre Bemba et son recours porte notamment sur les "votes par dérogation", le "bourrage des urnes", le "taux de participation" jugé surévalué dans les provinces de l'est acquises à Joseph Kabila, "l'inégalité des moyens de campagne", la "falsification des résultats" et l'"empêchement des témoins d'accéder aux bureaux de vote".
La Cour devra donc se prononcer sur ce recours et elle peut "annuler le vote en tout ou en partie. Mais, pour le faire, les irrégularités retenues devraient avoir une influence déterminante sur le résultat du scrutin.
III. PRINCIPE DE « L’INFLUENCE DETERMINANTE » : CRITERIUM FONDAMENTAL DONT SE SERT / SERVIRA LE JUGE ELECTORAL
Il est une réalité que les questions litigieuses de droit électoral sont dans la plupart de cas examinées par une institution qui est investie de la fonction de juger. Celle-ci statuera, comme il se doit, selon des impératifs proprement juridiques. Elle rendra des décisions revêtues de l'autorité, en principe absolue, de chose jugée.
Ainsi, la solution juridictionnelle est souvent préférée dans l’examen des litiges ou contestations afférents au déroulement, au recensement ainsi qu'aux résultats des opérations électorales. Ainsi, dans la gestion des prétentions des parties en présence, le juge de l'élection se pose les questions suivantes :
- Les irrégularités alléguées s'avèrent-elles constantes ?
- S'analysent-elles en manœuvres frauduleuses ?
- Si oui, ont-elles été de nature à altérer la sincérité du scrutin, et à modifier son issue ?
C'est selon la réponse à de telles interrogations que le juge de l'élection sera en mesure d'adopter la solution requise par l'espèce sous examen. A ce sujet, Bruno Genevois relève que : « L'office du juge de l'élection est de vérifier si telle ou telle irrégularité a été ou non de nature à altérer la liberté ou sincérité du scrutin…. Le Juge dispose d'une marge d'appréciation. Il prend en compte l'ampleur des irrégularités, les comportements respectifs des candidats en lice et l'importance des écarts de voix les séparant. »iv
Le Juge de l'élection dispose ainsi d'une grande latitude d'appréciation des conséquences qu'il doit tirer des anomalies relevées. Il est conduit principalement à rechercher quelles ont été les incidences effectives de l'irrégularité sur les résultats du scrutin, car, dans ce domaine spécifique, la simple constatation d'une violation ou méconnaissance formelle des textes légaux ne saurait suffire pour justifier nécessairement le prononcé d'une annulation de l'élection ou du jugement y afférent.v
En tout état de cause, la jurisprudence en matière de contentieux électoral a toujours été dominée par le principe dit de l'influence déterminante : En vertu de ce critérium fondamental, le juge de l'élection ne prononce l'annulation d'une élection que si les faits invoqués par le requérant ont eu une incidence directe certaine, une influence suffisante pour fausser le résultat du scrutin.
En matière de contentieux électoral, le juge ne doit pas confondre le jugement à porter sur des actes illicites, immoraux, délictueux, avec le jugement même de l'élection. En cas de fraude, le scrutin n'est annulé que si celle-ci a eu une influence sur le résultat, le juge électoral n'étant pas juge de la moralité du scrutin mais de sa sincérité et donc de l'adéquation entre le résultat proclamé et la volonté majoritaire librement exprimée des électeurs.
Ainsi, il ne suffit pas que le processus des opérations électorales soit, par endroits, émaillé d'irrégularités formelles ou de dysfonctionnements, pour faire annuler les résultats des élections. Il faut que ces irrégularités formelles ou de dysfonctionnements aient pu exercer une incidence déterminante sur l'issue des élections, de nature à altérer les scrutins ou à en fausser les résultats.
Par exemple, l’élection peut-être valable quoiqu'on y relève des cas isolés de corruption ou d'abus d'influence, lorsqu'il est avéré qu'ils n'ont pu agir que sur un nombre restreint d'électeurs, et que l'annulation de leurs suffrages, en les supposant acquis à l'élu, ne l'empêche pas de conserver une majorité appréciable. C'est la raison pour laquelle l'écart de voix joue souvent un rôle décisif dans ce type de contentieux. Cependant, en cas de manoeuvres frauduleuses massives, l'atteinte à la sincérité du scrutin est présumée.
QUE CONCLURE ?
Il faut reconnaître que le travail du juge électoral est un exercice délicat en soi; il l'est particulièrement lorsqu’en dépend le cours d'une évolution politique ou l'issue d'un conflit que les acteurs politiques n'ont pu ou n'ont voulu régler,vi tel est le cas de la RDC. A juste titre, quelqu’un pourrait se poser la question pertinente: celle de savoir si les juges des élections ne se trouvent pas investis de compétences et de pouvoirs disproportionnés à leurs moyens et à leur statut mais aussi aux conséquences politiques que peuvent engendrer leurs jugements dans un contexte démocratique encore fragile.
Ainsi, les magistrats chargés de la gestion du contentieux électoral, doivent se rendre compte qu’une responsabilité importante pèse sur eux. La Cour Suprême de Justice, ce lieu stratégique où se croisent élections et démocratie doit faire montre de sa neutralité, impartialité, indépendance, compétence et dévouement afin de départager les deux parties. En toute objectivité, un seul critère doit guider les magistrats de la CSJ: L’influence déterminante.
Aussi, pour que la RDC renaisse de ses cendres tel qu’un phoenix, les deux parties (Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba), y compris le public, doivent se plier et accepter le verdict de la Cour Suprême de Justice.
Notes:
(i) Il est sans conteste que le recours aux élections, n'est pas aujourd'hui sans rencontrer des réserves et susciter des appréhensions. Les difficultés semblent parfois empirer si l'on en juge par la gravité des crises liées à l'organisation de certains scrutins.
(ii) Pour une comparaison des élections et des conflits liés aux élections en Afrique australe, lire TOM LODGE, DENIS KADIMA, DAVID POTTIE. (eds), Compendium of Election in Southern Africa (Johannesburg: EISA, 2002), p.9- 30. In Angola, the opposition group UNITA restarted fighting in the aftermath of the elections of 1992. Opposition leader Jonas Savimbi refused to accept the defeat against MPLA leader Eduardo dos Santos, who has ruled Angola until now. Other examples like the Ukraine, Kyrgyzstan, Togo or Ethiopia provide more recent
evidence of the conflict potential of elections.
(iii) Professeur JEAN DU BOIS DE GAUDUSSON, « Les élections à l'épreuve de
l'Afrique », in Cahiers du Conseil constitutionne,l n° 13, Études et doctrine, La sincérité du
scrutin, p.34
(iv) BRUNO GENEVOIS, « Le nouveau rôle du juge de l'élection », in Revue Pouvoirs, n°70 - septembre 1994 - Pages 69-71
(v= Intervenant dans une matière qualifiée de plein contentieux spécialisé, autrement dit d'un contentieux mixte dans le cadre duquel l'appréciation de la légalité ne saurait être dissociée de celle des faits.
(vi) Sur ces questions, cfr. Aspects du contentieux électoral en Afrique, Organisation internationale de la francophonie, 1998; ALIOUNE FALL, " Le juge, le justiciable et les pouvoirs publics: pour une appréciation concrète de la place du juge dans les systèmes politiques en Afrique ", in Les défis des droits fondamentaux, sous la dir. de J.-Y. MORIN et G. OTIS, AUF, éd. Bruylant, Bruxelles, 2000
*Me Joseph Yav Katshung est Coordonnateur de L’antenne de la Chaire UNESCO
des Droits de l’Homme/Université de Lubumbashi.
Il peut être joint à cette adresse e-mail : chaire.unesco@unilu.ac.cd
*Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faites vos commentaires en ligne à l’adresse www.pambazuka.org
Avocats du camp néo-libéral
2006-11-21
Issa Shivji
À l'occasion de sa retraite, Issa Shivji, professeur de droit à l'Université de Dar es-Salam, aborde le sujet du rôle des avocats soutenant le système néolibéral. Voici un extrait de son exposé. Vous aurez accès à la version complète en cliquant sur le lien à la fin de l’article.
Le néolibéralisme engendre une intelligentsia transnationale pour le servir. La mondialisation mondialise le capital d’entreprise. L'élite néolibérale mondialise la « règle de la loi ». Ceci n'est pas la « règle de la loi » telle qu’elle fut établie lors du siècle des Lumières suivant des valeurs politiques libérales. C'est la « règle de la loi », fermement ancrée dans les exigences de la « règle du capital », qui est au service d'un système autocrate corporatif.
Comme l’affirme Cutler, la « loi qui est en train d'être mondialisée est essentiellement d'origine américaine ou anglo-américaine, favorisant les valeurs des ordres néolibéraux de contrôle ». Au cœur de ces valeurs se trouvent l'expansion et la protection des relations de propriété et l'appropriation privée de la valeur additionnelle [1].
Aussi l'élite légale se voit-elle impliquée dans la rédaction de la législation sur la privatisation, ainsi que dans la création des cadres institutionnels d'habilitation par lesquels le capital d’entreprise peut fonctionner librement. Elle est engagée dans la rédaction de contrats pour permettre au capital social d'exploiter des minerais souterrains et des ressources naturelles.
Elle facilite la provision de systèmes éducatifs, de soins médicaux, de ressources énergétiques et en eau, de terres ancestrales et de plantes médicinales traditionnelles. Elle s'engage également à rédiger des lois sur la propriété intellectuelle pour protéger le plasma modifié de semences et les médecines à base d'herbes, dont la connaissance se pille des paysans et des agronomes des pays du Quatrième Monde.
Des consultants à ordinateur portable voyagent d'une capitale à une autre ; ils mènent des « évaluations rurales rapides » pendant une ou deux semaines, émettent en série des documents légaux et font des présentations sur ordinateur lors d’ateliers auxquels sont invités tous les acteurs, et où des politiques d'état sont définies et approuvées.
L'intelligentsia légale transnationale est également divisée entre les pays du Premier et ceux du Quatrième Monde. L'élite légale est basée dans le Premier Monde ; les « masses » juridiques, autrement dit les « messagers », sont basées dans le Quatrième Monde. La rémunération d’un conseiller international est cinq fois plus importante que celle d'un conseiller local et 10 fois plus importante que celle d'un fonctionnaire local.
Les recherches et les analyses locales sont faites par le « messager juridique », tandis que le conseiller international fait la présentation sur ordinateur et disserte sur les normes de la « meilleure pratique internationale ». Un avocat local me dit que, pour faire un appel d’offres, il doit s'associer à un cabinet juridique du Nord. Un certain nombre de cabinets juridiques locaux sont ainsi associés.
Chaque année la consultation engloutit des milliards de dollars. Selon Action Aid, près d'un cinquième de l'aide globale est alloué à des consultants et à des ‘experts techniques’. Les donateurs emploient 100,000 experts techniques en Afrique. La Tanzanie verse annuellement 500 millions de dollars américains à des conseillers étrangers - ce chiffre est plus de trois fois plus important que ce que le pays a encaissé annuellement grâce aux investissements étrangers directs entre 1994 et 1999 [2].
Le projet de la nouvelle Charte claironne la consultation en tant que l'une des fonctions principales de notre université. Dans les années 70, grâce à la méthode historique et socio-économique, la Faculté de Droit avait pour but de former des avocats sensibilisés aux réalités de la société. À l’époque nous offrions une aide judiciaire aux ouvriers, aux paysans, aux femmes et aux enfants. À présent nous cherchons à former des juristes d'entreprise. Selon le projet de charte, l'université atteindra ses objectifs « en étroite collaboration avec l'industrie et le commerce ».
Le système organisationnel de l'université fait partie de l'attaque idéologique néolibérale contre la pensée critique, contre les intellectuels qui veulent « dire la vérité aux détenteurs de pouvoir », pour reprendre l'expression d'Edward Said [3]. Ce système sape ce que fait l'université en tant que miroir de la société dans le but de faire développer cet élément si important - l’esprit critique. Sans doute, les tentations sont grandes et personne n'y est insensible.
Comme la fin de mon discours est imminente, permettez-moi d'être un peu nostalgique et de faire quelques réflexions. Et puisque j’ai 60 ans, je crois que vous me pardonnerez également d'être un peu présomptueux. En 1968, nous - les membres de USARF - avons lancé un journal polycopié intitulé Cheche – nom fait de L'Etincelle de Nkrumah et de Iskra de Lénine. Les premiers rédacteurs furent trois jeunes, Zakia Meghji, Henry Mapolu et Karim Hirji.
Dans la première édition figurait mon exposé « Les Barbares instruits ». Parcourant le document aujourd'hui, on se sent quelque peu gêné. Sur douze pages il y a environ 20 notes de bas de page, le texte lui-même occupant la moitié de la page, avec de nombreuses citations tirées de Baran, Nkrumah, Fanon, De Castro et ainsi de suite. À l'époque aucun éditeur "respectable" n’a voulu l'accepter mais cela nous était complètement égal. Nous n'écrivions pas dans le but d’être publiés. L’écriture faisait partie de notre lutte idéologique. Elle était sans doute maladroite, de style brut, et quelque peu mécaniste en termes de raisonnement. Mais il est clair que le texte « Les Barbares instruits » traduit la colère, la passion et l’engagement. Nous étions dans la période du nationalisme radical dénommé « socialisme ».
Les jeunes étaient montés contre l'état du monde et ils s’engageaient intellectuellement à mieux le comprendre, étant passionnément motivés par la possibilité de le changer pour le meilleur. Nous discutions de Fanon pendant que nous cultivions le cajou dans des fermes situées dans les alentours de l'université ; à Mlalakuwa nous faisions cours d'alphabétisation basés sur la Pédagogie des Opprimés de Paulo Freire, nous bâtissions nos propres abris, que nous désignions de maisons, c’était de l'auto aide. Notre camarade Joe (le professeur Kanywanyi) pourrait en témoigner.
Aujourd'hui, mes écrits sont peut-être de nature plus académique, plus intellectuellement raffinés. Je ne suis pas censé le dire. Uniquement mes collègues sont en mesure de les juger. Ali Mazrui est le seul à savoir faire des autoévaluations! Mais quel que soit le verdict intellectuel sur mes écrits, je suis en mesure d’affirmer une chose, et personne ne le contredira : ces écrits ne sont pas fervents comme « Les Barbares instruits ».
Peut-être que maintenant je suis plus instruit, mais également moins ému par l'injustice, et donc, peut-être, plus barbare ! Récemment, en lisant un brouillon de mon article, ma fille a raillé, « Papa, tu n'es pas assez en colère ». Et ce n'est pas une question d'âge ; on ne passe pas l'âge de l’engagement, de la passion ou du dévouement! Nous devons chercher des explications et non pas des justifications ; et les explications se trouvent ailleurs.
Le néolibéralisme a fait ses ravages et le langage de la consultation a déplacé et remplacé le langage de la conscience et de l'engagement. En tant qu’individus, nous ne pouvons être que tourmentés avant d’oublier peu à peu même la nécessité d'identifier les maux de notre société. « Organiser, et non pas agoniser », dit mon ami Chachage, et de retour à son bureau il reprend la rédaction de Makuadi wa Soko Huria. Et nous nous devons de le faire car cela est bien plus important que d’aller à Johannesburg assister à encore une conférence sur la mise en œuvre du NEPAD, organisme de persuasion impérialiste.
Je ne sais si le monde d'aujourd'hui est meilleur que celui d'il y a trente ans. Mais je sais que ni notre pays ni le continent ne l'est. Les Programmes d'Ajustement Structurel des années 80 ont détruit les petits accomplissements réalisés durant la période nationaliste dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'espérance de vie et de l'alphabétisation. Les mesures néolibérales des dix dernières années ont détruit le petit secteur industriel mis en place lors de la période de substitution à l'importation.- textiles, huile, cuir, acier, équipements agricoles, usines de noix de cajou.
Mais ce qui est encore plus important, c'est que nous avons perdu le respect, la dignité, l'humanité ainsi que le droit à l'opinion personnelle que représente l'indépendance. La majorité de notre population, les travailleurs et les paysans mis en valeur par la Déclaration d'Arusha, sont devenus des "pauvres inconnus".
Les travailleurs et les paysans, censés être les artisans de l'histoire et les moteurs du développement, se sont transformés en thèmes pour les PRSP - Plans Stratégiques pour la Réduction de la Pauvreté. « Le secteur privé est le moteur de la croissance » nous affirme-t-on à longueur de journée, « l'histoire s'est terminée », nous prône-t-on. Des consultants à ordinateur portable reproduisent les répliques des PRSP de pays en pays. Les stratégies destinées à réduire la pauvreté sont une condition préalable pour bénéficier d'une réduction de la dette. Entre-temps, la dette augmente; du seuil de 8 billions de dollars américains, elle a maintenant passé la barre des 9 billions. Régler les dettes - autant chasser un mirage! Les règles du jeu sont en constante évolution !
Alors que nous sommes financés par des billions de dollars en aide additionnelle, nous louons une De Soto pour entendre dire que nous sommes trop idiots pour reconnaître "le mystère du capital" ou comprendre « pourquoi le système capitaliste réussit à l'Ouest et échoue ailleurs ». Nous sommes assis sur des trillions de dollars de « capital mort ». Nous n’avons qu’insuffler une vie légale à l’intérieur de ce capital mort et voilà ! Nous voici tous devenus tout aussi capitalistes que les Occidentaux.
La question à se poser alors est qui, au bout du processus, possédera les trillions et qui sera mort ? L'Histoire nous apprend que les trillions s'accumulent dans les centres capitalistes laissant derrière eux, à la périphérie, les morts, les mutilés, les mal nourris ainsi que ceux que les conflits ont désunis.
Durant les années 80, la Commission du Sud, financée par Mahatir Mohammed de Malaisie, fut présidée par Mwalimu Nyerere dans le but de savoir comment le capitalisme de l'Ouest passe outre du reste (mes paroles, leur message). La Commission conclut entre autres que le monde était de travers, divisé et souffrait d'inégalités au sein des relations de pouvoir. De plus, elle déclara que cette situation découlait à la fois de l'histoire du colonialisme et des conditions d'inégalité mondiales contemporaines.
Dans un langage restreint, la Commission déclara que « les disparités énormes entre le Nord et le Sud sont dues non seulement aux différences de progrès économique mais aussi à la croissance du pouvoir du Nord par rapport au reste du monde » [4]. Selon la Commission du Sud, il y avait un revers du mouvement des ressources depuis le Sud (pauvre) vers le Nord (riche). Quant aux dettes, plus récemment, « les pays en voie de développement ont dû transférer annuellement des sommes de presque 40 milliards de dollars aux pays développés et il existe peu de chances que cette perverse tendance de transfert de capital depuis les pauvres jusqu’aux riches soit révolue» [5].
En 2000, le Président Mkapa fut nommé par Tony Blair, comme membre de la Commission africaine sur la pauvreté. En deux phrases la Commission a résumé 50 années d'histoire africaine comme suit:
L'histoire de l'Afrique de ces 50 dernières années a été souillée par des faiblesses dans deux domaines : d’abord celle de la capacité d'élaborer et de mettre en œuvre des politiques et deuxièmement, celle de la responsabilité – la mesure dans laquelle un Etat peut répondre aux attentes de son peuple (p. 14) [6].
Par là l’on comprend que les Africains ne sont pas capables de réfléchir et que les Etats africains ne savent pas élaborer de politiques. Ceux-ci sont anéantis par le manque de responsabilité, ce qui est un code de référence pour la corruption légendaire ou ce qu'on qualifie de « mauvaise gouvernance ».
Dans les années 60, les Allemands de l'Ouest furent priés de plier bagage et de s'en aller car ils manipulaient l'aide pour exercer une pression pour que la Tanzanie refuse le statut diplomatique aux Allemands de l'Est. De nos jours, la « bonne gouvernance » exige que nous adoptions des lois antiterroristes, et cela même au risque de diviser notre peuple, car c'est la politique étrangère de quelques tyrans de ce monde.
Oui, le monde a en effet changé. Oui, les temps ont changé. Oui, nous avons effectivement une nouvelle forme d'impérialisme surnommé la mondialisation. Oui, effectivement, nous devons changer. On se pose alors la question: changer mais dans quelle direction, au bénéfice de qui, au profit de qui ? Selon Edward Said, la question fondamentale de tout intellectuel est « comment dire la vérité ? De quelle vérité s'agit- il? Pour qui et où? » [7]
La question fondamentale de nos jours est de savoir si cette contre-révolution néolibérale thatchérienne profite aux masses ou à une élite néolibérale restreinte? Aucun changement social, économique ou politique ne peut être décrit, analysé ou compris sans tenir compte d'une classe sociale, d'un peuple ou d'une nation spécifique et, au niveau mondial, de l'humanité tout entière. De plus, il est évident que le présent ne peut être ni compris ni amélioré sans que l'on comprenne mieux le passé. Aucun intellectuel qui se respecte n'approuverait la bestialité qu'incarne l'impérialisme.
Pour nous, hommes de loi, le moins que l'on puisse faire est de se poser la question posée déjà par Edward Said: comment nous hommes de loi devons-nous traiter de la relation autorité – pouvoir - en tant que professionnels suppliants ou comme les représentants de la conscience de cette relation, rien que des amateurs mal rémunérés?
Notes:
[1] A. Claire Cutler, 'Historical Materialism, globalization, and law: competing conceptions of property', in Mark Rupert and Hazel Smith eds. (2002) Historical Materialism and Globalization, London: Routledge.
[2] Action Aid International (2005), Real Aid: An Agenda for Making Aid Work, p. 22.
[3] Dr. Ali Mohamed Shein, Vice President, The Guardian, 10/06/2006.
[4] Tanzania Investment Centre, Tanzania Investor, http://www.tic.co.tz/Ipa_printinformation.asp
[5] Edward W. Said (1993), Representations of the Intellectual, The 1993 Reith Lectures, London: Vintage.
[6] The South Commission (1990), The Challenge to the South, Oxford: Oxford University Press, p. 3.
[7] Ibid. p. 19.
[8] Said 1993, op. cit. p. 65.
*Cet extrait provient d'un document intitulé « Avocats du camp neolibéraliste », présenté à l'occasion de sa retraite par Issa G. Shivji, professeur de Droit à l'Université de Dar es- Salam en Tanzanie. Pour avoir accès au document complet, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous.
*Le texte a d’abord paru dans le numéro 266 de l’édition anglaise de Pambazuka News. Voir : http://www.pambazuka.org/en/category/comment/36468
*Le texte original anglais a été traduit en français sous la direction de Vanessa Everson de la Section de français de l’Université du Cap par Frances Chevalier et Kesini Murugesan.
*Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faites vos commentaires en ligne sur www.pambazuka.org
Libéralisation des produits agricole et injustice sociale
2006-11-21
Babacar Ndao
La libéralisation des échanges des produits agricoles a comme fondement une profonde injustice car elle compromet la sécurité mondiale, estime Babacar Ndao. Les inégalités des rapports de force dans le commerce mondial des produits agricoles ne manquent pas en effet de détériorer davantage la situation économique et sociale des paysans africains. L’auteur prône pour une mobilisation plus accrue à l’échelle mondiale pour venir en aide aux laissés-pour-compte de ce système que sont les paysans africains.
La mal gouvernance mondiale qui est la résultante des rapports de forces inégales devrait être régulée par les institutions mises en place à cet effet. Ceci n’est pas le cas. Les conséquences en sont terrifiantes car les bouleversements se sont produits à tous les niveaux.
• Au niveau international,
o la technostructure payée par ceux qui possèdent le capital s’est emparée du monde au détriment du politique qui est élu.
o Les transnationales et les institutions financières internationales font la marche du monde, elles qui ne son élues par personne ;
• Au niveau national,
o nombre d’institutions publiques qui devraient réguler ses rapports de forces inégales ont été progressivement affaiblies et/ou supprimées sur proposition de la technostructure ;
• Au plan local,
o les impératifs de marché et de la mondialisation sont entrain de détruire les familles et les communautés.
Il faut retrouver la souveraineté de nos Etats pour réguler le commerce afin de sauver le monde
Les pays riches ont mis l’agenda de développement de côté pour poursuivre un autre qui leur est propre à savoir le maintien de lourdes subventions et de tarifs douaniers élevés pour les grosses multinationales agroalimentaires et très peu pour leurs propres producteurs. Le dumping des surplus de production qui en découlent en faisant pression sur les pays en développement pour qu’ils ouvrent leurs marchés, sans le moindre égard par rapport aux coûts en terme de développement. Le maintien des subventions et l’obligation de l’ouverture des marches sont fondamentalement incompatibles et injustes voire dramatiques pour nos pays Africains.
La perte de souveraineté des Etats Africains qui ne peut pas dire non à tout ceci constitue la principale cause de la crise agricole de l’Afrique. Les politiques d’ajustement des institutions de Bretton Woods (Banque Mondiale, Fonds Monétaire internationale – FMI), les règles commerciales internationales (OMC) ainsi que les accords ACP/UE (futurs APE) constituent les aspects les plus significatifs de cette situation. En dépit des changements intervenus, deux constantes ont marqué l’histoire de l’agriculture ouest-africaine :
• un déficit de souveraineté pour plusieurs pays qui ont du mal à définir des politiques de développement aptes à améliorer la situation ;
• une détérioration continue des termes de l’échange au détriment des économies africaines.
En effet, sous le prétexte d’une certaine assistance technique dans le cadre de l’aide bilatérale et les conditionnalités liées à l’aide dans la cadre multilatéral les décideurs africains ont souvent été dépossédés de leurs prérogatives de définition libre des politiques et programmes auxquels aspirent leurs populations.
L’Afrique est le seul continent au monde où le volume de production agricole et alimentaire baisse alors que sa population croît. Si les tendances actuelles se maintiennent, elle n’atteindra pas les objectifs de réduction de la faim et de la pauvreté de moitié en 2015, objectifs fixés par le Sommet du millénaire pour le développement (OMD). Elle peut même voir sa situation empirer.
Tout le monde reconnaît aujourd’hui qu’en Afrique, la souveraineté alimentaire et la lutte contre la pauvreté passent inévitablement par le développement substantiel de l’agriculture qui emploie 70 % de la population et représente 30 % du produit intérieur brut (PIB).
En plus d’être une source importante de devises étrangères pour les Etats, l’agriculture assure pour les populations des fonctions essentielles comme :
• le droit à une alimentation saine, en qualité et en quantité suffisante ;
• le droit à un revenu décent ;
• le droit à un environnement saint.
Pourtant, malgré son importance, l’agriculture traverse depuis quelques décennies une crise dont la cause principale est les mesures injustices de l’Accord sur l’Agriculture (AsA) au sein de l’OMC. L'amplification de la pauvreté et sa complexité combinée à une croissance démographique exponentielle (3% par an) fait fléchir l’indice de la pauvreté qui varie entre 72 % et 88 % en milieu rural et de 44 % à 59 % en milieu urbain. Compte tenu de la faiblesse des revenus agricoles, très peu de ménages ruraux arrivent à couvrir leurs besoins alimentaires 7 mois sur 12 et nombreux sont ceux qui n’atteignent même pas les 4 mois de couverture.
Des conséquences sur le plan économique et social
Les politiques d’ajustement notamment celles portant sur la libéralisation du commerce des produits agricoles sont sources d’importants dégâts en Afrique. Depuis leur instauration on note une progression de la faim, de la pauvreté, des inégalités, du chômage et la dégradation des ressources naturelles. Hormis de timides progrès en matière de démocratisation fragilisée par l’absence de souveraineté et la paupérisation grandissante qui vide progressivement la démocratie de son sens, les résultats ont été partout en-dessous des espoirs. Elles ont entraîné l’agriculture, toutes filières confondues, dans un processus avancé de déclin.
La crise et la pauvreté qu’elle génère façonnent un cadre de vie continuellement dégradé et précaire. Elles entraînent l’effritement des valeurs et remettent en cause le modèle sociétal. D’autre part, la perturbation des repères éthiques et culturels provoque de nouvelles stratégies d’organisation et de survie. En effet, tandis que certains sont déjà victimes de déviation, d’autres sont exposés à de graves risques sociaux bien connus : vols, agressions et crimes, mendicité et travail précoce, risques éducatifs et sanitaires, exode et émigration. Autant de phénomènes dont l’explication se trouve pour une bonne part dans l’accroissement de la pauvreté et la dégradation des conditions de vie.
Des conséquences sur le genre.
Le plus grave danger est surtout lié à l’exclusion plus prononcée encore dont la femme fait l’objet dans le secteur de la production agricole. En effet, c’est elle, la femme, qui est le dernier refuge et le dernier rempart pour ne pas tomber dans l’insécurité alimentaire totale. Le fait de rendre le secteur totalement marchand a réduit celle-ci à ne plus avoir la plus petite parcelle de sécurité. Un fait illustratif est la culture du riz pratiquée uniquement par les femmes dans le Sud du Sénégal en Casamance et où un processus de paix vient d’être enclenché dans une Région qui était en guerre depuis plus de 25 ans.
Avant, 1970, ces familles n’ont jamais connu la faim et faisaient de cet état de fait une fierté. Avec la libéralisation du secteur du riz, ces familles n’arrivaient plus à s’en sortir. Il n’y avait plus aucune mesure incitative pour la culture du riz pluvial. L’insécurité alimentaire et les conflits fonciers sont une des raisons probables d’un mécontentement généralisé au niveau de cette région Sud.
Des conséquences sur le plan commercial
La situation n’est point plus reluisante car la part de l’Afrique dans les échanges mondiaux est passée de 4 à 1 %. Cette situation trouve ses causes dans plusieurs phénomènes : l’étroitesse des marchés nationaux ; les entraves au commerce intr régional (déficit d’infrastructures, barrières douanières, etc.) ; et les difficultés d’accès aux marchés des pays développés.
A cela s’ajoutent la chute vertigineuse des prix des produits agricoles et agroalimentaires et l’accroissement des difficultés dans l’écoulement des produits locaux sur les marchés domestiques compte tenu de l’ouverture des marchés africains et la forte concurrence déloyale des produits importés.
Les solutions et les moyens de mise en œuvre des instruments et des mécanismes pour s’en sortir
Lutter contre la pauvreté commence par arrêter de la générer.
il est indispensable d’investir massivement en milieu rural, alors que l’aide internationale pour le développement agricole a chuté d’un tiers par rapport aux chiffres de 1984 et que l’agriculture à perdu la faveur des pays donateurs.
La nécessité d’une mobilisation internationale
Ces éléments qui agitent la base fondamentale de l’agriculture mondiale et qui constituent le terreau de la fracture agricole mondiale expliquent que les solutions à la mondialisation de l’agriculture passent inévitablement par la réforme du système libéral à l’origine de cette situation. Ils justifient également la nécessaire mobilisation à l’échelle internationale pour trouver les moyens de solutions viables à la crise.
Pour un commerce mondial, solidaire et complémentaire par des mécanismes de contrôle et de régulation
Cet enjeu est réel car un prix rémunérateur ne peut être assuré par des marchés entièrement libéralisés, dépouillés de toutes possibilités de régulation.
Pour une protection externe et une ouverture interne
L’orientation du commerce doit plutôt favoriser l’émergence et le développement de tels marchés en leur assurant la pleine possibilité d’une protection en externe et une ouverture en interne. Il est nécessaire pour nos pays qui ont le même niveau de développement d’avoir des espaces protégés.
Réinventer une nouvelle façon de vivre ensemble dans l’intérêt de la planète
En Afrique, tout particulièrement, les conditionnalités de l’aide internationale à travers certaines institutions comme le FMI et la Banque Mondiale, les Accords de Partenariat Economique (APE) et les accords de préférence commerciale comme l’AGOA, de même que la plupart des coopérations bilatérales constituent pour les agricultures des entraves aussi graves sinon plus que celles de l’OMC.La recherche d’un monde apaisé épris de justice doit conduire à l’instauration d’éthique dans les rapports internationaux particulièrement au sein des grandes institutions (assurer une meilleure gouvernance mondiale .
Un soutien au développement rural
Il est urgent que le développement rural se concrétise. Plus de 80% des pauvres de la planète vivent dans des zones rurales et la promotion de la croissance agricole est un élément essentiel de toute stratégie qui vise à les faire sortir de la pauvreté. Des investissements devraient être bien plus importants dans l’infrastructure et les marchés ruraux sont plus que nécessaires, afin de promouvoir la croissance agricole.
*Babacar Ndao est le responsable de l’Appui Technique pour le Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA). Le réseau regroupe les Organisations paysannes de 12 pays de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Gambie, Guinée conakry, Guinée Bissau, Sierra léone, Mali, Togo, Bénin, Ghana, Burkina faso, Côte d’ivoire, Niger).
*Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faites vos commentaires en ligne à l’adresse www.pambazuka.org
Arts & livres
Afrique : Les écrivaines impriment leurs marques
2006-11-14
http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4549
La Journée internationale de l’écrivain africain, célébrée ce mardi 7 novembre, est désormais aussi celle de l'écrivaine africaine. Sur le continent, les femmes de plume sont de plus en plus visibles à travers une production régulière et de qualité. "Les femmes ont des choses à dire et ne se gênent plus pour les dire. Elles savent bien que la littérature est une arme assez forte pour faire entendre leur voix", lance Adélaïde Fassinou.
Sénégal : Légion d’honneur française pour Sembène
2006-11-14
http://www.afrik.com/article10676.html
Sembène Ousmane a reçu, jeudi, la Légion d’honneur de la République française. L’ambassadeur de France à Dakar a décoré le cinéaste et écrivain sénégalais afin d’honorer « l’artiste et l’homme de conviction, engagé ». Cette distinction est la troisième qu’a reçue le réalisateur du film Moolaade (lutte contre l’excision des filles.
Moniteur de l'Union Africaine
Afrique : Wade, faire du NEPAD une agence continentale
2006-11-17
http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=XIN00856wadepelatne0
Des propositions de modifications institutionnelles ont été faites en vue de transformer le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) en une agence continentale dont le siège serait à Addis Abeba, a révélé lundi à Dakar le président Abdoulaye Wade. Le chef de l'Etat sénégalais a précisé que cette nouvelle structure s'occuperait en priorité des projets d'infrastructures et de leur financement.
Côte d'Ivoire : L'UA soutient la résolution 1721
2006-11-19
http://fr.allafrica.com/stories/200611170860.html
Le Général Mokoko, Représentant Spécial du Président en exercice de l'Union Africaine,le Président Sassou N'guesso, à Abidjan s'est présenté, ce vendredi en fin de matinée, aux leaders du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix(RHDP). M. Mokoko a déclaré à la presse qu'il est venu prendre contact avec le RHDP et a indiqué au passage que l'Union Africaine soutient la résolution 1721.
Soudan : "Acceptation" du "principe" d'une force ONU-UA
2006-11-17
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a annoncé jeudi soir que le Soudan avait "accepté le principe d'une opération hybride, reste à régler la question de l'effectif de la force. La désignation des responsables de haut niveau de l'opération hybride sera discutée entre les parties", a déclaré M. Annan, à la fin de longues discussions à Addis Abeba notamment avec une délégation soudanaise et l'UA. "La force de paix sera majoritairement africaine", a-t-il ajouté.
Femmes & genre
Afrique : Combattre les violences faites aux femmes?
2006-11-14
http://www.bbc.co.uk/french/highlights/story/2006/11/061111_afrique_en_directe.shtml
Des dizaines de milliers de femmes ont été violées par des soldats et des rebelles dans l'est du Congo, lors du récent conflit; un exemple parmi beaucoup d'autres sur le continent. Comment combattre les violences faites aux femmes? Ce sera le thème de l'Afrique en direct ce samedi 18 novembre, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre ce fléau.
Cameroun : Mariées et attirées par l’Occident
2006-11-14
http://www.afrik.com/article10695.html
Un soir, au retour du travail, Collins s’est retrouvé seul avec ses enfants. Après avoir attendu vainement son épouse qui ne rentrait pas, il s’est résolu à contacter les parents et les connaissances. Ce n’est qu’au cinquième jour qu’une voisine l’informera, sur le ton de la raillerie, que sa chère épouse est partie pour l’Europe après un mariage contracté avec un Blanc.
Mauritanie: Bonne place des femmes au parlement
2006-11-19
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=15096
Les élections municipales et législatives entamées dimanche en Mauritanie verront pour la première fois l’application de la nouvelle loi électorale dont une des dispositions portent sur le quota de place à réserver aux femmes dans les futures assemblées, soit au moins 20 pour cent des fonctions électives.
Niger : Manifestations contre la charte africaine sur les droits de la femme
2006-11-17
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=14807
Une centaine de femmes musulmanes ont manifesté, mardi, à Maradi, la capitale économique du Niger, à 700 km de Niamey, pour protester contre la ratification par le Niger du protocole à la charte africaine relatif aux droits de la femme, a appris APA de source sûre. Selon elles, ce texte est rejeté par les femmes musulmanes du Niger parce que contraire à "nos croyances et réalités".
Nigéria : La bigamie en sursis
2006-11-17
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=14831
Un projet de loi visant à réprimer la bigamie sera bientôt déposé devant le parlement fédéral, mais en cas d’adoption, certaines de ses dispositions nécessiteront une grande sensibilisation pour ne pas être mal interprétées, a-t-on appris de source officielle à Lagos. Le nouveau texte a été présenté mardi, par la Commission nigériane de réforme des lois, organisme mandaté par le gouvernement fédéral pour réviser la législation du pays.
Droits humains
Afrique du Sud : Une loi autorise le mariage homosexuel
2006-11-17
http://www.grioo.com/info8417.html
L'Afrique du Sud est devenue le premier pays africain à approuver les mariages entre personnes du même sexe. Le projet de loi a été approuvé à une très large majorité (230 voix pour 41 contre). Le projet de loi a été introduit après que la cour suprême ait jugé dans un arrêt de l'année dernière que les lois existantes étaient discriminatoires vis-à-vis des homosexuels.
Cameroun : Près d’un millier de mineurs en détention
2006-11-17
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=14923
Quelque huit cent mineurs sont actuellement détenus dans les prisons camerounaises dont 76 pour cent en attente de jugement, a indiqué dans un rapport, la branche camerounaise de l’Organisation non gouvernementale, Défense Enfants International (DEI-Cameroun) et l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), au terme d’une enquête menée dans dix neuf prisons du pays.
Égypte : Inquiétudes pour la liberté d'expression
2006-11-14
http://web.amnesty.org/library/index/framde120182006
Amnesty International déplore l'arrestation et la mise en détention du blogueur Abdel Karim Sulaiman Amer, ancien étudiant de l'université d'El Azhar en raison, semble-t-il, de ses écrits très critiques à propos de l'islam et des autorités religieuses d'El Azhar en Égypte. L'organisation s'inquiète également de l'emprisonnement récent du député Talat Sadat, pour «propagation de fausses rumeurs et insultes envers les forces armées.»
Malawi : L’adoption de David par Madonna en examination
2006-11-14
http://www.afrik.com/article10689.html
La Haute cour du Malawi devrait poursuivre lundi matin à Lilongwe l’audition de l’affaire dans le cadre de laquelle 67 organisations de défense des droits de l’Homme contestent l’adoption par la diva de la musique Pop américaine, Madonna, d’un petit Malawite, David Yohane Banda. Le père biologique du petit garçon de 13 mois a réitéré son appel aux militants des droits de l’Homme "à abandonner et à laisser son fils tranquille".
Nigeria : Lèpre, discriminations contre anciens malades
2006-11-14
http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3346
"Quand que je rentre chez moi, je remarque souvent que, dès que j'arrive, les serviettes de toilette, les savons et les éponges vont disparaître de la salle de bain", déclare Isaiah Ojeabulu, un ancien malade de la lèpre. Il dirige une Association de défense des droits des personnes affectées par la lèpre au Nigeria. Il a les mêmes souvenirs de son enfance. La discrimination à son égard a commencé dès l'instant où il a contracté la lèpre, dit-il.
Rwanda : Les allégations contre Kagamé jugées « infondées »
2006-11-21
http://www.afrik.com/article10730.html
Le ministre de la Justice rwandais a jugé sans fondement, mardi, les allégations françaises sur la « participation présumée » du président au génocide de 1994. Cette annonce fait suite à la recommandation du juge Jean-Louis Bruguière, vendredi, de poursuivre Paul Kagamé devant le Tribunal pénal international. Toujours à la demande du magistrat, la France devrait bientôt lancer neuf mandats contre des proches du chef de l’Etat rwandais.
Zimbabwe : Violations répétées par le gouvernement
2006-11-14
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3334
"J'ai été arrêté une douzaine de fois", souligne Tapera Kapuya, un leader estudiantin à l'Université du Zimbabwe entre 2001 et 2002, qui affirme avoir été la cible aussi bien de la police que des agents de renseignement. "En novembre 2001, j'ai été enlevé de ma chambre à l'université par des agents de l'Etat et torturé pendant trois jours", a-t-il dit à IPS en Afrique du Sud, où il vit en exil.
Réfugiés & migration forcée
Guinée Bissau : Vivres et matériel aux déplacées
2006-11-19
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=15122
L’ONG Oxfam America vient d’accorder à la Guinée-Bissau une enveloppe financière d’un montant d’environ de 67 millions de FCFA pour l’achat de vivres, matériel de cuisine et équipements agricoles. Le don est destiné aux paysans du département de Sao Domingo, environ 120 Km au nord de Bissau, déplacés pour cause d’affrontements, il y a quelques mois entre l’armée bissau -guinéenne et une aile du MFDC , mouvement irrédentiste de Casamance, région sud du Sénégal.
Kenya : Des inondations déplacent 78.000 réfugiés
2006-11-19
http://fr.allafrica.com/stories/200611140937.html
Plus de 78.000 réfugiés Somaliens arrivés ces derniers mois au Kenya pour échapper au conflit dans leur pays ont été obligés de fuir les violentes inondations dans l'est du pays, a indiqué aujourd'hui le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui apporte une aide à plus de 160 000 personnes dans la région.
Kenya : La guerre des gangs fait des déplacés
2006-11-14
http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7303
Les affrontements entre deux bandes rivales ont fait au moins 9 000 déplacés dans le plus grand bidonville de Nairobi, la capitale du Kenya, a annoncé jeudi un représentant de la Croix-Rouge kenyane (KRC). « Beaucoup de gens continuaient de fuir leur domicile, craignant une reprise des affrontements », a indiqué Anthony Mwangi, le chargé de relations publiques de la KRC.
RCA : Plusieurs milliers d'habitants de Bria fuient
2006-11-17
http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP63406plusiellebe0
Plusieurs milliers de personnes ont fui ces derniers jours la ville centrafricaine de Bria, à 600 km au nord-est de Bangui, face à l'avancée des rebelles, selon des organisations humanitaires qui se sont rendues sur place. "Cinq à dix mille personnes ont déjà quitté Bria pour se réfugier dans les villes environnantes ou à Bangui", a affirmé mercredi soir à Bangui le coordonnateur des agences des Nations unies en Centrafrique Toby Lanzer.
Elections & gouvernance
Bénin : Une alternance démocratique réussie ?
2006-11-14
http://www.grioo.com/info8405.html
Le Centre pour la gouvernance démocratique a organisé le jeudi 26 octobre 2006 à l’hôtel Splendide, une conférence publique sur l’alternance démocratique au Bénin. « L’alternance démocratique au Bénin : comment et pourquoi » ? Tel a été le sujet de la conférence à laquelle le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a convié le public dans l’après-midi du jeudi 26 octobre 2006 au Splendide Hôtel à Ouagadougou.
Mauritanie : Législatives dimanche
2006-11-17
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
Le Dimanche 19 novembre, les électeurs et les électrices mauritaniennes se choisiront librement 95 députés qui les représenteront à la future Assemblée nationale et les équipes municipales qui géreront désormais la vie de leurs 216 cités. Depuis plus d’une dizaine de jours déjà, 1.222 listes municipales, dont 888 présentées par des formations politiques et 334 par des indépendants, battent campagne.
Nigérian : Les ratés du fédéralisme
2006-11-14
http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=4464&l=2
Loin d’être parfaits, la politique et le système fédéral du Nigéria contribuent à la montée de la violence qui déstabilise l’un des pays leaders d’Afrique. Incapables d’encourager un véritable partage du pouvoir, ils ont suscité des rivalités dangereuses entre le pouvoir central et les 36 États nigérians à propos du pétrole et des autres ressources naturelles du pays.
RDC : Bemba rejette les résultats
2006-11-17
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=14972
Le candidat Jean-Pierre Bemba, challenger du président sortant, Joseph Kabila au second tour de l’élection présidentielle du 29 octobre dernier, en RD Congo, a annoncé jeudi son refus d’accepter les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante (CEI). Le candidat malheureux estime que les résultats provisoires proclamés mercredi soir par la Commission Electorale Indépendante (CEI), sont "loin de refléter la vérité des urnes".
Sénégal : Le couple infernal Wade/Idy
2006-11-19
http://www.nettali.net/spip.php?article1817
« On a ouvert les égouts de la République et ça pue ». La faute au « couple infernal Wade/Idy (qui) ne cesse d’empoisonner la vie politique sénégalaise », s’est longuement indigné Alioune Tine, le Secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) qui demande par ailleurs, s’agissant des Chantiers de Thiès, qu’une comparaison soit faite avec ceux de l’Anoci, de Fatick et de l’Apix.
Corruption
Global : A qui profite la corruption ?
2006-11-17
http://www.continentpremier.info/
Les juges ont-ils les moyens de combattre la corruption ? " Non "[1] répond l'ancienne juge Eva Joly qui considère que "la corruption est un problème universel". Mme Joly affirme par ailleurs que "Beaucoup de citoyens de l'Europe de l'Ouest pensent que la corruption a lieu au Kenya, ou dans les Etats d'Afrique australe, et que cela ne concerne ni la Suisse, ni la Norvège, ni l'Allemagne, ni la France. La réalité pour moi est tout autre.
Développement
Afrique : Des accords 'gagnant-gagnant' avec la Chine
2006-11-14
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3336
Un tas d'accords commerciaux d'une valeur de deux milliards de dollars US ont été signés à Beijing, la capitale chinoise, au cours du sommet sans précédent Chine-Afrique, dans le but de forger des liens plus étroits avec le continent riche en ressources. Mais tout en parlant affaires, la Chine a montré une certaine susceptibilité aux critiques selon lesquelles elle se comporterait comme une puissance coloniale moderne.
Guinée-Bissau : Les mirages du pétrole
2006-11-14
http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4554
La Guinée-Bissau, petit pays pauvre ouest-africain, se surprend à rêver depuis la découverte de pétrole dans ses mers. Mais les perspectives sont pour l'heure très limitées et les obstacles nombreux. Les retombées de l'or noir ne devraient donc pas se faire sentir de si tôt… Du pétrole oui, mais pas à n'importe quel prix !
Guinée-Bissau : La Chine construit le Palais
2006-11-14
http://www.grioo.com/info8373.html
La Chine a promis de construire en Guinée-Bissau un hôpital militaire, les Palais du gouvernement et de la justice, dont les travaux sont estimés à 6 millions d'euros, a- t-on appris mardi, de source officielle à Bissau. D'après la PANA, la garantie de la Chine a été transmise au président de la Guinée-Bissau, Joao Bernardo "Nino" Vieira, durant le sommet du Forum de la Coopération Sino- africaine qui a pris fin dimanche à Beijing.
Mali : 461 millions de dollars du MCC
2006-11-17
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=14795
Les Etats-Unis ont signé lundi avec le Mali, un pays africain frappé par la pauvreté, un accord de financement d’un montant de 461 millions de dollars américains destiné à la mise en œuvre d’un projet d’irrigation et l’extension de l’aéroport international, a constaté APA à Washington. C'est une récompense faite au Mali pour les performances du gouvernement dans le domaine de la bonne gouvernance et de la démocratie.
Libye : Nouveaux gisements de pétrole
2006-11-14
http://www.afrik.com/article10680.html
La compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a annoncé, dans son bulletin hebdomadaire de cette semaine, la découverte de deux nouveaux gisements pétroliers, le premier par la société Zeituna opérant au nom de la NOC et les sociétés américaine occidental et australienne OMV sur le Bloc 74 situé au sud-ouest du Bassin de Syrte (centre de Libye).
Sénégal : Immigration clandestine, lourd fardeau pour les mères
2006-11-14
http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7295
A Thiaroye-sur-Mer, un village de pêcheurs jadis prospère, situé à la périphérie de Dakar, la capitale sénégalaise, presque toutes les pirogues ont disparu de berges jonchées d’immondices d’où se dégage une odeur nauséabonde. Il y a à peine un an, les jeunes pêcheurs étaient le moteur de l’économie du village. Aujourd’hui, par vingtaines, ils tentent, à bord de grandes pirogues, de parcourir les 1 500 kilomètres qui séparent le Sénégal de l’archipel espagnol des Canaries. Ces jeunes sont encouragés par leurs mères qui ressentent à la fois un sentiment de fierté et de remords.
Santé & VIH/SIDA
Afrique : L'usage du préservatif progresse
2006-11-17
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
Une nouvelle encourageante sur le front du SIDA en Afrique: selon une étude publiée vendredi par le "Lancet", les jeunes femmes du continent, une population particulièrement touchée par le virus VIH, ont de plus en plus recours au préservatif. Des données concernant 18 pays africains sur la période 1993-2001 ont été analysées, pour étudier le comportement sexuel de 132.800 femmes.
Global : Abus de chicha dangereux pour la santé
2006-11-14
http://www.afrik.com/article10696.html
L’Organisation mondiale de la Santé de la méditerranée orientale (Emro) s’inquiète de la progression du nombre de fumeurs de chicha. Elle rappelle que la dangerosité de la pipe à eau en termes sanitaires est aussi importante, si ce n’est plus, que celle de la cigarette. Sur le continent africain, la plupart des consommateurs de ce tabac se concentrent dans le Nord.
Cameroun : Les profiteurs parasitent la lutte contre le sida
2006-11-14
http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4550
Au Cameroun, des responsables régionaux de la lutte contre le sida ont multiplié, avec la complicité de certaines ONG, la création de comités locaux fictifs. Un détournement de fonds qui a abouti à l'arrêt des financements par les bailleurs de ces structures pourtant très utiles quand elles fonctionnent.
Guinée : Lutte contre le VIH/Sida chez les réfugiés
2006-11-17
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=14867
Un atelier regroupant les 3 pays membres de l’Union du Fleuve Mano (la Guinée, le Liberia et la Sierra-Leone) plus la Côte d’Ivoire sur la lutte contre le VIH/SIDA a débuté ses travaux à Conakry, hier mardi. Le programme a été mis en œuvre par le Fonds des Nations Unies pour les Populations (FNUAP) dans le cadre de l’Union de Coordination Semestrielle du Projet de l’Union du Fleuve Mano plus la Côte d’ivoire sur la lutte contre le VIH/SIDA.
Réunion : Chikungunya, 40% de contamination
2006-11-17
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=14941
Les premiers résultats de l’enquête de séroprévalence menée du 16 août au 20 octobre sur l’ensemble de l’île de La Réunion ont montré qu’à ce jour 38,25 % de la population réunionnaise a été contaminée par le virus du chikungunya depuis le début de l’épidémie, soit environ 300 000 habitants sur 800000 a appris APA de source officielle jeudi.
Togo : Arrêt d'une subvention VIH du Fonds mondial
2006-11-14
http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7301
La suspension d'une subvention VIH du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pourrait mettre en danger la vie d’au moins 24 000 personnes séropositives, ont prévenu les ONG togolaises. « C’est la galère totale, nous sommes désemparés », a confié Augustin Dokla, président du Réseau des associations de personnes vivant avec le VIH/SIDA, le RAS+.
Éducation
Afrique : Taux de réussite de 65,81% au CAMES
2006-11-17
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=14920
Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) a produit 77 nouveaux « maîtres de conférence agrégés » à l’issue de son « 13ème concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et productions animales » qui s’est achevé mercredi à Bamako, a constaté APA. Un total de 117 candidats provenant de 12 pays africains.
Afrique : Ve Conseil régional pour l'éducation et l'Alphabétisation
2006-11-17
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
La Ve conférence des ministres du Conseil régional pour l'éducation et l'alphabétisation en Afrique (CREAA), s'est ouverte le 16 novembre à Ouagadougou autour du thème "bilan de l'alphabétisation- formation des femmes et des jeunes filles dans une dynamique d'insertion professionnelle". Réussir le pari d'une éducation de base pour tous permettra la lutte contre les maux qui minent les sociétés et freinent leur développement.
Guinée : L'inflation dimunue la fréquentation scolaire
2006-11-14
http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7302
Un mois après l’ouverture officielle des classes, enseignants et directeurs d’écoles primaires et secondaires de Conakry, la capitale, et de la région, se plaignent du très faible taux de fréquentation des établissements scolaires. « Les classes sont presque vides », notait déjà en fin octobre, Mamadou Sacko, professeur principal du lycée Matam de Conakry.
Tunisie : Pour un rendement éducatif de qualité
2006-11-19
http://fr.allafrica.com/stories/200611170942.html
«C'est un prix destiné à encourager les initiatives des éducateurs et des enseignants du monde arabe en matière d'innovation et de création», c'est avec ces termes que Khalifa Ali Alssouidi, membre du conseil du prix, a défini le prix «Hamdane Ibn Rached Al Maktoum» du rendement éducatif de qualité.
Environnement
Afrique : Le climat bouleverse le quotidien
2006-11-14
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3345
"On ne chasse plus et on ne pêche plus comme avant, parce qu'il n'y a plus de poisson et que l'eau des rivières et des lacs s'assèche. Nous sommes presque délaissés comme des réfugiés du climat", déclare Anna Pinto, une déléguée indienne, à des journalistes, à Nairobi. Des communautés marginalisées ont concrètement exposer les bouleversements qui affectent leur vie de tous les jours -- dont ils accusent le changement climatique d'être à l'origine.
Afrique : Crise de l'eau et de l'assainissement
2006-11-14
http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7309
Une fois de plus, l’Afrique de l’Ouest figure en queue de peloton des régions les plus pauvres de la planète, selon le rapport sur le développement humain 2006 des Nations unies, un mauvais classement qui s’explique en partie par le fait que la plupart des populations de la région n’ont pas accès à l’eau potable ni à des systèmes d’assainissement de base.
Bénin : Protéger la sécurité maritime
2006-11-17
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
Les ministres et les responsables militaires des pays du Golfe de Guinée se sont engagés mercredi soir à Cotonou, à assurer la protection et la sécurité dans cette zone du continent africain, afin de contribuer à accroître la stabilité et la prospérité dans la sous - région, a appris APA, de source officielle.
Côte d’Ivoire : Menaces sur la biodiversité
2006-11-17
http://www.apanews.net/article.php3?id_article=2401
La célébration lundi de la journée internationale de la biodiversité a été mise à profit par les autorités ivoiriennes pour exprimer leur préoccupation face à la menace de disparition qui pèse sur certaines espèces végétales et animales, victimes d’un "usage abusif", selon le ministre de l’environnement, des Eaux et Forêts, M Jacques Andoh.
Terres & droits fonciers
Afrique : Agriculture, croissance de 6 % projetée d’ici 2015
2006-11-17
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
La Direction de l’agriculture a procédé hier jeudi 06 novembre 2006 à une journée d’information en vue d’appliquer la politique agricole de la Cedeao et du Nepad. Entre autres initiatives prises, la mise sur pied d’un comité de pilotage, d’une équipe technique et l’organisation d’une table ronde nationale d’ici juin 2007.
Tanzanie : Vers la résolution de la dispute frontalière
2006-11-17
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
La Tanzanie et le Malawi envisagent un projet censé aider le contrôle de la Rivière Songwe instable qui cause un désaccord frontalier entre les deux pays. Le projet a été révélé à l'Assemblée nationale de Tanzanie à Dodoma, selon des informations parvenues jeudi à Dar Es Salaam. La Tanzanie et le Malawi négocient un accord sur la démarcation frontalière et trois comités spéciaux traitent actuellement l'affaire.
Zimbabwe : Vers l'indemnisation de 800 fermiers blancs
2006-11-17
http://www.afrik.com/article10712.html
Le gouvernement zimbabwéen a annoncé, jeudi, qu’il comptait indemniser 800 fermiers blancs expulsés de leur propriété dans le cadre de la réforme agraire de 2000. Les autorités l’ont déjà fait pour quelque 200 exploitants, mais certaines organisations estiment que les sommes allouées sont bien en deçà de la valeur des biens perdus.
Média & liberté d'expression
Egypte : policiers en civil font obstacle à des journalistes
2006-11-19
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=19780
Reporters sans frontières (RSF) proteste contre l’agression physique et l’intimidation subie par de nombreux journalistes locaux et étrangers venus couvrir, le 14 novembre 2006, une manifestation dénonçant le harcèlement sexuel subi par des femmes dans la capitale. “Il est inquiétant qu’en Egypte les agressions de journalistes soient devenues systématiques lors de ce genre de manifestations publiques...“, a déclaré RSF.
Tchad : Etat d’urgence à N’Djamena
2006-11-14
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=19709
Reporters sans frontières dénonce la décision du gouvernement tchadien de rétablir des mesures coercitives contre la presse, après l’annonce, le 13 novembre 2006, de l’instauration de l’état d’urgence à N’Djamena et dans plusieurs régions du pays. Cette mesure d’exception (...) inclut l’établissement de la censure préalable de la presse écrite, ainsi que l’interdiction faite aux radios privées de traiter de sujets sensibles.
Plaidoyers & campagnes
Global : Revalorisation des pensions des anciens combattants
2006-11-17
http://www.afrik.com/article10714.html
Les députés français ont entériné à l’unanimité la revalorisation des pensions des anciens combattants des ex-colonies françaises. Ils sont 84.000 à être concernés par cette mesure, à condition qu’ils réclament leur du. C’est désormais officiel, les pensions des anciens combattants des anciennes colonies françaises seront revalorisées à compter du 1er janvier 2007.
Global : Une femme à l'ONU
2006-11-19
http://www.genreenaction.net/article.php3?id_article=4246
Le mandat de M. Kofi Annan, Secrétaire général de l'ONU, prend fin au mois de décembre de cette année. Les candidats à ce poste commencent, d'ores et déjà, à se manifester. (...) Les femmes représentent plus de la moitié de la population mondiale. Elles sont sans cesse davantage impliquées dans la vie publique internationale et plusieurs d'entre elles président aux destinées de leur pays. Pourquoi ne pas nommer une femme, Secrétaire général de l'ONU ?
Global : ONU, créer une Agence pour les femmes.
2006-11-19
http://www.wildaf-ao.org/fr/article.php3?id_article=984
Le secrétaire général du High-level Panel chargé de réaliser la nouvelle « architecture du genre à l’ONU » et de l’intégration du genre en tant qu’élément des réformes des Nations Unies, a accepté l’idée d’une Agence spécifique pour les femmes. Cette Agence aura la capacité normative, opérationnelle et sera représentée à l’échelle universelle dans les pays.
Global : Pauvreté, l'obligation "morale et stratégique"
2006-11-17
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a plaidé jeudi à Addis Abeba (Ethiopie) pour une obligation "morale et stratégique" afin de répondre à la pauvreté sur le continent africain. "Le monde a une obligation morale et stratégique de répondre aux préoccupations mondiales de la pauvreté, de la maladie et de la pauvreté sur le continent (africain)", a indiqué M. Annan.
Soudan : Parlementaires, protégez le Darfour !
2006-11-14
http://web.amnesty.org/pages/sdn-301006-action-fra
Imaginez. Vous êtes un membre du Parlement soudanais. Vous recevez des milliers de lettres du monde entier. Ces lettres vous demandent de faire votre travail et de parler au Parlement des atrocités qui ont lieu dans votre pays. Vous pouvez contribuer à cette action ! Envoyez vos appels à : 1) M. Ali Ahmed al Sayed (président du Comité pour la paix et la réconciliation); 2) Mme Barsila Joseph (présidente du Comité pour les droits humains)
Conflits & urgences
Soudan : Force mixte, Khartoum fait marche arrière
2006-11-21
http://www.afrik.com/article10722.html
Le Soudan a démenti samedi avoir accepté le principe d’une force mixte Onu/Union africaine au Darfour, comme Koffi Annan l’a déclaré jeudi. Dans le même temps, l’UA a dénoncé la participation de l’armée soudanaise dans de nouvelles violences menées contre des populations civiles avec l’aide de milices.
Burundi : Un rebelle devenu policier
2006-11-14
http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4552
Faire travailler au sein d'une même unité policiers, gendarmes et ex-combattants des rébellions est une expérience difficile. Un ancien rebelle devenu officier de la police nationale burundaise raconte son expérience. Un défi qu'il est fier de relever. Après avoir combattu dans la rébellion pendant 6 ans, il est devenu policier il y a un an.
Côte d’Ivoire : Des soldats totalement démobilisés
2006-11-14
http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4551
Recrutés hâtivement au lendemain de la crise militaro-politique de septembre 2002, de nombreux soldats des Forces nouvelles (ex-rebelles au nord de la Côte d’Ivoire) ont depuis deux ans déserté les rangs. De retour aux champs ou au petit commerce, ils ruminent leur amertume contre leurs anciens chefs. Courbé sur la terre, une daba (houe traditionnelle, Ndlr) à la main, G. sarcle sans relâche son champ de céréales.
Côte d’Ivoire : L’armée ivoirienne brûle un campement
2006-11-14
http://www.afrik.com/article10697.html
L’armée ivoirienne a mis le feu à un camp de paysans Baoulés et Burkinabés près de Guiglo, faisant un mort, ainsi que plusieurs blessés et disparus. Le préfet de la région affirme que les habitants n’étaient plus des paysans cultivateurs mais des rebelles. La question du foncier dans cette région a déjà causé la mort des dizaines de personnes et de nombreux déplacements.
Madagascar : La mutinerie a tourné court
2006-11-19
http://www.rfi.fr/actufr/articles/083/article_47580.asp
Une fusillade sur la base aéronavale d’Ivato près d’Antananarivo a fait un mort samedi et a semé la confusion pendant plusieurs heures, à deux semaines de la présidentielles. Les Forces spéciales gouvernementales tentaient de reprendre le contrôle de la Base où s’était retranché un Général mutin. Tout a commencé à 4h30 (01h30 TU) samedi matin.
Maroc : Fréquent usage de la drogue dans les prisons
2006-11-17
http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=PAN60026frquesnosir0
Le ministre marocain de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, a fait état de trois saisies de drogue dans les prisons du royaume alaouite, impliquant détenus, visiteurs et gardiens. Le Maroc, pays dont la population est estimée à plus de 30 millions d'habitants, compte 59 établissements pénitentiaires qui ont accueilli 50.933 prisonniers en 2005, année au cours de laquelle les établissements pénitenciaires ont présenté 1.083 affaires du genre devant la justice.
RCA : La rébellion s'empare d'une deuxième ville
2006-11-14
http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7306
Une deuxième ville de la République centrafricaine (RCA) vient de tomber aux mains de la coalition de groupes rebelles qui s’était emparée la semaine dernière de la ville de Birao (Nord), a annoncé vendredi le porte-parole de la rébellion. « La ville d’Ouadda-Djalle est tombée tôt ce matin », a déclaré Abakar Saboune, porte parole de la coalition de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement.
Soudan : Darfour, Fachoda Divise les Anglo-Saxons
2006-11-17
http://www.continentpremier.info/
N'ayant encore suscité que très peu d'intérêt de la part des Etats-Unis qui avaient même salué le rôle des Cubains dans cette partie du continent, la Corne de l'Afrique, au sens large, compte désormais énormément pour une communauté internationale principalement représentée par les larrons anglo-saxons. Au nom de la richesse des nations et de la croisade contre le "terrorisme". L'Esprit de Fachoda divise les Anglo-saxons
Internet & technologie
Afrique : Mettre le continent en équations
2006-11-14
http://www.afrik.com/article10692.html
Les statistiques disponibles sur de nombreux pays africains sont lacunaires, imprécises, et n’apportent aucune aide à la décision politique ou économique : il y a urgence à promouvoir la culture de la statistique sur le continent ! Les statistiques sont au quotidien le tableau de bord des gouvernants, et leur absence contraint les politiques à naviguer au doigt mouillé, à évaluer les attentes et les besoins à la louche.
Cameroun : Les cybercafés s’essoufflent
2006-11-17
http://www.grioo.com/info8423.html
On observe de moins en moins d’engouement des opérateurs économiques camerounais à investir dans les cybercafés, qui se transforment en d’autres espaces commerciaux s’ils ne sont pas simplement fermés. Internet a fait son entrée au Cameroun dans les années 1990 à Douala, la capitale économique du pays. L’activité était alors très florissante, se souvient Georges Messe, moniteur dans un cybercafé à Yaoundé, la capitale.
Global : Al Jazeera English, « changer la perception de l’Afrique »
2006-11-17
http://www.afrik.com/article10713.html
Al Jazeera English, lancée mercredi depuis Doha, veut faire entendre la voix du Sud dans le monde fermé des chaînes internationales. Elle affirme disposer d’une couverture « sans égale » en Afrique et souhaite changer la perception du continent auprès des téléspectateurs. Elle s’est fixée pour but d’inverser le flux d’informations du sud vers le nord et de rompre avec la vision occidentale » dominante dans les médias internationaux, tels CNN ou BBC.
Mali : UIT, le Malien Hamadoun Touré élu SG
2006-11-19
http://fr.allafrica.com/stories/200611130066.html
Le Malien Hamadoun Touré a été élu au poste de secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications (UIT) "pour un mandat de quatre ans", a appris Ouestafnews auprès de l'organisation. M. Touré a été élu "au troisième tour de scrutin" avec 95 voix (sur 155) contre 60 voix à l'Allemand Mathias Kurth, selon un communiqué de l'UIT daté du 10 novembre et obtenu par Ouestafnews.
Bulletins électroniques & listes de diffusion
Afrique : Femmes, sociétés et pouvoirs
2006-11-19
http://www.genreenaction.net/article.php3?id_article=4285
ENJEUX n° 30 janvier-mars 2007 : « Femmes, sociétés et pouvoirs » en Afrique centrale avant le 30 novembre 2006. Ci-après un appel à contributions ouvert pour le numéro 30 d'ENJEUX, bulletin d'analyses géopolitiques pour l'Afrique centrale, à paraître dans le premier trimèstre 2007. Si vous êtes intéressé par une contribution à ces dossiers, il conviendrait de communiquer au plus tôt.
Collecte de fonds & ressources utiles
Global : Bourses de formation, bourses post-doctorales
2006-11-19
http://www.auf.org/article452.html
L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) attribue des bourses pour favoriser la mobilité internationale entre des universités de pays étrangers. Ces bourses concernent des candidat(e)s inscrit(e)s ou en activité dans les établissements membres de l’AUF lors du dépôt de leur candidature et qui projettent de poursuivre, à l’étranger, une partie de leur parcours scientifique.
Global : PER en recherche et formation à la recherche
2006-11-19
http://www.auf.org/rubrique31.html
L’Agence universitaire de la Francophonie lance un appel à projets de Pôles d’excellence régionaux – PER – en recherche et formation à la recherche dont l’objectif est de renforcer l’intégration régionale des équipes de recherche de haute valeur scientifique des pays du Sud. Cet appel est ouvert du 1er septembre au 31 décembre 2006.
Global : Les lauréats du Prix La Recherche 2006
2006-11-19
http://www.auf.org/article520.html
Le Prix La Recherche a dévoilé les noms de ses lauréats pour l’édition 2006. La remise des prix ainsi que la présentation des travaux des lauréats auront lieu le 26 novembre au Sénat, à Paris, sous le haut patronage de Christian Poncelet, président du Sénat. Cinq mentions, chacune dotée de 10 000 euros, seront décernées par les partenaires officiels du prix aux récipiendaires.
Cours, séminaires, & ateliers
Afrique : Le système LMD en sciences
2006-11-19
http://www.auf.org/article523.html
« Le système LMD dans la formation scientifique universitaire : bilans et perspectives, enjeux et défis, apports à la rénovation pédagogique » est le thème choisi par la Conférence internationale des responsables des universités et institutions à dominante scientifique et technique d’expression française (CIRUISEF) pour le colloque qu’elle organise, du 28 novembre au 1er décembre 2006, à Brazzaville (Congo) à l’occasion de son assemblée générale.
Sénégal : Médias classiques et nouveaux médias : quels enjeux et perspectives
2006-11-17
http://www.cipaco.org/article.php3?id_article=1069&lang=en
Un séminaire sur "Médias classiques et nouveaux médias : quels enjeux et perspectives pour la consolidation de l’espace public en Afrique de l’Ouest" se tiendra le Samedi 25 Novembre 2006 à l’UNESCO/Breda - Dakar, de 9h à 13h. Il est organisé par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest, en collaboration avec le CESTI (Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information).
PAMABAZUKA NEWS EST PRODUIT ET PUBLIE PAR FAHAMU
Fahamu- Réseau pour la justice sociale
Royaume Uni : 2e étage, 51 Cormarket Street, Oxford OX1 3HA
Afrique du Sud : The Studio, 06 Cromer Road, Muizenberg 7945, Cap Town, Afrique du Sud
Kenya : 1e étage, Shelter Afrique Building, Mamlaka Road, Nairobi, Kenya
info@fahamu.org
http://www.fahamu.org
info@fahamu.org.za
http://www.fahamu.org.za
Fahamu Trust est enregistrée comme une organisation caritative au Royaume Uni sous le numéro 1100304
Fahamu Ltd est une Société à responsabilité limitée (Sarl) sous la garantie numéro 4241054 au Royaume Uni
Fahamu Ltd est une Société à responsabilité limitée (Sarl) sous la garantie numéro F. 15/2006 au Kenya
Fahamu SA est enregistrée comme une fondation en Afrique du Sud sous le numéro IT372/01
Fahamu est un fonds de soutien global de Tides Foundation, une charité dûment enregistrée, exemptée de la taxation fédérale selon les sections 501(c)(3) et 509(a)(1) du code de revenu interne.
Soutien à la lutte pour la justice sociale : $2 (1 livre sterling) par semaine peut faire la différence.
Les dons par Internet : http://www.securegiving .co.uk/donate_to/fahamu.html
Pamabazuka News
Retrouvez les grands titres de Pambazuka News sur votre site
Si vous souhaitez avoir les grands titres de Pambazuka News affichés sur votre site Internet, RSS (qui représente la simple publication dans plusieurs journaux) est un moyen simple pour vous de garder des informations récentes de Pambazuka News. Au lieu d’aller sur notre site pour voir ce qu’il y a de nouveau dans l’actualité, vous pouvez utiliser le RSS pour vous permettre de découvrir ce qu’il y a de nouveau.
Visitez le site : http://www.pamabazuka.org/newsfeed.php Vous pouvez choisir les grands titres à partir de toutes les catégories de Pambazuka News, et il y a également un choix sur le format et le style.
Email ; editor@pamabazuka.org pour plus d’informations.
Visitez le site : http://www.pamabazuka.org/ pour plus de 25.000 nouveaux sujets, éditoriaux, lettres, revues etc. parus dans Pambazuka News au cours des deux dernières années.
Rédacteur en Chef : Firoze Manji
Rédacteur en Chef en ligne : Mandisi Majavu
Rédacteur associé : Patrick Burnett
Rédacteur en Chef en ligne, Edition Française : Hawa Ba
Conseiller éditorial: Rotimi Sankore
Revue du Blog Sokari Ekine
Assistant : Stella Chege, Robtel Pailey
Volontaires Internet:
Rwanda - Elizabeth Onyango
Responsable du site : Becky Faith et Mark Rogerson
Design pour le site : Judith Charlton
Traduction: Vanessa Everson, Kesini Murugesan, Frances Chevalier (University of Cape Town)
Actuellement Pambazuka News reçoit le soutien de Christian Aid, Fahamu Trust, La Fondation Ford, La Fondation New Field qui travaille en association avec la Fondation Tides, HIVOS, TrustAfrica et beaucoup d’autres donateurs individuels.
Des nouvelles à soumettre ; Envoyez à : editor@pamabazuka.org
ABONNEMENT
Le journal parait une fois par semaine et il est délivré aux abonnés par émail. L’abonnement est gratuit.
Pour s'abonner, envoyez votre émail avec un mot simple « abonner » sur le sujet.
Pour s’abonner par Internet, visitez le site :http://www.pambazuka.org
LA JUSTE UTILISATION
Ce journal est produit sous le principe de la « juste utilisation ». Nous nous efforçons de donner des sources en établissant des liens directs avec les auteurs et les sites Internet. Lorsqu’un texte complet nous est soumis sans le site, nous le mettons sur notre site avec la mention « pour plus d’information, consultez... »
Contactez editor@Pamabazuka.org immédiatement concernant le problème du copyright.
Pambazuka News comprend des fragments d’information des correspondants d’autres sites, des sites commerciaux et bien d’autres pour focaliser l’attention de nos lecteurs sur des informations utiles sur ces sites. Nous le faisons sur la base de la « juste utilisation » et sur une base non-commerciale et ce que nous croyons être d’intérêt public. Si vous avez des objections sur l’inclusion de nos « fragments » pris à partir de votre site, n’hésitez pas de nous le faire savoir et nous allons nous abstenir d’utiliser votre site comme source d’information. Ecrivez à editor @pamabazuka.org
Les points de vue exprimés dans le journal, y compris les éditoriaux signés ne reflètent pas nécessairement ceux de Fahamu ou des rédacteurs de Pambazuka News. Alors que nous faisons tout pour nous assurer que tous les faits et les chiffres cités par les auteurs sont précis, Fahamu et les rédacteurs en chef de Pamabazuka News ne peuvent pas être tenus pour responsables de toute imprécision contenue dans n’importe quel article, et nous nous proposerons de mener l’enquête et d’obtenir le feedback.
(c) Fahamu 2006
Si vous souhaitez interrompre l’abonnement, écrivez immédiatem


EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004