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book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News 22: La démocratie aujourd’hui : le cas de la RDC

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Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Arts & livres, 4. Moniteur de l'Union Africaine, 5. Femmes & genre, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Mouvements sociaux, 9. Elections & gouvernance, 10. Afrique & Chine, 11. Développement, 12. Santé & VIH/SIDA, 13. Éducation, 14. Environnement, 15. Terres & droits fonciers, 16. Média & liberté d'expression, 17. Plaidoyers & campagnes, 18. Nouvelles de la diaspora, 19. Conflits & urgences, 20. Internet & technologie, 21. Collecte de fonds & ressources utiles

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Sommaire de cette édition

CHRONIQUE :
- Ernest Dia Wamba fait une analyse critique du concept et de l’expérience démocratique en RDC ou l’ingérence étrangère joue un rôle prépondérant

COMMENTAIRES ET ANALYSES :
- Momar Dieng s’interroge sur les prochains contours de la ‘Françafrique’ à l’issue du deuxième tour de dimanche
- Kameelah Rasheed dénonce le cercle vicieux dans lequel sont entraînées les femmes qui portent le hijab, devant presque demander l’approbation de la société occidentale pour le faire.
- Pour Aaliyah Bilal, le hijab est juste un sujet vide alors que le vrai débat réside dans la des femmes musulmanes à être motrices de changements positifs.

MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : Les locaux du Parlement africain pour bientôt
FEMMES ET GENRE : Les séropositives répudiées en Centrafrique
CONFLITS ET URGENCES : Nouvelles de Somalie, Soudan, Côte d’Ivoire…
DROITS HUMAINS : Pour l’éradication du travail des enfants en Afrique
MOUVEMENTS SOCIAUX : Mobilisation contre le Sida en Afrique du Sud
REFUGIÉS ET MIGRATION FORCÉE : L’Espagne compte 1 million d’irréguliers
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Elections au Mali, peu de suspens
AFRIQUE ET CHINE : La Chine, 1er partenaire économique de plusieurs pays africains
DEVELOPPEMENT : Le G8 promet beaucoup et fait peu
SANTÉ ET VIH/SIDA : La micro-finance lutte contre le Sida
ÉDUCATION : Cameroun, un salon de l’éducation pour aider à l’orientation
ENVIRONNEMENT : Vers un moratiore sur l’Ivoire en Afrique
TERRES ET DROITS FONCIERS : Des financements pour mieux rentabiliser les terres
MEDIA ET LIBERTÉ D’EXPRESSION : Vers Journalisme rime avec responsabilité…
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Sans-papiers, ‘que Dieu nous protège de Sarkozy’
PLAIDOYERS ET CAMPAGNES : Harro sur les APE inéquitables
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Faire face à la fracture numérique à l’unisson
PLUS : Informations sur les cours, séminaires, ateliers et offres d’emploi…




Chroniques

La démocratie aujourd’hui : Le cas de la RDC

2007-04-30

Ernest Wamba dia Wamba

Le Professeur Wamba dia Wamba présente une analyse critique du concept de démocratie dans l’âge de la mondialisation, qui est l’équivalent de la démocratie politique occidentale. Il donne le contexte historique des dernières élections en République Démocratique du Congo, dans lesquelles les influences extérieures ont continué de jouer un grand rôle pour ce qui est du résultat des élections, et il conclut par des réflexions au sujet de l’avenir du projet de démocratie en RDC.

1. Contexte Mondial: comment orientons-nous notre pensée à propos de la démocratie?

La démocratie, ou plus correctement le matérialisme démocratique, est devenue l’idéologie dominante. Il est de plus en plus obligatoire d’être un démocrate. Elle est presque devenue l’unique pensée politique. Le matérialisme démocratique affirme qu’il n’existe que des corps marqués par des langues, et rien d’autre. Il n’y a qu’un seul marché, une seule politique, une seule économie. En bref, il n’y a qu’un seul ordre des choses. C’est tout ce qu’il y a et c’est seulement comme ça qu’il est (Alain Badiou, 2006). Il n’y a pas d’exception, à moins d’être totalitaire ou terroriste. Les corps sont interchangeables, et les langues et les opinions sont équivalentes. Toute autre chose différente de l’ordre des choses est effectivement et intrinsèquement anti-démocratique. Démocratie égale l’ordre politique occidental des choses. Il est obligatoire d’avoir la démocratie de style occidental.

Y a-t-il une vérité politique? Comment en rendons-nous compte? Nous sommes à une époque d’une mission de démocratisation, qui suit la vieille mission civilisatrice. Comme cette dernière, qui se fixe d’imposer, si nécessaire par force, la démocratie aux autres pays. Au début de la guerre en Irak, certaines gens aux Etats-Unis se demandaient si oui ou non un pays peut construire la démocratie pour un autre pays. Si oui ou non un peuple d’un pays sait comment construire la démocratie pour d’autres pays. Il n’y a pas eu de réponses définitives à ces questions cruciales.

La démocratie est devenue un “ensemble” de « techniques »— constitutions, mécanismes électoraux, systèmes de gestion — qui doivent être exportées ou imposées, de haut en bas, aux pays du Tiers-Monde. Dans ces pays, les demos ont été réduits à des électeurs qui sont passifs, sans éducation civique. Comment ceci constitue-t-il une rupture du monde libéral: responsable de l’esclavage atlantique, du colonialisme et du néo-colonialisme; un monde créé par des faiseurs d’esclaves, des colonialistes et des néocolonialistes?

Il est aussi vrai que l’Etat nation en tant que l’horizon de la révolution politique, ou une politique d’Etat de guerre — dans le sens de guerre en tant que la continuation de la politique de l’Etat à travers d’autres moyens, et ainsi d’une courte durée — pour avoir un autre autre Etat nation qui accepte, n’est plus possible. L’ultra - libéralisme ou le néo-libéralisme est opposé aux Etats nations, et il promeut des Etats faibles auxquels on assigne des fonctions minimales de maintenir l’ordre, de permettre aux gens qui doivent acheter des choses auprès de sa gouvernance pour consommateurs. La guerre est maintenant conçue comme une opposition entre le bien et le mal, engagée pour éradiquer le mal. Une telle conception en appelle à l’intervention de la loi et du crime. Des figures indirectes sont identifiées comme étant les responsables des crimes: Saddam Hussein, Milosovic, Interahamwe, Bin Laden.

Certains grands militants de la Guerre Froide sont tout d’un coup devenus des figures indirectes. La guerre contre le mal tend à être très prolongée, même lorsque l’axe du mal est identifié. On ne comprend pas clairement ce en quoi la victoire dans cette guerre consiste. Est-ce la démocratie imposée ? Est-ce l’élimination de la figure criminelle: la pendaison de Saddam Hussein, pour l’Irak? Est-ce la destruction d’un Etat nation et des son peuple, ou le fait de s’emparer de ses ressources stratégiques? Le monde devient divisé d’une façon machiavélique: bonne démocratie contre mauvaise démocratie (la dernière expérience des Palestiniens); bons Musulmans contre mauvais Musulmans(Mamdani 2004); bons Etats contre Etats escrocs; démocrates contre terroristes. Et est-ce que ce sont ces derniers éléments qui constituent la dynamique qui alimente la mondialisation?

La démocratie est réduite à une formalité certifiée. Il est rare que des protestations contre la démocratie de fraude couverte et d’achat de votes, promues à travers des lois injustes, soient prises au sérieux. Cela importe peu que les électeurs aient vu ou lu les textes fondamentaux des règlements ou des lois en rapport avec les élections. Spécialement puisque le vote est la seule voie, pour la plupart d’électeurs, d’avoir accès à certaines ressources. Le fait d’être un observateur n’est-il pas devenu une activité très satisfaisante ?

Les campagnes électorales ont cessé d’être un moyen pour débattre différentes visions d’ « intérêt national », ça devient plutôt un moyen de distribuer des choses (T-shirts, nourritures, produits matériels, etc.), et de l’argent. Quand vous n’avez rien pour vous habiller, vous vous concentrez sur la collecte de T-shirts. Quand vous n’avez rien pour vivre, vous vendez votre voix pour de l’argent. La personne qui achète votre voix est-elle votre représentant(e) auprès des institutions?

D’autre part, le mode des politiques de libération nationale qui s’est ouvert avec l’indépendance de l’Inde, est mort avec l’assassinat de Salvador Allende et d’Amilcar Cabral en 1973. C’était la période la plus active de la politique transformatrice que le monde ait jamais connue— avec les dirigeants tels que Ghandi, Mao Tse-tung, Fidel Castro, Frantz Fanon, Ho Chi Minh. L’imposition des programmes d’ajustement structurels draconiens des pays frappés par la pauvreté, et les récentes interventions impériales très agressives — en Irak, en Afghanistan, en Haiti, au Liban, et la résistance prolongée des peuples de ces pays, sont en train de réveiller l’espoir d’avoir d’autres politiques actives, transformatrices dans le monde.

Des élections démocratiques qualitativement différentes ont eu lieu en Amérique Latine, par exemple. Le caractère prolongé de la résistance au Moyen-Orient est en train d’exposer la banqueroute de l’idéologie dominante de démocratie. La démocratie va-t-elle cesser d’être étroitement liée avec un ensemble de conditions?

Différentes expériences de constructions démocratiques pourraient être identifiées dans l’histoire de la démocratie. Chacune a eu des obstacles, des cibles et des résultats concrets spécifiques. L’expérience des Etats –Unis, par exemple, est née du génocide des peuples autochtones, la réduction en esclavage et la discrimination des noirs, la guerre civile, la bigoterie suprémaciste anglo-saxonne, le système impérial de nouvelles frontières, le chauvinisme masculin. L’expérience indienne s’est attaquée au système de clans, aux pressions impériales extérieures et à l’héritage colonial, aux différences religieuses actives. Aujourd’hui, la plupart des expériences démocratiques de l’Europe occidentale font toujours face à l’héritage colonial, aux effets de l’interventionisme néo-colonial; à la 'multinationalisation' de leurs nations, empirée par un refus de gérer correctement le problème des soi-disant ‘sans papiers’ ou des immigrants: les travailleurs nés à l’étranger. Les Etats-Unis avec leur nouveau système de frontières sont allés aussi loin que construire un mur afin de fermer la porte aux immigrants potentiels.

La plupart de ces démocraties, qui refusent de compter chaque personne comme étant égale à une personne, pas plus qu’une et pas moins qu’une, ne peut pas être réellement être dite véritablement démocratique. Il se pourrait qu’il y ait des bons cas d’Etats de droit — avec quelques lois injustes évidemment – mais ce ne sont pas des démocraties, qui respectent les droits des groupes marginalisés que l’on ne compte pas. N’est-ce pas que ce sont en effet les personnes qu’excluent ces démocraties qui devraient aider à orienter notre pensée au sujet de la démocratie?

2. Le projet démocratique importé de la RDC

Y a-t-il un projet congolais de construction de démocratie en RDC? Il n’y a pas encore eu de débat sérieux qui ait réellement traité cette question. La construction de la démocratie devrait, normalement, mettre l’accent sur la formation des demos, l’habilitation de leurs capacité de faire de bons choix, leur maîtrise des questions cruciales de ce à quoi un bon Etat démocratique devrait ressembler.

Dès le départ, avec l’octroi précipité de l’indépendance le 30 juin 1960 par la Belgique, les Congolais n’ont jamais eu la chance, par eux-mêmes et sans aucune interférence extérieure, de débattre les paramètres de la définition de la crise à laquelle ils avaient longuement fait face puisque les militants des croisades de la Guerre Froide ont démantelé le régime nationaliste et assassiné Patrice Lumumba. Même la soi-disant Conférence Nationale Souveraine (CNS), en pointant singulièrement le doigt sur Mobutu comme la cause de tous les maux, s’est terminée en ne parvenant pas à comprendre la signification de l’impact de la Guerre Froide sur le pays. Elle a finalement adopté une proposition par Herman Cohen — ancien vice-secrétaire d’Etat des Etats –Unis aux Affaires Africaines — de maintenir Mobutu au pouvoir et de seulement réduire ses pouvoirs. Plus tard, une telle solution est devenue une farce.

De nouvelles rébellions n’auraient pas pu être évitées. Ces dernières prétendaient chercher des solutions à la crise. Chaque fois, des propositions de solutions venaient de l’extérieur, souvent offertes comme une nécessité pour le projet démocratique. Une fois au pouvoir, AFDL, par exemple, a continué de reporter la mise en oeuvre de son soi-disant projet démocratique. Une autre rébellion, prétendant être plus engagée à mettre en oeuvre son projet démocratique émergea. Cette fois-ci elle était soutenue par des Etats africains de la région et de grandes personnalités.

Ce qui paraissait jusqu’à la signature de l’Accord de Lusaka (juillet-août 1999) être une initiative exclusivement africaine pour la résolution de la crise qui a souvent conduit à des guerres civiles, des rébellions ou des interventions armées de l’extérieur, fut accaparé par des forces de la communauté internationale. Ces dernières, selon feu Mwalimu Nyerere, étaient responsables d’imposer une mauvaise solution en la personne de Mobutu, qui a fini par détruire le pays. L’ensemble des moyens financiers requis pour mettre en oeuvre une telle “solution”, ne pouvait venir que de la communauté internationale; les Etats africains ne pouvaient pas la prendre en charge.

Chaque fois qu’une occasion d’affronter une telle crise se présentait, les Congolais étaient amenés à déplacer leur centre d’intérêt, suivant les exigences des intérêts des autres forces: de la nécessité d’une palabre de gens organisée spécialement pour déterrer les racines de la crise, au partage du pouvoir en tant que moyen de réaliser la paix en récompensant de façon proportionnelle ceux ayant une capacité de menacer la paix et de continuer la guerre. Les seigneurs de guerre, étant ainsi récompensés, étaient transformés en démocrates qui répondent aux besoins et aux aspirations des masses rendues victimes et appauvries. Une démocratie construite sur une telle base ne peut que favoriser les mêmes gens.

Ce qui était supposé être un Dialogue Inter-Congolais est devenu pratiquement une résolution de conflit de type onusien dans laquelle le processus de facilitation devient le processus initiateur ou imposteur. Le « Dialogue » devient technique et hiérarchique. Il s’est terminé avec une situation où CIAT obtenait presque le droit de veto sur la transition. Sans cette pression extérieure, aucun objectif de la transition n’aurait pu être réalisé.

Quand la crise s’approfondit et que les personnes qui l’allège ou celles qui soutiennent le changement pour le meilleur et les gens qui veulent que les choses restent inchangées sont placés sur un même pieds d’égalité, il devient difficile d’atteindre le consensus à propos de là où il faut commencer et par où il faut terminer— la tâche principale de la transition. Le manque de confiance parmi les acteurs s’aggravait. Sur les cinq objectifs retenus pour la transition, seuls deux pouvaient être considérés comme ayant été réalisés: la mise sur pied des institutions de la transition, et l’organisation des élections dans la précipitation. Tous les autres étaient soit à moitié accomplis, ou pas du tout accomplis. La vérité et la réconciliation nationales par exemple ont à peine démarré.

Le processus de rédaction du projet de constitution fut fondamentalement gardé loin de ceux qui seraient les demos congolais. Des consultations au niveau du Sénat avec des catégories sociales ciblées furent soit précipitées ou très abstraites — demander aux gens de faire des choix sur des concepts qu’ils comprennent à peine – forme d’Etat, régime semi-présidentiel, fédéralisme. Les sénateurs se sont abstenus d’expliquer les choses, on suppose, pour ne pas influencer les résultats. Deux jours avant le vote du référendum, seules 500.000 copies de la constitution avaient été imprimées pour les 25.000.000 ou à peu près électeurs. Parmi celles réellement en circulation, quatre versions de textes de la constitution pouvaient être identifiées. Ceci explique les frustrations de la dame qui demandait la photo de « Monsieur Référendum » pour l’aider à décider comment donner son vote.

Un débat éducationnel nécessaire sur la rédaction du projet de constitution n’a pas eu lieu. Les questions élémentaires qui doivent être traitées par la constitution furent à peine débattues, à savoir: dans quelle sorte d’Etat sommes-nous, et que voulons-nous qu’il soit dans l’avenir? Quelles sortes de rapports voulons-nous avoir avec le monde extérieur? Comment le pouvoir devrait-il organisé pour qu’il réponde aux besoins et aux aspirations élémentaires de la grande majorité de gens, présentement, et dans l’avenir? Comment pouvons-nous habiliter les gens pour qu’ils contrôlent les institutions? Des débats sur les diverses expériences de constitutionalisme ne furent pas tenus, sauf pour ce qui est du désir de copier les constitutions des autres, sous l’argument comme quoi la modernité ne peut venir que d’ailleurs. Les expériences les plus créatives furent à peine identifiées ou discutées pour nous aider à rédiger un meilleur projet de constitution.

A cause de la rareté des débats fondamentaux impliquant toutes les couches de la société, les lois ont tendance à être tissées selon les candidats potentiels connus plutôt que selon l’ensemble de l’avenir prédictible. Des éléments cruciaux, tels que les niveaux d’éducation, l’intégrité morale, la capacité de diriger, ne furent pas tenus en considération dans un pays déchiré par des valeurs négatives et l’exclusion de la compétence et le sens du travail. Des pilleurs et des gens qui sont devenus riches au point d’être comparables à la trésorerie ont dominé les institutions. Des sommes d’argent élevés furent exigées, par la loi, de la part des candidats aux élections, ce qui a exclu les types honnêtes et décents, qui n’ont pas eu la chance de piller.

Malgré que les lois exigeaient que les débats fassent partie des campagnes électorales, aucun débat sérieux n’a eu lieu. Un consensus national sur la situation dans laquelle notre pays se situait, sur ce qui doit être fait pour l’en sortir, avec qui travailler, et le genre de capacités de direction qu’il faut promouvoir, ne fut pas réalisé. Le fait que notre pays se trouve dans une situation catastrophique et d’urgence, une situation exceptionnelle qui en appelle à une réponse exceptionnelle, ne fut jamais traité. Les élections furent une occasion pour que chaque personne fasse voir autant que possible sa capacité financière pour obtenir un poste dans un programme de partage du pouvoir. Certaines gens qui pouvaient se le payer se sont faits élire à différents postes. Plus adéquatement, ils se sont achetés différents postes, et ils ont placé des gens de leurs familles ou leurs clients à ces postes.

Ce n’était possible, en raison de la façon dont la transition s’est déroulée, pour la formation et le développement d’une Coalition Démocratique Nationale Populaire (PNDC) qui doit être créée. Une telle coalition aurait été le vecteur de promotion des débats nécessaires sur les questions pertinentes. L’UDPS d’Etienne Tshisekedi, qui souffre toujours de la politique d’opposition — « ce que font ceux qui sont au pouvoir n’est pas bon, quand nous serons au pouvoir, les choses seront meilleures » -, n’est pas parvenu à aider à organiser une telle coalition. Pour son propre compte, il a lancé un appel en faveur de la nécessité d’avoir des consultations au sommet pour se mettre d’accord sur la meilleure façon d’organiser les élections à la satisfaction de tout le monde. Mais rien n’en est sorti, et l’UDPS ne participa pas aux élections.

Les élections furent organisées surtout sur base du financement extérieur. Ceci a donné aux forces extérieures l’influence quitte à contrôler le processus, sa vitesse, son domaine et son ordre de priorités. L’ascendance envers leurs préférences s’est moquée de la souveraineté nationale pendant les élections: du projet démocratique en tant que tout. Il n’y a eu presque aucun financement destiné à la tâche cruciale d’éducation civique pour l’électorat. La diaspora congolaise, qui est parmi les plus informés, et dans certains cas les gens qui vivent dans des pays démocratiques, furent exclus du processus, sous des arguments douteux de coûts.

Les Congolais se trouvant au sein des forces de sécurité ne furent pas autorisés d’exercer leur droit démocratique, en tant que partie de l’électorat, pour des « raisons de sécurité ». La violation de la constitution, sous le prétexte de la sécurité, est de manière discutable l’équivalent d’un coup d’Etat. De l’ICD, à travers la transition, jusqu’aux élections, aucun consensus national ne fut atteint à propos de ce qui constitue la cause nationale. Il fut tiré des suggestions des forces extérieures que l’organisation d’élections libres, justes et crédibles pouvait être une telle cause. Pourtant il n’y a pas eu de véritable processus social interne de l’auto-organisation populaire afin de s’assurer que ces élections seraient en réalité libres et justes.

La tentative, par l’Eglise Catholique, de le faire s’est avérée impuissante. L’Union pour la Nation Congolaise (ONU), formée autour du candidat lors second tour des présidentielles, Jean-Pierre Bemba, n’est pas parvenue à donner correctement une direction nationale pour rassembler toutes les forces nationales intéressées par un processus électoral transparent. Le processus de suivi qu’elle a mis sur pied était affaibli à partir de l’intérieur- donnant l’impression de son manque d’engagement ou de vision claire.

Un espace politique important s’est ouvert lorsqu’il est devenu évident que les résultats du second tour des élections présidentielles avaient été dictés par des fraudes. Au lieu d’organiser une grande manifestation contre une telle fraude conduisant vers un grand rassemblement autour de la Cour Suprême de Justice, et réclamant justice auprès de cette dernière, la direction a vacillé et finalement accepté, avec des arguments de sauver la vie humaine et préserver la paix — une paix injuste et la sauvegarde d’une vie humaine qui meurt (à peu près 1800 Congolais meurent chaque jour).

Il n’y a pas eu d’espace pour la montée d’une transformation radicale. Ceci pourrait être une question de vision, de buts et de style de direction. Cette dernière semblait avoir été piégée dans des politiques de partage du pouvoir après la victoire électorale, sans s’accrocher sur les deux exigences des masses de gens: libérer le pays du contrôle trop élevé par des forces extérieures, et mettre en place un régime qui serait responsable devant les gens et qui répond à leurs besoins et aspirations. Il reste à voir si oui ou non la promesse d’organiser une opposition rigoureuse et républicaine, faite par J-P.Bemba, va réaliser ces exigences.

Six provinces sur onze ont voté contre le président élu parce qu’elles sentaient qu’il était trop dépendant des forces extérieures. Il était également accusé de vendre le pays. Il ne répondait pas, pour la plupart, aux besoins élémentaires de la majorité de la population appauvrie. Le programme du MLC de Bemba, trop las pour ce qui est du libéralisme à l’époque de la mondialisation ultra-libéraliste, n’aurait pas non plus réalisé ces exigences. Ceci pourrait expliquer pourquoi le MLC fut incapable de conduire réellement les masses de gens qui gravitaient autour de l’ONU. Encore une fois, la question de relation entre les changements fondamentaux et la direction a pris le devant. Ce sont les actions et les idées des masses de gens en rébellion qui apportent le changement; pourtant les masses populaires comptent sur la direction pour les changements. Leur foi aveugle dans la direction est, très souvent, finalement trahie.

La même foi fait que les gens manquent de vigilance, et en fait doivent s’occuper de la tâche de voir comment contrôler la direction afin qu’elle ne les trahisse pas. Il n’y avait aucun moyen ni aucune structure au sein de l’ ONU pour contrôler Bemba, par exemple, dans ses transactions avec les gens divers — y compris sa réunion avec le Président élu, à un moment critique. Le plus souvent, le soi-disant “ Conseil Politique” de l’ONU qu’il a présidé, dont il était le seul à convoquer les réunions, ne s’est pas réuni.

L’argent et les promesses ou espoirs des grands postes institutionnels étaient les seuls raisons de motivation de la soi-disant Alliance de la Famille Présidentielle. Sa victoire, qui souligne le fait que nous sommes dans une « corruptocratie » plutôt que dans une démocratie, a fait que ce camp souffre de ce que l’on pourrait appeler « ivresse politique » qui le rend aveugle pour voir que la légitimité n’est pas juste une question de victoire juridique, mais, par-dessus tout, la capacité de rassembler tout le monde et ainsi créer l’enthousiasme de la masse pour le nouveau régime.

Au lieu de travailler sur une politique concrète d’affronter ceux qui ont voté contre le camp présidentiel, en les rassemblant autour d’un programme convaincant, le camp a eu tendance à faire de la discrimination contre eux; en fait, une attitude revanchard a caractérisé le camp présidentiel. Cette attitude explique aussi pourquoi les affaires politiques ont été de plus en plus assignées aux forces de la police et de l’armée pour être traitées.

Des arrestations arbitraires et même le massacre au centre du Congo (Kongo Central) (entre le 31 janvier 2007 et le 13 février 2007) pourraient en être la raison pour une grande part. Les rumeurs selon lesquelles le Président avait dit qu’il n’allait réserver que deux places – la prison et le cimetière – aux Bakongo qui n’ont pas voté pour lui, paraissait a posteriori être crédible.

Très brièvement, le soi-disant projet démocratique a été, en RDC, un autre processus de greffer une expérience occidentale de la démocratie, réduite à un « modèle universel », sur un sol politique congolais mal préparé et non-participant, justifiée, a posteriori, en tant que conséquence nécessaire de la mondialisation. Aucune leçon ne semble avoir été apprise à propos du processus de greffer à partir de l’histoire de l’Etat colonial au Congo; qui bien qu’il soit maintenant décomposé et fragmenté, opère toujours comme un cheval de Troie occidental. Un tel Etat réprime vite les gens plutôt que de répondre positivement à leurs besoins et aspirations élémentaires.

Le Président qui vient d’être « élu » s’entoure toujours d’une milice qui est à peine consciente du fait que dans une démocratie, l’armée est supposée être au service des gens, et non prendre plaisir à les harceler pour les harceler. Les experts de la démocratie occidentale – nos enseignants de démocratie – viennent et s’en vont, et la démocratie ne semble pas pousser de racines plus profondes. Souvent, on trouve que la bonne foi laisse à désirer.

Le paradoxe permanent auquel fait face la soi-disant élite congolaise reste. Ils veulent diriger les gens à partir desquels ils sont culturellement et socialement détachés. Ils prétendent « libérer » le pays du contrôle exagéré des forces extérieures, auxquelles ils sont culturellement et socialement attachés. Alors qu’ils sont capables de produire une constitution et une loi sur la nationalité qui interdit d’avoir une double nationalité de façon concurrente, certains membres de l’élite ont en réalité une double nationalité. Ceux qui croient réellement qu’ils peuvent résoudre les problèmes fondamentaux qu’affronte le peuple congolais — et qui prétendent avoir abouti à certaines solutions — passent la plupart de leur temps en luttant pour survivre en consacrant leur temps à renforcer le système –même qui cause ces problèmes. Le changement est toujours une tâche du lendemain.

3. Par voie de conclusion: quel est l’avenir de la démocratie en RDC?

Le pays reste divisé sur la question: certains ont voté avec enthousiasme en faveur du camp présidentiel qui les a attirés financièrement pour voter, et ils sont maintenant marqués par un sens de cri victorieux — en oubliant que l’aspect stratégique de la démocratie est la protection et la défense des droits de la minorité. Ceux qui, autour de l’UDPS, n’ont pas participé au processus électoral, et ceux qui jusqu’à présent ne sont pas sûrs de quel type de position de l’ opposition ils vont assumer. Ceux qui ont soutenu le camp de l’ONU ont été pour la plupart déçus avec J-P. Bemba, frustré par le tour des événements. Le massacre des gens au Centre du Kongo, le seul endroit où il y a eu une opposition très active contre la corruption du processus démocratique, n’a pas galvanisé les différente forces de l’opposition en un mouvement. Si c’est le cas que la nation Bakongo consistait en l’ensemble des anti-colonialistes consistants depuis les années 1921 (avec Kintwadi de Kimbangu) jusqu’en 1959 (la révolte du 4 janvier), le fondement de la nation congolaise qui luttait pour l’indépendance nationale, comme l’ont affirmé F. Fanon et A. Cabral, on ne devrait pas être surpris que certains de leurs descendants soient en train de diriger la lutte contre la corruption de la démocratie.

L’usage de la force ou de la menace va-t-il réussir à faire taire les protestations? La stabilité du cimetière ne peut pas conduire à une véritable construction de la démocratie. La résolution de la situation catastrophique et d’urgence par la répression ne va durer pas aussi longtemps qu’elle n’a duré sous Mobutu. Il y aura non seulement davantage de protestations, mais aussi il est probable qu’il y ait implosion politique. A voir la façon dont les chose se passent, les cinq prochaines années pourraient s’avérer très dures effectivement.

Le présent morceau a originalement fait l’objet d’une conférence donnée à l’Université de Dar es Salaam, Tanzanie le 9 février 2007.

* Le Professeur Ernest Wamba dia Wamba est Sénateur, et il fut Vice-Président de la Commission Permanente du Sénat chargée des Affaires Juridiques et Administratives de l’administration intérimaire de la République Démocratique du Congo.

* Cet article a d’abord paru dans le numéro 295 de l’édition anglaise de Pambazuka News. Voir : http://www.pambazuka.org/en/category/comment/40306

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Election Presidentielle Francaise : La françafrique imperturbable

2007-04-30

Momar Dieng

Le deuxième tour de l’élection présidentielle française aura lieu le 6 mai prochain et opposera le candidat de la Droite, Nicolas Sarkozy, à la candidate de la Gauche, Ségolène Royal. Momar Dieng s’interroge sur quelle place le (la) prochain(e) président(e) de la République française sera en mesure de réserver à l’Afrique en matière de coopération ? Pour lui, la question est aujourd’hui extrêmement préoccupante tant les déceptions liées aux finalités pratiques de l’engagement de la France sur le continent sont massives et souvent incompréhensibles.

Entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, les deux candidats qui se disputeront l’Elysée le 6 mai prochain, les Africains sont dans l’attente même s’ils manifestent généralement une préférence assez nette pour la socialiste. D’un autre côté, une bonne frange des intellectuels du continent et de la diaspora s’est depuis longtemps arc-boutée à l’idée que, quel que soit le pouvoir (de gauche ou de droite) en place, il existe déjà à Paris une ligne directrice formatée de longue date qui tient lieu de politique étrangère en direction de l’Afrique. C’est la fameuse Françafrique.

En tous les cas, une constante demeure qui est devenue un débat dans l’espace politique français : il est temps de donner une orientation nouvelle, un contenu nouveau à la coopération entre la France et l’Afrique d’une manière générale. Les politiques le disent et le redisent, confortés en cela par les experts, des plus libéraux aux plus conservateurs, mais également par les africanistes du courant altermondialiste : il y a nécessité urgente de réformer les termes des accords généraux de fait ou de droit qui encadrent depuis si longtemps les relations entre Paris et ses anciennes colonies.

Mais une question redoutable se pose : ces politiques ont-ils la volonté et, surtout, les moyens d’y parvenir ? La réponse ne paraît pas évidente tant la coopération entre la France et l’Afrique repose sur une bâtisse de rigidités élevées sur la durée. Qu’il s’appelle Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal, une certitude s’impose : il n’y aura pas de révolution dans les rapports franco-africains à partir du 7 mai, lendemain du second tour de la présidentielle. Ces rapports reposent davantage sur un «système» que sur la volonté particulière d’un homme investi des plus hautes charges de la République française.

En cela, la marge de manœuvre du (ou de la) futur(e) locataire du palais de l’Elysée reste d’une étroitesse fondamentale. De l’ancien ministre de l’Intérieur, on ne retient de l’esquisse de ses rapports avec le continent africain que de grandes généralités, d’ailleurs moult fois ressassées par ses prédécesseurs potentiels à l’Elysée. Mais conscient de l’image négative et désastreuse que la Françafrique renvoie à l’Afrique, le président et candidat de l’UMP (Union pour une majorité populaire, parti majoritaire de droite à l’Assemblée nationale française), s’est taillé des habits de réformiste. «Il nous faut les (la France et l’Afrique) débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandats que celui qu’ils s’inventent.

Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés, notamment avec nos partenaires africains et arabes.» L’allusion à la Françafrique est nette même si M. Sarkozy en évite l’énonciation, il n’est pas sûr que le volontarisme dont il fait preuve dans le langage aille plus loin que l’expression d’une préoccupation simplement théorique. C’est dans la pratique et en situation que l’on pourra déterminer les «véritables changements» de cap annoncés par l’ancien ministre de l’Intérieur.

Car des changements, il en a promis, notamment dans le type de relations entre chefs d’Etat. «Les relations entre des Etats modernes ne doivent pas seulement dépendre de la qualité des relations personnelles entre chefs d’Etat, mais d’un dialogue franc et objectif, d’une confrontation des exigences respectives, du respect des engagements pris et de la construction d’une communauté d’intérêts à long terme.» Il est loisible de penser que les relations très particulières que Jacques Chirac a développées avec des figures supposées notoires de la Françafrique, comme Omar Bongo Ondimba ou Denis Sassou Nguesso, sont dans le viseur de M. Sarkozy qui, lui-même, a tissé des rapports personnalisés avec ces dirigeants africains.

C’est sans doute un tel paradoxe qui incite Ségolène Royal à dire tout haut que «Nicolas Sarkozy (s’inscrit) dans les mêmes réseaux que le président Jacques Chirac» et n’est donc pas de nature «à rassurer nos concitoyens qui souhaitent que (la France) demeure fidèle à ses valeurs de solidarité internationale, de promotion de la démocratie et de consolidation de l’Etat de droit.» Selon la candidate socialiste, «depuis bientôt cinq ans, la droite française est en effet à l’origine de désordres sans précédent sur le continent africain».

S’en prenant plus précisément à l’actuel locataire de l’Elysée, Madame Royal ne prend pas de gants. «La conception de la présidence de la République de Jacques Chirac y est pour beaucoup. En privilégiant systématiquement les amitiés personnelles au détriment de l’intérêt général, la pratique présidentielle a terni l’image de notre pays, qui se trouve associé dans l’esprit des Africaines et des Africains aux régimes les plus contestables du continent». Et en attendant de pouvoir «porter en Afrique un message de démocratie, de solidarité, de paix et de défense des droits de la personne humaine», Ségolène Royal prend le temps de fustiger cette constante qui fait des Africains «les premières victimes de la ‘Françafrique’ » car, souligne-t-elle, «la multiplication des interventions militaires improvisées au profit de régimes réputés amis au Tchad ou en Centrafrique, nous détourne des objectifs de développement qui devraient être prioritaires.»

Si Nicolas Sarkozy se déclare favorable à ce que l’armée française «reste au service de la sécurité de l’Afrique, mais sous mandat de l’Onu et de l’Union africaine», il n’en pose pas moins la réorientation de l’aide publique au développement (Apd) en la soustrayant aux régimes coupables de mauvaise gouvernance et prédateurs. Mais en face, l’engagement de Ségolène Royal pour le continent paraît plus articulé, plus visionnaire, autour notamment des préoccupations de base des populations africaines. Elle parle de paludisme, de sida, de pauvreté, d’espérance de vie qui régresse, des déséquilibres de la croissance urbaine, mais aussi d’émergence démocratique sous le contrôle de l’Union Européenne, d’éducation, de développement durable, de transparence, etc., le tout sous l’emprise du principe de co-développement dont les Ong et la coopération décentralisée seraient les bras exécuteurs.

Madame Royal se veut juste : «il n’est pas acceptable que certaines entreprises, dont certaines ont leur siège en France, procèdent à un véritable pillage (des) ressources en privant les Africains des plus values qui permettraient le décollage économique (de l’Afrique). Il est encore plus préoccupant de constater que le pillage de ces ressources, en appauvrissant les populations, force certains à l’émigration vers l’Europe… »

L’émigration clandestine, c’est justement l’autre grande fracture du couple Sarkozy-Royal à propos de la politique africaine de la France. Sans concessions, Nicolas Sarkozy a fait de l’émigration choisie le thème favori de sa politique intérieure. S’il est peu aimé sur le continent – ses visites mouvementées au Mali et au Bénin l’année dernière en attestent – il essaie de n’en faire pas trop cas, s’en tenant à une ligne de rejet systématique du phénomène migratoire, le plus souvent sans aucune considération de facteurs sociologiques et humanitaires pouvant justifier la souplesse.

C’est avec lui que les Charters ont repris du service, par l’expulsion de centaines de personnes vers leur pays d’origine sur le continent. En 2006, plus de vingt mille clandestins ont été forcés de quitter la France, souvent dans des conditions humainement dégradantes et indignes. Comme si l’un des objectifs de cette répression quasi aveugle était de montrer aux Français qu’il sait prendre des décisions et qu’il sait les appliquer.

Même si elle rejette l’émigration clandestine – quel homme politique sérieux l’admettrait d’ailleurs ? – Ségolène Royal diverge fondamentalement de son concurrent par la méthode de traitement qu’elle entend apporter à cette question. Moins brutale – du moins en théorie – plus diplomate et plus regardante sans doute sur le côté humanitaire, elle ne devrait pas s’éloigner des principes déjà dégagés par le Parti socialiste français, en dépit de l’extrême fermeté dont Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant – deux anciens prédécesseurs socialistes de Sarkozy au ministère de l’Intérieur – ont fait preuve. Ces principes sont : tolérance et fermeté, humanité sans laxisme…Car après tout, il y a bien une forte tendance des populations françaises qui n’accepte plus cette pagaille bien africaine qui dérange et bouscule un pays si ordonné, si rangé…

En 2005, les investisseurs français ont déployé 50 millions d’Euros (environ 32 milliards de francs Cfa) au Sénégal, ce qui a représenté 24% dans la formation du Produit intérieur brut (PIB) sénégalais. Il est encore trop tôt de savoir ce que sera l’impact de la nouvelle agressivité chinoise sur le continent en général, au Sénégal en particulier sur les entreprises françaises qui y prospèrent. Mais ce qui paraît incontournable – et les deux candidats à l’Elysée le sentent bien – c’est qu’il va falloir réorienter et redimensionner l’activité économique française sur le continent.

La Françafrique et ses méthodes violentes de fonctionnement ne sont plus tolérables en Afrique parce qu’il y a une nouvelle conscience africaniste qui dit une chose simple : qu’on arrête de piller nos économies, que nos richesses nous servent ici d’abord. En promettant de privilégier l’Asie comme continent de la nouvelle croissance pour l’économie française, Nicolas Sarkozy préparerait déjà l’immigration française vers de nouveaux Far West. Quant à la Françafrique, il y a de fortes chances que son système continue de faire la pluie et le beau temps dans bien des Etats africains.


* Momar Dieng est Journaliste au quotidien sénégalais, Le Quotidien. Il est un observateur averti de l’actualité politique sénégalaise et internationale. Il peut être joint à momar@lequotidien.sn ou momar@hotmail.com

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Je ne demande pas votre approbation

2007-04-30

Kameelah Jnan Rasheed

« La préoccupation n’est pas au sujet de mon oppression, mais au sujet de l’inaccessibilité des corps qui portent le hijab et du fait que certaines gens ne se sentent pas généralement à l’aise devant ceux qui n’ont pas de problèmes avec les signes visibles de différence culturelle et religieuse », écrit Kameelah Janan Rasheed en relatant son expérience personnelle sur le port du hijab.

Je me suis embarquée sur une toile de voyages continus, bien que non-linéaires, et interconnectés textuellement et sur des matches de discoureurs vers une histoire cohérente concernant le hijab. J’avais peur qu’en écrivant à propos du hijab mes pensées seraient si résonnantes des travaux qui ont précédé, que mon histoire serait remise au musée des anachronismes et clichés embaumés. Cette peur m’a fait courir le plus loin que mes courtes jambes puissent me porter loin du paradigme oppression –libération, et en me cachant dans un coin obscur loin des gens en repentance qui se haïssent pour ce qui est de la laideur de l’Islam.

Je ne m’intéresse pas à prouver à personne que je suis en effet libérée ou qu’en portant le hijab aux Etats-Unis je m’engage dans une action de féministe radicale. Juste comme j’ai arrêté, il y a des années, la tâche de prouver ma noirceur ou ma féminité à ceux qui doutaient de mes « lettres de créance », je ne compte pas passer du temps ici à valider mon humanité ou mon agence. Une telle tâche constitue une distraction. La tâche ici revient ici non à mijoter en me servant des mots bizarres ou à faire une présentation du hijab et de moi-même qui va me garantir l’entrée dans la communauté féministe ou « la grande » communauté. Je ne veux pas passer de temps en cherchant à convaincre les gens qu’en fait mon hijab n’est pas chirurgiquement attaché à ma peau.

Non plus, je ne veux pas dépenser mon énergie en présentant des arguments comme quoi il n’y a pas un fileur intégré dans mon hijab qui crie un « haraam, haraam'» prononcé quand il y a une distance trop grande entre ledit hijab et ma tête. La tâche ici consiste à partager des histoires qui ne vont faire rien qu’illustrer que des libérateurs auto-proclamés qui sont convaincus de mon oppression sont en train de faire plus pour m’opprimer que mon hijab n’ait pu jamais le faire en me fixant dans des incarcérations conceptuelles.

En me disant qu’en tant que « hijabi”, je ne peux représenter et ne peux être vue que comme l’épitomé de l’oppression – l’aberration atavistique, alors vous avez réussi à réifier les structures patriarcales que vous prétendez mépriser. Vous m’avez tenue en otage dans votre imagination et ma seule clé vers la liberté est de me rendre et de corroborer vos suppositions de ma subjugation.

Si je vous dis que je suis confortable en tant que hijabi, et que je ne me sens en aucune manière restreinte, pourquoi ressentez-vous toujours la nécessité de me parler comme si j’étais une enfant? Pourquoi ressentez-vous la nécessité de me convaincre que je suis en train de vivre dans une matrice où j’ai essayé de confondre libération et oppression? La question n’a pas tellement été « Kameelah est-elle opprimée'? » parce que quand cette question est posée je ne pense pas qu’il y ait une réelle préoccupation pour mon bien-être.

La question a toujours compris deux parties: « Pourquoi sentez-vous que c’est votre droit de me dire comment je devrais mener ma vie? Et : “ Pourquoi vous en souciez-vous même? » Mes expériences, qui sont miennes et ne sont pas à généraliser jusqu’aux autres hijabis, ont illustré que la préoccupation n’est pas mon oppression, mais l’inaccessibilité des corps des hijabi et un malaise général devant ceux qui n’ont pas de problèmes avec des signes visibles de différence culturelle et religieuse.

Mon enfance et mon âge adulte, dont ni l’un ni l’autre n’est un stade complet de la vie, étaient pleins de paradoxe et d’aliénation tant que je tentais de naviguer ce qui me semblait être un territoire rude non réglementé d’une trop courte fille musulmane noire suspendue dans les temps et dans les espaces qui ne pouvait que juste m’ « imaginer ». Je suis fille de deux musulmans noirs de la classe ouvrière repentis. J’ai grandi dans une petite cité au nord de la Californie où l’on pouvait compter le nombre de musulmans sur les doigts d’une main. Parce qu’être observé longuement et entendre des commentaires impolis m’être lancés est une tâche sadique dans laquelle je prends plutôt plaisir, j’ai alors passé quatre ans à une école catholique privée où je n’étais pas la seule du très petit nombre d’étudiants noirs, je vagabondais en tant seule étudiante musulmane.

Pensant que ça ne pouvait être pire alors être appelée piégeuse de bombes kamikaze, ou l’épouse d’Osama bin Laden, j’ai embarqué sur un autre voyage de quatre ans à une institution artistique libérale où le nombre d’étudiants musulmans était soulageant. Alors que la plupart de commentaires à cette institution étaient réservés aux discussions privées, l’expérience de collège ainsi que mon temps à Johannesburg, Afrique du Sud offrent l’opportunité de comprendre ce qui ennuyait littéralement les gens à propos de mon hijab.

Lorsque j’étais à Yeoville, un quartier hybride centre ville/banlieue de Johannesburg, un homme qui avait l’intention de me libérer non seulement de mon oppression de nature genre mais aussi de ma confusion raciale m’a approchée. Apparemment, « Je ne suis pas libre » tant que je porte le hijab et l’Islam n’est pas une religion africaine.

J’avais commis non seulement le sacrilège d’embrasser une croyance qui me « forçait » d’être modeste; j’avais choisi une croyance qui n’avait pas de racines en Afrique. Ne nous soucions pas des faits historiques qui disent le contraire, puisque cela est la moindre de nos préoccupations. Ce que j’ai trouvé d’ultime importance dans ce monologue (oui, parce que j’étais incapable d’obtenir un mot qui convient)était qu’il conceptualisait mes canaux de liberté à travers l’enlèvement rituel de mon hijab et sa pénétration ou conquête sexuelle. Je n’avais jamais su que ma trousse d’outils en matière de liberté incluait un pénis et un guide d’instruction – je vais garder ceci à l’esprit.

Comme il continuait de parler sous forme d’une série d’insultes mal formulées, je me suis rendue compte que ceci n’était plus au sujet de l’oppression dans le domaine du genre ou de l’authenticité noire; c’était à propos de la politique d’accessibilité de certains corps. Il a répété dans un style presque hypnotique, “ Je ne peux pas te voir…Je ne puis voir ton essence”. Suivant son argument, en portant le hijab je me rendais inaccessible aux hommes, et en particulier à lui. Choisir de me placer hors du radar ne constituait pas un droit que je pouvais exercer. En fait, il m’était exigé de me rendre disponible et accessible pour sa contemplation de même que la contemplation d’autres hommes.

Ainsi, le crime que j’avais commis n’était pas celui d’accepter de porter ma subjugation en tant que femme musulmane et « confondu la femme africaine », mais de refuser de me situer dans son discours myope de libération qui, en définitive, me place à sa merci. Si je me suis trompée dans cette supposition, cela fut plus tard confirmé par un certain nombre d’hommes à Johannesburg et en Amérique qui m’ont raconté des histoires semblables de mon inaccessibilité, en tant que raison pour laquelle je ne devrais pas porter le hijab.

Ils ont commencé par me raconter comment ils étaient sincèrement préoccupés par mon oppression et progressé vers un désir voilé d’avoir un passage libre pour accéder à moi. Ce n’était pas toujours à propos de ce qui était dit, mais la manière dont ces diatribes étaient délivrées. Dans plusieurs de ces situations, ces hommes ont utilisé des tons agressifs et paternalistes. Ils ont tenté de me réduire au silence en faisant monter leurs voix. Ils se sont efforcés de discréditer ma ligne de défense en me disant que je ne connais pas assez. Et surtout ils furent surpris du fait que j’étais capable de mettre ensemble des mots pour former une phrase et répondre au feu par le feu.

Cela fut un rappel que le fait de couvrir ma tête ne signifiait pas que mon esprit ou ma bouche était couverts. Maintenant, ma mère m’a appris que dans une conversation je dois m’exprimer sans tenir compte du genre de l’interlocuteur. Mon père m’a enseigné qu’il faut le faire avec tact. Je pense qu’alors que je parviens mieux à suivre le conseil de ma mère que celui de mon père, il m’a fallu avoir cette leçon.

En réalité, les hommes et les institutions qui me considèrent comme moins intelligente et inapte peuvent-ils aussi se préoccuper de la mort du patriarcat? La présente bataille a toujours été celle à propos de l’accessibilité de certains corps et d’un certain malaise neurologique devant ce qui est différent. Si je peux être convaincue ou forcée à laisser tomber le voile et assimiler mon discours et mon style de vie quelqu’un d’autre peut s’en sentir soulagé. Quelqu’un d’autre va assumer davantage d’accès sur mon corps. Cependant, pour que quelqu’un d’autre se sente à l’aise lorsqu’il me regarde, et qu’il gagne davantage de dominion sur moi, une certaine partie de moi doit être sacrifiée.

Je ne peux pas donner des observations définitives à propos hijab de manière générale ou en ce qui concerne mon expérience personnelle. Ce que je peux dire c’est que puisque ces discours au sujet de mon oppression atteignent des proportions nauséabondes et une préoccupation hégémonique dans de nombreuses imaginations, je continuerai d’écrire. Je n’écrirai pas pour prouver ma libération, mais pour affirmer mon droit d’exister selon mon choix sans harcèlement, intimidation or ridicule.

Les gens disent souvent, « Eh bien si vous ne voulez pas être repérée parmi les autres, alors ne portez pas de hijab tout simplement ». Je crois qu’après avoir fait cela, je devrais rendre plus claire ma peau brune afin d’atteindre une couleur plus apaisante ? Ou bien remettre mes hanches à mama. L’assimilation n’est pas une option. La réalité est que, oui, je porte le hijab et non, je n’ai pas besoin de votre approbation. Pendant que je n’ai pas besoin de votre approbation, j’aimerais toutefois jouir
d’ un peu de respect.

* Kameelah Rasheed est une érudit de Fulbright à Wits University à Johannesburg, Afrique du Sud. Elle fait également du blogging à l’adresse Kameelah Writes.


* Cet article a d’abord paru dans le numéro 292 de l’édition anglaise de Pambazuka News. Voir : http://www.pambazuka.org/en/category/features/39962

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Au-delà de la politique du hijab

2007-04-30

Aaliyah Bilal

'Après tout il ne s’agit que d’un morceau d’étoffe.' Aaliyah Bilal mène une discussion sur les complexités du voile musulman , le Hijab, en Afrique de l’Est en se référant tout particulièrement au Zanzibar.

« Sitara kubwa kuvaa Vazu refu miguuni Msiige bila nija… Nguo ziteremsheni Yapungue maasia… »

'Portez un vêtement qui couvre tout le corps, pour votre protection, Un long vêtement, qui va jusqu’aux pieds, N’imitez pas sans moralité, Faites descendre vos vêtements afin qu’il y ait moins de rébellion…'

Sheik Amri Abedi, le premier maire noir de Dar es Salaam et conseiller proche de Julius Nyerere, a publié le poème intitulé 'Nguo Ziteremsheni' (Faites descendre vos vêtements) pour des raisons tant politiques qu’esthétiques. En tant que missionnaire du mouvement Ahmadiyya et homme d’Etat, Abedi était dérangé par l’occidentalisation de la tenue vestimentaire de la femme en Tanganyika et cherchait à redresser cette “rébellion contre Dieu” en publiant le livre Diwani en 1963. Le passage repris dans la citation est une petite portion d’un poème beaucoup plus long inclus dans ce volume. Alors qu’il s’adresse aux femmes de Tanganyika en général, Abedi s’attaque aux femmes musulmanes en particulier, en allant aussi loin qu’il a appelé « sataniques » celles qui portent des tenues vestimentaires occidentales.

Quelle que soit l’inaccessibilité du canal, le contenu des poèmes tel que 'Nguo Ziteremsheni' révèle quelque chose d’essentiel à propos des expériences des femmes Swahili avec une vérité qui résonne à tous les niveaux de la société aujourd’hui autant qu’elle le faisait au moment où il fut écrit –les corps des femmes sont des sites convoités sur lesquels la société négocie des significations. Dans les communautés musulmanes, le hijab se trouve au centre de ce phénomène. Tous ces facteurs, comme ils interviennent en Afrique de l’Est, revêtent une qualité spéciale à la lumière de l’adhésion accrue des femmes à travers la région à cette forme de costume musulman: un fait qu’Amri Abedi serait fier de connaître.

L’expérience du Zanzibar donne une riche étude du phénomène, rendue plus intéressante par la façon drastique dont la culture vestimentaire a changé dans l’histoire récente. La période révolutionnaire des années 1960 était une époque où les coutumes sociales traditionnelles faisaient face au défi à grande échelle de la part de la jeunesse du Zanzibar. Les jeunes protestaient contre l’hégémonie culturelle musulmane en portant des tenues vestimentaires de style occidental. Ils regardaient des films occidentaux malgré la condamnation de ces derniers par les membres du clergé musulman. La réalité à laquelle on est confronté aujourd’hui contredit clairement le présent exemple. Alors qu’il était commun de voir les jeunes femmes en courtes culottes et dans d’autres vêtements non-musulmans au cours des années 1960, aujourd’hui un regard à travers les rues de la Ville de Pierres expose le respect presque universel du hijab par les femmes.

La réaffirmation des codes rigides sur la tenue musulmane au Zanzibar contemporain n’a pas encore fait l’objet d’une quelconque analyse académique sous forme de publication. Un regard rapide sur la politique transnationale et locale du Zanzibar fournit des éléments qui permettent de comprendre pourquoi ceci serait en train de se passer. Les liens entre la Tanzanie et les Etats arabes de la péninsule, encouragés récemment par la construction de mosquées et d’écoles musulmanes à travers tout le pays, ont fait que l’île soit susceptible de mouvements idéologiques en provenance de l’extérieur. Une dimension significative de cette réaffirmation est aussi liée à l’évolution des partis politiques. La description du parti Civic United Front par le parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (parti Etat révolutionnaire) en tant que parti des extrémistes musulmans, qui s’ajoute à la violence contre les membres du CUF à la veille des élections qui a été largement condamnée, a placé les Musulmans du Zanzibar sur la défensive. A la lumière de ces réalités, l’adhésion renforcée à la tenue vestimentaire musulmane conservatrice a un sens.

Le Zanzibar représente un cas extrême, mais il possède toutes les caractéristiques thématiques majeures qui sont en jeu sous des formes variées dans les contextes des Etats de l’Afrique de l’Est. Les circonstances des femmes au Sud du Soudan, au Kenya, et en la grande Tanzanie attestent que la totalité de la région est en train de subir une vague d’islamisation. Dans tous ces contextes, il y a des preuves convaincantes que la politique joue un rôle significatif dans l’usage accru du hijab. Des préoccupations surviennent, cependant, lorsque nous nous appuyons excessivement sur des analyses politiques pour comprendre de tels sujets contenant le genre et la religion. Etant donné la position marginale que les femmes musulmanes continuent d’occuper sur la scène politique, les analyses qui commencent et se terminent au sein des limites d’un cadre politique engendrent un message qui condamne de façon constante- les femmes musulmanes sont opprimées par le hijab.

Alors que ça fait partie d’une sensibilité cosmopolitaine de mettre en cause et de condamner toute subversion des droits de la femme, on doit se demander si l’attachement des communautés africaines à l’Islam et aux symboles tel que le hijab constitue réellement une conclusion. Dans une discussion des femmes et du hijab en Afrique de l’Est, nous devrions tourner l’attention vers une différente sorte de preuves. Ce que nous trouvons au-delà d’une perspective d’analyse politique de haut en bas illustre comment un noyau de facteurs bloque les femmes musulmanes de même qu’il les aide.

Quelle que soit la clarté des connexions entre le statut social des femmes et la pratique musulmane, l’Islam est à peine seul en tant force qui marginalise dans les vies de la femme en Afrique de l’Est. Malheureusement, ces femmes luttent aussi contre des formes de patriarcat qui sont endémiques aux sociétés africaines à un niveau rudimentaire. La menace du viol, du mauvais traitement, ou bien d’être rejetée sous l’argument d’impureté sexuelle collaborent avec les courants de l’islamisation dans des voies qui endossent le hijab. Dans les contextes où porter le hijab fait cesser l’attention indésirable de la part des hommes— malgré que la pratique souligne les structures patriarcales qui font de cela une nécessité—les besoins immédiats des femmes encouragent une description favorable de son usage.

Le discours contemporain est devenu excessivement confortable avec la description de l’Islam comme une force qui s’oppose à la modernité. Ce qui gène le plus est que ces idées sont perpétuées face à des preuves tangibles dans le sens contraire. L’Afrique de l’Est héberge un certain nombre des lieux où les processus de modernisation et d’islamisation travaillent en tandem. Dans les villes côtières du Kenya, face à l’augmentation de l’usage de la drogue comme conséquence de l’augmentation de la prospérité, la réaffirmation d’une identité musulmane devient un outil à travers lequel ces communautés résistent contre la propagation de l’usage des substances au sein de leur jeunesse. Une histoire semblable nous arrive de l’Est du Soudan où les travailleurs migrants vers l’Arabie Saoudite, une fois qu’ils rentrent chez eux, mettent en oeuvre les structures musulmanes au sein de leurs communautés , ce qui, en fait, donne lieu à l’augmentation de la scolarisation parmi les filles musulmanes. Alors que ceci est lié à l’usage accru du hijab dans les deux contextes, les effets sont, sommes toutes, avantageux pour les femmes.

Un autre clivage d’interprétation qui est constamment ignoré dans les discussions des femmes et du hijab est la question de l’engagement de la femme envers ce qu’elle perçoit comme son Dieu. Il y a une tendance, spécialement dans le contexte de la redynamisation musulmane dans le monde, à court-circuiter toutes les discussions contemporaines du hijab vers les forces politiques qui sont supposées avoir déclenché leur apparition. La plausibilité de ces facteurs ne peut pas nous aveugler quant au fait qu’il est probable qu’il y a au moins certaines femmes qui se couvrent uniquement pour des raisons de piété.

Hijab est un mot qui fait tourner des têtes et vend des livres, mais c’est un sujet tout à fait vide pour sa part. Après tout, ce n’est qu’un morceau d’étoffe. Bien plus, n’importe quelle enquête à propos de ses aspects positifs ou négatifs n’aboutit pas à des réponses, mais elle expose des complexités plus grandes. L’histoire que couvre la pratique est plus intéressante. L’idée comme quoi l’adhésion accrue au hijab signifie la subversion des agences des femmes au sein des systèmes de la jurisprudence musulmane semble être une question saillante. A cet égard, c’est la jihad personnelle des femmes partout de créer au sein de l’Islam des espaces où elles agissent comme des sujets et non des objets du discours musulman—un domaine qui reste la zone protégée des hommes tel que Sheik Amri Abedi.

Par contraste à d’autres parties du monde musulman, il y a certaines raisons d’être optimiste pour le cas de l’Afrique de l’Est. L’une des évolutions encourageantes au sein des sociétés africaines aujourd’hui montre que les femmes deviennent de plus en plus puissantes dans leurs communautés. Les femmes musulmanes de l’Afrique de l’Est, on l’espère, commenceront à faire l’expérience de plus grands changements dans leurs communautés religieuses puisqu’elles sont elles-mêmes en train de jouer des rôles plus visibles dans la formulation des circonstances à travers lesquelles les gens adhèrent à l’ Islam.

* Aaliyah Bilal est étudiante en maîtrise à « School of Oriental and African Studies »( Ecole des Etudes Orientales et Africaines) à Londres.


* Cet article a d’abord paru dans le numéro 292 de l’édition anglaise de Pambazuka News. Voir : http://www.pambazuka.org/en/category/comment/39961
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Arts & livres

Global : Azouz Begag, "Un mouton dans la baignoire"

2007-04-24

http://www.grioo.com/info9975.html

Le dernier livre d’Azouz Begag, "Un mouton dans la baignoire" est sorti le 11 avril. L’ex-ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances raconte sa rencontre improbable avec Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères, son arrivée au sein du gouvernement, sa découverte d’un monde politique à mille lieux de l’image qu’il en avait, (plus violent et plus dur)...


Mali : Vers la création d’un centre de "Conservation des Manuscrits"

2007-04-30

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=32353

Des expert islamiques réunis à Dakar, du 26 au 28 avril derniers, pour examiner le rôle des institutions chargées de la Conservation des Manuscrits ont recommandé, samedi à la fin de leurs travaux, la création à Tombouctou (Mali) d’un Centre africain de formation aux métiers de conservation du Manuscrit. La rencontre a également préconisé la sensibilisation des familles détentrices de manuscrits, pour une meilleure conservation de leurs fonds, selon les normes scientifiques.


Sénégal : Encourager la lecture par la création de bibliothèques

2007-04-26

http://fr.allafrica.com/stories/200704250987.html

Ce lundi 23 avril, d'importantes manifestations sont prévues à Dakar et à l'intérieur du pays pour célébrer la 12e édition de la journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Le Sénégal, à l'instar de plusieurs pays, célèbre ce 23 avril, la journée mondiale du livre et du droit d'auteur (JMLDA). Ecrivains, libraires, bibliothécaires, éditeurs et autres amoureux de la lecture seront les vedettes de dizaine d'activités organisées à travers le pays.





Moniteur de l'Union Africaine

Afrique : Concours pour la conception du Parlement panafricain

2007-04-26

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=PAN70027lanceniacir0

Le gouvernement sud-africain a annoncé le lancement d'un concours à l'échelle continentale pour les architectes et designers africains accrédités afin qu'ils soumettent leurs propositions pour la construction de ce qui a été qualifié de Parlement exclusivement africain. La première étape est la soumission des dessins et croquis du concept accompagnés d'un rapport expliquant les principaux aspects de la conception du site dans son ensemble et pour tous les édifices.


Afrique : Les atouts du NEPAD

2007-04-30

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=32351

La vice-ministre des affaires étrangères, Mme Ayekor Botchwey, a déclaré dimanche, à Accra que le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) avait eu « un impact significatif » sur la gouvernance de la démocratie en Afrique, notant que, depuis son lancement en 2001, beaucoup de pays remettent le pouvoir par les urnes. Pour elle, le NEPAD est devenu, « non seulement une ligne de conduite pour évaluer les gouvernements et un moyen de renforcement de la démocratie en Afrique ».


Soudan : Darfour, la Mission impossible de l’UA

2007-04-24

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4675

Au Nord-Darfour, les soldats de l'Union africaine, réduits à l'inaction, payés irrégulièrement, s'ennuient et s'interrogent sur leur rôle.Selon le Pr. Hassan Makki de l’Université africaine de Khartoum, "le gouvernement soudanais a peur que les Casques bleus, contrôlés par les États-Unis, servent de tremplin pour renverser le régime de Béchir et en installer un autre qui soit favorable aux États-Unis ".


Soudan : Une force africaine comme force internationale

2007-04-25

http://www.africatime.com/afrique/

Le gouvernement soudanais a démenti le 19 avril les allégations selon lesquelles il aurait fait des concessions sur la force de maintien de la paix internationale à déployer au Darfour, réitérant que cette force devrait être africaine et sous le commandement africain. « La force internationale au Darfour sera une force africaine, commandée par l'Union africaine (UA) et soutenue sur la plan logistique et financier par les Nations unies ».





Femmes & genre

Centrafrique : Répudiées parce que séropositives

2007-04-30

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4681

En Centrafrique, les femmes enceintes craignent d'être répudiées par leurs maris en cas de séropositivité. Du coup, elles sont de plus en plus réticentes à se faire tester ou à dévoiler à leurs conjoints leurs résultats. Cette proportion est deux fois plus élevée au Centre de santé de Bédé-Combattant où, d'après des statistiques de mars 2006, deux femmes enceintes sur dix sont porteuses du virus du sida.


Guinée Bissau : Les femmes réclament leur part dans le gouvernement

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=25554

Le Réseau des femmes pour la paix demande au nouveau Premier ministre bissau-guinéen, Martinho Dafa Cabi de donner plus de postes ministériels aux femmes lors de la formation du prochain Gouvernement, a déclaré jeudi à la presse, Dia Lina Dias Gomis, responsable dudit réseau. Elle estime en fait que la présence des femmes dans les hautes sphères de décision notamment dans le Gouvernement et le Parlement va largement contribuer au développement socio-économique du pays.


Mali : La candidate éfend l'environnement

2007-04-24

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3614

Pour la première fois au Mali, une femme, Sidibé Aminata Diallo, est en lice pour l'élection présidentielle du 29 avril, parmi les huit candidats. Candidate du Rassemblement pour l'éducation à l'environnement et au développement durable (REDD), elle affirme qu'elle se bat pour la préservation de l'environnement. "Je veux faire de la politique "concrétiste" qui consiste à sortir des débats théoriques", avance t-elle.


Nigeria : La démocratie a t-elle bénéficié aux femmes politiciennes?

2007-04-24

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3606

''Les hommes sont les décideurs, les femmes devraient être en train de préparer à la cuisine pendant que les hommes font de la politique''. C'est le type de commentaire que les homologues hommes de Dorothy Ukel Nyone faisaient sans cesse lorsqu'elle a annoncé son intention de briguer un siège dans les élections locales des Etats au Nigeria, qui se sont déroulées samedi. Elle ne s'est pas laissé démonter.


RDC : Pour une plus grande participation aux femmes

2007-04-25

http://fr.allafrica.com/stories/200704251211.html

Asha-Rose Migiro a rencontré le président de la Commission Electorale Indépendante, Apollinaire Malu Malu, le mardi 24 avril 2007, à qui il a demandé d'encourager une plus grande participation des femmes dans le processus démocratique congolais. Le numéro deux des Nations Unies a déclaré durant sa rencontre avec le président de la CEI que «la RDC comme tant d'autres pays africains est constitue majoritairement de femmes mais cela ne se reflète pas».


Sénégal : La parité est inconstitutionnelle

2007-04-30

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=32355

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a qualifié dimanche d’inconstitutionnelle, la loi sur la parité votée en fin mars par l’Assemblée nationale. Il donne ainsi raison au Parti socialiste (PS), à l’Alliance des forces de progrès (AFP) et à la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT) qui avaient déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel pour invalider la décision d’imposer la parité sur les listes d’investiture déposées par les partis pour les élections législatives et locales.





Droits humains

Afrique : Mobilisation contre le travail des enfants

2007-04-24

http://www.afrik.com/article11610.html

La majorité des pays africains a signé des conventions condamnant le travail des enfants. Les principaux cadres du BIT sur le travail des enfants sont la Convention 138 sur l’âge minimum pour travailler (1973), fixé à 15 ans, et la Convention 182 sur les pires formes du travail des enfants (1999). Certains appliquent déjà une politique nationale pour enrayer les pires formes de ce fléau, qui peine cependant à reculer.


Global : Une Tunisienne à la tête de la FIDH

2007-04-25

http://www.africatime.com/afrique/

La militante tunisienne Souheir Belhassen a été élue à la présidence de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), dont l'assemblée générale élective se tient actuellement au Portugal, a-t-on appris mardi auprès d'Anouar Kousri, un des dirigeants de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH). Première femme à diriger cette importante ONG, elle succède à ce poste au Sénégalais Sidiki Kaba.


Global : "Les USA devraient faire des excuses nationales pour l'esclavage"

2007-04-30

http://www.grioo.com/info10081.html

L’acteur Kirk Douglas, père du non moins célèbre Michael Douglas a récemment attiré l’attention sur lui à 90 ans. Il fait partie de ceux qui pensent que les Etats-Unis doivent des excuses aux afro-américains à cause de l’esclavage. Il écrivait ainsi sur le site myspace, en prélude à son livre "Let’s face it" (Affrontons les faits) : "Commençons par nous excuser pour nos erreurs : Premièrement, nous devons nous excuser pour l’esclavage..."


Guinée : Lâcher la bride aux forces de sécurité nourrit la violence

2007-04-24

http://hrw.org/french/docs/2007/04/20/guinea15749.htm

Dans leur riposte à des manifestations qui se sont déroulées dans tout le pays, les forces de sécurité guinéennes ont tué, agressé et volé les citoyens qu’elles sont chargées de protéger, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Le nouveau gouvernement doit prendre des mesures concrètes pour exiger des comptes aux responsables.


RDC : L’armée doit arrêter l’utilisation d’enfants soldats

2007-04-24

http://hrw.org/french/docs/2007/04/19/congo15733.htm

Le gouvernement congolais doit immédiatement empêcher les anciens seigneurs de guerre rebelles, qui servent maintenant comme officiers dans l’armée nationale, de continuer à recruter et à utiliser des enfants soldats dans les brigades militaires déployées dans la province du Nord Kivu, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. HRW a aussi exhorté le gouvernement rwandais à empêcher ces officiers et leurs agents de continuer à recruter des enfants au Rwanda.


Ouganda : Peine de mort pour la transmission du VIH

2007-04-24

http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=71732

D’après la nouvelle loi adoptée par le Parlement ougandais mercredi, une personne séropositive qui infecte volontairement au VIH une personne mineure via des relations sexuelles sera passible de la peine capitale. Cela concerne tout individu qui est conscient de sa séropositivité et qui a des relations sexuelles avec un enfant âgé de moins de 14 ans, avec ou sans son consentement. Le crime d’agression sexuelle est défini comme étant l’acte sexuel avec une personne de moins de 14 ans.





Réfugiés & migration forcée

Global : Un million d’immigrés irréguliers en Espagne

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=31759

Le nombre des immigrés vivant en situation irrégulière sur le territoire espagnol est estimé à près d’un million de personnes, a relevé samedi APA à Madrid dans le dernier rapport de "SOS Racisme", une ONG qui lutte contre la xénophobie. Dans son rapport, l’ONG espagnole s’alarme de l’extension de la discrimination contre les immigrés en Espagne, mettant à l’index la politique migratoire du gouvernement de Madrid qui encourage, selon elle, le rejet de l’autre.


Ghana : 180 réfugiés libériens rapatriés par le HCR

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=32038

Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Liberia a annoncé l’arrivée de 179 réfugiés en provenance du Ghana, à travers son programme de rapatriement volontaire, appris mercredi APA à Monrovia. Un communiqué de presse publié par le HCR révèle que 152 réfugiés étaient déjà venus à bord d’un bateau panaméen, tandis que 25 autres sont venus mardi à bord d’un avion.


Sénégal : "Endiguer" le phénomène de l’émigration avec l'UE

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=32037

Le Sénégal, l’Union européenne et l’organisation internationale des migrations (OIM) ont signé, mercredi à Dakar, un contrat projet évalué à 1,2 milliards de francs CFA (1.800.000 euros destiné à "mieux endiguer" le phénomène de l’émigration clandestine, a constaté APA. Ce programme support technique aux capacités nationales en matière de gestion de la migration, selon l’OIM.


Somalie : Les refugiés fuient les combats à Kismayo

2007-04-26

http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=71791

Les combats qui se déroulent dans la ville portuaire de Kismayo entre différents clans représentés au sein du gouvernement somalien de transition ont de nouveau contraint à l’exode les populations des camps de déplacés, ont confirmé diverses sources concordantes. Dès le début des combats, lundi, de nombreuses familles déplacées ont fui les camps du quartier de Faanole. Certaines ont construit des abris de fortune, alors que d’autres se seraient dirigées vers la frontière kényane.





Mouvements sociaux

Afrique du Sud : Grande manifestation contre le SIDA en décembre

2007-04-24

http://www.grioo.com/info10024.html

Une manifestation devant réunir des millions de Sud-Africains souhaitant témoigner de leur sollicitude et de leur intérêt pour leurs compatriotes infectés par le VIH/SIDA, est prévue le 1er décembre à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA. Le thème de cette Journée est "Khomanani", un mot local qui signifie "sollicitude". Il s'agit d'une extension de la plus grande campagne de sensibilisation sur le VIH/SIDA du gouvernement.


Gabon : Remise en liberté de douze étudiants

2007-04-24

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP64107remisselbuo0

La Cour d'appel de Libreville a ordonné lundi la remise en liberté de douze étudiants de l'Université Omar Bongo (UOB), incarcérés depuis près de deux mois pour leur participation à des violences et des troubles, et a annulé la procédure engagée contre eux. La Cour a donné droit aux arguments des avocats des étudiants, qui réclamaient l'annulation des poursuites lancées par le procureur de Libreville.


Niger : Violences à l’université de Niamey

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=31978

Des manifestations ont éclaté mercredi, en début de matinée, entre des étudiants nigériens et un détachement de forces de l’ordre, aux abords du campus universitaire de Niamey, faisant plusieurs blessés et des dégâts matériels, a constaté APA sur place. Les étudiants manifestent contre la gestion du centre national des œuvres universitaires (CNOU), dont ils exigent la démission du directeur, ainsi que l’ouverture de négociations avec le gouvernement autour de leurs revendications.


Sénégal : Royal Air Maroc - Air Sénégal, les dessous de la crise

2007-04-24

http://www.afrik.com/article11607.html

Air Sénégal International aura défrayé la chronique ces dernières semaines. Les débrayages du personnel de la compagnie immobilisent l’activité au sol à l’aéroport international de Dakar, contraignent Royal Air Maroc à annuler ses vols en partance de Casablanca vers la capitale sénégalaise et surtout créent une extrême confusion au sein de l’opinion publique. Au Maroc, c'est silence radio.





Elections & gouvernance

Mali : Présidentielles, un parfum de "Takokélen"

2007-04-30

http://www.lobservateur.bf/article.php3?id_article=6257?&sq=Oarticle

Pour la quatrième fois depuis la révolution sanglante de mars 1991, qui a débouché sur l’ouverture démocratique, les Maliens étaient convoqués aux urnes hier dimanche 29 avril 2007 pour élire au suffrage universel leur président de la République. Les quelque 7 millions d’électeurs avaient le choix entre 8 prétendants dont une femme (une première dans ce pays), Sidibé Aminata Diallo du Rassemblement pour l’éducation et le développement durable (REDD).


Mali : Propositions électorales, quelle réalité ?

2007-04-25

http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=11917

ls ont tous proposé, ils proposent nul doute sur leur sens du patriotisme, ces candidats, Bâtisseurs du Mali doivent aussi édifier la nation sur les probables goulots d'étranglement de notre développement imputables à certains engagements multilatéraux et bilatéraux. Ils doivent faire comprendre les choix fondamentaux opérés dans leur politique développement durable.


Mauritanie : L'ancien président Ould Taya pense rentrer

2007-04-24

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=PAN70027lancieinati0

L'ancien président mauritanien, Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya, renversé par un coup d'Etat militaire le 3 août 2005, pense revenir dans son pays au terme de la transition qui s'est achevée jeudi dernier par la prestation de serment du nouveau président élu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, a annoncé un journal émirati, dans son édition de ce week-end. Une fois rentré au pays, il a également l'intention de reprendre du service en "s'impliquant dans l'action politique".


Nigeria : Wole Soyinka demande l'annulation des élections

2007-04-30

http://www.rfi.fr/actufr/articles/088/article_51334.asp

S'exprimant devant des journalistes ce week-end, Wole Soyinka a appelé à l'annulation des élections présidentielles qui ont eu lieu au Nigeria. Le candidat du PDP, le parti au pouvoir, Umaru Yar'Adua, a été réélu dans un contexte pour le moins trouble. Pour Wole Soyinka, l'Occident devrait refuser des visas de séjour au superviseur des élections, Maurice Iwu pour "complicité de fraudes"lors de ces présidentielles.


RDC : L'espoir est en train de disparaître

2007-04-25

http://www.africatime.com/afrique/

Les Congolais sont inquiets de la quasi-absence de leur gouvernement. Deux mois après son investiture, rien n'indique que le travail a commencé. Quatre mois après l'investiture du président élu, Joseph Kabila, et près de deux mois après l'entrée en fonction du Premier ministre, Antoine Gizenga, le désenchantement est palpable à Kinshasa. L'espoir suscité par le processus électoral semble pratiquement disparu.


Sénégal : Les dérives de l’urgence permanente

2007-04-24

http://www.lequotidien.sn/articles/article.CFM?article_id=43642

La violation permanente des principes de la bonne gouvernance répond à une privatisation rampante de l’Etat et de ses démembrements à travers les grands projets en vogue. Mais pour que la puissance publique ne s’affaisse pas, une réflexion stratégique s’impose contre les délits d’urgence. Les questions liées au besoin de «refonder» l’Etat laissent apparaître la prééminence de fait d’une culture du grand écart.


Sénégal : La société civile appelle à un dialogue avec l’opposition

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=32025

La société civile sénégalaise a invité le Président Abdoulaye Wade, élu au premier tour de l’élection présidentielle du 25 février dernier, à renouer le dialogue avec les formations de l’opposition qui ont décidé de boycotter les élections législatives du 3 juin prochain. Pour eux « il n’est jamais trop tard pour bien faire et il faut arriver à une paix des cœurs et créer les conditions favorables pour que l’opposition, dans son ensemble, puisse participer aux prochaines élections législatives ».





Afrique & Chine

Afrique : "Si le développement venait de l'Orient…"

2007-04-30

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4684

Les chiffres ne laissent guère de doute, la Chine est devenue un partenaire économique de premier plan des pays africains. Les échanges commerciaux de ce pays avec le continent ont été multipliés par 50 entre 1980 et 2005 et la Chine est, depuis 2004, le troisième partenaire commercial de l'Afrique après les États-Unis et la France. Elle y achète des matières premières – minerais, bois mais surtout pétrole et coton.


Afrique : Le partenariat stratégique avec la Chine en question

2007-04-25

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1731

En novembre 2006 lors du sommet historique Afrique-Chine qui avait réuni des dizaines de chefs d’Etats et de gouvernements africains à Beijing autour du président chinois Hu Jintao, ce dernier avait annoncé l’offre d’un partenariat stratégique à l’Afrique. Tentant de joindre la promesse d’une co-prospérité sino-africaine au geste d’une proposition originale, la Chine veut anticiper les critiques naissantes sur son supposé néocolonialisme pétrolier en Afrique


Angola : Augmentation des échanges commerciaux avec la Chine

2007-04-24

http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=526956

Le volume des échanges commerciaux entre l`Angola et la République Populaire de Chine s`est chiffré, durant l`année dernière, à 11 milliards de dollars nord-américains, a affirmé lundi, à Luanda, le président de la Chambre du Commerce et Industrie d`Angola (CCIA), António dos Santos. L'Angola a importé de la Chine des biens industriels, des électro-domestiques, des équipements et des matériels de construction civile, alors que l'Angola a exporté vers ce pays asiatique du pétrole.


Centrafrique : 6 milliards de CFA dans les télécoms

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=25519

La société chinoise des télécommunications Huawei va aider la société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) à installer la numérotation à huit chiffres, l’Internet à haut débit et le téléphone fixe sans fil, pour un coût de 10 millions de dollars (6 milliards de F CFA), conformément à une convention signée, jeudi à Bangui, par les gouvernements chinois et centrafricains.


Zimbabwe : La Chine est désormais le principal investisseur

2007-04-24

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP02617lachiewbabm0

La Chine est désormais le principal investisseur au Zimbabwe, pays d'Afrique australe en récession économique depuis sept ans et de plus en plus isolé sur la scène internationale, selon un haut responsable du parti au pouvoir. "Il est encourageant de constater que la Chine est désormais le principal investisseur du Zimbabwe", a déclaré John Nkomo, président du Parlement, cité lundi par le quotidien d'Etat The Herald.





Développement

Afrique : Les fausses promesses du G8

2007-04-25

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=73276

Cinquante milliards de dollars par an pour l'Afrique : la promesse généreuse du G8, regroupant les sept pays industrialisés les plus riches plus la Russie, faite à Gleneagles, au Royaume-Uni en 2005, était trop belle pour être vraie. Deux ans après le sommet présidé par Tony Blair, l'objectif de doubler l'aide au développement de l'Afrique d'ici 2010 n'est rempli qu'à 10 %, selon l'Africa Progress Panel (APP), le comité de suivi des engagements du G8.


Afrique : Pénurie d'emplois décents

2007-04-24

http://www.grioo.com/info10026.html

Une croissance économique généralisée et une productivité accrue en Afrique ont été insuffisantes pour réduire le nombre croissant de chômeurs et de travailleurs pauvres, estime l'Organisation internationale du travail (OIT). "La croissance économique ne crée pas automatiquement suffisamment d'emplois et la génération de nouveaux emplois ne garantit pas la réduction de la pauvreté", selon le directeur général de l'OIT, Juan Somavia.


Global : L'UE n'encourage pas le commerce équitable

2007-04-24

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3615

Les organisations non gouvernementales (ONG), qui militent en faveur du commerce équitable, estiment que l'Union européenne (UE) n'encourage pas assez les pouvoirs publics à acheter en priorité les produits issus des échanges équitables. Lorsqu'un écolier italien consomme une banane ou une barre de chocolat "fair-trade", il peut réellement aider les familles pauvres des pays en développement, affirment les ONG.


Algérie : L’Inde veut davantage de gaz

2007-04-24

http://www.afrik.com/article11601.html

L’Inde, grand consommateur d’énergie, veut s’approvisionner davantage en gaz et pétrole algériens. Le ministre du Pétrole et du Gaz indien, Murli Deora, est depuis samedi en Algérie en perspective d’une coopération entre les deux pays, dans le domaine énergétique. L’Inde a importé l’an dernier 123 millions de dollars d’hydrocarbures algériens, et voudrait en faire plus dans l'avenir.


Sénégal : Mines, Kumba en justice contre l'Etat

2007-04-24

http://www.ouestaf.com/Mines-Kumba-en-justice-contre-le-Senegal,-suite-a-l-accord-avec-Mittal_a335.html?PHPSESSID=00798d518adde5f2d7a1826653dfbf1e

La compagnie sud-africaine Kumba Iron Ore (KIO, ex Kumba Resources), filiale du groupe Anglo-American, a décidé d'enclencher une procédure judiciaire contre la Miferso (Mines de fer du Sénégal oriental, société publique sénégalaise) avec laquelle les Sud-africains avaient scellé un partenariat pour l'exploitation du fer de la Falémé, dans l'extrême sud-est du Sénégal.


Zambie : Demi-victoire de Lusaka face à un «fonds vautour»

2007-04-30

http://www.rfi.fr/actufr/articles/088/article_51334.asp

La Haute Cour de Londres a décidé le 24 avril que la Zambie ne sera obligée de payer qu’un tiers environ de la somme demandée par le fonds Donegal, qui avait racheté une partie de la dette de Lusaka envers la Roumanie. Ce créancier réclamait un dédommagement de 55 millions de dollars aux Zambiens qui devront quand même en payer 17 millions. Les agissements des «fonds vautours» ont suscité des mouvements de protestation en Grande-Bretagne.





Santé & VIH/SIDA

Afrique : La microfinance veut s’attaquer au VIH/sida

2007-04-24

http://www.ipsnews.be/deadline2015.php?p=article&IDNews=9084

Deux tiers des malades du sida dans le monde vivent en Afrique subsaharienne. L’impact de la maladie sur le développement économique de la région est considérable. Les institutions de microcrédit veulent limiter les risques financiers en s’attaquant à l’épidémie. Ces microcrédits ne sont parfois que de 15 dollars (11 euros) et leur taux de remboursement atteint en général presque 100 pour cent, mais la progression du VIH/sida a de plus en plus de conséquences sur le cycle des remboursements.


Afrique : Vers un système de santé électronique

2007-04-25

http://www.africatime.com/afrique/

Des experts en technologies de l’information et de la communication (TIC) vouées à la santé sont à l’ultime étape du développement d’un système de santé électronique devant relier tous les praticiens sanitaires en Afrique de l’est à travers un réseau, a appris APA mardi à Kampala. Grâce à ce réseau, les experts et les praticiend dela santé pourraient partager les données, les informations et les connaissances en médecine et en santé publique.


Global : Paludisme, des progrès restent à faire

2007-04-25

http://www.msf.fr/site/actu.nsf/actus/palutivbaron240407?OpenDocument&loc=au

La majorité des patients qui viennent en consultation dans nos programmes sont atteints de paludisme. Dans les différents pays où nous intervenons, nos équipes ont donné, en 2006, près de 1,6 millions de consultations et distribué, après confirmation du diagnostic, plus de 233 300 traitements contre le paludisme. Toutes sections confondues, Médecins Sans Frontières a traité, en 2006, plus de deux millions de patients à travers le monde.


Kenya : Propagation de la tuberculose multi-résistante

2007-04-24

http://www.afrik.com/article11609.html

Le nombre de cas de tuberculose multi-résistante (MDR-TB) est en hausse au Kenya, notamment dans les bas quartiers de Nairobi, la capitale kényane. Les conditions de vie favorisent sa propagation, selon des travailleurs sanitaires. Bien que seuls 46 cas de cette forme de la tuberculose, qui résiste à au moins deux médicaments antibiotiques de première ligne, aient été officiellement confirmés dans le pays, les chiffres pourraient être beaucoup plus élevés.


Mali : Annoncer sa séropositivité à un enfant, un pari souvent gagnant

2007-04-24

http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=71733

Un livre sous le bras, son corps d’adolescente moulé dans un petit ensemble taille basse, Maimouna se rend à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako, retrouver le personnel médical qui a décidé il y a trois mois de lui révéler sa séropositivité pour l’aider à mieux vivre son infection. Auparavant, cette jeune fille de 13 ans, orpheline de père et de mère, tous deux décédés d’infections liées au VIH/SIDA, ignorait tout du mal qui la ronge depuis sa naissance.





Éducation

Cameroun : Salon international de l’etudiant en juillet 2007

2007-04-30

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=32362

Le premier Salon international de l’étudiant se tiendra du 24 au 28 juillets prochains à yaoundé, la capitale camerounaise, a appris APA auprès du ministère en charge de l’Enseignement supérieur. Baptisée « Campus 2007 » la manifestation va regrouper les établissements publics et privés de l’Enseignement supérieur du Cameroun et des pays amis. Le salon ambitionne d’apporter des réponses aux nombreuses interrogations des élèves, étudiants et parents d’élèves.


Ile Maurice : Barclays offre son aide à l'Université

2007-04-26

http://fr.allafrica.com/stories/200704240874.html

La Barclays Bank et l'université de Maurice (UoM) mettent en place une étroite collaboration. L'accord a été signé hier entre Ravin Dajee, Corporate Director de la banque, et le professeur Indur Fagoonee, vice-chancelier de l'université. La Barclays accordera plusieurs aides à l'université, dont une bourse de trois ans pour l'étudiant qui obtiendra la meilleure note dans certaines filières.


Tunisie : L’enseignement pour adultes au Maghreb

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=25849

Promouvoir et identifier les méthodes pédagogiques basées sur les technologies modernes en matière d’alphabétisation et de l’enseignement des adultes dans les pays maghrébins ont fait l’objet d’une manifestation d’envergure inaugurée lundi à Tunis, a constaté APA. Selon les organisateurs, l’atelier a aussi pour objectif d’étudier et d’élaborer un document de référence pour un projet de coopération maghrébine axé sur le développement des moyens pédagogiques de l’enseignement pour adultes.


Zimbabwe : ''Tout est néant ici. Nous n'avons rien''

2007-04-24

http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3610

Chippy Ncube, âgée de six ans, s'est précipitée avec joie à la maison dès qu'elle a reçu son bulletin scolaire. Elle ne pouvait cacher son excitation pour avoir été la première de sa classe du niveau 1 (CI) lorsque les écoles ont fermé pour les vacances, récemment au Zimbabwe. Un tel exploit ne peut être réalisé qu'avec beaucoup d'efforts dans un pays où le système éducatif est soumis à une forte tension. Chippy le méritait.





Environnement

Afrique : Pour un moratoire de 20 ans sur l'ivoire

2007-04-26

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP04727deseteriovi0

Près d'une vingtaine d'Etats africains réclament un moratoire international de vingt ans sur le commerce de l'ivoire afin de préserver leurs éléphants victimes du braconnage et tentent actuellement de se rallier le soutien de l'Union européenne. Les pays à l'origine du projet de moratoire espèrent le voir adopté lors de la prochaine réunion des Etats parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).


Global : Reproduction interdite

2007-04-25

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=73079

Plus les humains se multiplient, plus ils font subir de dommages à cette bonne vieille Terre. Pour y remédier, un mouvement écologiste radical propose purement et simplement que l'humanité cesse de se reproduire, explique The Independent. Fermez les yeux et imaginez-vous en l'an 3000. Pour la première fois depuis les dinosaures, de grands animaux font la loi sur terre. Sur les ruines de son ancienne civilisation, une misérable espèce appelée humanité est isolée et proche de l'extinction.


Nigeria : Pour un programme environnemental panafricain

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=32039

La ministre nigériane de l’environnement, de l’habitat et du développement urbain, Helen Esuene, a mis en garde les gouvernements africains contre de probables effets néfastes provoqués par la mauvaise gestion des pesticides dans le continent africain. La ministre a affirmé mercredi dans un communiqué publié à Abuja, qu’aucune personne ou zone géographique n’est immunisée contre les effets néfastes que peuvent causer les pesticides.


Togo : La pénurie d’eau s’étend à la capitale

2007-04-26

http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=71812

La pénurie d’eau potable causée par la vétusté des infrastructures du réseau de distribution de Lomé, la capitale togolaise, a contraint près de la moitié des habitants de la ville à consommer l’eau des puits. Seuls 51 pour cent des 4,6 millions d’habitants que compte le pays ont accès à l’eau potable, mais jusque récemment, la capitale était relativement bien approvisionnée.


Tunisie : Adhésion aux efforts de protection de l'ozone

2007-04-26

http://fr.allafrica.com/stories/200704251035.html

La Tunisie oeuvre, dans le cadre de ses engagements internationaux, à protéger les écosystèmes, y compris la stratosphère, en axant ses efforts sur l'élimination des produits appauvrissant la couche d'ozone. Ainsi, depuis la création du bureau national de l'ozone en 1994, le nombre de projets réalisés dans ce domaine a atteint, selon le ministère de l'Environnement et du Développement durable, 44 projets moyennant un investissement de 9,840 millions de dollars.





Terres & droits fonciers

Afrique : Stratégies de financement pour une gestion durable des terres

2007-04-25

http://www.africatime.com/afrique/

Les ministres africains de l’Environnement sont réunis du 24 au 25 à Ouagadougou. Il vont réfléchir sur les stratégies de financement pour une gestion durable des terres. La question de la dégradation des sols et de la désertification constitue une préoccupation majeure en Afrique. Face à ce défi, les pays africains s’emploient à rechercher des solutions durables. La rencontre des ministres africains de l’Environnement dans la capitale du Burkina Faso, s’inscrit dans cette dynamique.


Global : L'UE attachée à ses subventions agricoles

2007-04-24

http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3608

L'Union européenne (UE) consacrera cette année 35 pour cent de son budget total de 115 milliards d'euros (156 billion dollars) à l'aide aux agriculteurs, alors que ceux-ci ne représentent qu'un peu moins de cinq pour cent de la main-d'œuvre européenne. Face à ce constat, plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) de développement s'interrogent. L'agriculture est aujourd'hui l'enjeu le plus litigieux du cycle de Doha.


Bénin : Améliorer les performances agricoles

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=32035

Le gouvernement béninois est résolu à miser sur l’amélioration des performances de l’agriculture pour la rendre apte à contribuer au développement économique et social du pays, a appris APA mercredi de source officielle à Cotonou. Selon un communiqué de la présidence béninoise, pour relever ce défi, les autorités gouvernementales ont envisagé un encadrement direct et rapproché aux producteurs en procédant au renforcement du personnel qui sera employé.


Guinée : Relancer la culture du coton

2007-04-25

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=32034

Le ministre guinéen de l’Agriculture, de l’Elevage, Environnement et des Eaux et Forêts, Dr Mamadou Camara a promis le soutien de son gouvernement pour la relance du secteur du coton, a appris APA de source officielle à Conakry. M. Camara a fait cette annonce au cours d’une rencontre avec la Chambre d’Agriculture à Conakry. Le Gouvernement guinéen envisage la culture de cinq mille hectares de coton, pour un début, avec une prévision de production de 130 kilogrammes à l’hectare.


Zimbabwe : vers la promotion de l'agriculture organique

2007-04-24

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=XIN00847unesosyapel0

Une société zimbabéenne, Reignland Farming Consultants, projette d'organiser à partir du mois prochain des ateliers de formation à travers le pays en vue d'enseigner aux paysans locaux les connaissances sur l'agriculture organique afin de promouvoir la production agricole du Zimbabwe, a rapporté lundi l'agence de presse officielle zimbabwéenne, New Ziana. L'établissement des ateliers commencerait en mai à Harare.





Média & liberté d'expression

Afrique : Appel aux journalistes à plus de responsabilité

2007-04-24

http://www.grioo.com/info10025.html

Le président de l'Union internationale de la presse francophone (UPF) Hervé Bourges a appelé les journalistes "à plus de responsabilité même s'ils exercent un métier passionnant jalonné d'embûches". M. Bourges, a prêché pour "la qualité et la fiabilité des informations diffusées, pour le plus grand bien des populations dont la demande en la matière ne cesse de croître avec l'avènement de l'Internet et de la télévision numérique".


Guinée : Un Journaliste battu par les gardes d'un Général

2007-04-26

http://fr.allafrica.com/stories/200704251240.html

Décidément le rapport entre les journalistes d'Etat et l'armée n'est pas toujours au beau fixe. La récente mésaventure du Journaliste, Reporter et présentateur à la RTG 1 (chaîne 1) de Boulbinet avec la garde rapprochée du général de corps d'armée, Kerfalla Camara se passe de tous commentaires. Incroyable, mais vrai ! En effet, l'évènement s'est passé le samedi, 21 avril dernier sur la corniche sud entre l'ancien ONAH et le siège des anciens combattants, dans la commune de Kaloum.


Rwanda : Condamnation de la directrice d’un bimensuel

2007-04-24

http://www.rsf.org/article.php3?id_article=20400

Reporters sans frontières dénonce le jugement du 20 avril 2007 d’un tribunal de Kigali condamnant à un an de prison ferme Agnès Nkusi Uwimana, la directrice du bimensuel Umurabyo. Incarcérée depuis le 12 janvier 2007, Agnès Nkusi Uwimana était accusée de "divisionnisme", "sectarisme" et "diffamation". Lors du procès, après l’exposé des faits du ministère public, elle avait reconnu les infractions qui lui étaient reprochées et plaidé coupable.


Somalie : RSF dénonce la vague de violence contre les médias

2007-04-24

http://www.ifex.org/fr/content/view/full/82754/

Reporters sans frontières et son organisation partenaire en Somalie, l'Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), condamnent les récents affrontements ayant frappé les civils de Mogadiscio, dont des journalistes et des collaborateurs des médias. Le 19 avril 2007, quatre obus de mortier ont frappé le studio de télévision et la salle de rédaction de la chaîne privée Global Broadcasting Corporation (GBC).


Soudan : "Enquête sur les acteurs oubliés d’une crise"

2007-04-24