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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

Surveillance de l'UA

Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
Visitez le site de Surveillance de l'Union

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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News 26: Après le grand débat sur le gouvernement de l’union

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Arts & livres, 4. Moniteur de l'Union Africaine, 5. Femmes & genre, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Mouvements sociaux, 9. Elections & gouvernance, 10. Afrique & Chine, 11. Corruption, 12. Développement, 13. Santé & VIH/SIDA, 14. Éducation, 15. Racisme & xénophobie, 16. Environnement, 17. Terres & droits fonciers, 18. Média & liberté d'expression, 19. Plaidoyers & campagnes, 20. Conflits & urgences, 21. Internet & technologie

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Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : Hawa Ba, de retour d’Accra, décortique le document de projet des et résument les discussions sur la question

COMMENTAIRES ET ANALYSES :
- L’Afrique et sa population ne sont pas prêtes pour la formation des Etats-Unis d’Afrique, selon Basil Okafor
- Gichinga Ndirangu détaille les préalables à assurer pour mener à bien ce rêve séculaire de réalisation des Etats-Unis d’Afrique
- Plus : une série de reportages sur le pré-sommet de la société civile africaine sous le thème ‘Grand Débat sur le Gouvernement de l’Union’ en prélude au sommet des Chefs d’Etats

ARTS ET LIVRES : Tombouctou pour être ‘merveille du monde’
MONITEUR DE L'UNION AFRICAINE : Tour d’horizon des articles sur le sommet d’Accra
FEMMES ET GENRE : Le futur Gouvernement de l’Union et le genre
CONFLITS ET URGENCES : Nouvelles de Côte d’Ivoire, Ethiopie, République Arabe Sahraouie
DROITS HUMAINS : Madagascar, l’exploitation sexuelle des enfants criminalisée
MOUVEMENTS SOCIAUX : Grève des étudiants à Madagascar
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Les personnes déplacées toujours vulnérables
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Comores, le problème Anjouan
AFRIQUE ET CHINE : Sénégal, un demi-siècle de relation Chine-Afrique
DEVELOPPEMENT : 50 ans de prison pour un corrompu au Cameroun !
SANTE ET VIH/SIDA : Malawi, une mixture nutritionnelle
EDUCATION : Le Kenya plaide pour le Swahili à l’UA
RACISME ET XENOPHOBIE : Lamine Dieng, une bavure policière ?
ENVIRONNEMENT : Et si les biocarburants étaient de faux amis ?
MEDIA ET LIBERTE D’EXPRESSION : Le mali en ligne de mire
PLAIDOYERS ET CAMPAGNES : Lancement du Passeport du Citoyen Africain
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Indispensables mathématiques
PLUS : Informations sur les cours, séminaires, ateliers et offres d’emploi…




Chroniques

Après le Grand Débat sur le Gouvernement de l’Union

Des raisons d’être optimistes

2007-07-04

Hawa Ba

Les Etats-Unis d’Afrique ! Cela a déjà fait rêver il y a plus d’un siècle. Marcus Garvey, William E.B. Dubois, etc., ils ont été nombreux dans la diaspora africaine à nourrir ce rêve de l’Etat-continent. Le rêve a aussi habité les pères des indépendances africaines, quand le Pan Africanisme renaissait à travers les Kwame N’Krumah, Gamal Abdel Nasser, et learders de l’époque. Pour une bonne frange des filles et fils d’Afrique vivant sur le continent et dans la diaspora, il est temps de passer d’un rêve longtemps entretenu à la réalité. L’Afrique ne peut plus se payer le luxe d’attendre ! On a perdu trop de temps, on a trop tergiversé.

L’unification de l’Afrique doit se faire ici et maintenant ! Ces déclamations ont encore une fois retenti à l’occasion du 9e Sommet de chefs d’Etat de l’Union africaine, dont le Gouvernement continental était le principal sujet de débat. Mais l’unanimité est loin de se faire sur la question. Une utopie pour certains. Un réalisme sociologique, économique et politique pour d’autres !

Du Gouvernement de l’Union aux Etats-Unis d’Afrique : en théorie...

Tel que libellé dans le projet de document de l’Union Africaine intitulé « Etude sur un Gouvernement de l’Union Africaine : vers les Etats-Unis d’Afrique », le Gouvernement de l’Union, en tant que processus politique en vue de la création des Etats-Unis d’Afrique, «comprendrait un Conférence plus concentrée, et un Conseil Exécutif soutenu efficacement par un Comité de Représentants Permanents, et, en cas de besoin, par des Comités Techniques Spécialisés orientés vers l’obtention de résultats. De plus, le Gouvernement de l’Union disposera d’une Commission jouissant d’un pouvoir exécutif sur les questions déléguées totalement ou partiellement par les membres de l’Union. Enfin, il sera soutenu par des systèmes parlementaire et judiciaire plus efficaces, ainsi que des institutions financières continentales efficientes, et par un cadre approprié pour la participation des acteurs non étatiques».

L’étude identifie seize domaines d’intervention stratégiques du Gouvernement : l’intégration continentale : l’éducation, la formation, le développement des compétences , les sciences et la technologie ; l’énergie, l’environnement ; les relations extérieures ; l’alimentation, l’agriculture et les ressources hydrauliques ; le genre et la jeunesse ; la gouvernance et les droits de l’homme ; la santé ; l’industrie et les ressources minérales ; la monnaie et les finances ; les affaires sociales et la solidarité ; le sport et la culture ; le commerce, l’union douanière, la libre circulation des personnes, les droits de résidence et d’établissement ; l’infrastructure, les nouvelles technologies de l’information et de la communication et la biotechnologie.

Sur le plan économique, il est prévu la promotion de politiques en vue de l’intégration monétaire. L’harmonisation des politiques macroéconomiques est cependant un préalable à cette étape. Un autre volet de l’intégration économique sera la création des Institutions Financières Africaines : il s’agit d’abord de la Banque Centrale Africaine (BCA) qui aura initialement une fonction limitée de supervision des banques centrales nationales et régionales. Cela, pour une période de 7 à 10 ans. L’objectif reste cependant, dès qu’un marché commun aura été créé et que la mobilité monétaire sera pleinement réalisée, de transformer le BCA en une banque centrale en bonne et due forme, chargée des autres fonctions de banque centrale, y compris l’émission de la monnaie. La monnaie unique africaine devrait alors être appelée AFRIC.

Parallèlement à la BCA, la création du Fonds Monétaire Africain est prévue : «sa fonction principale sera de coordonner les paiements et règlements des échanges commerciaux entre les banques centrales nationales et / ou multinationales». Enfin, une Banque Africaine d’Investissement complètera l’arsenal institutionnel sur les plans financier et monétaire. Son but principal sera de satisfaire les besoins inhérents au processus d’intégration économique de l’Afrique.

L’étude a aussi esquissé une feuille de route provisoire du Gouvernement de l’Union qui se subdivise en trois phases d’égale durée. Il est précisé que «la phase initiale sera consacrée à la mise en place du Gouvernement de l’Union (c’est-à-dire les étapes du processus nécessaires pour que le Gouvernement de l’Union puisse fonctionner immédiatement). La seconde phase se consacrera à rendre pleinement opérationnel le Gouvernement de l’Union entièrement dans toutes ses composantes, et à la mise en place des fondements constitutionnels des Etats-Unis d’Afrique. La troisième et dernière phase visera à mettre en place tous les attributs nécessaires des Etats-Unis d’Afrique au niveau national, régional et continental».

Chacune de ces phases nécessite une durée de trois ans à partir de 2006, date à laquelle l’étude a été réalisée. Celles-ci se déclinent ainsi : -2006-2009 : mise en place du Gouvernement de l’Union -2009-2012 : consolidation du Gouvernement de l’Union -2012-2015 : mise en place des Etats-Unis d’Afrique

Au cours de ces étapes, des actions spécifiques doivent être menées aux niveaux national, régional et continental pour adapter les cadres politique, social, économique et juridique, entres autres. La marche vers l’unification complète devrait donc se faire en trois étapes, dont le point culminant en 2015 consacrera l’édification des Etats-Unis d’Afrique avec des institutions entièrement fonctionnelles, surtout celles financières.

D’après ce document, les Etats-Unis d’Afrique doivent être fondés sur les valeurs partagées et intérêts communs des Etats (voire des peuples) d’Afrique. Ses principes moraux, ou plutôt ses bases de fonctionnement, seront l’adhésion à l’état de droit, la participation populaire à la gouvernance, le respect des droits humains et des libertés fondamentales et la transparence en matière de politique publique.


Deux camps : deux conceptions de l’Afrique ?

Une bonne frange de la société civile africaine qui a sonné le ralliement à l’occasion du 9e Sommet de l’Union africaine à Accra, s’est appesantie sur cette étude aux prémisses plutôt optimistes. Si une quasi unanimité s’est dégagée quant à la question centrale qui est ‘l’impérative nécessité d’aller vers un gouvernement central africain’, il reste que les avis des experts divergent quant au timing et aux contours que revêtirait ce gouvernement. Deux écoles de pensées s’opposent : les partisans du ‘slow track’ et ceux du ‘fast track’.

Pour les premiers, qui prônent le ‘gradualisme’ (oui pour l’unification de l’Afrique, mais il faut y aller étape par étape), Il s’agit de renforcer les mécanismes existants de l’Union Africaine ainsi que les commissions économiques régionales. Au niveau étatique, les pays de l’Afrique australe sont massivement logés dans ce camp dont le chef de file n’est autre que le Président Sud Africain Thabo Mbéki. Il a réuni autour de lui un bloc assez déterminé à faire ‘capoter’ l’élan ‘expansionniste’ d’un Khadafi. Il est aidé en cela par toux ceux qui prônent le renforcement des communautés économiques régionales d’abord et d’en faire le socle de l’intégration continentale.

Pour les seconds, l’unification de l’Afrique devait se faire ici et maintenant : autrement dit, au sortir du sommet d’Accra, les chefs d’Etat Africains devaient s’accorder sur la décision historique de mettre sur pied les Etats-Unis d’Afrique. Pour ceux la non efficacité de l’Union Africaine et des autres institutions parallèles démontrent qu’il faut un outil plus efficient, doté de plus de pouvoirs et de moyens, et qui fera parler l’Afrique d’une seule voix.

Le président la Commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré, s’inscrit dans la mouvance des Etats qui veulent la création d’un gouvernement de l’Union. Les deux plus grands défenseurs de cette position sont le Guide de la Jamahariya Libyenne, le Colonel Momar Khadafi et le président Sénégalais, Abdoulaye Wade. Ces derniers «défendent le primat de la politique sur l’économie et estiment que la création des Communautés économiques régionale n’a pas permis d’atteindre les objectifs fixés en matière de liberté de circulation des biens et des personnes, de développement des échanges entre les pays africains et d’harmonisation des politiques commerciales, douanières et autres». Cette dernière tendance est de loin la plus populaire parmi les organisations de la société civile africaine.

D’aucuns évoquent la possibilité de mener une démarche plurielle tant au niveau du timing que de l’adhésion aux différentes composantes de l’Union par les Etats. Anticipant sur le fait que tous les Africains et tous les pays ne peuvent pas être au même niveau de préparation, ils estiment qu’il est possible qu’un petit noyau de pays démarre le projet des Etats-Unis d’Afrique et que les autres prennent le train en marche au fur et à mesure.

Ils donnent ainsi comme illustration le fait que tous les Sud-Africains n’étaient pas d’accord pour la fin de l’apartheid. A-t-on pour autant estimé qu’il fallait attendre qu’il y ait un accord accepté à l’unanimité par tout le pays ? A un moment de l’histoire de tout peuple, il y a un besoin de visionnaires, affirment-ils avec force.

Dans cette optique, le ministre des Affaires étrangères du Sénégal, Cheikh Tidiane Gadio, confiait dans une interview, en marge du Sommet à Accra qu’ «il faudra bien arriver à une situation de compromis pour garder la volonté d’unité continentale. On peut mettre en place un mécanisme pour continuer le débat, mais ceux qui sont prêts à signer tout de suite et qui ont déjà leur plume trempée, qu’on leur permette de signer un Acte constitutif d’un Etat fédéral ou d’un gouvernement d’union et que par l’exemple, ils montrent la valeur ajoutée sur le terrain et par la pratique».

Certaines voix se sont inquiétées du fait que la plupart des Etats ne semblent pas prêts à renoncer à certaines prérogatives nationales. Les notions de souveraineté et de sécurité étatique ont presque spolié toute tentative d’intégration régionale. L’affirmation du président sénégalais Abdoulaye Wade, selon laquelle les ministères qui seront créés «ne suppriment les ministres des Etats, ils apportent un plus», désireux de rassurer les sceptiques, ne semble pas assez convaincante vu l’intransigeance du camp des ‘pessimistes’. Par ailleurs, il semble manifeste que le principal obstacle qui jalonne le chemin de l’intégration est celui du manque de volonté politique de la part des Etats et des leaders africains. Les bilans en demi-teinte du Nouveau Partenariat pour le Développement Economique de l’Afrique (Nepad) et du Mécanisme Africain d’Evaluation par les pairs (Maerp) sont assez illustrateurs de ce fait.

Des thèmes aussi cruciaux que ceux des modalités de financement du futur gouvernement de l’Union et de ses structures, ainsi l’effectivité et l’efficacité réelles de ces derniers, ont aussi été évoqués lors des nombreuses rencontres lors de ce pré-sommet.

Les acteurs de la société civile africaine ont diagnostiqué les différents maux qui ont émaillé le fonctionnement des institutions existantes. Fondamentalement, estiment-ils, si on en est toujours à ce stade, c’est parce que jusqu’à présent ce projet d’intégration et les débats y afférant ont été menés sous la coupole des Etats et du politique. Raison pour laquelle on a assiste à la mobilisation des organisations de la société civile africaine, prônant une implication des populations à la base. Impliquer les populations africaines à tous les stades par le biais de larges consultations est le seul garant de la réunification de l’Afrique qui doit être avant tout une intégration sociale, et après seulement politique et économique.

Entre autres avancées à réaliser, il s’agit de faire du Parlement Africain un corps législatif qui vote des lois valables à l’échelle continentale et qui veille à leur pleine application. Pour ce, il faut que les modalités même de constitution de ce Parlement soient revues afin que le mode de désignation des membres se fasse désormais au suffrage universel direct. Ainsi, ils demandent aux chefs d’Etats et de Gouvernements d’initier et d’assurer une pleine implication de leurs populations à des débats publics sur les modalités légales, financières, politiques de réaliser de larges élections continentales à partir de 2009.

La société civile africaine a aussi insisté sur la nécessité d’impliquer des segments des sociétés africaines comme le corps éducatif (enseignement du panafricanisme et des autres cultures et pays africains dans les établissements scolaires, recherche et dissémination de publications sur réalités africaines dans différents pays du continent, etc.), les organisations religieuses, etc. Une stratégie média appropriée sera cruciale pour accélérer l’intégration africaine

Par ailleurs, la société civile, au cours de ces assises, a estimé que la diaspora doit jouer un rôle stratégique dans le Grand débat sur la marche vers une Union des Etats Africains et la réalisation effective de ce projet. La principale recommandation étant de faire de la diaspora la « 6ème région de l’Afrique », du moins politiquement. Cela voudra dire que des représentants de la diaspora doivent dès à présent siéger dans les institutions de l’Union Africaine et dans le futur Gouvernement de l’Union. Parallèlement, déjà au niveau de l’Union Africaine, il doit y avoir une personne qui s’occupe exclusivement des besoins de la diaspora, avec un Département diaspora –par exemple un commissaire pour la diaspora.

Pour la création des Etats-Unis d’Afrique, d’aucuns insistent sur la nécessité d’assurer au niveau du continent certains préalables tels : «opérationnaliser la clause des sanctions de l’Union Africaine, rendre le processus du Nepad obligatoire, résoudre le problème de la dépendance extérieure du continent».

L’espoir est-il permis ?

Malgré toute cette bonne volonté, les Chefs d’Etats ont parlé un autre langage. Les partisans de la formation immédiate du Gouvernement de l’Union n’ont pas réussi à convaincre le camp adverse. Le ‘fantôme’ de Nkrumah, selon l’expression de Tajudeen Abdul Raheem, qui continue fortement de les hanter, ne semble pas, encore une fois, avoir assez pesé sur leurs consciences au point de les amener à prendre la Grande décision. Celle de mettre fin aux tergiversations et d’amorcer la première étape vers la création des Etats-Unis d’Afrique.

A l’issue de trois jours de ballets diplomatiques et de longues délibérations, la Déclaration d’Accra a été douloureusement « couchée » dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juillet. La conclusion est pour le moins un aveu d’échec car les Chefs d’états préconisent de constituer une commission ministérielle chargée de mener une réflexion approfondie sur la création du Gouvernement de l’Union.

Au sortir du sommet d’Accra, certains analystes n’hésitent pas à carrément estampiller le sceau « ECHEC » sur ces interminables huis-clos. D’autres estiment que «les Chefs de l’Etat ont pédalé dans le néant». Le temps de la réflexion continue : fuite en avant ou prudence réaliste ? John Kuffor, hôte de la rencontre et en bon arbitre (même si il était plutôt logé dans le clan des sceptiques) rassure qu’il n’y a ni ‘gagnants’ ni ‘perdants’.

Le président Abdoulaye Wade, fort remonté contre les ‘gradualistes’, assène : «le premier camp dit qu'il faut y aller étape par étape. Mais ce sont des arguments fallacieux, parce que l'intégration politique peut aider l'intégration économique». Il révèle que son camp a même consenti beaucoup de concessions : «nous avons proposé une solution transitoire qui intègre tous les domaines, nous avons proposé que chaque pays conserve son ministère des Affaires étrangères». Et de constater qu’«il n’y a pas de salut pour l'Afrique en dehors de son unité politique», d’autant plus que «la rationalité économique nous impose à avoir un seul marché».

Le projet fédéral africain reste donc dans les limbes. Etats-Unis d’Afrique ou Union des Gouvernements d’Afrique ? ’appellation la plus appropriée reste aussi à trouver. En attendant, il faudra d’abord s’accorder sur le contenu et la forme d’une telle entité. Les optimistes qui ont déferlé sur Accra et se sont époumonés à longueur de débats par-ci, de table-ronde par là, vous diront que l’acquis majeur reste qu’on ne se pose plus la question de savoir s’il faut le faire ou non, mais COMMENT s’unir ! Mieux, il ne s’agit même pas de débattre sur le fait de savoir s’il faut aller lentement ou vite, mais de choisir entre ‘‘aller vite’’ et ‘‘aller plus vite’’ !


* Hawa Ba est la rédactrice en Chef de l'édition française de Pambazuka News.

* Commentez en ligne sur www.pambawuka.org Ou envoyez vos commentaires à editor@pambazuka.org





Commentaires & analyses

Les Africains Noirs doivent se montrer prudents sur le projet d’Etats-Unis d’Afrique

2007-07-03

Basil Okafor

Basil Okafor propose que l'on décale d’au moins cinq ans le sommet de l’Union Africaine sur la question des Etats-Unis d'Afrique, le temps que le peuple en débatte. Il importe selon lui que nous, les Africains Noirs, donnions nos instructions aux présidents de l’Union Africaine sur comment voter, examinons les mobiles, les objectifs, les commanditaires – apparents et dissimulés – les modalités et la faisabilité de ce USAfrica. Sondage à l'appui, il démontre que l'Afrique n'est pas encore prête pour ce grand saut.

Au cours des pratiquement cinq décennies qui se sont écoulées depuis la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), nombre d’Africains ont constamment appelé à la constitution de liens plus étroits entre les États du continent. Après 38 ans et le sentiment d’avoir atteint son but premier, à savoir la libération africaine le 15 octobre 2001, l’OUA qui regroupe 53 États s’est transformée en une Union Africaine afin de conférer ostensiblement à l’organisation davantage de poids politique et économique, premier pas vers davantage d’intégration et d’unité continentales.

Dans la poursuite de cet idéal, certains suggèrent d’employer le prochain sommet de l’Union Africaine de juillet 2007, pour placer la barre encore plus haut. Les partisans de la nouvelle entreprise continentale entendent promouvoir les «États-Unis d’Afrique» lors de la rencontre d’Accra. Si les pourvoyeurs de ce concept ont les mains libres, avec cette ré-organisation, le continent entier se fondrait en une seule nation, avec une armée, une monnaie (sur le mode de l’Union européenne) et la libre circulation des personnes et des biens, sans plus de frontières, telles qu’elles existent aujourd’hui.

Il est clair que l’idée d’«États-Unis d’Afrique» fait écho aux aspirations des Africains de partout (sur le continent comme dans la diaspora) qui veulent une Afrique meilleure. Et comme on pouvait s’y attendre la décision de promouvoir les États-Unis d’Afrique au sommet de juillet a suscité des réponses enthousiastes du public panafricain.

Mais il n’est pas sans intérêt de noter les différences de tons parmi les réponses. Notamment, au cours des dix premiers jours de février qui ont fait suite à l’annonce le 31 janvier 2007 de la décision de l’Union Africaine, les Africains se sont exprimés dans le Forum de la BBC sur le sujet : «Est-ce que l’Unité africaine est un rêve qui mérite d’être poursuivi ?»

En fait, sur les 32 contributeurs, aucun n’était opposé en soi à l’unification. Néanmoins, ils se répartissaient dans trois catégories par leurs attitudes et leurs attentes, à savoir :

(A) Les fervents (12), qui aspirent tellement à l’unification, qu’ils semblent aveugles, ou indifférents aux mines posées sur le chemin qui y mène;
(B) Les sceptiques (5), qui pour diverses raisons ne pensent pas que l’unification peut se concrétiser, et l’écartent comme un mirage ;
(C) Les prudents (16), qui veulent l’unification, mais pointent les problèmes sérieux qui doivent être réglés pour que l’unification puisse réussir l’indépendances pour tous les pays du continent et la chute de l’apartheid en Afrique du Sud.

Les 32 participants au forum écrivaient : des USA 8 ; du Soudan 6 ; du Royaume-Uni 4 ; de l’Ouganda 2 ; du Ghana 2, de la Tanzanie 2 ; et 1 de chacun des pays suivants, Côte d’Ivoire, Canada, Cameroun, Liberia, Maroc, Niger, Nigeria et Seychelles.

Il est significatif que les deux-tiers des contributeurs aient attiré l’attention sur les obstacles à la réussite de l’unification. Et encore plus significatif que chacun des Soudanais ait mis l’accent sur certains obstacles à vaincre. …Le Soudan est le pays où la tentative d’unir Arabes et Noirs dans un État a causé une guerre raciale âpre de plus de cinquante ans.

Peut-être que le reste de l’Afrique noire a beaucoup à apprendre du Soudan. Le Soudan est une expérimentation de l’unification afro-arabe : et son expérience laisse mal augurer du projet USAfrica.

Une question-clef soulevée par les deux-tiers de la majorité des contributeurs sceptiques et/ou prudents, est celle de l’IDENTITE.

Les questions qu’ils veulent voir traitées sont les suivantes :
- Qui est un Africain ?
- Les Arabes dans le nord de l’Afrique s’identifient-ils avec les Africains Noirs ou avec leurs amis et parents en Arabie et au Moyen-Orient ?

Les autres obstacles qui ont été soulevés par rapport à cette idée d’USAfrica ont trait :
- au déterminisme de la couleur : ce mépris arabe bien ancré pour les Noirs ;
- au conflit entre Pan-Arabisme et Pan-Africanisme et aux ambitions arabes d’imposer
l’Islam aux Africains et d’arabiser l’Afrique noire.

Quels seront les principes que ces USAfrica suivront ? Seront-ils chrétiens, musulmans, ou autres ?
Est-ce que les Musulmans accepteront d’être gouvernés par des Non-musulmans dans les USAfrica ?
Comment seront levés les obstacles à l’unification, parmi lesquels la tyrannie, le tribalisme, la méfiance réciproque et la corruption ?

Clement Kuol Biong écrit de Mahe aux Seychelles : «Un Soudanais vétéran de la politique a comparé le gouvernement de l’Union Socialiste Soudanaise de Jafaar Numeiri à l’ombre d’un arbre où se retrouvent ceux venus juste partager l’ombrage, mais où ce que chacun pense n’est pas forcément identique. Dans ces conditions, comment l’Afrique peut-elle être unie quand nous sommes encore divisés par le tribalisme et qu’aucun leader africain n’est même intéressé à unir son propre peuple ? Comment le rêve de l’unité africaine peut-il devenir réalité quand divers groupes à l’intérieur de l’union Africaine ont des agendas cachés ? Le rêve des Arabes se poursuit, d’imposer de force la culture islamique aux masses africaines, une pratique en ce moment-même en vigueur au Soudan».

Atina Ndindeng, de Manchester en Angleterre, résume: «L’unité africaine n’est qu’un mirage du fait de l’avidité, de la malhonnêteté et de la corruption qui règne parmi les dirigeants que nous tenions en haute estime et qui devaient montrer l’exemple, mais ce sont tous des ratés et des démagogues politiques. Honte à la plupart des chefs d’État africains.»

De leur côté, les fervents qui constituent un tiers des contributeurs, font reposer leur espoir sur le rêve que, «l’Afrique Unie sera une superpuissance verte opposée à la superpuissance militaire et sera finalement un joueur-clef à la table des affaires du monde plutôt qu’un mendiant.»

Et ainsi que l’indique Mark Wood, le co-fondateur de USA4USAfrica, de Greenwood
California, «Un États-Unis d’Afrique peut empêcher l’apocalypse qui s’annonce à l’horizon si l’unification ne se fait pas MAINENANT !»

Mais que peut apporter de bon une quelconque Superpuissance Verte (si une telle utopie est possible pour une Afrique unie) sans une force militaire, ne serait-ce que pour défendre ses terres arables des envahisseurs voleurs que le continent a connu depuis que les Arabes ont conquis et colonisé l’Afrique du Nord entre 640 ET 14OO AD ?

Certains des instigateurs de USAfrica voient leur projet comme s l’affaire était déjà faite. Ils insistent sur le fait que malgré les avis contraires, «l’Afrique va s’unir, en tant que nation. Et qu’en fait, ça se fera en juillet au prochain sommet de l’Union Africaine au Ghana.»

Ils maintiennent que «le cours de l’histoire» ne peut plus être infléchi, que l’unification de l’Afrique est indéniablement en mouvement… que tous les arguments qui s’opposent à une Afrique unie sont désactivés à ce stade, car les Africains ont décidé qu’ils allaient s’unir et établir les détails d’une position pour l’union par opposition à une position de division.

Ces promoteurs ont déjà dessiné un drapeau pour USAfrica et choisi pour nous sont premier président : «Notre mandat c’est qu’en 2007 l’Union Africaine forme officiellement un États-Unis d’Afrique, avec pour premier président le Secrétaire général sortant des Nations Unies Kofi Annan (dont le mandat a expiré le 31 décembre 2006), installé à la manière dont le fut le premier président des États-Unis d’Amérique George Washington, par la volonté de Dieu». Les instigateurs de ce projet voient ça comme si tout ce qui leur incombait, c’était de faire la propagande et de nous manipuler comme des moutons pour que nous marchions.

Comment ? Selon eux :
1. «En organisant des meetings dans les Mairies pour obtenir le soutien public pour la
Fédération et collecter des idées sur comment la créer. Les meetings avec les mairies devraient rapidement démarrer en Afrique et hors d’Afrique. Des suggestions sur comment implanter le Gouvernement de l’Union continental (États-Unis d’Afrique) doivent en ressortir. Il ne s’agit pas de discuter sur le projet de fédération, mais sur les modalités de sa mise en place.»
2. «Recrutement de célébrités pour rallier la cause, et soutenir et parler des États-Unis
d’Afrique. Aux USA, recruter Oprah, Obama, Angelina Jolie, Danny Glover.»
3. Contacter «les super-stars du hip-hop pour mobiliser pour les États-Unis d’Afrique.»

En procédant sans un mandat connu et public des peuples d’Afrique et, en particulier, en n’attirant l’attention que sur ce qu’ils considèrent naïvement comme les bénéfices potentiels de USAfrica, et en essayant de restreindre leurs discussions de mairies uniquement aux modalités de mise en place, ces promoteurs agissent comme des vendeurs de voitures rôdés, qui ne veulent pas que le client pose des questions embarrassantes sur les défauts de la voiture.

Mais quoi qu’il en soit, les questions soulevées par les sceptiques et les prudents qui constituent une majorité des deux-tiers des intervenants du forum de la BBC, suggèrent que le temps est venu pour les Africains noirs d’ouvrir les yeux et de faire l’effort de penser et de après s’interroger –en répondant honnêtement – sur les questions difficiles que nous avons évitées pendant 50 ans sur le bon sens qu’il peut ou non y avoir, à unifier Africains noirs et Arabes dans un gouvernement continental.

Par exemple, en quoi un USAfrica est-il nécessaire ?

- Pour l’Afrique noire, quels problèmes va-t-il pouvoir résoudre de plus que l’OUA et l’Union Africaine ?
- Quels sont les parrains réels du projet USAfrica et quel est leur agenda caché ?

Les commentaires du forum indiquent que beaucoup d’Africains noirs ordinaires font cet effort de penser. Les présidents de l’Union Africaine feraient bien d’en faire autant, et de le montrer. Ils ne devraient pas se précipiter pour mettre en œuvre ce projet louche avant d’avoir, avec le public, examiner tout ça de la manière la plus détaillée qui soit. Il n’y a pas eu de débat populaire avant la formation de l’Union Africaine et l’adoption du NEPAD par les présidents africains. Y aura-t-il une discussion populaire libre et entière sur ce sujet avant que d’aller plus loin ans ce projet d’USAfrica ?

Les promoteurs, connus et non-connus, de ce USAfrica, le permettront-ils ?
Indépendamment des instigateurs du projet, débattons en tous, débattons de chaque aspect du projet, et pas seulement de comment le réaliser. Débattons tous des avantages et inconvénients d’un gouvernement continental, et faisons le au cours des cinq prochaines années, ou jusqu’à ce que nous parvenions à un consensus éclairé. Débattons à la lumière de l’expérience des Noirs au Soudan, en Mauritanie et dans le reste des régions limitrophes afro-arabes. Et également à la lumière des quatre décennies de l’OUA/UA.

Décalons donc d’au moins cinq ans le sommet de l’Union Africaine sur la question, le temps que le peuple en débatte. Avant que nous, les Africains noirs, donnions nos instructions aux présidents de l’Union Africaine sur comment voter, examinons les mobiles, les objectifs, les commanditaires – apparents et dissimulés – les modalités et la faisabilité de ce USAfrica, et ceci dans l’optique de ce dont l’Afrique noire a besoin pour survivre et prospérer dans ce siècle.

Ainsi que l’a exprimé succinctement Abednego Majack, un contributeur de Rumbek, au Soudan – la prudence doit être notre maître-mot : « États-Unis d’Afrique », certes l’expression sonne bien mais la question est, est-ce que nous nous percevons comme Africains, indépendamment de nos frontières coloniales, de nos religions, de nos groupements régionaux » ?

«L’Union Africaine doit prendre les choses très au sérieux pour pouvoir rendre attrayante l’unité africaine, sinon, le continent demeurera coupé en deux, l’Afrique sub-saharienne et l’Afrique du nord et les problèmes se développeront le long de cette ligne de faille. »

Avant que ce rêve d’union continentale ne tourne au cauchemar pour nous et nos
descendants, examinons ses conséquences probables pour nous, Africains noirs.

Comme ils le disent, prévenir vaut mieux que guérir !


* Basil Okafor est

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Unité panafricaine : l'Afrique peut-elle faire face à l'offre ?

2007-07-03

Gichinga Ndirangu

L'idée des Etats-Unis d’Afrique est le résultat de la vision de l’unité panafricaine. Gichinga Ndirangu présente le cas pour les Etats-Unis d'Afrique et indique certaines pierres d'achoppement majeures qui doivent être surmontées avant que le rêve d'une Afrique unie de Nkrumah ne devienne une réalité.

Au prochain sommet de l’Union Africaine qui se tiendra à Accra au Ghana, une proposition cherchant à établir un gouvernement d’union continental sera débattue. Accra est symbolique, sinon l'hôte significatif pour ce débat.

C'était là que le père fondateur du Ghana, Dr Kwame Nkrumah, lança pour la première fois son exhortation célèbre pour l'unité panafricaine et dit que l'indépendance du Ghana signifiait peu tant que le continent entier n’était pas libéré. C'était l'avis de Nkrumah qu'en l’absence d’un front uni commun, l'Afrique resterait enchaînée par le néocolonialisme.

C'était la période précédant le ré lancement de l’Union Africaine en 2002 qui a été témoin du débat renouvelé sur l'unité panafricaine. L'homme fort de la Libye, Muammar Gaddafi, alors un opposant coriace de l'impérialisme occidental, défia les leaders africains de s'unir d’un commun accord pour planifier leur destin commun sans être enchaînés par l'Occident. Gaddafi a encouragé le commerce accru parmi les Africains, la création d'institutions continentales communes incluant un gouvernement fédéral et la libre circulation des personnes à travers les frontières. Lors de son ré-lancement à Durban, l’Union Africaine prit les rênes des mains de la Libye en réaffirmant son engagement envers la vision pan africaine sans toutefois mettre en place une stratégie spécifique.

Le leadership de certains dirigeants clefs du continent – Thabo Mbeki d'Afrique du Sud, Olusegun Obasanjo du Nigeria, Bouteflika d'Algérie et Abdoulaye Wade du Sénégal – préféra créer à sa place le Nouveau Partenariat pour le Développement Africain (NEPAD), que l'on a vu comme une tentative de développer une structure de politique vers une vision unifiée sur le développement de l'Afrique et soutenir, en partie, le panafricanisme.

La vision du NEPAD s’est avérée être limitée se préoccupant plus de la mobilisation de ressources que de la vision de cohésion sociale et politique de l'Afrique. Pourtant l'offre pour cette année d'un gouvernement d’union revisite les tentatives de consolider l'intégration politique, sociale et économique panafricaine et établit des points de référence importants dans la disposition d'une vision renouvelée pour l'unité continentale.

L'espoir, quoique non assuré, à travers l'Afrique, est que le débat de cette année déplacera la vision panafricaine de Nkrumah au-delà de sa stagnation de cinquante ans. Il n'y a aucun doute que c'est un débat dont le temps est venu, même si ce ne serait pas parce que la proposition d’un gouvernement d’union réaffirme finalement la quête d'unir les peuples de l'Afrique à travers un fil commun de valeurs partagées et un but commun.

Dans ce débat, il y a beaucoup de voix critiques qui revendiquent l'idée d'une unité africaine, mais avisent que l'heure du fédéralisme panafricain n’est pas encore venue. De plus, l'ardeur des Afro pessimistes dans les rangs de l’Union Africaine est conduite par la volonté de consolider la souveraineté nationale et l'hégémonie régionale plutôt qu'un rejet complet de la vision panafricaine.

Tandis que les espoirs sont hauts, il faudra du temps et des efforts pour atteindre un consensus sur cette proposition à cause de la disparité des positions aussi bien que des fortes demandes qui seront placées sur chaque État pour réaliser un gouvernement d’union. La proposition AU veut que le gouvernement d’union prenne la forme d’une entente transitoire précédant l'intégration politique complète sous la bannière des « Etats-Unis d'Afrique ».

Cette entente transitoire implique que la réalisation de la vision panafricaine demandera plus de travail, de consultation et de conviction. Même alors, la vision transitoire est hardie dans son intention et prévoit l'établissement de systèmes parlementaires et juridiques, des institutions financières continentales communes et des politiques monétaires et des procédures standardisées, entre autres. C’est sur ces propositions préliminaires que l'on fera appel aux leaders de l'Afrique à se concentrer et réfléchir au sommet d’Accra en juin.

Après beaucoup d'années de conflits fratricides intra et inter états, le besoin d’exploiter le potentiel de l'Afrique autour d'une unité de but est un impératif nécessaire. Au cœur de cela, l'offre d'un gouvernement d’union doit être orientée vers la transformation de l'Afrique par la création de stratégies bien pensées qui promeuvent l'intégration et non l'isolement ou la balkanisation de n'importe quel pays ou région.

La proposition devrait être utilisée pour catalyser une politique de développement et des programmes qui soient centrés sur les peuples et enracinés dans les meilleures traditions, cultures et valeurs africaines. L'idéal d'une Afrique centrée sur le peuple et unie est celui qui doit être le bienvenu et promu. C'est aussi un préalable dans un monde de plus en plus mondialisé qui a démontré la valeur qui réside dans la consolidation des intérêts partagés et que ceux-ci mènent à la formulation des politiques et leur mise en œuvre.

Non limitée à l’union politique, l'offre d'un gouvernement d’union s’impliquera aussi dans les concepts et les faits d'intégration économique potentielle. Le colonialisme a légué sur la plupart des états africains l'inégalité économique et l'injustice sociale qui ont étouffé l'intégration des économies d'Afrique au marché mondial. Le commerce interafricain a été restreint par une politique inadéquate et l'appui institutionnel aux niveaux nationaux et régionaux ainsi que la limitation structurelle interne qui ont réduit la portée de l’exploitation des opportunités économiques du continent dans toute sa potentialité.

Tandis que l'intégration économique a été une priorité clef mais élusive pour le leadership de l'Afrique depuis le début des indépendances politiques, ce qui avait manqué c’était le travail de mains pour prendre ce but au-delà de la sphère de la conjecture et l'optimisme. En 1963, l'Organisation de l’Unité Africaine a dévoilé sa proposition d'établir un marché commun africain continental que l’on attendait s'unir dans une communauté panafricaine tirant les sphères économiques, sociales et politiques. Le plan d’action de Lagos et le traité d’Abuja en 1991 qui ont établi ensemble la Communauté Economique Africaine (CEA) avaient parlé de la nécessité d’une telle union économique africaine. Alors que cette ambition n’a pas encore atteint sa pleine maturité, l’Union Africaine continue à prendre soin des diverses Communautés Economiques Régionales (CER) comme des composantes essentielles dans sa quête de l’union économique continental.


Encore dans l'entente actuelle, il se trouve le souci que l'Afrique s’engage dans des négociations d’agréments commerciaux multiples, qui risquent de saper ses propres priorités de développement. La vue commune est qu'il y a une portée limitée pour exploiter judicieusement le potentiel d'intégration régionale et que de nouvelles concessions sont accordées par les partenaires commerciaux de l'Afrique.

Les vues de l’Union Africaine approfondissent l’intégration économique régionale comme un pilier important dans la transformation structurelle de l'Afrique. Étant donné la complexité de l’intégration régionale en Afrique, il y a le souci partagé selon lequel un accent excessif sur la libéralisation commerciale aux négociations en cours avec l'Union Européenne (l'UE) et d'autres puissances commerciales pourrait anéantir précipitamment plutôt que consolider l'intégration économique.

La vérité est que cette libéralisation commerciale et les échanges commerciaux ne sont pas une fin en eux-mêmes, mais un moyen d'aider le continent à répondre à ses défis du développement. Les négociations commerciales en cours entre des pays africains et l'UE ont montré la complexité de consolider les liens économiques parmi les pays africains qui subissent déjà des pressions dans les négociations avec l'UE sous de nouvelles configurations à l'extérieur de leurs groupements économiques naturels et traditionnels.

Les régions actuellement en pourparlers avec l'UE ont été sévèrement perturbées par leur adhésion à différentes configurations de négociation. En conséquence, il y a un risque de pays entreprenant des engagements commerciaux avec l'UE au détriment de leurs partenaires commerciaux traditionnels avec qui ils peuvent avoir des accords différents au niveau régional.

Dans la nouvelle dispense économique mondiale d'aujourd'hui, il y a peu d'alternatives à l'intégration économique comme une stratégie dans la promotion du développement socio-économique durable. Il est évident que seulement en serrant les rangs dans les structures d'initiatives de niveau continental comme la Communauté Économique africaine et l’Union Africaine, l'Afrique peut éviter une marginalisation plus prononcée.

La proposition d’union reconnaît que certains gouvernements africains ont fait des efforts décidés vers la consolidation de blocs économiques régionaux avec l'appui actif de l'UA. Mais l'histoire de consolider l'unité continentale est limitée par beaucoup de facteurs incluant le manque de volonté politique, la prise de conscience limitée parmi un grand segment de la population de l'Afrique et la dépendance accrue à l'aide externe.

L'Union Africaine doit donc travailler à la fourniture d'une structure appropriée, qui renforce le partenariat entre des gouvernements nationaux, les représentants des peuples, la société civile et d'autres participants vers la promotion du développement économique et social du continent.

D’une part un gouvernement d’union garantira les intérêts du continent et d’autre part il affirmera son rôle dans les affaires mondiales tout en se fondant sur la capacité collective du continent d’influencer celles-ci depuis une position de force et d'unité. Mais, la proposition actuelle pourrait faire halte dans ses traces si le débat est simplement limité aux halls sanctifiés de l’Union Africaine sans participation active des peuples africains.

Depuis 2002, l'UA a renouvelé l'élan vers des structures de gouvernance plus efficaces et responsables.

Le prochain défi auquel il faut faire face dans la consolidation de l'unité continentale, doit impliquer la mise en place d’efforts concertés au niveau national pour développer des institutions et des processus qui puissent promouvoir la nouvelle architecture continentale souhaitée et qui soit enracinée dans la participation des populations.

Le débat doit inclure les voix et les perspectives d'une vaste gamme de populations africaines à travers la participation d'institutions clefs comme les parlements nationaux et régionaux, des organisations de société civiles et les médias. Cette participation élargira et approfondira le débat qui sera en fin de compte africain.


* Gichinga Ndirangu est consultant Kenyan.


* Commentaires à envoyer à editor@pambazuka.org ou en ligne en visitant le site www.pambazuka.org

* Cet article a d’abord paru dans l’édition anglaise de Pambazuka News n° 298.
Voir : http://www.pambazuka.org/en/category/comment/40649

* Traduction en français du texte original anglais faite sous la direction de Vanessa Everson, Université du Cap, par Dr Blanche Assam et Dr Dominique Mwepu.


Etats-Unis d’Afrique, faut-il y aller ?

2007-06-27

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

On reparle d’un gouvernement pour le continent. Mais, bien d’obstacles restent à lever. Le prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (Ua) se tient du 1er au 3 juillet à Accra, au Ghana. Une fois n’est pas coutume, ce sommet aura un ordre du jour unique et portera sur la construction des Etats-Unis d’Afrique. On annonce un tournant dans l’histoire politique de l’Afrique.


Kadhafi appelle les Africains à s'unir face à l'Occident

2007-06-29

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP83147aabidtnedic0

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, en visite à Abidjan, a appelé mercredi soir les Africains à s'unir pour résister à l'Occident lors du prochain sommet de l'Union africaine à Accra. "Nous devons construire un Etat puissant, un seul gouvernement africain, une seule armée d’un effectif de 2 millions de soldats, une seule monnaie, une identité africaine, un seul passeport", a lancé M. Kadhafi.


Gouvernement africain, Youssou Ndour candidat

2007-06-29

http://fr.allafrica.com/stories/200706280368.html

Youssou Ndour a annoncé hier sa candidature au poste de Premier ministre du futur Gouvernement africain. L'annonce a été faite, tard dans la soirée au cours d'un concert à l'Université cheikh Anta Diop de Dakar, devant des milliers d'étudiants. Plus qu'un symbole, cette décision traduit l'engagement d'un homme qui a compris que l'avenir du continent africain se dessine à l'occasion du Sommet de l'Union Africaine.


Kadhafi enflamme l’Afrique de l’Ouest pour l’Union

2007-06-29

http://www.afrik.com/article12021.html

Objectif : le prochain sommet d’Accra. En ligne de mire : l’Occident
La tournée ouest-africaine de Mouammar Kadhafi se transforme peu à peu en grande campagne de mobilisation, pour préparer le Sommet de l’Union Africaine qui a lieu dimanche 1er juillet à Accra, au Ghana. Le guide de la Révolution libyenne entend y faire adopter sa vision d’un Etat africain uni.


Accra, capitale de l’Afrique et de la diaspora

2007-06-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=36120

La capitale ghanéenne, redevenue le centre névralgique de l’Afrique, voit affluer des milliers de participants venus assister à l’évènement phare du lancement, début juillet du projet politique de Gouvernement d’Union de l’Afrique. Les signes d’hospitalité se multiplient et les assauts d’amabilité se manifestent à l’approche de la rencontre au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, lointains successeurs des pères fondateurs de l’unité africaine.


UA, la réunion des ambassadeurs tire en longueur

2007-06-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=36148

Les travaux de la 14ème session du Comité des Représentants Permanents (COREP), prévus pour prendre fin mardi, se poursuivent encore à huis clos, à Accra le capitale ghanéenne ou différents points inscrits à son ordre du jour sont examinés avec les soins requis par les ambassadeurs, a constate APA mercredi. La longueur des débats et leur prolongation traduisent l’importance des questions abordées.


Yar' Adua consulte l'opposition sur l'agenda du gouvernement d'unité

2007-06-27

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

Le président nigérian Umaru Yar'Adua devrait rencontrer mardi les leaders des principaux partis d'opposition du pays pour évoquer la formation d'un gouvernement d'unité. Le président, dont l'élection est contestée par le parti populaire du Nigéria (ANPP) et l'Action Congrès (AC), a indiqué que le gouvernement d'unité proposé accorderait des postes ministériels aux partis d'opposition afin d'être un gouvernement d'unité nationale.


La Diaspora et l’Intégration Africaine

2007-07-03

Hawa Ba

La diaspora doit jouer un rôle stratégique dans le Grand débat sur la marche vers une Union des Etats Africains et la réalisation effective de ce projet. Lors du débat de la société civile continentale, certains n’ont pas manqué de rappeler que des éminents membres de la diaspora ont été, tels William Dubois, Marcus Garvey, ont été parmi les plus virulents chantres de l’unification de l’Afrique et des Africains vivant sur le continent et ailleurs,il y a de cela plusieurs décennies.

Professeur Atukwei Okai, écrivain et poète, Secrétaire Général, de l’Association des Ecrivains Panafricaniste, estime que «c’est l’unique bénédiction dont les Africains de par leur histoire doivent profiter».

Pour lire la suite, aller à : http://www.pambazuka.org/aumonitor/comments/248/


Consultations : Addis Abeba ne répond pas…

2007-07-03

Hippolyte Djiwan (Panos – Oxfam)

Dans le processus de mise en place du gouvernement de l’Union africaine, les chefs d’Etat ont voulu rendre l’initiative populaire. Des consultations directes avec des secteurs représentatifs de l’opinion publique étaient prévues au niveau de chaque pays. Il était aussi question de permettre aux populations africains d’entrer dans le débat à travers le site web de l’Union africaine. La première option n’a pas fait recette (voir « La société civile trace un chemin aux Etats»), la seconde a avorté.

Pour se prononcer sur le Gouvernement de l’Union, toute personne le désirant devait pouvoir poster ses idées à l’adresse AUgovernment@africa-union.org Mais à la veille de l’ouverture du 9e Sommet d’Accr,a où cette idée de gouvernement fédéral demeure la question principale à l’ordre du jour, cet espace réservé sur le site de l’Ua est vide. Impossible d’y accéder. Bien avant que de naître, les «Etats Unis d’Afrique» vivent leur première carence technologique.
Dans le processus de mise en place du gouvernement de l’Union africaine, les chefs d’Etat ont voulu rendre l’initiative populaire. Des consultations directes avec des secteurs représentatifs de l’opinion publique étaient prévues au niveau de chaque pays. Il était aussi question de permettre aux populations africains d’entrer dans le débat à travers le site web de l’Union africaine. La première option n’a pas fait recette (voir « La société civile trace un chemin aux Etats»), la seconde a avorté.
Pour se prononcer sur le Gouvernement de l’Union, toute personne le désirant devait pouvoir poster ses idées à l’adresse AUgovernment@africa-union.org Mais à la veille de l’ouverture du 9e Sommet d’Accr,a où cette idée de gouvernement fédéral demeure la question principale à l’ordre du jour, cet espace réservé sur le site de l’Ua est vide. Impossible d’y accéder. Bien avant que de naître, les «Etats Unis d’Afrique» vivent leur première carence technologique.

«J’ai tout fait pour envoyer des contributions, en vain», regrette Désiré Assogbavi, responsable du Bureau de liaison d’Oxfam avec l’Union africaine. «Finalement, je me suis résolu à transporter des interviews que j’avais réalisées dans les bureaux de l’Union africaine, pour assurer les mises en ligne», ajoute-t-il. Impensable pour le commun des Africains, et même plus.

Ironie de l’histoire, les ministres en charge des Technologies de l’information et de la communication des pays africains, réunis du 18 au 20 avril 2006, au Caire, soulignaient «la nécessité de faire des Tic des instruments prioritaires de développement économique et social». Et c’est pour tomber sur cette carence. Un responsable d’Ong présent au sommet d’Accra lance, en rigolant : «Et pourtant ils ont payé plein de consultants pour le faire…».

Les Africains sur le continent, mais aussi la diaspora, a manqué d’un espace de discussion qui aurait pu fécond.

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Arts & livres

Global : 7 « nouvelles » merveilles du monde, Tombouctou candidate

2007-06-29

http://www.bbc.co.uk/french/highlights/story/2007/06/070614_tomboctou_7wonders.shtml

L'objectif de cet événement est d'actualiser les 7 merveilles du monde qui, pyramides d'Egypte mises à part, ont toute disparues. Tombouctou est le seul site sélectionné pour l'Afrique. L'idée vient d'un cinéaste canadien d'origine suisse, Bernard Weber qui prône le rafraîchissement du concept humaniste des 7 merveilles du monde.


Egypte : L’énigme Hatchepsout est résolue

2007-06-27

La momie de la mythique reine égyptienne a été formellement identifiée mercredi par les autorités égyptiennes. La reine qui se prenait pour un pharaon reposait au fond de la chambre funéraire de sa nourrice. La momie d’Hatchepsout, qui régna sur la Haute et la Basse Egypte pendant vingt ans durant le Nouvel Empire a été formellement identifiée, selon Zahi Hawass, le grand patron du Conseil suprême des antiquités égyptiennes.


RDC : Ni bibliothèques publiques, ni centre de documentation

2007-06-29

http://fr.allafrica.com/stories/200706290349.html

A l'accession de la RDC à l'indépendance, il existait plus de 300 bibliothèques, un grand centre de documentation et un grand dépôt d'archives. Quarante-sept ans après, aucun de ces structures ne survit. Le pays est dépourvu d'une bibliothèque, du centre de documentation et du dépôt d'archives national fonctionnel. Le système documentaire n'existe que de nom.


Soudan : "Make some noise", pour sauver le Darfour

2007-06-29

http://www.afrik.com/article12010.html

"Make some noise" : U2, Youssou N’Dour, Lenny Kravitz, Black Eyed Peas... chantent pour sauver le Darfour. Avec 'Make some noise', un double album de reprises des chansons de John Lennon, dans les bacs ce lundi dans l’Hexagone, c’est au tour des grandes stars de la musique d’apporter leur soutien au Darfour. Cet album s’inscrit dans le cadre d’une campagne lancée par Amnesty International pour «sensibiliser aux droits humains une nouvelle génération».





Moniteur de l'Union Africaine

Afrique : 'Le genre : Mon Agenda', pour l'intégration des femmes dans le futur Gouvernement de l'Union

2007-06-29

Le réseau des femmes de la société civile africaine a instamment appelé l'Assemblée Générale des Chefs d'Etat et de Gouvernement dont le Sommet est prévu du 1er au 3 juillet a Accra, a <inclure le principe de la parité dans l'Acte Constitutif du futur Gouvernement de l'Union> a l'occasion de sa 10ème Réunion Consultative sur l'intégration du genre dans l'Union Africaine, en marge du Sommet de l'UA tenue, à Accra, au Ghana, dans le cadre de la Campagne “Le Genre : Mon agenda” lancée en juin 2006 a Banjul.
Le réseau des femmes de la société civile africaine a instamment appelé l'Assemblée Générale des Chefs d'Etat et de Gouvernement dont le Sommet est prévu du 1er au 3 juillet a Accra, a <inclure le principe de la parité dans l'Acte Constitutif du futur Gouvernement de l'Union> a l'occasion de sa 10ème Réunion Consultative sur l'intégration du genre dans l'Union Africaine, en marge du Sommet de l'UA tenue, à Accra, au Ghana, dans le cadre de la Campagne “Le Genre : Mon agenda” lancée en juin 2006 a Banjul.

La réunion précède les sessions régulières de l'UA et regroupe un réseau de la société civile composée de plus d'une trentaine d'organisations travaillant sur les questions de genre et la promotion des droits des femmes en Afrique qui ont demande qu'une attention soutenue soit accordee aux femmes et aux questions de genre dans les domaines stratégiques ciblées par le futur gouvernement de l'Union.

Ouverte par Madame Hadjia Alima Mahama, Ministre Ghanéen des Femmes et des Enfants qui la 10eme Réunion Consultative a également demande que la Présidente du Comite des Femmes et la Président adjointe soient membres permanents du Conseil de Sécurité et de Paix et un renforcement de l'ECOSOCC.

La 10eme Réunion Consultative a aussi demande que des opportunités soient créées dans des établissements financiers spécialises, places sous le contrôle du futur gouvernement pour un renforcement des capacités économiques des femmes et a propose que des taxes soient prélevées sur les billets d'avion afin de financer les mécanismes du futur gouvernement.

La Réunion a par ailleurs passe en revue la mise en œuvre de la Déclaration Solennelle pour l'Egalité entre les Hommes et les Femmes en Afrique, adoptée par le Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement en juillet 2004, à Addis-Abeba.

Aussi, après avoir procède à la rédaction des premiers Rapports alternatifs, à Addis-Abeba, en janvier 2007, la société civile a redéfini ses stratégies en vue d'une meilleure intégration du genre dans les mécanismes de l'Union Africaine, a la lumière de l'étude sur le Gouvernement de l'Union devant conduire vers les Etats-Unis de l'Afrique qui a été présentée à la 7ème Session de l'Assemblée a Banjul, Gambie, en juillet 2006.

L'objectif clef de cette 10eme Réunion Consultative pour les membres de société civile de la Campagne : <Le genre Mon Agenda> était de s'assurer que les femmes sont entièrement incluses dans le processus de discussion et de consultation de cette intégration, non seulement aux niveaux plus élevés du gouvernement, mais également aux niveaux de la base. Les membres du réseau ont enfin tenu cette opportunité pour organiser un cours intensif sur la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Pour plus de détails sur Femmes Africa Solidarité (FAS) : www.fasngo.org
FAS est une organisation internationale de femmes bénéficiant d'un statut consultatif auprès de ECOSOC et qui travaille au renforcement des capacités des femmes africaines afin qu'elles puissent remplir un rôle de leadership dans les processus de construction de la paix et de résolution de conflit. Les programmes de FAS s'appliquent tout particulièrement dans les pays ravagés par les guerres comme dans les régions du fleuve Mano et des Grands Lacs. De même, FAS travaille en étroite collaboration avec des organes sous-régionaux et régionaux tels que ECOWAS et l'Union africaine afin d'assurer une meilleure implication des femmes dans les processus de prise de décision pour la paix et le développement.


10ème réunion consultative préalable au Sommet de l'Union africaine
23 - 24 juin 2007, Accra, Ghana

Suite...


Afrique : SOAWR, Pour un Gouvernement Continental qui prend en compte les droits des femmes et l'égalité genre

2007-06-29

Les organisations de femmes prenant part à un forum public à Accra au Ghana ont discuté de la proposition de l´Union Africaine sur un gouvernement continental et ont décidé que l´unité nécessitera la participation totale des femmes africaines et une action plus rapide en ce qui concerne le Protocole à la Charte Africaine des Droits des Peuples sur les Droits des Femmes.
Les organisations de femmes prenant part à un forum public à Accra au Ghana ont discuté de la proposition de l´Union Africaine sur un gouvernement continental et ont décidé que l´unité nécessitera la participation totale des femmes africaines et une action plus rapide en ce qui concerne le Protocole à la Charte Africaine des Droits des Peuples sur les Droits des Femmes.

Parlant à ce forum, un analyste de renom sur les questions du genre, Dr Dzodzi Tsikata a affirmé avec vigueur que « les Communautés Economiques Régionales ne sont pas les seuls blocs constitutifs de l´Union Africaine. Le Protocole sur les droits des Femmes Africaines est l´un des blocs constitutifs de l´avenir d´un gouvernement continental. Sans ceci, l'intégration continentale sera dénuée de sens pour la moitié de la population africaine».

Ayant appris que la ratification du protocole par le Ghana a été approuvée mais qu'il reste que le chef de l´Etat donne son accord, les groupes ont décidé d´introduire une demande d´audience auprès de son S.E, le Président Kufuor afin de discuter du sujet avec lui pendant le sommet.

Près de 200 hommes et femmes ont pris part à ce forum. Plusieurs participants ont été émus par de vibrants témoignages de jeunes femmes qui ont survécu à la pratique de Trokosi dans certaines communautés ghanéennes. « Que ce soit la pratique de Trokosi au Ghana ou la mutilation génitale féminine en Ethiopie, de telles pratiques culturelles nuisibles n´ont plus leur place dans une Afrique moderne » a déclaré Faiza Mohamed, Directrice de l'organisation Egalité Maintenant.

Le forum public a été organisé par la Coalition de la Solidarité pour les Droits des Femmes Africaines, une coalition Pan africaine qui a mené avec succès une campagne pour que les gouvernements puissent garantir les 15 ratifications nécessaires pour que le protocole entre en vigueur en Novembre 2005. Les femmes venant de plus de dix pays y compris le Kenya, le Zimbabwe, l´Ouganda, le Libéria, le Sénégal, le Soudan, le Burkina Faso et le Ghana entre autres y ont participé. La déclaration ci-jointe a été lue à la presse.

Contacter Hawa Ba 0245786375 pour les interviews et l'analyse de la proposition faite par les membres de la Coalition de la Solidarité pour les Droits des Femmes Africaines sur un Gouvernement Continental.

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Du ‘Grand Débat’ aux Grandes Actions pour une Afrique Unifiée

2007-07-03

Hawa Ba

« Accélérer l’Intégration Africaine et son Développement en ce XXIème Siècle : Perspectives et Défis du Gouvernement de l’Union », a été le thème autour duquel un réseau d’une centaine d’organisations de la société civile africaine de près de trente pays, de même que des Africains de la diaspora (Europe et Amérique du Nord) a débattu du 22 au 23 juin à Accra.

Au terme des deux jours de délibération, les participants ont convenu de la nécessité de mettre sur pied une union démocratique et participative. Entre autres avancées à réaliser, faire du Parlement Africain un corps législatif qui vote des lois valables à l’échelle continentale et qui veille à leurs pleine application est un préalable.

Pour lire la suite, aller à : http://www.pambazuka.org/aumonitor/comments/239/


Ombres et lumières sur les Etats Unis d’Afrique

2007-07-03

Amadou SIDIBE (Panos-Oxfam)

Le 9è sommet ordinaire des chefs d’Etat de l’Union africaine se tient du 1er au 3 juillet à Accra. Avec pour principal point à l’ordre du jour, la formation d’un gouvernement continental. Engagées depuis le sommet de 2005 à Syrte et poursuivi l’année dernière à Banul, les discussions auraient dû arriver à un consensus pour cette année. Mais la société civile africaine qui diagnostique le processus depuis une semaine, à Accra, en doute.

La question occupe quasiment tout l’agenda du 9e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine qui se tient du 1er au 3 juillet 2005. Cinquante ans après le début des indépendances africaines, la marche vers la création des Etats-Unis d’Afrique n’a jamais atteint un point aussi avancé. A ce sommet, il est question de voir comment concrétiser les rêves des pères du panafricanisme.

Seulement, la perspective n’est pas aussi près d’aboutir. Plus qu’un parachèvement, Accra pourrait n’être qu’une étape de plus. C’est la conviction la plus partagée par les organisations de la société civile africaine, qui ont anticipé sur le sommet depuis une semaine, pour discuter de la mise en place de ce gouvernement de l’Union africaine.
Le 9è sommet ordinaire des chefs d’Etat de l’Union africaine se tient du 1er au 3 juillet à Accra. Avec pour principal point à l’ordre du jour, la formation d’un gouvernement continental. Engagées depuis le sommet de 2005 à Syrte et poursuivi l’année dernière à Banul, les discussions auraient dû arriver à un consensus pour cette année. Mais la société civile africaine qui diagnostique le processus depuis une semaine, à Accra, en doute.

La question occupe quasiment tout l’agenda du 9e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine qui se tient du 1er au 3 juillet 2005. Cinquante ans après le début des indépendances africaines, la marche vers la création des Etats-Unis d’Afrique n’a jamais atteint un point aussi avancé. A ce sommet, il est question de voir comment concrétiser les rêves des pères du panafricanisme.

Seulement, la perspective n’est pas aussi près d’aboutir. Plus qu’un parachèvement, Accra pourrait n’être qu’une étape de plus. C’est la conviction la plus partagée par les organisations de la société civile africaine, qui ont anticipé sur le sommet depuis une semaine, pour discuter de la mise en place de ce gouvernement de l’Union africaine.

Avant que les chefs d’Etat et de gouvernement ne débarquent à Accra, des centaines de représentants d’organisation de femmes, de défense des droits de l’homme, de lutte contre la pauvreté, ainsi que des syndicalistes, des Ong nationales et internationales ont pris en charge le débat. Les 22 et 23 juin, ils étaient plus de cent cinquante participants, représentant une centaine d’organisations venant de trente pays, à participer à une rencontre sur les perspectives et les défis d’un gouvernement de l’Union africaine. Des propos qui montaient ici et là, on sentait que le pessimisme était la chose la plus partagée.

«La montagne va acoucher d’une souris», clamaient sans détour Fanta Coulibaly et Modibo Coulibaly. Membres de la section malienne d’Alliance contre la pauvreté au Mali (Gcap), leur conviction est que des urgences ont été oubliées en cours de route. Comme si on avait sauté des étapes pour précipiter un processus non encore abouti.

«Qu’a-t-on fait pour faciliter la circulation des personnes et des biens, pour harmoniser les cordons douaniers, pour établir une complémentarité des Etats en termes de besoins, pour l’établissement d’un passeport africain, pour promouvoir nos langues nationales ?...», s’interrogeaient-ils en chœur. Les questions tombent pêle-mêle, pour montrer qu’un fédéralisme aussi poussé ne peut se bâtir sans avoir pris en compte, au préalable, certains aspects économiques, culturels, et sociaux. En somme qu’«on met la charrue avant les bœufs».

Vice de procédure

Des consultations nationales étaient prévues avant le sommet d’Accra. Les chefs d’Etat les avaient jugées nécessaires pour poser le débat sur le Gouvernement de l’Union à la base. Elles devaient impliquer la société civile, le secteur privé, les intellectuels, les populations à la base, etc., mais n’ont pas été menées comme attendu. Sur les cinquante-deux Etats africains, seuls sept ont mis en branle le processus. Sans toujours aller à des débats larges et populaires. Ici ou là, on a eu droit à des rencontres en cercle fermé.

«Les populations ne sont au courant de rien», pas plus que la diaspora n’a été assez impliquée, regrettent de membres de la société civile. Représentant la Rencontre africaine des droits de l’homme (Sénégal), Aboubacry Mbodj estime que cette maldonne est préjudiciable. «Si le Gouvernement de l’Union se réalise, qu’il le soit en tenant compte des aspirations des populations», note-t-il.

Avocat près la Cour d’Appel de Cotonou et consultant, Zakari Djibril Sambaou soutient n’avoir entendu parler d’une quelconque consultation des populations béninoises sur la question. «Je n’arrive pas à comprendre que de pareils débats se déroule sur le plan continental et que mon pays ne soit pas dans la dynamique», lance-t-il. Responsable du Bureau de liaison d’Oxfam avec l’Union africaine, basé à Addis Abeba, Désiré Assogbavi rappelle pourtant que «ce sont les chefs d’Etats eux-mêmes qui avaient pris la décision de faire ces consultations nationales avant d’aller plus loin».

La courte liste de ceux qui ont respecté leurs engagements ne comprend que le Sénégal, le Ghana, l’Ethiopie, le Nigeria, la Libye, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Kenya.

Trop maigre pour parler d’une «volonté populaire africaine» d’aller vers les Etats Unis d’Afrique. Les critiques de la société civile ne visent pas à mettre un frein sur le processus de mise en place d’un Etat fédéral. Ces organisations sont même sur des positions plus avancées que les volontés affichées par les Etats. «Il faut absolument que les Etats africains se regroupent en vue de parler d’une seule voxi. C’est le meilleur moyen pour relever les défis qui s’imposent à eux», confie le Béninois Zakari Djibril Sambaou. Défis économiques et politiques, mais aussi pour la paix et la sécurité sur le continent.

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L’Unification de l’Afrique Ici et Maintenant

2007-07-03

La mise sur pied prochaine ou non du Gouvernement de l’Union Africaine a été au centre des débats lors du forum organisé 19 au 21 juin 2007 à Accra par Africa Governance Monitoring and Advocacy Project (AfriMAP) et l’Institut pour la Gouvernance Démocratique (IDEG) et la coalition de la société civile ghanéenne sur le sommet de l’Union Africaine en prélude au sommet de l’Union Africaine du 1er au 3 juillet prochain à Accra.

S’appuyant sur le projet de document de l’Union Africaine intitulé « Etude sur un Gouvernement de l’Union Africaine : vers les Etats-Unis d’Afrique », Doudou Sarr, Consultant de l’Union Africaine sur le Gouvernement de l’Union a expliqué que le présent carnet de route trace la marche vers la mise sur pied complète de l’unification complète en trois étapes dont le point culminant en 2015 sera l’édification d’une union qui sera pleinement opérationnelle.

Pour lire la suite, aller à : http://www.pambazuka.org/aumonitor/comments/238/


La société civile trace un chemin aux Etats

2007-07-03

Mohamed GUEYE (Panos - Oxfam)

Un nouveau jour devrait se lever le 4 juillet, au lendemain du 9e sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine, sur le continent. Seulement, il n’est pas dit que le gouvernement fédéral attendu à cette échéance verra le jour. Pour la société civile africaine le processus a été mal enclenché. Et au-delà des critiques, elle offre des pistes.

A quelques jours de l’ouverture du Sommet des chefs d’Etats de l’Union africaine à Accra (1er – 3 juillet), il n’est pas certain que la mise en place d’un Gouvernement de l’Union puisse connaître des avancées notables. Les observateurs s’attendent plutôt, au vu de la manière dont les débats sont posés jusqu’à présent, à ce que l’on aboutisse à une solution hybride. Elle consisterait à accroître les pouvoirs de la Commission de l’Union africaine… en attendant. Une solution transitoire qui colle au vœu de chefs d’Etat qui souhaitent un audit de cette institution après quatre ans de fonctionnement, avant de passer à une phase supérieure.
Le fait est que si certains dirigeants affichent une volonté de voir les Etats du continent africain se doter d’institutions communes solides, pour gérer certains domaines, l’engagement ne dépasse pas souvent le stade du vœu pieu. Les membres de la société civile qui ont investit Accra une semaine avant le sommet de l’Ua, pour débattre de la mise en place d’un gouvernement fédéral africain, ont pu en faire le constat. Mais derrière le doute qui les anime, l’espoir subsiste de convaincre les dirigeants du continent de s’accorder sur un «minimum acceptable par tous». Ceci afin que le processus fédérateur ne soit pas uniquement porté par les discours et connaisse un début de réalisation.
Les discussions des chefs d’Etat auraient pu avoir une base plus légitime, si les étapes préalables décidés lors de leur dernier sommet, à Banjul, avaient été respectées. Entre autres, les consultations qui devaient être organisées au niveau de chaque pays, impliquant les communautés de base, la société civile, les intellectuels, etc. Mais seuls le Ghana, l’Ethiopie, le Nigeria, la Libye, le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Kenya ont respecté cet engagement. Et même pour ce qui est du Sénégal, on note que c’est dans les dernières semaines avant ce sommet que le ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a multiplié les initiatives pour poser le débat avec les universitaires, la société civile, le secteur privé, etc. Cette approche tardive a été critiquée, mais en dehors du Ghana, des iniatitives de consultations déconcentrées, impliquant la base, n’ont pas été annoncées pendant les discussion nourries par la société civile.

Faute de quoi, la société civile réunie les 22 et 23 juin à Accra, autour du thème «Accélérer l’intégration africaine et le développement au 21e siècle – Perspectives et défis pour un Gouvernement de l’Union» a tenté de baliser la voie avec des recommandations faites aux chefs d’Etat attendus pour le sommet.

Dans le communiqué final en vingt-deux points qu’ils ont publié, les préoccupations soulevées posent la nécessité d’un «processus participatoire et démocratique», la prise en compte des normes en vigueur en matière de droits et de gouvernance politique, une souveraineté partagée et des institutions exécutives à dimension continentale, ainsi que le renforcement des organisations régionales et des institutions locales. Mais surtout, une citoyenneté africaine au-dessus des citoyennetés nationales.

Le président en exercice de l’Ua, le Ghanéen John Kuffuor, se serait engagé à porter ces recommandations au niveau de ses pairs.

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Gouvernement de l'Union : Ces étapes à ne pas sauter

2007-07-03

Marceline ILBOUDO (Panos – Oxfam)

Les textes juridiques abondent, les rencontres au sommet se multiplient, mais l’Union africaine (Ua) tarde à traduire le rêve panafricain qui l’a fait naître. Pour nombre de membres de la société civile africaine qui se réunit à Accra depuis une semaine, en prélude au sommet des chefs d’Etat (1er au 3 juillet), et dont l’agenda est essentiellement focalisé sur la mise en place d’un gouvernement de l’Union, un tel processus doit éviter les vices de formes. Et il n’en manquerait pas.

Pour les représentants de la centaine d’Ong et d’associations qui se sont retrouvées à Accra, il importe de se méfier d’une initiative «imposée du sommet». Arriver à un Etat fédéral, pour nombre d’entre eux, passe par des urgences à prendre en compte aux plans économique, politique, social, etc.
Les textes juridiques abondent, les rencontres au sommet se multiplient, mais l’Union africaine (Ua) tarde à traduire le rêve panafricain qui l’a fait naître. Pour nombre de membres de la société civile africaine qui se réunit à Accra depuis une semaine, en prélude au sommet des chefs d’Etat (1er au 3 juillet), et dont l’agenda est essentiellement focalisé sur la mise en place d’un gouvernement de l’Union, un tel processus doit éviter les vices de formes. Et il n’en manquerait pas.

Pour les représentants de la centaine d’Ong et d’associations qui se sont retrouvées à Accra, il importe de se méfier d’une initiative «imposée du sommet». Arriver à un Etat fédéral, pour nombre d’entre eux, passe par des urgences à prendre en compte aux plans économique, politique, social, etc.

Lors de la rencontre organisée par l’Institut Démocratie et Gouvernance, les 22 et 23 juin, pour poser «les défis d’un Gouvernement de l’Union», la préoccupation essentielle était axée sur l’intégration des peuples avant celle des Etats. Ce qui passe, entre autres, par l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens, l’existence d’une citoyenneté africaine que traduirait l’existence d’un passeport unique, la mise en place de points focaux au sein des ministères chargés des Affaires étrangères pour servir de relais, etc.

Il importe aussi, pour la société civile africaine, dans ce processus, d’améliorer la gouvernance, la démocratie, le respect des droits humains, afin de mettre les populations en confiance et susciter leur adhésion à cette intégration.

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« Oui pour le gouvernement à l’échelle continental, mais de façon progressive »

2007-07-03

Hippolyte DJIWAN (Panos - Oxfam)

La marche vers le gouvernement de l’Union africaine doit être « progressive ». C’est le point de vu exprimé par le Ministre béninois des affaires étrangères Moussa Okanla. C’était le 28 juin 2007, au Centre international de conférence à Accra où se tenait la onzième session des ministres des affaires étrangères. Avec lui nous avons parlé aussi des APE, du passeport africain, du MAEP et de la corruption.

Le terme central de la 9è réunion des chefs d’Etat est le gouvernement de l’Union pour aller vers les Etats Unis d’Afrique. Quelle est la position du Bénin ?

Pour le principe, le Bénin pense qu’on doit aller vers ce gouvernement à l’échelle continental. Mais de façon progressive c'est-à-dire qu’il faut des étapes. Quand le problème a été posé, trois opinions se sont dégagées. Celle qui propose le renforcement des institutions actuelles de l’Union Africaine. La seconde est celle proposée par le président Wade. Elle a une approche fédéraliste, chaque pays gardant sa souveraineté. La troisième position est celle du président libyen. Elle indique qu’il faut aller à une union politique, avec un gouvernement à l’échelle continentale et la disparition de la souveraineté nationale.
La marche vers le gouvernement de l’Union africaine doit être « progressive ». C’est le point de vu exprimé par le Ministre béninois des affaires étrangères Moussa Okanla. C’était le 28 juin 2007, au Centre international de conférence à Accra où se tenait la onzième session des ministres des affaires étrangères. Avec lui nous avons parlé aussi des APE, du passeport africain, du MAEP et de la corruption.


Le terme central de la 9è réunion des chefs d’Etat est le gouvernement de l’Union pour aller vers les Etats Unis d’Afrique. Quelle est la position du Bénin ?

Pour le principe, le Bénin pense qu’on doit aller vers ce gouvernement à l’échelle continental. Mais de façon progressive c'est-à-dire qu’il faut des étapes. Quand le problème a été posé, trois opinions se sont dégagées. Celle qui propose le renforcement des institutions actuelles de l’Union Africaine. La seconde est celle proposée par le président Wade. Elle a une approche fédéraliste, chaque pays gardant sa souveraineté. La troisième position est celle du président libyen. Elle indique qu’il faut aller à une union politique, avec un gouvernement à l’échelle continentale et la disparition de la souveraineté nationale.

Lorsque se problème s’est posé au Bénin, nous avons eu à consulter toutes les structures officielles et non officielles, les institutions de la république et les organisations de la société civile. Résultat, l’approche progressive est celle qui est retenue.

Pour nous, il existe déjà au niveau régional un certain nombre de structures telles que la Cedeao et l’Uemoa qu’il faut renforcer. A partir de là, il faut aller progressivement vers l’Union africaine. Cela demande une sorte de feuille de route et des étapes.


Entre la CEDEAO et l’UEMOA, laquelle des deux institutions faut-il renforcer ?

Il faut renforcer les deux. Elles concourent à une résultante qui est l’unité de la sous région. Au niveau de l’UEMOA, il y a l’histoire et la réalité de la même monnaie. Alors qu’avec la CEDEAO il y a déjà les barrières linguistiques et nous avons plusieurs monnaies.


Les deux institutions ne se télescopent-elles pas quand il s’agit d’aller aux négociations avec des partenaires étrangers ?

Non. Chaque institution fonctionne et quelque part cela renforce. La période de l’opposition francophone anglophone a disparu. Depuis 1975, nous avons la CEDEAO. Le Nigéria et ses voisins entretiennent des relations beaucoup plus interdépendantes ayant un impact direct sur la vie des gens qu’avec par exemple la France. De même, les pays francophones ont une longue histoire d’échange. Dans cet ensemble, le Nigéria et le Ghana ont un poids démographique important qu’on ne saurait ignorer dans la prise des décisions touchant la sous région.


Ceux qui s’opposent à l’idée de progression disent que cela fait quarante ans que des institutions existent. Pourtant l’union n’a pas vu le jour ?

L’Afrique n’a que 45 à 50 ans d’indépendance. Le premier pays à célébrer son indépendance à cinquante ans est le Ghana. En fait, les premières années de l’indépendance ont été consacrées à la décolonisation de l’Afrique. La préoccupation a été donc politique. Après la fin de la guerre froide, les préoccupations économiques ont resurgi.

Or les pays africains sont faibles, et ce n’est qu’à l’intérieur de structures économiques plus grandes que ces pays peuvent s’en sortir. Quand vous prenez le cas du Bénin, il fait un peu plus de 7 millions d’habitants, mais a un voisin de 140 millions d’habitants. Le Bénin est aussi lié aussi aux pays de l’inter land : le Niger, le Burkina et le Mali. Notre économie est une économie régionale parce qu’une partie de nos relations se font avec les pays voisins.


Est-ce que les pays à faible démographie sont plus frileux que les autres pour aller vers un gouvernement continental parce qu’ils ont peur de perdre leur souveraineté ?

Les atouts et les contraintes à l’intégration africaine surtout au niveau régional change d’une région à l’autre. En Afrique de l’Ouest, la notion d’’intégration date de la période précoloniale. Il y a eu des empires précoloniaux qui étaient multiethniques et qui dépassaient bien une région données. Les peuples avaient l’habitude de brassage. Il n’y a pas de barrière naturelle. Entre le Bénin et le Togo, il y a 600 km de frontière, il n’y a pratiquement pas de barrière. Il en est de même pour le Nigeria, le Niger. A partir de ce moment il y a un mouvement de base.

Mais en Afrique centrale, le problème est plus difficile à cause de la topographie et de la flore. C’est une région de forêt. On ne circule pas facilement. Les routes sont difficiles à construire et il pleut beaucoup. Ces peuples sont aussi relativement isolés et ont été isolés dans l’histoire. Ensuite, il y a des peuples qui ont plus de potentialité que d’autres. Ceux là développent se protègent et craignent d’être envahis par les voisins qui ont 15, 20 ou 40 fois leur population. En ce moment il peut avoir des comportements d’exclusion qu’on retrouve d’ailleurs en Europe.


Les populations sont prêtes à se déplacer d’un point à l’autre du continent. Est-ce que ce n’est pas au niveau politique qu’il y a des obstacles?

Généralement, ce n’est pas tellement au niveau politique, mais au niveau du déroulement des activités au jour le jour. Si vous prenez votre véhicule d’Accra, sans immatriculation ghanéenne, avant d’arriver à Lagos, vous serez arrêté plusieurs fois par la police. Mais ce n’est pas ce qui est demandé. Le problème se pose aujourd’hui en termes de grand débat contre la corruption qu’on observe malheureusement partout. La corruption est un frein et ce n’est pas l’homme politique qui demande d’ériger des barrières à tous les niveaux.


La société civile présente à Accra prône un passeport africain. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Il ne faudrait pas que le passeport unique soit une fixation. Ce sera le produit d’une évolution. Quand se sera le moment, on le fera car il y a des problèmes qu’il ne faut pas ignorer. L’héritage juridique n’est pas le même au Nigeria qu’au Bénin. L’intégration régionale selon les théoriciens commence par ce qu’on appelle la zone de libre échange, ensuite l’union douanière, le marché commun, l’union économique et l’union politique.

Ce qu’il faut retenir c’est que la volonté de s’intégrer est là, parce qu’elle répond à la volonté des peuples. Dans les zones frontalières les gens circulent sans aucune contrainte.


Quelle est votre position M. le ministre sur les Accords de partenariat économique que l’Union européenne appelle l’Afrique à signer avant le1er jan 2008 ?

La question des relations entre l’Union européenne et l’Afrique est une question délicate. C’est un débat permanent dans la mesure où la globalisation constitue une menace pour certaines économies. Dans ce contexte les africains ont intérêt à signer certains partenariats pour la simple raison qu’il faut protéger leur économie. En Amérique latine par exemple, la production de banane se fait par les multinationales alors qu’au Cameroun, c’est une activité des petits planteurs. Il est difficile de mettre les producteurs là où on produit à l’échelle massive en face de petits producteurs qui peuvent disparaître du jour au lendemain.


En langage moins diplomatique, est-ce que cela signifie que les Africains doivent rejeter les APE tel que cela se présente aujourd’hui ?

En relation internationale, on négocie. Il ne faut pas avoir des positions tranchées. Il faut aller progressivement. La capacité à gagner dépend aussi de celle à négocier et à comprendre la situation. Je suis très heureux qu’une nouvelle génération d’Africains apparait. Une génération plus outillée sur le plan de l’expérience, sur le plan intellectuel… Et si cette génération arrive à émerger partout comme c’est le cas du Bénin avec le Président Yayi Boni, on peut beaucoup espérer. Nos interlocuteurs vont se trouver en face d’une nouvelle génération d’Africains qui placent le développement de l’Afrique au cœur de tout.

L’Afrique est en train d’avoir une nouvelle chance de gagner beaucoup de ressources. Mais il faut savoir utiliser les ressources de cette seconde chance, au lieu de gaspiller et d’aller d’acheter des châteaux et des appartements en Europe comme si un jour on va fuir le l’Afrique.

L’Union européenne a une position tranchée. Ils soutiennent que les Africains n’ont d’autre choix que de signer les APE.
Je ne voudrais pas trop insister sur le sujet dans la mesure où je n’ai pas tous les éléments.


Lors de la rencontre entre les leaders Africains et les autorités chinoises à Beijing, les africains sont allés en rang dispersé. Est-là une bonne stratégie ?

C’est tout à fait normal. C’est le premier appel.


Depuis quelques temps, l’Afrique s’est doté d’un outil. Le Mécanisme Africain d’évaluation des pairs (MAEP). Comment fonctionne t-il au niveau de l’UA ?

Au niveau de l’UA, les Africains veulent désormais pouvoir dire à leurs pairs ce qui ne va pas. Lorsqu’on pays est évalué, il l’est par les autres. Depuis quelques temps, la notion de souveraineté des Etats est de plus en plus battue en brèche parce que c’est le bonheur des peuples qui est important. Alors, un pays africain ne peut pas se taire par exemple sur la violation des droits de l’homme chez ses voisins. Car le jour où cela explose, les populations prennent leur jambe au cou et cela entraîne les conséquences graves dont le problème des refugiés.


Vous parliez tout à l’heure de corruption, c’est un mal qui ronge la société béninoise. Le président Yayi Boni l’a inscrit comme priorité dans son agenda. Où en somme-nous ?

Il y de grands progrès qui ont été faits. Il y a beaucoup d’affaire devant la justice. La corruption se présente sous plusieurs formes et ce n’est pas souvent facile de les déceler. Le Bénin est un Etat de droit. Si quelqu’un est pris, ce n’est pas le président Yayi Boni qui va le jeter en prison. Il y a une procédure et cela peut être long parfois. Hélas la population ne le comprend pas souvent. Ce n’est vraiment pas facile de lutter contre la corruption.


Propos recueillis par Hippolyte DJIWAN

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Lancement d’un Passeport des Citoyens Africains

2007-07-03

Hawa Ba

Il est vert, comporte un logo africain et appelle les gouvernements africains à permettre à son détenteur de « librement passer, commercer, travailler et résider dans toutes les parties de l’Afrique avec pleins droits, devoirs et responsabilités de citoyenneté : c’est le Passeport des Citoyens Africains !

Plusieurs organisations de la société civile africaine ont ensemble élaboré un Passeport des citoyens Africains et ont procédé à son lancement ce vendredi 22 juin à accra, Ghana.

Un exemplaire du Passeport a été symboliquement confectionné pour le Ministre ghanéen des Affaires Etrangères Honorable Nana Akuffo Addo lors de la Conférence du pré sommet continental organisée le mouvement des citoyens africains pour la levée des restrictions en matière de voyage à l’intérieur de l’Afrique par les gouvernements africains comme une condition préalable pour la citoyenneté africaine.

Pour lire la suite, aller à : http://www.pambazuka.org/aumonitor/comments/240/


Le Passeport du Citoyen Africain Remis au Ministre Gadio

2007-07-03

Hawa Ba

Un Sénégalais qui veut se rendre au Kenya doit aller chercher son visa auprès de l’ambassade de Grande Bretagne à Dakar. De même, un Kenyan désirant aller au Sénégal verra sa demande de visa traitée par l’ambassade de France à Nairobi. «Une aberration» pour la coalition d’organisations de la société civile africaine, dont ActionAid, Fahamu, Oxfam, etc., qui a procédé, le 28 juin, au lancement officiel du Passeport du Citoyen Africain. Un événement qui a eu lieu à Accra, après la cérémonie d’ouverture du Conseil des ministres africains des Affaires étrangères.

Pour lire la suite, aller à : http://www.pambazuka.org/aumonitor/comments/250/


Une série de Papiers sur les Etats-Unis d’Afrique

2007-07-03

Hawa Ba

L’Institut d’Etudes de Sécurité (IES), base à Pretoria, Afrique du Sud, a contribué à sa manière au ‘Grand Débat sur le Gouvernement de l’Union’ en procédant au lancement de sept publications sur les Etats-Unis d’Afrique, ce mercredi 27 juin a Accra. Les cinq sont en Anglais et les deux restants en Français.

Ces documents qui sont une contribution au débat sur les Etats-Unis d’Afrique couvrent les domaines suivants : les préalables et perspectives d’avenir, les défis a relever, les moyens de traduire les valeurs et principes de l’Union Africaine en politique et pratique, la question de la souveraineté, le positionnement du Parlement Panafricaine et de la Cour Africaine de Justice dans le débat politique sur l’Union.

Pour lire la suite, aller à : http://www.pambazuka.org/aumonitor/comments/249/





Femmes & genre

Afrique : Une dimension genre pour le futur Gouvernement de l’Union

2007-06-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=35912

La société civile africaine a réclamé vendredi à Accra la prise en compte des questions de genre au sein des instances de l’Union africaine au cours d’une réunion consultative à la veille du sommet des Chefs d’Etat prévu début juillet dansla capitale ghanéenne. L’objectif de cette réunion est de s’assurer que les femmes sont entièrement incluses dans le processus de discussion et de consultation de cette intégration possible.


Gambie : Les mariages forcés accouchent de drames précoces

2007-06-27

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4719

En Gambie, pour échapper au mariage forcé, certaines adolescentes fuguent ou se suicident, d’autres éliminent leurs époux. Grâce à la croisade des ONG, les autorités demandent que la loi soit désormais appliquée dans toute sa sévérité à l'égard des hommes âgés qui veulent épouser des mineures contre leur gré. Depuis le début de l'année, une dizaine de filles de 13 à 15 ans se sont ainsi suicidées pour échapper à des mariages forcés.


Guinée : Des milliers de jeunes filles traitées en esclaves

2007-06-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=35493

Des milliers de jeunes filles employées comme domestiques en Guinée vivent dans des situations analogues à l’esclavage, et nombre d’entre elles sont victimes de traite, a appris APA samedi auprès de l’organisation Human Rights Watch. « Les jeunes filles domestiques sont victimes d’exploitation au travail et de mauvais traitement », a indiqué le rapport de HRW publié à l’occasion de la Journée internationale de l’Enfant africain.


Mali : Les femmes sont sous-représentées dans les entreprises

2007-06-29

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=PAN70027lesfesesirp0

Les femmes représentent en moyenne seulement 17% des actionnaires des entreprises maliennes, révèle un recensement industriel réalisé en 2006 par le ministère malien de l'Industrie et du Commerce. Selon cette étude, une répartition des actionnaires par nationalité fait ressortir que 18% des actionnaires maliens sont des femmes contre 12% au titre de la communauté étrangère du Mali.


Sénégal : 118 villages renoncent à la pratique de l'excision

2007-06-29

http://www.grioo.com/info10760.html

Cent dix-huit villages de deux régions méridionales du Sénégal ont publiquement déclaré cette semaine avoir abandonné la pratique de l'excision et des mariages précoces au cours d'une cérémonie organisée à Oulampane par l'ONG TOSTAN en collaboration avec l'UNICEF. Cet évènement résulte d'un processus de prise de décision communautaire initié par des femmes ayant suivi des cours d'éducation aux droits humains.





Droits humains

Madagascar : Une loi contre l'exploitation sexuelle des enfants

2007-06-29

http://fr.allafrica.com/stories/200706290104.html

Selon de récents rapports, l'exploitation sexuelle des enfants est très répandue sur l'île de Madagascar, où dans le cadre d'un trafic à l'échelle nationale, des trafiquants emmènent leurs jeunes victimes des zones rurales pauvres jusqu'aux destinations touristiques les plus prisées. Certains trafiquants pourraient recruter des enfants issus de milieux ruraux pour effectuer des travaux domestiques dans les zones urbaines.


Niger : Dénonciation de la culture de l'impunité

2007-06-29

http://www.grioo.com/info10783.html

La situation des droits de l'homme est préoccupante au Niger du fait notamment du "dysfonctionnement de la justice" et de la "culture de l'impunité", a déclaré mercredi le président de l'Association nigérienne de défense des droits de l'homme (ANDDH), Khalid Ikiri. Le président de l'ANDDH a dénoncé la lenteur judiciaire et les mauvaises conditions de détention tous phénomènes qui, a-t-il dit, "font que le justiciable ne croit que peu à la justice".


Tunisie : Un ex-détenu à Guantanamo dénonce «les conditions inhumaines»

2007-06-27

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

Un ex-détenu tunisien de Guantanamo, Abdullah Ben Omar Hajji, récemment remis aux autorités tunisiennes, a dénoncé mardi «les conditions inhumaines» dans lesquelles s'est déroulé son rapatriement et «les tortures» qu'il dit avoir subies pendant les cinq ans de sa détention sur la base militaire américaine à Cuba. L'ex-pensionnaire de Guantanamo a fait ces révélations lors d'un entretien avec Me Samir Ben Amor.


Zimbabwe : Esclavage « légitimé »

2007-06-27

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=72851

Des organismes de défense des droits humains ont dénoncé, dans un rapport publié récemment sur le sort du million d’ouvriers agricoles que compte le Zimbabwe, les salaires de misère et les quelque 10 000 décès d’ouvriers agricoles provoqués par la politique publique de redistribution des terres. Auparavant, les propriétaires agricoles étaient pour la plupart blancs ; aujourd’hui, ce sont majoritairement des Noirs.





Réfugiés & migration forcée

Global : La difficile situation des personnes déplacées

2007-07-03

http://web.amnesty.org/pages/refugees-190607-feature-fra

À travers le monde, les gouvernements et les médias continuent de présenter les demandeurs d’asile comme un problème plutôt que comme des personnes qui fuient des atteintes à leurs droits humains. Ce n’est pourtant pas un crime d’aller chercher asile et protection dans un autre pays; c’est même un droit humain. Bien trop souvent, ceux qui ont dû quitter leur foyer et fuir leur pays sont décrits comme des «criminels» ou des «clandestins».


RDC : 4.000 Congolais en instance d'être refoulés de Grande-Bretagne

2007-06-29

http://www.grioo.com/info10715.html

Le gouvernement britannique est déterminé à rapatrier quelque 4.000 Congolais ayant immigré clandestinement en Grande-Bretagne, a annoncé l'actuel ambassadeur de ce pays en RD Congo, Andrew Sparkes, jeudi 21 juin dernier à l'issue d'une audience chez le ministre d'Etat congolais aux Affaires étrangères et à la Coopération internationale, Antipas Mbusa Nyamwisi.


Somalie : Des milliers de civils hors de Mogadiscio

2007-06-29

http://fr.allafrica.com/stories/200706280717.html

Plus de 3 500 civils ont fui la capitale somalienne de Mogadiscio ce mois-ci, en raison de l'escalade des violences dans la cite côtière, particulièrement marquée depuis quelques semaines, et même si 33.000 y sont retournées, certains quittent à nouveau la ville après avoir constaté la destruction de leurs maisons, affirme aujourd'hui le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).


Soudan : Accélération du rapatriement de réfugiés au Sud

2007-06-27

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=72862

Les opérations de rapatriement des réfugiés soudanais vivant dans les pays voisins se sont multipliées en prévision du recensement qui aura lieu début 2008 dans le Sud Soudan, a fait savoir le Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Le HCR prend en charge près de 686 000 réfugiés soudanais vivant dans les différents pays où l’agence onusienne est présente.





Mouvements sociaux

Madagascar : Les étudiants durcissent la grève

2007-06-29

http://fr.allafrica.com/stories/200706290375.html

Les étudiants de Vontovorona ont pris d'assaut, hier, l'esplanade d'Ankatso pour organiser leur grève. Les responsables se donnent dix jours pour résoudre le problème. Les choses commencent à s'aggraver au campus de Vontovorona. Après le barrage dressé à Alakamisy-Fenoarivo, les étudiants sont venus, hier, occuper, cette fois la rentrée d'Ambohitsaina. Ils sont nombreux à venir au rendez-vous pour barrer le passage à l'université.


Mali : Première journée de grève largement suivie

2007-06-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=36105

La première journée d’une grève générale de 48 heures, décrétée par l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) pour réclamer une augmentation générale de salaires, a été bien suivie mardi à Bamako. Les départements ministériels, l’administration d’Etat ainsi que plusieurs autres établissements publics et privés de la capitale malienne ont, tout au long de la journée de mardi, tourné au ralenti.


RDC : Marche des journalistes

2007-06-29

http://fr.allafrica.com/stories/200706280816.html

En réceptionnant, a-t-il dit, le mémo des organisations professionnelles des médias par honnêteté intellectuelle et par respect pour le métier d'informer, le ministre de la Défense, Chikez Diemu, a involontairement lancé le débat autour du choix de l'armée pour le dépôt d'un document à soubassement politique. Pour d'aucuns, la presse a frappé à une mauvaise porte, l'armée étant apolitique.





Elections & gouvernance

Comores : Des élections assombries par Anjouan

2007-06-27

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=72943

Le bon déroulement du deuxième tour de l’élection présidentielle dans deux des trois îles de l’Union des Comores a été éclipsé par la poursuite de la crise politique que traverse Anjouan, la troisième île de l’archipel. Le système électoral complexe de cet archipel de l’océan Indien prévoit l’instauration d’un gouvernement semi autonome et d’un président dans chaque île –avec un système de rotation pour la présidence du gouvernement de l’Union.


Congo : Un taux d’abstention de plus de 50% aux législatives

2007-06-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=36139

Le taux d’abstention serait de plus de 50% au premier tour des législatives congolaises de dimanche dernier, a appris APA mercredi à Brazzaville des sources concordantes. Selon ces sources, 45% à 50% des électeurs congolais n’ont pas pu accomplir leur devoir civique dimanche dernier en raison des imperfections et des dysfonctionnements ayant caractérisé le déroulement du premier tour de scrutin sur toute l’étendue du territoire national .





Afrique & Chine

Sénégal : L'ambasadeur de Chine face aux étudiants

2007-07-03

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-07/03/content_451112.htm

L'ambassadeur de Chine au Sénégal, Lu Shaye, a prononcé lundi un discours fleuve devant un parterre d'étudiants et de professeurs du Centre d'études des Sciences et Techniques de l'Information (CESTI) à Dakar, essentiellement sur la coopération sino-africaine, a constaté un correspondant de l'Agence Xinhua (Chine Nouvelle). Le diplomate chinois a survolé un demi- siècle de rapprochement entre la Chine et le continent africain.


Afrique : Pékin lance le Fonds de Développement Chine-Afrique

2007-06-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=36129

La Chine a institué mardi le Fonds de Développement Chine-Afrique d’un montant d’un milliard de dollars pour financer le commerce et l’investissement des entreprises chinoises en Afrique. La création de ce fonds a été l’une des huit mesures arrêtées par le Président Hu Jin Tao lors du troisième sommet Chine-Afrique qui s’est tenu en novembre dernier à Pékin.


Afrique : La Chine «comprend mieux les besoins des Africains»

2007-06-29

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

La Chine, dont l'influence en Afrique ne cesse de grandir, comprend «mieux les besoins» des Africains que l'Union européenne, ont affirmé jeudi à Bruxelles des responsables chinois. «L'Europe et les États-Unis sont évidemment des partenaires importants de l'Afrique. Mais avec la Chine, pays en développement, c'est une forme de coopération sud-sud», a estimé Liu Guijin, représentant spécial du gouvernement chinois pour l'Afrique.


Algérie : Rumeur sur l'enlèvement d'ouvriers chinois

2007-06-29

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=XIN70027unhausionih0

Le ministre d'Etat algérien et ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Noureddine Yazid Zerhouni a démenti catégoriquement lundi une rumeur sur l'enlèvement d'ouvriers chinois travaillant pour l'autoroute est- ouest d'Algérie. "Il s'agit là d'une information dénuée de tout fondement, qui porte préjudice au pays", a fait remarquer le ministre algérien, ajoutant qu'aucun ressortissant chinois "n'a été kidnappé ni à Alger, ni ailleurs".





Corruption

Cameroun : 50 ans de prison pour détournement de fonds publics

2007-06-29

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

La justice camerounaise a frappé un grand coup en infligeant jeudi des sanctions aussi lourdes qu'inédites lors du premier grand procès anti-corruption. Au terme de plus de six mois de débats, le tribunal de grande instance de Yaoundé a condamné l'ancien directeur général du Fonds camerounais d'équipement intercommunal (Féicom), Emmanuel Gérard Ondo Ndong, à 50 ans de prison pour détournement de fonds publics.


Côte d'Ivoire : La justice ivoirienne minée par la corruption

2007-06-29

http://www.jeuneafrique.com/fluxafp/fil_info.asp?art_cle=37670

La Côte d'Ivoire possède un arsenal juridique et des institutions "de qualité" malheureusement minés par le manque d'équipements, de moyens matériels et la "gangrène" de la corruption, indique un rapport de l'Opération des Nations unies dans ce pays (Onuci) publié jeudi. Et ce tant au niveau du fonctionnement que des infrastructures et des équipements, affirme l'Onuci.