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La verite cover La vérité aux puissants
Une sélection de cartes postales panafricaines

Tajudeen Abdul-Raheem

La mort prématurée du Dr Tajudeen Abdul-Raheem, le jour de la commémoration de la Libération de l'Afrique 2009, a frappé de stupeur le monde panafricain. Cette sélection de cartes postales panafricaines montre quel brillant orfèvre des mots il fut.

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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

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Food Rebellions! Food Rebellions! Crisis and the hunger for justice Eric Holt-Giménez & Raj Patel.

Food Rebellions! takes a deep look at the world food crisis and its impact on the global South and under-served communities in the industrial North. While most governments and multilateral organisations offer short-term solutions based on proximate causes, authors Eric Holt-Giménez and Raj Patel unpack the planet's environmentally and economically vulnerable food systems to reveal the root causes of the crisis.

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Cette édition

Pambazuka News 265 : Guerres, illusions de croissance et soulèvements en Afrique

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Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Plaidoyers & campagnes, 4. Arts & livres, 5. Droits humains, 6. Elections & gouvernance, 7. Corruption, 8. Développement, 9. Santé & VIH/SIDA, 10. LGBTI, 11. Racisme & xénophobie, 12. Environnement, 13. Justice Alimentaire, 14. Média & liberté d'expression, 15. Conflits & urgences, 16. Internet & technologie




Sommaire de cette édition

Chers lecteurs
A partir de cette édition, la rédaction de Pambazuka News prend une pause pour deux semaines, avec les vacances de fin d'année. Votre prochaine édition paraîtra le lundi 14 janvier 2013.
Merci de continuer à adhérer à Pambazuka News et bonnes fêtes.

CHRONIQUE : L’ascension dérisoire de l’Afrique et ce soulèvement qui tarde.
COMMENTAIRES & ANALYSES : La Tunisie s’enfonce dans le malaise, ses chefs sont fêtés.
CAMPAGNES & PLAIDOYERS : Et moi, comment je peux participer au Forum Social Mondial Tunis 2013 ?
ARTS ET LIVRES : Rwanda : «Hate radio», éviter que cela se reproduire.
DROITS HUMAINS : Afrique : Armée africaines : Pourquoi sont-elles si nulles ?
ELECTIONS ET GOUVERNANCE : Afrique du sud : La statue de Mandela dévoilée.
CORRUPTION : Nigéria : Les pétroliers se goinfrent toujours.
DEVELOPPEMENT : Algérie : Le chômage, un véritable drame social.
SANTE ET VIH SIDA : Côte d’Ivoire : Le chikungunya de retour à Libreville.
LGBTI : Global : Mobilisation très blanche pour le mariage entre homos.
RACISME ET XENOPHOBIE : Maroc : C’est la peau noire qui dérange.
ENVIRONNEMENT : Gabon : Une nappe de pétrole pollue la lagune Fernan Vaz.
JUSTICE ALIMENTAIRE : Global : Comment nourrir la future population mondiale.
MEDIAS ET LIBERTE D’EXPRESSION : Burkina Faso : Un quotidien interdit de parution pour une semaine.
CONFLITS ET URGENCE : Afrique : Le Zimbabwé prêt à fournir des troupes en Rd Congo.
Internet et technologie : Afrique : Pierre Danjinou élu vice-Président de l’ICANN.




Chroniques

Casamance : Trente ans de guerre et un espoir de paix

Jean-Claude Marut

2012-12-18

http://pambazuka.org/fr/category/features/85838

Dans la longue évolution du conflit casamançais entre dynamique de paix, violence et embrasement, un pas important vient d’être franchi vers une perspective de résolution. Le président Macky Sall et le principal chef militaire de la rébellion ont posé des actes inédits qui témoignent d’une volonté positive. Reste à savoir si les réponses audacieuses qu’exige la paix en Casamance vont suivre.

La récente libération de prisonniers de guerre par la faction la plus radicale de la rébellion casamançaise concrétise le nouvel espoir d’une issue pacifique dans un conflit qui est devenu aujourd’hui le plus long de l’Afrique subsaharienne : il y aura en effet trente ans, le 26 décembre, que la répression d’une marche pacifique à Ziguinchor en a donné le signal. Aussi bien sa faible intensité que sa durée exceptionnelle résultent largement d’une stratégie gouvernementale qui, bien que jamais formulée, a été mise en œuvre sous les mandats de Abdou Diouf et de Abdoulaye Wade.

La stratégie du pourrissement

Cette stratégie se décline en deux volets complémentaires : affaiblir la rébellion suffisamment pour ne pas avoir à négocier, en prenant prétexte d’une division à laquelle l’Etat œuvrait par ailleurs ; l’affaiblir par tous les moyens, y compris militaires, mais sans chercher à l’écraser, ne serait-ce que pour ne pas nuire à une image démocratique dont le Sénégal a fait une véritable rente.


Tout en proclamant qu’il n’y avait d’autre issue que politique, les dirigeants qui se sont succédé au pouvoir à Dakar entre 1982 et début 2012 n’ont ainsi eu de cesse que de dépolitiser la question, maniant, tour à tour ou simultanément, la carotte et le bâton, chacun à sa manière. Ils ont en partie atteint leur objectif. Jamais, sans doute, le rapport de forces n’a été aussi favorable à l’Etat sénégalais : bénéficiant sur la question de puissants soutiens à l’extérieur et d’un large consensus à l’intérieur, il contrôle la situation. A l’inverse, profondément divisés et sans perspectives politiques, les maquisards du Mfdc ont perdu du terrain et des appuis extérieurs mais aussi, une bonne partie de leurs soutiens dans la population : jamais la perspective d’une indépendance de la Casamance n’a paru aussi éloignée.


L’OUVERTURE DE MACKY SALL


C’est dans ce contexte et non sans ambiguïtés, qu’une nouvelle alternance à la tête de l’Etat a ouvert en avril dernier des perspectives inédites. Après s’être déclaré prêt à discuter sans préalables avec toutes les composantes de la rébellion, le nouveau président, Macky Sall, a choisi de dialoguer en premier avec le chef maquisard radical, Salif Sadio, dont son prédécesseur avait mis la tête à prix. Pour cela, il a fait jouer deux leviers : le président gambien, Yahya Jammeh, qui était en froid avec Abdoulaye Wade et qui passe pour être le protecteur de Sadio (et inversement) ; et la communauté catholique romaine de Sant’Egidio, qui s’est déjà illustrée dans la résolution de conflits et dont il a sollicité la médiation. S’y sont ajoutés les efforts de la société civile et de responsables politiques, comme Robert Sagna.

Objectif atteint, puisque les armes se sont tues près de la frontière gambienne et qu’une première rencontre a eu lieu à Rome le 14 octobre dernier, préludant à la libération des prisonniers. 
Mais ce n’est pas encore la paix. Un premier obstacle tient à la division du Mfdc. L’initiative gouvernementale a, en effet, suscité une levée de boucliers au sein des autres factions du mouvement rebelle, qu’elles soient civiles ou militaires, «modérées» ou radicales. De peur d’être marginalisées, elles font planer la menace d’une reprise des hostilités et peuvent être tentées de faire de la surenchère. C’est le sens de la réunification des maquis anti-Sadio autour de César Badiatte.

Ces différentes factions ne font pourtant que payer aujourd’hui le prix de leurs choix passés. C’est le cas pour les chefs «modérés», qui paient le prix de leurs compromissions avec des modes de gestion gouvernementaux générateurs de pourrissement et de criminalisation du conflit. C’est aussi le cas pour le chef exilé de l’aile civile radicale, Mamadou «Nkrumah» Sané, qui paie le prix de sa gestion solitaire et de son incapacité à imaginer autre chose que la lutte armée. La porte de la négociation ne leur est pourtant pas fermée et, pour peu que l’Etat sénégalais ou la communauté internationale le leur permette, ils peuvent réintégrer le jeu. Encore faudrait-il, comme pour les autres protagonistes, s’accorder sur ce qui peut être négociable. Et c’est sans doute là le plus difficile. Moins parce que les positions sont diamétralement opposées que parce que le rapport de forces est trop déséquilibré : dans ces conditions, la tentation est grande pour Dakar d’imposer ses vues à une rébellion affaiblie.

Or, jusqu’à présent, les propositions de Macky Sall ne diffèrent en rien de celles déjà mises en avant par ses prédécesseurs et qui n’ont rien réglé : pour les maquisards, le classique plan Ddr (désarmement - démobilisation - réinsertion) ; et pour la Casamance, le triptyque Rdd (reconstruction - désenclavement - développement). Il est peu probable que le Mfdc, réunifié ou non, s’en satisfasse, dans la mesure où ces propositions ignorent l’origine et la dimension politique du conflit.


UN CONFLIT POLITIQUE


Contrairement à l’idée dominante, qui s’applique a priori à tout conflit africain, le conflit casamançais n’est pas un conflit ethnique : là comme ailleurs, l’ethnicité n’est qu’un langage (objet de manipulations). Et il résulte moins de conflits économiques, sociaux ou culturels préexistants que de l’absence d’espaces de débat pour les résoudre. Avec un discours national-populiste, le Mfdc n’a ainsi fait qu’investir le vide politique résultant de la sous-représentation des populations par leurs élites. Et c’est sa criminalisation et sa répression par l’Etat qui ont favorisé sa fuite en avant dans un conflit violent mettant aux prises deux nationalismes : on le sait depuis Clausewitz, la guerre n’est qu’un prolongement de la politique par d’autres moyens. Crise du modèle de représentation politique et crise de l’Etat-nation : loin d’être archaïque, le conflit casamançais pose des questions politiques bien actuelles qu’il serait vain d’éluder.


Le président saura-t-il y apporter des réponses audacieuses, à la hauteur de l’espoir de paix qu’il a suscité ? On peut penser que la reconnaissance par l’Etat du point de vue indépendantiste (comme cela se fait ailleurs), en échange d’un renoncement à la lutte armée de la part du Mfdc, constituerait un premier pas, que pourrait consolider le réchauffement des relations entre le Sénégal et ses voisins. On peut également penser qu’à terme, la perspective d’un large débat public, au terme duquel les Casamançais pourraient librement choisir un modèle de société et des institutions tenant compte de leurs particularismes, serait de nature à ancrer durablement la paix.


Cette paix, les Casamançais l’espèrent depuis longtemps car, ce sont eux qui supportent l’essentiel du poids de la guerre. Mais, l’ensemble des Sénégalais a tout à y gagner, tant les autres problèmes à régler dans le pays sont nombreux, à commencer par la persistance d’une pauvreté de masse. Au-delà d’enjeux sécuritaires pour la communauté internationale (la stabilité d’une sous-région confrontée aux trafics de drogue et aux menaces terroristes), on pourrait voir là des raisons suffisantes pour que les protagonistes trouvent enfin des compromis acceptables par tous et laissant l’avenir ouvert… 
Il ne faut pas désespérer Ziguinchor ! 




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** Jean-Claude Marut est
chercheur associé au laboratoire 
Les Afriques dans le monde (Cnrs - Iep Bordeaux). Il est auteur du livre « Le conflit de Casamance. Ce que disent les armes » (Karthala, Paris, 2010)


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L’ascension dérisoire de l’Afrique et ce soulèvement qui tarde

Patrick Bond

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/features/85833

Dans certains milieux on croit que l’Afrique est en "hausse" en raison de son engagement pour des idéologies orientées vers l’exportation, centrées sur les minerais et le pétrole, propulsées par l’argent. Et si on renversait ces paradigmes pour voir le véritable état de déclin qui connaît le conitnent ?

Soit :
1) L’Afrique doit son décollage à divers accélérateurs, presque tous externes, qui ont agi au cours de ces dix dernières années. A savoir :
• des milliards de dollars d’aide, particulièrement pour combattre le Vih/sida et le paludisme,
• des dizaines milliards de dollars pour l’annulation de la dette,
• un intérêt concurrentiel pour les ressources naturelles africaines, avec la Chine en tête,
• la prolifération rapide du téléphone mobile avec quelques millions en l’an 2000 à plus de 750 millions aujourd’hui
• Les intérêts étrangers pour l’Afrique de plus en plus dominés par le commerce, avec des investissements qui ont dépassé l’aide en 2006 et en représentent maintenant le double.

Ou :
2- L’Afrique doit son déclin économique (plus de 6% du Pib par année, si l’on prend on compte l’extraction des ressources non renouvelables) à une variété d’accélérateurs, presque tous externes, qui ont sévi au cours des siècles précédents au cours desquels l’esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme ont enfermé le continent dans le sous-développement dont plusieurs critères - parmi lesquels le changement climatique - ont été exacerbés ces dernières années. A savoir :

• Une aide au développement stagnante (environ 60% de celle-ci sont virtuelles de toute façon) pour la plupart des pays africains hormis 14 "Etats fragiles". Avec Washington comme chef de file pour davantage de coupes sombres dans le financement des programmes contre le Vih/sida et le paludisme ;
• Des dizaines de milliards d’annulation de la dette (dont la majeure partie était de tout façon non remboursable pour avoir été des "dettes odieuses" contractées par des dictateurs) en 2005. Et immédiatement dans la foulée, une pressurisation des ministères des Finances aux bas revenus, qui a causé une augmentation drastique du niveau de remboursement de la dette (entre 5 et 8% des revenus d’exportation)
• Concomitant, le pillage des ressources naturelles de l’Afrique mené par la Chine et l’Occident, conduit à un effondrement de la richesse en pétrole et en minerais (calculé comme "de l’épargne nette ajustée" pour intégrer le dépouillement en ressource),
• La prolifération rapide des téléphones mobiles qui, en raison de leur coût élevé et la maigre connexion à Internet, a peu contribué à combler le fossé digital.
• Les banques dominent de plus en plus les intérêts étrangers en Afrique, pendant que les désinvestissements des classes dirigeantes au profit des marchés financiers occidentaux et orientaux continuent de surpasser l’aide et les investissements. La fuite des capitaux du continent se monte à 1,4 trillions de dollars, selon les estimations, aussi bien à partir de l’Afrique subsaharienne que de l’Afrique du Nord, entre 1970 – 2010


L’AFRIQUE EST LA PERDANTE

De trois principaux articles de Time Magazine du 3 décembre proviennent la première erreur (tout ce qui manque, c’est la louange constamment évoquée à la vaste nouvelle "classe moyenne" en Afrique, quand bien même il ne s’agit que d’un groupe minuscule).

Les biais de l’auteur Alex Perry sont excessifs. En 2010, entonne-t-iln "le Congo indépendant a donné au monde Mobutu Sese Seko qui, pendant 32 ans, a paupérisé sa population pendant qu’il voyageait de par le monde dans un Concorde spécialement affrété".

Rebutée, Julie Hollar de Fairness & Accuracy in Reporting écirt : "Si vous allez accusé le Congo de tout ce qui ne va pas en Afrique vous feriez bien d’accorder le crédit à qui de droit. Le Congo indépendant n’a pas donné Mobutu au monde. Ce cadeau-là est dû aux Etats-Unis et à la Belgique qui ont soutenu la destitution et l’assassinat de Patrice Lumumba démocratiquement élu et ont contribué à maintenir l’horreur de ce qui a été Mobutu pendant les décennies suivantes".

Réponse de Perry, sans ironie : "L’idée que les Etats-Unis ont créé Mobutu et l’ont maintenu au pouvoir rabaisse les Africains. C’est typique du genre de racisme qui afflige les analyses sur l’Afrique". C’était deux ans avant que Perry n’écrive un autre article pour le Time sur la Rd Congo, "Reviens colonialisme, tout est pardonné" (La diabolisation de Lumumba, orchestrée juste avant son assassinat, par Time - qui collabore étroitement avec la CIA- est rapportée avec enthousiasme par Jonathan Schwarz)

Lisant Perry ou même le rapport du DailyMaverick du mois dernier à l’International Institute of Finance (IIF), basé à Washington, concernant la croissance en Afrique (It’s the real thing), on ne soupçonnerait pas le sous-continent de perdre 6% net du revenu brut national de notre continent chaque année en raison de la malédiction des ressources. Parce que nous perdons si nous prenons en compte le calibrage du Produit national brutn qui mesure la matière première extraite du sol africain, non pas comme un crédit unique mais bien comme un débit. Le déclin du "capital naturel" est là parce que le pétrole et les minerais ne sont pas renouvelables

Le rapport de la Banque Mondiale 2011, The Changing Wealth of Nations - dont proviennent les chiffres ici présentés - est plutôt conservateur dans ses calculs de la déplétion des ressources. Il exclut plusieurs minerais importants et ignore la fraude fiscale et les prix "arrangés" associés au capital transnational. Ces problèmes ont été documentés par ma collègue Khadija Sharife dans "Tax us if you can" et par Leonce Ndikumana et James Boyce dans diverses études concernant la fuite des capitaux et qui sont d’ un intérêt certain comme, par exemple, le livre récent sur "Africa’s odious debts".

Selon The Changing Wealth of Nations, même "l’épargne nette ajustée" de l’Afrique du Sud - qui consiste à corriger le revenu en soustrayant la valeur des minerais extraits et qui ne seront jamais plus disponibles pour les générations futures - était négative de – 2150 rands par personne en 2005. Un chiffre qui a sans doute encore empiré dans l’intervalle. Par contre, la richesse basée sur des ressources de pays comme le Canada ou l’Australie a explosé parce que l’extraction est largement le fait de compagnies du pays qui réinvestissent et rendent le profit aux actionnaires locaux. La majeure partie des compagnies extractives qui opèrent ici envoient leurs profits à Londres, New York, Melbourne et Toronto.

Dans la plupart des rapports optimistes concernant l’Afrique, les informations sur le rôle de ces firmes - qu’elle soient occidentales ou proviennent des pays du Brics - dans la malédiction des ressources sont rares, bien que Perry fasse mention de Marikana comme étant un indicateur de capitalisme clientéliste en Afrique du Sud. Pourtant ces auteurs professent des idéologies orientées vers l’exportation, centrées sur le pétrole et les minerais et alimentées par la finance. Time n’est pas une exception (peut-être pour des raisons publicitaires). Pour illustrer d’autres citations parlantes, Perry se réfère à l’inimitable Bob Geldof :

"L’Afrique est au milieu d’une transition et au cours des quelques prochaines décennies des centaines de millions d’Africains émergeront de la pauvreté tout comme des centaines de millions d’Asiatiques s’en sont sortis au cours de ces dernières décennies". L’évolution de Bob Geldorf, d’organisateur de Live Aid à celui de fondateur d’un fonds de 200 millions de dollars focalisé sur l’Afrique, est emblématique de la transformation. "Ceci pourrait être le siècle de l’Afrique" a-t-il dit. Ou encore : "Il y a un nouveau Great Game qui se joue en Afrique" (Le Great Game en référence à Kipling qui désignait ainsi l’espionnage qui avait cours dans une lutte pour la suprématie en Asie centrale, entre les deux grand empires que furent la Grande Bretagne et la Russie du Tzar au 19ème siècle. ndlt) "Pourtant une bonne partie de l’Occident ignore ce géant géostratégique".

Ceci va inévitablement changer. Le bloc Rovuma 1, offshore du Mozambique, contient des réserves de gaz plus importantes que celles de la Libye. Selon des estimations préliminaires, la Somalie aurait aussi davantage de pétrole que le Koweït. Le continent possède 60% des terres arables non utilisées dans le monde. Selon les termes de Geldof, "à la fin nous devrons tous aller en Afrique. Ils ont ce dont nous avons besoin". Et c’est dans cette seconde ruée vers l’Afrique que résident les meilleurs espoirs du continent. Lors de la première ruée sur l’Afrique - selon le terme des historiens pour désigner la période située entre 1870 et 1900 - il y a eu le découpage impérialiste par les Européens, mais la seconde devrait faire de l’Afrique la grande gagnante.

UN "SIECLE AFRICAIN" ?

Il est fort probable que l’Afrique sera la grande perdante du découpage des terres, de l’exploitation des minerais et hydrocarbures par les pays sub-impérialistes des Brics. Plus probable encore, la conférence de Durban en mars 2013 et les sommets qui suivront ressembleront, sur le plan économique, aux accords de Berlin de 1885. "Ils ont ce dont nous avons besoin" résume tout. Ce débat - que j’ai amorcé il y environ deux ans avec l’économiste pour l’Afrique de la Banque Mondiale, à la pointe du néolibéralisme, Shanta Davarajan - est crucial pour déterminer si le continent va perdre ou gagner à partir d’aujourd’hui.

Avec le changement climatique qui représente une augmentation de 2°C, le Panel Intergouvernemental sur le changement climatique estime que la perte des revenus agricoles en Afrique sera de 90% d’ici à 2100. Le mois dernier, même le président de Banque Mondiale, Jim Yong Kim, a exprimé sa préoccupation devant la perspective d’une augmentation de la température de 4°C , "ce que les scientifiques sont à peu près unanimes à prédire pour la fin du siècle, à moins de changements sérieux de politique" (y compris sa propre institution, principal bailleur de fond pour les énergies fossiles, qui semble vouloir persister dans cette voie). Déjà, 400 000 personnes meurent chaque année du fait du changement climatique et Christian Aid estime que 185 millions d’Africains perdront la vie au cours de ce siècle. Comme le démontre Doha Cop18 et Durban Cop17, ainsi que toutes les autres conférences sur le climat de Washington, Bruxelles, Beijing, Pretoria, personne ne s’en soucie. Ni Perry ni le Iif ne mentionne le changement climatique, même en passant.

LE PILLAGE DE L’AFRIQUE SE POURSUIT

Il y aurait encore beaucoup à dire sur la "la dette écologique" des multinationales occidentales et orientales à l’égard de l’Afrique (ainsi que d’autres transferts de valeurs non rémunérés), sur l’intégration commerciale et financière excessive dans une économie mondiale volatile, sur le soutien des dictateurs africains et des élites parasites par Barack Obama et d’autres classes dirigeantes occidentales et orientales, voire tant d’autres processus de développement extrêmement inégaux et combinés qui contribuent au pillage de l’Afrique

Mais pour ne pas sombrer dans le désespoir, il est crucial de se souvenir des manifestations croissantes de soulèvement en Afrique, de l’Egypte à la Tunisie, du Sénégal au Nigeria, en passant par le Kenya et les militants et les travailleurs pauvres en Afrique australe. Les meilleures informations concernant les luttes du continent se trouvent dans Pambazuka mais il y aussi d’autres sources. Se basant sur des données récoltées avant Marikana, le rapport 2012-2013 "World Competitiveness" publié par le Forum Economique de Davos, a attribué la médaille d’or aux travailleurs d’Afrique du Sud pour la lutte des classes, contre 143 compétiteurs, une amélioration fulgurante comparée à l’évaluation de 2011-2012 qui mettait les travailleurs sud africains au 7ème rang des plus combatifs. C’est l’intensité des critiques du statu quo politique et économique - qui s’élargiront et s’approfondiront peut-être bientôt s’ils sont rejoints par des comités de grève qui fusionnent avec les communautés et les écologistes, afin de transcender les mythiques manifestations du popcorn de l’Afrique du Sud - qui sont la seule source d’espoir pour une ascension durable de la population très opprimée d’un continent.


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** Patrick Bond dirige l’université de KwaZulu Natal Centre for Civil Society – Texte traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger

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Sud Kivu : Pillages économiques et stratégies de survie et de résistances

François Houtart

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/features/85832

Face à une situation qui apparaît sans issue et suite à de nouvelles menaces extérieures, quel futur y a-t-il pour le sud Kivu ? Les acteurs de la « société civile d’en bas » s’en préoccupent. Ils voient des solutions qui consistent à «repenser et à redynamiser la société civile d’en bas, son combat, ses valeurs, son fondement, voire ses acteurs». Les organisations sociales du Sud Kivu appellent aussi les mouvements sociaux du Nord et les partis politiques afin qu’ils fassent pression sur leurs gouvernements respectifs, pour qu’un processus de paix durable soit entamé et que cesse le saccage des richesses naturelles.

Le Sud Kivu est une des trois composantes de l’ancien Kivu : Nord-Kivu, Sud Kivu et Maniema. Il jouxte le Burundi et le Rwanda et s’étend entre le lac Tanganyika et le lac Kivu par la vallée du Ruzizi sur un territoire grand comme deux fois la Belgique. Sa population était en 2011 de 5 millions 300 000 habitants, la majorité étant des agriculteurs et des éleveurs vivant dans un territoire montagneux, en frontière de grands parcs nationaux. Les richesses naturelles sont importantes : pétrole à l’ouest et dans le lac Kivu, méthane sous le même lac, produits miniers, surtout l’or vers l’ouest.

Au cours des diverses guerres entre 1994 et 2006, pour renverser Mobutu d’abord, pour assurer une hégémonie rwandaise sur la Rd Congo ensuite, mais aussi comme conséquence des génocides du Burundi et du Rwanda, cette région a connu le développement de groupes armés irréguliers, d’appartenance rwandaise, de tutsis du Congo ou au contraire, d’origine congolaise et opposée aux premiers (Mai Mai), des centaines de milliers de réfugiés, des massacres innombrables, les viols systématiques.

L’instabilité se poursuit et a repris force à partir d’avril 2012, avec l’occupation de fait d’une partie du Nord Kivu par le Rwanda et l’Ouganda ou par leurs hommes de main et la création du M23 (Mouvement du 23 mars, devenu l’Arc ou l’Armée révolutionnaire du Congo). Il s’agit d’une armée irrégulière commandée par un officier tutsi dissident de l’armée congolaise, implantée dans le nord du Kivu et s’infiltrant aussi dans la région d’Uvira au Sud, avec la complicité d’éléments burundais. Selon un rapport de l’Onu, elle serait armée par le Rwanda [1]. La Monesco (Mission des Nations Unies pour la stabilité du Congo), branche militaire des Nations-Unies, dirigée par un officier britannique et composées surtout de troupes du Pakistan, du Bangladesh, de l’Uruguay et minoritairement de Chinois, n’est guère appréciée par la population, car son mandat la rend quasi-inopérante. L’armée congolaise, en partie composée d’éléments d’anciens groupes irréguliers favorables au Rwanda, est très sporadiquement payée et rançonne les populations.

L’Onu, avec ses très nombreuses branches, semble embourbée. Des centaines d’Ong se bousculent et les grandes organisations humanitaires, après leurs interventions d’urgence, se retirent, laissant un vide d’autant plus ressenti qu’elles avaient souvent écrémé les initiatives existantes en surpayant leur personnel, par rapport aux salaires locaux. On y voit de tout, depuis l’Usaid qui promeut « le commerce pour la paix », jusqu’aux dizaines de groupes d’appuis aux femmes violées. Bref un grand mélange de dévouements personnels, de conflits d’influence entre institutions de tout poil et de corruption généralisée. L’Etat est pratiquement inexistant et dans les domaines de la santé et de l’éducation, seules les Eglises catholiques et protestantes maintiennent un réseau cohérent, mais payant et donc accessible à ceux qui ont au moins un minimum de revenus.

Dans ces circonstances, c’est le peuple du Sud Kivu qu’il faut admirer. Car, outre ces circonstances particulières, il est aussi confronté à de sérieux problèmes fonciers (conflits entre droit coutumier et droit écrit), à l’érosion due à la déforestation, au changement climatique, au pillage de ses ressources par les pays voisins et par les entreprises multinationales, aux infrastructures routières impraticables, à l’inefficacité et à la corruption de l’Etat central et à l’accroissement des inégalités sociales. Malgré tout, non seulement il survit, mais il résiste. Il défend l’unité nationale et chaque réunion importante s’ouvre par le chant de l’hymne congolais. Des milliers d’entre eux se sont sacrifiés pour défendre leurs droits à la vie.

La résistance a ses martyrs connus ou inconnus. Deux archevêques ont été assassinés pour avoir parlé au nom de la justice et dénoncé les interventions extérieures et le pillage des richesses. Dr Mukwege, gynécologue défenseur des femmes violentées, s’en est sorti de peu, le 25 octobre 2012 [2]. Des centaines d’autres continuent à militer dans des mouvements de base et sont menacés. Qu’il suffise, pour illustrer ces situations, d’aborder deux questions, celle des mines et ensuite celle des luttes sociales contemporaines.

UN CAS DE STRATEGIE MINIERE

Le Sud Kivu possède des réserves considérables de minerais, en particulier l’or, dont l’importance est estimée par l’entreprise canadienne Banro Corporation à 6 millions d’onces. Pour les deux provinces du Maniema et du Sud Kivu, l’estimation est de 150 tonnes [3]. C’est l’ancienne Compagnie minière des Grands Lacs, du groupe belge Empain, qui découvrit les gisements d’or au Sud Kivu et au Maniema. En 1976, leur exploitation fut confiée à la Sominki, une société mixte (28 % possédée par l’Etat congolais et 72 % par le privé : groupes Empain et Schroeder) laquelle fut liquidée en 1997, pour difficultés de gestion d’un univers minier trop vaste. En 1996, une reprise fut effectuée conjointement par Cluff Mining Ltd, entreprise britannique et par Banro, groupe canadien, via sa filiale Amr (African Mineral Resource). Cluff fut rapidement évincée par Banro et la Sominki liquidée. Banro se débarrassa des actifs sans grande valeur de cette dernière et se concentra sur les réserves d’or de la société. En 1997, la Samika vit le jour avec 7 % de participation de l’Etat et le reste à BANRO. La mine investit 9 millions de dollars dans un programme d’exploration [4]. Ces affaires conclues dans des conditions de guerre et alors même que Kinshasa ne contrôlait pas les territoires en jeu, a valu à Banro de se faire épingler par le groupe d’experts de l’ONU dans son rapport de 2002. Le panel d’experts reprocha à Banro de ne pas avoir respecté les principes directeurs de l’Oecd pour les multinationales. [5]

Le gisement de Twangiza (territoire de Mwenga) dans le Sud Kivu s’étendant sur 1.164 km2 fut mis en exploitation par Twangiza Mining, filiale de Banro, sous forme de mine à ciel ouvert. Ses réserves confirmées sont estimées 6,74 millions d’onces d’or et les réserves probables à 4,59 millions. [6] A partir de 2012, la mine pense pouvoir produire 120.000 onces par an. Les investisseurs proviennent d’Amérique du Nord, de Grande Bretagne et d’Afrique du Sud. [7] L’entreprise définit ses objectifs (« sa mission ») de la manière suivante : « garantir l’apport des actionnaires en augmentant la production d’or de la compagnie de manière écologiquement et socialement responsable ». [8]

A partir de 1970, la mine artisanale s’était développée au Sud Kivu, vu l’incapacité de l’Etat à contrôler le secteur. En 2012, on estimait le nombre des petits artisans à environ 20 000. Les conditions de travail de ce secteur sont infrahumaines et dangereuses, provoquant des maladies précoces (tuberculose entre autres) et le travail des enfants est généralisé. La recherche d’or se fait dans les rivières et peut rapporter, selon les cas de 1000 à 3000 dollars par mois et par petit creuseur artisanal. Banro a reçu 4 concessions qui couvrent l’ensemble de la province, plus une autre au Maniema. Dans le Sud Kivu, seule celle de Twangiza a été mise en exploitation. Les petits artisans ont été évincés de leur travail, la mine ayant le monopole de la concession et les artisans ne jouissant d’aucun droit reconnu. L’argument invoqué est que l’activité minière ayant été abandonnée par l’Etat, un vide juridique en avait été résulté. A partir de la promulgation du code minier, en 2000, des concessions furent accordées aux compagnies minières par l’Etat et elles sont les seules validement établies. La politique du gouvernement de Kinshasa consiste, en effet, à éradiquer la mine artisanale et le Code minier affirme que le droit minier est supérieur aux autres.

En compensation, la mine a offert aux artisans écartés de leurs activités, des formations (plombiers, menuisiers, électriciens, petit commerce) mais il n’y a pas d’emploi dans cette région de profonde misère rurale. Il en résulte un appauvrissement généralisé. Selon un médecin congolais, avant l’arrivée de la mine, 38 % à 40 % de la population recourait aux centres de santé et aujourd’hui la proportion est tombée à 28 %, les gens ne pouvant plus payer.

Pour la réalisation de son exploitation à ciel ouvert, Banro a dû déplacer un certain nombre de communautés locales. On a aussi procédé à des exhumations pour délocaliser les cimetières. Des maisons ont été construites, mais dans plusieurs cas elles ont été localisées plus haut sur les collines et donc dans un climat plus froid, inhabituel pour les habitants. Selon ces derniers, la qualité de ces habitations s’avère déficiente. Par ailleurs, leur bétail n’a pas pu s’adapter aux nouvelles conditions.

Peu de travailleurs locaux trouvent des emplois dans la mine (5 % selon certaines sources locales). Les ouvriers et employés sont majoritairement recrutés en Zambie, au Kenya, au Ghana, en Ouganda et même en Malaisie et Indonésie, bref des régions où l’anglais est plus courant. Sans doute certains emplois qualifiés ne trouvent pas de candidats locaux, mais la crainte de conflits sociaux et de constitution de syndicats ne semble pas étrangère à cette politique. Ces travailleurs étrangers vivent en ghettos, avec soins de santé sur place. Par contre, la prostitution s’est considérablement répandue dans les environs.

Une route a été construite entre Bukavu et la mine (75 km), non pour le transport de l’or, qui se réalise par hélicoptère, mais pour toutes les autres fonctions de l’entreprise. Ainsi, en septembre 2012, un convoi de 6 camions citernes de cyanure, utilisé pour séparer l’or de la roche, emprunta cette route où toute circulation fut interdite, à cause du danger. Cette voie de communication, non asphaltée, mais de gabarit important, fut construite par les Chinois, dans le cadre des accords entre les deux gouvernements de la Rdc et de la Chine.

La mine à ciel ouvert produit en moyenne deux grammes d’or pour une tonne de roches. Cela exige donc des manipulations considérables, fortement mécanisées, qui génèrent de grandes quantités de déchets. Trois montagnes vont être rasées pour l’exploitation et les déchets reversés dans les vallées voisines. Après usage, le cyanure est entreposé dans des réservoirs à ciel ouvert en attendant qu’il se dilue et la population craint les infiltrations dans la rivière qui les jouxtent. Il n’y a pas de désintoxication des sites contaminés, des oiseaux meurent et les maladies respiratoires augmentent. Le plan de protection environnemental, prévu par la loi, n’a toujours pas été rendu public et l’Etat est trop faible pour imposer ses conditions.

Entre octobre 2011 et septembre 2012, la mine a produit 44 000 onces d’or. Le prix de l’once étant de 1 720 dollars environ, on peut donc estimer que cela lui a rapporté quelques 75 millions de dollars. Avec un versement forfaitaire de 1 million de dollars à l’Etat fédéral, elle a été exemptée de tout impôt, sans date limite. En effet, quand le code minier fut édicté en 2000, Banro était déjà en opération et la compagnie a pu choisir son statut. Elle a opté pour une solution évitant de tomber sous les dispositions du nouveau code, qui prévoit une répartition des apports financiers de 60 % au national et 40 % au local.

Banro a versé 1 dollar par once aux communautés locales, soit 44.000 dollars, remis au mwami (chef coutumier) de la région, pour des projets locaux. Le premier lingot produit, fin 2011, a été offert au président Kabila, qui est venu en personne le recevoir. Pour établir la sécurité de ses opérations, la mine s’assure, moyennant finance, les services des chefs locaux (qui en principe doivent être consultés) de la police et de l’armée (qui protègent le site et ses installations). Il est de notoriété publique qu’elle a aussi soutenu les diverses rébellions, mais, comme cela ne se fait pas devant notaire, il est difficile de le prouver [9].

L’entreprise a créé, en 2005, la Banro Foundation, qui se consacre, selon son site, à « l’amélioration de (la) vie de milliers de personnes habitant les provinces du Sud Kivu et du Maniema ». Il s’agit de projets dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’aide humanitaire et de l’appui aux communautés. Elle en a promu une cinquantaine depuis cette date. [10] Dans le Sud Kivu, un centre de santé a été construit. L’hôpital de Panzi à Bukavu, a reçu 100 000 dollars fruit d’un tournoi de golfe organisé dans les environs de Toronto et une ambulance 4 x 4 a été partiellement financée par la Fondation. Une école primaire et une autre de niveau secondaire ont été construites dans la région de Twangiza et des actions ont été menées pour la conservation de l’environnement, notamment en faveur du parc des gorilles et pour le sauvetage d’un jeune chimpanzé.

En 2008, BANRO a été finaliste du Prix Canadien pour la Coopération internationale, attribué conjointement par l’Agence Canadienne de Développement (Acdi) et l’Association des Entrepreneurs et Exportateurs canadiens, « dans la catégorie de construction, reconstruction et réhabilitation d’infrastructures physiques » et en 2009, elle a reçu le Prix d’excellence du Mouvement du Réveil de la Jeunesse Congolaise (Mrjc) « pour sa contribution au Développement communautaire ». [11] Quand Banro a voulu commencer l’exploitation d’une deuxième concession dans la région de Mukingwa sur des terres ancestrales, la population s’est organisée pour empêcher les prospecteurs de passer, en établissant des barrages sur les routes et en jetant des pierres. Jusqu’à présent le projet n’a pas pu commencer et les gens craignent que des événements violents ne se produisent comme au Maniema. [12]

UN PEUPLE LUCIDE ET DYNAMIQUE QUI LUTTE ET SURVIT

Les mouvements sociaux et l’ensemble des initiatives appelées sur place « la société civile » ont joué un rôle actif dans la transformation de la région et même du pays. Les circonstances ont cependant profondément remodelé leur action et leurs fonctions. Une chronologie basée sur l’évolution de la situation politique est utile pour les comprendre. [13]

Dans une première période s’étendant entre 1980 et 1993, c’est la « Société civile militante » qui voit le jour. La lutte contre la dictature du Président Mobutu dynamise le mouvement associatif, dans un effort consensuel. La région du Sud Kivu se distingue par une participation active dans les consultations populaires qui obligeront le chef du gouvernement à ouvrir la société congolaise à la démocratie. Elle sera aussi très présente durant la Conférence nationale souveraine (1991-1993). Depuis cette époque, une charte réunit dans cette province, une dizaine de divers secteurs d’intervention dans la société, depuis les initiatives de développement, de défense des droits de l’homme, des handicapés, jusqu’aux mouvements de femmes, des jeunes, les syndicats, les entrepreneurs, les confessions religieuses. Les génocides du Burundi et ensuite du Rwanda firent affluer des flots de réfugiés et initièrent un processus de déstabilisation de la société, qui progressivement déboucha sur une autre phase pour la société civile.

Commence alors une période de « société civile de résistance », entre 1996 et 2004. Il s’agit de fédérer les forces existantes, à la fois pour défendre l’intégrité nationale contre les interventions extérieures (Rwanda, Ouganda) et le pillage systématique des ressources naturelles et pour répondre aux effets dramatiques des guerres successives : massacres, viols massifs, pillages, présence de rebelles armés et aussi d’une résistance armée. De nombreux dirigeants sont assassinés, dont Monseigneur Christophe Munzihirwa, s.j., l’archevêque de Bukavu.

Un plan de paix est ensuite élaboré et à partir de 2004, la reconstitution du champ politique national amena un certain nombre d’acteurs-clé de la « société civile » du Sud Kivu à participer au combat politique. Il en résultat un processus de déstabilisation. D’une part, la relève n’était pas prête à entrer dans ce champ d’activité et de l’autre, une nouvelle logique faisait son apparition.

Entre 2006 et 2011 se développe une « société civile confuse », de plus en plus politisée, en vue des élections (2006) et ensuite pour le partage du pouvoir. Divisions et intrigues viennent s’ajouter aux graves séquelles des guerres. Un certain nombre de représentants politiques s’engagent dans des perspectives électorales de court terme et certains même ne résistent pas à la corruption. Naissent alors une méfiance et un mépris du politique, réellement dangereux à moyen terme pour la construction sociale.

Tout cela débouche, à partir de 2011, sur une « société civile désemparée ». A son tour, le pouvoir politique crée sa « société civile ». La multiplication d’ONG de tout genre, les nombreux organes des Nations Unies, l’action ponctuelle des organisations humanitaires, qui tous essayent de pallier à l’absence de l‘Etat et à l’insécurité, tendent à créer le chaos. Les institutions traditionnelles, telles que les Eglises et les centres intellectuels perdent de leur crédibilité.

Cependant, la paupérisation croissante et l’accroissement des inégalités poussent les mouvements et les organisations de la « société civile d’en bas » à réagir et à entrer dans une nouvelle phase d’organisation. La lutte devient plus nettement sociale et un effort de formation d’un nouveau leadership est entrepris, source d’un espoir nouveau.

• LE MOUVEMENT PAYSAN [14]
En 2006, fut créée la Fédération des Organisations des Producteurs agricoles du Congo au Sud Kivu (Fopac du Sud Kivu). Son but est de valoriser la production paysanne, de mettre en place des stratégies de sécurité foncière, de socialiser la commercialisation des produits agricoles, de protéger l’environnement, de représenter les paysans auprès des autorités publiques.

La Fédération regroupe 10 organisations paysannes sous-régionales (Mwenga, Uvira, Walungu, Kabare, etc.) ou sectorielles (éleveurs, producteurs de café, cultures maraichères, etc.). En 2012, elle comptait près de 80 000 membres sur les 8 territoires de la province. Les objectifs immédiats se concentrent sur la souveraineté alimentaire, par le biais de la lutte contre l’invasion des produits extérieurs, l’intégration de l’agriculture et de l’élevage, la lutte contre l’appauvrissement des sols et contre la concentration des terres, la formation des producteurs ruraux.

Des collectifs villageois sont formés pour sensibiliser les paysans. Ils rassemblent entre 25 et 50 personnes. Lors d’une réunion avec un de ces collectifs de Walungu, voici ce que le chef du village et les paysans exprimèrent.

Le principal problème est celui des terres. Dans une région montagneuse avec 240 habitants au km2, la proportion de bonnes terres disponibles est réduite. Les communautés régies par le droit coutumier ne disposent pas de titre de propriété : il s’agit de terres ancestrales possédées collectivement. Une nouvelle bourgeoisie rurale, ayant accès à l’administration publique, obtient des certificats de propriété et développe des plantations sur les meilleures terres. Il se produit alors un phénomène de concentration, qui réduit l’espace disponible pour les petits paysans. Il est clair que le gouvernement ne s’intéresse guère à leur sort. Il faut ajouter à cela l’extension des parcs nationaux, où les paysans ne peuvent étendre leur production et dont la superficie a considérablement augmenté au cours des dernières décennies. La tâche de la Fopac, dont fait partie le collectif du village, est de défendre les paysans devant le Tribunal d’arbitrage, afin de sécuriser leur statut de producteur.

Les cultures sont vivrières : haricots, patates, bananes. Les engrais organiques diminuant, par manque de disponibilité de terres, ils sont remplacés par des produits chimiques, qui coûtent cher. Les maladies provoquées par les insectes et les rats affectent surtout les haricots et les bananes. Quant aux pasteurs se dédiant à l’élevage, ils manquent aussi de terres et ont été très affectés par les guerres, à cause du vol et de l’abattage du bétail. Pour pallier au manque d’accès à des sources de financement, le recours au microcrédit s’est développé. Par ailleurs, l’infrastructure des chemins vicinaux est totalement déficiente et ceux-ci sont souvent impraticables en cas de pluies, ce qui isole les parcelles de terres et rend difficile, sinon impossible, la commercialisation des produits locaux. Au cours des deux dernières décennies, l’insécurité a été monnaie courante : invasions, réfugiés, groupes armés rançonnant les paysans, violations des femmes.

A tout cela s’ajoute l’érosion des collines à cause du déboisement, provoquant aussi une diminution de l’eau disponible. Le dérèglement du climat et notamment l’irrégularité de la saison des pluies a pour effet sporadique un ensemencement précoce, provoquant la perte des semences affectées par le manque d’eau. Pour les jeunes, la situation est pénible. Ils manquent d’accès à l’éducation. Ils ne voient guère d’avenir et doivent se diriger vers l’exode. Les déviances : banditisme, boisson sont fréquentes. Comment les ouvrir aux problèmes du monde ?

Le collectif essaye de répondre à ces défis. la seule manière est de se regrouper, car individuellement, les paysans sont impuissants. Ils ont peu de prises sur les grands problèmes politiques : l’insécurité, la reconstruction d’un Etat, mais ils peuvent au moins essayer ensemble de résoudre des problèmes locaux, en pratiquant la solidarité.

Un tel discours appuyé sur des pratiques concrètes, constitue une stratégie de survie, montrant la lucidité de ces paysans sur leur sort et sur les causes d’une situation souvent dramatique.

• LES ASSOCIATIONS DE FEMMES
De nombreuses associations de femmes se sont constituées dans le Sud Kivu. Elles sont coordonnées par une Fédération. Les activités sont multiples et motivées, selon les dirigeantes, par la situation existante. La société considère la femme comme un être inférieur, aussi bien au sein de la société traditionnelle que dans les nouvelles circonstances. Cela se vérifie dans tous les domaines : l’économie, la politique, la culture. Il faut donc promouvoir le statut de la femme. Cela a pris des proportions dramatiques au Sud Kivu, avec l’utilisation du viol comme arme de guerre.

La défense des droits de la femme est un des premiers domaines de l’action, afin de promouvoir l’autonomie de cette dernière, son accès à l’éducation, sa participation politique. D’où des activités économiques, surtout dans les quartiers marginaux des villes, soutenues par les microcrédits. L’assistance aux femmes violées est un des secteurs les plus développés, sur le plan médical, social, psychologique. Des centres d’hébergements ont été ouverts. Bref, un grand nombre de femme se sont mobilisées, à la fois pour répondre aux situations d’urgence et pour agir à plus long terme.

Un exemple particulièrement impressionnant est celui du groupe Tuungane (Unissons-nous). Dans un quartier de Bukavu, une colline est exploitée comme carrière de pierres. Les hommes détachent les grosses pierres qui sont achetées par les femmes qui les concassent, afin de produire des cailloux, notamment pour empierrer les routes. Le travail est dangereux, car régulièrement, à cause des pluies, des éboulements se produisent. La carrière appartient à l’Etat. En une journée, les femmes ont difficilement à remplir un sac qui rapporte un dollar. L’association a été fondée mi-2012, grâce à l’appui d’une militante sociale et journaliste. [15] Le but est d’améliorer le sort de ces femmes et notamment d’accroître le revenu de leur travail. La présidente de Tuungane a 13 enfants, la vice-présidente également, la secrétaire, 14. Elles vivent dans la misère et leurs vêtements en témoignent. Seuls quelques uns de leurs enfants peuvent aller à l’école. Elles ont une grande fierté d’appartenir à l’association et sont prêtes à mener des actions collectives. Les hommes de la carrière s’intéressent à cette action et voudraient faire de même.

• AUTRES SECTEURS DE LA SOCIETE CIVILE
Le dynamisme de la population se manifeste aussi dans de nombreux autres secteurs. Dans le domaine sanitaire, à côté des institutions hospitalières et des centres de santé, majoritairement gérés par les Eglises chrétiennes, les mutuelles se sont récemment développées. La principale est la mutuelle chrétienne, qui revêt un caractère militant. L’affiliation coûte 7 dollars dans les villes et 4 dollars dans les campagnes, par an et par personne, assurant une couverture de 80 % des soins hospitaliers. L’organisation commune permet aussi de faire pression sur les coûts des soins hospitaliers. Etre membre signifie évidemment un effort considérable pour des populations si pauvres. Mais les membres acquièrent ainsi un sens de l’action collective, grâce aux réunions régulières, qui sont aussi l’occasion d’aborder d’autres questions affectant les communautés. En quelques années des dizaines de milliers d’adhérents ont rejoint les rangs de ces mutuelles. [16]

Des intellectuels engagés avec ces mouvements ont aussi une activité de pensée critique. Certes, ils ne sont guère nombreux, car ils font l’objet de menaces de mort et parfois de violences directes. Ils ont entamé, entre autres, l’étude du concept de Bien commun de l’humanité comme paradigme post-capitaliste, en la déclinant en quatre éléments : le rapport à la nature, la production matérielle de la vie (l’économie), l’organisation collective sociale et politique et la culture. Il s’agit de dépasser les analyses pour déboucher sur l’action. [17] Ils s’expriment notamment dans une publication mensuelle, «Le Souverain », particulièrement courageuse dans ses prises de position [18]. Il faut aussi signaler les jeunes qui regroupés comme tels, s’engagent ensuite dans les divers mouvements.

• QUELLES PERSPECTIVES D’AVENIR ?

Face à une situation qui apparaît sans issue et suite à de nouvelles menaces extérieures, quel futur y a-t-il pour la région ? Les acteurs de la « société civile d’en bas » s’en préoccupent. Ils voient des solutions. La première condition est évidemment l’arrêt des interventions extérieures du Rwanda, de l’Ouganda et dans une certaine mesure du Burundi, officiellement reconnue par le rapport des Nations-Unies de 2012 [19]. Il s’agit du respect de la souveraineté nationale, durement défendue par la population locale au cours des dernières années. Le rôle de l’Europe, des Etats-Unis, de l’Onu est fondamental, car ces derniers ont été très impliqués, de diverses manières, à la fois dans les interventions étrangères et dans le pillage des richesses.

Comme le dit l’un des acteurs locaux : « Il s’agit de repenser et de redynamiser la société civile d’en bas, son combat, ses valeurs, son fondement, voire ses acteurs. Cela exige une prise de conscience individuelle et collective du mauvais virage pris par la société civile et du poids de la menace capitaliste sur la vie humaine. On ne libère pas un peuple. Un peuple se libère » [20]. Les organisations sociales du Sud Kivu appellent aussi les mouvements sociaux du Nord et les partis politiques afin qu’ils fassent pression sur leurs gouvernements respectifs, pour qu’un processus de paix durable soit entamé et que cesse le saccage des richesses naturelles.

Une autre condition est la reconstruction de l’Etat, à la fois comme service collectif et comme défenseur de la souveraineté. De petits signes existent d’une certaine amélioration : ainsi les fonctionnaires sont payés par banque et plus en effectifs (évidemment quand ils le sont). Cela suppose évidemment une lutte constante contre la corruption, que les mouvements dénoncent.

La souveraineté nationale, à laquelle une allusion a déjà été faite, suppose en plus de sa dimension politique, un contrôle effectif de l’Etat sur les sociétés multinationales qui pillent les richesses du pays (notamment minière) en réorientant les revenus vers l’intérieur, sans oublier une réflexion allant au-delà et envisageant le caractère inacceptable d’un point de vue écologique des mines à ciel ouvert, non seulement pour l’environnement naturel et social immédiat, mais aussi pour la défense de la planète [21]. L’encadrement technique et social des petits artisans dans ce domaine serait à envisager, comme une alternative.

Une politique agraire doit se baser sur la promotion des petits agriculteurs, à la fois d’un pont de vue social et pour assurer la souveraineté alimentaire de la région. D’où la nécessité d’améliorer les infrastructures locales, le crédit aux petits agriculteurs et éleveurs, leur formation, mais aussi de promouvoir le reboisement et de protéger la production locale contre l’invasion de produits extérieurs souvent subsidiés.

Dans la perspective de ces objectifs, la « société civile d’en bas » du Sud Kivu, agit en organisant, avec de nombreuses difficultés, la population locale, créant ainsi un espoir. C’est une leçon d’humanité et de courage dans la lutte sociale, qui doit inspirer tous ceux qui veulent construire un autre monde.

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** François HoutartI, invité par des acteurs sociaux du Sud Kivu, a fait en séjour sur place en octobre 2012. - Source : http://www.europe-solidaire.org

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NOTES
[1] Rapport de l’ONU sur la situation en République démocratique du Congo et réponse belge. Première réaction du CNCD (Conseil national de la Coopération au Développement) – 11.11.11., Bruxelles, 2012.

[2] Colette Braekman, L’Homme qui répare les femmes, GRIP-André Versailles, Bruxelles, 2012.

[3] Pierre Baracyetse, L’enjeu géostratégique des Transnationales minières au Congo, SOS Rwanda-Burundi, Bruxelles, 2001.

[4] Banro.com/S/Properties.asp

[5] Rapport final du Groupe d’experts sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesse de la République démocratique du Congo, S/2002/1146,2002, paragraphe 177 et Annexe II/III.

[6] Ibidem.

[7] Ibidem.

[8] BANRO.com/S/properties.asp.

[9] Le Livre Noir Canada de Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher, Noir Canada (Ecosociété, Montréal, 2008) détaille les dessous de cette transformation et de la reprise de la SOMINKI par BANRO. L’ouvrage circule largement sous forme photocopiée.

[10] Banro-com/S/Properties.asp

[11] www.banro.com/i/pdf/Foundati...

[12] A Salambila, des heurts se sont produits avec des exploitants artisanaux faisant plusieurs victimes.

[13] Nous nous basons sur le travail d’Adrien Zawadi, du COJESKI-RDC (Collectif de la Jeunesse du Sud Kivu-République Démocratique du Congo) : Aperçu sur la Résistance populaire (manuscrit).

[14] Cette partie du travail se base sur la contribution d’Olivier Matabazi, chargé de programmes à l’UPDI (Union Paysanne pour un Développement intégral.

[15] Solange Lusiku est aussi la directrice du mensuel Le Souverain.

[16] Les militants locaux sont appuyés par un dirigeant des Mutualités chrétiennes de Belgique, détaché sur place, Luc Dusoulier, animateur aussi des coordinations de la « Société civile d’en bas ».

[17] L’animateur de cet effort est Emmanuel Rugarubura , actif depuis des décennies pour la constitution d’un espace pour une « société civile » organisée.

[18] La directrice est Solange Lusiku, ayant reçu un doctorat honoris causa en 2012 à l’Université Catholique de Louvain et qui fait aussi l’objet de menaces régulières.

[19] Selon ce rapport, le soutien du Rwanda à la nouvelle rébellion se traduit par une violation de l’embargo sur les armes. En conséquence, l’aide extérieure de plusieurs pays fut suspendue (Pays-Bas, Allemagne, Grande Bretagne, Suède et symboliquement Etats-Unis) La Grande Bretagne reprit sa coopération et la Belgique préféra mener une action diplomatique (CNCD – Conseil national de la Coopération au Développement – Rapport de l’ONU sur la situation en République démocratique du Congo et réponse belge. Première réaction du CNCD- 11.11.11, Bruxelles, 2012.

[20] Adrien Swadi.

[21] Des problèmes semblable existent partout dans le monde, en fonction de l’épuisement progressif des matières premières, créant ainsi un ensemble de situations particulières, qui ajoutées les unes aux autres affectent les écosystèmes et finalement les équilibres climatiques.





Commentaires & analyses

La Tunisie s’enfonce dans le malaise, ses chefs sont fêtés

Mounira Chaieb

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/comment/85834

Leurs principaux dirigeants ont été récemment primés au niveau international pour leur gouvernance, mais ces honneurs les Tunisiens n’en ont cure. Face au taux élevé de chômage, à l’insécurité, etc., les déçus du «Printemps arabe» retrouvent des accents de révolte. D’aucuns en viennent même à dire que la vie était meilleure sous Ben Ali.

Le président intérimaire de la Tunisie, Dr Moncef Marzouki, ainsi que le président du parti au pouvoir Rachid Gannouchi étaient tous deux à Londres pour recevoir le "Chatham House Prize" 2012 (le 26 novembre). Chatham House, basé à Londres, est un prestigieux centre de réflexion sur les affaires internationales. Il a choisi de récompenser ces deux personnes pour "leur rôle à l’avant-garde de la nouvelle vague de démocratie au Moyen Orient et en Afrique du Nord". Le prix de Chatham House est décerné chaque année à un homme d’Etat dont il est estimé "qu’il a fait la contribution la plus significative à l’amélioration des relations internationales." Dr Marzouki a aussi été désigné par le magazine américain "Foreign Policy" dans sa liste annuelle comme étant le deuxième penseur le plus influent en 2012.

L’ironie veut que quelques jours seulement après l’attribution du prix, la violence a déferlé sur le gouvernorat de Siliana dans le nord-ouest de la Tunisie, quand les manifestants sont descendus dans la rue, critiquant les mêmes conditions économiques que celles qui ont conduit au déclenchement de violence au début de 2011 et à la chute de l’ancien président Ben Ali.

Plus de 250 personnes ont été blessées, dont certaines grièvement. Les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser les manifestants. Des récits ont circulé, selon lesquels des personnes avaient été traitées pour des blessures par balles. Le feu couvait en Siliana, à environ 120 km au sud de Tunis, ainsi que dans de nombreuses autres parties du pays. Les populations, outrées parce que le maire n’a pas réussi à tenir ses promesses de créer des emplois, ont décrété la grève générale. Ils ont demandé sa démission ainsi que celle du cabinet. Dans différentes parties du pays, les gens sont déçus par le manque de progrès résultant de leur soulèvement, Le chômage a explosé et le prix des denrées alimentaires de base a augmenté de façon dramatique au cours de ces derniers mois. L’économie tunisienne, basée principalement sur le tourisme européen et l’exportation, a souffert suite au soulèvement et à la crise économique européenne. Le mardi 27 novembre, la Banque mondiale a accordé un prêt de 500 millions de dollars afin d’aider à la réforme du secteur financier pour encourager les investissements et la croissance.

Les habitants de Siliana ont aussi demandé la libération de 14 personnes qui ont été arrêtées il y a presque deux ans et sont toujours détenues sans procès. Les protestations ont été les plus dures depuis que des islamistes appartenant à la ligne dure des salafistes ont attaqué l’ambassade américaine à Tunis le 12 septembre, à cause d’un film américain anti-islam. Cette violence a coûté la vie à 4 personnes.

La Tunisie est le lieu de naissance du "Printemps arabe". Son processus démocratique est considéré comme une grande réussite et un modèle pour le reste du monde arabe. Toutefois, la plupart des Tunisiens parlent de la nécessité "d’une révolution après la révolution". Le président intérimaire lui-même, au début de sa présidence, disait avoir des cauchemars à l’idée d’une deuxième révolution. Lorsque je lui ai demandé ce qu’il faisait pour résoudre les problèmes de la paupérisation croissante, le chômage, la maladie et un degré sans précédent d’émigration illégale vers l’Europe via l’Italie, il m’a répondu qu’il travaillait jour et nuit avec le Premier ministre pour maîtriser ces problèmes et que, compte tenu de l’héritage du précédent gouvernement, cela nécessiterait du temps, de la patience et de la persévérance pour en venir à bout.

Dr Marzouki est le premier président élu par l’assemblée constituante du pays, dans le cadre d’un accord de partage du pouvoir entre Ennhada, centre-droit, le Congrès pour la République du centre-gauche, le parti de Marzouki et le parti Ettakattol, centre-gauche, une coalition connue sous le nom de Troïka. Mais la Troïka a dû faire face à des défis même de la part de ses membres. Leurs différends sont connus du public tunisien. Leur plus grand problème concernait l’extradition de l’ancien Premier ministre libyen vers la Libye pour comparaître devant la justice en juin dernier, une décision prise par le seul Premier ministre d’Ennadha, fâchant le président Marzouki qui insistait sur des garanties pour un procès équitable.

Anciennement médecin et militant des Droits de l’homme, le Dr Marzouki est catégorique : l’autoritarisme est une maladie qui doit être traitée. S’adressant à des membres de la communauté tunisienne en Grande Bretagne, il a souligné qu’il était impératif de tenir des élections au début de l’été 2013 afin de remettre le pays sur les rails. Il a aussi souligné la nécessité d’éviter les conflits idéologiques. "La Tunisie, a-t-il dit, est un véritable laboratoire dans lequel la transition démocratique pacifique doit être mise à l’épreuve et les acteurs politiques co-existent dans un contexte de coalition et de consensus". Il a dit son optimisme en affirmant que la Tunisie réussirait.

De nombreux Tunisiens sont sceptiques, pour qui l’avenir de leur pays leur semble sombre. Les évènements récents les portent à penser que les lendemains qui les attendent sont loin d’être paisibles ou stables et ils s’inquiètent de ce qu’ils considèrent comme l’avènement d’une nouvelle dictature avec l’actuel gouvernement. Un gouvernement susceptible d’avoir recours à des pratiques pires que le précédent pour opprimer et réduire au silence la dissidence. Ils sont aussi préoccupés par les meurtres de membres éminents de parti d’opposition dans des circonstances mystérieuses, l’emprisonnement de journalistes sans procès et la polarisation croissante de la société sur la question religieuse.

Un sondage récent montre que 42% des Tunisiens pensent que la vie était meilleure sous Ben Ali, soutenant qu’il y avait de la sécurité, que l’économie fonctionnait et que les groupes ultra religieux n’existaient pas ou ne représentaient pas une véritable menace. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui regrettent d’avoir demandé que Ben Ali "dégage", disant que c’était une plaisanterie de leur part !

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** Mounira Chaieb est une journaliste tunisienne basée à Londres et qui avait travaillé pour la Bbc- Texte traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger

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Le déclin des syndicats nigérians

Adewale Stephen

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/comment/85831

A leur apogée, le leadership des syndicats a joué un rôle inestimable dans le progrès de la société nigériane. Il a organisé les masses et promu leurs intérêts contre des relations exploitantes, manipulatrices et injustes. Il a participé au processus de décolonisation et a lutté contre les régimes néocoloniaux pour obtenir des concessions afin de protéger les intérêts socioéconomiques des laissés pour compte. Mais les évènements récents montrent que leur faiblesse prépare aux masses et aux travailleurs des lendemains difficiles.

Lorsque le gouverneur controversé de la Central Bank of Nigeria (CBN), Mallam Sanusi Lamido a mis les pieds dans le plat, encore plus que d’habitude, en insultant l’intelligence des masses nigérianes lors de la deuxième retraite de l’Annual Capital Market Committee à Warri, dans l’Etat du Delta, en déclarant "qu’au moins la moitié des forces de travail nigérianes devrait être mise à la porte", nombreux ont été ceux qui ont pensé qu’il avait pris le tigre par la queue et qu’il allait devoir en subir les conséquences. Selon le gouverneur, le Nigeria dépense près de 70% de ses recettes en salaires et émoluments pour les fonctionnaires. Diviser en deux ce montant libérerait de l’argent pour des infrastructures pour le développement, a-t-il avancé.

Dès que j’ai lu sa proposition dans Punch Newspaper, j’ai pensé pouvoir prédire la réaction à ce commentaire, me disant que les dirigeants du National Labour Congress (NLC) allaient se manifester immédiatement par un communiqué vilipendant Sanusi et peut-être demandant sa démission ; la société civile se lèverait comme un seul homme pour réprimander l’homme de main du capitalisme ; nos trop zélés Femi Falana et d’autres "camarades en toge" instruits et préoccupés, mettraient en garde cet agent de destruction pour qu’il surveille son langage ; nos gratte-papier si articulés commenceraient à ouvrir nos yeux sur le degré élevé de corruption et sur l’argent qui s’accumule dans la Banque Centrale sous l’égide de Sanusi et l’Assemblée Nationale lui enjoindrait d’arrêter de surchauffer la scène politique. Puis tout un chacun, y compris le NLC, retournerait à son sommeil et Sanusi continuerait de profiter de tout le luxe que sa fonction lui procure. Après tout, on est au Nigeria et il est attendu de tout le monde d’avoir la mémoire courte.

Dans chacune des manifestations qui ont eu lieu depuis la déclaration provocante et anti-populaire, il s’avère que l’auteur avait raison. Curieusement, le seul incident inattendu venu s’ajouter à l’affaire a été l’entrée en scène du Congress for Progressive Change (Cpc) qui a sévèrement critiqué les dirigeants du Nlc pour avoir appelé à la démission de Sanusi. Pour ce parti, le patron du Cbn n’est rien de plus qu’un individu incapable d’influencer la politique du pouvoir exécutif. On mesure, à travers cette déclaration, le degré d’intelligence de ceux qui composent le Cpc. Elle indique aussi qu’en matière de politique tous les actuels partis politiques capitalistes du Nigeria sont du même acabit.

Mais comment pourrait-on critiquer la position du Cpc ? Après tout, l’un de ses dirigeants, Mohammadou Buhari, a déclaré lors de l’un de ses débats présidentiels en 2011 qu’il n’y a rien de mauvais dans le système d’instruction du Nigeria. Pour lui " tout est parfait".

Au-delà de ces considérations, les propos de Sanusi et du Cpc sont le reflet de l’érosion du potentiel hypothétique d’intimidation du leadership de la Nlc. Ils le font apparaître comme un tigre en papier qui ne fait que paraître effrayant, alors qu’il est dépourvu des véritables attributs du tigre. Dans un climat capitaliste, l’évocation d’un syndicat suffit pour intimider les cercles oppresseurs de la classe dirigeante. Même le président d’un pays ne peut pas s’autoriser à dire que les travailleurs ne sont pas utiles. Idem pour les partis politiques. Le pouvoir que les dirigeants des syndicats exercent sur les masses devrait être suffisant pour contraindre les politiques à montrer des égards à l’endroit du leadership du Nlc. Mais c’est à la situation contraire qu’on assiste. Qu’un parti politique, qui dépend toujours du vouloir des population, puisse dire aux dirigeants du Nlc d’aller au diable et "d’arrêter d’être hypocrites" est un triste constat du niveau de popularité du Nlc.

Sanusi peut être tout sauf bête. Il connaît le Nigeria et sait que c’est le seul pays où un agent du gouvernement peut faire une telle déclaration sans que les syndicats exigent sa démission. Dans un autre contexte, son mandat serait terminé à l’heure qu’il est. Mais la Nlc n’est qu’un tigre en papier dont les menaces ne dépassent pas les pages des journaux.

A leur apogée, le leadership des syndicats a joué un rôle inestimable dans le progrès de la société nigériane. Il a organisé les masses et promu leurs intérêts contre des relations exploitantes, manipulatrices et injustes. Il a participé au processus de décolonisation et a lutté contre les régimes néocoloniaux pour obtenir des concessions afin de protéger les intérêts socioéconomiques des laissés pour compte. Il s’est souvent insurgé contre le laxisme, la négligence et la corruption dans la gestion des affaires de l’Etat et a promu un projet national relativement unifiant, à la différence des politiques de la classe dirigeante de l’époque post-coloniale nigériane qui divisaient.

L’ironie c’est qu’on ne peut pas en dire autant de l’actuelle brochette de dirigeants. Alors que la situation au Nigéria continue de se dégrader, les petits progrès réalisés par les mouvements syndicaux en faveur des travailleurs sont entrain d’être érodés. Les travailleurs sont maintenant plus inquiets, déconcertés et perturbés, attendant de leurs dirigeants qu’ils leur montrent un chemin concret pour aller de l’avant. Mais ce leadership est occupé à vivre des romances et des dîners avec la classe dirigeante.

La façon décevante dont le Nlc a mis un terme aux protestations de masse en janvier est encore fraîche dans les mémoires des masses, les dirigeants syndicaux affirmant qu’ils ont agi de la sorte parce que l’administration Jonathan a promis d’implanter des programmes qui amélioreraient le sort des masses de travailleurs. Malheureusement, le résultat démontre la futilité qu’il y a à être doux et conciliant face à des voyous. A peine deux mois plus tard, le même gouvernement a ouvertement suspendu l’implantation des "palliatifs" limités proposés à cet égard, et le prix du carburant est vendu - quoique officieusement - au tarif de 120 nairas dans de nombreux Etats du pays.

Le résultat de telles trahisons est visible dans l’autorité déclinante du Nlc sur les syndicats de l’industrie, entraînant le mécontentement parmi les troupes, le déclin de la popularité des représentants syndicaux, une apathie et un abattement croissants des travailleurs. Lorsqu’un nombre considérable de sections du Nlc livraient bataille au gouverneur de leur Etat pour n’avoir pas appliqué la règle du salaire minimum de 18 000 nairas, il n’y a eu aucune réponse concrète de la part du leadership national. Lorsque le travail intérimaire est devenu une politique principale dans de nombreux Etats du sud-ouest et que le gouvernement fédéral a proposé son "U-Win", le leadership national a froidement refusé de combattre les maléfices du capitalisme. De même, pendant que les universités dans tout le pays augmentaient les frais d’inscription à des niveaux astronomiques, au-delà de la portée des citoyens ordinaires et que les syndicats progressistes sont proscrits, le Nlc et son homologue du Trade Union Congress (TUC), ont simplement ignoré la situation.

Des compromis déguisés en consultations remplacent les méthodes syndicales établies de confrontation. La stratégie fallacieuse d’accord supplante les principes enracinés dans l’idéologie comme tactique de lutte. La pertinence sociale des syndicats va rapidement avoisiner zéro et la pertinence politique des dirigeants syndicaux a été diluée. La situation est encore plus déconcertante au niveau des Etats. De nombreux responsables paradent simplement entre le paraétatique et la maison du gouverneur, demandant des nominations et des contrats afin de gonfler leur propre bourse. Jamais la situation des syndicats nigérians n’a été aussi difficile.

Les objectifs des travailleurs ne peuvent être atteints par un groupe de dirigeants qui disent une chose en public et une autre en privé. Ils ne peuvent être réalisés par un groupe de dirigeants qui déclameront les principes du socialisme du haut d’une tribune seulement lorsqu’ils veulent quelque avantage pécuniaire. Les dirigeants actuels du NLC et du TUC ne donnent plus de directions.

Maintenant que le financier de la classe dirigeante nigériane a parlé, le Nlc ne doit pas se leurrer et croire que Sanusi a parlé tout seul. Il a révélé de façon tactique ce que le gouvernement Jonathan a en réserve pour les masses nigérianes après les élections de 2015 : les syndicats et les masses feraient bien de se préparer pour les batailles à venir.

Dire que les interventions du Nlc sont cruciales pour la croissance et la durabilité d’un véritable développement au Nigeria ne fait pas de doute. Mais la capacité du Nlc à jouer un rôle actif dans la promotion de ces principes, ainsi que sa capacité à servir de porte-parole des masses ont été sévèrement affaiblies au cours des cinq dernières années. Pour que le Nlc et le Tuc soient de nouveau sérieusement pris en compte, aussi bien par l’Etat que par les employeurs, ses dirigeants doivent réfléchir à leurs actions.

Enfin, alors qu’il est considéré que le leadership actuel des syndicats peut apprendre à faire mieux avec le temps, une inconstance délibérée, qui devient presque la norme, n’annoncera pas seulement la faillite des syndicats. Elle érodera également la confiance de toute la population. Il s’en suit que l’actuel leadership des syndicats doit se reprendre. A défaut ils resteront stagnants, non seulement à leurs propres risques et périls, mais aussi aux risques et périls des masses qui attendent les syndicats comme les sauveurs.


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** Adelawe Stephen est basé au département d’histoire de l’université de Obafemi Awolowo de Ife Ife, Etat d’Osun, Nigeria – Texte traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger

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Tic : quand les jeunes sont au cœur de l'innovation

Olivier Sagna.

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/comment/85835

La dernière édition de la Fête de l'Internet au Sénégal remonte à 2004, mais sa non-organisation depuis cette date, loin de constituer un échec, symbolise bien au contraire l'atteinte de l'objectif à savoir la vulgarisation des technologies de l'information et de la communication (Tic) et leur banalisation dans la société sénégalaise.

BarCamp, TechCamp, Startup Weekend, Mobile Monday, Dakar 2.0, journée du logiciel libre (Software Freedom Day), Mobile Innovations, Africa Content Initiative, etc., depuis quelques années les initiatives visant à réunir les développeurs d'applications, les créateurs de contenus numériques, les entrepreneurs et au-delà tous ceux, spécialistes ou non, qui s'intéressent au développement de la société de l'information au Sénégal, en Afrique et dans le monde ne cessent de se multiplier. Elle est bien loin l'époque héroïque où le chapitre sénégalais d'Internet Society (Isoc-Sénégal) et Osiris, appuyés par quelques rares partenaires publics et privés organisaient difficilement la Fête de l'Internet dont la première édition vit le jour au Sénégal en 1999.

A l'époque, il y avait plus de spectateurs que d'acteurs et les présentations, les démonstrations et les conférences l'emportaient sur les ateliers où les uns et les autres pouvaient montrer leur savoir-faire. La dernière édition de la Fête de l'Internet remonte à 2004 et sa non-organisation depuis cette date, loin de constituer un échec, symbolise bien au contraire l'atteinte de l'objectif à savoir la vulgarisation des technologies de l'information et de la communication et leur banalisation dans la société sénégalaise. En effet, aujourd'hui, il n'est plus guère nécessaire d'organiser cette activité-phare, qui était bien isolée pour ne pas dire esseulée dans l'année malgré son grand succès populaire, puisque sourdent de partout des initiatives prises à la base par une multitude d'acteurs et non plus par une poignée d'activistes adeptes de l'évangélisation numérique.

Il faut dire qu'entre temps les utilisateurs des Tic sont passés du stade du groupuscule au parti de masse pour reprendre une métaphore du champ politique. Paradoxalement, même si Internet reste le point de ralliement vers lequel tout le monde converge, ce n'est pas le monde de l'informatique et des réseaux, entendu au sens classique, qui sont à la base de ce formidable développement mais plutôt un outsider sur lequel bien peu de gens auraient parié il y a plus d'une décennie de cela, à savoir la téléphonie mobile. Le lancement de la 3G, d'abord par Expresso en 2010 puis par la Sonatel en 2011 suite aux tests menés en 2008 à l'occasion de la tenue à Dakar du sommet de l'Organisation de la conférence islamique, a entrainé un développement spectaculaire de l'internet mobile comme moyen d'accès au Net et principalement aux réseaux sociaux.

Que l'on en juge, le parc d'abonnés à l'Internet mobile est passé de 16,2% des abonnés à Internet en mars 2011 à 59,5% en mars 2012. Cela étant, les Sénégalais et les Sénégalaises ne se sont pas contentés d'aller à la rencontre des Tic comme de simples consommateurs puisque l'on a vu, au fil des ans, apparaitre un nombre croissant de développeurs, de créateurs, d'innovateurs, les uns fonctionnant comme de simples geeks et les autres comme de jeunes d'entrepreneurs opérant le plus souvent dans le cadre de très petites entreprises (Tpe) voire d'entreprises unipersonnelles. Il s'en est suivi un formidable élan créatif, notamment en matière d'applications utilisables à partir de téléphones mobiles, qui ont valu à nombre de jeunes Sénégalais d'être primés à l'occasion de compétitions se déroulant à l'échelle de l'Afrique de l'ouest, du continent africain voire du monde. Ils contribuent ainsi au développement d'un écosystème favorable à la naissance d'une économie numérique que beaucoup appellent de tous leurs vœux mais qui peine à émerger.

Cette dynamique est encouragée par des structures telles le Ctic, incubateur d'entreprises Tic, Jokkolabs, espace de coworking, la villa Act, Mobile Sénégal, etc., qui constituent autant de plateformes favorisant la formation, l'échange d'expériences, la concrétisation de projets et finalement l'innovation. Si l'on considère le fait que dans le monde des TIC, l'innovation est fréquemment une affaire individuelle, comme le montre le parcours de nombre de grands noms du domaine, de Steve Jobs à Mark Zuckerberg, il n'est pas interdit de rêver que demain un jeune Sénégalais ou une jeune Sénégalaise, et plus globalement un jeune Africain ou une jeune Africaine, sera à l'origine de la « killer application » qui, non seulement, sera utilisée par des millions d'utilisateurs à travers le monde mais lui permettra d'être milliardaire en dollars, en euros ou en…yuans, de créer des emplois et surtout d'être un modèle pour une jeunesse africaine qui aura soif de conquérir le monde plutôt que de fuir le continent.


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** Olivier Sagna est secrétaire général d'OSIRIS (Observatoire sur les Systèmes d’Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal - www.osiris.sn)

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Plaidoyers & campagnes

Et moi, comment je peux participer au Forum Social Mondial Tunis 2013 ?

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/advocacy/85836

Les conditions de participation au Fsm 2013, à Tunis, sont précisées et les axes thématiques pour les réflexions et les activités sont dégagés. La démarche se veut élargie et inclusive.

Le site web du Forum Social Mondial (Fsm) Tunis 2013, qui se déroulera du 26 au 30 mars dans la capitale, a été ouvert le 15 octobre et il va vous permettre de participer au processus du Forum et à son déroulement, peu importe où vous êtes sur la planète.

Voici les différentes formes de participation:

1. S’INSCRIRE AUX COMMISSIONS
Le Forum social mondial Tunis 2013 a huit commissions (mobilisation, communication, contenu et méthodologie, logistique, finances, femmes, culture et jeunes), qui assurent la bonne préparation de l’événement dans différents domaines. La plupart ont déjà commencé à travailler mais avec un rythme différent. Pour faire partie des commissions - être dans la mailing list, savoir quand sont les réunions, recevoir les comptes-rendus et participer aux discussions - il faut s’inscrire sur le site web du Fsm http://www.fsm2013.org/commissions ou ici http://lists.fsm2013.org/mailman/listinfo Dans le premier lien vous trouverez aussi un résumé des taches de chaque commission.

Le local du Fsm va être équipé d’un système de cameras qui va permettre de diffuser en streaming toutes les réunions des commissions et élargir le groupe de travail à une échelle internationale.

2. S’INSCRIRE AU SITE WEB ET PROPOSER UNE ACTIVITE EN TANT QUE ORGANISATION
Si vous souhaitez proposer une activité pour le Forum social mondial 2013, vous pouvez le faire ici http://www.fsm2013.org/fr/registration Vous devez vous enregistrer en premier en tant que “personne” et ensuite enregistrer votre association et l’activité que vous proposez. Une fois que vous serez inscrit-e-s, vous pourrez voir les activités qu’ont proposées les autres organisations.

Vous pouvez choisir si vous voulez que vos activités dans le cadre du Fsm 2013 se déroulent à Tunis ou dans un autre coin du monde, elles peuvent aussi être élargies via le net, pour être accessibles à tout le monde.

Il est possible de proposer des activités du 15 octobre au 1er décembre 2012, et ici vous pouvez consulter les axes thématiques dans lesquels vos activités s’insèrent. Ensuite il y aura une phase d’agglutination, du 2 décembre à fin janvier 2013, pendant laquelle les organisations qui ont déposé des activités qui portent sur des thématiques similaires vont échanger ensemble pour éventuellement les rassembler.

Les frais des activités et de stand ne sont pas encore disponibles.

3. ETRE VOLONTAIRE
L’appel aux bénévoles sera lancé dans quelques mois. Nous attendons un grand nombre des volontaires de la Tunisie, des pays voisins et également des autres continents. Il y a différentes formes de volontariats, l’une pour aider avec la logistique et l’accueil des participants et l’autre pour aider avec l’interprétation dans différentes langues lors du FSM.

4. PARTAGER LE SITE WEB ET L’INFORMATION SUR LE FORUM SOCIAL MONDIAL

C’est aussi une façon de participer de faire que l’information sur le Fsm et les modalités d’inscription parviennent au plus grand nombre ! Si vous avez lu des articles intéressants sur le Forum Social Mondial ou si vous connaissez la date des évènements et luttes altermondialistes dans votre pays, vous pouvez les envoyer pour les insérer dans l’agenda du site web : secretariat@fsm2013.org

FSM TUNISIE 2013, AXES THEMATIQUES


1 - Pour un approfondissement radical des processus révolutionnaires et de décolonisation au sud et au nord par l’épanouissement de nouvelles expressions sociales contre les dictatures politiques et celles des marchés, et pour le rétablissement des droits des peuples à disposer d’eux mêmes et de leur souveraineté sur leurs ressources et leur destinée.




2- Pour un monde débarrassé de toute hégémonie et de toute domination impérialiste exercée par le biais de la dette et du libre échange comme outil d’appauvrissement, d’appropriation des richesses et de soumissions des peuples, des sociétés transnationales et du capital financier, de l’oppression patriarcale et des inégalités systémiques, et par des politiques sociales néolibérales comme machines de guerre contre les peuples.




3 - Pour la construction de nouveaux universalismes - comme réponse à la crise civilisationnelle et à la marchandisation de la vie - fondée sur la justice environnementale et l’accès universel et durable de l’humanité aux biens communs, la préservation de la planète comme source de vie, en particulier de la terre, de l’eau, des forêts, des sources d’énergie renouvelable et de la biodiversité, le respect des droits des peuples indigènes, natifs, originaux, autochtones, et des diasporas, de leurs cultures, identités, territoires, langages et savoirs.




4 - Pour une société humaine fondée sur les principes et les valeurs de dignité, de diversité, de justice, d’égalité entre tous les êtres humains, indépendamment des genres, des cultures, de l’âge, des incapacités, des croyances religieuses et sur le respect des droits individuels et collectifs, civils et politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux ; et pour l’élimination de toutes les formes d’oppression et de discrimination basées sur le racisme, la xénophobie, les systèmes de castes, l’orientation sexuelle et autres.




5 - Pour la liberté de circulation et d’établissement de toutes et de tous, plus particulièrement des migrants et des chercheurs d’asile, des personnes victimes du trafic humain, des réfugiés, des peuples indigènes, originaires, autochtones, traditionnels et natifs, des minorités, des peuples sous occupation, des peuples en situation de guerre et conflits et pour le respect de leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux.




6 - Pour la justice cognitive : Pour le droit inaliénable des peuples au patrimoine culturel de l’humanité, pour la décolonisation de la pensée et la démocratisation des savoirs, des cultures, de la communication et des technologies; et pour la fin des savoirs hégémoniques et de la privatisation des savoirs et des technologies, et pour un changement fondamental du système des droits de la propriété intellectuelle et de la recherche scientifique.




7 - Pour la construction de processus démocratique d’intégration et d’unions entre les peuples pour la réalisation de leur aspirations à la dignité et au mieux-être, et qui soient des réponses aux stratégies de division et d’hégémonie, et pour la généralisation des pratiques et des formes de solidarité qui renforcent la coopération entre les peuples.




8 - Pour un monde en paix débarrassée de la guerre comme instrument de domination économique, politique et culturelle, des bases militaires et des armes nucléaires, et respectant les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources, et protégeant les peuples vivant sur des territoires occupés, sans états ou en situation de conflit.




9 - Pour un monde démocratique garantissant, sans discrimination aucune, la participation de toutes et de tous à la vie et aux décisions politiques et économiques à tous les niveaux, local, national et international, dans le cadre d’institutions et de modèle de gouvernance réellement démocratiques, y compris du système des Nations Unies et des institutions financières internationales.




10 - Pour la construction d’alternatives au capitalisme et à la mondialisation néolibérale régulées sur la base des principes de coopération, de justice fiscale et de redistribution internationale des richesses, centrées sur les besoins fondamentaux des peuples, mettant en avant de nouvelles manières de produire, de consommer et d’échanger, utilisant des énergies non nucléaires renouvelables, et interdisant les paradis fiscaux.




11 - L’avenir du Forum : Pour une réflexion collective sur les mouvements sociaux, le sens des nouvelles luttes ainsi que sur le processus du Forum Social Mondial lui même, les perspectives et stratégies pour l’avenir, afin de garantir la réalisation effective d’un autre monde possible et urgent pour tous et toutes.


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Arts & livres

Rwanda : «Hate Radio», éviter que cela se reproduise

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/books/85809

Près de 20 ans après le génocide au Rwanda, Milo Rau, metteur en scène allemand, reconstitue sur scène une émission de la Radio Télévision Libre des Mille Collines (Rtml) qui a été le média de propagande du gouvernement pour le massacre des Tutsis. Hate Radio est le titre de cette pièce documentaire. Le studio de la Rtml est reconstitué sur scène. Le ton est badin sur fond de plages musicales et c'en est encore plus glaçant. Cette jovialité contraste en effet de façon monstrueuse avec les propos tenus. Les auditeurs sont appelés à pourchasser les Tutsis et à les tuer. La radio devient instrument de délation. On y diffuse les lieux où les Tutsis se terrent. Les trois animateurs, deux hommes et une femme, ont réellement existé.

http://rfi.my/12niIln





Droits humains

Afrique : Armées africaines : Pourquoi sont-elles si nulles ?

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85826

Les crises actuelles au Mali et en Rd Congo le confirment une nouvelle fois. Mal équipées, mal commandées, mal entraînées et... mal aimées, la plupart des forces de sécurité subsahariennes sont dans un piteux état. Enquête.

http://bit.ly/U6RFsK


Algérie : Les anciens combattants réclament leur retraite à la France

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85817

Quelque 30 000 citoyens et résidents algériens ont demandé à la France leur «carte du combattant» qui ouvre droit à la «retraite du combattant. Ces hommes ont servi dans l’armée française et pris part à des opérations de guerre en Algérie. Leur requête apparaît donc légitime. Et le temps presse. Pendant longtemps, cette question était taboue en Algérie. Il y avait d'un côté les Moudjahidines, couverts d'honneurs et d'avantages sociaux, et de l'autre les harkis, c'est-à-dire les traîtres aux yeux du pouvoir algérien. Et l'on découvre que des milliers d'anciens soldats de l'armée française qui ont combattu le Fln en Algérie y vivaient toujours...

http://bit.ly/Wefv45


Burkina : Opération «une femme, un acte de naissance»

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85781

Une opération qui va s’étendre jusqu’en fin 2013 vise à doter deux millions de femmes et de filles au Burkina d’actes de naissance ou de jugements supplétifs d’acte de naissance. Selon les statistiques officielles, 10,7% de femmes urbaines et 41,9% de femmes rurales, soit au total 34,5% de femmes burkinabè ne possèdent pas d’actes de naissance. Environ trois millions de femmes sont dans cette situation. Le ministère de tutelle entend mobiliser pendant cette campagne, environ 2 milliards de francs Cfa.

http://oran.ge/U3agVB


Burundi : Le parlement invité à ne pas voter une loi qui absout des crimes

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85798

Le directeur du Centre de Recherche pour l'Inculturation et le Développement (CRID) du Burundi, Abbé Adrien Ntabona, invite le parlement burundais à ne pas voter une loi sur la Commission Vérité-Réconciliation (CVR) "qui amnistie les crimes inamnistiables" - crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Egalement Curé de la paroisse péri-universitaire Esprit de Sagesse, l'Abbé Ntabona, a lancé cet appel lors de la présentation publique de son nouveau ouvrage intitulé "Dimensions d'une justice transitionnelle à base de thérapies au Burundi".

http://bit.ly/12iE8Rw


Côte d’Ivoire : L’exil ghanéen de la seconde épouse de Gbagbo

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85792

La seconde épouse de Laurent Gbagbo, Nady Bamba, vit exilée à Accra, au Ghana, depuis la chute de son mari en avril 2011. Accusée de financer des opérations de déstabilisation contre le régime de Alassane Ouattara, elle s'en défend vivement. Devenue très pieuse, cette musulmane s'en remet à la justice divine, qui triomphera selon elle pour « rétablir la vérité ». En privé, elle dit aussi traverser « un long drame intérieur » depuis le 30 novembre 2011, date du transfèrement à La Haye de l'ex-président, qu'elle ne peut visiter.

http://bit.ly/U3bwIh


Global : DSK-Nafissatou Diallo, une fin sans fin

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85820

L'ancienne employée guinéenne du Sofitel hôtel de New York, Nafissatou Diallo et l'ancien patron du Fmi, Dominique Strauss-Kahn qu'elle accusait de l'avoir violée, ont fini par trouver un arrangement financier. Dans les deux camps, on félicite de cette issue qui évite un long, coûteux et incertain procès. De ce point de vue, la saga judiciaire prend bel et bien fin. Mais d'un autre point de vue-celui de la manifestation de la vérité-la porte se referme définitivement sur de nombreuses questions sans réponses.

http://bit.ly/TZyk9z


Global : L’enfer de l’esclavage pour les Malgaches au Liban

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85794

Depuis la crise politique malgache en 2009, les conditions de vie à Madagascar se sont détériorées. Pour prêter main forte à leurs familles, des milliers de jeunes filles migrent au Liban pour travailler comme domestiques. Mais une fois sur place, elles vivent un véritable enfer. Maltraitées, battues, violées, elles subissent toutes formes de violences. Après de longues tractations, elles ont finalement accepté de se confier. Enquête.

http://bit.ly/ZjU06t


Global : Les enfants représentent près d'un tiers des victimes de la traite dans le monde

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85816

D'après un tout nouveau rapport de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) publié mercredi 12 décembre, 27% des victimes de la traite entre 2007 et 2010 étaient des enfants, soit une hausse de 7% par rapport à la période précédente, qui courait de 2003 à 2006. S'appuyant sur des données en provenance de 132 pays, le Rapport mondial 2012 sur la traite humaine révèle une augmentation du nombre de filles parmi les victimes.

http://bit.ly/SBB7de


Guinée-Bissau : 75 villages de la région de Bafata abandonnent l'excision et le mariage précoce

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85805

Quelque 75 villages de la région de Bafata (centre de la Guinée Bissau) ont signé ce mardi 11 décembre la déclaration de Cambadjou (nord-est de Bissau) pour l'abandon des pratiques néfastes de l'excision et du mariage précoce. Leur porte-parole a affirmé, au cours d'une cérémonie, que ces villages ont décidé "de respecter les droits humains en abandonnant les pratiques néfastes de l'excision et du mariage précoce afin de contribuer au retour de la paix en Guinée-Bissau".

http://bit.ly/VKyLnp


Libye : L’ex-chef du CNT libyen accusé dans l’assassinat du général Younès

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85790

L'ex-chef du Conseil national de transition (Cnt) libyen, Moustapha Abdeljalil, a été accusé, mardi 11 décembre, d'"abus de pouvoir" et d'atteinte à l'unité nationale dans le cadre de l'affaire sur l'assassinat du chef d'état-major rebelle, Abdel Fatah Younès, en juillet 2011, selon le parquet militaire. Aujourd’hui leader de l'alliance libérale victorieuse des législatives du 7 juillet, Moustapha Abdeljalil avait lui-même annoncé en juillet 2011 la mort du général Younès - ancien ministre de l’Intérieur de Kadhafi et militaire de plus haut rang à avoir rejoint la rébellion.

http://f24.my/SfL9Rn


Rd Congo : Comment lutter contre les Kulunas ?

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85830

Les années actuelles sont sans doute les pires que Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, ait jamais connues en termes d’insécurité à cause de recrudescence du grand banditisme. La délinquance juvénile est en tête de ce phénomène. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’un simple accident fortuit et spontané de l’histoire. L’explosion de la délinquance juvénile que l’on observe aujourd’hui dans la ville-province de Kinshasa est liée à l’histoire politique du pays, et déjà à l’époque de la dictature mobutienne.

http://bit.ly/ZcCmmc


Rd Congo : La famille Lumumba sollicite Kinshasa pour un procès en Belgique

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85800

La famille du premier Premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba, assassiné en 1961, souhaite que le gouvernement de Kinshasa l'appuie dans le procès qui pourrait avoir lieu en Belgique, a affirmé jeudi 13 décembre l'un de ses fils, Roland Lumumba. Plus de cinquante ans après les faits, la justice belge a annoncé mercredi 12 décembre qu'elle allait lancer une enquête sur l'assassinat de l’un des héros des indépendances africaines toujours populaire aujourd'hui et dont la famille met en cause dans sa mort d'ex-responsables belges. Estimant que l'ex-Congo belge était alors plongé dans un conflit armé, elle soutient que la mort de M. Lumumba pouvait dès lors être considérée comme un crime de guerre.

http://bit.ly/VKhN8Z


Rd Congo : L'armée de Joseph Kony a tué 39 personnes selon l'ONU

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85799

Le secrétaire général des Nations Unies soutient que le groupe de miliciens du seigneur de guerre africain Joseph Kony, l'Armée de résistance du Seigneur, a tué 39 civils cette année, dont 19 en République démocratique du Congo et 20 autres en République centrafricaine. Un rapport de Ban Ki-moon au Conseil de sécurité stipule que «plus de 180 attaques présumées de l'Armée de résistance du Seigneur ont été rapportées par des groupes humanitaires» en 2012, au cours desquelles 193 personnes ont été kidnappées dans ces deux pays. Le rapport indique que l'armée de résistance de Kony a perpétré 42 attaques au Congo et 138 autres en République centrafricaine, forçant 443 000 personnes à quitter leur domicile.

http://bit.ly/TVlJUD


Sénégal : Le vrai-faux voyage des barons du régime Wade

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85814

Les barons du régime d’Abdoulaye Wade contre attaquent. Jeudi 13 décembre dans l’après-midi, quatre d’entre eux, Karim Wade, Oumar et Samuel Sarr, Madické Niang, se sont présentés à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Pourtant, après avoir été convoqués par la Cour de répression de l'enrichissement illicite, ils sont désormais interdits de sortie du territoire national dans le cadre d’enquête pour malversations présumées. Sans surprise, les quatre hommes se sont vus refuser l’accès d’un vol à destination d’Abidjan. En réalité, Karim Wade et ses compagnons, accompagnés de trois huissiers de justice, voulaient faire constater légalement que cette interdiction de sortie du territoire ne leur a jamais été officiellement notifiée par la justice sénégalaise. Ils ont décidé de saisir les instances judiciaires internationales.

http://bit.ly/Y9RgbC


Togo : Le duel Faure - Kpatcha Gnassingbé se déporte à Abuja

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85813

Le demi-frère du président togolais et ancien ministre de la Défense, Kpatcha Gnassingbé, a porté plainte pour "torture morale" contre le Togo devant la Cour de la Justice de la Cedeao, qui a accepté d'en vérifier le bienfondé, mardi 11 décembre. Verdict le 21 février prochain, à Abuja. Son avocat espère obtenir gain de cause devant la cour, ce qui provoquerait l’annulation de l’ensemble de la procédure et l’élargissement de son client, qui purge une peine de 20 ans de réclusion dans une prison spéciale de Lomé, au Togo.

http://bit.ly/VKkWpj





Elections & gouvernance

Afrique du Sud : La statue de Mandela dévoilée

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85801

Le président sud-africain Jacob Zuma a dévoilé jeudi 13 décembre une statue géante de l'ex-président Nelson Mandela, rendant hommage à la contribution de ce dernier « à une Afrique du Sud unie, sans ségrégation raciale ni sexisme, démocratique et prospère ». M. Zuma a qualifié cette statue d'hommage au chemin tortueux que la population sud-africaine a franchi pour sortir de l'oppression, au travers de sa lutte pour la libération, jusqu'à accéder à la démocratie en 1994, ainsi qu'aux progrès déployés pour guérir les séquelles laissées par de nombreuses années d'oppression, d'injustice et d'indignité pour la majorité des Sud-Africains.

http://bit.ly/UUWnoJ


Afrique : L'axe Rabat-Dakar cité comme modèle en matière de coopération Sud-Sud

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85786

Les relations maroco-sénégalaises sont "exemplaires" et constituent "un modèle de réussite" en matière de coopération sud-sud, a affirmé le ministre marocain de l'Intérieur. La coopération entre les deux pays porte sur des domaines divers tels que l'agriculture, la pêche, l'éducation, la formation, la santé, la gestion de l'eau, l'irrigation, les télécommunications, l'aménagement urbain, le transport aérien et les infrastructures de base. Entre 2001 et 2006, le roi Mohamed VI a effectué quatre visites au Sénégal.

http://bit.ly/UKM5cZ


Afrique du Sud : Jacob Zuma, l'homme à abattre

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85811

Jacob Zuma, va tenter de conserver la direction de l’Anc. Mais ses ennemis sont nombreux. Et bien décidés à le faire chuter. Face à lui, avec sa barbichette blanche, Kgalema Motlanthe, 63 ans, est réputé calme, discret et expérimenté. Mais son trait de caractère qui fait le plus parler est sans conteste son indécision. Appelé depuis des mois par tous les adversaires de Jacob Zuma à briguer la présidence de l’Anc lors de la conférence de Mangaung qui se tiendra du 16 au 20 décembre, le vice-président sud-africain a entretenu l'ambiguïté, évitant soigneusement de se déclarer, sans toutefois démentir une possible candidature. Le suspens a pris fin le 13 décembre, alors que son porte-parole annonçait sa candidature à la tête du parti. L'enjeu est important. Celui qui remportera ces élections internes, organisées tous les cinq ans, est quasiment assuré d'être élu à la présidence de l'Afrique du Sud en 2014 - l'Anc étant certain de remporter à nouveau le scrutin.

http://bit.ly/VKkUOh


Afrique du sud : Jacob Zuma, le président controversé

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85810

Le président sud-africain, actuel président de l’Anc, paraît en bonne position pour être réélu lors de la conférence du parti, à Bloemfontein du 16 au 20 décembre 2012, malgré tous les scandales qui entachent sa présidence. Depuis une dizaine d’années, les accusations contre lui se multiplient : corruption, abus de pouvoir et même viol. Ce qui ne l'a pas empêché de prendre la tête de l’Anc en 2007, puis de devenir président de l’Afrique du Sud. Entretemps, la justice a abandonné, mais pas enterré, les poursuites pour corruption, et un tribunal l’a blanchi des accusations de viol.

http://rfi.my/UZgJS2


Afrique : Que sont devenues les veuves des anciens présidents africains ?

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85819

Ils ont été héros, martyrs et parfois bourreaux... Les années ont passé, leurs épouses leur ont survécu. Habituées aux ors des palais, les anciennes premières dames d'Afrique ont dû apprendre à vivre loin des projecteurs, avec un nom souvent lourd à porter. Méfiantes, elles ne se laissent pas facilement approcher.

http://bit.ly/TeDMar


Centrafrique : Bozizé et le verrou constitutionnel

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85818

François Bozizé renouvellerait bien son mandat à la tête de l'État en 2016. Seul soucis : la Constitution ne le lui permet pas, à moins de la modifier. Les 24 et 25 novembre à Boali, il a convié les députés du parti au pouvoir à débattre de son éventuelle candidature à la présidentielle de 2016. Pour pouvoir briguer un troisième mandat, il envisage de faire modifier par voie parlementaire les articles 24 et 108 de la Constitution. Problème : le texte actuel stipule que le nombre et la durée des mandats présidentiels ne sont pas révisables. Pour faire passer la mesure, le pouvoir pourrait en même temps soumettre aux députés d'autres modifications constitutionnelles comme la création d'un Sénat, l'abolition de la peine de mort ou la refonte du code électoral.

http://bit.ly/T19E1o


Egypte : Petite avance du "oui" au référendum selon les islamistes

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85828

Une petite majorité d'Égyptiens a approuvé le projet de Constitution controversé défendu par le camp présidentiel lors de la première partie du référendum, ont annoncé dimanche 16 septembre les islamistes et un groupe d'opposition, citant des résultats non officiels. Près de la moitié des électeurs, soit 26 millions de personnes, avaient été appelés à se rendre aux urnes samedi, alors qu'une grave crise politique divise le pays. Le reste du pays doit voter le 22 décembre. Le Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), branche politique des Frères musulmans, d'où le président Mohamed Morsi est issu, a indiqué que 56,5% des électeurs avaient voté "oui". Le Front du salut national (FSN), coalition de l'opposition rassemblant des mouvements de gauche et libéraux, a répliqué dans un communiqué qu'elle "ne reconnaîtrait aucun résultat non officiel".

http://bit.ly/SEnaeB


Guinée Bissau : Kumba Yala retire sa candidature à la tête du PRS

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85785

Kumba Yala, leader et fondateur du Parti de la rénovation sociale (PRS), s'est retiré de la direction de cette formation politique qu'il a crée en1992. Depuis son élection à la présidence de la Guinée-Bissau en 2000, Yala n'a plus gagné de scrutin. Sa gestion des affaires et surtout, ses incohérences politiques, sont de plus en plus décriées par des responsables de son parti. Mais des interrogations demeurent sur la nature de ce retrait.

http://bit.ly/Y9JcaE


Mali : Le nouveau Premier ministre n’apaise pas la communauté internationale

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85791

Diango Cissoko, nouveau Premier ministre malien, a succédé mardi 11 décembre à Cheikh Modibo Diarra, arrêté par la junte. L’ingérence des militaires est jugée néfaste par la communauté internationale, qui peine à s’accorder sur une intervention au Nord-Mali. Dans une interview après sa nomination, Diango Cissoko a fait preuve de volontarisme. Mais le Conseil de sécurité de l'Onu a réagi à l'événement en se disant "prêt à envisager des mesures appropriées, dont des sanctions ciblées contre ceux qui empêchent la restauration de l'ordre constitutionnel et agissent pour miner la stabilité du Mali".

http://f24.my/Url1il


Mauritanie : Une certaine jeunesse mauritanienne bêche dans le passé

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85808

L’initiative qui vient d’être lancée par de jeunes Mauritaniens pour faire revivre l’héritage du Taayisme, du nom de l’ancien président Tayé, victime d’un coup d’Etat en 2008, sonne le glas d’une crise profonde qui risque d’emporter l’existence de la Mauritanie. C’est en parti l’avis de l’ancien Envoyé Spécial des Nations Unies, l’ambassadeur Ahmedou Ould Abdallahi. En effet, la jeunesse mauritanienne, qui représente plus de 66% de la population, cherche des repères où s’accrocher, face à un horizon obstrué.

http://bit.ly/VKkAiB


Sénégal : Abdoul Mbaye, cible de premier choix pour les critiques

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85793

Issu du monde des affaires, figure atypique du gouvernement sénégalais, le Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye s'est fait, en quelques mois, de solides ennemis. Depuis quelques semaines, le chef du gouvernement est une cible de premier choix pour la presse, mais aussi de l'opposition, d'une frange de la haute administration et de certains milieux d'affaires sénégalais... Même dans l'entourage du président, Macky Sall, et jusque parmi ses ministres, on lui compte des ennemis.

http://bit.ly/ZbnJ2s


Sénégal : Khalifa Sall, de la mairie de Dakar à la présidence ?

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85812

Au sommet Africités, qui s'est déroulé du 4 au 8 décembre dans la capitale sénégalaise, le maire socialiste de Dakar a été couvert d'éloges. Son action séduit même les libéraux. Au point que beaucoup voient en lui un futur présidentiable... Nicéphore Soglo, ancien président béninois, a profité de la tribune du 6e sommet Africités pour l’encenser. Il n'a pas été le seul à lui rendre hommage. Plusieurs personnalités qui ont présidé la cérémonie d'ouverture devant 5 000 participants ont elles aussi vanté « son dynamisme », notamment le maire de Paris, et Macky Sall, le président du Sénégal. En avril, ce dernier lui avait proposé un poste de ministre de premier plan qu’il avait refusé.

http://bit.ly/Rv8MoV


Sénégal : Macky Sall, nouveau médiateur de la crise ivoirienne

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85825

Macky Sall, nouvel acteur de la vie politique ivoirienne. C’est avec l’aval de son homologue ivoirien Alassane Ouattara que le président sénégalais a reçu jeudi 13 décembre, une délégation du Front populaire ivoirien, le parti de Laurent Gbagbo. Cette dernière a été conduite par le président par intérim du parti Miaka Ouretto. L’objectif est de faire avancer le chantier de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire. Le chef d’Etat sénégalais va aussi tenter d’apaiser le climat politique, toujours très tendu en Côte d’Ivoire

http://bit.ly/Uru3fs





Corruption

Nigeria : Les pétroliers se goinfrent toujours

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/corruption/85788

Nuhu Ribadu, l’ancien chef de l’agence nigériane anti-corruption, vient de publier un rapport officiel sur le secteur pétrolier au Nigeria. Réputé incorruptible, il avait dénoncé, il y a quelques années, « une grande banque française pivot du blanchiment au Nigéria » après un rapport sur le secteur financier. Son nouvel ouvrage suscite, d’ores et déjà, de vives réactions de la part des entreprises mises en cause et révèle un détournement de la rente, stupéfiant par son ampleur entre 2005 et 2011.

http://bit.ly/TUe5w5





Développement

Algérie : Le chômage, un véritable drame social

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/development/85796

Les dernières statistiques arrêtées en Algérie en matière de chômage font état d'un taux de 12% alors qu'il y a à peine quatre ans il était de plus de 15%. Le phénomène est vécu comme un véritable drame social par une bonne partie des jeunes Algériens, principalement des diplômés, qui se sentent exclus de la société. Certains, finissent par accepter quand c'est possible d'occuper des emplois pour lesquels ils sont surqualifiés, d'autres empruntent souvent le chemin sans retour de la mer, quand ils ne chutent pas dans le monde obscur de la drogue et de l'alcool.

http://bit.ly/UKNVdX


Afrique : Reconversion réussie pour Jean Ping

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/development/85802

Jean Ping n'a pas attendu longtemps pour se reconvertir. L'ancien président de la Commission de l'Union africaine se lance en effet dans le conseil : il vient de créer avec ses deux fils une société baptisée Ping & Ping Consulting. Profitant de son solide réseau de relations, tissé sous Omar Bongo ou pour le compte de l'UA, il propose d'aider des investisseurs publics et privés à s'implanter en Afrique - moyennant, bien sûr, un pourcentage sur les contrats passés. Les pays du Golfe, Koweït, Bahreïn et Émirats arabes unis en tête, l'intéressent particulièrement.

http://bit.ly/RVkzfX


Maroc : Le roi inaugure le tramway de Casablanca

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/development/85789

Le roi Mohammed VI a inauguré mercredi 12 décembre le tramway de Casablanca, la capitale économique du Maroc. Avec ses 31 km desservant 48 stations, il doit permettre de résoudre pour partie les problèmes de circulation dans la plus grande agglomération du royaume (plus de 4,5 millions d’habitants). Il sera opérationnel le jeudi 13 décembre et transportera 250.000 passagers par jour. Réalisé par le groupe français Alstom, ce projet représente un coût global estimé à 600 millions d’euros, financé essentiellement par l’Etat marocain.

http://bit.ly/TUe5w5





Santé & VIH/SIDA

Côte d’Ivoire : Le chikungunya de retour à Libreville

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/85803

Alors que de nombreux cas de chikungunya se déclaraient ci et là dans la capitale gabonaise depuis quelques semaines, le ministère de la Santé, resté muet sur le cas de Libreville, a fini par s’exprimer à travers un communiqué diffusé mercredi 12 septembre sur Gabon Télévision, et a admis le recensement d’une centaine de cas suspects de chikungunya. Depuis plusieurs semaines, l’hôpital de Melen a enregistré plus de 150 cas présentant des symptômes similaires à ceux de cette maladie : paralysie partielle des membres inférieurs, maux de tête, fièvres internes, douleurs abdominales, grippe. C’est la deuxième fois que le Gabon est touché par le chikungunya. En 2007, ce n’était pas moins de 21000 personnes qui avaient été atteintes, créant ainsi la panique.

http://bit.ly/Tf3hHQ


Rd Congo : Nouvel espoir de médicament contre la maladie du sommeil

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/85815

Des tests cliniques pour un nouveau médicament contre la maladie du sommeil, ou trypanosomiase humaine africaine (THA), ont été de lancés en République démocratique du Congo. Selon l'organisation DnDi (l’initiative pour des médicaments contre les maladies négligées), ces tests, menés auprès de plus de 500 patients atteints de cette maladie au stade 2, seront étendus prochainement à la République centrafricaine. Le médicament actuellement à l’essai est développé conjointement par le groupe pharmaceutique français Sanofi et le DnDi. Le projet est financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, Médecins Sans Frontières, et plusieurs pays européens, ainsi que par des donateurs individuels.

http://bit.ly/UKRsZN





LGBTI

Global : Mobilisation très blanche pour le mariage entre homos

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/lgbti/85829

Une grande manifestation a rassemblé 150 000 personnes entre la Bastille et la place Saint-Michel à Paris pour soutenir l’ouverture du mariage aux homosexuels. Mobilisation importante, mais peu d’Africains, arabes ou noirs, dans le cortège... De quoi dissiper les doutes et confusions apparues au sein de la majorité présidentielle ?

http://bit.ly/T28AKN


Ouganda : La loi sur "l’assassinat des homosexuels" sème la terreur

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/lgbti/85821

Gerald Ssentongo, un activiste homosexuel de l'Ouganda, a peur de parler ouvertement pour sa cause. En dehors de cela, il est terrifié à l’idée de se faire "prendre" en compagnie des personnes gays et ne rencontre ses amis que la nuit dans des endroits hors de portée. Ses inquiétudes surviennent à un moment où le parlement de cette nation d'Afrique de l’est a relancé le projet de loi anti-homosexualité, connue également sous le nom de la Loi sur "l’assassinat des homosexuels".

http://bit.ly/Zbsol0





Racisme & xénophobie

Maroc : C’est la peau noire qui dérange !»

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/racism/85824

Les immigrés de l’Afrique subsaharienne ne sont plus les bienvenues au Maroc. Arrêtés arbitrairement, humiliés, reconduits sans vergogne à la frontière, ils vivent un véritable calvaire. Depuis le mois de juin dernier, le royaume chérifien a durci sa politique de répression à leur encontre, constatent les organisations de défense des droits de l’Homme. Les immigrés clandestins ne sont pas les seuls concernés par cette situation. Ceux qui sont en règle ne sont pas mieux lotis. Enquête.

http://bit.ly/UAFBMN





Environnement

Gabon : Une nappe de pétrole pollue la lagune Fernan Vaz

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/environment/85804

L’une des plus belles lagunes du Gabon a été polluée mardi 11 décembre par une nappe de pétrole d’environ 5km2. Partant des zones de productions pétrolières proches du site de Fernan Vaz, cette nappe dériverait vers Port-Gentil, a expliqué un membre de l’ONG H2O. Toujours selon lui, la société Perenco, certainement en cause dans cet accident, a rapidement diligenté une équipe sur les lieux, afin que celle-ci procède à un assainissement de la zone, grâce à l’usage de dispersants chimiques. En termes de sanction, sera-t-il question pour le gouvernement d’appliquer le principe du pollueur-payeur comme le voudrait la logique en pareille situation ?

http://bit.ly/TYADN7


Madagascar : La sécheresse annoncée risque de mettre le pays à genoux

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/environment/85783

L'impact du changement climatique à Madagascar reste une préoccupation majeure pour la Grande Ile. Il risque de frapper fort le pays entier durant les prochains mois, voire dans les années à venir. Selon un classement réalisé par le groupe britannique d'analyse de risques Maplecroft, rendu public au début de cette année, Madagascar se classe 3ème par rapport aux menaces de l'impact désastreux du changement climatique pour les 30 prochaines années. Cette étude démontre aussi que la Grande Ile figure parmi les Etats les plus exposés à des risques très élevés.

http://bit.ly/ZAC9Iy





Justice Alimentaire

Global : Comment nourrir la future population mondiale

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/food/85822

Selon les scientifiques, la planète comptera en 2050 neuf milliards de bouches à nourrir. Or, à mesure que la population se multiplie, la température sur la terre augmente elle aussi. Selon les prévisions, celle-ci devrait atteindre quatre degrés Celsius supplémentaires d'ici la fin du siècle, ce qui risque de bouleverser la production alimentaire mondiale. Des agronomes, des scientifiques, des hommes d'affaires, des lobbyistes et des dirigeants se sont réunis à Chatham House, à Londres, afin de discuter des différentes manières, s'il en est, de nourrir la population mondiale croissante sans porter atteinte aux ressources de la planète.

http://bit.ly/Tpbucg





Média & liberté d'expression

Burkina Faso : Un quotidien interdit de parution pour une semaine

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/media/85784

Le Conseil supérieur de la communication (Csc) du Burkina suspend la parution du journal «Le Quotidien» pour une semaine - du lundi 17 décembre au dimanche 23 décembre 2012 inclus. La particularité du journal réside, d’après le Csc, «dans son orientation vers le sensationnel et le fait divers, caractérisée par la publication intempestive d’images choquantes et violentes à sa "Une" et dans ses pages intérieures, ainsi que de nombreuses violations du droit à l’image des citoyens, notamment des enfants». Pour sa part, «Le Quotidien» explique qu’il «prend acte de cette mesure» et «assume les conséquences».

http://bit.ly/UKLY12


Mali : Informer malgré la censure

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/media/85823

Etre journaliste à Gao, dans le nord, est désormais dangereux. Malgré le péril islamiste, Kader Touré résiste sur les ondes. A la tête de Radio Hania, ce journaliste passionné et trois de ses collègues s'efforcent, au gré des pannes et des intimidations, à jouer leur rôle : informer les populations. Radio Hania, qui émettait en continu, est astreinte à une cure d'amaigrissement forcée. "Les émissions de divertissement et les plages musicales représentaient 80% de notre temps d'antenne. Mais avec l'interdiction de jouer la musique, cela n'est plus possible", témoigne Abdoul Kader Touré.

http://bit.ly/RyvMDj





Conflits & urgences

Afrique : Le Zimbabwe prêt à fournir des troupes en Rd Congo

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85795

Le Zimbabwe est prêt à envoyer des troupes en République démocratique du Congo dans le cadre de la force d’appui que la Communauté d’Afrique australe a proposé de déployer dans l’est de la Rd Congo, a indiqué jeudi 13 décembre le vice-ministre des Affaires étrangères Joey Bimha. Il n’a pas précisé les effectifs du «bataillon», qui peut comprendre entre quelques centaines et un millier d’hommes.

http://oran.ge/U3bTmd


Libye : Fermeture des frontières avec quatre voisins du sud

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85827

La Libye a annoncé dimanche 17 décembre la fermeture de ses frontières avec ses quatre voisins du sud : l'Algérie, le Niger, le Tchad et le Soudan, en raison de la détérioration de la sécurité dans le sud du pays, décrété "zone militaire fermée». Une députée qui représente la ville de Sebha (800 km au sud de Tripoli) à l'Assemblée nationale a expliqué que la décision de fermeture des frontières était "temporaire jusqu'au rétablissement de la sécurité dans le sud". Elle a dénoncé une "hausse de flux des immigrés clandestins, en prévision d'une éventuelle action militaire internationale au Mali" afin de chasser les groupes armés qui en occupent le Nord.

http://bit.ly/ZD4myu


Mali : Deux poids, deux mesures et sombre tableau

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85806

Au Mali, dont la partie nord est passée depuis avril 2012 sous le contrôle de groupes islamistes, les Nations unies estimaient récemment à 4,6 millions le nombre de personnes menacées par la faim, à 120 000 le nombre de déplacés internes et à 200 000 celui des réfugiés dans les pays voisins. Sur cette toile de fond dramatique, la destruction des mausolées ajoutant au désastre, les médias n'ont pas manqué de relayer, dès le printemps, les appels des Ong et de l'Onu à enrayer la famine naissante dans la région. La disette, la violence et le fanatisme semblent accabler au quotidien la population du Nord, tandis que l'aide internationale serait très largement bloquée. Tout n'est pas faux, malheureusement, dans ce sombre tableau.

http://bit.ly/U5IA38


Maroc : Mohammed VI au pied du... mur face au Front polisario

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85797

Le Parlement européen a adopté le 13 décembre une résolution appelant au «respect des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental». La répression n'a pas baissé d'un cran dans les territoires occupés du Sahara occidental et le Maroc ne cesse d'en faire les frais. La communauté internationale le met à l'index. Le président sahraoui opte malgré tout pour la voie du dialogue pour faire aboutir la principale revendication du peuple sahraoui : décider librement de son avenir à travers l'organisation d'un référendum d'autodétermination sous l'égide des Nations unies.

http://bit.ly/Whv7UB


Mauritanie : Des réserves à la participation à une guerre au Nord-Mali

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85807

La Mauritanie ne s'impliquera pas dans l’intervention militaire qui se prépare au Nord-Mali, sauf en cas d’attaque de son territoire par les groupuscules terroristes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique, a affirmé le ministre de la Défense devant l’Assemblée nationale, mercredi 13 décembre. Ce dernier répondait au président du Rassemblement national pour la réforme et le développement, un parti de la mouvance islamiste modérée qui se faisait l'écho de l’inquiétude des populations mauritaniennes au sujet de la guerre qui se prépare au Nord-Mali, frontalier de six régions du pays sur environ 2 000 kilomètres.

http://bit.ly/12up5n5


Soudan du Sud : L’UA préoccupée par la détérioration de la sécurité au Darfour

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85782

L’Union africaine s’inquiète de la situation dans la région soudanaise du Darfour et a lancé un appel urgent au gouvernement soudanais et aux mouvements armés pour qu’ils cessent immédiatement les opérations militaires et s’abstiennent de toute action susceptible d’aggraver la situation par ailleurs tendue qui prévaut sur le terrain. Il condamne les attaques incessantes de groupes armés non identifiés contre l’Opération hybride Union africaine – Nations unies au Darfour, ainsi que les prises d’otages ciblant la Mission.

http://oran.ge/Urimp3





Internet & technologie

Afrique : Pierre Dandjinou élu vice-président de l'ICANN

2012-12-17

http://pambazuka.org/fr/category/internet/85787

Afin de renforcer sa présence dans les différentes régions du monde, l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann) a procédé à l'élection de quatre vice-présidents qui seront respectivement en charge de l'Afrique, de la Russie et de l'Europe de l'Est, du Moyen-Orient et de l'Océanie et du Pacifique. Pierre Dandjinou, du chapitre béninois d'Internet Society a été élu vice-président de l'Icann pour l'Afrique.

http://www.icann.org/





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