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La mort prématurée du Dr Tajudeen Abdul-Raheem, le jour de la commémoration de la Libération de l'Afrique 2009, a frappé de stupeur le monde panafricain. Cette sélection de cartes postales panafricaines montre quel brillant orfèvre des mots il fut.

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PUBLIÉ PAR FAHAMU

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Food Rebellions! Food Rebellions! Crisis and the hunger for justice Eric Holt-Giménez & Raj Patel.

Food Rebellions! takes a deep look at the world food crisis and its impact on the global South and under-served communities in the industrial North. While most governments and multilateral organisations offer short-term solutions based on proximate causes, authors Eric Holt-Giménez and Raj Patel unpack the planet's environmentally and economically vulnerable food systems to reveal the root causes of the crisis.

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Pambazuka News 267 : Crise malienne et risque de contagion en Afrique

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Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Plaidoyers & campagnes, 4. Femmes & genre, 5. Droits humains, 6. Réfugiés & migration forcée, 7. Elections & gouvernance, 8. Développement, 9. Santé & VIH/SIDA, 10. LGBTI, 11. Environnement, 12. Média & liberté d'expression, 13. Conflits & urgences




Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : Django Unchained de Tarantino : Magnifique hommage aux Dumas.
COMMENTAIRES & ANALYSES : La pensée néolibérale et le problème de l’ethnicité politisée en Afrique.
PLAIDOYERS & CAMPAGNE : Appel à prendre en compte les préoccupations des ACP dans les APE.
FEMMES ET GENRE : Côte d’Ivoire : Les femmes désormais enrôlées dans l’armée.
DROITS HUMAINS : Burundi : Blé Goudé, proche de l’ex-président Gbagbo, arrêté au Ghana.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Afrique : Les Sénégalais vivant au Tchad craignent pour leur vie avec le procès de Habré.
ELECTIONS ET GOUVERNANCE : Centrafrique : Un nouveau premier ministre nommé pour apaiser le pays.
DEVELOPPEMENT : Cameroun : Objectif de production de plus de 50 mille tonnes de café en 2013.
SANTE ET VIH SIDA : Global : De nouvelles pistes dans la recherche d’un vaccin anti-Vih.
LGBTI : Cameroun : Alice Nkom, «Gay Pride».
ENVIRONNEMENT : Afrique du Sud : Le rhinocéros vedette médiatique de l’année.
MEDIAS ET LIBERTE D’EXPRESSION : Bénin : La directrice d’une chaîne privée condamnée pour offense au chef de l’Etat.
CONFLITS ET URGENCE : Afrique : Que valent les armées nationales face aux crises et invasions ?




Chroniques

Les menaces du terrorisme au Mali, quel risque de contagion pour le Sénégal ?

Mouhamadou Barro

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/features/86028

Pour l’Afrique, la crise malienne est particulièrement complexe et ses conséquences incalculables. Elle malmène, humilie et affaiblit économiquement le Mali qui est l’un des pays les plus pauvres au monde. L’impact négatif de cette crise ne se limite pas seulement aux frontières du pays. Il s’étend progressivement à l’Afrique de l’Ouest.

La guerre de la France au Mali vient de débuter officiellement. Les forces militaires sous-régionales et internationales ont lancé une contre-offensive, lorsqu’il s’est avéré que l’armée malienne était non seulement incapable de reconquérir le Nord, mais était en train de perdre le Sud. Cet assaut est également survenu après que les autorités politiques de Bamako ont ridiculement brillé, pendant plusieurs mois, par leurs tergiversations et divergences étalées au grand jour. L’Union africaine et la Cedeao qui ont échoué dans leur mission de prévention et de gestion de cette crise, se sont montrées favorables à une solution militaire, qui semble être une bouée de sauvetage pour des institutions régionales en mal de crédibilité.

L’internationale djihadiste a pris pied dans l’immense désert du Sahel, allant de la Mauritanie à la Somalie. Plusieurs services secrets occidentaux et sous-régionaux ont indiqué qu’une jonction a été établie depuis belle lurette entre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour le djihad et l'unicité en Afrique de l'Ouest (Mujao] et Boko Haram au Nigeria. Sans doute que des chebabs somaliens - que le piratage dans le Golfe d’Aden ne nourrit plus et sérieusement défaits par l’Anisom [forces de l'Union africaine en Somalie] - ont pu migrer vers la zone sahélienne, kalachnikovs et ceinture de balles en bandoulière. Une alliance extrémiste financée par l’argent du trafic de drogue en provenance de la Guinée-Bissau et les rançons tirées des prises d’otages occidentaux.

Face aux multiples dangers qui guettent ces pays africains, il est aussi utile de signaler que la crise au Mali constitue une menace pour la sécurité et les intérêts économiques de l’Europe. A cet effet, l’intervention militaire ne saurait uniquement être une simple opération de «bienfaisance» à l’endroit du Mali. La France qui n’a pas d’uranium sur son sol, est quand même le premier exportateur de l’énergie nucléaire au monde. La France dispose au Niger des mines gigantesques d’uranium qu’elle exploite depuis 60 ans grâce à la société Areva. Une mine énorme est découverte à Imouraren au Niger. Ce qui a poussé Areva à investir actuellement au moins 1,5 milliard d’euros en vue de racler proprement cette mine. Des centaines de Français et d’Européens affluent actuellement dans cette zone où ils sont en train de construire une sorte de ville minière. Les prises d’otages et autres révoltes armées peuvent gêner l’exploitation minière dans cette partie de l’Afrique devenue une véritable platebande de la France.

En sus de l’uranium, des orpailleurs français appelés des chercheurs avaient découvert, au début de l’année 2012, de gigantesques réserves d’eau dans le Sahara. La guerre de l’eau qui se déroule actuellement sous nos yeux dans le monde et qui va s’accentuer eu égard à la rareté vers laquelle on se dirige, pousse aussi l’Europe à parler de sa sécurité au Mali.

Les États-Unis d’Amérique, quant à eux, travaillent sur l’ouverture d’une base de lancement de drones après celles ouvertes en Ouganda, en Ethiopie et à Djibouti aux côtés des flottes aériennes de surveillance basées en Mauritanie, au Burkina Faso et au Soudan du Sud. L’Allemagne réalise actuellement un énorme projet d’installation de panneaux solaires géants appelé Desertec. Ce parc solaire fournira de l’électricité à l’Europe gratuitement. Donc, il faut faire en sorte que cet espace soit sécurisé.

Pour l’Afrique, la crise malienne est particulièrement complexe et ses conséquences incalculables. Elle malmène, humilie et affaiblit économiquement le Mali qui est l’un des pays les plus pauvres au monde. L’impact négatif de cette crise ne se limite pas seulement aux frontières du pays. Il s’étend progressivement à l’Afrique de l’Ouest. Clairement, le conflit armé malien pose une grave menace à la paix et à la sécurité de l’Afrique de l’Ouest. Le Niger, la Lybie, le Nigeria en subissent déjà les conséquences. C’est fort de tous ces risques de contagion pour nos pays, que le Sénégal doit s’inscrire dans une réflexion plus soutenue et des actions efficaces afin de parer à toute éventualité.

Même si aucun groupe organisé ou camp d’entrainement de djihadistes n’est connu au Sénégal, il est a constaté qu’il y a quelques velléités qu’il faudrait surveiller de près. Il faut signaler qu’il y a toujours eu des Sénégalais qui ont épousé les idées de Djihad et certains parmi eux seraient même repérés dans certains théâtres d’opérations comme en Afghanistan.

LE CAS DE L'IMAM MAMOUR FALL

Expulsé d'Italie pour ses liens présumés avec Oussama Ben Laden, l'Imam Mamour Fall avait suscité la controverse à la fin de l’année 2003 pour ses déclarations provocatrices dans les médias. Le disciple du chef d'Al Qaïda qui a été auditionné par la Sûreté urbaine, avait annoncé en son temps que «quelqu'un qui s'est frotté avec les polices américaines et européennes ne peut pas être inquiété par la police sénégalaise». L’imam Mamour Fall, affirme avoir rencontré à trois reprises Oussama ben Laden, le chef d’Al-Qaïda, entre 1993 et 1996 au Soudan mais sa propagande n’a jamais eu un écho favorable au Sénégal.

LA MENACE DJIHADISTE A PARTIR DE LA MAURITANIE

Au mois de décembre 2007, après avoir tué des touristes français à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott), deux des assassins s’étaient enfuis en direction du Sénégal. Plus tard, on découvrira qu’ils étaient proches d'un groupe terroriste islamiste affilié au réseau Al-Qaïda, selon les autorités mauritaniennes. En août 2009, Nouakchott a été, une nouvelle fois, le théâtre d’un attentat kamikaze. Le kamikaze serait déjà répertorié comme étant un élément dangereux et proche d’Al Qaida, toujours selon les services de lutte antiterroriste de la Sûreté mauritanienne. Mais ce qu’il faut surtout noter, c’est que l’attentat kamikaze marque un tournant décisif dans le mode opératoire des groupuscules terroristes qui sévissent en Mauritanie depuis 2005.

Désormais, Al Qaïda au Maghreb islamique a choisi son camp. Et si l’attentat porte la griffe du mouvement djihadiste, il ne doit pas occulter la féroce lutte de clans qui fait actuellement rage en Mauritanie, maillon faible de la chaîne maghrébine, mais également élément constituant de la proximité avec notre pays qui en est son prolongement naturel. L’une des plus grandes inquiétudes pour le Sénégal réside dans le fait que les jeunes qui vont de plus en plus étudier les sciences islamiques en Mauritanie, peuvent être enrôlés par cette mouvance djihadiste.

Il est vrai que les organisations islamiques sénégalaises, dans la réalité des faits, n’inscrivent pas leurs discours et leurs actions dans une logique de confrontation et de violence, mais il n’en demeure pas moins que des efforts doivent être faits par tous les acteurs, pour que cela perdure. Le Sénégal est situé dans une région qui est désormais sous la menace du terrorisme. Bien que le Sénégal n’ait pas encore directement fait l’objet d’une attaque terroriste, le terrorisme demeure une cause majeure de préoccupation dans la région. Les voisins immédiats du Sénégal comme la Mauritanie et le Mali sont victimes de la menace djihadiste, pendant qu’en Casamance, en Guinée Bissau, et en Gambie, l’on constate des situations de crises politiques et sécuritaires aigues qui ont des conséquences directes sur le Sénégal.

A cet effet, l’Etat du Sénégal, les communautés religieuses, la société civile, les forces politiques, les organisations régionales, sous régionales et internationales doivent ensemble travailler à mettre sur pied un dispositif de veille, pour parer à toute éventualité. La lutte contre le terrorisme exige nécessairement la compréhension de ses causes profondes, pour la recherche de remèdes durables. Autrement dit, la lutte contre le terrorisme doit, pour être efficace, se placer sur le terrain de la prévention et de la lutte contre ses causes sous-jacentes. La lutte contre la radicalisation de la société doit mobiliser toutes les énergies, surtout dans un contexte de crises multiformes qui assaillent nos pays. Le Sénégal doit développer un mécanisme harmonisé et institutionnalisé qui permettra un échange fonctionnel et pratique des priorités et méthodes entre tous les acteurs concernés, pour lutter contre les menaces terroristes.

La lutte contre le terrorisme doit être inscrite dans la politique globale de nos Etats et des institutions régionales et sous régionales. Les programmes de développement économique et social dans nos pays ne seront jamais viables, si la paix et le sécurité sont menacées. La prévention et la lutte contre le terrorisme doivent être prises en compte dans l’ensemble de nos politiques et stratégies de développement durable.

Par ailleurs, l’Etat du Sénégal doit développer une approche intégrée permettant à la fois de prévenir et de répondre aux menaces sécuritaires. Les nombreux défis auxquels nous devons faire face nécessitent un cadre de concertation et d'échange, une tribune pour renforcer la solidarité, l'unité d'action et une certaine cohésion dans la lutte que les Etats mènent contre la menace du terrorisme. Cela suppose la mise sur pied d’une véritable politique de prévention qui exige un travail d’anticipation et de planification dont la finalité est d’annihiler toutes les menaces de propagation du terrorisme. Les actions de prévention et de lutte contre le terrorisme doivent s’appuyer sur des résultats de recherches et d’études fiables qui sont les seuls gages d’une intervention efficace et efficiente. Il s'agit aussi de faire participer le Parlement, le secteur privé, les organisations communautaires et professionnelles, tous les citoyens sénégalais à l’élaboration et à la mise en œuvre d'outils efficaces de lutte contre ce fléau. Si ces actions s’appuient sur des études et des renseignements fiables, cela éviterait à coup sûr la stigmatisation, les amalgames et la provocation contre des mouvements religieux qui ne sont aucunement lié au terrorisme.

La politique de prévention contre la violence et le terrorisme doit être prise en compte dans le programme scolaire et celui des médias. L’éducation à la paix serait beaucoup plus efficace, si, dès le bas âge, les enfants y sont initiés à l’école. L’utilisation des armes et des scènes de brutalité dans nos médias participent aussi à développer malheureusement une culture de la violence dans la société. La circulation des armes légères et même des jouets en arme pour enfant, doit être réglementée ou interdite comme dans certains pays.

Un dialogue permanent doit être instauré entre le gouvernement et les communautés et organisations religieuses pour mieux harmoniser la lutte contre le terrorisme. Pour ce faire, l’Etat du Sénégal, les représentants des familles religieux et les leaders du mouvement islamique doivent favoriser la mise sur pied d’un cadre consensuel de concertation (comme le Haut conseil islamique) afin de développer une réelle dynamique de préservation de la paix. Ce genre de cadre unitaire devrait créer un consensus fort entre les leaders religieux musulmans qui pourraient légitimement offrir des réponses islamiques consensuelles aux préoccupations de la communauté. Cette dynamique unitaire des leaders religieux doit aussi être promue à l’échelle régionale et sous régionale. Cela éviterait surtout aux jeunes de recourir aux oulémas et idéologues étrangers qui offrent souvent des réponses islamiques qui font fi de nos réalités sociologiques, économiques et politiques.

L’implication des acteurs de la société dans la lutte contre le terrorisme, est une démarche très usitée au niveau international. Suite aux attentats qui ont touché Madrid en mars 2004, l'Union européenne (Ue) a décidé d’intensifier et d’améliorer sa lutte contre le terrorisme. Dans cette optique, la Commission européenne a décidé d'impliquer davantage les communautés afin de mieux les protéger. La Commission a proposé également d'agir de manière préventive afin d'éviter les attaques terroristes tout en se préparant à y répondre efficacement. Pour ce faire, elle a intégré la lutte contre le terrorisme dans la politique globale de l'Ue.

Dans le domaine de l’enseignement, l’Etat du Sénégal doit rapidement corriger les nombreux dysfonctionnements qui gangrènent le système d’enseignement islamique et de l’arabe. Les milliers de jeunes qui fréquentent les écoles franco-arabes sont obligés de quitter très tôt le Sénégal, pour les pays de la Oumma afin de poursuivre leurs études secondaires et universitaires. Ces jeunes qui fréquentent ces universités arabes, reviennent au Sénégal certes avec des connaissances solides en sciences islamiques mais aussi avec des idées, des expériences et une culture qui n’est pas toujours en adéquation avec nos réalités et préoccupations. Cependant, il est devenu urgent de concevoir une bonne politique de l’enseignement islamique afin de proposer à notre jeunesse un système éducatif consensuel qui répond à une vision correcte de l’islam et à un besoin de développement harmonieux de la nation.

L’Etat du Sénégal doit trouver une solution idoine aux problèmes du financement de l’enseignement religieux. Le non financement de l’enseignement islamique par l’Etat à travers le budget national, pose un réel problème d’équité et de souveraineté. L’Etat s’est vu presque dénié toute la légitimité de réglementer ce système, en faveur des pays arabes qui assurent le financement et l’appui didactique de l’enseignement islamique au Sénégal.

Au niveau politique, l’Etat du Sénégal doit nécessairement identifier et développer un partenariat sincère avec les organisations islamiques qui s’investissent dans le respect des lois et des règles du jeu démocratique. Il est à signaler que les mouvements qui se déploient en toute transparence dans le domaine politique, et socio-économique au Sénégal et dans le monde, sont les premiers remparts contre les mouvements terroristes. Le respect de la pluralité politique et des libertés individuelles et collectives doit être promu dans nos pays, pour éviter les cas d’exclusions et de privations dont souffrent nos populations vulnérables.

Sur le plan sécuritaire, un cadre permanent de veille stratégique adéquat, doit être mis en place afin de contrôler et de freiner toute action susceptible de favoriser l’implantation et la propagation de l’idéologie «djihadiste» au Sénégal. Même si ce travail est dévolu traditionnellement aux forces de sécurité et de sûreté, l’Etat doit favoriser l’implication de tous les acteurs civils susceptibles de contribuer à une bonne dynamique de gestion des conflits. Cette approche intégrée de la lutte doit accompagner la coopération policière et judiciaire dans la politique globale sécuritaire à tous les niveaux (national, sous régional, régional et international). A ce titre, il s'agit aussi d'utiliser les outils juridiques existants et, éventuellement, d'en créer de nouveaux pour la prévention et répondre au mieux à la répression.

Le Sénégal doit mettre au point un système d'alerte rapide et un dispositif de prévention efficace qui intègre la politique de protection civile. La création d’une structure centrale comme des centres de contrôle et des cellules de crises nationales et régionales, pourrait optimiser et renforcer notre politique de protection civile. Cette mission doit être menée en parfaite symbiose avec les acteurs des pays frontaliers. La forte mobilité de nos populations et les liens sociologiques qui existent entre les pays de la sous-région doivent être pris en compte pour une meilleure efficacité dans la lutte et la prévention contre le terrorisme. Un des aspects importants de cette stratégie consiste à sécuriser les régions frontalières, les domaines des transports et de l'énergie, aussi bien au Sénégal que dans les pays voisins.

La crise de la Casamance doit faire l’objet d’une attention particulière dans la lutte contre le terrorisme. Une connexion entre les forces de la rébellion et des groupes terroristes pourrait être fatale au Sénégal. Le Sénégal peine encore à mettre fin à cette crise qui n’a que trop duré, au moment où l’implication de certains combattants étrangers auprès des forces du Mfdc est encore réelle. Cela est une raison suffisante que le Sénégal doit éviter la contagion de la crise au nord du Mali à partir la partie sud du pays. L’implication d’un religieux (Abbé Diamacoune Senghor), dès le début du conflit, montre que la religion a toujours été une donnée à intégrer dans la gestion globale de la crise.

Une politique de communication et de sensibilisation cohérente et efficace, doit être adoptée pour prévenir le phénomène du terrorisme dans nos pays. L’Etat du Sénégal qui doit initier cette politique, devra impliquer l’ensemble des acteurs (politique, société civile, organisations internationales, les médias, les leaders d’opinion et les communautés religieuses). Les médias devront être un maillon fort dans l’élaboration et la mise en œuvre de cette politique de communication et de sensibilisation. Disposer d'un système efficace de communication et d'information est nécessaire pour prévenir le Sénégal, d'éventuelles menaces.

Détecter, analyser les menaces, peuvent permettre de minimiser la prolifération des idéologies du terrorisme. Le renforcement de capacités des journalistes permettra une meilleure maîtrise de la problématique du terrorisme dans le monde. Les acteurs des médias pourraient mieux aborder les questions liées au phénomène et comprendre davantage les méthodes de déploiement de ces organisations terroristes qui utilisent tous les canaux de communications pour leur propagande. Pour mieux se faire connaître auprès du public et recruter de nouveaux adhérents, les organisations terroristes diffusent des vidéos, des cassettes audio et des fascicules. L'utilisation d’internet (cybercriminalité) permet à ces dernières de recruter, de faire de la propagande et de transférer des fonds.

L’utilisation abusive de certains concepts et de qualificatifs (djihad, charia, salafite, islamiste, etc.) pour désigner les groupes religieux musulmans, participe, dans une certaine mesure, à renforcer la stigmatisation ou à légitimer certaines attitudes de mouvements fanatiques. Ces termes qu’on utilise tout le temps, pour désigner des groupes terroristes sont, cependant, des notions islamiques, dont le glissement sémantique est réel, selon le contexte dans lequel ils sont utilisés.

Le plus grand chantier dans la prévention contre le terrorisme semble être la lutte contre le sous-développement. La pauvreté, le désœuvrement, le chômage, l’analphabétisme et l’ignorance sont des facteurs qui favorisent l’enrôlement des jeunes par les mouvements terroristes. Une vision prospective et intégrée de la lutte contre le terrorisme nécessite, ipso facto, la prise en compte du développement durable de nos pays.

Le respect de la bonne gouvernance, l’épanouissement et l’adoption d’une démarche globale, cohérente, autocentrée et harmonieuse d’un projet de société, permettra à coup sûr de faire face aux nombreuses menaces qui guettent notre nation. La lutte contre les injustices ainsi que le développement de la démocratie dans nos pays permettront, sans nul doute, de prévenir les menaces. La lutte contre les discriminations, les privations de liberté et l’accaparement des richesses doit mobiliser toutes les énergies pour l’instauration d’une paix durable.

La défense des intérêts géostratégiques et économiques des puissances occidentales ne doit pas être un prétexte fallacieux pour déclencher ou entretenir des conflits armées au nom de la lutte contre le terrorisme. La recherche de nouveaux marchés de pétrole et de matières premières dans nos pays, ne saurait justifier, de la part des pays occidentaux, la manipulation des groupes terroristes et les attitudes de prédations. En 2011, on a eu la naissance du Sud Soudan sous l’instigation du trio Israël, Usa et Europe avec l’acceptation de la Chine qui a réussi à sauver sa part d’approvisionnement en pétrole en s’accrochant au Soudan de Béchir.

Il est important aussi, à cette phase de la réflexion, de nous interroger sur l’approche qu’il faut adopter dans la lutte contre le phénomène du terrorisme. Il me semble illusoire de croire que la guerre est toujours une bonne solution. Non seulement la guerre n'apporte pas souvent une réponse au terrorisme, mais elle empêche la recherche d'une solution durable. La France, les Nations Unies et les organisations régionales doivent prendre des initiatives diplomatiques fortes pour créer une dynamique de paix, dont la finalité est de construire les fondements d'une sécurité commune pour les peuples. Il est urgent qu'une nouvelle coalition s'organise et fasse montre de la même détermination pour construire la paix. Sans quoi, la fièvre mortelle et contagieuse de la violence risquera fort de s'étendre dans le monde entier. Dans la même dynamique, la communauté internationale doit faire montre de sa volonté politique de s’attaquer à la montée de l’islamophobie.

L’Organisation de la coopération islamique (Oci) qui possède une délégation permanente aux Nations Unies avec ses 57 Etats membres, doit jouer un rôle beaucoup plus dynamique et efficace dans la lutte contre le terrorisme islamiste. L’Oci doit ainsi mieux promouvoir les valeurs de paix et de tolérance de l’islam. Le Sénégal doit développer le dialogue culturel avec la Oumma islamique, tout en s'attaquant aux facteurs sous-jacents du terrorisme et en examinant les liens entre la criminalité organisée internationale et le terrorisme.

Enfin le dialogue interreligieux au Sénégal qui ne doit pas être uniquement une affaire des élites religieuses, doit répondre au réel besoin de promotion du respect et de la promotion de la paix entre les communautés et les croyances.


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** Mouhamadou Barro est coordonnateur du Réseau des journalistes pour l’Information religieuse, la paix et le dialogue interreligieux (Rejir)

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Django Unchained de Tarantino : Magnifique hommage aux Dumas.

Claude Ribbe

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/features/86032

Il est bien difficile de réussir un film sur l’esclavage. Force est de reconnaître que Tarantino y est parvenu. Son film « Django unchained » met en valeur, d’une manière très originale, toute la dignité d’un homme - peu importe sa couleur - dont la liberté, jusque dans l’esclavage, ne peut être brisée. C’est un appel très clair à la révolte.

Tout d’abord j’ai hésité. Parce que d’aucuns, aux Usa, avaient appelé au boycott de ce film. « L’esclavage est une tragédie, pas un western spaghetti », avait lancé Spike Lee. Et j’étais d’accord avec lui. L’esclavage est une tragédie. Seulement, voilà : Django, malgré ses apparences, n’est pas du tout un western spaghetti. Et c’est un film dont le propos évident est de montrer toute l’ampleur de la tragédie.

Tarentino a voulu dévoiler la violence de l’esclavage. Et parce qu’il a ressenti toute cette férocité, il a dû la canaliser dans un genre qui lui permettait d’en rajouter. Pour ce natif du Tennessee, État esclavagiste du Sud des États-Unis, le western s’imposait. L’avantage de ce qui pourrait sembler une parodie de western spaghetti, c’est que la brutalité apparente et caricaturale des images pouvait en cacher une autre, qui ne s’exprime pas seulement par l’effusion du sang. Cette barbarie est celle des plantations de coton du Mississipi qui n’ont pas grand-chose à envier, vues par Tarantino, aux camps d’extermination. Moi qui reviens de ces contrées, j’en frissonne.

L’action se situe vers 1858, trois ans avant le début de la guerre civile qui aboutira à l’abolition générale de l’esclavage aux Usa. Laissons donc de côté les apparences du film, où le sang coule beaucoup, c’est vrai. Mais ceux qui meurent de mort violente sont pour la plupart odieux et surtout ridicules. Ah si les salauds et les imbéciles pouvaient tous disparaître de cette façon !

Au-delà de la cruauté apparente du western qui n’est jamais complaisante et toujours respectueuse de ce qu'il y a de respectable dans la nature humaine, il y a la violence du sujet traité, beaucoup plus insupportable que cette hémoglobine copieusement et presque joyeusement dispersée.

Bien sûr, certaines choses auraient pu être montrées autrement. Il viendra un moment où l’esclave au cinéma ne se reconnaîtra plus seulement aux marques convenues du fouet sur le dos, mais aussi à sa maigreur extrême puisque le profit des esclavagistes était fondé sur les économies de nourriture. Encore un peu trop dodus, peut-être, les esclaves de Tarentino. Mais pour le reste, il n’y a rien à redire.

Django, c’est Jean. Jean l’apôtre, celui que dans l’Évangile on surnomme le « fils du tonnerre ». Mais il n’a rien de miséricordieux pour les méchants, Django, qui va ponctuer cette histoire par l’apocalypse qui leur convient. Django c’est aussi, et Tarantino prend bien soin de nous le rappeler très explicitement, le héros Siegfried dont le destin va être de délivrer sa princesse Brunehilde, gardée par un monstrueux dragon et une impénétrable muraille de feu. Django c’est surtout d’Artagnan - même si le d'Artagnan du film est livré aux chiens - et l'on peut imaginer à quel point j’ai pu être ému, au moment le plus décisif de cette histoire, lorsque Tarantino rend hommage à Dumas, comme jamais personne avant lui n’avait pu ni osé le faire.

Django met en valeur, d’une manière très originale, toute la dignité d’un homme - peu importe sa couleur - dont la liberté, jusque dans l’esclavage, ne peut être brisée. C’est un appel très clair à la révolte. Et j’ai bien peur, pour cette raison, que certains Français n’apprécient guère. Mais comme ces Français-là ne m’aiment pas et que je le leur rends bien, j’en suis ravi.

Il est bien difficile de réussir un film sur l’esclavage. Force est de reconnaître que Tarantino y est parvenu. Dès le générique, celles et ceux que la question touche d’une manière particulière auront bien du mal à réfréner quelques larmes. Ils ne pourront s’empêcher de se réjouir lorsque Django brise lui-même ses chaînes et punit les méchants.

La réussite suprême aura été de confier au magnifique acteur Samuel Jackson le rôle vraiment exécrable du traître, du nègre de case, du scélérat absolu, de l’infâme collaborateur. Aucun de ceux qui ont joué ce rôle, en France, sous les projecteurs, au cours des cinq dernières années, ne se reconnaîtra. Ceux qui perpétuent cette tradition sous couvert de changement se reconnaîtront encore moins. Et ce fut là ma jouissance : je les ai reconnus. Vous les reconnaîtrez aussi. Jackson les incarne tous. Et à la perfection.

En un mot, il faut courir voir ce film. D’abord parce que c’est un chef-d’œuvre, indépendamment du sujet et du genre. On pleure et l’on rit sans seulement avoir le temps de se rendre compte à quel point la photographie est soignée. La musique, qui rend hommage au genre, est parfaite. Et l’on sort de cet univers bouleversé, mais rasséréné, avec l‘envie d’y retourner. Il faut aussi le voir parce que c’est le meilleur film jamais réalisé jusqu’à présent sur l’esclavage. Tarantino a placé la barre très haut.

D’autres films suivront. Et ceux qui les feront devront tous quelque chose à ce réalisateur bizarre : un tiers italien, un tiers irlandais, un tiers Cherokee. Mais en réalité, il faut bien le reconnaître, nègre au plus profond de lui-même. Il n’y a pas un soupçon de racisme chez cet humaniste et c’est tellement rare. Le mot « Nigger », souvent répété, ne pose aucun problème.

Il faut enfin aller voir Django pour que ce soit un succès en France et que d’autres films de la même veine puissent enfin y être produits, pour qu’il n’y ait plus jamais de « Case Départ » ni d'imposteurs pour en dire du bien.

En un mot, il y a un avant et un après Django. Au nom de tous mes combats, j’en suis personnellement très reconnaissant à Quentin Tarantino.


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** Claude Ribbe est écrivain, Président de l'association des Amis du général Dumas

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Les Afro-américains à la Banque mondiale : Sous le chape de plomb raciale

Phyllis Muhammad et Adrienne Smith

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/features/86034

Alors que se célèbre l’anniversaire de Dr King, le 15 janvier, nous devons nous souvenir que ce jour est commémoré pas seulement en hommage au sacrifice ultime fait pour la justice, mais aussi pour réanimer l’esprit et maintenir son rêve vivant. C’est dans ce sens que nous écrivons cet article

La Banque mondiale a été établie en 1946 et à l’heure qu’il est, elle est le deuxième employeur de la capitale américaine, juste après le gouvernement fédéral. Son histoire est profondément biaisé sur le plan racial contre les Noirs en général et les Afro-américains en particulier. Des douzaines d’écrits et de média en ligne ont décrit le problème comme étant "incroyablement raciste" (Foreign Policy in Focus), marqué du "péché de bigoterie" (The Huffington Post), "déshumanisant" (The Africa Report), d’une "inégalité chronique" (The Guardian UK), et "au-delà de la décence humaine" (Pambazuka News, UK)

En 1996, un des directeurs de la Banque a naïvement déclaré en public qu’à son avis les Noirs devraient être maintenus dans leur "ghetto africain". En 1998, un rapport de l’équipe pour l’égalité raciale à la Banque mondiale a pris note d’une évaluation interne qui "révèle qu’il y a un préjugé racial parmi certains managers, qui considèrent que les Africains manquent de raffinement et sont inférieurs ". Ce ne sont pas là de simples anecdotes. Une étude réalisée en 2005 par l’Association du personnel a enregistré 450 plaintes en 5 ans de la part du conseiller principal en matière d’égalité raciale. (Références disponibles sur notre Facebook : End Racial discrimination at the World Bank)

Parce que la Banque Mondiale jouit d’une immunité en ce qui concerne les Cours de justice américaines, les victimes de la discrimination ne peuvent avoir recours qu’à un tribunal interne. Malheureusement, le tribunal a rejeté tous les cas de discrimination qui lui ont été soumis et ce dès sa création en 1980. Dans un rapport de l’Us Gouvernment Accountability Office (Gao) datant de 1999, il est dit que le système de justice de la Banque "ne protège pas de façon adéquate les droits des victimes de discrimination et ne demandait pas de compte aux managers". Le Trésor américain a endossé le rapport le jugeant "juste et précis". Plusieurs études récentes sont parvenues à la même conclusion. Les Noirs ne sont pas seulement discriminés, on leur nie également le droit à un procès équitable

LES AFRO-AMERICAINS SONT CONFRONTES A LA PLUS GRANDE DISCRIMINATION

Dans un édito publié par le Washington Post, feu William Raspberry rapportait que "sur 619 professionnels américains à la Banque Mondiale, seuls trois étaient des Américains noirs". Une enquête menée en 2009 par le Government Accountability Project (GAP) n’a trouvé que "quatre Noirs américains sur plus de 1000 professionnels". Le propre rapport de la Banque en 1998 indique que "les Noirs sont recrutés de façon disproportionnée en qualité de secrétaire, en ignorant leurs qualifications et leurs réussites professionnelles". Nombre d’entre eux "sont qualifiés pour faire partie du corps des professionnel de la Banque". Le rapport note que "le personnel de secrétariat représente 32% du total des employés. Pour les Africains ce pourcentage atteint 47% et 75% pour les Afro-américains". Les Afro-américains sont exclus de la Banque ou sont maintenus dans des postes de secrétaires comme temporaires. Voici un exemple.

Mme Hitch, une Afro-américaine a travaillé à la Banque pendant près de 20 ans comme temporaire. Selon une évaluation indépendante du Gap, "elle a postulé pour trois postes différents entre 2003 et 2004 et tous lui ont été refusés, y compris un poste pour lequel elle n’avait pas postulé, mais pour lequel elle avait été sélectionnée et qu’on ne lui a pas offert". En 2004, elle a été une fois de plus présélectionnée pour un poste mais au final elle a été exclue des entretiens. Elle a finalement eu un entretien, mais seulement après qu’elle se soit enquise des raisons de son exclusion. Par la suite le panel qui procédait aux entretiens l’a identifiée comme "étant la candidate de choix".

Un des employés des ressources humaines (Rh) a alors envoyé un e-mail au directeur responsable de l’embauche pour lui signifier : "Je pense devoir apporter à votre seule connaissance le contexte de l’Afro-américaine pour le moment où vous prendrez la décision finale quant à son embauche. Elle a environ 57 ans, a été dans la Banque depuis environ 20 ans, dont 18 comme temporaire… Je crois que dans le département nous avons besoin de quelqu’un de jeune et dynamique, qui apprend vite et qui a la volonté d’en faire plus." Un jeune Indien a obtenu le poste.

Mme Hitch a porté son cas devant le Tribunal. Rejetant ses accusations de discrimination raciale, de genre et d’âge sans autre forme de procès, le tribunal notait "qu’il avait été perturbé par les regrettables stéréotypes… lors de comparaisons des candidats au cours du processus de sélection". Dans son argumentaire il explique que la décision de la Banque "était basée sur les qualifications respectives des différents candidats et des considérations légitimes de diversité". Selon le Gap "la manière dont le Tribunal est arrivé à cette conclusion n’est pas claire". La Banque n’a jamais établi que l’Indien était mieux qualifié. En particulier, l’affirmation selon laquelle il y a " des considérations légitimes de diversité" était une fraude judiciaire effrontée. Les Afro-américaines sont bien moins représentées - et de loin- que les Indiens à la Banque Mondiale. Ms Hitch a dû quitter la Banque après 20 ans de service, sans retraite.

UNE NOUVELLE LOI QUI ATTEND D’ETRE MISE EN ŒUVRE

Il a été reconnu depuis longtemps, que la discrimination raciale et les représailles à l’encontre de ceux qui la dénoncent fermentent sous le voile de l’immunité dont jouit la Banque face à la justice américaine. Des cas comme celui de Mme Hitch ont conduit à l’adoption de l’Amendement Lugar-Leahy en 2005, qui demandait à la Banque de permettre aux dénonciateurs l’accès à un arbitrage extérieur. Malheureusement, la Banque a refusé de se soumettre à la loi. Ce qui a déclenché le Consolidated Appropriations Act en 2012, demandant que les Etats-Unis n’approuvent leur participation financière à la Banque Mondiale que lorsque elle aura fait des progrès substantiels pour se mettre en conformité avec la loi. Mais la Banque a déjà bafoué la nouvelle loi. Ci-dessous un exemple. Il y en a d’autres, y compris des cas qui sont dans les mains de la Eeoc.

AI VS LA BANQUE MONDIALE (2010)

Dr AI a porté plainte contre la Banque, l’accusant de discrimination après que sa candidature pour le poste de Global Manager, un poste important du International Comparison Program (Icp), a été rejetée parce que "les Européens n’ont pas l’habitude de voir un Noir dans une position de pouvoir". Les études internes de la Banque de 1992, 1998, 2003 et 2005 ont montré que les Noirs sont limités " à des postes subalternes et au profil bas " et qu’on leur abandonne la vice-présidence de la région africaine. Au cours du procès portant sur le cas du Dr AI, la Banque a eu l’effronterie d’effacer toute référence au management dans son dossier professionnel, prétendant qu’il n’avait pas d’expérience dans ce domaine pour lui permettre d’occuper le poste de Global manager.

Avant qu’il ne porte plainte, son dossier aux Rh pour 2005 et 2006 disait : "[Dr AI] a été le député Global manager. Il continue de fournir une excellente prestation en gérant un des programmes les plus critiques que la Banque a eu à gérer [2005]… Il a des fonctions multiples dans le management global de l’Icp, s’occupant de cas difficiles de coordination et de gestion. Ses nombreuses compétences méritent des éloges [2006]"

En 2009, la Banque a affirmé qu’il ne jouait aucun rôle dans le management global du Icp, revenant sur les évaluations de ses prestations précédentes, signées et archivées, déclarant que ces remarques "étaient surfaites et ont eu la conséquence indésirable d’alimenter ses vues mégalomanes qui lui ont fait croire qu’il pouvait prétendre au poste de global manager". Sept ans de performances exceptionnelles ont été effacés du dossier de Dr AI. La banque l’a licencié et a été jusqu’à effacer son nom des publications officielles, prétendant qu’il n’avait fait partie que du personnel technique. Le tribunal a rejeté son cas, sans même tenter d’établir les faits. Le cas a généré une grande indignation, entraînant l’intervention sans précédent du secrétaire au Trésor américain, l’Association du personnel et du Gap. En vain.

Ayant compris qu’il n’y avait pas justice à la Banque Mondiale pour les Noirs, Dr AI s’est concentré sur la sauvegarde de son futur. Son avocat a approché la Banque, proposant de mettre un terme aux revendications de compensation de licenciement en échange d’une lettre officielle confirmant ses responsabilités et ses réalisations. A cet effet, Dr AI a fourni à la Banque un projet de lettre soulignant ses réalisations au niveau du management, se basant sur le rapport figurant dans son dossier aux Rh. Selon son avocat, "la Banque a accepté de fournir une lettre de "recommandation" mais a refusé de caractériser son travail d’une quelconque façon et le texte proposé substantiellement revu". La Banque a insisté pour revoir le texte extrait du dossier, sachant pertinemment que la publication d’une lettre non corrigée exposerait les avocats pour ce qu’ils sont : des parjures.

Le Trésor américain et le Directeur exécutif américain de la Banque mondiale ont formellement demandé que le senior management de la Banque résolve le cas de Dr AI par un arbitrage extérieur, ce que la Banque a rejeté. Dr AI n’a eu d’autres choix que de recourir au tribunal qui a jugé son licenciement "illégal, arbitraire, une violation du processus judiciaire équitable et un abus de discrétion", mais a décidé que la Banque ne devait pas lui rendre son poste. Il déclarait que "ni les statuts du tribunal ni ses règles requièrent que le tribunal doit ordonner son réemploi lorsqu’il trouve que le licenciement a été arbitraire".

Dr AI se retrouve sans emploi et sans identité professionnelle officielle en sa qualité de manager. Il lui est difficile de mentionner ses réalisations de manager dans son Cv alors que le dossier officiel de la Banque présente du matériel contredisant ses déclarations. Ses perspectives de carrière sont irrémédiablement gâchées et ses moyens de subsistance, ainsi que ceux de sa famille en ruine. Dans sa quête d’un arbitrage extérieur, Dr AI a demandé son dossier officiel au Rh en vue d’une réparation légale pour les tourments psychologiques endurés ainsi que pour les torts financiers et professionnels subis. Quel qu’aient été les décisions du tribunal face à ses revendications précédentes, il a le droit de recevoir une copie non falsifiée de son dossier Rh.

Le Consolidation Appropriation Act est devenu loi afin de fournir à des personnes comme Dr AI la protection de la justice. La loi requiert que le Trésor américain le rapporte au Congrès américain et aux Appropriation Committes du Sénat, quand la Banque viole l’Appropriation Act. Le cas de Dr AI, que le Trésor lui-même a reconnu comme un cas d’alerte, sert de test permettant d’établir si le Trésor est vraiment résolu à faire respecter la loi. Une pétition récente lancée par le Gap et le National Tax Payers Union (union national des contribuables), signée par plus de cinq cents personnes, a exprimé sa préoccupation de voir le Trésor apposer son blanc-seing sur les pratiques de la Banque. Si cela était avéré, et face aux claires et constantes violations des droits humains sur sol américain, l’échec continu du Trésor à entreprendre des actions décisives représenterait un déni de responsabilité légale et morale.

Les Afro-américains ont soufferts pendant des siècles aux Etats-Unis, aussi bien de l’esclavage que de la ségrégation légalisée durant la période de Jim Crow. C’est pour mettre un terme à la déshumanisation des Noirs que de nombreux dirigeants des droits civils afro-américains ont sacrifié leur vie. Dr King n’est pas mort pour que Jim Crow soit remplacé par du racisme du genre Bretton Woods visant même plus les Afro-américains que d’autres Noirs.

Justice for Blacks, un groupe constitué d’anciens et actuels employés de la Banque Mondiale, en appelle aux dirigeants américains des droits civils afin qu’ils élèvent leur voix pour que l’administration Obama applique immédiatement le Consolidated Appropriations Act, qui est un premier pas crucial vers une assurance de justice pour les Noirs à la Banque mondiale. Le groupe fait aussi appel aux médias pour qu’ils abandonnent leur silence assourdissant face à l’injustice raciale. Réanimer l’esprit du Dr King et maintenir son rêve vivace n’en requiert pas moins

Les auteurs sont des Afro-américaines et membre de Justice for

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** Blacks. Ms Muhammad est titulaire d’un JD de la Harvard Law School et Ms Smith est diplômée de la Morgan State University (Mba). Texte traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger

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Le racisme de la Banque Mondiale : Entre mort et souffrance

Fatuma Mokaba

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/features/86031

A propos du racisme à la Banque mondiale, il y trois faits qui ont longtemps été acceptés comme des truismes, y compris dans sept de ses rapports successifs et deux rapports de la World Bank Staff Association (association du personnel de la Banque Mondiale) : d’abord, la discrimination raciale à la Banque mondiale est systémique, deuxièmement ses victimes n’ont pas le droit à un procès dans les règles de l’art et troisièmement, la Banque n’a pas réussi à se réformer.

Nombreux sont ceux qui se sont posés la question : "Comment se fait-il que la Banque Mondiale qui a plus de 50 ans d’expérience pour dire aux autres comment élaborer et appliquer des réformes réussies, ne réussit pas à se libérer elle-même du fléau de la bigoterie ?" D’autres se sont demandés : "Comment une institution engagée dans la lutte contre la pauvreté en Afrique, ce qui est une partie principale de sa mission, explique-t-elle le désavantagement systémique des ressortissants africains dans ses propres rangs ?" (Foreign Policy in Focus, July 2009) Mais une question qui n’est jamais assez posée est la suivante : "Comment les détenteurs de pouvoir peuvent-ils ignorer la souffrance inhumaine que les victimes de discrimination subissent ?" C’est la quête de réponse à ces questions qui ont conduit le professeur Joseph Kieyah à se demander si la Banque mondiale voit les Noirs comme des "sous humains". (The Africa Report)

Le but de cet article est de regarder de plus près le prix physique et psychologique que payent les victimes de la discrimination raciale. Beaucoup d’études ont dénoncé le fait que la Banque mondiale ne doive pas rendre de compte devant un système judiciaire indépendant, raison première des défauts de gouvernance dont la discrimination raciale n’est pas des moindres. La discrimination raciale érode le sens de dignité et diminue l’estime de soi. Subir de telles violations sans recours légal est une expérience traumatique, en particulier si elles sont systématique et s’inscrivent dans la durée. Un article récent intitulé "Neo-Apartheid World Bank : It is the culture" décrit les cinq étapes de douleurs que traverse les victimes de discrimination.

Il y a d’abord le déni qui est un mécanisme qui permet de gérer une douleur trop vive pour être reconnue. C’est la thérapie de la nature qui contrôle les émotions et ne laisse passer que la quantité que la personne peut tolérer. Ce qui a été exfiltré donne du temps au cerveau pour absorber ce qui a pénétré. Lorsque la gravité de l’image totale a vraiment pénétré la conscience, elle génère la colère. La colère représente une éruption des émotions pour affronter la douleur. La troisième étape est le marchandage lorsque la victime parvient à reconnaître la douleur. Ce qui, à son tour, met en route la quatrième étape : la dépression. Des turbulences émotionnelles aussi douloureuses doivent aller jusqu’à leurs termes dans l’angoisse avant que la victime puisse revenir à quelque chose qui ressemble à de la normalité.

Ceux qui traversent les cinq étapes de la douleur et survivent avec leur faculté physique et psychologique intacts sont les plus chanceux.

IL Y A CEUX QUI EN MEURENT

Suite à un procès ruineux, déstabilisant sur le plan émotionnel et manifestement injuste, et après qu’un tribunal a sommairement rejeté les accusations de discriminations raciales sans aucune considération pour le bien-fondé du cas, un membre africain du personnel était accablé. Habité par une colère brute et tourmenté par un chagrin sans fond, il est rapidement descendu la pente. Entièrement consumé par un sentiment de profonde humiliation dans sa communauté, où auparavant il était un personnage populaire et une figure médiatique publique, il a été tué dans un accident de route dans les semaines qui ont suivi. Il a péri à l’âge de 41 ans, laissant une veuve et deux petits enfants.

Un autre membre africain du personnel (diplômé de Harvard et auteur de plusieurs livres) a aussi succombé sous le poids de l’injustice systémique de la Banque. Il a été introduit dans la Banque par un vice-président à l’esprit ouvert, où il occupait un poste supérieur. Mais peu après que le vice-président ait pris sa retraite, il a été ramené à un poste inférieur. Comme membre senior de l’équipe de management, il savait qu’il était futile de porter l’affaire devant les tribunaux. Il a été silencieusement consumé par l’injustice et a succombé à des complications liées au stress un peu plus tard.

… ET IL Y A CEUX QUI ONT TROMPE LA MORT

Il y a de nombreuses victimes qui ont souffert de dépression, de crise cardiaque ou ont été hospitalisées, trompant la mort par la grâce de Dieu. Et il y a eu ceux qui ont entamé une grève de la faim. Tout en vain.

… DES VIES MISES EN PERIL

Formuler des accusations de discriminations à la Banque mondiale, c’est s’exposer à de la maltraitance psychologique systémique et constante. L’histoire d’un membre du personnel de l’Afrique subsaharienne en est une illustration. Peu après qu’il ait porté plainte, il a dû faire face à des représailles systématiques. Le Comité d’appel de la Banque "a trouvé qu’il y avait des signes évidents qui étayent l’accusation de représailles" et a demandé "si le superviseur du plaignant aurait quelque animosité personnelle contre le plaignant". Le résultat est que le Comité a "fortement recommandé" que le vice-président des ressources humaines prenne des mesures immédiates afin que le plaignant puisse bénéficier d’un "environnement de travail salubre".

Le vice-président a rejeté les recommandations du Comité, encourageant de ce fait le superviseur du plaignant et le directeur à redoubler leurs assauts. Dans un effort futile pour trouver une solution humaine, le Chief Ethics Officer a rendu visite à l’un des vice-présidents trois fois. L’ombudsman a rencontré le vice-président des ressources humaines. Tout cela en vain.

… L’AVIS DES EXPERTS IGNORE

Le Dr Noa Zanolli Davenport, un expert de renommée internationale, a été sollicité comme témoin principal par le plaignant dans sa tentative d’obtenir de l’aide, pendant que toute l’affaire était devant les tribunaux. Comme auteur de livres plébiscités et souvent cités, en plus de ses articles sur les abus psychologiques dans les lieux de travail, Dr Davenport est un expert recherché qui a témoigné dans plusieurs Cours de justice américaines et européennes comme expert. Ayant parcouru des centaines de pages de documents et s’étant entretenue avec le plaignant, elle a conclu qu’il était l’objet de "mobbing".

Le mobbing est défini comme "des tentatives malignes de contraindre un personne à quitter son travail ou de se soumettre, à force d’humiliation, de harcèlement, d’isolement et de mauvais traitement et de terreur". L’Union européenne et le Bureau internationale du Travail (Bit) ont reconnu que le mobbing sur le lieu de travail met sérieusement en péril la santé. Des compagnies en Grande Bretagne, aux Etats-Unis, en Europe et en Australie se sont vues infliger des amendes substantielles pour n’avoir pas mis un terme au mobbing. Une compagnie britannique s’est vue infliger une amende de 26 millions de livres.

A la Banque mondiale le mobbing est un instrument tacitement approuvé pour soumettre le personnel récalcitrant. En 2007, une étude menée par le Bureau de l’Ombudsman notait que «des comportements systématiques et prolongées de persécutions au travail s’exercent au détriment de la santé de la victime, génère des désordres d’ordre affectif et physique, y compris du stress, de l’hypertension, de la dépression et des crises cardiaques. De nombreux comportements à la Banque entrent clairement dans cette catégorie de persécution qui est plus dévastateur que toutes les autres stress liés au travail réunis".

Plusieurs études, y compris celle du MacLean Hospital (2008), en collaboration avec la Harvard Medical School, ont trouvé que les individus exposés au mobbing présentent un taux de suicide plus élevé. Citant des études scientifiques, le rapport de Dr Davenport souligne que "le mobbing peut mener à de graves crises cardiaques ou même conduire au suicide". Il a rapporté que la personne affectée "a dû être admise aux urgences en deux occasions pour tachycardie".

Dans sa demande pour un congé temporaire, le plaignant a noté qu’en plus de l’énorme stress psychologique, il a également un problème de santé physique menaçant potentiellement sa survie. Il a offert de soumettre, au besoin, le rapport de son médecin. Dans sa réponse, la vice-présidente intérimaire de la Banque a fait clairement savoir que le management de l’organisation ne pouvait rien faire pour atténuer la situation, "pendant que le cas était examiné par le Comité d’appel". Les avocats qui représentaient la Banque ont avancé l’argument que le plaignant faisait état de problèmes de santé pour "obtenir de la sympathie".

Le verdict du Comité a été en faveur de la Banque et au détriment du plaignant et de sa demande de mise en congé temporaire, déclarant que "le Comité d’appel a interprété les difficultés excessives comme se référant à des situations où le plaignant démontre la possibilité que les conséquences des actions du management lui causeraient un dommage immédiat et irréparable". Seul du personnel de santé qualifié est compétent pour déterminer ce qui constitue un dommage irréparable. Toutefois, la Banque n’est pas intéressée par l’avis des experts.

… DES PREUVES DETRUITES ET LE DENI DE JUSTICE

Au cours de la procédure judiciaire, le plaignant a cherché à étayer ses arguments concernant sa souffrance avec des preuves, y compris le rapport extensif du Dr Davenport . Le tribunal a non seulement ignoré son rapport mais a, en plus, prétendu ne l’avoir jamais reçu. Le tribunal était en possession du rapport du Dr Davenport, du rapport des urgences, du rapport d’un psychiatre renommé et de l’ordonnance médicale pour des anti-dépresseurs. Néanmoins la lecture du jugement fut la suivante : "La rhétorique passionnée du plaignant concernant les torts subis ne peut se substituer à des preuves matérielles pour ses graves accusations… Bien entendu le tribunal ne peut accepter les allégations du plaignant concernant la persécution et les mauvais traitement psychologiques qui ne sont supportées par aucune preuve hormis ses propres affirmations".

Ceci était absolument faux. C’est avec une si répréhensible violation d’une procédure juste et impartiale que le tribunal rejette l’accusation de discrimination raciale. Les victimes de discrimination raciales dépensent jusqu’à 100 000 dollars en honoraires d’avocat pour voir leurs preuves ignorées, détruites ou niées. Pour la plupart des victimes de discrimination, les jugements du tribunal qui rejettent leurs accusations sont d’une injustice écrasante, plus dévastatrice que des années de mobbing. Ils éteignent la lueur d’espoir à laquelle la victime s’accrochait et représente ainsi une fin traumatique pour une personne déjà traumatisée.

Alors que les Etats-Unis commémorent l’anniversaire du Dr Martin Luther King, Dr Jim Yong Kim, le nouveau président de la Banque Mondiale va se retrouver à la croisée des chemins. Pour sa propre tranquillité, il peut perpétuer le passé, saluer la Banque pour ses réalisations dans lutte contre la pauvreté tout en ignorant ses manquements dès lors qu’il s’agit de combattre l’injustice à l’égard de son propre personnel noir. Il peut continuer à approuver le système de castes pour ses employés et émettre les notes de promesses pour la réforme de son tribunal qui, pendant des décennies, a été inexistant en raison de "manque de fonds". Mais nous, le groupe Justice for Blacks at the World Bank, faisons appel à lui pour qu’il trouve le courage du Dr King et contribue à mener la Banque sur un autre chemin, le chemin sur lequel on entendra le tambour pour la justice pour les Noirs en son sein. C’est la condition à laquelle les Noirs lui accorderont leur crédit et à laquelle la Banque prouvera qu’elle est une institution de premier ordre en matière de vérité


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Commentaires & analyses

La pensée néolibérale et le problème de l’ethnicité politisée en Afrique

Killian Ngara

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/comment/86030

L’importance de l’ethnicité varie considérablement d’un pays à l’autre, selon la période et les circonstances socioéconomiques. La grossière généralisation concernant les Africains et l’ethnicité est battue en brèche par des données qui montrent que des citoyens de tout le continent expriment des approches raffinées en matière d’auto identification, en avance sur d’autres affiliations non ethniques.

Il est difficile d’ignorer les origines préjudiciables et les conséquences des sentiments qui sous-tendent la pensée néolibérale concernant la persistance de l’ethnicité en Afrique. Mais aussi du consensus qui l’accompagne qui veut que la politique africaine soit particulièrement affectée par le tribalisme et requiert un groupe de réflexion formel pour sa rédemption. Le présent article est une réaction à la conception néolibérale, souvent non contestée des "problèmes" de l’Afrique, en contraste avec la notion occidentale de démocratie, et en particulier à un article du site web de la Bbc écrit par le professus Celestous Juma, intitulé" How tribalism stunts African democracy" (comment le tribalisme inhibe la démocratie africaine)

Je suis particulièrement opposé au mot tribu et à son corollaire, tribalisme. Le terme provient de références anciennes à des communautés extérieures à la civilisation dominante de Rome. Il comporte un dénigrement dans ce qu’il est associé au retard, à l’atavisme et à la barbarie. Décrire ainsi des petits groupes du même sang et qui assurent leur subsistance avec une organisation sociale et économique élémentaire, c’est faire montre d’incompréhension à l’égard de l’organisation sociale africaine et, partant, de procéder à des analyses erronées de l’impact de l’ethnicité dans la politique africaine.

L’idée qu’une organisation de la société d’un autre temps restreint le potentiel de l’Afrique est le vestige du regard qu’une Europe insidieuse, colonisatrice, dominatrice et exploitante, portait sur ce monde, sur ce qu’on appelle aujourd’hui le Tiers monde. Il portait en lui l’esprit du darwinisme social et a conduit à traiter les non Européens comme des sauvages. Des êtres barbares et primitifs. De nouvelles catégories ont été élaborées, comme les "natifs" ou les "indigènes", qui sont entrées dans le langage officiel des administrations coloniales et ont été utilisées dans le même but que la tribu : pour définir et subjuguer les sociétés avec les mêmes conséquences désastreuses.

Le terme plus généralement employé d’ethnicité est préféré à celui de tribalisme, ce dernier étant presque exclusivement réservé à l’Afrique et à d’autres populations marginales dans le monde. La constante association de l’Afrique et du tribalisme est un exemple de ce que Sara Ahmed a appelé "les proximités problématiques". Constamment repris par les médias et la culture, ce couplage est préjudiciable et dépeint le tribalisme comme étant intrinsèque à l’Afrique et à ses sociétés, même si des pratiques similaires ont cours dans d’autres communautés ailleurs et sont considérées comme extrinsèques, individuelles ou marginales.

En se référant avec insistance aux groupes ethniques africains sous l’appellation de "tribus" et en soutenant que les malheurs du continents trouvent leurs origines dans le tribalisme qu’affichent son leadership et sa population, nous collaborons aux descriptions dénigrantes et dégradantes de l’Afrique. Pire, les analyses qui découlent de cette description ne reconnaissent pas les problèmes de la gouvernance africaine, les situant dans des conceptions fausses de la société africaine appartenant à une autre ère, empêchant une investigation plus sophistiquée et significative.

Les dirigeants politiques et les intellectuels africains, ainsi que les sociologues occidentaux, ont dénoncé de façon régulière l’ethnicité comme étant régressive et honteuse, une irruption fâcheuse dans la poursuite du progrès et de la modernité. La phrase très illustrative de Leroy Vail dit que l’ethnicité a été traitée "comme un fantôme culturel, un résidu atavique dérivant du passé lointain de l’Afrique rurale… qui aurait dû s’évanouir avec le passage du temps mais persiste dans son refus d’obéir aux lois du changement social et politique". Par contraste, John Lonsdale lie l’ethnicité à la modernité, à l’innovation coloniale incarnée par l’Etat africain. Il affirme que les inventions ethniques africaines ont émergé suite à des dissensions internes concernant l’économie morale et la légitimité politique liées à la définition de communautés ethniques et à des conflits externes concernant l’accès aux ressources de la modernité et de l’accumulation économique.

Ainsi, là où les puissances coloniales étaient autrefois préoccupées par la démarcation, la classification et le comptage des populations assujetties, processus que Mahmoud Mamdani a décrit comme "définir et régner", l’orthodoxie du néolibéralisme est maintenant occupée par la gestion des descendants de ces sociétés, par la reproduction indiscriminée et idéalisée des modèles de démocraties libérales, ainsi que le marché et la société civile et les politiques tranquilles, bureaucratiques et professionnalisées du développement qu’ils proposent.

L’ELECTEUR AFRICAIN N’EST PAS EXCEPTIONNEL

A l’instar de la plupart des citoyens dans le monde, peu d’Africains regretteraient l’absence des « think tanks » ou des manifestes de partis politiques. Comme leurs homologues dans le reste du monde, rares seraient ceux familiarisés avec le produit de ces « think tanks » ou ceux qui accorderaient quelque crédit aux manifestes produits par les partis politiques. Ce qui motive ce rejet tacite, ce qui se passe à l’évidence dans le monde, n’est pas tant l’ignorance ou la croyance en des seigneurs ethniques. C’est bien plutôt une incapacité à lire le jargon froid et calculé pour décrire la vision du futur qu’ils présentent et la conscience du manque de sincérité et de sensibilité de ces mécanismes en matière des besoins et des attentes des citoyens.

Une large campagne politique autour de thèmes et des partis politiques est juste et bien, mais nous ne devons pas supposer que des politiques ethniques sont incompatibles de façon inhérente avec des politiques thématiques. Une analyse superficielle pourrait mal comprendre les discussions dans mon pays (le Kenya) concernant la dévolution du pouvoir par exemple, pensant qu’elles sont motivées par les préjugés ethniques alors qu’en fait elles obéissent aux mêmes motivations que celles qui animeraient une minorité craignant la domination de groupes plus importants dans un système majoritaire. Les cercles religieux et conservateurs au Kenya se sont élevés contre les politiques sociales libérales comme le droit à l’avortement ou des unions entre personnes de même sexe, à l’instar de milieux similaires en Grande Bretagne. De même des cercles plus riches auront du ressentiment à l’égard de mécanismes de redistribution, comme ce serait le cas en Allemagne ou en Espagne.

Dans d’autres domaines comme les services et les infrastructures publics, le même genre de jalousie qui motive l’électeur américain peut se manifester sous la forme d’un ressentiment ethnique, même s’il existe un large consensus qui attend l’implication de l’Etat dans la dispense de services. Les électeurs sont autant susceptibles d’être manipulés par des dirigeants charismatiques, les médias et l’argent que ceux d’un Etat américain.

Les travaux empiriques démontrent que l’électeur africain, comme tous les électeurs du monde, est complexe. L’importance de l’ethnicité varie considérablement d’un pays à l’autre, selon la période et les circonstances socioéconomiques. La grossière généralisation concernant les Africains et l’ethnicité est battue en brèche par des données qui montrent que des citoyens de tout le continent expriment des approches raffinées en matière d’auto identification, en avance sur d’autres affiliations non ethniques.

L’ETHNICITE PERSISTANTE

Là où elles persistent, les mobilisations et les sentiments dérivant de l’ethnie perdurent parce qu’elles sont enracinées dans les coutumes et les pratiques. Armés d’un symbolisme au pouvoir mobilisateur, contrastant avec ces Etats qui ont fait défaut à la vaste majorité de leurs citoyens, les groupes ethniques et la sécurité qu’ils offrent se taillent une place dans l’imaginaire au cours des périodes d’austérité auxquels sont confronté les gouvernements de toute la planète. Notre tâche, dès lors, est d’orienter le pouvoir vers des objectifs qui profitent à tous et de réfléchir sur la notion de responsabilité politique peut surgir de l’imagination ethnique. Nous devons réfléchir à une démocratisation de l’ethnicité


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* Ngala Chome est basé au British Institute in Eastern Africa à Nairobi et étudie les politiques africaines – Texte traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger

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Réflexions sur la redevabilité

Echanges avec ceux qui gèrent ou qui aspirent à gérer les ressources publiques

Cheikh Tidiane Dièye

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/comment/86029

C’est parce q’elle est une réalité qui se situe au cœur des systèmes de gouvernance que la redevabilité ne peut ni être décrétée ni transposée d’un contexte sociopolitique à un autre. C’est le produit des interactions dynamiques entre acteurs.

Les préoccupations récurrentes exprimées par les citoyens sur l’inefficacité des politiques économiques des gouvernements, sur le clientélisme et la corruption systémique, qui expliquent en partie cette inefficacité, ont été pour beaucoup dans cette attention soudaine consacrée à la problématique de la redevabilité.

La notion de redevabilité n’est pas facile à définir. Si le monde anglo-saxon a le bonheur de désigner la réalité à laquelle elle renvoie par le seul terme « accountability », la littérature francophone semble avoir moins de ressources pour établir une telle clarté. Le concept de redevabilité est tantôt assimilé à la « responsabilité », tantôt à la « reddition de compte » sans qu’il ne se réduise à l’un ou l'autre, ou même aux deux à la fois.

La responsabilité est définie comme étant l’engagement d’un acteur vis-à-vis d’un autre acteur à agir dans un certain sens et pour une finalité déterminée. On voit bien qu’elle ne recouvre pas tout ce que l’on semble vouloir dire en parlant de redevabilité. Cette dernière requiert en effet une exigence supplémentaire : donner la preuve que la responsabilité exercée a été correctement assumée et que des résultats ont été obtenus conformément à un engagement initial . (1) Sous ce rapport, la redevabilité peut donc être définie comme étant « l’obligation de rendre compte de l’exercice d’une responsabilité ».

Elle est aussi quelquefois assimilée à la reddition de comptes, elle-même servant à traduire le terme anglais « accountability ». Mais lorsqu’on considère l’étendue du territoire politique, économique et même juridique que couvre la gouvernance, on ressent une certaine insatisfaction dans la traduction de redevabilité par une simple reddition de comptes. La reddition de comptes opère sur une échelle plus réduite et renvoie à une redevabilité limitée consistant à rendre compte d’une gestion, technique ou financière le plus souvent, ou d’un projet limité dans l’espace et dans le temps. La redevabilité recouvre donc la reddition de comptes mais va au-delà. Elle englobe une réalité politique plus large et touche aux modalités qui peuvent encadrer un système de gouvernance plus ou moins ouvert et démocratique à l’intérieur duquel des acteurs interagissent sur la base d’un consensus relativement stable.

C’est d’ailleurs parce qu’elle est une réalité qui se situe au cœur des systèmes de gouvernance que la redevabilité ne peut ni être décrétée ni transposée d’un contexte sociopolitique à un autre. C’est le produit des interactions dynamiques entre acteurs. Dans un système de gouvernance dans lequel les citoyens n’ont ni les moyens d’accéder à l’information, ni la possibilité de l’apprécier ni encore le pouvoir de sanctionner, si les responsabilités n’ont pas été assumées, il est peu probable qu’ils émettent une demande de redevabilité en direction de leurs dirigeants.

La redevabilité permet de renforcer la légitimité des politiques publiques en facilitant la participation des citoyens à l’élaboration de ces politiques et un contrôle à la fois sur les démarches, les actions et les résultats. Elle ne peut être un exercice ponctuel de communication du gouvernement qui viserait à discréditer des adversaires. C’est un élément fondamental d’un pacte de gouvernance qui, s’il est vertueux et démocratique, s’appuie sur des canaux de communication normés à travers lesquels les dirigeants rendent compte régulièrement de leurs actes, sans possibilité de sélectionner ce qui est « bon » et cacher ce qui ne l’est pas. Car « Une relation de redevabilité implique une perte de pouvoir sur le contenu de l’information que l’on divulgue »

Même si la problématique de la redevabilité est au devant de la scène depuis de nombreuses années, et qu’elle a été largement documentée, en particulier dans les assises nationales, les conditions ne semblaient pas encore être réunies pour qu’elle soit traduite en acte dans la gouvernance quotidienne. Et nous n’aurions peut-être jamais pu l’appliquer s’il n’y a avait pas eu une alternance à la tête de l’Etat.

Nous pouvons avoir de nombreuses et légitimes raisons de nous réjouir d’avoir réalisé l’alternance (Ndlr : au Sénégal). Je crois pour ma part que le fait que ce changement nous ait permis d’imposer cette obligation de redevabilité à tous ceux qui ont géré des ressources publiques est parmi les principaux acquis dont il convient de se réjouir.

Je n’ai jamais douté de notre capacité à bâtir progressivement une vraie République des citoyens. L’autre jour, alors que j’écoutais les débats à l’Assemblée nationale, suivis du vote de la résolution levant l’immunité parlementaire de trois députés pour qu’ils aillent rendre compte de leur gestion devant la justice, sans que cette dernière ne préjuge, je l’espère, de leur innocence ou de leur culpabilité, je me suis senti envahi par une très forte émotion. J’ai repensé à cette matinée du 23 juin 2011 où d’importants segments du peuple sénégalais s’étaient donné rendez-vous devant l’Assemblée nationale pour crier leur soif de justice, de dignité et de respect. Je me suis souvenu des longues journées de combat dans les rues de Dakar, avec pour seules armes notre foi dans la République, suivies des nuits entières de réflexions quelque part dans les quartiers. Je me suis alors dit que notre combat n’a pas été vain.

Ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale est la preuve que la République des citoyens est en marche. Irréversible, jusqu’à preuve du contraire. Le déploiement actuel de la justice contre les présumés coupables d’abus de biens sociaux ne doit être compris autrement que comme une exigence de redevabilité formulée par l’ensemble du peuple sénégalais. C’est une œuvre qui dépasse à la fois ceux qui poursuivent et ceux qui sont poursuivis. Ces derniers doivent se soumettre dignement et stoïquement à cet exercice incontournable. Et ceux qui sont aux affaires doivent se préparer aussi au même examen à la fin de leur mission. Car telle est la respiration normale d’une démocratie moderne. Et nous ne voulons rien de moins.

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** Cheikh Tidiane Dièye est Docteur en Etudes du Développement

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Plaidoyers & campagnes

Appel à prendre en compte les préoccupations des Acp dans les Ape

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/advocacy/86027

La menace de supprimer l’accès préférentiel au marché rique de pousser les pays Acp à ratifier leurs Accord de partenariat économique intérimaire sans considération pour le fait qu’ils les considèrent bénéfiques ou non. Des organisations se mobilisent pour dénoncer le forcing de la Commission européenne.

Chers membres de la Commission Inta (Ndlr : Commerce international),

En septembre 2012, le Parlement européen a voté contre la proposition de la Commission européenne visant à supprimer l’accès préférentiel au marché pour les pays qui n’auraient pas, avant janvier 2014, ratifié ou entrepris les premiers pas en vue de mettre en œuvre leurs accords de partenariat économique.

Le règlement d’accès au marché 1528 garantit un accès libre de charges et sans limites au marché européen pour les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (Acp) qui ont initié un Accord de partenariat économique intérimaire (Apei)

Nous craignons que cette menace de supprimer l’accès préférentiel au marché ne pousse les pays Acp à ratifier leurs Apei sans considération pour le fait qu’ils les considèrent bénéfiques ou non. Ceux-ci comprennent de nombreux points de contentieux qui doivent être pris en compte pour que les pays Acp puissent espérer construire des économies résistantes, se développer et combattre la pauvreté. Le Conseil des ministres Acp a d’ailleurs rejeté cette proposition et reconfirmé son engagement à poursuivre les négociations pour obtenir des résultats favorables au développement.

Nous vous demandons de soutenir un vote du Parlement défavorable à la proposition de la Commission car :

- Le délai du 1er janvier 2014 est complètement irréaliste.

- Les Apei n’ont pas été amendés, intègrent toujours de nombreux sujets en contentieux et ne devraient pas être ratifiés. Les Ape dans leur forme actuelle mettent en péril l’avenir du développement.

- Les régions Acp sont toujours en train de négocier en vue de remplacer les Apei par des Ape régionaux qui reflèteraient mieux leurs besoins et priorités en matière de développement. Néanmoins, de nombreux thèmes en contentieux n’ont pu encore être rencontrés et dans certains cas, la situation a même empiré. En plus, de nouveaux sujets, sans relations avec les besoins en développement des régions concernées, ont été mis sur la table par la Commission.

- Il n’y a pas de motif légal rendant nécessaires les amendements au Mar 1528 proposés par la Commission avant la conclusion des négociations Ape.

Nous vous demandons de réaffirmer la position adoptée par le Parlement en première lecture, de rejeter les propositions de la Commission et la position du Conseil et d’appeler la Commission a prendre en compte les préoccupations des Acp.


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LES ORGANISATIONS SOUS-SIGNATAIRES

Europe
- Traidcraft Exchange, UK
- Centre National de coopération au développement/CNCD, Belgium
- Koordination Südliches Afrika e.V., Bielefeld, Germany
- Kirchliche Arbeitsstelle Südliches Afrika, Germany
- Welthaus Bielefeld e.V., Germany
- Sos Faim Belgium
- Oxfam Solidarité
- FairWatch, Italy
- 11.11.11, Belgium
- Africa Contact, Denmark
- Afrikagrupperna / Africa Groups of Sweden
- Aprodev
- Concord Denmark
- Misereor, Deutschland
- Trade Justice Movement, Uk
- Oxfam Germany
- Both Ends, Netherlands
- Brot fuer die Welt, Germany

Pays Acp
- Nants, Nigeria
- Beacon, Kenya
- Le Forum social sénégalais
- Congad, Sénégal
- L'Organisation des jeunesses panafricanistes, Sénégal
- La Panafricaine pour l'éducation au développement durable.
- Cenadep, Rdc
- Proddes, Rdc


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Mali : Un criminel dessein terroriste sous le manteau de la religion

Déclaration du Centre d’études diplomatiques et stratégiques de Dakar sur la situation de crise au Mali

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/advocacy/86033

La guerre au Mali n'est pas la guerre de la France et de l'Occident contre l'Islam, encore moins la guerre de la France. Cette guerre, c'est la guerre du Mali pour libérer son territoire occupé au Nord, par de redoutables malfaiteurs, par des bandits des grands chemins désertiques, par des terroristes sans foi ni loi.

En ce vendredi 11 janvier 2013, après avoir privilégié avec la Communauté internationale une sortie de crise pacifique dans le conflit qui l'oppose à une coalition de malfaiteurs qui violent depuis de nombreux mois son intégrité territoriale, le Mali n'a eu d'autres options que de s'engager définitivement dans la guerre.

Cette guerre, le Mali a décidé de la mener non seulement pour libérer ses populations du Nord et son territoire, mais aussi, pour anéantir, avec le soutien de ses alliés de l'Afrique de l'Ouest et du monde entier, le criminel dessein de ces terroristes malfaiteurs camouflés sous le manteau de la religion dont le but ultime est d'imposer à nos pays un régime de terreur politique basé sur une conception et une pratique anachronique de l'Islam, totalement aux antipodes des aspirations profondes de nos populations qui, en matière de pratiques cultuelles, n'accepteront jamais de recevoir de leçons de bandits en rupture de ban social.

C'est dans ce contexte et strictement dans ce contexte, que le Centre d’études diplomatiques et stratégiques (Ceds) de Dakar soutient et salue sans réserve, dans son expression la plus haute et la plus opportune, la diligence et la légalité de l'intervention des forces françaises, dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations Unies, répondant à la légitimité de l'appel des autorités maliennes pour les aider face à l'agression caractérisée dont elles sont victimes.

Dans ces conditions, la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle concrétise avec son initiative la volonté des Etats du monde représentés aux Nations Unies. Le Ceds de Dakar soutien sans réserve, les Etats de la Cedeao dans leur mobilisation internationale en cours, conformément à la demande des autorités maliennes en vue de l'application immédiate de la résolution 2085 du 20 décembre 2012 du Conseil de sécurité des Nations unies, autorisant le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali, ligne dans laquelle s'inscrit l'intervention de la France.

En ces circonstances exceptionnelles, le Ceds de Dakar lance un appel solennel à tous les peuples africains, à toutes les franges de la société africaine, à l’œcuménisme de toutes les confessions religieuses notamment aux illustres guides religieux africains, expression de la dimension spirituelle de l'Islam et de sa Tariqa à travers les différentes confréries en passant par les intellectuels, notamment les arabophones et autres acteurs nationaux de la défense et de l'illustration de la tradition islamique à se mobiliser pour éclairer l'opinion publique nationale et internationale.

Nous avons en effet le devoir impératif d'attirer l'attention de nos concitoyens, que cette guerre n'est pas la guerre de la France et de l'Occident contre l'Islam, encore moins la guerre de la France. Cette guerre, c'est la guerre du Mali pour libérer son territoire occupé au Nord, par de redoutables malfaiteurs, par des bandits des grands chemins désertiques, par des terroristes sans foi ni loi. C’est une guerre engagée par le Mali pour recouvrer la totalité de son intégrité territoriale en libérant ses populations qui, depuis de nombreux mois sont soumises aux pires barbaries.

Cette guerre est une guerre de tous les pays de la Cedeao, c’est une guerre de tous les musulmans épris de paix et de liberté, soutenue par la Communauté internationale à travers les résolutions des Nations unies, pour défendre à tous les niveaux la liberté des cultes dont l'islam que ces bandits du désert cherchent à instrumentaliser en le dénaturant, pour parachever leur entreprise politique démoniaque et liberticide.

Nous lançons un appel à tous les décideurs en particulier aux dirigeants des Etats africains, qu'ils prennent conscience que la mobilisation de la Communauté internationale dont la France a pris momentanément le leadership n'est pas une fin en soi.

Les Etats africains riverains de la bande sahélo-saharienne doivent tirer toutes les leçons de la présente situation pour avoir une nouvelle approche de la conception et de la mise en œuvre de la sécurité collective au niveau régional notamment en redéfinissant de nouveaux paradigmes appropriés aux nouvelles fractures géopolitiques mondiales, en renforçant les capacités des ressources humaines au niveau des organisations régionales et sous régionales qui ont en charge le maintien de la paix et de la sécurité dans les régions concernées, en rapport avec le Conseil de Sécurité des Nations Unies et selon le principe de subsidiarité.

Le Ceds de Dakar, en rapport avec le Centre marocain d’études stratégiques (Cmes), entend sensibiliser, dans le cadre du prochain Marrakech Security forum, qui aura lieu du 25 au 26 janvier 2013 au Maroc, tous les experts africains concernés pour une large appropriation de la mobilisation en cours contre le banditisme et le terrorisme qui sont en train de prospérer dans la bande sahélo-saharienne.

Il importe dès lors, pour prévenir la récurrence de la problématique qui nous occupe aujourd'hui, d'engager les Etats africains dans des politiques publiques adossées à la territorialisation pour mieux prendre en compte, au plan politique, économique, social et cultuel, les aspirations profondes des populations à travers une nouvelle forme de gouvernance locale et centrale.

Pour terminer, nous soutenons et nous solidarisons avec les forces de défense et de sécurité de tous les pays engagés dans cette guerre dont la légalité et la légitimité sont incontestables tout en nous inclinant devant la mémoire des victimes déjà tombées sur le champ de bataille en présentant nos condoléances attristées à leurs familles.


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** Le Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) est une école doctorale internationale et un Think tank en diplomatie et relations internationales. Elle dispose d’une antenne régionale pour l’Afrique subsaharienne à Dakar.

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Femmes & genre

Côte d'Ivoire : Les femmes désormais enrôlées dans l'armée

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/wgender/86022

Les femmes ivoiriennes pourront désormais intégrer de manière officielle dans l'armée, jusque là essentiellement réservé aux hommes. Selon un officier, cette décision consensuelle adoptée à la suite des récents états-généraux de l'armée contribuera à la promotion du genre féminin. Depuis plusieurs mois, l'armée ivoirienne a entrepris de faire sa mue en engagent plusieurs réformes.

http://bit.ly/13TWgkv





Droits humains

Afrique : Blé Goudé, proche de l’ex-président Gbagbo, arrêté au Ghana

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/86002

Charles Blé Goudé, proche de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, en exil depuis plus d'un an et demi et recherché par la justice ivoirienne, a été arrêté jeudi 17 janvier au Ghana. Selon le porte-parole du Front populaire ivoirien, parti de l’ex-président Gbagbo, cette formation cherchait à connaître les « motifs » de cette arrestation. Charles Blé Goudé, jadis surnommé « général de la rue » pour sa capacité de mobilisation, est visé par un mandat d’arrêt de la justice ivoirienne pour son implication dans la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui s’est conclue par la chute de l’ancien chef de l’Etat et a fait environ 3.000 morts.

http://oran.ge/WiQMvj


Côte-d’Ivoire : Blé Goudé indésirable en Côte d’Ivoire

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/86003

Blé Goudé qui a toujours rêvé être l’interlocuteur du régime Ouattara malgré la traque et les mandats dont il fut l’objet, est dans les cordes de la justice internationale. Maisl il est indésirable en Côte-d’Ivoire. malgré les conséquences à tirer de son éventuel transfèrement à La Haye. Des officiels ivoiriens estiment que le gouvernement Ouattara qui a initié un processus de réconciliation devant connaitre de grands bons en 2013, ne souhaite pas en rajouter avec le dossier Blé Goudé.

http://bit.ly/XJKnug


Libye : Seif al-Islam Kadhafi comparaît devant un juge libyen

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/86006

«La première audience du procès de Seif al-Islam Kadhafi (…) s’est tenue le jeudi 17 janvier», a indiqué le porte-parole du bureau du procureur général Taha Baraa, précisant que le prévenu est poursuivi pour «complicité dans l’échange d’informations et l’obtention de documents de nature à porter atteinte à la sécurité nationale». Ce premier procès devant une cour libyenne est un signal fort de Tripoli, qui dispute à la Cour pénale internationale (CPI) le droit de juger le seul fils de l’ancien dirigeant à être détenu en Libye. Selon le porte-parole du procureur, «le procès a été ajourné au 2 mai 2013» «par souci d’informer l’équipe de la CPI qui a été libérée, pour lui permettre d’être présente» et pour «désigner un avocat à Seif al-Islam dans cette affaire.
http://oran.ge/WvahRa


Mali : La CPI ouvre une enquête sur des crimes de guerre

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/85994

Le procureur de la Cour pénale internationale a ouvert une enquête mercredi 16 janvier sur les crimes de guerre présumés commis depuis janvier 2012 sur le territoire du Mali. Divers groupes armés ont semé la terreur et infligé des souffrances à la population par tout un éventail d'actes d'une extrême violence à tous les stades du conflit, a déclaré le procureur de la Cour, Fatou Bensouda, dans un communiqué.


Maroc : Et si la loi punissait enfin les violeurs

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/86013

Une proposition de loi vient d’être présentée par le groupe parlementaire marocain du Parti du Progrès et du Socialisme. La loi permettrait de durcir les châtiments prévus pour les personnes coupables de viols. Si le projet est voté, les personnes ayant commis des crimes sexuels contre les enfants, femmes ou personnes handicapées pourront être condamnées à jusqu’à 30 ans de réclusion et deux millions de dirham marocains (environ 180.000 euros). Le projet n’est pas sans rappeler l’«affaire» Amina El Filali, du nom de cette jeune fille marocaine qui s’était suicidée le 10 mars 2012 parce qu’on l'a obligée à épouser son violeur

http://bit.ly/XpAsYO


Maroc : Un parlementaire qui viole est un homme libre !

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/rights/86040

Hassan Arif est libre ! Le vendredi 18 janvier, à la Cour d’appel de Rabat, s’est déroulé l’un des procès les plus grotesques depuis la création des tribunaux. Ce député du parti de l’Union Constitutionnelle et président de la commune d’Aïn Aouda, poursuivi depuis trois ans pour viol sur une fonctionnaire du ministère des Habous, a été condamné à un an de prison par le Tribunal de première instance à Rabat. Mais coup de théâtre ! La Cour d’appel, plutôt que de confirmer, voire même d’augmenter la peine, a décidé d’acquitter le parlementaire.

http://bit.ly/WsgAFa


RD Congo : La mémoire de Lumumba

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/86012

Le 17 janvier est un jour particulier en République démocratique du Congo. Il y a 52 ans, l’Afrique fondait en larmes. Le continent venait de perdre un de ses dignes fils en la personne de Patrice Emery Lumumba, le héros de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le leader du peuple congolais, resté depuis irremplaçable, venait de périr sous les balles des agents belges dans la province du Katanga où il avait été déporté avec deux de ses compagnons de lutte, Maurice Mpolo et Joseph Okito. Le Congo ne s’est jamais remis de cet évènement tragique, et chaque fois que le pays part à la dérive, comme cela est le cas aujourd’hui, les Congolais, orphelins à jamais, fondent en larmes… « si Lumumba n’avait pas été tué… ».

http://bit.ly/10Dyf3o


Togo : Qui a tué l'ancien président Sylvanus Olympio ?

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/86017

Il y a tout juste cinquante ans, le président du Togo Sylvanus Olympio était assassiné. Aucun doute, ce sont des militaires togolais qui ont tiré. Mais la nuit du 12 au 13 janvier 1963 a été longue. Beaucoup de coups de fil ont été passés, et à Paris comme à Washington on en sait bien plus qu'on ne veut l'avouer... Des témoins ont parlé. Des documents ont été déclassifiés. Si les Togolais le demandent, les archives s'ouvriront.

http://bit.ly/WMWgN6





Réfugiés & migration forcée

Afrique : Les Sénégalais vivant au Tchad craignent pour leur vie avec le procès de Habré

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/refugees/86018

Hissène Habré n'est certainement pas le seul à avoir peur pour son jugement. Le même sentiment anime les ressortissants sénégalais vivant au Tchad. Pour eux, si le jugement de Habrè doit se tenir, l'Etat du Sénégal doit prendre au préalable des mesures pour mettre en sécurité ses ressortissants dans ce pays.

http://bit.ly/VaUhUX


Global : Quelle place en politique pour les jeunes français issus de l'immigration ?

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/refugees/86020

Élus locaux ou simples militants, les jeunes issus de l'immigration ont toujours beaucoup de mal à se faire une place dans la politique française. Ils ont compris que rien ne leur sera accordé de bon gré et qu'ils devront se battre. Pied à pied. Ils sont jeunes, bien formés, souvent sur le tas, et passionnés de politique. Français issus de l'immigration, ils s'appellent Ali Soumaré, Salem Belgourch ou Mahmoud Tall. À l'approche des élections municipales, dans un peu plus de un an (mars 2014), ils sont dans les starting-blocks. Nul doute qu'il faudra compter avec eux pendant la campagne.


Kenya : Les Personnes déplacées dénoncent la lenteur de leur réinstallation

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/refugees/86001

Des 600 000 personnes déplacées de force au Kenya lors des violences postélectorales de 2007-2008, il en reste des centaines à réinstaller malgré la promesse du gouvernement de les reloger dans de nouvelles maisons. Plus de 100 de ces familles vivent à Pipeline, un camp de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays de la ville de Nakuru dans la province de la vallée du Rift.

http://bit.ly/XpzYSk


Mali : L’ONU craint une catastrophe humanitaire

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/refugees/86042

Pour les Nations Unies, l’intervention au Mali aggrave la crise des réfugiés. En une semaine, 1230 maliens ont passé les frontières avec les pays voisins et ce flux ne risque pas de se tarir de si tôt. Les derniers arrivants sont à 90% de femmes et des enfants. A ce jour ils seraient 144 500 dont 54 100 en Mauritanie, 50 000 au Niger, 38 800 au Burkina Faso et 1 500 en Algérie, sans oublier l’exode à l’intérieur du pays.

http://bit.ly/V6TsN2





Elections & gouvernance

Centrafrique : Un nouveau premier ministre nommé pour apaiser le pays

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/86011

L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique, selon un décret signé jeudi 17 janvier par le président François Bozizé, au terme d'une cérémonie réunissant toutes les parties du conflit centrafricain à Bangui. Sa nomination, attendue depuis quelques jours, avait été proposée par l'opposition civile et rebelle, et acceptée par le pouvoir en place.

http://bit.ly/13HPYV4


Côte d’Ivoire : Les pro-Gbagbo invités à s'abstenir de pratiquer "la politique de la chaise vide"

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/86023

Le chef du gouvernement ivoirien qui intervenait dans le cadre d'une rencontre avec le Front populaire ivoirien a invité cette formation politique à s'inscrire dans la logique de la réconciliation. Dans la perspective d'aplanir les divergences, le gouvernement ivoirien a renoué le dialogue avec l'opposition. Plusieurs points dont la question des élections locales, la question de la sécurité et le retour des pro-Gbagbo exilés se trouvent au menu des discussions.

http://bit.ly/WfGknn


Global : Washington va reconnaître le gouvernement en Somalie, une première en 20 ans

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85998

Les Etats-Unis devaient reconnaître jeudi 17 janvier pour la première fois en deux décennies le gouvernement en Somalie, lors d'entretiens à Washington entre Hillary Clinton et le nouveau président somalien Hassan Cheikh Mohamoud. Cette reconnaissance politique pour la Somalie, privée d'Etat central depuis 1991, va permettre à ce pays de la Corne de l'Afrique d'accéder à l'aide des institutions financières internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

http://bit.ly/VSMiy8


Kenya : Le demi-frère d’Obama se lance en politique

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/86007

Le demi-frère kényan du président américain Barack Obama, Malik Obama, a décidé de suivre l’exemple de son cadet – et de surfer sur sa notoriété – et de se lancer en politique au Kenya en briguant un siège de gouverneur le 4 mars prochain. Malik Obama, 54 ans, candidat indépendant, a expliqué dans une interview à l’AFP avoir été « inspiré et stimulé » par la réussite de son demi-frère américain, né du même père kényan, Barack Hussein Obama (1936-1982). «Quand je regarde le succès que mon frère a eu en Amérique, je pense que je laisserais tomber mon peuple si je ne suivais pas ses traces (…) en devenant un dirigeant dévoué, honnête et appliqué », a-t-il déclaré depuis la maison de la famille Obama à Kogelo, dans l’ouest du pays.

http://oran.ge/UHoaw6


Madagascar : Andry Rajoelina renonce à la présidentielle

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/85997

Le président de la Transition emboîte le pas à l'ancien président Marc Ravalomanana et ne se présentera pas aux présidentielles. Mais des questions restent en suspens pour une sortie de crise apaisée. L'annonce présidentielle ne s'est pas limitée à son retrait de la course à la magistrature suprême. Il a suggéré le réaménagement de l'ordre des élections en proposant la tenue des législatives avant les présidentielles, « entre les mois de mai et de juillet ». « Le jumelage des élections pourrait provoquer des troubles », a-t-il argué.

http://bit.ly/VSMflQ


Madagascar : La SADC demande une amnistie pour l'ex-président Ravalomanana

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/86008

La Communauté d'Afrique australe (Sadc), médiatrice dans la crise politique malgache, a appelé mercredi 18 janvier le parlement de la Grande Île à adopter une loi d'amnistie pour l'ex-président Marc Ravalomanana, condamné à perpétuité pour la mort de manifestants lors d'émeutes en 2009. La Communauté d'Afrique australe exhorte par ailleurs le parlement malgache à adopter un statut qui accordera des privilèges et l'immunité aux anciens présidents. Curieusement, la Sadc demande également que la loi d'amnistie s'applique à M. Rajoelina, qui n'a pourtant fait l'objet d'aucune condamnation pénale.

http://bit.ly/UZiNqk


Rd Congo : Le gouvernement dit non à la demande transition du M23

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/elections/86035

La rébellion M23 a laissé entendre que parmi d'autres revendications elle exige que le gouvernement congolais accepte de mettre en place une période de transition jusqu'à la tenue de nouvelles élections. La rébellion avait réclamé précisément la mise en place d'un Conseil national de transition pour remplacer toutes les institutions de la Rd Congo jusqu'à l'organisation de nouvelles élections, dénonçant « des fraudes massives aux élections présidentielle et législatives de 2011 » et fustigeant « le mauvais fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante et de la Cour suprême de Justice. Le pouvoir a dit niet.

http://bit.ly/13Wc3jP


Soudan : Khartoum poursuit sa répression contre l'opposition

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/86000

Des dirigeants des partis d'opposition soudanais ont été placés en détention après la signature d'un accord baptisé « Charte de l'aube nouvelle» (New Dawn Charter), aux termes duquel ils s'engageaient à renverser le gouvernement du président Omar al-Bashir et à instaurer un système de gouvernement fédéral, le pluralisme et la séparation de la religion et de l'État. La charte, signée à Kampala, la capitale de l'Ouganda, le 6 janvier, appelle les partis à unir leurs efforts pour renverser le régime par « des moyens pacifiques, civils et démocratiques » ou « une lutte révolutionnaire armée ». Parmi les signataires figurent les principaux partis politiques d'opposition placés sous la bannière des Forces du consensus national.

http://bit.ly/VetACy


Zimbabwe : Acord conclu pour une nouvelle Constitution

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/86021

Après des mois de négociations et autres discussions, les leaders politiques des deux partis opposés ont annoncé s'être mis d'accord sur le texte d'une nouvelle Constitution pour le Zimbabwe. Un référendum doit avoir lieu pour que les citoyens se prononcent sur son contenu, ce qui permettra ensuite la tenue d'élections. Le président Robert Mugabe a assuré qu'il était heureux qu'un terrain d'entente ait été trouvé. Selon son adversaire Morgan Tsvangirai, c'est la fin d'un long voyage. Il aura fallu plus de deux ans aux leaders des deux principaux partis opposés pour se mettre d'accord.

http://bit.ly/WPyRe4





Développement

Cameroun : Objectif de production de plus de 50 mille tonnes de café en 2013

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/development/86004

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, qui a procédé jeudi à Dschang (Ouest) au lancement de la campagne caféière, a déclaré que la production nationale connaît une courbe évolutive depuis quatre ans, une embellie qui devrait se confirmer cette année. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a annoncé des « mesures incitatives », entre autres, la mise à la disposition des intrants aux producteurs, la revalorisation du prix du café, avant de prescrire « l’amélioration de la production et de la qualité dans la durée ». Dans la foulée, le gouvernement a appelé différents partenaires à investir localement afin d’assurer la transformation locale, l’objectif étant de transformer au moins 30 pour cent de la production locale au cours des trois prochaines années.

http://oran.ge/WPywYZ


Cote d'Ivoire : L’âge de départ à la retraite prorogé

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/development/86043

L’âge de départ à la retraite des employés civils de l’Etat et le relèvement du taux de cotisation pour la pension, permettra d’équilibrer les comptes de la Caisse générale des retraités et agents de l’Etat, actuellement déficitaire d’une cinquantaine de milliards de francs Cfa par année. L’âge de départ à la retraite pour les personnels civils de l’Etat passe de 57 à 60 ans, de la catégorie B à A, précisément jusqu’au grade A3, et de 60 à 65 ans, du grade A4 à A7.

Le taux de cotisation pour la pension qui était de 18%, subit une hausse de sept points, soit 25% répartis entre l’Etat, pour deux tiers, et le fonctionnaire supportant lui-même l’autre tiers restant.

http://oran.ge/13Wc2fP


Global : Lagarde : la chute de l’économie mondiale «stoppée», encore «beaucoup à faire»

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/development/86005

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a estimé jeudi que la chute de l’économie mondiale avait été stoppée mais que l’heure n’était pas au « relâchement » notamment sur le front de l’emploi. «Nous avons stoppé la chute, nous devons éviter la rechute et ce n’est pas le moment de se relâcher (…) Il y a encore beaucoup à faire», a déclaré Mme Lagarde lors d’une conférence de presse au siège du FMI à Washington. La directrice du Fonds a, à la fois, relevé des signes « d’amélioration » et de « détérioration » sur l’emploi, notamment des jeunes, rappelant que 200 millions de personnes étaient sans travail à travers le globe.

http://oran.ge/SlVJFj





Santé & VIH/SIDA

Global : De nouvelles pistes dans la recherche d’un vaccin anti-VIH

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/86037

En 2009, des chercheurs ont publié les résultats d’une étude réalisée en Thaïlande sur une période de six ans et connue sous le nom de RV144. L’essai, mené auprès de 16 000 hommes et femmes séronégatifs, a révélé que le taux d’infection au VIH était 31 pour cent plus faible chez les participants qui avaient reçu le vaccin que chez ceux à qui on avait administré un placebo. Si ce taux de protection est encourageant, il est encore loin du taux de prévention minimum de 50 pour cent nécessaire pour ralentir l’épidémie, qui touche environ 34 millions de personnes dans le monde, selon des chercheurs de l’université Duke, aux États-Unis.

http://bit.ly/UL444f


Rwanda : Faut-il distribuer des préservatifs à l'école ?

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/86009

Le débat est amorcé. Les jeunes sont les plus favorables à la distribution du préservatif à l'école comme moyen de contraception et pour se protéger du sida. Gouvernement et églises s'y opposent. Si tout le monde est préoccupé par cette situation, les avis sont partagés sur les stratégies à adopter pour protéger les jeunes, ce "Rwanda de demain".

http://bit.ly/VSMwoU


Tunisie : La députée Najiba Berioul appelle à la criminalisation de l’avortement dans la Constitution

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/86026

Alors que se poursuit à l’Assemblée nationale constituante, aujourd’hui, vendredi 18 janvier 2013, le débat sur le chapitre « droits et libertés » de l’avant-projet de la Constitution, la députée d’Ennahdha, Najiba Berioul, a appelé à inclure la criminalisation de l’avortement dans la nouvelle Constitution. Critiquant l’avant-projet de la Constitution qui, selon elle, « ne mentionne pas toutes les libertés », Mme Berioul a souhaité apporter quelques rectifications en ajoutant certains droits et libertés tels que « le droit du fœtus à la vie » et la criminalisation de l’avortement. Elle a également appelé, entre autres, à garantir la liberté du culte dans les établissements scolaires, économiques et de santé. « Un droit dont, selon elle, nous avons auparavant été privés et qui devrait être garanti à chaque tunisien, sans que cela n’affecte son travail ».

http://bit.ly/WPyWi1





LGBTI

Cameroun : Alice Nkom, "Gay pride"

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/lgbti/86019

Elle «regrette un peu» de pavoiser, mais dit ne pas pouvoir s'en empêcher. En collaboration avec la Suisse Saskia Ditisheim, du barreau de Genève, et son compatriote Michel Togué, Alice Nkom, 68 ans, a remporté le 7 janvier une victoire éclatante contre l'homophobie au Cameroun : l'acquittement en appel de Franky et Jonas, deux travestis condamnés en première instance à cinq ans de prison, dans un pays qui passe pour l'un des plus répressifs du continent sur cette question.

http://bit.ly/UbuwF2





Environnement

Afrique du Sud : Le rhinocéros élu vedette médiatique de l'année

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/environment/86038

Le rhinocéros a été nommé vedette médiatique de l'année 2012 en Afrique du Sud, en raison de l'importante couverture médiatique dont le braconnage de l'animal a fait l'objet, a annoncé le Cercle national des journalistes samedi 19 janvier. C'est la première fois que ce titre revient à un animal, alors que le braconnage a atteint un niveau record en 2012, avec 668 rhinocéros tués dans le pays.

http://bit.ly/VByirr


Madagascar : Un programme «vivres contre travail» pour sauver les forêts

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/environment/86015

Les forêts sèches d’épineux du sud de Madagascar possèdent un écosystème unique au monde. Or, elles sont de plus en plus menacées par les habitants de cette région aride touchée par l’insécurité alimentaire, qui coupent les arbres pour faire de la place pour leurs cultures et produire du charbon. Afin de ralentir la déforestation et de mettre un terme à l’insécurité alimentaire, le Programme alimentaire mondial et le World Wildlife Fund travaillent en collaboration pour replanter 1 000 hectares d’arbres par l’intermédiaire de projets « vivres contre travail » dont bénéficient 60 000 habitants.

http://bit.ly/W8zHpS





Média & liberté d'expression

Bénin : La directrice d'une chaîne privée condamnée pour offense au chef de l'Etat

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/media/86039

Berthe Cakpossa, directrice d'une chaîne de télévision privée béninoise, a été condamnée à trois mois de prison ferme pour offense au chef de l'Etat Thomas Yayi Boni. Sa chaîne avait diffusé en septembre 2012 l'intégralité d'une intervention de Lionel Agbo, ancien porte-parole du président, devant la presse béninoise. Celui-ci accusait une partie des proches collaborateurs du président d'être corrompus. Suite à cette condamnation, les professionnels des médias ne cachent pas leur inquiétude

http://rfi.my/WcHNuw


Somalie Un journaliste abattu, première victime somaliene en 3013

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/media/86014

Au matin du 18 janvier 2013, Abdihared Osman Adan qui se rendait à son travail a été blessé par balles à trois reprises par des hommes armés non identifiés. Mortellement touché, ce journaliste de 45 ans est décédé. Membre actif de l’Union nationale des journalistes somaliens, il travaillait comme présentateur à la télévision et la radio de Shabelle Media Network. Il était l’un des rares journalistes à avoir refusé de vivre dans les locaux de la station, qui hébergent de manière permanente la quasi-totalité des employés du groupe afin de leur faire bénéficier des mesures de protection dont la radio s’est dotée.

http://bit.ly/SUMzBl





Conflits & urgences

Afrique : Que valent les armées nationales face aux crises et invasions ?

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85999

Applaudie par un grand nombre d'Africains et surtout des Maliens, l'intervention française au Sahel rassure. Tout cela réveille la conscience critique du citoyen, désormais convaincu d'une triste réalité : les pays africains ne sont pas gouvernés et leurs armées sont une coquille vide ! Difficile de s'objecter à cette assertion lorsque, face à l'ennemi, les éléments des armées nationales fuient.

http://bit.ly/WPyrEx


Algérie : 4 jours sous haute tension

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85992

Que s'est-il vraiment passé sur le site d'In Amenas, près de la frontière libyenne ? Retour sur les faits pour démêler le vrai du faux. Rappel des principaux développements de la sanglante prise d'otages entamée mercredi 16 janvier dans le sud-est désertique de l'Algérie par un groupe proche d'al-Qaida en représailles à l'intervention militaire française au Mali

http://bit.ly/VBzXNJ


Algérie : Dénouement sanglant, 21 otages et 32 ravisseurs tués

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/86036

Vingt-trois ressortissants étrangers et algériens ont été tués dans la spectaculaire prise d'otages sur un site gazier en Algérie, qui a pris fin samedi 19 janvier avec la mort des ravisseurs islamistes dans l'assaut final des forces spéciales de l'armée. La nationalité des 21 morts n'a pas été précisée par le ministère. Parmi les otages figuraient des Occidentaux et des Asiatiques. Les ravisseurs avaient affirmé que leur prise d'otages avait été menée notamment en représailles à l'intervention militaire française au Mali qui a bénéficié d'un soutien logistique d'Alger.

http://bit.ly/SqxNRm


Algérie : Prise d'otages et rançon de la mollesse

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85991

En 2003, on se souvient encore de l'enlèvement spectaculaire de 32 otages occidentaux sur le territoire algérien par les hommes du djihadiste, Mokhtar Belmokhtar. Après ce rapt, ils s’étaient réfugiés à la frontière algéro-malienne. Et, une fois de plus, l’histoire se répète. Le 16 janvier 2013, des personnes de différentes nationalités (Norvégiens, Danois, Japonais) ont été prises en otage sur un site industriel en territoire algérien. L'histoire rattrape l’Algérie, elle qui, jusqu’au bout, a fait montre d’une mollesse, d’une indifférence voire carrément d’une complaisance suspecte à l’égard des djihadistes du Nord-Mali.

http://bit.ly/WiQeFQ


Algérie : Le terrorisme s’attaque au poumon de l’économie

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/86010

En prenant plusieurs dizaines d’otages sur un site gazier de British Petrolium (Bp) en Algérie, les mouvements terroristes viennent une fois de plus rappeler au monde entier les menaces que le terrorisme fait peser sur tous les pays. Nul n’est à l’abri des actions terroristes. Ayant désormais la communauté internationale à leur trousse dans le Nord du Mali, les terroristes, friands de coup de bluff et d’actions spectaculaires, viennent de rappeler aux yeux de tous ceux qui hésitaient encore quant à l’attitude à adopter vis-à-vis de ce mal pernicieux, qu’il n’y a pas mille solutions contre le terrorisme. La seule et unique solution reste leur extermination totale jusqu’au dernier élément connu.

http://bit.ly/10DEhkt


Entre Soudan et Soudan du Sud les perspectives d'entente s'éloignent

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/86025

A Addis-Abeba, le nouveau round de négociations entre le Soudan et le Soudan du Sud a une nouvelle fois échoué. Après la rencontre entre les présidents des deux pays en début d’année, les espoirs étaient pourtant grands pour qu’un certain nombre de problèmes en suspens puissent être réglés. Mais les discussions ont encore achoppé sur les mêmes points: principalement la délimitation d’une partie de la frontière et la zone contestée d’Abyei. Un pas en avant, deux pas en arrière
http://rfi.my/WubSGK


Global : L'aventure ambiguë de la France au Mali

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85993

L'intervention française au Mali suscite un bel enthousiasme. Mais les doutes et les critiques vont rapidement surgir. L’intervention des troupes françaises au Mali suscite l’enthousiasme de nombre d’Africains et de Français qui se disent que, pour une fois, l’ex-puissance coloniale intervient à bon escient dans son ancien pré carré. L'opération est d’autant plus saluée qu’elle semble pour l’instant couronnée de succès. Pourtant des questions essentielles demeurent sans réponse. Qui la France va-t-elle combattre exactement au Mali et dans quelles conditions?

http://bit.ly/W9nNdf


Mali : Derrière la "guerre contre le terrorisme", une réalité plus complexe

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85990

Les groupes armés qui occupent le nord du pays sont loin d'être homogènes et d'avoir les mêmes agendas. La France se dit en "guerre contre le terrorisme" au Mali, formule qui évite de désigner précisément un ennemi hétéroclite, composé de plusieurs groupes aux intérêts mouvants, et permet de rester vague sur l'avenir d'un pays au bord du gouffre, soulignent des spécialistes du Sahel.

http://bit.ly/XAuHJu


Maroc : L’accès au titre de séjour se corse pour les étrangers

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/86024

Un nouveau changement entré en vigueur le 9 janvier dernier attend les étrangers au Maroc établis dans la capitale administrative. Ceux qui doivent prolonger chaque année leur séjour, vont devoir fournir désormais un certificat médical et un casier judiciaire en bonne et due forme. De nouvelles pièces justificatives sans lesquelles le non Marocain verra rejeter sa demande d’immatriculation. Mesures sévères pour contrer une certaine immigration ou décourager les adeptes de la fraude ? Les étrangers crient leur «ras-le-bol».

http://bit.ly/SVLskO


Mali : «Les jihadistes de toute la planète peuvent se liguer contre la France»

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85996

Les forces de la Cedeao ont commencé, jeudi 17 janvier, à se déployer au Mali pour épauler l’armée française engagée dans le conflit au Nord-Mali depuis une semaine maintenant. Mais le vrai tournant de cette guerre c’est l’arrivée des Etats-Unis qui viennent d’envoyer 600 hommes de l’US Air Force. Michel Galy, politologue et sociologue spécialiste du Mali, analyse les enjeux de ce renforcement des troupes et nous explique pourquoi on assiste à une guerre sans images. La France n’est plus seule.

http://bit.ly/UZitb8


Mali : Les musiciens montent au front

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85995

Pour combattre les djihadistes du Nord-Mali, les armées française et malienne ainsi que les troupes ouest-africaines ne sont pas les seuls à descendre sur le terrain. Les musiciens maliens aussi ont décidé de monter au front. Le co-fondateur d’Africa Express —un collectif de musiciens africains et occidentaux qui font un tour du Royaume-Uni pour se produire— Ian Birrell pense qu’au-delà du conflit la guerre au Mali est «guerre culturelle-entre la modernité et le passé, entre la tolérance et la brutalité, entre l'unité et la division».

http://bit.ly/UZimwq


Mali : Priorité aux enfants et aux femmes

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85989

Plan International a attendu la vielle de la réunion des membres de la Cedeao à Abidjan, sur la crise malienne, pour exhorter les décideurs à penser en amont et en aval à la protection des enfants et des femmes qui sont les plus vulnérables en temps de crise et de catastrophe. Rappelant que « tout événement dramatique et traumatique qui bouleverse la capacité d’un enfant à y faire face émotionnellement peut avoir un impact très grave sur son développement psychologique », Plan demande aux gouvernements de consacrer davantage de financement et de soutien à la protection des enfants au Mali et dans les pays où les réfugiés sont en quête d’abri.

http://bit.ly/W8yTS1


Nord-Mali : Revue des troupes africaines en présence

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/85988

Une semaine après le début de l’intervention française, les troupes africaines, commencnt enfin à arriver. Aux soldats togolais et tchadiens s’ajoutent des troupes venues donc du Nigeria, Sénégal, Bénin, Niger, Guinée, et du Burkina Faso. Elles formeront la force armée ouest-africaine, forte de 3.000 hommes. Celle-ci devra prendre, à terme, le relais de l’armée française qui intervient au Mali depuis le 11 janvier

http://bit.ly/Wqh92f


Rd Congo : Les jeunes appelés à sortir de rangs des groupes armés

2013-01-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/86016

Les autorités locales du Nord de la province du Katanga ont été invitées à sensibiliser les jeunes de leur contrée, enrôlés dans les groupes Maï-Maï, à sortir de tous les mouvements rebelles encore actifs dans cette partie du pays. Cet appel a été lancé par le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, le mercredi 16 janvier, à Manono lors du culte d'actions de grâces en commémoration du 12ème anniversaire de l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila. D’après cette information, le gouverneur Moïse Katumbi a accusé ces miliciens de semer l'insécurité dans le Nord du Katanga.

http://bit.ly/13TVXpR


Tunisie : Sécurité renforcée autour de l'ambassade de France

2013-01-21

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/86041

Un important dispositif sécuritaire a été déployé dans le centre de Tunis, notamment autour de l'ambassade de France, alors que Paris était dénoncé pour son intervention au Mali par un imam salafiste, lors de la prière musulmane hebdomadaire du vendredi 18 janvier. Aucune violence n'a été enregistrée vendredi dans le centre de Tunis, où l'ambassade de France était placée sous haute protection. Les forces de l'ordre ont bloqué toutes les rues attenantes à l'ambassade, protégée par des fils barbelés à hauteur d'homme, de nombreux véhicules et d'importants effectifs policiers et militaires

http://bit.ly/UdJ4UT





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