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Pambazuka News 31: Thomas Sankara, 20 ans après : Hommage à un homme intègre
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Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847
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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Courrier, 5. Arts & livres, 6. Moniteur de l'Union Africaine, 7. Femmes & genre, 8. Droits humains, 9. Réfugiés & migration forcée, 10. Mouvements sociaux, 11. Elections & gouvernance, 12. Afrique & Chine, 13. Corruption, 14. Développement, 15. Santé & VIH/SIDA, 16. Éducation, 17. Racisme & xénophobie, 18. Environnement, 19. Terres & droits fonciers, 20. Média & liberté d'expression, 21. Plaidoyers & campagnes, 22. Nouvelles de la diaspora, 23. Conflits & urgences, 24. Internet & technologie, 25. Collecte de fonds & ressources utiles, 26. Cours, séminaires, & ateliers
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Sommaire de cette édition
Sommaire de cette édition
2007-10-31
DANS CE NUMERO...
2007-10-31
CHRONIQUE : Thomas Sankara, 20 ans après : Hommage à un homme intègre
COMMENTAIRES ET ANALYSES : La lutte de Che Guevara en Afrique : Les erreurs du Che et les leçons qu’il faut en tirer
COURIERS: Lettre pour Pierre Lovinsky
MONITEUR DE L'UNION AFRICAINE : UE – Afrique : un couple en quête de renouveau
ARTS ET LIVRES : Youssou Ndour présente son nouvel album
FEMMES ET GENRE : Côte d’Ivoire : l’excision n’existe nulle part dans les saintes écritures
CONFLITS ET URGENCES : Côte d’Ivoire : L’Onu prolonge d’un an les sanctions
DROITS HUMAINS : Afrique : la Banque mondiale défie les pygmés sur l’exploitation forestière
MOUVEMENTS SOCIAUX : Cameroun : la grève désamorcée à l’université
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Afrique : sept morts et de nombreux disparus au large du Cap Vert
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Afrique : la bonne gouvernance, moteur du développement
AFRIQUE ET CHINE : Afrique du Sud : partenariat stratégique bancaire avec la Chine
COORUPTION : Afrique : Transparency International se penche sur la corruption dans l’enseignement
DEVELOPPEMENT : Des subventions pour envisager le problème de l’eau à long terme
SANTE ET VIH/SIDA : Cameroun : maladie du sommeil, l’Afrique central en éveil
EDUCATION : Afrique : 4 millions d’enfants n’ont pas accès à une éducation de qualité
RACISME ET XENOPHONIE : Global : la tentation de la race
ENVIRONNEMENT : Global : La fumée de chicha polluante
TERRES ET DROIT FONCIER : Bénin : suspension provisoire de l’exécution des arrêts relatifs au foncier
MEDIA ET LIBERTE D’EXPRESSION : Afrique du Sud : l’Afrique du Sud envisage des tribunaux pour les médias
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Global : Et la France réinventa l’expulsion aérienne
INTERNET ET TECHNOLOGIES : Tic : les synergies pour combler le retard numérique
COLLECTE DE FONDS ET RESSOURCES UTILES : Global : un nouveau site pour le parlement francophone des jeunes
COURS, SEMINAIRES ET ATELIERS : Atelier sur le leadership féminin dans le sida
Chroniques
Thomas Sankara, 20 ans après : Hommage à un homme intègre
2007-10-31
Demba Moussa Dembélé

Il y a quarante ans, Ernesto «Che» Guevara était assassiné en Bolivie par des mercenaires au service de la Cia des Etats-Unis. Il y a trente ans, Steve Biko, dirigeant du mouvement de la Conscience noire, était assassiné par le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Il y a vingt ans, le 15 octobre 1987, la terrible nouvelle de l’assassinat de Thomas Sankara faisait le tour du monde. Le leader charismatique de la Révolution burkinabé était tombé sous les balles d’une bande de tueurs envoyés par Blaise Compaoré et ses complices de la Françafrique. Si le hasard a uni le destin de ces trois héros légendaires, c’est parce qu’ils ont incarné des valeurs universelles et défendu des causes communes à tous les peuples : la liberté, la dignité, le droit de décider de sa propre vie.
Un révolutionnaire sincère et charismatique
En tuant Thomas Sankara, Blaise Compaoré et la Françafrique croyaient détruire l’exemple que Sankara a incarné pour la jeunesse africaine et pour toutes les forces progressistes du continent. Grossière erreur ! Une semaine avant son assassinat, dans un discours à l’occasion du 20e anniversaire de l’assassinat du «Che», Thomas Sankara disait : «On ne peut pas tuer les idées, les idées ne meurent pas». En effet, l’histoire de l’Humanité est jalonnée de martyrs et de héros dont les idées et les actions ont traversé le temps pour inspirer les générations venues longtemps après la disparition de ces grands personnages historiques.
Grands de par leurs idées, leur courage, grands de par leur sacrifice au service d’un idéal immortel : la liberté et la dignité de leurs peuples. Thomas Isidore Sankara s’inscrit dans la lignée de valeureux fils et filles d’Afrique dont les idées et les actions ont laissé une marque indélébile dans l’histoire de leur continent. C’est pourquoi vingt ans après sa disparition, Sankara continue d’être ce magnifique flambeau qui illumine de toute sa clarté la voie pour toutes les forces qui cherchent à mettre fin à la domination de leur continent et à la servitude de leurs peuples.
La grande popularité de Sankara est en partie le reflet de la désillusion à l’égard de dirigeants corrompus et incapables de faire face aux besoins élémentaires de leurs peuples et qui prennent leurs ordres des capitales occidentales et d’institutions, comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (Fmi). La popularité de Sankara provient également de la profonde sincérité de son engagement au service de son peuple, de son dévouement à la cause de l’émancipation du peuple burkinabé et des peuples africains. Son charisme, son honnêteté, sa probité et son intégrité ont fait de lui un héros pour « les damnés de la terre » sur notre continent, pour parler comme Frantz Fanon, à qui il vouait une grande admiration.
Un grand visionnaire
Mais, Thomas Sankara doit surtout sa popularité aux idées et valeurs qu’il a incarnées pendant la période où le destin l’a propulsé sur la scène africaine et mondiale. En effet, si Sankara suscite tant de ferveur vingt ans après son assassinat, c’est parce qu’il a incarné des idées et défendu des causes qui ont une résonance profonde auprès de milliers d’opprimés en Afrique et dans le reste du monde. Sankara était un révolutionnaire sincère doublé d’un grand visionnaire, qui avait le courage de relever les défis les plus difficiles et qui avait une grande ambition pour son pays et l’Afrique.
La plupart des grandes idées ou causes qu’il a défendues il y a plus de vingt ans sont aujourd’hui au cœur des luttes pour l’émancipation économique, sociale et politique des peuples, partout dans le monde. C’était un écologiste avant l’heure, dans un pays dit « pauvre » qui devait avoir des priorités autrement plus pressantes que la défense de l’environnement !
Il fut parmi les premiers chefs d’Etat, peut-être le seul de son époque, à condamner l’excision des filles, une position qui était le reflet de son engagement sans faille en faveur de l’émancipation des femmes et de la lutte contre toutes les formes de discriminations à leur égard.
Il était un défenseur acharné de l’égalité entre les sexes et de la reconnaissance du rôle des femmes dans tous les domaines de la vie économique et sociale. Dans son fameux discours d’orientation du 2 octobre 1983, il disait : «On ne peut pas transformer la société en maintenant la domination et les discriminations à l’égard des femmes qui constituent plus de la moitié de la société. »
Sa lutte implacable contre la corruption, longtemps avant que la Banque mondiale et le Fmi ne la découvrent, avait fait de Sankara un ennemi pour tous les présidents corrompus du continent et pour la mafia capitaliste internationale dont la corruption est un des instruments de conquête de marchés et de pillage des ressources des pays du Sud.
Refusant la fatalité de la « pauvreté », Sankara était un des précurseurs du principe de la souveraineté alimentaire, réussissant la prouesse de rendre son pays auto-suffisant en quatre ans, grâce à des politiques agricoles judicieuses et surtout à la mobilisation des paysans burkinabés. Il avait compris qu’un pays qui ne pouvait pas se nourrir lui-même risquait d’aliéner son indépendance et de perdre sa souveraineté.
C’était encore lui, le second chef d’Etat au monde, après le président Fidel Castro en 1985, qui avait appelé en juillet 1987 les pays africains à former un puissant Front contre la dette illégitime et immorale de leur continent et à refuser collectivement de la payer.
Il avait encore compris, avant les autres, que la dette était une forme moderne d’asservissement de l’Afrique, une cause majeure de pauvreté et de souffrances inouïes pour les populations africaines. Ne disait-il pas que « la dette ne peut pas être remboursée, parce que d’abord, si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas… Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir… » ?
Sur le plan international, il était le premier Chef d’Etat africain, voire du monde, à dénoncer le droit de veto au Conseil de sécurité et à fustiger le déficit démocratique du système des Nations unies et la grande hypocrisie qui caractérisait les relations internationales. Toutes ces idées sont devenues aujourd’hui des vérités d’évidence et sont au cœur des luttes et des résistances des peuples dont le Forum social mondial (Fsm) constitue l’un des plus puissants points de ralliement.
Soutien à la lutte des peuples contre l’oppression
Parmi les grandes causes que Thomas Sankara a défendues avec passion, il y a son soutien sans faille à toutes les luttes révolutionnaires des peuples pour leur émancipation et à toutes les résistances contre la domination impérialiste et l’oppression coloniale. Dans son discours mémorable devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 4 octobre 1984, il disait : « Notre révolution, au Burkina Faso, est ouverte aux malheurs de tous les peuples. Elle s’inspire aussi de toutes les expériences des hommes depuis le premier souffle de l’Humanité. Nous voulons être les héritiers de toutes les révolutions du monde, de toutes les luttes de libération des peuples du tiers-monde. ».
Ces révolutions et luttes ont inspiré Sankara dans sa vision et son désir de transformer en profondeur les structures économiques et sociales de son pays ainsi que les mentalités forgées pendant des siècles de domination étrangère et d’oppression par les classes dominantes et exploiteuses internes et externes. Cela explique sa profonde solidarité avec les luttes menées par tous les peuples opprimés contre les forces de domination.
Cette solidarité s’est manifestée partout avec détermination, dans toutes les enceintes internationales. Que ce soit aux Nations unies, à l’ex-Organisation de l’unité africaine (Oua), ou au sein du mouvement des pays non-alignés. Il était parmi les premiers chefs d’Etat à soutenir la lutte du peuple sahraoui contre les ambitions annexionnistes du Maroc. Il exprima la solidarité du peuple burkinabé à la lutte du peuple kanak contre le colonialisme français. Lors de son passage à New York, il se rendit à Harlem pour apporter son soutien à la lutte des Africains-Américains contre le racisme et les discriminations. Mais surtout, la Révolution Burkinabé sous Sankara avait manifesté un soutien et une solidarité sans faille à l’égard de tous les peuples qui résistaient contre les politiques d’agression de l’impérialisme yankee.
Devant l’Assemblée générale des Nations unies, dans le ventre même de la bête immonde, il condamna avec force le blocus illégal et l’agression permanente des Etats-Unis contre le peuple cubain. Toujours à la tribune des Nations unies, il fustigea leur soutien inconditionnel aux politiques d’annexion territoriale et d’extermination menées par l’Etat sioniste contre le peuple palestinien
Les acquis de la révolution burkinabé
Bien qu’issue d’un coup d’Etat militaire, la révolution burkinabé n’en était pas moins une révolution profondément populaire. Pour Sankara, la prise du pouvoir politique devait servir d’instrument pour libérer son pays de la domination étrangère, mais surtout libérer son peuple de multiples formes de domination, économique, sociale, politique et culturelle.
Dans le fameux discours d’orientation politique prononcé le 2 octobre 1983, il expliquait que cela passait par la destruction de l’Etat néocolonial et la transformation de toutes les structures socio-économiques et des institutions héritées de la colonisation, y compris l’Armée. Et ces transformations devaient aboutir à transférer le pouvoir au peuple, car, comme il affirmait dans le même discours, « le but de cette révolution est l’exercice du pouvoir par le peuple ». Cet objectif fondamental ne pouvait s’accomplir qu’en faisant confiance au peuple et en le mobilisant pour qu’il prenne conscience des enjeux et des sacrifices à consentir.
C’est que, pour Sankara, il serait vain de parler au nom du peuple si on n’est pas capable de le mobiliser pour qu’il s’imprègne de la lutte et forge sa conscience dans le feu de l’action. Ne disait-il pas : «Le plus important, je crois, c’est d’avoir amené le peuple à avoir confiance en lui-même, à comprendre que finalement…il peut s’asseoir et écrire son bonheur… Et en même temps, sentir quel est le prix à payer pour ce bonheur » ? Dans une large mesure, la Révolution Burkinabé était une expérience assez originale de profondes transformations sociales, économiques, politiques et idéologiques. C’était une tentative audacieuse de développement endogène basé sur la mobilisation du peuple.
La poursuite de cet objectif explique l’extraordinaire effort d’émancipation des mentalités, de conscientisation et de mobilisation des masses dans les Comités de défense de la révolution (Cdr) et dans d’autres structures révolutionnaires. En dépit des excès commis par les Cdr et les autres structures révolutionnaires, il n’y a aucun doute que l’un des objectifs majeurs de la Révolution sous Sankara était de libérer la parole pour permettre au peuple de s’exprimer et renforcer la confiance en lui-même. En cela, la Révolution Burkinabé était profondément démocratique et populaire. N’avait-il pas un jour lancé cet avertissement : «Malheur à ceux qui bâillonnent leurs peuples » ? Cet avertissement reflétait l’importance que Sankara attachait à la liberté d’expression, condition indispensable pour encourager toutes les couches de la population à prendre la parole.
Les faiblesses et erreurs de la Révolution
Comme toute œuvre humaine, la Révolution Burkinabé avait ses hauts et ses bas. Ainsi, malgré ses acquis incontestables, elle avait des faiblesses qui devaient finir par miner la cohésion du leadership et même de la rendre impopulaire auprès de certains segments de la population qui l’avaient soutenue au départ, comme la petite bourgeoisie intellectuelle.
L’une de ses faiblesses est liée au fait que les forces sociales qui avaient intérêt au succès de la Révolution - paysans, ouvriers, travailleurs manuels et intellectuels - n’avaient peut-être pas le niveau idéologique requis qui leur aurait permis de mieux comprendre et de soutenir le rythme des transformations révolutionnaires.
Une autre faiblesse est la difficulté de bâtir une coalition solide et durable entre Sankara et ses camarades d’une part, et les partis politiques représentant la petite bourgeoisie intellectuelle, d’autre part. Cela explique sans doute certaines erreurs commises par la direction de la Révolution et qui ont contribué à aliéner une partie de la population et à exacerber les contradictions au sein du leadership quand les difficultés ont commencé à s’accumuler.
Peut-être aussi qu’une action volontariste a pris le pas sur le travail patient d’éducation des masses pour atténuer ou vaincre les pesanteurs sociales et idéologiques qui sont autant de freins dans la mobilisation du peuple. Enfin, le sabotage d’ennemis tapis dans l’ombre et l’isolement relatif dans la sous-région, à l’instar de ce qui s’était passé en Guinée et au Ghana dans les années 1960 et 70, ont fait le reste.
Les leçons de la Révolution burkinabé
Cette révolution était sans aucun doute la dernière grande tentative d’émancipation populaire et démocratique sur le continent. Ni la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, ni la victoire de la Swapo en Namibie n’ont débouché sur des bouleversements économiques et sociaux significatifs. Donc, la Révolution burkinabé peut être considérée comme une expérience presque inédite de profondes transformations économiques, sociales et politiques.
C’était une expérience audacieuse de développement endogène, comme en témoigne la construction d’infrastructures (barrages, rails, écoles, routes, etc.) grâce à une intense mobilisation des masses et en faisant appel au principe de compter sur ses propres forces.
C’est au nom de ce principe que Sankara fustigeait la prétendue « aide » étrangère dont il disait qu’elle «… n’a produit rien d’autre que la désorganisation et l’asservissement…». Il refusait d’écouter les « charlatans de toutes sortes qui ont cherché à vendre des modèles de développement qui ont tous échoué ». Allusion ne pouvait être plus claire aux prétendus « experts » de la Banque mondiale et du Fmi qui ont pris contrôle des politiques économiques dans nombre de pays africains avec les résultats désastreux que l’on sait.
L’attitude de Sankara contraste de manière frappante avec celle de plusieurs dirigeants africains devenus de véritables mendiants qui n’osent plus élever la voix devant les injonctions et interférences de leurs « partenaires au développement ». Sankara avait montré que « pauvreté » ne rimait pas avec absence de dignité et abdication de souveraineté.
Mais la révolution burkinabé comporte aussi des leçons négatives qui méritent une sérieuse réflexion. L’une de ces leçons est liée à la difficulté de nouer une alliance durable et victorieuse entre des militaires et intellectuels progressistes. Une autre leçon liée à celle-ci est le destin de tout coup d’Etat militaire. Peut-il réellement être une source de transformations révolutionnaires durables ou est-il condamné à n’être qu’un feu de paille ? Cette question en appelle certainement d’autres. En tous les cas, les forces révolutionnaires africaines doivent étudier les leçons fondamentales tirées cette expérience pour les luttes présentes et futures.
Conclusion
Nous pouvons affirmer avec force que les idées et principes qui ont guidé la Révolution Burkinabé n’ont pas disparu avec Thomas Sankara. Ils continueront toujours à guider les luttes et résistances des peuples africains aussi longtemps qu’ils n’auront pas mis fin à la domination étrangère et recouvré leur souveraineté. Mais la meilleure façon d’honorer la mémoire de Thomas Sankara est de poursuivre son combat et promouvoir les valeurs qu’il a incarnées.
En vérité, les révolutionnaires africains ont un devoir de mémoire non seulement à l’égard de la Révolution Burkinabé, mais également à l’égard de toutes les révolutions africaines qui l’ont inspirée.
Car n’oublions pas que Sankara était un panafricaniste ardent qui ne faisait pas mystère de sa filiation idéologique et politique avec Nkrumah, Lumumba et Cabral, entre autres. Nous avons le devoir d’étudier la pensée et l’œuvre de Sankara et des autres penseurs et dirigeants révolutionnaires africains afin de pouvoir les enseigner aux jeunes générations. C’est en préservant et développant les valeurs et les idées fondamentales de la Révolution sankariste et des autres révolutions africaines que nous arriverons à forger les armes idéologiques et politiques qui nous permettront de déconstruire les valeurs et concepts du système dominant et à construire nos propres concepts basés sur notre propre vision du monde et nos réalités.
De même que le sang du "Che" a irrigué le sol sacré des Amériques qui est en train de produire de dignes successeurs du légendaire révolutionnaire argentin, en vue de réaliser le rêve de Simon Bolivar et des autres héros de ce continent, de même le sacrifice de Sankara et celui de ses illustres devanciers produiront d’autres Sankara, qui un jour inévitablement réaliseront le rêve de Nkrumah et des autres héros et martyrs de la Révolution Africaine : édifier une Afrique indépendante, unie, prospère et maîtresse de son destin.
* Demba Moussa DEMBELE est Membre du Comité sénégalais pour la Commémoration du 20e anniversaire de l’Assassinat de Thomas Sankara
Commentaires & analyses
La lutte de Che Guevara en Afrique : le prolongement de l'expérience de Jose Marti
2007-10-30
Moustapha Fall «Che»
Le 9 octobre 1967, Ernesto Che Guevara tombait sous les balles d’un peloton d’exécution. La veille, un détachement de l’armée bolivienne l’avait encerclé, avec une dizaine de guérilleros et procédé à son arrestation à quelques kilomètres de La Higuera, petit village de Bolivie. Trente huit ans ont passé, l’ex-compagnon de Fidel Castro dans le combat contre l’impérialisme américaine et la réussite de la révolution cubaine, est passé au rang d’icône. Adulé par les mouvements révolutionnaires à travers le monde, symbole de toute résistance contre la domination impérialisto-capitaliste, son image reste omniprésente. Mais son expérience africaine au Congo reste encore peu connue.
Quand, six ans après la libération de Cuba des griffes du dictateur Batista, représentant de l'impérialisme américain, le guérillero Commandant Ernesto Che Guevara arrive à la conclusion que Cuba était assez solide pour se passer de ses efforts, il décide, en accord avec son ami Fidel Castro, de prolonger l’expérience de Jose Marti. D'abord en Afrique, plus tard en Bolivie.
Répondant à la demande d'appui militaire émise par les dirigeants du Conseil national de la révolution congolaise (Cnrc), le Che, à la tête d'un contingent de cent Cubains, la plupart des Noirs, débarque à Kibamba (Congo Belge), base des Lumumbistes. Sa mission : combattre Moïse Tshombé, le bourreau du défunt Premier ministre congolais Patrice Lumumba.
Pendant sept mois qu'à duré la guérilla contre le pouvoir de Tshombé, d'abord, et de Mobutu, ensuite, le Che a dirigé les opérations militaires de cette lutte. L'issue de son combat en Afrique est dramatique : lourdes pertes en matériels, en hommes et en positions. Les revers infligés par les mercenaires belges et américains qui étaient à la solde de Mobutu l’obligent, avec ses hommes, à renoncer aux combats et à se replier sur la Tanzanie par le Lac Tanganyika par où ils étaient venus.
Le Che, très lucide, tire les conclusions de cette défaite : «Nous avons échoué (…) J'en suis sorti avec plus de foi que jamais dans la guerre de guérilla (…) J'ai appris au Congo (…) l y a des erreurs que je ne commettrai plus», etc.
Ces conclusions courageuses, sincères et honnêtes, permettent de situer les facteurs qui ont contribué à cette défaite en Afrique :
- L'appréciation du problème congolais : pour les Lumumbistes, cette question doit rester africaine, donc pas de présence étrangère. Pour le Che et les Cubains, le problème est international. Cette divergence a démobilisé beaucoup de combattants congolais qui, par la suite, se sont positionnés en adversaires pour ne pas dire ennemis de la guérilla.
- La même appréciation a créé des désaccords profonds entre militants politiques de l'extérieur et combattants de l'intérieur.
- Les armes qui étaient fournies par les «grands frères» soviétiques et chinois n'étaient pas bien maîtrisées par les congolais en terme d'utilisation.
- Le Che qui dirigeait les opérations militaires ne parlait aucune langue du pays ; ni le swahili ni le kimbembe.
- La rigueur et la discipline de fer propres à une guérilla qu'imposait le Che étaient insupportables pour les Africains. D'où des refus d'obéissance multiples préjudiciables à la guérilla.
- Le Che avait des difficultés pour localiser les zones d'occupation des Lumumbistes, d'évaluer leurs effectifs, de prendre contact avec les chefs militaires.
- La faiblesse idéologique, le manque de sérieux révolutionnaire et d'esprit de sacrifice caractérisaient pour beaucoup de ces chefs rebelles. Laurent Désiré Kabila, dont le Che disait qu'il était le seul des leaders Lumumbistes qui avaient d'authentiques qualités de dirigeant, avait beaucoup de faiblesses aussi.
- Il y avait une ignorance des facteurs culturels chez le Che, due à un manque d'étude approfondie sur le terrain et des réalités et des mentalités congolaises.
C'est la combinaison de tous ces facteurs négatifs qui a engendré l'échec du Che au Congo. D'aucuns y ajoutent le fait que la révolution cubaine ne pouvait pas s'exporter dans d'autres pays du Tiers Monde. Mais cette assertion est contestable. La révolution cubaine (l'expérience s'entend) peut bien s'exporter dans d'autres pays du Tiers Monde. Il suffit que les techniques, les méthodes et les pratiques de la théorie de l'expérience cubaine soient ajustées et adaptées aux réalités locales. Que l'armée de guérilla compte plus d'autochtones que d'étrangers. Que les autochtones soient bien formés pour tenir la direction des opérations et que la guérilla bénéficie de l'appui total des masses. Pour ce faire, il faut que celles-ci reçoivent une éducation politique permanente.
Près de trente ans après, l'échec du Che s'est transformé en victoire. Laurent Désiré Kabila, dont le Che disait qu'il avait d'authentiques qualités de dirigeant mais devait beaucoup changer compte tenu de ses faiblesses, a changé et mûri. Il a bien assimilé les leçons de "Tatu", le Commandant Ernesto Che Guevara, jusqu'à transformer la défaite de ce dernier en victoire en chassant le valet de l'impérialisme américain, Mobutu, et en prenant le pouvoir que contrôle maintenant après sa mort son fils Joseph Kabila.
Les mouvements de libération nationale que furent le Paigc (Guinée-Bissau et Cap Vert), Mpla (Angola), et Frelimo (Mozambique) qui ont bénéficié des instructions du Che ont pris le pouvoir dans leurs pays respectifs. Il y a plus de victoires que d'échecs dans l'expérience africaine du Che. Globalement son bilan en Afrique est positif. Le Congo n’est que l’arbre négatif qui cache la forêt positive de ses actes en Afrique.
Comme nous l'a recommandé le Che, il faut continuer à créer beaucoup de Vietnam et le sort de l'impérialisme mondial sera réglé.
* Moustapha Fall, est le secrétaire général de l’Action patriotique de libération, un parti d’opposition au Sénégal
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
L'Afrique est sous-développée par sa classe politique
2007-10-30
Mamadou Ndiaye et Alpha Sy
Mamadou Ablaye Ndiaye et Alpha Amadou Sy, deux philosophes Sénégalais, sont les auteurs du livre dense et osé «l'Afrique face au défi de la modernité» : La quête d'identité et la mondialité» (éditions Panafrika, Dakar). Les deux auteurs sont des intellectuels engagés, ils écrivent, pensent l'Afrique et le monde, soumettent tout au crible de la raison critique. Ainsi, ils compensent le déficit philosophique et de réflexion approfondie dont souffre le continent.
Après vos multiples ouvrages, vous nous gratifiez avec ce livre dense au titre «risqué» : «L'Afrique face au défi de la modernité» (La quête d'identité et la mondialité). Est-ce à dire que s'engager dans la Modernité est un risque par rapport à son identité ?
En vérité, dans cette quête qui est nôtre, le risque est double. D'abord, s'engager à reprendre un thème galvaudé des années 60. L'Afrique indépendante a souvent posé dans des termes plutôt mécaniques voire dualistes les rapports entre la tradition et la modernité comme pendant des relations tumultueuses entre l'Occident et le continent noir. Nous ne pourrons pas revenir ici sur toute la littérature produite à ce sujet. Par contre, nous nous permettrons de rappeler ce propos de l'écrivain Cheikh Hamidou Kane, révélateur de l'état d'esprit de l'époque : «L'Occident est possédé et le monde s'occidentalise. »
L'amalgame entre modernité et occidentalisation, en filigrane ici, est d'autant plus frappant que les théories de développement, imposées par les Occidentaux aux Africains, étaient conçues sous le mode du rattrapage et du mimétisme. Dès lors, nous courions le risque théorique de remettre en fonction un concept désuet. Mais nous nous sommes dit que la modernité est une problématique récurrente. Regardez un peu ceux-là qu'on appelle les postmodernes ! Sont-ils les derniers des modernes ? Ont-ils clos la modernité ? À la manière d'un Hegel qui proclame la fin d'une histoire qui pourtant continue !
Le second risque, certes, se pose aujourd'hui avec beaucoup plus d'acuité mais a, pour ainsi dire, l'âge de l'humanité. En effet, si comme le pense Marx, que confirme l'anthropologie contemporaine, « l'individu dans sa réalité est l'ensemble de ses rapports avec les autres », alors l'existence humaine est impensable hors du double rapport de l'intégration sociale et de la préservation du moi contre l'aliénation. Ainsi, autant l'homme est inséré dans un réseau d'intersubjectivité, autant les peuples ne peuvent vivre en autarcie. Et justement l'une des préoccupations de ce livre est de mettre en évidence les conditions à réunir pour que l'Afrique, tout en restant elle-même, s'engage avec succès dans l'axe de l'universalité. Il urge à l'Afrique de relever ce défi.
Votre ouvrage nous fait découvrir ou relire de grands penseurs comme Léopold Sédar Senghor, Cheikh Hamidou Kane, Samuel Huntington, Francis Fukuyama, Emmanuel Kant, Marx, Goethe et le Coran, Axel Kahn, Spencer etc. Qu'y-a-t-il d'original dans leurs théories qui soit éclairant pour l'Afrique et les Africains ?
Quand un chercheur fait des investigations, il ne choisit pas ses interlocuteurs ; il les rencontre dans la dynamique de ses réflexions. Ainsi, analysant le réel africain, nous croisons tel ou tel penseur qui a émis une thèse parlant directement ou indirectement du continent. De ce point de vue, nous avons vu nos lecteurs accorder une importance ou plutôt une curiosité certaine à nos références à Platon et à Kant.
En effet, le dualisme qui a jusqu'ici prévalu a occulté bien des passerelles ! La quête de l'Absolu n'est pas une préoccupation occidentale ; elle est consubstantielle à l'humaine condition. En atteste, si besoin en est, ce recoupement apparemment des plus osés et des plus paradoxaux entre Platon, ce Grec des temps antiques et Thierno (Ndlr : personnage de «L’aventure ambiguë» de Cheikh Hamidou Kane, ce marabout noir, Africain peut-être des années 50.
Quant à Kant, en dépit des apparences il est d'une actualité certaine pour l'Afrique d'aujourd'hui. Ses réflexions sur l'éthique, la minorité, sur la citoyenneté et l'esprit républicain sont d'un éclairage incontournable pour une Afrique aux traditions démocratiques larvées. Pour les autres, nous préférons laisser le lecteur réaliser de lui-même en quels termes se pose le débat que nous engageons avec eux.
La quête de l'Absolu n'est pas un phénomène nouveau pour les Africains, et vous le dites bien d'ailleurs dans un parallélisme audacieux et pertinent entre le sage Thierno dans « L'Aventure ambiguë » et Socrate de Platon.
Ce que les Africains semblent noter c'est que l'Occident est malade et pourtant il attire toute l'humanité dans sa direction, la mondialisation, la globalisation, vers une identité universelle et univoque. Un paradoxe certes déroutant mais que rend intelligible cette pensée de Marx : « L'idéologie dominante est celle de la classe dominante ». Ayant unifié le globe sur la base de la logique marchande, arrosant à l'échelle planétaire de culture par le biais de satellites, l'Occident, sûr de lui, s'offre comme la seule alternative.
Cette certitude est renforcée par l'effondrement du Mur de Berlin. Seulement, les peuples réalisent, de plus en plus, que ce village dit planétaire est loin d'être celui de la fraternité, lieu de cristallisation des valeurs cardinales de ce qu’Albert Jacquard appelle l'humanitude. Ce monde d'aujourd'hui n'est pas celui où triomphe la civilisation de l'Universel. Il consacre, pour le moment, le triomphe de l' «American way of life », le triomphe des États-Unis qui imposent leurs produits, leurs manières de vivres et leurs valeurs. C'est cet ordre qui fait le lit du terrorisme de masse qu'on peut non pas justifier mais expliquer et comprendre comme une réaction au terrorisme d'État exercé impunément par les Usa et ses alliés.
Machiavel ne serait-il pas le plus approprié pour berner le citoyen qui au demeurant veut comprendre et participer à la construction de son monde ? L'État de droit n'est-ce pas une hérésie en Afrique ?
« Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! » Vous connaissez suffisamment l'Afrique pour vous imaginer la portée subversive de cet impératif kantien dans un continent où les individus ont encore du mal à affirmer et à assumer leur propre subjectivité. Or, de cette affirmation dépend l'enclenchement de ce mouvement intellectuel générateur et de la science et du projet démocratique. C'est pourquoi, sans réduire les acquis démocratiques à ce qui a été uniquement formalisé par l'Occident, nous nous intéressons à cette séquence historique occupée par Descartes, John Locke et les philosophes des Lumières dont justement Kant.
Peut- être bien que le penseur florentin serait plus approprié pour ceux qui gèrent le continent sans aucun esprit républicain. Mais quand nous parlons de défi c'est à l'endroit de ceux qui sont assez fous pour croire, avec nous, que l'Afrique peut sortir de cette impasse du moment. Dans la dynamique de cette utopie toute positive, la question n'est pas de renoncer à tout ce qui a été fait mais plutôt de remédier en travaillant inlassablement dans le sens de faire porter aux Africains un projet social républicain.
C'est d'autant un impératif que nous avons déjà montré dans « Africanisme et théorie du projet social » et à la suite de bien d'autres penseurs, que l'État de droit a été grippé dès le départ car conçu par les bailleurs de fond pour permettre l'Etat postcolonial, enlisé dans les eaux boueuses de la prédation, d'être en règle avec le Service de la dette.
L'Ecole coloniale n'a-t-elle pas été cet anti-modèle avec une impossible initiation ? De plus, il semble que l'Afrique a hérité de cultures où l'esprit critique a été mis à l'écart, voire absent. Tous ces faits ne nous éloignent-ils pas de la modernité de la mondialité et nous sommes perpétuellement face à des défis à relever ?
Parce que l'homme est perfectible, c'est sans doute dans sa nature de se lancer des défis en permanence. Seulement, la tâche de l'Afrique est rendue rocambolesque par la lourdeur de ce double héritage. Autant l'école coloniale, dont l'ambition était de former des subalternes, n'avait aucun projet de formation citoyenne ; autant l'Etat postcolonial, resté dans les rets de l'économie de rente, n'a doté l'Africain du savoir et du savoir–faire qu'exige le développement.
Le défi est d'autant plus grand que l'Afrique souffre parce qu'elle est riche et, en tant que telle, objet de toutes les convoitises. Mais elle souffre aussi du fait de sa classe politique dont la propension au patrimonialisme et au népotisme sert de terreau pour le développement du… sous-développement !
Comment analysez-vous ce monde hégémonique ; axe du bien axe du mal (George Bush), monde civilisé et les autres, islam et christianisme, ces sériations, ces fossés entretenus qui empêchent la rencontre et la fusion qui aurait pu engendrer cette identité tant escomptée sur une base commune de respect ? Comment peut-on envisager les défis dans ces cas ?
Ces concepts semblent réfléchir des monades, c'est-à-dire des entités sans aucune interconnexion. En réalité, ils renvoient à diverses facettes d'un monde qui souffre d'un terrible déséquilibre. Effectivement, la fin du cycle issu de Yalta en 1945 n'a pas, tant s'en faut, humanisé des rapports travaillés par un échange viscéralement inégal. Au contraire, le nouveau désordre qui s'installe progressivement, à la suite de l'effondrement du Mur de Berlin, en substituant la gestion unipolaire du monde à la bipolarité en vigueur au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, a consacré le règne d'une Amérique arrogante qui se soumet les peuples du monde. Cette visée hégémoniste a buté sur des résistances dont les références, certes, ne sont plus ni Mao ni Marx, ni Lénine mais participent d'une même aspiration à la paix, à la justice et à la liberté.
Ainsi, là où le Président Bush revendique le fondamentalisme chrétien pour gérer la planète, des hommes s'opposent par un autre fondamentalisme d'inspiration islamique. Là où Bush use du terrorisme d'Etat, des désespérés du désordre contemporain recourent au terrorisme de masse. Ces changements géopolitiques ont été accompagnés par un redéploiement de l'idéologie de la domination souvent sous le slogan de la mort des idéologies. Ainsi, à « L'Empire du bien » dont le porte étendard reste, bien sûr les Etats-unis s'oppose toujours « l'Empire du mal ».
Cependant, celui-ci n'est plus le défunt univers communiste, mais est désormais constitué des disciples de Satan qui ont élu domicile dans les vastes régions du globe rebelles à l'ordre américain : la Corée du Nord, l'Iran, l'Irak et la Syrie. Ce sont ces mutations que nous tentons d'analyser dans les chapitres 8 et 3 (Ndlr : de leur ouvrage).
Dans ce dérèglement de l'ordre mondial, la solution n'est pas de chercher à s'aligner derrière les Usa dans l'espoir de soutirer des dividendes que seraient les rentes de l'alignement dans la lutte contre le terrorisme de masse. Le défi le plus urgent pour le continent est de rester debout. Dans cet ordre d'idées, l'intelligentsia a un rôle déterminant à jouer dont le moindre n'est pas de laisser éclore la subjectivité, afin de libérer l'esprit critique et le sens de la créativité et de la responsabilité.
Le monde bouge, les hommes voyagent ; la médiologie nous l'apprend, Internet et Google nous le rappellent. Les mutations sont indispensables. Comment dès lors l'Afrique avec sa mentalité doit se comporter pour se hisser ou se positionner dans le Creux de la rationalité de la mondialité et de la modernité ?
Nous allons peut-être surprendre en disant que cette question a déjà été soulevée avec beaucoup de pertinence depuis les années 1970. Dans une contribution à paraître sur les technologies de l'information et de la communication, nous rappelons la position résolument avant-gardiste adoptée par l'Unesco sur cette problématique. Effectivement, dés 1976, au terme des Assises de la 19e Session de cet organisme international tenue au Kenya, Amadou Moctar Mbow, Directeur Général de l'Unesco, a été chargé de mettre constituer une Commission pour mener la réflexion sur les enjeux de la communication de masse à l'ère des satellites. Parmi les conclusions retenues par ladite Commission dirigée par le suédois Sean Mac Bride, figuraient en bonne partie les exigences du Nouvel Ordre Mondial de l'Information et de la Communication.
L'Afrique avait été mise en demeure de se mobiliser pour un ordre équitable de l'information, mais aussi pour opérer à un niveau interne, c'est–à-dire dans chaque pays du continent, les réformes démocratiques qu'exige cette nouvelle situation caractérisée par l'exploitation de cette nouvelle richesse de ce nouveau gisement d'un genre tout à fait singulier, l'information. La brûlante actualité de ces recommandations montre que les pays africains n'ont jamais prêté l'attention à ces mises en garde.
Les Etats-Unis avaient boudé l'Unesco dirigée par Mbow tandis que les Africains n'ont jamais réussi à s'unir pour constituer un bouclier contre les Occidentaux ulcérés par l'idée même de nouvel ordre mondial de l'information. « L'Afrique face au défi de la modernité » répond à votre question en partant de ce combat aux allures épiques d’Amadou Moctar Mbow et de son équipe. C'est cette mobilisation pour le triomphe du droit à l'information que nous appelons, dans notre livre, les leçons de la genèse.
L'Afrique est-elle bien partie ou que faire ? Faut-il toujours compter sur les autres, alors qu'elle est riche, que « le Zaïre est un accident géographique » et que d'autres pays regorgent de richesses en tout ?
Le paradoxe de l'Afrique c'est qu'elle est pauvre parce qu'elle est riche. Elle est l'objet de convoitises des capitalistes, des vendeurs d'armes, de drogues et de délinquants de tout acabit. Pour ne rien simplifier, l'hégémonisme occidental a toujours veillé à l'installation de pouvoirs susceptibles de garantir ses intérêts souvent antinomiques à ceux des peuples. La liquidation Patrice Lumumba, d’Amilcar Cabral, de Thomas Sankara, l'ostracisme viscéral contre Kwamé Nkrumah voire Ahmet Sékou Touré, conjugué à la distribution de certificat de satisfecit à des prédateurs promus leaders modèles, prouvent que l'hégémonisme contrôle aussi les appareils politiques, quoique dans des formes beaucoup plus subtiles que dans le contexte de la guerre froide.
La solution ? Revenir sur une des conclusions retenues par les Assises de Paris anticipant sur le Sommet de Copenhague : « l'Afrique ne sera jamais construite par des étrangers parce qu'ils n'y ont pas intérêt. Contrairement à l'idée que développe l'afropessimisme, l'Afrique n'est ni un continent perdu, ni en détresse mais que trois décennies de difficultés, de tâtonnements, de contre-performances ont desservi notre continent. »
Pape Bakary CISSOKO
Cette interview est parue dans le journal sénégalais « Sud Quotidien » du 30 octobre 2007
Mamadou Ablaye Ndiaye et Alpha Amadou Sy sont deux philosophes sénégalais. Ils ont signé en commun plusieurs ouvrages.
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Courrier
Lettre pour Pierre Lovinsky
2007-10-31
Jacques Depelchin
Cher Pierre Lovinsky,
Coordonnateur de la Fondation 30 Septembre, une organisation de défense des droits humains, est porté disparu depuis le 12 août 2007. Il revenait d’un déplacement avec des militants de défense des Droits de l’homme, des Américains, en visite à Haïti. Une mobilisation a été déclenchée pour sa libération, mais depuis deux mois elle est sans résultat.
Cela fait presque deux mois que tu as « disparu ». Pardonnes-moi le retard à faire et dire ce que, je pense, beaucoup d’entre nous, même furtivement, ont senti en apprenant ta « disparition ». On s’est dit et on a pensé : « Non, ce n’est pas possible. Pas lui », un peu comme on dirait « pas moi » face à une catastrophe qui nous frappe.
En t’écrivant, je voudrais avant tout te faire savoir que, plus ou moins deux semaines après ta « disparition », tous les jours, je demandais intérieurement à tes ravisseurs de se raviser et de te remettre entre les tiens, entre nous. Tous les jours, je pense et j’envoie ces mots vers ces ravisseurs de vie(s) en me disant qu’ils finiront par entendre des appels qui ne sont qu’un écho de leur propre conscience.
Je me dis que je dois continuer sans arrêt, avec la même fidélité que tes ancêtres de l’événement fondateur de Haiti, 1791-1804. Un événement qui les avait saisi et qu’ils avaient saisi en retour en prêtant serment de fidélité aux trois prescriptions d’égalité, fraternité et liberté face à la folie inaugurale de ce qui s’appelait alors le « système » ou l’esclavage et qui s’appelle aujourd’hui le système mondial/global/capitaliste. Et cela longtemps avant que cette triple prescription de la solidarité humaine ne soit appropriée, « découverte » par la Révolution Française.
Ton malheur, Pierre, comme le nôtre d’ailleurs, est multiple, mais pourrait se résumer en ce que tu n’es pas (ce que, aux yeux de certains, tu ne dois pas être) et l’envers, ce que tu es. Pile ou face, tu déranges. Tes ancêtres de 1791-1804 dérangent encore jusqu’aujourd’hui car ils avaient réussi là où ils ne pouvaient pas, là où ils ne devaient pas réussir. Dans le monde d’alors un esclave qui outrepassait un interdit commettait la plus grave des offenses. La punition la plus sévère s’ensuivait.
Peut-on imaginer pire insolence, pire lèse-majesté (pour un propriétaire d’esclaves) que des esclaves donnant une leçon politique sur la liberté en réussissant leur propre libération ?
Tu déranges parce qu’aux yeux de ceux qu’on appelle les « 184 » et leurs alliés tu n’as pas honte de ce qui s’est passé en 1804, tu n’as pas honte d’exiger le retour du Président Aristide. Tu déranges parce que tu ne veux pas te taire sur ce que tu devrais te taire. En somme, ils voudraient que tu ne sois pas Pierre Lovinsky. Ils voudraient que tu te renies toi-même. La litanie des raisons pour lesquelles tu déranges est longue, très longue, trop longue pour la reprendre ici. On y reviendra s’il le faut.
Tu déranges aussi par ce que tu n’es pas. En apprenant ta disparition, beaucoup de gens se sont demandés : « c’est qui Lovinsky ? ». Comme si une injustice se mesure à l’aune de la célébrité. Mis à part les Boukman, les Mackandal, les Kimpa Vita, les Zumbi (Quilombo de Palmares au Brésil, il y a 300 ans), etc . la Tombe de l’Humanité Inconnue ne devrait-elle pas exister justement pour faire justice à tous ces inconnus qui, par leur résistance, honorent toute l’humanité célèbre et obscure.
Ta célébrité réside dans une fidélité à un événement qui continue d’être refoulé par la conscience globalisante bien pensante humanitariste. Une conscience qui cherche, par la charité, à sauver Haiti de la pauvreté.
Mais les mêmes gens qui haussent les épaules en apprenant ton sort semblent avoir oublié que c’est en acceptant des injustices contre les inconnus, contre ceux qui ne comptent pas que se préparent les hécatombes.
Je t’écris avec la conviction que tu es encore en vie et que d’autres gens, avec d’autres mots, avec d’autres vibrations feront s’écrouler les murs de ta prison, où que tu sois.
Courage et portes-toi bien, Jacques
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Arts & livres
Afrique : Youssou N’Dour, « prendre et donner »
2007-10-30
http://www.afrik.com/article12794.html
"Rokku mi rokka" : " prendre et donner " , en langue toucouleur. Tel est le titre du dernier album de la star sénégalaise de la chanson, Youssou N’Dour. Nous avons rencontré Youssou, décontracté et souriant, à Paris, quelques jours avant une série de concerts donnés dans la capitale française.
Global : Bibliothèque numérique mondiale, un prototype opérationnel en 2008
2007-10-30
http://www.afrik.com/article12736.html
La Bibliothèque numérique mondiale sera totalement opérationnelle fin 2008. En attendant, l’Organisation des Nations unies pour la science, l’éducation et la culture a présenté, le mercredi 17 octobre, à Paris, le prototype de ce bijou culturel. Un concentré de technologies dévoloppé par la Bibliothèque du Congrès, aux Etats-Unis, et ses partenaires, notamment égyptiens.
Mali : ''Zone de contact'', ''le Mali aux couleurs de l'Afrique''
2007-10-30
http://www.grioo.com/info11969.html
"Contact Zone" ou "Zone de contact" est la nouvelle exposition temporaire du Musée National du Mali. Elle présente des créations contemporaines de différentes expressions artistiques : sculptures, peinture, installation, photo, vidéo, de douze artistes de l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest.
Moniteur de l'Union Africaine
Afrique : UE-Afrique, un couple en quête de renouveau
2007-10-31
http://www.rfi.fr/actufr/articles/094/article_58436.asp
C’est sur fond de polémique autour de la participation du Zimbabwe que l’Union européenne a finalisé la liste des invités au prochain sommet UE-Afrique les 8 et 9 décembre à Lisbonne, au Portugal. Le président Mugabe recevra son faire-part au même titre que les autres. C’est ce mardi à Accra au Ghana, que les troïkas africaines et européennes ont mis fin aux bisbilles diplomatiques.
Gabon : Jean Ping candidat de la CEEAC à l’UA
2007-10-31
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45564
Le chef de la diplomatie gabonaise, Jean Ping, a été désigné à Brazzaville, candidat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) au poste de président de la Commission de l’Union africaine (UA) à la succession du Malien Alpha Oumar Konaré qui a annoncé ne plus vouloir briguer un nouveau mandat à la tête de la Commission de l’UA.
Soudan : Darfour, l'ONU et l'UA optent pour la persévérance
2007-10-30
http://www.afriklive.com/Pourparlers-de-paix-sur-le-Darfour-l-ONU-et-l-Union-africaine-optent-pour-la-perseverance_a3283.html?PHPSESSID=0e8605aa234d23248f0ac21714d133cc
La communauté internationale, qui refuse de suspendre les pourparlers de paix sur le Darfour en Libye malgré l'absence des principaux mouvements rebelles, a poursuivi lundi à Syrte des discussions avec le gouvernement soudanais et des interlocuteurs de second rang.
Zimbabwe : Mugabe sera au sommet UE-UA
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45526
Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, est bel et bien invité par le Portugal qui préside l’Union Européenne (UE), à participer au prochain sommet UE-UA, prévu en décembre prochain à Lisbonne, a appris mardi APA auprès de la réunion interministérielle de l’Union africaine et de l’Union européenne qui se tient à Accra, au Ghana.
Femmes & genre
Côte d'Ivoire : L’excision n’existe nulle part dans les Saintes Ecritures
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45049
La justification religieuse de la pratique de l’excision en Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire, n’est qu’une fausse appréciation de la Sainte Bible et du Saint Coran, selon le Curé d’une paroisse d’Abidjan, l’Abbé Eric Norbert Abekan. «Les gens n’ont pas bien saisi le sens profond de la Sainte Bible et du Saint Coran, car si nous parcourons les pages de ces Livres Saints, nulle part on a parlé d’excision».
Madagascar : Débat autour de la nomination de Manorohanta
2007-10-30
http://fr.allafrica.com/stories/200710300722.html
La présence de Cécile Manorohanta à la tête du ministère de la Défense, un département de souveraineté, suscite des remarques quant à la neutralité de l'administration. Le nouveau ministre est également membre du bureau politique du Tiako i Madagasikara (Tim).
Somalie : Des femmes déplacées parlent des viols et de la peur
2007-10-31
http://www.newspress.fr/communique_194202_2575.aspx
Lorsque les deux bus partis de Mogadiscio ont finalement rejoint Galkayo, tous les passagers ont éprouvé un profond soulagement, malgré les nombreux miliciens les ayant dépouillé, armes à la main, le long de la route et le viol de cinq des occupantes.
Droits humains
Afrique : La BM défie les Pygmées sur l'exploitation forestière
2007-10-30
http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3851
La Banque mondiale se bat pour répondre aux plaintes selon lesquelles elle a violé ses propres règles pour soutenir l'exploitation forestière commerciale au détriment des terres et des moyens de subsistance des Pygmées en République démocratique du Congo (RDC) ruinée par la guerre.
Global : Les casques bleus dans... « Les monologues du vagin »
2007-10-30
http://www.afrik.com/article12650.html
Les crimes sexuels commis par les soldats de la paix se multiplient : de la Côte d’Ivoire à la République Démocratique du Congo, à Haïti, en passant par le Libéria et la Sierra leone, sans oublier le sud-Soudan (Darfour) et surtout le Kosovo… Si, en effet, toutes les opérations de maintien de la Paix se transforment en destruction de vagins, en viols de jolies mômes...
RDC : Les forces gouvernementales liées aux tortures
2007-10-28
http://www.afriklive.com/RD-Congo-les-forces-de-securite-gouvernementales-liees-aux-tortures-selon-Amnesty_a3281.htmls
Amnesty International a appelé, le 25 octobre, dans un rapport, le gouvernement de la République du Congo à enquêter sur les accusations de tortures et tueries portées à l'encontre des forces de sécurité gouvernementales. Amnesty concentre son attention sur les violences commises à Kinshasa en marge des élections de 2006, considérées comme les premiers scrutins libres et démocratiques en 41 ans dans l'ex-Zaïre.
Tchad : Pas orphelins, un rapport de l’Unicef accable l’Arche de Zoé
2007-10-31
http://www.liberation.fr/actualite/monde/288456.FR.php
Selon l’enquête conjointe menée au Tchad par l’Unicef, le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui ont la charge des 103 enfants que voulait rapatrier en France l’ONG, 85 % d’entre eux ne sont pas orphelins (75 % ont leurs deux parents, 10 % en ont un) et les trois quarts sont tchadiens et non soudanais du Darfour.
Tchad : l’affaire Arche de Zoé, un sac de nœud politico-humanitaire
2007-10-30
http://www.afrik.com/article12790.html
Les seize personnes arrêtées, jeudi dernier, dans le cadre de l’enlèvement de 103 enfants tchadiens et soudanais par l’association « l’Arche de Zoé », attendent l’annonce de leur chef d’inculpation. Jugés selon le code pénal tchadien, ils risquent une peine de travaux forcés pour cette affaire qui met les autorités françaises dans l’embarras.
Réfugiés & migration forcée
Afrique : Sept morts et de nombreux clandestins disparus au large du Cap Vert
2007-10-28
http://fr.news.yahoo.com/afp/20071025/twl-espagne-capvert-afrique-immigration-c99dde2_1.html
Sept corps de clandestins africains ont été découverts le 23 octobre au large du Cap Vert à bord d'une embarcation de fortune en route vers les Canaries, dont une cinquantaine de passagers étaient portés disparus. La marine espagnole les a remis à la police sénégalaise le 26 octobre. Un porte-parole des secours en mer espagnol a indiqué que l'embarcation avait été repérée à 300 milles marins (555 km) à l'ouest du Cap Blanc, au nord de l'archipel du Cap Vert situé face aux côtes du Sénégal.
Afrique : La Méditerranée charrie toujours plus de cadavres
2007-10-30
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
Dans la nuit de dimanche, deux embarcations chargées d’immigrés ont fait naufrage sur les côtes italiennes, causant la mort d’au moins dix-sept clandestins. A Roccella Jonica, en Calabre, un chalutier qui transportait cent vingt personnes s’est brisé à proximité de la rive, dans une mer force 8 ; il y aurait une trentaine de disparus.
Côte d'Ivoire : L'histoire de la carte de séjour
2007-10-30
http://www.mediaf.org/fr/medias/fiche.php?itm=2265&md=1
Un projet inédit, qui établit la différence entre Ivoiriens et étrangers. Car, dans ses différents volets, y est mentionné un programme essentiel, l’institution d’une carte de séjour et d’une nouvelle carte d’identité. C’était pour mieux maîtriser le flux migratoire et faire en sorte que ceux qui viennent sur le territoire ivoirien puissent être identifiés...
Ouganda : 13.000 Congolais se sont réfugiés en 10 jours
2007-10-30
http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP60147congosruojn0
Quelque 13.000 Congolais se sont réfugiés en Ouganda, après des combats ayant éclaté le 20 octobre au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Des réfugiés congolais ont continué ces derniers jours à traverser la frontière à un rythme constant d'environ 800 par jour, a précisé le HCR dans un communiqué diffusé à Kampala.
Soudan : Darfour, des transferts forcés de populations
2007-10-30
http://fr.allafrica.com/stories/200710291881.html
John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU a condamné aujourd'hui les transferts de population forcés au Sud-Darfour par les autorités soudanaises alors que se tenaient les pourparlers de paix en Libye.
Mouvements sociaux
Cameroun : La grève désamorcée à l'université
2007-10-30
http://fr.allafrica.com/stories/200710300870.html
La marche pacifique de protestation contre l'assassinat de Haoua Salim prévue hier a été annulée. La nouvelle d'une contestation estudiantine s'était répandue tout au long du week-end dernier, à la suite du décès de Haoua Salim, étudiante nouvellement pré inscrite à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques et qui avait mortellement été agressée en début de semaine dernière.
Madagascar : Annonce d'une grève des taxis
2007-10-30
http://fr.allafrica.com/stories/200710300776.html
Des chauffeurs de taxi organiseront un arrêt général de travail mercredi. Au lieu de travailler, les voitures beige crème ne bougeront pas de leur stationnement habituel. Ce mouvement a été organisé pour dénoncer l'insécurité qui pèse sur leur métier ces derniers temps. «Ce sera le moyen pour nous nous montrer solidaires avec notre collègue Naivo, assassiné il y a deux semaines», explique le leader de ce mouvement.
Maroc : Prison pour six étudiants impliqués dans des actes de violence
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45158
Six étudiants marocains ont écopé des peines de prison ferme allant de 2 à cinq ans pour leur implication dans des actes de violence au sein de leur université. Les inculpés étaient impliqués dans des affrontements inter-étudiants le 12 mai dernier au sein du campus universitaire de la ville d’Errachidia entraînant un mort et six blessés.
Sénégal : Les parents entre révolte et résignation
2007-10-30
http://www.africanglobalnews.com/article1616.html
Sitôt les vacances de Korité finies, les parents sont à nouveau plongés dans le train- train quotidien. Un quotidien paisible n’eut été un problème récurrent qui hante leur sommeil et leur donne des insomnies : les fournitures scolaires. Début de cours oblige pour les bambins et pour les parents entre la débrouille face à la cherté de la vie et la résignation, un seul mot d’ordre : les acheter tous.
Elections & gouvernance
Afrique : La Bonne Gouvernance, moteur de développement
2007-10-30
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
Le 7ème Forum sur la Gouvernance en Afrique (AGF VII) a rassemblé plus de 300 délégués venant de 31 pays à travers l’Afrique pour examiner les voies et moyens pour améliorer les performances du secteur public dans la région, le rôle de femmes dans le gouvernement et la contribution de la Société Civile pour construire un Etat capable.
Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa pressenti pour diriger l’ANC
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45491
Le puissant homme d’affaires sud-africain, Cyril Ramaphosa, a pour la première fois manifesté son intéret pour le poste de nouveau président du Congrès National Africain (ANC), suite à sa nomination par la section locale de l’ANC à Rondebosch au Cap.
Afrique du sud : Zuma futur président, selon un sondage
2007-10-28
http://www.grioo.com/info11949.html
Selon un sondage TNS Research, effectué sur 2000 personnes dans les sept principales villes métropolitaines du pays, et publié le 25 octobre en Afrique du Sud, Jacob Zuma, ex -vice-président limogé par Mbeki suite à divers scandales, est pressenti comme celui qui sera le prochain président. Et 27% des personnes interrogées ont choisi Jacob Zuma comme le prochain président sud-africain.
Togo : La Cour constitutionnelle confirme la victoire du parti au pouvoir
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45475
La Cour constitutionnelle du Togo a proclamé mardi, au cours d’une séance solennelle retransmise en direct à la radio et à la télévision, les résultats définitifs des élections législatives du 14 octobre dernier, confirmant la victoire du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir).
Zimbabwe : Mugabe aurait désigné des successeurs potentiels
2007-10-28
http://www.grioo.com/info11915.html
Un hebdomadaire zimbabwéen, le « Zimbabwe Independent», a rapporté la semaine dernière que le président Robert Mugabe avait désigné quatre successeurs potentiels, parmi lesquels ne figurait pas l'actuelle vice-présidente Joyce Mujuru. Le journal affirme que Mugabe aurait dit au président sud-africain Thabo Mbeki que les quatre candidats sérieux à sa succession étaient Emmerson Mnangagwa, Sydney Sekeramayi, John Nkomo et Simba Makoni. Tous les quatre sont des membres hauts placés du bureau du Zanu-PF, le parti au pouvoir.
Afrique & Chine
Afrique du Sud : Partenariat stratégique bancaire avec la Chine
2007-10-28
http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-10/26/content_512272.htm
Le géant bancaire sud- africain Standard Bank a annoncé, le 25 octobre, un vaste partenariat stratégique avec la Banque industrielle et commerciale de Chine ( Commercial Bank of China Limited - ICBC) par lequel ICBC détiendra 20 % des parts de Standard Bank. Selon la banque sud-africaine, cet accord porte sur 36,7 milliards de rands (5,5 milliards de dollars) d'investissements dans la Standard Bank, plus grande banque du pays en termes d'investissements directs étrangers.
Angola : Le vice-ministre du Commerce invite les Chinois à investir
2007-10-31
http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=571182
Le vice-ministre du Commerce d’Angola, Manuel da Cruz Neto, a invité mardi les hommes d’affaires chinois à investir dans le marché angolais pour profiter des opportunités d’affaires dont dispose l`Angola. "Les relations de coopération économique entre l’Angola et la Chine sont excellentes, c’est pourquoi, j’encourage les hommes d’affaires chinois à investir dans notre pays".
Gabon : Un Institut de diffusion de la langue et de la civilisation chinoises
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45482
La création d’un Institut de diffusion de la langue et de la civilisation chinoises est envisagée à l’université Omar Bongo (UOB) de Libreville. Le sujet était au centre de l’entretien qu’ont eu lundi à Libreville l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Gabon, Xue Jinwei, et le Recteur de l’UOB, le Pr Pierre Nzué Nguema.
Zambie : Saisir les opportunités commerciales avec la Chine
2007-10-28
http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-10/27/content_513074.htm
Un ministre zambien a réaffirmé la volonté de développer ses relations commerciales avec la Chine, en estimant que l'Afrique ne doit pas refuser les investissements de la Chine. "Nos collègues (occidentaux) ont pris la décision de faire du commerce et d'investir en Chine. Ainsi, l'Afrique ne doit pas rater cette même opportunité", a indiqué le ministre zambien du Commerce Felix Mutati. Selon lui, le commerce entre la Chine et l'Afrique serait de moins 5% que celui
Zimbabwe : Joint-venture sino-zimbabwéenne sur le commerce de minéraux
2007-10-28
http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-10/25/content_512120.htm
La Minerals Marketing Corporation of Zimbabwe (MMCZ) et une compagnie chinoise ont créé une joint-venture pour la vente de minéraux en Chine. Les deux compagnies ont formé la société Shanghai Jinchuan Zimbabwe Minerals Corporation Limited, destinée à vendre des minéraux en Chine. Le Zimbabwe a gagné au moins 652 millions de dollars de ses exportations de minéraux au cours des huit premiers mois de cette année contre 490 millions de dollars l'année dernière.
Corruption
Afrique : Corruption dans l'enseignement, TI se penche sur 7 pays
2007-10-30
http://www.ouestaf.com/Corruption-dans-l-enseignement-Transparency-lance-un-programme-dans-7-pays-africains_a1023.html
Transparency international (TI), organisation non- gouvernementale internationale a annoncé le lancement dans 7 pays africains, dont plus de la moitié en en Afrique de l'ouest, un programme de lutte contre la corruption dans le système éducatif, a appris Ouestafnews de source autorisée.
Sénégal : le président Wade ne veut plus de marché de gré à gré
2007-10-28
http://www.seneweb.com/news/elections2007/article.php?artid=12904
Le président Abdoulaye Wade a demandé, lors d’un séminaire gouvernemental organisé le 26 octobre, plus de transparence dans la passation des marchés. Il a mis en demeure les autorités publiques de ne plus passer des marchés par entente directe. Le séminaire portait sur la restitution des résultats de la dernière réunion du Groupe consultatif sur le Sénégal qui vient de se tenir à Paris et a accordé au pays plus de 2500 milliards de F Cfa pour les trois prochaines années.
Sierra-Leone : Koroma limoge le président de la Commission anti-corruption
2007-10-30
http://www.grioo.com/info11979.html
Le président sierra-léonais, Ernest Koroma, a limogé le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, Joko Smart, a annoncé le ministre de l'Information et de la Communication, Ibrahim Ben Kargbo. Ce limogeage fait suite à ceux du commissaire national à l'Action sociale (NACSA), Kanja Sesay et de son adjoint, Justin Bangura.
Zambie : Chiluba demande à la justice de casser un verdict britannique
2007-10-30
http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA12057fredeeuqinn0
L'ancien président zambien, Frederick Chiluba et trois de ses co-inculpés ont demandé à la Haute Cour de Lusaka d'annuler une décision de la Haute Cour de Londres les reconnaissant coupables de corruption. Les prévenus estiment que le Juge Peter Smith qui avait donné cette sentence est actuellement sous le coup d'une information judiciaire, en rapport avec cette décision que l'Etat zambien cherche à enregistrer.
Développement
Afrique : Des subventions pour envisager le problème de l’eau à long terme
2007-10-30
http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75016
La somme de 150 millions de dollars versée par la Fondation Howard G. Buffett pour financer un projet hydraulique mené sur une période de 10 ans au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Sénégal et dans neuf autres pays d’Afrique et d’Amérique centrale pourrait marquer le début d’une nouvelle ère d’innovation ô combien nécessaire chez les bailleurs de fonds du secteur humanitaire.
Afrique : Le discours de Sarkozy à Tanger bien différent
2007-10-28
http://www.lefaso.net/spip.php?article24161&rubrique7
Le président français Nicolas Sarkozy, arrivé en visite officielle au Maroc le 22 octobre, a prononcé, le lendemain, à Tanger, un discours d’une tonalité différente de celui de Dakar (voir Pambazuka News n° 28). A Dakar, c’est l’université qui a servi de cadre, et Nicolas Sarkozy s’était adressé à la jeunesse de l’Afrique ; à Tanger, il s’est exprimé au parlement, devant les dirigeants, et il s’est adressé aux Etats et aux peuples du pourtour méditerranéen.
Global : APE, l'UE pourrait revoir ses ambitions à la baisse
2007-10-30
http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3852
A deux mois de la date limite fixée par l'Union européenne (UE) pour la conclusion des nouveaux accords de libre-échange avec quelques-uns des pays les plus pauvres au monde, l'UE admet qu'elle devra sans doute revoir ses ambitions à la baisse. En conséquence, la plupart des "Accords de partenariat économique (APE)" ne se limiteront qu'au commerce des marchandises.
Mali : Bon marché, pas bon pour la santé
2007-10-30
http://www.courrierinternational.fr/article.asp?obj_id=79264
Sur les marchés de Bamako, on trouve des produits à vil prix… dont les dates de péremption sont dépassés, ou rendus impropres à la consommation par de mauvaises conditions de stockage. Ils sont impropres à la consommation, mais leur prix est irrésistible… Le reportage du quotidien malien L'Essor.
Sénégal : Le président Wade révèle une découverte de gisement de pétrole
2007-10-28
http://www.afriklive.com/Senegal-Wade-revele-Dubai-decouvre-du-petrole-au-large-de-Saint-Louis-_a3277.html
Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a déclaré, le 25 octobre 2007, que Dubaï a découvert du pétrole au large de Saint-Louis. L'extraction de ce gisement pourrait intervenir dans dix-huit mois. Me Wade a également affirmé avoir donné des instructions pour l'exploitation du pétrole lourd découvert à la frontière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.
Santé & VIH/SIDA
Cameroun : Maladie du sommeil, l'Afrique centrale en éveil
2007-10-31
http://fr.allafrica.com/stories/200710300743.html
La maladie du sommeil reste encore un problème de santé publique. En Afrique subsaharienne, 50 millions de cas sont notifiés et la sous-région Afrique centrale n'est pas épargnée. 45 000 cas sont déclarés chaque année dans cette zone. C'est donc important d'améliorer les compétences des personnels de santé.
Afrique : Evaluer l’impact du sida sur l’agriculture, un exercice complexe
2007-10-30
http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75045
Mesurer les effets du VIH/SIDA est une tâche déjà difficile lorsqu’il s’agit de déterminer l’impact de l’épidémie en termes de production agricole, ont reconnu des participants à une conférence. Perte de main d’oeuvre et de compétences, hausse des coûts de production et des dépenses de santé augmentent les risques d’insécurité alimentaire et de paupérisation des populations rurales.
Global : Origine de la propagation du HIV remise en question
2007-10-30
http://www.rfi.fr/sciencefr/articles/094/article_58421.asp
Selon une étude parue le 29 octobre 2007 dans les annales de l’Académie nationale américaine des sciences, le virus du sida pourrait avoir été introduit aux Etats-Unis par un immigré haïtien célibataire. On en saurait donc un peu plus sur la manière dont le virus s’est propagé à partir du continent africain.
Côte d'Ivoire : Le combat contre le cancer : une urgence
2007-10-30
http://www.fratmat.info/1,,,1_fgfd10,,1.php?,__=eb,,0-0&el=CNeGO0&bv=UGLMQZM1JW
Le 28 avril dernier, S0S Cancer, une ONG engagée dans la lutte contre cette maladie, a initié une marche à Abobo pour sensibiliser l'opinion nationale à la recrudescence des cas de cancer. Mme Comara Karidia, la présidente de l'organisation estime qu'il faut une approche communautaire pour impliquer toutes les forces vives de la nation dans la lutte contre le cancer.
Mali : 12 décés du paludisme toutes les heures
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45459
Le nombre de décès dus à la maladie est de 105.000 par an, soit environ 12 décès toutes les heures, a notamment déclaré le ministre de la qui s’exprimait dans le cadre d’une conférence internationale sur le plaidoyer pour la lutte contre le paludisme. Le Mali est l’un des pays les plus endémiques au monde.
Éducation
Afrique : 4 millions d’enfants n’ont pas accès à une éducation de qualité
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45430
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a déclaré que 4 millions d’enfants vivant dans les régions pastorales en Afrique n’ont pas accès à une éducation de qualité. Le rapport, intitulé les « Enfants pasteurs », invite les pays africains à initier des politiques globales visant à fournir une éducation de qualité aux enfants vivant dans les zones pastorales du continent.
Burundi : Fin de la grève dans le primaire
2007-10-31
http://www.afriquecentrale.info/central.php?o=1&s=502&d=3&i=1039
Les enseignants des écoles primaires publiques du Burundi ont mis fin lundi à une grève entamée il y a une semaine pour réclamer le paiement d'arriérés de salaires et de primes, affirmant avoir obtenu des garanties du gouvernement, a-t-on appris auprès de leur syndicat.
Côte d'Ivoire : Enseignement privé, les syndicats mettent la pression
2007-10-30
http://www.fratmat.info/1,,,1_fgfd10,,1.php?,__=eb,,0-0&el=T0T01W&bv=7BKQPOHGQ3
Réunie en assemblée générale samedi à Yopougon, l'Union nationale des syndicats de l'enseignement privé laïc (USELCI) a décidé de mener désormais " une lutte radicale " pour faire aboutir ses revendications. Cette lutte sera constituée de sit-in, de grèves illimitées et de la mise en place d'une brigade qui traquera tous les imposteurs (enseignants et écoles boutiques).
Ghana : Un fonds pour la recherche scientifique et technologique
2007-10-31
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45214
Le vice-président ghanéen, Alhaji Aliu Mahama, a annoncé vendredi que le Ghana avait mis en place un Fonds de développement et de recherche scientifique pour promouvoir la recherche scientifique et technologique dans le pays. Le fonds est une source de financement durable pour le développement de la recherche scientifique et technologique.
Sénégal : La Bu poursuivie pour non-paiement d'une créance de 60 millions
2007-10-30
http://fr.allafrica.com/stories/200710300673.html
Alors que son budget annuel est arrêté à plus de cent trente millions, la Bibliothèque universitaire (Bu) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) traîne, depuis 2003, une dette de soixante millions. Une situation qui a fini par paralyser le fonctionnement de la structure : des machines en panne, des abonnements aux périodiques spécialisés arrêtés.
Racisme & xénophobie
Global : La tentation de la race
2007-10-30
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-972719,0.html
On la croyait enterrée pour de bon. Tuée par la science. Mise en miettes par la génétique, dont les premiers résultats ramenaient toute l'humanité à une seule même et grande famille. Las ! Voilà la notion de race remise en selle. Et pas par n'importe qui : par l'Américain James Watson lui-même, codécouvreur, avec Francis Crick et Rosalind Franklin, de la structure de l'ADN (acide désoxyribonucléique).
Tchad : Les gens se croient tout permis en Afrique
2007-10-31
http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Un_ministre_tchadien_deplore_que_les_gens_se_croient_tout_permis_en_Afrique.htm?idrub=6&xml=071031090753.obs7eftc.xml
Les Tchadiens sont "indignés" par l'affaire de l'Arche de Zoé, a fait valoir le ministre tchadien du Tourisme, qui critique dans un entretien à El Pais le fait que "les gens croient que tout est permis en Afrique". "Les Occidentaux sont ceux qui sont supposés nous avoir appris le droit (sic), les droits de l'Homme. Et maintenant, ils viennent chez nous violer ces droits".
Environnement
Global : La fumée de chicha polluante
2007-10-30
http://fr.news.yahoo.com/afp/20071030/thl-sante-tabac-96993ab_1.html
La fumée d'une chicha délivre autant de pollution au monoxyde de carbone que 15 à 52 cigarettes et autant de goudron que 27 à 102 cigarettes, selon des mesures effectuées par le Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE), communiquées par l'Office français de prévention du Tabagisme (OFT). Si l'on considère le mode de consommation occidental, on peut estimer qu'une chicha correspond en moyenne à environ 70 bouffées.
Global : La pollution favoriserait les malformations congénitales
2007-10-30
http://www.courrierinternational.fr/article.asp?obj_id=79271
Des millions de Chinois naissent chaque année atteints de malformations probablement dues à la pollution. Les autorités prennent peu à peu conscience de la gravité de la situation. La Chine vient de reconnaître l'augmentation alarmante des malformations congénitales alors que l'inquiétude grandit à propos des conséquences de la pollution sur la santé des enfants du pays.
Côte d'Ivoire : Après la guerre, le déluge
2007-10-30
http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4807
Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers mois sur plusieurs États africains n’ont pas épargné la Côte d’Ivoire. Reportage au nord du pays, dans les anciennes zones rebelles, où la désorganisation est telle que tout bilan des victimes et des dégâts matériels est impossible et par conséquent les secours.
Mali : 8 millions de personnes cherchent un système d'assainissement
2007-10-30
http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=14425
Selon des chiffres fournis par WaterAid, 79 % des Maliens, soit 8 millions de personnes n'ont pas accès à des systèmes d'assainissement adéquats. D'où le plaidoyer de cette ONG en prélude à la campagne internationale pour l'eau et l'assainissement qui sera lancée le 19 novembre prochain.
Sénégal : L’éducation environnementale pour les populations
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45141
C’est un véritable plaidoyer pour l’éducation environnementale, qui a été fait jeudi à Dakar, lors du lancement du rapport sur l’état de l’environnement mondial, intitulé « GEO4 ». Les avocats de cette initiative suggèrent l’introduction formelle de l’éducation environnementale dans les différents systèmes scolaires et éducatives.
Terres & droits fonciers
Benin : Suspension provisoire de l’exécution des arrêts relatifs au foncier
2007-10-30
http://www.benininfo.com/301001.htm
Pour une décision, que de désapprobations enregistrées ! Presque de concert, les différentes associations de professionnels du secteur judiciaire de notre pays ont volé dans les plumes du gouvernement. Ceci pour dénoncer ce qu’ils appellent « immixtion de l’exécutif dans le judiciaire en violation du principe de la séparation des pouvoirs ».
Guinée: Toilettage du Cadastre Minier, une Nécessité !
2007-10-30
http://fr.allafrica.com/stories/200710300971.html
Sur recommandation des Directions Nationales des Mines, de la Géologie et du Centre de Promotion et de Développement Minier, le Ministère des Mines et de la Géologie a évalué les sociétés et projets miniers pour le premier semestre 2007. De cette évaluation, un certain nombre de décisions ont été prises a propos des permis d'exploitation.
Mozambique : 5 ans pour se débarasser de ses mines terrestres
2007-10-31
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
Le gouvernement mozambicain s'est fixé un nouvel objectif de cinq ans pour se débarasser de toutes les mines terrestres répandues dans le pays, 15 ans après la guerre civile, a rapporté mardi l'agence de presse locale AIM. Le gouvernement aura besoin de 10 millions de dollars américains environ pour financer ce nouveau programme.
Média & liberté d'expression
Afrique du Sud : L’ANC envisage des tribunaux pour les médias
2007-10-31
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45164
L’idée de création de tribunaux pour les médias émise par le Congrès National Africain (ANC au pouvoir) devrait permettre de revoir « certains préjugés » au niveau des médias, comme ceux qui rejettent une plus grande participation du secteur public et une plus grande diversité dans l’industrie des médias, a déclaré le responsable du service d’informations de l’ANC.
Burundi : Scepticisme quant aux sanctions promises contre les policiers
2007-10-30
http://fr.allafrica.com/stories/200710300974.html
Quarante heures après que le président de l'association des journalistes burundais eut été molesté par des policiers caractérisés par une rare brutalité, le porte-parole de la police a enfin réagi. Mais c'était pour nous berner par la traditionnelle littérature à laquelle on est habitué du genre : « la justice va faire son travail et les coupables seront sérieusement châtiés ».
Egypte : Un mois de travaux forcés pour 2 journalistes
2007-10-31
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=24189
Reporters sans frontières dénonce la condamnation à un mois de travaux forcés du rédacteur en chef du quotidien Al-Wafd, Anwar Al-Hawari, et du correspondant du journal à Assiout (380 km au sud du Caire), Younes Darwish, pour
"publication de fausses informations”, suite à un article sur des malversations commises par deux membres du Parti national démocratique (PND, au pouvoir).
Guinée : Pourquoi l'Etat refuse de subventionner la presse électronique ?
2007-10-31
http://fr.allafrica.com/stories/200710310148.html
On avait presque réussi à nous convaincre que la subvention annuelle (soit 400 millions de francs guinéens) n'était destinée qu'à la presse écrite. Voilà qu'une consigne ministérielle de dernière minute nous fait raviser : les radios privées font dorénavant partie. Tant mieux alors! Mais et les sites d'informations sur la Guinée?
Niger : Les médias privés se battent pour leur liberté
2007-10-30
http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4806
Au Niger, journalistes et défenseurs des droits de l'homme continuent à protester contre les restrictions à la liberté d'informer, imposées depuis le déclenchement d'une rébellion armée au nord du pays. Deux journalistes, qui couvraient ces événements, sont toujours en prison.
Plaidoyers & campagnes
Afrique : La dimension imperialiste de la dette
2007-10-30
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
Aujourd'hui, tous les experts s'accordent pour reconnaître que l'endettement des pays africains constitue pour eux un goulot d'étranglement sur le chemin du développement. Les tentatives de juguler cette bulle de la dette n'ont pas fait défaut. Il y a eu en 1985, le plan BAKER (le nom du secrétaire au Trésor américain), en 1989, le plan BRANDY jusqu'à l'initiative PPTE .
Global : Les biocarburants, "un crime contre l'humanité"
2007-10-30
http://www.benininfo.com/03.html
Le rapporteur de l'ONU sur le droit à l'alimentation a condamné l'utilisation, de plus en plus croissante, de terres, jusque-là réservées aux cultures vivrières, pour la production de Biocarburants. Jean Ziegler a plaidé pour un moratoire de l’ONU sur cette pratique qu'il qualifiée de "crime contre l'humanité", et qui fait monter les cours mondiaux des denrées alimentaires.
Côte d'Ivoire : Les religieux, le nouveau fer de lance contre l'excision
2007-10-30
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3846
El Hadj Kassoum Traoré, un imam de Côte d'Ivoire, demande de plus en plus aux fidèles de sa mosquée de dénoncer désormais toute personne qui s'adonne aux mutilations génitales féminines (MGF), de refuser de faire exciser leurs filles, et aux exciseurs de se débarrasser des outils utilisés pour cette pratique nocive.
RDC : Protéger les civils en danger au Nord Kivu
2007-10-31
http://hrw.org/french/docs/2007/10/22/congo17147.htm
Tandis que les diplomates et les politiciens congolais se démènent pour éviter une guerre de grande envergure dans la province du Nord Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, Human Rights Watch a publié aujourd’hui un rapport documentant des meurtres, des viols et des pillages épouvantables commis par toutes les parties au conflit.
Somalie : L’ONU prête à s’attaquer au phénomène de la violence sexuelle
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45237
Les agences du système des Nations Unies sont à la recherche des voies et moyens pour trouver une solution au phénomène de la violence sexuelle qui prend de plus en plus d’ampleur en Somalie, dans un contexte marqué par les combats et les déplacements massifs des populations.
Nouvelles de la diaspora
Global : Et la France réinventa l'expulsion aérienne
2007-10-28
http://www.bakchich.info/article1815.html
Depuis le 6 octobre, la France a mis en place une nouvelle formule d’expulsion d’étrangers, pour éviter les incidents sur les vols commerciaux. La police des frontières affrète désormais un avion spécial. L’avion est un Beechcraft prévu pour dix-neuf passagers. Son autonomie maximale est de 4h 30 avec 11 passagers. Celle-ci se réduit à 2h quand l’avion vole avec une charge maximale.
Global : L'esclavage sera réintroduit dans les programmes scolaires
2007-10-30
http://www.grioo.com/info11982.html
Selon un communiqué provenant du bureau de Christiane Taubira, l'esclavage sera réintroduit dans la liste des points forts des programmes scolaires du primaire. Xavier Darcos, Ministre de l'Education Nationale informe « la référence à l'esclavage dans les points forts de la période 1492-1848 sera réintroduite dans les programmes d'Histoire du cycle 3 de l'école primaire ».
Global : Seybah Dagoma candidate à la mairie du 1er
2007-10-31
http://www.grioo.com/info11952.html
A 29 ans, Seybah Dagoma a été désignée tête de liste du parti socialiste dans le 1er arrondissement de Paris pour les prochaines élections municipales (2008). D’ascendance tchadienne, elle a grandi à Sarcelles. Elle a officiellement adhéré au parti socialiste il y a deux ans.
Mali : Gao, La station TV-FM part en fumée
2007-10-30
http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=14427
Un grave incendie a, samedi, ravagé la station TV-FM de l'ORTM à Gao, privant du coup les habitants de la ville et de ses environs, de leurs émissions. En effet depuis lors, plus aucune image de la télévision nationale. Impossible également de capter la radio sur la FM. L'incendie a été causé par un problème survenu sur un disjoncteur.
Conflits & urgences
Côte d’Ivoire : L’Onu proroge d’un an les sanctions
2007-10-30
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45479
Le conseil de sécurité des Nations unies a prorogé lundi, pour un an, les sanctions contre la Côte d’Ivoire à travers la résolution 1782 adoptée à l’unanimité de ses membres. Le pays qui tente de sortir d’une crise politico-militaire de plus de quatre ans, après la signature de l’accord de Ouagadougou du 4 mars dernier.
Somalie : Le Pm laisse Mogadiscio sous les bombes
2007-10-30
http://www.afrik.com/article12788.html
Le président somalien a nommé un nouveau Premier ministre alors que les violences s’intensifient à Mogadiscio. L’ancien chef du gouvernement, Ali Mohamed Gedi, a démissionné lundi matin, mettant fin à des semaines de crise institutionnelle dans un pays qui demeure miné par 16 ans de guerre.
Soudan : Le défi de l'inclusivité
2007-10-30
http://www.rfi.fr/actufr/articles/094/article_58400.asp
Les médiateurs dans les discussions de Syrte sur le Darfour s’apprêtent à envoyer des émissaires en direction des mouvements qui n’étaient pas présents ces deux derniers jours pour essayer de les convaincre. Le précédent accord, celui d’Abuja, n’a pas réussi à ramener la paix au Darfour parce qu’il n’avait été accepté que par une seule faction importante, celle de Minni Arkou Minawi.
Tchad : Les négociations de la dernière chance avec le Soudan
2007-10-30
http://www.africatime.com/afrique/index.asp
"Je crois que ça, c'est le dernier accord, bien le dernier accord que le gouvernement signe avec une opposition", a déclaré Idriss Itno Déby à RFI, au sujet de l'accord de cessez-le-feu avec les rebelle. Dans cette position tranchée, il faut sans doute percevoir la lassitude des autorités tchadiennes face aux conflits perpétuels, notamment à leurs frontières avec le Soudan.
Tchad : Accord signé entre gouvernement et rebelles
2007-10-28
http://www.grioo.com/info11959.html
Le gouvernement tchadien et les quatre principaux groupes rebelles de l'est du Tchad ont signé, le 25 octobre, à Syrte (Libye) un accord de paix en présence des dirigeants tchadien, libyen et soudanais. Le document a été signé par le ministre d'Etat tchadien chargé des Infrastructures et par les chefs rebelles de l'Union des forces pour la démocratie et le développement.
Internet & technologie
Afrique : TIC, les synergies pour combler le retard numérique
2007-10-31
http://www.voanews.com/french/2007-10-30-voa8.cfm
Le sommet « Connecter l’Afrique » a pris fin mardi à Kigali, au Rwanda. Les discussions ont porté sur les moyens d’aider l’Afrique à combler son retard numérique, ce continent étant le moins connecté du monde. Il s’agit désormais « de créer une synergie entre les acteurs » en vue de réduire les coûts de ces technologies.
Global : L'"ordinateur à 100 dollars" sera commercialisé à 200 dollars
2007-10-30
http://today.reuters.fr/news/newsArticle.aspx?type=technologyNews&storyID=2007-10-30T072418Z_01_RIV026597_RTRIDST_0_OFRIN-INFORMATIQUE-ORDINATEUR-NEGROPONTE-20071030.XML
L'ordinateur à prix réduit que Nicholas Negroponte, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), et son équipe mettent au point à destination des pays du tiers monde coûtera 200 dollars pièce. La Fondation Un ordinateur par enfant (OLPC), créée par Negroponte, s'était fixé comme objectif de passer sous la barre des 100 dollars. Après avoir évoqué un prix de 150 dollars, elle annonce sur son site internet que l'ordinateur sera finalement commercialisé pour 200 dollars (140 euros).
Global : Des téléphones compatibles Google pour mi-2008
2007-10-30
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071030/ttc-google-telephones-fe50bdd_1.html
Google devrait annoncer au cours des deux prochaines semaines des logiciels et des services avancés permettant aux fabricants de téléphones mobiles de proposer d'ici la mi-2008 des combinés compatibles avec les offres du premier moteur de recherche sur internet, rapporte mardi le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.
Ghana : Celtel offre 120 millions de dollars et s'empare de Westel
2007-10-30
http://www.ouestaf.com/Telecoms-Celtel-offre-120-millions-de-dollars-et-s-empare-de-Westel-au-Ghana_a1024.html?PHPSESSID=e54808da77d9cc085da3d3150da42cc2
Celtel international, opérateur de téléphonie mobile déjà présent dans plusieurs pays d'Afrique de l'ouest et du centre, va acquérir la majorité du capital de la compagnie ghanéenne Westel (Western Telesystems) pour 120 millions de dollars (plus de 60,8 milliards FCFA).
Tunisie : Formation en informatique, multimédia et Internet pour enfants
2007-10-30
http://fr.allafrica.com/stories/200710300793.html
Ancrer la culture informatique et numérique chez les nouvelles générations est plus qu'une nécessité. Il s'agit, en fait, d'une véritable initiation à la vie moderne et, en même temps, d'un apprentissage des plus basiques. Sans parler du fait que l'informatique en tant qu'outil, mais aussi en tant qu'esprit, a été introduite dans les programmes scolaires.
Collecte de fonds & ressources utiles
Global : Un nouveau site pour le Parlement francophone des jeunes
2007-10-31
http://www.newspress.fr/communique_194211_1850.aspx
Dans le but de donner une nouvelle impulsion aux activités du Parlement francophone des Jeunes, dont elle assure la maîtrise d’œuvre, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie vient d’ouvrir un site internet (http://pfj.apf.francophonie.org) et un forum dédié aux jeunes membres des quatre promotions du PFJ.
Maroc : Salon international de l'industrie du textile
2007-10-30
Le Salon des Matières, Accessoires et services Textiles se tiendra du 29 novembre au 1er décembre prochain à Casablanca, capitale économique du Maroc.
Organisée à l'initiative de l'Association Marocaine des Industries du Textile et de l'Habillement (AMITH), cette manifestation verra la participation de plus de 250 exposants.
Cours, séminaires, & ateliers
Afrique : Atelier sur le leadership féminin dans le VIH/SIDA
2007-10-30
http://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=74232
Organisé à Nairobi, au Kenya, par le Centre for development and population activities (CEDPA), l’atelier régional Afrique sera dirigé par des responsables de formation venus de six pays – le Ghana, Kenya, Nigeria, Rwanda, l’Afrique du Sud et la Zambie – en collaboration avec des formatrices du CEDPA. Il se tiendra du 28 janvier-15 février 2008.
Afrique : Programme collaboratif CODESRIA-SEPHIS, Atelier sur l’histoire sociale
2007-10-30
Le cinquième atelier du Programme collaborative CODESRIA/SEPHIS sur les nouvelles théories et méthodes sur l’histoire sociale se tiendra à Dakar du 3 au 21 mars 2008, contrairement à ce qui avait été annoncé. Le thème de cette session est : historiciser les migrations. L’atelier sera organisé autour des expériences comparatives de participants venant d’Afrique, d’Asie, des Caraïbes et de l’Amérique latine ; l’atelier regroupera environ 15 jeunes historiens pendant trois semaines pour une réflexion commune et la formation. Les participants suivront un programme destiné à les faire partager leurs expériences, améliorer la qualité théorique et méthodologique de leurs travaux, et renforcer leurs capacités de comparaison.
Le cinquième atelier du Programme collaborative CODESRIA/SEPHIS sur les nouvelles théories et méthodes sur l’histoire sociale se tiendra à Dakar du 3 au 21 mars 2008, contrairement à ce qui avait été annoncé. Le thème de cette session est : historiciser les migrations. L’atelier sera organisé autour des expériences comparatives de participants venant d’Afrique, d’Asie, des Caraïbes et de l’Amérique latine ; l’atelier regroupera environ 15 jeunes historiens pendant trois semaines pour une réflexion commune et la formation. Les participants suivront un programme destiné à les faire partager leurs expériences, améliorer la qualité théorique et méthodologique de leurs travaux, et renforcer leurs capacités de comparaison.
Thème et contenu de l’atelier
Les migrations constituent une vieille réalité intégrale à l’histoire de l’humanité. Récemment, elles sont devenues un terrain grandissant de recherche et d’analyse politique. Cependant, elles ont rarement été correctement contextualisées et conceptualisées. Bien que les migrations soient un phénomène grandissant profondément ancré dans l’histoire, elles ne sont pas souvent comprises de manière longitudinale comme un élément central de la recomposition de la société humaine.
Dans cette perspective, l’objectif du cinquième atelier est de proposer une analyse comparative, inclusive et plus fondée historiquement des questions de migrations dans l’objectif de promouvoir la réflexion sur les origines, la direction et les conséquences à long terme des différents aspects des mouvements migratoires actuels. Qu’ils soient volontaires ou forcés, les déplacements de personnes ont un impact sur les pays d’origine, de transit et de destination.
Ces mouvements, qui ont considérablement accru du fait de causes économiques et technologiques, génèrent plusieurs formes d’adaptation aux nouveaux environnements économiques, politiques et socio-culturels, y compris les relations qui se forgent avec les populations autochtones. Les participants à l’atelier seront invités à analyser les questions négligées telles que les pratiques religieuses des migrants (islam, judaïsme, christianisme, églises adventistes et indigènes, etc) et comment elles contribuent à la construction des identités des groupes.
De plus, il leur sera demandé de prêter attention à la manière dont sont structurées les expériences migratoires selon le genre, surtout que les politiques d’immigration diffèrent selon le genre. De manière spécifique, la question de l’influence des migrations sur les relations de genre dans la société d’origine et les communautés d’accueil seront couvertes à la fois en termes de préoccupations et leur impact dans la construction de nouvelles identités et la production de nouvelles citoyennetés.
De plus, dans un contexte où l’immigration est souvent considérée comme source de conflits entre certains résidents des pays d’accueil et les communautés de migrants, l’atelier examinera les dynamiques des conflits associés aux déplacements volontaires ou forcés. Différentes dimensions des migrations – immigration clandestine, trafic d’êtres humains, et contrebande – et leurs impacts – telles que l’émergence de nouvelles formes d’identités hybrides, le développement de réseaux transnationaux et d’espaces sociaux, et l’émergence de diasporas – seront analysées.
L’atelier explorera les migrations en tant que mouvements défiant les frontières nationales et les concepts existants de frontières et d’Etat-nation, remettant en question la théorie et la pratique de la démocratie, et questionnant la dualité étranger/autochtone.
Parmi les sous-thèmes autour desquels la réflexion sera organisée, il y a :
• Conceptualisation et schémas de migration
• Processus de migrations et identités des migrants
• Mouvements sociaux de migrants
• Migration, conflits et droits humains
• Dimension genre des migrations
• Frontières, trans-nationalisme et questions de sécurité/insécurité
• Diasporas et nouvelles formes identitaires des migrants, et
• Migrations et nouvelles citoyennetés.
Les études théoriques et empiriques de chacun de ces sous-thèmes seront encouragées afin de promouvoir le débat sur les récents développements méthodologiques et théoriques en histoire sociale tels qu’ils affectent les migrations. A cet effet, les participants seront encouragés à mener leurs réflexions dans une perspective comparative. Les participants auront un soutien pratique dans l’écriture d’articles, planifier un projet de recherche, et soumettre une proposition de recherche pour financement. Les discussions seront liées aux centres d’intérêt des participants et à l’état d’avancement de leurs travaux respectifs.
L’atelier sera dirigé par un directeur qui est un chercheur avec une réputation établie dans le domaine des migrations et de l’histoire sociale. Il/elle sera responsable du contenu général de l’atelier. Quatre personnes ressources venant du Sud donneront des cours et faciliteront les discussions ou conduiront des séminaires sur les différentes questions relatives aux derniers développements dans l’histoire sociale dans leurs domaines de compétence respectifs. Plusieurs autres historiens du pays hôte seront invités à donner des cours. La langue de travail de l’atelier est l’anglais.
Hébergement et excursions
L’atelier se tiendra à Dakar, Sénégal. Le CODESRIA mettra à la disposition des participants un environnement de travail stimulant et plaisant. Le Conseil prendra également en charge les frais de voyage, l’hébergement et les frais de transport locaux des participants. De plus, une somme leur sera allouée pour couvrir les frais de séjour. Des excursions locales seront organisées pour les participants afin de rendre leur séjour le plus agréable possible.
Eligibilité e


EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004