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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News 32: Solidarité internationaliste des périphéries Africaines et Latino-Américaines

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Arts & livres, 5. Moniteur de l'Union Africaine, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Elections & gouvernance, 9. Afrique & Chine, 10. Développement, 11. Santé & VIH/SIDA, 12. Éducation, 13. Racisme & xénophobie, 14. Média & liberté d'expression, 15. Nouvelles de la diaspora, 16. Conflits & urgences, 17. Internet & technologie

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Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2007-11-08

http://www.pambazuka.org/fr/category/highlights/44349

CHRONIQUE : La solidarité internationaliste des périphéries africaines et latino-américaines: renaissance de la Tricontinentale
COMMENTAIRES ET ANALYSES : La malédiction du pétrole dans les pays d’Afrique des Grands lacs
ARTS ET LIVRES : Libye : annonce d’un film inspiré d’une œuvre de Khadafi
MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : 6 candidats pour remplacer Konaré
CONFLITS ET URGENCES : Global : Le Commandement militaire américain en Afrique opérationnnel
DROITS HUMAINS : Botswana : Des Bushmen torturés racontent leur calvaire.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Afrique : des départs en hausses et des routes de plus en plus longues.
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Afrique : deux anciens présidents prédisent un brillant avenir au continent
AFRIQUE ET CHINE : Niger : 10 milliards pour un nouveau pont à Niamey.
DEVELOPPEMENT : Kano et Chicago vont collaborer pour un marché des matières premières
SANTE ET VIH/SIDA : Afrique : la co-épidémie sida-HIV prend de l’ampleur
EDUCATION : Libye : 459 000 étudiants prévus entre 2008 et 2012
RACISME ET XENOPHONIE : Global : Un footballeur congolais porte plainte pour propos racistes
ENVIRONNEMENT : Global : La fumée de chicha polluante
MEDIA ET LIBERTE D’EXPRESSION : Burundi : recrudescence des procès contre les journalistes
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Bénin : conférence internationale sur la micro-finance.
INTERNET ET TECHNOLOGIES : Plus de 55 milliards pour la connectivité du continent
sida





Chroniques

Solidarité internationaliste des périphéries africaines et latino-américaines : renaissance de la Tricontinentale

À la mémoire de Ben Barka organisateur de la Tricontinentale enlevé et assassiné en France

2007-11-08

Aziz Salmone Fall

http://www.pambazuka.org/fr/category/features/44346

L'Amérique Latine est, par endroits, de nouveau devenue, en ce début de siècle, un laboratoire d'expériences sociales qui nous inspirent et nous permettent en Afrique de garder espoir en l'avenir.

Je souhaite d'abord évoquer la situation dans laquelle la mondialisation néo-libérale ses leurres et ses lueurs nous confine. Ensuite insister sur quelques acquis que la coopération Sud-Sud ont permis pour humaniser notre système monde. Et enfin, faire ressortir quelques pistes alternatives communes à partir des impératifs qui se posent principalement pour l'Afrique.

Sur toutes ces questions on ne réinvente pas la roue, mais on la perfectionne. Il n'y a pas forcément de chemins. Le chemin se fait en marchant, ce qui n'empêche pas de réemprunter des traverses, tantôt sinueuses mais fécondes, ou d'en éviter d'autres inutiles et sans issues. Des expériences de nos aînés sont les racines de stratégies qui ne sont pas tombées forcément en désuétude, et dont il importe souvent de s'inspirer afin de mieux rebondir. Il s'agit entre autres des expériences des mouvements de libération nationaux, certaines des aspirations encore valides de la Tricontinentale et du Non alignement, mais aussi certaines récentes conclusions issues des forums sociaux mondiaux comme la déclaration de Bamako.

Nul ne peut prédire l'issue des luttes, et le futur proche résultera des bouleversements dans les rapports de forces sociopolitiques, économico-culturels, entre genres et entre générations. Il s'agit entre-temps de consolider les acquis, d'élargir le champ d'une réponse sociale humaniste progressiste et si possible socialiste contre le modèle unilatéral du marché et son apartheid mondial.

Or les exigences d'un tel avènement passent par la concrétisation, à l'échelle des formations sociales, de réformes sociales majeures, voire des projets de société viables. Ceci ne me semble pas possible en dehors d'un effort de désengagement sélectif et d'autocentrage et surtout de soutien réciproque par l'intégration collective de ceux qui optent pour une telle alternative. L'option de forces nationales populaires et démocratiques (Etats et peuples) contre la logique de compradorisation semble être la seule capable de structurer, en concertation et cohésion, une riposte pour la défense d'un tel projet, voire l'avènement d'un autre monde.

Telle est pour moi l'alternative. J'insiste et plaide pour une renaissance de la Tricontinentale.

Faisant écho à d'autres éminentes voix, je propose de partir de l'appel de Bamako 2006. Il s'agit d'une utopie réalisable et à notre portée. La vitalité pour les peuples de relever de tels défis existe. Ici même, au Mexique, souvenez vous encore comment après les tremblements de terre du 19 et 20 septembre 1985, le peuple a su s'auto-organiser malgré l'inertie du gouvernement de Miguel de la Madrid. Souvenez vous comment l'université nationale autonome de Mexico a fait naître des brigades qui ont oeuvré des mois durant. Les sinistrés et autres victimes se sont réorganisés pour la reconstruction et tout cela a dû beaucoup profiter à l'avènement de Cuauhtemoc Cardenas et du PRD; à l'implosion du PRI; à la réorganisation citoyenne et populaire qui permit d'élire de façon démocratique le premier gouvernement de la ville…

Pour que l'Afrique et l'Amérique latine et centrale cheminent mieux ensemble elles doivent comprendre leur passé, apprécier ce qu'elles ont ensemble réalisé et ensuite envisager leur futur commun.

Leur passé commun s'étale peut-être même sur des millénaires si l'hypothèse de la connaissance de civilisation antiques pharaoniques et précolombienne est avérée. Sur des centaines d'années si on compte les rapports en 1311 entre l'Empire du Mali d'Abubakri II et les civilisations du Quetzalcoatl ; et qu' on contemple l'archéologie négro-africaine chez les Ohlmecs. Et un passé plus douloureux avec la traite négrière et ses divers impacts, mais aussi ses bouleversements héroïques comme avec Yanga. Qui se souvient de cet esclave rebelle qui devint chef et qui harcela tant les espagnols qu'ils lui proposèrent la trêve. C'est ce qui permit l'avènement de Vera Cruz, la première ville noire libre en Amérique en 1609.

L'identité des stratégies de luttes politiques contemporaines africaines et latino-américains renvoie aux aspirations des ères de la décolonisation. L'Amérique latine moins affectée que l'Asie et l'Afrique a moins contribué au projet de Bandoeng. La déclaration de Bandoeng est un précurseur majeur des critères qui fondent le discours des catégories des relations internationales contemporaines. A partir de ce moule historique de Bandoeng, et servi par une inclinaison favorable de l'ordre mondial pour l'État providence, autant dans les idéologies de droite que de gauche, le développement devient le cheval de Troie de l'édification de l'État nation.

Le développement est -il une ruse de l'histoire pour occidentaliser le monde? Est-il plus cyniquement, un paradoxal moyen de reproduction sociale qui requiert prédation écologique et sociale, pour assurer une production de biens et services toujours exponentielle aux fins de l'accumulation de classe ou d'Etat ? Les jeunes Etats de la périphérie n'ont jamais eu le loisir de trancher ce dilemme existentiel et idéologique, devant l'engouement et l'urgence de se doter en infrastructures et ainsi combler leur retard prétendu. Le mouvement des Non alignés verra beaucoup de ses membres, et parfois lui-même, jouer le chantage de basculer d'un bord ou de l'autre des blocs bi-polaires. Mais plus il va se massifier, plus les revendications tendront à s'agglomérer dans les institutions multilatérales où ses préoccupations ont enfin été posées.

Depuis qu'ils ont pu imposer la création de la CNUCED, en 1964, les non-alignés sont conscients d'un certain pouvoir. Bien des mouvements de libération du monde leur doivent la reconnaissance dans les instances multilatérales. On lui doit aussi les pressions de l'anti-impérialisme, de l'anti-racisme, de l'anti-apartheid, pour les droits des peuples de disposer de leurs ressources naturelles ; pour le droit au développement et un autre ordre économique, etc. Ce dernier fortement réclamé par la CEPAL (Commission économique pour l’Amérique latine) a ouvert un espace pour l'autocentrage qui reste à notre sens pertinent malgré les errements et les tentatives équivoques de susbstitutions aux importations. On ne peut passer sous silence des rejetons de la tricontinentales comme l'OSPAAAL (organisation de solidarité avec les peuples d'Asie, Afrique et d'Amérique latine) et l'OLAS l'organisation latino américaine de solidarité, morts des pratiques volontaristes et de fissures idéologiques, peu après l'assassinat du Che.

Depuis, les sommets successifs des Non-alignés seront autant d'occasions de revendiquer que de façonner un autre ordre international . Car le fonds du problème, on ne s'en rend compte peut être pas immédiatement à l'époque, n'est pas le dilemme politique Est-Ouest (au sommet de Belgrade de 1961, l'URSS n'est plus invitée), ni la coexistence Sud-Sud, (minée pourtant par les crises entre URSS et Chine, Inde-Pakistan, Chine-Inde, Malaisie-Indonésie, les zizanies du Proche-orient, la sécession biafraise, Soudan-Ethiopie, Algérie-Maroc…), mais bien la persistance du fossé Nord-Sud. L'ordre international disperse, dans le prétendu Tiers monde, les itinéraires des formations sociales, selon que l'on dispose de certains atouts pour être intégré favorablement dans le marché mondial.

Ceci permet l'avènement de semi-périphéries pour les uns, de réelles périphéries pour d'autres alors que bien des formations sociales sont marginalisées et reléguées en réserve. Il n'est donc pas surprenant que les préoccupations du mouvement des Non alignés se focalisent encore sur le dialogue Nord-Sud. Cela demeure d'ailleurs, un monologue du Sud.

Vous savez, hélas, que la tentative d'un front tricontinental anti-impérialiste échoua en 1966 à la Havane. Je ne fais pas ici un plaidoyer nostalgique. Mais il faut réactiver cette entité et susciter un ralliement dans le respect des diversités. Ce n'est pas que le Sud, mais l'humanité qui en a besoin. Il ne faut pas sous-estimer l'œuvre collective qui a pu se substituer à la Tricontinentale et accomplir un impressionnant travail.

En effet, graduellement, le mouvement des non-alignés est cependant parvenu, par ses pressions, votes collectifs et résolutions, à faire émerger une seconde et une troisième génération des Droits de l'homme. À défaut d'avoir participé à rédiger la première déclaration des Droits de l'homme et à y insérer leurs équivalents homéomorphes, c'est déjà une victoire pour les jeunes pays. En 1969, l'assemblée générale de l'ONU adopte la résolution 2542 " Déclaration sur le progrès et le développement dans le domaine social". Elle élargit le domaine de la sphère économique à d'autres pans du social, notamment en termes de Droits de l'homme et de justice sociale. Dans les faits, la plupart de ces nouveaux droits et conventions ne sont pas assortis de devoirs et restent lettre morte. La conférence de Lusaka en 1970 introduit, en plus des habituelles questions politiques, des impératifs économiques de façon plus revendicative. "

Les demandes, relayées par le groupe des 77, étaient pourtant compatibles avec une intégration dans l'économie mondiale. Elles réclamaient entre autres, une intégration dans le marché mondial, mais avec des règles du jeu plus harmonieuses ; la stabilisation des prix des matières premières ; des codes de conduites pour les firmes multinationales ; la levée des restrictions commerciales ; une correction des termes de l'échange inégal ; tenir la promesse des 0,7% à la coopération internationale non conditionnée; et le renforcement du pouvoir des pays non alignés au sein des institutions onusiennes. Pour l'essentiel ces revendications demeurent légitimes et non respectées.

Érosion du non-alignement jusqu'à l'ère du supra impérialisme

L'échec de mettre en œuvre les mesures du NOEI, et qui reviennent encore comme des leitmotiv, a contribué à dévoiler et à amplifier l'émiettement du front "tiers mondiste". Ces rencontres se sont alors muées en kermesse institutionnalisée, un peu désabusée par l'impuissance à transformer efficacement l'ordre mondial. Dans cet émiettement, deux groupes, pour l'instant, parviennent à se faire respecter moindrement par les tenants de l'ordre mondial.

D'abord la périphérie utile, une quinzaine de pays émergents, subalternes et industrialisant pour la mondialisation. S'y démarque un premier groupe des pays capitalistes de l'Asie de l'Est (Taiwan, Corée du Sud, Hong Kong et Singapour) et du Sud-Est (Malaisie, Thaïlande). A l'instar de la Chine, ils ont maintenu un fort taux de croissance, mais s'en sont différenciés par d'autres stratégies de plein emploi et de formation professionnelle, d'interventionnisme étatique, d'épargne et d'investissement, de dynamisme entrepreuneurial alliant culture famille et capital, d'intégration régionale et d'importantes sollicitudes extérieures.

Depuis la crise économique qui les a frappé en 1997, de nouveaux problèmes sociaux y ont fait surface. Mais récemment le sommet de Bichkek est venu rappeler que bien des pays de la périphérie ne se laisseront pas dicter une stratégie militariste unilatérale du mégaloensemble. Ce front commun qui s'est ouvert, comme d'ailleurs celui des pays de la mer caspienne, sont autant de signes encourageants vers le polycentrisme et le refus du redéploiement d'une doctrine Monroe sous parapluie de l'OTAN à l'échelle planétaire.

Dans cette périphérie utile viennent ensuite des pays comme l'Inde et quelques exceptions latino-américaines (Brésil - 8e économie mondiale-, le Mexique) qui ont pu se doter d'un tissu industriel et qui sous-contractent des portions de biens et services du marché mondial. Le G20 défend principalement la place des pays émergents dans la mondialisation.

Viennent enfin les formations sociales, toujours captives de la division internationale du travail qui, malgré son évolution, les cantonne dans un rôle de fournisseurs de matières premières. Il s'agit de l'essentiel des pays arabes et d'Afrique et certains d'Amérique latine. Malgré parfois quelques unités industrielles compétitives, ils ne parviennent pas à influencer la marche économique du monde et en subissent pratiquement passivement davantage les contrecoups, y compris même lorsqu'ils sont producteurs de pétrole.

Beaucoup de ces pays ont perdu jusqu'à leur statut déjà peu enviable de périphéries. Illustrations de la dévastation de l'expansion capitaliste, ils sont devenus des zones excentrées et /ou des mis en réserve. De plus en plus enclins à négocier une cooptation compradore, ils sont laissés en pâture à l'instrumentalisation du désordre de firmes secondaires et de pouvoirs politiques prébendiers excellant dans le maquillage démocratique. Pour eux on a réchauffé les besoins essentiels de Perroux, soit les objectifs de développement du millénaire. Ils ont peu de chance d'être atteints d'ici 2015.

Les trois décennies de développement décrétées par l'ONU n'ont-ils pas été globalement des échecs, malgré des avancées spectaculaires dans plusieurs domaines ? Rappelons brièvement quelques traits saillants si utiles pour notre ère.

Après une première décennie qui était consacrée au développement, on entame la seconde décennie avec autant espoir que de manque de vigilance. Mais le développement sous perfusion par des prêts concessionnels est vite abandonné, lorsqu'on passe en 1973 du taux d'étalon or aux taux flottants. La chute du dollar qui s'en suit va grever les revenus d'exportation de ces pays dont l'essentiel des produits sont négociés en cette devise.

L'action des pays de l'OPEP conduira à un redéploiement de crédits vers les pays non- alignés appâtés par le slogan " Acheter aujourd'hui payer demain", si important pour éviter la crise de surproduction des pôles avancés. Ils se sont très vite endettées et engluées dans les intérêts de cette dette. Une dette aussi due à l'enrichissement illicite d'élites qui rapatrient au Nord bien de leurs avoirs. Des avoirs qui emboîtent le pas au transfert de ressources, de biens et de fonds. Ceux ci sont toujours supérieurs aux flux d'aide internationale, d'ailleurs bien mal nommée.

Au début 80, la récession au Nord entraîne la déliquescence de l'État providence, la hausse des taux d'intérêt et la morosité économique au Sud. Le paiement de la dette et la nécessité d'accéder à d'autres crédits cèdent le pas aux ajustements structurels. Ils augmentent certes la production, mais sont en passe d'achever les malades. Les cures d'assainissement aggravent la paupérisation.

Dans les années 90, on s'acharne à accroître la productivité des pauvres et à reconfigurer l'État, en laissant le privé prendre les commandes de l'essentiel. La société civile est cooptée à ce service et la gouvernance est appelée à la rescousse, comme dimension politique des ajustements, afin d'éviter que les États ne persistent à contourner les mesures draconiennes. Ces dernières tissent la révolte, au point de voir, depuis trois ans, les tenants de Davos récupérer le discours alter mondialiste et desserrer l'étau de la dette. En même temps, les derniers bastions du bien commun sont investis par la rationalité marchande (de l'eau aux plantes, de la culture aux gènes…).

Tout cela exacerbe l'exploitation du travail. Compte tenu des différences de rémunération et de productivité par rapport aux pays avancés du centre, elle occasionne vers ces derniers toujours davantage de transferts de capitaux et de main d'œuvre sélective. Parallèlement, -par les zones de libre échange et autres formes d'intégration, de l'Union européenne/ACP à la ZLEA ou au NEPAD -la mondialisation procède à un laminage autant des économies des pôles dominants nationaux autocentrés des centres capitalistes, que ceux des pôles dominés qui n'ont pu s'autocentrer. Elle les recompose en réseaux productifs mondiaux intégrés mais concurrentiels. A tous les autres de les imiter et de s'aligner à cette logique ou de péricliter. Et ce n'est pas les initiatives de coopération Sud-Sud pourtant prometteuses, qui les en empêchent.

(…) À l'équilibre de la terreur de la guerre froide, nous voyons se substituer la terreur du déséquilibre. Déséquilibre qui est celui de la mondialisation et de ses contestations. C'est un déséquilibre précaire, générateur de chaos, d'illusions et, à long terme si la tendance se maintient pour l'humanité, d'anomie.

Il pourrait caractériser la phase de redéploiement que tente d'imposer le capitalisme effectif. Ce supra-impéralisme (supra, du latin au-dessus, plus haut) désigne les extensions multiformes de l'espace du capital dans lequel différents vecteurs oligopolistiques tentent d'infléchir l'économie mondiale. A titre d'illustration, le fait qu'une dizaine d'entreprises contrôlent quasiment la moitié du marché mondial. Ou que 350 les plus riches du monde accaparent un revenu égal à celui de 2,6 milliards de personnes. Les "2% d'adultes les plus riches du monde détiennent plus de la moitié de la richesse globale des ménages ; en 2000, les 1% d'adultes les plus riches du monde possédaient à eux seuls 40% des biens mondiaux et que le décile le plus riche détenait 85% du total mondial. A l'inverse, la moitié inférieure de la population adulte mondiale ne possédait qu'à peine 1% de la richesse mondiale".

Cette mondialisation est une inflexion dans le sens de la construction d'un système monde particulier, que je nomme le mégaloensemble, que d'autres nomment l'Empire (…) Il vous faut imaginer la supercherie que représente encore la projection géographique dite de Mercator qui s'est imposée sous la forme de l'Atlas mondial pour comprendre ce que je tente d'illustrer. Alors que depuis 1977, malgré l'avis du collège international des géographes qui reconnaissent la supériorité de la projection de Arno Peter, les ouvrages de par le monde continuent de façon eurocentrique à représenter le monde tel qu'il n'est pas. De même, le mégaloensemble, miroite une image d'un monde effectif qui n'est pas la réalité existante.

Par la prétention de rendre possible la modernité et la consommation à tous au prix de l'alignement au village global, à la société globale, le mégaloensemble parvient à ses fins par sa faculté de réorganiser le temps et l'espace aux fins de la production et de la consommation exponentielles. Tout désormais peut et doit avoir une dimension planétaire et locale, tout a un accent planétaire par la nécessité de circonscrire l'espace national et étatique sensé être devenu obsolète devant l'ampleur transnationale des enjeux divers. Le mégaloensemble affirme dès lors la mondialisation néo-libérale comme unilatérale, l'hégémonie du marché comme universelle, l'uniformisation politique idéologique et culturelle comme acquise et indépassable. Le mégaloensemble s'assure d'user de guerres réelles et économiques par le supra impérialisme pour ce faire.

En surestimant sa capacité et sa grandeur, et par un orgueil délirant, surfant sur des capitaux fictifs, le mégaloensemble bénéficie en priorité aux grandes entreprises et banques des premières puissances étatiques. Ces acteurs jouissent en premier lieu du marché des biens, services et capitaux, au détriment de la réalisation des droits économiques sociaux et culturels collectifs.

Le marché mondial en restructuration par l'OMC qui conforte le statu quo peut très bien nous mener vers une impasse. Sous la houlette des Etats-Unis, est-ce que l'Europe et le Japon accepteront de continuer cette odyssée en position subalterne, malgré l'évidence de l'impasse? Ceux qui considèrent que les Etats-Unis sont en déclin sont plutôt optimistes.

Mais ne faut-il pas relativiser tout cela ? A l'interne, le modèle américain est miné, pour servir justement de rôle moteur au mégaloensemble. Les coupures dans les secteurs sociaux ont été drastiques. Les investissements extérieurs déclinent, les délocalisations de firmes s'accélèrent. La polarisation sociale atteint des dimensions dramatiques, plus de 50 millions de ses citoyens sont exposées à une vulnérabilité totale en l'absence de couverture en santé et en éducation. Le chômage est endémique dans plusieurs Etats et la condition des africains Américains dans la capitale en dit long. La population est désabusée et meurtrie comme durant le Viêt-Nam. Elle est terrorisée et chroniquement stressée par les rumeurs de l'imminente attaque terroriste. Le lobby militariste est désormais en butte à certains secteurs financiers et économiques qui ne partagent pas ses vues dans l'offensive néo-libérale par le marché, etc.

Mais ce déclin interne est compensé par une surenchère extérieure, lui en phase ascendante. De l'argent illicite afflue des formations sociales cooptées, mais aussi des ponctions de l'arrière-cour latino-américaine. L'arrogance de l'administration américaine à sécuriser à ses fins le pétrole et les autres ressources de par le monde, à recruter et coopter des élites diverses pour avaliser le mégaloensemble est articulé sur une force économique politique et culturelle réelle. Les 200 plus grandes entreprises, qui ne fournissent de l'emploi qu'à 0, 75 de la force active dans le monde, accaparent le quart du PNB mondial . Parmi les plus importantes firmes transnationales côtées en bourse, 48% sont américaines, et si on réduit au dix premières, 80% sont aussi de propriétés américaines.

Les transnationales monopolisent les transactions internationales du commerce. La moitié de ce commerce se déroule strictement entre elles. La dominance dans la mondialisation est donc la financiarisation de l'économie. Il est vrai que le caractère évolué du niveau de technologie d'information et de communication fait revêtir à cette mondialisation néo-libérale un caractère sans précédent. Mais le processus n'est pas achevé et la mondialisation ne pourra s'arroger le titre de changement social. Ce dernier l'a précédé et lui survivra probablement. Issue de l'oligopolisation du processus transnational, alimentant les rythmes des percées technologiques et scientifiques tout en y étant assujettie, la mondialisation est un sursaut qualitatif de l'économie monde.

Mais nulle part, elle ne procède à l'égalisation des chances et des économies. Au contraire, partout elle creuse et polarise les écarts. Il s'agit, dès lors, d'un processus polarisant par essence, parce que asymétrique et biaisé par les pouvoirs dominants dans les centres animés par la nécessité d'instaurer l'ordre supra-impérialiste.

Que ce dernier soit infléchi dans le sens des orientations globales et du leadership des États-unis ne semblent pas pour l'instant être fondamentalement contesté par ses alliés. Il y a une quasi unanimité des intérêts dominants des centres comme des périphéries à poursuivre ce dessein aux fins de l'exploitation des richesses du globe à leur profit.

Partout, pratiquement, beaucoup de ces classes dirigeantes disent oui à cette transnationalisation, parce qu'elles en sont avant tous les premiers bénéficiaires en terme de richesse, de prestige et de pouvoir. Les dispositifs de recolonisation néo-libérale, les plans NEPAD en Afrique, la zone de libre échange des Amériques avec Alena, ALCA, Plan Colombia, l'initiative andéenne, Plan Puebla Panama, etc.(dans une moindre mesure Mercosur) sont autant de redéploiements mercantilistes visant à coopter ces régions sensibles.

En Afrique les perspectives de renégociation ACP Europe sont hypothétiques, comme avec force l'illustre courageusement Jean Ziegler l'avocat des sans voix contre la faim :

"Une production agricole mondiale pouvant nourrir 12 milliards d'individus et, au bout de la chaîne, 854 millions de personnes qui souffrent de la faim… Les règles du commerce international imposent aux pays pauvres des accords de libre-échange qui nuisent à leur développement, au profit des multinationales agroalimentaires et des pays les plus industrialisés.".." Le 31 décembre marquera la clôture de négociations commerciales entamées il y a cinq ans entre l'Europe et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (pays ACP).

Ces négociations doivent aboutir à des accords de libre-échange entre les deux régions, appelés accords de partenariat économique (APE) et devant entrer en vigueur au 1er janvier 2008.".." Or les accords de partenariat économique, en visant l'instauration d'une zone de libre-échange entre l'Europe et les pays ACP, vont constituer un risque majeur pour les économies de ces pays. Ils seront soumis à la concurrence directe des produits importés d'Europe. Le secteur agricole européen jouit en effet d'une productivité bien plus élevée et bénéficie de soutiens publics importants, si bien que la surproduction européenne peut être exportée à moindre coût vers d'autres régions.

Résultat : les produits européens concernés, comme les céréales, le lait, les légumes ou certaines viandes, sont finalement vendus moins cher sur les marchés des pays ACP que les productions locales !Les accords de partenariat économique, tels qu'ils sont proposés actuellement par l'Union européenne, vont creuser l'écart existant et appauvrir encore davantage les populations des pays en développement concernés : les produits d'importation à "prix cassés" vont priver de leur activité et de leurs revenus la majeure partie des habitants. Leur droit à l'alimentation et à un niveau de vie suffisant est directement menacé, alors que la production agricole mondiale dépasse largement les besoins alimentaires de la planète !

D'autres enjeux pèsent sur ces négociations : la perte de recettes douanières va entraîner la diminution des recettes publiques des pays ACP ; la libéralisation des services ou de l'investissement menace déjà les emplois et risque d'hypothéquer le développement de ces pays…A cent jours de la fin des négociations, et alors même que la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) s'interroge dans son rapport 2007 sur les gains à espérer des accords de libre-échange entre pays industrialisés et pays en développement, il faut rappeler aux dirigeants européens que les droits des populations doivent primer sur toute autre considération dans les négociations des accords de partenariat économique. Dans l'état actuel, ces accords sont inadmissibles".

Les peuples sont les premières victimes de cette transnationalisation débridée. Même le développement durable a été récupéré par cette mondialisation, et au fond, l'équation devrait être celle d'un développement endurable !

L'uniformisation et l'homogénéisation du monde que fait miroiter la mondialisation restent une tendance. Le système mondial ne peut assurer à tous ce mode de vie (d'ailleurs biologiquement insoutenable pour notre planète). Les frustrations populaires s'aiguisent devant cette modernité, caractérisée par l'abondance dans la rareté. En réaction, des forces anti-systémiques se dessinent, même dans les pôles de prospérité. De Kananaskis, à Seattle Gènes et Honk Kong les conjugaisons de luttes diverses, pacifistes, écologistes, féministes, tiers-mondistes, alter mondialistes, anarchistes, communistes, socialistes et libéraux sont un panorama de plus en plus holistique de la contestation du mégaloensemble.

Il faut bien sûr à présent dépasser l'incantation et la revendication pour des constructions d'alternatives. C'est tout l'intérêt de l'appel de Bamako que je vous annexe pour votre information. Il plaide "pour le principe du droit à la vie pour tous ; les grandes orientations d'un vivre ensemble dans la paix, la justice et la diversité; les manières de réaliser ces objectifs au plan local et à l'échelle de l'humanité". Ailleurs, dans bien d'endroits du Tiers monde, la même frustration et une sourde colère grondent. Mais aussi le désarroi, la quête de sens se manifestent par un retour du religieux et du culturel. Elles sont souvent des réponses inadaptées désespérées et anachroniques, mais surtout des désordres instrumentalisables par l'ennemi que l'on cherche à combattre.

Contre tout cela, la repolitisation politique et démocratique des masses des pays non alignés, et un nouvel élan d'unité et de solidarité démocratique seront essentiels.

Le redéploiement de l'hégémonie états-unienne et les prétentions du mégaloensemble hypothèquent la paix mondiale, le développement et la démocratie. Modèle de la mondialisation, la société civile américaine, qui débat de croisade anti-terroriste, de guerre préventive et de bouclier sidéral, compte quelque 220 millions d'armes personnelles. Se déployant sur plus d'une centaine de bases, les Etats-Unis ont réussi pour l'instant à arrimer l'atlantisme européen à leur croisade anti-terroriste et leur vue du megaloensemble.

La résistance de quelques pays européens sur la guerre en Iraq ou en Afghanistan s'est vite estompée et l'alignement est désormais la règle.

Les Européens tergiversent sur l'orientation de leur union en élargissement, sur les turbulences de leur portion Est, sur l'immigration et sur leurs politiques en remorque à l'hégémonie américaine. Rien n'augure pour l'instant d'une quelconque forme d'émancipation de la tutelle américaine.

Les Asiatiques s'insurgent contre la construction des bases militaires de Menoko, Okinawa et des Philippines et on observe en maints endroits la montée des tensions dues au nouveau pavage étatique de l'Asie (Afghanistan et autres anciennes républiques soviétiques).

Le groupe de Shangai demeure la meilleure forme de résistance pour l'heure, mais la transhumance n'est pas à exclure dans bien des républiques d'Asie centrale et tout dépend probablement de ce que la Chine et l'Inde feront ou non avec la Russie.

Les Africains s'organisent de plus en plus massivement, et aussi en dehors de leurs Etats, mais certes laborieusement contre le retour de l'Afrique des comptoirs. Ils tentent de lutter pour une justice économique, la démocratisation, mais aussi contre la cooptation des armées et rebelles dans des plans militaro-stratégiques de maintien d'une certaine paix du mégaloensemble. Africom, extension stratégique du commandement américain sur le continent permettra sous peu un déploiement rapide de ses troupes. Et ce n'est pas seulement Djibouti, mais d'autres espaces comme le Botswana, l'Ethiopie et le Kenya qui s'ajoutent aux zones stratégiques déjà acquises en cas de besoin d'action ciblée.

Le combat est inégal, disproportionné. Les Africains luttent contre leur fausse marginalisation économique sur fonds de pillage de leurs ressources. Mais un autre remarquable effort de résistance culturelle à la mondialisation mérite qu'on s'y attarde (…).

Pour l'Afrique les exigences d'un développement autocentré dépassent les initiatives du style NEPAD et la lente construction de l'Union africaine. Ces initiatives ne prennent qu'au mot le discours de la mondialisation et revendiquent un partenariat axé sur la réalisation des infrastructures essentielles à la croissance du capital. Il s'agit d'une piste tronquée s’il n'y pas d'intégration véritable pour entre autres :

- L'autosuffisance alimentaire, la réforme agraire, la modernisation agricole; - L'industrialisation légère complémentant l'agriculture - Le rééquilibrage du revenu ville campagne;
- Le panafricanisme avec une intégration régionale et continentale accélérée; - Bâtir une économie intérieure, de marché de biens de consommation de masse, pour la satisfaction des besoins essentiels avant de s'ouvrir au monde.
- Profiter de cette déconnexion par défaut pour la transformer en désengagement sélectif profitable, en misant sur les brevets frappés d'obsolescence et recourir le plus possible à une technologie à notre portée et moyens.
- Diversification économique dans une perspective de complémentarité régionale et de péréquation.
- Banque africaine centrale et monnaie continentale; Armée continentale et brigade civile de prévention des conflits et de reconstruction post-conflit ;
- Coopération internationale contre la spéculation, et en conjonction avec les pôles solidaires Sud/ Sud et avec des internationalistes du Nord qui partagent nos préoccupation ;
- La fin de l'impunité et de l'enrichissement illicite et l'atteinte aux droits de la personne ;
- L'émancipation des femmes et le changement des mentalités masculines - La repolitisation démocratique des masses et leur auto-organisation ;
- Changements des comportements irresponsables consuméristes et ostentatoires chez les riches et redécouvertes des schémas de solidarité ;
- La lutte contre l'impérialisme, les régimes compradore et les comportements anti-progressistes ; - Sauvegarde des ressources naturelles et environnementales, par un comportement civique et écologique ;
- Lutter collectivement pour refuser de payer la dette et Réformer les institutions internationales monétaristes ;
- Privilégier une coopération internationale plafonnée à 0,7% et non liée. - Oeuvrer pour un monde humaniste progressiste et polycentrique

Plusieurs de ces exigences sont valables aussi pour l'Amérique latine et centrale. Les Latino-américains, quant à eux, élisant de plus en plus de régimes progressistes, luttent contre un encerclement militaro financier des luttes populaires et l'activisme américain (…).

Les Latino-américains sont confrontés par un encerclement maquillé en lutte anti-narcotique et en promotion du libre-échange tout azimut. Mais l'espoir de la riposte existe. Les résistants des Ranchos de Caracas permettent le rêve bolivarien et l'avancée des organisations du Barrio ; les Cocaleros de Bolivie et les pauvres assoiffés de Cochabamba ont donné une leçon de résistance au monde ; l'Equateur et l'Argentine font une révolution tranquille ; la guérilla s'accroche encore en Colombie ; les fazendas du Brésil comme les paysans zapatistes du Chiapas sont encore là et résistent ; le paysan mexicain peut encore lutter contre le maïs américain subventionné ; Cuba n'est pas tombé sans Castro et lutte toujours contre son encerclement…

Dans toute cette effervescence, partout la paranoïa sécuritaire et la rationalité marchande contribuent tout de même à instaurer un nouvel alignement économique et stratégique des pays du Tiers monde devant le supra-impérialisme. C'est contre cela que nous devons lutter tout en étant solidaire des voies d'espoir ouvertes. C'est donc contre cela que l'esprit de Bandoeng et de la Tricontinentale doit être revigoré, tout en dénonçant ses errements. Afin aussi que les sociétés du Sud puissent lutter contre l'érosion de leurs valeurs de solidarité d'entraide et d'humanité, si utiles au monde pour une autre mondialisation. Celle pour laquelle la nébuleuse alter mondialiste, qui a su synthétiser l'essentiel des revendications non-alignées, escompte le soutien de l'humanité, pour qu'elle lutte contre le risque de sa propre cooptation et mène à bien sa mission.

C'est pour cela que le paysan coréen Lee Kyung Hue s'est sacrifié en septembre 2003 à Cancun. C'est aussi contre une mondialisation prédatrice et l'unilatéralisme belliciste de grande puissance que s'étaient prononcés les Non-alignés à Kuala Lumpur en février de cette même année. Lors de l'anniversaire du 50e a été proclamée la déclaration pour nouveau partenariat Asie-Afrique. Il en faut une similaire entre l'Afrique et l'Amérique latine. Je crois que la Déclaration de Bamako de 2006, en plus des précédentes, offre une plateforme pour un renouveau tricontinental.

Aujourd'hui, partout on semble davantage reprendre conscience de l'ampleur des inégalités entre le Nord et le Sud, mais aussi de l'état dramatique du monde. Probablement davantage, depuis les attentats du 11 septembre, quand on sait comment la pauvreté et la frustration sont les terreaux de tels phénomènes. La renégociation en cours des rapports Nord-Sud est bien enclenchée, mais elle est éparse et fragmentée. Et dans les errements occasionnés par la mondialisation, elle n'est peut-être pas suffisamment perceptible.

Il y a, il est vrai, trop d'Etats qui sont docilement alignés, vers ce qui leur est fait miroiter. Soumission, compromission concussions sont de mise. Les semi-périphéries, considérées modèles, requièrent toujours de transferts de technologies du Nord, tout en s'autonomisant. Ailleurs, les zones franches, la réfection des codes miniers et l'arrêt des législations laissent en pâture des pans entiers aux multinationales.

(…) Il importe de réaliser les possibilités de développement à la base, afin de ne plus voir le spectacle affligeant de jeunes qui traversent les déserts du Mexique ou du Sahara, l'Atlantique ou le Pacifique vers le chimérique El Norte. Mais, puisque l'horizon semble bloqué, risquer ce jeu de la mort en vaut la chandelle pour bien des populations, de plus en plus meurtries par ces ajustements à la mondialisation, et qui par survie et envie de modernité se réorganisent massivement dans l'économie informelle. Pourtant, dans tous les cas il y a un dynamisme réel, voire un réveil perceptible au Sud. Il faut encourager les mouvements qui demandent un retour au non -alignement, qui plaident comme nous pour une plus grande intégration des peuples du sud dans des projets de société de type autocentré collectif.

Il faut insister sur la préservation des biens communs, un développement responsable et populaire, le démantèlement des bases militaires étrangères, une réforme en profondeur du système monétaire et multilatéral, et des règles plus équitables du marché mondial. Il faut surmonter nos différences et plutôt voir ce que nous avons plutôt si majoritairement en commun; mieux nous concerter dans le respect de nos différence ; arrimer davantage nos préoccupations aux mouvements internationalistes dans les pays du centre. Ainsi nous pourrions contribuer à donner globalement une chance à un autre monde, et à un développement endurable pour nos enfants!

Ché est mort ce mois d'octobre 2007 il y a quarante ans, et Sankara il y a vingt ans pour qu'une utopie positive et une autre humanité adviennent. Mais ils ne sont pas morts en vain, puisque vous êtes tous et toutes là à continuer leur oeuvre.

Neruda a dit :

" Vous allez voir combien nous sommes et comptons. Vous allez voir combien nous sommes et serons."

La lutte continue. Que revive donc enfin la Tricontinentale!

* Aziz Salomone Fall est politilogue internationaliste d'origine sénégalaise et égyptienne. Il enseigne les Sciences politiques au Canada.

Ce texte est extrait d'un discours prononcé au Colloque international «Oser inventer/ A traverse a inventar» Universidad de la Ciudad de Mexico (25 octobre 2007)


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Commentaires & analyses

La Malédiction du pétrole dans les pays des Grands Lacs d'Afrique

2007-11-08

Joseph Yav

http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/44347

L'exploitation des ressources naturelles a joué un rôle central dans le conflit des Grands et en RDC. Joseph Yav offre une perspective sur les voies et moyens pour transformer les conflits en se servant des ressources comme “instruments pour la réconciliation et la reconstruction dans la région des Grands Lacs."

“J'espère qu'ils ne vont pas trouver de pétrole. Alors nous serons réellement en danger”. [Blood Diamond (Diamant Sang)]

Introduction

Pour adapter une vieille métaphore, l'on dirait que quand la Région des Grands Lacs d'Afrique éternue, le monde entier, y compris l'Afrique, s’enrhume. Plusieurs éléments interconnectés ont influencé les conflits dans cette région, y compris les intérêts des pays voisins, la compétition autour des ressources naturelles et économiques, des préoccupations quant à l'instabilité et le manque de sécurité, ainsi que le chauvinisme ethnique, pour n'en citer que quelques-uns.

Les possibilités de trouver du pétrole dans la région des Grands Lacs semblent encore une fois dangereuses. Il semble que l'Ouganda et la République Démocratique du Congo aient ignoré ce que les prospecteurs croient être des réserves de pétrole allant jusqu'à un milliard de barils dans le Bassin Albertin qu'ils se partagent. Au moment de la rédaction du présent article, la région pétrolière de l'est de la RDC était le théâtre d'affrontements qui se sont soldés par la mort de civils et de militaires, entre les armées congolaise et ougandaise. Des craintes existent de voir ce conflit s'étendre et embraser les frontières.

Ceci pourrait mener à un autre cas de conflit autour des ressources, comme décrit dans un film récent intitulé “ Blood Diamond” (Diamant Sang) où le vieil homme soupire : “J'espère qu'ils ne vont pas découvrir de pétrole. Alors nous serons réellement en danger.”

Oui, l'on pourrait dire que le vieil homme de ce film a raison; la région des Grands Lacs d'Afrique est réellement en danger. Si les possibilités réalistes de résolution et de transformation du conflit doivent être développées, des préoccupations à propos du pétrole et d'autres ressources devront être abordées. Le présent article va mettre l'accent uniquement sur la question des ressources en tant que source de conflit ou ressource pour la paix et la reconstruction. Le texte ouvre aussi une perspective sur l manièr de transformer les conflits en se servant des ressources en tant qu'instruments de réconciliation et de reconstruction dans la région des Grands Lacs.

Histoire du conflit autour des ressources dans la Région des Grands Lacs
L'une des questions les plus troublantes dans la région des Grands Lacs et spécialement dans le conflit de la RDC a été, et continue d'être, celle de l'exploitation des ressources naturelles de la RDC. L'exploitation illégale des ressources minières de ce pays a été une caractéristique constante dans les débats sur la guerre en général et spécialement dans la partie Est du pays. Il y a un débat pour savoir si oui ou non l'exploitation des ressources minières est le principal but de l'intervention étrangère ou si les initiatives minières constituent un moyen de financer l'effort de guerre.

Il a été établi depuis longtemps que l'exploitation de ces ressources, y compris le ‘coltan’ (colombo-tantalite), l'or, et les diamants à l'est du Congo, et les diamants, le cuivre, le cobalt et le bois au centre de la RDC ont contribué au conflit dans le pays et exacerbé ce dernier. Préoccupé par les rapports de pillages de ressources par les forces étrangères, le Conseil de Sécurité de l'ONU a mandaté un panel indépendant pour faire des enquêtes sur ces allégations.

En effet, dans sa déclaration résidentielle datée du 2 juin 2000 (S/PRST/2000/20), le Conseil de Sécurité a demandé que le Secrétaire général crée un Panel d'Experts sur l'exploitation Illégale des ressources naturelles et des autres formes de richesses de la RDC. L'objectif était de rechercher et d'analyser les liens entre l'exploitation des ressources naturelles et autres formes de richesses en RDC et la poursuite du conflit. Dans ses quatre rapports récents, le Panel d'Experts de l'ONU a cité les noms de Hauts officiers des armées ougandaise et rwandaise et de hautes autorités gouvernementales et leurs familles, dont on allègue qu'ils sont responsables de l'exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC et d'autres abus.

Il a aussi proposé que des mesures soient prises contre les Etats, les individus et les compagnies les plus impliqués dans l'exploitation, y compris les interdictions de voyage, les sanctions financières et les réductions en déboursements d'aide. En janvier 2003, en réponse aux plaintes soulevées par des compagnies et certains gouvernements, le mandat du Panel fut prolongé jusqu'au 31 octobre 2003. Dans son rapport final du octobre 2003, le Panel a bien documenté le noyau de l'exploitation économique, du trafic d'armes et du conflit armé, en indiquant que l'exploitation illégale reste l'une des principales sources de financement des groupes impliqués dans la perpétuation du conflit. Le Panel des Experts a également listé des compagnies basées en Belgique, en Chine, en France, en Allemagne, en Israël, en Espagne, au Royaume-Uni, et aux Etats-Unis, dont on allégue qu'elles étaient impliquées dans le commerce illégal d'armes en RDC.

Par ailleurs, les acteurs régionaux ont été accusés d'agression d'‘aventurisme étranger’. En d'autres termes, si les parties au conflit en RDC pourraient avoir été motivées au départ par des préoccupations en matière de sécurité, leur présence continue en RDC peut être attribuée aux gains économiques dérivés. Le rapport indique en outre que des groupes criminels liés aux armées du Rwanda, de l'Ouganda et du Zimbabwe et le Gouvernement de la RDC ont bénéficié de tels conflits. Une telle situation est critique pour le processus de paix, parce que selon les rapports, ces ‘groupes ne se démantèleront pas volontairement… ils ont construit une économie de guerre auto-financée et axée sur l'exploitation minière’.

Le raisonnement pour l'intervention des Etats voisins s’inscrit aujourd’hui dans une démarche auto-proclamée et les conflits limités à certaines zones sont devenus régionaux. De sorte que les conflits au sein des pays et entre pays de la région des Grands Lacs exigent des solutions basées et ciblées sur la région, de même que la coopération des autres Etats voisins influents.

Situation actuelle : Les guerres pour le pétrole dans les Grands Lacs d'Afrique
L'Ouganda et la RDC partagent le Lac Albert, qui est devenu une nouvelle frontière importante dans la recherche du pétrole sur le continent. Le Lac Albert, également appelé Albert Nyanza et antérieurement Lac Mobutu Sese Seko, est l'un des plus Grands Lacs d'Afrique. C'est le septième lac le plus grand d'Afrique, et le vingt-troisième dans le monde. Il est situé au centre du continent, à la frontière entre la RDC et l'Ouganda. C'est le lac situé le plus au nord au sein de la chaîne de lacs se trouvant dans la Grande Vallée du Rift; il compte près de 160 km de long et 30 km de large, avec une profondeur maximale de 51 m et une élévation superficielle de 619 m au-dessus du niveau de la mer. En 1864, l'explorateur Samuel Baker découvrit le lac et lui donna le nom du défunt Prince Albert, époux de la Reine Victoria. L’ancien président congolais Mobutu lui donna aussi temporairement son propre nom.

Le conflit monte autour du pétrole trouvé dans le Lac Albert. Les estimations parlent de réserves d’environ 100 000 barils par jour pendant quelque dix ans, quand la production va commencer. Des tensions ont commencé à monter en fin juillet-début août lorsqu'une unité des Forces Armées Congolaises (FARDC) ont capturé quatre marins ougandais qui s'étaient apparemment perdus en direction de la côte occidentale congolaise du lac. Mais le 3 août, la situation devint plus grave. Les soldats des FARDC qui patrouillaient sur le lac ont attaqué une péniche de recherche de pétrole appartenant à la compagnie canadienne du nom "Heritage Oil Corporation" et ont tué un contractant britannique qui travaillait pour elle. L'armée ougandaise réplique, tuant un soldat congolais dans l'échange de feu, tandis qu'un soldat ougandais était blessé.

Depuis lors, la tension n'a cessé de monter le long de cette partie de la frontière ougando-congolaise qui s'étend du nord au sud sur le lac de 160 kilomètre - même si la ligne frontalière n'a jamais été déterminée avec précision. Suite à la découverte du pétrole dans la Bassin Albertin, aussi bien l'armée ougandaise que l'armée congolaise se sont déployées lourdement autour des rives. Selon certains observateurs, il y a désormais une menace d'une guerre ouverte.

Pour calmer les tensions, le président congolais Joseph Kabila et son homologue ougandais, le président Yoweri Museveni, ont tenu un sommet d'une journée en Tanzanie, le 8 septembre, dans une tentative de résoudre le malentendu lié à la frontière. Ils ont signé un accord pour retirer immédiatement leurs troupes jusqu'à 150 kilomètres de la frontière afin d'apaiser les tensions autour du lac frontalier. Ils ont aussi convenu de travailler ensemble pour explorer et exploiter le pétrole dans la région du Lac Albert, voire poser un pipeline conjoint pour distribuer le pétrole. L'accord a été signé en présence du président tanzanien Jakaya Kikwete, des diplomates et des journalistes. Ils se sont également mis d'accord pour qu'une équipe conjointe commence le travail de démarcation de la zone disputée du lac. En outre, ils ont convenus de se rencontrer une fois par an et d'élever leurs missions diplomatiques au niveau d'ambassades pour améliorer les relations.

Cependant, peu de jours après la réunion et les accords une autre confrontation militaire éclata sur le lac, le 24 septembre. Reuters rapporte que six civils avaient été tués lorsque les soldats ougandais avaient ouvert le feu sur une pirogue congolaise transportant des passagers sur le lac. Dans un rapport contradictoire sur I'incident, l'armée ougandaise indique que deux soldats avaient été tués, un de chaque côté, dans ce qu'elle appelle un affrontement armé au cours d'une dispute concernant un bateau de recherche de pétrole travaillant sur le lac frontalier.

Il faut donc d'urgence transformer les ressources pour qu'elles cessent d'être une source de conflit et soient des options pour la réconciliation et la reconstruction dans la région des Grands Lacs.

Observations pour conclure : Faire passer les préoccupations autour du pétrole de source de Conflit en facteur de Paix dans la Région des Grands Lacs
La réconciliation et la reconstruction sont les éléments essentiels de la construction de la paix. La clé pour transformer les conflits est la construction de relations fortes, équitables là où la méfiance et la crainte étaient la norme. Dans la région des Grands Lacs, comme dans beaucoup d'autres pays africains, le conflit violent est devenu l'état "normal" des relations. Le contrôle des ressources économiques est devenu un facteur important dans la motivation et le maintien des conflits armés. Les politiques économiques complexes qui se cachent souvent derrière les symboles externes de l'Etat et de la souveraineté nationale se sont enracinées dans la poursuite des conflit. Le défi est donc de transformer les économies régionales et nationales "parasites", qui comptent sur les conflits violents, en systèmes sains basés sur la participation politique, l'inclusion sociale et économique, et le respect des droits humains et de l'Etat de droit.

En conséquence, toute tentative de transformer les conflits pour assurer la réconciliation et la reconstruction dans la région exige la stimulation d'évolutions positives dans la région. De telles évolutions rassureront les pays affectés que leur sécurité et leurs intérêts économiques gagnent davantage à travers l'appui à la stabilité et l'amélioration des relations avec les voisins, plus qu'à travers l’instabilité chez les voisins pour les détourner de leur objectif de paix, de réconciliation, de démocratie, et de développement économique.

Ignorer les tensions et le malentendu entre la RDC et l'Ouganda aura des conséquences de longue portée sur la stabilité et le développement socio-économique de la région, parce que les ressources seront détournées du développement humain et économique vers la guerre. Pour cette raison, il importe que ces pays coopèrent pour la restauration d'un dialogue pacifique et des relations cordiales entre les Etats. A cet égard, des incursions armées et des affrontements peuvent conduire à des tensions croissantes et à un conflit armé ouvert entre Etats qui, si on ne s'en occupe pas promptement, affectera le bien-être et le développement socio-économique à long terme des deux populations.

La région des Grands Lacs est riche en ressources naturelles qui sont en jeu pour beaucoup d'acteurs dans le conflit. Cependant, les ressources naturelles cachent également les potentialités pour la réhabilitation et le développement post-conflit. Les pays devraient ainsi examiner les voies et moyens de limiter l'exploitation de telles ressources -spécialement le pétrole dans le cas présent- dans le but de financer le conflit. Ils devraient en outre chercher à identifier et à promouvoir les moyens par lesquels de telles ressources peuvent être sauvegardées et gérées quitte, à réduire le conflit et à assurer que la population en bénéficie. Egalement, il est nécessaire de développer des institutions et des cadres pour l'intégration et la transformation de l'économie informelle en économie formelle, gouvernée par une législation raisonnable, la transparence et l'efficacité, sans marginaliser les acteurs locaux et régionaux.

* Le Dr. Joseph Yav est professeur à la Faculté de Droit de l'Université de Lubumbashi, en République Démocratique du Congo. Il est aussi directeur exécutif du Centre d’Etudes et de Recherche en Droits de l’Homme, Démocratie et Justice Transitionnelle et Coordinateur de la chaire des Droits de l'homme de l'UNESCO.

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Les cartographes de l'Afrique Imagée

2007-11-08

Annwen Bates

http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/44348

Les paradigmes visuels occidentaux sont obsédés par le corps. Annwen Bates affirme que dans l'imagerie du “Black African other” (Noir Africain autre) et du VIH/SIDA, ceci se traduit par un mélange de “fascination macabre et d'horreur, une fois confronté à la mort du corps”

“Il n' y a que deux sortes de gens en Afrique: ceux infectés par VIH, et ceux affectés par ce virus.”

Ce sont là les mots contenus dans la dédicace d'un livret intitulé Positive Health (Santé Positive), qui est rempli de petits secrets pratiques pour vivre avec le VIH. La dédicace continue : “Si vous êtes infectés, le présent livre vous est destiné. Si vous n'êtes pas infectés, le présent livre est pour un ami, quelqu'un ou quelqu'une que vous aimez ou un(e) collègue.” Même dans nos propres rangs, nous sommes devenus un continent défini par un virus.

Cette définition de l'Afrique et des Africains m'inquiète beaucoup. D'une part parce que la réalité est que beaucoup de gens sont à la fois infectés et affectés par le virus, mais aussi parce que le VIH et le SIDA sont des termes réductionnistes en vogue qui se sont établis sur ce continent. Définir un continent entier et ses gens par un virus et un corps en décadence, un virus immuno-réduisant, rappelle les rumeurs au sujet de l'Afrique/des Africains.
Il y a beaucoup d’éléments de santé mentale et physique qui affectent nos communautés : diverses dépressions, cancers, mauvais fonctionnements et refus de fonctionnement d'organes, IST, rhumes communs et grippe, etc. A quand date le dernier cri mondial concernant la disponibilité limitée d'organes de donateurs en Afrique, ou des médicaments immuno-supprimant nécessaires pour les greffes ?

Peut-être que ces situations médicales ne constituent pas de bonnes histoires pour photo-journalisme. Dans le discours des paradigmes visuels occidentaux, il y a une affinité avec le corps. La présente affinité se transforme en un mélange de fascination et d'horreur une fois confrontée à la mort du corps. Dans l'imagerie de l'Africain Noir autre, dans un état de décomposition (et notre monde du 21ème siècle est loin de rompre avec ces stéréotypes), affinité et horreur se mêlent pour devenir des grandes pulsions humanitaires. Ceci, je pense, a donné au corps ravagé par le VIH/sida un grand cours visuel et médiatique en Occident. Non pas pour sous-estimer la souffrance de ceux qui sont morts pour des raisons liées au SIDA ou ceux qui souffrent toujours. La réalité médicale est qu'avec le système d'immunité compromis, le sida contourne souvent les conditions curables et les porte hors du contrôle des médecins, des médicaments et des solutions modernes. Et c'est le contrôle de la vie elle-même qui est la frontière ultime.

L'Occident pourrait ne plus être les maîtres coloniaux politiques, mais il y a un territoire qu'ils prétendent si bien connaître : la science, la médecine et le ‘corps- capable’. Il n'est pas surprenant que les images visuelles de l'Afrique, les potentialités de la science, la médecine et le "corps-capable" apparaissent rarement. L’image canon de l'Afrique comme défectueux alimente toujours l'afro-pessimisme, en Occident et ailleurs. Au cours des trois dernières années, j'ai fait la collecte de posters, de brochures, de livres comiques, de feuillets – toute documentation imprimée portant sur la santé publique ayant trait au VIH/SIDA dans mon petit coin du monde, Le Cap. Je suis parvenue à la conclusion que les organisations sud-africaines sont en train d'essayer d'aborder ce que l'on pourrait proposer d'appeler une ‘contre-histoire’ de la situation du VIH/SIDA.

Mon point de départ est l'aspect poétique de la situation : comment les espoirs, les réalités, les préoccupations et les idéologies de base se répandent dans les documents de santé publique (tant du gouvernement que des Ong) en mots et particulièrement en images. Il est particulièrement intéressant de regarder cette matière quant à sa façon de visualiser l'action : informer, prévenir, appuyer et agir.

La Campagne d'Action Traitement- Treatment Action Campaign (TAC) - fournit une excellente étude de cas d'une organisation qui visualise ce contre-discours d'Afro-habilitation. De plus, cette visualisation est intentionnelle. Comme toute autre campagne de nom-marque, ils ont reconnu la valeur d'une bonne image. Une photo vaut 1.000 mots, si ce n’est pas 1000$. Sur leur site Internet, ils reconnaissent la force des images visuelles dans l'avancement de leur cause en offrant l'usage gratuit de leurs images, aussi longtemps que l'organisation est reconnue. Il s'agit ici d'(Sud) Africains qui le font pour eux-mêmes. Telle est l'une des histoires qui entourent la matérialité de la plus vaste situation du VIH/SIDA en Afrique du Sud. En effet, il y a, en plus, certains qui font espérer et d'autres qui découragent.

Les représentations visuelles d'(Sud) Africains actifs face à un virus destructeur sous-tend un état psychologique social qui veut progresser. Ce n'est pas un rêve social de luxe ou de distraction, mais une partie d'une vérité sociale très réelle et qui fait espérer. Comme la vérité de lutter pour la liberté politique qui a alimenté de si nombreux mouvements sur notre continent.

Ce que la situation du VIH/SIDA a porté à notre attention est la politique de santé et par conséquent la politique même de la vie. Dans notre époque de plus en plus visuelle, nous reflétons cette politique dans les significations subtiles investies dans les images. Pour longtemps, des études post-coloniales ont fait le lobbying pour que les voix antérieurement réduites soient entendues. Je propose l'image comme la nouvelle voix, afin que l'on puisse dire: Il y a deux types de gens en Afrique : ceux qui sont représentés par d'autres et ceux qui choisissent comment ils se représentent eux-mêmes.

* Annwen E. Bates est professeur visiteur du cours d'Histoire de l'Art et Culture Visuelle à Rhodes University. Elles est diplômée d'UCT et de l'Université d'Oxford. Elle écrit avec regrets à propos de l'‘Afrique’ en tant qu'ensemble cohérent. Une perception qu'elle critique souvent et se tient disponible pour les invitations qui aident à élucider davantage la question.


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Arts & livres

Libye : Annonce d'un film inspiré d'une oeuvre de Kadhafi

2007-11-07

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036445&dte=31/10/2007

Un film intitulé "L'injustice... Les années de souffrance", inspiré d'un roman du colonel Mouammar Kadhafi, a été annoncé le 5 novembre à Rome, à l'occasion de la célébration, en Libye, du 96ème anniversaire de la déportation de milliers de citoyens de ce pays, dans des conditions inhumaines, vers les îles désertiques du Sud de l'Italie. Le producteur syrien, Najdet Ismael Enzour, qui est chargé de la production du film a indiqué que l'idée de produire le film est de Kadhafi lui-même.


Livres: Les filières africaines de la prostitution décortiquées

2007-11-08

http://www.afrik.com/article12844.html

Dans son premier livre, « Les filières africaines de la prostitution. Mémoires d’une enquête » (Éditions Ccinia Communication), le journaliste et réalisateur Olivier Enogo revient sur les cinq années d’investigation effectuées pour réaliser son documentaire éponyme diffusé en 2005. Il montre les réalités d’un commerce méconnu, sordide, insidieux et brutal.


Mali : Amadou et Mariam, 32 ans de "complicité" musicale

2007-11-07

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP70217amadoencsru0

Les chanteurs maliens Mariam Doumbia et Amadou Bagayoko se sont rencontrés il y a 32 ans dans un institut pour jeunes aveugles. Depuis, ils forment un couple dans la vie et sur scène et sont "toujours complices", expliquent-ils. Outre la musique, "nous sommes unis par trois choses: nous sommes aveugles, nous sommes mariés et nous avons des enfants", déclare Mariam, lors d'une conférence de presse en prélude à leur concert donné le 31 octobre à Dakar.


Sénégal : Le cinéma, un temps fort du Gorée Diaspora Festival

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45987

Les rencontres cinématographiques sur le thème « Exils et Mémoires », initiées par l’Institut français Léopold Sédar Senghor de Dakar et Radio France Internationale (RFI), seront l’attraction, cette année, de la troisième édition du Gorée Diaspora Festival. Douze films sont au programme de ce rendez vous du 7ème art qui aura pour cadre le Palais du Gouverneur, à Gorée, du 15 au 18 novembre 2007


Sénégal : le rappeur Awadi fait chanter Sankara et Mandela

2007-11-07

http://www.afriklive.com

Des "Présidents d'Afrique" comme le Burkinabè Thomas Sankara ou le Sud-Africain Nelson Mandela "posant" leurs voix sur fond de rap. Ce sera à la fois un album, un film et un spectacle signés Didier Awadi, rappeur sénégalais et panafricaniste engagé. Ce sera un album pour le mois de novembre, un film aussi un peu plus tard, un site internet en même temps que l'album. Il y a également un spectacle dont l'avant-première est prévue le 14 octobre" en France.





Moniteur de l'Union Africaine

Afrique : 6 candidats pour le fauteuil de Konaré

2007-11-07

http://www.rfi.fr/actufr/articles/095/article_58609.asp

Six candidats se présentent officiellement à la succession d'Alpha Oumar Konaré, le président de la commission de l'Union Africaine. Les pays membres de l'organisation avaient jusqu'au 30 octobre dernier pour soumettre les noms de leurs poulains. L'élection elle-même aura lieu lors du prochain sommet de l’UA, à Addis Abeba, du 31 janvier au 2 février prochains. Nous avons pu nous procurer la liste des candidatures officiellement transmises.





Droits humains

Botswana : Des Bushmen torturés racontent leur calvaire

2007-11-08

http://www.afrik.com/article12816.html

Malgré leur victoire devant la Haute Cour du Botswana les Bushmen sont menacés sur leurs terres. Un groupe de Bushmen du camp de relocalisation de Kaudwane ont été torturés et brutalisés. Sur les 15 hommes qui ont été arrêtés à la fin du mois de septembre pour avoir chassé, une dizaine ont été torturés. Ces arrestations portent à 53 le nombre de Bushmen inquiétés cette année pour avoir chassé. Le gouvernement ne leur a pas délivré un seul permis de chasse en 2007 alors que la Haute Cour du Botswana avait jugé ce refus illégal.


Congo : La Banque mondiale défie les Pygmées sur l'exploitation forestière

2007-11-08

http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3851

La Banque mondiale se bat pour répondre aux plaintes selon lesquelles elle a violé ses propres règles pour soutenir l'exploitation forestière commerciale au détriment des terres et des moyens de subsistance des Pygmées en République démocratique du Congo (RDC) ruinée par la guerre. Les Pygmées, s'élevant environ à 600.000 dans un pays de quelque 58 millions d'habitants, comptent sur la forêt pour le revenu, l'abri, l'alimentation, les médicaments et l'identité culturelle.


Rwanda : Contestation des critiques du système judiciaire

2007-11-07

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75163

Le Rwanda a jugé infondée la déclaration de l’organisation de défense des droits humains Amnesty International selon laquelle son système de justice ne serait pas adapté pour poursuivre les individus soupçonnés de génocide et actuellement détenus à l’étranger. Le Rwanda a toujours été désireux de jouer un rôle de premier plan dans la poursuite en justice des individus soupçonnés d’avoir été impliqués dans le massacre organisé de quelque 800 000 Tutsis et Hutus modérés, en 1994.


Tchad - Rapt d’enfants, affaire d’Etat et dérive de l’immigration choisie

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45955

La visite éclair effectuée le 4 novembre à N’Djaména par le président français Nicolas Sarkozy pour débattre de l’affaire de l’arche de Zoé avec son homologue tchadien Idriss Deby Itno, a eu pour effet d’ériger en affaire d’Etat le rapt d’enfants avorté à Abéché, à l’Est du Tchad, au centre de laquelle se trouve une organisation humanitaire française à la moralité douteuse et qui n’en est certainement pas à sa première tentative.





Réfugiés & migration forcée

Afrique : Des départs en hausse et des routes de plus en plus longues

2007-11-08

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP65847desdpseugno0

Les routes de l'émigration clandestine ouest-africaine vers les Canaries (Espagne) sont de plus en plus longues et risquées et la récente accélération des départs conduit à une répétition des drames, dont le dernier a fait au moins 45 morts au large du Maroc. "Nous luttons contre les départs mais il y a un véritable entêtement et un danger de plus en plus fort dû à la volonté des clandestins d'échapper aux contrôles", affirme le porte-parole de la police sénégalaise, le colonel Alioune Ndiaye.


Cameroun : les normes d’accès et mobilité des étrangers au Cameroun

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45910

La mobilité des étrangers au Cameroun est assujettie à l’obtention de visas d’entrées ou de sorties, répondant à une réglementation, qui s’applique à tout demandeur, indépendamment des pays, y compris les ressortissants de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Toutefois, précise-t-on au commissariat de l’émi-immigration à Douala, « il existe trois catégories de visas, qui s’appliquent aux étrangers et qui donnent à leurs détenteurs, la possibilité de se mouvoir aisément ».


Côte d'Ivoire : Les étrangers doutent de la suppression de la carte de séjouer

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45909

La communauté étrangère vivant en Côte d’Ivoire, attend la concrétisation de la suppression de la carte de séjour, une semaine après l’annonce du chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo. Le président ivoirien Laurent Gbagbo avait annoncé, le dimanche 28 octobre 2007, lors de la célébration de la fraternité retrouvée entre les ressortissants Burkinabé et les Ivoiriens, son intention de supprimer la carte de séjour exigée aux étrangers vivant en Côte d’Ivoire.





Elections & gouvernance

Afrique : Deux sages africains prédisent un avenir brillant au continent

2007-11-08

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP35857deuxstnenit0

Deux anciens chefs d'Etat africains parmi les plus respectés, le Botswanais Ketumile Masire et le Mozambicain Joaquim Chissano, sont persuadés que le continent est en train de tourner la page des conflits et de la corruption. "L'avenir est brillant. Nous connaissons des changements positifs", a déclaré à l'ancien président du Botswana. "Les économies se portent mieux, des élections ont lieu dans plusieurs pays d'Afrique, les présidents acceptent de lâcher le pouvoir, et il n'y a pas eu de coups d'Etat ces derniers temps", a poursuivi Masire, 82 ans.


Gambie : Le président Jammeh dissout les conseils municipaux

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45785

Le Président gambien, Yahya Jammeh, a dissous le vendredi 2 novembre tous les conseils municipaux du pays, en prélude aux élections locales de janvier prochain. Mardi, le parlement a tenu une session d’urgence pour modifier la loi portant Administration Locale afin de permettre au président Jammeh de dissoudre tous les conseils municipaux 90 jours avant les élections municipales et instituer en lieu et place de ces conseils municipaux des comités de gestion provisoires.


Nigeria : Le nouveau président du Parlement déclaré inéligible

2007-11-07

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036843&dte=07/11/2007

Tout juste une semaine après son élection à la tête du Parlement nigérian, Dimeji Bankole a été accusé de s'être dérobé au service civil obligatoire d'intérêt national des jeunes (NYSC), destiné aux diplômés de l'enseignement supérieur, ce qui ne l'autorise pas à servir dans la fonction publique, car étant inéligible. La loi du NYSC prévoit que toute personne qui se dérobe au service d'intérêt national commet un délit, à l'exception des policiers ou militaires.


Sénégal : La taille du gouvernement réduite pour faire face à la crise

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45804

Le premier ministre du Sénégal, Cheikh Hadjibou Soumaré, a annoncé, le 2 octobre, une réduction «sensible» des ministres comme « mesure complémentaire » à celles annoncées le même jour par le président Abdoulaye Wade, pour faire face à la crise énergétique et la flambée des prix des denrées de première nécessité. Selon le chef du gouvernement sénégalais, le président de la République lui a demandé de lui faire, "dans les plus brefs délais", une proposition allant dans le sens de la réduction de son équipe, comme partie des mesures tendant à la réduction du train de vie de l’Etat.


Tchad : Un ancien Premier ministre indigné par l'attitude de la France

2007-11-07

http://www.grioo.com/info12088.html

L'ancien Premier ministre tchadien, Fidèle Moungar, s'est déclaré indigné par la volonté de la France de vouloir juger ses ressortissants sur son sol au lieu du territoire tchadien où ils sont détenus dans le cadre de la tentative d'enlèvement d'enfants, dite affaire de "l'Arche de Zoé". Le ton est monté d'un cran entre N'Djamena et Paris, après la déclaration, mardi, du président Sarkozy qu'il irait "chercher tous ceux qui restent, quoi qu'ils aient fait", au Tchad, où sont incarcérés pour "enlèvements de mineurs" six Français de l'association "Arche de Zoé".


Togo : Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio chez Blaise Compaoré

2007-11-07

http://fr.allafrica.com/stories/200711051409.html

Le président de la République du Togo, Faure Gnassingbé, a séjourné à Ouagadougou le vendredi 2 novembre dernier, suite à la proclamation, par la cour constitutionnelle du Togo, des résultats définitifs des élections législatives du 14 octobre 2007. le parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), a raflé la majorité avec une cinquantaine de sièges, suivi du parti de l'opposition, l'Union des forces du changement (UFC), avec 27 députés. A la même période, Gilchrist Olympio, leader de l’UFC, était aussi à Ouagadougou


Zimbabwe : Mandela dément avoir conseillé à Mugabe de quitter le pouvoir

2007-11-07

http://www.grioo.com/info12073.html

L'ex président sud-africain Nelson Mandela a démenti avoir conseillé au président zimbabwéen Robert Mugabe de quitter le pouvoir afin d'éviter de possibles poursuites internationales. Les médias locaux avaient en effet fait savoir que l'ex-chef d'Etat sud-africain avait conseillé à Mugabe de laisser la présidence. Selon eux, Mandela avait peur que Mugabe puisse être poursuivi de la même façon que l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet.





Afrique & Chine

Sénégal : la coopération avec la Chine au beau fixe

2007-11-07

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-11/06/content_517737.htm

Depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre Beijing et Dakar en octobre 2005, la coopération sino-sénégalaise a repris dans plusieurs domaines, et a connu un véritable élan après le sommet Chine-Afrique organisé début novembre 2006 à Pékin. Ces deux dernières années, les deux pays ont signé une série d'accords de coopération technique et économique. De la réhabilitation de onze stades régionaux ont déjà démarré à partir de Dakar et de Diourbel (centre) à la collaboration agricole en passant par l'envoi d'une mission médicale, les experts chinois sillonnent le Sénégal.


Niger : 10 milliards francs pour un deuxième pont à Niamey

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45953

La Chine finance entièrement pour un montant de 10 milliards FCFA la construction d’un deuxième pont d’une longueur de 600 mètres sur le fleuve Niger à Niamey. Les travaux de construction de ce pont ont été lancés le 5 novembre par le chef de l’Etat nigérien, Mamadou Tandja, en présence du vice-ministre chinois des affaires étrangères, Zhai Jun. Deuxième plus gros investissement de la Chine au Niger après celui consacré au stade général Seyni Kountché, ce deuxième pont permettra la fluidité de la circulation routière au niveau de la capitale nigérienne.


Sierra Leone : La Chine annule la dette de 22 millions de dollars

2007-11-08

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP52307lachienoela0

La Chine a annulé la dette de 22 millions de dollars de la Sierra Leone selon un accord conclu à l'occasion de la visite dans ce pays du vice-ministre chinois des Affaires étrangères. Le vice-ministre chinois Zhai Jun et le ministre sierra-léonais des Affaires étrangères Zainab Bangura ont conclu cet accord le 6 novembre.
Le responsable chinois, qui doit rencontrer le président sierra-léonais Ernest Koroma et son prédécesseur Ahmad Tejan Kabbah, a promis le soutien constant de la Chine au développement de ce pays.





Développement

Global : Kano et Chicago vont établir un marché des matières premières

2007-11-07

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036741&dte=05/11/2007

L'Etat de Kano, au nord du Nigeria, va s'associer à la Chambre de commerce de Chicago (CBOT) aux Etats-Unis pour mettre en place un marché des matières premières. Le commissaire au Commerce et aux Coopératives de l'Etat de Kano, Alhaji Ahmed Yakasi, a déclaré que Kano, un Etat principalement agraire, bénéficierait de l'expérience de Chicago. Il a estimé que ce partenariat permettrait le transfert de l'expertise de la CBOT en gestion de la commercialisation des matières premières, à Kano.


Global : La hausse du prix du pétrole ne profite pas aux producteurs

2007-11-07

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036805&dte=06/11/2007

La hausse du prix du pétrole ne profite guère aux pays producteurs à cause de la baisse continue de la valeur du dollar américain, estime le journal libyen "Al-Chams dans un éditorial paru dans son édition du 6 novembre, sous le titre: "Hausse du prix du pétrole et baisse de la valeur du dollar". La moitié de la hausse du prix du brut est absorbée par la baisse de la valeur du billet vert, écrit le quotidien tripolitain.


Global : Trois pays africains veulent adhérer au Processus de Kimberley

2007-11-07

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036755&dte=05/11/2007

Le Mali, le Burkina Faso, et la Tunisie se sont portés candidats pour adhérer au Processus de Kimberley (PK), l'instrument de contrôle du marché international des diamants, a-t- on appris le 6 novembre à Bruxelles. Quelque 300 participants prennent part à l'Assemblée générale du Processus de Kimberley. Il s'agit d'un mécanisme destiné à combattre le commerce illégal de diamants dans le monde, qui alimente souvent les conflits. Le Congo, exclu du Processus de Kimberley, participe à l'assemblée générale de l'organisation à titre d'invité.


Global : L'Afrique ne profite pas de son or

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45752

Le développement de la production aurifère en Afrique, favorisée à partir des années 1990 par la fin de la guerre froide et la libéralisation des économies du continent sous la férule des institutions financières (Banque mondiale) et les plans d’ajustement structurels, n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les pays de l’Afrique subsaharienne. Selon Ibrahima Aïdara, géologue conseiller régional pour la gouvernance d'OXFAM, les codes miniers datant pour l’essentiel des années 1990, encore en vigueur dans beaucoup de pays, «sont responsables de la faiblesse des revenus».


Zambie : La Banque Mondiale appuie la renégociation des contrats miniers

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45690

La Banque mondiale va appuyer le gouvernement zambien à renégocier les contrats miniers signés avec les investisseurs ayant repris l’industrie de mine de cuivre, a annoncé, le 1er novembre, le directeur de la Banque mondiale pour le pays, Kapil Kapoor. Les compagnies de mines de cuivre de la Zambie avaient été privatisées il y a dix ans, à une période où le prix du cuivre sur le marché mondial était déprimé et les infrastructures au niveau des mines en mauvais état.


Zambie : La Banque Mondiale appuie la renégociation des contrats miniers

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45690

La Banque mondiale va appuyer le gouvernement zambien à renégocier les contrats miniers signés avec les investisseurs ayant repris l’industrie de mine de cuivre, a annoncé, le 1er novembre, le directeur de la Banque mondiale pour le pays, Kapil Kapoor. Les compagnies de mines de cuivre de la Zambie avaient été privatisées il y a dix ans, à une période où le prix du cuivre sur le marché mondial était déprimé et les infrastructures au niveau des mines en mauvais état.





Santé & VIH/SIDA

Afrique : La co-épidémie HIV/tuberculose se propage rapidement

2007-11-07

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP55937lacoptnemed0

La co-épidémie mortelle HIV/tuberculose se propage rapidement en Afrique sub-saharienne, rendant très difficile le contrôle au niveau mondial de deux des maladies infectieuses les plus dangereuses, selon un rapport publié le 2 novembre. Près d'un tiers des 40 millions de personnes touchées par le VIH/sida dans le monde est également co-infecté par la tuberculose (TB), et le taux de mortalité du VIH/TB est cinq fois supérieur à celui de la tuberculose seule, selon le rapport publié par le Forum for Collaborative HIV Research (Washington - Etats-Unis).


Sao Tome et Principe : Invisible et exclu, ou la vie avec le VIH

2007-11-07

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75103

Lors d’une rencontre avec un groupe de soutien de 22 personnes vivant avec le VIH à Sao Tomé, la capitale du petit archipel de Sao Tomé et Principe, dans le golfe de Guinée, les participants ont raconté de nombreuses histoires poignantes à propos des préjudices qu’elles enduraient en raison de leur statut sérologique.


Afrique : La co-épidémie HIV/tuberculose se propage rapidement

2007-11-07

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP55937lacoptnemed0

La co-épidémie mortelle HIV/tuberculose se propage rapidement en Afrique sub-saharienne, rendant très difficile le contrôle au niveau mondial de deux des maladies infectieuses les plus dangereuses, selon un rapport publié le 2 novembre. Près d'un tiers des 40 millions de personnes touchées par le VIH/sida dans le monde est également co-infecté par la tuberculose (TB), et le taux de mortalité du VIH/TB est cinq fois supérieur à celui de la tuberculose seule, selon le rapport publié par le Forum for Collaborative HIV Research (Washington - Etats-Unis).


Afrique : Les Forces armées de la SADC fortement touchés par le sida

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45849

La propagation du Vih/Sida au sein des Forces armées de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) est devenue ‘’inquiétante’’, a reconnu le vice ministre à la défense nationale du Mozambique. « Les niveaux actuels d’infection du Vih/Sida obligent les pays de la SADC à redoubler d’efforts pour changer le comportement du public dans son ensemble et des soldats en particulier », a déclaré à Agostinho Mondlane.


Angola : Des ARV récents bientôt disponibles dans le pays

2007-11-07

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75148

Chaque mois, Carolina Pinto doit compter sur ses amis qui habitent un autre continent pour lui récupérer, envoyer et livrer à Luanda, la capitale angolaise, le traitement antirétroviral (ARV) de deuxième génération qu’elle doit prendre depuis qu’elle a développé des résistances aux ARV de première ligne. Mais son calvaire deviendra bientôt de l’histoire ancienne. L’Angola devrait recevoir d’ici peu des médicaments de deuxième ligne destinés à 1 500 adultes et 200 enfants.


Gambie : Yahya Jammeh dément guérir le sida

2007-11-07

http://www.grioo.com/info12073.html

Le président gambien, Yahya Jammeh, a nié avoir dit qu'il pouvait guérir le VIH/SIDA, mais a souligné qu'il pouvait traiter cette maladie incurable et prolonger la vie des gens infectés. "Je n'ai jamais dit que je pouvais guérir le sida, tout ce que j'ai dit c'est que je peux traiter le mal et débarrasser le malade du virus", a tenu à préciser le président gambien, qui annonçait, à son palais, les résultats de laboratoire de patients qui reçoivent actuellement son traitement anti-sida.


Nigeria : 40 milliards de dollars réclamés à trois grands cigarettiers

2007-11-08

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP34737lenigsreitt0

Le gouvernement nigérian a déposé une plainte contre les trois principaux cigarettiers mondiaux à qui il réclame 40 milliards de dollars de dommages et intérêts pour compenser le coût de traitement des maladies liées au tabac. Les trois compagnies concernées sont British American Tobacco Plc, Philip Morris International et International Tobacco Limited, accusées par le gouvernement d'avoir caché la nocivité du tabac et d'en avoir promu l'usage auprès de mineurs, selon le texte de la plainte que l'AFP a pu lire et qui a été déposée le 25 juillet.


Sao Tome et Principe : Invisible et exclu, ou la vie avec le VIH

2007-11-07

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75103

Lors d’une rencontre avec un groupe de soutien de 22 personnes vivant avec le VIH à Sao Tomé, la capitale du petit archipel de Sao Tomé et Principe, dans le golfe de Guinée, les participants ont raconté de nombreuses histoires poignantes à propos des préjudices qu’elles enduraient en raison de leur statut sérologique.





Éducation

Libye : 459.000 étudiants prévus entre 2008 et 2012

2007-11-08

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036903&dte=07/11/2007

Le plan sectoriel de l'enseignement pour la période 2008/2012 en Libye visera à absorber le nombre croissant des étudiants du pays dont on prévoit qu'il sera de l'ordre de 459.000 en 2011/2012, a annoncé le directeur du Département de la planification au comité populaire général libyen de l'Enseignement supérieur. Dans cette perspective, il est prévu un programme de construction de campus universitaires répartis sur 21 universités pour un coût total de neuf milliards de dollars américains.





Racisme & xénophobie

RD Congo : UN footballeur congolais porte plainte pour propos racistes

2007-11-07

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036753&dte=05/11/2007

Le footballeur international congolais, Zola Matumona, a porté plainte contre son employeur, le président du FC Brussels, Johan Vermeersch, qui a prononcé des propos racistes en son encontre, rapporte la radio onusienne Okapi émettant en République Démocratique du Congo (RDC).
Pour la petite histoire, Johan Vermeersch n'a pas digéré la défaite de son équipe (1-2) face à Charleroi samedi dernier et surtout le penalty raté par le Congolais Matumona.





Média & liberté d'expression

Burundi : Multiplication de procès contre les journalistes

2007-11-08

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036861&dte=07/11/2007

Au moins six professionnels des médias au Burundi sont actuellement poursuivis devant les juridictions du pays pour "délits de presse". Le président de l’Association burundaise des journalistes (ABJ), Gérard Nzohabona, a dénoncé des "harcèlements judiciaires qui visent en définitive à entraver l’action de la presse libre" dans le pays. Il a notamment fondé ses inquiétudes sur le fait que certains procès classés sans suite ont refait surface ces derniers jours.


Sénégal : Le procès Latif Coulibaly - Lonase renvoyé de nouveau

2007-11-07

http://www.seneweb.com/news/elections2007/article.php?artid=13061

Le non-paiement de la consignation a obligé le juge correctionnel à renvoyer le procès opposant la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) au journaliste Abdou Latif Coulibaly, prévenu de complicité de diffamation et injures publiques. Ils repasseront à la barre le 18 décembre. L’Agence de distribution de presse (Adp), la maison d’édition La Sentinelle et l’imprimerie Monteiro sont aussi prévenus à titre d’auteurs principaux.


Sénégal: Arrestation d'un quatrième journaliste en un mois

2007-11-08

http://www.ifjafrique.org

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé le gouvernement du Sénégal à mettre fin à « l’oppression » des journalistes après l’arrestation du Directeur du site Internet d’information Rewmi.com, le 7 novembre. Ce dernier cas est la quatrième interpellation de journaliste ou directeur de publication en l’espace d’un mois pour avoir prétendument offensé le Président ou porté atteinte à la sécurité nationale.


Tunisie : Vingtième anniversaire du règne de la censure

2007-11-07

http://www.rsf.org/article.php3?id_article=24256

Le président Zine el-Abidine Ben Ali fêtera le 7 novembre 2007 son vingtième anniversaire à la tête de la Tunisie. Les journaux proches du pouvoir, qui constituent la grande majorité du paysage médiatique tunisien, louent, comme il est de rigueur, le bilan du “président du changement”. La presse locale ne retient que le développement économique et social, omettant d’évoquer les questions des libertés civiques et des droits de l’homme, bafoués depuis vingt ans.





Nouvelles de la diaspora

Bénin : Conférence internationale sur la micro-finance

2007-11-07

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036751&dte=05/11/2007

Cotonou accueille le 7 novembre une conférence mondiale sur la micro-finance, le transfert d'argent et le développement, sous l'égide de la Fondation internationale des institutions de financement alternatif. La conférence, qui regroupera plus de 200 participants, vise à définir avec les délégués des diasporas africaines, des mécanismes pour diriger les transferts d'argent vers les institutions de micro-finance africaines.


Global : Trente-cinq sans-papiers risquent l’expulsion de la France

2007-11-08

http://www.afrik.com/article12330.html

Trente-cinq des 42 sans-papiers en grève de la faim à Lille (France) ont été transférés en centre de rétention et risquent d’être expulsés prochainement. Le préfet du Nord-Pas-de-Calais ne compte pas céder aux grévistes, que soutiennent certaines associations. Parmi eux, on compte « vingt-six Guinéens, six Algériens, deux Marocains et un Sierra Léonais », a indiqué le préfet Canepa au cours d’une conférence de presse.





Conflits & urgences

Afrique : Retour à la stabilité en Afrique de l'Ouest

2007-11-07

http://fr.allafrica.com/stories/200711051062.html

Les responsables des missions de paix des Nations unies en Afrique de l'Ouest ont constaté ces derniers mois une "tendance à la stabilité" dans la sous-région, à l'issue d'une rencontre semestrielle tenue le 4 novembre à Dakar. M. Lamine Cissé, le nouveau représentant du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l'Ouest a fait cas de la Guinée, saluant "le retour de la sécurité et les réformes engagées par le Premier ministre Lansana Kouyaté". La Côte d'Ivoire a également été citée parmi les pays en progrès, avec la mise en oeuvre de l'accord de paix de Ouagadougou signé en mars.


Global : Le commandement militaire américain en Afrique opérationnel

2007-11-08

http://www.afrik.com/article12856.html

Africom, le commandement régional américain pour l’Afrique, est devenu pleinement opérationnel au mois d’octobre. Sa mise en place avait été annoncée en février 2007. Le projet aura mis environ une dizaine d’années à voir le jour. L’installation d’Africom a coûté 50 millions de dollars américains, et son budget a été fixé à 75, 5 millions de dollars pour l’année fiscale s’étendant du 1er octobre 2007 au 30 septembre 2008. Le porte-parole du commandement militaire Eric S. Elliott revient sur les missions stratégiques de cette présence plus affirmée des Américains en Afrique.


Niger : 25 rebelles nigériens déposent les armes (officiel)

2007-11-07

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=45576

Un groupe de 25 rebelles issus du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) de Tanout, région de Zinder (centre-est) a remis ses armes le 29 octobre dernier aux autorités régionales. Le MNJ qui n’est pas reconnu par les autorités de Niamey mène depuis février dernier, des attaques contre l’armée régulière et certains sites miniers appartenant à des compagnies étrangères dont notamment le groupe français AREVA.


Nigeria : L'armée s'excuse pour les massacres de Zaki Biam

2007-11-07

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036845&dte=07/11/2007

L'armée nigériane a publiquement présenté ses excuses, le 6 novembre, à la population de l'Etat de Benue (dans l'est du Nigeria), pour les massacres commis dans le village de Zaki Biam en 2001. Le chef d'état-major général de l'armée, le général de corps d'armée, Luka Yusuf, a présenté les excuses de l'institution militaire à l'occasion de la conférence annuelle de l'état-major. L'armée aurait massacré quelque 100 personnes à Zaki Biam pour se venger du meurtre de 19 soldats déployés dans la zone pour rétablir la paix suite à des violences interethniques.


RD Congo : Des leaders de groupes armés intègrent les FARDC

2007-11-07

http://fr.allafrica.com/stories/200711020328.html

Des leaders de groupes armés encore actifs en Ituri (Province Orientale), ont intégré, le mardi 31 octobre dernier, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Certains d'entre eux ont accepté de poursuivre leur carrière militaire au sein des FARDC. Ils l'ont dit le mercredi 31 octobre 2007, à Bunia, à l'issue d'une rencontre à huis clos avec l'état-major opérationnel des FARDC basé à Bunia. Ces anciens leaders étaient accompagnés d'une vingtaine d'officiers de leurs milices respectives.


Sahara Occidental : Mohammed VI pour l'autonomie

2007-11-07

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036853&dte=07/11/2007

Le roi du Maroc Mohammed VI a affirmé, le 6 novembre, que son pays est contre toute solution au conflit du Sahara Occidental autre que le projet d'autonomie élargie sous souveraineté marocaine, proposé par Rabat, soulignant sa disposition à poursuivre les négociations sous l'égide de l'ONU pour résoudre ce conflit qu'il qualifie d'"artificiel". En avril dernier, le Maroc avait soumis à l'ONU un projet d'autonomie pour le Sahara Occidental, qui prévoit un Parlement et un gouvernement autonomes.


Somalie : Les déplacés vivent dans la misère, selon le HCR

2007-11-07

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre036841&dte=07/11/2007

Des milliers de nouveaux déplacés somaliens vivent dans des conditions difficiles, a déploré, dans un communiqué rendu public le 7 novembre, une équipe d'évaluation des agences onusiennes qui s'est rendue le week-end dernier à Afgooye, une bourgade située à 30 kilomètres à l'ouest de Mogadiscio. La misson d'évaluation conduite le samedi 3 novembre par le HCR, a noté "que la population installée avait plus que doublé dans certains endroits, épuisant davantage les rares ressources et équipements autour d'Afgooye.


Soudan : Les rebelles du Jem du Darfour boycotteront un "Syrte bis"

2007-11-07

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071105/twl-soudan-darfour-rebelles-bd5ae06_1.html

L'un des deux principaux mouvements rebelles du Darfour qui ont boycotté la conférence de paix organisée à Syrte (Libye) le 27 octobre annonce sa décision de ne pas participer à une deuxième série de discussions entre les factions rebelles et le gouvernement de Khartoum. Le Mouvement justice et égalité (Jem) a posé deux conditions à sa présence à ces discussions organisées sous l'égide des Nations unies et de l'Union africaine: limiter le nombre de participants et changer le lieu de la réunion.


Ouganda : Le numéro 2 de la rébellion Vincent Otti porté "disparu"

2007-11-08

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP35947lenumurapsi0

Le numéro deux de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Vincent Otti, est porté "disparu" après des accrochages au sein de la rébellion, a rapporté un haut responsable au sein du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), le 7 novembre. "Au moment où je vous parle, Otti a disparu (...) nous ne savons pas s'il est mort ou vivant", a déclaré ce responsable du SPLM.





Internet & technologie

Afrique : Plus de 55 milliards de dollars pour la connectivité du continent

2007-11-08

http://www.afrik.com/article12817.html

Le Sommet `Connecter l’Afrique´, qui s’est terminé le 6 novembre à Kigali, au Rwanda, a permis de recueillir des promesses d’investissements supérieures à 55 milliards de dollars pour développer les technologies de l’information et de la communication (TIC) sur le continent. « Le sommet `Connecter l’Afrique´ a décidé d’avancer les objectifs de connectivité TIC à 2012, afin de permettre d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement en 2015 », indique un communiqué de l’Union internationale des télécommunications (UIT).





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