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book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
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Pambazuka News 33: Négociations sur les APE : le cafouillage persiste

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Arts & livres, 5. Zimbabwe, 6. Femmes & genre, 7. Droits humains, 8. Réfugiés & migration forcée, 9. Mouvements sociaux, 10. Elections & gouvernance, 11. Afrique & Chine, 12. Corruption, 13. Développement, 14. Santé & VIH/SIDA, 15. Éducation, 16. Racisme & xénophobie, 17. Environnement, 18. Média & liberté d'expression, 19. Nouvelles de la diaspora, 20. Conflits & urgences

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Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2007-11-14

CHRONIQUES : Négociations sur les Ape : Face au délai du 31 décembre le cafouillage persiste
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Marc Maes : «L’Union européenne a un double langage vis-à-vis de l’Afrique et des autres»
ARTS ET LIVRES : Bénin : 3e édition du Festival de l’intégration culturelle.
ZIMBABWE : L’exode des Zimbabwéens augmente la pauvreté en Afrique australe
FEMMES ET GENRE : RD Congo : les premières femmes pygmées dans la couture
CONFLITS ET URGENCES : Afrique : Les Etats Unis appellent l’Erythrée et l’Ethiopie au calme
DROITS HUMAINS: Gambie : Une ONG demande que Yaya Jammeh soit jugé pour violation de droits humains
MOUVEMENTS SOCIAUX: Guinée : Une grève des pompistes paralyse Conakry
RÉFUGIÉS ET MIGRATION FORCÉE: Angola : 436 Congolais refoulés au Bas-Congo
ELECTIONS ET GOUVERNANCE: Afrique : Quel salaire pour les chefs d’Etat
AFRIQUE ET CHINE : 48 pays africains à l’exposition de Shangaï
CORRUPTION : Afrique du Sud : Jacob Zuma pourrait encore être poursuivi
DÉVELOPPEMENT : Classement des meilleurs partenaires au développement
SANTÉ ET VIH/SIDA : Afrique : La Cedeao va accélérer la lutte contre la méningite
ÉDUCATION : Cameroun : l’Unicef s’inquiète de la sous-scolarisation des filles au Nord du pays
RACISME ET XÉNOPHOBIE : Global : le rapporteur général de l’ONU réitère ses accusations de racisme contre Sarkozy
MÉDIA ET LIBERTÉ D'EXPRESSION : Global : L’Afrique à l’écoute des radios de la paix
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Global : Débat sur l’immigration au Québec





Chroniques

Négociations sur les Ape : Face au délai du 31 décembre, le cafouillage persiste

2007-11-14

Mohamed Guèye et Hippolyte Djiwan

La conférence des ministres des pays d'Afrique, des Caraïbes et du pacifique (Acp) sur les Accords de partenariat économiques (Ape), tenue les 8 et 9 novembre à Bruxelles, a pris fin sans parvenir à une décision consensuelle. A l’approche de l’échéance du 31 décembre 2007, fixée par l’Union européenne pour la signature des Ape, les divergences persistent sur les positions à adopter. Faute d’un accord global, les ministres se sont limités à encourager «les régions qui sont encore en négociation à ne ménager aucun effort pour obtenir un Ape juste, équitable et véritablement porteur de développement pour leur pays».

La solidarité a donc volé en éclats, et à côté de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui a signifié, depuis le 5 octobre 2007, sa décision de ne pas signer cet accord, des initiatives contraires sont à prévoir. D’autres régions pourraient ainsi être amenées à signer. De même, à l’intérieur des entités régionales qui font opposition, des Etats pourraient se détacher pour parapher un accord avec l’Union européenne. Conscients de ces éventualités, les ministres Acp réunis à Bruxelles ont invité les entités régionales «à prendre en compte toutes les préoccupations de leurs membres, de sorte qu’aucun pays ne soit lésé par l’option régionale».
Cette option se dessine aujourd’hui autour de trois scénarios. Devant le constat d’échec plus que probable d’une signature globale des Ape au 31 décembre par les pays Acp, l’Union européenne propose, au choix, un accord global, un système généralisé de préférences et un accord provisoire doublé d’un calendrier de négociations pour le compléter.

La réunion de Bruxelles s’est achevée sans qu’aucune de ces options ne soit arrêtée de manière consensuelle. Pendant une semaine, experts, ministres et fonctionnaires de la Commission européenne ont joué autour de positions divergentes, dans un clair-obscur qui témoigne de la difficulté à conclure des négociations dont les bases sont faussées dans le principe.

Même le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (Omc), Pascal Lamy, invité par les délégués africains à se prononcer sur la question des Ape, a plus ou moins adroitement évité de donner sa réponse. Il a voulu exciper de sa position de facilitateur pour ne pas se prononcer sur la légalité des pressions que les négociateurs européens font en direction des membres des pays Acp, qui se situent parfois à la limite du chantage.
Lorsque le ministre ougandais du commerce a demandé à M. Lamy ce qu'il pensait de l'argument du commissaire européen au Commerce, selon lequel il n'était plus envisageable pour l'Europe de demander un nouveau moratoire à l'Omc pour la prolongation de l'Accord de Cotonou, sous le prétexte que ce moratoire a déjà été accordé au prix de grands sacrifices, il a préféré jouer à l'ignorant. Pascal Lamy a fait mine de ne pas savoir que l'Europe a intensifié sa pression en direction des pays membres des Acp pour arriver à un accord, quel qu'il soit, sur les Ape, avant le fin de cette année. Et qu'elle a fait savoir qu'elle n'entendait pas chercher de moratoire auprès de l'Omc, de peur, dit-elle, d'être attaquée par d'autres pays, surtout émergents.
Même à la question de savoir quel mécanisme il avait fait jouer, en son temps, pour obtenir l'octroi aux pays dit les moins avancés (Pma) d’avantages liés au programme Tout sauf les Armes, qui leur permet, en théorie, de vendre tout ce qu'ils veulent sur le marché de l'Europe excepté des armes (que la plus grande partie d'entre eux ne produisent pas), M. Lamy a invoqué l'âge et le temps. «Avec le temps, le disque dur de ma mémoire ne fonctionne plus comme il faut», s’est-il amusé à lancer pour éviter de répondre.

Cette manière de faire du directeur de l'Omc a rappelé à beaucoup de délégués dans la salle l'ambiguïté de la position de celui qui doit faciliter la reprise des négociations commerciales mondiales, pour faire avancer le cycle de Doha. Pascal Lamy a été pendant une dizaine d'années environ commissaire européen au Commerce. C'est d'ailleurs à lui que l'actuel commissaire, Peter Mandelson, a directement succédé. Or, à ce poste, M. Lamy n'a jamais hésité, en aucune façon, à défendre les politiques commerciales de l'Europe, même les plus rétrogrades, comme celles qui tiennent à la Politique agricole commune (Pac).

Dans ce cadre, l'Europe dépense annuellement plus de 70 milliards d'euros en subventions et soutiens directs et indirects pour ses paysans. Et cela n'a jamais posé des problèmes de conscience à son commissaire, qui a même activement participé à des pans de cette politique qu'il a conduite. On se rappelle que, au soir du constat d'échec de la conférence ministérielle de Cancùn, il n'avait pas hésité à proclamer que l'Omc était une institution médiévale, parce qu'elle privait les Etats les plus puissants d'un droit de veto qui leur permettrait de contourner le diktat des pauvres. Tout cela peut expliquer ses faux-fuyants de la réunion du 8 novembre dernier.

A cette réunion de Bruxelles, ceux qui n’ont pas fait dans le clair-obscur, ce sont les réseaux d’organisations paysannes des pays Acp, mobilisés pour faire barrage à la signature des Ape dans leur forme actuelle. Ce réseau regroupe la Confédération des unions d’agriculteurs en Afrique australe (Sacau), le Réseau des organisations paysannes et des producteurs d’Afrique de l’Ouest (Roppa), l’association des fermiers des Caraïbes (Winfa) et les Organisation paysannes d’Afrique centrale (Propac).
Le verbe haut, le président du Roppa, Mamadou Cissokho, clamait à l’endroit des hauts fonctionnaires et des ministres : «Nous sommes venus vous parler parce que nous pensons qu’aujourd’hui, il y a urgence ! Nous pensons qu’on sort du cadre légitime et collectif pour entrer dans ce que nous appelons la corruption institutionnelle.» L’attaque est frontale contre la nouvelle politique de la Commission européenne vis-à-vis de ses partenaires Acp dans les négociations sur les Ape.

A moins de deux mois de l’échéance pour la signature de ces accords, les négociateurs européens ont dû faire le constat de leur déconfiture. Les pays de la Cedeao ont affirmé, depuis leur rencontre ministérielle de suivi d’Abidjan, le 5 octobre dernier, qu’ils n’étaient pas prêts à signer ces accords à la date dite. Et l’Afrique de l’Est, de son côté, a fait état d’une si longue liste de conditionnalités qu’il revenait quasiment à dire qu’elle n’était pas disposée à signer en l’état.

Malgré tout, le 23 octobre dernier, la Commission européenne a publié un communiqué qui réitérait sa volonté de ne pas demander de moratoire à l’Omc, pour l’application de l’Accord de Cotonou qui arrive à échéance au 31 décembre 2007. A la place, les fonctionnaires européens ont fait savoir qu’ils étaient disposés à accorder le libre accès de leur marché à tout pays Acp qui accepterait de signer une quelconque partie de ces accords.

Guillaume Durand, fonctionnaire de la DG Trade, le département du Commerce de la Commission européenne, l’a encore déclaré de manière nette le 6 novembre à Bruxelles. C’était à l’occasion d’un atelier organisé par les Ong belges 11.11.11 et le Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative (Gresea), les 5 et 6 novembre à Bruxelles. «Nous mettrons tout en œuvre pour que les pays qui auront paraphé au moins un accord des Ape puissent bénéficier de l’accès total au marché européen», assurait M. Durand. Il a ajouté que ces pays savent qu’ils ont tout intérêt à signer avant la date butoir, sous peine de perdre tous les avantages que leur accorde le cadre de l’Accord de Cotonou.

Son collègue Vincent Aussilloux, du même département, disait la veille : «En l’absence d’accord avant le 31 décembre 2007, certains pays producteurs de banane vont tomber dans le Système généralisé des préférences et leurs produits vont subir des hausses de tarifs douaniers qui vont leur faire perdre leur compétitivité. Les consciences se réveillent maintenant, et nous commençons à avoir des réactions positives.»

C’est cette manière de faire que Mamadou Cissokho a dénoncé. Venues à Bruxelles pour rencontrer des organisations paysannes européennes, ainsi que des structures de la société civile européenne hostiles à la signature de ces Ape dans leur état actuel, les organisations paysannes des Acp ont tenu à montrer le danger qu’il y a à laisser la Commission européenne arriver à ses fins. «C’est que la Commission veut faire, c’est casser tout le travail difficile que nous avons fait pour arriver à l’intégration, clamait encore M. Cissokho. Vous (Ndlr : les Européens) savez bien la difficulté de se mettre ensemble ; vous l’avez fait et vous n’avez pas encore fini. Au moment où on commence enfin à avoir des espoirs dans la Cedeao, la Cemac, le Comesa, etc., voilà que l’Europe arrive pour dire à certains pays : «vous n’avez pas besoin de suivre la région, vous allez signer seul et on va vous donner de l’argent».

M. Cissokho rappelle aussi la duplicité et le double langage de l’Europe qui fait fi de ses engagements écoulés. «La référence des Ape, c’est l’Accord de Cotonou, et dans Cotonou on a beaucoup insisté sur le fait que le partenariat inclut le respect mutuel, le respect de la souveraineté des Etats, et l’engagement de l’Europe à soutenir l’intégration régionale dans les espaces des Acp, notait-il. Ce sont pour nous des actes juridiques signés par des chefs d’Etats du Sud et de l’Europe. C’est l’Accord de Cotonou qui couvre tout le processus et cet accord dit que l’on négocie les Ape par région. Alors, quand on voit l’Europe revenir pour dire que des pays peuvent signer à titre individuel des accords, non pas avec la France, l’Italie ou l’Allemagne, mais avec l’Europe, cela veut dire que, pour eux, l’Europe doit rester une mais que nous on peut être dix, vingt, trois voir cinquante...»

Dans cette démarche à vouloir casser la solidarité au sein des Acp et mener à des prises de position individuelles, la Commission européenne a commencé à se trouver des alliés. La Côte d’Ivoire, membre éminent de la Cedeao, serait prête à faire sauter la solidarité régionale et à signer un Ape, même allégé, avec l’Union européenne. Guillaume Durand ne l’a pas nié, semblant même vouloir montrer que cette signature serait imminente. Les observateurs des relations commerciales internationales expliquent ce retournement par les pressions des producteurs de banane de ce pays, qui s’inquiètent de voir les conséquences qu’aurait pour eux l’augmentation des taxes à l’entrée du marché européen.

La même situation se passe au Cameroun, qui est un grand pays producteur et exportateur de banane en Afrique centrale. Dans ce pays, les organisations de la société civile ont beaucoup de difficultés à déployer leur plaidoyer dans certaines régions, du fait de la forte hostilité des producteurs de banane. Une situation similaire est notable au Kenya, en Afrique de l’Est, où les producteurs et exportateurs de fleurs poussent fortement à la signature des Ape, malgré les réticences officielles. Mais les lobbies agricoles qui poussent à la signature dans les trois pays sont des agro-industriels occidentaux. «Les planteurs de banane en Côte d’Ivoire et au Cameroun sont des Français, et les exportateurs de fleurs du Kenya, sont des Hollandais. Les petits producteurs de ces pays-là, sont d’ailleurs brimés par ces multinationales, qui exportent également tous les revenus de leur business», clarifie Moussa Faye de l’Ong ActionAid.

Mamadou Cissokho ne semble pas surpris par ces positions : «Nous savions depuis longtemps que la Côte d’Ivoire était prête à signer les Ape. Mais quand les Européens ont présenté leur document de négociation qu’est-ce que nous avons fait, nous les Africains ? Quel document avons-nous présenté ? Il ne faut pas qu’on dise qu’on ne veut pas d’une chose, tout en laissant l’autre partie agir. Les négociations se font entre deux parties.»

L’inertie, le fait de n’avoir rien proposé sur une table de négociations dressée depuis 2002, pousse les Acp à s’enfermer dans une position défensive, sans réelle proposition alternative. L’avenir entre l’Union européenne et les Acp, si les Ape ne sont pas signés le 31 décembre 2007, va encore dépendre des trois scénarios dressé par la Commission.

Dans les conclusions arrêtées le 9 novembre par les ministres Acp, ces derniers soulignent avoir «pris note des trois scénarios envisageables, permettant de s’assurer qu’il n’y ait pas de perturbation des échanges entre les pays Acp et l’Ue, à partir du 1er janvier 2008 et des conditions qui y sont associées», commentaires à l’appui.
Le premier scénario porte sur des Ape complets, à savoir la formule négociée depuis 2002 et qui fait l’objet d’un rejet de la part des Acp. A ce propos, les ministres soulignent qu’«en raison des contraintes de délai, ce scénario pourrait exiger d’obtenir la prorogation de la dérogation Omc en vigueur». Donc pas de signature au 31 décembre 2007, mais plutôt la poursuite des négociations.

Le deuxième scénario porte sur le Service de préférence généralisé et le Tout sauf les armes. Mais pour les ministres Acp, il s’agit de «régimes autonomes (qui) ne sont pas équivalents au régime commercial actuellement en vigueur dans le cadre de l’Accord de Cotonou». Quant au troisième scénario, il revient sur les propositions faites par la Commission européenne de conclure des accords provisoires, partiels, avec un calendrier pour aller vers la conclusion d’Ape complets.

A Bruxelles, les ministres Acp ne se sont accordés sur aucune de ces trois formules. Directeur de programme auprès de Third World Network Africa, une Ong qui mène depuis 2004 une campagne anti-Ape, Tetteh Hormeku note : «Les ministres ont décidé de tourner en rond autour de ces questions, sans oser prendre une décision. Les pays Acp n’ont actuellement qu’un seul problème : celui du comportement ou de l’attitude à avoir suite une non signature des Ape, qui ferait que les avantages obtenus avec l’Union européenne soient pas rompus. C’est devant la crainte d’une telle éventualité que certains sont prêts à signer un Ape minimum. Mais cela revient simplement à signer un accord complet. Si vous n’êtes pas prêts à signer de façon globale, pourquoi une signature partielle ? La question est maintenant de savoir si les régions qui ont décidé de ne pas signer vont de bénéficier de la solidarité des autres. Car les pressions (de l’Union européenne) ne vont pas manquer», note-t-il.
La réunion de Bruxelles était attendue comme une étape décisive avant l’échéance du 31 décembre 2007, elle n’a fait que renforcer le cafouillage qui entoure les négociations sur les Ape.

* MM. Guèye et Djiwan sont respectivement des journalistes sénégalais et béninois. Ils font partie d’un groupe de journalistes africains mobilisés et formés par Oxfam et l’Institut Panos Afrique de l’Ouest pour une campagne d’information et de sensibilisation sur les Ape.

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org





Commentaires & analyses

L’Union européenne a un double langage vis-à-vis de l’Afrique et des autres

2007-11-14

Marc Maes

PAMBAZUKA NEWS : Pourquoi, selon vous, l’Union européenne n’a pas voulu signer avec l’Amérique du Nord ou l’Asie ces accords régionaux qu’elle cherche à arracher aux pays Acp?

MARC MAES : La question est légitime et je n’ai pas encore eu de réponse. Il y a des voix en Europe qui poussent la Commission à signer des accords de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada. Mais elle hésite. Pourquoi ? Est-ce parce qu’elle a des liens commerciaux étroits avec les Etats-Unis, ou parce que les droits de douane ne sont pas élevés et que les investisseurs des Etats-Unis peuvent venir librement s’installer en Europe ? On ne sait pas. Par contre, mon hypothèse pour l’Asie c’est que l’Union européenne a peur de la compétitivité de cette région dans des secteurs comme les services, les marchandises, l’électronique, l’informatique, etc.

Par rapport à l’Amérique, une autre raison pourrait être qu’entre les deux plus grandes régions du monde il y a déjà un tel niveau de relation qu’il n’y a pas besoin de signer des accords. J’y ajouterais aussi le fait qu’il y a une différence d’approche entre Américains et Européens sur des thèmes importants comme la propriété intellectuelle, les services, etc. La dernière raison que j’avancerais tient à une démarche stratégique des deux partie. La Commission européenne cherche d’abord à obtenir un maximum d’accords bilatéraux pour faire accepter dans le monde son approche, de même que les Américains, et quand il faudra discuter chacun viendra avec ses atouts.

PAMBAZUKA NEWS : Y a-il d’autres raisons que celle que vous avez avancées pour l’Asie ?

MARC MAES : Je disais que s’il n’y a pas encore eu de signature d’accord avec l’Asie, c’est parce que l’Union européenne a peur de la compétitivité de cette région dans certains secteurs. Elle sait que pour obtenir des accords avec ces régions, elle ne doit pas seulement demander mais aussi donner. Et la Commission a un peu peur d’ouvrir l’accès à ses marchés à des entreprises qui sont compétitives.

PAMBAZUKA NEWS : Y a-t-il des évolutions à ce propos ?

MARC MAES : Jusqu’en octobre de l’année dernière, l’Ue n’était pas pressée de signer des accords avec l’Asie. Mais cette politique a changé quand la Commission a adopté une nouvelle stratégie commerciale qui s’appelle Global Europe (l’Europe mondiale) et vise à obtenir aussi des accords de libre-échange avec l’Asie. Car des pays de cette région négocient de tels accords entre eux et en font de même avec les Américains. Dès lors, les Européens ont peur de disparaître de ces marchés.

Cette course aux rapports bilatéraux a changé la position des Européens qui veulent maintenant négocier des accords de ce type. Mais la Commission se rend compte que cela va lui coûter cher en termes d’ouverture de son marché. La concurrence sera difficile dans les secteurs où elle n’est pas tellement compétitive comme les textiles, les chaussures, certaines machineries, etc. Malgré tout, il a été calculé que ces accords vont augmenter les exportations et cela pousse à vouloir ouvrir les marchés. Car certains pays d’Europe ont encore une industrie compétitive dans les secteurs concernés.

PAMBAZUKA NEWS : On sait que certains pays d’Asie sont exclus des accords régionaux avec l’Europe, sous le prétexte que leur région n’a pas atteint un certain niveau d’intégration. Or cette logique ne semble pas avoir prospéré avec les pays d’Afrique avec lesquels on serait prêt à signer en rompant les solidarités régionales…

MARC MAES : C’est en effet étrange que la Commission utilise des arguments différents selon les régions. Par rapport à l’Asean, la région du sud de l’Asie, la Commission dit que les pays les moins avancés de cette zone, que sont la Birmanie, le Vietnam et le Cambodge, ne devraient pas participer aux négociations parce qu’ils sont trop faibles pour intégrer des accords de libre-échange. Et pourtant les pays Afrique-Caraïbes-Pacifique sont presque tous des Pma, surtout en Afrique. Donc le raisonnement change selon les régions.

Mais la raison pour laquelle la Commission ne veut pas négocier avec les Pme d’Asie tient au cas de la Birmanie, un pays qui ne respecte pas les droits humains à propos desquels l’opinion publique en Europe est sensible. Donc, une façon diplomatique de rayer la Birmanie c’est d’exclure tous les trois pays pour des motifs liés à leur niveau de développement.

Ce double langage vis-à-vis de l’Asie et de l’Afrique montre que l’argumentaire qu’utilise la Commission ne couvre pas toujours la réalité, ne traduit pas les vraies raisons de son comportement.

PAMBAZUKA NEWS : On parle aussi des mêmes contradictions dans les positions vis-à-vis de l’Amérique centrale et de l’Amérique andine.

MARC MAES : Oui. La Commission leur a toujours demandé d’achever leur intégration avant de négocier avec l’Union européenne, parce qu’ils sont jugés faibles. Mais on voit qu’elle exige déjà des pays Acp qu’ils ouvrent leurs marchés en continuant leur intégration régionale. Je ne comprends pas pourquoi la Commission a toujours ralenti les négociations avec l’Amérique centrale et andine tout en les accélérant avec les Acp. Sans doute est-ce parce que ces régions sont en négociations avec les Etats-Unis et que l’Europe voudrait attendre les résultats de ces négociations pour récolter les avantages concédés aux Américains.

L’autre raison pourrait être que ces deux régions n’ont pas, aux yeux de l’Ue, les mêmes avantages économiques que l’Afrique. Surtout l’Afrique de l’Ouest, qui est un grand importateur des produits agricoles européens.

PAMBAZUKA NEWS : Dans les négociations sur les Ape, la Commission soutient qu’il est impossible de reporter la date-butoir du 31 décembre. Pourquoi est-ce impossible ?

MARC MAES : Quand la Commission assure qu’elle ne va pas reculer, alors que la Cedeao assure qu’elle ne peut pas signer à cette date, on va, dans la région ouest-efricaine, vers une politique de deux poids deux mesures. Avec des pays Pma qui vont bénéficier du programme Tout sauf les armes et des Pays en développement qui seront soumis au système généralisé des préférences. Est-ce un bon moyen de faciliter l’intégration ? Je ne pense pas. L’Afrique de l’Ouest a dit qu’elle n’est pas, comme région, prête à signer. La Commission européenne lui propose de signer des accords intérimaires ou provisoires. De même que des pays pourraient signer individuellement des accords bilatéraux en tournant le dos à la dynamique régionale. Cela va encore nuire l’intégration régionale.

Même dans le cas où tous les pays en développement signent et que les Pma ne signent pas, parce qu’ils ont déjà un accès aux marchés dans le cadre du régime Tous sauf les armes, cela aurait le même effet sur l’intégration. Or, à côté de tout ce qui est économique il y a la nécessité d’avoir une vison régionale. Si les pays ne se trouvent plus dans un même régime, ne négocient plus ensemble, cela va freiner la dynamique d’intégration régionale qui existe.

Au lieu de chercher à tout prix à signer des accords provisoires, intérimaires, exhaustifs, bilatéraux ou régionaux, la Commission doit donner plus de temps à la négociation pour que la région, dans son ensemble, négocie des accords qui sont dans son intérêt. Pour cela, elle doit retourner vers l’Omc et demander une extension de la dérogation pour les Accords de Cotonou, ou bien accorder d’autres mesures transitoires pour assurer que la région reste ensemble et que l’intégration régionale sera renforcée.

PAMBAZUKA NEWS : Le Commissaire européen, M. Mandelson, soutient que l’Ue pourrait se contenter pour le moment d’un accord sur les marchandises. Mais cela aussi semble poser problème.

MARC MAES : La Commission a toujours insisté sur le fait que les accords de partenariat économique sont des accords exhaustifs. Donc on n’y retrouve pas seulement des accords sur les marchandises, mais aussi des accords sur les services, les investissements et d’autres thèmes. Mais sachant qu’il est impossible d’obtenir des accords exhaustifs d’ici la fin de l’année, elle a abandonné cette idée et elle veut se concentrer sur les marchandises. Mais cette position ignore le fait que la plus grande partie du blocage dans les négociations actuelles tourne autour des marchandises.

La question de la période transitoire, des règles d’origine, du taux de couverture, des produits sensibles, des mesures de sauvegarde, etc., constitue un dossier important pour des régions où l’agriculture est importante. Pour les Acp, ce sera donc difficile d’arriver à des conclusions communes, région par région, vers la fin de cette année. Cette proposition d’un accord portant sur les marchandises seulement ne résout donc pas les problèmes des négociations. Il faut la rapporter.

PAMBAZUKA NEWS: Si le blocage persiste, et que la Commission européenne ne veuille pas demander une dérogation auprès de l’Omc, comment voyez-vous l’évolution des relations commerciales internationales ?

MARC MAES : Il y a beaucoup de problèmes dans les négociations mondiales, avec le Cycle de Doha qui n’avance pas. Doha a toujours été présenté comme un cycle de développement, mais on voit qu’après six ans de négociation il ne va nulle part. Les positions restent bloquées sur les questions de développement et on se retrouve dans le même cas de figure avec les Ape. Peut-être que les deux échecs vont encourager les pays riches et l’Union européenne à réfléchir sur ce que le commerce signifie pour le développement, sur ce qu’ils peuvent demander aux pays en voie de développement et aux Pma dans les négociations de ce genre.

Le problème des Ape c’est qu’ils sont basés sur un article de l’accord international sur les marchandises (Article XXIV du Gatt, Ndlr) qui ne prévoit pas de traitement spécial et différencié pour les pays en voie de développement, et certainement pas pour les pays les moins avancés. Donc, la Commission européenne utilise un outil qui n’est pas adapté à la situation des pays pauvres. En tout cas, il est inacceptable qu’au 1er janvier 2008 l’Union européenne introduise des droits de douane qu’elle n’a pas utilisés depuis trente ans. Elle doit chercher une autre solution et ne pas pousser les pays en voie de développement à accepter des accords qui ne sont pas dans leur intérêt.

• Marc Maes est chargé des programmes de l’Ong belge CNCD-11.11.11, qui mène campagne en faveur de la souveraineté alimentaire, avec le soutien de la Plate-forme souveraineté alimentaire, qui rassemble en Belgique francophone les ONG de développement, les environnementalistes, les associations de consommateurs et les organisations paysannes et d’agriculteurs.

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org


Pourquoi nous disons non aux Ape

2007-11-14

Mamadou Cissokho

L’Union européenne est en train de dévier des principes de négociation des Accords de partenariat économique (Ape) avec les pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (Acp). Le constat repose sur trois éléments d’analyse au moins. Le premier tient au fait que la référence des Ape, c’est l’Accord de Cotonou. Or Cotonou insiste sur la dynamique qui veut que le partenariat inclut le respect mutuel, le respect de la souveraineté des Etats et l’engagement de l’Europe à soutenir l’intégration régionale dans les espaces des Acp. Ce sont pour nous des actes juridiques, signés par des chefs d’Etats du Sud et de l’Europe. C’est la référence et la balance pour tous les accords, pour toute négociation. Donc, quand on voit aujourd’hui l’Europe dire que des pays peuvent signer à titre individuel des accords, il y a vice de forme.

Cette position choque et viole les règles du partenariat et du respect mutuel. Elle viole aussi la volonté des pays Acp, alors que la Commission européenne s’était engagée à accompagner ces Etats dans ce qu’ils ont décidé de faire.

Le deuxième élément découle du fait que quand nous avons lancé la feuille de route des négociations, les Acp ont demandé qu’il y ait un groupe de travail sur les productions. Car on ne peut pas négocier des accords de partenariat économique s’il n’y a pas de groupe de production. C’est-à-dire des entreprises, des industries, des organisations paysannes, etc. Pendant un an, l’Europe a refusé la formule, parce que son intérêt était dans les marchés publics et autres. Il a fallu attendre un an et demi pour que l’Europe accepte que ce groupe de travail existe. Mais pendant une autre année, Elle a refusé toutes les propositions qui en venaient. Ce qui fait deux années de perdu sur les trois prévues dans la négociation. Mais tout cela n’est pas écrit et l’opinion publique ne pouvait pas le savoir.

La troisième raison tient aux études d’impact. Les termes de référence ont été négociés avec l’Europe, de même que le budget de préparation des Ape à financer entre toutes les parties, les consultants à embaucher, etc. Mais quand le document est sorti l’Europe en a rejeté en bloc les conclusions, parce qu’elles ont démontré les impacts négatifs pour nombre de pays, soi-disant que les consultants n’ont pas présenté d’arguments. La vérité est plutôt que ces conclusions n’ont pas aidé l’Europe dans sa dynamique.

Le quatrième point de rupture, c’est quand l’Europe dit que l’on peut signer et attendre vingt ou vingt-cinq ans pour appliquer les accords. Devant cette option, nous préférons prendre du temps, bien faire le travail, mieux nous préparer, afin de signer pour appliquer.

Nous n’avons jamais été d’accord avec la Commission européenne dans ce qu’elle veut faire, dans sa volonté de diviser les pays africains et de casser les dynamiques régionale que nous avons mis tant de temps à construire. Et cela, l’Europe le fait en usant de corruption institutionnelle. Tout le monde sait que les pays pauvres très endettés rencontrent des difficultés. Quand on présente à leurs représentants, entre quatre murs, à huis clos, des projets de ceci ou de cela, il peut y avoir des changements de position.

On nous dit qu’il y a 27 milliards d’euros dans le Dixième Fonds européen de développement. Mais que représente 27 milliards pour 77 Etats sur dix ans, par rapport à ce que la signature d’un Ape peut poser en termes de désintégration ? Qui peut évaluer pour nous, le coût de l’éclatement de la Cedeao, de la Sadc en Afrique australe ou de la Cemac en Afrique centrale ? On ne peut pas parler de l’avenir des peuples, de leur responsabilité, en mettant en ligne des montants d’argent.

Nos organisations paysannes d’Afrique australe, des Caraïbes, d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, constituent 60% des Acp, avec une population qui n’est pas loin de celle de l’Europe. Si 60% de l’Europe ne veut pas de quelque chose, on ne peut pas dire que l’Europe est d’accord.

Officiellement, la Cedeao a déclaré qu’elle ne sera pas prête pour signer le 31 décembre. L’Afrique centrale vient d’envoyer une lettre pour avancer tellement de préalables qu’on ne peut rien finaliser dans les deux mois qui restent. Quant à l’Afrique de l’Est, elle a plus de mille cinq cents lignes tarifaires qu’elle veut sauvegarder.

* Mamadou Cissokho est le président d’honneur du Réseau des organisations paysannes et des producteurs d’Afrique de l’Ouest.

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org





Arts & livres

Bénin : 3e édition du festival de l’intégration culturelle africaine

2007-11-11

http://www.afrik.com/article12850.html

La troisième édition des SICA (Stars de l’intégration culturelle africaine) se déroulera à Cotonou, au Bénin, du 21 au 25 novembre. Ce festival panafricain, présidé par Alli Wassi Sissy, met la musique traditionnelle et ses développements contemporains à l’honneur. Elle rassemblera artistes, autorités, médias, annonceurs d’Afrique et d’ailleurs. Près de vingt pays africains vont concourir pour le "Meilleur artiste ou groupe de musique moderne d’inspiration traditionnelle" et le "Meilleur présentateur live".


Côte d'Ivoire : Noouvel album d'Alpha Blondy 5 ans après

2007-11-10

http://www.afrik.com/article12863.html

Cinq ans après la sortie de « Merci », Alpha Blondy revient avec « Jah Victory ». Un album empreint de spiritualité dans lequel le chanteur ivoirien ne mâche pas ses mots, et où reggae, rock et rythmes africains font le plus surprenant des mariages. Il a été conçu en association avec Tyrone Downie, membre fondateur avec Peter Tosh et Bob Marley du groupe The Wailors, et les « Riddim Twins » Sly & Robbie, deux grands noms du reggae.





Zimbabwe

L’exode des Zimbabwéens accentue la pauvreté en Afrique australe

2007-11-14

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=46600

La responsable des programmes du Centre pour les droits de l’Homme et la réhabilitation, Victoria Njikho, a déclaré le 13 novembre que le départ des citoyens zimbabwéens fuyant la crise économique sans précédent dans leur pays ne fait qu’accentuer la pauvreté dans la plupart des pays d’Afrique australe. Victoria Njikho qui présentait à Lilongwe, les résultats d’une étude menée sur cette question a expliqué qu’il y avait une lutte serrée entre les immigrants zimbabwéens et les citoyens du Malawi sur le marché du travail.





Femmes & genre

RD Congo : Les premières femmes pygmées dans la couture à Mambasa

2007-11-13

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037303&dte=13/11/2007

Le projet d'appui à la promotion des droits des peuples autochtones "Batswa" ou pygmées mettra sur le marché de l'emploi les premières femmes couturières pygmées et les premiers menuisiers pygmées à Mambasa, dans la Province Orientale de la RD Congo. Le gouvernement congolais, les organisations des Nations unies ainsi que des plates-formes d'ONG nationales et sous-régionales, exécutent des programmes pour la promotion des populations autochtones pygmées des deux Congos, du Cameroun, du Gabon, du Rwanda, de la RCA et du Burundi.


Sénégal : Féminiser les forces armées sans ‘' heurter '' les considérations religieuses

2007-11-11

http://www.seneweb.com/news/elections2007/article.php?artid=13144

Le Sénégal va poursuivre la féminisation de ses forces armées sans ‘'heurter'' les considérations socioculturelles et religieuses, a fait savoir le président de la République, Me Abdoulaye Wade, à l'occasion de la journée des forces armées célébrée le 10 septembre sous le thème : ‘'féminisation des forces armées''. L'ouverture des forces armées aux femmes a démarré en 2007 avec la formation de contingents de 50 filles dans la gendarmerie. En 2008, il est prévu le recrutement de 300 femmes comme ‘'militaires du rang''.


Sénégal :La parité votée et adoptée par les députés

2007-11-14

http://www.seneweb.com/news/elections2007/article.php?artid=13202

Dans leur séance plénière tenue le 13 novembre, les députés ont voté une loi modifiant la Constitution pour introduire la parité. Le résultat attendu de cette réforme serait de parvenir à une participation suffisante des femmes à la vie publique par l’adoption de mesures garantissant le respect du principe de la parité. L'Assemblée nationale a voté cette loi à la majorité moins une voix et deux abstentions.





Droits humains

Gambie : Une ONG demande que Jammeh soit jugé pour violation de droits

2007-11-11

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037129&dte=10/11/2007

La Fondation des médias de l'Afrique de l'Ouest (MFWA) a appelé, le 10 novembre, à ce que le président gambien Yahya Jammeh soit jugé au Tribunal pénal international (TPI), pour violation des droits de l'Homme. Cet organisme basé à Accra mentionne particulièrement "l'horrible assassinat en juillet 2005 d'une cinquantaine de ressortissants ouest africains, dont 44 ghanéens", qui auraient été arrêtés en Gambie alors qu'ils s'embarquaient à bord de leur bateau pour l'Europe.


Maroc : La vérité est-elle proche dans l'affaire Ben Barka ?

2007-11-14

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3862

L'affaire Mehdi Ben Barka, relative à l'assassinat, en 1965 à Paris, de l'un des plus farouches opposants au roi Hassan II du Maroc, semble rattraper de hauts fonctionnaires du royaume, suite à cinq mandats d'arrêt internationaux lancés par le juge français Patrick Ramaël. Ce développement intervient après l'échec de la procédure de commission rogatoire entreprise l’année dernière par M. Ramaël, les autorités judiciaires marocaines ayant alors prétendu ne pas connaître, dans le pays, les adresses des mis en cause ni celle de l'ancien ''point fixe 3'', lieu suspect supposé abriter le corps de Ben Barka disparu.


Niger : Une enquête lancée sur l'esclavage

2007-11-11

http://www.bbc.co.uk/french/highlights/story/2007/11/071109_niger_slavery.shtml

La question de l'esclavage est un sujet polémique au Niger. Les anti-esclavagistes estiment à plus de 800.000 le nombre de personnes victimes du phénomène. La tenue de l'enquête nationale a été annoncée par le président de la Commission nationale des libertés fondamentales (CNLF), Garba Lompo. Il a précisé que "le gouvernement veut savoir réellement si des citoyens vivent cette situation ou est-ce que ce sont des allégations sans fondement".


Soudan : Le chef des opérations humanitaires de l’ONU au Darfour expulsé

2007-11-11

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=46262

Les autorités régionales du sud de la province du Dafour ont expulsé le chef des opérations humanitaires des Nations Unies, Wael al-Haj-Ibrahim qu’elles accusent d’avoir violé une règle qui n’a cependant pas été spécifiée, a indiqué l’Onu le 7 novembre, dans un communiqué. Al-Haj-Ibrahim dirigeait le Bureau de Coordination des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires à Nyala, qui s’occupe de l’aide destinée à environ un million de déplacés dans cette province ravagée par la guerre.





Réfugiés & migration forcée

Angola : 436 Congolais refoulés au Bas-Congo

2007-11-13

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037305&dte=13/11/2007

Quelque 436 Congolais refoulés de la province angolaise de Cabinda, qui fait frontière avec la province du Bas-Congo (ouest de la RDC) ont franchi depuis quelques jours la frontière commune entre l'Angola et la RDC au niveau de Boma Niadi, au Bas-Congo. Ces personnes, pratiquement abandonnées à elles-mêmes, sont actuellement hébergées à l'état-major de la Police nationale congolaise de Tshela, en attendant leur évacuation vers leurs milieux d'origine.


Egypte : Le mufti refuse le paradis à des émigrés clandestins morts

2007-11-10

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP22857lemufsnitse0

Le mufti d'Egypte, cheikh Ali Gomaa, a suscité une vive polémique dans le pays en refusant le statut de martyr, et donc l'accès direct au paradis, à des Egyptiens retrouvés morts en Méditerranée alors qu'ils tentaient de rejoindre clandestinement le continent européen. Les corps de 26 Egyptiens ont été repêchés la semaine dernière au large des côtes italiennes.


Libye : Des voyageurs refoulés faute de passeport en arabe

2007-11-14

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP13727fauteeybile0

Quelques centaines de voyageurs, en majorité européens, ont été refoulés les 11 et 12 novembre de Libye faute d'être munis d'une traduction arabe de leur passeport, une mesure en veilleuse depuis 2005 et désormais appliquée de façon stricte par Tripoli. Un avion en provenance de Paris a été ainsi contraint dimanche de rebrousser chemin avec ses 172 passagers, interdits de débarquer à l'aéroport de Sebha (800 km au sud de Tripoli) malgré des visas libyens en règle.


Maroc : les jeunes Subsahariens émigrent aussi pour étudier

2007-11-11

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4816

Les jeunes Subsahariens ne viennent pas au Maroc seulement pour migrer vers l’Europe, mais aussi pour étudier. Désireux de s’ouvrir aux pays du Sud, le Maroc en accueille, pour cette année académique, plus de 7000 qui, bien que boursiers, vivent dans des conditions difficiles. Selon la Confédération des élèves, étudiants et stagiaires africains au Maroc (CESAM) le Maroc offre de grandes possibilités d'études. Elle a répertorié 370 établissements qu’elle décrit comme offrant une possibilité d'accueil aux étudiants étrangers.


Sénégal : L'Espagne prête à recruter 2.700 Sénégalais en 2008

2007-11-10

http://www.seneweb.com/news/elections2007/article.php?artid=13129

L’Espagne recrutera à partir de 2008, 2.700 travailleurs sénégalais dont 2.000 dans le secteur de la pêche et 700 pour l’exploitation des productions agricoles. Le ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom et son homologue espagnol du Travail et des Affaires sociales, Jésus Caldera ont signé un accord de coopération matérialisant cette décision le 9 novembre 2007.





Mouvements sociaux

Guinée : Une grève des pompistes paralyse la capitale

2007-11-14

http://www.panapress.com/freenews.asp?code=fre037269&dte=13/11/2007

Une grève des pompistes des stations d'essence déclenchée le lundi 12 novembre dans la capitale guinéenne, Conakry, a paralysé la circulation, empêchant ainsi de nombreuses personnes de se rendre à leurs lieux de travail. Les pompistes ont décidé dimanche d'entamer, dès le lendemain, une grève dont la durée n'a pas été précisée pour dénoncer leurs "bas salaires" qui tournent autour de 16.000 Francs guinéens.


Mauritanie : Violente manifestation contre la hausse des prix

2007-11-14

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037233&dte=12/11/2007

Une manifestation particulièrement violente s'est produite le 12 novembre à Zouérate, dans le nord de la Mauritanie, où des manifestants ont incendié une dizaine de boutiques dans le marché local, en guise de protestation contre la hausse des prix des denrées de première nécessité. Plusieurs villes mauritaniennes, notamment Néma, Timbedra, Diguenni et Kankossa ont été, la semaine dernière, le théâtre de violentes manifestations pour décrier la flambée des prix dans le pays.


Tchad : Violente manifestation antifrançaise à N'Djamena

2007-11-14

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP62247violeanemaj0

Plusieurs centaines de personnes, jeunes pour la plupart, manifestaient mercredi dans le centre de N'Djamena, conspuant la France, notamment le président Nicolas Sarkozy et jetant des pierres sur des voitures occupées par des Occidentaux. "A bas Sarkozy", "la traite négrière c'est fini", "le Tchad est indépendant depuis 1960", ont-ils scandé, en lançant d'autres slogans antifrançais.





Elections & gouvernance

Afrique : Quel salaire pour les chefs d'Etat

2007-11-10

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN04117largesfehcs0

Le président français Nicolas Sarkozy va prochainement doubler, et même un peu plus, le montant de son salaire : de 8 300 à 19 000 euros brut par mois. Ainsi en ont décidé, le 30 octobre, les parlementaires, suscitant aussitôt les protestations indignées de l’opposition. Vantant la « transparence » de cet ajustement, Laurent Wauquiez, le porte-parole du gouvernement français a souligné que Sarkozy est loin de figurer parmi les chefs d’État les mieux payés. Qu’en est-il des Africains ?


Cameroun : Une ONG opposée à la révision de la constitution

2007-11-11

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037155&dte=11/11/2007

Une association camerounaise, la Plate-forme de la société civile pour la démocratie au Cameroun, a vivement dénoncé, le 10 septembre, "l'initiative de certains caciques du Rassemblement démocratique du peuple camerounais qui invitent le chef de l'Etat, Paul Biya, à réviser la Constitution pour instaurer un mandat présidentiel illimité à la tête du pays". La Plate-forme regroupe des partis politiques de l'opposition, des ONG et des associations de la société civile.


Guinée : 2 milliards de Fcfa pour subventionner les partis politiques

2007-11-11

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=46250

Le Gouvernement guinéen a décidé de consacrer 0,5 pour cent des recettes fiscales, soit l’équivalent de 2 milliards de F.CFA, à la subvention des partis politiques, à partir de cette année. Cette disposition est prévue par la Loi Fondamentale. Ce sont 47 formations politiques reconnus qui bénéficieront de cette subvention. Elle concerne les activités hors campagne et les coûts des campagnes électorales.


Tchad : Des magistrats manifestent leur mécontentement dans l'affaire de l'Arche de Zoé

2007-11-14

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP25307archetnemet0

Des magistrats tchadiens ont manifesté lundi leur mécontentement face aux pressions exercées, selon eux, par le pouvoir sur la justice tchadienne dans l'affaire de l'association L'Arche de Zoé, accusée d'avoir voulu emmener 103 enfants du Tchad en France. Au cours d'un bref rassemblement, une vingtaine de magistrats, revêtus de leur robe noire, sur la soixantaine que compte le Palais, se sont alignés dans la matinée devant le drapeau tchadien avant de défiler autour du Palais de justice.


Togo : Rentrée parlementaire sur fond de tension

2007-11-14

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037327&dte=13/11/2007

Les 81 députés issus des élections législatives du 14 octobre dernier au Togo, ont fait leur rentrée parlementaire le 13 novebmre, marquée par des passes d'armes verbales entre députés du camp présidentiel et opposants. L'UFC et son leader, l'opposant Gilchrist Olympio, avaient vivement dénoncé des fraudes lors du srutin législatif dernier et contesté la victoire de la majorité absolue au Parlement (50 sièges) par le RPT de Faure Gnassigbé.





Afrique & Chine

Global : 48 pays africains à l'Exposition universelle de Shanghai

2007-11-14

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-11/13/content_521623.htm

Le Libéria a formellement annoncé sa participation à l'Exposition universelle 2010 de Shanghai. Les 48 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine ont tous confirmé leur participation à l'exposition. Le 12 novembre, 179 pays et organisations internationales avaient confirmé leur participation à l'exposition, battant le record du nombre de pays et organisations participants à l'exposition.


Niger : Un permis de recherche uranifère accordé à une société nigéro-chinoise

2007-11-11

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=46351

Le gouvernement nigérien a accordé un nouveau permis de prospection et d’exploitation d’uranium à une société niégéro-chinoise à Azélik, dans la région d’Agadez (nord), théâtre d’affrontements entre l’armée et les rebelles du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Situé à Azélik (nord), ce nouveau site uranifère a été accordé à la société des mines d’Azélik (SOMINA), créée en juin dernier par le Niger et des partenaires chinois.





Corruption

Afrique du Sud : Jacob Zuma pourrait être encore poursuivi pour corruption

2007-11-11

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=46271

La Haute cour criminelle d’Afrique du Sud a ouvert la voie à l’Etat, le 8 novembre dernier, afin de poursuivre à nouveau Jacob Zuma, le vice président du Congrès national africain pour corruption, en rapport avec une affaire de contrat de vente d’armes signé en 2001 entre le gouvernement sud-africain et la firme française Thint. La Cour a confirmé l’appel que le directeur national des poursuites publiques avait interjeté contre le jugement rendu par la Haute Cour de Durban qui annulait les cinq mandats de perquisition contre Zuma et son avocat.


Bénin : Levée de l'immunité de deux députés accusés de malversation

2007-11-14

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA11207leprsnoitas0

Le président béninois, Yayi Boni, a saisi l'Assemblée nationale pour la levée de l'immunité parlementaire de deux députés de la majorité au pouvoir afin qu'ils répondent devant la justice de malversations. Il est reproché à ces deux députés, Célestine Adjanohoun et Luc da Matha Sant'Anna, de la Force Cauris pour un Bénin émergent (majorité au pouvoir), des malversations financières commises à la direction de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE) dans la période allant du 1er janvier 2004 au 30 juillet 2007.


Nigeria : Le gouvernement américain saisi sur une affaire impliquant des officiels

2007-11-14

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037287&dte=13/11/2007

La Commission contre la corruption économique et financière (EFCC) du Nigeria a écrit au gouvernement américain pour demander des détails relatifs à la corruption présumée d'officiels nigérians par un cadre de Wilbros, une société de services pétroliers, en 2003, pour un montant de 6 millions dollars améicains, a rapporté la presse locale du 13 novembre. La presse indique que la Commission avait officiellement contacté le bureau de l'Office fédéral des investigations (FBI) à Washington et la Division des investigations criminelles du Fisc, qui enquêtent actuellement sur cette affaire.


Nigeria : D'anciens gouverneurs s'engagent à rembourser de l'argent volé

2007-11-11

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037157&dte=11/11/2007

Cinq anciens gouverneurs d'Etat du Nigeria ont accepté de retourner 50 milliards de nairas (1 dollar = 125 nairas) détournés pour échapper aux poursuites judiciaires de la Commissions de lutte contre la corruption (EFCC), a rapporté dimanche le journal privé Punch citant une source bien informée. Le journal n'a pas donné les noms des gouverneurs concernés, mais précise que trois d'entre eux sont originaires des Etats du Sud, l'un du nord-ouest et un autre du centre-nord.


Nigeria : Un parti exige la lumière sur les accusations de corruption

2007-11-11

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037061&dte=09/11/2007

Un parti d'opposition du Nigeria, Action Congress, a exigé que toute la lumière soit faite sur les allégations selon lesquelles un haut responsable de la société américaine de services pétroliers, Willbros Group Inc., a versé à des officiels nigérians 6 millions de dollars de pots-de-vin pour obtenir un contrat lucratif en 2003. Ce parti a déclaré que le gouvernement devait enquêter sur ces allégations afin de savoir qui avait bénéficié de ces présumés pots-de-vin "pour que leur soit appliqué la loi dans toute sa rigueur pour avoir jeté le discrédit sur le Nigeria".





Développement

Afrique : classement des meilleurs partenaires au développement

2007-11-11

http://www.afrik.com/article12864.html

L’édition 2007 du désormais traditionnel Commitment to Development Index (le classement des pays développés qui œuvrent le plus en faveur des pays en développement) a été publiée par le Center for Global Development. On y découvre que les politiques de développement menées par les pays du Nord ne peuvent être réellement efficaces que si elles sont transversales Classée 18e en 2006, la France se hisse cette année au 13e rang.


Afrique : 64 milliards de francs pour l’interconnexion électrique Côte d’Ivoire-Mali

2007-11-11

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=46416

Le ministre malien de l’Energie, des Mines et de l’Eau, Hamed Sow, a annoncé le 9 novembre à Abidjan le bouclage du financement du projet d’interconnexion électrique entre son pays et la Côte d’Ivoire. « Le financement de 64 milliards FCFA nécessaire à la réalisation de l’interconnexion est quasiment bouclé. Si tout se passe bien, les chefs d’Etat du Mali et de la Côte d’Ivoire procéderont d’ici à décembre à la pose de la première pierre de ce grand ouvrage», a confié M. Sow.


Global : Prix du pétrole: le pire est encore à venir

2007-11-11

http://www.swissinfo.org/fre/economie/detail/Prix_du_petrole_le_pire_est_encore_a_venir.html?siteSect=161&sid=8401791&cKey=1194608520000&ty=st

Le prix du pétrole suscite de plus en plus de préoccupations, frisant depuis quelques jours la barre des 100 dollars sur les marchés internationaux. Pour cette seule année, les prix du brut ont augmenté de près de 60%. «La barre des 100 dollars pourrait être facilement atteinte, mais nous ne pensons pas que ce niveau va se maintenir. Nous pensons plutôt qu'une fois ce record atteint, les prix ne devraient pas tarder à redescendre», explique selon Eliane Tanner, analyste au Credit Suisse.


Global : Les nouveaux géants de l'aide humanitaire

2007-11-14

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=IRI60827lesnoeriati0

L’ardeur entrepreneuriale, l’innovation et les budgets colossaux des fondations privées permettront-ils de réussir là où une industrie internationale humanitaire sclérosée et indisciplinée a échoué ? Ou alors, la « nouvelle philanthropie capitaliste » n’est-elle que la simple manifestation d’une certaine forme d’arrogance, de vanité et de naïveté de la part de grosses fortunes, dans un univers où mêmes les experts humanitaires ont échoué ? Des milliardaires en dollars s'investissent de plus en plus dans l'aide au développement et un débat se pose sur cette nouvelle approche.


Nigeria : Le budget 2008 atteint 20,368 milliards de USD

2007-11-11

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=46294

Le président nigérian, Umaru Yar’adua, a proposé jeudi un budget de 20,368 milliards de dollars américains lors d’une séance conjointe au parlement, pour le vote du budget 2008. Le montant représente une hausse de 3,3 pour cent comparé au budget 2007. Le Chef de l’Etat nigérian a soutenu que la proposition de budget est également faite sur la base de la capacité de production de pétrole brut de 2,45 millions de dollars par jour.





Santé & VIH/SIDA

Afrique : La CEDEAO va accélérer la lutte contre la méningite

2007-11-11

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037103&dte=10/11/2007

La huitième assemblée générale des ministres de la Santé des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont adopté le 9 septembre à Bissau une série de mesures destinées à accélérer la lutte contre la méningite et la mortalité maternelle dans la région. Dans une Déclaration de Bissau publiée à l'issue de deux jours de réunion, les ministres ont également décidé d'améliorer la gestion des médicaments antirétroviraux et de créer un Réseau d'information sanitaire (HIN) commun au pays membres de la CEDEAO.


Congo : Le taux élevé de toxicomanie, conséquence du conflit armé

2007-11-14

http://fr.allafrica.com/stories/200711130892.html

La plupart des atrocités observées au cours des conflits armés qui ont secoué la République du Congo ces dernières années ont été commises par des miliciens qui étaient sous l’emprise de la drogue. Des seigneurs de guerre et des chefs de milice distribuaient de la drogue aux jeunes combattants pour leur permettre de vaincre leur peur et leurs scrupules. Mais aujourd’hui, bien que la guerre civile soit officiellement terminée, le fléau de la toxicomanie est encore présent chez ces jeunes et sape les efforts de redressement et de développement du pays.


Global : Nouvelles méthodes de dépistage de la tuberculose en 2008

2007-11-14

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037225&dte=12/11/2007

Un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Paul Nunn, a confié que son institution envisage de généraliser en 2008 de nouvelles méthodes de dépistage de la tuberculose en Afrique. "Ces nouvelles méthodes sont actuellement en cours d'expérimentation en Tanzanie et au Kenya. Si les résultats nous paraissent suffisamment satisfaisants, nous comptons les généraliser dans toute l'Afrique avant la fin 2008", a dit M. Nunn, coordinateur des aspects tuberculose et sida et tuberculose multirésistante à l'OMS.


Nigeria: L'Etat de Benue lent à réagir à la crise du sida

2007-11-14

http://fr.allafrica.com/stories/200711130823.html

L'Etat de Benue, dans le centre-est du Nigeria, détient le record peu convoité du taux de prévalence du VIH le plus élevé du pays. D'après une étude menée en 2005, 10 pour cent de ses 2,8 millions d'habitants vivent avec le virus. Dans cet Etat, qui constituait autrefois le grenier agricole du Nigeria, de nombreuses communautés rurales ont cessé de cultiver, les jeunes générations ayant migré vers les villes.





Éducation

Cameroun : L’UNICEF s’inquiète de la sous-scolarisation des filles au Nord

2007-11-11

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_topic&id_mot=117

La sous-scolarisation des filles dans la partie septentrionale du Cameroun est jugée « préoccupante » par l’Organisation des nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le ministère camerounais de l’Education de base (MINEDUB), qui organisent actuellement des campagnes de sensibilisation auprès des populations, la finalité étant de changer la donne. Dans certaines localités, le taux de scolarisation des filles tourne autour de 20 pour cent.


Sénégal : Les jeunes doctorants dénoncent leur non recrutement

2007-11-14

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=46599

L’Association des doctorants et jeunes docteurs (ADJD) dénonce dans un mémorandum l’absence de politique de recrutement dans les universités, instituts de recherche et services techniques du Sénégal. Selon l’ADJD, près de 350 doctorants vont venir grossir en 2008 le rang d’une centaine de jeunes docteurs au chômage, accentuant ainsi une situation qui n’est guère reluisante au Sénégal.





Racisme & xénophobie

Global : Le rapporteur spécial de l’ONU réitère ses accusations de racisme contre Sarkozy

2007-11-13

http://www.afrik.com/article12907.html

Doudou Diène, rapporteur spécial de l’ONU sur les discriminations raciales, accuse dans son rapport annuel le président français de s’être inscrit dans « une dynamique de légitimation du racisme » avec son discours de Dakar et l’adoption des tests ADN. Dans un entretien accordé à Afrik.com, il revient sur son étude sur les formes contemporaines de discriminations et la place du racisme en France.


Global : Sarkozy accusé de racisme

2007-11-10

http://www.seneweb.com/news/elections2007/article.php?artid=13123

Le rapporteur spécial des Nations unies sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie, le Sénégalais Doudou Diène, s'en est pris au président français Nicolas Sarkozy accusé de s'être inscrit dans une ‘'dynamique de légitimation du racisme.'' . Diène, qui s'exprimait lors d'une session de la troisième commission de l'Assemblée générale des Nations unies,le 7 novembre 2007, a ‘'sévèrement'' critiqué le discours prononcé, à Dakar en juillet, par M. Sarkozy.





Environnement

Global : La mondialisation des bidonvilles

2007-11-11

http://alternatives-international.net/article1365.html

Pour Mike Davis, l’actuelle explosion de la population urbaine constitue une époque cruciale de l’Histoire, au même titre que la révolution industrielle. Davis rappelle qu’en 2060, la population de la planète devrait atteindre 10 milliards de personnes. D’ici là, 95 % des nouveaux habitants de la planète naîtront dans une ville du Sud, et la majorité d’entre eux grandiront dans un bidonville.


RD Congo : Enquête sur le déversement de minerais radioactifs

2007-11-13

http://www.afrik.com/article12894.html

Sept personnes ont été arrêtées le 8 novembre, dans le cadre du déversement de plusieurs tonnes de minerais hautement radioactifs dans une rivière du Sud-Ouest de la RD Congo. Les autorités ont mis la zone contaminée en quarantaine et fait circuler des mesures préventives à l’attention de la population. Les accusés sont des agents de police et de la brigade anti-fraude du secteur minier. Ils devaient conduire, fin octobre, 19 tonnes de cuivre très enrichi en uranium dans une ancienne mine d’uranium de Tshinkolobwe.





Média & liberté d'expression

Global : L’Afrique à l’écoute des radios de la paix

2007-11-10

http://www.afrik.com/article12874.html

Au Rwanda, en Côte d’Ivoire et au Congo, la radio a été utilisée pour attiser les flammes du génocide et de la guerre. Aujourd’hui, une nouvelle génération d’animateurs de radio utilise les ondes avec l’aide de l’ONU pour encourager la paix. L’Afrique est à l’écoute, mais les radios de la paix pourront-elles rester sur les ondes ?


Sénégal : Libération des quatre journalistes arrêtés

2007-11-10

http://www.lequotidien.sn/articles/article.CFM?article_id=48357

C’est en pleine réunion du Collectif des éditeurs de presse, le 8 novembre, que la nouvelle est tombée : le président de la République ordonne la libération des quatre journalistes mis aux arrêts. Les éditeurs ont pris acte avant de publier un communiqué pour interpeller les autorités par rapport à ces arrestations manu militari suivies de la fermeture d’entreprises de presse.





Nouvelles de la diaspora

Global : Débat sur l’immigration au Québec

2007-11-11

http://alternatives-international.net/article1360.html

Un débat a été lancé au Québec il y a quelques mois quand la municipalité d’Hérouxville a fait les manchettes en affirmant que l’immigration musulmane représentait un grave danger pour « nos valeurs ». Au début, cela ne semblait pas très sérieux. Mais par la magie des médias, l’affaire a enflammé l’imagination. « Il y a trop d’immigrants ». « Les accommodements sont en train de devenir « déraisonnables ». C’est sur ce fond controversé qu’a été mise en place la Commission Bouchard-Taylor, qui doit se concentrer sur les relations intercommunautaires et les degrés de tolérance ou d’intolérance de part et d’autre.


Global : Des élus français se mobilisent contre l’expulsion de sans-papiers

2007-11-14

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=46452

Plusieurs élus français du département des Hauts-de-seine (région parisienne), département dont Nicolas Sarkozy, chef de l’Etat de France, fut président du Conseil général jusqu’à son élection, ont apporté publiquement, le 10 novembre, leur soutien à des sans-papiers résidant dans leurs communes respectives, en leur accordant un parrainage républicain. Leur geste est une forme de « protestation » contre la politique du gouvernement français qui veut absolument atteindre son objectif de 25 000 « éloignements » avant la fin de l’année.


Global : Le combat des Afro-Américains vu par Amelia Boynton Robinson

2007-11-11

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4819

Amelia Boynton Robinson publie, à 96 ans, Le combat des Noirs aux États-Unis*. La militante africaine-américaine y raconte son engagement, depuis les années 1930, contre la ségrégation et le racisme dans le sud des États-Unis. Selon elle, cette lutte quotidienne, qu'elle a menée aux côtés de Martin Luther King et de Rosa Parks, est loin d’être terminée. Nous l’avons rencontrée lors de son passage à Paris.


Global : Le ministre français de l’Immigration fait son bilan

2007-11-10

http://www.afrik.com/article12877.html

La France a expulsé quelque 18 600 sans-papiers durant les dix premiers mois de l’année 2007. Le ministre de l’Immigration l’a révélé le 8 novembre, en même temps qu’il précisait sa politique sur l’immigration et le travail des étrangers. La France vise l'expulsion de 25 000 clandestins d’ici fin décembre. Le parti socialiste a dénoncé une politique de quotas « dangereuse et irresponsable ».


Global : Rama Yade et Rachida Dati à la conquête des électeurs français

2007-11-13

http://www.afrik.com/article12896.html

Arrivées au gouvernement sans être passées par la case élections, Rachida Dati et Rama Yade, les deux ministres d'origine africaine du gouvernement français, ont annoncé leur candidature aux prochaines municipales afin de gagner leur légitimité par les urnes. La ministre de la Justice et star des sondages sera tête de liste dans un arrondissement parisien a priori acquis, alors que sa collègue secrétaire d’Etat se présente à Colombes, où elle a grandit, sans être tête de liste ni assurée de la victoire.





Conflits & urgences

Afrique : Les USA appellent l'Ethiopie et l'Erythrée au calme

2007-11-11

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037113&dte=10/11/2007

Les Etats-Unis ont exprimé leur préoccupation face au renforcement du potentiel militaire et à la tension à la frontière entre l'Erythrée et l'Ethiopie, demandant aux deux pays de faire preuve d'un maximum de retenue. Dans un communiqué publié le 9 septembre, le Département d'Etat américain souligne que l'Erythrée et l'Ethiopie doivent éviter toute action qui pourrait faire monter la tension ou rallumer leur conflit. En 2000, les deux pays étaient parvenus à un cessez-le-feu pour mettre fin à deux ans de conflit armé.


Cameroun : Une vingtaine de soldats tués à Bakassi par des mercenaires nigérians

2007-11-14

http://www.grioo.com/info12145.html

Une vingtaine de soldats camerounais en faction dans la presqu'île querellée de Bakassi (sud-ouest, Cameroun) ont trouvé la mort lundi lors d'une attaque surprise d'une centaine de mercenaires nigérians, a t-on appris le 13 novembre de sources militaires. La presqu'île de Bakassi, très riche en pétrole et en produits halieutiques, était disputée par les deux pays depuis la colonisation et avait, dès 1997, donné lieu à des conflits militaires récurrents ayant fait des dizaines de morts dans les deux camps.


Somalie: La communauté internationale appelée à l'aide pour mettre fin aux atrocités

2007-11-14

http://fr.allafrica.com/stories/200711130917.html

Plusieurs responsables de la société civile et sages de différents clans locaux ont lancé un appel à la communauté internationale afin qu'elle intervienne pour mettre fin au carnage à Mogadiscio, la capitale somalienne, alors que des combats acharnés se poursuivent, que les hôpitaux sont débordés et que les rues sont jonchées de cadavres. Ces affrontements opposent les forces gouvernementales aux insurgés de l'Union des tribunaux islamiques et aux miliciens des clans alliés.





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