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FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
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Pambazuka News 35: AFRICOM : Le nouveau commandement militaire américain pour l'Afrique

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Arts & livres, 5. Zimbabwe, 6. Moniteur de l'Union Africaine, 7. Femmes & genre, 8. Droits humains, 9. Réfugiés & migration forcée, 10. Mouvements sociaux, 11. Elections & gouvernance, 12. Afrique & Chine, 13. Corruption, 14. Développement, 15. Santé & VIH/SIDA, 16. Éducation, 17. LGBTI, 18. Environnement, 19. Média & liberté d'expression, 20. Nouvelles de la diaspora, 21. Conflits & urgences

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Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2007-11-21

CHRONIQUES : Africom, le nouveau commandement militaire américain pour l’Afrique
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Ces technologies traditionnels qui peuvent aider à mettre fin à la famine en Afrique
ARTS ET LIVRES : Afrique : lancement du Réseau africains des promoteurs d’événements culturels
ZIMBABWE : Les fermiers blancs forment un pourvoi devant la SADC
Moniteur de l’Union africaine : Le sommet des chefs d’Etat sur le NEPAD reporté
FEMMES ET GENRE : Afrique du Sud : Dlamini-Zuma se dit prête à diriger le pays
CONFLITS ET URGENCES : Afrique : Bakassi, le crépuscule d’une enclave nigériance
DROITS HUMAINS : Global : L’Union européenne prend de nouveaux engagements
MOUVEMENTS SOCIAUX : Global : En route pour le Forum social mondiale de 2008 à Belem
RÉFUGIÉS ET MIGRATION FORCÉE : Côte d’Ivoire : La suppression de la carte de séjour en question
ELECTIONS ET GOUVERNANCE : Afrique du Sud : Mandela affiche sa neutralité dans la course à la succession.
AFRIQUE ET CHINE : Cent experts et jeunes volontaires envoyés en Afrique
CORRUPTION : Nigeria : Le président Yar’Adua ordonne une enquête sur le scandale Siemens
DÉVELOPPEMENT : Afrique : Le prix élevé des importations de céréales inquiète.
SANTÉ ET VIH/SIDA : Afrique : Des mesures simples pourraient freiner la tuberculose.
ÉDUCATION : Global : Les difficiles conditions des étudiants africains au Luxembourg
LGBTI : Afrique du Sud : Desmond Tutu attaque l’église anglicane sur l’homosexualité
ENVIRONNEMENT : Afrique : L’introduction de nouvelles espèces menace les écosystèmes
RACISME ET XÉNOPHOBIE : Global : le rapporteur général de l’ONU réitère ses accusations de racisme contre Sarkozy
MÉDIA ET LIBERTÉ D'EXPRESSION : Mali : Plaidoyer pour indexer l’aide del’Etat sur le budget national.
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Global : La Belgique compte 21 000 ressortissants congolais.





Chroniques

Africom : Le nouveau commandement militaire américain pour l'Afrique

2007-11-21

Daniel Volman

Le 6 février 2007, le président Bush annonçait que les Etats-Unis allaient créer un nouveau commandement militaire pour l'Afrique, sous le nom de "Africa Command" ou "Africom". Pour Daniel Volman, l'administration Bush cherche ainsi à élargir de façon significative son programme d'assistance aux régimes africains désireux d'agir comme des marionnettes, indique. Il reflète également les cris d'alarme croissant face aux efforts de la Chine pour accroître ses fournitures d'énergie en Afrique en vue d'élargir son Influence politique sur le continent.

Le 6 février 2007, le président Bush annonçait que les Etats-Unis allaient créer un nouveau commandement militaire pour l'Afrique, sous le nom de "Africa Command" ou "Africom". Au cours de la Guerre froide et pendant plus d'une décennie, les Etats Unis n’ont pas établi de commandement militaire pour l'Afrique; les activités militaires américaines sur le continent africain étaient menées à trois niveaux : le Commandement Européen, qui était chargé de la majeure partie du continent ; le Commandement Central, qui supervisait l'Egypte et la région de la Corne de l' Afrique en même temps que le Moyen-Orient et l'Asie Centrale ; et le Commandement du Pacifique, qui assurait l'administration des liens militaires avec le Madagascar et les autres îles de l'Océan Indien.

Jusqu'à la création d'Africom, ces trois commandements se préoccupaient principalement des autres régions du monde qui représentaient un plus grand intérêt pour les Etats-Unis, et ne disposaient que d'un nombre limité de cadres moyens dans leur personnel consacré à l'Afrique. Ceci reflétait le fait que l'Afrique était essentiellement perçue comme un terrain régional dans la Guerre froide, ou en tant que zone annexe aux relations Etats Unis-Europe. Dans la période qui a suivi directement la Guerre froid, la situation ne changera pas trop. Mais à partir du moment où l'administration Bush a déclaré que l'accès aux fournitures de pétrole de l'Afrique serait dorénavant défini comme un "intérêt national stratégique" et proclamé que l'Amérique était engagée dans une guerre mondiale contre le terrorisme, suite aux attaques sur le "World Trade Center" et sur le Pentagone le 11 septembre 2001, le statut de l'Afrique dans la politique nationale américaine en matière de sécurité et dans les affaires militaires de ce pays a changé de façon dramatique.

Selon Theresa Whelan, l'adjointe du vice-secrétaire à la Défense pour les Affaires africaines — la plus haute autorité du Département de la Défense chargé principalement de l'Afrique au Pentagone, qui a assuré la supervision de la politique militaire américaine envers l'Afrique pour l'administration Bush — Africom a atteint le statut de commandement sous-unifié sous le Commandement Européen le 1 octobre 2007. Il était alors prévu qu'il sera totalement opérationnel en tant que commandement unifié distinct pas plus tard que le 1 octobre 2008

Africom n'aura pas le visage des commandements unifiés conventionnels. En particulier, Il n'y a aucune intention, du moins pour le moment, d'attribuer au nouveau commandement le contrôle de grandes unités militaires. Ceci cadre bien avec les efforts qui sont en cours pour réduire la présence élevée de troupes américaines à l'étranger en vue de consolider ou d'éliminer les bases qui coûtent cher et ramener autant de troupes que possible aux Etats-Unis où elles seront disposées à être déployées n'importe où dans le monde, suivant les destinations souhaitées par Washington.

Puisqu'il n'y a pas moyen d'anticiper les endroits où les troupes seront envoyées et que le Pentagone est appelé à déployer des forces assez Importantes à de longues distances en une très courte période, Washington compte garder autant de troupes que possible aux Etats-Unis et ne les envoyer à l'étranger que quand ils le jugent nécessaire. Cette politique était déjà arrêtée lorsque les administrations Clinton et Reagan ont créé le Commandement Central et l'ont basé à Tampa, en Floride ; aujourd’hui, le Commandement Central est en train de gérer deux guerres majeures au sud-ouest de l'Asie à partir de son quartier général au Qatar.

Africom sera également composé de personnel militaire et civil, dont des officiers du Département d'Etat et de l'Agence américaine pour le développement international, et le commandant du nouveau commandement aura tant un adjoint militaire qu'un adjoint civil. Le 10 juillet 2007, le secrétaire à la Défense Robert Gates a annoncé que le Président avait nommé le général à quatre étoiles William E. "Kip" Ward pour qu'il soit le commandant d'Africom.

Le général Ward, un Africain-Américain qui fut commissionné dans l'infanterie en 1971, était adjoint du commandant du Commandement européen. Auparavant, il avait servi comme commandant de la 2e Brigade de la 10e Infanterie "Mountain" (Infanterie Légère) à Mogadiscio, en Somalie, pendant l'Opération dite "Restore Hope" de 1992 à 1994. Il a aussi été commandant de la Force de stabilisation dirigée par l'OTAN en Bosnie pendant l'opération dite "Joint Force" de 2002 à 2003, et chef du Bureau américain de la Coopération militaire à l'ambassade des Etats Unis au Caire.

La nouvelle structure du nouveau commandement reflète le fait qu'Africom sera chargé de superviser tant les activités militaires traditionnelles que les programmes qui sont financés à travers le budget du Département d'Etat (voir ci-dessous les détails sur lesdits programmes).

L'administration Bush a mis l'accent sur le caractère unique de cette structure hybride civile et militaire, preuve que le nouveau commandement n'a que des objectifs bienveillants et que, selon les termes de Theresa Whelan, s"il y a des craintes qu'Africom ne représente une militarisation de la politique étrangère américaine en Afrique, qu’elle deviendra le relais du gouvernement américain avec l'Afrique, cette crainte n'a aucun fondement." Devant l’hostilité qu’il y a eu, l'administration Bush défend que l'objectif d'Africom est mal compris.

Un examen minutieux permet toutefois de se rendre compte la différence alléguée entre Africom et les autres commandements n’est pas aussi réelle que les autorités de l'administration Bush veulent le croire. Il est évident que Washington a d'autres intérêts en Afrique. En plus de la guerre contre le terrorisme, l'accès à des fournitures d'énergie et aux autres matières premières stratégiques, il y a aussi la compétition avec la Chine et les autres puissances économiques en émergence pour le contrôle des ressources du continent. Mais ces intérêts sont cachés derrière les promesses de lutte contre l'épidémie du VIH/SIDA et contre les autres maladies émergentes, l’appui aux efforts de maintien de paix et de résolution de conflit et l’intervention dans les catastrophes humanitaires. Mais l'accomplissement de ces trois objectifs n'est pas la raison principale pour laquelle Washington déploie un si grand effort et une si grande attention au continent.

Les Etats Unis préférerait que les régimes amis en Afrique prennent une part active dans la réalisation de ces objectifs, afin que les Etats-Unis puissent éviter une implication militaire directe en Afrique, en particulier au moment où ses soldats sont si profondément engagés dans des guerres en Irak et en Afghanistan et se préparent à des attaques éventuelles contre l'Iran. L'espoir que le Pentagone peut trouver des supplétifs africains qui peuvent agir au nom des Etats-Unis est précisément la raison pour laquelle Washington est en train d'accorder une si grande assistance en matière de sécurité à ces régimes et la raison pour laquelle il aimerait en fournir même davantage dans l'avenir.

Pourquoi Africom a été créé en ce moment précis ? La réponse à cette question va se développer en deux parties.

Premièrement, l'administration Bush voulait élargir de manière significative son programme d'assistance en matière de sécurité aux régimes désireux d'agir comme des supplétifs, pour des régimes favorables —particulièrement dans les pays ayant une abondante réserve de pétrole et de gaz naturel— et pour élargir ses options en vue d'une implication militaire directe dans l'avenir. Mais il lui a été difficile d'arriver à obtenir du Congrès américain et du Pentagone le financement nécessaire ou à les amener à réserver l'attention et l'énergie nécessaires à l'accomplissement de ces tâches. La création d'Africom devait permettre à l'administration d'aller au Congrès américain et argumenter sur l'importance de l'Afrique pour la sécurité nationale des Etats Unis et l'engagement de l'administration à accorder au continent l'attention qu'il mérite.

Si l'Afrique est si importante et si les actions de l'administration montrent qu'elle désire intervenir positivement sur le continent l'Afrique, cela pourrait donner des arguments pour bénéficier de crédits plus élevés pour financer les opérations du nouveau commandement. Et au sein du Pentagone, la création d'Africom en tant que commandement unifié sous l'autorité d'un officier de haut rang, avec accès direct au secrétaire à la Défense, va mettre le nouveau commandement dans une position plus forte pour entrer en compétition avec les autres pour les ressources, les personnels, et l'influence sur le choix de politiques.

Deuxièmement, les membres clés de l'administration Bush (un groupe restreint mais grandissant de législateurs qui fait de plus en plus entendre sa voix) et des groupes d'experts influents sont devenus de plus en plus alarmés par les efforts croissants de la Chine pour élargir son accès aux sources d'énergie et autres ressources de l'Afrique, afin d'accroître son influence politique et économique à travers le continent. Ces "alarmistes" pointent le doigt sur les moyens considérables que la Chine est en train de consacrer à la réalisation de ces objectifs et à l'engagement des autorités chinoises au plus haut niveau —y compris le président Hu Jintao et le Premier Ministre Wen Jiabao qui ont tous deux effectué des tournées sur le continent et tenu des réunions de haut niveau à Beijing avec des chefs d'Etats — y voyant la preuve d'une "grande stratégie" de Pékin, qui menace les intérêts américains dans le domaine de la sécurité et qui vise, en fin de compte, à usurper la position de l'Occident sur le continent.

Par conséquent, la création d'Africom devrait être vue comme un élément d'une entreprise plus vaste de développer une "grande stratégie" du côté des Etats-Unis en vue de contrer et défaire les efforts de la Chine. Elle devrait également être interprétée comme une mesure ayant pour but de démontrer à Pékin que Washington va rivaliser avec la Chine, un avertissement aux dirigeants chinois pour leur imposer des limites ou faire face aux conséquences probables sur leurs rapports avec l'Amérique ou même sur leurs intérêts en Afrique.

Mais va faire Africom lorsqu'il deviendra totalement opérationnel ? Fondamentalement, il va prendre la relève quant à la mise en oeuvre d'un ensemble de tâches liées à la coopération militaire dans le domaine de la sécurité et les programmes financés à travers le Département d'Etat ou le Département de la Défense. Ces tâches sont notamment les programmes de formation et les exercices militaires conjoints bilatéraux et multilatéraux

Les Etats-Unis offrent une formation militaire au personnel militaire africain à travers une large variété de programmes de formation et d'éducation. En plus, ils effectuent des exercices militaires en Afrique conjointement avec les troupes africaines et les troupes de ses alliés européens. Il s’agit là de donner une formation aux autres mais aussi, pour Washington, de former ses propres forces en vue du déploiement éventuel en Afrique dans l'avenir.
Ces exercices sont notamment les suivants:

Flintlock 2005 et 2007

Ce sont des exercices de formation conjointe dite "Joint Combined Exchange Training -JCET) effectués par des unités des Forces spéciales de l'Armée américaine et les membres d'un commando de l'Armée américaine, combinés avec des contingents en provenance d'autres unités. Des effectifs restreints de troupes européennes sont également impliqués dans ces exercices). Flintlock 2005 fut organisé en juin 2005, lorsque plus d'un millier de membres du personnel américain furent envoyés au Nord et à l'Ouest de l'Afrique pour contrecarrer les exercices terroristes en Algérie, au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Niger et au Tchad. Il impliquait plus de trois mille hommes de troupes locaux.

En avril 2007, les Forces spéciales de l'Armée américaine se sont rendues au Niger pour la première partie du Flintlock 2007 et en fin août 2007, quelque 350 troupes américaines sont arrivées au Mali pour trois semaines d'exercices avec les forces de l'Algérie, du Tchad, du Mali, de la Mauritanie, du Maroc, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Tunisie, du Burkina Faso, de la France, des Pays-Bas, et du Royaume-Uni. Les deux exercices du Flintlock furent effectués en tant que partie du programme "Operation Enduring Freedom—Trans-Saharan Counter-Terrorism Partnership" -TSCTP) qui lie actuellement les Etats-Unis avec huit pays africains : le Mali, le Tchad, le Niger, la Mauritanie, le Nigeria, la Tunisie, le Maroc, et l'Algérie.

En 2004, le TSCTP fut créé pour remplacer l'Initiative de contre-terrorisme du pan-Sahel, qui fut initié en 2002. Le TSCTP implique également des exercices de formation plus petits et réguliers, menés par les Forces spéciales de l'Armée américaine à travers la région. Il semble que le TSCTP a reçu quelque 31 millions de dollars pour 2006, à peu près 82 millions de dollars pour 2007, et il est prévu qu'il va recevoir approximativement 100 millions de dollars chaque année à partir de 2008 jusqu'à 2013.

Programme de Formation et d'Assistance aux Situations Imprévues pour l'Afrique (ACOTA en sigle anglais)

Ce programme, dont les opérations ont commencé en 2002, remplace l'Initiative Réponse aux crises Africaines lancée en 1997 par l'administration Clinton. En 2004, il devint une partie de l'Initiative Opérations pour la paix mondiale. Le programme ACOTA est officiellement conçu pour offrir une formation aux forces militaires africaines afin d'améliorer leur habileté à mener des opérations de maintien de la paix, même si elles doivent avoir lieu dans des environnements hostiles. Mais puisque la formation inclut des opérations militaires tant défensives qu'offensives, il développe également l'habileté des forces qui y participent à s'engager dans des opérations de la police contre des civils non armés, dans des opérations anti-insurgés et même dans des opérations militaires conventionnelles contre les forces militaires des autres pays.
Jusqu'à cette année financière 2007, dix-neuf pays africains prenaient part au programme ACOTA (le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, l'Ethiopie, le Gabon, le Ghana, le Kenya, le Malawi, le Mali, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, l'Afrique du Sud, la Tanzanie, l'Ouganda, et la Zambie). La nouvelle méthodologie budgétaire fait qu'il est impossible de savoir les niveaux de financement du programme ACOTA, puisque le financement du programme est un sous-total à l'intérieur du budget réservé à l'Initiative des Opérations pour la paix dans le monde.

Programme d'Education et de Formation Militaires Internationales (IMET en sigle anglais)

Le programme IMET amène des officiers militaires dans des académies militaires et dans les autres institutions éducationnelles militaires des Etats-Unis, pour une formation professionnelle. Presque tous les pays africains participent au programme —y compris la Libye, pour la première fois, en 2008— et pour l'année financière 2006 (la dernière année pour laquelle les chiffres par pays sont disponibles) il a formé 14 731 étudiants en provenance du continent africain (à l'exclusion de l'Egypte) pour un coût d'au moins 14,7 millions de dollars.

Programme de ventes militaires étrangères (FMS en sigle anglais)

Ce programme s’occupe d'équipement militaire américain aux pays africains ; ceci à travers l'Agence de coopération en matière de défense et de sécurité du Département de la Défense. Le gouvernement américain offre des crédits pour financer pratiquement l'achat de tout cet équipement à travers le Programme de financement militaire étranger (FMF en sigle anglais), mais le remboursement de ces prêts par les gouvernements africains est presque toujours exonéré, afin qu'ils aient l'équivalent de subventions gratuites. Au cours de l'année budgétaire 2006, les pays africains du sud du Sahara ont reçu à peu près 14 millions de dollars en financement du FMF et les pays maghrébins (Maroc et Tunisie) ont reçu presque 21 millions de dollars de plus ; pour l'année budgétaire 2007, l'administration Bush a demandé à peu près 15 millions de dollars pour l'Afrique sub-saharienne et 21 millions de dollars pour le Maroc et la Tunisie; et pour 2008 elle a demandé à peu près 8 millions de dollars pour l'Afrique sub-saharienne et près de 6 millions de dollars pour le Maghreb.

Programme de sécurité sur la côte africaine et aux frontières (Programme ACBS en sigle anglais)

Ce programme fournit un équipement spécialisé (tels que les bateaux et véhicules de patrouille, l'équipement de communications, les appareils permettant de voir pendant la nuit, et les appareils et senseurs électroniques de surveillance et de contrôle) aux pays africains, en vue d'améliorer leur habileté à faire des patrouilles et à défendre leurs propres eaux territoriales et leurs frontières contre les opérations terroristes, la contrebande, et les autres activités illicites. Dans certains cas, une formation en surveillance et en collecte de renseignements pourrait également être dispensée. Pour l’année budgétaire 2006, le Programme ACBS a reçu à peu près 4 millions de dollars du FMF, et l'administration Bush a demandé 4 millions de dollars du FMF pour le programme en 2007. Aucun financement n’est demandé pour l'année budgétaire 2008, mais le programme pourrait être ravivé dans l'avenir.

Programme Articles excessifs en matière de défense (EDA en sigle anglais)

Ce programme est destiné à effectuer des transferts ad hoc de l'excédant de l'équipement militaire des Etats Unis vers les gouvernements étrangers. Les transferts aux destinataires africains ont inclus le transfert d'avions de transport C-130 en Afrique du Sud et au Botswana, de camions en Ouganda, de fusils M-16 au Sénégal et de bateaux de patrouilles côtières au Nigeria.

Equipe de Travail Conjointe Mixte-Corne de l'Afrique (CJTF-HOA en sigle anglais)

En octobre 2002, le Commandement central américain a joué le rôle d'avant-garde dans la création de cette équipe de travail commune qui avait été affectée à des patrouilles maritimes et aériennes dans la Mer Rouge, le Golfe d'Aden et l'est de l'Océan Indien, comme partie d'un effort pour détecter et contrecarrer les activités de groupes terroristes dans la région. Basé à Camp Lemonier à Djibouti, le long du site d'une base militaire française majeure, la CJTF-HOA est composée d'environ 1 400 éléments américains du personnel militaire —surtout des marins, des Marines et des troupes de Forces Spéciales—, qui travaillent avec une force navale multinationale composée de bateaux navals américains, ainsi que de bateaux des marines françaises, italiennes et allemandes et des autres alliés de l'OTAN.

La CJTF-FOA a fourni des renseignements à l'Ethiopie en appui à son invasion de la Somalie en janvier 2007 et elle s'est servie des infrastructures militaires au Djibouti, en Ethiopie et au Kenya, pour lancer ses propres attaques contre les soi-disant membres d'Al-Qaeda impliqués dans le Conseil des tribunaux musulmans en Somalie en janvier et en juin 2007. L'autorité de commandement pour la CJTF-HOA, actuellement sous le Commandement Central des américain, sera transféré à l'Africom au plus en 2008.

Equipe de travail conjointe silence Aztec(JTFAS en sigle anglais)

En décembre 2003, le Commandement américain en Europe a créé cette équipe de travail conjointe, sous le commandant de la Sixième flotte américaine (Europe), pour mener des opérations de contre-terrorisme en Afrique du Nord et en Afrique de l'Ouest et pour assurer la coordination des opérations américaines avec celles des pays desdites régions. Spécifiquement, la JTFAS était chargée de mener des opérations de surveillance en se servant des moyens de la Sixième flotte américaine et de partager les informations, de même que les renseignements collectés par les agences américaines de renseignements, avec les forces militaires locales.

Les principaux moyens employés dans cet effort sont un escadron de la Marine américaine P-3 "Orion" basé à Sigonella, en Sicile. En mars 2004, un avion P-3 en provenance de cet escadron et opérant à partir d’une base sud-algérienne à Tamanrasset fut déployé pour assurer la surveillance et rassembler les renseignements sur les mouvements de la guérilla salafiste algérienne qui opère au Tchad, afin d’informes les forces tchadiennes engagées dans le combat contre ces groupes.

Opérations Navales dans le Golfe de Guinée

Bien que les forces navales américaines qui opèrent dans le Golfe de Guinée, riche en pétrole, et dans les autres zones le long des côtes africaines, soient formellement sous le commandement de la Sixième flotte américaine basée dans la Méditerranée, en plus des autres commandements de la Marine américaine, Africom va également aider à coordonner les opérations marines le long de la ligne côtière africaine.

Comme le disait à la presse, à Fort McNair à Washington, l'Amiral Henry G. Ulrich III, commandant des Marines (Europe), en juin 2007, "nous espérons, au moment où ils [Africom] se mettent en place, incorporer leurs intentions et leurs plans,” et son commandement "va s'adapter, comme il faut" au fur et à mesure que l'Africom devient opérationnelle. Dans un élargissement significatif des opérations de la Marine américaine en Afrique, le bateau d'assaut amphibie américain de Fort McHenry commencera un déploiement de six-mois dans le Golfe de Guinée à partir de novembre 2007. Le bateau va transporter entre 200 et 300 marins et garde-côtes américains et va faire escale dans les ports de onze pays (l'Angola, le Bénin, le Cameroun, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, la Guinée Equatoriale, le Gabon, le Ghana, le Nigeria, le Sao Tomé et Principe, et le Togo). Sa mission sera de servir d’"école flottante" pour former les forces locales en matière de sécurité sur les ports et les plateformes pétrolières, de missions de recherche et de sauvetage et d'assistance médicale et humanitaire. Selon l'Amiral Ulrich, le déploiement correspond parfaitement au travail du nouveau Commandement pour l'Afrique. " Si vous regardez l'orientation que le Commandement pour l'Afrique a reçue et l'objectif d'Africom, vous verrez que la mission (du Golfe de Guinée) est étroitement adaptée," a-t-il déclaré aux reporters.

Accords sur l'accès des bases pour les lieux coopératifs de sûreté et les sites d'opérations prospectives

Au cours des dernières années, l'administration Bush a négocié des accords sur l'accès des bases avec les gouvernements du Gabon, du Kenya, du Mali, du Maroc, de la Tunisie, de la Namibie, de Sao Tome, du Sénégal, de l'Ouganda, et de la Zambie. A travers les accords en question, les Etats-Unis gagnent un accès aux bases militaires locales et à d'autres infrastructures, afin qu'elles puissent être utilisées par les forces américaines comme bases de transit ou comme premières bases d'opérations de combat et de surveillance, ainsi que d'autres opérations militaires.
Ces infrastructures restent la propriété du gouvernement africain hôte et ne sont pas des bases américaines au sens juridique. De sorte que les autorités gouvernementales américaines peuvent valablement défendre qu’elles ne possèdent pas des bases dans ces pays. Mais jusqu'à date, les Etats-Unis n'ont pas fait grand chose pour améliorer les capacités de ces infrastructures, pour qu'il n'y ait pas des preuves quelconques d'une présence militaire américaine à ces endroits.

Outre ces accords d'accès aux bases publiquement reconnus, le Pentagone a obtenu la permission de baser un avion de surveillance aérienne P-3 "Orion" à Tamanrasset, au sud de l'Algérie, sur la base d’un accord qui aurait été signé lors de la visite à Washington du président algérien Aldelaziz Bouteflika, en juillet 2003. Le "Brown and Root-Condor", une initiative conjointe entre une filiale de la compagnie américaine Halliburton et la compagnie pétrolière contrôlée par l'Etat algérien, Sonatrach, est actuellement sous contrat pour réaliser l'extension des bases militaires aériennes à Tamanrasset et à Bou Saada. En décembre 2006, les forces salafistes se sont servies d'une mine improvisée et d'armes légères pour attaquer un convoi d'employés de Brown and Root-Condor qui rentraient à leur hôtel dans la ville algérienne de Bouchaaoui, tuant un chauffeur algérien et blessant neuf ouvriers, dont quatre Bretons et un Américain.

Au cours des dix-huit mois qui viennent, Il y a une question majeure en rapport avec le nouveau commandement qui reste à résoudre : dire si Africom doit ou ne doit pas établir son quartier général en Afrique et où. Une série de consultations avec les gouvernements d'un certain nombre de pays africains —dont le Maroc, l'Algeria, la Libye, l'Egypte, le Djibouti, le Kenya —, qui ont suivi l'annonce d'Africom, ont trouvé qu'aucun d'entre eux n'est prêt à s'engager à héberger le nouveau commandement. En conséquence, le Pentagone a été forcé de réexaminer ses plans et en juin 2007 Ryan Henry, l'adjoint du sous-Secrétaire à la Défense chargé de la Politique a déclaré aux reporters que l'administration Bush a cette fois-ci l'intention d'établir ce qu'il a appelé "un commandement réparti" qui serait "construit en réseau" dans plusieurs pays dans différentes régions du continent.

En répondant aux questions devant le Sous-Comité Afrique du Sénat, le 1er août 2007, le Secrétaire assistant Whelan a indiqué que le Liberia, le Botswana, le Sénégal, et le Djibouti figuraient parmi les pays qui avaient exprimé un soutien à Africom—bien que seul le Liberia ait publiquement exprimé une volonté d'accorder l'hébergement au personnel d'Africom —ce qui suggère que ces pays sont susceptibles d'accueillir les éléments du personnel du quartier général d'Africom lorsqu'ils créeront finalement une présence sur le continent, quelque part, après octobre 2008.

* Le présent article est une version révisée et abrégée d'un article qui sera publié dans le prochain numéro de la Revue de l'Economie Politique Africaine (The Review of African Political Economy)

* Daniel Volman est le directeur du Projet de recherche sur la sécurité africaine (African Security Research Project) à Washington, DC, et l'auteur de nombreux articles sur la politique américaine en matière de sécurité et sur les questions de sécurité en Afrique. On peut le contacter à l'adresse électronique suivante : dvolman arobas igc point org

* Veuillez envoyer vos commentaires à l'adresse "editor@pambazuka.org" ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org





Commentaires & analyses

Ces technologies traditionnelles qui peuvent mettre fin à la famine en Afrique

2007-11-21

Vincent Kitio

Pour Vincent Kitio, la récurrence de la famine à travers l'Afrique ne peut pas être simplement justifiée par le manque d'eau. Selon lui, un certain nombre de technologies traditionnelles d’irrigation peu coûteuses, dont on s'est servi dans différentes régions arides et semi-désertiques du monde, pourrait aider dans l'allègement de la famine à travers le continent.

Des images qu'on a fait voir sur la télévision kenyane ne pouvaient pas manquer de faire tomber des larmes. C'était écœurant de voir des femmes serrer désespérément les corps inertes de leurs enfants, victimes de la famine impitoyable qui a fait rage à travers le pays. Beaucoup d'appels ont été lancés par le gouvernement, les églises et même le monde des entreprises, pour aider à limiter les dégâts de cette catastrophe.

A travers le continent, il se reproduit un événement semblable presque tous les deux ans. Des appels sont généralement lancés par les gouvernants pour aider les victimes. De telles situations m'amènent à réfléchir sur la façon dont les intellectuels africains peuvent contribuer à alléger les souffrances que nos populations subissent.

Le problème de famine récurrente est plus profond que la raison qui est souvent avancée comme cause, à savoir le manque d'eau pour produire davantage dans les champs ou pour abreuver le bétail. Les réserves d'eau disponibles au Kenya suffisent, par exemple, pour maintenir une nation libérée de la faim. Dans certaines parties du Cameroun, les gens souffrent de la famine bien que le pays se targue d'abriter le climat le plus arrosé de la planète.

Des exemples abondent quant à la façon dont, ailleurs, des populations sont parvenues à surmonter une telle équation. En dépit de la rareté de l'eau dans les territoires semi-désertiques et arides de l'Afrique du Nord, du monde arabe, des pays méditerranéens et d'une partie du sud-est de l'Asie, les agriculteurs y jouissent d'une plus grande sécurité alimentaire, comparativement à l'Afrique sub-saharienne. Longtemps avant la découverte du combustible fossile, la plupart de ces pays jouissaient déjà de la sécurité alimentaire.

En vue de faire face aux conditions climatiques farouches liées une basse pluviosité, les habitants de ces terres sèches ont développé des connaissances traditionnelles autour des techniques de soulèvement d'eau des rivières et des eaux souterraines à des fins d'irrigation, en vue d'augmenter la production alimentaire. Dans ce processus, toutes les formes disponibles d'énergie sont utilisées, telles que la force humaine, la force des animaux, la force des eaux et la force du vent.

Ces anciennes techniques dont on s'est servi en Europe, dans le monde arabe et dans une partie de l'Asie pendant des siècles, sont toujours ignorées en Afrique sub-saharienne. L'agro-élevage y dépend lourdement de la pluviosité et de la main d’œuvre. En tant que partie d'une solution durable à la sécheresse et à la famine récurrentes, il y a une nécessité pressante de documenter, d'adapter et de transférer ces technologies dans les zones où leur application convient.

La famine en Afrique a atteint des niveaux excessifs. Tous les pays d'Afrique subsaharienne sont affectés par une sécheresse dont beaucoup de gens soutiennent qu'elle aurait pu être prévue et ses effets minorés. Beaucoup attribuent cette situation à la mauvaise gouvernance, à la corruption, au changement climatique, au syndrome de dépendance de l'aide alimentaire tirée de l'assistance étrangère. Cette dépendance réduit le nombre de récoltes par an et donne peu de liberté au fermier de se programmer convenablement. Il y a plusieurs années, une agriculture dépendant de la pluviométrie ne constituait pas un handicap en Afrique, puisque des communautés entières pouvaient migrer des zones frappées par la sécheresse vers des pâtures plus vertes. Tel n'est plus le cas faute de terres disponibles.

Les Romains comptaient sur les systèmes d'irrigation pour assurer la sécurité alimentaire dans l'empire. Des architectes et ingénieurs romains ont élaboré différentes techniques, tel que le décrit Vitruvius en 01 avant-J.C. dans ses Dix Livres sur l'Architecture, afin d'appuyer leur agriculture. Certains de ces systèmes d'irrigation ont survécu jusqu'à ce jour.

La noria
En 1913, le dictionnaire "Webster's Revised Unabridged Dictionary" donnait cette définition : « Noria - une grande roue hydraulique, tournée par l'action d'un cours d'eau contre ses flots, et transportant à sa circonférence des seaux, par lesquels l'eau est soulevée et déposée dans une auge; utilisée en Arabie, en Chine, et ailleurs pour l'irrigation des terres. »

Les norias trouvées en Espagne furent introduites pendant la domination musulmane, avec deux ensembles de seaux de chaque côté de leurs jantes. D'autres ont deux roues sur le même arbre, permettant au système d'augmenter la quantité d'eau puisée. Des prêtres espagnols introduisirent les norias en Mexique au cours de la période coloniale. Certains d'entre eux sont toujours en activité dans les fermes situées dans la partie nord du pays. Leurs seaux sont en plastique contrairement aux pots en argile ou aux seaux en bois.

Un autre témoignage vivant de cette magnifique technologie qui a passé l'épreuve du temps est la plus grande noria (plus de 20 mètres) connue sous le nom de Al-Mohammediyyah à Hama, en Syrie. Elle fut l'objet de l'un des programmes de télévision célèbres aux Etats-Unis qui s'appelle "Ripley's Believe it or Not!" (Que vous y croyiez ou non !) sous cette présentation : "Une roue hydraulique sur la Rivière Ornotes en Syrie reste en activité, malgré qu'elle fût construite en l'an 1000."

Certains fermiers à Hama utilisent la noria dans l'agriculture urbaine. Et occasionnellement, lorsque la circulation de l'eau ne suffit pas pour faire tourner la roue hydraulique, on a besoin de jusqu'à cinq pompes à moteur pour soulever l'eau vers l'aqueduc. Cette technologie aussi vieille que le monde convient bien au mode de vie rurale en Afrique, surtout avec la montée du prix du carburant qui est déjà en train d'avoir un impact négatif sur la croissance économique.

La roue perse
La roue perse, également connue sous l’appellation Saqiya, est un dispositif fabriqué grâce à des roues à deux vitesses et une chaîne interminable de pots ou seaux, capable de soulever l'eau, tant à partir d'un puits superficiel que d'un puits profond. Le système se sert de la force d'un ou de deux animaux (l'âne, le cheval, le chameau, le bœuf, le buffle). Des roues ont été utilisées depuis des temps immémoriaux afin de fournir l'eau pour l'irrigation en Egypte, dans les pays méditerranéens, en Inde et en Chine.

Les animaux tournent autour de la première roue et génèrent des rotations horizontales, qui sont transformées en rotations verticales à travers les vitesses et apportent la chaîne de pots (seaux) qui transportent l'eau à partir du puits et la vident dans un conduit. Puisque les animaux n'aiment pas la marche ennuyeuse en révolution, ils se voient bander les yeux. Cette technologie a été utilisée pendant plus de 2 000 ans. Un géographe américain qui a visité l'Egypte en 1727 a estimé qu'il y avait plus de 200 000 roues perses en activité, conduites par des bœufs, à des fins agricoles.

Dans la région entre l'Inde et le Pakistan, les roues perses, connues comme des Rahat à Urdu, sont des instruments traditionnels utilisés pour l'irrigation. Avant leur introduction dans la région, l'irrigation était une activité très ennuyeuse et inefficace, comme elle le reste aujourd'hui dans les zones rurales africaines où les gens doivent marcher sur de longues distances pour chercher de l'eau. L'introduction de cette technologie a amélioré la productivité agricole de façon sensible en Inde au moyen-âge. Comme conséquence du succès du programme d'électrification rurale à travers l'Inde, les pompes électriques remplacent de plus en plus ce dispositif qui a résisté au temps. Mais malgré la disponibilité de l'énergie moderne, les roues perses restent populaires dans la région indienne de Rajasthan. On estime qu'une roue perse peut irriguer jusqu'à un hectare de terres.

Sakia
Un autre dispositif servant à soulever l'eau, qui mérite d'être mentionnée, est le sakia. Il s’agit d’une ancienne technologie qui a été utilisée intensivement en Egypte, d'où elle a tiré son origine depuis les temps immémoriaux. Le dispositif, efficace et efficient, est largement utilisé dans la Vallée et le Delta du Nil. Le Sakia se fabrique grâce à une grande roue vide avec des pelles autour de sa périphérie, et l'eau se déverse à son centre. Les diamètres du Sakia vont de 2 à 5m ; et ils soulèvent l'eau de 0,8 à 1,8m respectivement.

Au départ, les sakias étaient en bois, aujourd'hui on les fabrique en feuilles d'acier galvanisé avec un système de vitesses qui convertit la rotation horizontale en rotation verticale. Ils se servent essentiellement de la force des animaux, mais récemment on a commencé à les doter de moteurs électriques ou à essence. Selon la Station égyptienne de recherche et d'expérimentation hydraulique, plus de 300 000 sakias sont en utilisation dans la vallée et le delta du Nil, surtout conduits par des animaux. Un sakia de 5m de diamètre peut puiser 36m3 d'eau par heure, tandis qu'un modèle de 2m de diamètre génère m3/h.

Pompe à vent
De simples pompes à vent, par opposition à celles qui sont sophistiquées et coûteuses que l'on voit occasionnellement dans certaines zones rurales africaines, constituent une autre solution appropriée pour l'irrigation. Sur le plateau de la montagne de Lassithi à Crète, en Grèce, de simples pompes à vent ont été utilisées pendant plus de 400 ans pour irriguer la terre et produire des légumes, des fruits et du blé. Ces pompes à vent, construites par les artisans du village, furent au départ fabriquées en bois et en étoffe. Le bois fut plus tard remplacé par le métal afin de prolonger la période d'utilisation.

Il y a une décennie, plus de 10 000 moulins à vent pouvaient être trouvés sur le plateau, chaque fermier en possédant au moins une pour l'approvisionnemen pour l'irrigation. Aujourd'hui, moins de 2 000 sont en activité, conséquence des politiques de l'Union européenne permettant d’outiller les fermiers. Ainsi les moulins à vent traditionnels sont de plus en plus remplacés par des pompes électriques. On les vend aux touristes en guise de souvenirs. Lorsqu'il y a du vent, chaque moulin pompe l'eau à partir d'un puits, qui sera utilisée plus tard par les fermiers pour irriguer leurs jardins grâce à la gravité. Les zones côtières de l'Afrique et les régions montagneuses ayant des vents en permanence sont des endroits idéaux pour l'application de cette technologie.

Conclusion
Cette technologie propre et abordable pour puiser l'eau reste inconnue aux fermiers d'Afrique subsaharienne. Si on les met à leur disposition, et avec les nombreuses rivières et ruisseaux disponibles pour irriguer les terres non-exploitées, les marchés locaux pourraient être approvisionnées en trois mois, le temps moyen pour faire pousser et récolter des légumes dont on a tant besoin pour arrêter la malnutrition.

L'aide alimentaire ne devrait pas être perçue comme une solution à long terme. Les populations gagneraient être autonomisés grâce à des technologies abordables qui peuvent les aider à surmonter les périodes actuelle et future de pénuries alimentaires.

Toute cette connaissance traditionnelle en techniques de puisage de l'eau peut être ajustée pour une appropriation selon les structures locales, en se servant des matériaux courants sur les lieux ; aucun élément importé n'est requis, aucun combustible fossile n’est nécessaire et on épargne de l'énergie humaine.

Cette technologie pourrait sembler vieille, mais son efficacité dépasse celles des pompes à moteur importées. Il est regrettable de constater qu'en dépit de la haute technologie du 21e siècle, une personne sur six n'a pas accès à l'eau potable. Donc toute solution abordable susceptible de rapprocher davantage l'eau des populations devrait être considérée comme une innovation plutôt qu'une tentative de faire reculer le développement.

Pour faire de la famine un fait qui n'appartient qu'à l'histoire en Afrique, il nous faut introduire auprès des agriculteurs ces connaissances abordables, aux résultats tangibles, démontrées et traditionnelles du monde aride. La créativité du secteur informel de l'Afrique va se rénover et adapter la technologie aux différentes conditions sociales et économiques locales.

Pendant qu'on explore la technologie moderne pour faire face à la famine en Afrique, il serait aussi sage de prendre en compte le savoir-faire qui est du domaine public et ne requiert aucune exigence de négociation des droits d'auteur. Les technologies décrites ici sont encore opérationnelles en Egypte et en Syrie. Il serait utile pour ceux interviennent dans la lutte contre la faim en Afrique de visiter Medina El Faiyum en Egypte et Hama en Syrie pour être témoins de la manière dont ces technologies traditionnelles simples peuvent transformer des terrains arides en forêt. Ce serait le commencement de la fin de la famine en Afrique.


* Camerounais de nationalité, Vincent Kitio est architecte et expert en énergie renouvelable et en technologies appropriées pour le développement durable. Il travaille au siège de l'organisation onusienne sur l'habitat, UN-HABITAT, à Nairobi, en qualité de conseiller en énergie.

* Veuillez envoyer vos commentaires à l'adresse "editor@pambazuka.org" ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org


Transferts financiers de la diaspora : Une autre approche pour développer l’Afrique

2007-11-21

Haoua Mamoudou

Les 11 et 12 septembre 2007, la Conférence Consultative régionale Afrique - Diaspora africaine en Europe se tient à Paris. Les discussions portent sur le rôle que peut jouer la diaspora africaine en Europe dans le développement du continent. Entre autres questions abordées à cette occasion, on s’est demandé comment la diaspora africaine pouvait financièrement «impacter» sur le développement du continent. Mettant en pratique une des conclusions de cette réunion consultative, des compétences africaines se sont mises en ensemble pour donner une orientation plus positive, plus utile au transfert d’argent de la Diaspora vers le continent. C’est ainsi qu’ils ont créé Hope Finance, une structure qui a lancé ses activités à la fin du mois d’octobre à Paris. Son réseau couvre dix-huit pays en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale et dans le Maghreb.

Cette initiative part d’une conviction, aujourd’hui partagée, que la diaspora africaine peut avoir un impact sur la marche du développement en Afrique. Que le pouvoir financier existe à ce niveau pour aider à mettre le continent sur les bons rails. Qu’il existe aussi une expertise avec un réel potentiel d’influence sur le développement et le progrès social en Afrique.

La masse financière qui circule entre la Diaspora et l’Afrique est importante. Rien que dans sa partie visible, à travers des circuits formels, les chiffres officiels font état de 8 milliards d’euros transférés en 2006 depuis la France. Si on y ajoute les chiffres estimés de l’informel, on atteint approximativement les 30 milliards. De tels fonds, investis dans une logique de développement ou gérés de façon plus utilitaire pour leurs destinataires, plutôt que de servir seulement à une consommation directe, peuvent changer la logique continue de déperdition et de dépendance qui s’est créée entre la Diaspora et les communautés d’origine.

Compte tenu du volume que représente ce transfert d’argent vers le continent, la question s’est posée de savoir comment en faire un levier économique, en rendant ces opérations plus productives. En somme, ne plus se limiter au transfert d’urgence et à la consommation pure et simple, mais en arriver à un transfert utile, équitable et accessible.

Le transfert financier à travers les circuits formels coûte cher. Une mutualisation des fonds a permis à Hope Finance d’agir sur les coûts, permettant de minorer les commissions pratiquées. Les migrants peuvent bénéficier des économies ainsi faites. Elles leur sont répercutées pour minorer les frais importants payés pour les faibles montants qu’ils mettent à disposition. L’importance des transferts effectués, en profitant des bas prix, permet de rembourser les sommes injectées au départ.

En plus d’être accessible, le pari est d’offrir ce service sans que les impératifs de qualité, de rapidité, de sécurité et de fiabilité ne soient remis en cause. Mais le plus important reste que ce projet innove dans la philosophie qui accompagne le transfert d’argent.

Le constat a été fait que les besoins des migrants africains n’étaient pas pris en compte dans les prestations offertes. Le transfert d’argent classique n’intègre pas les dimensions culturelles et sociales qui caractérisent ces mouvements de fonds. Car dans ce flux financier qu’elle alimente, la diaspora africaine n’obéit pas souvent à une logique individualiste de consommation ; elle cherche à répondre à des besoins sociaux et communautaire. Le pari est d’adapter les transferts aux finalités auxquelles ils sont destinés.

L’innovation consiste à ne plus seulement envoyer de l’argent, mais aussi des services. D’importantes sommes d’argent alimentent le flux financier de la Diaspora vers l’Afrique, mais rien ne garantit la destination finale des sommes envoyées. Des détournements d’usage ne manquent pas et la complainte reste la même. Que ce soit à travers le circuit formel ou informel, l’argent envoyé passe souvent par des intermédiaires qui maîtrisent les circuits (savoir lire, écrire, signer) avant d’arriver au destinataire. Ces intermédiaires, des proches, y greffent parfois leurs propres besoins. A moins que ce ne soit le destinataire lui-même qui oublie les priorités qui ont motivé l’envoi pour se tourner vers l’accessoire. Et il faudra, pour le migrant, encore transférer de l’argent pour satisfaire ce besoin qu’on croyait déjà évacué.

L’approche innovante est qu’on peut désormais peut transférer un service. Quand le migrant paye par exemple à Paris, des prestataires identifiés dans le pays destinataire sont commissionnés pour l’exécuter. Différents domaines vont être couverts. De l’électroménager à la santé, en passant par l’éducation. Jusqu’ici, les migrants, pour certains services demandés, n’hésitent pas à les acheter dans leur pays de résidence pour les envoyer en Afrique. Quand le produit est acheté ou le service assuré localement, on bénéficie de la garantie et on contribue aussi au chiffre d’affaires local. Dans le domaine de la santé, des réseaux de médecins seront commissionnés pour fournir des prestations payées depuis la France. Des réseaux de pharmacies vont garantir la fourniture de médicaments selon le même principe. Pour l’éducation, il sera possible de mettre à disposition des manuels scolaires et autres outils à travers un réseau de librairies.

Autre avantage : le migrant qui achète un service depuis son pays d’installation le paye suivant les prix pratiqués dans le pays où il doit être assuré. Des cahiers de charge sont signés avec les prestataires pour assurer la livraison à la personne désignée dans les délais requis de vingt-quatre heures. Avec la même qualité, la même fiabilité, la même sécurité et la même rapidité que dans le cadre d’un transfert d’argent classique.

Une autre innovation majeure introduite par Hope Finance est qu’une partie des fonds récupérés de ces envois va servir à alimenter un fonds d’investissement en direction de l’Afrique. Il pourra servir à la création d’entreprise et à l’accompagnement de projets jugés économiquement viables. Et en plus de l’apport financier, une expertise technique va accompagner les initiatives qui se développent pour aider à leur réussite.

Ce projet, nourri par la philosophie panafricaniste d’une réponse globale aux défis qui se posent au continent, est porté par des promoteurs des Africains nationalités et de compétences diverses (ingénieurs, financiers, informaticiens, etc.) qui se sont fédérés autour du Camerounais Jean-Emmanuel Foumbi, spécialiste des problématiques du développement, administrateur des entreprises, aérodynamicien inventeur. A la Conférence consultative de septembre 2007, à Paris, ce dernier déclarait : «Et si la Diaspora prenait ici à Paris date, pour faire de l’innovation un atout stratégique majeur. Car l’innovation est très rentable : elle donne du rêve à la jeunesse et libère son potentiel créateur, encore faut-il qu’elle ait des modèles à qui s’identifier ; elle crée de la richesse et des emplois ; elle change l’image d’un pays en lui conférant prestige et respect dans le concert des nations ;- elle réduit les coûts à terme ; elle garantie à un peuple la maîtrise de son destin. L’innovation est une négation de la fatalité ; c’est, à notre sens, le sel qui manque à la soupe africaine, loin devant bien de considérations qui sont actuellement prioritaires. En s’y prenant bien, la mobilisation de la matière grise de la Diaspora peut être une réponse pertinente aux problèmes de santé, de rendement agricoles, de déficit de la balance commerciale, de chômage et de la dette.»
Des propos qui venaient en échos à ceux du ministre des Affaires étrangères de la République d’Afrique du Sud, Dr Nkosazana Dlamini Zuma, qui soulignait dans son discours d’ouverture de la conférence consultative : «L’Union africaine a fait un appel de clairon à l’attention de la Diaspora africaine afin qu’elle mette en avant des propositions concrètes en vue d’une coopération entre l’UA et sa Diaspora. Nous, qui sommes en Afrique, sommes conscients des raisons pour lesquelles les citoyens les mieux éduqués et les plus productifs d’Afrique se trouvent de ce côté-ci de l’Atlantique, et non chez eux, où leurs compétences, leurs ressources et leur énergie seraient pourtant très utiles.

«En réponse à l’appel de l’Union Africaine, nous devons tenir dûment compte du fait que nous bâtissons sur le fondement de nombre de bonnes initiatives qui ont déjà été lancées en Afrique, auxquelles nous devons apporter notre fervent soutien.

«L’un des éléments cruciaux dans notre quête de la réunification de l’Afrique et de sa Diaspora est le besoin de reconnaître et accepter notre diversité en tant qu’Africains, au même titre que nous pouvons adhérer à la quête d’une plus grande unité. L’Afrique est grande et comprend nombre de pays, nations, nationalités, religions, tribus et défis.»

Derrière le projet se trouve aussi la princesse Esther Kamatari du Burundi, nièce du dernier monarque burundais Mwambtusa IV, présidente du Comité d’honneur, dont la candidature avait été annoncée pour l’élection présidentielle de son pays en 2005. Sa pertinence, son envergure et ses chances de succès ont été reconnues par PlaNet Finance, une institution dont le Conseil d’administration est présidé par l’économiste-essayiste français Jacques Attali.

Aujourd’hui, il s’agit pour ses initiateurs de fédérer le plus grand nombre de compétences de la diaspora derrière ce projet. Focalisé pour l’instant sur l’Afrique, le modèle est reproductible partout dans le monde. Il s’agit simplement de passer par la micro-finance pour étudier les besoins d’une population donnée et de savoir comment y répondre.

Les bases du projet ont été jetées en France, avec l’ouverture d’une première agence à Paris. Les dix-huit pays qu’il couvre sont ceux dans lesquels opère Money Express, un circuit formel de transfert d’argent créé par des Africains, sur lequel il s’appuie en se basant sur une nouvelle philosophie. A terme, il s’agit d’essaimer en Afrique pour intervenir jusque dans le financement du micro crédit. Des projets pourraient alors être financés dans les communautés, avalisés par des migrants qui se chargeraient du remboursement suivant un échéancier. L’argent qu’ils transfèrent régulièrement pour entretenir les proches servirait ainsi d’investissement pour une activité qui génère des revenus et entretient la famille. La finalité est de rompre avec une logique qui voudrait que la diaspora continue d’alimenter un flux financier sans fin, créant une situation d’assistanat et de dépendance.

* Haoua Mamoudou, d’origine nigérienne, est directrice de l’agence parisienne de Hope Finance – Elle est aussi chargée du marketing et de la communication (haouamamoudou@hotmail.fr)

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Arts & livres

Afrique : Lancement du Réseau africain des promoteurs d’événements culturels

2007-11-19

http://www.afrik.com/article12948.html

Devenir une plate-forme de rencontres annuelle permettant à tous les acteurs culturels, quelles que soient leurs origines et leurs langues, de se rencontrer et d’échanger afin de faire de l’art et la culture une industrie à part entière du continent africain, tel est objectif du Réseau africain des promoteurs d’événements culturels. Son lancement officiel devait avoir lieu le lundi 19 novembre, à Ouagadougou, au Burkina Faso.


Côte d'Ivoire : Retour au pays en musique pour Tiken Jah Fakoly

2007-11-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN11117tikeniulrgl0

Exilé au Mali depuis le début de la crise ivoirienne en 2002, le reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly se produira à Abidjan et à Bouaké en décembre. Le musicien, qui avait dû quitter précipitamment la Côte d’Ivoire pour le Mali en septembre 2002, se sentant menacé par les Jeunes Patriotes, proches du pouvoir en place, l’accusant de soutenir la rébellion, prépare ce retour au pays après son dernier album sorti le 24 septembre 2007.


Global : itinérance d’une caravane artistique, de Marseille à Conakry

2007-11-19

http://www.afrik.com/article12951.html

Partie le 12 novembre de la Friche Belle de Mai, la troupe d’artistes d’Exobus doit rejoindre par la route la capitale guinéenne. En chemin, le spectacle esquissé en France et intitulé « Les graines à palabre » prendra une nouvelle dimension. Avant d’être rejoué dans l’Hexagone, complètement métamorphosé. Fatoumia Oumar Mary Fall, « Fatou », présidente du collectif, nous livre les tenants et aboutissants de cette entreprise très spontanée.


Maroc : Les films foisonnent, les cinémas se vident

2007-11-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP05917lescietnann0

Paradoxe marocain: alors que les films d'auteurs s'améliorent et se multiplient, le royaume ne compte guère plus d'une soixantaine de salles obscures fréquentées par 2,5 millions de spectateurs contre 250 salles et 15 millions d'entrées en 1995. Depuis le début de l'année, 15 longs métrages et une trentaine de courts métrages ont été réalisés par des artistes marocains. Mais la possibilité de les voir au Maroc devient de plus en plus improbable.





Zimbabwe

Les fermiers blancs forment un pourvoi devant la SADC

2007-11-18

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75292

Justice for Agriculture (JAG) [Justice pour les agriculteurs], une association zimbabwéenne qui défend les droits des agriculteurs et plaident la cause des quelque 4 300 exploitants agricoles commerciaux blancs dépossédés de leurs terres par le programme de réforme agraire accélérée du gouvernement, a déclaré qu’elle se pourvoirait devant le Tribunal de la communauté de développement de l’Afrique australe.


Marche pour la réélection de Mugabe en 2008

2007-11-20

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47226

Les anciens combattants pour l’indépendance du Zibmbabwe et les inconditionnels du Président Robert Mugabe se préparent à marcher le 30 novembre dans la capitale, Harare, pour soutenir la candidature du président Robert Mugabe, seul candidat de son parti à l’élection présidentielle de 2008. D’autres marches similaires ont été organisées dans les dix provinces du Zimbabwe en faveur du président Mugabe.


La nouvelle politique de devises « paralyse » les ONG

2007-11-20

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75363

Les organisations non-gouvernementales (ONG) zimbabwéennes affirment que leurs opérations sont paralysées depuis que la Banque de réserves a fait main basse sur leurs comptes en devises (CD). Conformément à une nouvelle politique monétaire, les ONG doivent obtenir la permission de la Banque de réserves lorsqu’elles souhaitent utiliser leurs fonds. Celles-ci ont vu nombre de leurs programmes cessé de fonctionner : en effet, il faut à la banque centrale pas moins de trois semaines pour approuver le déblocage de devises.


Mobilisation contre une «invasion» britannique

2007-11-20

http://www.grioo.com/info12168.html

Un porte-parole de la présidence du Zimbabwe, George Charamba, a déclaré que le Zimbabwe se tenait prêt à se défendre contre des menaces qualifiées de "sinistres". Il faisait écho aux commentaires parus dans la presse britannique il y a environ une semaine, dans laquelle Lord Guthrie, un général britannique, ex-commandant en chef des forces armées britanniques et conseiller de Tony Blair, déclarait avoir déconseillé à ce dernier une intervention militaire au Zimbabwé.





Moniteur de l'Union Africaine

Afrique : Le sommet des chefs d’Etat sur le NEPAD reporté

2007-11-19

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47227

Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement sur le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) prévu le 22 novembre à Dakar, a été reporté à une date à redéfinir. Le report serait dû la concomitance avec le sommet du Commonwealth prévu le 23 novembre en Ouganda. Le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement avait pour objectif le recentrage du NEPAD, annoncé par le président sénégalais Abdoulaye Wade début octobre dernier.


Global : La Libye et la Mauritanie préparent le sommet de l'UA

2007-11-18

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037607&dte=17/11/2007

Le guide libyen Mouammar Kadhafi et le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Abdallah ont examiné, le 17 novembre à Tripoli, les préparatifs en cours pour la tenue du prochain sommet de l'Union africaine (UA), en janvier 2008 à Addis-Abeba, en Ethiopie. Le leader libyen et le chef de l'Etat mauritanien, arrivé à Tripoli dans le cadre d'une visite de travail et d'amitié de deux jours, ont passé en revue plusieurs autres questions d'intérêt commun.


Global : Mugabe ou pas, avec ou sans Londres, le sommet UE-UA aura lieu

2007-11-19

http://www.afriklive.com/Mugabe-ou-pas,-le-sommet-UE-Afrique-aura-bien-lieu,-avec-ou-sans-Londres_a3233.html

Avec ou sans Robert Mugabe, le deuxième sommet UE-Afrique aura bien lieu à Lisbonne malgré les menaces de boycott de Londres, qui a fait de l'exclusion du président zimbabwéen un préalable à sa participation, s'attirant des critiques en Afrique mais également chez ses partenaires européens.
L'intransigeance de la Grande-Bretagne ne saurait compromettre la relation entre les deux continents, a finalement tranché le Portugal, qui assure la présidence tournante de l'UE et a fait de l'organisation de ce sommet l'une de ses priorités.





Femmes & genre

Afrique du Sud : Dlamini-Zuma se dit prête à diriger le pays

2007-11-18

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=46946

La ministre sud-africaine des Affaires Etrangères, Nkosazana Dlamini-Zuma a déclaré le 16 novembre que son pays était prêt à accepter une femme comme présidente de la République et a exprimé le vœu de succéder à Thabo Mkebi si le Congrès National Africain au pouvoir la désignait candidate du parti lors de sa convention de décembre prochain. Thabo Mbeki a laissé entendre qu’il ne trouvait aucun inconvénient à se faire remplacer par une femme à la tête de l’frique du sud.


Bénin : Des initiatives pourpositinner les femmes dans les élections locales

2007-11-19

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3867

Le Bénin organisera, en janvier 2008, des élections municipales et communales, les deuxièmes du genre après celles de 2002. Quelques mois avant ce scrutin, un groupe d'organisations non gouvernementales (ONG) mène déjà diverses activités pour préparer des femmes candidates à affronter cette échéance. Honorine Attikpa, la coordonnatrice du G/PIFeD, explique ce que fait son groupe pour améliorer la présence des femmes dans les prochains conseils communaux.





Droits humains

Global : L'Union européenne prend de nouveaux engagements

2007-11-19

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3868

Le dernier rapport annuel de l'Union européenne (UE) sur la manière dont elle défend les droits humains indique que le bloc des 27 pays est ''déterminé à travailler dans le sens de la prévention des crimes de préoccupation internationale et de la fin de l'impunité pour les auteurs de ces crimes''. Mais selon des activistes, cette détermination n'a pas été affichée dans la réaction de l'UE au présumé génocide du Darfour, dans l’ouest du Soudan.


Global : La Gambie et le Zimbabwe au banc des accusés au forum du Commonwealth

2007-11-20

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47147

Des délégués au forum du Commonwealth sur les droits de l’homme qui se tient à Kampala ont condamné, le 19 novembre, les exécutions extrajudiciaires et les atteintes à la liberté de la presse en Gambie et au Zimbabwe, accusant les dirigeants de ces pays d’en être les instigateurs. La directrice régionale pour l’Afrique de l’Initiative du Commonwealth pour les droits de l’Homme a indiqué que les exécutions extrajudiciaires et la disparition de 50 Africains en Gambie en juillet 2005 ont fait l’objet d’une enquête et qu’une campagne est en cours pour que justice soit rendue à ces victimes.


Mauritanie : Des Ong dénoncent la politique de règlement du problème des réfugiés

2007-11-20

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47224

Des organisations des droits de l’homme en Mauritanie ont dénoncé la démarche suivie par les pouvoirs publics de ce pays pour organiser le retour des déportés au Sénégal et au Mali et régler le passif humanitaire.« Les autorités semblent s’acheminer directement vers les réparations, une démarche qui est loin de garantir un règlement définitif de ces deux questions nationales très étroitement imbriquées : le retour des déportés, le passif humanitaire », ont indiqué ces organisations dans une plate-forme.


Nigeria : HRW demande une enquête sur les exactions policières

2007-11-20

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037735&dte=20/11/2007

Une ONG de défense des droits humains, Human Rights Watch (HRW), a demandé au gouvernement nigérian d'ouvrir une enquête publique indépendante sur les "statistiques officielles" indiquant que la Police nationale a tué plus de 8.000 voleurs présumés depuis l'année 2000. Cet appel fait suite à l'annonce, par l'Inspecteur général intérimaire de la police nigériane, la semaine dernière, que la Police du Nigeria a tiré et tué 785 voleurs armés en seulement trois mois cette année.





Réfugiés & migration forcée

Côte d'Ivoire : La suppression de la carte de séjour en question

2007-11-20

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3870

En supprimant, au début de ce mois, la carte de séjour pour les ressortissants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest résidant en Côte d'Ivoire, le président Laurent Gbagbo soutient vouloir mettre fin aux exactions dont ils sont victimes dans ce pays depuis une décennie. Mais pour des analystes, la raison de cette décision, en cette période pré-électorale, se trouve ailleurs.


Global : 104 clandestins subsahariens débarquent en Espagne

2007-11-20

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47211

Au total 104 immigrants clandestins d’originaires de l’Afrique subsaharienne, sont arrivés le 19 novembre au port de Los Cristianos, dans l’île de Tenerifie, à bord d’une grande pirogue de pêche. L’embarcation, qui transportait une dizaine de mineurs, dont la nationalité n’a pas été révélée, n’a été repérée qu’après son arrivée au port canarien. Dix femmes figurent parmi les 104 immigrants qui ont été pris en charge par la Croix Rouge espagnole. Plusieurs d’entre eux, souffrant d’hypothermie, ont été transférés dans un centre hospitalier pour des soins.


Global : Le conseil constitutionnel français interdit la loi sur les statistiques ethniques

2007-11-20

http://www.grioo.com/info12160.html

Le conseil constitutionnel a censuré l'article de loi du gouvernement portant sur les statistiques ehthniques. En effet, le projet de loi présenté par Brice Hortefeux comportait outre l'article 13 sur les désormais célèbres tests ADN, un article (le numéro 63) autorisant la constitution de statistiques ethniques. Devant le tollé suscité par l'article sur les tests ADN, l'article sur sur les statistiques ethniques était passé quasiment inaperçu.


Mali : Expulsé de Paris, il raconte sa mésaventure

2007-11-20

http://www.maliba.com/index.php?option=com_content&task=view&id=645&Itemid=1

Vivre avec ou sans papier en Europe, précisément à Paris, relève du parcours de combattant. Mamadou Kéita, expulsé en avril dernier après 14 ans de présence dans la capitale française, l’enseigne même à ses pires ennemis : « Ce n’est pas une vie, Paris, rien que de la galère ! ». Mamadou Kéita s’est rendu à Paris le 29 avril 1991 avec un visa touriste de 3 mois. A l’expiration de cette « grâce », il rentre dans la clandestinité. Commence alors pour lui, une vie de calvaire et la fin d’une illusion.





Mouvements sociaux

Global : En route pour le Forum social mondial de 2008 à Bélem

2007-11-20

http://alternatives-international.net/article1398.html

L’assemblée des mouvements sociauxs’est réunie à Belém (Brésil) lors de la réunion du Conseil International (CI) du Forum Social Mondial (FSM) qui s’est tenue du 28 octobre au 1er novembre 2007.
Cette assemblée a décidé de lancer un appel à participer aux journées d’action globale qui culmineront le 26 janvier 2008, avec la tenue du prochain Forum social mondial. Il s'agit, pour les mouvements sociaux de faire face à une nouvelle étape de l’offensive du système capitaliste dans sa phase néolibérale.


Mauritanie : Le chef de l'opposition qualifie les récentes émeutes d'évolution historique

2007-11-19

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA65457ahmedneinat0

Les derniers mouvements de protestation qu'a connus la Mauritanie constituent une « évolution historique dans les positions du peuple mauritanien », a déclaré le chef de file de l'opposition démocratique, également président du Rassemblement démocratique (RFD), Ahmed Ould Daddah. La Mauritanie a connu plusieurs émeutes survenues dans les villes de l'est du pays, la semaine dernière, pour protester contre la vie chère.





Elections & gouvernance

Afrique du Sud : Mandela affiche sa neutralité dans le débat de succession à la tête de l’ANC

2007-11-18

http://admin.pambazuka.org/newsletter/a_admin.php

Nelson Mandela ne veut pas se mêler des chaudes empoignades entre les candidats au poste de président du Congrès National Africain, ce qui l'a amené à demander l’interruption de la diffusion sur les écrans de télévision publique sud-africaine, des spots publicitaires le montrant aux côtés du Président Thabo Mbeki. Par cette mesure, Mandela veut empêcher une interprétation abusive de ces images comme un soutien, qu’il apporterait à Thabo Mbeki, qui brigue un troisième mandat à la tête du parti au pouvoir en Afrique du sud.


Afrique du Sud : Winnie Mandela se joint à la guerre de succession

2007-11-21

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47252

Winnie Madikizela-Mandela s’apprête à rejoindre la course à la direction du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), a déclaré son agent de communication. « Elle ne dira va pas non si le Congrès la propose comme candidate étant donné qu’elle est fidèle au peuple », a-t-il indiqué le 20 novembre. Malgré les informations selon lesquelles les démembrements du parti ont nommé l’actuel président de l’ANC et chef de l’Etat Thabo Mbeki et son vice-président de l’ANC, Jacob Zuma, l’ANC n’a toujours pas officiellement annoncé les noms des dirigeants proposés à ses six postes de président.


Kenya : Neuf candidats à la présidentielle, dont le président sortant

2007-11-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP40357neufcikabik0

La commission électorale kényane a validé les dossiers de neuf candidats, dont celui du chef de l'Etat sortant Mwai Kibaki, à l'élection présidentielle prévue le 27 décembre. A la clôture officielle du dépôt des candidatures, le 15 novembre, la Commission avait validé uniquement sept candidatures mais a finalement autorisé deux autres petits candidats à se présenter après qu'ils eurent complété leur dossier. La commission a rejeté quatre candidatures.


Sénégal : crise entre le chef de l'Etat et le président de l'Assemblée nationale

2007-11-20

http://www.afriklive.com/Senegal-Affaire-Macky-Sall-Le-Palais-n-ecarte-pas-l-usage-de-la-force-_a3311.html?PHPSESSID=594a79c29ae6e637d2b43400f8449d68

Une crise s'est installée au Sénégal au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds), au pouvoir, et au sommet de l'Etat. Elle met en scène le président de la République, Abdoulaye Wade et le président de l'Assemblée nationale, Macky Sall, ex-numéro 2 du Pds et ancien Premier ministre. Attaqué au sein de son parti et poussé à la démission de la présidence du parlement, ce dernier n'entendrait pas se soumettre.
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Suite...


Sierra Leone : Le président Koroma promet "une aube nouvelle"

2007-11-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP80517formeellevu0

Le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma, officiellement investi le 15 novembre, a promis à ses compatriotes "une aube nouvelle" et revendiqué un "changement radical" pour redresser un pays miné par la corruption et ravagé par une sanglante guerre civile dans les années 1990. Le président Koroma, élu en septembre, a fait ces promesses peu après avoir symboliquement reçu le pouvoir des mains de son prédécesseur Ahmad Tejan Kabbah.





Afrique & Chine

Afrique : Cent experts et jeunes volontaires chinois envoyés sur le contienent

2007-11-19

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-11/17/content_525027.htm

Cent experts et jeunes volontaires chinois vont quitter Beijing à destination de l'Afrique pour apporter leurs contributions à la construction économique et aux services médicaux en Afrique. Parmi les cent experts et volontaires, 74 experts agricoles et médicaux se rendront dans une trentaine de pays africains, dont le Mali, le Soudan, le Mozambique.


Afrique : Le commerce avec la Chine devrait atteindre 100 milliards de dollars avant 2010

2007-11-19

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-11/14/content_523061.htm

Le commerce sino-africain devrait atteindre 100 milliards de dollars avant 2010, plus tôt que ce qu'avait prédit le Premier ministre chinois Wen Jiabao l'année dernière, a déclaré Wei Jianguo, vice-ministre du Commerce. Le commerce entre la Chine et l'Afrique a atteint 52,3 milliards de dollars durant les neuf premiers mois et devrait dépasser les 70 milliards de dollars d'ici la fin de l'année.


Afrique : Les hommes d'affaires chinois veulent investir plus sur le contient

2007-11-19

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-11/14/content_523062.htm

Davantage d'investisseurs chinois ont affirmé vouloir investir en Afrique lors du forum d'investissements commerciaux sino-africains qui s'est tenu récemment à Shanghai, le centre économique et industriel de la Chine. Selon des données statistiques, le commerce sino-africain a dépassé 10 milliards de dollars en 2000, et a maintenu un rythme de croissance de plus de 30% sur les 5 dernières années. En 2006, les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique se sont établis à 55,5 milliards de dollars.


Guinée : La Chine projette une autoroute entre Conakry et Mamou

2007-11-20

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47223

APA-Conakry Guinée Une mission chinoise de la province de Henan et les autorités guinéennes ont évoqué lundi au cours d’un entretien à Conakry, la possibilité de construire une autoroute dotée de trois voies et longue de 260 kilomètres pour relier la capitale Conakry à la ville de Mamou, en moyenne Guinée, a appris APA de source officielle.

La délégation chinoise, composée de députés, de cadres du ministère des affaires Etrangères chinois et d’ingénieurs, est arrivée le week end dernier à Conakry.

Elle va profiter de son séjour en Guinée pour effectuer une visite de terrain sur le site concerné par le dit projet, selon les mêmes sources qui sont restées cependant évasives sur le coût et le mode de financement du projet d’infrastructures.

Des entreprises venues de la province de Henan opèrent déjà en Guinée, notamment dans le domaine de la construction des routes et d’autoroute reliant l’aéroport international de Conakry-Gbessia, au quartier Tombo, dans la commune de Kaloum, sur une distance de 9 kilomètres.

La coopération entre la Guinée et la Chine est vieille de près de 48 ans et porte sur différents domaines.





Corruption

Nigeria : Yar'Adua ordonne une enquête sur le scandale Siemens

2007-11-20

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037655&dte=19/11/2007

Le président du Nigeria Um aru Yar'Adua a ordonné aux agences de sécurité du pays d'enquêter sur la corruption présumée de plusieurs officiels nigérians par la compagnie de télécommunications allemande Siemens, pour un montant de 10 millions d'euros, en échange d'un contrat juteux. Ce scandale de corruption, révélé la semaine dernière par un journal étranger, a dominé les titres des médias locaux pendant trois jours successifs.


Zambie : Un responsable anti-corruption impliqué dans une affaire de corruption

2007-11-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=XIN00947unresnoitpu0

Le directeur général de la Commission anti-corruption Nixon Banda a été désigné bénéficiaire de plusieurs lots de terrain résidentiel livrés illégalement l'année dernière par le Conseil municipal de Chipata de la province de l'Est, a rapporté le 15 novembre le journal Times of Zambia. Selon un rapport d'audit présenté par le directeur des finances suspendu du conseil de Chipata Julius Banda, le conseil a perdu des millions de kwachas pour le non-paiement d'honoraires, une question qu'il a pris en charge en personne en tant que responsable des finances.





Développement

Afrique : Le prix élevé des importations céréalières inquiète

2007-11-18

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75238

Les organismes de surveillance de la sécurité alimentaire craignent que les populations d’Afrique de l’Ouest qui dépendent des importations internationales de blé et de riz aient des difficultés à acheter ces denrées cette année, et donc à se nourrir, en raison de la flambée des prix des céréales. Selon la FAO, le prix du riz a lui aussi augmenté sérieusement depuis janvier 2007 ; de plus, l’impact de l’augmentation du prix du pétrole sur le coût des transports maritimes est venu s’ajouter au problème.


Afrique : Perspectives intéressantes pour le brut africain avec la hausse de prix

2007-11-19

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47134

La hausse des cours du pétrole ouvre des perspectives intéressantes pour le brut africain, estiment les analystes après le dernier sommet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à Riyad. Cette hausse a drainé en effet des moyens financiers supplémentaires substantiels pour les pays producteurs africains, relèvent des spécialistes réunis récemment à Dakar, qui redoutent que les Africains, subjugués par l’envol des cours du pétrole, ne négligent les autres secteurs de l’économie.


Afrique : La survie de l'ASECNA menacée

2007-11-19

http://fr.allafrica.com/stories/200711160391.html

Youssouf Mahamat, le directeur général de l'ASECNA, a beau se répandre en dénégations et formules diplomatiques, l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) traverse bel et bien une zone de turbulences. D'abord, c'est Madagascar qui s'est retirée de la structure il y a quelques semaines de cela pour des "raisons liées aux ressources financières". Et voilà que c'est le Sénégal qui annonce le 14 novembre 2007 qu'à partir de mai 2008, il va prendre en charge la sécurité de son espace aérien.


Global : Le patron de la BAD exhorte l'Afrique à exploiter ses talents

2007-11-18

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037637&dte=18/11/2007

Le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, a appelé les chercheurs, les décideurs politiques, les scientistes et les économistes africains à se pencher sur la recherche d'une solution africaine aux défis économiques du continent. Selon M. Kaberuka, l'Afrique peut réaliser son rêve en mettant l'accent sur le développement de ses talents plutôt que celui des ressources minérales du continent.


Mauritanie : Un nouveau code des investissements en préparation

2007-11-18

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre037591&dte=17/11/2007

Le gouvernement mauritanien élabore actuellement un code des investissements avec de nombreuses innovations en vue d'offrir un nouveau cadre juridique et donner un nouvel élan à l'Investissement direct étranger. Le code en projet va offrir de nouveaux et nombreux avantages pour l'acquisition des moyens de production, l'exploitation et la création de points francs.


Mauritanie : le rêve pétrolier s’évapore

2007-11-20

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4823

Enivrés par les premiers barils exportés en février 2006, les Mauritaniens rêvaient de voir leur pays engranger les pétrodollars et leur vie s'améliorer. Déception : la production est en chute libre. Woodside, la principale société opératrice, a mis la clé sous le paillasson et, à la pompe, le prix des carburants n'en finissant pas de grimper.


Mozambique : Maputo affiche la plus forte croissance africaine de la dernière décennie

2007-11-18

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47043

La Banque Mondiale a indiqué le 17 novembre que le Mozambique est le pays africain ayant enregistré la croissance économique la plus diversifiée et soutenue au cours de la période 1996-2005. Il et est suivi en cela de Sao Tome et Principe et le Cap Vert. Selon les indicateurs de développement, avec en moyenne une croissance annuelle de 8,3% entre 1996 et 2005, le Mozambique a dépassé le Rwanda (7,6%), Sao Tome (7,1%) et le Botswana et l’Ouganda sur la liste des économies « diversifiées ».


Togo : L'Union européenne confirme la levée de ses sanctions

2007-11-18

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47042

Le Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire, Louis Michel, a félicité le 17 novembre à Lomé le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé pour le bon déroulement des élections législatives du 14 octobre dernier au Togo et a confirmé la levée de fait des sanctions qui frappent le Togo. Ces sanctions imposées par l’Union européenne durent depuis plus de 15 ans





Santé & VIH/SIDA

Afrique : Des mesures simples pourraient freiner la tuberculose

2007-11-18

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75334

De meilleures mesures sanitaires pourraient inverser la tendance à la hausse de la tuberculose et d’autres maladies respiratoires, même avec les médicaments et technologies existants, a conclu la 38ème conférence sur la santé respiratoire, en Afrique du Sud. Lors de la clôture de cette conférence, le directeur exécutif de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (l’Union) a estimé qu’améliorer le contrôle de l’infection, même en usant de méthodes simples et peu coûteuses, pourrait réduire de manière significative la propagation de la tuberculose.


RD Congo : Fin de l'épidémie d'Ebola

2007-11-20

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP31137findeseriat0

Le ministre de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC), Victor Makwenge Kaput, a annoncé lundi soir "la fin de l'épidémie de fièvre hémorragique virale Ebola" qui a sévi d'avril à octobre 2007 au Kasaï occidental (centre). Au total, 26 cas confirmés d'Ebola ont été enregistrés au Kasaï occidental, où d'autres pathologies (fièvre typhoïde, malaria, dysenterie) ont été également diagnostiquées.





Éducation

Global : Les difficiles conditions des étudiants africains au Luxembourg

2007-11-18

http://www.panapress.com/freenews.asp?code=fre037617&dte=18/11/2007

Peu nombreux, les étudiants africains, au Luxembourg doivent se battre chaque jour contre le climat, le coût trop élevé de la vie et les dures conditions d'études. Sélectionnés après le baccalauréat sur la base d'un test organisé dans leurs pays, ces étudiants ne bénéficient d'aucune bourse de leurs gouvernements et peuvent ne pas en recevoir du Grand Duché du Luxembourg.





LGBTI

Afrique du Sud : Desmond attaque l'église anglicane sur l'homosexualité

2007-11-19

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA92427desmotilaux0

L'ancien archevêque anglican du Cap, en Afrique du Sud, Mgr Desmond Tutu n'a pas mâché ses mots contre l'église anglicane qu'il accuse d'être "obsédée" par le thème de l'homosexualité, lors d'une émission diffusée le 20 novembre sur les ondes de la BBC. M. Tutu a critiqué l'Archevêque de Canterbury, Rowan Williams, chef de l'église anglicane universelle, lui reprochant de n'avoir pas montré l'image du 'Dieu accueillant.





Environnement

Afrique : L’introduction d’espèces étrangères menace les écosystèmes

2007-11-21

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47332

Les espèces de plantes exotiques, d’animaux ou de micro-organismes introduites fortuitement ou à dessein dans de nouvelles zones géographiques ou écosystèmes peuvent avoir de graves conséquences écologiques, environnementales et sanitaires sur le continent, si elles ne sont pas contrôlées, a averti le 20 novembre une responsable de la Banque Mondiale. Elle a expliqué que le changement climatique devrait à terme exacerber ce problème dont les effets négatifs peuvent constituer un obstacle à la croissance économique et aux efforts de réduction de la pauvreté.


Global : Près de 200 millions d’Africains exposés au déficit en eau d’ici 2020

2007-11-20

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47218

Entre 75 et 200 millions de personnes en Afrique pourraient d’ici 2020, subir des pressions du fait du déficit et de la raréfaction des ressources en eau. Le Premier ministre tunisien, qui clôturait le 19 novembre à Tunis de la conférence sur le renforcement de la solidarité internationale pour la protection de l’Afrique et de la Méditerranée contre les changements climatiques, a cité des études scientifiques, pour affirmer que le continent africain est l’une des régions du monde «les plus exposées aux conséquences des changements climatiques».





Média & liberté d'expression

Mali : Plaidoyer pour une indexation de l’aide à la presse au budget de l'Etat

2007-11-21

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47328

Le Vice-président de la « Maison de la presse » du Mali , Abdoulaye Diabaté, a souhaité mercredi, voir le gouvernement malien prendre en compte l’évolution constante du nombre de médias dans le pays en indexant l’aide à la presse sur le budget d’Etat comme cela se fait actuellement pour les partis politiques. L’aide à la presse malienne est toujours plafonnée, depuis 10 ans, à 200 millions de francs CFA, alors que le nombre de médias qui y sont éligibles n’a eu de cesse d’augmenter ces dernières années.


Maroc : Une radio privée sanctionnée pour "non maîtrise de l'antenne"

2007-11-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA73307uneraennetn0

Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle au Maroc a sanctionné l'opérateur « Hit Radio Maroc » (radio privée) pour avoir manqué à son obligation de maîtrise d'antenne. Le CSCA a relevé dans son verdict que les thèmes abordés lors de certaines éditions de l'émission « Libre Antenne » font appel à « un débat, en interaction avec un jeune public, sur des questions socialement et culturellement sensibles».


Niger : Le juge rejette des éléments d'accusation contre Moussa Kaka

2007-11-19

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA64657lejugakakas0

Le juge d'instruction a décidé de ne pas retenir comme preuves les bandes magnétiques contenant les conversations du correspondant de RFI à Niamey,Moussa Kaka, inculpé fin septembre de « complicité d'atteinte contre l'autorité de l'Etat » pour des liens présumés avec les rebelles du MNJ, un mouvement très actif dans le nord du Niger. Cependant, le procureur a fait appel de la décision du juge d'instruction.





Nouvelles de la diaspora

Global : La Belgique compte 21.000 ressortissants congolais

2007-11-20

http://www.grioo.com/info12155.html

Un total de 21.000 ressortissants congolais résident à titre légal en Belgique, selon un rapport de l'Office belge des étrangers. Le rapport ne précise pas le nombre de Congolais naturalisés Belges. Selon le même rapport, on compte 81.000 étrangers de nationalité marocaine résidant en Belgique. Ces Marocains ont décidé de garder leur nationalité d'origine, alors que la très grande majorité des ressortissants du Maroc travaillant en Belgique se sont naturalisés Belges.


Global : Le Portugal était plus africain qu’européen au 16è siècle

2007-11-18

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47032

La société et l’économie portugaises ont été grandement influencées par la culture des esclaves noirs qui ont contribué au rayonnement du Portugal, a confié l'historien portugais Antonio de Almeida Mendes. Ce dernier est venu à Dakar pour le Colloque scientifique international sur la traite négrière organisé par l’Association des descendants d’esclaves et leurs amis.


Sénégal : Des ateliers en langue wolof pour de jeunes Sénégalais de Bordeaux

2007-11-18

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47050

L’écrivain sénégalais, Boubacar Boris Diop, animera, au cours du premier trimestre 2008, des ateliers d’écriture en langue wolof (une langue nationale du Sénégal) en faveur de jeunes immigrés d’origine sénégalaise installés dans la région bordelaise. Une vingtaine de jeunes élèves et étudiants âgés de 19 à 25 ans bénéficieront de ces échanges qui pourraient déboucher sur une publication ou à une adaptation en vue d’une représentation théâtrale.





Conflits & urgences

Afrique : Bakassi, le crépuscule d’une enclave nigériane

2007-11-18

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75361

En juin 2006, le Nigeria a transféré la gestion des affaires courantes d’une bonne partie de la péninsule de Bakassi au Cameroun conformément à la décision de la Cour internationale de justice (CIJ). Toutefois, les forces de police nigérianes continueront de contrôler les secteurs sud et ouest de l’enclave jusqu’en juin 2008. La fin progressive de l’administration nigériane a plongé la zone dans une impasse administrative et la plupart des habitants vivent dans des conditions d’hygiène et de promiscuité déplorables.


Côte d'Ivoire : La prolifération des armes, source de violence dans le nord

2007-11-18

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75336

Alors que les politiciens ivoiriens et la communauté internationale se plaignent de l’absence de progrès dans le processus de désarmement et dans la mise en œuvre des autres points de l’accord de paix, les citoyens ordinaires sont de plus en plus confrontés à la violence dans leurs activités quotidiennes. Selon des sources des Nations Unies et les témoignages d’habitants d’Odienne, au nord-ouest de la Côte d'Ivoire, confrontées à la menace de bandes armées lorsqu'elles se déplacent dans les villages pour leur commerce, certains assaillants – toujours masqués et armés de fusils AK-47 – seraient des ex-rebelles frustrés.


Côte d'Ivoire : Empêcher les diamants de financer la guerre

2007-11-19

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3865

Une nouvelle initiative pour empêcher les diamants de financer le conflit en Côte d'Ivoire a été arrêtée lors d'une conférence internationale à Bruxelles, au début de ce mois de novembre. Depuis 2005, l'exportation des diamants bruts en provenance de la Côte d'Ivoire est interdite par les Nations Unies à cause de la violation de l'accord de cessez-le-feu entre le gouvernement d'Abidjan et les guérillas des Forces nouvelles. L'embargo ne semble pas avoir empêché les diamants ivoiriens d'entrer en Europe.


Rwanda : Le rapport sur le rôle de la France dans le génocide remis à Paul Kagamé

2007-11-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP64007lerapmagakl0

La Commission rwandaise chargée d'enquêter sur le rôle de la France dans le génocide de 1994 a remis le 16 novembre son rapport de 500 pages au chef de l'Etat rwandais Paul Kagamé. C'est une compilation de 500 pages qui contient divers témoignages recueillis sur "la responsabilité du gouvernement français dans le génocide de 1994", a indiqué le président de cette commission, Jean de Dieu Mucyo.


Tchad : Le sort peu enviable de millions d’enfants

2007-11-18

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75242

Entouré des 103 enfants africains que des membres de l’association française Arche de Zoé, aujourd’hui accusés d’enlèvement, voulaient emmener en France, le président tchadien Idriss Déby est apparu devant les photographes et les journalistes du monde entier, pour défendre les droits des enfants tchadiens. Selon les organisations humanitaires, une majorité de ces 103 enfants ne sont pas orphelins ni ne viennent du Darfour, mais elles s’empressent d’observer qu’au Tchad, des millions d’enfants vivent dans des conditions humanitaires déplorables.





Fahamu – Réseaux pour la Justice Sociale
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