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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News 36: Le problème noir en Mauritanie et les relations avec le Sénégal

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

Pour nous lire sur Internet, consultez le site www.pambazuka.org

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Arts & livres, 5. Zimbabwe, 6. Moniteur de l'Union Africaine, 7. Femmes & genre, 8. Droits humains, 9. Réfugiés & migration forcée, 10. Mouvements sociaux, 11. Elections & gouvernance, 12. Afrique & Chine, 13. Corruption, 14. Développement, 15. Santé & VIH/SIDA, 16. Éducation, 17. Média & liberté d'expression, 18. Plaidoyers & campagnes, 19. Nouvelles de la diaspora, 20. Conflits & urgences

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Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2007-12-05

CHRONIQUES : Le problème noir en Mauritanie et les relations avec le Sénégal
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Me faire disparaître en douceur : Lettre ouverte à Sandra M. Gilbert et Susan Gubar
ARTS ET LIVRES : Global : Les responsabilités belges dans l’assassinat de Lumumba
ZIMBABWE : Mugabe rejette la proposition de sortie de crise de Wade
MONITORING DE L’UNION AFRICAINE : Les députés africains invités à participer à la protection de l’environnement
FEMMES ET GENRE : Congo : 40% des victimes des violences sexuelles ont moins de 18 ans
CONFLITS ET URGENCES : Afrique : Le différend frontalier entre le Burkina et le Niger devant la Cour de justice
DROITS HUMAINS: Mauritanie : Par souci d’unité, le pays se réconcilie avec son passé
MOUVEMENTS SOCIAUX : Afrique : Flambée des prix et succession de soulèvements
REFUGIES ET MIGRATION FORCÉE: Cameroun : les réfugiés centrafricains craignent de rentrer chez eux
ELECTIONS ET GOUVERNANCE: Afrique du Sud : Mbeki reste dans la course à la président de l’Anc
AFRIQUE ET CHINE : Chinois et Brésiliens vont offrir des images satellites de la terre à l’Afrique
CORRUPTION : Gabon : Bongo fête ses 40 ans de pouvoirs en dénonçant la corruption
DÉVELOPPEMENT : Global : L’Afrique à la recherche de lignes frontalières transfrontalières
SANTÉ ET VIH/SIDA : Afrique du Sud : Action en justice pour des préservatifs défectueux
ÉDUCATION : Centrafrique : Projet de création d’une école de pharmacie
MÉDIA ET LIBERTÉ D'EXPRESSION : Global : A bientôt 40 ans, Jeune Afrique fait une cure de jouvence
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Global : La Banque mondiale collabore avec l’UA sur le fonds des transferts de la Diaspora
PLAIDOYERS ET CAMPAGNE : Global : Journée d’action des médias pour «Un autre monde possible»





Chroniques

Le problème noir en Mauritanie et les relations avec le Sénégal

2007-12-04

Amadou Tidiane Dia

En avril 1989, des incidents surviennent entre les populations frontalières du Sénégal et de la Mauritanie. Les événements s’accélèrent, les deux armées se font face et deux côtés des exactions sont menées contre les populations immigrées de l’autre pays. A Nouakchott, le pouvoir en profite pour expulser des dizaines milliers de Négro-Mauritaniens vers le Sénégal. Vingt ans plus tard, et après les changements démocratiques survenus en Mauritanie, le nouveau régime s’est engagée dans une dynamique plus ferme d’ouverture pour le retour de ces réfugiés. Economiste sénégalais, Amadou Tidiane Dia analyse les soubassements de ce «problème noir» en Mauritanie, au regard des relations avec le Sénégal depuis la période précoloniale.

Les évènements dramatiques de 1989 entre le Sénégal et la Mauritanie, tout comme celles de 2000, ont appelé l’attention une fois de plus sur les problèmes internes de celle-ci et sur la politique internationale. Chemin faisant, de façon topique et urgente, réapparaît la question des frontières entre ces deux pays. Le changement démocratique récemment intervenu à Nouakchott (Ndlr : élection du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, le 25 mars 2007), l’amène sous un nouvel éclairage.

A partir de maintenant, Dakar et Nouakchott se trouvent plus jamais à la croisée des chemins. Ils doivent se mettre à la hauteur de leurs responsabilités et prendre des décisions. Cela va de la reconnaissance à part entière des Négro-africains, à la délimitation des frontières, en passant par les champs traditionnels sur l’autre rive, le statut des travailleurs immigrés, le partage des eaux et de l’électricité du barrage, etc.

Des journalistes, des politologues, des hommes de culture ont saisi l’occasion pour donner de substantiels rappels historiques, des études de fond sur les implications philosophiques, politiques et économiques des relations entre le Sénégal et la Mauritanie. Notre dessein n’est point, après eux, de redire, en d’autres termes, ce qui désormais pourrait passer pour des vérités premières. En écrivant ces derniers mots, je ne puis ne point songer à Gaston Bachelard, qui déclarait : «Il n’y a pas de vérités premières, il n’y a que des erreurs premières». Ainsi, ce qui semble acquis peut être encore affiné, présenté sous un autre éclairage. C’est le propos de cette contribution qui n’est qu’un rappel.

Les anciens appelaient «maures» des peuplades au teint basané vivant dans la partie septentrionale de Carthage, bien connus des Romains (on se rappelle le leitmotiv de Caton : «Il faut détruire Carthage»), aux mœurs rustres, nomades, donc sans civilisation au sens antique (étaient réputés civilisés les sédentaires). Ces Maures, disséminés dans le désert, ont jusqu’à une époque toute récente continué de mener une vie nomade. Sans doute se fixaient-ils plus ou moins longtemps à tel endroit. Mais ils ne se souciaient pas de fonder un Etat, de constituer une Nation. Tous les nomades connus par les différents courants migratoires étaient, s’ils le souhaitaient, accueillis. Ainsi ces peuplades étaient hétérogènes. Elles n’avaient en commun que leur mode de vie (le sédentarisme), leur teint plus ou moins basané.

Bien plus tard, au fur et à mesure que les Maures approchaient du fleuve Sénégal, la nature était plus clémente, les ressources plus nombreuses ; ils ont commencé à se sédentariser et se sont donné une culture et une civilisation. A l’origine, c’était une Tour de Babel en miniature : divers idiomes servaient de véhicules de communication. La nécessité d’échanges de tous ordres ont fini par altérer les parlers originels pour leur susciter des formes syncrétiques devenues le hassania, caractéristique de la communication maure.

Au moment de l’islamisation de l’Afrique du Nord, les caravanes qui partaient vers le sud du Sahara, en Afrique noire notamment, traversaient les parties occupées par les Maures. Elles ne manquèrent pas d’y exercer une influence linguistique, religieuse. Des emprunts à l’arabe, en particulier, enrichissant l’hassania, la culture islamique laissa des traces. Se constitua peu à peu, avec les limons de l’Islam et le substrat maure, une culture spécifique.

Les Négro-africains, riverains du fleuve Sénégal, constituèrent, dès l’origine, avec cette souche de Maures, une communauté. Les échanges n’étaient pas simplement d’ordre commercial. Sans doute que des Maures de tempérament belliqueux, plus ou moins mus par des préjugés, s’efforçaient-ils de réduire certains membres de la communauté en esclavage. Mais les esclaves n’étaient pas tous négro-africains. C’est bien plus tard qu’est né un sentiment de solidarité raciale liant les relativement blancs (beydanes), par opposition aux noirs. De là tous les termes péjoratifs que nous connaissons, toutes les idéologies cousues de fil blanc qui ont cours.

Cette communauté, hétérogène au départ, se stratifie. Les Beydanes se réclament d’une culture supérieure arabe et cherchent, par le biais de l’islam, religion commune aux deux collectivités, à se donner des lettres de noblesse. Un consentement tacite admet cette hiérarchisation non fondée, ni en droit ni en fait. Toutefois un modus vivendi non explicite assure la cohésion sociale.

Au moment de la colonisation française, pour des raisons de commodité administrative et de bonne gestion, les frontières entre le Sénégal et la Mauritanie sont déterminées avec soin (cf décret de décembre 1933). Les Français, compte tenu de cette communauté spécifique, organisent un territoire appelé Mauritanie. Le mot «Mauretania» se lisait chez les historiens anciens. Ce territoire non urbanisé avait sa capitale à Saint-Louis du Sénégal. Cette situation administrative a favorisé davantage l’interpénétration entre Sénégalais et habitants de la Mauritanie. Tout le monde sait comment a été vécue cette histoire commune, quelles en ont été les manifestations.

Les Beydanes, en général, étaient rebelles à la scolarisation en français. Ils préféraient, prétextant leur appartenance à l’islam, étudier l’arabe (classique ou dialectal). La langue officielle, dans les colonies, étant le français, les postes importants dans l’administration étaient occupés par les Négro-africains qui, eux, fréquentaient l’école française, à ses différents niveaux. Durant la période coloniale, rares étaient les Beydanes qui émergeaient dans l’administration, dans la politique. Souvent même des Sénégalais de souche représentaient, à différentes instances, les habitants de la Mauritanie. Cet état de fait n’a jamais été contesté par les Beydanes. Peut-être ceux-ci estimaient-ils, dans le contexte de la colonisation, que ces activités profanes étaient en dehors du champ de leurs préoccupations. Sénégalais et Mauritaniens ont donc cohabité à la manière d’une communauté bipolaire. Il serait loisible de rappeler maints exemples significatifs.

Vint l’indépendance des territoires africains. Le Sénégal et la Mauritanie deviennent des Etats jouissant de la souveraineté internationale. Le Sénégal, à la suite de péripéties qu’il n’est pas de saison de rappeler, érige Dakar en capitale du nouvel Etat, tandis que la Mauritanie s’édifie une capitale à Nouakchott, ville surgie des sables du désert. Désormais, le Sénégal et la Mauritanie, tout en continuant leurs liens multiculturels, ont des destins séparés. Chacun d’entre eux est un Etat souverain, qui conçoit et résout ses problèmes comme il lui convient. Tous les deux, naguère de mouvance française, sont tenus de donner droit de cité, au moins provisoirement, à la langue française. Ils ont hérité des structures administratives, politiques de l’ancien colonisateur. Sans doute cet héritage ne permet-il pas de résoudre les problèmes posés aux différends Etats. Mais, il faut parer au plus pressé et chausser des bottes de plusieurs lieues.

Au Sénégal, où existaient déjà nombre de cadres de haut niveau, il s’agissait simplement d’en former d’autres le plus rapidement possible. Le tribalisme n’ayant jamais existé dans ce pays, il n’y a pas lieu de s’épuiser en dosages savants tenant compte de telle ou telle tribu. La nation sénégalaise est antérieure à l’Etat sénégalais.

En Mauritanie, bien que les cadres négro-africains fussent en plus grand nombre, a été élu chef d’Etat un Beydane issu d’une grande famille maraboutique. En outre, dès le début de la souveraineté internationale, le chef de l’Etat, conscient de la supériorité numérique des cadres Négro-africains et du danger que cela constitue pour les Beydanes, établit un «numerus clausus» limitant à 20 % de l’effectif de la Fonction publique le nombre de Négro-africains. Cette injustice flagrante n’a pas été relevée. Il était plus urgent, semblait-il, d’édifier un Etat solide, fort, respecté plutôt que de s’affaiblir par des querelles intestines.

Le nouvel Etat mauritanien, tous se le rappellent, a rencontré de très grandes difficultés pour sa reconnaissance par la communauté internationale. Les péripéties de sa candidature à l’Onu sont encore présentes dans nos mémoires. Le Sénégal a parrainé l’admission de la Mauritanie à l’Onu et a mené une intense activité diplomatique pour seconder sa démarche. A ce moment-là, nombre de pays arabes, appuyant le Maroc dans ses visées annexionnistes, étaient hostiles à la Mauritanie.

La Mauritanie, une fois admise à l’Onu, s’est efforcée de mener une politique ménageant aussi bien les Etats africains que ceux des pays arabes. Les avatars de sa politique internationale ne sont pas oubliés : appartenance à des organismes régionaux africains puis retrait de certains d’entre eux, suivant les nécessités de la coopération avec les pays arabes. La proclamation d’une République islamique de Mauritanie n’a pas été sans calcul. On misait sur la solidarité des pays musulmans pour, un jour plus tard, bénéficier d’une assistance pour exécuter certains desseins ; on se proposait de réduire l’influence de la collectivité négro-africaine en décidant l’arabisation de l’enseignement. De la sorte est assurée la promotion des Beydanes, qui, les recensements l’attestent, sont minoritaires dans le pays.

La Mauritanie, au lieu de viser à l’unité culturelle par une politique éducative appropriée, choisit de nier les réalités en faisant abstraction des valeurs culturelles de la majorité. On adopte l’idéologie qui proclame que, pour un musulman, il n’y a de culture qu’islamique. A entendre les promoteurs de cette thèse, l’islam serait le véhicule d’une culture unique. Il n’en est rien. Il faudrait plutôt considérer l’esprit du Coran et non la lettre. Ici, aussi, la lettre tue, l’esprit vivifie.

Les problèmes intérieurs de la Mauritanie ne sont pas sans rejaillir sur le Sénégal. Les Négro-africains de Mauritanie sont non seulement de même race, de même culture que ceux du Sénégal, mais de part et d’autre du fleuve vivent des parents, des personnes liées par le sang. Il va de soi, alors, que la solution préconisée officiellement par la Mauritanie laisse en dehors d’elle nombre d’éléments. Parmi ceux-ci, certains sont tributaires de la situation intérieure, d’autres relèvent du voisinage.

Ainsi, Sénégal et Mauritanie sont politiquement, culturellement indépendants, quelle que soit la volonté de leurs dirigeants. Au moment des indépendances des territoires africains, les frontières étaient définitivement fixées. Les nouveaux Etats ont solennellement, à l’Oua, pris acte de cette situation, à leurs yeux, irréversible. Les évènements de 1989 qui sont le corollaire de la politique générale de la Mauritanie, ont tiré prétexte d’un fait divers, qui n’est pas un cas singulier, pour mettre en pleine lumière un problème ardu. Laissant de côté la passion, l’émotion, qui devraient être le lot des populations et non des responsables politiques, il convient d’examiner la situation objectivement, en toute sérénité, sans arrière-pensée.

Il serait vain de s’accuser les uns les autres. «Les Etats, comme l’a déclaré un grand homme d’Etat, n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ». Force est de reconnaître aujourd’hui que les choses ont changé. On est en droit de s’attendre de la part des autorités de Nouakchott, au règlement du problème négro-africain en confondant dans un même amour des ethnies liées par un même destin. C’est un devoir, c’est une obligation, c’est la nation. De leur côté, nos frères et amis négro-africains doivent faire preuve de réalisme et accepter de rentrer au bercail. Ils seront accueillis avec dignité, respect et équité.

A partir de maintenant et contrairement au style du défunt régime sénégalais fait de bâillonnement, de pourrissement et de ponce-pilatisme, Dakar et Nouakchott doivent se mettre à la hauteur de leurs responsabilités et prendre des décisions qui, selon le mot Thicydide, sera «une acquisition pour toujours ». Comment ne pas penser à la création d’une structure légère au plus haut niveau entre les deux pays chargée d’élaborer des lettres de missions pour fixer un cadre de travail et faire des propositions de solutions aux deux chefs d’Etats : délimitation de la frontière, chants traditionnels de culture sur l’autre rive, licence aux pêcheurs, statuts des travailleurs immigrés, partage des eaux, partage de l’énergie électrique, etc.

Nous croyons que pour la vérité, il faut étaler tous les problèmes. Mais il faut que, dans le Nord du Sénégal, Me Wade ose dans le domaine des grandes infrastructures.

* Amadou Tidiane DIA est un économiste sénégalais

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Commentaires & analyses

Me faire disparaître en douceur : Lettre ouverte à Sandra M. Gilbert et Susan Gubar

2007-12-04

Pius Adesanmi

Pius Adesanmi met en cause l'omission des érudits féministes africaines dans l'ouvrage "Norton Anthology"** et il lance un défi aux rédactrices en demandant "pourquoi un continent entier donne l'impression de n'avoir rien produit de la théorie sur le féminisme. "Je m'intéresse aux processus du conscient et du subconscient qui vous ont fait aboutir à la conclusion que l'Afrique, un continent entier de cinquante-quatre pays et de plus d'un milliard de gens, n'a donné rien, absolument rien, comme contribution aux cinq siècles de théories sur le féminisme. Après tout, en tant que chercheurs chevronnées aux Etats-Unis, vous connaissez toutes deux que les exclusions parlent plus fort que les inclusions.”

Chères Sandra et Susan, je vous salue toutes deux au nom du féminisme, de la libération de la femme, de l'égalité des genres, et, plus important, de la solidarité féminine mondiale. La publication de votre ouvrage très attendu sous le titre "Feminist Literary Theory and Criticism : A Norton Reader" (Théorie et critique littéraires féministes: Recueil Norton), constitue un événement tellement historique que je dois interrompre le sommeil merveilleux et bien mérité qui me fut finalement accordé lorsque les gens et le gouvernement de la France, qui agissent plus que jamais en pères et en mères quand il est question de prendre soin de la pauvre Afrique, ont de bonne grâce retourné mon cerveau et mon derrière au gouvernement sud-africain pour enterrement dans ma terre natale il y a quelques années.

Je rejoins la famille féministe américaine et mondiale pour vous féliciter toutes deux pour la publication de ce volume véritablement merveilleux. Il est évident que le travail intellectuel féministe ne sera plus jamais le même. Succès éclatant, dois-je dire, est devenu synonyme de la longue histoire de collaboration intellectuelle entre vous deux. Après tout, The Mad Woman in the Attic (La femme folle dans l'Atlantique), le premier cadeau de vos efforts de collaboration au profit de l'humanité, est restée la seule bible inévitable, incontournable de la recherche académique féministe depuis sa publication.

La référence à la magnanimité de la France en remettant mes restes au gouvernement et aux gens de l'Afrique du Sud aurait dû, à présent, faire ressortir mon identité. Cependant, il est toujours plus sûr et plus sage de jurer par l'invisibilité naturelle de l'Afrique et des Africains dans les dossiers d'importance mondiale. Et dans votre contexte immédiat aux Etats-Unis, il est absolument fou de supposer qu'il y ait une personne quelconque qui considère la connaissance de quoi que ce soit sur l'Afrique comme une nécessité. Sauf, évidemment, la famine, la mort par la faim, la pauvreté, les guerres, le Sida, la famine et la charité occidentale ou le "fait de donner" (excuses auprès du président Bill Clinton). Je dois dès lors supposer que vous ignorez totalement mon identité et me présenter. J'espère que vos cœurs pourront me pardonner ma présomption si vous connaissez déjà très bien mon histoire.

Je m'appelle Sarah Baartman, également bien connue à l'échelle internationale comme "la Hottentot Venus". Je vais vous épargner les détails insolents de mon histoire et me concentrer uniquement sur l'essentiel. Je suis tombée dans le piège et arrivée à Londres en 1810 où je devins aussitôt une prisonnière du voyeurisme rapace et capitaliste de l'Europe. Je suis sûre que je ne suis pas obligée de vous raconter l'histoire de l'Europe au 19e siècle et ses façons de traiter les Autres en Afrique et à d'autres endroits. Sans aucun doute, vous vous souvenez toujours de votre orientalisme- Edward a indiqué qu'il a été un très bon ami depuis mon arrivée ici. L'Europe de cette période était aussi un théâtre formidable de toutes sortes d'expositions. La zoophilie était en vogue. L'Autre de couleur devait être exposé publiquement et régulièrement à Londres, à Paris et à Lisbonne en tant que faune coloniale.

Comme le sort se débrouille toujours pour arranger ces choses, j'étais ce que les Européens appelaient – et continuent d'appeler- une "femme de tribu africaine" douée d'une partie arrière exceptionnelle. La science de l'Europe tira vite la conclusion que mon derrière avait souffert d'une déformation biologique connue sous le nom de stéatopygie.
Mes lèvres en tant que femme étaient aussi jugées trop immenses et allongées par rapport aux standards du monde civilisé déterminées par les lèvres de la femme blanche. Et ainsi, de la Bretagne en France, ma partie arrière et mes lèvres en tant que femme devinrent l'objet de consommation visuelle dans les sphères publiques du patriarcat du blanc. Moyennant le paiement de frais supplémentaires, les hommes blancs pouvaient même palper mon derrière pendant que j'étais en exposition.

Pour finir la mort m'emporta. Vous devez savoir que là d'où je viens en Afrique, la mort n'est pas une finalité. Je fis tout simplement la transition vers le statut d'ancêtre suivant la façon dont mes gens conçoivent le monde, d'où la révérence avec laquelle les Africains traitent les morts. Il n'en est pas tellement ainsi des Européens. Ils prirent leurs couteaux et objets de sculpture, sculpté et enlevé mon cerveau, les lèvres de ma féminité, et mon derrière, ils les ont mis dans des bouteilles, et ils les ont exposés au public au Musée de l'Homme à Paris. Oui, je peux vous voir embarrassées. Vous devriez. Toutes les féministes sensibles devraient. L'idée, juste l'idée ! La tragédie amère des parties les plus vitales d'une femme capturées par des hommes, arrachées par sculpture de son corps mort par des hommes, et stockées au Musée de l'Homme !

Mes parties sont restées sous la vue du public dans ce musée, preuve ultime de la victoire du patriarcat sur le féminisme, jusqu'en 1974, lorsqu'elles furent retirées et placées dans un sanctuaire privé. Finalement, en 2002, la France retourna sa précieuse conquête aux gens de l'Afrique du Sud.

Chères sœurs, la signification de mon histoire à la cause féministe et au travail intellectuel féministe dans le monde devrait être dès lors assez évidente. Pendant presque deux siècles, j'étais une célébrité internationale de la cause féministe, l'incarnation même du contrôle patriarcal de la sexualité féminine africaine, la sexualité féminine noire, et, j'ose le dire, la sexualité féminine. Permettez-moi d'être claire : l'histoire de mon corps dans l'économie internationale des significations est l'histoire de vos propres corps, l'histoire du corps de toute femme. La différence réside dans le détail ou dans ce que vos collègues post-modernistes appelleraient particularités locales.

(…) Il est logique que toute personne raisonnable s'attendrait à ce que je fasse une entrée grandiose, mémorable dans votre volume Norton à travers le travail de l'une ou l'autre des nombreuses femmes africaines, érudits de renom international, qui ont écrit à mon sujet. Sous peine de manquer de modestie, personne ne songerait à retenir une sommation de cinq siècles de travail intellectuel féministe – que votre anthologie Norton représente - et faire chou blanc en ce qui concerne l'histoire de Sarah Baartman. Après tout, j'ai été théorisée, post-colonisée, et post-modernisée dans toutes les versions compliquées du féminisme. Je ne pensais pas qu'il m'était possible d'être réduite au silence dans un décompte historiographique quelconque qui se veut sérieuse en matière de théorie féministe.

Croyez-moi, mes chères sœurs, je n'ai pas été poussée à vous écrire par une quelconque auto-indulgence narcissiste. Vous conviendrez, à partir de ce que vous savez de mon histoire, que je suis presque habituée à être réduite au silence, à aller aux oubliettes. Je suis en réalité plus préoccupée par les implications idéologiques plus vastes, plus profondes du fait que vous m'ayez fait disparaître doucement de votre volume Norton. Je suis intéressée par les histoires racontées – ou non racontées – par vos choix et options sur le plan de la rédaction, l'instinct d'inclure et l'impulsion d'exclure. Je m'intéresse aux processus conscients et subconscients qui vous ont fait aboutir à la conclusion que l'Afrique, un continent entier de cinquante-quatre pays et plus d'un milliard de gens, n'a donné rien, absolument rien, comme contribution à cinq siècles d'élaboration de théories féministes. Après tout, en tant que chercheurs chevronnées aux Etats-Unis, vous connaissez toutes deux que les exclusions parlent beaucoup plus fort que les inclusions. Je sais que nous sommes à la même page ici.

Certaines gens pourraient vous faire des éloges pour avoir confectionné ce volume réellement mondial et représentatif en incluant les voix d'horizons diversifiées de l'Autre. Ils auraient raison de faire cela. Après tout, vous avez inclus un si grand nombre de dissertations, par Hortense Spillers, Alice Walker, Toni Morrison et Audre Lorde, preuve de votre connaissance des voix et pratiques féministes africaines ; vous avez inclus des dissertations par Gayatri Spivak et Chandra Mohanty, preuve que vous connaissez le domaine en expansion du Tiers Monde/voix et pratiques féministes post-coloniales/transnationales ; l'entrée par Paula Gunn Allen a fait éviter la honte pour les féminismes des natives de l'Amérique ; Gloria Anzaldua – une autre bonne amie à moi ici – en toute reconnaissance, garantit la présence des féminismes "chicana" dans votre volume. De nature, la présence de ces Autres voix, qui sont introduites de manière stratégique dans le texte, est une preuve louable de ce que vous avez fait attention lorsque Hazel Carby s'est écrié dans un article: "Femmes blanches Ecoutez" ! Vous avez écouté.

Vous avez convenu avec elle que le féminisme pourrait et ne devrait plus être l'évangile de la femme blanche de l'Occident selon Betty Friedan, Germaine Greer, Gloria Steinem, Kate Millett, Judith Butler, Diana Fuss, Elaine Showalter et les autres trop nombreuses pour être mentionnées. Vous avez convenu avec Carby que les récits de la délégation française – Simone de Beauvoir, Luce Irigaray, Hélène Cixous, Monique Wittig, et Julia Kristeva – ne devraient plus être considérés comme universels. Vous avez convenu que les femmes chinoises sont probablement mieux placées pour parler à propos d'elles-mêmes et pour elles-mêmes que d'être représentées par le titre de Julia Kristeva "About Chinese Women" (A propos des femmes chinoises").

C'est votre connaissance de ces choses qui rend encore plus alarmante votre exclusion des théories et des théoriciennes féministes africaines de votre volume. Serait-ce parce que vous imaginiez que les voix des femmes africaines que vous avez sélectionnées parlent adéquatement pour leurs sœurs du même continent ? C'est possible. Si tel est le cas, je dois vous dire que les femmes africaines américaines ne peuvent pas être interposées et parler au nom des femmes africaines du continent. Selon un proverbe africain, le singe et le gorille pourraient prétendre être les mêmes, mais le singe reste le singe et le gorille le gorille.

Peut-être que vous imaginiez que les femmes africaines seraient mieux servies si elles trouvaient de l'espace dans le Troisième parapluie féministe mondial/postcolonial/transnational que vous avez représenté avec les voix de Gayatri Spivak et Chandra Mohanty ? C'est possible. Pourrait-ce être que vous ne connaissez tout simplement pas le corps considérable de l'intellection féministe africaine, juste là derrière vous à l'académie américaine ? C'est possible. Pourrait-ce être que vous avez juste choisi de tout simplement les faire disparaître comme vous m'avez faite disparaître ? C'est possible.
Je suis sûre que vous savez que ce n'est que maintenant en 2007 que Bill O'Reilly, le fameux fondamentaliste de droite, qui est bavard dans Fox News, vient de découvrir que les Africains Américains sont capables de manger convenablement avec la fourchette et le couteau, comme des gens réels, comme des gens normaux. Maintenant, je ne veux pas que vous preniez le même chemin. Je ne voudrais pas que vous découvriez, en 2007, que les femmes africaines continentales ont développé, et continuent de développer, des théories féministes pendant très longtemps dans l'académie américaine et qu'elles ont produit un corps considérable de travail, dont un ou plusieurs devraient avoir mérité de passer par l'aiguille de Norton.

Puisque vous avez inclus le travail par Alice Walker, je considère que vous connaissez toutes deux comment sa théorie de "womanism" (militantisme féministe) a si bien circulé aux Etats-Unis et à travers les programmes et départements d'études féministes mondiales. Le problème c'est que, en 1985, avant que Walker n'utilisa le terme, Chikwenye Okonjo Ogunyemi, érudit féministe nigériane basée aux Etats-Unis, avait publié une dissertation en Signes sous le titre: "Womanism: The Dynamics of the Contemporary Black Female Novel in English". Maintenant, «Signs» n'est pas une nouvelle que vous deux pourriez avoir ratée. C'est le journal d'études féministes analysé par les pairs le plus prestigieux aux Etats-Unis. Mais supposons que, d'une certaine manière, vous l'avez manqué, Ogunyemi a par la suite publié un livre très important sous le titre "African Wo/Man Palava", avec l'imprimerie de l’Université de Chicago, en 1996.
Avez-vous également manqué cela ? Nous parlons de la Presse de l’Université de Chicago, pour l'amour de Dieu ! Il y a aussi Obioma Nnaemeka, une formidable théoricienne du féminisme basée à Indiana University. Elle est de réputation mondiale. Certainement. Franchement parlant, sa dissertation titrée "Feminism, Rebellious Women, and Cultural Boundaries" (Le féminisme, la femme rebelle et les barrières culturelles) ne se préoccupe en rien de ne pas faire partie de votre Manuel Norton. Il y a bien sûr son formidable travail sur la circoncision féminine en Afrique. A propos, n'est-ce pas que la circoncision féminine en Afrique – mutilation génitale en langage occidental – est supposée constituer un sujet de prédilection sensationnelle pour les féministes et ONG occidentales ? Si ce n'est pas le cas, un seul extrait du volume édité d'Obioma Nnaemeka, sous le titre "Female Circumcision and the Politics of Knowledge: African Women in Imperialist Discourses," (La circoncision déminine et la politique du savoir: la femme africaine dans les discours Impérialistes) a réussi à entrer dans votre volume, ne pensez-vous pas qu'il y a quelque chose qui cloche terriblement ?

Il y a également Oyeronke Oyewumi, une importante théoricienne féministe basée aux Etats-Unis. Minnesota Press a publié son livre titré "The Invention of Women : Making an African Sense of Western Gender Discourses" (L'Invention de la femme : Donner un sens africain aux discours occidentaux en genre), et ce avec des acclamations critiques en 1997. Cela ne mérite-t-il aucun chapitre dans ce livre ? Il y a également Ifi Amadiume. Elle enseigne à Dartmouth. Son ouvrage "Male Daughters, Female Husbands: Gender in an African Society" (Filles mâles, maris femelles : Le genre dans la société africaine) est un titre classique d'une valeur inestimable. Avez-vous aussi raté cela ?

Il y a Molara Ogundipe et Nkiru Nzegwu. Qu'en est-il de l'Egyptienne Nawal El Saadawi et de l'Algérienne Assia Djebar ? Ces deux figures mondiales d'écriture féminine et de travail intellectuel féministe n'ont écrit rien qui aurait pu secourir le continent entier ? Vous remarquerez que je me suis gardée de mentionner qui que ce soit parmi les nombreuses penseuses féministes importantes basées en Afrique. Je ne veux pas vous ennuyer. C'est aussi mieux de citer celles dont on croirait que vous ne sauriez, en toute raison, avoir manqué l'altérité suivant le langage académique américain.

J'ai lu avec peine dans votre préface que "nos conversations au sujet de la construction du présent livre ont été améliorées par beaucoup de collègues et amis qui ont échangé avec nous des syllabus, ont mené des débats sur leurs pratiques pédagogiques et fait des suggestions concernant ce qui pouvait être inclus". Une longue liste de noms suit et c'est ici que réside la tristesse : que mon histoire et l'histoire de la contribution de l'Afrique à la théorie féministe ne soient apparues à aucun moment dans ces conversations avec la longue liste de consultantes. Pas une seule personne, pas une seule collègue à travers le paysage d'études féministes aux Etats-Unis n'a relevé cet oubli grave – s'il s'agit effectivement d'un oubli – de votre part ? Obioma Nnaemeka est une voisine de Susan Gubar à Indiana, pour l'amour du Christ !

Il y a toutefois quelques bonnes nouvelles. On ne manquera pas d'intellectuels africains contents qui se soucieront d'avoir la sagesse de s'attendre même à ce que l'Afrique n'ait pas été incluse dans votre travail pour commencer. Pourquoi gémissons-nous et nous plaignons-nous toujours quand les Occidentaux nous ignorent, diront-elles ? Notre inclusion ne rentre pas dans leurs responsabilités. Nous devrions nous inclure nous-mêmes en créant nos propres structures, point trait ! Après tout, Oyeronke Oyewumi, comme par anticipation de ce qui se passerait avec votre projet Norton, avait édité le titre "Gender Studies: A Reader" en 2005. De telles opinions ignoreraient bien entendu le simple fait que votre travail a une base universalisante au regard de son étendue historique et de son champ thématique et l'Afrique a été exclue de cette image. Elles ignoreraient le fait que ceci c'est Norton et qui dit Norton dit canons ! Elles ignoreraient le fait que, même si nous devions adopter l'approche réductionniste, tout ce que vous avez fait ici c'est de refléter les multiples voix qui ont modulé les études féministes, le genre et la femme dans l'académie américaine au fil des années, et que le produit fini exprime le message fallacieux comme quoi aucune femme africaine n'a fait partie de ce processus.

Je sais que vous vous demandez comment une femme africaine, qui est décédée il y a tant d'années sans aucune preuve qu'elle a fréquenté une quelconque université, parvient à être si habituée au langage et à la procédure académiques. Vous devriez connaître la réponse à ça: je suis maintenant un ancêtre, un esprit. Je ne suis pas humaine. Je suis supposée tout savoir. C'est ce qui sanctionne mon intervention dans les affaires de vous autres les mortels!
Paix et Amour
Sarah Baartman

**Feminist Literary Theory and Criticism: A Norton Reader (Paperback - Théorie et critique littéraire féministes: Manuel Norton - Livre de poche]
Par Sandra M. Gilbert (Auteur), Susan Gubar (Rédacteur en chef)

* Pius Adesanmi est Professeur Associé d'Anglais et directeur du Projet sur les Nouvelles littératures africaines (www.projectponal.com) à Carleton University, Ottawa, Canada. Outre son œuvre académique, le Dr. Adesanmi publie régulièrement des articles d'opinion dans divers forums internet. Il gère un blog régulier pour "The Zeleza Post" ( www.zeleza.com) et il a contribué à Counterpunch, Slepton et Chimurenga en ligne. Tél: (613)520 2600, ext. 1175 Visitez-nous aujourd'hui sur : www.projectponal.com


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RD Congo : La nécessité d’une Commission vérité et réconciliation

2007-12-04

Par Dieu-Donné WEDI DJAMBA*

A la fin du gouvernement de transition en République démocratique du Congo (Ndlr : en juillet 2006) alors que ses deux institutions soeurs issues des Accords de Sun City (Ndlr : signés le 19 avril 2002), à savoir la Commission électorale indépendante et la Haute autorité des médias étaient reconduites sous une autre forme, sous la Troisième République, la Commission vérité et Réconciliation, elle, n’avait pas fait objet d’une reconduction. Et quand le président de cette commission, Mgr Kuyendundu, plaidant pour sa reconduction, avait été reçu par le président de l’Assemblée nationale, d’aucuns se posaient la question de la pertinence d’une telle démarche, alors que la RD Congo a déjà ses institutions démocratiquement élues et installées. A cette préocupation il y a lieu de préciser que la mise en place d’une Commission vérité et réconciliation est une nécessité et une urgence pour une paix durable et une réconciliation sincère en RD Congo.

Lors des assises de Sun City ayant réuni les Congolais en Afrique du Sud, en vue de mettre fin au conflit armé qui a endeuillé le pays pendant plus de quatre ans, avec un bilan macabre de plus des quatre million de morts, des centaines des déplacés ou refugiés, sans compter d’autres atrocités et destructions, il avait été décidé la création d’une structure consacrée à la «vérité et reconciliation», parmi les cinq institutions d’appui à la démocratie. A savoir la Commission vérité et réconciliation, la Haute autorité des média, l’Observatoire national des Droits de l’homme, la Commission éthique et lutte contre la corruption et la Commission électorale Indépendante. Parmi tous les objectifs poursuivis par ces structures, l’impératif de vérité et de réconciliation était une urgente nécessité.


Une nécessité

La RD Congo, en tant que pays indépendant et souverain traîne derrière elle des années de dictatures et de guerres. Durant ces deux périodes de son histoire beaucoup d’injustices, d’assassinats politiques et des violations des Droits de l’homme ont été commis. Toutes ces injustices ou violations ont divisé le peuple Congolais tandis que d’autres portent un deuil jamais levé, car ne sachant pas si les leurs sont réellement mort ou non. Il devient donc impérieux que toutes ces injustices soient corrigées et que l’histoire de la RD Congo soit réécrite.

Ce souci de réécrire l’histoire de la RD Congo a été perçu dans la décision du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondon de répertorier tous les sénateurs de la RD Congo ayant oeuvré pendant les deux premières législatures (1960-1965 et 1965-1997). La tentative de la correction des injustices et de la relecture de l’histoire fut aussi observée lors de la Conférence nationale souveraine, mais cela n’aboutit pas à un résultat concret suite à la fin brutale desdites assises, au point que la commission, dite sensible, n’eut pas le temps de lire son rapport.

Pendant les périodes troubles, plusieurs familles ont déploré non seulement la mort de leurs, mais aussi les disparitions, à telle enseigne qu’ils continuent à porter le deuil jusqu’à la confirmation de la mort. Connaître la vérité sur le passé est un remède pour ceux dont les coeurs sont blessés par l’incertitude, alors que d’autres n’attendent que la reconnaissance du préjudice subi pour se guérir de leurs blessures intérieures. Plusieurs communautés qui ont connu des conflits ethniques à cause des frustrations dues aux injustices du passé continuent de se regarder en chien de faïence. Ces communautés trouveront là un cadre idéal pour se parler, se pardoner et se réconcilier.

Une urgence

Un pays qui oublie son passé risque de répéter ses erreurs. Après des régimes dictatoriaux et des guerres meurtrières, la RD Congo qui se veut un pays de paix et de justice a besoin de connaître son passé pour non seulement corriger les erreurs commises, mais aussi éviter pour de les répéter.

Etant donné qu’il est irréaliste de remonter le temps jusqu’à l’avènement de l’Etat indépendant du Congo, il est important que le Congolais sache son histoire même celle allant de l’accession du pays à l’indépendance. Or, après quarante-sept ans de souveraineté nationale, il y a plus de chances qu’un bon nombre d’acteurs et témoins de l’accession de notre pays à l’indépendance soient déjà morts. Alors que ceux qui le sont pour le reste de l’histoire de la RD Congo, de 1960 jusqu’à nos jours, continuent à prendre de l’âge.
Ce cadre donnera aux survivants des années 1960, qui sont des bibliothèques vivantes, l’opportunité d’édifier les Congolais sur beaucoup de zones sombres qui jonchent l’histoire de leur pays. La restitution de l’histoire permettra de repartir sur des bonnes bases.

L’urgence se justifie aussi à cause des victimes des violations des Droits de l’homme et diverses injustices qui attendant une réparation pour les préjudices subis. En effet, les injustices des régimes dictatoriaux, les affres des conflits ethniques et des guerres ont causé des préjudices incalculables dans la population congolaise. Des communautés se sont séparées, des personnes physiques ont vu leurs biens expropriés ou détruits, des villages entiers ont été brûlés, des femmes et filles de tout âge violées, mutilées, infectées délibérément par le virus de sida, des villages entiers déplacés, des personnes tuées, disparues ou torturées. Tout ce bilan macabre a laissé des milliers de victimes qui crient nuit et jour pour une réparation.

Les propositions de réparation équitable ne peuvent venir que d’une commission constituée des personnes éprises de justice et de paix et dont l’intégrité morale n’est sujet à aucun doute.


Conclusion

Lors des assises de Sun City, une structure fut établie pour réconcilier le peuple congolais déchiré par les guerres et les dictatures. Mais vue les failles qui l’ont caractérisée, il est inapproprié d’en parler comme d’une commission vérité et réconciliation comme le soutient aussi Roberto Garretton . Il est donc temps d’instaurer ladite structure. En effet, si les participants aux assises de Sun City n’étaient pas l’émanation du peuple congolais pour comprendre ses profondes aspirations, les institutions démocratiquement élues, elles, le sont. Et parce qu’elles sont l’émanation de la volonté du peuple congolais, qui leur a confié un mandat, elles sont habilitées, en particulier le Parlement, pour établir une Commission pour la vérité et la réconciliation. Car il s’agit là d’une urgence pour une paix durable et une vraie réconciliation en RD Congo.

* Dieu-Donné Wedi DJAMBA est avocat au barreau de Lubumbashi, en RD Congo, consultant indépendant en Justice transitionnelle, activiste des Droits de l’homme, Assistant à l’Institut supérieur d’étude juridique appliquée de Lubumbash et écrivain.
Tel :+243812485222;+27834296724
Email:dieudowedi@gmail.com ;dieudowedi@hotmail.com

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Arts & livres

Global : Les responsabilités belges dans l'assassinat de Lumumba

2007-12-04

http://grioo.com/info12305.html

"L'assassinat de Lumumba", de Ludo De Witte, ne raconte pas un conte de fée, mais plutôt, l’histoire de la continuité manifeste de la barbarie comme essence de la civilisation occidentale. Il dénonce, la tentative d’un témoin et acteur de l’époque, en l’occurrence, Jacques Brassine, qui a soutenu une thèse à l’Université Libre de Bruxelles(ULB), visant à dédouaner l’Etat de Belgique de ses responsabilités politiques et historiques dans le meurtre de Lumumba.


Global : Grosses difficultés pour Présence Africaine

2007-11-27

http://www.grioo.com/info12228.html

Christiane Diop, veuve d'Alioune Diop et directrice des éditions Présence Africaine qu’elle a héritée de son mari Alioune Diop et de ses compagnons, parle des difficultés de l'édition en Afrique, mais aussi des difficulté que rencontre Présence africaine. Elle était à Ouagadougou pour parrainer la septième édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou.


Global : Une nouvelle structure pour exporter la musique africaine

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48180

Le Bureau export de la musique africaine (BEMA) a été lancé le 29 novembre à Dakar dans le cadre d’un séminaire de réflexion sur les industries musicales ouest africaines. Le BEMA regroupe déjà une dizaine de sociétés ou associations implantées dans six pays d’Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali et Sénégal. Il a pour but de promouvoir la musique africaine en Afrique et hors du continent.


Mali : Ouverture des 7èmes ’’Rencontres africaines de la photographie’’

2007-11-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47643

Les « Rencontres africaines de la photographie », rendez-vous biennal de professionnels du monde entier, se sont ouvertes le 24 novembre à Bamako, sur le thème « Dans la ville et au-delà ». Prévues pour durer un mois, les « Rencontres africaines de la photographie » regroupe, cette année, quelque 150 professionnels pour une soixantaine d’exposants dont 32 dans la programmation officielle. La manifestation aura révélé au grand public des photographes maliens aujourd’hui célèbres comme Seydou Keita ou Malick Sidibé, lauréat du « Lion d’or » de l’édition 2007 du festival de Venise.


RD Congo : Un cinéma congolais, des premiers temps à nos jours

2007-12-03

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3883

Existe-t-il un "cinéma congolais"? Pour l'historien et anthropologue belge Guido Convents, les Congolais ont une histoire et une culture cinématographique et audiovisuelle fascinante, qu'il nous fait découvrir dans son dernier livre "Images et démocratie. Les Congolais face au cinéma et à l'audiovisuel". Dès 1896, des opérateurs se sont rendus avec des cinématographes dans l'Etat du Congo, sous la souveraineté du roi des Belges Léopold II. Vers 1910, des projections de films, en grande majorité français ou américains, sont régulièrement organisées par des Européens à Léopoldville.





Zimbabwe

Mugabe oppose rejette la proposition de sortie de crise de Wade

2007-12-03

http://www.grioo.com/info12290.html

Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a quitté Harare le 29 novembre après une visite de deux jours à l'issue de laquelle sa proposition visant une plus large implication de l'Union africaine (UA) dans le règlement des crises économique et politique qui frappent le pays a reçu une fin de non-recevoir de la part du président Robert Mugabe. Le président Wade avait proposé la mise en place d'une équipe composée des dirigeants de cinq pays qui seraient chargés de jouer le rôle de médiateurs entre la Grande-Bretagne et le Zimbabwe, d'une part et le gouvernement zimbabwéen et son opposition, de l'autre.





Moniteur de l'Union Africaine

Global : Les députés africains invités à participer à la protection de l’environnement

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48099

Le président éthiopien, M. Girma Woldegiorgise, a invité le 29 novembre les députés africains à s’impliquer davantage pour faire face aux défis environnementaux qui interpellent le continent. S’exprimant au cours de la réunion de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), le chef de l’État a indiqué que même si « l’Afrique ne contribue que de façon marginale à l’émission de gaz à effet de serre, elle en porte le plus lourd fardeau». Les travaux du 30ème forum régional de l’UPA qui réunit une trentaine de députés, sont axés sur l’environnement, la culture et l’histoire indigène en Afrique.


Global : Lisbonne ne veut pas d'un sommet UE-UA sur Mugabe

2007-11-27

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP45947sommeebagum0

A l'occasion du sommet Europe-Afrique, la présidence portugaise de l'UE veut éviter que la présence contestée du Zimbabwéen Robert Mugabe à Lisbonne n'éclipse les enjeux d'une rencontre jugée cruciale pour relancer un véritable partenariat entre les deux continents. "Ce que nous aimerions, c'est que le sommet entre l'UE et l'Afrique, un sommet historique très important, se concentre sur les documents qui vont être approuvés et pas sur le président Robert Mugabe", déclare le Premier ministre portugais José Socrates, président en exercice de l'Union européenne.


Global : Ouverture à Addis-Abeba du mini sommet USA-Afrique sur les conflits régionaux

2007-12-05

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48555

La Secrétaire d’Etat américaine, Condeleezza Rice participe à un mini sommet à huis clos, ouvert le 5 décembre et regroupant les dirigeants africains et américains à Addis-Abeba pour faciliter le dialogue et instaurer un climat de confiance dans la Région des Grands Lacs. Les dirigeants de l’Afrique de l’Est et de la Région des Grands Lacs vont prendre part à ce sommet à huis clos où les participants devront aborder diverses questions relatives à la sécurité et aux conflits en Afrique, notamment dans la région des Grands Lacs.





Femmes & genre

Congo : 40% des victimes des violences sexuelles ont moins de 18 ans

2007-11-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47760

Quarante pour cent des victimes des violences sexuelles au Congo ont moins de 18 ans et 16% moins de 13 ans, a révélé, le 26 novembre à Brazzaville, le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF), à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les violences sexuelles. La ministre congolaise de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Jeanne Françoise Leckomban Loumeto, a proposé l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan national pour faire face à l’ampleur du phénomène.


Global : Les chercheuses africaines veulent créer un observatoire sur l’égalité des sexes

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48315

L’Association des femmes africaines pour la recherche et le développement (AFARD) ambitionne de créer un observatoire africain sur l’égalité des sexes, a confié un membre du Comité exécutif de l’association.
Cette ambition déclinée dans un plan stratégique comprenant d’autres grandes lignes telles que la recherche, la formation et le plaidoyer, a été présentée le 1er décembre aux bailleurs de fonds. L’observatoire aura pour objectif de rendre disponibles les « informations sexo-spécifiées en Afrique et dans le monde ».


Guinée : La femme qui a fait plier Lansana Conté

2007-11-27

http://www.grioo.com/info12218.html

Les violentes manifestations qui ont embrasé la Guinée au début de l’année et la sanglante répression qui s’en est suivie ont laissé le nom d’une femme en lettres éclatantes sur cette page sombre de l’histoire politique et sociale de la Guinée : Hadja Rabiatou Diallo. A la tête de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (Cntg), sa détermination que ne laisse pas paraître le sourire énigmatique qu’elle porte en permanence a fait plier le général président Lansana Conté.


Maroc : Un projet pour lutter contre la violence faite aux femmes

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48120

Des associations marocaines et étrangères ont lancé le 30 novembre à Rabat un projet ayant pour pierre angulaire le « changement des mentalités de lutte contre les violences pratiquées sur les femmes » marocaines à travers les pratiques et les expériences positives associatives. Le projet met en évidence les pratiques les plus efficientes pour venir en aide aux femmes victimes de violence tout en capitalisant les expériences positives des centres d’écoute au Maroc en matière de lutte contre la violence à l’égard des femmes.


RD Congo : Des Congolaises demandent la création d'un TPI

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48103

Plusieurs dizaines de femmes de la RD Congo ont demandé, le 29 novembre à Paris, le soutien de la France pour la création d’un Tribunal Pénal International (TPI) spécifique, en vue de juger les crimes de guerre et de violences sexuelles, qui ont cours dans le pays depuis plus d’une décennie. Ces Congolaises réunies au sein de l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (Apareco) veulent une juridiction, à l’instar de celles consacrée aux dossiers du Rwanda, de l’ex- Yougoslavie et du Liban.


Zambie : Le chef de l'Etat veut une loi contre les violences faites aux femmes

2007-11-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47789

Le président Zambien, Levy Mwanawasa, rejoignant le reste du monde dans la célébration des activités contre les violences faites aux femmes, a ordonné à son ministre de la justice d’accélérer l’élaboration d’un projet de loi à présenter au Parlement. M.Mwanawasa a fait la déclaration à Lusaka dans un discours lu à son nom par le ministre de la Défense. Il a indiqué que son gouvernement comptait, au cours de l’exercice du mandat parlementaire, introduire un projet de loi visant à s’attaquer particulièrement aux violences de genre.





Droits humains

Mauritanie : Par souci d'unité, le pays se réconcilie avec son passé

2007-11-27

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP92957parsossapno0

Oscillant entre un besoin de justice et un nécessaire pardon afin de cimenter son unité nationale, la Mauritanie se penche sur les exactions contre la minorité noire dans les années 1980-1990, à l'occasion du rapatriement prochain de 24.000 réfugiés négro-mauritaniens. Des "journées de concertation" se sont tenues la semaine dernière pour évoquer les questions liées au retour, à l'accueil et à la réinsertion de Négro-mauritaniens expulsés, essentiellement vers le Sénégal, lors de violences inter-ethniques à la frontière entre les deux pays entre 1989 et 1991.


Mauritanie : Un collectif réclame une commission pour le "passif humanitaire"

2007-12-03

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre038597&dte=03/12/2007

Le Collectif des victimes de la répression (COVIRE) demande au président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, dans une déclaration publiée le 2 décembre, la création d’une Commission nationale indépendante et autonome pour rendre justice sur les exécutions de militaires noirs mauritaniens dans différentes casernes du pays entre septembre 1990 et février 1991, une affaire connue sous le nom de "passif humanitaire".


Rwanda : Le TPIR se dessaisit au profit de la France

2007-11-27

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP53247gnociecnarf0

Le gouvernement rwandais s'est dit "étonné", le 24 novembre, de la décision du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) de se dessaisir au profit de Paris des poursuites contre deux Rwandais accusés de génocide et vivant en France. Le TPIR, qui siège à Arusha (Tanzanie), a annulé le 21 novembre ses ordonnances demandant à Paris de lui remettre Wenceslas Munyeshyaka, prêtre catholique de 49 ans, et Laurent Bucyibaruta, ex-préfet de Gikongoro (sud du Rwanda), 62 ans, tous deux accusés de génocide.





Réfugiés & migration forcée

Cameroun : Les réfugiés centrafricains craignent de rentrer chez eux

2007-12-03

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75630

Installés dans l’est du Cameroun où ils ont trouvé refuge pour échapper aux agresseurs masqués qui mutilaient, tuaient, kidnappaient et violaient les populations en toute impunité, quelque 45 000 réfugiés originaires de la République centrafricaine (RCA) n’envisagent pas de rentrer dans leur pays. Le nord de la RCA est en proie à un conflit qui oppose les forces armées centrafricaines à des groupes rebelles qui ont incendié des centaines de villages et provoqué le déplacement de plus de 300 000 personnes – plus de 7%de la population du pays -, une crise qui ne semble pas près de prendre fin.


Global : Le Maroc veut voir l'Europe accroître la migration légale

2007-12-04

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP62427lemarelagln0

Le Maroc veut voir l'Europe favoriser plus largement sa main d'oeuvre légale afin de réduire la pression du chômage et d'accompagner économiquement les mesures drastiques prises par le royaume pour empêcher l'immigration clandestine. L'immigration sera l'un des thèmes du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne et de l'Union africaine qui se tient les 8 et 9 décembre à Lisbonne.


Sénégal : Un millier de mineurs à rapatrier d'Espagne

2007-11-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47790

Le gouvernement des Iles Canaries a affirmé le 26 novembre qu’il ne disposait d’aucune « confirmation officielle » sur l’intention du Sénégal de rapatrier ses ressortissants mineurs se trouvant en situation irrégulière sur cette terre espagnole. Un millier de mineurs sénégalais, dont l’âge varie entre 10 et 13 ans, "expatriés en Espagne dans des conditions atroces", se trouvent sur l’île de Tenerife, dans l’archipel des Canaries et doivent être rapatriés, avait annoncé le 23 novembre le ministre sénégalais de la Micro-Finance.


Somalie : Au moins 80 immigrés clandestins morts sur la côte du Yemen

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48317

En essayant d’échapper à la violence dans leur pays, au moins 80 migrants de la ville portuaire de Bossaso en Somalie du sud sont morts le 30 novembre lorsque leur bateau, transportant environ 126 passagers a coulé à Mukala, sur la côte yéménite. Environ 45 personnes ont été sauvées par des pêcheurs. Les migrants font la traversée par bateau vers le Yémen, qui sert de transit vers d’autres pays du Moyen-Orient et de l’Occident, parce que ce moyen de transport est moins cher que les autres.





Mouvements sociaux

Afrique : flambée des prix et succession de soulèvements

2007-11-27

http://www.afriklive.com/L-Afrique-frappee-de-plein-fouet-par-la-flambee-des-prix,-premiers-troubles_a3318.html

Maroc, Mauritanie, Sénégal: la flambée des prix des produits alimentaires de première nécessité commence à provoquer des troubles dans certains pays d'Afrique, où près de la moitié de la population tente de survivre avec un dollar par jour. "La hausse internationale des prix a évidemment un impact plus important dans les pays qui dépendent en grande partie d'importations pour couvrir leurs besoins", explique la porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) en Afrique de l'Ouest.


Afrique du Sud : Les mineurs en grève pour leur sécurité

2007-12-04

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP21607lesmitirucs0

Quelque 250.000 mineurs ont été appelés à la grève le 4 novembr en Afrique du Sud pour exprimer leurs inquiétudes sur les conditions de sécurité dans les mines du pays, où 200 ouvriers meurent en moyenne chaque année. Il s'agit de la première grève nationale portant sur des questions de sécurité en Afrique du Sud. C'est aussi le premier mouvement national des mineurs depuis 1987. Bravant la répression du régime d'apartheid, ils avaient alors interrompu le travail pendant 21 jours pour que soient revus leurs misérables salaires.





Elections & gouvernance

Afrique du Sud : Mbeki reste dans la course à la présidence de l'ANC

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP53937mbekicnaled0

Thabo Mbeki a beau avoir pris un sérieux retard dans la course à la direction du parti au pouvoir, l'ANC, il ne semble pas prêt à s'effacer devant son rival, l'ancien vice-président Jacob Zuma. Les structures du Congrès national africain (ANC) ont fait connaître leur préférence en vue de la conférence élective de Polokwane (Limpopo, nord), des 16 au 21 décembre. Le score est net. Mbeki: quatre provinces. Zuma: cinq provinces, la Ligue de la Jeunesse et la Ligue des Femmes. Mais le chef de l'Etat sud-africain refuse de jeter l'éponge.


Côte d'Ivoire : Le président Gbagbo promet des papiers d'identité pour bientôt

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP14827leprsttneib0

Au dernier jour de son voyage dans le nord de la Côte-d'Ivoire, le 30 novembre, le président Laurent Gbagbo a abordé le thème sensible de l'identification des sans-papiers et promis que des papiers d'identité allaient bientôt être distribués aux Ivoiriens. Le chef de l'Etat ivoirien a rappelé qu'il avait signé la veille avec Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), des accords désignant un groupe français comme opérateur technique pour l'impression des cartes d'identité et des cartes d'électeurs.


Côte d'Ivoire : La date des élections connue dans deux mois

2007-12-04

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA93757ladatobgabg0

La date précise des élections en Côte d'Ivoire sera connue dans un ou deux mois, a déclaré le président Laurent Gbagbo, à l'ouverture des travaux des 39èmes assises de l'Union internationale de la presse francophone à Abidjan, le 3 décembre. Le 29 novembre, le chef de l'Etat ivoirien et son Premier ministre Guillaume Soro également leader de l'ex-rébellion des Forces Nouvelles ont signé deux accords complémentaires projetant l'organisation des élections au plus tard la fin du premier semestre de 2008.


Kenya : Le vice président kenyan appelle au rejet du fédéralisme

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48337

Le vice-président kenyan, Moody Awori, a invité, le 1er décembre, ses compatriotes à rejeter le fédéralisme préconisé par l’opposition estimant ce type de gouvernement plus connu sous l’appellation de « système Majimbo » ne fera que diviser les Kenyans et renforcer les clivages tribaux. Selon le vice-président kenyan, « seule une révision conséquente » de la constitution permettrait l’institution d’un gouvernement « Majimbo » se demandant ensuite : "s’ils (les initiateurs, ndlr) introduisent un gouvernement fédéral, que deviendront toutes ces régions improductives ? ».


Nigeria : Un parti demande une enquête sur les dernières élections

2007-12-03

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre038607&dte=03/12/2007

Le parti d'opposition nigérian le plus en verve, Action Congress (AC), a demandé l'ouverture d'une enquête publique sur l'organisation des élections générales d'avril 2007, "avant que tout autre scrutin ne puisse se tenir dans le pays". Le porte-parole de AC a également demandé l'annulation des élections municipales qui se sont tenues pour l'instant et le report de celles qui ne l'ont pas encore été. Les observateurs locaux et internationaux avaient dénoncé de nombreuses irrégularités lors des dernières élections générales au Nigeria, du fait de la violence considérable et de la fraude qui ont caractérisé le vote.





Afrique & Chine

Global : Chinois et Brésiliens vont offrir des images satellites de la Terre à l’Afrique

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48107

Les délégués au sommet du Groupe sur la surveillance de la Terre ont été informés le 29 novembre du lancement, par le Programme sino-brésilien de satellite d’études des ressources terrestres (CBERS), d’un nouveau service d’observation terrestre qui devrait donner gratuitement des images dernier cri de la planète aux utilisateurs à travers l’Afrique. Ce nouveau service permettra aux gouvernements et organismes africains d’utiliser l’imagerie satellite pour surveiller et apporter les réponses appropriées aux catastrophes naturelles, à la déforestation, à la désertification et à la sécheresse, etc. Le service devrait être totalement opérationnel à compter de 2008.


Guinée : Des sociétés chinoises veulent construire une usine d’aluminium

2007-11-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47624

Des discussions sont en cours entre la Guinée et des sociétés chinoises spécialisées dans l’exploitation minière, en vue de la construction en Guinée d’une usine d’aluminium d’une capacité de 240 000 tonnes par an, la première dans ce pays depuis l’exploitation et l’exportation de la bauxite il y a plus de quarante ans. L’accord pourrait porter sur un investissement de plus de 3,23 milliards de dollars. Ce montant va servir, entre autres, à la construction de la première raffinerie et fonderie d’aluminium en terre guinéenne pour un coût de 2,9 milliards de dollars.





Corruption

Gabon : Bongo fête ses 40 ans de pouvoir en dénonçant la corruption

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP41757bongonoitpu0

Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, conforté dans son statut de doyen des chefs d'Etat africains, a fêté, le 2 novembre, le 40e anniversaire de son arrivée au pouvoir en accusant le reste de la classe dirigeante d'avoir fait "main basse" sur les fonds destinés au développement. Il a affirmé que les "détournements", la "course pour l'enrichissement illicite", la "corruption" et "l'impunité ambiante" dans la haute fonction publique avaient été autant de freins au développement dans un pays qui dispose également de bois et de minerais.


Liberia : Le procès de l'ex-président Bryant de nouveau reporté

2007-12-04

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP32727leprotroper0

Le procès pour corruption de l'ancien président intérimaire du Liberia (2003-2006) Guyde Bryant a de nouveau été reporté le 3 décembre à une date indéterminée. La convocation de l'ancien chef d'Etat n'a pas pu lui être délivrée ni dimanche ni lundi matin, personne n'ayant répondu à son domicile, a indiqué à l'AFP un greffier. M. Bryant a été inculpé fin février 2007 pour le détournement présumé d'un million de dollars durant son mandat de président intérimaire (octobre 2003-janvier 2006).





Développement

Global : L'Afrique à la recherche de lignes ferroviaires transfrontalières

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP24417lafriserila0

"Pour extraire les richesses du continent, les puissances coloniales ont construit des lignes allant de l'intérieur vers les ports, sans concept transversal", a expliqué le responsable à l'Union internationale des chemins de fer (UIC). Le ministre sud-africain des Transports, Jeff Radebe, souhaite qu'un réseau ferré panafricain devienne une réalité (...). Un projet "Africarail" devrait connecter les 2.000 km de voies ferrées traversant le Togo, le Burkina-Faso, le Bénin et le Niger. Et une nouvelle ligne Namibie-Botswana-Afrique du Sud pourrait voir le jour via le désert du Kalahari.


Mozambique : Maputo récupère l'un des plus grands barrages d'Afrique

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP83157lemozeuqirf0

Le barrage mozambicain hydroélectrique de Cahora Bassa (HCB), l'un des plus grands d'Afrique avec Assouan en Egypte et jusque là géré par l'ancienne puissance coloniale portugaise, passe sous contrôle des autorités de Maputo à la fin du mois. Une cérémonie devait marquer, le 4 décembre, le transfert de la gestion de cette centrale hydroélectrique sur le site du barrage à Songo, en présence de sept chefs d'Etat de la région, du Premier ministre portugais et du secrétaire exécutif de la Communauté de développement d'Afrique australe, Tomas Salomão.


Sénégal : Wade refuse de signer les Ape

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48367

Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a annoncé le 2 décembre à Dakar, que le Sénégal ne signera pas les Accords de partenariat économique (APE) en négociation avec l’Europe, les jugeant contraires aux intérêts du Sénégal et de l’Afrique. Selon Abdoulaye Wade, les Accords de partenariat économique entre l’Europe et l’Afrique, qui doivent entrer en vigueur au plus tard le 31 décembre prochain, contiennent des dispositions ‘’contraires aux intérêts du Sénégal et de l’Afrique’’.





Santé & VIH/SIDA

Afrique du Sud : Action en justice pour des préservatifs défectueux

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP55327dessuxueutc0

Des Sud-Africains préparent une action collective en justice pour réclamer un demi-milliard d'euros au gouvernement et à des industriels, après la distribution de préservatifs défectueux, a indiqué le 30 novembre leur avocat. Le gouvernement sud-africain avait ordonné fin août le rappel de quelque 20 millions de préservatifs, après la découverte de fraudes dans la délivrance de certificats de qualité pour des contraceptifs défectueux. L'Afrique du Sud est le pays au monde ayant le plus grand nombre de séropositifs, avec 5,5 millions de contaminés sur 48 millions d'habitants.


Global : Journée mondiale de mobilisation contre le sida sur fond d'espoir

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP00157journriopse0

Des milliers de militants se sont mobilisés à travers le monde pour marquer samedi la Journée mondiale de lutte contre le sida, soucieux que la communauté internationale ne baisse pas la garde en dépit de signes de progrès. Pour l'Afrique, qui paie le plus lourd tribut au sida avec les trois quarts des décès enregistrés dans le monde, la Banque africaine de développement (BAD), a jugé que la maladie "risquait de compromettre les chances de développement" alors que "de nombreux pays ont enregistré une nette amélioration de leur situation".


Gabon : Un nouveau foyer du virus chikungunya confirmé

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=48188

L’épidémie du virus de chikungunya qui semblait avoir été maîtrisée au Gabon a refait surface dans la ville de Lastourville, à environ 500 km au sud de Libreville. Les équipes de prises en charge mises en place dans la localité ont déjà dénombré 216 cas, selon le ministère de la santé. En août dernier, le comité de lutte contre la maladie s’était réjouit du recul de l’épidémie. Le président dudit comité avait cependant averti que l’épidémie pourrait ressurgir avec le retour des pluies entre octobre et décembre.


Ouganda : 18 morts et 61 personnes infectées par une nouvelle souche d'Ebola

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP04727mortsalobed0

Au moins 18 personnes ont succombé en Ouganda à une nouvelle souche du virus de la fièvre hémorragique Ebola, qui s'est propagée dans trois zones du district de Bundibugyo ( (280 km de la capitale Kampala), où la situation sanitaire est aggravée par la fuite de médecins craignant d'être infectés. La maladie a touché trois zones du district, selon un médecin. Le premier cas a été signalé le 10 novembre. Cette souche du virus est une "nouvelle souche avec des caractéristiques et des symptômes différents", a annoncé le 30 novembre l'Organisation mondiale de la santé (OMS), soulignant le "défi" que représentait cette situation.


Sénégal : Projet de loi sur le test prénuptial au VIH

2007-11-27

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre038177&dte=26/11/2007

Des représentants de la Société civile, des juristes, des professionnels de la Santé et des partenaires au développement ont entamé, le 26 novembre à Dakar, l'étude d'une proposition loi stipulant le dépistage prénuptial du VIH SIDA avant son examen par le Parlement sénégalais. Dans la version du texte déjà élaboré mais pas encore soumis au vote des députés et des sénateurs, il est écrit à propos du dépistage prénuptial, que "les autorités civiles, coutumières et religieuses compétentes en matière matrimoniale encouragent les futurs époux à faire le test de dépistage, avant la conclusion de leur union".





Éducation

Centrafrique : Projet de création d'une école de pharmacie

2007-12-03

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=47879

Les autorités centrafricaines examinent la possibilité de créer à Bangui une école de pharmacie, à la faveur du 5ème forum pharmaceutique national qui s’est ouvert le 27 novembre dans la capitale centrafricaine. Cet établissement qui verrait le jour dans le cadre de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, pourrait permettre à la Centrafrique de former sur place ses pharmaciens qui, pour la plupart, sont formés au Sénégal ou en France.


Congo : 10 milliards pour créer une école de pêche continentale

2007-12-03

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre038609&dte=03/12/2007

Le ministre congolais de l'Enseignement technique et professionnel et le directeur général d'une société espagnole ont signeé un accord financier estimé à 10 milliards de FCFA en vue de créer une école de pêche continentale et d'économie fluviale à Mossaka (environ 700 km au nord de Brazzaville). Ce projet modernisera les conditions de pêche sur le fleuve Congo et ses affluents. L'initiative vise à professionnaliser la filière- pêche, prenant en compte non seulement les aspects de production mais aussi la dynamique communautaire des pêcheurs environnants.





Média & liberté d'expression

Global : A bientôt 40 ans, Jeune Afrique fait une cure de jouvence

2007-12-04

http://www.afrik.com/article13057.html

Deux ans avant de fêter ses 40 ans, Jeune Afrique lance une nouvelle formule visant à fidéliser ses lecteurs et à en attirer de nouveaux, au moment où les habitudes de consommation d’information sont bouleversées par Internet. Ses concepteurs voient le nouveau JA plus dynamique, mieux illustré, plus abordable, et évoluant dans un contexte politique toujours aussi difficile. Marwane Ben Yahmed, qui a remplacé son père Béchir à la tête du journal, revient sur ses motivations, sur l’échec de l’expérience JA/L’Intelligent, ainsi que sur les critiques qui visent l’hebdomadaire concernant ses relations avec les régimes africains.


Nigeria : Contrôle renforcé sur les journalistes étrangers

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=XIN70027lenigsregna0

Le Nigeria pourrait renforcer ses contrôles sur des reportages des nouvelles locales écrites par des journalistes étrangers, selon une directive rendue publique le 1er décembre. Selon la directive, toute organisation voulant inviter des journalistes étrangers à couvrir des événements du pays doit demander tout d'abord l'autorisation du ministère fédéral de l'Information et des Communications.





Plaidoyers & campagnes

Global : Journée d'action des médias pour Un autre monde possible

2007-12-04

http://www.wsf2008.net

Pendant la fin de 2007 et le début de 2008, des organisations et mouvements sociaux engagés dans le processus Forum Social Mondial decident leurs actions lors de la Journée d'action globale, anti-Davos
et Pour un autre monde possbile, le 26 janvier. Journalistes et activistes de la communication dans différentes régions du monde échangeront leurs couvertures médiatiques pour faire une grande action non-mercantile des médias. Cette couverture partagé sera indiquée dans le site web de l'Action
globale et bulletins FSM, et vous pourrez la trouver dans médias alternatives, mouvements sociaux et toutes les médias qui respectent le processus FSM.
1) Participerez-vous d?une activité de l?Action globale le 26 janvier 2008 ?
Informez votre activité dans le site web http://www.wsf2008.net
2) Participerez-vous de la couverture médiatique de l?Action globale de votre média
En cas de réponse positive, on vous demande de répondre à ce message au e-mail media@wsf2008.net avec les informations ci-dessus:
Votre média :
Cité/pays au 26 janvier :
Votre action, organization:


Pétition au maire de Paris pour une statue du général afro-antillais Dumas

2007-12-03

http://www.ipetitions.com/petition/generaldumas/index.html

Pétition adressée à Bertrand Delanoë, maire de Paris sortant,

Monsieur le maire,

En 1838, l'écrivain Alexandre Dumas demandait qu'une statue de son père, Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie, dit Alexandre Dumas (1762-1806), héros de la Révolution, premier général français d'origine africaine, défenseur acharné des droits de l'Homme, né esclave dans l'île française de Saint-Domingue (aujourd'hui République d'Haïti) fût érigée à Paris. Ce qui fut fait pour le centenaire de la mort du général, suite à une campagne menée notamment par l'écrivain Anatole France.

En 1942, par racisme, la statue du général, qui se trouvait place des Trois-Dumas (aux côtés des statues de son fils et de son petit-fils), face au consulat d'Haïti, fut abattue par l'occupant et les collaborateurs.

Après la Libération, la place des Trois-Dumas fut rebaptisée place du général-Catroux, grand résistant et grand soldat, certes, mais aussi gouverneur général de l'Indochine française et ministre résident en Algérie française.





Nouvelles de la diaspora

Global : La Banque Mondiale collabore avec l'UA pour le Fonds des transferts de la diaspora

2007-12-03

http://www.grioo.com/info12296.html

La Banque mondiale a annoncé un projet de collaboration avec l'Union africaine pour explorer les possibilités de mettre en place un Fonds d'investissement des transferts d'argent de la Diaspora. Selon un communiqué de la Banque , la mise en place de ce Fonds sera basé sur les expériences internationales en matière d'exploitation des avantages des transferts d'argent pour financer les activités de développement menées par la Diaspora. Les transferts de fonds en provenance de la Diaspora africaine sont d'un montant compris entre 4 et 6 milliards de dollars par an.


Global : L’intégration des musulmans en Suisse gênée par les médias

2007-12-04

http://continentpremier.info/

Un tas d’articles publiés dans la presse suisse donnent une image négative de tout ce qui a rapport aux musulmans, le plus souvent par ignorance de l’islam et de sa civilisation. Au niveau local, des voix se sont élevées contre le nombre croissant de réfugiés, surtout ceux provenant de pays musulmans. Les médias locaux, ont tendance à argumenter que l’islam est un obstacle à l’intégration des musulmans pratiquants dans le système social suisse, souligne aussi Mme Fawzia Al Ashmawi, enseignante à l’Université de Genève et auteur du livre la « Condition des musulmans en Suisse».





Conflits & urgences

Soudan : L'ONU et l'UA reconnaissent que les négociations sont "très difficile"

2007-12-05

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP31807lonueelicif0

Les émissaires de l'ONU et de l'Union africaine (UA) pour le Darfour ont admis la difficulté du processus de négociations pour régler le conflit dans cette région de l'ouest du Soudan et mis en garde contre la situation "explosive" dans les camps de réfugiés. Les deux émissaires, Jan Eliasson et Salim Ahmed Salim ont examiné avec les ministres des Affaires étrangères d'Egypte, du Tchad, d'Erythrée et de la Libye les moyens d'engager les rebelles du Darfour à négocier avec le gouvernement soudanais. Mais le processus se heurte à des difficultés.


Afrique : Le différend frontalier entre le Burkina et le Niger devant la Cour de justice

2007-11-27

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=XIN70027ledifecitsu0

La rencontre ministérielle entre les responsables burkinabé et nigérien chargés de l'administration territoriale qui a pris fin le 22 novembre, a convenu d'accélérer la procédure devant permettre de régler leur différend frontalier par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye. Les travaux au sein de la commission mixte d'abornement sont bloqués à cause des difficultés d'interprétation des textes, malgré les recommandations faites lors de la précédente rencontre tenue en 2006. Le Burkina et le Niger partagent une frontière longue de près de 650 km.


Nigeria : Le Sénat rejette la cession de Bakassi au Cameroun

2007-11-27

http://www.grioo.com/info12223.html

La tension est de nouveau forte autour de la zone de Bakassi. La semaine dernière, 21 soldats camerounais sont morts dans une agression dont les auteurs restent non identifiés et le 22 novembre dernier le Sénat nigérian a rejeté la cession de la péninsule de Bakassi riche en pétrole, estimant que ce transfert est contraire à la Constitution. Le Nigeria avait accordé la cession de cette péninsule au Cameroun le 14 août 2006, conformément à un arrêté de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye rendu le 10 octobre 2002.


Rd Congo : Veillée d'armes au Nord-Kivu et crainte d'une offensive meurtrière

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP12927veillerirtr0

Le renforcement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le refus persistant du chef rebelle Laurent Nkunda de désarmer font craindre le lancement imminent d'une vaste offensive contre les forces dissidentes au Nord-Kivu (est). Le 2 décembre, des affrontements ont été signalés entre des soldats loyalistes et des insurgés ralliés au général déchu tutsi congolais Nkunda à plus d'une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale provinciale Goma.

Le Nord-Kivu, province frontalière du Rwanda et foyer de rébellions qui ont par deux fois plongé le pays dans la guerre (1996-98 et 1998-2003), est depuis plus de trois mois le théâtre d'affrontements entre les FARDC, qui y ont massé plus de 20.000 hommes, et quelque 4.000 soldats insurgés ralliés à Nkunda.


Soudan : Des rebelles du Darfour menacent les Casques bleus chinois

2007-11-27

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP40507desresionih0

Un important groupe et dix factions rebelles du Darfour ont menacé le 25 novembre d'attaquer des Casques bleus chinois, au lendemain de leur arrivée pour préparer le déploiement d'une force ONU-Union africaine dans cette région de l'ouest du Soudan en guerre civile. "Les Chinois ne viennent pas pour la paix et il faut qu'ils repartent immédiatement", a déclaré un commandant du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM). Une avant-garde de 135 soldats du génie chinois, sur un total de 315 prévu, est arrivée le 24 novembre au Darfour, dans la perspective du déploiement, l'an prochain, de la force de paix mixte Nations unies/Union africaine (Unamid).


Tchad : Calme sur les fronts de l'Est, les rebelles disent se réorganiser

2007-12-03

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP51147calmeresina0

L'armée tchadienne est désormais engagée sur deux fronts dans l'est du Tchad face aux principales rébellions hostiles au président Idriss Deby Itno, après des affrontements le samedi 1er décembre avec un mouvement armé jusque-là en retrait. Les affrontements étaient sporadiques depuis dimanche alors que les forces gouvernementales et ces rébellions se sont engagées ces derniers jours dans des combats plus ou moins intenses. "Nous sommes en train de nous réorganiser, après trois batailles très intenses il faut réorganiser ses forces", a déclaré le secrétaire général de l'UFDD Abakar Tollimi.





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