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Temos o prazer de informar que em breve lançaremos uma edição em língua Portuguesa do site Pambazuka News. Esperamos que este evento facilite a participação daqueles que moram em Moçambique, Angola, Cabo Verde, Guiné Bissau, São Tomé e Príncipe e além - incluindo o Brasil - nos debates, discussões e análises sobre justiça social em África.
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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

Surveillance de l'UA

Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
Visitez le site de Surveillance de l'Union

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Pambazuka News a remporté le sixième prix annuel Highway Africa pour l’utilisation novatrice des nouveaux médias dans la catégorie « associations à but non lucratif ».

Voici ce que les juges ont déclaré au sujet de Pambazuka News : « Ce site était exceptionnel et dominait de beaucoup les autres candidats, en outre la richesse de son contenu ainsi que son excellente conception lui confèrent une classe mondiale . »

VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News 37: Konaré: l'Afrique n'a pas besoin de charité, ni de paternalisme

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

Pour nous lire sur Internet, consultez le site www.pambazuka.org

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Courrier, 5. Arts & livres, 6. Zimbabwe, 7. Moniteur de l'Union Africaine, 8. Femmes & genre, 9. Droits humains, 10. Réfugiés & migration forcée, 11. Elections & gouvernance, 12. Afrique & Chine, 13. Corruption, 14. Développement, 15. Santé & VIH/SIDA, 16. Éducation, 17. Environnement, 18. Média & liberté d'expression, 19. Plaidoyers & campagnes, 20. Nouvelles de la diaspora, 21. Conflits & urgences

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Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2007-12-19

CHRONIQUES : L’Afrique n’a pas besoin de charité, ni de paternalisme
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Kenya : Le peuple est-il prêt à «pardonner et oublier» la grande corruption ?
ARTS ET LIVRES : Burkina : Présentation de la première œuvre posthume de Joseph Ki Zerbo
ZIMBABWE : Mugabe candidat pour un 6e mandat
MONITORING DE L’UNION AFRICAINE : Les députés africains invités à participer à la protection de l’environnement
FEMMES ET GENRE : Afrique du Sud : Des femmes à bicyclette malgré tout
CONFLITS ET URGENCES : Afrique : Accord entre la RD Congo et l’Ouganda pour résoudre leur conflit frontalier
DROITS HUMAINS: Global : Manifestation de soutien à Paris pour les Touaregs du Mali et du Niger
REFUGIES ET MIGRATION FORCÉE: Afrique : Les ravages de la fuite des cerveaux
ELECTIONS ET GOUVERNANCE: Afrique du Sud : Jacob Zuma prend la direction de l’ANC
AFRIQUE ET CHINE : Nouvel élan dans la coopération agricole en 2007
CORRUPTION : Bénin : La presse et la justice mis à l’index
DÉVELOPPEMENT : Afrique : crise généralisée dans le textile
SANTÉ ET VIH/SIDA : L’UE approuve un comprimé contre le sida pour l’Afrique
ÉDUCATION : Centrafrique : Grève illimitée des enseignants
MÉDIA ET LIBERTÉ D'EXPRESSION : Burkina : Mobilisation pour une réouverture du dossier Norbert Zongo
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Global : 21 000 immigrés expulsés de France
PLAIDOYERS ET CAMPAGNE : Global : La société civile marque son opposition aux APE





Chroniques

Europe - Afrique : Le nouveau contexte d'un partenariat

2007-12-19

Tidiane Kassé

Les 8 et 9 décembre 2007, les chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe et d'Afrique se sont retrouvés à Lisbonne, pour un sommet. C'était le deuxième du genre, après la première rencontre tenue au Caire, en 2000. L'objectif était de définir uen «nouvelle stratégie conjointe» de partenariat. Les sept années qui ont passé entre les deux rendez-vous ont bouleversé le cadre des relations internationales et inscrit les relations euro-africaines dans un nouveau contexte. La dimension sécuritaire qui a marqué le monde avec le 11 Septembre a fait place à d'autres préoccupations. Mais il y a surtout que l'Afrique est devenue, entre temps, le continent de tous les enjeux, de tous les «appétits». De nouveaux partenaires se sont signalés, qui ont commencé à profiter des lacunes du partenariat Europe-Afrique.

Le «vieux continent», qui s'est longtemps appuyé sur les privilèges liés à l'héritage continental, doit faire face aujourd'hui aux offensives de la Chine, de l’Inde, du Brésil, etc. Des pays qui s'affirment sur la scène mondiale et qui offrent de nouveaux cadres de coopération plus favorables pour l'Afrique. Entre autres exemples, Pékin importe 32% de ses besoins d'hydrocarbures d'Afrique et a investi 16 milliards de dollars dans ce secteur, sur le continent.

La rencontre de Lisbonne est donc arrivée à un moment où l'Europe peine dans ses relations avec l'Afrique. La plupart des pays africains rejettent les Accords de partenariat économique que l'Union européenne veut leur faire signer avant la fin de l'année 2007. Des accords qu'ils jugent inéquitables et dangereux, à terme, pour les économies africaines. Cette question n'était pas prévue à l'agenda des discussions, mais son actualité l'a imposée. Pour le reste, il s'agissait de se pencher sur les questions liées aux changements climatiques et aux migrations, à côté de l'agenda traditionnel portant sur la bonne gouvernance, la paix et la sécurité.

Avec ce 2e sommet Europe-Union africaine, auquel ont participé les chefs d'Etat et de gouvernement des 52 membres de l’Union africaine, en plus du Maroc, ou leurs représentants, face aux 27 Etats-membres de l’Union européenne, ou leurs représentants, il était question de définir des orientations à la coopération future. Pour le président de la Commission africaine, Alpha Oumar Konaré, qui a prononcé un discours lors de la cérémonie d'ouverture de ce sommet, cette coopération doit se faire sur la base de la compréhension, du respect mutuel et de la sauvegarde des intérêts réciproques. Son allocution faisait écho à celles du Premier ministre portugais, José Socrates, du président de la Commission européenne, M. Jose Manuel Barrosso, du président de l'Union africaine, M. John Kuffour, entre autres.

Pambazuka News vous propose le discours par M. Konaré à cette occasion.

Lisbonne a aussi servi de cadre, les 8 et 9 décembre, à un «contre sommet» organisé par les organisations de la société civile pour manifester leur «opposition et résistance aux politiques néolibérales que les gouvernements européens et africains mettent en œuvre dans nos pays, et dont ils veulent faire le cadre structurant du « Partenariat stratégique Afrique-UE.» Vous pouvez lire leur déclaration finale dans la rubrique «Plaidoyer et campagne».

* Tidiane Kassé est rédacteur en chef de l'édition française de Pambazuka News

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org


L'Afrique n'a pas besoin de charité, ni de paternalisme

2007-12-19

Alpha Oumar Konaré

(…) Vous me permettrez de m'adresser à nos très chers voisins (Ndlr : les Européens), et de leur dire que le grand regret que nous avons eu pendant 7 ans, depuis l'an 2000, depuis le rendez-vous pris au Caire, de ne nous être pas revus, comme prévu, est compensé aujourd'hui par la satisfaction des retrouvailles, par aussi la présence de tous les pays concernés. (…) Tout un chacun comprendra que, tout en restant fidèle à ses principes, il ne s'agit pas pour l'Afrique de mimer les autres mais d'agir selon ses cultures, son histoire et à sa façon. L'Afrique entend aujourd'hui élaborer elle-même son agenda, assurer son développement d'abord sur des bases endogènes et non dans des logiques de rattrapage qui ne nous permettront jamais de satisfaire les besoins de nos populations. C'est ce souffle qui, depuis Syrte 1999, a vivifié l'Union Africaine et son programme Nepad.

L'Union Africaine est aujourd'hui une organisation d'intégration et non plus seulement une organisation de coopération comme son prédécesseur l'OUA. Organisation d'intégration dont la finalité communément acceptée est de bâtir les Etats-Unis d'Afrique, même s'il reste à en définir la stratégie, les étapes et le rythme. Pour l'Union Africaine, l'Afrique est une : de la Méditerranée et de la Mer Rouge au Cap, de l'Océan Atlantique à l'Océan Indien. L'Afrique n'est nullement seulement sub-saharienne. Elle est aussi maghrébine. Elle n'est ni noire, ni blanche. Elle est de toutes les couleurs. D'autre part, sans renier son héritage anglophone, francophone, hispanophone et lusophone, que nous assumons, l'Afrique doit d'abord assumer son Africanité.

Par ailleurs, pour nous, il n'y a pas les communautés économiques régionales africaines dont l'Union Africaine. Il y a l'Union Africaine et les Communautés Economiques Régionales. Il est important, surtout en ces temps de négociations des Accords de Partenariat Economique (APE), d'éviter d'utiliser des schémas d'une autre époque, contraires aux choix légitimes africains, d'entamer des négociations isolées pouvant opposer les régions africaines les unes aux autres ou des pays au sein de la même région. Aucun pays africain seul ne peut s'en sortir sans les autres. Le sort des mieux pourvus est intimement lié à celui des moins pourvus.

Il est aussi important d'être à l'écoute des sociétés civiles africaines, des privés africains, de la diaspora africaine, partie intégrante de l'Afrique. Sinon, au bout de ce forcing, ce sera une victoire certes, mais une «victoire à la pyrrhus» fondée sur les divisions, aux coûts dramatiques pour les populations rurales africaines et les industriels africains. Les échanges commerciaux n'ont de sens que quand il y a réciprocité et qu'ils conduisent à un véritable développement.

Nous savons que l'évaluation actuelle des accords antérieurs ne plaide ni pour cette accélération (Ndlr : dans la signature des Accords de partenariat économique) ni pour un rythme à deux ou plusieurs temps. Tant de questions attendent des réponses. La réussite repose sur la confiance et la solidarité et commande de prendre le temps nécessaire pour conclure des accords justes et rassurants. Ne nous risquons pas à ouvrir en fait la voie à un choix de société non annoncé, non discuté, non convenu. Sinon, soyons alors sûrs que les remises en cause ne tarderont pas parce que de plus en plus les populations africaines refuseront de subir.

Personne ne nous fera croire que nous n'avons pas le droit de protéger notre appareil économique.

Très chers voisins, Il est temps aujourd'hui pour l'Afrique d'enterrer définitivement le pacte colonial, de sortir des logiques de l'économie de traite et de comptoir : de ne plus être simplement exportatrice de ressources naturelles brutes, de ne plus accepter d'être simplement un marché d'écoulement de produits finis importés. Il est temps pour l'Afrique de sortir des logiques de détérioration des termes de l'échange pour obtenir des prix justes et constants, et asseoir ainsi durablement la croissance perçue ces dernières années, croissance encore très fragile. Ce sont là les objectifs que nous visons en engageant une politique de partenariat pluriel stratégique et non plus exclusif sur des bases durables et dans une logique de «gagnant - gagnant».


Croyez-moi que l'Afrique ne saurait être ni une chasse gardée, ni un nouveau territoire à conquérir. Un tel partenariat pluriel et stratégique se passera bien d'intermédiaire et de tuteur parce que direct et volontaire.
Depuis bientôt deux ans, de nombreuses rencontres ont été organisées ou sont projetées :

- Novembre 2006 : Sommet Chine - Afrique à Pékin en Chine
- Décembre 2006 : Sommet Amérique du Sud - Afrique à Abuja au Nigeria
- Juillet 2007: Rencontre au Sommet entre la direction de l'Organisation des Etats Américains et la Commission de l'Union Africaine à Washington. aux Etats-Unis
- Novembre 2007: Réunion ministérielle préparatoire du Sommet de la Diaspora Africaine à Johannesburg en Afrique du Sud
- Avril 2008 : Sommet Inde - Afrique à New Delhi en Inde
- Mai 2008 : Quatrième TICAD Japon - Afrique à Tokyo au Japon 2éme Semestre 2008 : Sommet Turquie - Afrique à Istanbul en Turquie
- Deuxième Sommet Amérique du Sud - Afrique à Caracas au Venezuela

En projet, les dates restant à déterminer:
- Le 2éme Sommet Afrique - Pays Arabes Sommet Russie – Afrique
- Sommet Iran - Afrique Sommet Pays de l'ASEAN – Afrique
- Sommet Océanie - Afrique


Avec tous ces partenaires sus-cités, nous entendons aussi développer de véritables politiques de co-voisinage, indispensable, les mers et les océans servant de voies de passage, de rencontres et d'échanges

- entre les pays de l'Océan Indien
- entre les pays de l'Atlantique sud
- à travers la Mer Rouge, la fraternité Afro-arabe (les 2/3 des Arabes dans le monde étant aujourd'hui des Africains)
- à travers la Méditerranée, entre les pays de la Méditerranée nord en Europe et les pays de la Méditerranée sud en Afrique, mais au delà des pays du Maghreb : plus que le 5+5, tout le monde en convient, mais pas le 5+5=32 (incluant seulement les pays européens), sûrement le 5+5 = 83 (les pays européens et africains inclus), pour cogiter le titre d'un livre récent, dans la perspective d'un champ Afrique-Europe.

Il est important aussi pour nous de mener le débat sur la reforme du système des Nations Unies pour tenir compte de la réalité actuelle du monde (près de 192 Etats aujourd'hui), du besoin de plus de démocratie et de plus de justice notamment au sein du Conseil de Sécurité où l'Afrique est le seul continent ne bénéficiant pas de siège permanent. Cette reforme du système des Nations Unies doit concerner aussi les Institutions de Bretton Woods. L'avis de ces institutions doit-il prendre le pas sur les accords que nous concluons, comme c'est le cas maintenant ?

Avec l'Union Européenne, nous pouvons avoir un partenariat singulier de par l'Histoire et par la géographie. Cette Union Européenne, si exemplaire par son sens du droit, par la paix et par la bonne gouvernance, par le sens de la solidarité qui sont devenus les éléments moteurs de son développement, cette Europe pourra nous apporter beaucoup pour faire face aux nombreux défis qui nous assaillent: D'abord le défi de la paix.

Paix enfin au Darfour, en Somalie où la responsabilité première africaine est engagée et où l’exigene de dialogue et de compromis s’impose dans l’urgence. Au Darfour, il nous faut déployer sans de nouvelles pertes de temps l’opération hybride et réussir les négocations de Syrte. Il est indispensable et il importe que des moyens de l’opération, surtout les moyens aériens, soient renforcés et qu’un message unanime sans complaisance appelle tous les responsables des mouvements rebelles à rejoindre la table des négociations.

En Somalie, il s’agit de renforcer la présence des forces africaines pour faciliter le dialogue inter-somalien car la sécurité en Somalie ne pourra être assurée durablement que par les Somaliens eux-mêmes. En RD Congo, force foit rester à l’autorité de l’Etat et à l’Etat de droit et à l’exigence de désarmer les forces génocidaires.

Aux Comores, à Anjouan, l’autorité de l’Etat et l’Etat de droit doivent s’imposer enfin, ou doivent être imposes.

Au Tchad, il nous faut condamner les aggressions armies contre ce pays et appeler les parties au respect des accords de Tripoli du 25 octobre 2007.

Sur tous ces terrains, les auteurs de violence sur les femmes et les recruteurs d’enfants soldats doivent répondre de leurs actes.

Un autre grand défi :

- celui de la protection de l’environnement pour conjurer les effets du réchauffement climatique, les effets de la deforestation nommant au niveau du bassin du fleuve Congo (800 000 ha de forets détruits chaque année sur 200 millions d’ha);
- la crise de l’eau en perspective, porteuse de graves conflits
- le défi de la lutte contre la faim qui concerne aussi près de 40% de la population.

Nous devons engager ensemble, outré la luttre contre le terrorisme, la lutte contre les mercenaries, surtout ceux-là, de plus en plus nombreux, qui accaparent les ressources naturelles, la lutte contre les mafias de la drogue, de l’immigration clandestine, du commerce des armes légères et de petit calibre, du trafic des personnes, particulièrement des enfants.

Nous devons continuer à honorer les engagements dans la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, maladies qui tuent nettement plus que toutes les guerres réunies. Nous devons faire de la réalisation des infrastructures (routes, chemins de fer, transport aérien, énergie) et des nouvelles technologies de l'information (pour combler et dépasser le fossé de la fracture numérique) un axe prioritaire si nous voulons d'un marché régional africain, seule condition pour permettre à l'Afrique, dans des conditions d'égalité, d'avoir accès aux marchés extérieurs.

Exigence de devoir de mémoire vis-à-vis de la traite négrière, de la colonisation, de l'apartheid, du génocide rwandais non pas pour polémiquer, non pas pour un quelconque chantage ou repentance dans un sens d'humiliation mais pour ouvrir, en toute responsabilité et en toute conscience, les voies de l'avenir. Il nous faut admettre la réalité et reconnaître la vérité de ces drames pour éviter tout oubli, toute falsification de l'histoire pour que les victimes ne deviennent les coupables et que les faits se répètent. Nous pouvons et devons tourner des pages mais jamais les déchirer.

De même, nous interpelle le défi d'assumer notre diversité culturelle pour en faire le fondement de notre partenariat, pour améliorer les services combien importants de base que sont l'Education et la Santé, pour nourrir de vrais dialogues et, par la gestion de cette diversité culturelle, mieux gérer les échanges humains dont l'immigration, l'immigration qui n'est pas conjoncturelle, qui est la résultante d'un non développement, d'un mal développement et de rapports inégalitaires.

Au delà de simples mesures sécuritaires pour gérer les problèmes combien complexes et difficiles d'immigration, il faut plus de transparence, plus d'implication des populations, plus de justice et de solidarité, plus de concertation et d'actions d'ensemble, d'actions coordonnées. Il faut aussi une approche globale de la question.

Que nul n'oublie Ceuta, Melilla, les Canaries, Lampedusa, Bossasso ! Que nu! ne refuse d'entendre cet appel de la jeunesse africaine qui refuse d'abdiquer.
Un des grands défis demeure aussi et toujours la lutte contre la pauvreté, pauvreté porteuse de violences. La lutte contre la pauvreté signifie d'abord création de richesses, mobilisation de ressources. Il nous faut repenser les sources de financement, revoir les sources de financement alternatif et se poser enfin le principe de l'annulation totale de la dette et du service de la dette. Ce, au moment où les engagements concernant l'augmentation de l'aide publique au développement ne seront pas tenus.

Ces défis sont immenses, mais ils ne sont pas au dessus de notre détermination à les relever et de l'urgence à les dominer dans notre intérêt commun. Nous n'entendons pas jouer la carte de l'Afrique risque pour susciter des soutiens, même si ces risques peuvent exister. Nous jouons la carte de l'Afrique comme opportunité. L'Afrique n'a pas besoin de charité, ni de paternalisme. L'Afrique n'a plus le droit de tout attendre de promesses souvent non tenues. L'Afrique ne doit pas tendre la main.

Les causes de notre mal sont connues et elles ne constituent pas une fatalité. Personne ne règlera durablement et dignement nos problèmes à notre place. L'Afrique entend compter sur elle-même et développer un véritable partenariat «donnant-donnant», «gagnant gagnant». L'Afrique a surtout besoin aujourd'hui de bonne gouvernance, de justice et de solidarité.

Dans la vision d'un monde multipolaire, la mondialisation ne saurait être unilatérale et fondée sur la seule logique des marchés. Nous devons, entre partenaires, mettre en place des mécanismes de suivi, d'évaluation des engagements pris. L'Afrique doit tenir sa place et « jouer le jeu ».

Oui, jouer le jeu, car jouer le jeu en ces temps de mondialisation est incontournable. Je l'ai proclamé devant plus de 4000 participants au cours de l'Université d'été du Patronat français (le MEDEF) à laquelle j'ai été convié en octobre dernier. Nous entendons être parmi les gagnants mais pas sur la base des mêmes règles anciennes conçues dans un esprit non coopératif, non égalitaire.

Alors, quel jeu? Alors, quelles nouvelles règles ? Connues de tous ? Acceptées par tous ? Bâtissons-les ensemble !

Nous Africains, nous avons tous les atouts pour réussir avec nos grandes ressources pour être parmi les gagnants surtout si nous sommes bien préparés et plus en équipe :

- avec les plus grandes réserves minières de la planète
- avec plus de 15% des terres arables
- avec le deuxième poumon du monde
- avec 1/3 du capital hydroélectrique utilisable
- avec le plus grand patrimoine linguistique du monde : plus de 1500 langues parlées au sein de près de 850 sociétés
- avec la deuxième superficie du monde : 30 millions 300.000 kilomètres carrés, soit 6 fois le territoire de l'Union Européenne, 3 fois la superficie de la Chine
- avec enfin, vers 2050, la troisième puissance démographique du monde : près de 1.700 millions d'habitants, dont plus d'un milliard de personnes qui auront moins de 15 ans.

L'Afrique pourrait être ainsi le plus grand chantier du monde, le marché le plus jeune et le plus grand du monde. C'est cette autre Afrique et la grande Europe qui aideront à bâtir cet autre monde, terre d'humanité. Cette terre où d'autres peuples ont besoin de nous sentir plus proches et plus engagés à leurs côtés. Je pense aujourd'hui plus particulièrement au peuple du Bengladesh dans sa détresse, au peuple de Palestine et à tous les autres peuples du monde.

* Alpha Oumar Konaré est président de la Commission de l’Union africaine.

* Ce texte est un discours prononcé le 8 décembre 2007, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du 2e Sommet Europe-Union Africaine organisé à Lisbonne (Portugal)


* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org





Commentaires & analyses

Kenya : Le peuple est-il préparé à “pardonner et oublier” la grande corruption ?

2007-12-19

Gladwell Otieno

Le Kenya a accumulé de nombreuses affaires de crimes économiques qui sont restées non abordées pendant des décennies. Les premières tentatives pour le faire, menées par le gouvernement Kibaki, sous la direction de John Githongo, furent les plus sérieuses jusqu’à présent. Cependant, comme on le sait bien, elles se sont effondrées et Githongo est en exil jusqu’à ce jour. Le débat sur cette question continue d’être à l’ordre du jour et a toujours été un aspect important des campagnes électorales en cours. The Africa Centre for Open Governance (AfriCOG), une initiative de la société civile qui met l’accent sur la lutte contre la corruption et la gouvernance, a commissionné une enquête afin de trouver ce que les Kenyans pensent à propos de la haute corruption et ce qu’ils souhaitent qu’on fasse en la matière.

Les candidates à la présidence ont fait diverses déclarations sur la façon dont ils comptent aborder le crime économique du passé. Kalonzo Musyoka promeut la position consistant à « pardonner et oublier » sans condition. Raila Odinga a promis, à un certain moment, une action radicale et, à d’autres moments, il a offert la possibilité de pardon après la restitution des richesses volées. Mwai Kibaki a, en général, gardé une bonne distance des discussions au sujet de la corruption et préféré insister sur les réalisations de son régime.

Les réponses reçues lors de l’enquête ont clarifié que les Kenyans ne soutiennent pas les notions de « pardon et oubli ». Leurs avis sur cette question sont si forts qu’il serait difficile aux politiciens de faire admettre aux Kenyans un accord négocié en coulisse, s’il y avait lieu d’en examiner les possibilités.

L’enquête révèle que les Kenyans considèrent la corruption comme une question de préoccupation majeure. Quelque 89% d’entre eux classent la corruption comme une préoccupation prioritaire au niveau national ; 97% pensent que la corruption est un « grand » ou un « très grand » problème. Tous les groupes d’âge s’en préoccupent, mais chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans, 94% identifiant la corruption comme la principale question qui les dérange.

Confirmant la nature endémique de la corruption, 85 % ont indiqué dans leurs réponses que soit eux-mêmes ou un membre de leur foyer avait connu la corruption. En dépit du travail fait par les nombreuses institutions au cours des quelques dernières années pour réduire leur problème de corruption, les personnes qui ont répondu ont indiqué qu’elles la rencontrent dans leurs interactions avec la police, les autorités locales, l’immigration, le domaine judiciaire et le Commissaire aux Terres.

Une position montrant que l’habileté du gouvernement à communiquer sur la question se trouve en dessous de la moyenne, s’affiche à travers les 25% de Kenyans qui, en fin 2007, ne sont toujours pas informés des efforts officiels pour s’attaquer à la corruption. Ironie de la situation : seuls 13% de Kenyans ont spontanément indiqué avoir connaissance de la Campagne Nationale de Lutte contre la Corruption, qui a la responsabilité de véhiculer le message anti-corruption dans tous les coins du pays, et qui reçoit généreusement des indemnités pour faire ce travail.

Alors que seulement 23% avaient connaissance des efforts institutionnels essentiels du genre, tels que ceux du Contrôleur et de l’Auditeur Général, 98% étaient informés de l’affaire louche des Frères Artur et du comité institué pour enquêter sur les événements qui les impliquent. Démontrant la futilité des efforts pour censurer voire camoufler l’information, 39% de Kenyans ont déclaré avoir connaissance du rapport Kroll commissionné par le gouvernement et qui avait émis des avis à ce sujet.

Quand on leur a demandé de faire l’évaluation de la performance des différents efforts et initiatives du gouvernement sur une échelle de 1 à 10, les Kenyans ont été intransigeants : aucun des candidats n’est allé au-delà de la moitié.

A la question de savoir ce qui devrait être fait à propos des divers crimes de corruption, les réponses des gens sont allées de la confiscation des biens à l’emprisonnement prolongé, en passant par le renvoi ou l’interdiction de servir dans la Fonction publique pour ceux qui auront été jugés coupables de corruption. Les Kenyans pensent que les richesses volées et gardées à l’étranger devraient être retournées au Kenya et qu’on devrait s’en servir dans les secteurs de la santé, de l’éducation et pour d’autres finalités de bien-être social.

Ceci montre que les Kenyans considèrent la corruption comme très coûteuse et, en que pour eux il y a un rapport étroit entre la corruption et la perte d’opportunités de développement et qu’il ne s’agit pas que de la « propagande », ou « porojo » en swahili.

Il y a eu une perception marquée du manque d ‘équité et de l’impunité dans le traitement des auteurs influents de crimes de corruption : 77% ont indiqué qu’il y a des vaches sacrées, ou des « intouchables » au Kenya. Des commentaires tels que « la justice n’a pas prévalu puisque la plupart de ceux qui ont été nommés négativement dans les dossiers de corruption sont toujours en fonction » ont été faits pour appuyer ces points de vue.

Au sein de la petite minorité de 6% qui croyait qu’il faut qu’il y ait des intouchables, on a cité des craintes de possibilités d’éclatement de conflit ethnique ouvert si des dossiers de corruption contre des gens influents étaient poursuivis, étant donné la tendance de certains suspects de corruption à chercher refuge dans leurs communautés.

Un total de 93% de Kenyans prétend qu’ils ne voteront pas en faveur d’un candidat généralement perçu comme corrompu. Paradoxalement, 48% ont aussi indiqué qu’ils accepteraient des pots de vin. La pauvreté et le cynisme semblent être les catalyseurs importants. Cependant, 80% ont indiqué qu’ils n’avaient aucune intention de voter en faveur d’un candidat dont ils accepteraient des pots de vin.

Les gens qui ont répondu ont listé les types de pots de vin dont ils avaient connaissance, notamment l’argent, les habits, les emplois et, chose intéressante, les titres de propriété que le gouvernement était le seul capable d’offrir. A partir de leurs commentaires, les électeurs semblent être bien conscients que les «bonnes choses» que le gouvernement est en train de leur prodiguer sous divers paquets d’apaisement de l’électeur s’accompagnent de prix.

« Pourquoi sommes-nous en train de recevoir ces choses maintenant? » ont demandé les personnes qui ont répondu. Tous les candidats devraient savoir que l’argent dépensé sur des pots de vin est fort probablement l’argent perdu, à condition que les conditions électorales soient libres et justes. Ils devraient plutôt centrer leurs efforts sur des campagnes basées sur des questions de fond afin de gagner et éduquer un électorat de plus en plus sophistiqué.

L’aspect électoral qui reçoit le plus d’attention du public est la façon dont les gens évaluent les candidats à la présidentielle pour déterminer lequel d’entre est le plus engagé à combattre la corruption. Ceci reflète peut-être inévitablement et directement les résultats des différents sondages réalisés jusqu’à date, quant au candidat que les électeurs préfèrent dans l’ensemble.

La subdivision régionale montre que tous les candidates jouissent de l’avantage “notre fils”- Mwai Kibaki se trouve en tête au Centre avec 84% ; Kalonzo se trouve en tête à l’Est avec 58%. Dans Nyanza, 81% préfèrent Raila, qui se trouve également en tête au Nord Est, à l’Ouest, dans la Vallée du Rift, à la Côte et au sein de Nairobi. La base de soutien de Raila est la plus forte parmi les plus jeunes Kenyans qui sont particulièrement fâchés à propos de la corruption, tandis que 39% de ceux âgés de plus de 55 ans ont choisi Mwai Kibaki.

Chose intéressante, le sondage montre que les positions des candidats sont en contradiction avec leurs propres supporters. Par exemple, 77% des supporters de Kalonzo ne sont pas d’accord avec sa position de « pardonner et oublier » ; 36% veulent que les corrompus soient confrontés à la force totale de la loi, qu’ils soient emprisonnés pour de longues périodes et que leur propriété soit confisquée, 41% étaient prêts à accepter la restitution et la demande de pardon. Quarante-six pour cent des supporters de Kibaki soutiennent également des options plus radicales. Seule une infime minorité serait prête à réfléchir sur l’option de « pardonner et oublier » ; 7% des supporters de Kalonzo, 6% de ceux de Kibaki et 5% de ceux de Raila.
L’intérêt d’AfriCOG était axé non seulement sur la période électorale mais aussi sur les espoirs post-électoraux des Kenyans. Quel que soit le gouvernement qui entre en fonction, il devra répondre devant le peuple. Que veulent-ils que le nouveau gouvernement fasse en ce qui concerne la corruption ?

Quelque 94% disent que le prochain président ne devrait nommer aucun individu ayant trempé dans la corruption ; pour prévenir ceci il faudrait mener des examens et approuver les candidatures. Les personnes qui ont répondu ont aussi réclamé la reprise de toute propriété acquise illégalement, l’introduction de conditions sévères telles que les condamnations à de longues périodes d’emprisonnement, la démission immédiate de toutes les personnes mentionnées dans les dossiers de corruption dont les enquêtes se poursuivent ; un examen approprié des dossiers des gens devant servir au sein du gouvernement et une « chirurgie radicale » du secteur judiciaire est réclamée par 61%. Il faudra un leadership fort, focalisé, pour répondre à ces exigences et les gérer de manière responsable et transparente.

Chose positive, 68% des Kenyans sont optimistes que la situation va s’améliorer sous le nouveau gouvernement en ce qui concerne la corruption. Ceci traduit les grands espoirs des Kenyans pour le changement de la façon dont le prochain gouvernement va s’attaquer à la corruption, quel que soit le candidat gagnant. Il est clair que la question de corruption préoccupe les électeurs kenyans ; ils veulent la voir éliminée et désirent que les coupables soient sévèrement punis. Les parties concernées ont un grand travail à faire dans l’élaboration de propositions bien réfléchies sur ces questions.

* Gladwell Otieno est Diretcteur Exécutif d’Africa Centre for Open Governance (AfriCOG)
www.africog.org


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Venezuela : « Le Pouvoir électoral»

2007-12-19

Ababacar Fall Barros

Invité par le Conseil National Electoral de la République Bolivarienne du Venezuela, en même temps que 96 autres observateurs étrangers, venus de 33 pays des cinq continents, nous avons assisté, en tant qu'observateur, au Referendum du 2 décembre dernier (Ndlr : perdu par le président Chavez). Après avoir suivi le processus, notre conviction est que tous les pays au Sud du Sahara, en particulier et les autres Etats, en général, qui tentent de pratiquer la démocratie à travers les élections, devraient s'inspirer de l'expérience vénézuélienne. Si tant est leur volonté de faire dans le jeu démocratique.

Commençons par le début du processus pour souligner que contrairement a ce qui se passe dans beaucoup de pays africains, la nomination des membres du Conseil National Electoral (CNE) est non pas dévolu au président de la République, mais à l'Assemblée Nationale, à partir de candidats sélectionnés venant des propositions des corps constitués de la société civile (2 candidats), des Facultés de Droit des Universités (2) et du Pouvoir Populaire. Ce qui confère à l'Institution un pouvoir dit « Pouvoir électorale». Soit dit en passant, il existe au Venezuela : le Pouvoir législatif, le Pouvoir exécutif, le Pouvoir judiciaire, le Pouvoir électoral, et le Pouvoir moral. Notons que le CNE, présidé par Mme Tibisay Lucena, est composé de trois femmes et deux hommes. Preuve, certainement, que le débat politicien sur la «parité», comme il se déroule ailleurs, ne serait pas à l'ordre du jour dans le pays.

Une fois élu, le Conseil National Électoral dispose de tous les pouvoirs pour organiser les élections en amont et en aval. Autrement dit, ni le ministre de l'Intérieur ni quelque autorité que ce soit, n'a pouvoir à décider de ce qui concerne l'organisation des élections. La fiabilisation, la transparence, le droit d'exercer le vote est garanti par le CNE. Cela, à travers divers instruments modernes (cartes d’électeur numérisées, machines électroniques, registres électoraux). Notons que la carte nationale d'identité sert de carte d'électeur et l'age électoral est de 18 ans.

Avant le début du scrutin, les lieux de vote sont gardés par les forces de sécurité plusieurs jours avant, selon les règles définies par le «Plan Republica», c'est-à-dire le dispositif général concernant la sécurisation du personnel et du matériel électoral. Des tests au niveau des machines, des simulations de vote sont organisés bien avant les Élections pour avoir une confirmation de la fiabilité des outils de vote.

Chaque formation politique est représentée en tant que témoin, au processus du vote. Le scrutin commence à 6h du matin pour se terminer à 16h de l'après midi. Mais aucun bureau n'arrête le vote, si un électeur présent au lieu de vote n'a pas encore voté. Le scrutin arrêté, l'audit (le dépouillement) commence en présence de tous les témoins légaux. Ce dépouillement se fait par la confrontation des résultats du registre des votes, des votes enregistrés par la machine électronique et les tickets de vote déposés dans l'urne. La conformité de ces trois éléments autorise l'élaboration du Procès verbal de dépouillement signé par les membres du bureau de vote et les représentants des partis. Ensuite, toutes les pièces convoyées par les forces de sécurité sont acheminées au service du CNE chargé de leur centralisation. Après recensement de l'ensemble des procès verbaux, la CNE proclame les résultats. C'est ce processus qui a eu lieu le dimanche 2 décembre dernier.

On peut dire que fiabilisation, la transparence, le droit de vote garanti à tous les citoyens a été la base du calme constaté tout le long de la journée à travers tout le pays.

De l'Évaluation faite le 3 décembre par les observateurs étrangers (France, Grèce, JamaÏque, Chili, Guatemala, Suisse, Italie, etc.), s'est dégagée une forte unanimité pour souligner que le scrutin a été libre, transparente et démocratique. Plusieurs intervenants ont montré que la désinformation de la presse occidentale sur le caractère antidémocratique du régime du Venezuela, s'est révélée fausse. Un membre de l'Association des avocats des Etats-Unis a même souligné que son pays devrait apprendre beaucoup du Venezuela dans le domaine de la pratique démocratique. Une Française a précisé que le système vénézuélien est plus démocratique que le système français en ce sens que les responsables du bureau de vote sont tirés au sort parmi les électeurs inscrits au registre des électeurs du bureau de vote.

Pour certains, organiser des élections sur un territoire de 912 000 km2, puis proclamer les résultats, sans contestation, moins de dix heures de temps après la fin du scrutin, n'est pas le fort de beaucoup de pays démocratiques. A signaler que le porte parole du groupe africain, originaire du Ghana, est allé dans le même sens que les autres observateurs, pour ce qui est des appréciations positives.

Le Non l'a remporte par 50,70% contre 49, 29 % pour le Oui. Cela dit, la victoire du Non aura le mérite de refreiner les ardeurs des détracteurs de Chavez qui l'accusent d’être un dictateur, d'une part. D'autre part, elle a permis à la démocratie vénézuélienne de se renforcer au bénéfice de tous les démocrates vénézuéliens, mais aussi au profit des Vénézuéliennes et des Vénézuéliens. Au-delà du Venezuela, l'expérience de la pratique dÉmocratique qui s'y déroule, est un exemple à verser au patrimoine immatériel démocratique hérité de la Déclaration des Droits de l'homme de 1789 et de la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations Unies.

Si d'aucuns ont parlé de la victoire du Conseil Electorale National, d'autres ont souligné que c'est une victoire du peuple Vénézuélien, grâce a sa maturité, à sa dignité. Un vénézuélien partisan du Oui a dit : « Nous avons perdu, mais nous avons gagné».


* Membre du Groupe de recherche et d’initiatives pour la libération de l’Afrique (Grila)

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Courrier

Appel de Pambazuka News

2007-12-20

Cher Lecteur / Chère Lectrice,

Nous avons besoin de votre appui financier.

Cette année une petite fondation familiale loyale nous a annoncé qu’en raison de ses contraintes budgétaires, elle ne va plus continuer à financer Pambazuka News. Bien plus, une grande fondation américaine qui a fourni le financement principal de Pambazuka News au cours de ces deux dernières années n’a pas renouvelé sa subvention, du fait qu’elle a changé ses priorités de financement.

Dès lors, l’avenir de Pambazuka News est mis en cause.

Pambazuka News, qui n’aura sept ans d’existence que ce mois de décembre, dispose déjà d’un lectorat estimé à 500 000. Nous avons publié plus de 470 auteurs et 41 000 articles, rapports d’information et communiqués, 100 revues de blogs, et nous avons véhiculé à peu près 30 podcasts – tous gratuitement disponibles sur le site Internet (http://www.pambazuka.org).

Etant convaincus que nous devrions constamment dialoguer avec vous, nous avons publié plus de 1.000 lettres de lecteurs / lectrices et quelque 200 commentaires en ligne (la plupart d’entre eux faisant eux-mêmes figure d’articles). Et depuis 2006, nous avons publié une édition en langue française (http://www.pambazuka.org/fr). Nous avons également publié six livres sur les questions clés auxquelles l’Afrique est confrontée, telles celles des droits de la femme africaine et de l’influence croissante de la Chine en Afrique.

Pambazuka News a joué un rôle central dans une large gamme de campagnes, notamment le Protocole des Droits de la femme, les médias et la liberté d’expression, et les 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre. En 2006, nous avons soutenu la création d’une initiative Moniteur de l’Union Africaine afin de permettre aux organisations de la société civile de collaborer avec l’Union Africaine dans le dialogue sur la politique, fourni des mises à jour quotidiennes sur le site Internet du Moniteur de l’UA (http://www.aumonitor.org), et publié une édition spéciale sur le gouvernement d’union.

Comme l’a écrit l’un des contributeurs, « Pambazuka News s’est taillé, pendant la courte période de son existence, la place qui lui revient en tant qu’un important forum où les Africains s’expriment franchement entre eux-mêmes et réfléchissent sur la condition de leur continent et sa place au sein de l’ordre mondial. » En conséquence, nous avons été élu, pour la troisième année consécutive, comme l’un des « Top 10 qui sont en train de changer le monde de l’Internet et de la Politique ».

Les besoins de Pambazuka News ne cessent de croître. Nous voulons rendre Pambazuka News disponible en portugais et en arabe.
Nous voulons produire une édition imprimée de Pambazuka News afin de rendre ce dernier disponible à ceux qui n’ont pas accès à l’Internet. Nous voulons instituer un prix de mérite destiné aux jeunes écrivains, artistes et activistes qui ont contribué de façon significative à la cause de justice sociale en Afrique. Nous voulons créer un Fonds de Financement Panafricain de Recherches/d’Etudes afin de développer les futurs champions de la justice sociale en Afrique.

Pour que cela se réalise, nous aurons impérativement besoin de votre assistance. Si vous pensez que Pambazuka News est important, alors pourquoi ne pas manifester votre soutien par un don de 50 $ par an (ou plus) ? Grâce à ce petit montant, vous continuerez de recevoir quelque 6 000 articles et rapports d’informations par an. Il s’agit d’une bonne affaire dans n’importe quelle langue. Et vous savez qu’en donnant une contribution régulière pareille, vous ne faites pas qu’un simple don caritatif, vous contribuez plutôt à construire un fonds pour la justice sociale.

Nous le savons bien, ce n’est pas tout un chacun d’entre vous qui a les moyens de faire ce genre de don. Même une petite contribution va nous aider. Et beaucoup d’entre vous vivent dans des pays où il est difficile d’envoyer l’argent à l’étranger. Ainsi donc, la charge de vous y aider revient à ceux d’entre nous qui en sommes capables. Veuillez prendre ceci pour un abonnement avantageux.

Et si vous travaillez pour une institution, pourquoi ne pas organiser un abonnement institutionnel à un taux encore plus bas de 200 $ par an?

Pambazuka News a besoin de votre assistance. Vous pouvez faire un don à travers l’adresse: http://www.pambazuka.org/en/donate.php
En guise d’alternative, vous pouvez envoyer vos dons par chèque en monnaie locale à nos bureaux à Nairobi, au Cap ou à Oxford en passant par les adresses détaillées ci-dessous.

Fahamu Kenya, Boîte Postale 47158 – 00100, GPO Nairobi, Kenya
Fahamu SA Trust, c/o 10, Pinehurst Rd, Kenwyn, 7780, Le Cap, Afrique du Sud
Fahamu Trust, 2ème étage, 51 Cornmarket Street, Oxford OX1 3HA, R.U.

Firoze Manji et Mukoma wa Ngugi
Co-Rédacteurs en chef
Pambazuka News





Arts & livres

Burkina : Présentation de la première œuvre posthume de Ki Zerbo

2007-12-19

http://www.grioo.com/info12425.html

'Repères pour l'Afrique'', la première oeuvre posthume de Joseph Ki Zerbo, disparu le 4 décembre 2006, a été présenté le 15 décembre à Ouagadougou. Le livre est surtout un vibrant appel à la jeunesse. L’auteur exhorte cette frange de la population à séparer le bon grain de l’ivraie pour un développement harmonieux du continent. A travers ses 216 pages, Ki Zerbo présente cinq problématiques d’intérêt majeur qui sont : historicité de l’Afrique, identité africaine, développement endogène, unité africaine et mondialisation.


Global : Le regard d'un diplomate français sur l'Afrique

2007-12-16

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP42357ecrirnifure0

Ancien responsable humanitaire, écrivain à succès et maintenant ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin évoque le continent dans son imaginaire romanesque. Prix Goncourt en 2001 pour "Rouge Brésil", M. Rufin, 55 ans, était récemment l'invité d'une rencontre littéraire sur le thème "Rêver l'Afrique et l'écrire" à l'Institut culturel français de Dakar. Pour M. Rufin, "l'Afrique, ce n'est ni le paradis, ni l'enfer. Ce n'est pas un endroit où les gens vivent nus et cueillent des fruits sur les arbres, comme le pensent encore certains. Ce n'est pas non plus un endroit où on ne fait que s'étriper".


Sénégal : Tiken Jah Fakoly déclaré persona non grata

2007-12-16

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA71917lechalagnsu0

Le chanteur de reggae ivoirien, Tiken Jah Fakoly, a été déclaré «persona non grata au Sénégal », suite à des déclarations jugées « fracassantes, insolentes et discourtoises » tenues à l'endroit du Président Abdoulaye Wade, selon un communiqué du ministre sénégalais de l'Intérieur diffusé le 13 décembre. Lors d'un concert donné à Dakar la veille, l'artiste ivoirien a demandé à Me Abdoulaye Wade, de «quitter le pouvoir sans condition s'il aime le Sénégal».


Sénégal : Rappeurs et entrepreneurs

2007-12-19

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4839

Au Sénégal, le rap développe l’esprit d’entreprise des jeunes artistes qui s’organisent, montent leurs propres studios de musique et développent différentes activités. Il s'agit d'un monde créatif, coopératif et résolument indépendant, que la société se surprend désormais à admirer. Pour beaucoup de ces jeunes rappeurs, la grande victoire, c’est que la société ne les regarde plus comme des démons, comme des marginaux.





Zimbabwe

Elections : Mugabe officiellement candidat pour un 6e mandat

2007-12-16

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP92137leprstadnam0

Le parti au pouvoir au Zimbabwe a formellement endossé, le 13 décembre, la candidature du président Robert Mugabe, qui compte briguer un sixième mandat à la tête de l'Etat lors de l'élection de mars 2008. L'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (Zanu-PF) a unanimement affiché son soutien à sa candidature à l'occasion de son congrès extraordinaire à Harare. Mugabe (83 ans), qui dirige l'ancienne colonie britannique depuis son indépendance en 1980, avait laissé entendre en 2004 qu'il pourrait quitter le pouvoir à l'issue de son mandat actuel


Parti au pouvoir et opposition proches d'un nouvel accord

2007-12-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP23937partidrocca0

Le parti au pouvoir au Zimbabwe et l'opposition sont proches de la signature d'un nouvel accord dans le cadre des négociations visant à résoudre la crise politique dans ce pays. "Les négociations sont terminées et les parties respectives sont sur le point de signer un accord à tout moment", a rapporté le Sunday Mail, citant une source gouvernementale non identifiée. Le président sud-africain Thabo Mbeki avait été mandaté en mars pour favoriser le dialogue entre l'Union nationale africaine du Zimbabwe (Zanu-PF, au pouvoir) et le Mouvement pour un changement démocratique (MDC, principal parti d'opposition).


Projet de libéralisation des lois sur la sécurité et les médias

2007-12-19

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP63847lezimsaidms0

Le gouvernement zimbabwéen a annoncé le 17 décembre qu'il allait amender ses lois sur la sécurité et les médias pour les rendre moins répressives, en vertu d'un accord passé avec l'opposition et destiné à débloquer la crise politique. Les projets d'amendements des lois sur l'ordre public et la sécurité, sur l'accès à l'information, la protection de la vie privée et sur les services de radiotélévision ont été publiés dans une édition spéciale du journal officiel.





Moniteur de l'Union Africaine

Afrique : L’UA installe son «Comité des Sages» à Addis-Abeba

2007-12-18

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=49636

L’Union africaine a lancé le 18 décembre son Comité consultatif de cinq membres chargés de soutenir les efforts du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’organisation panafricaine dans le cadre de la prévention des conflits sur le continent. Parmi les membres du comité figurent l’ancien secrétaire général de la défunte Organisation de l’unité africaine (OUA), le Tanzanien Salim Ahmed Salim (Afrique de l’Est), Mme Brigalia Bam, la présidente de la Commission électorale nationale d’Afrique du Sud (Afrique australe) et l’ancien chef de l’Etat algérien, Ahmed Ben Bella (Afrique du Nord).





Femmes & genre

Afrique du Sud : Des femmes à bicyclette, malgré les commentaires

2007-12-19

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3906

"Plus que tout, la bicyclette a contribué à l'émancipation des femmes", disait la féministe américaine Susan B. Anthony, figure emblématique du 19ème siècle. En Afrique du Sud, la culture et la tradition éloignent encore trop souvent les femmes de ce moyen de transport écologique, qui peut leur ouvrir des perspectives socio-économiques. En outre, l'usage de la bicyclette n'y est pas toujours bien vu, car "pour être respecté en Afrique du Sud, vous êtes censés posséder une voiture», selon une chercheuse. Mais les temps changent.


Afrique du Sud : Quota de 50% de femmes aux postes de responsabilité de l'ANC

2007-12-19

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP11317lanclsemmef0

Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud, se prépare à attribuer la moitié des postes décisionnels à des femmes, dernière contribution en date de son patron Thabo Mbeki en faveur de l'égalité des sexes. Les délégués de l'ANC, réunis à Polokwane (nord-est) pour élire leurs nouveaux dirigeants, devaient voter le 19 décembre sur une motion en ce sens.


Rwanda : Paul Kagamé récompensé par le prix African Gender Award

2007-12-16

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=49241

Paul Kagamé a reçu le 12 décembre à Dakar le prix ’’African Gender Award’’, en récompense de ses actions en faveur de la promotion de la femme dans son pays. Le président rwandais a déclaré, à cette occasion, que la nécessité d’impliquer davantage les femmes dans la vie économique et politique ne fait plus débat dans son pays qui a dépassé ce stade. ’’En 2003, nous avons introduit dans notre constitution une loi qui permet aux femmes d’être représentées à 30% au minimum dans les instances de prise de décisions’’, a-t-il rappelé.





Droits humains

Global : Manifestation de soutien à Paris aux Touaregs du Niger et du Mali

2007-12-18

http://www.afrik.com/article13174.html

Environ 200 personnes, dont l’ancien ministre nigérien du Tourisme, Rissa Ag Boula, ont participé, le 15 décembre, à Paris, à une manifestation destinée à protester contre "la marginalisation des Touaregs au Mali et au Niger". Depuis le mois de février, le Nord du Niger est le théâtre d’affrontements réguliers entre l’armée nigérienne et des rebelles touaregs. Le Nord du Mali connaît une situation quasi-identique en raison de la dénonciation de l’accord d’Alger par un des chefs rebelles, Ibrahim Ag Bahanga.


Guinée-Bissau : Levée de bouclier contre une loi d’amnistie

2007-12-18

http://www.afrik.com/article13187.html

Plusieurs organisations de la Société civile de la Guinée-Bissau se sont déclarées, le 17 décembre, opposées à une loi d’amnistie des crimes politiques commis entre 1980 et 2004 adoptée en fin de semaine dernière par l’Assemblée nationale (Parlement) à une écrasante majorité. Selon ces organisations, cette loi vise à dédouaner l’actuel chef d’Etat, Joao Bernardo "Nino" Vieira, ainsi que le chef d’état- major des forces armées, le général Batista Tagm Na Wai et tant d’autres officiers des assassinats politiques commis durant cette période.


Mauritanie : Doutes sur la fin de l'esclavage

2007-12-16

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=IRI90727fautiegaval0

Quatre mois après l’adoption de la loi criminalisant la pratique de l’esclavage en Mauritanie, les associations anti-esclavagistes espèrent que les nouveaux financements annoncés pour la réinsertion des anciens esclaves permettront de résoudre les nombreux problèmes auxquels ils sont encore confrontés dans la société mauritanienne. Aboli officiellement depuis 1981, l’esclavage reste largement pratiqué dans toutes les communautés mauritaniennes – généralement dans les zones rurales –aussi bien chez les Maures blancs (Arabes berbères) de la bourgeoisie, que chez les Négro-africains.


Tchad : Le procès de l'Arche de Zoé débute le 21 décembre

2007-12-16

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP34637archeerbmec0

Le procès devant la Cour criminelle de N'Djamena des six Français membres de l'association l'Arche de Zoé, de trois Tchadiens et d'un Soudanais, pour avoir tenté de transporter 103 enfants du Tchad en France, débutera le 21 décembre. Sa durée n'a pas été fixée. Les dix accusés, incarcérés à la maison d'arrêt de N'Djamena, encourent des peines allant de 5 à 20 ans de travaux forcés. Les six Français ont entamé une grève de la faim le 15 décembre pour dénoncer une enquête menée, selon eux, "à charge", estimant qu'ils "n'ont commis aucun crime".


Tchad : Des jeunes recrutés de force par l’armée

2007-12-19

http://www.afrik.com/article13199.html

L’armée tchadienne procéderait au recrutement forcé de jeunes gens, et probablement d’enfants mineurs, pour compenser les pertes subies dans ses rangs lors des récents combats qu’elle a livrés aux troupes rebelles sur plusieurs fronts de l’est du pays. Selon les informations reçues par l’organisation non-gouvernementale tchadienne Droits humains sans frontières (DHSF), des unités de l’armée se seraient introduites dans des domiciles privés et auraient emmené avec elles des enfants.





Réfugiés & migration forcée

Afrique : Les ravages de la fuite des cerveaux

2007-12-19

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3903

Des chercheurs reprochent aux pouvoirs publics africains d'être responsables de la fuite des cerveaux vers l'Occident, considérée aujourd'hui comme l'un des obstacles endémiques au développement du continent, malgré les dénégations des officiels. Des dizaines de chercheurs de tous horizons, réunis à Arusha, dans le nord-ouest de la Tanzanie, la semaine dernière, à l'occasion de la cinquième conférence africaine de recherche sur la population et la santé, n'ont pas hésité à accuser les dirigeants africains ne rien faire pour maintenir leurs diplômés dans leurs pays.


Global : Plus de 200 clandestins disparaissent dans le golfe d’Aden

2007-12-19

http://www.rfi.fr/actufr/articles/096/article_60451.asp

Deux naufrages meurtriers se sont produits le week-end dernier dans le golfe d'Aden, entre la Somalie et le Yémen. Les deux bateaux transportaient au total 418 migrants africains selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le HCR. Ce sont plus de 400 personnes, femmes, hommes et enfants, qui cherchaient à fuir la Somalie et les combats. Un premier bateau a chaviré samedi dernier. Il y avait 148 personnes à bord ; 53 seulement ont pu regagner la côte du Yémen.


Maroc : Les enfants, quatrième étape de l'émigration

2007-12-19

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4838

De nombreux enfants de Tanger, au Maroc, tentent tout pour passer en Espagne. Le rêve européen est devenu une obsession collective, malgré les risques. Partir pour travailler et gagner beaucoup d’argent. Selon une étude de l’Unicef, ces enfants représentent depuis une dizaine d’années une quatrième étape de l’émigration marocaine, après une phase "masculine", les regroupements familiaux et la féminisation des migrations.





Elections & gouvernance

Afrique du Sud : Jacob Zuma prend la direction de l'ANC

2007-12-19

http://www.grioo.com/info12440.html

Jacob Zuma est élu président de l'ANC par 2329 votes contre 1505. Lui et ses partisans remportent en outre les six postes les plus importants du parti. Thabo Mbeki qui présidait l’ANC depuis 10 ans, est largement battu. A moins qu’il ne soit rattrapé par les affaires de corruption pour lesquelles il pourrait être poursuivi, Zuma sera le candidat de l’ANC aux présidentielles de 2009, et par conséquent le futur président de l’Afrique du Sud.


Global : Les médiateurs des pays francophones interpellent les gouvernants

2007-12-19

http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=15418

L'assemblée générale de l'Association des ombudsmans et médiateurs francophones (AOMF, qui a pris fin le 13 décembre, a établi que la médiation institutionnelle est une nécessité de notre temps et qu'elle permet de garantir l'équilibre entre droits collectifs et droits individuels. Dans une déclaration commune, les assises appellent les chefs d'États et de gouvernement des pays membres de la francophonie à accorder une plus grande attention à la situation des enfants.


Zambie : Le processus de réforme de la Constitution engagé

2007-12-19

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP80627lazamnoitut0

La Zambie entame cette semaine une conférence nationale de douze mois, destinée à élaborer une nouvelle Constitution pour remplacer un texte issu de l'époque coloniale britannique, mais dont l'issue semble menacée par des querelles politiques et judiciaires. La Conférence nationale constitutionnelle (NCC) devait se réunir pour la première fois le 19 décembre. D'importantes organisations, dont le principal parti d'opposition, ont toutefois décidé de la boycotter, la jugeant dominée par le pouvoir et ses alliés.





Afrique & Chine

Afrique : Nouvel essor pour la coopération agricole avec la Chine en 2007

2007-12-19

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-12/15/content_543965.htm

La coopération agricole entre la Chine et l'Afrique, vieille d'une quarantaine d'années, a pris un nouvel essor cette année sous l'impulsion du Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine, tenu à Beijing en novembre 2006. Le Sommet a en effet donné une priorité à la coopération sino-agricaine dans le secteur de l'agriculture qui, selon des responsables chinois et africains, a une grande potentialité étant donné la forte complémentarité entre la Chine et l'Afrique sur le terrain agricole.


Ethiopie : Chinois et Malaisiens vont reprendre les recherches pétrolières

2007-12-16

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=49031

Deux firmes pétrolières internationales notamment Petronas de la Malaisie et la société chinoise Sinopec, ont entamé des négociations avec le gouvernement éthiopien pour la reprise des recherches pétrolières à l’Est du pays. En avril dernier, une prospection dans cette zone lointaine avait été interrompue, suite à une attaque de rebelles séparatistes du Front de Libération Nationale de l’Ogaden durant laquelle neuf techniciens chinois et 65 travailleurs éthiopiens avaient été tués.





Corruption

Bénin : La presse et la justice mis à l'index dans la lutte contre la corruption

2007-12-19

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3899

La presse et la justice seraient les principaux obstacles à la lutte contre la corruption au Bénin, selon Jean-Baptiste Elias, président de l'Observatoire de lutte contre la corruption (OLC), une organisation officielle basée à Cotonou, la capitale économique béninoise. Les journalistes sont jugés comme étant un des secteurs les plus soumis au pouvoir d'argent. Quant aux juges, ils sont accusés de ne pas assez sévir contre la corruption.


Cameroun : Quelque 79 % des Camerounais ont versé des pots-de-vin en 2007

2007-12-18

http://www.grioo.com/info12379.html

Environ 79 Camerounais sur 100 affirment avoir versé des pots-de-vin en 2007 pour que leur soit rendu un quelconque service, selon un sondage de Transparency International publié le 17 novembre à Yaoundé. L'enquête révèle que les principales causes de la corruption sont : l'impunité et le niveau bas des salaires, la dégradation des conditions de vie des travailleurs, la faillite du processus démocratique, le désir de s'enrichir, l'ignorance des usagers de leurs droits, le tribalisme, le clientélisme, le favoritisme et le népotisme.


Gabon Un ancien dirigeant de Gabon Télécom incarcéré pour détournement

2007-12-19

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=49828

L’ex directeur général de Gabon Télécom, la principale entreprise de télécommunication du pays, est aux arrêts depuis le 18 décembre à la maison d’arrêt de Libreville pour détournement de plusieurs milliards de FCFA. Cette arrestation survient après le discours du président Omar Bongo Ondimba à l’occasion du 40ème anniversaire de son accession au pouvoir au mois de novembre dernier, dans lequel il demandait à la justice de faire son travail à savoir, dénoncer les détournements des deniers publics, la corruption, le clientélisme, etc.


Tanzanie : La lutte contre la corruption en chantant

2007-12-19

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3900

Plus de 20 musiciens tanzaniens ont rivalisé pour remporter des prix en espèces à l'occasion du deuxième concours annuel de composition de chansons contre la corruption, qui a vu un jury fouiller dans les paroles pour trouver des idées imaginatives s'attaquant à la corruption. La Tanzanie occupe le 94ème rang sur l'Indice de perceptions de corruption de 2007 (CPI) de Transparency International, avec Madagascar, le Panama et le Sri Lanka.





Développement

Afrique : Crise généralisée dans le textile

2007-12-18

http://www.grioo.com/info12388.html

Battue chez lui par les importations en provenance d’Asie et la friperie, le textile ouest-africain a déjà perdu des milliers d’emplois. Fermetures d'usines, licenciements et des pertes énormes de parts de marchés se multiplient pour un secteur clé qui représente encore entre 30 et 50% des recettes d'exportation des Etats de l'Union économique et monétaire ouest africain, UEMOA. Beaucoup d'industriels ont mis la clé sous le paillasson, victimes des importations massives de produits textiles "made in Asia", de l'invasion de la friperie et de la fraude.


Afrique : La CEDEAO reparle d'une même voix sur les APE

2007-12-18

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=49672

La Côte d’ivoire et le Ghana ont été ramenés au sein de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDAO) pour parler d’une seule voix dans la poursuite des négociations sur les Accords de partenariat économique (APE) entre l’Afrique et l’Europe, dans une approche régionale. Le comité ministériel de suivi des APE au compte de la CEDEAO, réuni en session extraordinaire le 17 décembre, a réaffirmé son engagement à parvenir à la conclusion d’un accord « global et complet ».


Afrique du Sud : La pénurie d'électrique impose des délestages

2007-12-16

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP55237pnuristrots0

D'incessantes coupures d'électricité assombrissent le moral des Sud-Africains et les forcent à la modération énergétique. Le 11 décembre, le président Mbeki a admis que le gouvernement aurait dû répondre il y a plusieurs années aux demandes d'investissement de la compagnie nationale d'électricité Eskom, qui pressentait qu'elle ne pourrait pas faire face à la demande croissante d'énergie. Pour éviter les pannes de courant intempestives, Eskom a décidé de pratiquer des délestages. Depuis le 10 décembre, elle coupe l'électricité pendant deux à trois heures par jour, à tour de rôle dans tout le pays.


Global : A qui profite la hausse des prix du pétrole ?

2007-12-16

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN09127quipressuah0

Alors que le baril de brut flirte avec les 100 dollars, l’Afrique doit s’acquitter d’une facture énergétique de plus en plus lourde. Dirigeants des pays producteurs, majors, traders, raffineurs et distributeurs s’enrichissent. Quant aux consommateurs, ils paient l’addition pour un carburant bientôt hors de prix. De Casa à Bangui en passant par Ouaga, la hausse des prix des produits pétroliers fait mal. La flambée des hydrocarbures n’épargne pas non plus les pays producteurs, où les ménagères trouvent que la redistribution des revenus du brut reste très inéquitable.


Global Un gazoduc ouest-africain fonctionnel en juillet 2008

2007-12-16

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=49406

Les premières livraisons du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest seront disponibles au plus tard en juillet 2008. Selon le directeur des opérations de l’Autorité du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest, l’objectif de ce projet, est de transporter à travers un gazoduc sous pression, le gaz naturel nigérian vers le Bénin, le Togo et le Ghana, permettant ainsi aux clients dans ces trois pays d’avoir accès à un combustible propre, abondant et bon marché.


Mali : La production de coton revient à son niveau des années 80

2007-12-16

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=49040

La production malienne de coton devrait, à l’issue de la campagne en cours, retomber à son niveau des années 80, selon les prévisions cumulées de différentes régions cotonnières. La campagne 2007-2008, en cours, pourrait plafonner à une production de 247.500 tonnes, contre 414 000 tonnes en 2006. Pour les observateurs, la contre-performance est liée aux conséquences des subventions accordées par les pays développés à leurs producteurs de coton mais également aux réformes, préconisées par la Banque mondiale.





Santé & VIH/SIDA

Global : L’UE approuve un comprimé contre le VIH/sida pour l’Europe et l’Afrique

2007-12-18

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=49670

L’Union Européenne (UE) a approuvé le premier médicament combiné à prise unique par jour au profit de l’Afrique et l’Europe, un médicament qui marquera une tournure importante dans le traitement du VIH/SIDA dans ces régions », annoncent les autorités britanniques. Le comprimé, connu sous le nom de "Atripla" sera commercialisé conjointement par une société bio-pharmaceutique américaine et un autre groupe américain.


Niger : Pourquoi tant de femmes meurent-elles ?

2007-12-19

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75913

Toutes les deux heures au Niger, une femme meurt pendant sa grossesse ou pendant l’accouchement – une réalité qui traduit le sous-financement des services de santé, l’abandon des infrastructures en matière de transport et d’éducation et l’absence de sensibilisation des femmes à leurs droits, selon certains experts et autorités sanitaires. Avec une population de 13,5 millions d’habitants, disséminés sur un territoire désertique grand comme l’Europe de l’Ouest, le Niger n’a pas connu un développement comparable à celui de la plupart des autres pays africains du continent.


Ouganda : 34 morts dans l'épidémie de virus Ebola

2007-12-16

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP33217mortsalobes0

Trente-quatre personnes sont décédées dans l'ouest de l'Ouganda depuis septembre après avoir contracté une nouvelle souche du virus de la fièvre hémorragique Ebola, selon un nouveau bilan des autorités locales publié le 13 décembre. Au total, 116 personnes ont contracté la maladie. Une épidémie d'Ebola, maladie très contagieuse mortelle dans 50 à 90% des cas, a tué au moins 173 personnes dans le nord de l'Ouganda en 2000.


Ouganda : Un médecin survit au virus Ebola

2007-12-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP92727corpsalobes0

Le médecin chef de l'hôpital de Bundibugyo, dans l'ouest de l'Ouganda, est un miraculé: il a contracté une souche inconnue du virus foudroyant Ebola au chevet de patients, a survécu, et attend à présent d'être de nouveau sur pied pour sauver de nouvelles vies. Stephen Kaddu Ssesanga, 48 ans, a contracté la maladie avant qu'elle ne soit diagnostiquée. Il ne portait pas de protection adéquate lors de ses consultations et s'est retrouvé dans une salle à l'isolement, porteur du virus Ebola, une fièvre hémorragique dont le diagnostique est quasiment fatal.





Éducation

Centrafrique : Grève illimitée des enseignants des lycées et collèges à Bangui

2007-12-18

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=49603

Les enseignants vacataires des lycées et collèges de Bangui ont déclenché le 17 décembre un mouvement de grève illimitée pour réclamer le paiement de leurs frais de l’année 2005-2006 qui ss’élèvent à 122 millions de FCFA. Les vacataires du secondaires ont ainsi emboîté le pas aux enseignants du supérieur qui en sont à leur 3ème semaine de grève pour revendiquer le paiement du reliquat de leurs frais de vacation et de direction des mémoires.


Global : Pessimisme pour l'atteinte des OMD en matière d'éducation

2007-12-19

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75924

A en croire les critiques, les bailleurs de fonds ne se sont pas engagés à consacrer des fonds à l’amélioration de l’éducation, particulièrement dans les pays pauvres ; il est dès lors fort peu probable, selon eux, que le monde atteigne, d’ici à 2015, les objectifs fixés en matière d’éducation. « Je ne peux pas être très optimiste », a déclaré le directeur général de l’UNESCO, lors d’une conférence de presse, tenue le 13 décembre à Dakar, au terme de la rencontre de trois jours du Groupe de haut niveau sur l’éducation pour tous, qui réunissait ministres de l’Education, bailleurs de fonds et partenaires de développement.





Environnement

Global : L’Afrique devrait bénéficier des suites de la conférence de Bali

2007-12-18

http://www.afrik.com/article13175.html

Les pays africains pourraient recevoir la part la plus importante des fonds destinés à l’adaptation aux changements climatiques, suite à la signature d’un accord décisif à la conférence sur le changement climatique de Bali, en Indonésie. Selon la feuille de route de Bali, décrite comme une "étape décisive", les pays pauvres devraient recevoir le soutien technique et financier le plus élevé pour lutter contre les risques du changement climatique. L’accord de Bali va remplacer le protocole de Kyoto.





Média & liberté d'expression

Burkina : Mobilisation pour une réouverture du dossier Norbert Zongo

2007-12-16

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA32547pouruognozt0

Le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (Collectif), a appelé à une nouvelle mobilisation susceptible d'aboutir à la réouverture du dossier Norbert Zongo, journaliste burkinabé assassiné en 1998, et a lancé, le 13 décembre, une vaste campagne de dénonciation à l'occasion de la célébration de l'anniversaire de son assassinat. L'instruction du dossier a été frappée d'un non lieu depuis juillet 2006. Le juge d'instruction attend de nouveaux éléments pour poursuivre l'instruction de l'Affaire.


Gambie : Une cérémonie en hommage à Deyda Hydara, 3 ans après son meurtre

2007-12-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP01707unecrertrue0

Une cérémonie de souvenir a eu lieu le 16 décembre à Banjul, trois ans après l'assassinat du correspondant de l'Agence France-Presse (AFP) en Gambie, Deyda Hydara, par des inconnus. Lors de cette cérémonie, organisée par les proches du défunt, le responsable du journal The Point et ami de Deyda Hydara, Pap Saine, a critiqué la manière dont l'enquête pour retrouver les auteurs du meurtre est menée. Le dossier demeure au point mort trois ans après les faits.





Plaidoyers & campagnes

Global : La société civile marque sa résistance aux APE

2007-12-19

http://www.liberationafrique.org/spip.php?article2023

Nous, militants de la société civile engagés dans de nombreux mouvements de base et organisations citoyennes en Afrique et en Europe, nous sommes rencontrés à Lisbonne du 7 au 9 décembre 2007 pour exprimer notre opposition et notre résistance aux politiques néolibérales que les gouvernements européens et africains mettent en œuvre dans nos pays, et dont ils veulent faire le cadre structurant du « Partenariat stratégique Afrique-UE ».





Nouvelles de la diaspora

Global : 21 000 immigrés expulsés de France

2007-12-19

http://www.grioo.com/info12426.html

Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale Brice Hortefeux a déclaré dans un entretien au journal "Le Parisien" dimanche 16 décembre que 21 000 mesures "d'éloignement" avaient été effectuées fin novembre. L'objectif fixé par le gouvernement de Nicolas Sarkozy était de parvenir à 25 000 expulsions d'immigrés jugés en situation irrégulière en fin décembre de cette année.





Conflits & urgences

Afrique : Accord entre la RD Congo et l’Ouganda pour la résolution du conflit frontalier

2007-12-18

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=49677

L’Ouganda et la République Démocratique du Congo se sont accordés sur un système de positionnement par Satellite, pour la résolution de leur conflit frontalier. La décision en a été prise par la Commission ministérielle regroupant les ministres des affaires étrangères et des officiers supérieurs des armées des deux pays, lors d’une réunion tenue samedi dans la capitale ougandaise. Les relations entre Kampala et Kinshasa avaient été marquées par une forte tension au milieu des années 90, d’abord lorsque l’Ouganda envahit le Congo, ensuite après la découverte de gisements de pétrole à leur frontière commune.


Afrique : Ouverture d'une réunion RD Congo-Rwanda sur la stabilisation régionale

2007-12-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP92657ouverelanoi0

De hauts responsables de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda se sont réunis le 16 décmebre à Goma (est de la RD Congo) pour établir un "groupe permanent de suivi" des engagements pris récemment par les deux voisins en faveur de la stabilité régionale. Au cours des précédentes rencontres, Kinshasa s'est engagé à traquer les rebelles hutus rwandais, tandis que Kigali s'est engagé à s'abstenir de tout soutien à un groupe armé en RD Congo, en particulier celui "du chef de milice dissident" Laurent Nkunda.


Somalie : Le blocage politique persiste

2007-12-19

http://www.rfi.fr/actufr/articles/096/article_60488.asp

Un an après la prise de pouvoir du gouvernement de transition appuyée par l’armée éthiopienne, boutant les tribunaux islamiques hors de Mogadiscio, la situation sécuritaire et humanitaire s’est fortement dégradée. Le Gouvernement fédéral de transition (GTF) soutenu à bout de bras par la communauté internationale a organisé une conférence de réconciliation en août dernier, qui n’a guère eu de résultats, si ce n’est un climat de méfiance accru entre la communauté Hawiye et les autorités du GTF





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