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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

Surveillance de l'UA

Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
Visitez le site de Surveillance de l'Union

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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News 41: L’Afrique et le partenariat international : Quel développement, pour quel financement ?

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

Pour nous lire sur Internet, consultez le site www.pambazuka.org

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Arts & livres, 5. Zimbabwe, 6. Moniteur de l'Union Africaine, 7. Femmes & genre, 8. Droits humains, 9. Réfugiés & migration forcée, 10. Elections & gouvernance, 11. Afrique & Chine, 12. Corruption, 13. Développement, 14. Santé & VIH/SIDA, 15. Éducation, 16. LGBTI, 17. Environnement, 18. Média & liberté d'expression, 19. Plaidoyers & campagnes, 20. Nouvelles de la diaspora, 21. Conflits & urgences, 22. Internet & technologie

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Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2008-01-30

CHRONIQUE : L’Afrique et le partenariat international : Quel développement, pour quel financement ?
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Fédérations, associations noires de France et les élections municipales.
ARTS ET LIVRES : Burkina : Un film sur la vie des chercheurs d’or.
ZIMBABWE : Les élections générales fixées au 29 mars
MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : Divergences sur la feuille de route pour le gouvernement de l’Union.
FEMMES ET GENRE : Afrique : Le Panel des personnalités milite pour une parité homme-femme au sein de l’UA
DROITS HUMAINS : Global : Huit ans de prison pour les membres de l’Arche de Zoé.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Mauritanie : Les opérations de retour des réfugiés commencent
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Afrique du Sud : La bataille pour le positionnement fait toujours rage à l’ANC.
AFRIQUE ET CHINE : La coopération sino-africaine, une opportunité et non une menace.
CORRUPTION : Cameroun : Les malades fuient les hôpitaux publics à cause des pots de vin.
DEVELOPPEMENT : Afrique : Inquiétudes au sujet du Cycle de Doha.
SANTE ET VIH/SIDA : Bénin : Les autorité dédramatisent l’infection à Vih.
EDUCATION : Kenya : Les déplacements de population compromettent l’éducation des enfants.
LGBTI : Global : Un film antillais invité à la tolérance pour l’homosexualité.
ENVIRONNEMENT : Egypte : Le Caire, une capitale qui ignore le silence.
MEDIA ET LIBERTE D’EXPRESSION : Kenya : Comment les médias ont contribué aux violences.
PLAIDOYERS ET CAMPAGNES : Lettre aux Farc : Appel à la libération d’Ingrid Bétancourt.
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Global : Un avocat malien en situation régulière expulsé de France.
CONFLITS ET URGENCES : Afrique : Le Maroc aurait accordé une base au commandement militaire américain en Afrique.
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Les succès de Barak Obama sur le Net.





Chroniques

L'Afrique et le partenariat international : Quel développement et pour quel financement ?

2008-01-30

Gnamien Yao

Depuis la fin du sommet UE-Afrique de Lisbonne de décembre 2007, les éternelles questions relatives à la place du continent africain dans les “nouvelles relations internationales” ont refait surface. Il faut craindre qu’elles ne nous éloignent de l’essentiel dans nos rapports avec le reste de la planète. L’essentiel pourrait se résumer en une seule interrogation. Qui doit financer le développement du continent africain ?

Nous Africains, qui avons cherché, parfois dans la douleur, à nous libérer de la domination étrangère, sommes encore à nous demander si la main qui donne doit être ou non en dessous de celle qui reçoit.

Une lecture attentive de ce qui est écrit ces derniers jours dans les médias africains, une écoute sérieuse de ce qui se discute dans l’opinion publique africaine, montrent encore une fois que dans ce nouveau partenariat mondial, les Africains ont du mal à comprendre que tant que le financement de leur développement viendra d’ailleurs, les solutions globales et collectives ne resteront qu’au stade de déclaration d’intention ou de conversion à une vision du monde.

Dans ce débat post-Lisbonne, qu’il me soit permis de réfléchir sur la problématique du financement du développement en Afrique et ses conséquences sur nos rapports avec le reste du monde en général et l’Union européenne, notre traditionnel partenaire commercial singulièrement.

Sans entrer dans les profondeurs de nos rapports avec l’Europe depuis au moins cinq siècles, je dirais que depuis le début des années 1990, la crise de la dette des années 1980, les profondes mutations dans la gestion des affaires du monde, l’équation que doivent résoudre nos chefs d’Etat africains et leurs homologues d’Europe est de s’assurer que les Africains ont à cœur de se développer, avant de dire à mots couverts ou de façon directe comment financer les choix stratégiques des pays africains dans leur quête de développement et de plus d’émancipation.

Comme il est possible de le constater, depuis bientôt deux décennies, la thématique du développement et de son financement est devenue centrale “dans le débat sur la gouvernance de la mondialisation” (Pierre Jacquet, RAMSES 2003, 123). Au cours des principales réunions internationales consacrées au sujet, les questions essentielles ont été de maîtriser les nouveaux paradigmes du développement (les nouvelles frontières du développement), dans un monde où s’affrontent “les défenseurs de l’idéologie du libre marché et ceux qui estiment que l’Etat et le secteur privé ont tous deux un rôle important” (Joseph E. Stiglitz, 2006).

(…) Dans un environnement mondial où il apparaît de plus en plus que “ce qui sépare les pays développés des pays en développement n’est pas un simple écart de moyens financiers mais aussi un écart de connaissances” (Joseph E. Stiglitz, 2006), l’accroissement des besoins de financement des pays en voie de développement, largement au-delà des capitalisations disponibles, a conduit progressivement à de “nouvelles conceptions du financement des nouveaux indicateurs du développement” sans que l’origine de ces innovations ait été africaine.

Dès lors, toute tentative de partenariat avec une autre partie du monde doit apparaître comme une volonté des Africains de sortir de la politique cinquantenaire de la main tendue, de l’assistanat, pour engager véritablement les réformes rendues nécessaires par les nouvelles frontières du développement et de la gouvernance mondiale.

Or que constatons-nous?

Le constat est que depuis le plan d’action de Lagos (1980-2000) pour le développement économique de l’Afrique et singulièrement pour l’industrialisation de l’Afrique, les initiatives africaines en faveur du développement des Africains par eux-mêmes et pour eux-mêmes sont, en réalité, toujours subordonnées à la générosité hypothétique de leurs partenaires extérieurs en dépit des discours flatteurs, tout en sachant très bien que “c’est la logique des intérêts qui fonde le partenariat : les Etats ne s’engagent dans les relations de partenariat que dans la mesure où leurs intérêts à s’y engager le commandent”.

Encore une fois, le sommet de Lisbonne de décembre 2007 et ses suites placent le continent noir face à ses responsabilités.

C’est donc l’occasion pour les opinions publiques africaines de se convaincre de la nécessité pour elles d’imaginer des modes de financement assez originaux de leur propre développement pour éviter de «subir», quand bien même ce n’est pas le cas dans les relations internationales, les états d’âme, les ingérences répétées, agaçantes et les prétendues arrogances de donateurs dont l’ambition première est de voir leurs aides servir à la collectivité plutôt que de permettre à une minorité de détenir à elle seule l’essentiel des biens publics. La guerre froide étant morte !

Les rapports entre le continent africain et l’Europe ont besoin de clarté et de lisibilité de la part des Africains eux-mêmes parce que ce n’est pas la première fois que le continent noir, à travers, ses dirigeants va s’engager dans une négociation multilatérale et donner l’impression de subir le diktat des Européens. Dire aujourd’hui que nous les Africains, nous ne savons pas ce qu’attendent nos partenaires de nous, avant toute rencontre à caractère multilatéral engageant l’avenir de notre bien-être collectif, est un discours qui ne fait plus recette.

Cela est d’autant plus vrai que le président Jacques Chirac n’a pas manqué de dire et d’affirmer : “Etre donneur d’aide aujourd’hui, c’est en général appartenir à la grande famille des nations industrialisées et démocratiques. Une famille qui a sa culture, ses solidarités et ses réflexes, notamment la bonne gouvernance, la transparence, le dialogue, la rigueur, l’efficacité. C’est pourquoi, ils [les donneurs d’aide] tendent à se détourner des pays aidés qui ne respectent pas ces critères que, par ailleurs, ils s’imposent à eux-mêmes”.

En d’autres termes, il y a nécessité pour nous les Africains de comprendre que tout partenariat peut s’interpréter comme “une politique de maîtrise et de civilisation des mœurs politico-économiques des entités étatiques” les plus faibles. Dès lors, “l’alignement international derrière la politique de partenariat avec l’Afrique est un fait très remarquable des grandes mutations qui affectent la coopération internationale” en ce début de XXIe siècle. Comme un homme averti en vaut deux, pendant combien de temps encore faut-il apprendre aux Africains que, sans changer eux-mêmes, ils n’ont aucune chance de survivre à ce partenariat mondial en général et euro-africain en particulier qui n’est rien d’autre qu’un nivellement par le haut ?

Outre les partenaires régionaux de l’Afrique, il faut souligner que l’ONU, la plus grande organisation mondiale par excellence, n’hésite pas non plus à fonder toutes ses initiatives en vue d’une accélération du développement de l’Afrique sur le partenariat. D’ailleurs, “le nouvel ordre du jour des Nations unies pour le développement de l’Afrique des années 90” (Yves Alexandre Chouala, 2003), adopté dès décembre 1991 par l’Assemblée générale des Nations Unies ne repose-t-il pas sur le partenariat?

Depuis cette date, les grandes rencontres internationales placées sous l’égide des Nations unies et consacrées au développement de l’Afrique, n’ont de cesse de rappeler aux Africains, que le partenariat international est bel et bien “un concept politique ferme qui met en branle tout un principe de vision du monde.”

(En définitive, il s’agit) de demander aux Africains de relativiser les divergences apparues en leur sein au cours du sommet de Lisbonne, dans la mesure où l’Union européenne reste leur partenaire privilégié dans la volonté du continent noir de s’insérer dans l’économie internationale.

Bien que, par endroits, l’approche générale de l’accord de partenariat économique UE-Afrique permette aux Etats africains de “déterminer en toute souveraineté, les principes et stratégies de développement, les modèles de leurs économies et de leurs sociétés”, force est de reconnaître que les pays qui se hasardent à trop s’écarter des préalables ou des nouvelles frontières du développement, sont tout simplement inéligibles à l’aide publique au développement dont tout prouve qu’elle reste l’essentiel des sources de financement du développement en Afrique, depuis que les Africains eux-mêmes ont décidé de transformer leur continent en zone de conflits récurrents, faisant fuir du coup le financement d’origine privée, oubliant que là où prospère la guerre, s’éloignent toute aptitude et toute capacité à construire pour soi-même et par soi-même, les sillons de son propre avenir.

* Gnamien Yao est ancien ministre de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises de Côte d’Ivoire.

Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faire vos commentaires en ligne à l’adresse suivante www.pambazuka.org

* Cet article est paru dans le quotidien ivoirien Fraternité Matin





Commentaires & analyses

Fédérations, associations noires de France et les élections municipales

2008-01-30

Lucien Pambou

Les 9 et 16 mars 2008, les élections municipales et cantonales vont décider du renouvellement des conseillers municipaux et généraux en France. Au cours de ces élections, un certain nombre de candidats appartenant aux populations noires et membres des partis politiques (PS, UMP, Modem, PC, FN, Verts, LCR …) seront soit têtes de liste, soit membres des listes présentées par les partis politiques. Cette présence sur les listes, ils ne la doivent qu’à eux-mêmes, à leur implication et à leur résistance dans le combat politique en France.

La plupart des dirigeants des fédérations et associations noires utilisent le discours de la représentation et de la participation politique des noirs uniquement pour leurs propres intérêts et non pour la promotion des noirs de France. Trop souvent, la plupart de ces fédérations et associations se satisfont d’images et de situations de Noirs en politique venues d’ailleurs surtout des Etats Unis. On a l’habitude de transposer en France sans intelligence et sans méthode et modération la situation des noirs américains en politique.

C’est le cas pour la victoire de Barack Obama dont je me félicite pour le cas américain, car Obama s’est imposé le 3 janvier 2008 dans les caucus de l’Iowa avec 38 % des votes en sa faveur chez les démocrates. Ce vote le place devant John Edwards (30 %) et devant sa principale concurrente Hillary Clinton (29 %). Certains dirigeants d’associations et fédérations noires de France se félicitent de cette victoire (qui est une fierté pour nous en tant que Noirs, même si ces mêmes fédérations et associations préfèrent s’abriter derrière le mot diversité pour parler des noirs dans la société française) et demandent aux partis politiques de faire de la place aux Noirs dans la composition des listes.

Allons jusqu’au bout du raisonnement : il faut donc des quotas pour les Noirs. Quels sont les thèmes que les noirs vont défendre, si c’est le cas, pendant la campagne électorale ? Le problème est que ces mêmes associations refusent les quotas pour les Noirs tout en demandant que l’on fasse quand même la place aux Noirs et qu’on les aide à émerger en politique. Nous sommes en pleine schizophrénie et les dirigeants d’associations et fédérations noires n’aident pas beaucoup les populations noires à exister politiquement en France.

Il y a le discours sur l’intégration des Noirs en France, sur la lutte contre les discriminations nécessaire et puis il y a la pratique sur le terrain qui montre l’éloignement de ces associations et fédérations vis-à-vis des populations dont elles prétendent être le porte-parole. Nous sommes là au coeur d’un problème central de la représentativité des noirs au sein de la vie politique française.

Esquissons quelques éléments d’analyse pour éviter que les dirigeants des fédérations et associations s’attribuent un rôle qu’ils n’ont pas au regard de la participation des Noirs dans la vie politique française. Cette participation est minoritaire, tous partis confondus. Elle est le fait d’actes individuels et non d’une conscience plurielle qui émanerait d’associations ou de fédérations au nom de la diversité. Les partis politiques comme l’UMP ou le PS ont créé des commissions Diversité.

Ces commissions Diversité ne sont que des postures de présentation et ces postures sont ouvertement soutenues par les dirigeants des associations et les fédérations noires uniquement pour des raisons relatives à leur propre promotion, car ces deux associations et fédérations, au-delà du discours et des communiqués de presse, ne disposent d’aucun agenda, d’aucun mandat, d’aucune stratégie concrète ni moyen financier réel et déclaré pour la promotion des Noirs au sein des partis politiques en France, la seule stratégie étant : il faut participer à la vie politique française. Avouez que c’est un peu mince et cette minceur est étoffée par le recours à une nostalgie perdue qui, dans les années 1940 et 50 a vu la participation de Houphouët Boigny, de Senghor et de Gaston Monnerville, président du Sénat de 1959 à 1968.

Ces dirigeants d’associations et de fédérations noires ont compris que pour exister il fallait du « bruit institutionnel » pour interpeller les dirigeants des partis politiques français. C’est regrettable et dommageable pour les dirigeants d’associations noires qui n’ont pas compris que le « bruit institutionnel » est peut-être une bonne chose mais que l’organisation actionnelle sur le terrain doit être la référence. Combien de fédérations et d’associations sont-elles prêtes à travailler avec les candidats issus, selon elles, de la diversité pour le «tractage», le «phoning» et les participations aux réunions locales ? La réponse est aucune, car au-delà du discours et du verbiage sur le bruit institutionnel autour de la diversité, les dirigeants des fédérations et associations noires passent beaucoup plus leur temps à s’entredéchirer, à s’ostraciser et à imiter le maître blanc français qu’ils critiquent.

On peut s’étonner de ce qu’il se passe aujourd’hui au Kenya. Vous me direz où est le lien avec la situation des Noirs en France. Réponse : l’incapacité conceptuelle et pratique des dirigeants des populations noires en général et africaines en particulier à travailler ensemble au-delà des discours et à s’approprier les mérites qui sont d’abord individuels. Quels que soient les résultats des élections municipales et cantonales des populations noires, les 9 et 16 mars 2008, une chose est sûre : les fédérations et associations au travers de leurs dirigeants n’ont nullement contribué à l’impulsion et au choix de ses candidats par les partis politiques.

Il sera toujours possible pour ces dirigeants de s’attribuer, à la fin de la campagne, des victoires ou des défaites des représentants de populations noires pour s’en glorifier ou pour dénoncer comme à l’habitude les discriminations en cas d’échec … jusqu’aux prochaines élections. Notez que pour certains de ces dirigeants, échec ou pas, c’est une manière de se réaliser professionnellement, de vivre et de continuer à exister sur le dos de leurs compatriotes au nom de leurs propres intérêts et sous couvert de la défense collective et médiatique des populations noires de France et en France.

* Lucien Pambou est candidat investi par l’UMP aux cantonales à Alfortville, en France, à l’occasion des élections cantonales et municipales des 9 et 16 mars
http://pambou.lucien.over-blog.com

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faire vos commentaires en ligne à l’adresse suivante www.pambazuka.org

Cet article est aussi paru sur le site Grioo.com





Arts & livres

Burkina : Un film sur la vie des chercheurs d'or

2008-01-30

http://www.afrik.com/article13490.html

La vie des orpailleurs d’une mine burkinabé, c’est le sujet du premier long métrage du cinéaste Laurent Salgues. Rêves de poussière est le résultat d’une histoire d’amitié entre le cinéaste et les orpailleurs d’Essakane, ville minière du Burkina Faso. Le réalisateur explique qu'il voulait montrer la dignité et la fierté de ces hommes chez qui l’on perçoit un mélange d’espoir et de désespoir.


Côte d'Ivoire : De jeunes écrivains pour sensibiliser les adolescents sur le SIDA

2008-01-30

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3951

Pour de jeunes écrivains ivoiriens, lauréats d'un concours national dénommé "Ecrire pour vivre", les adolescents (12-16 ans) ont également besoin d'être sensibilisés sur la pandémie, et il n'y a pas meilleur moyen de leur transmettre le message qu'à travers des écrits à leur portée. Dans la nouvelle du principal lauréat du concours, Seydou Coulibaly, l'auteur parle d'une lettre écrite à un ami de son âge par Zié, un enfant-soldat âgé de 14 ans, qui vit à Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire.


Guinée Bissau : Parution d'une biographie de Amilcar Cabral

2008-01-26

http://www.grioo.com/ar,parution_d_une_biographie_de_amilcar_cabral,12763.html

L'écrivain et journaliste angolais, Antonio Tomas à lancé le 24 janvier, à Praia, son livre intitulé "Le faiseur des Utopies -une biographie de Amilcar Cabral". Il s'agit de la première œuvre du genre sur le leader nationaliste de la Guinée- Bissau et du Cap-Vert. Antonio Tomas, doctorant en Anthropologie à l'Université de Columbia (Etats-Unis), a déclaré qu'il a pris plus de cinq ans pour rédiger le livre, sur la base de recherches dans des archives du Portugal, de la France, des Etats-Unis, de la Guinée- Bissau et du Cap-Vert. Il a aussi eu des entretiens avec plusieurs compagnons, parents ou compatriotes de Amilcar Cabral.


Maroc : Polémique autour du film l'Affaire Ben Barka

2008-01-29

http://fr.allafrica.com/stories/200801290068.html

L'Affaire Ben Barka, le téléfilm en deux parties diffusé la semaine dernière sur France 2, suscite la polémique en France, notamment avec la famille du disparu. Ce docu-fiction développe une des hypothèses sur la disparition du leader marocain qui «relève de la fiction, même si elle s'appuie sur des faits historiques». Principal grief, émis notamment par Bachir Ben Barka, fils de Mehdi Ben Barka, le film tend à dédouaner le défunt roi Hassan II, et à charger deux «éminents exécutants d'une décision prises au plus haut niveau», aujourd'hui disparus : Mohamed Oufkir et Ahmed Dlimi.





Zimbabwe

Les élections générales fixées au 29 mars

2008-01-29

http://www.grioo.com/ar,les_elections_generales_fixees_au_29_mars_au_zimbabwe,12793.html

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a fixé la date des élections générales au 29 mars prochain, a annoncé samedi le gouvernement. Lors des pourparlers avec le gouvernement sous la médiation du président sud-africain, Thabo Mbeki, l'opposition s'est opposée à l'organisation des élections en mars. Elle avait fait pression sur le gouvernement pour que le scrutin soit reporté au mois de juin afin de permettre au pays d'adopter des réformes électorales et une nouvelle constitution. Elle avait aussi menacé de boycotter les scrutins si ces conditions ne sont pas remplies au préalable.


Les enseignants en grève illimitée pour de meilleurs salaires

2008-01-29

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP35238lesenserial0

Les enseignants des écoles publiques du Zimbabwe ont entamé le 27 janvier une grève illimitée pour obtenir de meilleurs salaires. Selon leurs responsables syndicaux, cette décision avait été prise après que le gouvernement eut ignoré leur demande. Le salaire de base (mensuel) des enseignants au Zimbawe est de 141 millions de dollars zimbabwéens (soit 28 USD selon le taux le plus généralement utilisé au marché noir)". Ils réclament un salaire de base mensuel de 1,7 milliard de dollars zimbabwéens ainsi que 352 millions d'allocation transport et 240 millions pour d'allocation hébergement.





Moniteur de l'Union Africaine

Divergences sur la feuille de route pour le Gouvernement de l’Union

2008-01-29

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=53450

Les divergences persistent sur le processus de mise en place du Gouvernement de l'UA. Les propositions relatives à l’élaboration de la feuille de route et du calendrier devraient être ’’pratiques et fondées’’ sur les réalités des différents processus d’intégration régionale, ont estimé les membres du Comité ministériel sur le Gouvernement de l’Union, dans un rapport soumis au Conseil exécutif de l'UA) qui se réunit depuis le 27 janvier 2008 à Addis Abeba. Cependant l'unanimité ne s'est pas faite sur la question de savoir si la feuille de route doit être proposée maintenant.


Kadhafi menace d'abandonner l'Afrique si le continent ne s'unit pas vite

2008-01-30

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP65528kadhaetivsa0

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a menacé, le mardi 29 janvier, de "tourner le dos" à l'Afrique et de se tourner vers d'"autres alternatives", si le continent ne s'unit pas rapidement, lors d'une conférence de presse à Tripoli. "Si l'unité ne se réalise pas, la Libye va tourner le dos à l'Afrique et se tournera vers une autre alternative, arabo-méditerranéenne ou euro-méditerranéenne", a-t-il dit à la veille de son départ pour le 10e sommet de l'Union africaine (UA). Le colonel Kadhafi a menacé également de réorienter les investissements libyens en Afrique vers des pays arabes ou méditerranéens.


L’intégration du NEPAD dans l’UA souhaitée

2008-01-29

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=53455

Le respect par les Etats africains de leurs engagements financiers vis-à-vis du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) a été recommandé par le haut panel des personnalités dans son rapport très attendu à Addis-Abeba où s’ouvre, le 30 janvier 2008, le douzième sommet ordinaire de l’Union africaine (UA). Le panel consacre un chapitre entier au NEPAD dans son rapport, faisant la genèse du projet et auscultant son mécanisme de fonctionnement pour découvrir des chevauchements d’activités avec l’UA.


Le Conseil exécutif de l’UA met l’accent sur la dimension politique des APE

2008-01-29

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=53355

Le Conseil exécutif de l’Union africaine considère que la conclusion d’un accord de partenariat économique (APE), provisoire ou complet, a des incidences sur le reste de l’Afrique. Les ministres, qui ont fait leurs les conclusions des ministres du Commerce, estiment, dans un rapport, qu’aucune région de l’Afrique ne devrait signer un APE avec l’Union européenne (UE) "tant que le projet d’accord n’aurait pas été soumis et examiné au niveau continental ». Plusieurs pays africains ont déjà paraphés ces accords.


Un panel de treize personnalités africaines passe l'UA à la loupe

2008-01-29

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA34018unpanepuola0

Un haut panel des personnalités éminentes, formé au lendemain du sommet d'Accra en juillet 2007,travaille dans le but de conduire un audit institutionnel de la Commission de l'Union africaine en vue de rationaliser ses structures et la rendre plus opérationnelle, plus efficace et plus autonome. Les hommes et les femmes qui le composent viennent d'horizons professsionnels et régional divers. En plus de ses membres, le panel s'est attaché les services de personnes-ressources. Ses conclusions seront à l'ordre du jour du sommet des chefs d'Etat qui s'ouvre le 30 janvier.





Femmes & genre

Le Panel des personnalités milite pour une parité homme-femme au sein de l’UA

2008-01-29

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=53442

Le haut panel des personnalités chargé d’effectuer un audit de l’Union africaine (UA) a recommandé à la Conférence des chefs d’Etat, prévue le jeudi 30 juin à Addis-Abeba, l’application de la parité du genre à tous les niveaux du personnel de l’institution panafricaine. La Commission est même invitée à élaborer un programme garantissant l’intégration des femmes dans toutes les activités de l’UA dont le travail de promotion de la femme africaine.


RD Congo : Malgré la paix qui s'installe, les viols continuent

2008-01-27

http://www.irinnews.org/fr/pays.aspx?Region=GL&Service=FRE

Malgré la fin des opérations militaires et le désarmement des miliciens dans le nord-est de la République démocratique du Congo, les viols et autres violences sexuelles restent fréquents, selon la communauté humanitaire. Si la plupart de ces actes étaient auparavant imputables aux hommes en uniformes, aujourd’hui, bon nombre des auteurs de viols sont des civils. Selon le rapport de Médecins sans frontières-Suisse, publié en novembre 2007, chaque mois depuis 2003, 30 à 500 patients déclarent avoir été victimes d’une agression sexuelle en Ituri.





Droits humains

Global : Huit ans de prison pour les membres de l’Arche de Zoé

2008-01-29

http://www.afrik.com/article13479.html

Le tribunal de Grande Instance de Créteil, en France, a requis, le lundi 28 janvier, huit ans de prison à l’encontre des membres de l'organisation humanitaire Arche de Zoé. A l’occasion du verdict, le juge français en charge de cette affaire a officiellement mis hors de cause la justice tchadienne, en déclarant le jugement de la Cour criminelle de N’Djamena valable. Ils sont accusés d'avoir voulu enlever une centaine d'enfants du Tchad présentés comme des orphelins du Darfour pour les faire adopter en France.


Guinée : De hauts gradés de la police jugés pour violences

2008-01-27

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4862

Pour la première fois en Guinée, trois hauts gradés de la police, accusés d’avoir commis des violences contre des avocats, doivent s’expliquer devant la justice. Plus conscients de leurs droits, une majorité de citoyens ne veulent plus se laisser intimider par les hommes en tenue et soutiennent le combat des hommes de loi. Le procès, qui a débuté le 11 janvier dernier et suspendu pour calmer les esprits, a repris le 25 janvier. Une pause décidée pour permettre de calmer les esprits… Au sortir de la première audience, policiers et avocats se sont en effet bagarrés comme des chiffonniers.


Nigeria : Un réseau de trafic d'enfants démantelé

2008-01-27

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76432

Les autorités nigérianes ont commencé à identifier les parents des 105 enfants retrouvés entassés dans un camion la semaine dernière, des enfants qu’elles soupçonnent d’être destinés à la mendicité ou au travail domestique alors que leurs parents les avaient confiés à des étrangers, qui avaient promis de les nourrir et de les scolariser. À l’échelle mondiale, le trafic d’enfants est l’un des crimes organisés les plus prospères ; il fait environ 1,2 million de victimes par an, dont 32 pour cent d’Africains, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).


Tchad : La société civile dénonce un retour à la dictature

2008-01-29

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=53436

Les associations de défense de droits de l’Homme et l’Union des syndicats du Tchad, la plus grande centrale syndicale du pays, ont dénoncé «un retour au galop de la dictature au Tchad», dans un communiqué conjoint rendu public le 28 janvier. Le communiqué condamne notamment les tracasseries faites à la presse, avec leur cortège d’arrestations et de fermeture des journaux et radios privés.


Tunisie : Ben Ali veut-il vraiment faire respecter les droits de l’homme ?

2008-01-30

http://www.afrik.com/article13486.html

Le président tunisien a déclaré la semaine passée qu’il désirait promouvoir les droits humains dans son pays, alors qu’il recevait les vœux du corps diplomatique. Souhayr Belhassen, à la tête de la Fédération internationale des droits de l’homme, craint « un effet d’annonce ». Précisions de cette militante tunisienne, qui revient également sur les droits de l’homme en Afrique. Est-ce le début d’une ère nouvelle dans le pays maghrébin, régulièrement épinglé pour non respect des droits humains ? Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), en doute.





Réfugiés & migration forcée

Mauritanie : Les opérations de retour des réfugiés commencent

2008-01-29

http://www.afrik.com/article13478.html

Un premier contingent d’une centaine de réfugiés mauritaniens (une quinzaine de familles) est arrivé le 28 janvier dans la ville de Rosso, (200 kilomètres de Nouakchott) frontalière du Sénégal. Le retour des réfugiés mauritaniens se trouvant au Sénégal et au Mali depuis 1989 est l’un des axes prioritaires du président Sidi Mohamed Ould Abdallahi. Des dizaines de millliers de Négro-Mauritaniens avaient été expulsés de leur pays suite à une crise entre le Sénégal et la Mauritanie.


Mauritanie : 3 257 immigrants clandestins appréhendés en 2007

2008-01-29

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=53453

Quelque 3.257 immigrants clandestins, originaires pour la plupart d’Afrique subsaharienne, ont été arrêtés par les services de police de la ville mauritanienne de Nouadhibou au cours de l’année 2007 et expulsés vers leurs pays d’origine. Selon le chef de la police de Nouadhibou, toutes les opérations d’interception de drogue ont été effectuées grâce à des « renseignements extérieurs, ou par pure coïncidence ». Il a dénoncé à ce propos « la réticence des citoyens à coopérer avec la police, surtout quand il s’agit de localiser un lieu de cache d’immigrés clandestins ».





Elections & gouvernance

Afrique du Sud : La bataille de positionnement fait toujours rage, à l’ANC

2008-01-29

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=53396

L’élection de Jacob Zuma à la direction du Congrès national Africain continue de susciter des tensions, des déclarations ayant circulé le lundi 28 janvier dans le pays, selon lesquelles, le nouveau président de la formation au pouvoir en Afrique du Sud ne serait qu’un faire valoir pour d’autres postulants, qui n’attendraient que le moment opportun, pour l’éjecter et prendre la place, si l’occasion se présentait. Ce sentiment a été renforcé par une déclaration du chef du Mouvement démocratique uni, Bantu Holomisa, révélant que le Parti communiste sud-africain s’était servi de la popularité de Zuma pour s’imposer.


Mauritanie : La pression monte pour rompre les relations avec Israël

2008-01-29

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP91338laprelarsic0

Le président de l'Assemblée nationale de Mauritanie, un de rares pays de la Ligue arabe à avoir des liens diplomatiques avec Israël, a appelé à "reconsidérer" des relations qualifiées de "honteuses" avec l'Etat hébreu, accentuant ainsi la pression sur les autorités. C'est la première fois qu'un responsable mauritanien demande, officiellement et à ce niveau du pouvoir, de "reconsidérer" ces relations, établies en 1999.


Kenya : Négociations sur fond de tension exacerbée

2008-01-30

http://www.lefigaro.fr/international/2008/01/30/01003-20080130ARTFIG00365-apres-le-meurtre-d-unelu-le-kenya-retourne-au-chaos.php

Afin d'endiguer les violences, la police a reçu l'ordre de «tirer pour tuer» les pillards et toute personne armée déambulant dans les rues. L'annonce est faite au moment où, à Nairobi, les premiers pourparlers officiels entre le président kenyan Mwai Kibaki et son rival Raila Odinga se sont ouverts le 29 janvier. Mais la situation a empiré avec l'assassinat du député Melitus Mugabe Were appartenant au parti de ce dernier, le Mouvement démocratique orange.





Afrique & Chine

La coopération sino-africaine, une opportunité et non une menace

2008-01-29

Au cours d'un colloque international qui s'est ouvert jeudi à Dakar sous le thème : "l'Afrique et l'Europe dans la nouvelle géopolitique mondiale", l'ambassadeur de Chine au Sénégal a déclaré que "la Chine est une opportunité au lieu d'être une menace pour l'Afrique". Le diplomate chinois s'est attaqué aux "points de vue négatifs" aux relents occidentaux sur les sujets aussi divers que les échanges commerciaux sino-africains, l'exploitation par la Chine de produits miniers dans le continent africain, l'impact de la présence d'entreprises chinoises sur l'environnement de l'Afrique, entre autres.


Un nouvel horizon économique pour la Chine et l'Inde

2008-01-29

http://fr.allafrica.com/stories/200801290509.html

Les entreprises chinoises et indiennes sont de plus en plus actives en Afrique subsaharienne, et l'intérêt qu'elles portent à ce continent est bien plus qu'une simple ruée vers les ressources naturelles, indique un nouveau livre de la Banque mondiale. Intitulé Africa's Silk Road: China and India's New Economic Frontier, ce livre indique que les exportations de l'Afrique vers l'Asie ont triplé ces cinq dernières années, faisant de celle-ci le troisième partenaire commercial des pays africains derrière l'Union européenne (32 %) et les États-Unis (29 %). Les apports d'investissement direct étranger : ceux en provenance de Chine s'élevaient ainsi à 1,18 milliard de dollars au milieu de 2006, indique l'étude.





Corruption

Cameroun : Les pots-de-vin chassent les malades des hôpitaux publics

2008-01-27

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4863

Au Cameroun, fatigués d’être rançonnés dans les hôpitaux publics pour des soins qu’ils jugent médiocres, les patients se ruent vers les centres de santé confessionnels, où ils sont mieux accueillis et traités sur un pied d’égalité. En outre, dans la plupart des hôpitaux publics, infirmiers, laborantins et médecins ne travaillent convenablement que s'ils ont au préalable touché des pots-de-vin.Selon un rapport de Transparency International de 2007, la santé est le 9e secteur le plus corrompu au Cameroun.


Madagascar : Le système judiciaire sous l'emprise de la corruption

2008-01-30

http://fr.allafrica.com/stories/200801300604.html

Le système judiciaire à Madagascar est jugé par les citoyens comme étant le plus corrompu. Il vient après la police de la circulation, le bureau s'occupant des permis de conduire, le service des domaines et les communes urbaines. Le coût élevé des pots-de-vin est le plus grand obstacle à l'utilisation des tribunaux dans le pays, suivi de près par le fait que les décisions des tribunaux sont influencées par la corruption. D'après un sondage, les ménages malgaches dépensent en moyenne 3,6% de leur revenu annuel dans des pots-de-vin pour obtenir des services publics.





Développement

Afrique : Inquiétudes au sujet de cycle de Doha

2008-01-27

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3948

Des négociateurs africains sont inquiets que leurs préoccupations de développement soient mises sur la touche dans le Cycle des négociations de développement de Doha tant vanté à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). La conclusion -- cette année ou non -- de cette série, qui a raté deux dates limites précédentes, dépend de plusieurs questions concernent la lutte de pouvoir entre pays riches et pauvres au sujet de la prérogative des Etats à utiliser des politiques nationales pour garantir le développement.


Afrique du Sud : La pénurie d'électricité va porter un coup à la croissance

2008-01-30

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP62758lapnuecnass0

Le gouvernement sud-africain, qui prévoyait une croissance annuelle de 5% jusqu'à la fin de la décennie, risque de ne pas atteindre ne serait-ce que la moitié de ce chiffre, du fait de la pénurie d'électricité affectant la première économie du continent. En présentant son budget annuel en février 2007, le ministre des Finances, Trevor Manuel, avait dépeint un avenir radieux pour l'économie sud-africaine, tablant sur une croissance d'au moins 5% pour les années à venir. Mais le gouvernement a déjà admis devoir mettre son optimisme en veilleuse.


Cap Vert : Des ambitions pour sortir des «pays à revenu intermédiaire»

2008-01-26

http://www.grioo.com/ar,le_cap-vert_veut_se_hisser_au_sein_des_pays_developpes,12769.html

Le Premier ministre capverdien, José Maria Neves, a affirmé le 24 janvier, à Praia, que l'actuel qualificatif de "pays à revenu intermédiaire", collé au Cap-Vert, "n'est qu'une étape, dans la mesure où il prétend se hisser à la classe des pays développés". Le revenu par habitant, estimé à 190 dollars américains en 1975, s'est élevé à 2.439 dollars américains en 2006. Le taux de scolarisation, quant à lui, avoisine 100%, alors que l'espérance de vie se situe au-delà de 70 ans.


Global : Des universitaires dénoncent la politique de coopération de l'Europe avec l'Afrique

2008-01-26

http://www.grioo.com/ar,des_universitaires_critiquent_la_vision_economique_de_l_europe,12771.html

Plusieurs universitaires et hommes politiques africains et européens ont fustigé au cours d'un colloque international ouvert le 24 janvier à Dakar, la manière avec laquelle, l'Union européenne (UE) veut "imposer" sa vision dans ses rapports avec l'Afrique. Le sénateur communiste français, Robert Hue, président de la Fondation Gabriel Péri qui organise ce colloque sur le thème : "l'Afrique et l'Europe dans la nouvelle géopolitique mondiale" avec le Parti pour l'indépendance et le travail du Sénégal (PIT), a dénoncé que l'UE mette au premier plan de ses relations avec l'Afrique, "la gestion des flux migratoires par la constitution d'une Europe forteresse, tout en organisant avec la carte bleue un échange de compétences qui peut favoriser la fuite des cerveux".





Santé & VIH/SIDA

Bénin : Les autorités dédramatisent l'infection à VIH

2008-01-29

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3949

L'infection à VIH serait moins dramatique qu'on le pensait au Bénin, selon les statistiques révélées par la dernière Enquête démographique et de santé dont les résultats ont été rendus publics par le gouvernement le 22 janvier à Cotonou. Cette étude fait apparaître une prévalence à VIH de 1,2 pour cent au sein de la population béninoise. Ce taux était de 4,1 pour cent en 2001.


Botswana : Détection d’une souche de tuberculose extrêmement dangereuse

2008-01-27

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76380

Deux cas de tuberculose ultra-résistante (XDR-TB) ont été confirmés au Botswana, selon les autorités sanitaires du pays. « Les deux cas ont été détectés au cours d’un dépistage de routine de la tuberculose multi-résistante (MDR-TB) ». Le dépistage a également permis de confirmer 100 cas de MDR-TB. Les souches MDR-TB sont résistantes à au moins deux des principaux médicaments antituberculeux de première intention, tandis que les souches XDR-TB sont résistantes à la plupart des médicaments de première et deuxième intentions, ce qui limite considérablement les options thérapeutiques.


Rwanda : Fumer, c’est la honte, mais la loi anti-tabac tarde

2008-01-27

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4864

La campagne anti-tabac menée depuis 5 ans porte ses fruits et devrait être prochainement complétée par une loi rigoureuse. Quasiment plus personne ne fume dans les lieux publics, même ceux qui sont isolés. Envoyer les enfants acheter des cigarettes est désormais une honte. La publicité pour le tabac est interdite depuis août 2007. Interdiction est faite de circuler pour les véhicules qui portent des inscriptions publicitaires, etc. Pourtant, le projet de loi qui permettra de sanctionner les récalcitrants traîne. Le Ministère du Commerce lorgne en effet sur les impôts et taxes de 130 % sur le tabac.





Éducation

Kenya : Les déplacements de population compromettent l’éducation des enfants

2008-01-27

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76435

Des milliers d’écoliers kényans ne sont pas encore retournés à l’école pour la nouvelle année scolaire depuis que les résultats des élections du 27 décembre ont plongé plusieurs régions du pays dans le chaos, et leur absence laisse craindre les conséquences que le déplacement de population massif et l’instabilité continue qui règne dans le pays pourraient avoir sur l’éducation. Des parents disent craindre d’envoyer leurs enfants dans les établissements de la région, car ils risqueraient d’être attaqués par des communautés rivales ou des jeunes indisciplinés.





LGBTI

Global : Un film antillais invite à la tolérance pour l’homosexualité

2008-01-27

http://www.afrik.com/article13453.html

Le Festival international cinéma et femme (Fémi), qui se déroule jusqu’au 2 février en Guadeloupe, présente en sélection officielle un film résolument décalé : «Les Konxs». A travers son premier long-métrage, le réalisateur Julien Dalle désirait lancer un vibrant appel à l’acceptation de la différence. Pour faire passer le message, ce jeune homme de 28 ans a choisi le thème de l’homosexualité, encore mal vue aux Antilles. Dans cette interview il s'explique et aborde au passage d’autres thèmes, comme le racisme en France et aux Antilles.





Environnement

Egypte : Le Caire, une capitale qui ignore le silence

2008-01-30

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP25738lecaiecneli0

A une pollution de l'air record s'ajoute au Caire une cacophonie permanente qui en fait une des capitales du monde les plus insupportablement bruyantes, selon des études scientifiques. Klaxons, musique à tue-tête, appels à la prière lancés des hauts-parleurs, et circulation incessante, tous ces bruits tournent à la cacophonie dans une mégapole surpeuplée de 17 millions d'habitants.
Périodiquement, les autorités effectuent des études sur le niveau de la pollution sonore qui montrent une dégradation inexorable, aucun plan officiel n'étant annoncé pour réduire le vacarme urbain.


Global : Les ONG veulent pouvoir traîner les entreprises en justice

2008-01-27

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3947

Les entreprises peuvent être néfastes pour la vie des hommes. Au Forum de Davos, en Suisse, une coalition d'organisations non gouvernementales (ONG) entend leur demander des comptes. Par exemple, en Afrique, peu de gouvernements ont les moyens de mesurer l'impact des multinationales sur la pollution de l'eau. A la fin-janvier, les militants de cette coalition ont plutôt l'habitude de participer au Forum social mondial (FSM). Mais comme cette année le FSM est éparpillé à plusieurs endroits, ils ont opté pour son alter ego économique pour délivrer un message clair : vivre dans un environnement sain, ce n'est pas une option politique, mais un droit de l'Homme.





Média & liberté d'expression

Kenya : Comment les médias ont contribué aux violences

2008-01-27

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76392

Déclarations et chansons provocatrices diffusées sur les ondes des stations de radio vernaculaires et lors des réunions de partis, textos, emails, affiches, prospectus… tous, selon les analystes, ont contribué aux violences qui ont déchiré le Kenya à la suite des dernières élections. Des centaines d’habitations ont été incendiées, plus de 600 personnes ont été tuées et 250 000 autres ont été déplacées. Si les principaux médias, à la fois anglais et swahilis, ont été félicités pour leur impartialité, les émissions des radios vernaculaires ont été la source de vives préoccupations.





Plaidoyers & campagnes

Appel à la libération d’Ingrid Betancourt

2008-01-30

Amadou Lamine Sall

C’est loin l’Afrique mais pourtant si proche. En effet, seul l’océan atlantique nous sépare. A marrée basse, la Colombie, le Vénézuéla, le Brésil sont à portée d’une bonne marche à pied. L’Amérique latine n’est séparée de l’Afrique que par la mer. La dérive des continents, dit-on, il y a bien longtemps, a séparé nos maisons. C’est du Sénégal que je vous écris. C’est un pays qui vous fait face. Il n’a ni uranium, ni diamant, ni pétrole mais est riche de ses érudits, fins lettrés, solides intellectuels, mais également de redoutables politiciens ; un peuple ouvert, pieux, patient, solidaire et généreux.


Je vous écris avec respect, chers combattants. J’essaie de comprendre votre lutte. De ce côté là-bas du monde où vous vivez, Dieu a semblé y expérimenter sa terre de feu. L’histoire des guérillas a souvent donné à votre continent de divins héros. Les causes qu’ils défendaient, contestées ou non, justes ou injustes, étaient souvent liées, sinon toujours, à la défense des paysans, des faibles, des masses, des pauvres, des démunies.

Je vous écris pour vous parler de Ingrid Betancourt.

Je vous écris pour vous parler de la vie. Ce don unique et si merveilleux. Votre combat, je sais, a dû, au bout d’un choix sans retour, et au nom d’une cause qui prime sur tout, comme ce fut le cas chez les prophètes et les messies, destiner votre vie à l’aboutissement de votre combat idéologique. Elle n’a de prix que pour ce qu’elle a juré seule de servir : la foi en votre cause, l’espérance et l’utopie car l’utopie est féconde. La vie des autres, de vos ennemis ne compte que si elle peut servir à faire avancer votre lutte. Ce qui compte pour vous, avant, après, ensuite et enfin, c’est le couronnement de votre combat. Cela s’appelle d’un joli mais terrible mot : le sacrifice. Non, ce n’est pas de l’illumination, je le sais. L’illumination sert une fausse lucidité. Au pire, elle est un vase clos où la vanité et l’intelligence tournent sur elles mêmes, sans fin.

Je vous écris pour vous dire combien la vie est importante. Combien elle est sacrée. Elle devient encore plus sacrée, dès lors qu’elle est remplie d’autres vies : un enfant, un père, une mère, un amour, des êtres chers.

Ingrid Betancourt n’est pas votre ennemie. Sa détention ne se limite pas à elle seule. C’est nous tous qui sommes en détention : sa famille biologique, sa famille humaine, celle qui peuple la terre, celle qui vit d’espérance dont vous-mêmes, chers combattants des FARC car la Liberté est en détention.

Un combat comme le vôtre pourrait sembler reléguer l’amour au dernier plan. Et pourtant je ne veux et ne voudrais y croire. En chacun de nous, habite un passager clandestin : l’amour. Le papa du petit Emmanuel, fils de Clara Rojas que vous venez de libérer, n’est-il pas un des vôtres, un guérillero, un combattant ? N’a-t-il pas rencontré l’amour dans la détention de Clara ? Même si Clara et son fils ne partageront pas votre cause, tels qu’ils en ont été les victimes ; ils sont désormais des vôtres, quelque part, pour la vie et l’histoire de votre combat. Senghor aimait rappeler que « Quand deux peuples se rencontrent, ils se combattent souvent, ils se métissent toujours ».

Depuis l’Afrique, je voudrais vous demander ici de libérer Ingrid Betancourt. Au nom de l’amour et de la vie, libérez la ! Le monde entier vous en sera redevable. Vous gagnerez en noblesse et en grandeur. Ce n’est pas vrai que vous êtes incapables de grandeur. Tout aussi faux que seuls comptent vos intérêts, ceux de votre cause. Ne monnayez pas la vie d’Ingrid Betancourt. Ne négociez plus sa vie avec des politiciens qui en font le manteau et la fanfare de leur pouvoir. Faites donc mentir tous ceux qui pensent que seuls la drogue et les dollars conduisent à votre cœur. Tant pis si je suis naïf. Tant pis pour cette lettre écrite avec la seule foi d’un poète, d’un citoyen de la paix et de la liberté. C’est ma part d’Ingrid Betancourt !

A la télévision, j’ai vu les guérilleros des FARC qui accompagnaient dans la jungle, vers leur libération, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez. Ils ont embrassé les prisonnières avant de les regarder prendre l’hélicoptère. Cela m’a ému, car cet élan n’était pas préparé. Ces accolades, je les sentais sincèrement réciproques. Chacun, désormais, qu’il le veuille ou non, gardera quelque chose de la vie de l’autre. Cinq ans, sept ans de captivité, cela laisse forcément des marques, des sentiments, des souvenirs, des certitudes. On pourrait aisément croire que les sentiments, les principes chez des guérilleros et la notion même d’humanisme, sont des lignes parallèles qui ne se rencontrent jamais. L’histoire, et non la fiction, nous a enseignés le contraire. Il existe bien des combats et des causes décriés qui ont fini par écrire de belles pages d’histoire de l’humanité.

Ecrivez une page d’histoire en libérant Ingrid Betancourt ! Faites-nous don de la fraîcheur du matin d’un nouveau monde ! e proposez au monde une nouvelle fraternité ! Ne faites pas de votre révolution, une révolution manquée. Que ce ne soit pas seulement par la mort et la résistance, que vous « poursuivez votre règne sur les esprits et sur les cœurs ». Allez à l’acte humanitaire en libérant Ingrid Betancourt, la femme et la mère, la militante des droits et des libertés. La postérité en fera une ligne de crête. Qu’un jour tout proche, puisse le monde entier voir les enfants d’Ingrid Betancourt dans les bras de leur maman, une mère rendue à la beauté de la vie, à la tendresse et à l’affection des siens.

La guerre n’empêche pas les sentiments. C’est si long, sept ans, jour après jour…

* Amadou lamine Sall est poète, président de la maison africaine de la poésie internationale. Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faire vos commentaires en ligne à l’adresse suivante www.pambazuka.org





Nouvelles de la diaspora

Global : Un avocat malien en situation régulière en France menacé d'expulsion

2008-01-26

http://www.afrik.com/article13465.html

Etre immigré, légalement établi sur le territoire, n’est plus une sinécure dans l’Hexagone. Ni la durée de sa présence ni son niveau d’intégration en France ne peuvent désormais prémunir d’une expulsion. Me Abdoulaye Coulibaly peut en témoigner. L’avocat malien de 70 ans, vivant en France depuis 1962 et inscrit au barreau d’Aix-en-Provence depuis 28 ans, s’est vu signifier par un arrêté préfectoral du 1er octobre le refus du renouvellement de son titre de séjour et l’obligation de quitter l’Hexagone dans un délai d’un mois.


Global : Barack Obama candidat de tous les Américains

2008-01-29

http://www.afrik.com/article13482.html

Barack Obama continue de ne pas vouloir surfer sur la vague raciale dans la course à la Maison Blanche, bien qu’ayant rallié la majorité de l’électorat noir en Caroline du Sud, un Etat symbolique pour les premières primaires du Sud. La dimension nationale qu’il entend donner à sa candidature trouve un écho dans le soutien que lui a apporté la fille de John Kennedy, Caroline.


Mali : La police française a-t-elle tué Bakari Tandia ?

2008-01-30

http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=15998

Abou Bakari Tandia, jeune malien travaillant en France depuis treize ans, est mort le 25 janvier 2005 des suites de sa garde-à-vue au commissariat de Courbevoie, une petite ville en banlieue parisienne dans le département des Hauts-de-Seine, ancien fief du président Nicolas Sarkozy. A l'occasion du troisième anniversaire de sa mort, le collectif « Vérité et justice pour Abou Bakari Tandia » pointe du doigt les zones d'ombre de son dossier et demande ce qui s'est passé au commissariat de Courbevoie pour que Abou Bakari Tandia tombe dans le coma irréversible le 5 décembre 2004 ?





Conflits & urgences

Afrique : Le Maroc aurait accordé une base au commandement militaire américain en Afrique

2008-01-27

http://www.afrik.com/article13459.html

L’économiste français, Michel Rogalski, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a révélé le 24 janvier à Dakar, à l’occasion d’un colloque international sur les relations entre l’Europe et l’Afrique, qu’un accord serait intervenu tout récemment entre les Etats-Unis et le Maroc pour l’installation du 6ème commandement régional militaire américain (AFRICOM) dans le sud du royaume chérifien. Depuis la création d'Africom, il y a un an, les Etats Unis n'avaient pu lui trouver un pays d'accueil en Afrique.


Afrique : Mini sommet africain pour discuter du Darfour

2008-01-29

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA54258minisaulsev0

Huit chefs d'Etat africains, Hosni Mubarak de l'Egypte, Omar EL Bashir du Soudan, Idriss Deby du Tchad, Essaias Afewerki de l'Erythrée, Sidi Mohamed Ould Cheik Abdelahi de la Mauritanie, Omar Bongo du Gabon, Abdoulaye Wade du Sénégal et leur hôte Mouammar Kadhafi de la Libye, ont tenu un mini sommet sur le Darfour et ses effets sur les frontières soudanaises avec le Tchad et la Centrafrique. La rencontre a eu lieu le 27 janvier. Les présidents en ont profité pour expliquer les positions de leurs pays par rapport à l'ordre du jour du prochain sommet de l'UA.


Ouganda : La mort du vice-président de la LRA menace les pourparlers de paix

2008-01-30

http://fr.allafrica.com/stories/200801300035.html

La disparition présumée de Vincent Otti, commandant en second de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), devrait avoir des incidences sur les pourparlers de paix entre le mouvement rebelle et le gouvernement ougandais, dont la reprise est prévue cette semaine dans le Sud Soudan, selon les observateurs locaux. Ce décès, qui avait donné lieu à des conjectures, a été confirmé le 22 janvier par Riek Machar, vice-président du Sud Soudan et médiateur en chef dans le cadre des pourparlers de paix.


RD Congo : La peur de l'onde choc kenyan

2008-01-29

http://fr.allafrica.com/stories/200801290099.html

Près de 1000 morts en l'espace d'un mois au Kenya. On parle déjà de « génocide ». Le drame ne se passe pas pour autant loin de la République démocratique du Congo qui a déjà enregistré plus de trois millions de morts dans des circonstances analogues. Il s'agit là d'un véritable sujet d'interpellation, car l'onde des affrontements meurtriers au Kenya risque, une fois de plus, d'être ressentie en RDC, comme ce fut le cas en 1994 avec les massacres du Rwanda. Un nouveau danger à l'horizon.


RD Congo : Le gouvernement décrète un cessez-le-feu au Nord et Sud-Kivu

2008-01-27

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a décrété le jeudi 24 janvier un "cessez-le-feu" dans les provinces du Nord et Sud-Kivu (est), conformément à l'"acte d'engagement" pour la paix signé la veille par les groupes armés de ces provinces et le gouvernement. Mercredi à Goma, capitale du Nord-Kivu, tous les groupes armés congolais se sont engagés, pour la première fois depuis la fin de la dernière guerre en RDC (1998-2003), collectivement et publiquement, à un cessez-le-feu et à un désengagement progressif de leurs troupes sur le terrain.


Rwanda : Paris reconnaît une faute politique dans le génocide

2008-01-27

http://www.lefigaro.fr/international/2008/01/26/01003-20080126ARTFIG00528-kouchnerparis-a-commis-une-faute-politique-au-rwanda.php

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré le 26 janvier que la France avait «certainement commis une faute politique» lors du génocide rwandais de 1994. M. Kouchner, qui était en visite à Kigali et a été reçu par le président Kagamé, a affirmé : «On ne comprenait pas ce qui se passait. Mais il n'y a pas de responsabilité militaire». Le Rwanda accuse la France d'avoir soutenu les forces qui ont commis les tueries de 1994, ce que Paris a toujours nié.


Rwanda : Le génocide rwandais pèsera toujours sur l'ONU, selon Ban Ki-Moon

2008-01-30

http://afp.google.com/article/ALeqM5hOUhIWrHrHE_fu-Dn0gpk7AaEpNg

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a déclaré le 29 janvier, au cours de sa première visite au Rwanda que le génocide de 1994 continuerait longtemps à "hanter" les Nations unies et la communauté internationale, accusées par Kigali d'avoir laissé faire les massacres. "Les Nations unies ont tiré une leçon profonde du génocide (...)", a-t-il ajouté. Les autorités de Kigali dénoncent régulièrement la passivité de la communauté internationale, et notamment des Nations unies, durant le génocide de 1994, qui a fait 800.000 morts. L'ancien secrétaire général de l'ONU, M. Annan, s'est rendu en 1998 et en 2001 au Rwanda.


Sénégal : La pénurie d’eau, un obstacle au retour des déplacés casamançais

2008-01-27

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76433

Malgré la menace persistante des mines terrestres, les familles qui avaient fui la région de la Casamance (sud) depuis plusieurs années en raison des combats commencent progressivement à revenir dans leurs villages d’origine, mais le manque d’eau, destinée à la consommation et la reconstruction des habitations, dissuade bon nombre d’autres déplacés. Dans certains villages, abandonnés pendant quinze ans, les puits se sont effondrés ou sont pleins de débris. Des communautés entières ont été englouties par une forêt dense, et les habitations et autres bâtiments, construits généralement en banco, ont été détruits.


Tchad : Les présidents Déby, Bongo et Nguesso parlent de sécurité

2008-01-26

http://www.afrik.com/article13469.html

La sécurité à l'est du Tchad a été examinée le 24 janvier à Libreville, lors de la rencontre tripartite entre le président gabonais Omar Bongo Ondimba et ses homologues tchadien, Idriss Déby Itno et congolais Denis Sassou Nguesso. Les trois chefs d’Etat veulent contribuer à pacifier cette région frontalière du Tchad, de la République Centrafricaine et du Soudan et ont appelé les protagonistes à privilégier la voie du dialogue et de la négociation.





Internet & technologie

Global : Les succès de Barack Obama sur le Net

2008-01-26

http://www.afrik.com/article13454.html

Il y a un an, Eugene Robinson, un des éditorialistes du prestigieux quotidien américain The Washington Post comparait les sites des trois principaux candidats à l’investiture démocrate, pour les présidentielles américaines de 2008, qui n’étaient alors que des blogs. Selon lui, le candidat John Edwards était celui qui avait jusqu’ici fait le mieux usage de sa fenêtre sur le Net. Barack Obama semblait, pour sa part, encore très approximatif dans son approche d’Internet. Douze mois plus tard, les choses ont bien changé pour le jeune sénateur démocrate de l’Illinois.


Liberia : Suivre en ligne le procès de Taylor ne passionne plus

2008-01-27

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3946

Après une interruption de six mois, le procès de Charles Taylor a repris au Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) le 7 janvier. L'ancien président du Libéria est accusé de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre pendant la guerre civile en Sierra Leone (1991-2001), mais également de meurtre, de viol, d'asservissement, d'actes de terrorisme et de recrutement d'enfants soldats. Le procès peut être suivi en ligne, avec une demi-heure de retard. Passionnés au départ, les populations au Liberia semblent être plus désintéressés. Le faible accès à l'Internet est présenté comme une des raisons.





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