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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News 43: Le Sénégal : Un vent violent d’homophobie

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Zimbabwe, 5. Femmes & genre, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Mouvements sociaux, 9. Elections & gouvernance, 10. Développement, 11. Santé & VIH/SIDA, 12. Éducation, 13. Environnement, 14. Média & liberté d'expression, 15. Bien-être social, 16. Plaidoyers & campagnes, 17. Nouvelles de la diaspora, 18. Conflits & urgences, 19. Internet & technologie

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Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2008-02-15

CHRONIQUE : Le Sénégal balayé par un vent violent d’homophobie.
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Afrique du Sud : A l’ombre de Jacom Zuma.
ZIMBABWE : Des roses pour prêcher la paix.
FEMMES ET GENRE : Soudan : Des femmes profitent du sommet de l’UA pour exiger la paix.
DROITS HUMAINS : Maroc : Campagne pour la liberation des détenus politiques.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Afrique : L’Angola et la RD Congo s’attaquent à l’immigration clandestine.
MOUVEMENTS SOCIAUX : Mozambique : Retour à la normale à Maputo après les émeutes.
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Guinée : Vers l’organisation des legislatives en fin 2008.
DEVELOPPEMENT : Côte d’Ivoire : Velléités de sortie de la Zone franc.
SANTE ET VIH/SIDA : Bénin : Le collectif des praticiens hospitaliers en grève depuis un mois.
EDUCATION : Kenya : Le programme de gratuité de l’enseignement secondaire lancé.
ENVIRONNEMENT : Afrique : La ruée vers le biocarburant.
MEDIA ET LIBERTE D’EXPRESSION : Egypte : Nouvelle arrestation d’une réalisatrice d’Al Jazeera.
PLAIDOYERS ET CAMPAGNES : Sénégal : L’homosexualité ne doit plus être un crime.
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Global : La diaspora entre le développement du continent et de la patrie d’accueil.
CONFLITS ET URGENCES : Burkina : L’opposition condamne l’appui de Paris à Idriss Déby.
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Microsoft s’engage à former les gouvernants africains aux Tic
BIEN-ETRE SOCIAL : Guinée : De plus en plus d’enfants dorment dans les rues.





Chroniques

Le Sénégal balayé par un vent violent d’homophobie

2008-02-15

Tidiane Kassé

Jamais l’homosexualité n’a constitué un débat aussi vif au Sénégal. Des positions violentes se sont élevées pour appeler à la lapidation, voire au meurtre d’homosexuels, après que la presse a eu à publier les photos d’un mariage présumé célébré dans ce milieu. Ce n’est pas la première fois que l’homophobie se manifeste dans ce pays. Par contre son ampleur est inédite, du fait que pendant une dizaine de jours l’événement a ainsi fait les gros titres des médias. Autre fait inédit : l’implication de plusieurs organisations de défense de Droits de l’homme, généralement en marge d’un tel débat, qui ont assumé des appels au respect des droits et libertés pour les homosexuels, allant jusqu’à exiger la dépénalisation de l’homosexualité.

L’affaire éclate en début février 2008. Suite à la publication, par un magazine sénégalais, de photos d’un mariage entre homosexuels, qui se serait déroulé un an plus tôt, les médias s’emparent de l’histoire. Mais les développements ne se limitent pas aux colonnes des journaux et aux émissions des radios et télé. En effet, la police intervient et procède, dans la nuit du 2 au 3 février, à l’interpellation de cinq personnes présumées coupables de faits «contre nature». Toutes ont été identifiées sur les photos prises lors de la cérémonie de mariage et publiées dans la presse. Le 6 février, la police procède à leur libération après plusieurs jours d’enquête. Mais le dossier n’est pas encore clos.

Les charges qui pèsent sur les homosexuels, et pourraient les amener à en répondre devant la justice, tiennent au fait que l’acte homosexuel constitue un délit puni par le Code pénal sénégalais. Les peines peuvent aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement, en plus de 100 000 F (environ 150 euros) à 1 500 000 F Cfa (environ 2 200 euros) d’amende. Pour l’opinion publique en général, il fallait une application rigoureuse de la loi. Une position dont les médias se sont largement fait les échos, en plus des commentaires indignés des journalistes eux-mêmes. Dans un pays à 95% musulman, pour 5 % de chrétiens, les autorités étaient ainsi invitées à se montrer fermes pour condamner, voire éradiquer l’homosexualité.

Dans ce contexte d’homophobie quasi généralisée, l’élargissement des cinq personnes interpellées a entraîné un déchaînement de passions plus vives encore. Dans la presse, on pouvait lire : «Cette libération, c’est de la provocation. Ceux qui sont à la base de cette libération sont de connivence avec les homosexuels. Mais il n’y a pas de place dans ce pays pour l’homosexualité». Ou encore : «Dieu a fait tomber la malédiction sur le peuple de Loth qui s’adonnait à cette pratique. Et la colère de Dieu ne se limite pas aux seuls fautifs». Un autre ajoute : «La libération des homosexuels peut avoir des répercussions dangereuses pour la société. L’homosexualité a toujours existé dans notre société, mais avant elle n’avait pas une telle ampleur». D’autres sont allés plus loin dans leurs jugements, pour lancer des appels au meurtre à travers les ondes des radios qui ont organisé des débats sur la question.

Parmi les positions les plus dures, figurent celle d’un leader religieux musulman, député à l’Assemblée nationale et responsable d’un parti politique, M. Mbaye Niang. Le vendredi 15 février, il se propose d’organiser une marche pour dénoncer l’homosexualité et la libération des homosexuels. Ces derniers jours, il a entrepris une tournée auprès de différentes familles religieuses pour les en informer et recueillir leur soutien. Déjà, le vendredi 8 février, recommandation avait été faite aux imams de consacrer leurs sermons pour la prière à l’homosexualité et à la dépravation des mœurs.

Dans sa croisade, M. Niang interpelle les autorités qu’il accuse de laxisme pour avoir libéré les homosexuels, mais aussi pour avoir affiché un silence total sur cette affaire. Il se propose même d’aborder la question au niveau de l’Assemblée nationale. Pour l’heure, le sujet semble gênant pour les autorités qui ne sont jamais prononcées sur cette affaire. Ce sont plutôt des organisations de la société civile qui sont montées au créneau, pour aller à contre-courant de l’opinion publique.

Le premier à s’élever contre l’homophobie généralisée est M. Malick Ndiaye, sociologue, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il dirige aussi le Cercle des intellectuels du Sénégal, une structure qui s’implique dans tous les débats émergeant au sein de la société sénégalaise. Intervenant sur une des principales radios de Dakar, M. Ndiaye s’est élevé, dès le début des interpellations, contre les propos violents et la stigmatisation des homosexuels. Pour lui, au-delà des convictions personnes qu’on peut avoir, il importe de respecter les orientations sexuelles des autres, pour autant que cela relève de leur vie privée. Cette intervention lui a valu des commentaires indignés et des attaques verbales dans les médias.

L’indignation est devenue plus vive, quand des organisations françaises comme Sidaction, Act up et Aides ont publié un communiqué, le 5 février, pour s’élever contre les interpellations des homosexuels et les menaces proférés à leur endroit. Allant plus loin qu’un appel au respect des Droits de l’homme, ces activistes, dénonçaient une hypocrisie de la part du gouvernement sénégalais qui fait de l’homosexualité affichée un délit, alors qu’il finance un programme de lutte contre le sida destiné à ce groupe vulnérable.

Cette sortie des organisations françaises a eu pour effet de braquer l’opinion publique sénégalaise sur une «internationale de l’homosexualité» qui défend ses représentants locaux et par la même occasion renforcer les opinions selon lesquelles les personnes interpellées bénéficient de protection en haut lieu. Mais leur intervention semble avoir servi de déclic au sein la société civile sénégalaise. Le 6 février, au lendemain de la libération des homosexuels, et alors que les appels à la lapidation se faisaient plus forts dans les médias, la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’homme (Raddho) a publié un communiqué pour dire «non à l’homophobie, oui à la tolérance». Elle mettait aussi l’accent sur «une hypocrisie de la société» sénégalaise, violemment braquée contre des orientations sexuelles qu’elle «a toujours tolérées». La Raddho fondait son argumentaire sur la Déclaration de Durban et la Déclaration universelle des Droits de l’homme, et insistait sur le fait, pour le Sénégal, de se conformer aux législations internationales. La Raddho soulignait aussi la responsabilité des journalistes, les appelant à «faire preuve de discernement» et de bannir les «articles suscitant la haine, l’homophobie et l’intorlérance».

Dans la foulée, un communiqué conjoint signé par la Fédération internationale des ligues des Droits de l’homme, la Raddho, l’Union interafricaine des Droits de l’homme, Amnesty International Sénégal, l’Association internationale gay et lesbienne, entre autres, interpellait à nouveau les autorités sénégalaises. La déclaration leur demande «d’assurer le respect de l’intégrité physique et morale des personnes mises en cause dans cette affaire et plus généralement de condamner avec la plus grande fermeté les actes homophobes susceptibles de porter atteinte à l’intégrité physique et morale des personnes homosexuels».

Cet appel s’accompagne d’une exigence pour la dépénalisation de l’homosexualité. Cette requête, un avocat sénégalais l’a renforcée en soutenant que la Constitution du pays s’inscrit dans une telle dynamique, quand elle souligne, dans son article 7, alinéa 2, que «chaque individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, au libre développement de sa personne». Cette référence au «libre développement» de la personne couvre, selon lui, les orientations sexuelles que peut avoir l’individu.

Par contre, l’affaire n’a pas encore fait réagir la communauté anti-sida du Sénégal. Aussi bien le Conseil national de lutte contre le sida que la société civile qui s’active dans la réponse à l’épidémie. Cependant, on apprend que des réunions ont été organisées dans ce milieu pour étudier les voies et moyens de mieux «gérer les impacts possibles» de cette affaire. Car si le Sénégal est cité comme un exemple en matière de lutte contre le Vih et le sida, c’est, entre autres, en raison de la prise en charge qui se développe à l’endroit des groupes vulnérables. Parmi eux, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. Or si le taux de prévalence affiché au Sénégal est de 0,7%, les chiffres se montent à 21,5 % dans ce milieu, selon une enquête menée en 2004 dans trois régions sur onze. Les études ont aussi montré qu’il s’agit d’un groupe passerelle, à cause de la bisexualité qui fait qu’il ne s’agit pas d’un groupe ferme sur lui même, mais bien en relation avec la communauté.

Or, dans les dénonciations qui ont été faites de l’homosexualité, certains n’ont pas manqué de s’élever contre le fait que le gouvernement finance la prise en charge de ce groupe, dans le cadre de la lutte contre le sida. La crainte, pour les acteurs de la réponse à l’épidémie, est de voir à nouveau s’installer une relation homosexualité = sida. Une telle issue porterait un coup au programme anti-sida du Sénégal, dont l’une des forces est d’avoir pu impliquer les autorités religieuses dans la sensibilisation et la mobilisation pour les changements de comportement.

Au-delà des libertés individuelles et des préceptes religieux qui s’affrontent autour de cette affaire de mariage homosexuel, cet enjeu santé publique lié au sida est important. Mais il passe encore au second plan.

* Tidiane Kassé est rédacteur en chef intérimaire de la version française de Pambazuka News.


* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faire vos commentaires en ligne à l’adresse suivante www.pambazuka.org





Commentaires & analyses

Afrique du Sud : À l’ombre de Jacob Zuma

2008-02-13

http://alternatives-international.net/article1728.html

En décembre dernier [2007] Jacob Zuma a été élu président de l’ANC. Dans la tradition du parti, le dirigeant du parti au pouvoir devient le candidat à la présidence. Ceux qui ont voté pour Zuma supposent qu’il sera le prochain président d’Afrique du Sud et remplacera Thabo Mbeki lors des élections nationales de 2009. La nouvelle de l’élection de Zuma a provoqué une onde de choc dans les milieux d’affaires. La bourse de Johannesburg a connu une crise temporaire et la presse internationale a prédit un renversement de la stabilité.


L'accord secret qui lie la France au Tchad

2008-02-13

David Servenay

"Nous avons un accord avec le Tchad, nous mettrons en oeuvre cet accord." Le ministre de la Défense, Hervé Morin, s'est-il trop avancé, le jeudi 31 janvier à Washington, en évoquant la crise tchadienne? Officiellement, la France et le Tchad sont liés par un accord bilatéral "d'assistance logistique et de renseignement". Mais il existe aussi un accord secret toujours en vigueur... Dans le laboratoire des liens militaires franco-africains, les africanistes ont coutume de décrire le Tchad comme le coin supérieur droit du pré carré. S'il tombe, alors tout l'édifice s'écroule. Une vision un peu mécanique, mais qui a toujours inspiré les chefs des Armées de la Ve République.

Le Tchad fait en effet partie des premiers signataires des accords de défense ratifiés par la France dans la période des indépendances. Puis, en 1976, sous l'impulsion de Valéry Giscard d'Estaing, les deux pays remplacent l'accord de défense par un accord de coopération militaire technique. La principale différence de ce type d'accord tient au contenu de l'article 4, qui définit le cadre d'intervention des forces françaises: "Les personnels militaires français servent dans les forces armées tchadiennes avec leur grade. Ils revêtent l'uniforme tchadien ou la tenue civile suivant les instructions de l'autorité militaire tchadienne. (...) Ils ne peuvent en aucun cas participer directement à l'exécution d'opérations de guerre, ni de maintien ou de rétablissement de l'ordre ou de la légalité." En théorie, les soldats français de la coopération militaire n'ont pas le droit de faire la guerre.

En pratique, il suffit qu'ils soient en dehors de ce cadre de coopération pour jouer un rôle actif. Tous les observateurs ont en mémoire le massif déploiement aérien d'avril 2006 qui, non content d'effrayer les rebelles, avait surtout permis de fournir aux forces tchadiennes des renseignements indispensables pour mettre en déroute la colonne de pick-up menaçant N'Djaména. Une convention secrète de maintien de l'ordre remontant à l'indépendance. Cette précision sur le "maintien de l'ordre" n'est pas anodine, car dans plusieurs états africains, une convention secrète de maintien de l'ordre a été signée, dès les années 60, pour garantir aux potentats locaux la tranquillité. Une sorte d'assurance-vie ou plutôt d'assurance de conserver le pouvoir.

Ces textes secrets prévoient une intervention, à la discrétion du président de la République française, en faveur des présidents africains qui en font la demande :

- Premier point : la France "peut" intervenir, mais n’a aucune obligation de le faire. C’est à la discrétion du président de la République française, seul décisionnaire sur ce sujet. La demande passe par l’ambassadeur de France.

- Deuxième point: c’est le chef de l’Etat africain qui formule sa demande "dans une situation particulièrement grave". Laquelle situation n’est pas plus détaillée : il n’est pas fait mention d’agression extérieure ou de menace quelconque. Les termes restent suffisamment vagues pour justifier toute demande.

- Troisième point: le commandement des troupes locales et l’usage du feu sont immédiatement transférés à l’officier français envoyé sur place. Ces textes seraient toujours en vigueur, si l'on en croit du moins les explications données, en mars 2006, par le général Henri Bentégeat au Sénat, qui venaient compléter ces propos de 2002 tenus à l'Assemblée nationale: "Personne n'imagine aujourd'hui une application des accords de défense en dehors des situations ne correspondant pas à une agression extérieure, même si certains accords de défense passés par la France comportent des clauses secrètes prévoyant des cas d'intervention plus larges."

En résumé, si la France n'intervient pas, ce n'est pas parce que le cadre réglementaire le lui interdit, mais bien sur une décision politique. Un sujet auquel le législateur devrait s'attaquer, car ces textes semblent bien obsolètes dans le contexte actuel.

L'histoire du Tchad prouve que les nouveaux accords des années 70 n'ont rien changé à la conception foccaro-gaulliste de l'Afrique. Aussitôt conclus, les nouveaux accords de coopération vont se doubler d'un dispositif ad hoc baptisé «Dami», qui signifie Détachement d'assistance militaire et d'instruction. Officiellement, il s'agit de promouvoir une coopération plus légère, plus efficace et plus professionnelle.

En fait, les Dami, composés de troupes issues des forces spéciales -très souvent les 1er et 8e RPIMa-, vont devenir des unités de renseignement et de protection du pouvoir en place. Placés du sommet à la base de la hiérarchie de l'armée tchadienne, les conseillers Dami forment une chaîne de commandement parallèle à la hiérarchie officielle. Cela permet à la France de maintenir ou de changer les dirigeants en place, avec l'intervention discrète de la DGSE si nécessaire. Hissène Habré, puis Idriss Déby en sont les exemples achevés. Ainsi, au printemps 2006, lors d'une précédente tentative de coup d'Etat, Idriss Déby fut protégé par un petit Dami composé d'hommes du 1er RPIMa. Des "gros" -leur surnom dans le milieu- pour assurer une protection personnelle au chef de l'Etat. Aujourd'hui, cette protection a disparu.

Nul hasard. La coopération militaire est donc loin de jouer son rôle officiel, dont l'objectif est ainsi décrit sur le site de l'ambassade de France:
- "Accompagner d’une part l’armée nationale tchadienne dans sa réorganisation conforme à la stratégie nationale de bonne gouvernance.
- Conforter d’autre part sa capacité à garantir la souveraineté de l’Etat tchadien."
Au sud du Sahara, la "bonne gouvernance" est toujours aussi fluctuante.

* David Servenay est journaliste français. Il est co-auteur du livre «Une guerre noire - Enquete Sur Les origines Du génocide rwandais (1959-1994)»


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L'Afrique à la télé : décadence de l'Homme, triomphe des clichés

2008-02-13

Marcel-Duclos Efoudebe

Depuis un certain temps, on assiste à une réelle "présence africaine" dans les médias en général, et à la télévision en particulier. Il y a comme un regain d'intérêt pour ce continent si souvent oublié. Et, comme c'est souvent le cas, l'Afrique n'y apparaît pas sous un jour favorable. Comme c'est souvent le cas, avec l'Afrique, on a comme l'impression que les médias se départissent de cette pudeur qui est - ou devrait être - leur caractéristique. On a l'impression que les vannes lâchent, emportant avec elles scrupules, responsabilité, déontologie, etc.

Deux exemples récents illustrent parfaitement cette nouvelle lecture des événements "africains".

Le premier, c'est la mésaventure des enfants tchadiens, victimes de la désormais célèbre Arche de Zoé. Plus rien à ajouter sur le dossier déjà très lourd de cette Arche, dont la justice française vient d'adapter au droit français la peine infligée par la justice tchadienne (8 années de prison en 8 années de travaux forcés – Ndlr : Le président tchadien, Idriss Déby, a récemment déclaré qu’il était disposer à répondre favorablement à une demande de grâce introduite par le gouvernement français ; ce qui a été fait). Rien à ajouter, puisque tout - ou presque - a été déjà dit. Sauf…

Sauf la dénonciation énergique de la mise en scène à laquelle se sont livrées les télévisions. Pas un reportage sur cette affaire sans de gros plans sur ces enfants sales, nus ou à peine habillés, le visage couvert de mouches et le nez qui coule en permanence. Et, derrière ce défilé d'images, les mêmes commentaires compassionnels, les mêmes épithètes déclencheurs d'émotion. Et aussi, les mêmes clichés, les mêmes propos à l'emporte pièce. Un, en particulier, m'a interpellé. Pour nous expliquer combien il est difficile de savoir si les enfants sont des "orphelins" comme le prétendaient les humanitaires de l'Arche, un reportage de la première chaîne de télévision belge montre des hommes venus voir et récupérer leurs enfants. Le journaliste conclut son reportage par cette phrase incroyable : "En Afrique, il n'y a pas d'acte de naissance. Il faut mener une petite enquête pour vérifier les liens qui unissent ces hommes et ces enfants".

Deuxième exemple : le Kenya. Depuis la proclamation des résultats des dernières élections présidentielles, le pays a basculé dans la violence. Naturellement, ce sont des "violences ethniques" - les plus prudents disent "politico-ethniques". Car tout le monde sait que dans cette partie du monde, rien ne se fait en dehors de l'ethnie. Chaque jour, la violence est plus terrible. Et plus visible. Et les caméras ne se font pas prier pour tout montrer. Oui, tout : gros plans sur des têtes éclatées, des blessures de machette, des corps amputés, des fosses remplies de corps sans vie, etc. Et, pour bien montrer la barbarie, on pousse le bouchon plus loin.

Bien sûr, le journaliste prend soin de prévenir le téléspectateur qui, probablement, est en train de dîner : "attention, certaines images peuvent être dures". Et la "violence ethnique" kenyane rentre dans votre salon. Les images défilent, toutes plus terribles les unes que les autres. Et puis, une séquence terrible. Des assaillants s'en prennent à un fourgon. Un homme en descend et tente de prendre la fuite. Il ne va pas bien loin. C'est une meute qui lui tombe dessus. Quelques minutes plus tard, l'homme est mort. La caméra n'a rien manqué, elle a tout montré. Même ce manifestant qui, avant de s'en aller, ne se gène pas pour frapper, de son gourdin, le corps sans vie.

Big brother impitoyable. C'est encore sur la première chaîne belge que j'ai vu cette terrible séquence. Je ne sais pas ce que les autres ont montré, ni comment ils l'ont fait.

D'accord, des morts, on en voit beaucoup à la télé. D'accord, il faut montrer la violence, pour la rendre plus réelle, plus concrète, plus palpable. D'accord, il faut sortir de l'abstrait. D'accord, ce n'est pas la première mort en direct. Mais jusqu'où faut-il aller pour montrer les ravages de ces "violences ethniques" ? En quoi cette séquence renseigne-t-elle sur la crise politique au Kenya, sur la lutte pour le pouvoir, sur le respect des choix électoraux, etc. ?

Il y a quelques années, les caméras de France 2 ont montré la mort d'un garçon palestinien, dans les bras de son père, essuyant les tirs de soldats israéliens. Ces images ont soulevé de violentes protestations, de toutes parts. Combien de temps faudra-t-il attendre pour assister à une mobilisation similaire pour ce Kenyan ? Combien de temps faudra-t-il attendre pour que l'on arrête cette volonté de tout montrer, d'aller vers toujours plus de sensationnel ?

Difficile, dans un tel contexte, de ne pas y voir la volonté de montrer combien on peut être violent en Afrique. Difficile de ne pas y voir la stigmatisation, le renforcement des clichés sur l'Afrique, ce "paradis de la cruauté", selon l'expression d'un "africaniste" adulé. On nous a déjà expliqué "pourquoi l'Afrique meurt". Maintenant, on sait aussi "comment" elle meurt. Espérons que le cours magistral s'arrêtera là.

* Marcel-Duclos Efoudebe est un écrivain camerounais. Il est notamment l’auteur de L’Afrique survivra aux afro-pessimistes. (Source : Africultures)

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Zimbabwe

Des roses pour prêcher la paix

2008-02-13

http://www.afriquenligne.fr/actualites/societe/zimbabwe%3a-des-roses-pour-precher-la-paix-2008021316706/

Plus de 800 femmes manifestant sous la bannière de l'ONG "Women of Zimbabwe Arise (WOZA-Les femmes du Zimbabwe se rebellent)" sont descendues dans les rues de Bulawayo en chantant et en distribuant des roses rouges et des cartes de la Saint Valentin aux passants et automobilistes. Selon la présidente de l'organisation, cette manifestation s'inscrit dans le cadre de la sixième Campagne Saint Valentin de l'ONG WOZA, pour prêcher pour la paix. Cette organisation de défense des droits de l'homme avait été créée en 2003, à la suite de graves violences politiques, pour "prêcher l'amour et le courage".


Risque d’expulsion pour les nouveaux propriétaires terriens

2008-02-13

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76708

Parce que certains fermiers zimbabwéens réinstallés n’ont pu fournir une production suffisante, faute d’intrants agricoles et de financements, le gouvernement leur a repris leurs fermes. Selon le ministre de la Réforme agraire et de l’Aménagement du territoire, 1 449 fermes de type A2 – la catégorie correspondant à une production commerciale – sont concernées. L’audit foncier de 2007 avait révélé qu'elles n’étaient pas exploitées de manière productive.





Femmes & genre

Soudan : Des femmes profitent du Sommet de l'UA pour exiger la paix

2008-02-11

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3960

Une délégation de femmes soudanaises s'es rendue au dernier sommet de l'Union africaine, à Addis Abeba, pour s'adresser aux dirigeants africains réunis. Pour Mme Betty Achan, ministre de l'Agriculture dans le parlement du Gouvernement du Sud-Soudan (GoSS) et membre de la délégation des femmes, il s'agissait d'expliquer que la ''douleur de la femme du Darfour est la douleur de chaque femme soudanaise''. Ces femmes ont rencontré des ministres des Affaires étrangères de divers pays -- notamment ceux de la Chine et de l'Afrique du Sud.





Droits humains

Maroc : Campagne pour la libération des détenus politiques

2008-02-11

http://alternatives-international.net/article1707.html

L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) a décidé d’organiser une semaine nationale d’action sous le mot d’ordre : « Liberté pour les détenus de l’AMDH et pour tous les prisonniers politiques » durant la période allant du 13 au 19 février 2008. Cette campagne vise d’abord à renforcer la pression pour obtenir la libération des huit détenus du premier mai, tous membres de l’AMDH, et l’acquittement de 13 autres membres de l’AMDH en liberté provisoire qui sont soit en attente du procès (les 3 de Sefrou) ou ont été condamnés et attendent le verdict en cassation (les 9 de Béni Mellal.


Tchad : Où sont passés les opposants au régime de Déby

2008-02-13

http://fr.allafrica.com/stories/200802111169.html

Selon plusieurs sources indépendantes recueillies sur place dans la capitale tchadienne, une chape de plomb s'est abattue, depuis le week-end dernier, sur l'opposition politique et les organisations de défense de droits de l'homme. Des enlèvements auxquels s'ajouteraient, selon l'ONG Amnesty international, des exécutions sommaires. Parmi les opposants arrêtés et dont les familles sont sans nouvelles de leurs lieux de détention, si toutefois elles sont toujours en vie, on compte l'ancien chef de l'Etat, Lol Mahamat Choua.


Rwanda: Une ONG déplore les conditions de détention

2008-02-13

http://www.afriquenligne.fr/actualites/societe/rwanda%3a-une-ong-deplore-les-conditions-de-detention-2008021216678/

L'amélioration des conditions de détention constatée dans les prisons du Rwanda durant la période post-génocide est compromise par le surpeuplement dans certaines cellules. "Les conditions carcérales au Rwanda restent insupportables", a affirmé la directrice exécutive de l'ONG Penal Reform International" (PRI), lors de la présentation officielle d'un ouvrage sur le sujet, le 12 février. Dans l'ensemble du territoire rwandais, les centres de détention abritent 85.000 prisonniers dont plus de la moitié est poursuivie pour responsabilité dans le génocide, selon des sources officielles rwandaises.





Réfugiés & migration forcée

Afrique : L'Angola et la RD Congo s'attaquent à l'immigration clandestine

2008-02-13

http://fr.allafrica.com/stories/200802120564.html

Les provinces de Cabinda (Angola) et du Bas-Congo (RD Congo) ont accordé le week-end dernier, le renforcement de la coopération dans le domaine de la police, visant la lutte contre l'immigration illégale dans les deux territoires. La décision est exprimée dans le communiqué finale de la réunion des polices d'investigation criminelle des deux provinces, tenue à Cabinda.


Afrique : Le Tchad veut « délocaliser » les réfugiés du Darfour

2008-02-13

http://www.afrik.com/article13599.html

Le premier ministre tchadien a demandé à la communauté internationale, le 11 janvier, de délocaliser les quelque 240 000 réfugiés du Darfour qui se trouvent sur son sol. Selon Nouradin Koumakoye c’est leur présence qui pousse Khartoum à attaquer N’Djamena par le biais de la rébellion tchadienne. Actuellement, le Tchad compte à l’Est 240 000 réfugiés de la province occidentale soudanaise du Darfour. D’après le HCR, 12 000 autres réfugiés sont venus grossir ces rangs le week-end dernier.





Mouvements sociaux

Mozambique : Retour à la normale à Maputo après des émeutes

2008-02-13

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=XIN80028retouxirpse0

La situation est de nouveau normale à Maputo, capitale du Mozambique, après deux jours d'émeutes qui ont plongeant la ville dans le chaos les 5 et 6 février. Ce sont d’abord les populations qui ont commencé a manifester contre la hausse des prix et le lendemain c'était au tour de certains opérateurs privés d'exprimer leur colère face à la décision des autorités d'inverser la tendance à la hausse.





Elections & gouvernance

Guinée: Vers l'organisation des législatives en fin 2008

2008-02-13

La commission ad hoc chargée d'élaborer un projet de chronogramme des élections législatives en Guinée a proposé, le 12 février, au ministère de l'Intérieur, l'organisation du scrutin dans la période se situant entre le 23 novembre et le 14 décembre 2008. Mais selon cette institutiton, la tenue des législatives à la période sus-mentionnée risque d'être compromise si des préalables d'ordre technique, matériel, entres autres, ne sont pas satisfaits.


Kenya: Médiation pour un gouvernement transitoire

2008-02-13

http://www.afriquenligne.fr/actualites/politique/kenya%3a-mediation-pour-un-gouvernement-transitoire-2008021216686/

Le groupe d'éminentes personnalités africaines soutenu par l'Union africaine et l'ONU qui joue le rôle de médiateur dans la crise politique kenyane a déclaré le 12 février, avoir recommandé la formation d'une coalition gouvernementale de transition en attendant l'organisation de nouvelles élections. Au cours d'une réunion informelle avec les membres du Parlement nouvellement élus, le président du groupe de médiation, l'ex- secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a déclaré qu'une solution politique était impérative pour mettre fin à la crise post-électorale qui a semé la division ethnique.


Kenya: les pourparlers entre camps rivaux entrent dans une phase décisive

2008-02-11

http://www.jeuneafrique.com/fluxafp/fil_info.asp?art_cle=42744

Le gouvernement kényan et l'opposition ont repris, le 11 février, leurs pourparlers, suspendus pendant le week-end, pour tenter de trouver une solution politique à la crise sanglante née de la contestation de la réélection du président Mwai Kibaki. Vendredi, lors de la suspension des discussions pour le week-end, M. Annan, désigné médiateur par l'Union africaine, avait déclaré que les deux parties étaient tombées d'accord sur la "nécessité" d'une solution politique et avait dit "espérer" une issue à la crise "en début de semaine prochaine".


Nigeria: Plaidoyer pour la transparence dans la gouvernance

2008-02-13

http://www.afriquenligne.fr/actualites/politique/nigeria%3a-pour-la-transparence-dans-la-gouvernance-2008021316714/

L'Américain George Soros, président du Conseil d'administration et président de "Open Society Initiative" (OSI), a plaidé pour que la plus grande transparence soit observée dans la gouvernance au Nigeria afin de renforcer les avancées démocratiques constatées au cours des dernières années. M. Soros s'adressait à des journalistes le 12 février, à Lagos, a regretté que les quelques avancées enregistrées pendant les huit années au pouvoir de l'ancien président Olusegun Obasanjo, aient été compromises par les insuffisances notées lors des dernières élections générales.





Développement

Côte d'Ivoire : Velléités de sortie de la zone Franc

2008-02-13

http://www.lefaso.net/spip.php?article25596&rubrique7

Décrocher du franc de la Communauté financière africaine (CFA) pourrait aider la Côte d'Ivoire à sortir de la pauvreté. Ce sont en substance les propos tenus récemment par le chef du parlement ivoirien, M. Mamadou Coulibaly. Ces déclarations intervenant dans un contexte de campagne électorale sur fond de discours grandiloquents refléteraient-elles les intentions des officiels ivoiriens ? Ballon de sonde ou pur populisme ? Sortir de la zone franc est-il viable ? Pourquoi ?


Global : Le repère des OMD est trop générique, estiment des critiques

2008-02-13

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3964

Les repères utilisés par les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) présentent une représentation déformée des progrès réalisés par les pays africains et contribuent à un stéréotype international de ''l'échec africain'', selon une étude présentée la semaine dernière à 'Brookings Institution', un groupe de réflexion sur des politiques publiques. Une question clé soulevée par l'étude est le fait que les Nations Unies ont au départ créé les OMD en tant qu'un ensemble de repères pour mesurer les progrès mondiaux -- et non les progrès des pays ou des régions.


Global : La Belgique met son aide au développement à l'abri des "fonds vautours"

2008-02-13

http://www.afrik.com/article13544.html

Le Sénat de Belgique a adopté une proposition de loi rendant "insaisissables et inaccessibles", les crédits destinés à l’Aide publique au développement (APD), par les fonds vautours, appellation par laquelle on désigne les fonds d’investissement immatriculés dans des paradis fiscaux comme les îles Vierges britanniques. La stratégie des fonds vautours consiste à racheter à très bas prix les créances sur des pays pauvres, avant de poursuivre ces Etats en justice afin d’obtenir le remboursement de l’intégralité des créances nominales majorées des intérêts de retard. La RD Congo est redevable de 452,5 millions de dollars à des fonds vautours.


Mali : Des paysans tournent le dos au coton

2008-02-13

http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=16157

Le secteur coton traverse l'une des crises les plus graves de son histoire au Mali. Le pire est à craindre. La privatisation de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), sous la contrainte des bailleurs de fonds, pourrait amener les paysans à ne plus cultiver le coton. Des cotonculteurs ont déjà tourné casaque. La situation pourrait se généraliser, alors que le coton reste l'un des principaux produits d'exportation de notre pays et nourrit des millions de personnes.


Mali : L'or ne brille pas pour l'économie locale

2008-02-13

http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=16244

Le Mali occupe actuellement la deuxième place, après le Ghana, parmi les pays producteurs d'or en Afrique de l'Ouest. Mais alors qu'on assiste actuellement à la montée du prix de l'or sur le marché mondial, l'apport du métal jaune sur l'économie malienne n'évolue pas. Bamako se contente des dividendes de ses 20% dans le capital des société minières. Ces bénéfices sont répartis entre les recettes fiscales versées au trésor public, la masse salariale partagée entre les travailleurs, la part patronale payée à l'Institut national de prévoyance sociale (INPS).





Santé & VIH/SIDA

Bénin : Le Collectif des praticiens hospitaliers en grève depuis un mois

2008-02-13

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=54664

Le gouvernement béninois a appelé, le 11 février, le collectif des praticiens hospitaliers en grève depuis le 15 janvier dernier, à mettre un terme à leurs mouvements dans l’intérêt des malades. Selon le porte-parole de ce collectif, leurs revendications portent sur l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Ce qui se traduirait par la mise en œuvre d’une politique adéquate pour sortir les hôpitaux publics du pays de la situation catastrophique dans laquelle ils se trouvent aujourd’hui.


Gambie: Le président Jammeh reprend son traitement contre le SIDA

2008-02-11

http://www.afriquenligne.fr/actualites/sante/gambie%3a-jammeh-reprend-son-traitement-contre-le-sida-2008020816516/

Le président gambien, Yahya Jammeh a repris le 9 février son programme de "traitement du VIH/SIDA" sur un cinquième groupe de 150 patients au centre médical des Armées "Marina Parade" à Banjul. Le chef d'Etat gambien avait créé une polémique en début 2007 en proclamant avoir découvert un remède guérissant le VIH/SIDA", puis un traitement venant à bout de l'infertilité, entre autres. Depuis lors, il traite des gens souffrant du VIH/SIDA, du diabète et d'autres affections.


Malawi : Une prime mensuelle aux fonctionnaires séropositifs

2008-02-13

http://www.jeuneafrique.com/sante/article.asp?art_cle=AFP51158lemalsfitis0

Le Malawi, l'un des pays les plus pauvres d'Afrique, a décidé de donner une prime de 35 dollars (24 euros) mensuels aux fonctionnaires séropositifs pour les aider à améliorer leur alimentation. "Ce n'est pas une augmentation de salaire mais un programme pour soutenir les apports nutritionnels des malades afin qu'ils répondent mieux aux traitements médicaux », soulignent les autorités, selon qui l'idée initiale était d'aider les fonctionnaires porteurs du virus à acheter des médicaments antirétroviraux.


Mali : 29 cas de méningite décelés

2008-02-11

http://www.afriquenligne.fr/actualites/sante/mali%3a-29-cas-de-meningite-deceles-2008020716433/

Au moins 29 cas de méningite, dont trois décès, ont été décelés dans les villes de Bougouni, Koutiala, Yanfolila et Kolondiéba, dans le Sud-Mali. Les services de Santé de la région de Sikasso ont pris des mesures pour freiner la propagation de cette maladie qui se manifeste généralement pendant les périodes de forte chaleur. La région de Sikasso est frontalière avec le Burkina Faso, pays où plus de 1.000 cas de méningite ont été récemment enregistrés, faisant des dizaines de décès.


Niger : Mobilisation pour désamorcer la bombe démographique

2008-02-11

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4875

Avec 7,1 enfants en moyenne par femme, le Niger a le taux de fécondité le plus élevé du monde. Mais la réduction de leur pouvoir d'achat pousse à présent certains couples à espacer davantage les naissances, comme les y incite un plan gouvernemental. Malgré la religion et l'analphabétisme. "Aujourd’hui, je suis d’accord pour que ma seconde épouse prenne la pilule. Je n’ai plus le choix, car il faut tout acheter pour les enfants : nourriture, fournitures scolaires, médicaments…", explique Salissou Allassane, marié à deux femmes et père de 11 enfants. Ainsi les mentalités commencent à changer.


Mali : Les ménages utilisent une huile de cuisine empoisonnée

2008-02-13

http://www.afrik.com/article13586.html

Une huile de cuisine bon marché utilisée dans la plupart des foyers maliens contiendrait du gossypol, une substance toxique connue pour provoquer la stérilité, le cancer et un retard de croissance. D'après les conclusions d'une mission technique menée en novembre 2007 par les autorités maliennes, seules deux des 57 huileries inspectées dans le pays disposaient d'une chaîne complète de raffinage capable de produire de l'huile de cuisine propre à la consommation humaine.


RD Congo : Une centaine de décès sur 4.000 cas de choléra en 4 mois

2008-02-13

http://www.jeuneafrique.com/fluxafp/fil_info.asp?art_cle=42763

Plus de 4 000 cas de choléra, dont "au moins 97 mortels", ont été enregistrés depuis fin 2007 dans deux villes du Katanga où l'épidémie continue de progresser. L'épidémie, qui a fortement progressé à partir de janvier, continue de se développer dans la capitale provinciale. "Il semble que le pic de l'épidémie ne soit pas encore atteint car le nombre de patients continue d'augmenter dans les deux villes", où MSF a installé des centres de traitement du choléra.


Zambie : Une rumeur sur les médicaments importés crée la panique

2008-02-13

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76632

Une vague de panique en Zambie, provoquée par des allégations selon lesquelles des lots de Depo-Provera, un contraceptif injectable, contenaient le VIH, a dévoilé la méfiance profonde et le degré de désinformation élevé des populations quant à l’innocuité des médicaments importés. Selon le porte-parole du ministère zambien de la Santé, ces allégations ont été formulées par un technicien de laboratoire. Les informations selon lesquelles le médicament pourrait être contaminé au VIH ont semé la panique chez les femmes zambiennes.





Éducation

Kenya : Le programme de gratuité de l’enseignement secondaire lancé

2008-02-13

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=54726

Le président kenyan, Mwai Kibaki, a lancé le 11 février, pour la première fois dans l’histoire scolaire du pays, le programme de la gratuité de l’enseignement secondaire, qui concernera plus de 1,4 millions d’élèves, pour un coût de 42 milliards de dollars. S’exprimant lors de la cérémonie de lancement à Nairobi, Kibaki a indiqué que son gouvernement va engager plus d’enseignants pour la réussite du programme, exhortant les parents d’élèves à l’appuyer.





Environnement

Afrique : La ruée vers le biocarburant

2008-02-13

http://fr.allafrica.com/stories/200802110496.html

De nombreux pays ouest africains cèdent à la vogue du biocarburant. Recherches, contrats, élaboration de documents de politique, productions pilotes, des initiatives se multiplient au fil des mois. L'un des tous derniers pays à se jeter dans la bataille est la Guinée. Ce pays vient de signer avec la société espagnole " International Ingermas", un accord de partenariat portant sur la culture du pourghère (Jatrophas Curcas). Cet accord donne à la société espagnole le feu vert pour l'aménagement de 100 000 hectares de cultures pour un investissement global estimé à environ 150 millions d'euros.


Bénin : Le gouvernement interdit l’utilisation de l’insecticide de l’Endosulfan

2008-02-13

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=54565

Le gouvernement béninois vient d’interdire l’utilisation de l’Endosulfan pour le traitement du coton, au cours des prochaines campagnes agricoles. Selon une source proche du secrétariat général du gouvernement béninois, il sera substitué à ce produit particulièrement dangereux et nocif pour la santé et l’environnement, des produits alternatifs, tel que le Tihan.


Guinée : Conakry croule sous le poids des ordures

2008-02-13

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=54713

Conakry croule sous des tas d’ordures, à cause de la réticence d’une frange de la population à contracter un abonnement auprès des trente-six Petites et mmoyennesentreprises évoluant dans le secteur de ramassage des ordures. A ce premier motif s’ajoute le fait que ces structures sont sous équipées à cause du manque de moyens matériels. Les populations préfèrent jeter leurs ordures dans les caniveaux, si elle ne sont pas tout simplement incinérées à l’intérieur ou à quelques pas des lieux d’habitation.


Mauritanie : Invasion de criquets pèlerins dans le sud-ouest

2008-02-11

http://www.afriquenligne.fr/actualites/environnement/des-criquets-pelerins-envahissent-le-sud%11ouest-de-la-mauritanie-2008021016564/

Des essaims de criquets rouges ont envahi, le 9 février, la région de la Chemama, dans le sud-ouest de la Mauritanie, près de la frontalière avec le Sénégal. Les premiers criquets sont apparus, semant la panique au sein de la population. Depuis quelques années, la Mauritanie enregistre régulièrement des invasions acridiennes qui détruisent les récoltes et les pâturages.


Mozambique : La ville de Marromeu coupée du reste du pays

2008-02-11

http://www.afriquenligne.fr/actualites/environnement/mozambique%3a-la-ville-de-marromeu-coupee-du-reste-du-pays-2008020616367/

Les crues du fleuve Zambezi, qui ont atteint une hauteur de 7,44 mètres le 11 janvier, ont coupé la ville de Marromeu, dans la province centrale de Sofala, du reste du pays, a rapporté le quotidien de Maputo "Noticias", qui précise que cette cette hauteur dépasse de trois mètres le niveau d'alerte de 4,75 mètres. "Nous sommes dans une situation critique. Des familles vont d'un endroit à un autre avec leurs bagages sur la tête pour se mettre en sécurité.», souligne le journal.


Namibie : Les inondations causent des ravages au nord

2008-02-13

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=54386

Des routes et des ponts ont été emportées, des écoles et des cliniques submergées, presque un millier de familles déplacées et deux enfants tués suite aux inondations qui causent des ravages dans le nord de la Namibie d'habitude sec. De fortes pluies qui se sont abattues dans les régions du nord de la Namibie ces deux dernières semaines ont surpris le gouvernement pourtant habitué à faire face aux craintes d'inondations dans la région de Caprivi,


Nigeria : Les communautés du delta du Niger, victimes des déversements de pétrole

2008-02-13

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76709

Quelques jours après que les habitants de Kedere, une localité de la région pétrolière du delta du Niger, au Nigeria, eurent constaté une fuite de pétrole dans le pipeline qui longe le village, un groupe de jeunes villageois s’est rendu sur le site avec des pelles, ont enfoui le pétrole dans des fosses, y ont mis le feu, puis les ont recouvertes de sable. Les dégâts causés à l’environnement par ces mauvaises méthodes de nettoyage pourraient être désastreux.





Média & liberté d'expression

Egypte: Nouvelle arrestation d'une réalisatrice d'Al Jazeera

2008-02-11

http://www.afriquenligne.fr/actualites/media/egypte%3a-nouvelle-arrestation-d%27une-realisatrice-d%27al-jazeera-2008012915896/

Les forces de sécurité égyptiennes ont à nouveau arrêté la réalisatrice d'Al Jazeera, Huwaida Taha, actuellement en appel contre une peine de prison qui lui avait été infligée pour un documentaire sur la torture en Egypte. Mme Taha, 44 ans, a été arrêtée le 11 février, les autorités égyptiennes ayant déclaré qu'elle n'avait pas les autorisations de filmer nécessaires pour un nouveau documentaire. La journaliste faisait l'objet d'un interrogatoire par les services de sécurité.


Gambie: Une journaliste lauréate du Oxfam Novib/PEN Award

2008-02-11

http://www.afriquenligne.fr/actualites/media/gambie%3a-une-journaliste-laureate-du-oxfam-novib%10pen-award-2008020716468/

Fatou Jaw Manneh, une journaliste de nationalité gambienne établie aux Etats-Unis et accusée de "sédition" dans son pays, fait partie des lauréats d'"Oxfam Novib/PEN Award. Selon le directeur de campagne de l'organisation, son choix a été motivé par le fait qu'en tant que journaliste elle "couvert avec rigueur les événements en Gambie". Celui-ci a également annoncé que "deux écrivains primés par le passé, Anna Politovskaja et Hrant Dink, avaient payé leur engagement de leur vie".


Niger : Condamnation de deux journalistes pour diffamation

2008-02-13

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=54341

Deux journalistes du bimensuel nigérien ont été condamnés à un mois ferme par un juge de Niamey, suite à une plainte pour diffamation déposée contre le journal par le ministre nigérien des Finances. Le juge a également condamné les deux journalistes à verser la somme de 40 000 FCFA chacun pour dommages et intéréts ainsi qu'un franc symbolique au plaignant.


Niger : Le tribunal refuse la liberté provisoire à Moussa Kaka

2008-02-13

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=54797

La Cour d’appel de Niamey a rejeté le 12 février, une demande de liberté provisoire, au profit du correspondant de Radio France Internationale (RFI) au Niger, Moussa Kaka, écroué depuis le 26 septembre 2007, pour des liens présumés avec les rebelles du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), très actif dans le nord du pays





Bien-être social

Guinée : De plus en plus d’enfants dorment dans les rues

2008-02-13

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=IRI85628desensevalc0

Dans les rues de Conakry, après le coucher du soleil, des groupes d'enfants traînent devant les devantures des magasins, plongées dans l'obscurité, et s'installent dans les renfoncements, entre deux immeubles, pour y dormir à même le pavé, recroquevillés sur eux-mêmes. Selon les populations de la capitale guinéenne, le phénomène a pris de l’ampleur au cours des dernières années et de plus en plus d'enfants vivaient dans la rue.


Nigeria : l’aviation civile tente de décoller

2008-02-11

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4873

À la suite d’une série de catastrophes aériennes, le Nigeria entreprend, depuis deux ans, d’importantes réformes pour assainir le secteur de l’aviation. Contrôles plus rigoureux, nouvelles compagnies, nouveaux appareils… Les premiers résultats sont plutôt encourageants : construction d’enceintes en fer barbelé autour des 23 aéroports auparavant sans clôture, agrandissement des pistes d’atterrissage, apparition de nouvelles compagnies qui investissent des milliards de dollars dans l’acquisition d’avions neufs, recrutement d’agents mieux formés, etc.





Plaidoyers & campagnes

Sénégal : L’homosexualité ne doit plus être un crime

2008-02-13

http://www.liberationafrique.org/spip.php?article2098

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ses organisations membres au Sénégal, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO) et l’Organisation nationale des droits de l’Homme (ONDH), l’Union interafricaine des droits de l’Homme (UIDH), Amnesty International Sénégal (AI), la Pan Africa ILGA, l’Association Internationale Gay et Lesbienne (ILGA) et ses 600 groupes affiliés (ILGA) prennent acte de la libération, après trois jours de détention, de dix personnes placées en garde à vue à Dakar, dans le cadre d’une enquête sur un présumé mariage homosexuel. Ces organisations appellent le grouvernement séngalais à réviser le code pénal pour abolir la pénalisation des actes homosexuels.





Nouvelles de la diaspora

Global : La diaspora entre le développement du continent et de la patrie d'accueil

2008-02-13

http://www.afrik.com/article13604.html

La diaspora africaine en France s’organise et souhaite prendre part, aussi bien au développement de son continent d’origine qu’à la croissance de sa nouvelle patrie, la France. L'économiste Yves Ekoué Amaïzo, directeur du groupe de réflexion Afrology basé à Vienne, en Autriche, dont l’objectif est d’assister les leaders africains dans leur prise de décision, analyse cette tendance.


Global : Une Congolaise menacée d’expulsion après 27 années en France

2008-02-13

http://www.afrik.com/article13590.html

Une ressortissante congolaise, Mutela Mulanga, est menacée d’expulsion vers son pays d’origine après avoir passé 27 années en France. Estimant que Mme Mulanga n’a pas apporté "la preuve probante" de sa présence en France, le préfet de Police de Paris, Michel Gaudin, a pris le 18 décembre dernier à son encontre une obligation à quitter le territoire français sous un mois. Mme Mulanga a annoncé son intention d’attaquer la décision du préfet devant le tribunal administratif de Paris.


Somalie : L'ex-député néerlandaise d'orgine somalienne, Ayaan Ali, sollicite la nationalité française

2008-02-13

http://www.grioo.com/ar,ayaan_hirsi_ali_demande_la_nationalite_francaise,12944.html

L'ex-député néerlandaise d'origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali, a demandé à la France de lui accorder la nationalité française. Ayaan Hirsi Ali s'était retrouvée sous le feu des projecteurs à la suite de l'assassinat du réalisateur néerlandais Théo Van Gogh, avec qui elle avait réalisé un film intitulé "submission" qui critiquait les excès de l'islam. Née somalienne, elle était arrivée aux Pays-bas en 1992, pour obtenir l'asile, puis la nationalité néerlandaise en 1997. En 2006, elle avouait avoir menti sur son nom, son âge et les circonstances dans lesquelles elle avait quitté son pays d'origine, ce qui lui vaudra d'être déchue de sa nationalité néerlandaise.





Conflits & urgences

Burkina : L'opposition condamne l'appui de Paris à Idriss Déby

2008-02-11

http://www.afriquenligne.fr/actualites/politique/la-famille-de-l%92opposant-tchadien-yorongar-craint-pour-sa-vie-2008021016580/

Trois partis politiques d'opposition burkinabé ont condamné, le 9 janvier, le soutien de la France au régime du président Idriss Déby du Tchad, invitant Paris à "chercher les voies et moyens de l'instauration d'une paix durable, en favorisant une concertation inclusive de tous les acteurs politiques et de la société civile de ce pays". "Au lieu de se pencher sur la cause fondamentale qui a conduit à une fracture nationale faisant basculer une partie de l'opposition dans la rébellion, les partenaires, et singulièrement la France, décident de soutenir le chef de l'Etat tchadien envers et contre tout.”, dénoncent-ils.


Kenya : Campagne contre la chômage et la violence chez les jeunes

2008-02-13

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=54766

Le Kenya a annoncé le 11 février le lancement d'une campagne nationale de jeunesse baptisée « La violence s'arrête avec moi » destinée à diffuser des messages de paix en vue d'encourager les jeunes à éviter la violence, suite aux troubles électoraux qui secouent le pays. Le secrétaire permanent du ministère de la Jeunesse a déploré le fait que des jeunes soient derrière les incendies criminels, les pillages et tueries qui ont eu lieu lors de la crise et aient été les plus grands perdants


Tchad: les rebelles demandent aux pays européens de se retirer de l'Eufor

2008-02-11

http://www.jeuneafrique.com/fluxafp/fil_info.asp?art_cle=42744

Les rebelles tchadiens ont mis en doute, le lundi 11 février, la neutralité de la force européenne (Eufor) en cours de déploiement au Tchad et en Centrafrique, en raison du rôle moteur joué dans cette opération par la France. Les rebelles demandant aux autres pays européens de s'en retirer. Cette position des rebelles s'explique par le soutien apporté par la France au régime d'Idriss Déby, lors de l'attaque qu'ils ont menée les 2 et 3 février à Ndjaména, jusqu'à assiéger ce dernier dans son palais présidentiel.


Tchad : Les rebelles se replient, mais leur but reste incertain

2008-02-13

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP71408lesreniatre0

Les rebelles tchadiens font route vers le sud-est du pays après avoir échoué dans leur tentative de prendre le pouvoir à N'Djamena, mais on s'interrogeait encore, le 11 février, sur leur destination et l'éventuelle stratégie de ce mouvement, surveillé par un contrôle aérien. "Ils ont quitté Mongo (centre) après quelques jours d'occupation, ils sont 200 à 300 pick-up à rouler en file indienne sur plusieurs kilomètres vers la zone des trois frontières", selon le commandant des forces françaises stationnées au Tchad.


Tchad : N'Djamena, traumatisée, revient difficilement à la vie

2008-02-13

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP62848ndjameivalt0

N'Djamena, traumatisée par les violents combats entre rebelles et armée, renaît dans l'extrême difficulté : quelques écoles et banques rouvrent, le marché reprend, mais tous les habitants craignent une reprise des violences. Ici et les traces des combats violents sont encore visibles, avec les impacts de munitions de gros calibre sur les murs, les vitres éclatées, les faux plafonds écroulés, etc.





Internet & technologie

Afrique : Microsoft s'engage à former les gouvernants africains aux TIC

2008-02-11

http://www.afriquenligne.fr/actualites/science/microsoft-s%27engage-a-former-les-gouvernants-africains-au-tic-2008012815836/

La firme américaine de logiciels informatiques, Microsoft envisage un programme de formation et de renforcement des capacités dans les Technologies de l'information et de la communication (TIC), de représentants de gouvernements des pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre. Un accord a été signé, le 11 février à Dakar, entre le directeur du Centre Africain d'études supérieures en gestion (CESAG) et le président de Microsoft Afrique, Cheikh Modibo Diarra. Le programme prévoit la fourniture de matériels pédagogiques, la formation de formateurs spécialisés.





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