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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News 45: Sénégal: Le mariage homosexuel

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Arts & livres, 5. Zimbabwe, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Mouvements sociaux, 9. Elections & gouvernance, 10. Afrique & Chine, 11. Développement, 12. Santé & VIH/SIDA, 13. Éducation, 14. LGBTI, 15. Racisme & xénophobie, 16. Environnement, 17. Média & liberté d'expression, 18. Plaidoyers & campagnes, 19. Conflits & urgences, 20. Internet & technologie, 21. Cours, séminaires, & ateliers

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Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2008-02-28

CHRONIQUE : Sénégal : Les tâches politiques face au phénomène de société qu’est le mariage homosexuel.
COMMENTAIRES ET ANALYSES : L’altermondialisme, un processus de long terme porteur d’alternatives.
ARTS ET LIVRES : Côte d’Ivoire : Lorsque Serge Bilé conte les gloires de l’Afrique.
ZIMBABWE : L’opposition encourage les exilés à revenir pour voter.
DROITS HUMAINS : Ouganda : L’excision divise le gouvernement et les tenants de la tradition.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Global : Le visa biométrique remplace le visa ordinaire dans l’espace Schengen.
MOUVEMENTS SOCIAUX : Cameroun : Des malades du sida manifestent contre le coûts des examens biologiques.
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Cameroun : L’armée face aux manifestants.
AFRIQUE ET CHINE : Le président nigérian en Chine pour une visite axée sur l’énergie.
DEVELOPPEMENT : Afrique : Le président du FMI rencontre les chefs d’Etat de l’UEMOA
SANTE ET VIH/SIDA : Afrique du Sud : Rejet des protocoles occidentaux pour la médecine traditionnelle.
EDUCATION : Afrique : Impliquer le système éducatif dans le développement durable.
LGBTI : Maroc : Pétition internationale pour dépénaliser l’homosexualité.
RACISME ET XENOPHOBIE : Afrique du Sud : Une vidéo raciste indigne le pays.
ENVIRONNEMENT : Afrique : un monde plus chaud pourrait signifier moins de poissons.
MEDIA ET LIBERTE D’EXPRESSION : Centrafrique : Grâce présidentielle pour un journaliste.
PLAIDOYER ET CAMPAGNES : Djibouti : Appel contre une démocratie à parti unique.
CONFLITS ET URGENCES : Liberia : Johnson Sirleaf déçue du choix de l’Allemagne pour abriter l’Africom.
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Côte d’Ivoire : La cybercriminalité au centre d’une rencontre.
COURS, SEMINAIRES ET STAGES : Appel d’offres régional de bouses de mobilité AUF





Chroniques

Sénégal : Les tâches politiques face au phénomène de société qu'est le mariage homosexuel

2008-02-27

Madior Diouf

Le mariage homosexuel a fait réagir et débattre de manière animée la semaine écoulée. Le fait a surtout montré l'urgence d'une législation et d'une réglementation appropriée pour que la société ait les moyens juridiques et réglementaires de la protection de ses valeurs en même temps que de la sauvegarde des principes constitutionnels qui protègent à la fois l'individu et le modèle de société que le pays vit. Chaque société a, à cette fin, des lois et une éthique de préférence. Le modèle de société vécu est protégé par une discipline tendant à le faire respecter par tous, les citoyennes et les citoyens d'une part, et, d'autre part, les étrangers en séjour touristique dans le pays.

Cette protection, d'intérêt vital pour la société et ses valeurs d'une part, les citoyennes et les citoyens dans leurs personnalités diverses d'autre part, exige des responsables politiques porteurs de projets de société, une vigilance particulière sur les comportements de nature à agresser le modèle de société en vigueur. Les phénomènes de société posent, en général, des problèmes majeurs qui nécessitent des solutions pour la pérennité de l'harmonie et des valeurs caractéristiques de la vie d'une société.

Au Sénégal, l'exhibitionnisme et les comportements libertaires, observés dans les médias du monde, viennent de créer l'imitation qui suscite des réactions outrées devant la nouveauté qu'est le mariage homosexuel. Il n'existe d'ailleurs que dans ce comportement de liberté et dans les affirmations pour le nommer. Il ne peut être célébré ni dans une mosquée, ni dans une église, ni devant un officier d'Etat-civil. C'est dire qu'il n'a pas de statut reconnu. Mais la protection du modèle de société exige plus de précisions pour dépasser cette situation d'un phénomène qui heurte parce qu'il bouscule les conceptions morales et les convictions religieuses... Le déficit de législation et de réglementation a ses conséquences : la passion dans les réactions, fondée sur les convictions philosophiques et religieuses individuelles plutôt que sur le droit et l'éthique que la société préfère et a établis comme principes régissant sa vie.

Il est par conséquent opportun de réfléchir sur les tâches, de nature politique, qui s'imposent aujourd'hui aux concepteurs et responsables des directions d'évolution du modèle de société que sont les politiques, afin que sans violence, le cadrage juridique contienne les nouveautés de comportement dans le périmètre des règles qui sauvegardent notre vie commune en société, sur la base du respect, par tous, de ce qui fait l'harmonie de cette vie. Quelles sont ces règles qu'il faut respecter ? Leur source est la loi fondamentale du pays, à laquelle doit être conforme toute autre loi votée pour le bénéfice de la société dans son ensemble.

La Constitution du 7 janvier 2001, en son article 7, donne les fondements du modèle de société qui caractérise notre République : «La personne humaine est sacrée. Elle est inviolable. L'Etat a l'obligation de la respecter et de la protéger. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, au libre développement de sa personnalité, à l'intégrité corporelle, notamment à la protection contre toutes mutilations physiques. Le peuple sénégalais reconnaît l'existence des droits de 1’homme inviolables et inaliénables comme base de toute communauté humaine, de la paix et de la justice dans le monde.» Ce statut de la personne humaine et les libertés, ainsi que les droits et devoirs qui lui sont reconnus font que la République du Sénégal est laïque, d'une laïcité positive qui permet le plein épanouissement des adeptes des différentes religions, grâce notamment au devoir de respect, par l'Etat, de tous les cultes, et à l'acceptation par tous de leur coexistence pacifique et harmonieuse.

Mais toute société est un corps vivant qui évolue.

Des phénomènes nouveaux y apparaissent qui révèlent souvent des écarts plus ou moins tolérables par rapport aux normes de vie de cette société, par rapport aux valeurs qui fondent son éthique. C'est ainsi que l'émergence de phénomènes de société pose souvent le problème du respect du modèle de société. Ainsi la mendicité pédagogique (celle des talibés) et la mendicité fondée sur la pauvreté, l'impudeur allant jusqu'aux pratiques de nudisme dans une société où la morale religieuse est vécue par plus de 90 % de la population, le vol : de la conduite du voleur de bétail à celle de l'indélicat qui détourne l'argent public ou privé, etc. Faut-il interdire la mendicité, l'impudeur qui agresse nos habitudes de vie ? Comment ? Faut-il tuer le voleur de bétail ? Le coupable d'un crime économique ?

La société doit répondre à ces questions et apporter des solutions qui maintiennent son équilibre et assurent sa survie en réajustant éventuellement son modèle et en fondant soigneusement les tolérances de son éthique. Le Sénégal a fait preuve de cet esprit d'examen et d'ouverture devant les phénomènes de société et les coutumes en contradiction avec les conceptions modernes sur l'homme, sa vie, ainsi que les possibilités de son épanouissement, en votant deux lois qui établissent une modernité courageuse dans la révision des conceptions et l'abandon des préjugés : la loi sur la santé de la reproduction et la loi sur les mutilations génitales. L'on peut classer d'ailleurs, dans cette catégorie de lois pour établir la modernité du traitement de la personne humaine, la loi qui abolit la peine de mort dans notre pays.

S'agissant de 1'homosexualité, il convient de faire preuve du même discernement et de la même liberté de réflexion et de critique de nos conceptions et préjugés. Faut-il tuer les homosexuels ? La Constitution et la loi portant abolition de la peine de mort s'y opposent. Faut-il les ignorer ? A condition qu'ils ne nuisent pas, par l'exhibitionnisme notamment, au modèle de société en train d'être vécu et qui est fondé à la fois sur le droit produit et les convictions religieuses. Tout cela montre qu'il y a des tâches politiques qu'exige la protection du modèle de société. Dans notre société, de même que l'on ne tue pas le voleur, on ne le mutile pas non plus, de même que l'on essaye d'encadrer la mendicité des enfants, la liberté du touriste qui ne doit pas agresser la pudeur caractéristique de notre vie quotidienne, ni les autres valeurs de notre société, de même l'on doit circonscrire la liberté de l'homosexuel dans le même périmètre qui borne la liberté de tout autre citoyen.

Une telle tâche s'accompagne de précautions naturellement. D'abord il faut, sur cette question, éviter la division de la société en deux parties qui privilégient chacune un modèle de société opposé à celui de l'autre. Nous devons tous ensemble travailler à une évolution de notre modèle de société qui ait un contenu de modernité concerté. Ensuite, il faut éviter également de régler le problème par la violence ; donc la solution passe par le débat plutôt que par les armes et les méthodes rapides et paresseuses qui consistent à supprimer l'autre plutôt que de tenir compte de son droit à la vie. Il s'agit d'une tâche qui ne se réussit que par la patience dans la démarche et par le respect de la diversité de la création en matière humaine.

Avant de décider de sanctionner la nature homosexuelle, il convient d'abord d'écouter les médecins et autres spécialistes de l'équilibre de l'individu ; c'est ce qui peut permettre d'éviter des affirmations de déviations auxquelles on aurait du mal à donner un contenu et un fondement précis. La certitude, c'est qu'il faut laisser vivre nos compatriotes à la sensibilité différente de celle du grand nombre mais qui sont, comme les autres hommes, créés par Dieu. Et si l'on ne sanctionne pas le fait de l'homosexualité, en tant que sensibilité spécifique d'un être humain, la tâche de protection du modèle de société devient claire. Il faut avoir avec les homosexuels l'exigence de socialisation et de comportement quotidien qui fait respecter nos valeurs et notre morale. En effet, ne pas tolérer les comportements libertaires et exhibitionnistes qui agressent l'éthique est le devoir de l'action de socialisation et de protection d'un environnement sain sur les plans psychologique et moral.

Le phénomène du mariage homosexuel peut être perçu comme une banalité insignifiante dans une société à taux élevé de comportements libertaires, tout comme il peut provoquer des réactions outrées de sensibilités morales et religieuses choquées par la nouveauté et l'audace dans l'exhibition de la différence. La première réaction d'un Etat qui, comme le nôtre, doit protéger les droits de l'individu, mais, plus largement, appliquer les dispositions de la Constitution en matière de statut et de droits de la personne humaine, est de ne pas donner un statut légal au mariage homosexuel, tant que le débat public et le choix des représentants de la nation dans les instances qui légifèrent n'ont pas donné un fondement juridique à une telle décision ; car le mariage insère le couple dans une communauté qui a des règles sur les droits et devoirs du couple fondées sur, entre autres, le projet de pérennisation de la société. C'est pourquoi le mariage réunit un homme et une femme, dans l'état actuel de notre droit. Tant que cette conception n'est pas modifiée et une telle évolution traduite dans la loi, un mariage homosexuel ne peut pas être reconnu au Sénégal.

Toute société se protège contre la nouveauté désorganisatrice. La nôtre aussi. Mais en même temps, l'Etat a le devoir de protéger tous les individus sans tenir compte de ce qui leur serait reproché sur le plan de leur affectivité ou de leur personnalité physiologique. Les compétences dans les domaines des sciences physiologiques, psychologiques, psychanalytiques, pédagogiques, etc., sont là pour l'aider à aider tout individu à respecter le modèle de société, tout en assumant sa personnalité particulière. L'homosexuel n'est certainement pas un monstre dont il faut expurger la société pour raison de malfaisance. C'est une personne à la sensibilité différente de celle de la majeure partie de ses concitoyens. Il commence à être un problème dans la société à partir du moment où il agresse, par exhibitionnisme, le modèle de société et son éthique.

Une société qui ne tolère pas ou pas encore la visibilité tapageuse de 1'homosexuel lui impose la discrétion et le respect exigeant de la société. Souligner cette exigence n'est pas faire l'apologie de l'hypocrisie dans la vie d'un homme ou d'une femme à la sensibilité en marge de la norme sociale. Il s'agit d'affirmer le caractère incontournable du devoir, pour lui ou pour elle, de respecter cette norme en ne l'agressant pas ouvertement, notamment en n'optant pas pour l'exhibitionnisme choquant pour la grande majorité de la société. L'on ne peut pas exiger de 1’homosexuel moins que ce qui est demandé aux croyants pour réaliser la laïcité positive profitable à tous et à la société, en matière de paix et de vie quotidienne dans l'harmonie : c'est l'effort d'acceptation et de respect de la différence et du cadre commun de vie qui est spatial, humain et spirituel.

Il est ainsi clair que les tâches politiques qui s'imposent aux hommes et aux femmes politiques, en tant que chargés de concevoir, de mettre en œuvre et de faire évoluer au besoin le modèle de société qui régit la vie d'un Etat, sont des tâches de discipline à faire valoir, de pédagogie et éventuellement de soins à faire mettre en œuvre au profit de l'homosexuel et de la société. Cela signifie que, dans le Sénégal d'aujourd'hui, la culture religieuse et l'intérêt de la paix sociale n'autorisent pas la légalisation du mariage homosexuel. Le contact direct avec les médias du monde ne saurait accélérer exagérément et sans problème le rythme d'évolution des conceptions qui régissent la vie en société.

S'agissant de l'exhibitionnisme tapageur sous la forme du mariage, sans statut reconnu, entre homosexuels, la discipline indispensable exige, avant de légaliser un tel mariage, le vote d'une loi et l'élaboration d'une réglementation susceptibles de le permettre. Pendant qu'il est encore temps, il est important d'insister sur ce délai nécessaire. La précipitation serait sûrement génératrice de désordres. L'urgence est plutôt de combattre la forte irruption dans notre société de modèles extérieurs. Il s'agit de faire face à la diversité des médias, de plus en plus accessibles au grand nombre, et à leur puissante capacité de diffusion d'images véhicules de modèles négatifs pour notre société et ses valeurs. Réussir cette tâche, ce serait faire des médias des moyens dont les aspects négatifs sont réduits au minimum inoffensif. C'est une tâche pédagogique.

Il convient d'ajouter que ces tâches de discipline à imposer, pour encadrer la vie de 1’homosexuel de manière que sa liberté ne nuise point à celle des autres, ne sauraient entraîner l'organisation d'une chasse aux sorcières comme si la personne homosexuelle n'était pas une citoyenne comme les autres, devant jouir des mêmes droits et devoirs que ses compatriotes.

En définitive, le phénomène du mariage homosexuel dans notre pays nous interpelle pour des réactions de réflexion et de conception de formes efficaces de protection de la société et de ses valeurs. Il faut, par conséquent, dépasser l'émotion et les réactions outrées devant la nouveauté de l'exhibitionnisme tapageur sur des faits qui agressent le modèle de société et l'éthique aujourd'hui. Il s'agit de continuer à construire une société de paix et de sécurité au profit de tous, de dialogue pour résoudre les problèmes majeurs de cette société. L'évolution des mentalités et des conceptions fait partie de la vie des sociétés.

En ce siècle de l'informatique et de la grande puissance des médias, le rythme des mutations a tendance à être accéléré et peut créer des désordres. Il appartient aux concepteurs du modèle de société qui sont dans une certaine mesure gardiens du temple, de jouer leur rôle et de tenir le gouvernail dans la direction salutaire. A cette fin, il faut accueillir la nouveauté avec toujours l'esprit d'examen et l'ouverture qui permettent d'en saisir l'essentiel, afin d'agir pour le profit réel de la société, étant toujours ainsi au service de l'homme, de tous les hommes en société.

* Madior DIOUF, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, est le secrétaire général du Rassemblement national démocratique, un parti d’opposition au Sénégal

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Commentaires & analyses

L’altermondialisme, un processus de long terme porteur d’alternatives

2008-02-28

Susan George, Jean-Marie Harribey, Gustave Massiah, Chico Whitaker

Certains avaient peut-être espéré, lorsque l’altermondialisme a émergé il y a dix ans, que ce mouvement inverse, en quelques semaines ou quelques mois, les logiques à l’œuvre au sein de ce que la pensée dominante appelait la « mondialisation ». C’était méconnaître la profondeur des transformations que le système capitaliste était en train d’imposer à l’ensemble des sociétés : tout marchandiser, c’est-à-dire soumettre toutes les activités humaines à l’exigence de rentabilité maximale. L’altermondialisme ne pouvait qu’être à la mesure de ce bouleversement qui était lié à une dynamique d’accumulation dont l’origine est vieille maintenant de deux ou trois siècles.

L’altermondialisme devait être pensé comme un nouveau mouvement d’émancipation humaine s’inscrivant dans le long terme et capable d’intégrer les acquis fondamentaux de l’histoire ouvrière, de la conquête des droits démocratiques, de la résistance des peuples à la domination coloniale et impérialiste et les impératifs de la nouvelle frontière écologique. Dix ans après, où en est-on ? Quel est l’état des forces et des faiblesses de l’altermondialisme ? Comment se servir des premières pour dépasser les secondes ?

Deux victoires importantes ont été obtenues. L’une est d’avoir brisé le consensus autour des institutions internationales sous la férule desquelles les peuples étaient enrégimentés. Car le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont vu leurs plans d’ajustement structurel plonger les pays les plus pauvres dans la faillite. L’Organisation mondiale du commerce a été démasquée dans sa volonté de généraliser le libre-échange. Le mythe d’un G8 soucieux du destin de l’humanité s’est évanoui pour laisser apparaître la défense des intérêts sordides des grands groupes économiques et financiers dont les maîtres se réunissent en conclave chaque année à Davos, pendant que leurs mandataires s’affairent pour spéculer sur les marchés financiers et restructurer dans le monde entier leurs investissements, avec pour principal résultat un accroissement considérable des inégalités.

La seconde victoire a été de créer des lieux où les peuples ont pris la parole, où les citoyens engagés ont pu confronter leurs analyses et leurs expériences. Dans le forum social mondial, les forums sociaux continentaux et les forums sociaux locaux, est née une forme d’expression populaire, originale par la diversité des acteurs qu’elle impliquait, et ancrée dans la meilleure tradition de l’autogestion par l’aspiration à la démocratie participative.

Mais ces deux victoires ont aussi leur revers. D’une part, la faillite des institutions internationales et des gouvernements a été mise à profit par leurs dirigeants pour infléchir notablement leur stratégie. Aux accords de libre-échange multilatéraux, devenus plus difficiles à obtenir au sein de l’OMC, se sont substitués une multitude d’accords bilatéraux tout aussi désastreux pour les pays les plus faibles, quoique habillés d’un manteau protecteur nommé « partenariat économique ». Et à l’idéologie du tout marché apportant le bonheur à l’humanité a succédé une idéologie de plus en plus sécuritaire et guerrière pour protéger intérêts, accès aux ressources et places stratégiques, exacerbant les conflits identitaires et religieux et encourageant la xénophobie. D’autre part, les forums sociaux doivent aider à surmonter la difficulté de passer d’une phase de critique du capitalisme néolibéral à une phase de propositions alternatives.

Nous en sommes là : à un tournant de l’altermondialisme. Il lui faut ne rien perdre de la radicalité de sa critique tout en construisant, autour d’objectifs stratégiques, une cohérence aux alternatives en cours d’élaboration et en travaillant à la convergence des mouvements qui forgent celles-ci.

Quelle cohérence ? L’altermondialisme se situe dans une triple filiation : il prolonge et renouvelle le projet d’émancipation humaine porté par les idées des Lumières et par le mouvement ouvrier, ainsi que par les luttes pour la décolonisation et par celles pour la conquête de la démocratie. Mais il s’inscrit aussi dans une perspective d’élargissement de la problématique d’émancipation, permettant de réunir les dimensions sociale et écologique, dont le point commun est la nécessité de socialiser la richesse et les moyens de produire celle-ci : contrôler les moyens de production industriels ne suffit plus, il faut aussi rendre inaliénables les biens communs de l’humanité (eau, air, ressources rares, terre, connaissances).

Les privatisations généralisées n’ont pas fait disparaître la question de la propriété sociale et collective de l’histoire humaine, elle est au point de départ d’une nouvelle réflexion sur le socialisme en plusieurs endroits du monde. La socialisation des biens communs impliquera de restreindre drastiquement le pouvoir – et donc le droit relatif à la propriété – des actionnaires en introduisant de plus en plus de démocratie dans les entreprises et en écrêtant radicalement les revenus financiers. Et la socialisation d’une fraction croissante de la richesse, grâce à une sphère non marchande, est parfaitement possible car, lorsque la collectivité anticipe l’existence de besoins sociaux (éducation, santé, transports, etc.) et qu’elle investit et embauche pour cela, les travailleurs des services non marchands produisent de vraies richesses, des valeurs d’usage, pendant que les impôts et cotisations, qui en sont le prix socialisé, valident le choix démocratique qui a été fait.

La récente crise immobilière et financière survenue aux Etats-Unis au cours de l’été 2007 rappelle une fois encore le besoin urgent d’une régulation mondiale très différente de celle en cours. C’est ainsi que l’idée de taxes globales susceptibles d’assurer la préservation et le développement des biens communs de l’humanité, et l’accès de tous les humains à ces biens, fait maintenant son chemin.

Quelle convergence ? Deux types d’alliances nous paraissent primordiales pour dépasser les contradictions existantes. La première concerne le rapport Nord-Sud. Les effets les plus délétères du libre-échange se produisent dans les pays du Sud soumis à une concurrence qu’ils ne peuvent supporter, notamment pour les produits agricoles lorsque leur autonomie alimentaire a été anéantie en même temps que leurs cultures vivrières.

La solidarité internationale exige de défaire les accords commerciaux bilatéraux ou multilatéraux comme la Zone de libre-échange des Amériques, ou les Accords de partenariat économique entre l’Union européenne et les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique, que l’Union s’efforce d’imposer mais qu’un nombre croissant de pays du Sud refusent. De même, une révision radicale de la politique agricole commune européenne est indispensable, afin de la rendre non productiviste et non agressive vis-à-vis des agricultures du Sud.

La seconde alliance à nouer est entre les forces représentatives du salariat et les écologistes. Compte tenu de la double crise, sociale et écologique, l’urgence est de bâtir une convergence entre les revendications sociales, souvent urgentes, et les préoccupations écologiques qui s’inscrivent dans une perspective de plus long terme. Jusqu’ici, tout semblait opposer ces aspirations ; aujourd’hui, l’altermondialisme porte l’idée que la transformation des rapports de production ne peut se faire sans changer la production elle-même. Dans ce cadre, un double élargissement des forums sociaux mondiaux est en cours et doit encore s’approfondir : un élargissement géographique, par la tenue des forums, après Porto Alegre, à Mumbai, Bamako, Caracas, Karachi, Nairobi, et un élargissement des bases sociales par la présence de syndicats de travailleurs salariés et de paysans, de celle des mouvements des exclus et des associations de citoyens.

Cette convergence est une condition à la fois du recul de l’idéologie néolibérale et de la réussite des actions porteuses d’une logique solidaire, écologique et démocratique. Tel est, dans le cas français, le sens de l’implication de nombreux altermondialistes dans les mouvements sociaux qui prennent ou ont pris corps sur les retraites, le logement, l’avenir des universités, l’agriculture sans OGM et le traitement odieux réservé aux étrangers.

Les forums sociaux ne constituent pas un pôle dirigeant de l’altermondialisme mais sont des moments et des lieux pour mettre en relation et unir tous les mouvements autour d’objectifs de transformation. Ainsi, les propositions de taxes globales, de socialisation de la richesse, d’échanges fondés sur la coopération et le respect des normes sociales et écologiques, de démocratie au plan local comme au plan global, de droits humains respectés partout et pour tous, indiquent la direction vers laquelle aller. L’altermondialisme est à un tournant : en utilisant les opportunités d’échange et d’articulation ouvertes par les forums sociaux, il lui faut penser le dépassement du système dominant et le préparer d’ores et déjà.

* Susan George est présidente de l’Observatoire de la mondialisation à Paris.
Jean-Marie Harribey. Professeur agrégé de sciences économiques et sociales, Maître de Conférences en sciences économiques à l'Université Montesquieu - Bordeaux 4
* M. Gustave Massiah est économiste Membre du Conseil scientifique et ancien Vice-Président d’ATTAC Président du Centre de recherche et d’information pour le développement
* Francisco ("Chico") Whitaker est un des fondateur du Forum social mondial (FSM), à Porto Alegre

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* Tribune parue dans L’Humanité, 21 janvier 2008.


«Le temps est venu...» Le message de Fidel

2008-02-28

Fidel Castro

Chers compatriotes,
Je vous ai promis vendredi dernier 15 février que, dans ma prochaine réflexion j’aborderai un thème qui intéresse beaucoup de compatriotes. Cette réflexion prend aujourd’hui la forme d’un message. Le moment de postuler et d’élire le conseil d’Etat, son Président, Vice-président et Secrétaire, est arrivé.

J’ai rempli la charge honorable de président durant de nombreuses années. Le 15 février 1976, la constitution socialiste a été approuvée par un vote libre, direct et secret de plus de 95% des citoyens jouissant de leur droit de vote. Le première Assemblée Nationale a été constituée le 2 décembre de cette année-là et a élu le Conseil d’Etat et sa présidence. Auparavant, j’avais exercé la charge de Premier ministre pendant presque 18 ans. J’ai toujours disposé des prérogatives nécessaires pour faire avancer l’oeuvre révolutionnaire avec l’appui de l’immense majorité du peuple.

Connaissant mon état de santé critique, plusieurs, à l’extérieur, pensaient que le renoncement provisoire à la charge de président du Conseil d’Etat le 31 juillet 2006 que j’ai laissée entre les mains du premier vice-président Raul Castro Ruz, était définitif. Raul lui-même qui, de plus, occupe la charge de ministre des F.A.R. par ses mérites personnels et les autres compagnons de la direction du parti et de l’Etat, refusèrent de me considérer comme démis de mes charges malgré mon état de santé précaire.

Ma position était incommode face à un adversaire qui fit tout ce qui était imaginable pour se débarrasser de moi et auquel, en aucune façon, je ne voulais complaire. Le temps passant, je pus retrouver toutes les facultés de mon esprit, la possibilité de lire et de beaucoup méditer que le repos m’imposait. J’avais des forces physiques suffisantes pour écrire de longues heures, celles que me laissaient ma convalescence et mes programmes de récupération. Le bon sens m’indiquait que cette activité était à ma portée.

D’autre part, j’ai toujours été préoccupé, en parlant de ma santé, d’éviter les illusions qui, en cas d’issue défavorable, aurait apporté des nouvelles traumatisantes à notre peuple au milieu de la bataille. Le préparer à mon absence psychologiquement et politiquement était ma première obligation après tant d’années de lutte. Je n’ai jamais cessé de dire qu’il s’agissait d’une récupération « non exempte de risques ». Mon désir a toujours été d’accomplir mon devoir jusqu’à mon dernier souffle, c’est ce que je peux offrir.

A mes extraordinaires compatriotes qui me firent récemment l’immense honneur de m’élire membre du Parlement où des accords importants pour le destin de notre Révolution doivent être adoptés, je leur dis que je ne demanderai ni n’accepterai, je le répète, je ne demanderai ni n’accepterai la charge de président du Conseil d’Etat et de Commandant en chef.

Dans de brèves lettres adressées à Randy Alonso, directeur du programme de la Table Ronde de la télévision nationale, qui furent diffusées à ma demande, était inclus discrètement des éléments de ce message que j’écris aujourd’hui et le destinataire des missives lui-même ne connaissait pas mon dessein. J’avais confiance en Randy parce que je l’ai bien connu quand il était étudiant à l’université de journalisme et que j’avais presque toutes les semaines des réunions avec les principaux étudiants universitaires... Aujourd’hui, tout le pays est une immense université.
Paragraphe de la lettre envoyée à Randy le 17 décembre 2007 :
« Ma plus profonde conviction est que les réponses aux problèmes actuels de la société cubaine, qui possède une moyenne d’éducation proche des 12 niveaux, presque 1 million de diplômés de l’université et une possibilité réelle d’études pour ses citoyens sans aucune discrimination, demandent plus de variantes de réponses pour chaque problème concret que de variantes contenues sur un échiquier. On ne peut pas ignorer un seul détail et le chemin n’est pas facile, mais l’intelligence de l’être humain, dans une société révolutionnaire, doit passer avant ses instincts. Mon devoir élémentaire n’est pas de m’accrocher à mes charges et encore moins d’obstruer le passage à des personnes plus jeunes mais d’apporter mes expériences et mes idées dont la modeste valeur provient de l’époque exceptionnelle que j’ai vécue.

Je pense comme Niemeyer, il faut être conséquent jusqu’à la fin. »

Lettre du 8 janvier 2008 :
« ...Je suis un partisan convaincu du vote uni (un principe qui préserve le mérite ignoré), ça a été ce qui nous a permis d’éviter les tendances à copier ce qui venait des pays de l’ancien camp socialiste, parmi elles, le portrait d’un candidat unique aussi solitaire que solidaire avec Cuba. Je respecte beaucoup cette première tentative de construire le socialisme grâce à laquelle nous avons pu continuer sur le chemin que nous avions choisi.»

« J’avais très présent à l’esprit que « toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs », c’est ce que je répétais dans cette lettre.

Occuper une responsabilité qui demande de la mobilité et un don de soi total que je ne suis plus en condition physique d’offrir, trahirait ma conscience. Je l’explique sans dramatiser. Heureusement, des cadres de la vieille garde sont toujours présents, joints à d’autres qui étaient très jeunes quand la première étape de la Révolution commença. Quelques-uns, presque enfants, rejoignirent les combattants des montagnes et ensuite, avec leur héroïsme et leurs missions internationalistes, emplirent le pays de gloire. Ils ont l’autorité et l’expérience pour garantir la relève.

Notre époque dispose également de la génération intermédiaire qui apprit avec nous l’art complexe et presque inaccessible d’organiser et de diriger une Révolution. Le chemin sera toujours difficile et demandera l’effort intelligent de tous. Je me méfie des sentiers apparemment faciles de l’apologétique ou, à l’inverse, de l’autoflagellation. Il faut toujours se préparer à la pire des variantes. Etre aussi prudent dans le succès que ferme dans l’adversité, est un principe qu’on ne peut oublier.

L’adversaire à battre est d’une force extrême mais nous l’avons maintenu en respect pendant un demi siècle. Je ne prends pas congé de vous. Je veux seulement combattre comme un soldat des idées. Je continuerai à écrire sous le titre « Réflexions du camarade Fidel ». Ce sera une arme de plus de l’arsenal sur lequel on pourra compter. Peut-être ma voix sera entendue, je serai prudent.
Merci.

* Fidel Castro Ruiz, au pouvoir depuis la révolution cubaine de 1959, a annoncé son départ le 19 février, pour des raisons liées à son état physique. Raul Castro a été élu le 25 février, par le Parlement, pour lui succéder.


* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faire vos commentaires en ligne à l’adresse suivante www.pambazuka.org





Arts & livres

Côte d’Ivoire : Lorsque Serge Bilé conte les gloires de l’Afrique...

2008-02-26

http://www.afrik.com/article13668.html

Après le best-seller Noirs dans les camps nazis et le succès de La légende du sexe surdimensionné des Noirs, sortis tous deux en 2005, le journaliste et écrivain franco-ivoirien Serge Bilé publie Quand les noirs avaient des esclaves blancs, aux éditions Pascal Galodé. Un essai qui met en lumière une période fastueuse de l’histoire africaine, celle du moyen- âge où le Soudan occidental connut une formidable apogée.


Global : Le réveil des intellectuels africains contre le discours de Sarkozy

2008-02-27

http://www.seneweb.com/news/elections2007/article.php?artid=15013

La parution, jeudi 21 février 2008, du livre « L’Afrique répond à Sarkozy – Contre le discours de Dakar» (Ed. Philippe Rey) est un véritable événement littéraire. En effet, ce livre suscitera incontestablement le débat en France, en Afrique et dans le monde pour une nouvelle prise de conscience africaine. Cet ouvrage collectif est signé d'écrivains et d'intellectuels africains originaires de plusieurs pays.


Global : Pourquoi une réponse au discours de Sarkozy à Dakar

2008-02-27

http://www.grioo.com/ar,makhily_gassama_nous_devons_defendre_la_dignite_de_l_afrique_quand_elle_est_menacee,13052.html

Coordonnateur de l’ouvrage intitulé « L’Afrique répond à Sarkozy », paru le 21 février 2008, Makhily Gassama, spécialiste de la littérature africaine, critique littéraire réputé, explique les raisons qui ont poussé à rédiger cet ouvrage de 480 pages qui accueille les contribution de plusieurs intellectuels africains.





Zimbabwe

L’opposition encourage les exilés à revenir pour voter

2008-02-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=55683

Le principal parti d’opposition au Zimbabwe a lancé une campagne destinée aux millions de Zimbabwéens vivant en Afrique du Sud voisine, pour les encourager à revenir voter lors des élections du 29 mars prochain. La campagne dénommée “Toute Voix Compte” a été lancée à Johannesburg. Quelque trois millions de Zimbabwéens, soit le quart de la population du pays vivent à l’extérieur, dont une majorité établie en Afrique du Sud pour fuir les conséquences de la faillite économique du Zimbabwe


Robert Mugabe traite un adversaire pour la présidentielle de "prostituée politique"

2008-02-27

http://www.grioo.com/ar,robert_mugabe_traite_simba_makoni_de_prostituee_politique,13036.html

Le président Robert Mugabe a taxé de "prostitué politique", dans une déclaration télévisée marquant son 84ème anniversaire, l'ex- ministre des Finances, Simba Makoni, après que ce dernier a quitté le parti au pouvoir pour briguer la présidence. Dans sa déclaration, Mugabe a jugé "absolument honteuse" la défection de son parti de l'ancien ministre, ainsi que sa décision de se présenter contre lui à l'élection présidentielle du 29 mars.


Plus de 100 000% d’inflation

2008-02-27

http://www.afrik.com/article13700.html

Le Zimbabwe connaît une inflation sans précédent. Elle a dépassé la semaine dernière les 100 000 %, le taux le plus important du monde. Et aujourd’hui, elle a atteint les 150 000%. Le dollar zimbabwéen a connu une baisse dramatique de sa valeur le 20 février, en chutant de plus de 100% le jour du quatre-vingt-quatrième anniversaire du président Robert Mugabe. Quels sont les mécanismes de cette inflation ? Comment les banques, les entrepreneurs et les négociants en devises s’organisent-ils ? Enquête.


Un hôpital public cesse les opérations par manque de matériel

2008-02-26

http://www.jeuneafrique.com/fluxafp/fil_info.asp?reg_id=0&art_cle=42979

Le plus grand hôpital public du Zimbabwe a cessé de pratiquer des opérations chirurgicales du fait d'une pénurie de matériel et d'anesthésiants. "Il y a un manque critique de matériel, des anesthésiants jusqu'aux équipements chirurgicaux, à l'hôpital Parirenyatwa", a déclaré à le président de l'organisation Zimbabwe Doctors for Human Rights (Médecins du Zimbabwe pour les droits de l'Homme). Selon lui, les chirurgiens ne veulent pas accroître les risques pour les patients, en les soumettant à des opérations douloureuses sans analgésiques.





Droits humains

Ouganda : L’excision divise le gouvernement et les tenants de la tradition

2008-02-26

http://www.afrik.com/article13681.html

Le gouvernement ougandais envisage d’interdire les mutilations génitales féminines mais les tenants de la tradition s’y opposent, estimant qu’une telle interdiction violerait leurs droits traditionnels. Dans le cadre d’un projet de loi présenté devant le parlement, le mercredi 20 février, le gouvernement indique qu’une personne reconnue coupable de se livrer à ces pratiques sera punie d’une peine d’emprisonnement de sept à dix ans ou d’une amende d’au moins un million de shillings ougandais (environ 540 dollars).





Réfugiés & migration forcée

Global : Le visa biométrique remplace le visa ordinaire dans l’espace Schengen

2008-02-26

http://fr.allafrica.com/stories/200802220987.html

Les conditions d'obtention du visa changent. A compter du 1er mars, l'ambassade de France et le consulat général délivreront uniquement des visas biométriques aux ressortissants étrangers à l'Union européenne souhaitant séjourner en France ou dans l'espace Schengen. Ce nouveau type de visa intègre dans une carte magnétique les empreintes digitales et la photo du demandeur qui sera reconnu électroniquement à la frontière française.


RD Congo : Inquiétudes sur la situation des déplacés dans leur propre pays

2008-02-26

http://fr.allafrica.com/stories/200802230003.html

Au terme de sa visite de dix jours en République démocratique du Congo, entamée le 12 février, le Représentant du Secrétaire général sur les droits fondamentaux des personnes déplacées dans leur propre pays, considère que la complexité du processus de paix impose de ne pas mettre fin de manière prématurée aux efforts de protection et d'assistance aux déplacés et aux communautés qui les accueillent.





Mouvements sociaux

Cameroun : Des malades du sida manifestent contre le coût des examens biologiques

2008-02-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=55581

Une centaine de malades du sida ont manifesté le 20 février devant le siège du Comité national de lutte contre la pandémie à Yaoundé, pour exiger l’annulation de la décision d’augmentation du coût des examens biologiques. Regroupés à l’appel du Mouvement camerounais pour le plaidoyer à l’accès au traitement (MOCPAT), ils demandaient que soit reportée la mesure prise par le secrétaire permanent du Groupe technique central du CNLS, qui a décidé le 8 janvier dernier de porter le coût des bilans biologiques Vih/Sida de 3000 à 21.000 FCFA…


Mali : Le Forum de Bamako débat de la bonne gouvernance

2008-02-26

http://www.wikio.fr/international/afrique

L’Afrique peut-elle devenir un enjeu géostratégique ? La question était au centre des débats de la 8è édition de Forum de Bamako, la semaine dernière. Pour Martin Ziguélé, l’ancien Premier ministre de la République Centrafricaine, la principale contradiction de l’Afrique est d’être un continent qui regorge de ressources naturelles diverses, tout en végétant dans une pauvreté extrême. La gestion transparente et efficace de ces ressources aurait pu, soutient-il, permettre à l’Afrique de jeter les bases d’un développement économique rapide au profit de la majorité des populations.


Sénégal : Menaces de grève dans la première société de téléphonie

2008-02-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=55565

Les travailleurs de la première société de téléphonie du Sénégal, Sonatel – Orange, opposés au « retrait de l’Etat sénégalais » du capital de leur entreprise et « mécontents du jeu joué » par France Télécom, menacent de débrayer si les discussions n’aboutissent pas. La grève a été envisagée le week-end dernier lors de la réunion du Comité exécutif, la deuxième instance entre deux congrès, sur la Petite Côte, à Mbour, ville située à 91km de Dakar.





Elections & gouvernance

Cameroun : L'armée face aux manifestants

2008-02-28

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP14818larmeeriacr0

L'armée camerounaise a pris position le 28 février aux principaux carrefours de Yaoundé. La veille, le président camerounais avait annoncé qu’il allait utiliser "tous les moyens légaux" pour rétablir l'ordre après les violences qui ont fait au moins 17 morts depuis le 23 février. Les manifestations ont été déclenchées pour protester contre un projet de modification de la Constitution qui permettrait au président Biya de solliciter un troisième mandat. Des protestations contre la vie chère s’y sont greffées.


Côte d’Ivoire : Arrestation pour tentative de coup d’Etat

2008-02-27

http://www.afrik.com/article13678.html

Après les épisodes IB, une nouvelle tentative de coup d’Etat a été enregistrée en Côte d’Ivoire. Les mis en cause, quatre Ivoiriens, ont été déférés devant le parquet d’Abidjan, dans la matinée du 20 février. Le président Laurent Gbagbo a révélé qu’« ils ont loué les services d’Angolais pour cette opération ». Une nouvelle tentative de déstabilisation de l’Etat de Côte d’Ivoire, qui devait avoir lieu le mercredi 13 février, a été déjouée grâce à la vigilance des services secrets ivoiriens.


Global : La Françafrique toujours là avec Sarkozy

2008-02-28

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP92728franaresitr0

Les fossoyeurs de la "Françafrique" attendront encore un peu: neuf mois après son arrivée à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a entamé le 27 févier sa deuxième tournée en Afrique sans avoir, selon ses détracteurs, définitivement rompu avec la politique décriée de ses prédécesseurs. Avant son élection, le président avait multiplié les annonces d'un "partenariat rénové" avec le continent noir, enfin débarrassé "des réseaux d'un autre temps" ou des "scories du passé".


Guinée : La rumeur enfle sur les ennuis médicaux du président Conté

2008-02-26

http://www.aminata.com/index.php?option=com_content&task=view&id=2414&Itemid=57

Les langues se délient encore autour de la santé précaire du chef de l'Etat guinéen. Les comités de rumeur, qui pullulent dans les allées du pouvoir et animent les causeries à Conakry, ont plutôt vu atterrir un avion hôpital au chevet du président Lansana Conté, qui traîne divers ennuis médicaux : diabète, leucémie du sang... Depuis 2002 et la crise qu'il a piquée en public ou encore pendant sa visite en Russie, la santé du président guinéen ne cesse de préoccuper ses compatriotes.


Kenya : Mwai Kibaki et Raila Odinga signent un accord de "coalition"

2008-02-28

http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/22/471576/crise_au_kenya_mwai_kibaki_et_raila_odinga_signent_un_accord_de_coalition.shtml

Le président kényan Mwai Kibaki et l'opposant Raila Odinga ont signé, le 28 février, un accord de gouvernement de "coalition" dans le cadre des négociations pour sortir le Kenya d'une grave crise post-électorale. Les deux dirigeants kényans rivaux, assis côte à côte à un bureau devant les services de la présidence, ont paraphé un document de plusieurs pages lors d'une cérémonie publique à Nairobi, en présence du médiateur de l'Union africaine (UA) Kofi Annan et du président de l'UA, Jakaya Kikwete.


Kenya : Le Vice-président réclame une commission d’enquête sur le scrutin présidentiel

2008-02-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=56035

Le vice-président Kenyan, Kalonzo Musyoka a appelé à la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante pour élucider tous les aspects des élections présidentielles controversées de l’année dernière. Le comité va essayer de révéler la vérité sur les élections en vue de prévenir la résurgence de la violence qu’a connue le pays. Il a exprimé son optimisme de voir une solution à l’amiable bientôt trouvée entre le gouvernement et l’opposition.


Kenya : Les commissaires électoraux menacés de poursuites

2008-02-26

http://www.afrik.com/article13635.html

Correctif : Une organisation de la société civile, les Kenyans pour la Paix, la Vérité et la Justice (KPTJ), a lancé un ultimatum de 14 jours au gouvernement par le biais de son principal conseiller juridique, le procureur Amos Wako, pour qu’il ouvre une enquête sur les 22 membres de la Commission électorale du Kenya (ECK) avant de déclencher des poursuites contre les commissaires pour avoir présidé des élections frauduleuses. Les contestations du scrutin de décembre dernier ont plongé le Kenya dans une crise qui a fait un millier de morts (et non un million, comme écrit dans notre précédente édition) et plus de 200 000 déplacés.


Maroc : Les pays africains appelés à réussir la réforme de leur administration

2008-02-27

http://www.map.ma/fr/sections/last_social/des_responsables_afr/view

De hauts responsables de l’administration représentant 18 pays africains ont estimé, à l’ouverture d’un séminaire à Tanger (nord du Maroc), le 25 février, que l’Afrique doit réussir les chantiers de la réforme administrative, gage de tout développement. La réforme de l’administration et la modernisation de la gestion des secteurs publics revêtent une importance stratégique en matière de développement global, ont indiqué des responsables de conseils supérieurs de réforme administrative en Afrique.


Nigeria : Yar'Adua invite ses adversaires à accepter le verdict de la présidentielle

2008-02-27

http://www.grioo.com/ar,yar_adua_invite_ses_adversaires_a_accepter_le_verdict,13064.html

Le président du Nigeria, Umaru Yar'Adua, a invité, le 26 février, ses adversaires à l'élection présidentielle du 21 avril 2007 à accepter "de bonne foi" le jugement validant son élection à la présidence. Citant M. Yar'Adua dans un communiqué, son porte-parole «invite ses deux vaillants adversaires à cette élection qui ont contesté ses résultats, à accepter le verdict du tribunal de bonne foi. L'invitation qu'il leur a faite de coopérer avec lui pour faire progresser le Nigeria ».


Tchad : Idriss Déby sollicite la médiation de Wade

2008-02-27

http://www.seneweb.com/news/article/14972.php

Une délégation tchadienne, conduite à Dakar par le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures du Tchad, a fait savoir que leur pays est favorable à l’implication du président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade, dans la recherche de solutions de la crise que traverse leur pays. C’était à la sortie de l’audience que le chef de l’Etat du Sénégal leur avait accordée en fin de la semaine dernière.


Tchad : Un des groupes rebelles réclame des élections libres au Tchad

2008-02-26

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080224/twl-tchad-rebelles-elections-bd5ae06_1.html

L'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), un des principaux groupes rebelles, a invité, le 24 février, la communauté internationale à faire pression sur le régime du président Idriss Déby pour qu'il ouvre un dialogue avec toutes les factions politiques et militaires du Tchad en vue d'"élections libres et transparentes". L'UFDD fait partie des trois groupes de rebelles armés qui ont participé à l'assaut raté contre de N'Djamena visant à faire tomber Déby, les 2 et 3 février.





Afrique & Chine

Le président nigérian en Chine pour une visite axée sur l'énergie

2008-02-28

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP22958leprseigren0

Le président du Nigeria a entamé le 28 février une visite en Chine visant à renforcer la coopération, particulièrement dans le secteur de l'énergie. Selon Abuja, cette visite vise à renforcer la coopération économique bilatérale en pleine expansion. Les échanges commerciaux ont déjà quasiment triplé entre 2001 et 2006, passant de 1,1 milliard de dollars à 3,13 mds, selon les statistiques chinoises.





Développement

Afrique : Le directeur du FMI rencontre les chefs d'Etat de l'Uemoa

2008-02-27

http://www.grioo.com/ar,strauss-kahn_rencontre_les_chefs_d_etat_des_pays_de_l_uemoa_,13061.html

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a rencontré le 25 février, à Ouagadougou, les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en vue de "prendre des mesures urgentes en faveur des économies fragiles". Cette rencontre a regroupé outre le directeur général du FMI, les chefs d'Etat du Bénin, Boni Yayi, du Burkina Faso, Blaise Compaoré, de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, du Mali, Amadou Toumani Touré et du Togo, Faure Gnassingbé ainsi que les Premiers ministres de la Guinée Bissau, Martina Dafa Kabi et du Niger, Seyni Oumarou.


Sénégal: L'Etat explore des pistes pour réduire la dépendance pétrolière

2008-02-27

http://fr.allafrica.com/stories/200802210493.html

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, face à la crise pétrolière mondiale caractérisée par une flambée du prix, d'un niveau jamais égalé (101.10 dollar le baril -un record), a décidé une réorientation énergétique majeure. D'abord assurer l'approvisionnement en énergie et au moindre coût, ensuite faire bénéficier aux populations des services modernes d'accès et l'élargir. Enfin réduire notre vulnérabilité face aux aléas.





Santé & VIH/SIDA

Afrique du Sud : Rejet des protocoles occidentaux pour la médecine traditionnelle

2008-02-26

http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=597954

La pharmacopée traditionnelle employée par les guérisseurs africains ne doit pas être soumise aux essais cliniques à l`occidentale, qui ne feraient qu`"embourber" son développement, selon la ministre sud-africaine de la Santé. Mme Manto Tshabalala-Msimang a expliqué ne pas être opposée par principe aux essais cliniques, mais souhaite des "protocoles adaptés" à une pharmacopée "utilisée par les guérisseurs traditionnels parfois depuis des milliers d`années."


Cameroun : Risque d’épidémie de choléra à Douala

2008-02-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=56080

Les coupures prolongées d’eau dans la ville de Douala pourraient entraîner des maladies hydriques, notamment l’épidémie de choléra, ont indiqué le mardi 26 février, les sources médicales. L’inquiétude est d’autant compréhensible que la ville de Douala connaît de temps en temps l’épidémie de choléra en cette période de l’année. En plus, d’après des témoignages concordants, la ville de Douala connaît de longues coupures d’eau depuis quelque temps, obligeant les populations à consommer l’eau des puits et des marigots, impropre à la consommation.


Cameroun : L’Etat arrêt de subventionner les examens de suivi biologique du VIH

2008-02-26

http://fr.allafrica.com/stories/200802221174.html

Les organisations camerounaises de lutte contre le VIH/SIDA se disent inquiètes de l'avenir de la prise en charge des personnes séropositives au Cameroun, suite à une tentative récente de l'Etat camerounais de réduire sa subvention aux examens de suivi biologique du VIH.Cette décision risque d’entraîneur un enchérissement des coûts. Le gouvernement avait décidé, le 30 juin 2006, de subventionner les examens de suivi biologique du VIH, permettant ainsi aux patients séropositifs d'effectuer ces examens pour 3 000 francs CFA (environ sept dollars) contre 21 000 francs CFA (48 dollars) auparavant.


Centrafrique : Quatre filles scolarisées sur dix infectées par le virus du sida

2008-02-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=55731

Quatre filles scolarisées sur dix sont infectées en Centrafrique par le virus du VIH/sida contre deux garçons sur dix, selon les données ministère centrafricain de la santé publique. Les autorités centrafricaines ont décidé d’intensifier les actions de lutte contre cette pandémie dont le taux de prévalence est de 15% dans leur pays. Un atelier de formation sur les nouvelles stratégies de lutte, organisé par le ministère centrafricain de l’éducation nationale, à l’intention de 180 jeunes filles des collèges et lycées de la capitale centrafricaine.


Côte d’Ivoire : La tuberculose en hausse de 9% en 2007

2008-02-27

http://forums.abidjan.net/viewreplies.asp?cbid=1&tid=2331287

La Côte d’Ivoire a connu en 2007 une hausse de 9% du taux de personnes atteintes de tuberculose, correspondant à plus 23 000 cas détectés durant la même année. Selon le directeur coordinateur du Programme national de lutte contre la tuberculose, la co infection VIH/Tuberculose en est la principale cause.


Côte d’Ivoire : Le personnel de santé mal préparé face à la menace d’une épidémie de méningite

2008-02-26

http://www.afrik.com/article13691.html

Avec quelque 172 cas de méningite enregistrés en Côte d’Ivoire, dont 44 mortels, depuis le début du mois de janvier, mais avec seulement 400 000 vaccins disponibles pour une population d’un million d’habitants vulnérables et un personnel médical mal préparé pour faire face à une épidémie, une crise sanitaire d’une plus grande ampleur est à craindre. Le personnel médical «n’est pas bien formé» pour anticiper et faire face à une épidémie de méningite en Côte d’Ivoire, a déclaré un épidémiologiste.


Ghana : Baisse du taux de séroprévalence du sida

2008-02-26

http://www.afriquenligne.fr/actualites/sante/baisse-du-taux-de-seroprevalence-au-ghana-2008022317234/

Le taux de prévalence du VIH/sida au Ghana a baissé à 1,9%, contre 2,2% en 2006, selon les autorités du ministère ghanéen de la santé. Toutefois, le directeur du Programme national de lutte contre le sida a tenu à préciser qu'il s'agissait juste d'une stabilité de la séroprévalence. Selon lui, la plus forte prévalence chez la tranche d'âge des 15-24 ans a été enregistrée dans la ville orientale d'Agomanya et dans le district d'Asikuma Odoben Brakwa, dans la région centre, avec un taux de 6,2%.



Global : Premier forum mondial consacré au manque de personnel soignant

2008-02-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=55974

La capitale ougandaise, Kampala, abritera du 2 au 7 mars prochain le premier forum mondial sur les ressources humaines pour la santé consacré au manque de personnel soignant. L’Alliance mondiale pour les personnels de santé est la maîtresse d’œuvre de cette rencontre qui va mobiliser près de mille participants, parmi lesquels des chefs de gouvernement et des personnalités éminentes du monde de la santé et du développement, de la société civile ou des milieux universitaires du monde entier.


Guinée : 5 personnes mortes de méningite, au sud de la Guinée

2008-02-27

http://www.kababachir.com/autresinfosdetails.php?recordID=9295

Cinq personnes sont mortes en Guinée, la semaine dernière, des suites de la méningite dans le village de Farawala, sous-préfecture de Albadariah à Kissidougou, où 26 cas de cette épidémie ont été détectés. Dès l’annonce, les autorités sanitaires de la préfecture ainsi que le ministère de la Santé publique et les partenaires se sont rendus sur les lieux, dansle but de ’’circonscrire le mal’’.


Sénégal : La revue médicale "The lancet" se penche sur la malnutrition maternelle et infantile

2008-02-26

http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=12609

La nouvelle série de cinq articles de la revue médicale "The Lancet" sur la malnutrition maternelle et infantile a été lancée le 25 février lors d'une visioconférence tenue à Dakar. Cette série d'articles vise à attirer l'attention internationale sur le rôle essentiel de la nutrition dès les premiers mois de la vie pour la santé et le développement des enfants ainsi que pour la croissance économique des nations.





Éducation

Afrique : Impliquer le système éducatif dans le développement durable

2008-02-26

http://fr.allafrica.com/stories/200802220976.html

Des experts de sous-région ont tenu une réunion à Dakar pour la mise en oeuvre d'un document stratégique sur l'éducation pour le développement durable en Afrique subsaharienne. Cette initiative du Bureau régional de l'Unesco pour l'éducation en Afrique vise à déterminer les priorités et stratégies sous-régionales et discuter des modalités de partage et de mise en oeuvre de l'éducation pour le développement durable en Afrique subsaharienne. La réunion s’était ouverte le 21 février.


Ouganda : Retour des écoles délocalisées pendant la guerre civile

2008-02-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=56083

Les écoles qui avaient été délocalisées en dehors de la région nord de l’Ouganda, ravagée par la guerre, reviennent petit à petit après la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur. L’inspecteur d’académie du district de Gulu a déclaré que, pour le moment, 41 écoles primaires des localités de Gulu et d’Amuru avaient quitté les camps de déplacés internes. Cette opération de déménagement initiée par le gouvernemen, avec l’appui de plusieurs ONG, avait été accélérée sur la base de l’espoir qu’un accord de paix définitif était imminent.


Sénégal: Grèves en série à l'université Cheikh Anta Diop

2008-02-26

http://fr.allafrica.com/stories/200802250629.html

L'Université Cheikh Anta Diop de Dakar traverse une crise, eu égard à la récurrence des menaces de grèves. Tous les segments qui la composent (étudiants, enseignants et personnels administratifs, techniques et de services (Pats) exposent leurs revendications. Une situation qui freine le fonctionnement de l'institution et qui risque, si l'on y prend garde, de compromettre l'année académique.





LGBTI

Maroc : Pétition internationale pour dépénaliser l'homosexualité

2008-02-28

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP74258ptititilaux0

Une pétition internationale en faveur de la dépénalisation de l'homosexualité consentie au Maroc a été lancée par deux organisations des droits de l'Homme américaine et marocaine après la récente condamnation de six personnes dans le nord du royaume. Human Rights Watch et l'Association marocaine des droits humains ( appellent le gouvernement marocain "à abroger la loi condamnant à des peines de prison des actes d'homosexualité librement consentis".





Racisme & xénophobie

Afrique du Sud : Une vidéo raciste indigne le pays

2008-02-28

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP65448unevisyapel0

Une vidéo montrant des employés noirs dans des situations dégradantes sous l'oeil goguenard d'étudiants blancs a suscité, le 27 février, une vague d'indignation en Afrique du Sud, où le racisme réveille de douloureuses blessures 14 ans après la chute de l'apartheid. Le film amateur, tourné sur le campus de l'Université du Free State à Bloemfontein, montre cinq employés noirs d'âge mûr qui participent à une parodie de bizutage orchestrée par quatre jeunes hommes blancs.





Environnement

Afrique: Un monde plus chaud pourrait signifier moins de poissons

2008-02-26

http://fr.allafrica.com/stories/200802221194.html

Selon le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), le réchauffement mondial augmente l'impact de la pollution et de la surpêche dans les principales zones de pêche de la planète, ce qui pourrait entraîner un problème à la fois écologique, économique et de développement. «Les effets cumulés du changement climatique semblent être concentrés dans 10 à 15% des océans», selon un communiqué publié le 20 février, à l'occasion du lancement du rapport 'In Dead Water´ lors du Forum ministériel mondial de l'environnement.


Afrique : Les journalistes en environnement en conclave à Nouakchott

2008-02-26

http://fr.allafrica.com/stories/200802251128.html

La série des conférences internationales initiée par le Réseau africain des journalistes de l'environnement (ANEJ) se poursuit sur l'ensemble du continent. Après Kigali, le réseau des journalistes africains de l'environnement a entamé, le 25 février, un conclave à Nouakchott, sur la problématique suivante : « L'Afrique face aux enjeux de l'environnement ». La rencontre a regroupé des journalistes d'Afrique du Nord, d’Afrique Australe et de l'Océan indien.


Madagascar : 44 morts après le passage du cyclone Ivan

2008-02-27

http://fr.allafrica.com/stories/200802251901.html

Le cyclone Ivan a laissé le Madagascar dans un état chaotique. Sans parler du bilan humain, les cultures, l'élevage et les infrastructures paient un lourd tribut de son passage. Le bilan du passage du cyclone s'alourdit de jour en jour. La situation communiquée le 25 février par le (Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes fait état de 44 morts, 478 blessés, 17 personnes portées disparues, 210 852 sinistrés et 143 719 sans-abri.


Sénégal: Des menaces environnementales pèsent sur Dakar

2008-02-26

http://fr.allafrica.com/stories/200802221138.html

Le processus d'urbanisation de la ville de Dakar souffre l'absence d'une planification capable de prévenir les menaces pouvant naître des dérèglements de l'environnement, ont prévenu des environnementalistes. "Il y a un déficit de planification dans l'agglomération de Dakar, qui a aggravé les inondations de 2005. On a de graves menaces environnementales à Dakar", selon le chef du projet de développement urbain du Grand-Dakar, Alé Badara Sy.





Média & liberté d'expression

Centrafrique : Grâce présidentielle pour un journaliste

2008-02-26

http://www.afriquenligne.fr/actualites/media/grace-presidentielle-pour-le-journaliste-faustin-bambou-2008022317235/

Le président centrafricain, François Bozizé, a accordé une remise totale de peine au directeur de publication du journal "Les Collines de l’Oubangui", condamné le 28 janvier dernier à 6 mois de prison ferme pour "incitation à la révolte, injures et diffamation par voie de presse", a-t-on appris samedi de source officielle. En cas d'opposition, d'appel ou de pourvoi en cassation, la mesure ne prendra effet que lorsque la condamnation deviendra définitive, précise le décret présidentiel diffusé le 22 février par les médias publics.


Maroc : Un journaliste renvoyé en prison

2008-02-26

http://www.newspress.fr/communique.asp

Le journaliste de l'hebdomadaire marocain Al Watan Al An, Mostapha Hurmatallah a été renvoyé en prison. Le 13 février, la Cour de cassation de Casablanca a confirmé sa condamnation à sept mois de prison, mettant ainsi fin à sa période de liberté provisoire. « Renvoyer ce journaliste en prison aujourd'hui, alors qu'il n'a commis aucun crime, est consternant et inquiétant pour l'état des libertés au Maroc", a indiqué Reporters sans frontières.





Plaidoyers & campagnes

Djibouti : Appel contre une démocratie à parti unique !

2008-02-27

http://www.liberationafrique.org/spip.php?article2102

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et son organisation affiliée à Djibouti, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplorent les conditions dans lesquelles s’est déroulé le processus électoral. Les élections législatives qui se sont déroulées dans un fort climat de tension le vendredi 8 février 2008 à Djibouti, se sont soldées sans surprise par la victoire du parti présidentiel, seul parti en lice. La FIDH et la LDDH demandent aux autorités djiboutiennes de réformer sans délai et en concertation avec tous les acteurs politiques à Djibouti, le code électoral afin de permettre l’organisation d’élections véritablement libre et pluralistes dans le pays,





Conflits & urgences

Liberia : Johnson Sirleaf déçue du choix de l’Allemagne pour abriter l’AFRICOM

2008-02-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=55910

La présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, a fait part de sa déception du choix porté par Washington sur l’Allemagne et non sun un pays africain, pour abriter le quartier général de l’AFRICOM. Selon la présidente Sirleaf, beaucoup de personnes, y compris les Libériens n’avaient pas bien compris le véritable objectif de l’AFRICOM, qui était perçu comme une force qui serait basée au Libéria pour entreprendre des opérations purement militaires.


Soudan : La Chine se dit prête à aider à mettre fin au conflit au Darfour

2008-02-26

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP82948lachiruofra0

L'envoyé spécial de la Chine au Soudan a affirmé, le 24 février, que son pays était prêt à aider à mettre fin au conflit au Darfour, avec en toile de fond les critiques internationales croissantes envers Pékin pour son soutien au régime de Khartoum. M. Liu Guijin se trouvait dans la capitale soudanaise pour des entretiens de haut niveau, alors que l'ONU a exprimé son inquiétude après avoir reçu des informations sur de nouvelles violences au Darfour, région de l'ouest du Soudan en guerre civile.


Tchad : L'opposant Lol Mahamat Choua déclaré "prisonnier de guerre"

2008-02-27

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP24528loppoerreug0

Le gouvernement tchadien considère l'opposant Lol Mahamat Choua, arrêté début février après la bataille de N'Djamena, comme "un prisonnier de guerre", qui "ne sera pas libéré tant que la justice n'aura pas clarifié sa situation", selon le chef de la diplomatie tchadienne Ahmad Allam-Mi. L'ancien chef de l'Etat tchadien Lool Mahamat Choua a été enlevé chez lui dans la foulée de l'attaque ratée des rebelles tchadiens sur N'Djamena. "Il y avait des rebelles dans son voisinage, nous savons qu'il y avait des conciliabules entre eux", a affirmé le ministre.


Tchad : N`Djamena toujours saisie de peur

2008-02-26

http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=597677

Le soir, les rues sablonneuses de N`Djamena se vident vite et deviennent aussi silencieuses que le désert qui entoure la capitale tchadienne, des heures avant le couvre-feu imposé à partir de minuit. Les combats dans la capitale entre l`armée tchadienne et les rebelles qui n`ont pu renverser le président Idriss Deby Itno ont certes cessé depuis 19 jours, mais l`onde de choc semble traumatiser tous les habitants.





Internet & technologie

Côte d’Ivoire : La cybercriminalité au centre d’une rencontre à Abidjan

2008-02-27

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=55692

Une formation sur la cybercriminalité s’est ouverte le 21 février à Abidjan, en vue de mettre fin à l’expansion du phénomène et informer les journalistes des effets pervers de ce fléau. Organisée par la maison de la presse d’Abidjan (MPA), elle est destinée aux journalistes et aux professionnels des médias


Maroc : Maroc Telecom confirme son leadership en Afrique

2008-02-26

http://www.infosplusgabon.com/article.php3?id_article=1822

Maroc Telecom, présente dans certains pays africains, confirme son leadership en Afrique durant l’année 2007, en réalisant des "résultats exceptionnels" grâce en partie à lé téléphonie mobile, dans un contexte très concurrentiel. Selon le président du directoire du groupe, le résultat opérationnel consolidé a atteint, au terme de l’année 2007, quelque 12,2 milliards de dirhams (MMDH), en hausse de 21,3 pc par rapport à 2006.





Cours, séminaires, & ateliers

Appel d’offres régional de bourses de mobilité AUF 2008 - 2009

2008-02-26

www.afrique-ouest.auf.org

Le Bureau Afrique de l’Ouest de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) attribue des bourses pour favoriser la mobilité d’étudiants et d’enseignants. Ces bourses concernent des candidat(e)s inscrit(e)s ou en activité dans une université ou un établissement d’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest membre de l’AUF (quelle que soit leur nationalité) qui projettent de poursuivre une partie de leur parcours scientifique dans une autre université membre de l’AUF en dehors de leur pays d’origine.
Les dossiers de candidature devront transiter à la Direction de la Coopération au plus tard le samedi 19 avril 2008 à 12h .
Plus d'info sur www.afrique-ouest.auf.org





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