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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

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Pambazuka News 46: Cameroun : Eléments explicatifs d’un soulèvement populaire

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

Pour nous lire sur Internet, consultez le site www.pambazuka.org

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Zimbabwe, 5. Femmes & genre, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Mouvements sociaux, 9. Elections & gouvernance, 10. Corruption, 11. Développement, 12. Santé & VIH/SIDA, 13. Éducation, 14. LGBTI, 15. Environnement, 16. Média & liberté d'expression, 17. Bien-être social, 18. Conflits & urgences, 19. Cours, séminaires, & ateliers

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Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2008-03-12

CHRONIQUE : Cameroun : Eléments explicatifs d’un soulèvement populaire.
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Burkina : Les surprenantes performances laitières des vaches de races locales.
ZIMBABWE : Un opposant «menacé de mort» porté disparu.
FEMMES ET GENRE : Bénin : Le chef de l’Etat invité à nommer plus de femmes au gouvernement.
DROITS HUMAINS : Cameroun : Violation des droits des personnes arrêtées lors des émeutes.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Afrique : Les femmes constituent la moitié des migrants.
MOUVEMENTS SOCIAUX : Burkina : Les émeutes contre la vie chère préoccupent le Parlement.
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Gabon : Bongo se fâche contre la France à cause d’un reportage sur sa fortune.
CORRUPTION : Angola : Enquête en Suisse sur un détournement de revenus pétroliers.
DEVELOPPEMENT : Guinée : L’OMVS va construire un barrage de 280 Mw.
SANTE ET VIH/SIDA : Afrique : Nouveau vaccin peu coûteux contre la méningite.
EDUCATION : Kenya : Un besoin urgent de 60 000 enseignants.
LGBTI : Sénégal : Proposition de loi pour renforcer les peines contre l’homosexualité.
ENVIRONNEMENT : Egypte : La montée du niveau de la mer menacerait 15% du delta du Nil.
MEDIA ET LIBERTE D’EXPRESSION : Cameroun : Enlèvement d’un directeur de journal à Yaoundé.
CONFLITS ET URGENCES : Afrique : Reprise des négociations entre le Maroc et le Polisario.
COURS, SEMINAIRES ET STAGES : Atelier méthodologique du Codesria sur les sciences sociales en Afrique.





Chroniques

Cameroun : Eléments explicatifs d’un soulèvement populaire

2008-03-12

Nsame Mbongo

Au courant de l’année 2007, des dignitaires du parti au pouvoir et proches du Rassemblement du peuple camerounais (RDPC) relancent le débat engagé par ce camp au sujet de la modification de la Constitution, pour que l’actuel président du Cameroun puisse se représenter aux prochaines élections ; ce que la Constitution actuelle interdit. Cette initiative suscite une forte colère chez la plupart des citoyens, qui estiment qu’il s’agit d’un projet politique inadmissible et d’une escroquerie morale. Diverses forces politiques d’opposition menacent de descendre dans la rue.

Dans ce climat de tension, le gouverneur de la province du Littoral, basé à Douala, publie une décision à la fin de l’an 2007, interdisant les manifestations et autres occupations non autorisées de la chaussée. Ce qui est pris pour une provocation par de nombreux mouvements associatifs, syndicaux et politiques, et qui ravive le mécontentement suscité par l’affaire de la constitution.

Une chaîne de télévision et une radio indépendantes émettant de Douala sont interdites par l’administration en février 2008 pour des motifs règlementaires, alors que le principe officiel proclamé en la matière est celui de la « tolérance administrative ». Les populations, nombreuses à suivre ces médias (une radio et une télévision du même groupe), s’offusquent du fait que l’interdiction soit en réalité motivée par l’indépendance de la ligne éditoriale desdits médias qui organisaient des débats sur l’affaire de la Constitution. Débats libres dans lesquels des critiques sévères visaient le projet de révision constitutionnelle.

A cette conjoncture politico-administrative s’ajoutent des préoccupations économiques, sociales, éthiques et sportives. Il y a, par exemple l’« opération épervier », chargée d’inculper et de faire traduire en justice les grands détourneurs de fonds publics. Seulement, après l’incarcération d’une poignée de victimes, de ce qui ressemble fort à des règlements de comptes, l’opération ne se poursuit pas. Les populations en sont troublées et en sortent déçues.

Premièrement, elles souhaitent que les fonds récupérés auprès des détourneurs permettent de lutter contre le chômage endémique des jeunes. Ce qu’elles ne voient pas. Il faut dire que des milliers de diplômés de l’enseignement supérieur se retrouvent dans un chômage à durée indéterminée, sans parler des centaines de milliers de jeunes désoeuvrés des couches populaires, réduits à la « débrouillardise ».

Deuxièmement, elles veulent que tous les fonctionnaires richissimes s’expliquent sur l’origine de leur immense fortune. Ce qui ne se fait pas. Enfin, cette opération révèle la cruauté de la bourgeoisie camerounaise, qui a pillé sauvagement les caisses de l’Etat et qui nargue les gens. Biya lui-même est mis à l’index. Ce qui en dit long sur sa crédibilité et sur la rancoeur des populations.

Par ailleurs, depuis 2005-2006, des affaires d’homosexualité défraient la chronique au Cameroun. Il s’agit d’une pratique sexuelle que la moralité africaine réprouve. Or les scandales homosexuels signalés impliquent des ministres et autres hautes personnalités du système Biya. L’assassinat d’un jeune enrôlé dans ces moeurs par des bourgeois du parti au pouvoir, en plein Hotel Hilton à Yaoundé, il y a un an, a créé une vive émotion à travers le pays. Les enquêtes promises n’ont pas eu de suite. Le peuple est choqué d’être dirigé par un pouvoir homocratique et il lui en veut profondément.

Il y a aussi le phénomène de la vie chère au cours des années récentes, qui conclut le divorce entre gouvernants et gouvernés au Cameroun. Tout ce qui peut être classé parmi les denrées alimentaires, les produits de première nécessité, les articles et services de consommation courante, les matériaux de construction, a renchéri nettement. Ceci s’est accompagné de coupures d’eau et d’électricité récurrentes et de pénuries régulières de gaz domestique. En 2007 et 2008, le prix du carburant a grimpé à un rythme soutenu (en accompagnement de la hausse internationale du baril de pétrole, dit-on officiellement). Ce qui n’est pas compris par les populations dans un pays producteur de pétrole. Cette situation sociale délétère a créé des mécontentements perceptibles.

On ne saurait minimiser la colère suscitée par l’éternelle gestion catastrophique des « Lions indomptables » dans un pays où le football est une sorte de divinité. Pour les jeunes et les populations, la défaite à la finale de la coupe d’Afrique des nations face à l’Egypte, le rival par excellence du Cameroun, est imputable au pouvoir, qui n’a pas préparé normalement l’équipe et qui a choisi au dernier moment un entraîneur rejeté par la Fédération Camerounaise de Football.

Le dernier facteur concourant à la montée de l’insatisfaction, dans de multiples milieux sociaux et couches de la population, est l’augmentation récente du prix du carburant, qui se répercute dans divers secteurs, entraînant la hausse d’autres prix. Les syndicats des transporteurs urbains ayant sollicité la révision de cette mesure, le gouvernement leur adresse une fin de non recevoir. Ils lancent donc un mot d’ordre de grève dans les transports pour le lundi 25 février 2008. Dès lors, les événements s’enchaînent (voir encadré).

Le sentiment profond de la plupart des Camerounais aujourd’hui est qu’il règne une gouvernance calamiteuse au sommet de l’Etat et qu’il n’y a aucune solution classique pour changer la situation. Non seulement l’embourgeoisement illicite et insolent des riches nargue la misère populaire galopante ; non seulement les crimes des dignitaires du régime restent impunis ; non seulement la chèreté de la vie est aggravée par un taux d’imposition scandaleux, alors que le chômage bat tous les records ; non seulement l’arbitraire administratif et la corruption règnent ; non seulement les élections présidentielles, législatives et municipales sont gravement et systématiquement faussées ; mais en plus le principal responsable de ce blocage national cherche à s’éterniser au pouvoir contre la volonté populaire. Les gens semblent être prêts à tout pour mettre fin à ce chaos.

Au total, le Cameroun semble s’installer dans une spirale de la violence qui a une dimension nationale et une signification politique décisives, même si l’ensemble du pays n’est pas touché par les manifestations. Cette conclusion s’impose pour de multiples raisons. Premièrement, Yaoundé, le siège des institutions nationales, est secoué ; ce qui annule désormais la version dite du « mouvement d’humeur localisé dans une ville traditionnellement rebelle : Douala ». Deuxièmement, le chef de l’Etat, spécialiste de la politique de la bouche cousue et des oreilles fermées ne peut plus se débiner. Troisièmement, parce que, comme il le dit lui-même, on n’en est plus à des questions de pouvoir d’achat mais à une affaire de lutte pour le pouvoir tout court.

Quelques stratégies en cours

• La stratégie présidentielle

Le coeur de la stratégie de Biya semble être de type pouvoiriste et militaire. Tout se passe pour lui comme si l’actuelle crise nationale entrait dans une phase insurrectionnelle visant la chute de son régime. Aussi, afin de défendre son pouvoir, déplace-t-il le problème social et politique sur le terrain de la violence d’Etat, par un accroissement et une intensification de la répression brutale contre les manifestants et par des menaces de représailles dures contre les opposants politiques accusés de monter discrètement les jeunes contre lui.

Cette stratégie ne vise ni l’apaisement des insurgés ni la résolution des problèmes sociaux et politiques posés par les événements en cours. Au contraire, elle ressemble à une posture de préparation d’une offensive armée, comme pour montrer qu’il reste le plus fort, malgré la tourmente. Il situe le problème au niveau bas du bras de fer et non au niveau élevé du dialogue. Cette stratégie de la non écoute a conduit le locataire d’Etoudi dans un acte d’étourderie remarqué, consistant à oublier d’adresser ses condoléances aux familles endeuillées. Ce sont pourtant ses soldats qui ont tué bêtement des manifestants, passants et badauds qu’ils pouvaient neutraliser autrement.

En son temps, face à la contestation, Mobutu paradait, répétant qu’« il n’y a pas deux coqs dans un poulailler » au lieu de prendre des mesures conciliantes en vue d’une solution politique. Faut-il suivre un tel exemple ? Reste à savoir si la stratégie du torse bombé et de la rebellion à mater, qui ignore le mécontentement et la détermination populaires légitimes permettra au pays de trouver une issue durable à la crise.

• La stratégie des prétendues forces neutres

Parmi les Camerounais qui se veulent neutres, il y a des journalistes, des personnalités dites indépendantes, des milieux confessionnels, des associations de la société civile, des chefs traditionnels, etc. Pendant que le chef de l’Etat brandit le bâton, passant à côté de l’essentiel, ces forces « neutres » versent dans le double jeu ou dans la démagogie en soutenant discrètement la position du pouvoir. D’un côté, elles pensent que l’Etat a vocation à écouter le peuple, mais ne lui demandent pas clairement, ici et maintenant, de répondre aux demandes populaires justifiées et ne condamnent pas non plus les exactions de ses agents en armes ni les tueries évitables dont les citoyens sont victimes de la part des forces de répression. De l’autre, elles s’appuient sur les débordements de violence contestables pour demander l’arrêt pur et simple de la lutte populaire, au nom du respect des institutions et de la valeur de la paix, sans mettre en exergue le caractère légitime de la contestation directe des masses.

L’opinion des ministres de culte, qui sont déjà intervenus, se montre aussi d’une neutralité discutable. Les évêques camerounais avaient lancé le mouvement de « sagesse opportuniste » le mardi 26 février. Ils sont suivis, le 27, par un certain Conseil des Eglises Protestantes du Cameroun rassemblant des baptistes, des luthériens et des évangélistes. Des dignitaires musulmans aussi ont parlé, tenant des propos tout aussi décalés de la réalité populaire. Tous ces religieux disent vouloir jouer la carte de l’apaisement, mais sans vraiment pouvoir équilibrer leur position ni se montrer vraiment compréhensifs à l’endroit des masses et d’une jeunesse sacrifiée par des pilleurs de la nation actuellement confrontés à un retour de manivelle.

En tant que voix de la sagesse du cœur attentive au sort des pauvres, en tant que conscience civique soucieuse du triomphe des valeurs de justice et de démocratie, en tant qu’autorité morale capable d’amener les pouvoirs publics à plus de discernement, l’église ne devrait-elle pas pousser les autorités à adopter une position d’écoute réelle et d’action responsable qui les honorerait en même temps qu’elle contribuerait à résoudre la crise ?

• La stratégie des manifestants

Les jeunes insurgés semblent décidés à poursuivre leur action sous de multiples formes (marches pacifiques, attroupements d’intimidation, barricades, incendies, fermeture forcée des magasins, interdiction de la circulation des voitures et des motos,...). Ils estiment être en position de force actuellement dans la lutte qui les oppose au pouvoir. Téléphones portables, internet, tracts et motos leur permettent de coordonner de plus en plus leur action, y compris entre les différentes villes du pays. Leur mouvement autonome se montre pour le moment méfiant vis-à-vis des partis politiques, même ceux de l’opposition, parce qu’ils veulent éviter d’être récupérés ou manipulés.

Diverses associations de jeunesse s’activent pour assurer un encadrement de la lutte. La situation n’est donc plus celle d’une agitation totalement anarchique. Les jeunes commencent à présenter leur action comme celle d’un mouvement civique radical se posant en interlocuteur du pouvoir en vue de mettre à plat tous les problèmes du Cameroun dans une négociation nationale pour la réforme profonde et immédiate des structures politiques, économiques, sociales et culturelles du pays. Ils semblent prêts à observer une brève pause pour laisser le gouvernement réfléchir.

La stratégie de l’étranger

Dans la situation présente, les ambassades et consultats occidentaux (France, Etats-Unis, Suisse, etc.) interviennent à travers des communiqués publics ou discrètement pour demander à leurs citoyens présents au Cameroun de faire preuve de prudence et d’éviter autant que possible de circuler. Malgré cela, certains prennent des risques. C’est ainsi que le 27 février 2008, au quartier New Bell à Douala, des expatriés blancs roulant en voiture ont failli se faire intercepter par des manifestants surexcités.

Par ailleurs, il ne semble pas actuellement que les représentations diplomatiques se mêlent ouvertement et directement du problème camerounais, notamment en faveur du pouvoir. Il est à craindre que si cela s’avérait des conséquences fâcheuses pour les expatriés et leur famille pourraient en découler.

Il est à noter l’attitude ambiguë de RFI, qui semble jouer le même jeu que les médias nationaux en activité : taire la légitimité des manifestations, revoir à la baisse le bilan des morts et donner une version des faits favorable au pouvoir.


Quelles perspectives ?

Il est quasiment impossible de se prononcer sur la suite des événements. Le président prendra-t-il des mesures concrètes par rapport à la révision constitutionnelle et à la vie chère pour donner satisfaction aux revendications populaires ou continuera-t-il à jouer au plus fort comme Mobutu ? La nouvelle race de combattants de l’espoir, qui vient de naître au Cameroun, baissera-t-elle les bras face à l’adversité ? Compte tenu de la militarisation de Douala et de Yaoundé, en seront-ils capables ? Le Cameroun semble être en train de vivre des journées historiques de type pré-révolutionnaire dont les échos, à terme, surprendront certainement.

Le déroulement des évènements


• Durant la première quinzaine du mois de février 2006, un opposant politique camerounais non conformiste, organisateur habituel d’actes de « rebellion morale » médiatisés (grèves de la faim, marches interurbaines de protestation, etc.), le « combattant » Mboua Massock, tient des meetings de quartier à Douala et cherche à organiser des marches. Les forces de répression dispersent les manifestants qui se rassemblent pour le soutenir, conformément aux injonctions du gouverneur de la province. Une grande tension se cristallise dans la ville. M. Mboua Massock et les siens demandent le départ immédiat du président Biya, considérant son projet de modification constitutionnelle en vue de s’éterniser au pouvoir comme de la haute trahison.


• Ce « nationaliste révolutionnaire » obtient le soutient du SDF, principal parti d’opposition au Cameroun. Sur la lancée du « combattant », un député SDF du Wouri appelle à un meeting populaire le 23 février 2008, au quartier Dakar. Policiers et gendarmes répondent en masse à l’appel. Dans cette situation, le chef local du SDF annule sa manifestation. Une fois qu’il s’en va, les forces de répression attaquent les militants présents et les populations du coin. Cette nuit de samedi les affrontements se multiplient dans le secteur, entre jeunes gens et agents de répression. Deux jeunes sont tués par balles.


• Une certaine accalmie s’observe le dimanche 24 février. Mais le lundi 25, en même temps que démarre la grève des transporteurs, des émeutes sont déclenchées par les jeunes dans toute la ville de Douala. Des affrontements d’une terrible violence ont lieu entre policiers et gendarmes d’un côté, et insurgés de l’autre. Des camions lance eau de la police interviennent. Des barricades sont dressées dans de nombreuses rues et des pneus et autres matériaux sont brûlés dans la voie publique pour gêner la progression de la troupe. Aucune voiture ne circule. Un autobus public est brûlé ainsi que de nombreux véhicules de particuliers. Des magasins, boulangeries, pharmacies, stations d’essence, sont attaqués par des bandes de plusieurs centaines de jeunes chacune, armés de pierres et de gourdins. Ces établissements sont saccagés et pillés. Des kiosques du PMUC (Société française de jeux de hasard à travers les courses de chevaux) sont incendiés.

A Bonabéri, une vingtaine de gendarmes sont séquestrés, tabassés et délestés de leur uniforme. Le pont du Wouri est bloqué par les manifestants. Les entrées de Douala (vers Yaoundé et vers l’Ouest) sont impratiquables. A Bonamoussadi, la mairie du 5e arrondissement, dont le maire est une candidate mal élue du parti au pouvoir est totalement saccagée. Les services de la SNEC et de AES-SONEL dans ce même quartier sont attaqués et vandalisés. Douala est une véritable « ville morte » où ne circulent que des piétons courageux. Les commerces sont fermés. Certaines représentations diplomatiques (le consulat de France à Douala par exemple), demandent à leurs ressortissants qui étaient en week end et ne sont pas encore rentrés à Douala lundi matin, de le faire dans l’après-midi et non dans la nuit. Le bilan officiel des événements est de 3 morts chez les émeutiers, et le bilan officieux, d’au moins 6 morts.

• Des mouvements plus ou moins violents se produisent dans les provinces du Sud-Ouest et du Nord-Ouest ce même lundi, toujours en marge de la grève des transporteurs. A Buéa et à Kumba, il y a des barricades et des manifestations en vue d’empêcher la circulation des voitures. Si à Buéa il n’y a que des intimidations, à Kumba, la situation est plus grave. Des affrontements avec les forces de répression tirant à balles réelles, comme à Douala, ont cours. Le transport interurbain reliant Kumba aux autres villes est mis en grande difficulté. Les insurgés endommagent installations et camions de la société des Brasseries du Cameroun. Il y a un tué. A Bamenda la situation est aussi très préoccupante.


• Le lundi soir, à travers le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, le pouvoir cherche des boucs émissaires, accusant le SDF d’être derrière les mouvements de Douala et de Bamenda, au lieu d’annoncer les mesures d’apaisement attendues. Ceci fera encore monter la tension.


• Le mardi 26 février 2008, l’agitation sociale gagne Yaoundé et diverses autres villes, notamment Bafoussam, Dschang, Banganté, Limbe, Nkongsamba, etc. Dans la capitale politique du Cameroun, certains quartiers périphériques connaissent le phénomène de barrage des rues et des affrontements entre manifestants et agents de répression durant toute la journée et pendant la nuit. Officiellement, il y a un mort dans la capitale de la province de l’Ouest et des destructions. Des installations du PMUC et un centre des impôts sont attaqués. Officieusement, on parle de plusieurs tués par balles. Les commerçants ferment leurs établissements par mesure de précaution. La circulation est difficile ou inexistante entre les villes de l’Ouest. Les manifestants portent des pancartes indiquant : « Touche pas à ma Constitution » et dénonçant la vie chère.


• A Douala le 26 février, la situation reste bloquée. Aucune voiture ni aucun camion ne pouvant circuler, les transporteurs qui ravitaillent l’intérieur du Cameroun ainsi que le Tchad et la Centrafrique sont immobilisés. Et les camions qui ravitaillent Douala en vivres, à partir de l’Ouest ne peuvent entrer dans la ville, les routes étant toujours barrées. Des militaires viennent prêter main forte aux policiers et gendarmes. Des troupes d’élite arrivent des bases militaires de l’intérieur du pays et de Yaoundé pour investir la capitale économique. Un hélicoptère militaire survole les quartiers à basse altitude. Les avions devant atterrir à Douala sont déroutés sur Yaoundé. Les violences se poursuivent mais baissent d’intensité. Les commerces et marchés restent fermés, à part deux boulangeries protégées par des militaires en armes.

La société industrielle et forestière SIDEM, située au niveau de l’échangeur de l’aéroport de Douala, et dont la rumeur dit qu’elle appartiendrait au fils aîné de Biya, a subi d’énormes dégâts qu’elle chiffre aujourd’hui a plus d’un milliard de Francs CFA, suite à l’incendie de plusieus camions neufs et d’autres matériels de travail, par les émeutiers. Au niveau du Campus de l’Université de Douala, des manifestants demandent le départ de Biya et du recteur en exercice. Le bilan officiel de la journée à Douala est de 2 morts. Selon radio-trottoir, il est sous-estimé.


• Dans la soirée, les pouvoirs publics ont commencé à réagir. Le gouvernement a procédé à une baisse symbolique des prix du carburant (de quelques francs CFA). Certains leaders syndicaux des transports ont appelé à la reprise du travail le mercredi 27 février 2008. Le gouverneur de la ville de Douala a exigé de certaines stations services et pharmacies qu’elles ouvrent à nouveau sous la protection de l’armée. Le délégué du gouvernement (super maire) de la capitale économique et les maires d’arrondissement ont lancé un appel au calme. Les évêques du Cameroun, à travers la voix du cardinal Tumi, invitent les Camerounais au dialogue. Quelques chefs traditionnels Sawa d’obédience Rdpéciste dénoncent le soulèvement avec des accents etnicistes et appellent à une répression plus forte contre les manifestants. Dans des débats télévisés contradictoires, divers leaders d’opposition et journalistes estiment que la crise sociale est d’une gravité extrême et que les pouvoirs publics devraient prendre des mesures plus sérieuses s’ils espèrent répondre aux attentes populaires qui amènent les jeunes à un tel ras le bol et à un soulèvement aussi radical. Ils insistent sur le fait qu’il s’agit désormais d’une crise nationale inédite, qui requiert l’intervention immédiate du chef de l’Etat et non d’une simple affaire de baisse du prix de l’essence et de manipulation ou d’intimidation des syndicalistes pour les amener à lever le mot d’ordre de grève des transporteurs.

• Il n’est pas signalé jusqu’ici que des expatriés auraient été victimes de ces événements et qu’ils auraient eu à en souffrir en tant que cibles particulièrement visées par les émeutiers. Cette nuit du mardi 26 février, personne ne peut prévoir ce qui se passera demain au Cameroun, d’autant plus que des tracts circulent dans certaines villes du pays pour promettre la poursuite du combat.

• Journée du 27 février 2008 à Yaoundé

La matinée commence sans problème. Les taxis circulent. Mais à partir de 9 heures tout bascule. Des émeutiers, en groupes multiples, occupent les rues, dressant des barricades, arrêtant la circulation et fermant les boutiques de force, y compris au marché central. Des pneus sont incendiés dans les carrefours. Des colonnes de fumée montent dans la ville. A cette fumée se mêle celle du gaz de combat, car les forces de répression interviennent en tirant à balles réelles et en lançant des grenades lacrymogènes. Un hélicoptère militaire sillonne le ciel. Quelques véhicules seulement circulent au centre ville. Le boulevard du 20 mai, la plus prestigieuse artère du pays au coeur de la ville, où se déroulent traditionnellement les cérémonies de la fête nationale sous la présidence personnelle du chef de l’Etat, connaît des échauffourées : voitures incendiées, barricades, heurts entre la troupe et les activistes.

Fait unique qui ne s’était jamais produit, même au plus fort des « villes mortes » qui paralysèrent le pays il y a une quinzaine d’années. Mais aussi symbole lourd de signification ! Une marche populaire vers la présidence de la république est violemment réprimée. Des coups de feu sont tirés çà et là dans la ville. A la mi-journée, on dénombre de nombreux blessés et un tué, tombé au quartier Elig Edzoa, vers le stade omnisport, sous les balles de la soldatesque. Par la suite il y aura deux autres morts parmi les manifestants.

Dans la soirée, juste après le discours de Biya, des éléments armés attaquent le campus universitaire, saccagent les chambres des étudiants et les molestent sans la moindre explication alors que ceux-ci ne se livraient à aucun mouvement revendicatif. Il y a des interpellations et au moins cinq blessés graves. Après ce discours, il se produit aussi des casses et incendies isolés dans la ville.

• Journée du 27 février 2008 à Douala

Dans la matinée, des scènes de violence et de pillage se déroulent dans divers coins de la ville. A Bonabéri, l’usine CIMENCAM, productrice de ciment est attaquée. Il faut dire que le prix du sac de ciment ne cesse de monter ces derniers temps. Ce qui laisse désagréablement aux jeunes l’impression qu’à ce rythme, ils ne construiront jamais leur propre maison et seront par conséquent des « sans domicile fixe ». Les activistes interrogés par les journalistes mettent systématiquement en avant des revendications sociales concernant le chômage et la vie chère, et des revendications politiques mettant en cause la mauvaise gouvernance. Ils exigent un message présidentiel spécial et urgent à la nation. Quelque 150 à 200 manifestants sillonnant le boulevard de la liberté à la mi-journée scandent un chant militant qui emprunte et détourne un air louangeur du parti au pouvoir à l’endroit de son président Biya. Les paroles des militants sur cet air du RDPC qui est retourné contre lui sont à peu près les suivantes :
Cameroun, Cameroun - Paul Biya, Paul Biya
Non à la vie dure - Le pays va mal
Nous voulons la vie moins chère - Nous voulons le changement

Quelques boulangeries sont en activité dans ce boulevard sous protection militaire. De longues colonnes de clients se forment en vue du ravitaillement en pain et autres produits utilitaires. Des patrouilles policières roulantes parcourent cette rue sensible. D’autres points chauds s’observent de chaque côté de l’entrée du pont du Wouri où il y a un face à face tendu entre les activistes et la troupe, au carrefour des 2 églises, dans la vallée Bessenguè, etc. L’un des champs de bataille les plus explosifs s’est constitué au lieu dit Shell New bell depuis la nuit du 26 au 27 février, qui connaît la chasse à l’homme et des coups de feu. Quelque 5000 personnes de tous les âges ont occupé ce secteur pour battre avec les forces de répression. Des brasiers sont allumés sur la chaussée. Bonapriso, un quartier huppé de la ville jouxtant ces lieux, est également secoué par des échauffourées durant la matinée. La ville de Douala est paralysée.

En fin de journée, le couvre feu y est décrêté à partir de 18 heures. Sans doute parce que depuis la fin de l’après-midi, une intervention du chef de l’Etat est annoncée pour la soirée. On se rappelle que le soir où, en 1991, Biya a refusé la Conférence nationale souveraine, les Doualéens ont pris spontanément les rues d’assaut et exprimèrent leur mécontentement par des casses.

A 20 heures, le chef de l’Etat intervient. Le ton est vigoureux, voire coléreux. Biya menace les jeunes camerounais en lutte et ceux qui, soi-disant, les manipulent en cachette (sous-entendu les partis d’opposition). Il ne dit rien sur les problèmes concrets qui sont posés : refus de la révision de la Constitution, hausses des prix et vie chère, chômage chronique des jeunes, pillage des richesses communes de la nation par les dignitaires du régime, immoralité officielle galopante, etc. Il n’annonce aucune mesure et ne fait aucune promesse, même pas celle de revenir sur les questions soulevées lorsque le calme sera instauré. En prenant la température, on sent une énorme déception des populations qui ne comprennent pas une telle attitude de fermeture et d’insensibilité.

Journée du 27 février 2008 à Buéa :

Si le lundi, à Buéa, il n’y a eu que des interdictions de circuler et des intimidations dans les barrages, des affrontements ont lieu dans la nuit de mardi à mercredi, qui se poursuivent jusqu’au matin dans les quartiers populaires, troubles ponctués de tirs de grenades lacrymogènes. Les agents de répression tuent un jeune et en molestent plusieurs autres. Dans la matinée, la circulation routière est bloquée. Durant la nuit du 27, entre 22 h et 22 h 30, des coups de feu résonnent dans la ville, notament à Buéa Town. Ce qui s’expliquerait par le fait que la troupe répond ainsi à une attaque de la mairie de ce quartier par des activistes.

Journée du 27 février 2008 à Bamenda

Les événements qui ont eu cours dans la capitale provinciale du Nord-Ouest le 26 se poursuivent le 27. Le mardi, il y a eu « ghost town » dans divers quartiers du fait des barrages de jeunes, des fermetures de magasins et de l’absence de moyens de transport. Parmi les faits marquants des mouvements de contestation, on a noté l’incendie de la tribune officielle des défilés et festivités publiques, du bureau des impôts et des locaux AES-SONEL, ainsi que l’attaque des Brasseries du Cameroun. Le mercredi, des groupes de jeunes ont continué d’occuper les rues et d’empêcher la circulation des véhicules. La mairie est attaquée et brûlée. La voiture du délégué du gouvernement subit le même sort et une école appartenant à son épouse est en partie saccagée. Le patron national du SDF se voit dans l’obligation de décliner toute responsabilité de son parti dans ces événements, étant donné qu’il se sentait visé par le discours du chef de l’Etat, préoccupé de dénicher les « manipulateurs qui se cachent derrière les jeunes ».

Journée du 27 février 2008 dans le Moungo :

La province du Moungo, dont le chef-lieu est Nkongsamba, compte une bonne partie de la vingtaine de morts que compte le pays. Dans l’arrondissement de Njombe-Penja, durant la matinée du 27 février, des éléments du Groupement mobile d’intervention, composé de troupes d’élite de la police, tirent sur un des rassemblements pacifiques de jeunes. Ils en tuent deux et en blessent beaucoup d’autres. Cette tuerie gratuite d’activistes désarmés fait suite à une véritable boucherie qui s’est produite dans une localité voisine (Loum), la veille, où six jeunes étaient déjà tombés sous les balles de la soldatesque.

A Manjo, c’est le calme plat. Les parents ont gardé leurs enfants à la maison, la plupart des écoles étant fermées. A Nkongsamba, il n’y a pas de mort mais la situation est tendue : attroupements d’activistes, fermetures des boutiques, marchés fermés, barrages de rues, pas de circulation automobile.

Journée du 27 février 2008 à l’Ouest

A Bafoussam l’armée occupe les points sensibles de la ville. Les jeunes sont dans les rues. La circulation est bloquée. A Dschang les examens qui ont été perturbés à l’Université la veille recommencent à se dérouler aujourd’hui. La circulation aussi reprend progressivement après que la veille il y ait eu quelques saccages de voitures et des barrages. A Foumbot, la situation est également tendue et des accrochages ont lieu. Dans toutes les localités, les autorités administratives et les dignitaires du parti au pouvoir mobilisent les « élites » et chefs traditionnels pour les amener à contenir les populations afin d’éviter de nouvelles manifestations.

* Dr Nsame Mbongo est professeur à l’université de Douala

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Commentaires & analyses

Burkina : Les surprenantes performances laitières des vaches de races locales

2008-03-12

Maurice Oudet

Depuis que nous avons assisté à la naissance de l’Union Nationale des Mini laiteries et des Producteurs de lait du Burkina Faso, nous nous intéressons davantage aux performances laitières des vaches de races locales. Nous avons également fait quelques recherches sur les possibilités qui s’offrent à un éleveur qui veut améliorer l’alimentation de ses animaux. Et nous avons été de surprise en surprise.

Première surprise

Il existe très peu de statistiques disponibles et fiables sur les performances laitières des races locales.

Lorsqu’on lit (dans un document officiel du Ministère des ressources animales) qu’une vache zébu peule donne en moyenne 110 litres de lait par an, on a envie de comparer ce chiffre à la moyenne de la production des vaches laitières en Europe. Par exemple, 6 000 litres par an en Allemagne. De là à penser que les performances laitières des races locales sont quasiment nulles, il n’y a qu’un pas qu’il ne faudrait surtout pas franchir.

En effet, pour commencer, il faudrait comparer ce qui est comparable. Quand on vous dit qu’une vache laitière allemande donne en moyenne 6 000 litres de lait par an, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une vache bien nourrie, et le plus souvent en stabulation libre. Que donne une vache laitière « burkinabè » bien nourrie et en stabulation libre ? Pour répondre à cette question nous n’avons pas trouvé de statistiques exploitables. Aussi, l’Union nationale des mini laiteries est en train d’enquêter auprès de ses membres.

Nous avons vu, par exemple, une vache zébu peule qui donnait jusqu’à 6 litres par jour, mais seulement pendant 3 à 4 mois. Ce qui nous donne une lactation d’environ 600 litres. Ce qui est faible, mais quand même bien supérieur au 110 litres dont on parle le plus souvent. Nous avons trouvé un document qui dit que dans d’excellentes conditions, certaines peuvent atteindre 1 200 litres.

Les performances laitières des zébus azawaks et des zébus goudalis, (autres races locales) sont, le plus souvent, supérieures à celles des zébus peuls. Nous avons vu des zébus goudalis ou azawak qui, en stabulation libre et bien nourris, ont donné 1 800 litres en 8 mois de lactation. Nous sommes loin des 6 000 litres de la vache laitière allemande, mais déjà on se dit qu’avec une sélection bien menée, et des progrès dans l’alimentation, « nos vaches » ne peuvent être disqualifiées sans recherche approfondie !

Mais ce n’est pas tout, il faut savoir qu’une vache « exotique », débarquée en Afrique, n’a plus les mêmes rendements que dans son pays d’origine. C’est ainsi qu’il y a quelques jours, je lisais qu’une « Jersiaise » rendue au Cameroun ne donnait plus que 2 500 à 2 600 litres de lait par an, alors qu’en France elle en donnait plus de 5 000 !

Il faut savoir que seule une bonne alimentation, bien équilibrée, permet d’extérioriser les qualités d’une race. L’amélioration laitière doit d’abord passer par l’amélioration de l’alimentation et de la santé des animaux. On peut penser que les races locales ont un bel avenir devant elles !

Deuxième surprise

Si on trouve peu d’études sur les performances des races locales, on trouve encore moins de documentation sur le point de vue des éleveurs traditionnels. Aussi, l’Union a-t-elle lancé une enquête auprès des éleveurs qui fournissent le lait à ses membres. Cette enquête n’est pas achevée, mais déjà nous pouvons partager certains éléments.

A Fada, les éleveurs du quartier Djou Laré ont opté résolument pour les Goudalis. Après une amère expérience avec des vaches exotiques (des Girs et Girolondo du Brésil) ils ne cessent de clamer les nombreux avantages des Goudalis. Les performances laitières des Goudalis ne sont pas les seuls avantages de cette race. A l’embouche, pour la viande, ils ont un très bon rendement. Les Goudalis sont aussi appréciés parce qu’ils sont faciles à alimenter. Contrairement au zébu peul, le zébu goudali ne sélectionne pas l’herbe quand il va au pâturage : « il mange tout ce qu’il trouve ». En stabulation, il tire parti des fourages les plus pauvres. Enfin, les Goudalis sont appréciés parce que très dociles, et très doux. D’où leur utilisation comme bêtes de trait.

D’autres éleveurs s’intéressent davantage aux zébus azawaks. Ils profitent alors du projet de soutien à la diffusion du zébu azawak (PSDZA), projet qui malheureusement touche à sa fin. Cependant, la naissance de l’Union nationale des Eleveurs d’Azawak laisse espérer que les objectifs du projet seront poursuivis.

Troisième surprise

Actuellement beaucoup d’éleveurs se plaignent qu’ils n’arrivent plus à trouver du tourteau de coton. Quand je leur demande s’ils ont essayé de remplacer le tourteau par du soja, beaucoup me disent qu’ils ne connaissent pas le soja. Pourtant, dans le monde, le soja est beaucoup plus utilisé que les graines de coton dans l’alimentation du bétail. Ensuite, le soja est cultivé de façon significative au Burkina, et sa culture ne demande qu’à se développer. Pourquoi ne pas essayer de l’introduire progressivement dans l’alimentation du bétail au Burkina ?

En terminant ces lignes, je pense aux paysans-chercheurs (producteurs de riz) que j’ai rencontrés en Thaïlande, il y a tout juste trois mois. Et je rêve. Puissions-nous faire que d’ici deux ou trois ans les éleveurs en lien avec l’Union Nationale des mini-laiteries soient devenus des éleveurs-chercheurs, travaillant à l’amélioration des races locales (les zébus peuls, goudalis et azawaks) et à l’amélioration de leur santé et de leur alimentation.

* Maurice Oudet est le président du Service d'Édition en Langues Nationales (SEDELAN) au Burkina Faso

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Fuite des cerveaux, le mal qui ronge l'Afrique

2008-03-12

Hippolyte Djiwan

Combien sont t-ils d’intellectuels africains en exil ? Difficile de répondre. Néanmoins, «l’Ile-de-France compte plus de médecins béninois que le Bénin» observe Habib Ouane, coordinateur du rapport 2007 de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) sur les pays les moins avancés (PMA). Selon le professeur Edward S. Ayensu, président du conseil scientifique et industriel du Ghana, «le continent africain ne se développera jamais en l’absence des intellectuels africains». Dans le journal français "Quotidien" du vendredi 20 juillet 2007, Christian Losson écrit : « …l’exode des cerveaux se poursuit à un rythme effréné. Haïti, Cap-Vert, Samoa, Gambie et Somalie ont vu ces dernières années plus de la moitié de leur élite siphonnée par les pays riches. En 2004, un million de personnes sont parties en quête de meilleures conditions de vie et de travail. Soit 15 % des diplômés du supérieur de ces pays ». Alors qu’est-ce qui fait courir les cerveaux africains au-delà de leur continent ?

Les raisons sont nombreuses. Absence de politique efficace de leur maintien en place ; manque ou faible financement de la recherche (moins de 1% du PIB est consacré à la recherche) ; absence ou inexistence d’infrastructures pour conduire les recherches… Ce diagnostic posé à la Conférence sur l’amélioration de la participation de l’Afrique à la science et au développement, organisée du 3 au 7 mars à Addis Abeba par l’UNECA (Commission économique des Nations unies pour l’Afrique), appelle des conduites à tenir. La première selon M. Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention sur la lutte contre la désertification, est « la prise de conscience de chaque Etat face aux enjeux que représentent la science et la technologie pour le développement de l’Afrique ». Certains pays en sont conscients, mais d’autres traînent encore les pas.

En effet, pour contrer la fuite des cerveaux, le gouvernement guinéen expérimente un système de formation post universitaire et doctorale. Il vise à maintenir les scientifiques et les postulants à la recherche les deux tiers du temps en Guinée et le reste auprès de l’institution partenaire à l’étranger. Selon El Hadj Ousmane Souaré, ministre guinéen de l’Education nationale et de la Recherche scientifique, « cette stratégie a l’avantage de faciliter l’insertion du candidat dans son environnement, ensuite elle limite son séjour à l’étranger, ce qui réduit les velléités de rester en dehors de son pays».

Une autre initiative est celle de l’Algérie, qui se base sur la délocalisation d’un certain nombre d’activités pour arrêter l’exode des compétences vers le Nord. L’Algérie expérimente déjà cette proposition qui a permis de mobiliser 16 000 chercheurs de corps et de rang magistral. Ainsi, plus de 5 000 thèses avec plus de quinze brevets ont été déposés, selon le professeur Souad Bendjaballah, ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique en Algérie, lors d’une communication sur le sujet faite à la Conférence d’Addis Abeba. Le partage des expériences guinéenne et algérienne est le témoignage de la prise de conscience de ces deux Etats, et chaque gouvernement africain devrait s’en inspirer. Hélas, certains pays n’y voient peut-être pas encore les enjeux ! C’est le cas du Bénin, absent à la conférence d’Adis Abeba.
Une équation difficile

La question de la fuite des cerveaux est une équation difficile à résoudre. Au moment où certains pays africains prennent conscience de la menace que représente l’exode des intellectuels africains et mettent en place des stratégies et politiques pour réduire le phénomène, « les Etats Unis qui ont besoin d’ingénieurs offrent gratuitement des visas et autres conditions alléchantes pour leur faciliter le départ », remarque le Professeur Sospeter Muhongo, directeur du Bureau Régional pour l'Afrique du Conseil International pour la Science (ICSU). Il en est de même pour certains pays d’Europe. La France, depuis l’arrivée au pouvoir du président Nicolas Sarkozy, a peaufiné sa politique de « l’immigration ciblée » qui apparait aux yeux des intellectuels, cadres et chercheurs africains comme une aubaine pour aller travailler en France. Les cerveaux africains sont
donc dans le dilemme.

En attendant de trouver une solution à la fuite des cerveaux, celle trouvée est transitoire. Il s’agit de la « Circulation des compétences», une idée pour laquelle milite la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement. Selon le Professeur Muhongo , la « Circulation des compétences» consiste à employer dans les grands projets en Afrique les cadres africains de la diaspora qui ne souhaitent pas rentrer dans leur pays.

Mais qu’il s’appelle fuite de cerveaux ou circulation de cerveaux, la présence des intellectuels africains est plus que nécessaire pour guérir le continent africain malade de l’absence de ses intellectuels. «Il faut donc mettre en place des programmes de compensations, financiers ou techniques», comme le soutient Habib Ouane. « Sinon, les vagues d’émigration n’en sont qu’à leurs prémices » conclut-il.

* Hippolyte Djiwan est un journaliste béninois

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Zimbabwe

Un opposant "menacé de mort", porté disparu

2008-03-12

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=57349

Un candidat de l’opposition zimbabwéenne pour les élections générales du 29 mars est porté disparu sur fond d’allégations de menaces de mort qu’il aurait reçues des partisans du parti au pouvoir, la ZANU-PF. Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) a indiqué que son candidat pour les élections municipales de Rushinga, Edison Muwengwa, avait été vu pour la dernière fois le 15 février, jour où il a déposé sa candidature à la députation pour les élections générales prévues le 29 mars.





Femmes & genre

Bénin : Le président invité à nommer plus de femmes au gouvernement

2008-03-10

http://www.lemali.fr/afrique/politique/benin%3a-nommer-plus-de-femmes-au-gouvernement-2008030912020.html

La ministre béninoise de la Famille, de la Femme et de l’Enfant a invité le chef de l’Etat béninois à nommer plus de femmes dans son gouvernement, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme. Dans un message radio télévisé, Mme Gnimbéré Dansou a déploré la faible représentativité des femmes dans les instances de prise de décision et invité le chef de l’Etat à "bien vouloir faire la part belle aux femmes lors des nominations dans l’équipe gouvernementale".


RD Congo : Soutien de Miriam Makeba aux femmes en situation difficile

2008-03-12

http://www.lemali.fr/afrique/musique/musique%3a-miriam-makeba-attendue-en-rd-congo-2008030711971.html

Miriam Makeba se rend en RD Congo du 10 au 14 mars 2008 afin de soutenir les femmes ayant survécu à des agressions sexuelles, aux familles touchées par le VIH/SIDA et aux autres personnes rendues vulnérables par un climat de paix fragile. Ambassadrice de bonne volonté depuis 1999, la chanteuse sud africaine soulignera, durant sa visite, la nécessité de renforcer l'aide humanitaire en RD Congo où 70% de la population a connu l'insécurité alimentaire au cours des 20 dernières années du fait à la fois de la violence, des déplacements, des maladies et d'autres facteurs.





Droits humains

Cameroun : Violation des droits des suspects interpellés lors des émeutes

2008-03-10

http://www.afrik.com/article13778.html

Les émeutes qu’a connues le Cameroun la semaine dernière ont fait plus d’une centaine de morts, selon la société civile camerounaise, 24 morts et plus de 1 500 arrestations d’après les autorités camerounaises. La société civile récuse les chiffres officiels et dénonce des atteintes aux droits de l’Homme dans la façon dont les personnes arrêtées sont jugées. Les Camerounais, souvent des jeunes, ont protesté contre la cherté de la vie et le projet de révision constitutionnelle que le président Paul Biya compte introduire afin de se présenter en 2011


Mali : La mendicité des enfants devient une activité lucrative

2008-03-12

http://www.lemali.fr/societe/societe-malienne/le-phenomene-des-talibes:-%C0-but-lucratif-2008030711895.html

Conçue à l'origine pour que l'enfant mesure la souffrance que vivent les plus pauvres, la mendicité est devenue une forme inacceptable d'exploitation. La mendicité des élèves coraniques, ou talibés, est, sans doute, de par son ancrage culturel, l’expression la plus répandue aujourd'hui de la marginalisation des enfants défavorisés au Mali.


Somalie : Le quotidien terrifiant des 5.000 enfants des rues

2008-03-12

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP41748lequooicsid0

A 11 ans, Ahmed vit seul dans les rues de Mogadiscio, recyclant des sacs plastiques ou cirant des chaussures. Ils sont environ 5.000 enfants des rues à survivre au milieu des violences extrêmes et des dangers permanents de la capitale somalienne en guerre. "Je vis dans les rues depuis que mes parents ont fui la capitale pour des raisons de sécurité. Je suis resté ici (...) Je recycle des sacs en plastique trouvés dans la rue et je cire des chaussures", confie Ahmed Mukhtar


Tchad : Déby promet une grâce aux membres de l'Arche de Zoé d'ici un mois

2008-03-10

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080306/tts-france-tchad-zoe-ca02f96.html

Le président tchadien Idriss Déby estime que la procédure sur la demande de grâce des six membres de l'Arche de Zoé devrait aboutir d'ici un mois, mais veut auparavant régler la question de l'indemnisation des familles. "La procédure est lancée, cela prendra comme je l'ai dit moins d'un mois", affirme-t-il. Idriss Déby se déclare "prêt à accepter la demande de grâce" pour les membres de l'association mais évoque un problème "qui n'a pas encore été évoqué", celui des indemnisations des familles, à savoir 8 millions d'euros.


Tchad : Les enfants de l’Arche de Zoé vont retrouver leur famille

2008-03-12

http://tf1.lci.fr/infos/monde/afrique/0,,3773590,00-tchad-enfants-retrouvent-leur-famille-vendredi-.html

Quatre mois et demi après la tentative de l'Arche de Zoé de les faire sortir du Tchad, les 103 enfants vont être réunis à leur famille à partir du 14 mars. Six enfants n'ont pas été identifiés. Ils resteront à Abéché alors que se poursuit la recherche de leur famille. Les 103 enfants que l'association française avait tenté de faire sortir du Tchad étaient maintenus dans un orphelinat d'Abéché, une ville de l'est du Tchad, depuis le 25 octobre 2007.





Réfugiés & migration forcée

Afrique : Les femmes constituent la moitié des migrants

2008-03-12

http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=16659

L’immigration des femmes africaines vers l’Occident ou même certains pays africains prend de l’ampleur. Ce mouvement s’interprète comme la fuite des conditions difficiles de vie et le manque de perspectives dans les pays de départ. Des statistiques publiées récemment indiquent qu’un immigrant sur deux dans le monde est une femme. Ces femmes migrantes viennent essentiellement des pays en guerre ou pauvres.


Burundi : 255 réfugiés burundais de retour de 36 ans d’exil en Tanzanie

2008-03-12

http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=602007

Une première vague de 255 réfugiés burundais des années 1972 est arrivée le 11 mars au Burundi, dans quatre camions et un bus du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en provenance de la Tanzanie voisine. Il s’agissait du premier rapatriement assisté de ces réfugiés de longue date qui font partie d’un groupe de 46.000 Burundais ayant choisi de retourner volontairement au pays après avoir fui, par centaines de milliers, les menaces de la première grande guerre civile de 1972 au Burundi


Maroc : 28 clandestins subsahariens secourus au large

2008-03-10

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA24928clandduslar0

Vingt-huit clandestins subsahariens ont été secourus le 6 mars par la marine marocaine au large du littoral de Oued Eddahab, au sud du Maroc. L'embarcation de fortune transportant les clandestins a été perçue en difficulté par les éléments de la marine marocaine. Les clandestins tentaient de gagner les îles Canaries. En 2007, les autorités marocaines ont fait avorter environ 10.200 tentatives de migration clandestine vers les côtes espagnoles dont plus de 3000 vers les Iles Canaries.


Mali : Des expulsés maliens se réunissent sur les mesures sécuritaires européennes

2008-03-10

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=57036

Des travailleurs migrants maliens refoulés de divers horizons d’Afrique et d’Europe s’exprimeront sur les nouvelles lois européennes d’immigration, lors de deux « Journées Ouvertes » prévues à leur intention les 15 et 16 mars prochains à Bamako. La manifestation est organisée par l’Association Malienne des Expulsés (AME) en partenariat avec de nombreuses organisations nationales maliennes et internationales, dont « Droits Devant », les « Verts Alliance Libre Européenne » et l’appui de la Confédération Générale des Travailleurs (CGT) de France.


Sénégal: Départ de près de 200 Sénégalaises pour l'Espagne

2008-03-10

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP32528immigengaps0

Près de deux cent Sénégalaises ont quitté Dakar le 6 mars pour l'Espagne, où elles été recrutées pour effectuer des travaux agricoles, dans le cadre d'un accord sur l'immigration légale signé entre les deux pays, a annoncé jeudi le ministère sénégalais de l'Intérieur. Ces femmes ont bénéficié de contrats de travail saisonniers pour la cueillette de fraises dans le sud de l'Espagne. Au total, 740 femmes doivent partir en Espagne durant le mois de mars pour travailler dans des plantations agricoles.





Mouvements sociaux

Burkina : Les émeutes contre la vie chère préoccupent le Parlement

2008-03-10

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA00128lesmebanikr0

L'ouverture de la première session parlementaire 2008 de l'assemblée nationale burkinabé, le 6 mars, a été marquée par des préoccupations exprimées à propos des violences consécutives à la hausse des prix, aussi bien par les députés que par les présidents de parlementaires africains invités. L'essentiel du discours du président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré a été consacré à ces manifestations « d'une rare violence » selon lui, qui ont eu lieu dans la capitale du pays et dans trois autres principale villes de son pays.


Burkina : Le Forum Social du Burkina se penche sur la souverainté alimentaire

2008-03-10

www.forumsocialburkina.info

En mars 2007, nous avons été 750 à nous retrouver pendant trois jours à Loumbila, venus de tous les coins du Burkina et d’ailleurs, pour réfléchir et partager nos expériences autour du thème « Le Burkina Faso dans la tourmente de la mondialisation ». Ce fut une réussite et nous nous sommes promis de programmer une deuxième édition. Le temps est venu de vous inviter tous à la deuxième édition du Forum Social du Burkina dont le thème sera : « Intégration régionale et souveraineté alimentaire ».
Il aura lieu les 27-28 et 29 mars 2008 à Ouahigouya.





Elections & gouvernance

Gabon : Bongo se fache contre la France à cause d'un reportage sur sa fortune

2008-03-10

http://www.nettali.net/spip.php?article6136

Il y a de la friture sur la ligne de la Françafrique. Le 5 mars, Libreville a annoncé réfléchir « à la suite à donner aux relations franco-gabonaises » et a transmis à l’ambassadeur de France une « note de protestation ». La raison de cette colère contre l’ancienne puissance coloniale ? La diffusion, le 4 mars, d’un reportage de France 2 sur l’important patrimoine immobilier de plusieurs présidents africains en France, le Gabonais Omar Bongo en tête.


Kenya : Le gouvernement aurait donné son feu vert aux violences, selon la BBC

2008-03-10

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP43738legoucbbaln0

Le gouvernement kényan a donné son consentement à l'utilisation de la violence après l'élection présidentielle controversée de fin décembre, a indiqué la BBC, mais Nairobi a vivement démenti ces informations. Selon des sources citées par la BBC, des réunions ont eu lieu dans la résidence officielle du président kenyan Mwai Kibaki entre des membres de la secte Mungiki, interdite en 2002 et qui s'est muée en gang mafieux, et de hauts responsables du gouvernement.


Mauritanie: Une coalition de la majorité réclame la démission du gouvernement

2008-03-10

http://www.lemali.fr/afrique/politique/mauritanie%3a-la-coalition-mithaq-reclame-la-demission-du-gouvernement-2008030912025.html

Le président d'une coalition de 23 partis politiques issus de la majorité mauritanienne, Sidi Mohamed Ould Mohamed Vall, a réclamé la démission du gouvernement formé en avril 2007. S'exprimant au cours d'une conférence de presse, il a estime que ce gouvernement «n'est pas constituée de technocrates, qu'il est sans couleur politique et qu'il n'est pas un gouvernement d'union nationale», plaidant pour une clarification du paysage politique national.


Togo : Projet de création d'un Haut commissariat à la réconciliation

2008-03-10

http://www.lemali.fr/afrique/politique/le-togo-va-se-doter-d%27un-haut-commissariat-a-la-reconciliation-2008030811995.html

Le gouvernement togolais a décidé de créer un Haut commissariat à la réconciliation et au renforcement de l'unité nationale, a-t-on appris le 7 mars à l'issue d'un conseil des ministres. Aux termes du décret portant création de la nouvelle institution, le Haut commissariat aura pour mission de "contribuer à l'instauration d'un climat social apaisé, de promouvoir les valeurs traditionnelles communautaires, de coexistence pacifique, la culture du dialogue et de la solidarité et la participation des citoyens à la vie collective fondée sur l'acceptation des différences".


Afrique : La CEEAC condamne le recours à la force pour accéder au pouvoir

2008-03-12

http://www.romandie.com/infos/news2/080310223439.f57243xk.asp

Les chefs d'Etat des dix pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), réunis le 10 mars à Kinshasa pour un sommet spécifiquement consacré à la situation au Tchad, ont condamné le recours à la force comme moyen pour accéder au pouvoir. Ils rejettent «toute déstabilisation des institutions démocratiques issues de la volonté du peuple tchadien ».


Cameroun : Un retour à la normale tout relatif après les émeutes

2008-03-12

http://www.afrik.com/article13836.html

Les embouteillages et l’agitation urbaine ont repris dans les principales villes et bourgades de l’ouest et du centre du Cameroun, après les flambées de violence qui y ont fait de nombreux morts et ont semé la panique dans l’ensemble de la population fin février, à tel point que la plupart des habitants ne sont pas sortis de chez eux pendant plusieurs jours. Malgré tout, les associations de défense des droits humains restent inquiètes de l’intervention musclée du gouvernement, qui a pris des mesures sévères à l’encontre des médias, et a arrêté et incarcéré des centaines, voire des milliers de jeunes, qui, selon elles, ne sont pas jugés en bonne et due forme.


Côte d’Ivoire : La paix suspendue aux ressources financières

2008-03-12

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3993

L'accord de Ouagadougou sur la paix en Côte d'Ivoire, signé il y a un an, a connu une avancée notable, mais le manque de financement du processus et les menaces de grèves par certains acteurs de la chaîne du processus électoral notamment celle des magistrats en 2007, ont fortement ralenti la sortie de crise. Selon les analystes, les moyens financiers demeurent le souci majeur dans la mise en œuvre complète du processus de paix dans ce pays d'Afrique de l'ouest englué dans une crise politico-militaire depuis plus de cinq ans.


Nigeria : L'ancien président nigérian Obasanjo en mauvaise posture

2008-03-12

http://fr.allafrica.com/stories/200803100002.html

Les participants à la Convention nationale du Parti démocratique du Peuple (PDP) ont élu, le 8 mars, Vincent Ogbulafor, à la tête de cette formation de la mouvance présidentielle. Ce dernier s’est imposé devant Sam Egwu, ancien gouverneur de l'Etat d’Ebonyi (sud-est) soutenu par l'ex-chef de l'Etat nigérian Obasanjo. Celui-ci enregistre ainsi un revers de plus, avec cette Convention du PDP qui offre une occasion propice aux nombreux Nigérians pour rompre avec le statu quo afin de s'émanciper d'Obasanjo.


Sénégal : L’opposition se mobilise contre le report décidé des élections

2008-03-12

http://www.nettali.net/spip.php?article6178

L’opposition sénégalaise a décidé de s’opposer à la décision prise par le pouvoir de reporter, au 22 mars 2009, les élections locales qui étaient prévues en mai prochain. Ce report fait suite à une proposition de loi déposé par un député du Parti démocratique sénégalais au pouvoir et voté par l’Assemblée nationale. Une coalition de partis de l’opposition s’est engagée à mener un plan d’action pour contrecarrer ce report.


Tchad : L'opposant Yorongar promet de retourner lutter contre Déby

2008-03-12

http://www.afrik.com/article13844.html

Porté disparu depuis plusieurs semaines à la suite de l’attaque des rebelles sur N’Djamena, le 1er février dernier, l’opposant tchadien Ngarlejy Yorongar affirme avoir été retenu pendant 19 jours par la garde présidentielle, qui lui a fait vivre un simulacre d’exécution, avant qu’il ne trouve refuge au Cameroun voisin. Après son arrivée en France en provenance du Cameroun, il attend les résultats de ses tests médicaux pour s’assurer qu’il n’a pas été empoisonné, mais il semble être en bonne santé. Dans un point de presse tenu à Paris, il a déclaré : « Je retournerai au Tchad pour marquer Deby à la culotte »





Corruption

Angola : Enquête en suisse sur un détournement de revenus pétroliers

2008-03-10

http://www.liberationafrique.org/spip.php?article2123

L’Action Place financière suisse, la Déclaration de Berne et Global Witness protestent contre l’inertie actuelle du Procureur général et du Juge d’instruction du canton de Genève dans une enquête financière pendante depuis 2000 à Genève. Il s’agit pourtant du détournement présumé d’importants fonds publics angolais et d’une affaire qui implique de hauts dignitaires d’un des plus importants producteurs de pétrole africain. L’affaire concerne des transferts douteux sur un compte bancaire à Genève de millions de dollars à la fin des années 1990. Ils proviennent de revenus pétroliers et étaient destinés au remboursement de la dette angolaise envers la Russie.


Guinée : Détournement de plusieurs millions de dollars

2008-03-12

http://www.afrik.com/article13565.html

Des rapports d’audits ont révélé des dépenses non justifiées portant sur plusieurs millions de dollars et 1.300 fonctionnaires fictifs en Guinée entre 2006 et le premier trimestre de 2007. Le Conseil des ministres, qui a examiné les rapports d’audits présentés par le ministre du Contrôle économique et financier, de l’Ethique et de la Transparence, le 7 février 2008, a également, entre autres, fait état d’un déficit de gestion de plus de 200 milliards de Francs guinéens, sortis des caisses de l’Etat sous forme de dépenses "qui ne sont ni justifiées, ni prouvées".


Mauritanie : Le président Abdallahi invite les Mauritaniennes à lutter contre la corruption

2008-03-10

http://www.lemali.fr/afrique/politique/abdallahi-invite-les-mauritaniennes-a-lutter-contre-la-corruption-2008030711915.html

Le président mauritanien, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, a invité ses concitoyennes à entreprendre une campagne globale de lutte contre la corruption et la mauvaise gestion pour contribuer de façon agissante à la réforme de la société. S'exprimant le 6 mars au cours d'une audience accordée au Réseau des femmes ministres et parlementaires, il a salué «l'expérience des femmes en matière de gestion des deniers publics».





Développement

Guinée : L’OMVS va construire un barrage de 280 MW

2008-03-12

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=57438

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) va construire en Guinée un barrage d’une capacité de 280 MW, a annoncé le Haut commissaire de l’organisation. Les travaux de construction du barrage hydro-électrique de Koukoutamba, dans le Fouta Djalon, vont démarrer fin 2009 pour un coût de quelque 400 millions de dollars. Cette infrastructure qui devrait permettre d’améliorer la desserte en électricité des pays membres : Mauritanie, Mali, Sénégal et Guinée.





Santé & VIH/SIDA

Afrique : Nouveau vaccin peu coûteux contre la méningite

2008-03-10

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=IRI03728versuetigni0

Un nouveau vaccin bon marché et efficace contre la méningite sera lancé en 2009, les essais cliniques réalisés en Afrique de l’Ouest ayant donné des résultats satisfaisants, selon ce qu’a indiqué le directeur du projet, à Ouagadougou. «Le vaccin protège contre la souche [de méningite] la plus virulente d’Afrique, responsable de 85 pour cent des dommages [causés par la maladie] ; il permettra également de régler un grand nombre de difficultés liées [au traitement] », a affirmé le professeur Marc Laforce, qui dirige le Projet de vaccin contre la méningite (PVM).


Sénégal : Enquête après la mort mystérieuse d'enfants près de Dakar

2008-03-10

http://www.afriklive.com/Senegal-enquete-apres-la-mort-mysterieuse-d-enfants-pres-de-Dakar_a3374.html

Une enquête a été ouverte pour déterminer l'origine de la mort d'une vingtaine d'enfants âgés de trois à cinq ans dans la banlieue de Dakar depuis janvier. Des enquêtes sont en cours pour vérifier le nombre de victimes et les causes des décès. «La presse et les populations ont déclaré une vingtaine d'enfants morts mais on continue les recherches", a déclaré la responsable de la région médicale de Dakar. Les journaux font référence à une intoxication au plomb à cause des déchets déversés sur les décharges publiques.


Ghana : La méningite cérébro-spinale fait dix morts

2008-03-12

http://www.lemali.fr/afrique/sante/la-meningite-cerebro%11spinale-fait-dix-morts-au-ghana-2008030711938.html

Au moins 10 personnes sont mortes de la méningite cérébro-spinale depuis janvier dans la région d'Edward Abue Accrachie, dans le nord du Ghana. Plus de 20 autres personnes attentes de la maladie sont actuellement traités dans plusieurs centres de santé. Les autorités sanitaires de la région d'Edward Abue Accrachie ont invité la population à signaler rapidement tout symptôme de cette maladie.


Ouganda : Pari gagné pour l’éradication de la méningite Hib

2008-03-12

http://www.destinationsante.com/fr_depeche.php?id_rubrique=63&id_article=24488&cat=1

Le Fonds mondial pour les vaccinations annonce l’éradication de la méningite Hib en Ouganda, chez les enfants de moins de 5 ans. Ce véritable tour de force a été obtenu grâce à un programme de vaccination ambitieux, dans ce pays situé au cœur de la « ceinture de la méningite » africaine. Entre 2002 et 2006, le gouvernement ougandais est parvenu à distribuer 16,5 millions de doses de vaccin Haemophilus influenzae type b (Hib) à tous les enfants de moins de 5 ans.





Éducation

Kenya : Un besoin "immédiat" de 60.000 enseignants

2008-03-12

http://www.lemali.fr/afrique/education/le-kenya-aurait-un-besoin-%22immediat%22-de-60.000-enseignants-2008030711963.html

Le Kenya doit "immédiatement" recruter plus de 60.000 nouveaux enseignants pour faire face à une pénurie aiguë de main-d'oeuvre dans le secteur de l'Education affecté par les violences post-électorales, a annoncé le secrétaire général du Syndicat des enseignants du Kenya (KNUT). "Même avant la crise, la pénurie d'enseignants était criarde. La situation a été aggravée par la crise.





LGBTI

Sénégal : Proposition de loi pour corser les peines contre l’homosexualité

2008-03-12

http://www.seneweb.com/news/elections2007/article.php?artid=15272

Des peines de prison sans sursis, allant de 2 à 5 ans et de 5 à 10 ans, ainsi que des amendes pouvant aller de 1 à 5 millions de francs, tel est le contenu de la proposition de loi visant à combattre l’homosexualité et les comportements impudiques, déposée le 10 mars sur la table du président de l’Assemblée nationale par quatre députés de l’opposition sénégalaise. Le texte devrait être examiné au cours de l’actuelle session.





Environnement

Egypte : La montée du niveau de la mer menacerait 15% du delta du Nil

2008-03-12

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34643791@7-37,0.html

La montée du niveau de la mer menacera en 2020 environ 15% du riche delta du Nil, où vivent la moitié des 75 millions d'Egyptiens, a déclaré le 10 mars le ministre de l'Environnement. "De nombreuses villes et zones urbaines du nord du delta du Nil souffriront de la montée du niveau de la Méditerranée", a-t-il ajouté devant une commission parlementaire, en s'appuyant sur les travaux menés par son ministère en coopération avec les Nations unies. Une hausse de 50 centimètres du niveau de la Méditerranée forcerait 3,8 millions de personnes à quitter leur maison et affecterait 1.800 km2 dans le delta.





Média & liberté d'expression

Cameroun : Enlèvement d'un directeur de journal à Yaoundé

2008-03-10

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=56988

Le directeur de publication de l’hebdomadaire camerounais La Nouvelle presse, Jacques Blaise Mvié, a été enlevé le 7 mars en début d’après-midi à Yaoundé, par des éléments en civil de la Sécurité militaire. Alors qu’il venait de s’entretenir avec des confrères au sujet d’un premier enlèvement dont il avait déjà été l’objet le 4 mars, M. Mvié a été emmené de force par des hommes en civil munis de talkies-walkies, qui ont aussitôt quitté les lieux à bord de deux véhicules.


Global : Forum maghrébin sur la presse et le terrorisme

2008-03-10

http://www.afriquenligne.fr/actualites/securite-%11-conflit/forum-maghrebin-sur-la-presse-et-le-terrorisme-2008030517169/

Nouakchott va abriter, le 15 mars prochain, un forum sur le thème "la presse face au terrorisme dans le contexte politique et sécuritaire du Maghreb". Cette manifestation sous-régionale est organisée par un journal mauritanien, avec la participation d’une vingtaine d’autres organes d’Algérie, de Libye, du Maroc, de la Mauritanie et de la Tunisie.


Global : RSF lance la Journée pour la liberté sur le Net

2008-03-12

www.rsf.org

Reporters sans frontières a lancé la première Journée pour la liberté sur Internet le 12 mars 2008. "Désormais, tous les 12 mars, nous mènerons des actions pour dénoncer la cybercensure dans le monde", a déclaré l'organisation dans un communiqué. L'initiative est appuyée par l'UNESCO. Pour dénoncer la censure exercée par les gouvernements et réclamer plus de libertés sur Internet, Reporters sans frontières appelle à manifester dans neuf pays ennemis du Net.


Togo : La Commission des Droits de l’Homme dénonce la censure contre un journaliste

2008-03-12

http://www.diastode.org/Nouvelles/nouvelle3082.html


La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Togo vient de recommander à la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la communication (HAAC) la levée de la "suspension définitive" qui frappe les éditoriaux et commentaires d’un journaliste d’une radio privée. Selon la CNDH, la décision est abusive et viole le droit à l’information et à la liberté de presse par le fait qu’elle empêche à tort un journaliste d’exercer librement son métier qui est par essence le droit d’informer.


Togo : Les médias africains invités à accorder plus de place au genre et sida

2008-03-12

http://www.lemali.fr/afrique/media/les-medias-africains-invites-a-accorder-plus-de-place-au-genre-et-sida-2008030711911.html

Des journalistes du Togo et du Bénin ont invité les médias africains à accorder plus de place à la couverture aux questions du genre et du VIH/SIDA. Dans les recommandations adoptées à l'issue d'un atelier de trois jours, qui s’est terminé le 6 mars, ils ont attiré l'attention des décideurs et des responsables de médias, sur les problèmes concernant le genre et le VIH/SIDA. Durant les travaux, les participants ont déploré «les disparités genre qui continuent d'exposer la femme à la pandémie du VIH/SIDA».





Bien-être social

Cameroun : Les tarifs d’électricité vont baisser de 16 pour cent au Cameroun

2008-03-10

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=57090

La «prime fixe», instaurée par l’opérateur d’électricité et qui alourdissait les factures des ménages de l’ordre de 16 pour cent, va être supprimée dans les prochains jours au Cameroun. Cette décision est intervenue le 7 mars, au terme d’une concertation entre les responsables de cette entreprise et le ministre du Commerce, dans le cadre des consultations que mène actuellement gouvernement pour lutter contre la vie chère qui a récemment conduit à des émeutes à travers le pays.


Guinée : Les transports, l’autre calvaire des Guinéens

2008-03-12

http://www.aminata.com/index.php?option=com_content&task=view&id=2478&Itemid=769

Du lundi au vendredi, de 7heures à 12heures, on à l'impression que tout Conakry est dehors, au bord de la route, entrain de héler un taxi. Tout le monde se dirige dans la même direction : la commune de Kaloum. Normal tout y est concentré : ministères, ambassades et autres entreprises privées. Voilà ce qui rend difficile la simple volonté de trouver un taxi. Pas facile surtout si on est une femme. Parfois il faut se battre pour avoir un véhicule.





Conflits & urgences

Afrique : Reprise des négociations Maroc-Sahara Occidental

2008-03-12

http://www.lemali.fr/afrique/securite%11conflit/negociations-maroc%11sahara-occidental-2008031012044.html

Le dossier Maroc-front Polisario pendant devant l’Organisation des Nations -unies connaîtra-t-il une avancée significative avec le 4è round des négociations prévu pour le 17 mars à Manhasset ? Placées sous l’égide des Nations unies, ces négociations vont se dérouler à un moment où la Communauté internationale et le Conseil de sécurité de l’Onu -par la Résolution 1754- ont qualifié le projet marocain de proposition sérieuse, de l’avis de l’ambassadeur de sa Majesté le Roi Mohamed VI au Mali, Moulay Idriss Fadhil


Mali : Libération de 22 otages dans le Nord

2008-03-10

http://www.lemali.fr/mali/securite/liberation-de-22-otages-dans-le-nord-mali-2008030912021.html

Vingt deux otages civils et militaires, détenus depuis septembre 2007 par les rebelles dirigés par Ibrahim Bahanga, dans la région de Kidal (extrême nord du Mali), à la frontière algérienne, ont été libérés dans la nuit du 7 au 8 mars. Ces otages faisaient partie d'un groupe d'une quarantaine de personnes enlevées en septembre dans l'extrême nord malien par un groupe de rebelles qui revendiquaient, entre autres, une diminution de la présence des forces armées maliennes dans cette zone de grande insécurité.


RD Congo : Des zones du pays sous administration rwandaise

2008-03-12

http://fr.allafrica.com/stories/200803101509.html

Une partie de la RD Congo échappe au contrôle de l'administration publique du gouvernement de Kinshasa. Selon plusieurs sources, des combattants hutus rwandais viennent d'installer leur propre administration dans une dizaine des localités du territoire de de Bunyakiri, dans la province du Sud-Kivu. Mais bien plus, elles y ont aussi déployé leurs propres troupes combattantes, leurs policiers. Bien plus, ils ont érigé des tribunaux qui siègent et infligent des peines aux populations congolaises.


Somalie : Le HCR parle de pire crise humanitaire

2008-03-12

http://www.lemali.fr/afrique/securite%11conflit/%22la-crise-somalienne,-pire-crise-humanitaire-au-monde%22-2008030811989.html

En dépit des efforts internationaux visant à mettre un terme au conflit somalien qui a duré deux décennies, la crise qui frappe ce pays est toujours considérée comme la pire crise humanitaire du monde actuel, indique le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Selon le HCR, la situation est exacerbée par les interventions humanitaires intermittentes, avec des interruptions provoquées par les irréductibles seigneurs de guerre et leurs miliciens. Les enfants, les femmes, et les personnes handicapées sont parmi ceux qui souffrent le plus de ce conflit.





Cours, séminaires, & ateliers

Atelier méthodologique du CODESRIA sur les sciences sociales en Afrique

2008-03-10

http://www.codesria.org

Le CODESRIA propose de réunir de jeunes chercheurs africains autour des questions épistémologiques et méthodologiques. La session 2008 sera consacrée à l'examen des conditions de la mise en œuvre et de la validité d'une perspective qualitative sur les terrains africains. L'atelier qui se tient du 11 au 15 août 2008, au Kenyatta University (Nairobi) est destiné aux étudiants doctorants et aux jeunes chercheurs africains. Les pays concernés sont les suivants: Erythrée, Djibouti, Ethiopie, Kenya, Tanzanie, Ouganda et Soudan. La langue de travail est l'anglais.


Programme ERA-LINK de la Commission Européenne

2008-03-10

http://www.eurosfaire.prd.fr/news/consulter.php?id=1575

Dans le cadre du programme PEOPLE, la Commission va financer un nouvel ERA-LINK. L'objectif de l'ERA-LINK est de mettre en réseau les chercheurs européens expatriés. Il existe déjà un ERA-LINK pour les Etats-Unis. Ce réseau fournit des services aux chercheurs (information sur les financements européens, salons, etc.) Un nouveau réseau va être lancé pour la Chine, en fin d'année. Pour mieux identifier les besoins, la Commission Européenne vient de lancer une enquête en ligne. Les chercheurs concernés par cette opération sont aussi bien des personnels du monde académique que des personnels du secteur privé.


Première Université francophone de Dakar en Promotion de la Santé

2008-03-10

http://www.urcam.org/univete/index.htm

La Première Université francophone de Dakar en Promotion de la Santé, autour du concept “la promotion de la santé” se tient du 26 au 31 octobre 2008. Elle abordera en priorité des thèmes directement en rapport avec la santé en Afrique et dans les pays du Sud… mais les participants du Nord, engagés au sein d’une coopération avec l’Afrique, sont attendus et souhaités. Le nombre de participants par module est limité (20 à 25 suivant les thèmes).


Subvention d’appui à la recherche

2008-03-10

www.arts.uottawa.ca/afelsh/subventions_appui.htm

L’Association des Facultés ou Établissements de Lettres et Sciences Humaines des universités d’expression française (AFELSH) lance un appel international à candidatures pour des subventions d’appui à la recherche à destination des Départements Universitaires de Français (DUF). L'AFELSH, réseau institutionnel de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), elle-même opérateur de la Francophonie, répercute dans son environnement disciplinaire les grandes orientations définies par l’A.U.F.


Symposium du CODESRIA sur le genre

2008-03-10

http://www.codesria.org

Donner une dimension genre au développement africain demande une attention soutenue aux outils analytiques du chercheur et une critique du type de développement, ce qui questionne les fondations mêmes sur lesquelles le processus développemental africain repose et les prérequis des approches et des théories politiques nouvelles avancées ; ce qu'il faut aujourd'hui est un changement total de paradigmes pour lesquels une nouvelle recherche est nécessaire. A cet effet, le CODESRIA organise, au 8 au 10 octobre, au Caire, un symposium sur Genre et citoyenneté à l'ère de la mondialisation.





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