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Archives

Pambazuka News 49: Le génocide rwandais, 14 ans après : hommage à des hommes d’honneur.

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Arts & livres, 5. Zimbabwe, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Mouvements sociaux, 9. Elections & gouvernance, 10. Afrique & Chine, 11. Corruption, 12. Développement, 13. Santé & VIH/SIDA, 14. Éducation, 15. Racisme & xénophobie, 16. Environnement, 17. Média & liberté d'expression, 18. Plaidoyers & campagnes, 19. Nouvelles de la diaspora, 20. Conflits & urgences, 21. Internet & technologie

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Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2008-04-03

http://www.pambazuka.org/fr/category/highlights/47085

CHRONIQUE : Le génocide rwandais, 14 ans après : hommage à des hommes d’honneur.
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Elections au Zimbabwe : Une page est tournée.
ARTS ET LIVRES : Centrafrique : Barthélémy Boganda raconté par Abel Goumba.
ZIMBABWE : Le monde rural a tourné le dos à Mugabe.
FEMMES ET GENRE : Afrique : Les femmes parlementaires d’Afrique centrale se concertent.
DROITS HUMAINS : Angola : Rien pour s’opposer au trafic des êtres humains.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Ghana : Le président Kufuor justifie les mesures contre les réfugiés libériens.
MOUVEMENTS SOCIAUX : Afrique : Les solutions pour arrêter les hausses des prix.
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Global : Gronde des Comoriens contre la «France ennemie».
CORRUPTION : Angola : Enquête en Suisse sur un détournement de revenus pétroliers.
AFRIQUE ET CHINE : Maroc : L’Institut Conficius s’installe.
CORRUTION : Nigeria : L’opposition veut la tête des députés corrompus.
DEVELOPPEMENT : Afrique : Les économies dans la tourmente des cours du pétrole.
SANTE ET VIH/SIDA : Kenya : Le choléra tue 39 personnes.
EDUCATION : Gabon : Reprise des cours après sept semaines de grève à l’USTM.
RACISME ET XENOPHOBIE : Afrique du Sud : Montée de la violence xénophobe.
ENVIRONNEMENT : Sénégal : La dégradation du parc des oiseaux du Djoudj inquiète les parlementaires.
MEDIA ET LIBERTE D’EXPRESSION : Une voix pour tous les journalistes du continent.
PLAIDOYER ET CAMPAGNES : RD Congo : La société civile appelle à des renégociation équitables des contrats miniers.
CONFLITS ET URGENCES : Somalie : Les Ong tirent la sonnette d’alarme devant la crise humanitaire.
INTERNET ET TECHNOLOGIES : Afrique : Microsoft va aider les micro-entreprises.





Chroniques

Le génocide rwandais, 14 ans après : Hommage à des hommes d’honneur

2008-04-03

François-Xavier Nsanzuwera

http://www.pambazuka.org/fr/category/features/47080

En avril 2008, le monde commémore pour la quatorzième fois le génocide des Tutsi du Rwanda. Les victimes de ce génocide sont estimées à plus d’un million de personnes. Mais comme l’a dit à juste titre la Chambre d’appel du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), on ne connaîtra peut-être jamais le nombre exact de ces victimes. Parlant de la campagne visant à détruire les Tutsis en 1994, la Chambre d’appel a déclaré : «Cette campagne a été couronnée de succès dans une mesure épouvantable : on ne connaîtra peut-être jamais le nombre exact des victimes, mais l’immense majorité des membres du groupe tutsi ont été tués et de nombreux autres ont été violés ou ont de toute autre manière subi des atteintes à leur intégrité physique ou mentale» (1).

Cette commémoration coïncide également avec la fermeture du TPIR. Cette juridiction pénale internationale ad hoc qui a été créée par la Résolution 955 (1994) du Conseil de sécurité du 8 novembre 1994 doit terminer les procès devant les Chambres de première instance au cours de cette année 2008 et terminer les procès en appel en 2010. Ce Tribunal ferme à un moment où tous les observateurs, y compris ses détracteurs, reconnaissent que cette juridiction a atteint sa vitesse de croisière, une vitesse qu’elle a prise principalement en 2003.

Aujourd’hui 28 accusés ont été définitivement condamnés, 27 dossiers sont pendants devant la Chambre de première instance et un dossier est pendant devant la Chambre d’appel. Cinq personnes ont été acquittées. Deux affaires ont été transmises devant une juridiction nationale. Il s’agit des dossiers de l’abbé Wenceslas Munyeshyaka et de l’ancien préfet de Gikongoro Laurent Bucyibaruta. Le Procureur a demandé également à la Chambre de première instance du Tribunal pénal international pour le Rwanda d’autoriser le renvoi de certains dossiers au Rwanda en vertu de l’article 11 bis du Règlement de procédure et de preuve (2).

Si même tous les bourreaux n’ont pas été appréhendés et jugés, l’héritage du TPIR sera immense. Certains observateurs ont toujours tendance à voir dans le bilan du TPIR un bilan de chiffres, c’est-à-dire le nombre de personnes jugées et le coût financier. Il nous semble important de reconnaître l’importance de son héritage à l’humanité. L’un des acquis du TPIR est la reconnaissance du génocide des Tutsis. Les jugements rendus par les différentes Chambres de première instance et la Chambre d’appel du TPIR confirment qu’un génocide s’est produit au Rwanda. La décision déjà citée de la Chambre d’appel du TPIR ne dit-t-elle pas clairement : «Le génocide rwandais est un fait qui s’inscrit dans l’histoire du monde, un fait aussi certain que n’importe quel autre. C’est un exemple classique de « faits de notoriété publique » (3).

Ce constat judiciaire dressé par la Chambre d’appel dans sa décision du 16 juin 2006, est une arme efficace contre tous les négationnistes et révisionnistes. La jurisprudence du Tribunal a également contribué au développement du droit international humanitaire. Saluant la coopération entre le Gouvernement rwandais et le Tribunal pénal international pour le Rwanda, Ban Ki-Moun, Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré, lors de sa visite au Rwanda : «La coopération fructueuse entre votre pays et le TPIR a non seulement permis de stimuler la réconciliation nationale ; elle a également joué un rôle capital dans le développement de la jurisprudence en droit pénal international» (4) . L’héritage du TPIR est une preuve de la lutte commune contre l’impunité, a souligné le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon.

Le 7 avril 2008, nos pensées iront aux victimes du génocide, aux rescapés, mais également à tous ces hommes et femmes de différentes nationalités, de différentes cultures juridiques qui ont été les pionniers de ce travail accompli par le TPIR. Ils n’étaient pas à Nuremberg en 1945, ils n’étaient pas à Tokyo en 1945, mais ils étaient à Arusha. Ils ont mis leur pierre à cet édifice de la justice, un des piliers de la réconciliation. Cette commémoration devrait être aussi une occasion de penser aux justes, ces hommes et femmes qui, au risque de perdre leurs vies, ont sauvé les vies des Tutsis menacés de mort.

Lors de la célébration de la journée mondiale des femmes au TPIR, son Procureur, Monsieur Hassan B. Jallow, a souligné le rôle d’héroïnes Rwandaises comme Zula Karuhimbi qui ont sauvé leurs compatriotes tutsis pendant le génocide.

Mes pensées vont aujourd’hui particulièrement à un homme qui a perdu sa vie au Rwanda pendant le génocide. Il s’agit du capitaine sénégalais Diagne Mbaye. Il était casque bleu de la Mission des Nations Unies au Rwanda (MINUAR) et il est tombé sous une bombe. Il était dans la fleur de l’âge, cette période de la vie où on aime bien vivre, où l’on fait des projets, où on réalise ses plus beaux rêves de jeunesse. Il était jeune et beau mais il était surtout courageux et tellement généreux qu’il a perdu sa vie au Rwanda, loin de son Sénégal natal.

Je ne connais pas les circonstances exactes de sa mort. J’ai fait sa connaissance le 10 avril 1994 à l’Hôtel des Milles Collines, où mon épouse et moi venions de trouver refuge. Cet homme fut notre ange gardien durant notre séjour à l’Hôtel des Milles Collines, du 10 avril au 28 mai 1994. Durant les deux mois que nous avons passé à cet hôtel, le capitaine Diagne Mbaye partait chaque jour dans Kigali secourir des personnes menacées de mort. Chaque jour, il ramenait à l’hôtel des familles entières qu’il avait sauvées de la mort.

Après le génocide, plusieurs rescapés nous parlèrent des actes de courage du capitaine Mbaye. Beaucoup de rescapés gardent un mauvais souvenir de la MINUAR. Elle leur rappelle l’abandon, une sorte de trahison envers ceux qui avaient cru dans les Accords d’Arusha et ceux qui avaient vu en cette force la gardienne de la paix. Mais, il y a eu au sein de cette institution des hommes qui, au risque de leur vie, ont sauvé quelques vies. Il y a eu le commandant en chef de cette force qui, démuni de forces et de moyens, est resté avec une poignée d’hommes et a été un témoin de ces tragiques moments de l’histoire nationale et de l’humanité. Le génocide l’a marqué pour le reste de sa vie (5).

Le courage du capitaine Diagne Mbaye et le don de sa vie au Rwanda en plein génocide nous réconcilient avec le continent-mère. Pendant trois mois, le monde, l’Afrique ont assisté au génocide sans rien faire alors que des images macabres défilaient sur les écrans des télévisions partout dans le monde. Mais au Rwanda, quelques femmes et hommes d’honneur ont fait ce qu’ils ont pu.

Si aujourd’hui les jeunes générations doivent apprendre l’histoire de l’holocauste, du génocide arménien, du génocide commis par les khmers rouges et le génocide des Tutsis au Rwanda, il est important qu’ils apprennent aussi l’histoire du courage des hommes comme le capitaine Diagne Mbaye car les hommes comme lui nous rappellent que nous appartenons tous à une même famille : l’humanité. Dans des périodes horribles comme les guerres, les génocides, ces hommes de courage sauvent notre humanité, notre « ubuntu » (6).

En ce mois de douloureux souvenirs, mes pensées vont au capitaine Mbaye mort loin de sa mère patrie, loin des siens et à tous ceux de ses camarades qui sont restés des hommes d’honneur. Quelque part au Rwanda, quelque part dans le monde, chaque fois que la communauté internationale commémore le génocide des Tutsis et le massacres des Hutus qui se sont opposés à l’idéologie du génocide, des hommes et des femmes pensent au capitaine Diagne Mbaye et à ce que sa mémoire représente, à savoir le courage, le sens du devoir, le sens de l’honneur et le don de soi.

1) Le Procureur c./ Edouard Karemera, Décision faisant suite à l’appel interlocutoire interjeté par le Procureur de la décision relative au constat judiciaire, 16 juin 2006, paras. 20 et 21.

2) L’Article 11 bis du Règlement de procédure et de preuve du TPIR permet à la Chambre de première instance de renvoyer une affaire, après confirmation de l’acte d’accusation, aux autorités d’un Etat. Il s’agit de l’Etat sur le territoire duquel le crime a été commis ; dans lequel l’accusé a été arrêté, ou ayant compétence et étant disposé et tout à fait prêt à accepter une telle affaire, afin qu’elles saisissent sans délai la juridiction appropriée pour en juger. En vertu du même article, lorsqu’elle examine s’il convient de renvoyer l’affaire, la Chambre de première instance doit être convaincue que l’accusé recevra un procès équitable devant les juridictions de l’Etat concerne, et qu’il ne sera pas condamne a la peine capitale ni exécute.

* François-Xavier Nsanzuwera est Conseiller juridique au Bureau du Procureur (TPIR). Ancien Procureur de la République au Rwanda. Ancien Secrétaire général de la FIDH. Les idées exprimées dans cet article n’engagent que l’auteur.

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faire vos commentaires en ligne à l’adresse suivante www.pambazuka.org

1) Le Procureur c./ Edouard Karemera, Décision faisant suite à l’appel interlocutoire interjeté par le Procureur de la décision relative au constat judiciaire, 16 juin 2006, paras. 20 et 21.

2) L’Article 11 bis du Règlement de procédure et de preuve du TPIR permet à la Chambre de première instance de renvoyer une affaire, après confirmation de l’acte d’accusation, aux autorités d’un Etat. Il s’agit de l’Etat sur le territoire duquel le crime a été commis ; dans lequel l’accusé a été arrêté, ou ayant compétence et étant disposé et tout à fait prêt à accepter une telle affaire, afin qu’elles saisissent sans délai la juridiction appropriée pour en juger. En vertu du même article, lorsqu’elle examine s’il convient de renvoyer l’affaire, la Chambre de première instance doit être convaincue que l’accusé recevra un procès équitable devant les juridictions de l’Etat concerne, et qu’il ne sera pas condamne a la peine capitale ni exécute.

3) Le Procureur c. / Edouard Karemera, op.cit. par.35.

4) Fondation Hirondelle, 31 janvier 2008.

5) En allant témoigner devant le TPIR, le général Roméo Dallaire a rendu hommage aux victimes du génocide et a sauvé la face de cette communauté internationale qui a abandonné les victimes pendant trois mois. J’ai beaucoup de respect pour cet homme dont la souffrance le rend proche de nombreux rescapés.
6) L’abbé Alexis Kagame et Monseigneur Desmond Tutu ont beaucoup écrit sur ce beau mot d’ubuntu que l’on trouve dans plusieurs langues bantoues. En kinyarwanda, le mot ubuntu signifie générosité, humanité, le fait d’être humain.





Commentaires & analyses

Elections au Zimbabwe : Une page est tournée

2008-04-02

Colette Braekman

http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/47073

Quelle que soit l’issue des pourparlers et des pressions diplomatiques, une page d’histoire se tourne au Zimbabwe : Robert Gabriel Mugabe, héros de la lutte de libération, dirigeant exemplaire durant les premières années de son règne avant de se transformer en dictateur atrabilaire a perdu le pouvoir quasi absolu qu’il exerçait depuis 1980. Même si la Commission électorale tarde à annoncer le résultat définitif des élections, l’évidence s’est déjà imposée : l’opposition, menée par Morvan Tsvangirai, le leader du Mouvement pour un changement démocratique, l’emporte avec une marge telle qu’aucune fraude ne pourrait plus rogner.

Contrairement aux prévisions, l’entrée en lice d’un troisième homme, Simba Makoni, ancien Ministre des Finances, issu du sérail, n’a pas éparpillé les votes de l’opposition, mais divisé le camp présidentiel lui-même, ce qui explique la marge d’avance considérable dont disposerait Tsvangirai. Cet ancien syndicaliste, maintes fois maltraité, injurié, battu par les nervis du régime a démontré qu’il n’était pas seulement, comme le disait la propagande officielle, le « candidat de l’opinion occidentale » ou le favori de l’ancien colonisateur britannique, mais l’homme qui symbolisait les espoirs de renouveau et de mieux être d’une population épuisée.

Le raz de marée n’a pas seulement ébranlé Mugabe, il a emporté plusieurs de ses proches : Patrick Chinamasa, le Ministre de la Justice, vaincu dans l’un des bastions du parti présidentiel, la ZANU-PF, ainsi que d’autres piliers du pouvoir, la vice-présidente Joyce Mujuru, le ministre de la sécurité et du territoire Didymus Mutasa, le très puissant ministre de la Défense Sydney Sekeramayi. De telles défaites érodent les appuis dont le président pourrait encore se prévaloir, au sein de l’armée et des forces de sécurité, qui sont demeurés les derniers piliers du pouvoir. Il n’est pas certain qu’une épreuve de force, qui balaierait le verdict des urnes, bénéficierait de l’appui unanime de ceux qui avaient naguère accompagné Mugabe dans son combat contre la minorité blanche.

Le sort à réserver à Mugabe est cependant un enjeu qui dépasse le cadre du seul Zimbabwe. L’Union européenne, par la voix de la présidence slovène, s’est exprimée clairement, appelant Mugabe à quitter le pouvoir. Auparavant, les Occidentaux s’étaient contentés d’appeler à la publication rapide des résultats des élections législatives et présidentielles. A la veille du scrutin, les Européens peu désireux d’attiser la rhétorique nationaliste de Mugabe et des siens, avaient fait preuve d’une grande retenue, se contentant de plaider en faveur d’élections vraiment démocratiques. On peut supposer que si Mugabe finit par quitter le pouvoir, les mesures d’embargo qui avaient privé de visa les dirigeants du Zimbabwe et durement pénalisé la population elle-même finiront par être levées.

Du côté africain, l’issue de cette épreuve de force est suivie avec crainte et attention. En effet, les voisins du Zimbabwe redoutent un scenario à la kenyane, qui se solderait par des affrontements violents entre partisans des deux rivaux. Si Mugabe lui-même ne craint pas le recours à la violence (il l’a montré en réprimant implacablement une révolte en pays Matabele, au début des années 80) la victoire de l’opposition paraît trop évidente pour pouvoir aisément être confisquée et la volonté de sanctionner le pouvoir sortant semble avoir été partagée par tous les groupes ethniques du pays qui ont été, il faut le dire, également touchés par la misère et la récession…

Quoique vaincu, le vieux lion n’a cependant perdu ni toutes ses griffes ni toute sa crinière : Mugabe, l’homme qui a osé tenir tête aux Britannique, qui n’a pas hésité à confisquer les terres des fermiers blancs, qui a envoyé son armée au Congo mettre en échec l’invasion rwandaise et ougandaise, garde une popularité certaine en Afrique australe, où l’opinion n’apprécierait pas que le doyen des chefs d’Etat africains soit chassé du pouvoir dans l’humiliation. C’est ce qui explique la prudence du président sud africain Mbeki, le silence attentiste des autres capitales où l’on souhaite une solution négociée qui verrait le vieux chef s’effacer sans perdre la face et son rival triompher sans vengeance ni ostentation.

* Colette Braeckman est l'envoyée spéciale du quotidien belge Le soir au Zimbabwe, pour couvrir les élections.

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Fuite des cerveaux, ce mal qui ronge l'Afrique

2008-04-03

HIppolyte Djiwan

http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/47083

Combien sont-ils d’intellectuels africains en exil ? Difficile de répondre. Néanmoins, «l’Ile-de-France compte plus de médecins béninois que le Bénin», observe Habib Ouane, coordinateur du rapport 2007 de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) sur les pays les moins avancés (PMA). Selon le professeur Edward S. Ayensu, président du conseil scientifique et industriel du Ghana, «le continent africain ne se développera jamais en l’absence des intellectuels africains». Dans le journal français "Quotidien" du vendredi 20 juillet 2007, Christian Losson écrit : « …L’exode des cerveaux se poursuit à un rythme effréné. Haïti, Cap-Vert, Samoa, Gambie et Somalie ont vu ces dernières années plus de la moitié de leur élite siphonnée par les pays riches. En 2004, un million de personnes sont parties en quête de meilleures conditions de vie et de travail. Soit 15 % des diplômés du supérieur de ces pays ». Alors qu’est-ce qui fait courir les cerveaux africains au-delà de leur continent ?

Les raisons sont nombreuses. Absence de politique efficace de leur maintien en place ; manque ou faible financement de la recherche (moins de 1% du PIB est consacré à la recherche) ; absence ou inexistence d’infrastructures pour conduire les recherches… Ce diagnostic posé à la Conférence sur l’amélioration de la participation de l’Afrique à la science et au développement, organisée du 3 au 7 mars à Addis Abeba par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA), appelle des conduites à tenir. La première selon M. Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention sur la lutte contre la désertification, est « la prise de conscience de chaque Etat face aux enjeux que représentent la science et la technologie pour le développement de l’Afrique ». Certains pays en sont conscients, mais d’autres traînent encore les pas.

Pour contrer la fuite des cerveaux, le gouvernement guinéen expérimente un système de formation post-universitaire et doctorale. Il vise à maintenir les scientifiques et les postulants à la recherche en Guinée pour les deux tiers du temps et le reste auprès d’une institution partenaire à l’étranger. Selon El Hadj Ousmane Souaré, ministre guinéen de l’Education nationale et de la Recherche scientifique, « cette stratégie a l’avantage de faciliter l’insertion du candidat dans son environnement, ensuite elle limite son séjour à l’étranger, ce qui réduit les velléités de rester en dehors de son pays».

Une autre initiative est celle de l’Algérie, qui se base sur la délocalisation d’un certain nombre d’activités pour arrêter l’exode des compétences vers le Nord. L’Algérie expérimente déjà cette proposition qui a permis de mobiliser 16 000 chercheurs de corps et de rang magistral. Ainsi, plus de 5 000 thèses avec plus de quinze brevets ont été déposés, selon le professeur Souad Bendjaballah, ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique en Algérie, lors d’une communication sur le sujet faite à la Conférence d’Addis Abeba. Le partage des expériences guinéenne et algérienne est le témoignage de la prise de conscience de ces deux Etats, et chaque gouvernement africain devrait s’en inspirer. Hélas, certains pays n’y voient peut-être pas encore les enjeux ! C’est le cas du Bénin, absent à la conférence d’Adis Abeba.
Une équation difficile

La question de la fuite des cerveaux est une équation difficile à résoudre. Au moment où certains pays africains prennent conscience de la menace que représente l’exode des intellectuels africains et mettent en place des stratégies et politiques pour réduire le phénomène, « les Etats Unis qui ont besoin d’ingénieurs offrent gratuitement des visas et autres conditions alléchantes pour leur faciliter le départ », remarque le Professeur Sospeter Muhongo, directeur du Bureau Régional pour l'Afrique du Conseil International pour la Science (ICSU). Il en est de même pour certains pays d’Europe. La France, depuis l’arrivée au pouvoir du président Nicolas Sarkozy, a peaufiné sa politique de « l’immigration ciblée » qui apparait aux yeux des intellectuels, cadres et chercheurs africains comme une aubaine pour aller travailler en France. Les cerveaux africains sont
donc dans le dilemme.

En attendant de trouver une solution à la fuite des cerveaux, celle trouvée est transitoire. Il s’agit de la « Circulation des compétences», une idée pour laquelle milite la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement. Selon le Professeur Muhongo , la « Circulation des compétences» consiste à employer dans les grands projets en Afrique les cadres africains de la diaspora qui ne souhaitent pas rentrer dans leur pays.

Mais qu’il s’appelle fuite de cerveaux ou circulation de cerveaux, la présence des intellectuels africains est plus que nécessaire pour guérir le continent africain malade de l’absence de ses intellectuels. «Il faut donc mettre en place des programmes de compensations, financiers ou techniques», comme le soutient Habib Ouane. « Sinon, les vagues d’émigration n’en sont qu’à leurs prémices » conclut-il.

* Hippolyte Djiwan est un journaliste béninois

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La Côte d’Ivoire malade de son Etat

2008-04-03

Pierre Ayoun N’Dah

http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/47084

Depuis quatre années, la Côte d'Ivoire souffre terriblement de son Etat. La Côte d'Ivoire est comparable à une organisation ou, du moins, un groupe qui a atteint des résultats remarquables (croissance économique et rayonnement international) par la seule volonté de son leader, en l'occurrence le président Félix Houphouet-Boigny, sans avoir atteint la maturité. Alors, et si le problème ivoirien était principalement la difficile entrée du pays dans la modernité politique et sociale, par la maturité? La question fondamentale pourrait-être : comment construire une société ivoirienne moderne fondée sur la citoyenneté, au-delà des multiples sociétés traditionnelles ou holistes, sociétés de base, pour finalement intégrer, avec des atouts réels, la Communauté internationale ?

Par ailleurs, la Côte d'Ivoire connaît aujourd'hui des difficultés d'adaptation à l'évolution du monde parce qu'elle a malencontreusement procédé à un regrettable saut de génération. En effet, toute une génération, constituée de quinquagénaires, qui assure aujourd'hui la production nationale, a fait l'objet d'un "zapping politique". Le rétablissement de cette nécessaire évolution harmonieuse, pour l'équilibre de notre société, s'impose vivement, dans l'intérêt du pays et surtout de la jeunesse qui a besoin d'être préparée pour l'avenir.

Au demeurant, sans tirer les leçons du passé, par une sorte de perpétuel retour en arrière, les attitudes et comportements qui alimentent la frustration des faibles sont à la source des violences qui déchirent le pays. Le risque belligène (de guerre), en effet, tient en la trop grande inégalité entre les individus et entre les régions, à une crise d'allocation des ressources, du fait de l'appropriation privée de l'Etat et de la corruption.

Pour y remédier, il apparaît impérieux de promouvoir un Etat raisonné et régulateur.

L'Etat raisonné est en Etat serein, stratège, planificateur et évaluateur. L'Etat régulateur est un Etat acteur central de la vie nationale, arbitre juste et impartial pour l'intégrité du jeu (politique, économique et social) par le respect des règles, principes et valeurs.

L'Etat doit promouvoir la transparence institutionnelle et la nécessite de rendre compte, avec à l'esprit, travailler constamment à la paix civile, pour construire la démocratie.

La démocratie, ce n'est ni le chaos ni l'anarchie, mais la liberté organisée et encadrée par des institutions porteuses de l'intérêt général. La principale vertu que les Grecs reconnaissaient à la démocratie était celle de la pédagogie. Il y a donc lieu d'apprendre, de s'éduquer, se former utilement.

Il s'agit donc d'épouser résolument "l'esprit d'Athena", déesse grecque de la sagesse, de la science et des arts.

En effet, Athéna mit fin au cycle de violences collectives, en son temps, en créant la "polis", la communauté politique, source de justice et de protection. Celle-ci est considérée comme un lieu de vie et d'appartenance où les individus et les groupes ont la possibilité de se réaliser en fonction de leurs talents et de leurs mérites. Cette organisation consiste en une sorte de "foyer civique" qu'il appartient aux responsables publics d'entretenir, en tant que gardiens de l'intérêt commun et en servant de modèles el leurs concitoyens. (Cf. Patrick DOLE, intégrité morale et vie publique, Nouveaux Horizons).

Les responsables publics, ainsi, doivent apprendre à être sobres dans leur vie personnelle afin de donner à l'Etat les moyens de son efficacité et de sa solennité somme toute nécessaire à l'exercice du pouvoir et de l'autorité. Le général De Gaulle, alors Président de la République française, recevait les hôtes de marque de la France avec faste, sous les lambris dorés des palais nationaux parce que, disait-il, il s'agissait de la grandeur nationale. Cependant, il ne disposait pour lui-même, que d'une modeste résidence, La Boisserie, à Colombey-les-Deux-églises, dans la Haute Marne.

Manifestement, il importe de faire la démarcation entre la personne et la fonction, au lieu d'entretenir constamment la confusion, source d'altération de la conscience dans le comportement face au bien public, bien commun. En cela, la formation revêt une dimension cruciale. Si les institutions de l'Etat ne sont pas animées, principalement, par des fonctionnaires, ceux et celles qui ont été formés à la gestion de l'Etat, le résultat est connu d'avance: l'échec.


La désadministration qui se manifeste au cœur de l'Etat constitue réellement un danger pour l'équilibre de la République. Reconnaissons ensemble, et en toute humilité, que l'intrusion intempestive des partis et forces politiques a conduit l'Etat dans un tunnel dont il peine à voir le bout. L'éthique républicaine commande que l'Etat, l'Etat de droit, soit soumis à la loi (légalité), à l'exigence d'efficacité (résultats) et de transparence, (légitimité), avec des agents dûment formés donc qualifiés, imprégnés de l'esprit du service public (neutralité et probité).

A cet égard, Me Bernard G. Takoré, dans un article publié par Fraternité Matin des 10 et 1l novembre 2007, a écrit avec justesse : " La bataille féroce que se sont livrés les partis politiques ivoiriens pour le contrôle de certaines sociétés d'Etat, démontre bien que le souci de transparence dans les affaires publiques n'était pas le but poursuivi". Triste constat, révélateur d'une nation sans idéal ni repères, qui n'est pas encore parvenue à faire le deuil de la disparition du père! Alors, quand va-t-on enfin comprendre que le service de l'Etat a plus besoin de méritants que de militants?

Aussi apparaît-il urgent et impérieux que les graves soupçons qui pèsent lourdement sur les concours d'entrée à l'ENA (Ecole nationale d'administration), et les autres concours publics nationaux, puissent être levés rapidement. Ce serait un acte de salubrité publique, pour enfin rassurer ces nombreux jeunes dans la détresse, qui commencent à douter et à désespérer sérieusement de notre Etat, pourtant garant de l'égalité des chances et de la sélection par le mérite.

On peut certes gouverner avec des amis, mais on doit administrer et gérer avec des compétences. La politique est la contingence et l'administration la permanence. L'administration est à la politique ce que le ciel est au nuage: elle demeure tandis que l'autre passe. Les administrateurs sont les gestionnaires du temps long de la nation.

Un Etat qui méprise ses serviteurs est voué à l'amateurisme, l'affaiblissement et la faillite. La décomposition de l'Etat est à la base de la crise de la nation et de la société, avec un risque potentiel inquiétant de vassalisation du pays, par la faute des partis politiques.

Les partis politiques ont une grande responsabilité dans la fondation des citoyens, et au-delà, l'équilibre de la nation. C'est pourquoi, la recherche de l'efficacité, pour l'intérêt national, devra conduire à la mise en place d'un Fonds destiné à l'équipement des sièges des partis (renforcement technologique) et à la fondation des responsables et des militants, la participation à des rencontres internationales, la création d'un centre de documentation politique, etc. C'est de la sorte que l'on pourrait rendre un grand service au pays, en créant les conditions de la promotion de partis politiques engagés dans la construction d'une société politique moderne, pour assurer la vitalité démocratique nationale.

Nous vivons tristement depuis des années dans une société sans débats.

Peut-on prétendre bâtir sans penser? L'assèchement intellectuel auquel on a abouti, par la recherche effrénée et désordonnée du gain, n'a pu entraîner qu'une désertification morale, source de la vulnérabilité des institutions et de la nation.

La faible valeur des efforts de réflexion sur l'Etat ne peut qu'être préjudiciable à l'efficacité de l'action publique et conduire à l'infantilisation des populations ainsi qu'a la régression de la société. Aussi est-il urgent de créer un Centre de recherche et d'action pour l'amélioration des performances de l'Etat.

Finalement, on doit se résoudre à penser qu'il n'y a pas de pays sous-développés, mais des pays non structurés et mal organisés, en raison de la patrimonialisation de l'Etat qui, pourtant, doit être au service de tous. La paix définitive en Côte d'Ivoire ne reviendra que par l'effectivité d'un Etat impartial, au-dessus de tout soupçon, gage de la confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens.

Si nous voulons que la communauté internationale nous considère et nous respecte, il faut commencer par inspirer confiance et être plus crédibles dans nos engagements et nos actes.

Pour sauver la Côte d'Ivoire, il faudrait marquer une rupture et faire de ce pays un vaste chantier d'éducation nationale, véritablement une formation à la citoyenneté, à la bonne gouvernance et à l'éthique sociale. Programme titanesque ! Utopie? Tout est possible, avec la volonté et la bonne foi. C'est une ardente obligation, un devoir à la fois patriotique, républicain, national et humanitaire.
Janvier 2008.


* Pierre Ayoun N’Dah est administrateur civil. Docteur en Droit Auteur de l'ouvrage " Moderniser l'Etat Africain " Editions du CERAP.

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou faire vos commentaires en ligne à l’adresse suivante www.pambazuka.org

* Dans sa version complète, ce texte est parue dans Fraternité matin du 14 mars 2008





Arts & livres

Centrafrique : Barthélémy Boganda raconté par Abel Goumba

2008-03-31

http://www.afrik.com/article13969.html

Le 29 mars 1959 mourait Barthélemy Boganda, le premier président du pays de la République centrafricaine. A l’occasion du 49e anniversaire de cette disparition, l’ancien Premier ministre et actuel médiateur de la République centrafricaine, le professeur Abel Goumba, qui fut son compagnon de route parle de la dimension de l’homme et ce qu’il lui a apporté. Il est auteur de l'ouvrage "De la Loi Cadre à la mort de Barthélemy Boganda".


Côte d'Ivoire : Hommage pour les 95 ans d’Aimé Césaire

2008-04-01

http://news.abidjan.net/article/?n=287501

Un hommage va être rendu en Côte d’Ivoire à Aimé Césaire, pour ses 95 ans qui seront célébrés le 26 juin 2008. Dans cette perspective, le journal ivoirien Notre Voie a commencé à consacrer chaque samedi une page à la vie et à l’œuvre du poète martiniquais. Elle sera animée par des universitaires, ainsi que leurs étudiants et élèves.


Côte d'Ivoire : Pourquoi les artistes meurent si vite

2008-04-02

http://www.grioo.com/ar,pourquoi_les_artistes_ivoiriens_meurent_t-ils_vite_,13313.html

En recueillant divers témoignages, le magazine ivoirien Top Visages a montré les dessous du showbiz ivoirien, avec des décès "en cascade" souvent liés aux phénomènes "mystiques"... Selon le journal, en plus des soirées nocturnes et de la drogue, le maraboutage aurait fait donc son entrée dans le milieu artistique. La pratique mystique faisant partie de la culture africaine, est intériorisée dans les modes de vie et les pratiques courantes, avec le recours au fétichisme. L’article évoque aussi le cas d’artistes qui auraient succombé au virus du sida.


Niger : Un prince nigérien brise le tabou sur les pratiques esclavagistes

2008-04-02

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=APA20948unprisetsig0

« Un tabou brisé », de l’activiste nigérien Moustapha Kadi, un livre sur l’esclavage, a été présenté le 29 mars au public à Niamey. L’auteur de cet ouvrage inédit a décortiqué le contenu de son livre, retranchant l’itinéraire du combat qu’il mène depuis quelques années dans la lutte contre l’esclavage, au sein de l’association « Réagir dans le monde ». Expliquant les raisons qui l’ont conduit à écrire son ouvrage, Moustapha Kadi, également fils de chef traditionnel, a souligné que « ce fut le jour où, jeune collégien à Konni (au sud de Niamey), j’ai rencontré Tiaoula, une esclave de ma famille, en fuite… ».





Zimbabwe

Le monde rural a tourné le dos à Mugabe

2008-04-02

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=77560

Les régions rurales du Zimbabwe, autrefois considérées comme le bastion du ZANU-PF, le parti au pouvoir, soutiennent aujourd’hui le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), parti d’opposition, selon les résultats préliminaires du scrutin du 29 mars. Du fait de cette perte de soutien radicale au parti du président Robert Mugabe, un grand nombre de hauts responsables du gouvernement ont perdu leurs sièges de députés dans différentes provinces, telles que le Mashonaland Central, le Mashonaland Ouest – province natale de M. Mugabe - le Mashonaland Est, le Manicaland, Masvingo et la province des Midlands.


Le parti du président Mugabe perd sa majorité au Parlement

2008-04-03

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080402/twl-zimbabwe-elections-prev-f8fd361.html

Le parti du président zimbabwéen Robert Mugabe a perdu mercredi sa majorité au Parlement à l'issue des élections générales de samedi et, sans attendre l'annonce des résultats officiels, l'opposition a revendiqué la présidence du pays. L'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir) ne peut plus atteindre la majorité absolue: l'opposition a obtenu 105 des 210 sièges de députés et un candidat indépendant a été réélu, selon des résultats officiels portant sur 199 circonscriptions.


Mugabe prêt à quitter le pouvoir

2008-04-02

http://news.abidjan.net/article/index.asp?n=287834

La situation socio-politique au Zimbabwe reste préoccupante après le scrutin de samedi dernier. Trois jours après les élections générales, dont les résultats partiels confirment une légère avance de l’opposition sur l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF au pouvoir), le président zimbabwéen, Robert Mugabe, était, à en croire l’AFP et Reuters, prêt à quitter ses fonctions, à l’issue d’un accord de principe. Selon différentes sources, des responsables proches de Mugabe et ceux du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) avaient entamé, dès lundi, des négociations pour le départ de Mugabe.





Droits humains

Angola : Rien pour s'opposer au trafic d’êtres humains

2008-04-02

http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=4018

Il y a peu de prise de conscience sur le problème du trafic des personnes, principalement des femmes et des enfants, en Angola, et aucune loi pour mettre un frein à ce phénomène croissant. Selon le directeur de la Coopération et des échanges au ministère angolais de l'Intérieur, le pays manque de lois pour lutter contre le trafic des êtres humains. Il a reconnu que l'Angola devait mettre à jour sa législation et améliorer ses actions opérationnelles en vue d'obtenir des résultats dans la lutte contre le trafic des personnes, lequel touche presque tous les Etats africains.


Afrique : L'Afrique de l'Est épinglée par les travailleuses du sexe

2008-04-02

http://www.afriquenligne.fr/afrique-de-l%27est/kenya/droits-des-travailleuses-du-sexe:-l%27afrique-de-l%27est-epinglee-200804011088.html

Les gouvernements est-africains font l'objet de critiques virulentes de la part de trois associations de défense des droits de l'Homme qui les accusent d'être complices de la violation des droits des travailleuses du sexe dans deux de ses pays. Selon un communiqué publié après un atelier de trois jours organisé par ces associations dans la capitale ougandaise, Kampala, pour se pencher sur leur sort en Afrique de l'Est, "les travailleuses du sexe sont vulnérables à une large série de violations de leurs droits humains, bien souvent du fait des pratiques des gouvernements, qui les empêchent d'accéder à des services de santé de qualité et appropriés".


Guinée : Les victimes du camp Boiro empêchées de manifester

2008-03-29

http://www.rfi.fr/actufr/articles/099/article_64354.asp

La police a empêché une manifestation, le 26 mars, d’anciens détenus du camp Boiro et de leurs parents, à l’occasion du 24e anniversaire de la mort du président Sékou Touré qui y faisait emprisonner les opposants politiques. Selon de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme, quelque 50 000 personnes ont péri dans ce camp. Une cinquantaine de personnes, enfants et veuves de victimes des années de plomb en Guinée et des anciens détenus qui voulaient manifester pour dire : « plus jamais ça », en ont été empêchés par la police.


Global : La condamnation à mort de Mumia Abu Jamal annulée!

2008-03-31

http://www.grioo.com/ar,la_condamnation_a_mort_de_mumia_abu_jamal_annulee_,13319.html

Mumia Abu Jamal, condamné à mort aux Etats Unis, en 1981, pour un crime qu'il pourrait ne pas avoir commis, a vu la décision annulée. Cet ancien journaliste avait été condamné pour le meutre du policier Danel Faulkner en 1981, au terme d'un procès que d'aucuns ont jugé contestable. Des témoins de l'accusation ont avoué après coup avoir été forcés par la police à tenir des propos le "chargeant". Un homme se serait accusé du crime, dans un témoignage validé par un détecteur de mensonges (qui n'a pas de valeur légale).


Kenya : Les handicapés kenyans veulent participer au gouvernement

2008-03-31

http://www.sudonline.sn/spip.php?article9985

La communauté des personnes handicapées du Kenya a dénoncé, le 28 mars, la marginalisation dont ses membres ont été victimes de la part des gouvernement successifs du pays, déclarant espérer que le prochain gouvernement de grande coalition sera à même de s’occuper des problèmes de cette frange de la population. Les handicapés du Kenya n’ont pas réussi a obtenir un siège de représentant au Parlement à l’issue des élections de décembre dernier.


Tchad : Les membres de l'Arche de Zoe libérés après la grâce présidentielle

2008-04-02

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/02/pour-le-tchad-la-france-est-garante-du-paiement-des-amendes-infligees-aux-membres-de-l-arche-de-zoe_1029913_3224.html

Les six Français de l'Arche de Zoé, graciés le 31 mars par le président tchadien, trois mois après leur condamnation pour avoir tenté d'exfiltrer 103 enfants vers la France, ont été libérés dans la soirée, et ce sans que la France ait payé quoi que ce soit selon le Premier ministre français. Les six condamnés devaient payer 6,3 millions d’euros aux familles des 103 enfants "enlevés". Le gouvernement tchadien a confirmé que "la question financière n'est pas concernée par la grâce" et que le transférement des condamnés en France "n'éteignant pas le paiement des dommages-intérêts, il est entendu que l'Etat requérant garantit l'effectivité du paiement desdits intérêts civils".





Réfugiés & migration forcée

Ghana : Le président Kufuor justifie les mesures contre les réfugiés libériens

2008-03-31

http://www.grioo.com/ar,le_president_kufuor_justifie_les_mesures_contre_des_liberiens,13322.html

Le président du Ghana, John Agyekum Kufuor, a défendu, le 26 mars, les mesures d’expulsion prises par son gouvernement à l'occasion du bras de fer qui l'a opposé à des réfugiés libériens dont le comportement a été jugé en porte à faux avec la législation ghanéenne. Il a affirmé que les autorités veilleront à ce que leur rapatriement se fasse de telle sorte qu'il ne soit pas porté préjudice aux relations entre les deux pays.


Kenya : La Croix Rouge demande 23,8 milliards de dollars pour réinstaller les déplacés

2008-03-31

http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=14197

La Croix-Rouge kenyane (KRCS) a appelé à l’aide pour quelque 1,5 milliard de shillings (environ 23,8 millions de dollars) pour aider la réinstallation des centaines de milliers de Kenyans déplacés à cause de la violence post-électorale ayant sévi dans le pays début 2008. Le secrétaire général de la KRCS a fait savoir que cet argent contribuera à la reconstruction des maisons, à l'achat de graines et de nourriture pour les familles déplacées éparpillées dans la capitale et la région occidentale.


Sahara Occidental : Le stock de produits alimentaires des réfugiés sahraouis s'est épuisé

2008-04-02

http://fr.allafrica.com/stories/200803311888.html

Dans les camps des réfugiés sahraouis, la situation est au rouge. Le risque pour les milliers de Sahraouis de sombrer dans la misère n'est plus à écarter. Et pour cause : le stock des produits alimentaires de base du Croissant-Rouge sahraoui (CRS) pour la couverture des besoins durant le mois d'avril est épuisé. Pis, le Programme alimentaire mondial (PAM) est incapable de répondre à ces besoins pressants.


Sénégal : Plus de 400 mineurs sous la menace d’un rapatriement d’Espagne

2008-04-02

http://www.senjournaux.net/Journal/SuiteEdito.asp?Element=505&rubrique=2&CodeJournal=33

L'Assemblée Nationale du Sénégal a étudié le 2 avril un projet de loi portant la ratification d'une convention entre l'Espagne et le Sénégal, dans le domaine de la prévention de l'émigration des mineurs sénégalais non accompagnés, de leur protection, leur rapatriement et leur réinsertion. Une loi qui risque de briser le rêve de 400 mineurs migrants sénégalais actuellement en Espagne. Une réelle menace de rapatriement pèse sur eux.





Mouvements sociaux

Afrique : Les solutions pour arrêter la flambée des prix

2008-04-02

http://www.ouestaf.com/Solutions-aux-emeutes-de-la-faim-moins-de-ministres-et-dire-non-au-FMI-et-a-la-BM_a1690.html

Pour mettre fin aux émeutes de la faim qui se multiplient un peu partout en Afrique faisant des morts, des blessés et entraînant des arrestations, l'économiste Demba Moussa Dembélé, a préconisé, entre autres solutions, la réduction de "la taille des gouvernements" et une opposition aux « injonctions » du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). M. Dembélé s'est entretenu avec « Le Confidentiel Africain », publication bimensuelle basée à Paris.


Côte d'Ivoire: Manifestations contre la cherté de la vie

2008-04-02

http://www.africatime.com/ci/nouvelle.asp?no_nouvelle=391374&no_categorie=UNE

La police ivoirienne a tenté d'empêcher, le 1er avril à Abidjan, pour la deuxième journée consécutive, à coups de grenades lacrymogènes et parfois par des tirs à balles réelles, des manifestations sporadiques contre "la vie chère". Le 31 mars, plus de dix personnes ont été blessées à Yopougon, une immense commune de l'est d'Abidjan. Les prix des produits de première nécessité, en particulier les denrées alimentaires comme l'huile et le riz, ont fortement augmenté ces derniers mois en Côte d'Ivoire.


Guinée : Les prix des denrées toujours de plus en plus élevés

2008-03-31

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=59178

Les prix des denrées de première nécessité, depuis quelques semaines, ont connu de plus belle une flambée sur les marchés guinéens, et la perspective d’une augmentation inéluctable des prix des hydrocarbures à la pompe fait craindre le pire. Aucun produit de première nécessité qui, pour la presque totalité, sont importés n’échappe à la flambée des prix depuis des semaines.


Mouvement altermondialiste : L’expansion par consensus s’épuise

2008-04-01

http://alternatives-international.net/article1839.html

Daniel Bensaïd, militant de la gauche radicale française, philosophe et auteur de plusieurs ouvrages sur le mouvement altermondialiste, se trouvait récemment à Barcelone pour participer aux dernières journées du collectif « Revolta Global : Resistèncias, alternatives, estratègies ». Il s'explique sur les défis et les perspectives du mouvement social, notamment face à sa possible politisation et ses rapports avec les socio-libéraux.


Sénégal : Manifestations contre la vie chère

2008-04-01

http://www.ouestaf.com/Afrique-de-l-Ouest-manifestations-et-scenes-de-violences-contre-la-vie-chere-s-enchainent_a1683.html

Après le Burkina Faso en février, le Sénégal a vécu le dimanche 30 mars de violentes manifestations contre la vie chère et pour la hausse du pouvoir d'achat de citoyens confrontés à une hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité. La manifestation, réprimée par la police, était organisée à l'appel des associations sénégalaises de consommateurs. Elle a eu lieu dans un quartier populeux situé à la lisière entre le centre et la banlieue dakaroise. Les policiers ont interpellé plusieurs personnes.





Elections & gouvernance

Global : Gronde des Comoriens contre la « France ennemie »

2008-03-31

http://www.afrik.com/article13968.html

Alors que la France a annoncé qu’elle assignera Mohamed Bacar en résidence à la Réunion avant d’examiner sa demande d’asile politique, des manifestants sont descendus dans la rue, le 27 mars, à Moroni et à Mayotte, pour réclamer le retour aux Comores de l’ancien président de l’île d’Anjouan. Mohamed Bacar, ancien homme fort de l’île d’Anjouan aux Comores, avait fui sur l’île française de Mayotte, devant l’intervention des forces de l’Union africaine.


Niger : Un milliard et demi de F.CFA aux communes du nord-Niger

2008-03-31

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=59041

Le gouvernement nigérien a accordé une enveloppe de 1,5 milliard FCFA pour les communes de la région d’Agadez, théâtre depuis plus d’un an d’une rébellion conduite par le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ. Cette somme a été octroyée en vertu de la nouvelle loi minière du Niger qui exige du gouvernement de rétrocéder une part de 15 pour cent au profit des budgets des communes des régions concernées par l’extraction minière.


Sénégal : Le gouvernement réaménagé après les manifestations contre la vie chère

2008-04-02

http://www.lobservateur.sn/articles/showit.php?id=17222&cat=actualite

n réaménagement du gouvernement est intervenu le 1er avril, après les manifestations contre la vie chère que Dakar a connues. Il est marqué par le départ de Me Ousmane Ngom de la tête du ministère de l’Intérieur. Un nouveau ministre du Commerce a été aussi nommé en la personne de Mamadou Diop «Decroix», qui retrouve ce poste qu’il avait naguère occupé.





Afrique & Chine

Maroc : L’institut chinois Confucius s’installe

2008-03-29

http://www.bladi.net/17618-institut-chinois-confucius-maroc.html

L’Institut public chinois « Confucius » a signé, le 26 mars, une convention avec l’Université Mohammed V en vertu de laquelle l’institut ouvrira prochainement une antenne à la faculté des sciences humaines de l’université. L’antenne de l’institut chinois, qui sera dotée de 3.000 livres sur la civilisation chinoise, aura comme activités principales l’enseignement de la langue chinoise et la formation des enseignants. Un cycle de licence en langue chinoise sera également ouvert à la même université.





Corruption

Nigeria : L'opposition veut la tête de députés corrompus

2008-03-31

http://www.grioo.com/ar,l_opposition_nigeriane_veut_la_tete_de_deputes_corrompus,13305.html

Le parti Action Congress du Nigeria (AC, opposition), a réclamé des sanctions contre les députés fédéraux impliqués dans un scandale de partage de 300 millions de nairas au ministère de la Santé (117 nairas = 1 dollar US). Cette demande, contenue dans un communiqué transmis à Lagos, le 26 mars, est formulée un jour après la démission du gouvernement fédéral du ministre de la Santé et de son délégué et la suspension de dizaines de hauts responsables de ce ministère.


RD Congo : Environ 4 milliards de dollars de taxes échappent au Trésor public

2008-04-02

http://www.intelink.info/fre/actualites/economie/0804012229_environ_4_milliards_usd_echappent_au_tresor_public_en_rdc

Environ 4 milliards de dollars US de taxes perçues par des institutions publiques échappent au Trésor public, a déclaré mardi le coordonnateur de la Commission interministérielle d'audit et bonne gouvernance. Selon lui, ces préjudices financiers subis par le Portefeuille de l'Etat au niveau des entreprises publiques et des régies financières, lors d'un point de presse à la Primature à la suite du rapport des experts de la commission.





Développement

Afrique : Les économies dans la tourmente du cours du pétrole

2008-03-31

http://www.grioo.com/ar,l_afrique_dans_la_tourmente_du_cours_du_petrole,13292.html

Mercredi 12 Mars 2008, le cours du pétrole brut établit un nouveau record à $109 le baril après avoir atteint le niveau record de 100$ à la fin de l’année 2007. Le constat est clair : la hausse du prix du pétrole sur les marchés internationaux, commencée en mars 1999 continue sa remontée rapide. Si cette envolée réjouit les grands pays producteurs, et reste supportable pour les pays développés, elle suscite des troubles en divers endroits du globe en particulier dans les pays en voie de développement. Notamment dans les pays africains où les économies sont déjà parmi les plus faibles au monde.


Afrique : Le Nigeria se plie à la Cedeao pour baisser ses tarifs douaniers

2008-03-31

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=59079

Le Nigeria envisage de baisser ses tarifs douaniers de 50 à 30%, a déclaré son ministre des Finances. Cette baisse envisagée entre dans le cadre de la politique des tarifs communs au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui regroupe quinze de pays.


Afrique : Faible croissance pour l'année 2007

2008-03-31

http://www.grioo.com/ar,faible_croissance_en_afrique_pour_l_annee_2007,13304.html

L'Afrique a enregistré une croissance économique légèrement en progrès en 2007, mais le continent est encore loin d'être entré dans une dynamique susceptible de lui permettre de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) d'ici l'année 2015, selon le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), Abdoulie Janneh. Il a indiqué qu'en 2007 l'Afrique avait obtenu un taux de croissance économique de 5,8%, contre 5,7% l'année précédente.


Afrique : Les changements climatiques menacent la production agricole

2008-04-02

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=59328

Les changements climatiques risquent de compromettre la production agricole et la sécurité alimentaire dans beaucoup de pays africains, a révélé un rapport publié le 31 mars à la conférence des ministres de l’Economie et des Finances de l’Union africaine (UA) et de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Selon le rapport, un réchauffement de 0, 4°C supplémentaire des températures actuelles va provoquer d’ici 2020 une diminution de la période de croissance des récoltes de plus de 20% dans le Sahel et la réduction des rendements obtenus de l’agriculture pluviale de 50 % dans plusieurs pays africains.


Mauritanie : Nouveaux accords de pêche entre Dakar et Nouakchott

2008-04-01

http://www.rewmi.com/index.php?action=article&numero=9200

La Mauritanie vient d'octroyer pour un an, 300 licences de pêche aux Sénégalais évoluant dans la pêche artisanale et 10 licences pour la pêche industrielle. Mais obligation est faite aux pêcheurs sénégalais de décharger 10 % de leurs prises en Mauritanie. Tels sont les nouveaux accords de pêche paraphés le 26 mars, à Nouakchott, par le ministre mauritanien des Pêches





Santé & VIH/SIDA

Kenya : le choléra tue 39 personnes

2008-04-01

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/03/30/01011-20080330FILWWW00183-kenya-le-cholera-atue-personnes.php

Le choléra a fait au moins 39 morts au cours des dernières semaines dans l'ouest du Kenya alors que le système sanitaire du pays était désorganisé par la vague de violences qui a suivi les élections en décembre, ont annoncé des responsables dimanche. Selon les responsables, 468 cas ont été recensés, dont 123 ont été testés positifs parmi lesquels 39 sont décédés dans les 21 districts de la région.


Nigeria : Le ver de Guinée sévit toujours malgré le programme d’éradication

2008-03-31

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=59042

Le ministre nigérian par intérim de la Santé a déclaré jeudi qu’après 20 ans de mise en œuvre du programme d’éradication du vers de guinée (NIGEP), la maladie n’est toujours pas éradiquée au Nigeria. IL a attribué cette situation au manque d’eau potable dans les zones rurales. Le programme d’éradication avait été mis en œuvre en 1988 par le gouvernement nigérian avec le mandat de coordonner les activités conduisant à l’éradication de la maladie.


Somalie : 10 000 volontaires viennent à bout de la polio

2008-03-29

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/20080328.OBS6969/10_000_volontaires_viennent_a_bout_de_la_polio_en_somal.html

Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite a annoncé, le mardi 25 mars, que la poliomyélite était aujourd’hui vaincue en Somalie. Cette victoire marquante est l’aboutissement des efforts consentis par plus de 10 000 volontaires et agents de santé somaliens qui ont vacciné à plusieurs reprises près de deux millions d’enfants de moins de cinq ans en se rendant plusieurs fois dans chaque famille de chaque localité dans un pays très instable.





Éducation

Gabon: Reprise des cours après sept semaines grève à l’USTM

2008-04-02

http://www.gabonews.ga/actualite/actualites_2007.php?Article=2379

Les étudiants de l’Université des Sciences techniques de Masuku (USTM) à Franceville dans la province du Haute-Ogooué (Sud-est), ont repris le chemin des amphis le 31 mars, après près de 7 semaines d’interruption dues à des grèves en protestation contre les mauvaises conditions d’étude aux quelles ils faisaient face en l’occurrence, le non paiement de la bourse, l’absence de connexion au réseau internet et le manque d’ordinateurs, le manque criard d’ouvrages de référence à bibliothèque de cet établissement devant servir d’appui de base aux étudiants.


Sénégal : L'Université Catholique d'Afrique de l'Ouest démarre ses activités en 2009

2008-04-01

http://www.ouestaf.com/l-Universite-Catholique-d-Afrique-de-l-Ouest-demarre-ses-activites-a-Ziguinchor-en-2009_a1677.html

La Faculté des Sciences de gestion de l'Université catholique de l'Afrique de l'Ouest (UCAO) démarrera ses enseignements en 2009 à Coubalan, localité situé près de Ziguinchor (Sud du Sénégal). Chaque année, la faculté accueillera 500 étudiants. Cet effectif devrait ensuite croître pour atteindre 1.500 étudiants sur une période de trois ans. Les enseignements seront dispensés en, français, portugais et anglais''. Des langues auxquelles viendront s'ajouter 'l'allemand, l'italien et l'espagnol.


Sénégal : La Faculté des Lettres de l’UCAD risque une année blanche

2008-04-01

http://senactu.com/+Senegal-UCAD-les-etudiants-de-la,4051+

La grève entamée depuis le 11 février dernier à la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, a plongé dans l’inquiétude certains étudiants qui craignent l’invalidation de l’année académique. L’Amicale qui dirige la grève ne compte pas arrêter le mouvement, tant qu’elle ‘‘n’aura pas satisfaction de la part des autorités universitaires’’. Toutefois, une nouvelle tendance composée d’étudiants de la même faculté, s’est nouvellement dégagée, pour inviter leurs camarades ‘‘à regagner les amphithéâtres et à comprendre ‘‘la gravité de la situation’’.





Racisme & xénophobie

Afrique du Sud : Montée de la violence xénophobe

2008-03-29

http://souleymanedieye.blogspot.com/2008/03/monte-de-la-violence-xnophobe-en.html

Le cri du cœur lancé par un congolais résidant en Afrique de Sud lors d’une libre antenne animée sur RFI le vendredi 28 mars 2008, mérite d'être amplifié. Il constate une montée de la violence xénophobe contre les autres résidant africains en Afrique du Sud et cela prend une ampleur inquiétante. L'histoire des chiens policiers qui ont attaqué férocement trois sans-papiers mozambicains dans le cadre d'un exercice de « formation » est encore fraîiche dans les esprits.


Afrique du Sud : Condamnation des agressions xénophobes

2008-04-01

http://www.wikio.fr/international/afrique/afrique_du_sud?wfid=50977538

Des organisations sud-africaines de défense des droits humains ont condamné la vague d’agressions xénophobes qui aurait fait quatre morts et des centaines de sans-abri en Afrique du Sud. Au cours du tout dernier incident, qui s’est produit le 24 mars, deux ressortissants étrangers auraient été tués par un groupe d’individus qui ont mis le feu à leurs domiciles, dans un township de la périphérie de Pretoria. « Au moins un millier de personnes ont également fui leurs maisons au cours de cette dernière agression. Nous sommes très inquiets », a indiqué Vincent Moaga, porte-parole de la Commission sud-africaine des droits humains (CSADH), qui a ouvert une enquête.





Environnement

Sénégal : La dégradation du Parc des oiseaux du Djoudj inquiète les parlemenaires

2008-04-02

http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=42069

La dégradation avancée du nichoir du Parc des oiseaux de Djoudj (Saint-Louis) préoccupe le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement qui en fait une des priorités de son plan d’action pour les prochains jours. Ses membre comptent mettre en branle tout un ensemble de procédures pour sensibiliser les autorités gouvernementales sénégalaises sur l’urgence que représente le dossier du parc de Djoudj d’autant plus que de l’autre coté de la frontière, en Maurianie, une infrastructure du même genre est en gestation.





Média & liberté d'expression

Afrique : Une voix pour les tous les journalistes du continent

2008-04-02

http://www.afrik.com/article13998.html

La Fédération des journalistes africains, créée en novembre dernier à Abuja, au Nigeria, regroupe désormais tous les regroupes d’organisations régionales représentant l’ouest, l’est, le sud, le centre et le Nord du continent. Ne restait que l’Afrique du Nord pour achever le réseau. C’est désormais chose faite avec la naissance, le 21 mars 2008, de l’Association nord-africaine des syndicats de journalistes. Pour des responsables de l’organisation continentale, Gabriel Baglo, les journalistes africains vont enfin pouvoir parler d’une seule voix à leurs employeurs, ainsi qu’aux régimes sous lesquels ils exercent, parfois de façon chaotique, leur profession.


Gambie : Un journaliste licencié après avoir été élu au bureau d'un syndicat

2008-04-01

http://www.ifex.org/fr/content/view/full/92045/

Le 25 mars 2008, Buya Jammeh, journaliste du "Daily Observer", journal progouvernemental, a été licencié par la Direction du journal après qu'il a été élu membre du bureau exécutif du Syndicat des Journalistes Gambiens (GPU). La décision est tombée après que son directeur lui a demandé au préalable de démissionner de ses fonctions.


Maroc : Le roi du Maroc interpellé sur la liberté d’expression

2008-03-31

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP21518liberetsila0

Un vétéran de la presse marocaine, Khalid Jamaï, interpelle vivement le roi Mohammed VI sur les verdicts prononcés en son nom dans des affaires de presse, critiquant une justice qui "traîne l'image du pays dans la boue", dans une lettre ouverte au souverain marocain publiée le 29 mars. "Sire, je suis triste pour vous, et nous sommes tristes pour notre pays, car une fois encore, c'est en votre nom que ces aberrations sont prononcées, que ces crimes contre la liberté d'expression et d'opinion son perpétrés", écrit notamment M. Jamaï.


Tchad : La presse indépendante reparaît depuis l’état d’urgence

2008-03-29

http://www.rsf.org/article.php3?id_article=26352

Reporters sans frontières a soutenu financièrement la parution, le 28 mars 2008, du Journal des journaux, une édition unique réunissant la plupart des hebdomadaires indépendants tchadiens et réclamant l’abrogation de la loi sur la presse, adoptée par ordonnance le 20 février alors que le pays était sous le régime de l’état d’urgence. Avec cette édition unique, la presse indépendante de N’Djamena montre un front uni face au gouvernement, dans cette période marquée par de nombreux exils de journalistes, un climat de peur et d’incertitude quant à l’avenir.





Plaidoyers & campagnes

RD Congo : La société civile appelle à des renégociations équitables des contrats miniers

2008-04-02

http://www.liberationafrique.org/spip.php?article2155

Des organisations non gouvernementales congolaises et internationales saluent la publication de l’examen des contrats miniers par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et demandent à ce dernier de veiller à ce que la renégociation des contrats se déroule ouvertement et de manière équitable. Le 20 mars 2008, le gouvernement congolais a publié sur le site Internet du ministère des Mines le rapport de revisitation des contrats miniers dressé par la Commission :http://www.miningcongo.cd/





Nouvelles de la diaspora

Global : Soweto, la comédie musicale sur Mandela jouée en Martinique

2008-04-02

http://www.grioo.com/ar,la_premiere_de_soweto_ce_jeudi_en_martinique,13369.html

Soweto", la première comédie musicale retraçant la dernières années de Nelson Mandela au pénitencier de Robben-Island est à l'affiche pour la première fois en Martinique, à Fort-de-France. Ecrite par le journaliste et écrivain Serge Bilé, coproduit par Françoise Valère, et mise en scène par deux Martiniquais, José Exélis et Aurélie Dalmat, le spectacle raconte « l'affrontement que se livrèrent à l'extérieur, les partisans et les opposants à l'apartheid ».





Conflits & urgences

Somalie : Les ONG tirent la sonnette d'alarme devant la crise humanitaire

2008-03-29

http://www.wikio.fr/international/afrique/afrique_de_l'est?wfid=50739974

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) s'est joint mercredi au cri d'alarme de 39 ONG sur l'aggravation de la crise en Somalie et la détérioration de la situation humanitaire, notamment la présence d'un million de personnes déplacées dans le pays. Les attaques et les assassinats de travailleurs humanitaires, le pillage des articles humanitaires, et l'absence de respect du droit international humanitaire de la part de toutes les parties au conflit ont privé deux millions de Somaliens de l'aide humanitaire essentielle", indique un communiqué publié par l'OCHA.





Internet & technologie

Afrique : Microsoft va aider les micro enterprises

2008-03-31

http://www.grioo.com/ar,microsoft_va_aider_les_micro_entreprises_en_afrique,13321.html

Le directeur général de Microsoft Afrique de l’Ouest et du Centre, Emmanuel Onyeie, a annoncé le 27 mars, à Dakar, que la firme américaine va aider les gouvernements africains à créer l’industrie locale de l'informatique et appuyer les petites entreprises à devenir compétitives dans le marché mondial. M. Onyeie procédait au lancement sur le marché sénégalais de trois nouveaux logiciels bureautiques conçus par Microsoft.





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