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FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

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book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
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Pambazuka News 5: LA CRISE IVOIRIENNE : UNE BONNE AFFAIRE

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Nécrologie, 3. Arts & livres, 4. Moniteur de l'Union Africaine, 5. Femmes & genre, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Elections & gouvernance, 9. Corruption, 10. Développement, 11. Santé & VIH/SIDA, 12. Éducation, 13. Racisme & xénophobie, 14. Environnement, 15. Terres & droits fonciers, 16. Média & liberté d'expression, 17. Plaidoyers & campagnes, 18. Nouvelles de la diaspora, 19. Conflits & urgences, 20. Internet & technologie, 21. Cours, séminaires, & ateliers, 22. Emploi

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Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : La crise ivoirienne aurait de beaux jours devant elle, selon Yveline Deverin qui passe en revue les differents enjeux de ce conflit
ARTS ET LIVRES : Ce 23 avril, la journée mondiale du livre et du droit d'auteur a été celebrée sous la houlette de l'Unesco
MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : L'Union Africaine en vue de trouver une solution de sortie de crise au Darfour
CONFLITS ET URGENCES : La Chine serait impliquee dans la tentative de coup d'etat au Tchad
DROITS HUMAINS : Le Soudan et l'Ouganda, les 'deux plais ouverte' de l'Afrique, selon Jan Egeland
FEMMES ET GENRE : Les femmes ne sont pas emballees par la campagne de recrutement de la police au Liberia
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : 17 ans deja que la tragedie des negro-mauritaniens dure
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Tchad, la presidentielle est maintenue pour le 3 mai
DEVELOPPEMENT : Des Africains qui veulent toujours reussir en Afrique
CORRUPTION : La BM affine sa strategie dans la lutte contre la corruption
SANTE ET VIH/SIDA : LLe cholera fait des ravages en Angola
ÉDUCATION : La violence en milieu scolaire indexee dans un rapport au Togo
RACISME ET XENOPHOBIE : Crime raciste en Russie contre un etudiant senegalais
ENVIRONNEMENT : L'UEMOA peautine une politique environnementale commune
TERRES ET DROITS FONCIERS : Une nouvelle carte des forets du monde
MEDIA ET LIBERTE D’EXPRESSION : La violence contre la presse est un fleau en Afrique
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Les droits des mineurs sont violes lors des rapatriements des clandestins
PLAIDOYERS ET CAMPAGNES : L'OMC manque de flexibilite
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Un ordinateur portable a 100 dollars pour les ecoliers au Nigeria
PLUS : Informations sur les cours, séminaires, ateliers et offres d’emploi…




Chroniques

La crise ivoirienne : une bonne affaire

2006-04-25

Yveline Dévérin

19 septembre 2002-19 mars 2006, cela fait trois ans et demi que dure la crise ivoirienne1. Malgré de multiples tentatives de médiations, la crise dure. Pour que la médiation soit efficace, il faut qu’il y ait volonté commune des protagonistes. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, cette volonté est de part et d’autre ouvertement affichée.

C’est la volonté officielle, celle que l’on montre, qui respecte le « politiquement correct » parce qu’il n’est pas imaginable de dire le contraire. Qui pourrait oser proclamer qu’il refuse la paix et se complait dans la guerre ou dans l’état de « ni paix ni guerre » ?

Pourtant, il y a une dissonance de fait entre cette volonté officielle et les intérêts particuliers, entre ce « politiquement correct » qu’on affiche et l’ « économiquement et socialement intéressé » que les parties pratiquent de fait…

Une médiation ne peut remplir son office que si les protagonistes sont d’accord sur le but final (la paix) mais divergent uniquement sur les modalités permettant d’y parvenir. Or dans le cas ivoirien, il faut se rendre à la désagréable évidence qui s’impose à l’observation attentive des faits : tout le monde est d’accord sur le statu quo. Cette situation a même été baptisée localement du nom de « ni paix ni guerre » qui traduit parfaitement la réalité.

Le fait est que cette situation arrange tous ceux qui ont le pouvoir de la faire cesser.

Quelle que soit la façon dont on observe la situation, personne n’a intérêt à ce que la situation se débloque.

Au bout de trois années de crise, l’impression dominante est d’abord la faible motivation des parties en conflit pour arriver à la paix. D’un côté comme de l’autre, le discours récurrent consiste à verser sur d’autres épaules les responsabilités du conflit. La crise est toujours « de la faute de l’autre », l’autre étant, suivant les cas, la France, le Burkina Faso, le Mali, le Monde (complot international), la « galaxie présidentielle », etc.

Les parties affichent aussi dans un bel ensemble pour une fois unanime le sentiment que la résolution du conflit doit être le fait du médiateur. On assiste ainsi à une déresponsabilisation des pouvoirs en place : pour chacun, le conflit est de la faute de l’autre, et celui qui doit le résoudre est un troisième intervenant, lui, n’y est pour rien.

Chacun attend donc du médiateur en place qu’il résolve le problème, à son avantage. Cette attente est d’autant plus motivée que chaque partie compte nombre de ce que petit à petit, dans la sphère ivoirienne, on ose appeler par son nom : des profiteurs de guerre. D’un point de vue non seulement économique, mais aussi social et politique, la crise profite à ses acteurs.


I/ Des profiteurs économiques : « même la nuit ! »

Les profiteurs économiques sont les plus visibles parce que leurs bénéfices sont d’autant plus manifestes qu’ils sont souvent ostentatoires alors que la population « ordinaire » s’enfonce, elle, dans le marasme et l’insécurité économique.

En zone gouvernementale, dès le début de la crise, on remarquait la prolifération des voitures de luxe, des constructions somptueuses sans toutefois au premier abord dénoncer les profits des proches du pouvoir. Mais on ne pouvait s’empêcher de remarquer un luxe qui n’existait pas avant guerre et qui était d’autant plus choquant qu’Abidjan abritait alors plus de 500 000 réfugiés de guerre qui avaient tout perdu.

Petit à petit, les proches du parti au pouvoir, le FPI on été montrés du doigt2. Comptes à l’extérieur, véhicules de luxe, dépenses somptuaires appartements en France, investissements dans les cyber-cafés et les stations-service qui se sont multipliées à Abidjan depuis la crise, autant de marques d’enrichissements personnels d’autant plus visibles que leurs bénéficiaires n’avaient souvent aucun patrimoine avant la crise.

Les Abidjanais ont d’ailleurs forgé à leur propos des termes révélateurs comme « patriotes alimentaires » ou « ventriotes ». Au-delà la de sphère « patriotique », on a bien entendu, comme dans toutes les situations de ce type, une économie de guerre classique, faite de trafics variés. Cette économie de guerre florissante se traduit par le cri du cœur d’un Abidjanais : « On construit à Abidjan en ce moment, ce n’est pas la crise pour tout le monde. On construit, même la nuit !

Dans la zone nord, le phénomène est moins accessible compte tenu des problèmes d’accès et de diffusion de l’information, mais on sait qu’à la mort du chef de guerre « Kass » (Bamba Kassoum) lors des événements de juin 2004 à Bouaké, on a pillé son cyber-café, ce qui nous apprend qu’il en avait un, alors qu’il n’en avait pas en 2002 !

Des témoignages de la zone nord nous apprennent que dans cette zone aussi, les stations service se multiplient. On sait que Korhogo connaît des mutations urbaines importantes : la ville, autrefois assoupie connaît un regain d’activités liées à la guerre. A la différence de Bouaké, elle n’a pas connu de combats et donc de destructions en 2002, elle est suffisamment au nord pour ne pas être, comme Bouaké en première ligne en cas de reprise des combats et sa situation la met aussi au premier plan pour tous les trafics avec le Burkina et le Mali. Là aussi « on construit, même la nuit ! ».

Si la population « ordinaire » souffre aussi de la guerre, au moins y trouve-t-elle une compensation dans la nouvelle économie parallèle : les taxes sont moins élevées qu’en zone sud, et ainsi, par exemple, on rapporte qu’on peut acheter les motos « hors taxes », importées du Burkina, ce qui permet à nombre d’habitants restés sur place d’avoir accès à du matériel qui leur était inaccessible avant.

Certains reconnaissent fin 2005 être partagés entre le désir de voir la situation se normaliser et la crainte de perdre ces avantages « collatéraux » qui finissent par ne pas être négligeables. Enfin, il semble certain que les personnages les plus influents aient fortement investi au Burkina, en particulier à Ouagadougou : on trouve régulièrement trace de cet état de fait dans la presse ivoirienne ou burkinabè, mais aussi dans les témoignages de Ouagalais « ordinaires ».

Bobo-Dioulasso (sud-ouest du Burkina), ville qui était entrée en léthargie et était décrite comme sinistrée en mai 2003 [AFP 26 mai 2003] connaît elle aussi un regain d’activité étonnant, au point qu’on n’y trouve plus de gros camions disponibles à la location [La lettre du continent N°406, 19 janvier 2006] : ces investisseurs viennent directement de la « sphère rebelle ».

Compte tenu de la situation conflictuelle, la situation la plus choquante pour la population est sans doute celle qui est décrite dans une dépêche AFP du 20 mai 2005 qui, évoquant la circulation des marchandises de contrebande, précise qu’elles « transitent par les territoires sous contrôle de la rébellion, traversent la "zone de confiance" (qui sépare les belligérants et coupe le pays en deux) pour se retrouver en zone loyaliste, "avec la complicité de combattants des deux bords" ».

Et de conclure « Selon International Crisis Group (ICG), "il est clair que la situation actuelle dans l'ouest sert les intérêts économiques des politiciens et des chefs de milices" pro-gouvernementales, omniprésentes dans la région. » Un journaliste précise : « Même des militaires des zones sous contrôle gouvernemental viennent s’acheter des motos à Bouaké » [L'intelligent d'Abidjan- 10/3/2005].

Enfin, sur l’ensemble du territoire, chacun, même de piètre importance, peut, dès lors qu’il est sur un « barrage de contrôle » qu’il a parfois lui-même décidé, prélever sa part de prébende sur la population. Cela va de « l’argent du thé » à des sommes beaucoup plus importantes.

A une toute autre échelle, la filière du cacao a fourni des milliards de FCFA à la mouvance présidentielle. Le rapport d’experts [AMIRI Sid, GOURDON Alain, 2005] souligne que le Fonds de Régulation du Cacao (FRC), l'organisme chargé de "la régulation financière et de la gestion de la trésorerie de la filière", est utilisé par le pouvoir pour financer des achats d'armes. Le rapport fait ainsi mention d'un « prêt de 10 milliards de francs CFA » conclu en octobre 2002 au titre de « l'effort de guerre ».

Les limites en l’effort de guerre et l’enrichissement personnel ne sont pas très clairement établies. Plus de 200 milliards de FCFA sont perçus chaque année par l’État au seul titre du Droit unique de sortie (DUS) [Le Journal de l'Economie (Dakar) 16 Novembre 2004], la presse ivoirienne dénonce régulièrement les malversations. Les fonds sont détournés en toute impunité. En dehors de toute procédure de contrôle public, les acteurs de la filière utilisent comme bon leur semble les sommes qui leur sont allouées par l'Etat.

En septembre 2005, une mission conjointe du FMI et de la Banque mondiale avait conclu que sur les 400 milliards de CFA prélevés sur les planteurs entre 2002 et 2004, seuls 130 milliards avaient été dépensés au bénéfice de la filière cacao. Entre 1997 et 2003, les multinationales étrangères (américaine, hollandaise, etc.) ont vu leurs parts de marché passer de 10 % à 30 %. Ces grands groupes n'ont jamais été aussi puissants et prospères que depuis la guerre en Côte-d'Ivoire.


II/ Des profiteurs sociaux : faire partie de « ceux avec lesquels il faut compter »

Au-delà des profits économiques, la guerre, ou plutôt la situation de ni paix ni guerre, s’est révélée être un véritable ascenseur social perçu comme provisoire : il ne dure que le temps de cette situation. Nombreux sont ceux, au Nord comme au Sud, qui n’étaient « rien du tout » et sont devenus du jour au lendemain des personnages importants, de ceux avec lesquels il fallait compter à l’échelle du pays. Leur nom est brusquement prononcé partout.

Dans la zone sud, la « galaxie patriotique » comprend une part importante de jeunes « déscolarisés » (voire jamais scolarisés), frustrés, demandant des comptes à une société qui les marginalisait. Brusquement, ils deviennent puissants, entrent dans la cour des grands, ont les hommes d’Etat les plus importants comme interlocuteurs au moins indirects, lors d’événements majeurs ils occupent les écrans de la télévision, et même la RTI (Radio Télévision Ivoirienne) elle-même. Ils maîtrisent la presse, choisissent qui peut être diffusé, voire imprimé.

Ainsi en novembre 2004, avant la reprise des hostilités qui devaient mener au bombardement de la base militaire française de Bouaké, les « patriotes », après avoir rendu difficile la diffusion des journaux d’opposition (opérations commandos de destruction des journaux d’opposition dans les kiosques), ont détruit le siège de ces journaux le 3 novembre, veille des premiers bombardements dans le Nord, ce qui montre une extrême coordination avec le pouvoir en place.

Dans la zone Nord, on peut faire les mêmes observations, mais avec moins d’ampleur, pour une partie des jeunes ayant rejoint la rébellion. A défaut de les rendre « visibles » sur le plan national voire international, la rébellion, comme toutes les rébellions, les a rendus importants au plan local. On peut aussi penser à cette catégorie particulière que sont les « Dozos », membres de la confrérie des chasseurs traditionnels du Nord, qui étaient, avant la guerre, relégués à des fonctions de sécurité privées3 sur l’ensemble du territoire national.

Du jour au lendemain, ils récupèrent leur fonction première de sécurité locale officiellement reconnue par les nouvelles autorités. Mieux, ils sont reconnus comme une part importante des troupes de la rébellion, la presse rapporte que leurs pouvoirs sont craints même par l’armée loyaliste (ils sont « anti-balle », peuvent disparaître ou se transformer en animal sauvage). Ils font des démonstrations dans le grand stade de Bouaké, ils passent sur les écrans de télévision du monde entier. Ceux qui étaient devenus d’obscures gardiens reviennent sur le devant la scène comme des acteurs de premier plan.

Cette assimilation au monde militaire de la rébellion s’est faite d’autant plus facilement que nombre de militaires appartenaient déjà à la confrérie des « Dozos » à titre personnel. Ce qui est nouveau, c’est que les Dozos sont reconnus en tant que tels. On parle d’eux dans le monde entier, c’est important, même si cela ne se traduit pas par des avantages matériels.

Enfin, les chefs locaux des deux zones obtiennent une reconnaissance internationale. Guillaume Soro qui n’était qu’étudiant, et n’avait que le statut d’ancien responsable (1995-1998) du syndicat étudiant ivoirien « FESCI » 4, voit son nom imprimé dans toutes les presses mondiales, il est appelé à parler avec les plus grands, téléphone non seulement aux présidents de partis, mais aux chefs d’État.

Mieux, le 29 décembre 2005 il devient « ministre d’Etat », numéro deux du gouvernement, certains disent même « vice-premier ministre ». Un honneur qu’il doit à la situation de ni paix ni guerre qui fait de lui un interlocuteur majeur pour l’avancée vers la paix.

De son côté, Charles Blé Goudé, lui aussi étudiant et successeur de Guillaume Soro comme responsable de la FESCI (1998-2000), dit « le général », devenu le « général de la jeunesse », « général de la rue » (de la « rue publique » disent ses détracteurs), leader des jeunes patriotes, devient un personnage incontournable. Fondateur de la coordination des jeunes patriotes (COJEP), il est interviewé sur les chaînes internationales et son visage est connu du monde entier. Il a discuté d’égal à égal avec le « Général deux étoiles » Emmanuel Beth, chef de l’Opération française Licorne lors d’un des « sit-in » devant le 43ème BIMA à Abidjan, en 2003.

Eugène Djué, président de l’Union des patriotes pour la libération totale de la Côte d’Ivoire (UPLTCI) a une renommée moins internationale, mais il règne sur toute une partie de la galaxie patriotique. Les luttes d’influence entre les groupes apparaissent d’ailleurs de plus en plus, la renommée des uns faisant de l’ombre aux autres, d’autant que l’enjeu est aussi financier (incessantes et invérifiables rumeurs de « valises » distribuées par le Président aux uns plutôt qu’aux autres).

Au moins, récupère-t-il une importance internationale avec les sanctions distribuées effectivement par l’ONU en janvier 2006. Il est alors à égalité avec Blé Goudé. Une immense fête donnée à Port Boué, le 20 février les consacre même lors d’une cérémonie où on leur remet les attributs de chefs traditionnels [Fraternité matin, 21 février 2006].

Ces sanctions qui touchent de « seconds commis » frappent aussi un autre « notable », du Nord, cette fois : le Commandant Fofié Kouakou, « com’zone » de Korhogo5, qui commençait à faire parler de lui pour la mise en valeur de la ville (construction d’un centre culturel entre autre).

De part et d’autres, chefs de guerre ou chefs de milice prennent une importance locale, participant à l’éclatement des pouvoirs par les luttes internes qui en découlent : Wattao (Issiaka Ouattara) , le chef du « bataillon anaconda »6 de Bouaké se hisse ainsi de plus en plus près du pouvoir du Nord, au détriment d’autres chefs de guerre comme Chérif Ousmane7 de la Compagnie Guépard au jeu plus discret, l’adjudant Tuo Fozié (qui s’affirmait chef des rebelles aux premières heures de la rébellion) ou Zakaria Koné restés plus réservés, mais pourtant très au devant de la scène au tout début de la rébellion.

Cette « nouvelle notabilité » se traduit par exemple dans la somptueuse faite d’anniversaire que Wattao donne à Bouaké le 12 mars 2006 : plusieurs milliers d’invités, groupes de musiciens renommés etc. Il ne s’agit plus seulement d’enrichissement personnel, mais de montrer qu’on est devenu important. Dans le même ordre d’idée, dans une de ses chansons, « Bogota, G.S, leader éclairé » l’artiste congolais Koffi Olomidé fait l’éloge de Guillaume Soro, « Bogota » étant un des pseudonymes reconnus de ce dernier.

Les mêmes types de phénomènes s’observent dans la galaxie patriotique, en particulier à l’Ouest, avec l’émergence de chefs de guerre locaux qui deviennent tout puissants.

Les milices de l’Ouest « le FLGO, l'APWE, L'UPRGO et le MILOCI sont par la suite des forces d'auxiliaires redoutables et redoutés »8, ainsi émergent les personnalités du « colonel Yedes », du « général » Denis Maho ou « chef Maho » surnommé « Glofiéhi » c'est-à-dire le téméraire, chef du FLGO (Front de Libération du Grand-Ouest), du pasteur Gammi, chef du MILOCI qui discutent à la même table que le Chef d’Etat-Major de l’armée ivoirienne, Philippe Mangou, le 18 avril 2005.

Autant de reconnaissances sociales inespérées en temps de paix, même si leur « camp » avait gagné.


III/ Des profiteurs politiques

Au-delà des intérêts directement matériels et sociaux, la situation de « ni paix ni guerre » profite également d’un point de vue politique. Elle permet d’abord bien entendu l’émergence d’ambitions personnelles : le cas le plus visible est celui de Guillaume Kigbafori Soro.

Si le nom de MPCI a été relayé dans la presse dès le 20 septembre 2002, ce mouvement mystérieux, visiblement très organisé, surprenant par la coordination de ses actions et l’importance de son équipement est resté sans visage jusqu’à la conférence de presse du 14 octobre (près d’un mois après le déclanchement de la rébellion) ou Guillaume Soro a été présenté comme secrétaire général. Il était apparu alors comme le probable « homme de paille » d’un discret commanditaire.

Petit à petit, il a pris de l’ampleur, reconnu comme interlocuteur, invité comme représentant de la rébellion chez les divers médiateurs, de Marcoussis à Pretoria en passant par Accra, Tana (Togo) ou Abuja. Il échange avec chefs d’Etat et d’organisations internationales. Petit à petit, il devient l’interlocuteur de référence, jusqu’à devenir le 28 décembre 2005 le numéro deux du gouvernement de Côte d’Ivoire.

Du côté présidentiel, le Président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, le Président du FPI (Front Populaire Ivoirien, parti du Président Gbagbo), Pascal Affi N’Guessan, la présidente du groupe FPI à l’Assemblée nationale, Simone Gbagbo (épouse du Président Laurent Gbgabo) deviennent aussi des personnalités qui prennent de l’importance dans leur parti grâce à leurs positions ou actions lors des débats sur les façons de conduire à la paix. Mais là encore, que la paix arrive et leurs prises de positions ne seront plus que les révélateurs de rivalités internes.

Surtout, la situation de ni paix ni guerre est l’assurance pour les protagonistes des deux camps de ne pas avoir de compte à rendre, ni dans leur camp, ni aux niveaux national et international. Aussi terrible que cela puisse paraître, cette situation est une sorte d’assurance impunité. On ne pourra prendre le temps de faire les comptes qu’une fois la paix revenue.

Un exemple révélateur est celui de la diffusion qui a été faite du contenu du rapport d’Amnesty international qui a entre autre révélé en février 2003 l’exécution de gendarmes de Bouaké lors des premiers jours de la rébellion. Or ce rapport insiste avant tout sur le danger de l’impunité : intitulé « Côte d’Ivoire : Une suite de crimes impunis.

Du massacre des gendarmes à Bouaké aux charniers de Daloa, de Monoko-Zohi et de Man » il ouvre sur une citation « Rappelez-vous de Yopougon, maintenant ce sera votre tour », mots prononcés, le 6 octobre 2002, par des éléments armés du MPCI devant leurs futures victimes, des dizaines de gendarmes et certains de leurs enfants (18-24 ans), abattus dans le camp militaire de Bouaké.

L’objectif du rapport est de montrer le danger de l’impunité, comment les massacres de Yopougon, opérés par les gendarmes à la solde du FPI lors de la prise du pouvoir par Laurent Gbagbo le 26 octobre 2000 sont à la source de l’engrenage de la violence à cause de l’impunité qui les a entourés.

« Entre le massacre de Yopougon, le 26 octobre 2000, et celui de Bouaké, le 6 octobre 2002, deux ans exactement se sont écoulés. Deux années au cours desquelles les auteurs du massacre de Yopougon ont bénéficié d'une impunité totale malgré des recommandations faites par plusieurs organisations de défense des droits humains, notamment Human Rights Watch, Reporters sans frontières, la Fédération internationale des droits de l'homme et Amnesty International, qui ont toutes fait des enquêtes sur le terrain en interrogeant notamment les deux survivants du massacre.

Toutes ces enquêtes ont souligné le rôle joué par les gendarmes du camp d'Abobo […] aucun responsable de ce massacre n'a été puni. Un simulacre de procès a eu lieu en août 2001 au cours duquel huit gendarmes ont été acquittés "faute de preuves ".

De par son ampleur et son caractère purement ethnique, le massacre de Yopougon a constitué dans l'histoire récente de la Côte d'Ivoire une transgression qui va longtemps hanter les mémoires. Ce crime impuni a servi explicitement de justification au massacre des gendarmes à Bouaké et son spectre a ressurgi dans les tueries de Daloa en octobre 2002, de Monoko-Zohi en novembre 2002 et de Man en décembre de la même année au cours desquelles les forces gouvernementales ont tué des dizaines de personnes sur la base de listes établies sur des critères politiques mais surtout ethniques […]

L'impunité dont ont bénéficié les responsables de ces actes a été vue par certains comme un blanc-seing donné par le gouvernement aux forces de sécurité pour qu'elles commettent d'autres violations graves sans craindre de devoir rendre des comptes. […] "Vous avez vu ce que nos collègues ont fait à Yopougon et rien ne s'est passé, on peut vous tuer tous et il ne nous arrivera rien.

" […] Amnesty International se félicite que la Communauté Internationale fasse mention de la possibilité de traduire en justice les auteurs présumés des atteintes aux droits humains commises par toutes les parties au conflit. Il faut cependant préciser que si la Côte d'Ivoire a signé le statut de la CPI elle ne l'a pas encore ratifié et que donc pour l'heure, la Cour pénale internationale n'a pas compétence pour juger de ces actes à moins que le Conseil de sécurité ne se saisisse du dossier aux termes de l'article 13 (b) du Statut de Rome portant création de la CPI [Amnesty International, 2003].

On comprend que les protagonistes ne soient pas pressés de voir se normaliser la situation ce qui permettrait à la Côte d’Ivoire de ratifier le statut de la CPI.

Par ailleurs, jusqu’en octobre 2006 (initiallement prévues pour octobre 2005, les élections ont été reportées à octobre 2006), le Président Gbagbo joue la montre : il lui faut tenir jusqu’à cette date car il espère pouvoir se maintenir en place au-delà du 30 octobre la date fatidique qui marque la fin de son quinquennat.

Ainsi « officiellement » de façon très « politiquement correcte », il semble faire le nécessaire pour que les élections puissent avoir lieu le 30 octobre. Mais tout est fait pour empêcher l’organisation des élections. L’observateur extérieur a même parfois le sentiment que les protagonistes se relaient dans cette perspective. Personne ne semble vouloir d’élections même si tout le monde les réclame à haute voix.

Les « ex-rebelles » et les partis politiques auxquels ils sont associés10 ne sont pas assurés de les remporter ne serait-ce qu’à cause des incertitudes pesant sur leur déroulement. Ils ne sont pas non plus assurés, loin s’en faut, de garder leur unité s’ils les remportent, tant leur union est essentiellement faite contre Laurent Gbagbo. Quant au président en place, on comprend son peu d’empressement : Oumar Bongo (Président du Gabon) dans un interview à Jeune Afrique l’Intelligent de mars 2005, après avoir dit son ignorance sur ce qui peut se passer à l’expiration du mandat du Président, ajoute : « il faut des élections pour qu’il y ait un successeur à Gbagbo ».

Précisément, Laurent Gbagbo ne veut pas de successeur !

Nous retiendrons enfin une observation paradoxale : chaque fois que la paix a été proche, ce fut l’œuvre des forces armées ! Il ne faut pas oublier que de part et d’autre, ils sont camarades de formation, ont un vécu commun et n’ont pas forcément intérêt à voir se prolonger la guerre, ne serait-ce que parce que les « barrages » en temps de paix (non concurrencés par les milices villageoises et sur axes à trafic important) rapportent plus que les hypothétiques primes de guerre et les barrages sur des routes à trafic réduit pour cause de guerre.

A plusieurs reprises, militaires des deux camps arrivaient à un accord qui laissait entrevoir la fin de la guerre. Chaque fois, très rapidement, les politiques ont fait en sorte qu’il y ait regain de tension. Ce fut le cas en particulier en juillet 2003 où la déclaration conjointe des FANCI et des FAFN (Forces Armées des Forces Nouvelles) est un véritable « coup de paix » contre les faiseurs de guerre de la société civile.

La réponse du Président Gbagbo est claire : « La fin de la guerre des militaires n'est pas encore la fin de la guerre. Je ferai un discours à la nation le jour où j'estimerai que le moment est venu pour que la page soit définitivement tournée » [AFP 10 juillet 2003]. Dès août la situation redevient tendue, le 13 août un rapport du secrétariat général de l'ONU s'inquiète « d'informations confirmées » sur le réarmement des Forces armées nationales de la Côte d'Ivoire (FANCI) et de « soupçons » sur celui des rebelles.

L’ensemble de la presse ivoirienne bruit d’une reprise des combats [AFP 23 août]. Des essais d’avions de combat sont effectués au-dessus d’Abidjan [L'Inter- 25/8/2003]. Le même scénario s’est développé ensuite, chaque fois que les forces armées ont tenté la paix. La caricature est la situation qui a précédé le bombardement de la zone nord en novembre 2004.

Alors qu’à la suite des accords d’Accra III, les FANCI et FAFN s’étaient retrouvés par trois fois (le 16 août à Raviat, le 30 août à Bouaké et le 6 octobre à Yamoussoukro pour organiser le désarmement et le cantonnement, qui devaient commencer le 15 octobre, le 4 novembre, les avions du Président commençaient leurs bombardements de la zone nord !

Lors de la première rencontre, le Général Doué, alors Chef d’État Major des Armées (CEMA) loyaliste faisait d’ailleurs une mise en garde. « Face-à-face FANCI, Forces Nouvelles: Le Général Doué accuse les hommes politiques » titrait le quotidien Soir Info dans son édition du 17/08/2004 qui rapporte le discours du Général « Fondamentalement, nous sommes des victimes d’un processus auquel nous ne sommes pas associés. Vous n’êtes nullement pas responsables de ce qui arrive.

Mais, quand il s’agit de faire la paix, ils se tournent vers nous. Vous les militaires de notre armée nationale, vous vous connaissez et le pays entier nous regarde ». Ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette crise que de constater que chaque fois que les militaires se sont approchés de la paix, il y a eu reprise de tension, du fait des politiques.

La situation est ainsi durablement figée, chaque protagoniste ayant la possibilité d’œuvrer à son déblocage n’ayant aucun intérêt à le faire. On ne peut que s’inquiéter, en mars 2006, de voir le même scénario d’unité militaire avec les avancées concernant la mise en place d’un Etat-major intégré…

Non seulement la crise est lucrative mais elle est aussi valorisante. Donc elle dure. Pendant ce temps, les médiateurs se relayent au chevet du pays.

Conclusion : « On est fatigués. Même les Bété sont fatigués »

La « Crise ivoirienne » semble avoir encore de beaux jours devant elle. Les observateurs (Groupe de Recherche et d’Intervention sur la Paix et la sécurité -GRIP-, International Crisis Group -ICG- entre autres) ne cessent de mettre en garde contre les incessantes menaces de reprise du conflit. Seule la population ordinaire a intérêt au retour de la paix, mais elle n’a aucun pouvoir pour oeuvrer en ce sens.

A vrai dire, plus le temps passe plus le problème est grave. Parce qu’il ne suffit pas de sortir de la crise. C’est se voiler les yeux que d’imaginer que d’un coup de baguette magique, des élections, quand bien même elles seraient justes et transparentes, mèneraient à une paix durable. La paix ne se décrète pas, elle se vit.

Les limites de cette situation la pérennité du conflit sont dans ce que la population ordinaire peut supporter. Ballottés de capitale en capitale pour les rencontres entre « grands », d’accords en accords depuis 2002, les ivoiriens « ordinaires » du nord comme du sud répètent de façon lancinante : « On est fatigués ». Aujourd’hui, l’expression monte d’un cran « Même les Bété11 sont fatigués ». Cependant, la croissance des rivalités internes de part et d’autre, et les intérêts bien comptés de toutes les parties, laissent peu d’espoir dans une résolution rapide de la crise.

Petit à petit, l’idée que cette situation de « ni paix ni guerre » profite à ceux qui ont le pouvoir de la faire cesser se développe, « c’est dire que nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. » concluait avec amertume DNA du 25/7/2005, « Les événements et la succession des déclarations de ce seul week-end, montrent et démontrent que le pays n'est pas encore sorti de l'auberge. Pis, le pire, pourrait-on penser, reste à venir »12 [Le Nouveau Réveil du 23/8/2005]

« On n'est pas sorti de l'auberge » devient le nouveau credo populaire.


Bibliographie :

Outre la presse ouest-africaine et ivoirienne en particulier, ainsi que les dépêches des agences Reuters, Associated Press et Agence France Presse dont les dates sont mentionnées dans le texte, ont été utilisés les ouvrages et rapports suivants :

AMIRI Sid, GOURDON Alain (2005) : Étude diagnostic des organisations et des procédures de la filière café-cacao de Côte d’Ivoire, Cabinet ECO, Bruxelles, Cabinet BAA, Barcelone Rapport réalisé pour le compte du gouvernement de Côte d’Ivoire, sur financement de l’Union Européenne.

Amnesty International (2003) : Côte d’Ivoire : Une suite de crimes impunis. Du massacre des gendarmes à Bouaké aux charniers de Daloa, de Monoko-Zohi et de Man, 27 juillet 2003

AMPROU Jacky (2005) : Crise ivoirienne et flux régionaux de transport. Rapport thématique Jumbo Septembre 2005. Agence Française de Développement, 18 p.

BOUQUET Christian (2005) : Géopolitique de la Côte d’Ivoire. Le désespoir de Kourouma. Armand Colin, 315 p.

Dévérin Yveline (2005) : La crise ivoirienne in Volvey Anne (dir.), Dévérin Yveline, Houssay-Holzschuch Myriam, Rodary Estienne, Surun Isabelle, Bennafla Karine L’Afrique, coll. Clefs-concours, Atlande, 288 p

Gramizzi Claudio (2004) : La paix s’éloigne de Côte d’Ivoire, Note d’analyse, Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité [GRIP], 10 novembre 2004
http://www.grip.org/bdg/g4554.html

HOFNUNG Thomas (2005) : La crise en Côte d’Ivoire. Dix clés pour comprendre. Ed. La découverte, 140 p.

INTERNATIONAL CRISIS GROUP (2005) : Côte d’Ivoire : le pire est peut-être à venir. Rapport Afrique N°90 – 24 mars 2005

http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=1235&l=2

INTERNATIONAL CRISIS GROUP (2005) Côte d'Ivoire : Les demi-mesures ne suffiront pas, Policy Briefing, Briefing Afrique N°33 Dakar/Bruxelles, 12 octobre 2005

http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=1235&l=2

Mellet Sabine (2004) : Opaque cacao, in Géopolitique africaine, N°17,

http://www.african-geopolitics.org/

SORO Guillaume (2005) : Pourquoi je suis devenu un rebelle. La Côte d’Ivoire au bord du gouffre. Hachette, 174 p.


*Yveline Dévérin est Maître de conférences de géographie a l'Université de Toulouse-le-Mirail GRESOC-UTM SEDET-Paris VII.

*Veuillez envoyer vos commentaires a : editor@pambazuka.org





Nécrologie

Côte d'Ivoire : Décès du cinéaste ivoirien Henri Duparc, réalisateur de "Rue Princesse"

2006-04-19

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP61256dcsduessecn0

Le cinéaste ivoirien Henri Duparc, auteur entre autres de "Rue Princesse" (1993) et d'"Une couleur café" (1997), est décédé mardi à Paris à l'âge de 64 ans. Henri Duparc, métis franco-guinéen, est né le 23 décembre 1941 à Forécariah, en Guinée (ex-Guinée française). En 1962, il reçoit une bourse d’études de la Guinée et il accomplit une formation de septembre 1962 à octobre 1963 à l’Institut de la Cinématographie de Belgrade.





Arts & livres

Journée mondiale du livre et du droit d'auteur - 23 avril 2006

2006-04-19

http://portal.unesco.org/culture/fr/ev.php-URL_ID=5125&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

Le 23 avril 1616, disparaissaient Cervantes, Shakespeare et Garcilaso de la Vega dit l’Inca. (...) C’est pourquoi, cette date ô combien symbolique pour la littérature universelle, a été choisie par la Conférence générale de l’UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à ses auteurs, et encourager chacun, en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l’irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel.


Werewere-Liking Gnepo : mémoire de femmes, mémoire d’Afrique

2006-04-16

http://www.afrik.com/article9694.html

La mémoire amputée, publié aux Nouvelles Editions Ivoiriennes (NEI), est le dernier livre de l’écrivain ivoiro-camerounaise Werewere-Liking Gnepo, qui se verra décerner, en juin prochain au premier salon du livre de Cape Town en Afrique du Sud, le Prix Noma, édition 2005. Elle nous parle de sa dernière œuvre, à l’occasion du dernier salon du livre de Paris, dont elle était un des auteurs invités.


Sénégal : Littérature, le prix de la Renaissance africaine à Amadou Elimane Kane

2006-04-16

http://fr.allafrica.com/stories/200604130381.html

Le premier prix international de la Renaissance africaine Cheikh Anta Diop a été attribué, samedi dernier, au poète écrivain sénégalais Amadou Elimane Kane. C'était à Paris, à l'occasion du premier printemps des intellectuels panafricanistes au quartier latin. M. Kane doit cette distinction à « l'ensemble de son oeuvre ». Le prix est accompagné d'une somme de 3000 euros.


Global : 1 001 littératures d’Afrique s’exposent bientôt à Paris

2006-04-19

http://www.afrik.com/article9715.html

La deuxième édition du Salon Livres d’Afrique ouvrira ses portes le 28 octobre prochain à Paris au siège de l’Unesco. En attendant, les écrivains en herbe peuvent envoyer, jusqu’en juin, leurs manuscrits pour le concours Jeunes talents africains. Interview de Cédric Sinarinzi et Gilles Harerimana, deux des membres de l’organisation.





Moniteur de l'Union Africaine

Tchad : L'UA condamne les attaques rebelles sur les camps de réfugiés

2006-04-16

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-04/14/content_241138.htm

L'Union africaine (UA) a vivement condamné jeudi les attaques de rebelles tchadiens qui ont eu lieu lundi contre des camps de réfugiés soudanais au Tchad. Dans un communiqué émis depuis le siège de l'UA, le président de la Commission africaine Alpha Oumar Konaré à appelé les rebelles à "se retirer des faubourgs de Koukou Angarana ainsi que des camps de Goz Amir, et à s'éloigner de tous les lieux où se trouvent des camps de réfugiés le long des frontières tchado- soudanaises et tchado-centrafricaines".


Soudan : Vers un accord de paix au darfour

2006-04-19

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

Le conflit du Darfour semble "mûr pour une solution", a estimé mardi le médiateur en chef de l'Union Africaine (UA) pour les négociations de paix au Darfour, Salim Ahmed Salim. "Le conflit au Darfour, qui a causé tant de souffrances et d'effusions de sang, semble enfin mûr pour une solution", a déclaré M. Salim devant le Conseil de sécurité de l'Onu. "Un accord de paix global pour le Darfour est clairement à notre portée, même s'il reste encore beaucoup de travail à faire", a-t-il ajouté.


RDC : Alpha Oumar Konaré qualifie l'évolution du processus électoral de normale

2006-04-19

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-04/19/content_243051.htm

Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, a qualifié mardi à Kinshasa l'évolution du processus électoral en RDCongo de "normale". A l'issue de l'entretien d'une heure avec le chef d'Etat congolais Joseph Kabila, il a expliqué que le nombre d'électeurs enregistrés par la Commission électorale indépendante (CEI) congolaise "est un grand record que même le pays le plus peuplé d'Afrique n'a pas encore réalisé", en faisant référence au Nigéria.





Femmes & genre

Liberia : Les femmes boudent la campagne de recrutement de la police

2006-04-23

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=6874

Les Nations unies ont lancé vendredi une nouvelle campagne de recrutement pour encourager un plus grand nombre de femmes à rejoindre les rangs des nouvelles forces de police libériennes. Selon les autorités, la première compagne de recrutement lancée en 2004 n’avait permis d’enrôler qu’une centaine de femmes sur les quelque 1 600 nouvelles recrues de la police.


Global : Les clés de la croissance économique entre les mains des femmes

2006-04-18

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=61881&provenance=accueil&bloc=09

"Oublions la Chine, l'Inde et Internet. Ce sont les femmes qui mènent la croissance économique", titre l'hebdomadaire britannique The Economist.
Même dans les pays les plus développés, toutes les études montrent que les parents préfèrent avoir un garçon plutôt qu'une fille. Pour beaucoup, les garçons sont économiquement plus rentables et supposés pouvoir aider leurs parents dans leurs vieux jours. "Il est temps de revenir sur ces préjugés, car les filles pourraient bien devenir un meilleur investissement", note The Economist.


Maroc : sortie de la première promotion de 50 femmes prédicateurs

2006-04-18

http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=../special/afrique&idArticle=060417130332.dh0d6p2c.xml

Le Maroc vient de former une première promotion de 50 femmes prédicateurs "Mourchidate" de l'islam, qui seront nommées notamment dans des mosquées pour "encadrer l'enseignement religieux" auprès des jeunes et des femmes, a-t-on appris dimanche à Rabat de source proche du gouvernement. La formation des "Mourchidate" qui s'est terminée en 2006 a été assurée par le ministère marocain des Affaires islamiques.





Droits humains

Soudan : Darfour et Ouganda, deux "plaies ouvertes" de l'Afrique

2006-04-23

http://fr.allafrica.com/stories/200604210302.html

Le responsable des affaires humanitaires de l'ONU, Jan Egeland, a demandé aujourd'hui au Conseil de sécurité de faire pression sur l'Ouganda et le Soudan pour faire cesser l'insécurité qui menace des millions de vies, prévenant qu'au Darfour les secours humanitaires sont « au bord de l'effondrement ». « En Ouganda, la situation est aussi grave que lorsque j'ai pris la parole au Conseil de sécurité il y a deux ans, mais pour la première fois nous avons l'espoir d'améliorer les choses », a déclaré Jan Egeland.


RDC : Des viols de masse jugés crimes contre l’humanité

2006-04-18

http://www.afrik.com/article9725.html

Les viols systématiques et de masses sont, depuis le 12 avril, considérés comme des crimes contre l’humanité en République Démocratique du Congo. La décision du Tribunal militaire de Songo-Mboyo, une province du Nord, de condamner 7 soldats à la prison à perpétuité, marque une évolution majeure dans le droit congolais et dans la reconnaissance de la souffrance des victimes.


Afrique : 1237 enfants "esclaves" sortis des plantations

2006-04-19

http://fr.allafrica.com/stories/200604180589.html

Le programme Wacap vient de rendre public les résultats d'une enquête sur le travail des enfants. Les résultats du Programme Ouest africain de prévention et de lutte contre le travail des enfants dans les secteurs du cacao et de l'agriculture commerciale (Wacap), ont été restitués, mercredi 12 avril, au Djeuga Palace Hôtel de Yaoundé. (...) L'on retient du rapport final que de juin 2003 à nos jours, 1.237 enfants âgés de moins de 14 ans ont été extraits des cacaoyers et mis en apprentissage ou insérés dans des établissements scolaires.


Kenya : 12 morts dans des violences tribales et 10.000 déplacés en 3 semaines

2006-04-18

http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=../special/afrique&idArticle=060417132615.1iw8u5s2.xml

Au moins 12 personnes ont été tuées et 10.000 déplacées dans le nord du Kenya au cours des trois dernières semaines lors de violences entre tribus rivales, a-t-on appris lundi auprès de la police et de la Croix-Rouge. Sept des 12 victimes ont été tuées dans la province de la Vallée du Rift et les cinq autres dans la province de l'Est, selon la police.


Rwanda : Les rescapés du génocide seront-ils indemnisés?

2006-04-16

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3069

Douze ans après le génocide de 1994, la situation est de plus en plus compliquée pour les rescapés, les pouvoirs publics se montrant incapables de dédommager des milliers de survivants qui continuent pourtant de demander que justice leur soit rendue. L'indemnisation des rescapés du génocide continue de raviver une controverse parmi les citoyens rwandais.


Burkina Faso : Thomas Sankara, décision historique des Nations unies

2006-04-18

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-04-11-Thomas-Sankara-decision-historique

Le Comité des droits de l’homme des Nations unies, chargé de veiller à la bonne application du Pacte sur les droits civils et politiques de 1966, a donné raison à Mme Mariam Sankara et au Collectif juridique international « Justice pour Sankara », le 28 mars 2006. Les plaignants contestaient les entraves mises par les autorités du Burkina Faso à toute enquête ou procès tendant à éclaircir les circonstances de la mort du président Thomas Sankara en octobre 1987.





Réfugiés & migration forcée

Mauritanie : Dix-septième anniversaire de la déportation de négro-mauritaniens

2006-04-25

http://fr.allafrica.com/stories/200604240320.html

Dix-sept ans depuis que des citoyens mauritaniens ont été dépouillés de leurs biens et de leur nationalité. Pour ne pas tomber dans les dédales de l'oubli, ils vont saisir l'occasion de cette célébration pour tirer la sonnette d'alarme. En avant-goût de ce que sera cette manifestation, l'ancien ministre Moustapha Diop dit ses vérités à Ould Vall.


Liberia : Les derniers déplacés de guerre rentrent chez eux

2006-04-25

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=6879

Au fur et à mesure que le gouvernement et les agences humanitaires rapatrient les familles de déplacés dans leurs villages d’origine, les nombreuses cases en torchis ayant servi de refuge à plus de 300 000 déplacés de guerre libériens sont démontées une à une. La plupart des déplacés qui ont vécu à Salala, le plus grand camp de déplacés du centre du Liberia ayant accueilli jusqu’à 30 000 personnes, ont quitté et démoli leur habitation temporaire avant de partir.


Tchad : Déby retire ses menaces d'explusion des réfugiés, mais ferme sa frontière avec le Soudan

2006-04-18

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=6867

Le gouvernement tchadien est finalement revenu sur la décision d’expulser les 200 000 réfugiés soudanais, mais la fermeture de sa frontière avec le Soudan menace la distribution de l’aide humanitaire. Après une semaine d’attaques contre diverses localités du territoire tchadien, les rebelles du Front uni pour le changement démocratique, dont l’objectif est de renverser le Président Idriss Déby, ont lancé jeudi dernier une attaque de grande envergure sur la capitale N’djaména où les combats ont fait près de 200 victimes.


Global : Le HCR critique »les restrictions de plus en plus sévères» au droit d'asile

2006-04-19

http://www.tageblatt.lu/edition/article.asp?ArticleId=48365

Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a sévèrement critiqué les »restrictions de plus en plus sévères» au droit d'asile imposées par les pays riches, dans un rapport publié mercredi à Londres.
Intitulé »Les réfugiés dans le monde : les déplacements humains du nouveau millénaire», ce rapport a notamment mis en cause »l'intolérance grandissante» des pays d'accueil et la confusion de plus en plus généralisée entre »migrants et réfugiés».


Mauritanie : Les réfugiés demandent l’extradition et le jugement de Ould Taya

2006-04-19

http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=10086

L’Union des réfugiés négro-mauritaniens du Sénégal demande l’extradition de l’ancien président mauritanien Maaouya Sidy Ould Ahmed Taya. Le communiqué de presse reçu à Saint-Louis, samedi dernier, revient sur des faits discriminatoires de xénophobie et de tortures dont cette communauté négro-mauritanienne a fait l’objet lors du règne de Ould Taya.





Elections & gouvernance

Tchad : Maintien de la présidentielle du 3 mai, Paris refuse de recevoir l'opposition armée

2006-04-19

http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=une&idArticle=060419124701.mss41db0.xml

Comme il l'avait déjà promis le 13 avril le fracas de la bataille de N'Djamena à peine calmé, le président-candidat Idriss Deby Itno a répété que le premier tour du scrutin présidentiel serait maintenu le 3 mai et que ses troupes avaient repris le contrôle de l'ensemble du territoire. "Nous n'avons aucune raison de ne pas organiser l'élection à la date constitutionnelle prévue (...) le 3 mai 2006", a déclaré mardi le chef de l'Etat tchadien lors d'une conférence de presse.


Nigeria : Protestation contre un troisième mandat présidentiel

2006-04-19

http://www.grioo.com/info6635.html

Les partis d'opposition du Nigeria ont annoncé leur intention d'organiser "une action de masse" contre le projet de troisième mandat du président Olusegun Obasanjo, alors que la polémique autour de la question continue de plus belle dans ce pays d'Afrique de l'ouest, a appris lundi la PANA de source officielle.


RDC : 33 candidats définitivement retenus pour se disputer la prochaine présidence

2006-04-16

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-04/16/content_241758.htm

33 candidats se trouvent sur la liste définitive validée par la Cour suprême de justice (CSJ) pour se disputer la prochaine présidence, a annoncé samedi soir la Commission électorale indépendante (CEI) de la RDCongo. Le 6 avril, la CEI avait annoncé une liste provisoire à soumettre à la CSJ et retenant 32 candidats à l'élection présidentielle de 2006, qui constitue la première démocratique en RDCongo depuis 45 ans.


Mauritanie : Ould Taya autorisé à rentrer mais écarté des urnes jusqu'en 2007

2006-04-19

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP63246ouldtneuqsu0

Le chef de l'Etat mauritanien Ely Ould Mohamed Vall a autorisé l'ex-président Maaouiya Ould Taya, en exil au Qatar, à revenir dans son pays, lui interdisant toutefois de participer aux élections prévues dans le cadre d'une transition démocratique en cours jusqu'en 2007. Interrogé sur la chaîne arabe Al-Arabiya M. Ould Vall a reconnu que son prédécesseur avait "le droit de vivre dans son pays en citoyen libre et de profiter des avantages que la loi accorde aux anciens chefs d'Etat".


Global : La Libye, une puissance incontournable pour les pays occidentaux

2006-04-15

http://www.africatime.com/afrique/

La Libye est de plus en plus courtisée par les différentes puissances occidentales dont les principaux leaders (Chirac, Berlusconi, Blair...) ont tous défilé à Tripoli ces deux dernieres années. la Libye est devenue incontournable pour les occidentaux grands consommateurs de pétrole et très dépendants notamment des pays arabes.


Libéria : Les premiers pas d'Ellen

2006-04-15

http://www.africatime.com/afrique/

Partout où elle passe, c'est le triomphe assuré. À Bamako, à Libreville, à Ouagadougou, mais aussi à Paris, New-York et Washington ; elle ravit systématiquement la vedette à ses hôtes, déclenche des standing ovations. Qui s'étonnera de l'intérêt tout particulier que suscite Ellen Johnson-Sirleaf, la nouvelle présidente du Libéria ?





Corruption

Global : Lutte contre la corruption, La Banque mondiale affine sa stratégie

2006-04-18

http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=10008

C’est parce que la corruption est un “ grave obstacle au développement et compromet le bon fonctionnement de l’État ” que la Banque mondiale engage un combat pour l’éradiquer. Le président de l’institution, Paul Wolfowitz, a présenté avant-hier les grandes lignes d’une stratégie globale pour lutter contre ce fléau. “La corruption est un grave obstacle au développement et compromet le bon fonctionnement de l’État ”.


Congo : L'argent sale de l'or noir

2006-04-19

http://www.liberation.fr/page.php?Article=374605

Il ne fait pas bon chercher à savoir où va l'argent du pétrole dans le Congo de Denis Sassou Nguesso. Depuis vendredi, deux militants engagés dans la lutte contre la corruption ont été incarcérés à Brazzaville après avoir été inculpés d'«abus de confiance» et de «faux en écriture». Il s'agit de Christian Mounzéo, président de la Rencontre pour la paix et les droits de l'homme (RPDH), et Brice Massoko, de la Commission justice et paix de l'Eglise catholique.


Afrique : A la recherche de l'argent perdu

2006-04-16

http://www.bbc.co.uk/french/highlights/story/2006/04/060414_anti_corruption.shtml

Transparency International (TI) avertit que la corruption constitue un danger grave pour l'Afrique, menaçant les démocraties fragiles du continent et entravant les efforts en vue de parvenir à un développement durable. TI demande donc aux gouvernements occidentaux de modifier leurs lois dans le domaine bancaire pour faciliter le rapatriment vers l'Afrique de l'argent acquis illégalement.


Ile Maurice : La loi sur l'ICAC sera revue

2006-04-18

http://fr.allafrica.com/stories/200604170531.html

Un amendement sera introduit à la loi régissant l'Independent Commission against Corruption (Icac) en première lecture lors de la séance parlementaire de mardi. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres hier. Pas moins de sept amendements seront proposés au Prevention of Corruption Act (Poca). Ils visent notamment à augmenter les pouvoirs de l'agence anti-corruption, mais aussi à faciliter l'entrée d'Anil Kumar Ujoodha comme directeur-général.





Développement

Afrique : Ces Africains qui veulent réussir en afrique

2006-04-18

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_afrique_dossier.asp?dos_id=180

Voici des gens qui sont bien dans leur tête, bien dans leur métier, bien dans leur entreprise. Ils sont nés en Algérie, au Bénin, au Maroc, au Sénégal ou en Tunisie. Ils veulent aussi travailler dans ces pays. Étrange, à l’heure où leurs compatriotes rêvent d’émigrer vers les horizons européens. Alors qu’à Londres il y a plus de médecins originaires du Malawi qu’il n’y en a dans leur pays natal.


Afrique : « Les Africains doivent se prendre en charge », selon Donald Kaberuka

2006-04-19

http://www.africatime.com/afrique/

Rajeunissement, féminisation, recrutement… Élu il y a neuf mois, le nouveau patron de la Banque africaine de développement n’a pas tardé à imprimer sa marque au sein de l’institution. Et s’en explique. De ses racines rwandaises et des aléas d’une vie d’exil, qui l’a retenu loin des collines de son Byumba natal pendant trente-cinq ans, Donald Kaberuka a conservé une évidente prudence politique et une sainte horreur du bavardage. À preuve : l’entretien que l’on va lire est le premier qu’il accorde depuis son élection à la tête de la Banque africaine de développement (BAD), il y a neuf mois.


Angola : Nouvel eldorado africain des investissements étrangers ?

2006-04-16

http://www.afrik.com/article9717.html

Sorti miné de 27 ans de guerre civile, l’Angola redevient une terre propice pour les investisseurs étrangers. Ses richesses ? Un pays maritime immense, une économie en pleine restructuration et surtout du pétrole et des diamants. Autant d’atouts que le gouvernement, controversé, doit préserver...


Madagascar : L'eau de la discorde

2006-04-15

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4385

Avoir accès à l'eau potable reste un problème majeur à Madagascar, même dans la capitale. La libéralisation du secteur impose patience et participation financière à tous les usagers. Une double exigence encore mal acceptée par des habitants mécontents. Une heure et quart par jour. C’est le temps minimal que Clarette, mère de deux enfants, doit consacrer à la corvée d’eau.


Maroc-Mauritanie : Les premiers fruits de la Transsaharienne

2006-04-15

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4387

Depuis l'ouverture de la Transsaharienne entre Nouakchott et Nouadhibou, le prix des fruits et légumes du Maroc a fortement baissé sur les marchés mauritaniens et sénégalais où ils arrivent en abondance. Sur cette route, qui remonte jusqu'à Tanger, circulent aussi les poissons et les produits européens.





Santé & VIH/SIDA

Angola : Epidémie de choléra, plus de 500 morts en deux mois

2006-04-19

http://fr.news.yahoo.com/19042006/202/epidemie-de-cholera-en-angola-plus-de-500-morts-en.html

Le choléra a fait plus de 500 morts en deux mois en Angola, dont 118 à Luanda la capitale, selon un dernier bilan établi par le ministère de la Santé et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), communiqué mercredi à l'AFP. Le bureau local de l'OMS précise dans son communiqué le chiffre de 576 morts du choléra depuis le 13 février en Angola.


Cameroun : Le choléra frappe à Baleng

2006-04-18

http://fr.allafrica.com/stories/200604180055.html

Cinq décès enregistrés dans les formations sanitaires. Les centres de santé de Djietcha et Ndionkou, à Baleng, ont connu une forte affluence depuis le 2 avril dernier, date à laquelle les premiers cas de choléra ont été signalés dans différents quartiers de cet arrondissement, situé non loin de Bafoussam. Une épidémie qui a déjà emporté des vies humaines, dont trois au centre de santé de la Grâce de Ndionkou et deux au centre de santé intégré de Djietcha.


Zambie : Le gouvernement teste des remèdes traditionnels contre le Sida

2006-04-18

http://fr.allafrica.com/stories/200604170397.html

La Zambie teste actuellement l'efficacité de remèdes traditionnels à base de plantes sur une trentaine de personnes touchées par le Vih/Sida, une initiative saluée par les guérisseurs comme les médecins, mais entourée d'un certain flou, source d'interrogations, constate l'Afp. L'efficacité de «médicaments traditionnels» est un sujet sensible en Afrique où la presse locale se fait régulièrement l'écho de faux-espoirs nés de «potions miracles», vendues au prix fort, pour «guérir» du sida, pandémie qui a tué 2,4 millions de personnes sur le continent en 2005.


Afrique : HIV, ''une opportunité pour changer le cours de l'histoire''

2006-04-16

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3070

Selon le Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), 3,2 millions sur les cinq millions de nouvelles infections, qui seraient survenues l'année dernière, étaient en Afrique subsaharienne. Plus de 60 pour cent de toutes les personnes séropositives (un peu moins de 26 millions) vivent dans cette région, même si elle représente environ 10 pour cent de la population mondiale.


Global : Déficit en vitamine D pourrait être associé à une augmentation du nombre de cancers

2006-04-18

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-04/18/content_242648.htm

Une étude parue dans l'édition d'avril du journal de l'Institut National du Cancer révèle qu'un déficit en vitamine D pourrait être associé à une augmentation du nombre de cancers ainsi que par une hausse de leur mortalité chez les sujets masculins. Ce résultat est particulièrement marqué pour les pathologies tumorales digestives.


Côte d'Ivoire : "Pas de grippe aviaire en Côte d'Ivoire ", selon les autorités

2006-04-18

http://fr.allafrica.com/stories/200604170456.html

A la suite de la mort de 200 volailles à Bondoukou, dans le Nord-est de la Côte d'Ivoire, les autorités ivoiriennes ont tenu à rassurer les populations sur les soupçons de la présence du virus de la grippe aviaire en Côte d' Ivoire. Selon l'intervention du ministère de la production animale, les 200 volailles de Bondoukou n'avaient pas le virus H5N1 de la grippe aviaire.


Sénégal : Un projet pour améliorer la qualité du traitement du cancer chez les enfants

2006-04-18

http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=10022

Le Sénégal a été retenu parmi les 10 pays africains candidats au projet de lutte contre le cancer chez les enfants. Ce projet est lancé par l’Union internationale contre le cancer (Uicc) au Sénégal. Il va permettre d’améliorer la qualité du traitement du cancer chez les enfants. « Mon enfant, ma bataille » c’est le slogan du projet de lutte contre le cancer chez les enfants lancé le 31 janvier 2006 à Paris par l’Union internationale contre le cancer (Uicc).





Éducation

Togo : Un rapport sur la violence en milieu scolaire relayé par les médias suscite indignation

2006-04-19

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=XIN00916unrapnoitan0

Un rapport de 54 pages sur "la violence en milieu scolaire au Togo" et qui n'est pas encore validé mais diffusé par des médias suscite une vive indignation des acteurs du système éducatif togolais et du ministre des Enseignements primaire et secondaire, a constaté sur place mardi l'agence Xinhua . Le rapport intitulé "Souffrir pour réussir, violence et maltraitance dans les écoles du Togo", est le fruit d'une étude menée par l'ONG Plan-Togo qui intervient dans le développement communautaire et la protection des enfants.


Maroc-Mauritanie : Rabat et Nouakchott décident de combattre l'analphabétisme

2006-04-18

http://www.grioo.com/vfilinfo.php?code=fre123147&dte=17/04/2006&mode=1

Le Maroc et la Mauritanie ont exprimé,lundi à Rabat, leur détermination à activer leur coopération en matière d'alphabétisation et d'éducation non formelle et de définir un agenda précis pour la mise en application du programme exécutoire de coopération bilatérale, a appris la PANA de source
officielle à Rabat.


Ouganda : un budget de plus d'un million de dollars pour la distribution de manuels dans les écoles primaires

2006-04-19

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-04/18/content_242518.htm

Le gouvernement ougandais se fixe un budget de plus d'un million de dollars américains pour la distribution de manuels aux écoles primaires dans les 24 districts de l'est de l'Ouganda, rapporte lundi un journal local. Selon un document récemment publié par le ministère de l'Education et des Sports, cité par le quotidien Daily Monitor, le projet, dont le coût devrait atteindre 2,31 milliards de shillings ougandais (1,27 million de dollars), sera lancé cette année à la lumière d'un nouveau programme intitulé DIMP IV.


Afrique : Laisser la charrue, et scolariser l'enfant

2006-04-19

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3068

Des délégués à un atelier organisé récemment dans la capitale kényane, Nairobi, ont mis l'accent sur des préoccupations relatives à la manière dont le travail des enfants sape les efforts pour atteindre l'éducation primaire universelle. ''Le travail des enfants est un obstacle majeur à l'EPT (Education pour tous), et la suppression du travail des enfants est capitale pour la réalisation de l'EPT'', a déclaré Bob Prouty de la Banque mondiale.





Racisme & xénophobie

Global : Samba Lampsar Sall (1978-2005), délit de faciès en Russie

2006-04-16

http://www.afrik.com/article9711.html

Encore un crime raciste en Russie, pourtant terre d’accueil de nombreux étudiants étrangers. Samba Lampsar Sall, 28 ans, de nationalité sénégalaise, a été froidement abattu le 7 avril dernier, en sortant d’une discothèque. Alors que un des meurtriers présumés a été arrêté lundi, le gouvernement sénégalais et l’Union africaine pressent les autorités russes afin que les auteurs de ce crime soient « poursuivis et sévèrement punis ».


Algérie : Bouteflika dénonce le «génocide de l'identité» algérienne par la France coloniale

2006-04-19

http://fr.allafrica.com/stories/200604180371.html

C'est sur le tombeau du fondateur de la Numidie, le roi Massinissa, à El Khroub, que le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a dénoncé, hier, un «génocide de l'identité» algérienne par la France durant la période de colonisation de l'Algérie de 1830 à 1962. Une semaine après le fiasco de la visite du chef de la diplomatie française en Algérie, le chef de l'Etat a choisi Cirta, capitale du royaume berbère, pour souligner à la télévision nationale que «la colonisation a réalisé un génocide de notre identité, de notre histoire, de notre langue, de nos traditions».





Environnement

Afrique : Protection de l’environnement dans l’espace UEMOA, une politique commune en gestation

2006-04-19

http://www.africatime.com/afrique/

Le ministère de l’Environnement et du Cadre de vie du Burkina Faso organise du 18 au 20 avril 2006 à Ouagadougou un atelier national de validation de la politique commune d’amélioration de l’environnement dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Cet atelier qui réunit les acteurs de l’environnement est le point de départ d’un vaste débat (pour une politique environnementale commune) au sein des Etats membres de l’UEMOA.


Madagascar : Les japonais veulent installer une industrie de reboisement

2006-04-18

http://fr.allafrica.com/stories/200604170873.html

La grande île dispose d'un vaste terrain non exploité lui permettant d'occuper une place importante dans l'industrie de la papeterie en afrique à l'avenir. c'est pourquoi.. les japonais installeront une industrie de reboisement
« Mori no uta » ou textuellement « Akon'ny ala ». Tel est le slogan de la société de papeterie japonaise OJI PAPER Co., qui projette d'instaurer une industrie de reboisement à Brickaville-Toamasina.


Cameroun: Mesures d'accompagnement

2006-04-18

http://fr.allafrica.com/stories/200604180039.html

Les forêts et savanes du Cameroun renferment une multitude d'espèces animales. Selon des statistiques fournies par le ministère des Forêts et de la Faune, le pays compte un peu plus de 280 espèces de mammifères et 183 espèces de reptiles sur les 275 qui existent en Afrique. Un trésor qui classe le Cameroun au second rang des pays africains au plan de la diversité des primates arboricoles.





Terres & droits fonciers

RDC : Elaboration d'une nouvelle carte des forêts du monde

2006-04-19

http://fr.allafrica.com/stories/200604190284.html

Une organisation non gouvernementale (Ong) Green peace de Belgique vient de mettre au point une nouvelle carte des forêts du monde permettant de visualiser les grands massifs forestiers et de les comparer entre eux, rapporte un document de cette Ong parvenu mercredi à l'Agence congolaise de presse (Acp) citée par l'Agence presse associée (Apa).


Bénin : Vers le dénouement de la crise de la filière coton

2006-04-16

http://www.grioo.com/info6612.html

Lors d'une rencontre avec les producteurs, distributeurs d'intrants et égreneurs, le chef de l'Etat béninois s'est dit prêt à tout mettre en œuvre pour régler progressivement les problèmes de la filière. Cette rencontre, selon le chef de l'Etat béninois, vise à redonner l'espoir au monde rural, pour une croissance de l'économie béninoise.





Média & liberté d'expression

Afrique : Violence contre la presse, le phénomène perdure

2006-04-15

http://www.africatime.com/afrique/

L’Afrique est un des continents au monde, où les lois injustes et les gouvernements répressifs maintiennent à la mauvaise place ses pays qui offrent pourtant un réel pluralisme de l’information. « Il en est ainsi de Madagascar (97e), de la Guinée (102e), du Kenya (109e), du Tchad (109e), de la Mauritanie (127e) ou de l’Ethiopie (131e), entre autres ».


Maroc : La justice a la main lourde contre deux journaux

2006-04-18

http://fr.news.yahoo.com/18042006/202/la-justice-a-la-main-lourde-contre-deux-journaux-marocains.html

La justice marocaine a eu mardi la main lourde contre deux journaux marocains poursuivis pour diffamation en les condamnant à verser au total près de 300.000 euros de dommages. La Cour d'appel de Rabat a confirmé mardi la condamnation contre Le Journal Hebdomadaire (indépendant) qui devra verser trois millions de dirhams (270.000 euros) pour diffamation à l'encontre d'un centre de recherche européen.


Côte d'Ivoire : 730 jours sans nouvelles du journaliste Kieffer

2006-04-16

http://www.rfi.fr/actufr/articles/076/article_43087.asp

Cela fait deux ans que le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer est introuvable. La dernière fois qu’il a été vu vivant, c’était à Abidjan. Depuis, ses proches se mobilisent pour que l’enquête progresse. Ainsi, ce rassemblement organisé ce dimanche à Paris. L’occasion de maintenir une forme de pression médiatique sur les autorités ivoiriennes et françaises.


Gambie : Un troisième journaliste de "The Independent" arrêté

2006-04-15

http://www.ifex.org/fr/content/view/full/73654/

Un journaliste du bihebdomadaire privé "The Independent", Lamin M. Fatty, a été arrêté le 12 avril 2006 à son domicile par la police, portant à trois le nombre de journalistes actuellement détenus en Gambie, a appris Reporters sans frontières. Madi Ceesay et Musa Saidykhan, respectivement directeur et rédacteur en chef du même journal, sont toujours en détention au quartier général de la National Intelligence Agency (NIA, services de renseignements).





Plaidoyers & campagnes

Global : OMC, l'Afrique critique le manque de flexibilité des pays riches

2006-04-15

http://www.africatime.com/afrique/

Les pays africains reprochent aux pays riches de manquer de flexibilité dans les négociations en cours au sein de l'Organisation mondiale du commerce et expriment des doutes sur le respect du délai fixé à fin avril pour parvenir à un accord sur le cycle de Doha. Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, a lui aussi reconnu qu'il serait difficile de s'entendre à temps sur les échanges de produits agricoles et industriels, étape cruciale vers un accord commercial global.


Afrique : Un groupe de jeunes résolu à montrer aux africains le revers de la France

2006-04-15

http://www.africatime.com/afrique/

Un groupe de jeunes parisiens du 19ième arrondissement a créé le 1er avril dernier une association dénommée ‘‘France recto verso'' dans le but de réaliser des reportages audiovisuels sur les difficiles conditions de vie des africains dans ce pays afin de briser le mythe de l'hexagone dans le mental des jeunes africains, indique un communiqué de l'association parvenu vendredi à GABONEWS.


Afrique: Lutte contre la faim, des jeunes Africains veulent « faire entendre leur voix »

2006-04-19

http://fr.allafrica.com/stories/200604180812.html

Des jeunes du continent africain, réunis dans le cadre d'une organisation appelée Conférence africaine des jeunes contre la faim (African youths conference against hunger (Aycah) en anglais), se retrouvent du 29 avril au 5 mai 2006 à Dakar. Objectif déclaré : « faire entendre leur voix et s'affirmer comme acteurs crédibles dans l'effort de développement de l'Afrique ».


Global : Le droit d'auteur, selon l'UNESCO

2006-04-19

http://portal.unesco.org/culture/fr/ev.php-URL_ID=2309&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

Le droit d’auteur est une branche du droit qui protège les intérêts moraux et patrimoniaux des créateurs en leur conférant un droit de propriété et d’exploitation sur leurs œuvres originales. Le droit d’auteur prend également en considération les besoins d’accès à la connaissance et à l’information de la société en général. De par ses activités dans le domaine du droit d’auteur, l’UNESCO s’applique à contribuer au maintien de cet équilibre délicat dans l’environnement numérique.





Nouvelles de la diaspora

Global : Rapatriement des clandestins, violation des droits des mineurs

2006-04-19

http://www.aujourdhui.ma/couverture-details45535.html

Dix ONG espagnoles de défense des droits de l'homme et des immigrés ont dénoncé, dans un manifeste remis récemment au défenseur du peuple (institution du médiateur) à Madrid, la violation des droits des mineurs non accompagnés, en majorité des Marocains, lors de l'opération de rapatriement, a-t-on appris lundi de source autorisée.


Global : Marche silencieuse en hommage aux victimes de l'hôtel Paris-Opéra

2006-04-19

http://www.grioo.com/info6630.html

Plusieurs centaines de personnes s'étaient données rendez-vous ce samedi 15 avril pour une marche en mémoire des victimes de l'hôtel Paris-Opéra, situé au 76 rue de provence, qui fut le premier d'une série d'incendies qui ont causé 49 morts au total et suscitèrent beaucoup d'émotion en France, notamment au sein de la communauté africaine car la plupart des victimes étaient d'origine africaine.


Global : « Nous les Noirs de France » : Il ont fait la couverture du Nouvel OBS du 13 au 19 avril

2006-04-19

http://www.grioo.com/info6640.html

Qui sont-ils ces noirs de France ? Il y a donc Keyza Nubret, chef d’entreprise, en premier plan de la couverture du Nouvel Observateur. En second plan, Audrey Pulvar présentatrice du soir 3 de France3 et Lilian Thuram, footballeur à succès. Derrière eux, on aperçoit Imane Ayissi, styliste camerounais reconnu, Carole Da Silva de l’association AFIP, Afrique Insertion Professionnelle et Olivier Laouchez, Pdg de Trace TV. Où est donc Harry Roselmack ?





Conflits & urgences

Tchad : Coup d’Etat au Tchad : la Chine impliquée !

2006-04-25

http://www.afrik.com/article9747.html

Les rivalités des puissances post-coloniales étaient jusque-là le lot commun de tous les pays d’Afrique de l’Ouest frappés par la bénédiction, ou plutôt la malédiction, du pétrole. Des zones d’influence françaises ou américaines, on pouvait presque dire, au cours de la dernière décennie, qu’elles devenaient plutôt des zones de pompage... L’actuel Président de l’Union Africaine, Denis Sassou-Nguesso, aurait beaucoup à raconter sur ces entrecroisements d’intérêts pétroliers.


Egypte : Triple attentat dans une station balnéaire

2006-04-25

http://www.afrik.com/article9751.html

Lundi soir, un triple attentat, dans la station balnéaire égyptienne de Dahab, a fait au moins 23 morts et 62 blessés. Les attaques, non revendiquées et dont le mode de déclenchement n’est pas sûr, ont été condamnées par plusieurs chefs ou représentants d’Etat. 23 morts et 62 blessés. C’est le bilan provisoire du triple attentat qui a ensanglanté, lundi à 19 heures locales, la ville de Dahab, dans le Sinaï égyptien.


RAS : Le rapport de l'Onu est un "complot contre la cause sahraouie", selon le Front polisario

2006-04-25

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP13456lerapoirasi0

Le chef du Front polisario Mohamed Abdelaziz a qualifié dimanche le rapport du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan sur le Sahara occidental de "complot contre la cause sahraouie", menaçant de "reprendre la lutte armée si le Conseil de sécurité venait à (l')approuver". Ce rapport est un "complot contre le droit légitime du peuple sahraoui à l'autodétermination" a affirmé M. Abdelaziz qui a appelé l'Onu à "assumer son entière responsabilité" et à "ne pas renier ses propres chartes et lois internationales", dans un entretien au quotidien El Khabar.


Tchad : Un pays, du pétrole et des enjeux

2006-04-19

http://www.rfi.fr/actufr/articles/076/article_43160.asp

Idriss Deby ne cache pas qu’il entend acheter des armes avec l’argent du pétrole. Il plaide la légitime défense et continue d’accuser Khartoum d’aider les rebelles du Front uni pour le changement (FUC) à «reconstituer une nouvelle armée». Satisfait de l’aide de la France, le président tchadien s’irrite en revanche du manque d’écho international donné à sa mise en cause du Soudan.


Côte d'ivoire : Sans désarmement, pas d'identification, selon Pésident Laurent Gbagbo

2006-04-18

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=6868

Profitant du week-end pascal pour se prononcer sur la crise qui traverse le pays, le président ivoirien Laurent Gbagbo a déclaré depuis sa région natale de Gagnoa, dans le centre-ouest du pays, que « sans désarmement, l’identification ne saurait se faire ».


Sénégal : Pour se rendre à Bignona, les rebelles attaquent des positions de l'armée

2006-04-25

http://fr.allafrica.com/stories/200604240363.html

Dans l'expectative depuis le déput de la traque déclenchée contre Salif Sadio, l'armée sénégalaise s'est vue inviter dans la bataille par les reblles. Les hommes de l'ex-chef d'Atika, la branche armée du Mfdc, ont, en effet, attaqué les positions de la grande muette qui a été obligée de faire parler les armes.
Restée à l'écart de la tension qui régnait à la frontière entre le Sénégal et la Guinée-bissau, depuis le début des hostilités entre les soldats du général guinéen, Tagmé Na Way, et des éléments de Salif Sadio, l'armée sénégalaise entre dans la danse.


Sénégal : La société civile dénonce le "harcèlement" des opposants et de la presse par le régime de Wade

2006-04-19

http://www.africatime.com/afrique/index.asp

Une quinzaine d'organisations de la société civile sénégalaise ont dénoncé dans un communiqué le "harcèlement" des opposants et de la presse sénégalaise visés par des poursuites judiciaires. Deux responsables de l'opposition et le directeur d'un quotidien privé ont été entendus mardi par la justice à dix mois des élections présidentielles et législatives prévues en février 2007.


Gambie : Tentative de coup d'Etat, Yaya Jammeh accuse publiquement une «main étrangère»

2006-04-16

http://www.rewmi.com/index.php?action=article&id_article=285327

Le Président Yahya Jammeh a accusé une "intervention étrangère" dans la récente tentative de coup d'Etat en Gambie, a appris APA sur place. S'adressant samedi à des milliers de Gambiens, après une marche de trois kilomètres dans les rues de Banjul en guise de protestation contre la tentative avortée du coup d'Etat, il a estimé que ce putsch n'est « qu'une machination menée contre la Gambie de la part d'autres pays jaloux de la paix, du progrès et du développement que son gouvernement a enregistré depuis son accession au pouvoir ».


Egypte : Plus de cent personnes en garde à vue pour les affrontements entre musulmans et coptes

2006-04-18

http://fr.news.yahoo.com/17042006/5/plus-de-cent-personnes-en-garde-vue-pour-les-affrontements.html

Plus de cent personnes ont été arrêtées lors des affrontements entre chrétiens et musulmans à Alexandrie et resteront en détention pendant encore 15 jours pour être interrogées. Dans un communiqué, le procureur Sami Brek a expliqué que 52 personnes gardées à vue étaient soupçonnées d'avoir participé ou incité aux émeutes, d'avoir causé des dégâts matériels et d'avoir violé des lieux de culte le week-end écoulé.


Burundi : Quelques pas de plus vers la paix et la sécurité

2006-04-16

http://www.rfi.fr/actufr/articles/076/article_43078.asp

Le couvre-feu était en vigueur depuis 1972. Il vient d’être officiellement levé. Le président Pierre Nkurunziza considère que la sécurité intérieure s’est améliorée. Parallèlement, le chef de l’Etat a lancé un ultimatum à ceux qui détiennent illégalement des armes, pour qu’ils déposent justement leurs armes. Enfin, les autorités viennent de lancer un programme de reconstruction des infrastructures détruites durant les années de guerre civile.


Sénégal : Le procès d'Amath Dansokho (opposition) renvoyé au 19 mai prochain

2006-04-19

http://fr.allafrica.com/stories/200604180752.html

Le procès d'Amath Dansokho, secrétaire général du Pari de l'Indépendance et du Travail (PIT, opposition), initialement prévu ce mardi, est reporté au 19 mai prochain. Ce report a été obtenu par les avocats de la défense du prévenu afin de permettre à tous ses conseils d'être présents et à leurs témoins d'être disponibles.


Kenya : Un crash d'avion qui a fait des victimes de trop

2006-04-19

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3072

Il y a eu des appels intenses au Kenya en faveur de la cessation des hostilités inter-claniques dans le nord aride, ceci après qu'un crash d'avion a tué six députés et un évêque qui étaient en mission de paix dans la région. Les députés et l'évêque étaient parmi les 14 personnes qui sont mortes après que l'avion militaire qui les transportait est tombé non loin de la piste d'atterrissage de Marsabit, dans le nord, la semaine dernière (10 avril).


Rwanda : Un ancien maire condamné à 15 ans de prison pour son rôle dans le génocide de 1994

2006-04-16

Un ancien maire rwandais a été condamné à 15 ans de prison pour son rôle dans le génocide de 1994, selon des informations arrivées samedi à Dar es Salaam. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a condamné jeudi Paul Bisengimana à 15 ans de prison, aprsè que l'ancien maire de Gikoro (centre du Rwanda) eut plaidé coupable des crimes d'assassinat et d'extermination contre des civils tutsis.


Côte d'Ivoire : Le cacao ivoirien entretient la crise politique

2006-04-15

http://www.lefigaro.fr/international/20060415.FIG000000578_le_cacao_ivoirien_entretient_la_crise_politique.html

L'OPACITÉ de la filière de l'or brun offre une source de financement occulte aux pouvoirs en place. Le président Laurent Gbagbo ne déroge pas à la règle. Outre l'enrichissement personnel de ses proches, la manne cacaoyère a servi à acheter des armes, comme le révèle un rapport commandé par la Commission européenne en 2005.


Sénégal : Des assaillants braquent un véhicule de l'UNICEF

2006-04-18

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=6866

Plusieurs hommes armés se réclamant du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont volé d’importantes sommes d’argent et des véhicules, dont celui de l’agence des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), lors d’un braquage perpétré en Casamance sur la route Ziguinchor-Dakar.


Egypte : Plus de 50 membres des Frères musulmans arrêtés

2006-04-16

http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=../special/afrique&idArticle=060416162359.gqubql0n.xml

Plus de 5O membres des Frères musulmans, principale force d'opposition en Egypte, ont été arrêtés dimanche dans différents gouvernorats d'Egypte, a affirmé à l'AFP le porte-parole de la confrérie. "Une quarantaine d'étudiants Frères musulmans ont été arrêtés à Assiout (au sud du Caire) à l'aube et quelques autres dans d'autres villes", a déclaré Essam al-Aryane.





Internet & technologie

Nigéria : Un ordinateur portable à 100 dollars pour les écoliers

2006-04-14

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=61857

L'année prochaine, plus d'un million de jeunes Nigérians pourraient se voir offrir un ordinateur portable à l'école, grâce à un programme des Nations unies et du Massachusetts Institute of Technology. Ce projet vise à réduire le fossé technologique entre pays riches et pays en voie de développement. Un pari ambitieux.


Iles Comores : Enfin le pays a sa télévision nationale

2006-04-16

http://www.afrik.com/article9723.html

Cela fait une semaine que les Comoriens, bien que peu nombreux à posséder un téléviseur, jouissent d’une télévision nationale. Il aura fallu un an à Canal France International (CFI), filiale et opérateur exclusif des actions de coopération de France Télévisions, pour donner corps au rêve des autorités comoriennes.


Algérie : Les téléphones portables font vibrer le pays

2006-04-19

http://www.afrik.com/article9730.html

D’Alger à Tamanrasset, en passant par Bechar ou Biskra, les téléphones cellulaires sont omniprésents en Algérie. Dans le désert, la montagne ou la plage, les sonneries peuvent retentir à tout moment. Au sein des villes, on peut assister à de véritables concertos polyphoniques. Le phénomène GSM a contaminé le pays et ouvert la brèche à un business florissant.





Cours, séminaires, & ateliers

Série de conférences 2006 CODESRIA-ASC : Publication et Diffusion électroniques

2006-04-25

Dans le cadre d’une initiative commune qui prévoit un programme de recherche, ainsi qu’un Master commun de recherche, un programme de publications et de diffusion, le CODESRIA et l’ASC ont lancé une série de conférences sur la recherche, la documentation, la publication et la diffusion dans le contexte de la révolution des TIC. L’objectif de la seconde conférence sur la “Publication et la Diffusion Electroniques” est de capitaliser sur la dynamique de la Conférence de Dakar et d’analyser l’utilisation des technologies numériques dans le domaine de la communication académique sur l’Afrique, ainsi que les effets sur le fossé Nord-Sud, et le rôle des différentes parties prenantes dans l’exacerbation ou la réduction de ce fossé.
“Combler le fossé Nord-Sud dans le domaine de la communication académique sur l’Afrique. Menaces et opportunités à l’ère numérique.”

Leiden, Pays-Bas, 6 – 8 septembre 2006

Organisé par :

Afrika-Studiecentrum (ASC)

Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA)

Site Web

http://www.ascleiden.nl/GetPage.aspx?url=/events/event1142937906



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CONTEXTE

Dans le cadre d’une initiative commune qui prévoit un programme de recherche, ainsi qu’un Master commun de recherche, un programme de publications et de diffusion, le CODESRIA et l’ASC ont lancé une série de conférences sur la recherche, la documentation, la publication et la diffusion dans le contexte de la révolution des TIC.

La première conférence sur “La publication et la diffusion électroniques” s’est tenue à Dakar, en septembre 2004. La plupart des communications portaient sur le rôle des TIC dans l’avancement de la recherche, sur la numérisation des contenus servant la diffusion académique et les politiques sociales , l’accès et la visibilité du monde académique africain à l’ère numérique, et enfin, le rôle des bibliothèques numériques. En comparaison à beaucoup d’autres conférences internationales sur la publication électronique, celle-ci était particulièrement intéressante, car elle réunissait des chercheurs, éditeurs et bibliothécaires spécialisés dans la recherche en sciences sociales sur l’Afrique. La conférence a permis de soulever de nombreux points pertinents, qui doivent être pris en compte.

THEME DE LA CONFERENCE

L’objectif de la seconde conférence sur la “Publication et la Diffusion Electroniques” est de capitaliser sur la dynamique de la Conférence de Dakar et d’analyser l’utilisation des technologies numériques dans le domaine de la communication académique sur l’Afrique, ainsi que les effets sur le fossé Nord-Sud, et le rôle des différentes parties prenantes dans l’exacerbation ou la réduction de ce fossé.

Présentation du thème

La publication sur Internet ainsi que ses possibilités techniques, de même que le mouvement d’accès libre qui en est le corollaire ont provoqué la naissance de diverses tendances aux implications multiples pour la communication académique. La publication sur Internet a comme potentiel de pouvoir diffuser les résultats de recherche auprès des communautés académiques et au-delà, beaucoup plus rapidement que les moyens traditionnels. Elle ouvre de nouveaux horizons pour le développement de l’accès libre à l’information et l’accessibilité des publications. Dans un même temps, les technologies numériques sont employées pour mieux faire valoir la gestion des droits, ce qui permettrait à l’éditeur d’avoir un contrôle exclusif sur l’accès au contenu académique. Avec la publication des revues électroniques, le modèle de la licence est venu remplacer celui de l’acquisition, laissant ainsi la propriété et le contrôle des documents numériques aux éditeurs. Les bibliothèques sont frustrées, en tant que garantes de la science : comment peuvent-elles contrôler l’ accès et la disponibilité de façon optimale si elles ne contrôlent pas les systèmes d’accès ? Comment peuvent-elles sauvegarder la mémoire de la science si les accords de licence ne leur permettent pas de conserver ces archives ? En réaction à cette tendance, les bibliothèques de recherche se sont mises à constituer des consortiums, afin de négocier avec les éditeurs les conditions et termes d’accès à la licence. Elles sont en train d’expérimenter des dépôts institutionnelles à accès libre. Le résultat en est que d’énormes investissements commerciaux et publics se trouvent en situation de compétition pour développer de nouvelles solutions à d’anciens problèmes, mais également pour trouver de nouvelles façons de communiquer la science à l’ère numérique.

Il est dit que par nature, toute nouvelle technologie provoque l’exacerbation du fossé entre riches et pauvres. En quoi est-ce que les changements rapides en cours dans l’industrie de l’édition ont-ils exacerbé la relative situation de carence des chercheurs des pays en développement ? Il a également été observé que c’est le monde académique latino-américain et africain, plutôt que nord-américain ou européen, qui se met à adopter les nouvelles technologies ainsi que ses opportunités révolutionnaires en matière de communication académique. Cela renvoie à la question de l’égalité de participation face au flux libéralisé d’informations entre le Nord et le Sud. Si les universitaires des pays en développement s’empressent de diffuser leurs travaux dans le domaine public, pendant que ceux des pays développés demeurent réticents à faire de même, alors les mécanismes en place permettant le contrôle de la publication académique risqueraient d’être maintenus, et la diffusion libre et non contrôlée des résultats de recherche sur Internet serait associée à une pratique non professionnelle et à une production de recherche médiocre, ce qui risquerait d’exacerber à son tour le déséquilibre en matière de publication académique entre le Nord et le Sud. Au vu du processus scientifique lourdement institutionnalisé du Nord, de ses traditions séculaires et ses intérêts, l’on comprend aisément que le temps de transformation et d’adaptation soit long. Mais cela soulève également un certain nombre de questions. La tradition d’impression constitue-t-elle une barrière ou une condition au développement de modèles de publications numériques ? L’Afrique peut-elle sauter directement dans l’ère du numérique, et contourner les différentes phases de développement de l’économie des connaissances basée sur l’impression ?

Une étrange question demeure cependant. Celle-ci porte sur le rôle des chercheurs, éditeurs, bibliothèques, institutions académiques et organisations de développement du Nord dans l’élaboration de projets permettant de combler le fossé Nord-Sud. En quoi est-ce que ces mesures servent-elles de solutions à long-terme ? Quel est leur degré de solidarité avec les chercheurs du Sud ? Les africanistes, qui constituent une communauté de recherche profondément enracinée dans la tradition académique occidentale et très proche de la communauté scientifique africaine, en sont une bonne illustration. Des échanges académiques avec leurs collègues africains sont indispensables à la validation de leurs recherches. Qu’est-ce qui caractérise ces échanges ? Contribuent-ils à des liens académiques plus équitables entre le Nord et le Sud ?

Questions pratiques opposées à une réflexion théorique/scientifique et aux résultats de recherche

Cette conférence, on l’espère, attirera des communications des différentes parties prenantes du milieu de la communication académique sur l’Afrique, qui émettront des opinions équilibrées sur les dimensions économiques, sociales et morales des questions en jeu. La conférence a pour objectif de relier le thème de recherche à des questions pratiques concernant la publication sur Internet, la communication académique, l’archivage et l’accès aux résultats de la recherche scientifique, le contrôle bibliographique et la diffusion. Elle invite également à des études de cas pour une analyse profonde de questions spécifiques, à travers des données quantitatives. La conférence encourage également les réflexions théoriques et scientifiques sur la production de connaissances, le flux d’informations scientifiques, l’institutionnalisation du processus scientifique, l’impact des TIC sur la communication académique. Enfin, la conférence invite également des contributions fournissant des cadres théoriques explicatifs concernant les questions abordées.

LANCEMENT

Cette conférence marquera le lancement du portail Connecting-Africa, une plate-forme numérique pour la communication académique sur l’Afrique. Celui-ci fournit des détails sur les personnes effectuant des études sur l’Afrique, qui sont affiliées aux universités hollandaises, de même que les travaux de recherche publiés sur l’Afrique. Connecting-Africa constitue une solution légère et modulable pour la promotion de la recherche et des réseaux de recherche au niveau international.

Programme de la conférence

Cette conférence de trois jours réunira d’éminents chercheurs reconnus au niveau international, qui présenteront des avis novateurs inspirés de leurs recherches en cours. Le programme sera divisé en 6 sessions.

Intervenants

La conférence comprendra trois principales présentations et permettra la rigoureuse sélection d’un maximum de 30 présentations et de 6 présidents de séance.

Des fonds seront mis à la disposition des intervenants invités originaires d’Afrique, qui ne disposent pas des fonds nécessaires pour couvrir leurs frais de voyage et d’hébergement.



Appel à contributions

Ceux qui souhaitent apporter leur contribution à cette conférence sont priés d’envoyer un cv ainsi qu’un résumé de 250 mots (décrivant les principaux points de leur communication, l’argument principal de même que le type de recherche/méthodologie employé), aux deux adresses de contact indiquées ci-dessous.

Le délai de réception des résumés est fixé au 31 mai 2006.

Le Comité Directeur statuera sur les soumissions d’ici le 30 juin 2006 et informera les candidats après cette date. Les contributions doivent être envoyées d’ici le 15 août 2006.

Participants

La conférence est ouverte aux participants sur la base d’une invitation; elle est limitée à un maximum de 60 participants.

Les invités représenteront de manière égale les 3 groupes cibles : les spécialistes des sciences sociales menant des recherches sur l’Afrique, les professionnels de l’information et les éditeurs.

Il s’agit d’une conférence bilingue (avec service d’interprétation vers le français et l’anglais). La moitié des participants, au moins, viendra d’Afrique.

Frais de participation à la conférence

Les participants invités seront priés de s’acquitter des frais de participation s’élevant à 150 €.



Résultats

Le compte-rendu de la conférence est disponible sur Internet.


Comité Directeur

Prof. Dr. L.J. de Haan (ASC) Dr. E. Sall (CODESRIA)

Dr. M. de Bruijn (ASC) Dr. F. B. Nyamnjoh (CODESRIA)

Titia van der Werf (ASC) Abou Moussa Ndongo (CODESRIA)



Contacts

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :

Mme Titia van der Werf

Afrika-Studiecentrum
LEIDEN

T. +31 (0)71 5273352

E. vanderwerf@ascleiden.nl



Pour les résumés et toute information venant d'Afrique, veuillez contacter :

Mr Abou Moussa Ndongo

CODESRIA

DAKAR

T. +221 8259822; +221 8259823

F. +221 8241289

E. abou.ndongo@codesria.sn

Suite...


APISA – CLACSO – CODESRIA : Séminaires de recherche comparative Sud-Sud

2006-04-19

L’Association asiatique d’études politiques et internationales (APISA), Le Conseil latino-américain des sciences sociales (CLACSO) et le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) ont le plaisir de vous annoncer le lancement de l’initiative universitaire commune à l’Afrique, l’Asie, et l’Amérique latine, portant sur des activités de recherche, de formation, de publication et de dissémination, et le lancement d’un appel à contributions pour les séminaires de recherche comparative Sud-Sud qu’ils organisent dans le cadre de cette initiative. Le thème choisi pour le séminaire inaugural est: Repenser l’architecture du développement international : Perspectives du Sud. Le séminaire inaugural aura lieu à Prétoria, Afrique du Sud, du 6 au 9 juillet 2006.
APISA – CLACSO – CODESRIA

Séminaires de recherche comparative Sud-Sud

Thème : Repenser l’architecture du développement international : Perspectives du Sud

6 – 9 juillet 2006

Prétoria, Afrique du Sud


Appel à candidatures
NB : Les dossiers de candidatures peuvent également être rédigés en français

L’Association asiatique d’études politiques et internationales (APISA), Le Conseil latino-américain des sciences sociales (CLACSO) et le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) ont le plaisir de vous annoncer le lancement de l’initiative universitaire commune à l’Afrique, l’Asie, et l’Amérique latine, portant sur des activités de recherche, de formation, de publication et de dissémination, et le lancement d’un appel à contributions pour les séminaires de recherche comparative Sud-Sud qu’ils organisent dans le cadre de cette initiative. Le thème choisi pour le séminaire inaugural est: Repenser l’architecture du développement international : Perspectives du Sud. Le séminaire inaugural aura lieu à Prétoria, Afrique du Sud, du 6 au 9 juillet 2006.



Dans le cadre de la collaboration APISA-CLACSO-CODESRIA, une série d’activités et de programmes a été prévue pour les trois prochaines années, parmi lesquelles figure un séminaire de recherche comparative annuel. Les séminaires sont destinés à être des forums de recherche pour le développement de vues nouvelles, originales et comparatives sur les divers problèmes et défis auxquels sont confrontés les pays du Sud. En effet, l’objectif visé est de promouvoir un renouvellement de la réflexion comparative et du principe de constitution de réseaux transfrontaliers parmi la jeune génération de chercheurs du Sud. Les séminaires seront organisés successivement en Afrique, en Asie et en Amérique latine, c’est-à-dire dans les trois continents où sont basées les institutions concernées. Ainsi, les participants aux instituts seront exposés aux contextes sociohistoriques d’autres régions du Sud, ce qui leur permettra d’enrichir leurs perspectives analytiques et d’améliorer la qualité de leurs travaux scientifiques. Le séminaire inaugural se tiendra sur le continent africain, à Prétoria, Afrique du Sud.

1- OBJECTIFS

L’objectif de ces séminaires est d’offrir aux participants une opportunité de transcender les limites du savoir reçu des institutions et processus de production de savoirs caractérisés par divers degrés d’inégalité. Ce faisant, nous espérons motiver et équiper les participants de perspectives théoriques et méthodologiques appropriées pour comprendre la situation spécifique aux pays et aux peuples qui sont en marge du système international tel qu’il se présente aujourd’hui. Le premier constat porte sur le caractère inadapté des théories et méthodologies mises au point par le Nord, et cristallisées par les sciences sociales dominantes, à fournir les instruments nécessaires à une parfaite compréhension des problèmes touchant les pays du Sud. À travers ces séminaires, l’on espère également mobiliser de jeunes chercheurs du Sud, afin qu’ils réfléchissent à des alternatives permettant de surmonter la situation actuelle. Ainsi, les séminaires aideront à mieux saisir les théories et approches méthodologiques développées dans différentes régions du Sud, en guise d’alternatives aux paradigmes dominants, fortement empreints du subjectivisme du Nord, et qui ont donné corps aux sciences sociales. L’on s’attend également à ce que les participants se familiarisent avec l’environnement intellectuel local des différentes régions où se tiendront les sessions des instituts, mais également qu’ils renforcent leurs capacités de recherche comparative. En somme, les séminaires serviront de forum unique, contribuant à une meilleure compréhension par les membres de la je