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Pambazuka News 57: Stratégie française et enjeux régionaux

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Sommaire de cette édition, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Zimbabwe, 5. Moniteur de l'Union Africaine, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Mouvements sociaux, 9. Elections & gouvernance, 10. Corruption, 11. Développement, 12. Santé & VIH/SIDA, 13. Éducation, 14. LGBTI, 15. Environnement, 16. Média & liberté d'expression, 17. Conflits & urgences, 18. Collecte de fonds & ressources utiles




Sommaire de cette édition

Dans ce numéro

2008-05-22

http://www.pambazuka.org/fr/category/highlights/48286

CHRONIQUE : Centrafrique : Stratégie française et enjeux régionaux.
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Niger : Les signes d’une crise humanitaire en marge du conflit armé au Nord.
ZIMBABWE : La terreur contre les partisans de Tsvangirai.
MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : Afrique : L’Union africaine invite le Tchad et le Soudan au dialogue.
DROITS HUMAINS : Bénin : Les héritiers légitimes spoliés malgré les codes en vigueur.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Afrique du Sud : Les immigrants fuient devant les violences xénophobes mortelles.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Guinée : Le Premier ministre limogé par le président Conté.
CORRUPTION : Cameroun : Le chef de la police des frontières limogé.
DEVELOPPEMENT : Afrique : La France veut renforcer sa présence économique.
SANTE ET VIH/SIDA : Burundi : Un permis de conduire anti-sida divise les routiers.
EDUCATION : Maroc : Un mort dans la répression d’un mouvement étudiant.
LGBTI : Ouganda : HRW dénonce les discriminations contre les homosexuels.
ENVIRONNEMENT : Sénégal : Une centaine de baleines échouent sur la plage.
MEDIA & LIBERTE D’EXPRESSION : Sénégal : La sécurité des journalistes en question pour les élections.
CONFLITS ET URGENCES : Burundi : Reprise de la mise en application du cessez-le-feu.
COLLECTE DE FONDS & RESSOURCES UTILES : Bénin : Recherche d’Ong partenaire au Bouthan.





Chroniques

Centrafrique : Stratégie française et enjeux régionaux

2008-05-21

Vincent Munié

http://www.pambazuka.org/fr/category/features/48282

Noyé dans le fourre-tout de l’agenda présidentiel du 19 novembre 2007, un rendez-vous eut lieu à l’Elysée entre MM. Nicolas Sarkozy et François Bozizé, président de la République centrafricaine (RCA). La discrétion et la brièveté (dix-sept minutes) de l’entrevue trahissent une certaine gêne. En effet, la RCA est loin d’être un pays anodin pour la France. L’indépendance, en 1960, de l’ancienne colonie, saignée pendant des décennies, n’a jamais mis fin à l’emprise politique et militaire de Paris. Mais alors, pourquoi cette rencontre au sommet accordée précipitamment et en catimini ? C’est que, ces derniers mois, un fossé s’est ouvert entre la France et la RCA.

L’année 2007 avait débuté dans la continuité des relations traditionnelles entre les deux pays. Au printemps, Birao, la principale ville de la Vakaga, lointaine région du Nord-Est, aux frontières du Tchad et du Darfour soudanais, fut brièvement extirpée de l’oubli du monde. Une attention plus que relative, il est vrai. La France vivait alors en pleine campagne électorale, et les médias ne furent pas nombreux à s’interroger sur le rôle exact des militaires français dans cette région hautement stratégique. Pourtant, le 4 mars, pour la première fois depuis Kolwezi en 1978, une opération aéroportée française de combat s’est déroulée à Birao, attaquée depuis la veille par l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

Créé en septembre 2006, ce nouveau mouvement provient de la coalition de trois groupes armés, mêlant d’ex-compagnons déçus de M. Bozizé, quelques officiers de l’ancien président Ange-Félix Patassé et des soldats en désespérance de paie. La rébellion centrafricaine est hétérogène ; les mouvements oscillent entre contestation politique pro-Patassé et dérive criminelle. Mais, pour expliquer l’attaque du 4 mars 2007, il faut remonter à novembre 2006, lorsque, avec une cinquantaine d’hommes, cette jeune rébellion s’empare une première fois de Birao et d’autres localités du Nord-Est (Sam Ouandja, Ouanda Djallé, etc.).

Un mois sera nécessaire pour qu’une opération des forces armées centrafricaines (FACA), largement épaulées par les soldats français de Bangui et les Mirage F1 venus de N’Djamena, parvienne à repousser les rebelles vers le Tchad et le Soudan. La tension est très vive. Pourtant, un premier accord est signé en février 2007 à Syrte (Libye), entre le président Bozizé et M. Abdoulaye Miskine (3), au nom de l’UFDR. Mais, sur le terrain, ce compromis est aussitôt dénoncé par les rebelles qu’emmène un nouveau chef, M. Damane Zacharia.

Des soldats hors de tout contrôle

Ce dernier, nommé « général », annonce début mars 2007 une seconde attaque sur Birao. Il déclare même vouloir « s’en prendre aux Français », dont l’interposition lui paraît « une ingérence dans les affaires nationales ». En effet, depuis novembre 2006, la France entretient un détachement d’assistance opérationnelle (DAO), petite garnison de dix-huit hommes (4), à Birao. La nuit du 3 mars, ces soldats subissent une attaque à la mitrailleuse lourde.

Venus du Tchad, deux Mirage F1 ont vite fait de détruire les pick-up des assaillants. Mais, la nuit suivante, une cinquantaine de parachutistes du 3e RPIMa (Régiment parachutiste d’infanterie de marine), aéroportés depuis Bangui, sont largués sur un aérodrome, à douze kilomètres de Birao, pour préparer un « poser d’assaut » d’avions Transall et Hercules acheminant des troupes centrafricaines et une centaine de légionnaires. Ainsi appuyés et sécurisés par la logistique française, les FACA peuvent rapidement reprendre la ville et les localités voisines.

C’est Bangui que visait M. Zakaria et, sans l’aide de Paris, le pouvoir du président Bozizé aurait pu basculer. Car les combats centrafricains restent à l’image du pays : des luttes de pauvres. Il est probable que l’UFDR n’a jamais aligné plus de cinq cents vrais combattants, tandis que l’armée nationale n’est composée, elle, que de cinq mille hommes, dont moins de deux mille combattants. Pour un territoire grand comme la France, cela fait peu.

Après la bataille de mars, Birao se retrouve en ruine : 70 % des maisons sont brûlées et pillées. Il n’y a que très peu de victimes civiles puisque la totalité des habitants se sont réfugiés dans la brousse. Toutefois, juste avant la saison des pluies, ce sont les réserves de mil qui, avec les maisons, sont parties en fumée, annonçant une disette certaine pour une population très pauvre, totalement dépendante de sa maigre production agricole.

Si chaque partie se rejette la faute, il apparaît que les FACA, certaines de l’emporter, ont une large responsabilité dans le sac de la ville. Dans cette région oubliée d’un pays oublié, une fois encore l’armée nationale s’est distinguée contre sa propre population. Car, en Centrafrique, les soldats semblent hors de tout contrôle. La terreur que l’armée inspire déjà dans le nord-ouest du pays est un facteur majeur d’insécurité. En particulier, par l’entremise de la seule unité combattante présente sur tous les fronts : la redoutée garde présidentielle– formée des ex-« libérateurs » venus du Tchad soutenir le coup d’Etat de M. Bozizé en 2003.

Massacres, viols, tortures, pillages... Au nom de leur lutte contre l’Armée populaire pour la restauration de la république et de la démocratie (APRD), la seconde rébellion du pays, les soldats de la garde présidentielle se sont livrés en toute impunité à d’innombrables exactions contre la population civile. L’activité des FACA (formées par la France) dans la région est à l’origine de vastes mouvements de population (deux cent mille déplacés dans le Nord-Ouest) (7).

Il est certain que Paris ne gagnerait rien à trop ébruiter son implication militaire en RCA. Mais les FACA sont devenues un allié douteux. En témoignent les quelques injonctions de l’été formulées par le Quai d’Orsay, encourageant Bangui à rétablir « le lien de confiance entre la population et son armée ». Début novembre 2007, le président Bozizé lui-même reconnaît les exactions et prend des sanctions symboliques. Il invite les mouvements rebelles à un dialogue politique. Leurs revendications, soutenues notamment par le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l’ancien premier ministre Martin Ziguélé, portent sur son élection contestée en 2005, sur les exactions de l’armée et sur la gestion chaotique des réformes économiques.

La France ne semble pourtant pas prête à lâcher son ex-colonie. En vertu d’un accord de défense signé dès 1960, elle doit intervenir en cas d’agression extérieure. Il se trouve que les rébellions actuelles sont strictement endogènes – et non pas orchestrées par Khartoum, comme cela a parfois été suggéré par des sources officielles. Mais la présence française dans la région a acquis au cours des années un caractère « naturel » qui fait taire tout questionnement. Et l’opération militaire de mars n’est que le symptôme d’un problème beaucoup plus vaste.

Mutineries et trafics

Après une colonisation sanglante de l’Oubangui-Chari – la première ville « française », Bangui, fut fondée en 1889 –, l’indépendance n’a jamais mis fin à la tutelle française, faisant de la Centrafrique une espèce de cas d’école de ce qu’on appelle la « Françafrique ». Depuis la mort « opportune » du fondateur de la république, Barthélemy Boganda, que ce soit avec David Dacko, deux fois imposé puis déposé, Jean Bédel Bokassa, autoproclamé empereur et renversé par l’opération française « Barracuda », M. André Kolingba, qui instaura un régime militaire, M. Patassé, premier chef d’Etat élu « démocratiquement », et enfin M. Bozizé, la France a systématiquement contrôlé le pouvoir, plaçant, pour parfois ensuite les destituer, ses protégés.

Si, à l’occasion d’une réforme de la coopération, les deux bases permanentes de Bouar et de Bangui furent fermées en 1998 – à l’issue des « mutineries » de 1996 au cours desquelles les soldats français firent la loi dans la capitale centrafricaine –, l’opération « Boali » repositionna dès 2002 une garnison opérationnelle formée en partie de « spécialistes » du commandement des opérations spéciales (COS). Autre illustration de la constance tricolore : depuis 2003, un officier français, le général Henri-Alain Guillou, est conseiller militaire de la présidence, tandis qu’une soixantaine d’autres coopérants sont placés dans les ministères.

Car il existe une réalité géographique : même si la RCA paraît encore relativement « épargnée » par la prédation industrielle organisée dans les pays voisins, sa position, au centre du continent, reste stratégique et relève des objectifs traditionnels de la politique française en Afrique (diplomatique et... affairiste). Discrètement, la Centrafrique est devenue, au cours de ces cinquante ans, le pays de tous les trafics. Sa déliquescence entretenue a favorisé l’extraction de pierres, de minerais et l’exportation d’ivoire hors de tout contrôle. En 1979, l’affaire des diamants n’a constitué qu’une toute petite évocation de l’énorme fuite d’or et de diamants orchestrée par divers entrepreneurs hexagonaux. Il en est de même pour les marchés du bois et de l’hévéa, concédés à des individus en mal d’aventures tropicales, généralement français. Les régimes Kolingba (1982-1993) et Patassé (1993-2003) s’inscriront dans la même logique de « comptoir ».

La présence militaire française, quasi continue depuis l’indépendance, tient à la fois de la tutelle politique et du rôle global qu’entend jouer Paris dans l’ensemble de la sous-région. Le moindre n’étant pas la capacité de projection et de surveillance des pays voisins. A cela s’ajoute que l’Afrique est un terrain d’exercice apprécié des soldats français. Les combats y tournent toujours à leur avantage du fait de leur supériorité militaire et technologique, la guerre n’y ayant pas encore pris la tournure terroriste affrontée au Proche-Orient. Ainsi, on aurait tort de négliger le rôle de l’état-major des armées dans nombre de décisions de politique africaine, comme l’ont prouvé les drames du Rwanda ou de la Côte d’Ivoire.

Dans ce système, les médias de l’Hexagone tiennent eux aussi leur place : le 14 juillet 2007, la chaîne de télévision publique France 2 diffusa l’un des rares reportages sur la RCA, tout entier à la gloire des militaires français de Birao. Pas une fois il ne fut fait allusion aux raisons de la présence française, aux revendications de la rébellion, ni même à l’état du pays, encore moins aux exactions des FACA.

Il est vrai qu’en RCA on ne trouve pas trace d’une guerre totale, porteuse d’une crise humanitaire majeure capable de susciter un émoi international. Mais c’est bien dans cette médiocrité sur l’échelle des tragédies mondiales que se joue le drame. Car, en silence, le pays souffre d’un mal de basse intensité : son extrême pauvreté. Tous les indicateurs de développement humain sont au rouge, plaçant la Centrafrique au rang de cinquième pays le plus pauvre du monde. De plus, l’Etat, devenu quasiment fantôme en dehors de la capitale, ne dispense guère d’aide et d’assistance à une population livrée à elle-même. Au mois de janvier 2008, les fonctionnaires déclenchèrent une grève générale afin d’obtenir le paiement de sept mois d’arriérés de salaires. Le 18 janvier, le Premier ministre démissionnait. Depuis 1960, la RCA a été maintenue sous le joug de dirigeants d’abord choisis pour leur docilité. Le pays s’est retrouvé exsangue, ceci justifiant l’« aide » accordée – militaire, économique, politique.

Pourtant, le président Bozizé a commencé à prendre quelques libertés avec son protecteur historique. En avril 2007, le gouvernement a nationalisé sans préavis le secteur pétrolier, excluant brutalement Total, jusque-là actionnaire majoritaire de la Sogal, société de gestion des hydrocarbures. Autre signe : la nomination en juillet du neveu du président, M. Sylvain Ndountingaye, déjà ministre des Mines, au poste de l’économie, contre l’avis de M. Nicolas Sarkozy et de la Banque mondiale. De même, les exigeantes conditions financières imposées à Areva, récent acquéreur d’Uramin, ex-concessionnaire canadien de l’uranium centrafricain, pour l’exploitation de la mine de Bakouma. Enfin, il y a eu la visite du président Bozizé à son homologue soudanais, M. Omar Al-Bachir, à Khartoum, le 27 août, malgré le veto de l’Elysée. Des actes directement dirigés contre Paris.

Dans le même temps, en raison de ses liens avec le régime et les FACA, la France voit se dessiner le spectre d’une nouvelle accusation de « complicité avec un régime criminel ». Malgré quelques gestes d’ouverture politique, la RCA est encore loin du compte puisque les officiers accusés de crime ont simplement été écartés. De même, le dialogue national annoncé n’est pour l’instant qu’une promesse. Si l’accalmie est le fruit de pressions diplomatiques, Paris s’est bien gardé d’un geste fort, le seul capable de mettre à mal cette complicité : retirer ses troupes. Seuls quelques conseillers militaires ont quitté Bangui cet été. Mais, dans les couloirs du palais présidentiel, circulent désormais des diplomates sud-africains. Un accord secret a été signé en mars avec le président Thabo Mbeki venu discrètement à Bangui ; l’un de ses premiers résultats a été la reprise en main de la garde présidentielle par une trentaine d’instructeurs de Pretoria... La partie engagée est donc claire : après tout, s’il y a plusieurs prétendants à la tutelle sur la RCA, les prix montent...

La fronde centrafricaine n’est pas isolée. En effet, en des termes différents, le président tchadien Idriss Déby Itno a manifesté une relative indépendance vis-à-vis de Paris lors de l’affaire de L’Arche de Zoé. De même, le président nigérien Mamadou Tandja se tourne-t-il vers d’autres partenaires économiques. Dans ce contexte, la traditionnelle coopération bilatérale, les accords militaires, les réseaux politiques français apparaissent désuets. D’où, peut-être, l’insistance de la France à mettre en place l’Eufor, qui va doubler la présence de soldats français dans les zones stratégiques de l’axe Tchad-RCA. Or le mandat de la mission n’éclaircit pas le rôle futur d’« Epervier » et de l’opération « Boali », une confusion restant largement possible.

Mais, en 2007, la seule présence militaire ne suffit plus à garantir la prééminence française. C’est ce que peuvent méditer parachutistes et légionnaires en armes lorsque, sillonnant quotidiennement Bangui, ils passent devant les ruines du palais omnisports dans lequel Bokassa fut couronné empereur. Ce bâtiment, cadeau de la France giscardienne, s’effondre un peu plus chaque jour, tandis qu’à quarante mètres s’élève désormais le plus bel édifice de la ville : un stade flambant neuf de trente mille places. Don de la Chine.

Vincent Munié est administrateur de Survie-France.

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Commentaires & analyses

Niger : Les signes d’une crise humanitaire en marge du conflit armé au Nord

2008-05-21

Albert Chaibou

http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/48281

L’annonce, le lundi 10 mars dernier, de la libération de 25 otages capturés entre juin 2007 et janvier 2008 par le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), avait donné l’espoir à nombre de Nigériens de voir enfin nouer les fils du dialogue entre les belligérants. Pourtant, les lendemains ne semblent guère enchanteurs. Six jours plus tard (dans la nuit du 16 au 17 mars 2008) et comme pour justifier cette positon , une colonne de rebelles attaque le poste militaire de Banibangou, une localité située dans le Nord ouest du pays, à 230 Km de Niamey.

Le mouvement rebelle a annoncé sur son blog que le bilan du raid est de 3 morts parmi les forces de défense et de sécurité et un gendarme fait prisonnier ; le reste, dit-il , aurait pris la fuite. Le gouvernement qui a confirmé mardi dernier cette attaque a reconnu la mort de deux soldats mais aussi de nombreux morts et blessés dans les rangs des " malfrats " qui auraient pris la fuite vers un pays voisin et promet de les mettre hors d’état de nuire. Des communiqués de guerre par lesquels chaque partie manipule l’information à sa guise mais qui attestent au moins d’une chose : pour l’Etat du Niger, le défi sécuritaire reste à relever.

En octobre 2007, lors d’une conférence de presse à Paris, le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, soutenait avec vigueur que " l’Etat du Niger ne négociera pas avec des bandits armés. Le gouvernement prendra toutes les dispositions pour les anéantir disait il… ". Cette fermeté de ton qui marque l’option guerrière du pouvoir en place ne s’est pas jusque là accompagnée d’une action militaire de large envergure qui mettrait fin au conflit armé. Aujourd’hui, la moitié du pays (la région d’Agadez couvre une superficie de 900000 km2 sur les 1267000 Km2) qui est le théâtre du conflit et se trouve placée depuis août 2007 sous une mesure gouvernementale de mise en garde, est en train de connaître une situation sociale et économique désastreuse. Le tourisme, l’élevage et les cultures maraîchères qui apportaient naguère des milliards de francs à l’économie de la région et du pays sont quasi inexistants. Rien que la filière de l’oignon rapportait habituellement 7 milliards de francs CFA aux populations.

A ce désastre s’ajoute le déplacement massif des populations civiles qui fuient la zone du conflit. De sources concordantes, plus de 3000 personnes ont quitté les communes d’Iférouane et Gougaram, pour se réfugier loin dans le massif de l’Air pour certains, à Timia, Arlit et Agadez pour d’autres. Ces personnes qui ont abandonné leurs maisons et leurs biens se trouvent dans une situation alimentaire et sanitaire préoccupante aggravée par l’accès difficile de l’acheminement de l’aide humanitaire mobilisée par certaines associations, Ong et organismes.

Malgré ces difficultés, le Programme alimentaire mondial (PAM) a pu planifier, de concert avec le gouvernement, à travers la Cellule de prévention et de gestion de crise alimentaire, une distribution gratuite de 568 tonnes de vivres à Agadez ainsi qu’une ration journalière complète pendant 90 jours pour les réfugiés venus d Ingall, d’Iférouane, d’Aderbissinat, Dabaga, Gougaram, Tchirozérine, Tabelot et Timia.

La situation des autres réfugiés qui sont restés dans des zones reculées est critique. Elle fait planer le risque d’une crise humanitaire. Or, dans sa tentative de minimiser l’impact du conflit, le gouvernement refuse toute médiatisation de cette aide aux populations éprouvées et encore moins le qualificatif de « réfugiés » ou de « personnes déplacées », alors même que dans pareilles circonstances ces termes sont les plus appropriés.

Le sort de ces populations civiles prises en otage depuis plus d’un an, par un conflit dont elles ne sont pas les architectes, n’a pas été véritablement au centre des préoccupations de la classe politique nigérienne. Le Conseil de dialogue politique qui est un cadre consensuel, n’a pu récemment dégager une position commune en faveur d’un règlement négocié du conflit. Pour toute " solution ", il a envisagé, à moyen terme, un forum national sur la paix à l’issue duquel on pourrait faire le choix de l’alternative : faire la paix ou poursuivre la guerre. S’il s’était agi d’aller chercher des voix, ces partis auraient, bien entendu, la langue mielleuse pour promettre monts et merveilles à ces pauvres hères. A présent que, dans leur détresse, ils appellent au secours, on les laisse à eux-mêmes, rares étant les figures politiques à évoquer leur sort et à s’y impliquer.

Pourtant, l’urgence de la nécessité d’un retour rapide du Niger à la paix s’impose. Il est bien connu qu’il ne peut y avoir de développement économique ni politique sans cette paix. L’on ne peut donc, par exemple, organiser dans les délais les élections présidentielles et législatives de 2009. Ni initier et poursuivre des programmes porteurs pour les populations. Ce conflit dans le Nord doit interpeller la conscience de toutes les bonnes volontés, où qu’elles soient, afin que reverdisse enfin le désert.

Le président Tandja dont le deuxième et dernier mandat expire en décembre 2009 doit impérativement prendre la mesure de tous ces défis. Cela pour éviter avant de partir de faire comme ce valet de chambre qui, voyant le château de sa patronne en flammes, appelle celle-ci pour lui dire " A part votre château qui brûle, tout va bien, Madame la Marquise !".

* Albert Chaibou est directeur de publication de l'hebdomadaire privé 'Le Démocrate',

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Niger : Un peuple pillé, une région menacée

2008-05-21

Laurent Grouet

http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/48279

Depuis plusieurs mois, une rébellion, composée essentiellement de Touaregs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), a démarré dans le nord du Niger, en réaction à un gigantesque projet minier conduit, notamment, par le groupe français Areva. Cette vaste région détient d’importantes mines d’uranium, dont deux sont exploitées, depuis quarante ans, par Areva. La rébellion d’aujourd’hui a démarré suite à l’octroi de 122 permis de recherche et d’exploitation de l’uranium dans une zone de transit crucial pour les Touaregs.

Cette zone est maintenant défendue par l’armée nigérienne qui protège les intérêts d’Areva, principal bénéficiaire des permis d’exploitation. Elle recouvre une immense nappe aquifère souterraine fossile, donc non renouvelable, et des zones humides écologiquement très fragiles, indispensables à la survie des populations agro-pastorales autochtones. 

Avec l’assentiment tacite de la France, le président du Niger, Mamadou Tandja, refuse de négocier avec le MJN et a donné les pleins pouvoirs à l’armée nigérienne sur la région d’Agadez. L’état d’exception y a été décrété, avec son cortège d’exécutions sommaires ciblées, d’arrestations arbitraires, de destruction des moyens de subsistance des nomades (cheptel abattu, activités agricoles rendues impossibles, approvisionnements restreints…), de déplacements de populations, d’interdiction d’ONG, de contrôle des radios et de la presse.

L’ampleur de la répression laisse, en réalité, peu de choix aux populations, essentiellement touaregs dans cette partie du Niger. Même les plus modérés sont amenés à prendre les armes pour assurer la survie de leur communauté de plus de 400 000 membres. Ainsi, le ralliement d’Issouf Ag Maha, maire d’une commune dans laquelle il a initié des projets d’agriculture biologique, intellectuel reconnu et réputé jusqu’ici comme pacifiste, est un coup dur pour le pouvoir, car il montre que les rebelles sont bien autre chose que des « bandits armés » ou une « bande de trafiquants » comme le prétend le pouvoir.

La situation des droits humains est extrêmement préoccupante au nord du Niger, et il faut qu’une mobilisation la plus large possible se mette en place pour faire cesser la répression féroce, en particulier les exécutions sommaires et les nombreuses arrestations arbitraires attestées par Amnesty International et Human Rights Watch. L’épisode de l’arrestation de deux journalistes français, qui ont cherché à entrer en contact avec le MNJ, en dit long sur la volonté d’opacité du gouvernement qui cherche à camoufler ses exactions. Moins médiatisé, l’emprisonnement du journaliste correspondant de Radio France internationale, Moussa Kaka, en prison au Niger (Ndlr : depuis huit mois) pour avoir eu, dans le cadre de son travail, des contacts avec la rébellion touareg, a fait l’objet d’un nouvel appel de Reporters sans frontières.

Le gouvernement français, s’il souhaitait réellement rompre avec le système de la « Françafrique », aurait  déjà dû interrompre son aide logistique au gouvernement nigérien. Une convention avec le Niger lui permet, en effet, l’envoi de matériel et de « conseillers ».

Force est de constater, une nouvelle fois, que le lobby international du nucléaire s’accommode mal de la démocratie. Tous les projets nucléaires récents se développent dans des pays qui bafouent autant les droits de l’homme que l’environnement : la Chine, la Libye (avec les ventes d’EPR), et maintenant ce projet minier pharaonique au nord du Niger qui risque de transformer une fragile et précieuse région en une vaste poubelle nucléaire.

Naissance d’un collectif

Un collectif « Areva ne fera pas la loi au Niger » a été créé. Il est déjà soutenu par Attac, le Cedetim, le Collectif Tchinaghen [1], la LCR, les Verts, le réseau Sortir du nucléaire, Sud-énergie, Survie, Via campesina. Ses revendications s’articulent autour de deux axes. D’abord, l’arrêt de la répression, le respect des droits humains et une action en faveur d’un retour rapide à la paix. Ensuite, un moratoire sur tous les nouveaux projets miniers, tant que tous les problèmes liés à ce type d’exploitation n’auront pas été résolus (expertises et contrôles sanitaires, études d’impact sur l’eau, dépollution  des sites  déjà  ex ploités, gestion de l’après-mine, etc.).

Ce collectif espère s’élargir à de nombreux autres soutiens, dans une perspective de solidarité internationale pour le respect des droits des peuples autochtones et des travailleurs. Un appel spécifique en direction des confédérations syndicales est prévu, à l’initiative des militants du syndicat Sud-énergie. Les différentes actions prévues (expositions photo, tournées dans les sites français d’extraction, brochures et affiches, projections…) s’inscrivent dans une logique de mise en cause d’Areva par un procès citoyen.

(…) La question du partage des richesses se pose de façon criante au Niger : « Dans cette zone, les populations ne sont que des victimes, exclues des bénéfices des richesses exploitées », a estimé Rhissa Feltou, conseiller municipal d’Agadez, lors de la conférence du 25 mars à l’Assemblée nationale française. Après quarante ans d’exploitation de l’uranium par Areva, payé à un prix très inférieur à celui du cours mondial, les Nigériens sont toujours aussi pauvres. Le pays est parmi les plus pauvres du monde, alors qu’Areva distribue ses milliards d’euros de profit à ses actionnaires. Payer quarante ans l’uranium à un prix nettement inférieur au prix du marché est un vol manifeste, même selon les critères capitalistes. Areva – et donc l’État français qui en est l’actionnaire majoritaire – a véritablement spolié le peuple nigérien.

«Et ce n’est pas la légère revalorisation, intervenue en 2007, qui améliorera les choses, car un véritable système de récupération de la manne de l’uranium semble s’être mis en place, dans l’entourage du président nigérien. À la dette écologique, liée aux dégâts de l’extraction, s’ajoute donc une dette financière d’Areva envers le peuple nigérien. Au-delà du nécessaire partage immédiat des richesses, il est aussi important de souligner, pour répondre à Areva qui prétend apporter le « progrès » au Niger, qu’un autre développement serait possible.

«Les trois milliards d’euros qu’Areva compte investir pour éventrer le Niger et souiller ses nappes phréatiques pourraient, par exemple, servir à lancer une véritable industrie de production de panneaux solaires, laquelle permettrait de concilier développement économique, environnement et accès à l’énergie. À titre d’exemple, le projet alternatif à l’EPR en France, présenté par le réseau Sortir du nucléaire, montrait qu’avec un somme à peu près équivalente (un peu plus de trois milliards d’euros), il était possible de créer plus de dix mille emplois pérennes, soit six fois plus que ce qui est prévu par Areva.

Il s’agit donc de la sauvegarde d’un peuple dont les fragiles conditions de survie sont mises en péril par Areva, symbole du pillage impérialiste à la française. Imposons l’arrêt de ce pillage, en commençant par exiger le paiement de l’uranium à un prix correspondant au prix du cours mondial et en demandant la création d’un fonds de dédommagement des préjudices causés. Il faut, de plus et surtout, s’opposer à ce qu’Areva commence un nouveau projet avant d’avoir réparé les immenses dégâts qu’elle a créés, notamment dans la région d’Arlit (…).

* Laurent Grouet est membre de la Ligue communiste révolutionnaire, une organisation politique française.

* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org





Zimbabwe

La terreur contre les partisans de Tsvangirai

2008-05-21

http://tinyurl.com/6pkkju

Pour empêcher les partisans de Morgan Tsvangirai, le chef de l'opposition, de voter lors du second tour des élections, les miliciens de Robert Mugabe, le président du Zimbabwe, les tabassent et brûlent leurs maisons. Et ils achètent les chefs locaux avec les vivres de l'aide internationale. Les témoins se cachent pour parler.


Le régime nie tout projet d'assassinat contre des opposants

2008-05-20

http://tinyurl.com/6zvlok

Le parti au pouvoir au Zimbabwe a rejeté le mardi 20 mai les accusations de l'opposition selon lesquelles les services de renseignement militaire du régime de Harare comploteraient pour assassiner ses dirigeants. M. Tsvangirai a repoussé son retour prévu le week-end dernier au Zimbabwe, qu'il avait quitté peu après les élections générales du 29 mars, en invoquant un projet d'assassinat contre sa personne. Le numéro deux du MDC Tendai Biti a affirmé lundi que "les services de renseignement militaire de Mugabe ont établi une liste de 36 à 40 personnes à assassiner", dont M. Tsvangirai, lui-même et le porte-parole du MDC, Nelson Chamisa.


L'opposition en campagne promet "d'enterrer" le régime Mugabe

2008-05-20

http://tinyurl.com/635oyy

L'opposition zimbabwéenne a lancé le 18 mai sa campagne pour le second tour de la présidentielle du 27 juin, avec la volonté affichée "d'enterrer" le régime du président Robert Mugabe. Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC-opposition) a tenu son premier meeting à Bulawayo, sa grande place forte, en l'absence de son chef Morgan Tsvangirai, qui avait reporté son retour le 17 mai, par crainte d'être "assassiné", et qui est resté en Afrique du sud.





Moniteur de l'Union Africaine

Afrique : L’Union Africaine invite le Tchad et le Soudan au dialogue

2008-05-20

http://www.linternationalmagazine.com/article4155.html

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a invité le Tchad et le Soudan à faire preuve de plus de retenue et de recourir au dialogue pour résoudre leur différend, après la rupture de leurs relations diplomatiques en début de semaine. Les deux pays ont également fermé leur frontière commune à la suite d’une attaque des rebelles sur Khartoum le 10 mai 2008, que le Soudan impute au Tchad. Le CPS a condamné le 15 mai, dans une déclaration, les attaques armées perpétrées par le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM), un acte qu’il a qualifié d’inacceptable.





Droits humains

Bénin : Les héritiers légitimes spoliés malgré les codes en vigueur

2008-05-20

http://tinyurl.com/6ncbqa

Promulgué depuis quatre ans, le Code des personnes et de la famille en vigueur au Bénin veut que les enfants et les veuves héritent de leur père et époux. Mais cette loi n’est souvent pas respectée, par méconnaissance des textes dans la majorité des cas mais aussi quelques fois par incivisme.
Ainsi de nombreuses personnes se retrouvent déshéritées à la mort de leurs parents.


Burkina : L’ONU relance l'affaire Sanakara

2008-05-21

http://tinyurl.com/5w2r5h

La note rendue publique le 21 avril 2008 par le Comité des droits de l’homme de l’Organisation des nations unies (Onu) sur « l’Affaire Thomas Sankara » constitue sans doute un épisode crucial du long feuilleton politico judiciaire dans lequel la famille du défunt président est opposé à l’Etat burkinabè. Le 5 avril 2006, après avoir confirmé la recevabilité de la plainte de Mme Sankara et de ses enfants, l’Onu avait demandé au gouvernement burkinabè « d’élucider l’assassinat de Thomas Sankara», entre autres questions. L’avocat de la famille en France revient sur la question dans un entretien.


Liberia : L'ex-adjoint de Charles Taylor témoigne contre lui

2008-05-20

http://tinyurl.com/4sem8s

Devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone à La Haye, l'ancien adjoint de l'ex-président libérien Charles Taylor, Moses Blah, a témoigné à charge contre son ancien patron, notamment sur la question des enfants-soldats. Vice-président de Taylor de 2000 jusqu'en 2003, date à laquelle il avait assuré l'intérim du chef de l'Etat pendant trois mois, il a raconté à la cour, le 14 mai, comment le chef du mouvement rebelle sierra-léonais Ruf recevait ses ordres de Taylor.




Mauritanie: Les limites de la justice face aux actes de viol

2008-05-20

http://tinyurl.com/3v7se5

Le gouvernement mauritanien a déclaré qu'il tentait d'augmenter le nombre de procédures engagées contre les auteurs de viols, toutefois avec des juges peu formés et des textes de loi obscurs et dépassés, les progrès en la matière s'annoncent lents. Le code pénal, qui repose en grande partie sur la Charia (loi islamique), ne contient pas de définition précise de la violence sexuelle, souligne un avocat ; dès lors, les condamnations peuvent dépendre dans une bonne mesure du point de vue personnel du juge.


Rwanda : Prochain transfert d’un accusé de génocide réfugié en France

2008-05-20

http://tinyurl.com/4ky9e8

Pour la première fois depuis 2000, un Rwandais accusé de génocide et réfugié en France va être transféré au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), d'ici le 7 juin, après le rejet, le 16 juin, de son pourvoi par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Il s’agit d’un ancien sous-préfet rwandais, Dominique Ntawukuriryayo, un Hutu de 65 ans.


Afrique : Une conférence appelle à l'intégration des handicapés

2008-05-21

http://tinyurl.com/66zxfb

Des délégués du monde entier ont entamé une conférence de quatre jours à Addis-Abeba, pour discuter de la mise en oeuvre de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées (UNCRPD) et lancé un appel à la justice sociale et à l'adoption d'une approche de développement inclusive. L'UNCRPD, qui est entrée en vigueur le 3 mai 2008, identifie les différentes barrières auxquelles se heurtent les personnes handicapées, notamment le refus du droit de vote mais aussi les barrières économiques telles que la discrimination en matière d'emploi et de conditions de vies adéquates.


Kenya : 15 femmes accusées de sorcellerie brûlées vives

2008-05-21

http://tinyurl.com/545el7

Quinze femmes ont été brûlées vives le mardi 20 mai dans un village de l'ouest du Kenya par une foule en colère qui les accusait de sorcellerie. Une centaine de personnes en colère ont fait du porte à porte dans le village de Nyakeo (300 km à l'ouest de Nairobi), ligotant les victimes avant de les brûle. Des dizaines de personnes soupçonnées de sorcellerie ont été tuées dans l'ouest du Kenya dans les années 1990.





Réfugiés & migration forcée

Afrique du Sud : Les immigrants fuient devant les violences xénophobes qui ont fait 22 morts

2008-05-20

http://tinyurl.com/44cyt6

Près de 300 personnes au total ont été arrêtées à la suite des violences xénophobes qui ont éclaté la semaine dernière à Johannesburg, faisant 22 morts, a indiqué mardi la police. Des centaines d'immigrants, qui se sont enfuis de leurs bidonvilles pour sauver leur vie alors que des habitants en colère attaquaient leurs masures, ont à nouveau passé la nuit dans des commissariats. Des milliers de personnes ont été déplacées à la suite de ces violences qui ont débuté dans l'ancien ghetto noir d'Alexandra le 11 mai avant de gagner d'autres quartiers pauvres de la ville et de ses environs. Le président Thabo Mbeki a qualifié ces faits "d'attaques honteuses et criminelles".


Global : Le suicide d'un émigré camerounais en Belgique fait des vagues

2008-05-21

http://tinyurl.com/67elcs

Le suicide d’un sans-papiers camerounais en Belgique, le 1er mai 2008, dans un "centre fermé pour demandeurs d’asile", à la veille d’être expulsée vers son pays d’origine, relance le débat sur la sévérité des critères et les modalités d’expulsion des étrangers en situation irrégulière. Un débat bientôt porté à l’Union européenne, dont la politique risque de devenir plus stricte encore.


Mauritanie : Arrivée du 5ème contingent des rapatriés

2008-05-21

http://fr.allafrica.com/stories/200805191640.html

Le 5ème contingent de nos rapatriés du Sénégal a été accueilli le 19 mai à Rosso, ville frontalière mauritanienne. Ce contingent qui concerne 44 familles rapatriées du Sénégal est composé de 173 personnes. Depuis le début de l'arrivée des contingents de rapatriés, leur nombre reste encore faible. Au Trarza, 902 rapatriés ont rejoint le pays alors qu’on s'attend à y recevoir plus de 25000 personnes.


Sénégal : Envoyées en Espagne pour cueillir des fraises, elles disparaissent dans la nature

2008-05-21

http://tinyurl.com/6qnl57

Les Sénégalaises sélectionnées pour la cueillette de la fraise dans le cadre de l’immigration légale en Espagne ont presque toutes fui vers des destinations diverses. Les employeurs et les autorités n’ont fait que constater les dégâts. Les femmes se sont dispersées pour la plupart en Espagne, après avoir pris l’attache qui d’un frère, d’un ami ou d’une connaissance.


Tchad : Le HCR réduit ses activités dans l'est

2008-05-20

http://tinyurl.com/4o6wxm

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) annonce la réduction de ses activités et des mouvements de son personnel dans l'est du Tchad, de plus en plus instable. Deux gendarmes affectés à la sécurité du camp de Touloum, qui abrite 23.500 réfugiés darfouris, ont été tués et deux autres blessés le 14 mai par des hommes armés. Plusieurs véhicules de l'agence avaient été volés la veille.


Tunisie : Un sans-papier régularisé en France pour acte de bravoure

2008-05-21

http://tinyurl.com/6elw5a

Alors qu’une obligation de quitter le territoire français pesait sur lui, un jeune Tunisien s’est vu accorder un titre de séjour pour une durée de trois mois lui a été accordé le 19 mai, pour acte de bravoure. Le 21 avril 2008, il avait sauvé une nonagénaire handicapée, prisonnière dans son appartement en feu, en appelant les secours.





Mouvements sociaux

Côte d'Ivoire : Projet de création d'un "syndicat" dans l'armée

2008-05-20

http://fr.allafrica.com/stories/200805150284.html

Une fois de plus, le mécontentement des militaires ivoiriens face à leurs conditions franchit les murs des casernes. Une interview, une contre-interview, des réactions croisées, tension et crispation ; le malaise est manifeste. Ainsi un sous-officier est intervenu dans la presse pour présenter, à visage découvert, ce qui apparaît aux yeux d'une partie de l'opinion publique comme un syndicat, une association incompatible avec le corps militaire.


Ouganda : HRW dénonce la reprise des exactions contre les civils par la LRA

2008-05-21

http://tinyurl.com/585l98

La rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), a récemment, repris ses exactions contre les populations civiles dans les zones de la République démocratique du Congo, de Centrafrique et du Soudan, où ses combattants se sont établis. Cette annonce a été faite le 19 mai dernier, par une Organisation internationale de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW).





Elections & gouvernance

Guinée : Le Premier ministre limogé par le président Conté

2008-05-21

http://tinyurl.com/563njx

Le Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté, nommé en février 2007, a été limogé le 20 mai par décret présidentiel. Ahmed Tidiane Souaré a été nommé pour le remplacer. M. Kouyaté, 58 ans, avait été nommé sur proposition des syndicats et sous la pression de la communauté internationale au terme d'une série de grèves générales accompagnées d'une vague de contestation de plusieurs semaines contre le régime de M. Conté, alors accusé de mauvaise gestion et de corruption.


Niger : Manifestation contre une loi accordant des avantages aux députés

2008-05-20

http://tinyurl.com/6p5wkw

Des organisations de la société civile nigérienne constituées en un « Mouvement citoyen » ont appelé à une manifestation le 21 mai pour dénoncer une nouvelle loi accordant des indemnités «faramineuses aux députés ». Selon le président du Mouvement citoyen, Nouhou Arzika, « cette marche tend à dénoncer la violation grave des droits humains perpétrés par les députés nationaux à travers ce nouveau statut dont ils se sont dotés au mépris des citoyens ».


Nigeria : Yar'Adua quittera le pouvoir si son élection est invalidée

2008-05-20

http://tinyurl.com/3rp6k7

Le président nigérian Umaru Yar'Adua dont l'élection en 2007 est sous le coup d'une procédure d'annulation lancée par l'opposition, a annoncé qu'il quittera le pouvoir en cas d'invalidation du résultat électoral par la Cour suprême. Plusieurs gouverneurs d'Etat ont vu leur élection annulée par la justice et Umaru Yar'Adua, dont le principe de base est le respect de la loi, a demandé à chaque fois à ces gouverneurs de quitter leur fonctions conformément à cette décision. Deux opposants ont déposé des recours contre une décision d'un tribunal ayant validé l'élection d'Umaru Yar'Adua.





Corruption

Cameroun : Le chef de la police des frontières limogé

2008-05-20

http://www.rfi.fr/actufr/articles/101/article_66261.asp

Depuis le lancement de l'opération Epervier contre la corruption, un haut responsable est démis de ses fonctions chaque jour. C'est au tour cette fois du chef de la police des frontières d'être limogé pour corruption. Ce dernier aurait eu tendance à monnayer la délivrance des passeports et des visas. Il n’est pas le seul policier à être mis en cause ; plusieurs hauts responsables ont dû quitter leur fonction.


Nigeria : Arrestation de la fille de l’ex-président du Nigeria

2008-05-20

http://tinyurl.com/48p8nk

La fille de l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, accusée de corruption, a été arrêtée par la police le 19 mai sur ordre du juge de la Haute cour d’Abuja. Le juge de la Haute cour de justice d’Abuja a ordonné l’arrestation de la sénatrice, Iyabo Obasanjo-Bello, a qui il a été refusé une liberté sous caution. Mme Iyabo a plaidé non coupable au sujet des accusations portant sur un pot-de-vin de 10 millions de naira (85.470 USD) versé au ministre de la Santé.





Développement

Afrique ; La France veut renforcer sa présence économique

2008-05-21

http://tinyurl.com/4qo7m5

Le nouveau secrétaire d'Etat français à la Coopération affirme vouloir renforcer la présence économique française en Afrique face à des concurrents comme la Chine. "Je veux rectifier le tir en ce qui concerne notre développement économique en Afrique. La France ne peut pas seulement être un pays qui se bat pour défendre des valeurs, quand ce sont les autres qui récupèrent les marchés", déclare Alain Joyandet.


Angola : La production pétrolière dépasse celle du Nigeria

2008-05-21

http://tinyurl.com/5kacre

L'Angola a occupé en avril dernier, la première place de la production pétrolière en Afrique avec une moyenne de 1,873 million de barils par jour, dépassant le Nigeria de plus de 55.000 barils journaliers. Selon la presse angolaise, cette position inédite a été réalisée à la suite de la réduction de la production du Nigeria, confrontée à des attaques perpétrées contre les installations pétrolières par des militants séparatistes.


Global : Le Japon va doubler son aide publique à l'Afrique

2008-05-20

http://tinyurl.com/4msh4d

Le Japon va doubler son aide publique au développement (APD) à l'Afrique pour soutenir les efforts du continent contre la pauvreté, a annoncé le gouvernement mardi. Le Japon a fait du développement de l'Afrique l'une des priorités de sa présidence annuelle du club des pays riches du G8 dont il accueillera le sommet en juillet à Toyako (nord). "Nous prévoyons de doubler notre assistance financière à l'Afrique d'ici 2012, afin de respecter notre engagement à soutenir" le continent, a annoncé un responsable du ministère des Affaires étrangères.


Sénégal : Le FMI évoque une situation budgétaire "très difficile"

2008-05-20

http://tinyurl.com/5p4xy5

La situation budgétaire du Sénégal est "très difficile", a estimé le représentant à Dakar du Fonds monétaire international (FMI), alors que le gouvernement sénégalais a assuré ne pas avoir "de problème de paiement de salaires". La situation budgétaire du Sénégal a été au centre d'une réunion présidée par le Premier ministre, après que le représentant résident du FMI à Dakar, Alex Segura, s'est exprimé sur le sujet sans concession, dans un entretien avec la presse.





Santé & VIH/SIDA

Burundi : Un permis de conduire anti-sida divise les routiers

2008-05-20

http://tinyurl.com/4mxxr3

Une nouvelle campagne de prévention du VIH ciblant les chauffeurs de véhicules commerciaux et leurs passagers a été lancée au Burundi et a provoqué des réactions, certains la considérant comme nécessaire dans la lutte contre le sida, d'autres la trouvant brutale et contraire à la culture du pays, en raison du «langage cru» utilisé. Il reste que ce «permis» commence à connaître un réel succès.


Sénégal : 85% de la population touchés par l’hépatite B

2008-05-21

http://tinyurl.com/553tb3

Malgré l’existence d’un programme national de lutte depuis 1999, l’Hépatite B reste une maladie méconnue au Sénégal. Or, selon un professeur de la Faculté de médecine de l’Ucad, par ailleurs directrice exécutive du Programme national de lutte contre l’Hépatite B au Sénégal, 85% des Sénégalais sont aujourd’hui infectés. Ce qui revient donc à dire que potentiellement, dans les 25 ans, ces porteurs peuvent faire une cirrhose du foie qui est le cancer le plus fréquent chez l’homme.





Éducation

Maroc : Un mort dans la répression d’un mouvement étudiant

2008-05-20

http://tinyurl.com/6f3ktv

Un étudiant a été tué, défenestré du 4ème étage d'un bâtiment de la cité universitaire de Marrakech, plusieurs autres ont été blessés et des centaines ont été arrêtés le 15 mai, au cours d'une émeute estudiantine violemment réprimée par les forces de l'ordre. Selon la presse, les affrontements entre policiers et étudiants ont commencé lorsque ces derniers ont entamé une marche allant de la cité universitaire vers l'université, pour présenter leurs revendications.


Sénégal : L’histoire des Tirailleurs proposée pour les universités françaises

2008-05-21

http://www.seneweb.com/news/article/16480.php

La journée du « Tirailleur sénégalais » sera célébrée le 23 mai à Dakar. A cette occasion, le président du comité d’organisation, le Pr. Iba Der Thiam, plaide pour l’enseignement de l’histoire des combattants africains dans les universités françaises. Il a aussi révélé que l’ensemble des cimetières et nécropoles de Tirailleurs sénégalais en France seront recensés et un répertoire établi afin de préserver leur mémoire.





LGBTI

Ouganda : HRW dénonce les discriminations contre les homosexuels

2008-05-20

http://tinyurl.com/5cvqeg

L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a réalisé un palmarès des responsables mondiaux coupables de discriminations envers les homosexuels. Les présidents polonais et ougandais sont en tête. A l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie qui a eu lieu le 17 mai, HRW a également dénoncé, dans un communiqué, des pratiques discriminatoires contre les gays et lesbiennes de la part du gouvernement britannique, soulignant à l'inverse des avancées en Colombie, Irlande et Népal.





Environnement

Sénégal : Une centaine de baleines échouent sur la plage de Yoff

2008-05-21

http://tinyurl.com/64zryx

Désolant spectacle qui s’est offert aux populations de Yoff, un village de pêcheurs dans la périphérie de Dakar, le 20 mai. Un nombre impressionnant de baleines dont la plupart étaient encore en vie sont venus s’échouer sur la plage. On pouvait en dénombrer une centaine.





Média & liberté d'expression

Côte d’Ivoire : La sécurité des journalistes en question pour les élections

2008-05-20

http://www.afrik.com/article14301.html

Le ministre ivoirien de la Communication a invité les représentants de la presse internationale à jouer leur partition dans le processus de sortie de crise et de veiller à être en sécurité pendant la prochaine élection présidentielle, prévue le 30 novembre 2008. « Je ne peux pas donner de garantie. Le gouvernement fait tout pour que chacun d’entre nous soit en sécurité. Même si je ne peux pas garantir votre sécurité, votre insécurité me concerne», a déclaré le ministre ivoirien.


Guinée-Bissau : Appel à l'arrêt du procès d'un journaliste

2008-05-20

http://tinyurl.com/47h7lw

La Fédération internationale des journalistes demande à la Guinée-Bissau d'abandonner les poursuites contre Alberto Dabo, journaliste et correspondant de l'agence Reuters dans ce pays. Ce dernier est accusé de calomnie et de violation du secret d'Etat, sur plainte du chef de la Marine, dans le cadre d’une affaire portant sur le trafic de cocaïne. Le début du procès du journaliste, qui nie les faits qui lui sont reprochés, était prévu le 20 mai à Bissau.


Niger : La Cour de cassation rejette le pourvoi de Moussa Kaka,

2008-05-20

http://fr.allafrica.com/stories/200805170002.html

Moussa Kaka va entamer son huitième mois de détention. La Cour de cassation de Niamey a en effet rejeté, le 15 mai 2008, le pourvoi qu’il avait introduit. Directeur de la station privée Radio Saraounia, correspondant au Niger de Radio France Internationale (RFI, Mouss Kaka a été arrêté sur la base d'écoutes téléphoniques, avec l’accusation de complicités avec la rébellion touarègue qui sévit dans le nord du pays. RFI et Reporters sans frontières défendent qu'il agissait dans l'exercice normal de ses fonctions de journaliste.


Niger : L'épouse de Moussa Kaka demande l'intervention de Sarkozy

2008-05-21

http://tinyurl.com/5z8u5m

L'épouse de Moussa Kaka, le correspondant au Niger de Radio France Internationale (RFI) incarcéré depuis huit mois, a demandé le 20 mai à Paris au président français Nicolas Sarkozy d'intervenir afin d'accélérer sa libération. Jamila Souley Kaka tenait un point de presse organisé dans les locaux de l'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF).





Conflits & urgences

Ethiopie: Trois millions de personnes touchées par les pénuries alimentaires

2008-05-21

http://tinyurl.com/6ba9wk

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) signale qu'une sécheresse généralisée et l'augmentation du prix de la nourriture provoquent de graves pénuries alimentaires en Ethiopie. Le nombre de victimes de la malnutrition monte en flèche et plus de trois millions de personnes ont besoin d'aide vitale.


Burundi : Reprise officielle de la mise en application du cessez-le-feu

2008-05-20

http://tinyurl.com/43bpjq

Le gouvernement burundais et les rebelles des Forces nationales de libération (FNL) ont repris officiellement le lundi 19 mai la mise en application de l'accord de cessez-le-feu signé en 2006, alors que des combats entre les deux camps ont encore eu lieu dimanche entre l'armée burundaise à
et des combattants rebelles au sud de la capitale. Le pouvoir burundais et les FNL s'opposent sur la façon de faire taire les armes. Les rebelles demandent que les soldats retournent dans leurs casernes et qu'il y ait une force d'interposition, alors que Bujumbura exige que les FNL rejoignent d'abord des zones de rassemblement.


Ethiopie : Quelque 126.000 enfants menacés de malnutrition

2008-05-21

http://tinyurl.com/6sawdv

Environ 126000 enfants éthiopiens ont besoin de soins thérapeutiques d'urgence contre la malnutrition sévère, a déclaré mardi à Addis-Abeba, le représentant résidant du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), Bjorn Ljungqvist. Selon lui, prés de six millions d'enfants, âgés de moins de cinq ans, ont besoin d'une intervention urgente en matière de santé préventive et de nutrition. "La situation est pire depuis la grande crise humanitaire de 2003 et se détériore rapidement. Cette situation nécessite environ 50 millions de dollars américains pour la santé, la nutrition, l'eau et l'assainissement", a déclaré M. Ljungqvist.


Egypte : Expulsion de plusieurs dirigeants rebelles du Darfour

2008-05-20

http://tinyurl.com/3hwcnh

L'Egypte a expulsé plusieurs chefs rebelles du Darfour basés au Caire, au lendemain de l'attaque lancée par leur mouvement contre la ville soudanaise d'Omdurman, le 10 mai dernier. Des sources officielles ont indiqué qu'il n'était plus possible de permettre aux dirigeants du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM) de rester en Egypte. Selon un officiel égyptien, le Soudan avait fait pression sur Le Caire pour l'expulsion de ces responsables du JEM.


Somalie : Aggravation de la situation alimentaire

2008-05-20

http://tinyurl.com/4yz97h

La situation humanitaire en Somalie se détériore rapidement du fait, à la fois, de la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires, de la forte dépréciation du shilling somali (plus de 125% par rapport au dollar) et de l'aggravation de la sécheresse, indique la FAO dans un communiqué rendu public le 19 mai. Plus de 2,6 millions de personnes, soit 35% de la population, ont besoin d'une aide d'urgence évaluée à 40% de plus qu'en janvier dernier.


Mali : L'Algérie reprend la médiation dans la crise du nord

2008-05-20

http://tinyurl.com/4ofdbl

Le ministre malien des Affaires étrangères Moctar Ouane, envoyé spécial du président Amadou Toumani Touré, a salué le 19 mai la décision de l'Algérie de reprendre son rôle de facilitateur dans la résolution de la crise affectant le nord du Mali. Il a précisé que des consultations "ont été engagées à cet effet à l'initiative du président Amadou Toumani Touré pour qu'une solution soit trouvée", afin, a-t- il dit, que "les pays directement concernés se concertent au niveau des chefs d'Etat pour dégager ensemble des solutions durables à ces problèmes". Une conférence des chefs d'Etat pourrait se tenir à cet effet.


Nigeria : Refus de la médiation de Jimmy Carter dans la crise du Delta

2008-05-20

http://tinyurl.com/66z8b7

Le Nigeria n'invitera aucun médiateur étranger dans la crise qui secoue la riche région pétrolière du delta du Niger, a déclaré le président Umaru Yar'Adua. Le 6 mai, le Mouvement d'émancipation du Delta du Niger (Mend), mouvement armé actif dans le Delta du Niger, avait annoncé avoir reçu l'accord de la Fondation de l'ancien président américain Jimmy Carter pour une médiation, sous réserve d'acceptation des autorités nigérianes. L'insécurité permanente dans cette zone a fait perdre au Nigeria environ un quart de sa production pétrolière en 2006 et 2007.


Soudan : El Bechir offre la tête de Khalid Ibrahim à 125 millions de dollars

2008-05-20

http://tinyurl.com/3ok7a8

Le Soudan a mis à prix pour 250 millions de livres (125 millions de dollars américains) la tête du leader du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM). Les forces armées soudanaises ont affirmé qu’elles offriraient cette somme à toute personne qui arrête ou donne des informations pouvant conduire à l’arrestation de Khalid Ibrahim, soupçonné de se cacher à Khartoum. Le JEM avait lancé une violente attaque contre Khartoum le 11 mai dernier.


Côte d'Ivoire : Les ex-rebelles vont toucher plus de 2 milliards de rappel de solde

2008-05-20

http://fr.allafrica.com/stories/200805170067.html

Le retour à la paix en Côte d'Ivoire met à rude épreuve les caisses de l'Etat, avec le rappel de solde à payer aux soldats des Forces Nouvelles ayant appartenu à l'armée nationale. Le Trésor public s'apprête à leur payer la somme de 2 milliards 192 millions de francs Cfa, si l'on s'en tient aux différents courriers échangés entre l'Etat major des forces armées des forces nouvelles (FAFN) et la primature, d'une part, et, d'autre part, entre la primature et le ministère de l'Economie et des Finances.


Mali : Les Touaregs posent 5 conditions à un accord de paix

2008-05-21

http://tinyurl.com/5hzlsv

L'Alliance des Touaregs du Nord du Mali (ATNM) a posé 5 conditions à l'offre de paix proposée par le président malien, Amadou Toumani Touré, dans le cadre de la médiation entreprise par une délégation de la Ligue populaire et sociale des tribus du "Grand Sahara". Cette délégation avait été dépêchée au Mali sur initiative du colonel Mouammar Kadhafi en vue d'une réconciliation entre les Touaregs et les autorités de ce pays.





Collecte de fonds & ressources utiles

Bénin : Recherche d'ONG partenaire au Bouthan

2008-05-21

http://www.pambazuka.org/fr/category/fundraising/48275

Dans le cadre programme sur la lutte contre la désertification à soumettre le 23 mai 2008, le Réseau de Développement d'Agriculture Durable(REDAD) au Bénin (Afrique de l'ouest) recherche une ONG partenaire au Bhoutan. Le programme concerne le Bénin, le Bhoutan et le Costa Rica. L'ONG doit être du domaine de l'agriculture et avoir une expérience dans la foresterie. Pour tout renseignement complémentaire, bien vouloir contacter le REDAD avec pour Email : redadbenin@yahoo.fr ou l'Ong GRAPAD avec pour Email : acaurelien@hotmail.com ou grapad@intnet.bj





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