Cette édition
Pambazuka News 62: Zimbabwe : Le règne de la faim, de la terreur, des déplacements et de la mort
Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.
Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847
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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Arts & livres, 4. Zimbabwe, 5. Moniteur de l'Union Africaine, 6. Femmes & genre, 7. Droits humains, 8. Réfugiés & migration forcée, 9. Mouvements sociaux, 10. Elections & gouvernance, 11. Corruption, 12. Développement, 13. Santé & VIH/SIDA, 14. Éducation, 15. Environnement, 16. Média & liberté d'expression, 17. Nouvelles de la diaspora, 18. Conflits & urgences, 19. Collecte de fonds & ressources utiles, 20. Cours, séminaires, & ateliers
Sommaire de cette édition
CHRONIQUE : Zimbabwe «Le règne de la faim, de la terreur, des déplacements et de la mort».
URGENCE : Ethiopie : Une grave crise alimentaire menace.
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Le défi de l’indépendance et de la dignité de l’Afrique.
ARTS & LIVRES : Afrique : Hommage de l’UA à Aimé Césaire.
ZIMBABWE : L’UA recommande un gouvernement d’union nationale.
MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : Afrique : Wade annonce la création en janvier d’un gouvernement fédéral.
FEMMES & GENRE : Ethiopie : Les activistes pressent l’Egypte sur les droits de la femme.
DROITS HUMAINS : Afrique du Sud : Le Sénat américain retire Mandela de la liste des terroristes.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Cap-Vert : 128 immigrés clandestins ouest-africains arrêtés.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Cameroun : L’éternelle supercherie politique.
CORRUPTION : Côte d’Ivoire : Le parti de Gbagbo salue les arrestations dans la filière cacao.
DEVELOPPEMENT : Côte d’Ivoire : A l’heure des biocarburants, Abidjan se lance dans le jatropha.
SANTE ET VIH/SIDA : Sénégal : L’OMS invite à une aide internationale contre une contamination par le plomb.
EDUCATION : Burkina : Fermeture de l’Université de Ouagadougou.
ENVIRONNEMENT : Congo : Un nouveau lancé pour sauver le Bassin du Congo.
MEDIAS & LIBERTE D’EXPRESSION : Cameroun : Les prix des quotidiens privés augmentent de 100F.
NOUVELLES DE LA DIASPORA
Bénin : Amadou Raimi réélu à la président du CA de Deloitte France.
CONFLITS ET URGENCES : Afrique : L’UA prône une délimitation des frontières pour réduire les conflits.
COLLECTE DE FONDS & RESSOURCES UTILES : Mali : Le ROCARE cherche un coordinateur régionale
COURS, SEMINAIRES & ATELIERS : Cameroun : Tenue d’une Académie de droit sur «Constitution et élections»
Chroniques
Zimbabwe : Le règne de la faim, de la terreur, des déplacements et de la mort
2008-07-04
Mary Ndlovu
Comme dans un remake de la solution kenyane, l’Union africaine a proposé un gouvernement d’union nationale au Zimbabwe, avec Mugabe comme président et Tsvangiraï comme Premier ministre. Le leader du MDC a rejeté la proposition, soulignant qu’il pouvait s’accommoder du maintien du chef de la ZANU PF au pouvoir dans la seule perspective de préparer une autre élection libre et démocratique. Dans cette logique, il est certain qu’avec la terreur qui règne depuis plusieurs mois au Zimbabwe, l’avenir de ce pays ne peut s’écrire sur la base d’un compromis bancal. Dans cet article, Mary Ndlovu rappelle le contexte qui avait poussé Tsvangiraï a renoncer à se présenter au second tour, le 27 juin dernier, et montre que le Zimbabwe a plutôt besoin d’un nouveau départ, au risque d'une descente aux enfers.
Un soupir de soulagement collectif et audible pouvait être entendu partout au Zimbabwe, au soir du dimanche 22 juin, lorsque la nouvelle du retrait de Morgan Tsvangirai du deuxième tour de l'élection présidentielle s'est répandue. Mais il y a eu, à coup sûr, des signes de consternation et de colère devant le fait que nous serons privés de la possibilité de parler grâce à nos bulletins de vote et de parachever l'oeuvre de libération. Les deux réactions se fondaient sur de fausses hypothèses : d'abord que la violence peut prendre fin si les deux candidats ne sont pas en lice, ensuite que le deuxième tour allait inéluctablement déboucher sur une défaite de la ZANU PF.
Les raisons avancées par Tsvangirai pour expliquer son retrait étaient clairement affirmées et incontestables : dans des circonstances marquées par la torture, la mise à feu des maisons, le viol, la destruction systématique des structures du MDC, les tueries et arrestations, on ne pouvait organiser des élections dignes de ce nom. Mais ce qui l’a surtout poussé à se retirer, c'est le changement de position de la majorité des gouvernements des pays membres de la SADC.
Le MDC et la plupart des Zimbabwéens pensent que Tsvangirai est arrivé en tête au terme du premier tour. Il a gagné la bataille malgré que tout, à toutes les étapes du processus, a été fait pour le désavantager. Depuis le parti pris de la Commission Electorale Nationale, l'inscription sur les listes électorales, la délimitation des circonscriptions électorales, l'emplacement des bureaux de vote, jusqu'au décompte des voix et l'annonce des résultats.
La mascarade d'un deuxième tour a été mise en scène dans une atmosphère de plus en plus surréaliste, non en vertu de la loi ni pour la démocratie ou pour le peuple zimbabwéen, mais surtout pour les chefs d'Etat de la région dont le manque de sympathie pour le MDC, auquel ils tentent par tous les moyens de faire accepter les manœuvres d'un régime qui a perdu le soutien du peuple tout en continuant de contrôler les leviers du pouvoirs, ne fait l'objet d'aucun doute.
Robert Mugabe et la ZANU PF avaient perdu la légitimité de gouverner le Zimbabwe avant le 1er avril. Le premier tour de l'élection a eu lieu le 29 mars, et à la fin de la journée du 30 mars au plus tard, tous les résultats auraient dû être annoncés. Au contraire, la Commission Electorale Nationale, sous la houlette de la ZANU PF, a tergiversé et retardé les choses tout en ouvrant la voie à une longue tragi-comédie, feignant de re-conter les voix, de valider le vote, et s'est engagée dans toutes sortes de manœuvres souterraines pour évider d'admettre que le pouvoir avait été battu par la voie des urnes, tant aux élections législatives qu'à l'élection présidentielle.
Ils ont fait fi de toutes les dispositions pertinentes de la loi électorale, et sont même allés jusqu'à réécrire la loi par texte réglementaire. Ceci leur a donné le temps de retarder le second tour jusqu'à ce qu'ils puissent dérouler leur plan macabre destiné à terroriser les populations pour les obliger à se soumettre à leur volonté de s'accrocher au pouvoir. Mugabe, de façon éhontée, a convoqué de nouveau le gouvernement qui a été dissous avant l'élection; et sans même un simulacre de légitimité, ils ont repris leurs postes et continué à percevoir leurs salaires et autres avantages liés à la fonction, malgré le fait que plusieurs d'entre eux ont été battus dans leur propre circonscription du fait d'un électorat qui ne demandait qu'un changement de régime.
Depuis le mois de mars, le Zimbabwe ne dispose plus ni d'un parlement ni de conseils ruraux, ou encore d'un Exécutif légitime. La ZANU PF a gouverné le pays par décret, sous les ordres de la JOC, sigle désignant la junte militaire qui contrôle actuellement les destinées de la nation, aux côtés de M. Mugabe et du Gouverneur de la Banque centrale, M. Gono dont on a besoin pour émettre de la monnaie.
Les gouvernements des pays membres de la SADC ont permis la poursuite de la mascarade, en entretenant des relations avec le gouvernement illégitime comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bien que les raisons de ce retard orchestré soient maintenant bien connues, il n'en est pas de même de celles qui expliqueraient pourquoi les présidents de la région l'ont soutenu.
Au cours des deux derniers mois, la guerre que Mugabe menace de déclencher s'il est battu par les urnes était déjà en train de battre son plein. La tactique utilisée pour terroriser les militants de l'opposition était la même que celle utilisée pendant la guerre de libération nationale. Les bases des milices ont recréé les bases des guérilléros des années 70, ainsi que les réunions qui duraient toute la nuit, appelées “pungwes” en langue locale, prétendant rééduquer la population. Ces « pungwes » ont été dans le passé et demeurent aujourd'hui des réunions auxquelles les populations sont obligées de prendre part, entonnant des chansons et scandant des slogans, pendant que ceux qui ne soutiennent pas ouvertement la ZANU PF sont battus, torturés et même tués.
Aux mois d'avril et de mai, la milice de la ZANU PF et les anciens combattants se sont mobilisés dans les circonscriptions électorales rurales pour éliminer les partisans connus du MDC. Des maisons ont été brûlées et plusieurs personnes torturées ou tuées en raison de leur allégeance politique, mais aussi pour celle de leurs enfants, grands enfants, parents et voisins. Au mois de juin, la terreur s'est étendue aux zones urbaines, surtout à Harare mais aussi aux petites villes. Les nervis de la ZANU PF avaient comme cibles non seulement les responsables politiques de l'opposition, mais aussi quiconque n'arbore pas leurs insignes. Les forces de police ont également été ciblées. Elles ne doivent pas intervenir dans des situations "politiques". De sorte qu’aucun des auteurs de cette violence n'a été arrêté ni accusé, tandis que les victimes ont fréquemment été mises sous les verrous et accusés d'incitation à la violence.
Organiser une élection dans de telles circonstances était déraisonnable. Dans cette parodie d'un processus par lequel la volonté du peuple doit s'exprimer clairement, les voix du peuple devaient être réduites au silence et remplacées par des refrains reprenant les slogans de la ZANU PF. On les informe qu'ils avaient "mal" voté et usage sera fait de la force pour s'assurer qu'ils voteront là où il faut à la prochaine occasion.
Deux semaines avant le scrutin, les gouvernements des pays membres de la SADC ont émis, en chœur, le vœu que l'élection soit libre et transparente, essayant de faire semblant que quelque chose qui s'apparente à une élection fournirait une "solution" au problème zimbabwéen. Ce n'est qu'après que Thabo Mbeki a dépêché sa mission militaire voir ce qui se passait sur place, et que les premiers observateurs de la SADC ont commencé à témoigner de l'anéantissement et de l'horreur, que nous avons commencé à entendre des bruits venant des gouvernements des pays d'Afrique australe demandant à Mugabe à faire preuve de retenue.
L'un après l'autre, ils ont dénoncé la violence, demandant à Mugabe d'y mettre fin, et enfin, au cours des derniers jours, envoyant un message plus clair comme quoi s'il n'arrêtait pas, ils ne reconnaîtraient pas les résultats de l'élection. Ce n'est qu'à ce moment précis que Tsvangirai a décidé de prendre la mesure de se retirer de ce que la plupart des Zimbabwéens avaient perçu comme une punition inutile qui leur a été infligée par les gouvernements des pays de la région. Il était devenu clair que ceux qui avaient insisté pour que la mascarade soit mise en scène avaient compris la vraie nature du régime de la ZANU PF, et sa détermination de ne perdre le pouvoir par la voie des urnes.
Pourquoi le Zimbabwe s'est-il laissé entraîner par force dans cet enfer ? Pourquoi la SADC ne pouvait-elle pas faire ce qui aurait dû être fait en avril - insister que la ZANU PF respecte la loi électorale, produise des résultats au moment opportun, et accepte sa défaite ? Les Etats étaient-ils trop aveugles pour voir la vérité ? Où était-il trop pénible et difficile pour eux de dire la vérité, trop compliqué pour développer une stratégie de sortie pour Mugabe ? Ils sont les seuls à pouvoir répondre à ces questions, mais les conséquences de leur cécité, hypocrisie ou lâcheté sont nettement perceptibles de tous. Ils ont donné à la ZANU PF une marge de manoeuvre de trois mois pour faire connaître au Zimbabwe le mauvais sort de plusieurs milliers de nouveaux morts, plusieurs milliards de nouveaux billets de banque sans valeur qui ne font que saper une économie mourante, des institutions en ruine et les retombées négatives qui se font sentir partout dans la région.
Ces trois mois n'ont fait que rendre le problème plus insoluble - comment faire partir Mugabe ? (…) Ce que nous avons obtenu jusqu'ici de la communauté internationale, régionale et mondiale, est un accord selon lequel le résultat du scrutin ne produira pas un gouvernement légitime. Mais outre cela nous n'avons rien.
(…) Tsvangirai a appelé à la mise en place d'une autorité de transition sous les auspices de l'Union Africaine, et soutenu par les soldats de maintien de la paix. Le mieux que la SADC semble pouvoir faire est d'appeler à de nouvelles négociations entre la ZANU PF et le MDC – des pourparlers en cours depuis plus d'un an et qui ont accouché d'une souris.
(…) Si la SADC échoue dans la mission de gestion des catastrophes qu'elle s'est assignée, si l'UA est incapable ou peu encline à faire face à ses responsabilités, la faim, la terreur, les déplacements et la mort constituent une sérieuse menace qui plane au-dessus des Zimbabwéens. L'économie ne parvient plus depuis longtemps à assurer une vie stable aux populations; l'état de droit a simplement cessé d'exister depuis longtemps ; le contrôle du pays par l'armée est de rigueur, mais la perspective d'une descente aux enfers de l'anarchie, du règne des chefs de guerre et des foules déchaînées se dessine à l'horizon.
Même l'écho du soupir de soulagement du dimanche 22 juin s'est estompé, et les Zimbabwéens envisagent l'avenir avec anxiété et crainte.
*Mary Ndlovu est une militante zimbabwéenne des droits de l'homme.
Cet article avait été publié dans la version anglaise de Pambazuka News à la veille de l’élection présidentielle au Zimbabwe
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Commentaires & analyses
Le défi de l'indépendance et de la dignité de l'Afrique
2008-07-04
Patrice Lumumba,
C’était le 30 juin 1960, il y a de cela quarante-huit ans. Patrice Lumumba prononçait ce discours à l’occasion de l’accession du Congo à l’indépendance. Au moment où l’Union africaine vient de terminer son 11e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, en Egypte, sans parvenir à asseoir ce panafricanisme achevé qui était le combat du héros national congolais, pendant que les dirigeants africains se vautrent dans une «dictature démocratique» et parasitent l’avenir du continent, alors que le sous-développement a atteint des niveaux tels que le quotidien de l’Africain est une lutte pour la survie, la voix de Lumumba sonne comme un cri d’aujourd’hui. Pour la dignité africaine et l’indépendance enfin.
«Congolais et Congolaises,
Combattants de l’Indépendance aujourd’hui victorieux, Je vous salue au nom du gouvernement congolais. A vous tous, mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960, une date illustre que vous garderez ineffablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.
Car, cette Indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant, que c’est par la lutte qu’elle a été conquise (applaudissements), une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang.
Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force. Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions le chasser de notre mémoire. Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers.
Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu’à un Noir on disait «tu», non certes comme à un ami, mais parce que le «vous» honorable était réservé aux seuls Blancs ? Nous avons connu que nos terres furent spoliées au nom de textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort. Nous avons connu que la loi était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres.
Nous avons connu les souffrances atroces de relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses ; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même. Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les Blancs et des paillotes croulantes pour les Noirs; qu’un Noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens ; qu’un Noir voyageait à même la coque des péniches, aux pieds du Blanc dans sa cabine de luxe. Qui oubliera enfin les fusillades dont périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation?
Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert. Mais tout cela aussi, nous que le vote de vos représentants élus a agréés pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut, tout cela est désormais fini.
La République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants. Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur. Nous allons établir ensemble la Justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir quand il travaille dans la liberté, et nous allons faire du Congo, le centre de rayonnement de l’Afrique tout entière.
Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles. Nous allons mettre fin à l’oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens puissent jouir pleinement des libertés fondamentales prévues dans la déclaration des Droits de l’Homme. Nous allons supprimer efficacement toute discrimination quelle qu’elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudra sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays. Nous allons faire régner, non pas la paix des fusils et des baïonnettes, mais la paix des cœurs et des bonnes volontés.
Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter, non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque jour qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique, quelle qu’elle soit. Dans ce domaine, la Belgique qui, comprenant enfin le sens de l’histoire, n’a pas essayé de s’opposer à notre indépendance, est prête à nous accorder son aide et son amitié, et un traité vient d’être signé dans ce sens entre nos deux pays égaux et indépendants.
Cette coopération, j’en suis sûr, sera profitable aux deux pays. De notre côté, tout en restant vigilants, nous saurons respecter les engagements librement consentis. Ainsi, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, le Congo nouveau, notre chère République que mon gouvernement va créer, sera un pays riche, libre et prospère. Mais pour que nous arrivions sans retard à ce but, vous tous, législateurs et citoyens congolais, je vous demande de m’aider de toutes vos forces.
Je vous demande à tous d’oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l’étranger.
Je demande à la minorité parlementaire d’aider mon gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques. Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise. Je vous demande enfin de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République ; si par contre leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, car eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays. L’indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent Africain.
Voilà, Sire, Excellences, Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, mes frères de race, mes frères de lutte, ce que j’ai voulu vous dire au nom du gouvernement en ce jour magnifique de notre indépendance complète et souveraine Notre gouvernement, fort, national, populaire sera le salut de ce pays. J’invite tous les citoyens congolais, hommes, femmes et enfants, à se mettre résolument au travail en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.
Hommage aux combattants de la liberté nationale!
Vive l’indépendance de l’Unité Africaine!
Vive le Congo indépendant et souverain !»
* Patrice Émery Lumumba, assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga est le premier Premier ministre du Congo (de nos jours République démocratique du Congo) de juin à septembre 1960. Il est une des principales figures de l'indépendance du Congo ; le premier « héros national ».
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La crise est mondiale, mais quelles en sont les causes ?
2008-07-04
Ababacar Fall Barros
Il faut « éviter les « experts » étrangers. Si vous rencontrez des « consultants » ou des « conseillers » officiels du Fmi et de la Banque Mondiale , de l'OMC, de l'OCDE, dans les ministères de vos gouvernements ou dans les Banques centrales communautés régionales, cachez-vous, ou mieux, fuyez ». Pr Yash Tadon (1)
Les économistes socialisants ne se font pas prier pour réciter les leçons et slogans éculés de la Banque mondiale et du Fmi, du genre : « La crise est un phénomène mondial, elle n'épargne aucun pays». Relayant les entreprises de désinformation mondiales, les « médiamensonges », pour reprendre les termes et le titre du livre de Michel Collon, ils n'ont cessé d'être des caisses de résonance des « thèses » creuses de ces institutions financières, dans le contexte de nos pays pauvres très endettés (PPTE). La thèse des « avantages comparatifs » : ( importez du riz à bon marché au lieu de le cultiver », en faisait partie. Nous avons vu ce que nous a coûté le fait d'appliquer sans «discussion ni murmure » ces bêtises économiques. Actuellement les conséquences sont là. Nous dépendons de l'extérieur pour nourrir les populations. Alors que nous avons l'expérience et disposons Des mêmes facteurs de productions que ces pays qui cultivent le riz.
La crise est mondiale, certes. Mais il ne suffit pas de s'arrêter au constat. Ne faudrait-il pas en chercher les causes, les tenants et les aboutissants ? Sur ce plan, nos ministres, nos statisticiens économistes, cafouillent, balbutient lorsqu'ils communiquent sur la question.
Le prix du baril de pétrole flambe, mais qui est responsable de ce phénomène ? Depuis la découverte du pétrole en Arabie Saoudite vers les années 1930 , c'est le gouvernement des Etats-Unis, à travers la Société pétolière Aramco, qui, pour l'essentiel, régente la production dans le Royaume. Qui en parle ?
Le cours du baril flambe ? Mais que le gouvernement des Etats-Unis arrête les guerres qu'il mène ou fomente à travers le monde (Irak, Afghanistan, menaces sur l'Iran, la Syrie , la Corée etc.) dans le but de faire main basse sur les richesses des autres pays pauvres. Sans doute que les cours des prix du pétrole ne vont plus monter, l'indice de la misère et de la pauvreté ne vont plus chuter d'un cran. Voila les véritables questions que nos grands économistes se gardent de souligner.
Cela dit, pourquoi le président de l'Oci, ne cherche t-il pas à demander à l'Emir du Koweït, au Roi d'Arabie Saoudite, d'user de leur influence auprès de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et de l'OPAEP (Organisation des Pays arabes exportateurs de pétrole), pour obtenir des prix préférentiels en faveur des PPTE, comme l'a fait le Venezuela pour Cuba et Haïti.
C’est ainsi qu'en 2004 le prix du baril a été cédé à Cuba à 27 dollars. C'est dans cette optique qu'au Venezuela, dès que le prix du baril dépasse 70 dollars sur le marché mondial, le surplus est affecté à un fonds pour les investissements sociaux. La position du Président Chavez, lors de la récente conférence de l'OPEP, allait dans le sens de cette forme de solidarité envers les pays pauvres, se conformant à la pratique dans le cadre de l'Accord Bolivarienne des Amériques (ALBA).
Quand les « experts », de la BM et du FMI s'érigent en donneurs de leçons de bonne gouvernance, on peut se demander où est-ce qu'ils étaient, ainsi que leurs chefs, quand les décisions folles induisant des dépenses folles, de la part des chefs d’Etat africains, se multipliaient. Où est ce qu'ils étaient, lorsque l'ex-président Abacha, volait les 40 millions de livres sterling sur le point d'être rapatriés par le gouvernement britannique ?
Aujourd’hui, les discours sur la pauvreté et les « soins économiques palliatifs » de « ces grands illuminés » ne manqueront pas de faire retourner dans leurs tombe Cheikh Anta Diop et Thomas Sankara, et faire sourire nos amis Samir Amin, Casonava, Demba Moussa Dembélé, Makhtar Diouf , Chomsky , Eric Toussaint, Casanova, Amady Aly Dieng, Stieglitz, Michel Chossudovsky, Yash Tandon, Fidel Castro et autres économistes d'Europe, d'Asie, d'Amérique Latine qui, depuis plusieurs décennies, n'ont cessé de tirer la sonnette d'alarme, refusant d'être des complices de ces exploiteurs mondiaux, et montrant que le capitalisme, dans les excroissances de ses euphémismes que sont « mondialisation » et « néolibéralisme », ne peut mener le monde qu'à la catastrophe.
Après le rugissement des affamés, des «damnés de la terre », ces messieurs ont commencé à s'agiter pour donner l'impression que personne n'a eu à chercher à prévenir la tragédie que le monde est en train de vivre. En tout cas en Afrique, Cheikh Anta Diop, avait déjà, très tôt, sonné le tocsin dans « Les fondements économiques et culturels d'un Etat Fédéral d'Afrique noire » (2), avant que Sankara ne dise : « L'impérialisme est dans notre bol de riz ». Récemment, au Sommet présidentiel sur la « Souveraineté et sécurité alimentaire. Aliments pour la vie », tenu à Managua (Nicaragua), le 7 mai dernier, Esteban Lazo Hernandez, vice-président du Conseil d'Etat de la République de Cuba, rappelait : « Dès 1996, au Sommet mondial de l'alimentation, Fidel avait lancé un cri d'alerte : « La faim, compagne inséparable des pauvres, est la fille de la distribution inégale des richesses et des injustices dans le monde. Les riches ne connaissent pas la faim. […] Des millions de personnes sont mortes dans le monde en luttant contre la faim et l'injustice.».
Nous considérons que le directeur de la FAO, Jacques Diouf, se prononçant sur la crise mondiale lors de la dernière conférence de cette organisation, n'a fait que marcher sur les pas de ces devanciers lorsqu'il soulignait : « En fait, le problème de l'insécurité alimentaire est de nature politique (…) les déchets alimentaires annuels atteignent 100 milliards de dollars auxquels il convient d'ajouter 100 milliards de coûts indirects, résultats de morts prématurés et de maladie dérivées (…) enfin, en 2006, 1204 milliards de dollars ont été dépensées en armement. Est-il possible dans ces conditions, d'expliquer aux personnes de bons sens et de bonne foi, que l'on ne peut pas trouver 30 milliards de dollars par an pour permettre à 862 millions d'affamés de bénéficier du droit humain le plus fondamental, celui à la nourriture, donc à vie. »
En réalité les riches s'enrichissent de la pauvreté des peuples qu'ils continuent d'exploiter depuis des siècles. Dans tous les sommets, colloques, séminaires et symposiums, il est question de développement avec un grand « D ». Mais on constate, dans le même temps, le manque de volonté politique d'aller dans ce sens du vrai développement. Par exemple, depuis nos indépendances, dans la zone de l'Afrique de l'ouest, il n'a été implanté ni en Mauritanie, ou se trouve la MIFERMA (Mines des Fers de la Mauritanie) ni au Sénégal avec la MIFERSO (Mines des Fers du Sénégal Oriental), des industries lourdes industrialisantes de la métallurgie et la sidérurgie. Or, sans industries lourdes comment peut-on parler d'emplois pérennes ?
Il n'est pas exagéré de dire qu’en Afrique tout se fait contre la recherche du bien-être des populations qui deviennent de plus en plus pauvres. Au lieu de s'élever contre, et faire pièces des thèses saugrenues de compétitivité de l'Occident qui subventionne son agriculture, l’UEMOA, la CEDEAO et même l’UA acceptent son diktat. A y regarder de près, on se rend compte que c'est la même logique qui a prévalu au moment de la conférence de Berlin sur le partage de l'Afrique qui se perpétue, par rapport aux visées sur les richesses de l'Afrique. Chacun des pays occidentaux ne se veut l’ami et « l'avocat » de l'Afrique que pour l'exploiter. Au lieu de s'unir, s'organiser à l'instar de ce qui se dessine en Amérique latine, l'élite africaine préfère continuer à « piailler et ricaner dans les salons de la condescendance ». (3)
Tant qu'existera le système des « 20/80 »% (20% d'individus qui accaparent 80% des richesses), le monde connaîtra toujours des crises. C'est ce système, qu'est le capitalisme, qui génère les guerres, charrie le marasme économique (chômage, misère, pauvreté) et les anti-valeurs (banditisme, corruption, trafic en tout genre), qu’on appelle de nos jours ; néolibéralisme, mondialisation.
(1) Economiste ougandais, membre dirigeant du Réseau International des Groupes du Sud
(2) Ed. Présence africaine
(3) David Diop, Coup de pilon, Ed. Présence africaine
* Ababacar Fall-Barros est membre du Groupe de Recherche et d’Initiative pour la Libération de l’Afrique
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Arts & livres
Afrique : Hommage de l'UA à feu Aimé Césaire
2008-07-02
http://tinyurl.com/3p7up8
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine ont rendu hommage, le 1er juillet, à Charm el- Cheikh, en Egypte, à feu Aimé Césaire, poète et humaniste martiniquais, décédé le 17 avril dernier à l'âge de 94 ans. Le projet élaboré par les ministres des Affaires étrangères de l'UA portaient sur "un hommage spécial à la mémoire de l'un des plus grands humanistes des temps modernes, de l'homme qui a consacré sa vie à lutter avec acharnement et courage contre l'esclavage et le colonialisme, et pour l'émancipation du peuple noir dans le monde".
Zimbabwe
L’UA recommande un gouvernement d’Union nationale
2008-07-04
http://tinyurl.com/3fmw4m
L’Union africaine encourage le Président Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai, leader du Mouvement pour un changement démocratique ( MDC, opposition) à « initier un dialogue », pour la « promotion de la paix et la stabilité » au Zimbabwe. Une telle initiative devrait ainsi aboutir à la constitution d’un Gouvernement d’Union nationale au Zimambwe et va l’encontre des voix qui s’élèvent des capitales occidentales, pour mettre la pression sur l’Union africaine, dans un souci d’écarter Robert Mugabe du pouvoir.
Moniteur de l'Union Africaine
Afrique : Wade annonce la création en janvier d'un gouvernement fédéral
2008-07-02
http://tinyurl.com/4ksnqt
Le président sénégalais, Abdoulaye Wade a déclaré le 1er juillet à Charm El Cheikh, en Egypte, que le gouvernement fédéral africain sera créé en janvier prochain. «Vingt Etats s'étaient engagés à proclamer immédiatement le gouvernement de l'Union. Personne n'a osé dire qu'il était contre cela même si nous savons que certains utilisent des arguments non fondés pour nous faire tourner en rond», a-t-il déclaré à son retour du sommet de l’Union Africaine.
Afrique : Ping engage des réformes dans le fonctionnement de l’UA
2008-07-04
http://tinyurl.com/4g4o2g
Le onzième sommet de l’Union africaine clôturé le 1er avril à Sharm el-Cheikh, en Egypte, a été marqué par l’approbation des réformes internes, que le Gabonais Jean Ping, nouveau président de la Commission, entend mettre en œuvre pendant son mandat. Ces mesures mettent l’accent sur les seuls critères de compétence, de mérite et d’expérience et cherchent à optimiser les ressources humaines actuellement disponibles à la Commission et à en accroître les performances.
Zimbabwe : Pour la première fois, l’UA dénonce les conditions d’élection d’un chef d’Etat
2008-07-04
http://www.apanews.net/apa.php?article68232
Le débat sur la crise du Zimbabwe a mis en évidence, pour la première fois dans l’histoire de l’organisation panafricaine, «l’insatisfaction unanime des intervenants, sur les conditions d’élection d’un de leurs pairs». Même si la conférence n’a pas tiré les conséquences logiques de cette insatisfaction «exprimée les yeux dans les yeux », au président Robert Mugabe, un «tel niveau d’agressivité n’a jamais été atteint dans un débat post électoral du reste fort rarissime sinon inédit» dans les rencontres panafricaines, selon des délégués.
Femmes & genre
Ethiopie : Les activistes pressent l’Egypte sur les Droits de la Femme
2008-07-02
http://tinyurl.com/4w3xyq
Les militants de Droits de l’homme ont invité l’Egypte, pays hôte du sommet de l’Union Africaine (UA) qui s’est achevé le 1er juillet, à ratifier, sans tarder, le protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, dans son volet genre. Des activistes de plusieurs organisations de la société civile ont estimé que le sommet de Sharm El Sheikh, devait être une bonne opportunité pour l’Egypte, de ratifier la Charte adoptée, depuis 5 ans, par la Commission de l’UA. Le Caire et Tripoli ont jusqu’ici été très réservés par rapport au projet, que l’Egypte et la Libye, considèrent comme non - conforme à la loi islamique.
Droits humains
Afrique du sud : Le Sénat américain retire Mandela de la liste noire du terrorisme
2008-07-02
http://tinyurl.com/3ulfl2
Le Sénat américain a adopté une loi visant à retirer l'ancien président sud-africain Nelson Mandela et son parti, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, de la liste noire américaine du terrorisme, ont annoncé le 27 juin des parlementaires. Aujourd'hui, les Etats-Unis ont enfin franchi une nouvelle étape pour effacer cette grande honte qui déshonore ce grand leader. La loi va être transmise à la Maison Blanche et devrait être signée par le président George W. Bush avant les 90 ans de Nelson Mandela, le 18 juillet…
Burundi : Visite d’un expert en droits de l’Homme
2008-07-02
http://tinyurl.com/538ml7
Un expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme est arrivé le 29 juin soir à Bujumbura, pour une visite de travail de deux semaines dans le pays. Il envisage ainsi de rencontrer des autorités burundaises, des représentants des agences du système des Nations unies, des membres du corps diplomatique et consulaire, des acteurs politiques ainsi que des organisations nationales et internationales des droits de l’Homme oeuvrant au Burundi…
Cap-Vert : Le masque de la France tombe sur les tests ADN
2008-07-02
http://tinyurl.com/6lyyyu
SOS Racisme tient à manifester son plus vif étonnement quant à l’annonce que la procédure des tests ADN serait appliquée, en matière de regroupement familial en France aux ressortissants du Cap-Vert. En effet, pendant tous les débats relatifs à la polémique suscitée par la volonté de l’actuelle majorité d’instaurer de tels tests, les défenseurs de cette mesure expliquaient qu’elle avait pour unique fonction de permettre de prouver des filiations dans le cas de ressortissants résidant sur des territoires à l’état civil défaillant. Or, l’état civil du Cap-Vert, comme le reconnaît d’ailleurs volontiers le Quai d’Orsay, ne rencontre guère de problème de fiabilité.
RD Congo : La CPI ordonne la mise en liberté provisoire de Thomas Lubanga
2008-07-04
http://tinyurl.com/3uw5ee
Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont ordonné le 2 juillet la liberté provisoire de Thomas Lubanga, l'un des chefs des anciens groupes armés transférés à la CPI, à la Haye, à la suite des accusations sur des crimes commis à l'Est de la RD Congo. Mais cette décision n'était pas exécutoire, le procureur et les avocats des victimes disposant de cinq jours pour interjeter appel. Si l'appel rencontre l'assentiment des juges, Thomas Lubanga restera en prison. Au cas contraire, il sera libéré au bout de cette procédure.
Réfugiés & migration forcée
Cap-Vert : 128 immigrés clandestins ouest-africains arrêtés
2008-07-02
http://tinyurl.com/3l64yv
Un groupe de 128 migrants clandestins en provenance de la Guinée-Bissau et d'autres pays d'Afrique de l'Ouest ont été arrêtés par les garde-côtes cap-verdiens le week- end dernier, a annoncé le ministre de l'Administration interne, M. Livio Lopes. Selon des sources autorisées, l'embarcation à bord de laquelle se trouvaient les clandestins est partie de la Guinée-Bissau pour l'archipel espagnol des Canaries à partir duquel ils auraient tenté de s'éparpiller en Europe.
Egypte : Le HCR condamne l'expulsion de 700 Erythréens
2008-07-02
http://fr.allafrica.com/stories/200806270937.html
Le Haut commissaire aux Droits de l'homme a fait part de ses graves préoccupations à la suite de l'expulsion, au cours des derniers jours, de 700 demandeurs d'asile érythréens qui se trouvaient en Egypte. «Des personnes dont la vie peut être mise en danger dans leur pays d'origine ne doivent jamais être renvoyées avant que leur dossier de demande d'asile ait été correctement étudié», a-t-il déclaré
Gabon : Expulsion de sans-papiers
2008-07-02
http://tinyurl.com/4mmwf3
La police de l'air et des frontières a expulsé la semaine écoulée, 84 étrangers en situation irrégulière. Nombreux sont les étrangers qui dans le lot sont frappés d'une interdiction de séjour de 20 ans sur le territoire gabonais. Cette opération avait été conjointement menée par la Direction du contrôle de l'immigration (DCI) et la direction de la police de l'air et des frontières (PAF).
Gabon : Quinze immigrés meurent sur les plages
2008-07-04
http://tinyurl.com/3mnhhg
A moitié enfouis déjà par le sable et balayés par les flots: les corps de quinze immigrés clandestins ont été retrouvés le 1er juillet sur la plage de Libreville où ils étaient venus chercher du travail mais ont trouvé la mort. Le naufrage de bateaux de clandestins est "fréquent" sans que l'on puisse "donner de chiffres exacts", a déclaré le ministre de l'Intérieur gabonais. Selon lui, les candidats à l'immigration clandestine "se chiffrent en dizaine de milliers par an" au Gabon, pays producteur de pétrole, qui accueille "pas loin de 400.000 clandestins" pour une population de 1,3 million d'habitants.
Global : Arrivée de 179 clandestins africains aux Canaries
2008-07-02
http://tinyurl.com/3z35gf
Un groupe de 179 immigrants clandestins africains est arrivé le 29 juin à bord d'une barque dans l'archipel espagnol des Canaries. Quelque 26 mineurs faisaient partie de ce groupe d'immigrants de plusieurs nationalités. Les clandestins étaient entassés à l'étroit à bord d'une barque de pêche artisanale de fabrication sénégalaise.…
Mauritanie : Arrestations illégales et expulsions collectives de migrants
2008-07-02
http://tinyurl.com/53rorc
Les migrants irréguliers qui essaient d'atteindre l'Europe sont arrêtés, maltraités et expulsés collectivement de Mauritanie – parfois vers un autre pays que le leur – sans aucune possibilité de recours : telles sont les conclusions d'un nouveau rapport d'Amnesty International rendu public le 1er juillet. Ces arrestations et expulsions collectives sont le résultat des pressions exercées par l'Union européenne, et en particulier l'Espagne, pour obtenir la collaboration de pays africains à la lutte contre l'immigration
Zambie : Alerte à la sécurité à la frontière avec le Zimbabwe
2008-07-02
http://tinyurl.com/4avko3
La Zambie a mis en alerte la sécurité dans les villes frontalières avec le Zimbabwe après l'escalade des tensions dans le pays voisin. Selon le ministre zambien de la Défense, le gouvernement zambien continuera à surveiller la situation au Zimbabwe avant de prendre les mesures adéquates. Il a souligné lors d'une interview : "Nous suivrons les évènements au Zimbabwe, car nos villes frontalières reçoivent de nombreuses personnes venant de ce pays. C'est pourquoi nous mettons nos villes frontalières en alerte et nous continuerons à surveiller la situation".
Zambie : Demande d'aide pour rapatrier des réfugiés angolais
2008-07-02
http://tinyurl.com/4ygkeb
Le ministre zambien des Affaires étrangères a lancé le 26 juin à Genève, en Suisse, un appel à la communauté internationale pour aider son pays à rapatrier 7.000 réfugiés angolais. Prenant la parole à l'occasion de la 42e réunion du comité permanent du comité exécutif du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Mme Susan Sikaneta a déclaré que 27.000 réfugiés angolais vivent en Zambie.
Mouvements sociaux
Cameroun : Les femmes se mobilisent pour la défense des libertés
2008-07-02
http://www.camer.be/index1.php?art=2520
Regroupées au sein d’un collectif dénommé ‘’CRI’’, les femmes camerounaises se sont réunies pour s’élever contre les violences que leur pays a connues au mois de février dernier. Elles ont publié une déclaration en date du 29 juin, dans laquelle elles ont demandé que les enfants interpellés à l’occasion des «émeutes contre la faim» soient libérés et soutiennent l’Initiative pour une Assemblée des peoples.
Elections & gouvernance
Cameroun : L'éternelle supercherie politique
2008-07-02
http://fr.allafrica.com/stories/200806300002.html
Le parti au pouvoir au Cameroun, en déposant, à l'extrême limite de la légalité, un projet de texte à l'Assemblée nationale, pour reporter de six mois le délai de mise en place de commission électorale indépendante, emmène à s'interroger sur la sincérité du pouvoir à prendre le parti de la transparence électorale, avec pour clou l'élection présidentielle à l'horizon de 2011. Le pouvoir a traîné les pieds et, au moment de l'adoption du texte à l'Assemblée nationale, a voulu intégrer la notion vague de " mise en place progressive ", une notion déjà utilisée dans le cadre de la Constitution de 1996, et dont on peut se rendre compte à ce jour que les institutions prévues ne sont toujours pas mises sur pied, plus de 12 ans après l'adoption du texte.
Congo : Le coup de force électoral contre une opposition impuissante
2008-07-02
http://www.congoplus.info/article_congoplus-4797.html
Le régime congolais avait reporté, unilatéralement, les dates des élections locales, à l’époque sous la grande joie de l’opposition, qui dénonçait dès le départ ces élections, par manque de consensus. Aujourd’hui, le régime de Sassou N’Guesso a annoncé, unilatéralement, la tenue des élections locales pour le 29 juin 2008. Cette décision du régime de Sassou N'Guesso court-circuite la demande de l'opposition, qui revendiquait une Commission Electorale Indépendante et un nouveau recensement plus juste du corps électoral.
Guinée Bissau : Plainte du président du tribunal des comptes contre le gouvernement
2008-07-04
Le président du tribunal des comptes de Guinée Bissau a déclaré le 1er juillet qu’il va porter plainte contre le gouvernement du Premier ministre Martinho Dafa Cabi pour obstruction à l’action judiciaire et prévarication. Il explique sa décision par les inondations qui ont touché, la semaine dernière, les locaux du tribunal des comptes dont le bâtiment se trouve dans une zone qui servait de rizière. La quasi totalité des documents et autres matériels avaient alors été complètement mouillés par les eaux qui avaient envahi les différents bureaux.
Mauritanie : Fronde de députés, le président menace de dissoudre le Parlement
2008-07-04
http://tinyurl.com/4yk28v
Le président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi a brandi, le 2 juillet, la menace d'une dissolution du Parlement en réponse à une motion de censure déposée en début de semaine par des députés frondeurs de la majorité à l'Assemblée nationale. Conscient du coût politique et économique que représenteraient des législatives anticipées dans ce pays très pauvre, M. Ould Cheikh Abdallahi a toutefois donné des gages de sa bonne volonté en s'engageant à consulter "tous les acteurs politiques avant de prendre une décision".
Rwanda: Annulation de la fête de l'indépendance
2008-07-02
http://tinyurl.com/59chkt
Le gouvernement rwandais a décidé d'annuler toutes les festivités prévues pour marquer le 1er juillet, la fête de l’indépendance, pour organiser d’autres activités de célébration à l’occasion du 14e anniversaire de la fête de libération, marquant l’arrêt du génocide, le 4 juillet 1994. Selon un communiqué officiel rendu public le 27 juin, la célébration de la fête de l’indépendance est désormais annulée et sera combinée avec la fête de libération du 04 juillet 1994, considérée comme date de la victoire de l'ancienne rébellion du Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir).
Corruption
Côte d’Ivoire : Le parti de Gbagbo salue les arrestations dans la filière cacao
2008-07-02
http://tinyurl.com/48kslh
Le Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir) a salué les arrestations des principaux dirigeants des structures de gestion de la filière café cacao, dans le cadre d'une enquête diligentée par le Parquet d'Abidjan, sur de présumées malversations. Le parti du président Laurent Gbagbo a indiqué, dans son communiqué publié le 30 juin, que certains de ses militants et cadres exerçant des fonctions de direction au sein des structures de gestion du Café cacao, figuraient au nombre des inculpés.
Mali : Des Etats généraux sur la corruption annoncés
2008-07-02
http://www.temoust.org/spip.php?article5896
Le chef de l’Etat malien envisage de s’engager dans la lutte contre la corruption, dans un processus articulé sous trois phases dont l’une est la tenue des Etats généraux. Ces états généraux réuniront tous les cadres de l’administration, les représentants du secteur privé et les autres composantes de la société civile. Les bailleurs de fonds et les organisations spécialisées y seront également conviés. Cette rencontre sera l’occasion de sensibiliser les participants et surtout de démontrer que le phénomène n’est pas une fatalité et que des solutions réalistes existent pour s’en sortir.
Maroc : 5 ans de prison pour un ancien haut fonctionnaire
2008-07-04
http://tinyurl.com/4edd5h
La justice marocaine a condamné l'ancien gouverneur de Casablanca, dans les années 1990, à 5 ans de réclusion. La Cour a décidé de la confiscation des biens de l'accusé à hauteur de 30 millions de dirhams (4 millions de dollars) pour notamment abus de confiance, usage de faux et dilapidation de deniers publics. Le prévenu était connu par ses « liens » avec l'ancien ministre de l'Intérieur Driss Basri (1979-1999) limogé par le Roi Mohammed VI trois mois seulement après son accession au trône.
Maurice : La Cour suprême va livrer les documents sur Zuma
2008-07-04
http://tinyurl.com/5mmhq6
La justice mauricienne va remettre des documents concernant Jacob Zuma à la justice sud-africaine dans le cadre d'une affaire de corruption. La Cour suprême a rejeté le 30 juin, une demande d’injonction du leader de l’ANC contre la décision de l’Attorney General mauricien de remettre à la "National Prosecuting Authority" d’Afrique du Sud des documents dans le cadre d’un procès pour fraude et corruption instruit contre sa personne.
Sénégal : Le secteur de l'immobilier visé dans le blanchiment de l’argent sale
2008-07-02
http://www.seneweb.com/news/elections2007/article.php?artid=17225
D’où provient l’argent de l’immobilier à Dakar ?’. Cette question que tout le monde se pose souvent, le magistrat français, Eric Legrand, actuellement conseiller du ministre de la Justicese l’est posée tout haut. Pour lui, une chose est sûre : ce n’est pas le père de famille sénégalais qui finance cela. Ses soupçons vont ainsi vers le blanchiment de l’argent sale. D’après lui, en France, s’il y a une grosse acquisition immobilière, le parquet mène une enquête pour voir d’où vient l’argent. ‘Il faut se poser la question’, invite-t-il.
Développement
Côte d'Ivoire : A l'heure des biocarburants, Abidjan se lance dans le jatropha
2008-07-02
http://tinyurl.com/4us4h9
La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, se met à l'heure des biocarburants grâce à des investisseurs étrangers qui ont lancé sur des dizaines de milliers d'hectares la culture de jatropha, une plante d'où est extrait une huile pouvant servir de carburant. La pourghère ou jatropha curcas, souvent appelée "l'or vert du désert" en raison de sa résistance à la sécheresse, "c'est l'avenir", affirme un agriculteur qui se présente comme un "jatrophaculteur".
Rd Congo : Une compagnie aérienne va renouer avec le ciel européen
2008-07-02
http://www.africanmanager.com/articles/117502.html
La compagnie aérienne privée congolaise "Hewa Bora" va remettre en circulation son avion long courrier immobilisé depuis plus d'une année à Bruxelles, lui permettant l'exploitation de ses lignes européennes et de quitter la liste des compagnies congolaises interdites de survoler le ciel européen depuis mars 2006.
Santé & VIH/SIDA
Sénégal : L'OMS invite à une aide internationale contre une contamination par le plomb
2008-07-02
http://tinyurl.com/3ltrd5
Le représentant résident de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Sénégal a invité le 30 juin la communauté internationale à aider le Sénégal à faire face à la contamination par le plomb qui a causé la mort de plusieurs enfants dans un quartier de la banlieue de Dakar, en décembre et mars derniers. "La situation dépasse le cadre national et le pays a besoin de l'aide de la communauté internationale pour faire face à cette contamination», a-t-il affirmé au cours d'une visite à Thiaroye-Sur-Mer, localité où la maladie s'était déclarée.
Sénégal : Ces maux qui obligent les femmes à recourir à un gynécologue
2008-07-02
http://fr.allafrica.com/stories/200806301759.html
Dans la plupart des cas, c'est seulement quand elles souffrent que les Sénégalaises sollicitent un gynécologue. Et le plus souvent, le mal est déjà fait, car il fallait venir plus tôt. Hélas ! Ainsi, la spécialité médicale qu'est la gynécologie n'est pas encore entrée dans les moeurs au Sénégal. Grossesse, douleurs, désir d'enfants, saignements. Généralement, c'est quand les femmes sénégalaises sont dans ces situations d'angoisse, qu'elles éprouvent la nécessité de consulter un gynécologue.
Éducation
Burkina : Fermeture de l'Université de Ouaga
2008-07-04
http://tinyurl.com/4835c2
L’Université publique de Ouagadougou est fermée « jusqu’à nouvel ordre », selon un décret du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, rendu public le 28 juin. Cette décision intervient dans une période tourmentée pour l’université de Ouagadougou, qui a connu des manifestations violentes sur le campus le 17 juin dernier, suivies d’un procès pour 35 étudiants, accusés de destruction de biens et de violence sur des gendarmes. Les cours étaient de fait suspendus depuis mi-juin, pour cause de grèves.
Nigeria : Grève générale des enseignants
2008-07-02
http://tinyurl.com/5xt8tr
Les enseignants du primaire et du secondaire au Nigeria ont repris, le 30 juin, leur grève suspendue pour exiger la mise en application d'une structure salariale unifiée, qui pensent-ils, devrait améliorer leur solde. "A compter du dimanche 29 juin 2008 à minuit, les directeurs, proviseurs et enseignants du primaire, du secondaire, des lycées techniques, des écoles spécialisées vont se retirer de leurs services" a déclaré un responsable de l'Union des enseignants.
Environnement
Congo : Un nouveau fonds lancé pour le Bassin du Congo
2008-07-02
http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=4128
Les Premiers ministres de Norvège et de Grande-Bretagne ont lancé un fonds de 200 millions de dollars pour s'attaquer à la déforestation dans le Bassin du Congo, la deuxième forêt tropicale la plus grande du monde. Lancé à Londres la semaine dernière, le Fonds forestier du Bassin du Congo soutiendra les initiatives venant des gouvernements, de la société civile et du secteur privé qui visent à réduire l'exploitation du bois.
Guinée : L'incinération des ordures à domicile aggrave le problème
2008-07-02
http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=4129
L'incapacité du service chargé du transfert pour le traitement des ordures ménagères de la ville de Conakry, pousse les citoyens à les incinérer sur place, accentuant la pollution de l'atmosphère et provoquant des infections respiratoires aiguës, selon des spécialistes. Vivant à environ 10 mètres de la décharge publique de Hamdallaye, un quartier de la banlieue de Conakry, un médecin de la capitale guinéenne, déclare craindre pour sa santé et celle de sa famille.
Namibie : Vente aux enchères de huit rhinocéros noirs
2008-07-02
http://tinyurl.com/4vw8wn
Le gouvernement namibien a annoncé le 30 juin la vente aux enchères de huit rhinocéros noirs vivants et des centaines d'autres animaux sauvages à des acheteurs étrangers afin de réunir des fonds pour la protection de la nature. Cette vente aux enchères d'animaux vivants a été autorisée par le gouvernement pour se tenir tous les deux ans.
Média & liberté d'expression
Cameroun : Les prix des quotidiens privés augmentent de 100 F CFA
2008-07-02
http://tinyurl.com/4c5omp
Les prix des journaux quotidiens privés camerounais sont passés de 300 à 400 FCFA à partir du 1er juillet. Cette décision, prise depuis mai dernier par les éditeurs et le distributeur Messapresse, intervient au moment où la presse de ce pays, celle privée particulièrement, est frappée de plein fouet par des coûts de plus en plus élevés des intrants entrant dans la fabrication des journaux. Elle se justifie aussi, selon les patrons de presse, par des difficultés de distribution, un marché de la publicité devenu de plus en plus étroit ainsi qu’une pression fiscale chaque jour un peu plus asphyxiante.
Niger : Pressions sur la presse
2008-07-02
http://www.temoust.org/spip.php?article5916
Les autorités nigériennes suspectent en permanence les hommes de médias de mener des activités subversives avec leurs plumes, caméras et micros. Une suspicion surtout basée sur le fait qu’ils donnent la parole à des opposants et révèlent des faits gênants ou ont un langage différent du discours officiel. Ainsi, alors que Moussa Kaka n’en finit pas de croupir en prison, le gouvernement vient de décréter la fermeture de la Maison de la presse.
Sénégal : Marche à Dakar contre les violences faites aux journalistes
2008-07-02
http://tinyurl.com/43ek8b
Plusieurs centaines de personnes ont participé le 28 juin à Dakar à une marche, à l'appel de syndicats de la presse notamment, pour "réclamer justice" à l'égard de policiers ayant battu deux journalistes, dont l'un est toujours hospitalisé, après un match de football le 21 juin. La manifestation à laquelle ont pris part des journalistes, a aussi accueilli des hommes politiques de l'opposition et du pouvoir, des membres de la société civile et des intellectuels. Les manifestants - estimés à 2000 par les organisateurs et à 500 par la police - qui ont scandé des slogans pour la liberté de la presse.
Nouvelles de la diaspora
Bénin : Amadou Raimi réélu à la présidence du CA de Deloitte France
2008-07-04
http://tinyurl.com/6bdmzs
A 58 ans, le Béninois Amadou Raimi a été réélu président du conseil d’administration de Deloitte France le 5 juin dernier, à la suite d’une réunion générale exceptionnelle des associés du cabinet. Entré chez Deloitte en 1976, il a effectué toute sa carrière au sein du cabinet où il a gravi tous les échelons, s’occupant de dossiers stratégique. Il avait brigué avec succès en 2004 la présidence du conseil d’administration. Il est également depuis 2007 vice-président du conseil d’administration mondial de Deloitte.
Global : «24 Heures chrono» avec Obama
2008-07-04
http://tinyurl.com/6op3y7
L’acteur Dennis Haysbert pense que son interprétation d’un président des Etats-Unis afro-américain, dans la série «24 Heures chrono» a pu aider Barack Obama dans sa quête de la Maison-Blanche. Haysbart a donné 2300 dollars (la limite maximale autorisée par la loi) pour contribuer financièrement à la campagne de Barack Obama. Selon lui, son rôle dans "24 Heures chrono" contribuait à troubler les gens, car il était approché tous les jours par des personnes qui lui disaient d’être candidat aux présidentielles !
Conflits & urgences
Afrique : L'UA prône une délimitation des frontières pour réduire les conflits
2008-07-02
http://www.africanmanager.com/articles/117503.html
Un vaste programme de délimitation des frontières, approuvé par l'Union africaine (UA), a été lancé en vue de permettre à l'Afrique de mettre fin à ses conflits frontaliers. Le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'UA a déclaré, en marge du 11ème sommet de l'organisation panafricaine, qui a pris fin le 1er juillet, que la Commission de l'UA avait signé un programme de soutien à la paix de 40 millions de dollars américains avec le gouvernement italien visant à soutenir les projets frontaliers régionaux sur la délimitation des frontières.
Ethiopie : Une grave crise alimentaire menace
2008-07-02
http://fr.allafrica.com/stories/200806270004.html
L'Ethiopie, un pays de 80 millions d'habitants, a été le lieu de la famine et de la sécheresse tout au long de son histoire tumultueuse. Provenant d'une multitude de causes et souvent entretenue par l'instabilité politique, la famine dans ce pays en 1984-1985, par exemple, a fait plus d'un million de morts et a servi d'impulsion pour les concerts de collecte de fonds de Live Aid aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Aujourd'hui, l'Ethiopie, une fois de plus, est au bord d'une grande crise alimentaire…
Côte d'Ivoire: Rupture des négociations avec les mutins de l'ex-rébellion
2008-07-04
http://tinyurl.com/3ms2wb
Les premières négociations directes entre le chef d'état-major de l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) et ses hommes qui se sont soulevés ont été rompues le 2 juillet. Le général Soumaïla Bakayoko a brusquement quitté en début d'après-midi le camp où se sont retranchés les mutins, après avoir commencé à écouter leurs revendications. Dans une ambiance très tendue, les porte-parole des 320 mutins présents ont violemment critiqué le nouveau commandant de la zone de Séguéla et réclamé le retour de leur ancien commandant relevé de ses fonctions et qui vit en exil à Ouagadougou.
Somalie : La famine guette, le CICR s'alarme
2008-07-02
http://tinyurl.com/3kz29e
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a sonné l'alarme le 30 juin à Genève contre le risque de famine en Somalie. Les combats, la sécheresse et la flambée des prix alimentaires sont les causes d'un état de malnutrition avancé au sein de la population. "Sans une aide alimentaire d'urgence de la part de la communauté internationale, une famine comme celle de 1992 est fort probable", a déclaré le chef de délégation du CICR. L'organisation a pu constater les premiers signes de malnutrition dans les cliniques du pays.
Collecte de fonds & ressources utiles
Mali : Le ROCARE recherche un Coordonnateur régional
2008-07-04
Le Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Education (ROCARE) lance un appel à candidatures pour le poste de Coordonnateur régional, basé à Bamako, en République du Mali. La date limite de réception des candidatures est fixée pour le 14 août 2008. Plus d'informations sont disponibles aux adresses Internet suivantes:
Description du poste:
www.ernwaca.org/web/IMG/pdf_RC_Job_Desccription.pdf
Appel à candidatures (en Français): www.ernwaca.org/web/spip.php?article138
Cours, séminaires, & ateliers
Cameroun : Tenue d’une Académie de droit sur «Constitution et élections »
2008-07-04
Initiatives de Gouvernance Citoyenne (IGC) basée au Cameroun organise un cours de 10 jours sur le thème « Constitution et Elections» dans le cadre de son annuelle Académie de droit constitutionnel en Afrique. L’Académie se dÈroulera du 28 juillet au 7 août 2008 à Yaoundé. Des bourses de
participation peuvent être offertes aux femmes leaders, aux minorités, et aux nationaux des pays dans lesquels des Èlections sont prévues cette année, ainsi qu’aux membres actifs de la Diaspora.
Global : Conférence annuelle du RAHEP sur les changements climatiques
2008-07-04
La prochaine de la conférence annuelle du RAHEP sur les changements climatiques se tiendra à Calgary au Canada, du 22 au 31 août 2008. Le thème retenu pour cette édition est " Le changement climatique:un changement de développement". En plus de créer une plate-forme pour le dialogue sur les derniers développements en matière de prévention des dommages climatiques sur l'agriculture et les populations, cette conférence promet un programme éducatif et social.
Pour information écrire à : secretary.rahep@secretary.net
www.citizens-governance.org,
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Fahamu – Réseaux pour la Justice Sociale
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ISSN 1753-6839

EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004