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FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

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book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
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Pambazuka News 7: Privatisation de l'eau : Une incantation dans la bouche des gouvernants

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Arts & livres, 4. Moniteur de l'Union Africaine, 5. Femmes & genre, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Elections & gouvernance, 9. Corruption, 10. Développement, 11. Santé & VIH/SIDA, 12. Éducation, 13. Racisme & xénophobie, 14. Environnement, 15. Média & liberté d'expression, 16. Nouvelles de la diaspora, 17. Conflits & urgences, 18. Internet & technologie, 19. Collecte de fonds & ressources utiles, 20. Cours, séminaires, & ateliers, 21. Emploi

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Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : Hawa Ba nous livre une analyse critique de la privatisation de l’eau au Sénégal
COMMENTAIRES ET ANALYSES :
- Amy Niang fait avec Joseph Ki-Zerbo le tour d’horizon de son œuvre
- Beth Burrows éclaire notre lanterne sur les enjeux autour de la biopiraterie
- Des femmes de 54 pays d’Afrique signent une déclaration de soutien à Khwezi
ARTS ET LIVRES : ‘Les indigènes’ prime à Cannes
MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : Les institutions panafricaines au secours de l’aviation
CONFLITS ET URGENCES : Le déferlement des clandestins continue en Espagne
DROITS HUMAINS : Ould Vall contre l’esclavage
FEMMES ET GENRE : Les tabous se brisent en Algérie : les femmes s’adonnent au commerce
REFUGIÉS ET MIGRATION FORCÉE : Divergence sur la liste des pays africains ‘surs’
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Une première alternance démocratique au Comores
DEVELOPPEMENT : Allégement de la dette n’arrête pas la paupérisation en Afrique
CORRUPTION : L’Etat malien perd 15 milliards à cause d’irrégularités
SANTÉ ET VIH/SIDA : SIDA, l’Afrique encore indexée
ÉDUCATION : Réunion des ministres francophones
RACISME ET XÉNOPHOBIE : Une marche en Belgique pour dénoncer le racisme
ENVIRONNEMENT : L’Afrique va mettre sur pied une structure de gestion intégrée de l’eau
MEDIA ET LIBERTÉ D’EXPRESSION : La répression contre la presse continue en Tunisie
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Les Noirs de France en mauvaise posture pour les prochaines élections ?
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Les Chinois optent pour le téléphone bon marché
PLUS : Informations sur les cours, séminaires, ateliers et offres d’emploi…




Chroniques

Privatisation de l'eau : une incantation dans la bouche des gouvernants?

2006-06-02

Hawa Ba

Le deux dernières décennies ont été le témoin de tragédies réelles pour les populations pauvres de la plupart des pays du tiers-monde. Leurs droits les plus élémentaires, comme celui de l’accès à la ‘ressource universelle’ qu’est l’eau, ont été sacrifiés à l’autel de la seule volonté –voire du seul caprice- de sociétés financières internationales et de leurs alliées que sont des multinationales qui ne sont mues que par l’appât du gain. ‘Libéralisation’, ‘privatisation’ sont ainsi devenues un jargon fétiche que ne cesse de leurs rabâcher la société capitaliste mondiale qui impose son diktat a des gouvernants devenues tout simplement des caisses de résonance. Cet article se penche sur la privatisation de l’eau au Sénégal et tente d’en faire ressortir les multiples avatars.


Le Sénégal a été l’un des premiers pays africains à s’engager dans la privatisation des secteurs clés de son économie. Si le Ghana fait aujourd’hui cas de «modèle» pour les institutions financières internationales, en particulier la Banque Mondiale, le Sénégal a tôt fait d’être classé parmi les «élèves» cités en exemple en matière de privatisation. Les processus économique enclenchés à la fin des années 70 ont eu comme corollaire naturel le retrait de la tutelle de l’Etat des secteurs clés de l’économie et le bradage des sociétés nationales.

Du programme de redressement économique et financier lancé au moment du départ de l’ancien président Senghor, aux plans d’ajustements structurels initiés au milieu des années 80 sous le règne de Diouf, jusqu’aux stratégies de réduction de la pauvreté, différentes mutations ont accompagné la déstructuration du tissu économique et social. Les recettes imaginées à travers ces différentes politiques mises en place par les institutions financières internationales, n’ont jamais généré cette croissance attendue comme le moteur du développement. Pire, le «moins d’Etat» dont on attendait le «mieux d’Etat» a tout simplement créé un vide qui a tiré le service public et toutes les politiques sociales vers le néant.

Taxé de tous les maux, le service public et la notion de bien public ont été suppléé par le culte du profit, des avantages et du rendement. Les droits les plus élémentaires des populations, parmi lesquels celui de disposer des ressources naturelles et d’avoir leur mot à dire sur leur mode de gouvernance et de gestion sont bafoués. C’est par-dessus leurs têtes que les négociations se font et que les décisions se prennent, si tant est qu’on peut parler de négociations face aux diktat de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International imposé à des Etats et des leaders politiques qui n’ont aucune emprise sur leur destinée.

Erigé en slogan dans les années 80, le ‘moins d’Etat, mieux d’Etat’ était pratiquement devenu une incantation dans la bouche des gouvernants. Une formule sur toutes les lèvres, qui paraissait d’autant plus scandaleuse qu’elle était une négation délibérée de la paupérisation et de la misère dans lesquelles les politiques en vigueur plongeaient les couches sociales défavorisées. Comme dans un enchaînement sans fin, une logique sans issue. Entre ‘libéralisation’ et ‘privatisation’, des mots ‘fétiches’ rythmaient le discours des décideurs mais faisaient en même temps le lit du calvaire des populations.

Au Sénégal, comme dans presque tous les autres pays pauvres soumis à leur «potion», les institutions financières internationales, en l’occurrence la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, avaient un prêt-à-porter. Des conditionnalités quasi systématiques à l’octroi de prêts. Il fallait d’abord procéder à des restructurations au niveau de la fonction publique et des sociétés nationales et ensuite privatiser le patrimoine d’Etat.

Au rythme de ces restructurations, des milliers de travailleurs allaient se retrouver dans la rue. Pour réduire la masse salariale, on nourrissait le chômage. Pour rendre les structures plus vendables, il fallait les alléger de leur personnel. Pour résorber les déficits fiscaux de ces entreprises, on n’a pas hésité à faire passer les comptes par pertes et profits.

Dans le même temps, l’Etat niait sa vocation providentielle et tournait le dos à ses responsabilités sociales. Des secteurs cruciaux comme l’éducation et la santé ont été ainsi sevrées de subventions, dans la philosophie de cette nouvelle donne politico-économique qui poussait l’Etat à s’engager le moins possible dans des investissements.

C’était le culte du privé à tout va. Des sociétés nationales parmi les plus stratégiques n’ont pas résisté à cette logique. Comme la Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC), dont le processus de privatisation a été bloqué et non annulé, ou la Société nationale des eaux du Sénégal (SONEES). Ainsi, la symbolique image que l’eau charrie en tant que ressource universelle appartenant à la fois à tout le monde mais n’étant la propriété privée de personne, ne pèsera rien devant les appétits qui s’ouvraient ainsi.

Privatiser, disait-on, serait la solution face aux dysfonctionnements notée dans la marche de secteur incapables de faire face aux besoins croissants des populations. Mais au lieu régler les multiples contraintes déjà notées dans l’accès à l’eau et à l’électricité, ces privatisations n’ont fait que précariser davantage les couches sociales les plus défavorisées. L’accès à l’eau et à l’électricité a été rendu plus aléatoire, d’autant plus que les coûts en sont devenus beaucoup plus exorbitants.

Dans les passages qui suivent, nous allons nous pencher sur la privatisation de l’eau au Sénégal et sur ses implications socio-économiques.


La marchandisation de la ressource ‘Eau’

C’est en 1995 que, sous la dictée de la Banque Mondiale, l’Etat du Sénégal procède à la privatisation du secteur de l’eau. Ainsi, la Société Nationale d’Exploitation des Eaux du Sénégal (SONEES) a été démembrée en deux structures : la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES), société de patrimoine, et la Sénégalaise Des Eaux (SDE), société d’exploitation, exploitant privé.

L’adjudicataire est la SAUR, une filiale du groupe français Bouygues. Elle détient 51% du capital alors que les 49% restants sont répartis entre l’Etat du Sénégal (5%), des privés sénégalais (39%) et les employés de la défunte SONEES (5%). Alors que la SONES est censée s’occuper du management des ressources hydrauliques nationales et de tout le patrimoine de l’Etat afférent à ce secteur, la SDE a le monopole exclusif de l’exploitation et de la commercialisation. Dans ce schéma, c’est elle qui fait les profits et qui doit par conséquent verser des redevances à la SONES.

Le plus cocasse dans cette affaire est que le contrat liant la SDE à la SONES et, par ricochet, à l’Etat sénégalais, ne concerne que l’exploitation de l’hydraulique urbaine. Ceci montre à quel point les préoccupations liées à la rentabilité financière sont prépondérantes. La facturation et le recouvrement des redevances sont bien entendus supposés plus effectifs en milieu urbain où les usagers seraient plus solvables, mais aussi où les moyens de coercition seraient plus effectifs en cas de non paiement des factures. C’est donc ‘logiquement’ les centres urbains qui vont bénéficier de la plupart des investissements de la SONES pour améliorer les infrastructures et assurer un bon système de recouvrement.

Si les consommateurs vivant dans les centres urbains ont pu ainsi bénéficier, dans une certaine mesure, de meilleurs services (modernisation des structures, amélioration de la qualité de l’eau), les populations vivant en milieu rural sont laissées en rade. Ceci, sur le plan de la gestion globale de l’Etat, donne lieu à des pratiques graves. En ce sens qu’il se créé une dichotomie dans l’allocation de services à la population nationale en fonction des attentes financières qu’ont d’elles des multinationales.

En guise de rappel, il importe de noter que SAUR est fondamentalement une entreprise capitaliste, une multinationale qui a étendu ses tentacules un peu partout dans le monde et qui n’est mue que par la recherche du profit. Que ce soit au Sénégal ou dans les autres pays où elle a été la société adjudicataire du secteur de l’eau, son rapport avec cette ressource est simplement celui qu’elle aurait eu avec tout autre produit commercial. Et le pire dans tout cela est que l’irresponsabilité de nos Etats va jusqu’au point où ils n’ont aucune considération pour le rapport culturel et social que leurs populations ont avec les éléments qu’ils manipulent.

En d’autres termes comment comprendre qu’ils décident du jour au lendemain de transférer la gestion d’un bien considéré depuis la nuit des temps comme public, par l’imaginaire populaire, et autour duquel beaucoup de processus de socialisations s’opèrent, à des acteurs étrangers au milieu et avec lesquels on n’a pas cru nécessaire de dresser un code de conduite prenant en compte les spécificités locales.

Dans les villages comme dans les quartiers pauvres des villes, les pratiques répandues et quasi institutionnalisées consistaient en l’érection de bornes fontaines au niveau desquelles les populations qui ne disposaient pas de systèmes privés d’adduction d’eau à domicile pouvaient s’en procurer gratuitement. Pour en rationaliser l’utilisation et parer à tout gaspillage, le chef de quartier ou toute autre personne digne de confiance pour les habitants se voyait confier la responsabilité de les gérer. Des créneaux horaires, généralement en début de matinée et en fin d’après-midi, étaient définis avec l’accord des populations pour que les bénéficiaires puissent faire leurs réserves.

De même, des traitements spéciaux pouvaient être conférés à des entités comme les établissements scolaires, les écoles coraniques, les mosquées et autres structures de ce genre qui pour la plupart du temps bénéficiaient soit d’un fourniture gratuite d’eau soit de tarifs préférentiels.

La privatisation viendra récuser tous ces types de prestations modulées en fonction du profil des bénéficiaires. Il faut débourser de l’argent pour boire ! Idem si on veut disposer de l’eau pour faire à manger, faire sa toilette ou son ménage. Des tarifs sont arrêtés et l’eau s’acquiert à la bassine ou au seau au niveau des bornes fontaines. Les prix varient en fonction des emplacements. D’ailleurs, ces bornes fontaines sont vouées à la disparition puisqu’elles sont réduites au minimum, l’objectif étant d’amener chaque foyer à se procurer un branchement auprès de la SDE assorti d’un système de facturation.

Quant aux structures qui bénéficiaient de traitements préférentiels, elles se voient désormais imposer le système de facturation et sont appelées à payer des factures bimestrielles au même titre que tous les autres usagers.
Pour beaucoup cette nouvelle donne rime avec une utilisation parcimonieuse de cette denrée devenue soudain rare ou le recours à des sources alternatives d’eau comme les cours d’eau. Cette eau non potable, utilisée a des fins de consommation dans les foyers pauvres, ne manque pas de poser des problèmes de santé publique.

Aussi n’est-il pas exagéré de faire un lien de cause à effet entre cet accès limité à l’eau et la prolifération, ces dernières années, de maladies comme le choléra au Sénégal. Aussi appelée la maladie des mains sales, parce que justement dues principalement à un manque de salubrité, les épidémies de choléra ne cessent de se signaler périodiquement dans diverses localités. L’expérience a montré qu’elle ne touche presque que les populations pauvres qui n’ont qu’un faible ou aucun accès à l’eau potable.

De même, il n’est pas rare de voir des établissements scolaires dont l’eau a été coupée parce qu’ils ont été incapables de payer leurs factures. Dans de tels cas, les élèves se rabattent dans les maisons environnantes aux heures de recréations, qui pour quémander un verre d’eau a boire, qui pour demander l’autorisation d’utiliser les toilettes. Voilà que cette couche sensible se retrouve confrontée à une vulnérabilité inattendue. Les risques collatéraux qu’impliquent de telles démarches sont réels. Les enfants se retrouvent ainsi exposés à divers dangers dont ceux de se voir offrir une boisson non potable ou pour les petites filles le risque de faire l’objet d’abus sexuels.

Par ailleurs, de nombreux autres aspects sociologiques liés à la fréquentation des bornes fontaines sont déniés à des femmes pour qui cela représentait un élément essentiel de leur vie sociale. Le fait d’aller tous les matins et tous les après-midi à la borne-fontaine permettait de se retrouver entre amies, de se raconter les derniers épisodes de leurs vies, bref de s’évader un peu de leur train-train habituel. L’acte d’aller puiser de l’eau a une dimension genre importante : c’est l’apanage des femmes et le cheminement de la maison à la borne fontaine offrent à celles-ci des occasions uniques de vider leurs sacs en exprimant à des oreilles compréhensives leurs frustrations et aspirations. La ‘marchandisation’ de l’eau profère un tout autre rapport avec l’eau et avec l’acte d’aller en chercher.


Un miroir aux alouettes

Les partisans de la privatisation se targuent de mettre en exergue des acquis positifs comme la modernisation des infrastructures, la distribution d’une eau plus potable ou encore la réduction des gaspillages d’eau au niveau des bornes-fontaines.

Par exemple, pour ce qui s’agit de l’accès, Ndaw est d’avis que ‘le bilan du programme après huit [c’est-à-dire de 1995 à 2003] ans de réalisation montre qu'il s'inscrit parfaitement dans la stratégie pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement en milieu urbain. En effet, les chiffres de couverture de la région de Dakar montrent que la proportion de la population desservie est passée de 80,3% en 1995 à 96% en 2004 (76% par branchements et 20% par bornes fontaines), soit 620.000 personnes supplémentaires desservies. Pour les autres centres urbains (1,9 millions de personnes), le taux d'accès raisonnable en 2004 est de 84% (57% par branchements, 18% par bornes fontaines et 9% par puits moderne), soit 400.000 personnes supplémentaires desservies.

Ces arguments sont battus en brèche par de nombreuses études qui ont démontré que la privatisation du secteur n’a pas permis une augmentation substantielle des branchements.

L’enquête d’Aide Transparence n’est pas du même avis car elle relève que ‘le nombre de branchements dans le périmètre est passé de 203 902 en 1996 à 264161 en 2002, soit une augmentation de 60 259 branchements sur 6 ans. Pour une population de 10 000 000 habitants, cela ne semble pas représenter une bonne performance. (…) Le taux de desserte dans le périmètre lui est passé de 72.5 en 1996 à 83.1 en 2001, alors qu’elle devrait peut être atteindre 95 % à la fin du contrat d’affermage liant l’ETAT, la SDE et la SONES’.

La privatisation n’a pas aussi résolu le problème lié de la qualité de l’eau. Le rapport d’Aide Transparence, montre qu’il n’est pas rare que les consommateurs se plaignent de la dégradation de la qualité de l’eau et de temps à autre, les organisations de défense des consommateurs montent au créneau pour exiger une meilleure qualité des services. C’est indéniable que les consommateurs ne font pas confiance à la qualité de l’eau qui coule du robinet.

En effet, jamais l’utilisation de l’eau minérale n’a été aussi répandue au Sénégal. Tous ceux qui peuvent se payer ce luxe préfèrent désormais boire de l’eau embouteillée. A un tel point que le marché de l’eau minérale est devenu un secteur très rentable. En l’espace de deux-trois ans, au moins trois nouvelles sociétés de production d’eau minérale ont vu le jour et affichent une santé financière assez impressionnante. Jadis perçue comme un privilège réservé aux couches aisées qui véhiculaient ainsi les signes extérieurs de leur aisance matérielle, la consommation de l’eau minérale est admise de nos jours comme obéissant à un souci de ne pas prendre de risques avec sa santé.

Les longues coupures d’eau sont toujours légion dans certaines localités ou a certains moments de l’année. Il peut arriver que des quartiers se retrouvent une ou des plusieurs journées entières sans que l’eau coule du robinet. Une image fréquente est celle de hordes de femmes, bassines à la main, errant de quartier en quartier à la recherche d’eau destinée à la boisson et à la préparation des repas familiaux.

L’observation a montré que la période de chaleur s’accompagne toujours de la hausse des pénuries d’eau. Aussi, il est avéré que les infrastructures hydrauliques ne couvrent point les besoins des consommateurs car des qu’il y’a une forte de concentration de population dans une localité donnée, la SDE se retrouve incapable à satisfaire la hausse de la demande. Tel est le cas lors des fête religieuses qui occasionnent d’importants déferlements de population à des endroits donnes pour durée bien définie. C’est ainsi dans une angoisse terrifiante que se retrouvent les populations locales et les ‘pèlerins’ à la veille de chacune de ces célébrations.

Tout ceci pour signifier que même les performances techniques attendues n’ont pas ete entièrement réalisées.

Une autre question cruciale est celle relative au coût de l’eau. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que le fait de confier l’exploitation de l’eau à une entreprise privée a entraîné une hausse des prix. L’enquête d’Aide Transparence nous informe que cette hausse des prix se situe à près de 40% en 2003. C’est exorbitant !

Le passage ci-après montre comment, d’une manière subtile, la SDE a accru considérablement les coûts appliqués au niveau de chaque grille tarifaire. ‘L’analyse des différentes grilles appliquées entre 1995 et 2003, montre que la tranche sociale (TS) de la SDE (pour les consommations entre 0 et 20 m3), est passée de 156.7FCFA en 1995 à 191.32 FCFA au 01 janvier 2003. Au même moment, pour la tranche pleine (TP), on est passé de 534.48 en 1995 à 629.88 pour les consommations entre 20 et 41 m3, et de 534.48 à 629.88 pour les consommations entre 41 et 100 m3, au 01 janvier. Une combinaison de toutes ces augmentations montre une hausse moyenne autour de presque 40 %, sur le prix de l’eau entre 1995 et 2003’.


De quelque bord que l’on apprécie la privatisation du secteur de l’eau au Sénégal, une constante demeure : c’est l’aspect perte/profit pour l’entreprise qui est davantage mis en exergue. Le processus de privatisation a fait ressortir que le droit d’accès à l’eau pour tout individu, le souci de justice sociale en donnant la même chance à tous les membres de la société de disposer des services que l’Etat est appelé a leur fournir n’ont point été une préoccupation de premier ordre. Les pauvres sont les laissés-pour-compte de ces différentes politiques initiées par les institutions financières internationales et appliquées par nos gouvernants qui n’ont cure de ce que peuvent endurer les franges les plus nombreuses de leur population.


Sources :

-Aide Transparence en Novembre 2003, ‘Processus et Impact de la Réforme Institutionnelle du Secteur de l’Eau et Politique de Tarification au Sénégal’.

-Ndaw Mouhamad Fadel, Avril 2005 : ‘Reforme du Secteur de l’Hydraulique Urbaine au Sénégal : Pièce Maîtresse vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.


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Commentaires & analyses

Jacob Zuma accusé de viol : lettre à Khwezi

2006-04-13

Lors d'une réunion qui s’est tenue à Johannesburg pour discuter des droits de la femme et du VIH/SIDA, 54 femmes venant de 21 pays d'Afrique ont exprimé leur inquiétude sur le déroulement du procès pour viol intenté à Jacob Zuma. Ce dernier, vice président de l'Afrique du Sud, avait été accusé de viol suite à des allégations d'une femme séropositive de 31 ans. Le procès a été marqué par des actes obscènes commis à l'extérieur du bâtiment abritant la Cour de Justice : Khwezi, car la victime est ainsi surnommée par ses sympathisants, a été malmenée et insultée par les partisans de Zuma. Ces 54 femmes venant de 21 pays d'Afrique ont redigé la déclaration qui suit.

Nous qui sommes 54 femmes de 21 pays d'Afrique et qui représentons 41 organisations nationales, régionales et internationales y compris des associations de femmes, de défense des droits de l’homme et de lutte contre le VIH / SIDA, nous sommes réunies à Johannesburg en Afrique du Sud, les 6 et 7 avril 2006 pour plaider en faveur des droits des femmes séropositives ou atteintes du SIDA. Nous sommes scandalisées par la façon dont se déroule le procès de viol intenté à Jacob Zuma, vice président du Congrès National Africain. Pour nous, les avocats de la défense, les médias, les Cours de Justice ainsi que la police se comportent de façon déplorable.

1. Nous avons été et sommes toujours affectées par le double fléau frappant les femmes, d'une part victimes de la violence et d'autre part, atteintes du VIH/SIDA. Nous sommes plusieurs à vivre avec le VIH tout en subvenant aux besoins des membres de notre famille et des communautés atteints du VIH/SIDA .En tant que jeunes filles ou femmes adultes, nous avons été victimes d’actes de violence commis par des hommes dans des positions d’autorité au sein de notre famille ou dans la société .Certaines parmi nous se souviennent de ces femmes sauvagement assassinées lors d’actes de violence commis à la maison, au travail ou à l'école. Nous savons que les femmes sont souvent violées par des hommes connus d’elles.

2. Nous saisissons l’occasion d’exprimer publiquement notre solidarité envers Khwezi. Nous saluons le courage dont elle a fait preuve en signalant sa mésaventure à la police et en déclarant devant la cour pour rapporter le viol dont elle a été victime. Khwezi a respecté les méthodes établies en Afrique du Sud pour signaler et résoudre tout acte criminel. Avoir à faire face à des hommes forts et haut placés est à la fois difficile et courageux. Nous souhaitons que toute l'Afrique du Sud, le monde entier et Zhwezi elle-même sachent qu’elle a toute notre affection et notre soutien.

3. Nous sommes indignées par le traitement horrible, injuste et amoral accordé à Khwezi par la presse parlée et la presse écrite. Elle a été vilipendée de façon abusive dans des comptes-rendus à caractère foncièrement sexiste. Nous prenons note de ces secteurs médiatiques qui ne cessent d’être à la fois juge et jurés à travers la caméra des médias ; ainsi ils ont culpabilisé Khwezi en rapportant de façon inappropriée sa séropositivité, sa façon de se vêtir, son passé sexuel basé sur des viols dont elle a été victime lors de son enfance.

4. Nous sommes outrées par l'inaction de la police qui, au lieu d'assurer un entourage sûr à Khwezi, a permis à des milliers de supporteurs de Zuma de mettre le feu à des sous vêtements et des photos de cette dernière à l'extérieur de la Cour de Justice, actes haineux et intimidants. Nous pensons que le Chef de la Police a agi de sorte que la violence publique s’est propagée aux alentours de la Cour de Justice. Dans un lieu où il aurait pu assurer une atmosphère paisible, il a, au contraire, accepté que Khwezi souffre de façon dramatique en étant bousculée alors qu'elle se rendait à ou sortait de la Cour de Justice.

5. Nous sommes offusquées par la manière dont Jacob Zuma a manipulé les pratiques et coutumes traditionnelles zouloues. Nous sommes aussi indignées que Zuma ait reconnu avoir tenté d'abuser de la culture zouloue en essayant d’acheter le silence de Khwezi et de sa mère en leur offrant quelques vaches engraissées .Ainsi les femmes ont l'air d'un sac de viande avec qui on peut avoir des relations sexuelles et le problème est résolu par l'échange de bétail en guise d'accord de mariage. Cette tactique de référence à la coutume traditionnelle constitue un outrage malhonnête vis-à-vis d’un continent qui lutte au quotidien avec des notions barbares et primitives au sein d'un monde global bâti sur le racisme et les inégalités et qui croit que les Africains ne peuvent respecter les droits humains.

6. Compte tenu des commentaires irresponsables et inexacts qu’a émis Jacob Zuma sur le risque de transmission du virus et la douche infâme, nous réclamons le démantèlement du SANAC, le Conseil National Sud-africain contre le Sida, qui représente évidemment un véhicule de fausses informations et de mauvaise éducation et qui est une institution qui accepte l'abus du pouvoir politique au lieu d'honorer son mandat légal réglementaire concernant la prévention, le traitement et les soins relatifs au HIV.

7. Il n'est pas séant que les sévices sexuels dont fut victime Khwezi lorsqu'elle avait 5 ou 13 ans servent de référence à la Cour. Ces incidents se sont déroulés lorsque cette dernière était mineure et qu’elle avait besoin d'être protégée ; il est injuste qu'ils fassent partie du dossier juridique actuel.

8. L'Afrique du Sud se vante d'être une démocratie dont la constitution protège les droits et les libertés de la femme contre les abus sexuels .Elle se vante de promouvoir et de protéger les droits des femmes et d’autres personnes atteintes du VIH et du SIDA. L'Afrique du Sud se défend d'avoir un système judiciaire sophistiqué, libre d'influences politiques et de tout autre influence importante. Nous voulons que ces principes audacieux soient respectés.

Compte tenu du rôle essentiel que joue l'Afrique du Sud dans la politique régionale et internationale, la façon dont les différentes instances traitent de l'affaire Zuma envoie des signaux forts concernant les droits humains des femmes africaines au 21ème siècle. Sont concernés : les médias, les Cours de Justice, la police, l'ANC au pouvoir, les bureaux de la Présidence, le Parlement, la Commission des Droits de l'homme, la Commission pour l'Egalité des Sexes et chacun des services gouvernementaux.

C'est un siècle où, sous l'égide de l'Union Africaine, l'Afrique du Sud et les 52 autres états du continent africain ont signé le Protocole de la Charte Africaine des Droits des femmes ainsi que la Déclaration Solennelle sur l'Egalité des Sexes en Afrique. De plus, la Déclaration sur les Sexes et le Développement avec l’addenda sur la Violence envers les Femmes, documents qu’a élaborés la SADC, portent la signature de tous les membres de cette association, y compris l'Afrique du Sud.

Les femmes du continent africain méritent mieux. Les droits des femmes sont des droits humains et ne devraient, en aucun cas, être bafoués, que le mobile soit religieux, politique ou culturel. L'Afrique du Sud saura-t-elle agir en conséquence de ses déclarations en maintenant, au niveau régional et international, le respect de sa Constitution et de ses engagements vis-à-vis des droits des femmes?
Signataires : Ama Kpetigo, Women in Law & Development (WILDAF), Amie Bojang-Sissoho, GAMCOTRAP, Amie Joof-cole, FAMEDEV, Beatrice Were, Uganda, Bernice Heloo, SWAA International, Bisi Adeleye-Fayemi, AWDF, Buyiswa Mhambi, Empinsweni Aids Centre, Caroline Sande, Kenya, Dawn Cavanagh, Gender AIDS Forum, Diakhoumba Gassama, Dorothy Namutamba, ICW, Ednah Bhala, Ellen Chitiyo, The Women's Trust, Ennie Chipembere, South Africa, Everjoice Win, South Africa, Faith Kasiva, COVAW - Kenya, Faiza Mohamed, Somalia, Flora Cole, WOLDDOF -GHANA, Funmi Doherty, SWAA - Nigeria, Gcebile Ndlovu, ICW, Harriet Akullu, Uganda, Helene Yinda, Switzerland, Isabella Matambanadzo, OSISA, Isatta Wuire, SWAA - Sierre Leone, Izeduwa Derex-Briggs, Nigeria, Jane Quaye, FIDA - Ghana, Joy Ngozi Ezeilo, Women's Aids Collective (WACOL), Ludfine Anyango, Kenya, Marion Stevens, South Africa, Mary Sandasi, WASN, Mary Wandia, Kenya, Matrine Chuulu, WLSA, Neelanjana Mukhia, South Africa, Sandasi Daughters, Zimbabwe, Olasunbo Odebode, Prudence Mabele, Positive Women's Network, Rouzeh Eghtessadi, Sarah Mukasa, Akina mama Wa Afrika, Shamillah Wilson, AWID, Sindi Blose, Siphiwe Hlophe, SWAPOL, Sisonke Msimang, OSISA, Tabitha Mageto, Africa, Taziona Sitamulaho, South Africa, Theo Sowa, Therese Niyondiko, Thoko Matshe, Vera Doku, AWDF, Oti Anukpe Ovrawah, National Human Rights Commission - Abuja

* Ce texte a été traduit de l’anglais sous la direction de Vanessa Everson, Section de français de l’Université du Cap, par Kesini Murugesan.

*Veuillez envoyer vos commentaires à : editor@pambazuka.org

*La version anglaise de cette déclaration a d’abord paru dans Pambazuka News numéro 250. Voir :
http://www.pambazuka.org/en/issue/250#cat_3


Joseph Ki-Zerbo: L’historien et son combat

2006-05-25

Amy Niang

Amy Niang, étudiante en Doctorat, a rencontré l'éminent Historien africain Joseph Ki-Zerbo dans sa maison, au Burkina Faso. Elle nous livre ici les points saillants de sa pensée et de son oeuvre intellectuelle en général.

L’abîme qui sépare la jeune génération d’africains de la vieille est incommensurable et semble se creuser chaque jour d’avantage. Nous -jeunes africains- avons grandi avec l’idée que tout ce qui est ‘traditionnel’ est nécessairement rétrograde et souvent d’authenticité douteuse.

Les Africains, en particulier ceux issus de la deuxième et troisième génération de la diaspora n’ont pas l’opportunité de communiquer avec leur passé, un handicap qui occulte toute tentative d’étude corrective de l’histoire du continent tout en approfondissant leur incapacité à prendre leur destinée en main. Le vieux dicton dirait : ‘est perdu celui qui ne sait pas d’où il vient’.

J’ai eu l’immense honneur de rencontrer le premier africain agrégé en histoire et premier professeur d’histoire du continent, en l’occurrence Joseph Ki-Zerbo, dans sa maison de Ouagadougou au Burkina Faso. Aujourd’hui à 84 ans, diminué par l’age et la maladie, il n’en puise pas moins une force et une vitalité étonnantes ancrées dans ses convictions profondes.

Son histoire est celle d’un sage mal compris à bien des égards et combattu pour ses idées. Il a peut être longtemps prêché dans le désert mais les hommes comme lui vivent de la sève de leur conviction. Ses appels trouvent résonance chez des intellectuels en Afrique et à travers le monde, qui n’ont que trop compris son message.

K-Zerbo déplore l’extinction grandissante de l’identité africaine. Selon lui, la malédiction de l’Afrique ne réside pas dans sa pauvreté économique chronique mais dans l’ignorance par ses enfants de l’histoire du continent. A moins que les africains ne se décident à retrouver la mémoire du continent, à comprendre son système de pensée, à aller à la rencontre d’eux-mêmes et à se poser les questions essentielles : « Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? », ils resteront enfermés dans le carcan de l’identité culturelle.

Selon lui, il est grand temps que les Africains se libèrent de l’asphyxie culturelle, grand temps qu’ils deviennent attentifs à leur mode de fonctionnement et fassent bon usage de leur héritage traditionnel et culturel afin d’appréhender le futur avec plus de sérénité et de confiance. L’approche consistera, pour le continent dans son entièreté, à reconquérir son identité confisquée pour la simple raison que ‘sans identité, dit-il, nous sommes un objet de l'histoire, un instrument utilisé par les autres. Un ustensile."

Les Africains ont découvert le monde, ils connaissent et maîtrisent la science de l’occident ; ils ont assimilé son histoire, sa philosophie et ses systèmes de pensée. Il est temps qu’ils s’intéressent à leur propre histoire pour qu’enfin leur présent soit celui d’un passé compris et maîtrisé.

Ki-Zerbo relate le passé du continent non pas à la manière d’un chroniqueur nostalgique d’un passé glorieux ou ressassant l’imaginaire d’un monde merveilleux de l’Afrique précoloniale. Il dit la vraie histoire de l’Afrique, celle que ses professeurs de la Sorbonne ne lui ont pas enseignée.

Il fait remarquer qu’à travers l’histoire du continent, la croyance en des valeurs saines, des principes simples tels que la centralité de l’unité familiale, la primauté du groupe sur l’individu, le respect des aînés, l’esprit de solidarité, d’entraide et de bon voisinage, la communion humaine dans la joie et dans la peine, etc., ont constitué les bases de l’existence des Africains.

Malheureusement, la dégradation de ces principes compromet les perspectives d’un panafricanisme réel. Mais Ki-Zerbo nous met en garde : ‘la libération sera panafricaine ou ne sera pas’.

Aujourd’hui malheureusement, le débat sur le panafricanisme est empêtré dans des chamailleries de légitimité de pseudo-démocraties et se repaît d’un caquetage aussi éloigné des questions vitales qu’il occulte la pertinence de l’unité dans la recherche de solution contre l’abattement. Ki-Zerbo affirme que ‘la conception et la gestion du pouvoir en Afrique moderne n’ont rien d’africain’.

En effet, les formations politiques de l’Afrique traditionnelle sont riches d’enseignements et offrent des exemples de gestion saine du pouvoir, ceci étant en contradiction avec l’image souvent véhiculée d’une Afrique précoloniale similaire à un champ de bataille où les Africains passaient leur temps à s’entretuer, ce qui justifierait l’argument selon lequel la colonisation a été un processus de pacification de l’Afrique.

“Les Africains, dit-il, pensent que le pouvoir doit être divisé entre ses tenants. Ils pensent aussi que partager le pouvoir, c’est aussi le multiplier’’. Il fustige les théories dominantes sur l’Afrique qui s’évertuent à confiner l’histoire du continent à l’esclavage et à l’expérience coloniale. Il ajoute que la connaissance de l’histoire est une condition à la libération collective.

En effet, Le lien entre la connaissance de l’histoire, le savoir, la production et la consommation du savoir et l’impact sur l’estime de soi est indéniable. En Afrique, l’absence de cette connaissance a largement contribué au misérabilisme, à la contre-performance et au sous-développement mental.

Selon lui, Il ne s’agit pas d’aller se vautrer sur la natte des autres (titre d’un de ses livres) encore moins d’aller la tisser en délaissant la sienne, ou encore d’aller ‘s’installer dans la place publique en tendant sa sébile dans la main en attendant d’être développé’.

Il ne s’agit pas non plus d’occulter les questions essentielles qui interpellent le continent, notamment la dégénérescence des valeurs africaines. Il s’agit de panser les blessures à venir en les évitant, de rêver et d’inventer l’Afrique, de se connaître pour mieux se prendre en charge.

Le professeur, comme on l’appelle souvent, est certainement un homme de vision et un prophète mais il est loin de vouloir lire le futur de l’Afrique dans le sable flou de ses terres asséchées, il use de la démarche dialectique de l’histoire comme méthode d’investigation pour fouiller le vrai passé du continent afin d’en mieux saisir les fondements et de comprendre la dynamique des interactions entre passé et présent.

Et de nous dire ce qu’il adviendra d’une société déstructurée : l’import et l’application de valeurs impropres à sa cosmologie et à son peuple, ce qui mènera inexorablement à la destruction de l’identité culturelle.

Son analyse incisive et impitoyable des relations du continent avec le reste du monde à travers les siècles, la pertinence de son regard ainsi que sa compréhension subtile et exhaustive de l’histoire et des systèmes de pensée africains font de lui un historien et un intellectuel hors pair, le héraut des voix de la connaissance préventive.

Son écriture prolifique a produit une importante liste de monographies et d’articles dont Histoire générale de l’Afrique Noire (1972) qui a jeté les fondements d’une vie d’engagement à doter le continent noir d’une histoire propre, écrite par des Africains. Il a aussi dirigé la publication de deux volumes de l’ambitieux projet de l’UNESCO de compiler une histoire générale de l’Afrique (Méthodologie et Préhistoire Africaine, 1981) en tant que membre de son Comité Scientifique.

Ki-Zerbo sillonne et interroge le passé du continent en s’inspirant de la tradition orale, source par essence de l’histoire du continent, utilisée par beaucoup d’écrivains à l’instar du Malien Amadou Hampaté Bâ, qui dira un jour : ‘‘un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle’’

Le combat de sa vie ainsi que son engagement politique et social n’est pas seulement ‘un message d’espoir dans un océan de malheur’. C’est la conviction profonde d’un homme qui sait que le développement, pour l’Afrique, ne peut continuer à être qu’une notion vague, une promesse chimérique ; il y aura développement et il sera africain de conception et d’application ou ne sera pas du tout.

Cette ultime connaissance est ce qu’il exhorte les jeunes africains à opposer au déterminisme et à l’immobilisme inacceptable, à l’ignorance institutionnalisée et à la rhétorique creuse.


*Amy Niang est une doctorante sénégalaise à l’Université Tsukuba au Japon. Vous pouvez lui écrire à l’adresse suivante : amy_niang@yahoo.com

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Ou commenter en ligne à www.pambazuka.org

* Cet article a d'abord paru dans l'édition anglaise de Pambazuka News numéro 256. Voir : http://www.pambazuka.org/en/category/comment/34532


La biopiraterie : le nouveau moyen de voler des ressources

Interview avec Beth Burrows

2006-03-02

Immunodépresseurs, traitements contre le diabète, antibiotiques, antifongiques, traitements contre les infections, vaccins - tout ceci est disponible de façon naturelle en Afrique et a été utilisé depuis des siècles par les autochtones. Mais ces pratiques sont de nos jours menacées alors que les laboratoires Occidentaux pillent ces connaissances et ces ressources naturelles.

La publication de « Out of Africa: Mysteries of Access and Benefit Sharing » (Hors d’Afrique: Les Mystères de l’Accessibilité et de son Partage Bénéfique) a éclairci quelque peu cette tendance croissante au bio-piratage qui se répand à travers le continent Africain. Beth Burrows, de l’Institut Edmonds, un organisme à but non lucratif spécialisé dans l’éducation environnementale, a répondu à quelques questions posée par Pambazuka au sujet de son rapport.

PAMBAZUKA NEWS: Comment définissez-vous la bio-piraterie ?

BETH BURROWS: Comme précisé dans l’introduction d’Hors d’Afrique, la définition retenue dans le contexte de cette œuvre était comme suit: « lorsqu’il y a un accès ou une acquisition concernant la biodiversité (s’accompagnant ou non des savoirs traditionnels s’y rattachant), ne comprenant pas au préalable un consentement éclairé y compris sur les bienfaits d’un tel partage de ces informations de la part de ceux dont les connaissances sur la biodiversité (ou les savoirs traditionnels) ont été «obtenus » ou «acquis », il y a bio-piraterie, c’est-à-dire, du vol. »

PAMBAZUKA NEWS: Quelle est la relation entre le développement de l’Afrique et la bio-piraterie ? Quel est le rapport entre un développement durable et la protection de la biodiversité ?

BETH BURROWS: L’Afrique jouit d’une biodiversité très riche. Elle devrait être en mesure de contrôler la manière dont cette «richesse» est utilisée et de s’assurer qu’elle sera toujours exploitée pour le plus grand bien (au présent comme au futur) de son peuple et d’autres biodiversités du continent. Il est au delà de ma compétence (ou de mon audace) de prétendre dire comment chaque pays et chaque groupe d’habitants envisage exactement son propre développement. Il faudrait poser cette question à tous ces différents groupes.

Si la biodiversité ne peut être maintenue, de toute évidence elle ne sera pas « protégée» ou accessible aux générations futures. Très vraisemblablement, ce sont ceux qui ont su gérer la biodiversité des siècles durant -les personnes qui vivent au seun de cette dernière- qui sont les mieux à même de juger comment entretenir et protéger leur propre biodiversité.

Se contenter de consommer la biodiversité dans le but de rendre plus aisée des projets de développement à court terme ne semble pas raisonnable en termes de conservation (et d’utilisation future). C’est ce qu’avaient compris ceux qui créèrent la Convention sur la Diversité Biologique (CDB). Ce traité était censé reposer sur trois piliers - conservation, usage durable et partage équitable des retombées positives provenant d’une utilisation durable.

Comme l’avait écrit Hamdallah Zedan, ancien Secrétaire du CDB, au sujet d’un partage équitable de ces bienfaits: « Ce dernier objectif est d’une importance toute particulière pour les pays en voie de développement, car ils disposent de la plus grande partie de la diversité biologique mondiale mais perçoivent que, en règle générale, ils ne reçoivent pas une part équitable des avantages dérivés de l’emploi de leurs ressources utilisées pour le développement d’innovations telles que des cultures à haut rendement, des produits pharmaceutiques ou cosmétiques.

Un tel système diminue la motivation que pourraient éprouver les pays nantis d’un point de vue biologique mais plus dépourvus économiquement à conserver et à utiliser de façon durable leurs ressources pour le bénéfice ultime de tous les habitants de notre Monde.

PAMBAZUKA NEWS: Quelles sont les considérations éthiques sous-tendant la bio-piraterie, et quelles protections sont actuellement en place pour protéger la biodiversité en Afrique ?

BETH BURROWS: Les considérations éthiques concernant la bio-piraterie, ou, de façon plus appropriée, concernant les objections à cette pratique, sont identiques à celles concernant le vol, le manque de respect et le colonialisme.
Toute « protection » contre la bio-piraterie qui se pratique en Afrique devrait être établie au niveau national (bien que en quelques lieus ailleurs dans le monde, certaines communautés locales ont élaboré leurs propres règles et refusé l’accès à leur biodiversité à tout individu refusant de s’y conformer).

Cette protection nationale devrait être reflétée dans des lois sur l’Accès et le Partage des bienfaits (APA) découlant de la biodiversité de chaque pays. Il serait également nécessaire d’avoir une réglementation gouvernant la reconnaissance des droits des communauté autochtones et locales à leur propre biodiversité.

Quoique beaucoup de pays ont signé la Convention de la Diversité Biologique, beaucoup d’entre elles n’ont toujours pas mis en place de réglementations sur l’Accès et le Partage des Avantages (APA) , ou ne les ont pas mis en application. Qui plus est, le CDB n’a toujours pas accepté de se voir lié par des accords internationaux concernant l’accessibilité et le partage de ces bienfaits (les organisations du CDB s’affairent actuellement à négocier de tels accords).

Malheureusement, un grand nombres de signataires n’ont toujours pas passé de lois à portée nationale visant à gouverner l’accès et le partage des bienfaits en ce qui concerne les ressources génétiques de leur pays (ainsi que celles d’une variété de peuples autochtones vivant à l’intérieur de leurs frontières).

PAMBAZUKA NEWS: Quelles sont les répercussions, à la fois sur l’environnement et pour la société, qui résultent de la bio-piraterie ? Comment sont, en ce cas, lésées les cultures indigènes et leurs communautés ?

BETH BURROWS: Il faudrait poser cette question à chaque groupe à qui on a enlevé des substances ou des connaissances traditionnelles (avec leur accord, l’attribution de leur contribution et / ou une rémunération). Chaque groupe n’a pas nécessairement ressenti ou pensé de la même façon cette situation. Toute privation (ou dégradation, ou encore sur-consommation de biodiversité) n’aurait pas le même effet dans chaque lieu.

En règle générale, les répercussions humaines peuvent aller d’une impression d’avoir été dépouillé, ou d’avoir été victimes d‘un manque de respect, jusqu’à un sentiment d’avoir été complètement délaissé. Chaque peuple doit décider pour lui-même quelles ont été les répercussions. Ce n’est pas à un étranger au groupe de prendre cette décision.

En ce qui concerne l’environnement, il est également difficile de donner une réponse générale à une question sur les conséquences de la bio-piraterie. C’est un thème demandant une enquête au niveau national (et local). Dans le pire des cas, il se peut que la bio-piraterie exerce une telle pression sur une ressource génétique que cette dernière puisse disparaître entièrement du lieu dont elle est originaire. La biodiversité pourrait devenir rare et chère et, finalement, entièrement inaccessible à ceux pour qui elle était autrefois abondante et utilisée librement.

PAMBAZUKA NEWS: Pourriez-vous estimer, en termes financiers, les profits qui ont été réalisés grâce à la bio-piraterie en Afrique ?

BETH BURROWS: Non. Il faudrait procéder à une telle enquête exaction par exaction. Alors que certains de ces « vols » n’ont pas donné lieu au moindre profit, d’autres se seraient soldés par des bénéfices de plusieurs milliards. Et, bien sûr, il y a toute la question de déterminer qu’est-ce qui constitue un « profit » et qui tient les comptes.

PAMBAZUKA NEWS: Que faudrait-il faire, à un niveau tant international que local, pour se préminir contre la bio-piraterie ? Quelles politiques devraient être mises en place, et que doivent mettre en œuvre les communautés afin de protéger la biodiversité de leur territoire ?

BETH BURROWS: Les communautés doivent, à tous les niveaux, décider sous quelles conditions elles donneront accès à leur biodiversité et à leurs connaissances traditionnelles. Il leur faut mettre en place un système leur permettant de traiter avec ceux qui viendraient accèder à leur biodiversité. Ce système devrait être connu de tous.

Au niveau national, ce système doit être inscrit dans la loi, et également au niveau international, où, il nous faut l’espèrer, un niveau minimal d’APA (Accès et Partage des Avantages (APA) sera rendu obligatoire, niveau au dessous duquel il serait inacceptable d’obtemperer. Il faudra peut-être construire une armature juridique en certains endroits pour s’assurer que de telles lois soient établies et appliquées. Dans certaines parties du monde, il s’agirait d’une armature légale. Dans d’autres endroits, une armature éthique.
Pour que ce système fonctionne, il faudrait que les chercheurs universitaires comprennent que les temps ont changé et que les conditions leur permettant d’accéder à la biodiversité ont changé également.

Qui plus est, il faudrait également des changements parallèles dans les lois régissant les brevets, au niveau national comme international, pour s’assurer que nul ne puisse breveter aucune trouvaille quel qu’elle soit sans révéler la source de tout matériel biologique utilisé dans son « invention », et sans annexer une copie de l’accord correspondant à l’accès et au partage des avantages afférents à la demande de brevet.

Il me faut noter à ce sujet que ceci serait encore plus compliqué que je l’ai décrit. Par exemple, beaucoup de personnes estiment qu’un brevet portant sur des substances biologiques serait ni éthique ni désirable. En ce qui les concernent, tout accord CAPA devrait inclure une clause interdisant de breveter le matériel, la connaissance et tout ce qui en dériverait.

La nécessité de résoudre ces questions nombreuses et épineuses explique pourquoi les nations du monde, à part quelques exceptions; comprennent l’intérêt de négocier un traité APA dans le contexte du CDB.


*Veuillez envoyer vos commentaires à : editor@pambazuka.org

*Cet article a d’abord paru dans l’édition anglaise de Pambazuka News numéro 244. Voir :
http://www.pambazuka.org/en/category/comment/32422
L'interview a été réalisé via email par Karoline Kemp.

*L’article a été traduit de l’anglais par Dominique de Castries.





Arts & livres

Global : Cannes avec les "Indigènes"

2006-05-30

http://www.afrik.com/article9887.html

Le film Indigènes de Rachid Bouchareb, réalisateur algérien, a reçu le prix d’interprétation masculine pour ses cinq acteurs "Premier rôle", Jamel Debbouze, Samy Nacéri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan. Ils sont unis, tout au long du film, par le hasard de l’affectation militaire, qui les a tous versés, engagés volontaires de 1940, dans le 7ème RTA, Septième Régiment de Tirailleurs Algériens.


Global : Musée du quai Branly, l’Afrique «pourrait racheter des objets»

2006-05-30

http://www.rfi.fr/actufr/articles/077/article_44043.asp

A l’annonce de la création du musée, les détracteurs dénoncèrent avec véhémence un projet de musée nourri de biens spoliés, qui attiserait les convoitises et encouragerait au pillage et à la spéculation pour doper le marché de l’art africain. Pierre Amrouche, expert spécialisé dans l'achat, la vente et l'expertise des arts primitifs considère qu’il ne faut pas refaire l’histoire et qu’il faut se dégager d’un regard post-colonial. Entretien.


Global : Esclaves Noirs, Maîtres Blancs en présentation chez Anibwe par les co-auteurs Agée Lomo, Bassidiki Coulibaly, Ze Belinga

2006-05-26

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1236

La maison Anibwe propose, en ces temps d’intense et de problématique travail de mémoire autour de la question négrière en France, l’angle particulier, novateur par certains côtés de l’ouvrage collectif Esclaves Noirs Maîtres Blancs publié aux éditions Homnisphères [2006]. Une approche pluridisciplinaire où se croisent les réflexions de sociologues, philosophes, économistes, politiques, spécialistes de littérature.


Mauritanie : Vers la valorisation du patrimoine culturel immatériel féminin

2006-05-30

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=2801

Le patrimoine culturel immatériel féminin (contes, proverbes et traditions) en Mauritanie va être valorisé à travers sa diffusion sous forme d’ouvrages pouvant être utilisés dans les programmes de post-alphabétisation dans ce pays. Les travaux de collecte de ce patrimoine immatériel, lancés, en 2004 par l’Institut Mauritanien de Recherches Scientifiques (IMRS), ont été restitués, lundi à Nouakchott, au cours d’une cérémonie présidée par la ministre de la culture, de la jeunesse et des sports, Mehla Mint Ahmed.





Moniteur de l'Union Africaine

Global: Sommet du G8, pessimisme général

2006-06-12

http://www.afriquecentrale.info/fr/news/news.asp?rubID=1&srubID=5&themeID=1&newsID=4454

Le 8 juillet prochain et pour la première fois, le président du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso participera à un sommet du G8. Cette année, il se déroule en Russie à Saint-Petesbourg. M. Sassou Nguesso y est invité en qualité de président de l’Union africaine. Les ministres des Finances de ce forum des pays les plus industrialisés ont clos leurs travaux samedi en prononçant un diagnostic optimiste sur la santé de l'économie mondiale.


Afrique : Compagnies aériennes, l'UA, la BAD et la CEA prennent le dossier en main

2006-05-30

http://fr.allafrica.com/stories/200605300606.html

Pendant deux jours, les 29 et 30 Mai, les dirigeants des Compagnies aériennes et des Institutions régionales africaines se rencontrent à Tunis, siège delocalisé de la Banque Africaine de Développement, pour examiner les différents qui se posent au développement du transport aérien en Afrique. Cette réunion de haut niveau, regroupe les opérateurs du secteur aérien africain.


Afrique : Les députés africains considèrent les réussites en agriculture et la voie à suivre pour le PDDAA du NEPAD

2006-05-30

http://www.newspress.fr/communique.asp

Trois éléments clé ont été identifiés au cours d'une évaluation des réussites en agriculture africaine à une conférence internationale tenue du 15 au 18 mai 2006 au Cap, Afrique du Sud. Les trois éléments sont : la nouvelle technologie plus efficace qui réduit les frais et rend l'agriculture plus compétitive et plus rentable,l'accent mis sur l'expansion des marchés africains intérieurs et d'exportation,l'engagement politique à haut niveau à l'égard de l'agriculture.


Angola : Le Parlement rehausse le rôle de l'OUA lors de la libération

2006-05-30

http://www.grioo.com/info6946.html

Le président de l'Assemblée nationale angolaise, Roberto de Almeida, a déclaré mardi à Luanda que la Charte de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), signée le 25 mai 1963 à Addis-Abeba par les chefs d'Etat africains, a grandement contribué à libérer le continent. S'exprimant en prélude à la commémoration, prévue jeudi, de la Journée de l'Afrique, M. de Almeida a reconnu que la trajectoire de la libération du continent était truffée d'embûches.


Soudan : Un soldat de la paix tué au Darfour

2006-05-30

http://www.afriquecentrale.info/fr/news/news.asp?rubID=1&srubID=13&themeID=1&newsID=4379

Un soldat nigérian de la Mission de l’Union africaine (UA) au Darfour a été tué par balles par des hommes non identifiés lors d’une embuscade vendredi dans cette région de l’ouest du Soudan en guerre civile, a-t-on appris lundi auprès de l’UA, qui s’est dit "outrée". "Nous sommes consternés et outrés qu’un membre de notre force de paix ait été tué (...). Nous condamnons fermement ce type d’acte", a déclaré à la presse le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Saïd Djinnit.





Femmes & genre

Algérie : Plus de tabou, les femmes s'engagent dans le commerce

2006-05-30

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3120

Les temps où le tissage, la fabrication des ustensiles en terre cuite et la production des gâteaux traditionnels étaient l'apanage exclusif des femmes algériennes, ont changé face aux réalités socioéconomiques et grâce à une législation plus pragmatique. Ainsi, la femme algérienne se fraie doucement, mais sûrement, un chemin au sein des activités jadis accaparées et longtemps dominées exclusivement par les hommes, notamment le commerce dans sa diversité.


Bénin : Parcours d’une mère de triplés

2006-05-30

http://www.afrik.com/article9878.html

Avoir un bébé, c’est toute une organisation. Alors quand on en a trois d’un coup... Autant dire que c’est un état major qu’il faut mettre en place ! Reine, une Béninoise qui a eu des triplés à 25 ans, nous explique comment elle a vécu cet évènement. « Lorsque j’ai su que j’allais avoir trois enfants d’un coup, ça a été une surprise très agréable. C’est plus intéressant car, après, on peut se reposer. Mais j’étais quand même étonnée et je demandais comment ça allait se passer », se souvient Reine, qui a accouché de triplés il y a sept ans.


Burkina Faso : Ville journée nationale de lutte contre la pratique de l'excision

2006-05-30

http://fr.allafrica.com/stories/200605300167.html

La Ville Journée nationale de lutte contre la pratique de l'excision a été célébrée mardi 23 mai 2006 à Yako. L'épouse du chef de l'Etat, Mme Chantal Compaoré a présidé la cérémonie qui avait pour thème : «Rôle et place des leaders d'opinion dans la mise en oeuvre du Plan d'action tolérance zéro à la mutilation génitale féminine d'ici à 2010». L'épouse du chef de l'Etat, Mme Chantal Compaoré : «J'exhorte les leaders d'opinion à s'impliquer davantage dans la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes».


Cameroun : Campagne contre le "repassage" des seins

2006-05-30

http://www.grioo.com/vfilinfo.php?code=fre127051&dte=30/05/2006&mode=1

Près d'un demi millier de personnes ont assisté, mardi à Yaoundé, la capitale camerounaise, au lancement d'une campagne de lutte contre le "repassage" des seins des adolescentes au Cameroun organisée à l'appel du Réseau national des tantines (RENATA), une association de filles-mères, a constaté la PANA sur place. Selon la secrétaire exécutive du réseau, Melle Bessem Ebanga, la campagne fait suite à une enquête menée en décembre dernier dansles dix provinces du pays qui a révélé l'ampleur du phénomène assimilé à une autre forme de mutilation corporelle.


Madagascar : La violence à l'égard des femmes persiste dans le sud du pays

2006-05-30

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-05/27/content_258477.htm

Il existe la violence et les pratiques discriminatoires envers les femmes et les enfants dans le sud et le sud-est de Madagascar, selon une étude. "Les formes de violence et de pratiques socioculturelles discriminatoires sont encore très fréquentes dans le sud et le sud- est de Madagascar à cause du fort attachement de la population locale à la tradition et de la pauvreté d'un grand nombre de ménages", selon cette étude.


Suede : Le féminisme, une question de courage

2006-05-26

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=63045

"Une société féministe est possible, même sans trop de dirigisme étatique. Mais pour cela, tout le monde doit prendre conscience des avantages que représente la parité et oser privilégier les femmes." Ainsi commence l'éditorial du quotidien suédois Göteborgs-Posten, très critique à l'égard des politiques publiques féministes menées aujourd'hui en Suède.





Droits humains

Mauritanie : Le président appelle à l’abolition de l’esclavage

2006-05-30

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=2697

Le chef de l’Etat mauritanien, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, a lancé samedi un appel solennel à l’abolition de « l’esclavage dans toutes ses formes » en Mauritanie. « Je suis le premier adhérent à toutes les institutions abolitionnistes de l’esclavage et j’inscris les 3 millions de Mauritaniens dans toutes les institutions abolitionnistes de l’esclavage, qu’il s’agisse de l’esclavage de type traditionnel, de l’esclavage des groupuscules politiques ou de l’esclavage des groupuscules ethniques », a déclaré le colonel Vall.


Rwanda : Génocide, validation des plaintes visant l’Armée française

2006-05-30

http://www.lequotidien.sn/articles/article.CFM?article_id=35398

Le parquet du Tribunal aux armées de Paris contestait la constitution de partie civile de quatre plaignants rwandais accusant l’Armée française de «complicité de génocide» au Rwanda. Il n’a pas été suivi par la Cour d’Appel de Paris qui a confirmé le bien fondé des plaignants à agir. La cour d’appel de Paris a validé les plaintes déposées en février par six survivants des massacres de 1994 au Rwanda, qui accusent des soldats français de complicité dans le génocide, apprend-on auprès d’un de leurs avocats, Me William Bourdon.


Rwanda : Obstructions judiciaires sur le rôle de la France dans le génocide

2006-05-26

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1237

Communiqué, le 24 Mai 2006 Commission d’enquête citoyenne sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda. Six personnes qui s'estiment victimes d'actes accomplis au Rwanda en 1994 par des militaires français de l'opération "Turquoise" se sont constituées parties civiles devant le Tribunal aux Armées de Paris (TAP). La LDH et la FIDH se sont constituées parties civiles à leurs côtés.


Sénégal : Travail des enfants au Sénégal, plus d'un million concernés

2006-05-30

http://fr.allafrica.com/stories/200605300245.html

Le rapport global de l'Oit sur l'abolition du travail des Enfants a été présenté récemment en présence du ministre de l'Emploi, de la Fonction publique, du Travail et des Organisations professionnelles, du directeur du Bit à Dakar et des représentants de la presse. Au Sénégal, près de 1.074.538 sont concernés.


Tunisie : Les actes de harcèlement à l’encontre des défenseurs se poursuivent

2006-05-26

http://www.fidh.org/article.php3?id_article=3355

L’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), dans le cadre de leur programme conjoint, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, expriment leur indignation suite aux différents actes de harcèlement dont ont fait l’objet les défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie ces derniers jours.


Togo : L’ONU condamne l’impunité des militaires auteurs de violations de droits humains

2006-05-26

http://www.fidh.org/article.php3?id_article=3354

Dans ses conclusions et recommandations rendues le 18 mai 2006, après examen du rapport de l’Etat togolais et en connaissance des rapports d’enquête et communiqués de presse de la FIDH sur la situation des droits de l’Homme dans ce pays, le Comité contre la torture (CAT) condamne l’impunité des militaires auteurs d’une « pratique généralisée de la torture, de disparitions forcées, d’arrestations arbitraires, de détentions au secret, ainsi que de viols fréquents » à l’occasion des élections présidentielles d’avril 2005.


Tunisie : Le congrès de la LTDH empêché, appel à la suspension de l’Accord d’association UE-Tunisie

2006-05-30

http://www.fidh.org/article.php3?id_article=3357

Le régime de Ben Ali s’illustre par une nouvelle vague de répression à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme, en molestant militants et observateurs internationaux venus participer au Congrès de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme. La FIDH, la Ligue des droits de l’Homme (France), la Plateforme civile euro-méditerranéenne et le Réseau euro-méditerranéen pour les droits de l’Homme (REMDH) et le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) appellent à la suspension de l’Accord d’association qui lie l’Union européenne et la Tunisie.





Réfugiés & migration forcée

Global : Divergences à l'UE sur la liste des pays africains "sûrs"

2006-05-30

http://www.grioo.com/vfilinfo.php?code=fre127049&dte=30/05/2006&mode=1

Plusieurs pays africains, à savoir le Mali, le Cap Vert, le Bénin, la Mauritanie, la Tanzanie, le Ghana et le Sénégal figurent désormais sur la liste provisoire des pays considérés comme sûrs, dans le cadre des demandes d’asile dans les pays de l’Union européenne. Cette liste implique que les demandes d’asile par des personnes venant de ces pays seront automatiquement rejetées.


Côte d'Ivoire : Préparer le retour des déplacés de guerre

2006-05-30

http://fr.allafrica.com/stories/200605300427.html

Du 31 mai au 2 juin 2006, un séminaire sera organisé à l'académie régionale des sciences et technique de la mer à Yopougon, par le ministère de la solidarité et des victimes de guerre. L'annonce a été faite le mercredi 24 mai dernier par le ministre Louis André Dakoury Tabley, à son cabinet au 14e étage de la Tour B au Plateau. A cette occasion, le ministre recevait les populations déplacées de la région du Bandama, principalement de la ville de Bouaké.


RDC : L'offensive de l'armée congolaise dans le district de l'Ituri fait 10 000 déplacés

2006-05-30

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=6947

L’intensification des opérations menées par l’armée congolaise pour désarmer les milices rebelles actives dans le district de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a fait au moins 10 000 déplacés, a déclaré un représentant d’une agence humanitaire des Nations unies. « La population s’est dispersée en plusieurs petits groupes que nous avons pu identifier facilement par hélicoptère, entre 5 et 10 km à l’ouest de Tcheyi».





Elections & gouvernance

Comores : premier changement de pouvoir démocratique

2006-05-30

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4424

Le 25 mai, pour la première fois depuis l'indépendance, un président démocratiquement élu sera au pouvoir dans l'Union des Comores. Ahmed Abdallah Sambi, un islamiste modéré, devra ensuite répondre aux fortes attentes de la population qui espère des changements. Lorsqu'Ahmed Abdallah Sambi, élu président de l'Union des Comores le 14 mai, sera officiellement investi jeudi 25 mai, les Comoriens auront tourné une page importante de leur histoire mouvementée.


Guinéee : Lansana Conté procède à un vaste remaniement de son gouvernement

2006-05-30

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=PAN60026lansatnemen0

Le président Lansana Conté a procédé lundi à un vaste remaniement de son gouvernement, qui enregistre le retour aux affaires de plusieurs anciens ministres. La nouvelle équipe de 30 membres est composée de 6 ministres d'Etat, dont celui des Affaires présidentielles aux mains de Fodé Bangoura, jusqu'ici ministre-secrétaire général du gouvernement, qui coordonne également les activités gouvernementales.


Madagascar : L'opposition boycotte l'appel au dialogue lancé par le pouvoir

2006-05-30

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP13236lopporiovuo0

L'opposition malgache a boycotté lundi "les assises du dialogue pouvoir-opposition" organisées par le président de la République Marc Ravalomanana dans la banlieue d'Antananarivo. M. Ravalomanana avait invité tous les partis et organisations politiques de Madagascar à une rencontre pour préparer l'élection présidentielle prévue le 3 décembre.


Nigeria : Les prochaines presidentielles se derouleront en avril 2007

2006-05-26

http://www.grioo.com/info6932.html

Le Nigeria a annoncé que les élections générales de 2007 auront lieu sur l'ensemble du territoire national du 7 au 29 avril, donnant ainsi la garantie que le pays le plus peuplé d'Afrique est prêt à vivre sa première transition réussie d'un régime civil à un autre. Le président de la Commission nationale électorale indépendante (INEC), Maurice Iwu, a révélé les dates mercredi à Calabar, dans le sud-est du Nigeria.


Sénégal : En trois ans, la confiance à Wade enregistre une baisse de 14%

2006-05-30

http://www.mediaf.org/actu.php?actuID=975

Hier, s’est tenue, au Cesag, en présence du ministre d’Etat auprès du président de la République, Serigne Diop, une séance de présentation des résultats d’une enquête nationale du réseau Afrobaromètre, qui se consacre à la recherche dans 18 pays africains. Dans un document de synthèse présenté, hier, le degré de confiance des citoyens accordée au Président Wade s’est sensiblement érodé.





Corruption

Mali : Des irrégularités font perdre 15 milliards de CFA à l’Etat malien

2006-05-31

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=2859

La mauvaise gestion des ressources publiques a causé une perte sèche de 15 milliards 587 millions de francs cfa à l’Etat malien, a révélé le Vérificateur Général, dans son premier rapport remis mardi, au président malien Amadou Toumani Touré. Les investigations qui ont permis de conclure à ce constat ne couvrent que la période allant d’avril à décembre 2004 , et ne concernent que 4 structures : la Sotelma-Malitel (société publique de télécommunications et de téléphonie mobile), Ikatel (société para-étatique de téléphonie mobile), les Douanes et la mairie du district de Bamako.


Global : Parfum de scandale au Congrès américain impliquant un Démocrate

2006-05-30

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=2667

Un congressiste américain pris dans un scandale de corruption M. Jefferson, qui fait l’objet d’une enquête de 14 mois pour corruption, a été filmé par une caméra amateur en train de recevoir 100.000 dollars en coupures de 100, des mains d’un investisseur de Virginie du nord, qui portait un mouchard du FBI, selon le certificat de perquisition.


Cameroun : "On ne triche plus !", selon le ministre de la Fonction Publique

2006-05-30

http://www.afriquecentrale.info/fr/news/news.asp?rubID=1&srubID=3&themeID=1&newsID=4351

Le ministre camerounais de la Fonction publique Benjamin Amama Amama (photo) a annoncé mercredi dans un communiqué la révocation de treize fonctionnaires reconnus coupables d’avoir triché sur leur grade en confectionnant de faux arrêtés d’avancement. Parmi ces treize agents figurent neuf douaniers, convaincus d’avoir "participé à la confection de faux arrêtés d’avancement" et d’avoir "bénéficié indûment des effets financiers y afférents", a précisé M. Amama Amama.


Nigéria : Accusé d’être un corrompu, e vice-président met au défi le chef de l’Etat

2006-05-30

http://www.lequotidien.sn/articles/article.CFM?article_id=35400

Celui qui veut diriger le géant de l’Afrique qu’est le Nigéria réfute les accusations portées contre lui. Le deuxième homme fort du régime d’Obasanjo soutient qu’il n’est point un corrompu et demande ses contempteurs d’exhiber des preuves, si elles existent. En rejetant l’idée répandue dans certains milieux selon laquelle il serait corrompu, le vice-président nigérian Atiku Abubakar a mis au défi quiconque, y compris le Président Olusegun Obasanjo, de prouver sa présumée corruption.


Tchad : La Bicec nie le transfert de 100 milliards de FCFA

2006-05-30

http://www.grioo.com/info6973.html

La Banque internationale du Cameroun pour l'épargne et le crédit (BICEC, filiale du groupe Banques Populaires) a démenti le placement dans sa succursale de Kousséri, ville camerounaise frontalière du Tchad, de la somme de 100 milliards de FCFA (environ 200 millions de dollars US) par des fils du président tchadien Idriss Déby Itno.





Développement

Afrique : Malgré l'allègement de la dette, les nations pauvres à nouveau dans le rouge

2006-05-30

http://fr.allafrica.com/stories/200605250189.html

Un nouveau rapport de la section d'audit interne de la Banque mondiale a peint un tableau sombre des résultats d'un plan de la banque et du Fonds monétaire (FMI), qui s'étale sur une décennie et vise à accorder aux nations les plus pauvres du monde un allègement de la dette.


Global : Le Forum économique mondial sur l'Afrique aura lieu fin mai au Cap

2006-05-30

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-05/30/content_259977.htm

Le gouvenement chinois a adopté un nouveau règlement interdisant le téléchargement sur Internet sans la permission du titulaire des droits d'auteur. Conformément au règlement, qui prendra effet le 1er juillet, toute personne souhaitant télécharger des articles, de la musique et des vidéos sur Internet doit obtenir la permission du titulaire des droits d'auteur et payer les frais relatifs.


Algérie : Explosion de la main d’œuvre étrangère

2006-05-30

http://www.afrik.com/article9891.html

L’Algérie compte aujourd’hui 18 191 travailleurs étrangers contre 543 en 1999, a annoncé dimanche le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, Djamel Ould-Abbès. Ces immigrés économiques, principalement d’origine chinoise, sont présents dans les secteurs de l’habitat et de l’hydrocarbure et sont majoritairement concentrés à Alger.


Bénin : Une unité de production de silures prochainement à Porto-Novo

2006-05-30

http://www.grioo.com/vfilinfo.php?code=fre127043&dte=30/05/2006&mode=1

Une unité de production du poisson silure sera bientôt installée à Porto-Novo (capitale politique du Bénin située à environ 30 km de Cotonou), en vue de pallier la pénurie en production halieutique, a–t-on appris mardi de source officielle, dans la métropole béninoise. L’unité, dont les travaux de construction seront lancés en fin de semaine pour une durée de six mois, occupera une superficie de 2 hectares.


Côte d'Ivoire : Un Hôtel des députés de 22,7 milliards

2006-05-30

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=PAN60026lactesdrail0

La Côte d'Ivoire vient de se doter d'un Hôtel des députés d'un coût global de 22,7 milliards de F CFA, fruit de la coopération chinoise, dans le cadre du Programme spécial de transfert de la capitale politique d'Abidjan à Yamoussoukro. La clef de cet édifice a été officiellement remise ce week-end au chef de l'Etat, Laurent Gbagbo.


Guinée Equatoriale : Pétrole + méthanol = 8,3% de croissance en 2006

2006-05-30

http://www.afriquecentrale.info/fr/news/news.asp?rubID=1&srubID=7&themeID=1&newsID=4372

Le ministère équato-guinéen des Finances prévoit une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 8,3% en 2006, a annoncé le Comité monétaire et financier de la Guinée équatoriale dans un communiqué diffusé dimanche à la radio nationale. "Le comité a analysé les évaluations récentes de l’économie nationale et de la croissance du PIB qui sera de 8,3% pour l’année 2006", précise ce comité présidé par le ministre des Finances et du Budget Marcelino Owono Edu.


Kenya : Des médecins pour les riches, des lions pour les pauvres

2006-05-30

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3121

Pour Nalangu Taki, un simple verre d'eau peut venir avec un coût élevé. Cette habitante de Narok, dans le sud-ouest du Kenya, indique que des femmes dans ce district doivent faire de longues distances à pied pour obtenir de l'eau, se faisant parfois attaquer par des lions. ''Les femmes se lèvent à six heures du matin chaque jour et font 20 kilomètres à pied pour se rendre aux points d'eau. Aux points d'eau, elles rencontrent des lions qui sont également à la recherche d'eau'', a-t-elle déclaré à IPS.


Sao Tomé : Pétrole, de nouvelles réserves découvertes

2006-05-30

http://www.afriquecentrale.info/fr/news/news.asp?rubID=1&srubID=10&themeID=1&newsID=4382

L'Autorité conjointe de développement (JDA) de la zone pétrolifère entre le Nigeria et Sao Tomé et Principe a annoncé vendredi dans un communiqué la découverte de pétrole dans l'un de ses blocs. La JDA opère en collaboration avec le géant pétrolier américain Chevron, le groupe nigérian Dangote et Esso-Exploration.





Santé & VIH/SIDA

Afrique : L’Afrique berceau du SIDA, l’éternel retour de la malédiction de Cham

2006-05-30

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1240

Le SIDA dont l’origine n’intéressait plus personne depuis que des chercheurs, heureusement pas ces «affreux afrocentristes», avaient mis en relation les essais d’un vaccin contre la poliomyélite au Congo Belge dans les années 50 et l’apparition des premiers cas de maladie dans ce bassin, il refait surface. Désormais, ce sont des chimpanzés localisés au Cameroun qui en seraient le «réservoir naturel». Pièces à conviction ?


Global : Sida, le pire est passé et le plus difficile est à venir

2006-05-30

http://www.rfi.fr/actufr/articles/077/article_44063.asp

Les Nations unies organisent du 31 mai au 2 juin, à New York, une grande conférence pour faire le bilan de la lutte contre le sida. Cinq ans après avoir consacré sa première Assemblée générale à ce fléau, l’ONU entend participer à renforcer la mobilisation internationale contre un virus qui a infecté 65 millions de personnes et en a tué 25 millions, depuis son apparition il y a 25 ans. Même si des progrès ont été enregistrés, notamment dans l’accès aux traitements, la bataille contre le fléau est loin d’être gagnée. Le rapport de l’Onusida, publié à la veille de l’ouverture de la conférence, dresse l’état des lieux de l’épidémie. Avec les espoirs et les attentes.


Global : Les lois de l'hérédité revues

2006-05-26

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2006/05/24/002-genetique-decouverte.shtml

Des scientifiques français viennent de démontrer que les informations génétiques sont transmises par un autre moyen que l'ADN des chromosomes. En effet, des chercheurs de l'Université de Nice Sophia Antipolis affirment qu'un certain acide, l'ARN, peut transmettre des caractères héréditaires d'une génération de souris à la suivante.


Global : Maladies négligées, « Un premier pas sur la R&D qui doit être suivi d'effets »

2006-05-30

http://www.msf.fr/site/actu.nsf/actus/amsitwpecoul300506?OpenDocument&loc=au

Pour Bernard Pécoul, directeur général de la DNDi (Initiative pour des médicaments pour les maladies négligées), l'adoption par l'Assemblée mondiale de la Santé (AMS) d'une résolution sur la recherche-développement essentielle en matière de santé est, en soi, une bonne nouvelle. En créant un groupe de travail qui réunit plusieurs pays pour définir un plan d'action et un cadre global pour cette R&D, cela oblige l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à s'impliquer dans la définition des priorités de la recherche médicale et dans la question de son financement.


Mali : Elaboration d'un nouveau plan de lutte anti-SIDA

2006-05-30

http://www.grioo.com/info6953.html

Le gouvernement malien a élaboré un plan dénommé Cadre stratégique de lutte contre le VIH/SIDA 2006-2010 visant à renverser les tendances à la propagation de la maladie dans la population afin d'atténuer son impact sur le développement social et culturel durable, a appris la PANA de source officielle.


Sénégal : La médecine traditionnelle pour soigner le Sida

2006-05-30

http://www.afrik.com/article9880.html

La médecine traditionnelle africaine peut conduire à la guérison clinique du sida. Le Dr Yvette Parès, ancien professeur à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, directrice du Centre de Recherches Biologiques sur la Lèpre et fondatrice de l’hôpital traditionnel de Keur Massar, milite pour la reconnaissance d’une médecine vivante muselée par l’orgueil et l’argent.





Éducation

Global : Francophonie, une réunion des ministres de l'éducation prévue à Niamey

2006-05-31

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-05/31/content_260310.htm

Une réunion ministérielle de la Conférence des ministres de l'Education nationale ayant le français en partage (CONFEMEN) se tiendra à Niamey au Niger, les 1er et 2 juin 2006, a annoncé mardi le ministère français des Affaires étrangères. La réunion de Nyamey doit préparer le sommet de la francophonie en septembre prochain à Bucarest, dont le thème sera l'éducation, a affirmé le porte-parole du ministère Jean-Baptiste Mattéi.


Afrique: Développement de filières scientifiques, l'Afrique à la recherche de solutions

2006-05-30

http://fr.allafrica.com/stories/200605300282.html

Depuis 1998, l'association pour l'enseignement des mathématiques et des sciences au niveau secondaire en Afrique subsaharienne (en anglais, Smasse-Wecsa), promeut une méthode pour résoudre l'équation du retour en force de l'enseignement, voire la qualité de l'apprentissage des disciplines scientifiques et technologiques, au coeur des enjeux et défis du développement de l'éducation en Afrique.


Mali : Prés de deux milliards de FCFA pour doter en ouvrages scolaires les élèves du second cycle

2006-05-30

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=2685

Le ministère de l’économie et des finances du Mali a débloqué un montant de 1 milliard 782 millions de FCFA pour doter en manuels scolaires, chaque élève du second cycle du pays, a appris APA de source officielle. Cette action s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale qui vise à doter chaque élève du collège d’ici 2008 de manuels de langues, de mathématiques, de sciences physiques et sciences naturelles, selon un communiqué du Conseil ministériel tenu vendredi à Bamako.


Sénégal : La quatrième édition du Forum AfricTalents à Dakar du 29 au 30 juin

2006-05-30

http://www.nettali.com/article.php3?id_article=888

Le Méridien Président de Dakar sera le lieu de rendez-vous des recruteurs et des demandeurs d’emploi de haut niveau dans le cadre de la prochaine édition du Forum AfricTalents (africtalents.com). Organisée pour la quatrième fois dans la capitale sénégalaise, cette rencontre est " un forum professionnel de recrutement destiné aux acteurs économiques opérant en Afrique, en quête de leviers de performances avec des femmes et des hommes de talent ", expliquent ses organisateurs.


Sénégal : Campagne de sensibilisation sur l'Ecole de base

2006-05-30

http://www.grioo.com/info6951.html

Une "Semaine nationale" consacrée à la sensibilisation des populations pour une prise en charge communautaire de l'Ecole de base a démarré lundi au Sénégal par la région de Matam (environ 700 Km nord de Dakar), a constaté un journaliste de la PANA. Organisée par le gouvernement du Sénégal, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et la Coopération française, cette campagne vise l'inscription massive des enfants en âge scolaire et un suivi de la scolarité chez filles, dans un contexte où les mariages précoces limitent des ambitions.





Racisme & xénophobie

Global : La marche contre le racisme et la xénophobie au menu de la presse Belge

2006-05-30

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=2686

La manifestation contre le racisme et la xénophobie organisée vendredi à Anvers, après l’assassinat, le 11 mai dernier, d’une jeune malienne de 24 ans, Oulemata Naigandou et de la petite fille belge de 2 ans qu’elle gardait est relatée samedi par l’ensemble de la presse quotidienne de Flandre (Néerlanddophone) comme de Wallonie ou de Bruxelles (Francophone).


Global : Un écrivain sénégalais tabassé par des controleurs de tramway à Milan

2006-05-30

http://www3.rewmi.com/index.php?action=article&id_article=286267&PHPSESSID=e6706bc116b42c28862abd95e096dc2b

Un écrivain sénégalais, Pape Khouma, a été récemment pris à parti par des contrôleurs du tram à Milan (nord de l'Italie) avant d'être admis dans un hôpital suite à ses blessures. ''J'ai injurié et roué coups de poings sur le visage sans aucune raison évidente'', affirme Pape Khouma dans les colonnes du quotidien italien La Repubblica.





Environnement

Congo : Sassou Nguesso pour le retour à la nature

2006-06-12

http://www.afriquecentrale.info/fr/news/news.asp?rubID=1&srubID=17&themeID=1&newsID=4458

Sassou Nguesso (Congo), Obiang Nguema (Guinée Equatoriale et Joseph Kabila (RDC) sont attendus mardi à Abuja pour un sommet sur la fertilisation des sols en Afrique, où 200 millions de personnes souffrent de malnutrition. Onze chefs d'Etats ont confirmé leur participation au premier sommet du genre organisé sur le continent et qui a été précédé de deux jours de discussions techniques avec quelque 500 délégués vendredi et samedi.


Afrique : Un cadre de gestion intégrée des ressources en eau prochainement

2006-05-30

http://fr.allafrica.com/stories/200605300517.html

La capitale de la République du Congo, Brazzaville, a abrité le 27 mai une réunion des ministres en charge de la gestion des ressources en eau des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Ceeac). Les échanges ont tourné autour de la nécessité de mettre en place un cadre de gestion intégrée des ressources en eau dans la communauté. Les conclusions de la réunion des ministres ont été réservées à la primeur de la prochaine conférence des chefs d'Etat.


Afrique : Les ressources halieutiques et marines menacées par la pollution et le pillage

2006-05-30

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP10446lesreegalli0

L'Afrique est confrontée à la dégradation de son littoral due à la pollution industrielle et humaine, mais aussi au pillage de ses ressources halieutiques, ce qui inquiète les experts. Cette dégradation environnementale est accentuée par le peu de moyens dont disposent les Etats côtiers africains pour défendre et sécuriser leurs eaux territoriales, expliquent les experts et militaires réunis à Abuja depuis lundi pour la deuxième conférence sur la sécurité maritime en Afrique.


Maurice : Le projet essence/éthanol lancé fin juin

2006-05-30

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-05/28/content_258534.htm

Le projet pilote concernant l'usage du mélange essence/éthanol dans les véhicules à Maurice démarre fin juin-début juillet, selon une information parvenue samedi à Antananarivo.Une trentaine de véhicules représentatifs du parc automobile mauricien participeront aux tests qui dureront deux mois. Le mélange s'établira comme suit : essence à 90% et éthanol à 10%.


Mauritanie : Quand le pétrole protège les poissons…

2006-05-30

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4426

En Mauritanie, l'argent du pétrole permet au gouvernement de refuser, pour l'instant, le renouvellement de l’accord de pêche avec l'Union européenne. Comme les pêcheurs artisans, les autorités souhaitent préserver la ressource mise à mal ces dernières années. Alors que les accords de pêche en vigueur entre la Mauritanie et l’Union européenne (UE) expirent le 31 juillet prochain, les négociateurs ne sont pas parvenus à un accord, malgré plusieurs réunions tenues à Bruxelles et à Nouakchott.





Média & liberté d'expression

Tunisie: La liberté d'expression reste assiégée six mois après le SMSI

2006-05-31

Un rapport du Groupe d'observation de la Tunisie (TMG) de l'Échange international de la liberté d'expression (IFEX) indique que les violations de la liberté d'expression, de la liberté de la presse, de la liberté d'association et d'autres droits humains fondamentaux sont toujours monnaie.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - TUNISIE

Le 25 mai 2006

La liberté d'expression reste assiégée six mois après le SMSI



SOURCE: Groupe d'observation de la Tunisie de l'IFEX (IFEX-TMG)



(IFEX-TMG) - Ci-dessous, un communiqué de presse de l'IFEX-TMG daté du 25
mai 2006:



La liberté d'expression reste assiégée en Tunisie d'après un rapport du
Groupe d'observation de la Tunisie (TMG)



Un rapport du Groupe d'observation de la Tunisie (TMG) de l'Échange
international de la liberté d'expression (IFEX) indique que les violations
de la liberté d'expression, de la liberté de la presse, de la liberté
d'association et d'autres droits humains fondamentaux sont toujours monnaie
courante en Tunisie après la tenue du Sommet Mondial sur la Société
d'Information (SMSI) à Tunis en novembre 2005.



Le rapport intitulé: "Déception et mensonge: la liberté d'expression en
Tunisie reste assiégée six mois après le SMSI" fait suite à la cinquième
mission en Tunisie du groupe d'experts sur la Tunisie du 18 au 22 avril
2006.



La mission était composée de représentants de l'Association Mondiale des
Radiodiffuseurs Communautaires (AMARC), du réseau arabe pour l'information
sur les droits humains (HRinfo) et du World Press Freedom Committee (WPFC).



Les principales conclusions de la cinquième mission sont les suivantes:



- L'emprisonnement d'individus, en raison des opinions qu'ils expriment ou
de leurs activités médiatiques, se poursuit.

- Le blocage de sites Web, notamment des sites de nouvelles ou
d'information, n'a pas cessé.

- La liberté d'association, qui comprend le droit des organisations de se
constituer légalement et celui d'organiser des réunions, est entravée.

- La restriction de la liberté de mouvement des défenseurs des droits de la
personne et des dissidents politiques s'accompagne de surveillance, de
harcèlement et de gestes d'intimidation par la police politique.

- La censure de la presse et le manque de diversité du contenu
journalistique, et ce notamment dans la presse contrôlée par l'État,
persistent.

- On tente de salir la réputation des activistes par des actes illégaux sur
lesquels aucune enquête n'est menée.

- Les avocats et les juges qui réclament l'indépendance du pouvoir
judiciaire subissent le harcèlement d'officiels du gouvernement.

- Les livres sont censurés en vertu d'une procédure de dépôt légal.



À la lumière de la récente escalade des attaques visant les défenseurs des
droits humains et les voix indépendantes en Tunisie, les membres du TMG
s'inquiètent du fait que la liberté d'expression en Tunisie, ainsi que les
droits connexes, demeurent très en retrait par rapport aux normes et aux
conventions internationales que la Tunisie a signées et ratifiées.



Par conséquent, les membres du TMG demandent aux autorités tunisiennes de
libérer immédiatement tous les prisonniers d'opinion, en particulier
Mohammed Abbou, et de mettre un terme à toutes les formes de harcèlement
conduites à l'encontre des défenseurs de droits de la personne et d'anciens
prisonniers d'opinion.



Les membres du TMG recommandent par ailleurs aux autorités tunisiennes de
lever la censure du livre et le blocage des sites web et des communications
électroniques.



Les membres du TMG appellent la communauté internationale à dévoiler les
violations de toute sorte qui se déroulent en Tunisie et à faire pression
sur le gouvernement tunisien pour qu'il respecte enfin ses engagements
internationaux.



Pour télécharger le rapport complet:

http://campaigns.ifex.org/tmg (anglais),

http://campaigns.ifex.org/tmg/fr_index.html (français) et

http://hrinfo.net/ifex/wsis (arabe).



Les membres du TMG sont:

Arabic Human Rights Information Network (HRinfo), Égypte

ARTICLE 19, Royaume-Uni

Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE), Canada

Egyptian Organization for Human Rights (EOHR), Égypte

Index on Censorship, Royaume-Uni

Fédération internationale des journalistes (FIJ), Belgique

Fédération internationale des associations de bibliothécaires et
d'institutions (IFLA),

Pays-Bas

Union internationale des éditeurs (UIE), Suisse

Journaliste en danger (JED), République démocratique du Congo

Media Institute of Southern Africa (MISA), Namibie

PEN - Norvège, Norvège

Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC), Canada

Association mondiale des journaux (AMJ), France

World Press Freedom Committee (WPFC), États-Unis

Comité des écrivains emprisonnés de PEN International (WiPC), Royaume-Uni



Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter en Europe,
Francesco Diasio, AMARC, tél: +39 06 8632 8312, courrier électronique:
fdiasio@amisnet.org, aux États-Unis, Mark Bench, courrier électronique:
embench@wpfc.org, en Afrique du Nord/Moyen Orient, Sally Sami, coordinatrice
de programme, Arabic Network for Human Rights Information (HRinfo),
Apartment 10, No. 5, Street 105, from Midan al Hurriya, al Maadi, Cairo,
Egypt, tél/téléc: +202 524 9544, courrier électronique:
e-mail:info@hrinfo.net, Internet: http://hrinfo.net/en



IFEX-TMG est responsable de toute information contenue dans ce communiqué de
presse. En citant cette information, prière de bien vouloir l'attribuer à
IFEX-TMG.

_______________________________________________________________

DIFFUSÉ(E) PAR LE SECRÉTARIAT DU RÉSEAU IFEX,

L'ÉCHANGE INTERNATIONAL DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION

555, rue Richmond Ouest, Bureau 1101, B.P. 407

Toronto (Ontario) M5V 3B1 Canada

tél: +1 416 515 9622 téléc: +1 416 515 7879

courrier électronique: alerts@ifex.org boîte générale: ifex@ifex.org

site Internet: http://www.ifex.org/

Suite...


Afrique : Lancement officiel de la West Africa Democracy Radio (WADR)

2006-05-30

http://www.osiwa.org/fr/nouvelles/wadr

La West Africa Democracy Radio (WADR) sera inaugurée le 31 mai 2006 sous la présidence effective de Me Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal. La radio qui a commencé à émettre depuis Aout 2005 est une station de radio trans-territoriale dont la vocation est de devenir le centre de coordination d'un réseau de radios publiques, privées et communautaires à travers l'Afrique de l'Ouest.


Gambie : Le journal en ligne Freedom Newspaper et son directeur victimes d’un piratage informatique

2006-05-30

http://www.rsf.org/article.php3?id_article=17841

Reporters sans frontières est révoltée par la campagne de diffamation organisée contre le journaliste gambien en exil Pa Nderry Mbai, directeur du site Freedom Newspaper (http://www.freedomnewspaper.com). Déjà menacé pour ses publications critiques envers le président Yahya Jammeh, le journaliste a été victime d’un pirate informatique qui a détourné son site, prétendu qu’il avait rejoint le camp présidentiel et publié les noms et les coordonnées de ses abonnés, en laissant croire qu’il s’agissait de ses “informateurs”.


Egypte : Un journaliste détenu pour avoir "pris des photos sans autorisation"

2006-05-26

http://www.rsf.org/article.php3?id_article=17787

Reporters sans frontières demande la libération de Hamada Abdul Latif, correspondant de l’hebdomadaire indépendant Al Karama dans la province d’El-Dakahleya, arrêté le 21 mai alors qu’il couvrait une expulsion de paysans à Dekernis (150 km au nord du Caire). Le journaliste est accusé d’avoir "pris des photos sans autorisation" et de "confrontation avec les autorités".


Ethiopie : Sites et blogs d’opposition inaccessibles dans le pays, censure ou problème technique ?

2006-05-26

http://www.rsf.org/article.php3?id_article=17782

De nombreux sites critiques du gouvernement sont inaccessibles dans le pays depuis le 17 mai 2006. Toutes les publications hébergées par blogspot ont par ailleurs été rayées de la Toile pour les Éthiopiens. Bien que les autorités n’aient fait aucune déclaration sur le sujet, il est possible que la disparition de ces sites soit le résultat d’une censure politique et non d’un problème technique.


RDC : Le président de l’UNPC menacé de mort a été contraint à l’exil

2006-05-26

http://www.jed-afrique.org/full_view.php?id_alerte=481

Kabeya Pindi Pasi dit « KPP », président de l’Union Nationale de la presse du Congo (UNPC) et directeur des informations à la chaîne de télévision privée « TROPICANA TV », émettant à Kinshasa, capitale de la RD Congo, est contraint à l’exil, depuis le 17 mai 2006 suite aux menaces téléphoniques anonymes qu’il a reçu.


RDC : Un caméraman tabassé à Kinshasa et son matériel détruit par une meute de policiers

2006-05-26

http://www.jed-afrique.org/full_view.php?id_alerte=486

Ghislain Ngatieba, caméraman à la chaîne privée RTG (Radiotélévision Groupe l'Avenir) émettant à Kinshasa, capitale de la RD Congo, a été battu, mercredi 25 mai 2006, par une meute de policiers commis à la garde de l'artiste-musicien M. Ngiama Makanda dit Werrason. Ngatieba a déclaré à Journaliste en danger (JED) avoir été envoyé par sa rédaction pour couvrir l'arrivée à Kinshasa de la star américaine Shaggy.





Nouvelles de la diaspora

Global : Les Noirs de France ont-ils déjà perdu la présidentielle de 2007 ?

2006-05-26

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1238&PHPSESSID=df11d08aade4a310765045932f154e1a

L’année 2005 avait pourtant été celle de l’émergence d’une question noire en France, articulée autour des revendications fortes de lutte contre l’exclusion, les discriminations, le racisme et une place équitable et également visible dans l’échelle sociale de la république pour les préoccupations des Mélanodermes.


Global : Les Noirs ont toujours des difficultés à participer à la société au Quebec

2006-05-26

http://www.grioo.com/info6931.html

Malgré leur niveau élevé de formation et leur longue histoire au Québec, les Noirs ont de la difficulté, encore aujourd’hui, à participer à la société québécoise. Le racisme et la discrimination, notamment, continuent de barrer la route à cette communauté. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par Yolande James, la seule députée noire de l’Assemblée nationale du Québec.


Global : Près de 70% des Noirs de France rejettent Nicolas Sarkozy

2006-05-30

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1242

L’opinion des Noirs de France, les Afro [Originaires des Antilles, d’Afrique et Africains vivant en France] acquiert une importance croissante avec l’approche des élections présidentielles de 2007. Les candidats de la communauté Afro, mais aussi les autres, souhaiteraient au moins ne pas être sanctionnés par un capital électoral qui prend lentement conscience de son pouvoir.


Haïti : Premier ministre, portrait et défis

2006-05-30

http://www.grioo.com/info6948.html

Agé de 58 ans, Jacques Edouard Alexis est un ami personnel du président René Préval et un des dirigeants de l’Espoir, le parti politique présidentiel. Alexis a déjà occupé le poste de chef du gouvernement, de mars 1999 à février 2001, sous la première administration de René Préval. Auparavant, il a été ministre de l’Education nationale, de la jeunesse et aux sports, en 1998.


Haïti : Carnet de route, immense dignité dans l’extrême misère

2006-05-30

http://www.rfi.fr/actufr/articles/077/article_43929.asp

Samedi 13 mai, huit heures, Cité Soleil. Les blindés de la Minustah -la mission de stabilisation des Nations unies en Haïti- stationnent toujours à l’entrée de l’immense bidonville. En janvier dernier, les Casques bleus se cachaient derrière des sacs de sable, ne quittaient pas leurs gilets pare-balles. Mais depuis le scrutin présidentiel, l’ambiance est plus détendue.





Conflits & urgences

Afrique : Onze pirogues de 732 immigrants clandestins ont débarqué lundi en Espagne

2006-05-30

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=2825

Onze pirogues transportant 732 candidats africains à l’émigration clandestine vers l’Espagne sont arrivées lundi, sur les côtes des îles Canaries (Espagne), a appris APA de source officielle à Madrid. Selon des statistiques du service espagnol du sauvetage maritime, 60 immigrants africains ont débarqué sur l’île d’El Hierro, 218 sur la Gomera, 85 à Gran Canaria, 251 sont arrivés sur les côtes de Tenerife et 118 à Fuerteventura.


Bénin : L'explosion d'un camion citerne fait 54 morts dans le nord

2006-05-30

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=6948&SelectRegion=Afrique_de_l'ouest&SelectCountry=Bénin

Cinquante-quatre personnes sont mortes et d