Archives
Pambazuka News 74: Economie informelle : L’autre face du sous-développement
Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.
Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847
Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.
Pour nous lire sur Internet, consultez le site http://www.pambazuka.org
Si vous ne souhaitez plus figurer sur la liste de nos abonnés, veuillez écrire à desabonnez@pamabazuka.org et votre adresse sera aussitôt retirée.
CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Résumé de l'Édition Anglaise, 4. Arts & livres, 5. Zimbabwe, 6. Femmes & genre, 7. Droits humains, 8. Réfugiés & migration forcée, 9. Mouvements sociaux, 10. Elections & gouvernance, 11. Corruption, 12. Développement, 13. Santé & VIH/SIDA, 14. Éducation, 15. Racisme & xénophobie, 16. Environnement, 17. Média & liberté d'expression, 18. Bien-être social, 19. Nouvelles de la diaspora, 20. Conflits & urgences, 21. Cours, séminaires, & ateliers
Sommaire de cette édition
CHRONIQUE : Economie informelle : L’autre face du sous-développement
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Afrique de l’Ouest : Les radios peinent à profiter des TICS.
RESUME DE L’ÉDITION ANGLAISE : Sankara, 20 ans plus tard : Hommage à l’intégrité.
ARTS ET LIVRES : Global : Bollywood et l’Afrique : Le divorce.
ZIMBABWE : Les voisins appelés à la rescousse pour les négociations.
FEMMES ET GENRE : Burkina : Engagement pour atteindre la tolérance zéro contre l’excision d’ici 2015.
DROITS HUMAINS : Centrafrique : La majorité des violations des Droits de l’homme commises par les forces de sécurité.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Global : 52 Nigérians expulsés des Etats Unis.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Côte d’Ivoire : Le report de l’élection présidentielle se précise.
CORRUPTION : Cameroun : Un homme d’affaires français inculpé pour «corruption et favoritisme».
DEVELOPPEMENT : Congo : La Banque mondiale approuve le DSRP.
SANTE ET VIH/SIDA : Afrique du Sud : Les tests de dépistage rapide du VIH ne sont pas infaillibles.
EDUCATION : Ethiopie : Pas de nourriture, pas d’éducation.
RACISME ET XENOPHOBIE : Afrique du Sud : Sept jeunes algériens assassinés.
ENVIRONNEMENT : Cameroun : Un programme va réduire la pollution de la décharge de Yaoundé.
MEDIAS & LIBERTES D’EXPRESSION : Gambie : Hommage posthume de l’UJAO à Deyda Haydara.
BIEN-ETRE SOCIAL : Mali : Mesures conservatoires contre le lait chinois contaminé.
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Global : Le dernier débat avec Mc Cain favorable à Obama.
CONFLITS ET URGENCES : RD Congo : Des rebelles ougandais opère des massacres.
COURS, SEMINAIRES ET ATELIERS : Global : La Via Campesina organise sa 5e Conférence internationale.
Chroniques
Economie informelle : L’autre face du sous-développement
2008-10-19
Amady Aly Dieng
http://www.pambazuka.org/fr/category/features/51362
C’est au début des années 1980, au moment où les politiques d’ajustement structurel imposées par le FMI et la Banque Mondiale, commençaient à faire effet (restructurations, fermetures d’entreprises, licenciements…), que l’économie informelle a commencé à prendre de l’ampleur en Afrique. Recycleurs d’objets divers, vendeurs de cigarettes à l'unité, laveurs de pare-brise aux feux rouges, etc., les populations créent et multiplient des activités comme un «amortisseur de crise» et les institutions financières internationales, la Banque en particulier, montrent leur fascination devant tant d’ingéniosité. Aujourd’hui que la crise est plus profonde, ce secteur reste encore une soupape de sûreté, avec un fort potentiel de génération de revenus.
Cependant, cette informalisation ne saurait remplacer ni l’Etat ni les grandes entreprises pour une économie stable. Bruno Lautier, économiste et sociologue, est professeur à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne (IEDES) a consacré un ouvrage au phénomène. Il fait ici l’objet d’une analyse par un économiste africain, Amady Aly Dieng, qui pose également les limites de ce segment des économies face aux crises de développement.
De quoi vivent-ils ? Cette question fascine les experts internationaux du tiers-monde. L’urbanisation accélérée depuis quarante ans a entassé des centaines de millions de migrants dans les périphéries des métropoles. Les individus et le secteur public ont perdu de plus en plus d’emplois, et les allocations chômage sont quasi inexistantes. Et pourtant ils survivent ; c’est donc qu’ils «se débrouillent», le plus souvent en dehors des lois et du fisc : vendeurs ambulants, ateliers des arrière-cours, cireurs de chaussures…, et d’innombrables activités qui constituent l’autre face du sous-développement. Pour tout cela, il fallait bien un nom et, depuis 1972, c’est «informel» (économie informelle ou secteur informel) qui s’est imposé.
Le mot a fait fortune. Que qualifier d’informel ? Typologies et listes d’activités ont alimenté les publications du Bureau international du travail (Bit), les thèses universitaires et mémoires. Devant l’effondrement du modèle de développement industrialiste (hormis les «dragons» d’Asie orientale et la Chine), l’extension de la paupérisation urbaine, le sous-emploi massif, il s’agit de savoir si l’économie informelle offre une solution, imprévue et peut-être pas optimale, au problème du sous développement.
Toutes ces questions sont traitées sous la forme d’une brève synthèse fort suggestive dans un livre aux dimensions modestes, mais remarquable par Bruno Laulier (1), économiste et sociologue, professeur à l’Université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne (IEDES).
L’expression «économie informelle» est une création des institutions internationales. Ce qui la compose existait avant qu’on la nomme ainsi, bien mal à propos d’ailleurs (puisqu’on verra qu’elle a bien des formes). Si on a réuni sous cette dénomination unique des réalités très diverses, c’est d’abord que l’on voulait faire jouer à cet ensemble un rôle dans les politiques de développement.
Les chapitres I et II de cet ouvrage sont consacrés à cette question, et au fait qu’on peut distinguer deux époques dans la vision de l’économie informelle promue par les institutions internationales (particulièrement le Bit et la Banque mondiale) : une époque (jusque vers 1985) où l’on y voyait le lieu de développement de stratégies de survie, seule une fraction de dynamique de petites entreprises étant destinées à se «formaliser» ; une seconde époque (à partir de 1987) où, devant la catastrophe sociale engendrée par l’ajustement structurel, on fait de l’informel le lieu de solutions à tous les problèmes sociaux ; à la fin des années 1990, le «secteur informel» cède la première place, dans le discours des institutions internationales, à un thème : la lutte contre la pauvreté, lui-même très lié à deux autres questions : celle de la «bonne gouvernance», et celle de la microfinance.
Le chapitre III pose la question de savoir s’il est légitime de parler de «secteur» informel. Il apparaît vite que non ; d’une part, à cause de son extrême hétérogénéité : d’autre part, du fait que si l’informalité se définit par le non-respect des règles étatiques, elle est partout présente à un degré ou à un autre, y compris dans les plus grandes firmes et au cœur de l’Etat. L’économie informelle, même si elle ne constitue pas un secteur, a sa spécificité : elle est structurée par un ensemble de mécanismes économiques et de logiques sociales qui sont analysés dans le chapitre IV.
L’économie informelle est multiforme. L’affirmation de l’inexistence de «barrières à l’entrée» dans l’économie informelle (ou de l’inexistence de facilité d’entrée) est une constance dans les analyses des organisations internationales de 1972 aux années 90. Le raisonnement suivi est celui-ci : les excédents de main d’œuvre, provenant principalement des campagnes vers la ville, n’ont pu trouver l’emploi dans les activités modernes. Les nécessités de la survie ont fait que les migrants se sont réfugiés dans les activités informelles.
Ce raisonnement en apparence limpide, qui a été repris par nombre d’universitaires et de responsables d’Ong, pose deux types de problèmes. Le premier est que l’économie informelle n’est pas composée principalement de migrants récents. Le deuxième problème vient de l’absence de barrières à l’entrée. Outre l’existence de barrières financières, on note l’existence de barrières à l’entrée, constituées par la différenciation, chez les non salariés, entre deux groupes : les petits patrons et une partie minoritaire des indépendants d’une part, la majorité des indépendants d’autre part.
Différentes logiques comme la maximisation du profit et l’accumulation, la solidarité familiale et les stratégies de survie sont en œuvre. Rechercher le profit maximal ne signifie pas accumuler. Cette recherche est en fait, pour les vendeurs ou prestataires de services à bas revenus, un élément d’une stratégie de survie.
Il existe quatre limites à l’accumulation liée à la nature de l’activité, à la difficulté d’accès au crédit, aux formes de la concurrence et au type de rapports sociaux.
B. Lautier examine la nature des relations qui existent entre la solidarité familiale et les stratégies de survie. De quelle famille parle-t-on ? Il s’agit de savoir si la solidarité familiale est simplement un moyen de pallier des événements fâcheux, ou une crise conjoncturelle ou si elle détermine effectivement la reproduction des unités qui composent l’économie informelle.
Il peut exister une logique de reproduction familiale qui prime sur la logique de croissance de l’entreprise. Cette logique de reproduction familiale vaut également dans de nombreux cas pour la famille élargie, ou même des ensembles plus vastes, comme la caste africaine. Ainsi Alain Morice interprète l’endogamie de la caste des forgerons à Kaolack, une ville du Sénégal, couplée à l’embauche exclusive comme apprentis des enfants de la caste autres que ceux du patron de l’atelier, comme une manifestation de la priorité de la reproduction du groupe social sur d’autres objectifs.
Le chapitre V, consacré aux relations multiples qu’elles entretiennent avec l’économie formelle, conduit à l’idée que les deux économies sont si étroitement imbriquées que leurs relations sont beaucoup plus complémentaires que de substitution (il est alors illusoire d’y voir un lieu de la solution à la crise sociale).
Le chapitre VI interroge la relation de l’Etat à l’économie informelle : que signifie la tolérance, voire l’encouragement, avec une illégalité aussi massive ? Les lois sont-elles faites pour être respectées, ou pour ne pas l’être?
La littérature sur l’économie - ou le secteur - informelle est gigantesque. Elle remplit des bibliothèques entières à Genève (siège du Bit), Washington (Banque mondiale), dans les universités de Paris, Londres, Rio, Abidjan… La plus grande partie de ces travaux est monographique, et on a l’impression que plus s’accumulent les travaux sur tel ou tel type de micro-entreprise à Bamako, Médellin ou Manille, sur les cireurs de chaussures et les gardiens de voiture, moins il est aisé de penser l’unité de tout cela.
Vers quel avenir nous entraîne l’informalisation de ces sociétés ? La réponse ne sera guère optimiste. Certes, l’économie informelle a permis de contenir les incidences sociales de l’échec de la plupart des projets de développement, comme des politiques de rigueur qui se sont ensuivies. Mais ce rôle de palliatif atteint déjà ses limites : l’économie informelle ne saurait remplacer l’Etat dans son rôle de prestataire de services collectifs, ni les grandes firmes industrielles dans la fourniture de biens à un prix compétitif et d’emplois stables. La victoire, dans de nombreuses régions du monde, de l’économie informelle est une victoire par forfait, et non par KO.
Au cours du premier âge de l’économie informelle (1971-1987), on a assisté à des débats sur la définition et les politiques de formalisation. Pour parler des activités du secteur informel, trois registres sont employés dans les pays du tiers-monde avant le milieu des années 70 : le premier est celui de la marginalité (Quijano). Le deuxième registre, plus propre aux économistes, est celui du sous-emploi ; depuis les travaux d’Arthur Lewis, la problématique dualiste domine l’économie du développement, opposant un secteur «traditionnel» marqué par le sous-emploi d’une main d’œuvre excédentaire, et un secteur moderne. Le troisième registre sur lequel on parle de l’économie informelle est celui de la pauvreté et de la recherche de la survie.
Au cours du deuxième âge de l’économie informelle (1987 - 2004), on s’est focalisé sur la lutte contre la pauvreté et l’économie solidaire. L’économie est le lieu de déploiement de la débrouillardise et de la solidarité.
Pourquoi il n’y a pas de «secteur» informel ? A quoi bon poser cette question de mots puisque lorsqu’on parle de «secteur» ou d’«économie», ce qui est informel est à l’évidence très différent de ce qui formel ? Pourtant, derrière la querelle des mots, c’est toute la discussion du dualisme qui est en cours : peut-on penser les sociétés en développement comme formées de deux parties, que l’on appellera moderne et archaïque, formelle et informelle ? Ou, au contraire, trouve-t-on des éléments de formalité ou d’informalité dans toutes les parties de la société ?
La question qui est sous-jacente à ce débat est bien de savoir s’il est légitime de proposer des politiques semblables pour cet ensemble d’activités extrêmement hétérogène que les organisations internationales nomment «secteur informel». A côté du microcrédit, une autre forme de microfinance a été largement promue par les institutions internationales, les tontines. La tontine n’est pas une banque ; elle ne crée pas de monnaie. Elle n’a pas été inventée uniquement pour financer les activités productives ; en Afrique, en particulier, elle sert fréquemment à financer des dépenses non productives (mariages, naissances, funérailles). Elle n’est pas à l’écart du système bancaire, puisque, généralement, l’argent est placé à la banque (ce qui permet de servir des intérêts aux participants).
1 - L’économie informelle dans le Tiers monde - Par Bruno LAUTIER - La Découverte 2004, 119 pages.
* Amady Aly Dieng est économiste, ancien fonctionnaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Commentaires & analyses
Afrique de l’Ouest : Les radios peinent à profiter des Tics
2008-10-19
Ken Lohento
http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/51364
Les radios demeurent le médium de communication le plus approprié à la communication sociale et à la communication de développement en Afrique. Après deux premières enquêtes en 2001 et 2003, l’IPAO vient de réaliser une nouvelle étude sur les radios et les technologies numériques de communication. Dans cette étude, il s’agissait de faire l’état des lieux de la connectivité des radios ouest-africaines aux (N)TIC (internet, satellite, ordinateur, outils de stockage numérique, etc.), d’analyser les usages mis en œuvre, d’identifier les contraintes, opportunités, et de faire des recommandations aux différents acteurs.
L’étude est principalement axée sur sept pays cibles (Ghana, Bénin, Sénégal, Mali, Sierra Leone, Burkina Faso, Niger) et concerne toutes les radios (communautaires ou associatives, commerciales, confessionnelles et religieuses). Deux cent vingt (220) radios ont été enquêtées. Les principaux outils de recherche utilisés sont le questionnaire, l’interview, l’analyse documentaire.
Les résultats révèlent que, de manière globale, les radios des sept pays ont un taux d’accès moyen à l’internet (51,8 %), avec une grande disparité selon les pays et les types de radios. En effet, d’une part, alors que le taux de connectivité est de 72,2% pour les radios privées commerciales, il se limite à 31,5% pour les radios communautaires ou associatives. D’autre part, au niveau des pays, les radios ghanéennes présentent 93,5% de taux de connectivité, les radios sénégalaises 89,7%, alors que seulement 20% des radios de la Sierra Leone sont connectées.
Au Ghana et au Sénégal, pratiquement toutes les radios commerciales sont connectées. En outre, 72,7% des radios communautaires sénégalaises disposent de l’Internet, alors que seulement 8,3% des radios communautaires nigériennes sont dans ce cas. Le taux de connectivité, toutes radios confondues, au Burkina, Faso, au Bénin et au Mali, sont respectivement 61,5%, 55% et 34%.
C’est grâce à la technologie ADSL que la majorité des stations de la sous-région se connecte, en particulier au Sénégal, où plus de 92 % des stations accèdent au réseau mondial grâce à cette solution. Comme l’illustre les coûts d’accès présentés, dans certains pays, l’utilisation de l’internet devient de plus en plus accessible, mais ceci se limite aux régions ayant de bonnes infrastructures. La forte pénétration de la téléphonie mobile sur le continent permet aux stations d’en faire un outil incontournable de reportage et d’échanges avec les auditeurs ; cet usage remporte aujourd’hui l’adhésion de tous les auditeurs de radio.
Même s’il a été identifié environ 70 sites web de radios, celles-ci sont encore très faiblement et de manière très précaire présentes sur l’internet. Dans la plupart des pays, la diffusion en live sur internet est très instable (streaming régulièrement inaccessible) ou inexistante, bien que souvent annoncée. En outre, un grand nombre de ces sites web ont très peu - ou pas du tout - de contenus. Le Sénégal et le Ghana sont les pays où les radios disposent davantage de sites web, mais la diffusion en direct sur l’internet est beaucoup plus stable au niveau des radios ghanéennes. La présence sur le web illustre encore que ces deux pays sont ceux dont les radios tirent davantage profit des TIC.
Par ailleurs, les services à valeur ajoutée du mobile, en particulier le SMS, utilisé par 83,8% des stations interrogées, connaissent un énorme succès auprès des populations. Ces nouveaux services sont considérés comme d’importants outils d’interactivité entre stations radio et auditeurs, et constituent de plus une source potentielle de revenus substantiels pour l’entreprise radiophonique.
Globalement, le satellite est peu utilisé par les radios. Il sert principalement à la réception des programmes. Les radios communautaires sont les plus nombreuses à l’utiliser, à 57,7%, alors que cette statistique est de 28,8% pour les radios commerciales. Le fort taux d’utilisation de ce moyen de communication par les radios communautaires s’explique par les appuis internationaux dont elles bénéficient dans ce cadre. En ce qui concerne la diffusion de programmes par le satellite, quasiment seules les radios publiques, disposant de subventions publiques conséquentes, peuvent se permettre de l’utiliser, notamment vers l’Afrique, l’Europe et les USA.
Par manque d’information ou par méconnaissance des TIC, il a été également remarqué une confusion dans certains esprits entre logiciels libres et logiciels propriétaires, voire au sujet du type de connexion internet dont dispose la radio. Les besoins en formation restent énormes et concernent tous les domaines des NTIC, en particulier celui de la production numérique, de l’utilisation basique des ordinateurs, de l’Internet et celui de la création ou la maintenance de services avancés de diffusion et de téléchargement en ligne. Les coupures de courant sont particulièrement indexées dans les pays ayant les meilleures connectivités comme un véritable obstacle.
Plusieurs recommandations ont été faites à l’attention de tous les acteurs interpellés par le développement du secteur médiatique, au niveau national, régional et international. A titre d’exemple, on peut mentionner les recommandations suivantes :
1. Mettre en place, en impliquant toutes les parties prenantes, des stratégies nationales et régionales spécifiques et dédiées à la prise en compte des nouvelles technologies dans les radios et les médias en général;
2. Développer la connectivité dans les pays par l’augmentation de la bande passante, la consolidation des infrastructures, l’extension de la couverture des réseaux téléphoniques et la baisse des coûts d’accès ;
3. Former le personnel des radios en gestion du streaming audio et vidéo pour favoriser la présence des radios sur l’internet ;
4. Favoriser la mise en place de serveurs pouvant héberger les sites web des radios faisant du streaming à des coûts relativement abordables ;
5. Renforcer l’intégration des TIC dans la formation des journalistes et animateurs de radio, au niveau des structures et dispositifs de formation académique et alternative (auto-formation, formation par les associations et les réseaux de radios, etc.);
6. Faciliter les négociations auprès des opérateurs de télécommunications pour réduire les coûts d’accès aux TIC aux stations radios, en particulier celles qui sont communautaires ;
7. Favoriser la prise en compte de la convergence par les organes de régulation des TIC, en créant des mécanismes de collaboration entre régulateurs des médias et des télécommunications, ou en créant des organes de régulation uniques convergés ;
8. Mettre en place des actions dans les différents pays pour une meilleure compréhension et prise en compte des enjeux nationaux et internationaux de la radio numérique.
Supervisée par le Programme TIC de l’IPAO, l’étude a été coordonnée par Malick Ndiaye, avec la collaboration de Hyppolite Djiwan (Bénin), Abdoulaye Diallo (Burkina Faso), Kwami Ahiabenu II (Ghana), Aziz Diallo (Mali), Abdourahamane Ousmane (Niger), Boubacar Khalil Ndiaye (Sénégal), Andrew Kromah (Sierra Leone).
* Ken Lohento, est coordinateur du TIC de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest.
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
L'Angola, 33 ans plus tard
2008-10-19
José Patrocinio
http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/51365
En septembre 2008, l’Angola a connu les deuxièmes élections législatives de son histoire. Un événement qui a eu lieu trente-trois ans après l’accession du pays à l’indépendance. Mais, cette fois, dans un contexte différent qui permet d’entrevoir une nouvelle ère démocratique. En parcourant l’évolution de l’Angola indépendante, José Patrocinio évoque les pesanteurs qui ont gêné l’évolution politique dans ce pays et évoque les changements qui permettent, à partir des dernières élections, d’entrevoir un nouvel avenir.
Avec la Révolution des œillets au Portugal, le 25 avril 1974, s'ouvre une page dans l'histoire de ce pays colonial et de ses colonies d’alors. C’est à cette époque que ’Angola entre dans un processus de décolonisation qui le conduit à l'indépendance, le 11 novembre 1975. Pendant ce processus de transition, nombreux ont été les espaces de participation ouvertes aux Angolais. Des commissions ont été créées dans tous les domaines, pour les étudiants, les travailleurs, etc. Les espérances liées à la construction démocratique étaient partout manifestes. Les manifs se multipliaient et les grèves se déclenchaient un peu partout dans le pays. Les mots d'ordre se mélangeaient dans ce contexte marqué par la révolution portugaise et l’affirmation de différents mouvements de libération nationale (FNLA, MPLA et UNITA).
A partir de là, de nouveaux partis sont ainsi apparus. Quelques-uns avec un évident legs historique, d’autres étant de simples créations liées à l’évolution du moment. Des campagnes volontaires sont lancées avec un esprit révolutionnaire : récolte du café, du coton et de l’ananas, déchargement de bateaux, vaccination et distribution de lait, jusqu'à l'alphabétisation.
Ce scénario d'espoir et d’espérance n'a pas duré longtemps. Les mouvements de libération font parader leurs armées. Les provocations de groupes radicaux de la droite anti-indépendantiste sèment la panique. Dans le panorama qui se crée ainsi, la main extérieure se fait évidemment sentir. L’Angola se transformait en une scène où se jouait la réalité la plus cruelle de la guerre froide.
La majorité des Portugais et des descendants de Portugais, mais aussi beaucoup d'Angolais, ont alors commencé à fuir le pays, mettant en place des ponts aériens en direction du Portugal. Les principaux ports comme ceux de Lobito et de Luanda ont vu s’empiler des bagages de toutes sortes : boîtes, petites caisses, voitures, etc., on emportait tout ce qu’on pouvait prendre avec soi.
Dans les villes et villages, les conflits entre les forces armées des différents mouvements de libération, commencent à marquer le vécu des populations. De petites trêves sont signées, mais l'armée portugaise n'intervient pas. Quelques jours avant l'indépendance, l’Angola est envahie à partir de la région sud, par l'armée sud-africaine et au nord par l'armée zaïroise (actuelle RD Congo). Les confrontations militaires prennent alors une autre tournure et le MPLA résiste seulement dans Luanda. Entre alors en scène l'armée cubaine.
Au même moment où Augustin Neto, au nom du MPLA, proclame à Luanda l'indépendance de l'Angola et la naissance de la République Populaire d'Angola, Jonas Savimbi leader de l'UNITA, annonce, à la Nouvelle Lisbonne (actuelle Huambo) la constitution de la République Démocratique d'Angola. Mais devant l’avancée du MPLA, appuyé par la troupe cubaine, l'UNITA abandonne tous les centres urbains pour se maintenir dans les zones rurales. Le nouveau pouvoir instaure un système politique et économique socialiste. Le contrôle de l'Etat s’impose dans toutes les sphères, avec la centralisation du pouvoir et la politisation de la sphère publique. Devant la terreur toujours présente de la police secrète, toute initiative est alors enlevée à la société civile.
Quand les accords tripartites sont signés, conduisant au départ des armées sud-africaines et cubaines, le pays voit alors s’installer une économie incontrôlée. Malgré tout, les conditions sont propices à une nouvelle tentative et en 1991 un cessez-le-feu est signé entre le gouvernement (MPLA) et la guérilla (UNITA). La Constitution révisée permet le pluripartisme, promeut l'économie de marché et élargit les libertés individuelles. La société civile s'organise et les associations apparaissent.
Le peuple réagit de manière euphorique devant l'espoir qui s'ouvre. Mais l'erreur du passé n'est pas corrigée. Les deux armées du MPLA et de l’UNITA, sous le regard des Nations Unies et des observateurs internationaux, se font face. La surenchère s’installe dans les discours propagandistes de la campagne électorale. Faible et sans expérience, la société civile est absente du débat. Les premières élections sont organisées en septembre 1992 et voient la population voter massivement et pacifiquement, démontrant au monde entier sa fierté d'appartenir au concert des nations libres et démocratiques. Mais le rêve ne dure pas. La guerre reprend et s’étend à tout le pays.
Le conflit durera plus de dix ans. Les associations qui naissent interviennent plus dans l'urgence et dans l’humanitaire. Ils vont en gagner de l'audience et de l'expérience, élevant leurs voix et en occupant l'espace politique avec des propositions et des revendications. Quand le leader de l'UNITA, Jonas Savimbi, est assassiné, la guerre prend fin, avec la signature d’accords de Paix. On est alors en 2002.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, a vécu ses deuxièmes élections législatives, le 5 septembre 2008. Dans un contexte différent. Il n’existe plus qu’une seule armée. La Société civile peut participer de façon directe et active aux débats. Le pays présente un des plus grands indices de croissance économique au monde, avec une économie liée à la production pétrolière. Les médias publics sont monopolisés par le gouvernement et par le MPLA. Mais la presse privée affiche les propos sensationnels et gène souvent l’Etat. Les partis d'opposition sont fragiles et divisés. Ils n'offrent pas tous des alternatives et nombre d’entre eux ont eu à être mêlés à des scandales. Le président de la République s'implique directement dans la campagne électorale de MPLA en se dirigeant la liste de ce parti.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, continue à présenter les pires indices de développement humain au monde, dans un contraste saisissant avec ses indices de croissance économique. La corruption et le clientélisme sont partout. Des condominiums de luxe s’accaparent des terrains et délogent des milliers d'Angolais. Des milliers d'enfants meurent de paludisme, de tuberculose et autres maladies diarrhéiques. Les espaces publics sont transformés en infrastructures privées pour l'élite.
Mais la société civile a adhéré au processus électoral depuis son début, en développant des campagnes d'éducation civique électorale. Il a produit matériel informatif, organisé des débats, discuté les lois. Il consolide son espace d’évolution, est reconnu par le pouvoir et s’est posé en observateur des élections. Le grand défi est désormais que s'instaurent définitivement le processus d'éligibilité des pouvoirs d'Etat, l'élimination du fantôme de la guerre, la participation de la société civile et la décentralisation du pouvoir.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, est allée aux urnes. Le peuple afflue en masse vers une nouvelle aube. De façon pacifique, civique et responsable, il a dit à nouveau qu'il ne veut plus guerre.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, croit à nouveau que le processus d’alternance au pouvoir est en marche. Indépendamment des résultats des partis politiques sortis des urnes, le peuple angolais a gagné dans la défense de la Paix et de la Démocratie.
*José Patricínio est coordinateur de l'ONG Association Omunga, dont le siège est à Lobito, Benguela – Ce texte est paru, sous sa version originale, dans l’édition portugaise de Pambazuka (http://www.pambazuka.org/pt/category/features/50697)
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Résumé de l'Édition Anglaise
Sankara, 20 ans plus tard : Homage à l’intégrité
2008-10-19
Demba Moussa Dembélé
http://www.pambazuka.org/en/category/features/51193
Blaise Compaoré et la Françafrique ont tué Thomas Sankara en croyant qu’ils pouvaient éteindre l’exemple qu’il a représenté pour la jeunesse et les forces progressistes à travers le continent. Ils ne pouvaient pas mieux se tromper. Une semaine avant son assassinat, dans un discours marquant le vingtième anniversaire de l’assassinat d’Ernesto «Che» Guevara, Thomas Sankara déclarait : « On ne peut tuer les idées, les idées ne meurent jamais ». En vérité, l’histoire de l’humanité est celle de ces martyrs et héros dont les idées et actions ont survécu à la marche du temps pour inspirer les générations futures.
Sankara, la révolution et l’émancipation des femmes
2008-10-19
Thomas Sankara
http://www.pambazuka.org/en/category/features/51194
Le destin de la femme est liée à l’exploitation de l’homme. C’est un fait. Cependant, cette convergence, découlant de l’exploitation dont l’homme et la femme ont souffert et qui les lient historiquement, ne doit pas nous faire perdre de vue la réalité spécifique de la condition des femmes. Des conditions de vie qui sont déterminées davantage que par des facteurs économiques, et qui montrent qu’elles sont victimes d’une oppression particulière.
Arts & livres
Global : Bollywood et l'Afrique : le divorce ?
2008-10-19
http://tinyurl.com/6kezfc
Dans les années 60-80, le public populaire africain adorait les films indiens, notamment les femmes qui, sans en comprendre les dialogues, finissaient par connaître par cœur les chansons à force de revoir le film, et en aimait les danses et les intrigues de mélodrames sentimentaux aisément déchiffrables à l'image. Mais les temps changent : les films de Bollywood (Bombay / Hollywood) ne font plus autant recette en Afrique. Il est temps de revoir cette historique relation à la lumière des changements affectant tant le cinéma que les sociétés dans les deux continents.
Sénégal : Le siècle court d'Iba Ndiaye : Peintre, Ample… et Africain
2008-10-19
http://tinyurl.com/6kqdkw
Au terme de cinquante années de pure peinture et de dessin obstiné, Iba Ndiaye, Maître ubiquitaire du trait et de la couleur au Sénégal, s'est éteint à Paris, à l'âge de 80 ans, au moment même où s'achève à Dakar sa grande rétrospective : "L'Œuvre de Modernité". Il a commencé sa carrière dans les années cinquante, après avoir étudié à l'École d'Architecture de Montpellier puis à l'École Nationale des Beaux-Arts à Paris et travaillé à l'atelier du grand sculpteur russe Ossip Zadkine qui guidera son regard vers la statuaire africaine.
Zimbabwe
Les voisins appelés à la rescousse pour les négociations
2008-10-19
http://tinyurl.com/4uemey
Les leaders politiques du Zimbabwe comptent désormais sur leurs voisins d'Afrique australe pour les aider à mettre en place un gouvernement d'union, après quatre jours de négociations qui ont notamment achoppé sur l'attribution du puissant ministère de l'Intérieur. Le président Robert Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai se sont séparés le 17 octobre sur un constat d'échec, après quatre jours consécutifs de discussions à Harare sous l'égide du médiateur sud-africain Thabo Mbeki. Les discussions devraient reprendre le 20 octobre au Swaziland.
Femmes & genre
Burkina Faso : Engagement pour atteindre la tolérance zéro contre l’excision d’ici à 2015
2008-10-17
http://tinyurl.com/4a5pre
Une rencontre sur la pratique transfrontalière de l’excision, tenue du 13 au 15 octobre 2008 à Ouagadougou, a permis d’insister sur la nécessité d’une coopération sous-régionale pour éradiquer le phénomène d’ici à 2015. L’excision se pratique toujours au Burkina Faso, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Mali, au Niger et au Togo. La lutte contre ce phénomène dans ces pays est une réalité, mais les résultats enregistrés sont disparates. Il n’existe pas d’action concertée entre ces pays pour mener la lutte, ce qui favorise une pratique transfrontalière.
Rd Congo : Dénoncer les violeurs est moins tabou
2008-10-17
http://www.infosud-belgique.info/article.php3?id_article=1118
À Kananga, le travail des associations pour briser le silence qui entoure les violences sexuelles porte lentement ses fruits. La justice est saisie de cas de plus en plus nombreux, mais trop de dossiers restent toujours sans suite. À Kananga, capitale du Kasaï occidental, en RD Congo, deux viols par jour ont été rapportés en 2007 et 3 par jour pour le premier semestre 2008. S'ils reflètent l'ampleur croissante des violences sexuelles, ces chiffres sont aussi le miroir d'un travail de terrain réalisé par près de 50 associations de défense des droits humains réunies au sein de la Synergie provinciale de lutte contre les violences sexuelles.
Droits humains
Centrafrique: Les violations des droits de l'homme commises en majorité par les forces de sécurité
2008-10-17
http://fr.allafrica.com/stories/200810130476.html
La plupart des violations des Droits de l'homme commises en République centrafricaine sont le fait des forces de défense et de sécurité, selon un rapport des Nations Unies publié le 10 octobre. Ces violations « sont pour la plupart imputables aux forces de défense et de sécurité (OPJ, policiers et gendarmes), essentiellement dans les chambres de sûreté et les maisons d'arrêt », souligne le document qui couvre notamment les faits intervenus à Bangui, la capitale, et dans certains districts.
Côte d’Ivoire : 3 officiers soupçonnés d`incitation à la révolte incarcérés
2008-10-17
http://news.abidjan.net/article/?n=306656
Trois officiers supérieurs de l'armée ivoirienne (Fanci) ont été interpellés et incarcérés à la maison d'arrêt militaire d'Abidjan (Mama) dans le cadre d'une enquête sur les récents "mouvements de colère" de soldats, a-t-on appris le 11 octobre. Les noms de ces trois officiers ont été cités au cours de l'enquête sur le soulèvement d'une centaine de soldats à Daoukro (centre-est), les 26 et 27 septembre, qui a eu lieu au même moment qu'un mouvement de colère de militaires à Yamoussoukro…
Côte d’Ivoire : L’Etat accusé d’avoir "scellé" la vérité sur l’affaire des déchets toxiques
2008-10-17
http://tinyurl.com/4b7wc3
Les victimes des déchets toxiques déversés en août 2006 à ciel ouvert dans la capitale économique ivoirienne ont réclamé le 11 octobre la comparution de la multinationale Trafigura, estimant que l’Etat a « scellé » la vérité autour de ce drame écologique. La cour avait déjà entendu neuf accusés et des témoins dans le cadre de cette affaire pour laquelle l’Etat ivoirien a signé, en février 2007, un accord à l’amiable avec Trafigura qui a accepté de verser 100 milliards de FCFA de dédommagement contre l’abandon par les autorités ivoiriennes de toute poursuite judiciaire…
Tanzanie : Les meurtres à des fins rituels pourraient contraindre les albinos à fuir le pays
2008-10-17
http://tinyurl.com/58y49q
Les albinos en Tanzanie ont déclaré qu’ils chercheraient refuge dans d’autres pays si le gouvernement tanzanien ne parvient pas à contrôler les meurtres à des fins rituels dont leur communauté est la cible principale à travers le pays. Vingt-six albinos avaient été tués, dont en majorité des femmes et des enfants, a révélé le président de l’Association des Albinos de Tanzanie. Aucun suspect n’a, jusqu’à présent, été emprisonné à la suite de ces meurtres rituels, a-t-il déploré.
Réfugiés & migration forcée
Global : 52 Nigérians expulsés des Etats-Unis
2008-10-17
http://tinyurl.com/4gufkg
Au moins 52 Nigérians ont été expulsés par les autorités américaines la semaine dernière pour non-respect des lois relatives à l'immigration illégale et au trafic de drogue. Ces ressortissants nigérians ont été expulsés par le département d'Etat américain de la Sécurité intérieure vers l'aéroport international à Lagos, capitale économique du Nigeria.
Mauritanie : le "business de l'immigration" prospère à Nouadhibou
2008-10-17
http://tinyurl.com/4g2bdn
Des pirogues chargées de migrants partent encore chaque semaine de Mauritanie vers les îles espagnoles des Canaries et "ça va continuer", dit-on au port de Nouadhibou, où "tout le monde s'est mis dans le business de l'immigration", des gendarmes aux vendeurs de poisson. Pour un passeur, comme pour des travailleurs humanitaires mauritaniens et étrangers, "s'il y a un peu moins de pirogues qui partent depuis un an, ce n'est pas à cause de la surveillance, mais parce qu'il y a une crise de confiance, comme dans l'économie internationale! Les migrants craignent de se faire arnaquer et ne donnent plus leur argent aussi facilement aux passeurs".
Global : 13 immigrés clandestins jetés en mer vivants lors de leur voyage
2008-10-17
http://tinyurl.com/3k7dfb
Treize immigrés clandestins sont morts après avoir été jetés vivants en mer lors de leur voyage vers l'Italie, début septembre, a annoncé le parquet du tribunal de Syracuse, en Sicile (sud de l'Italie). Les 13 hommes faisaient partie d'un groupe de 59 Nigérians, Nigériens et Ghanéens, parmi lesquelles 14 femmes et deux fillettes, arrivé le 11 septembre en Sicile
Mouvements sociaux
Mauritanie : Les ex-travailleurs d’Air Mauritanie réclament leurs droits
2008-10-17
http://tinyurl.com/4v5xaj
Plusieurs centaines d’anciens travailleurs de la compagnie aérienne nationale Air Mauritanie (pilotes, personnel naviguant commercial, techniciens, agents de comptoir...) ont organisé le 12 octobre un sit-in au siège de la société pour réclamer leurs droits. Suite à de nombreuses difficultés attribuées à la mauvaise gestion et à une accumulation de dettes, la compagnie avait été mise en liquidation judiciaire en janvier 2008, après plusieurs mois d’agonie.
Elections & gouvernance
Côte d’Ivoire : Le report de l’élection présidentielle se précise
2008-10-19
http://www.afrik.com/article15466.html
L’élection présidentielle ivoirienne était prévue au 30 novembre. Mais à cette date, les listes électorales ne seront pas prêtes. L’ex-rébellion des Forces nouvelles est favorable à un nouveau report. Cependant, personne n’est en mesure aujourd’hui de donner la date exacte de ce scrutin qui aurait dû se tenir depuis 2005, à la fin du mandat de Laurent Gbagbo, l’actuel président. Dans un premier temps, la présidence ivoirienne avait évoqué la date du 15 décembre, mais celle-ci paraît improbable.
Côte d’Ivoire : Des étudiants perturbent le recensement des électeurs
2008-10-17
http://tinyurl.com/3uom5h
L’opération d’identification et de recensement électoral, préalable à l’organisation en Côte d’Ivoire des élections, a été perturbée vendredi soir en certains endroits d’Abidjan par des étudiants qui ont emporté des valises de la société française, SAGEM sécurité. Ces étudiants disent avoir constaté que de nombreux centres de collecte sont pris en otages par les militants du rassemblement des républicains (RDR, opposition)…
Sénégal : Le Parlement adopte la loi réduisant le mandat de ses présidents
2008-10-17
http://tinyurl.com/5x3xsy
Le Parlement sénégalais a adopté le 15 octobre une loi modifiant la Constitution et ramenant de cinq à un an le mandat des présidents du Sénat et l'Assemblée nationale. La mesure semble surtout viser l'ex-Premier ministre Macky Sall, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, en disgrâce auprès du président Abdoulaye Wade. La nouvelle loi doit encore être promulguée par le chef de l'Etat. Elle devrait aboutir à faire perdre, d'ici quelques semaines, à M. Sall, ancien numéro deux du parti du président, le perchoir qu'il occupe à l'Assemblée depuis juin 2007.
Global : Le président Wade prône une autre «gouvernance mondiale»
2008-10-17
http://tinyurl.com/3ovas5
Le président sénégalais Abdoulaye Wade préconise la création d'un forum des intellectuels d'Afrique et de sa diaspora pour ''infléchir les décisions'' de ceux qui gouvernent le monde et ''faire entendre'' la voix de l'Afrique dans la gouvernance mondiale. Estimant que l’Afrique est « en marge » du système financier international, actuellement plongé dans une crise profonde, le président sénégalais souhaite que l’Afrique ait aussi son mot à dire sur ces questions.
Mauritanie : La tension monte contre la junte au pouvoir
2008-10-17
http://tinyurl.com/45ljg4
Le Front pour la Défense de la Démocratie (FNDD) n’entend pas abdiquer, bien au contraire, il compte multiplier des actions en vue de décrédibiliser la junte militaire qui, pour sa part, commence à montrer des signes d’agacement qui pourraient s’ouvrir vers un durcissement de sa position. En attendant, la population croise les doigts pour que les sanctions brandies par la communauté internationale, pour forcer la junte militaire qui a pris le pouvoir le 6 août à se démettre, n’atteignent jamais le pays.
Kenya : Un Tribunal pénal international proposé pour les violences post-électorale
2008-10-17
http://www.africanmanager.com/articles/119032.html
Plusieurs pays ont annoncé leur disponibilité à soutenir le Kenya dans la mise en œuvre des recommandations d'un rapport de la Commission d'Enquête sur les violences électorales. Le rapport a été publié le 15 octobre et remis au Président Mwai Kibaki et au Premier Ministre Raila Odinga. Il propose, entred autres, lq mise sur pied d'un tribunal international sur le modèle du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) chargé de juger les personnes suspectées, notamment de hauts responsables de la police soupçonnés d'avoir procédé à de massives violations des droits humains.
Corruption
Cameroun : Un homme d’affaires français inculpé pour «corruption et favoritisme»
2008-10-17
http://www.reussirbusiness.com/spip.php?article1251
L’homme d’affaires français Vincent Bolloré a été appelé à comparaître personnellement devant le Tribunal de première instance de Douala pour une affaire de « favoritisme et de corruption » au sujet de la concession du terminal à conteneurs du Port autonome de Douala (PAD). La convocation du président du holding Bolloré, qui comprend entre autres, des sociétés spécialisées dans le domaine du transport maritime et ferroviaire, de la finance, de la gestion des portiques, constitue une « avancée notable » dans le cadre de l’affaire liée à la concession controversée en 2003 des portiques du PAD.
Gabon : Plainte de trois ONG contre le procureur pour "enrichissement illicite"
2008-10-17
http://tinyurl.com/4xrxoe
Trois ONG gabonaises ont porté plainte contre le procureur de la République Bosco Alaba Fall pour "enrichissement illicite" dans le cadre d'une affaire d'accusations de corruption contre le magistrat. Depuis plusieurs mois, des relevés bancaires au nom du procureur circulent à Libreville. Ils font apparaître des mouvements atteignant 300 millions de francs CFA (450.000 euros). Le procureur, qui refuse de s'exprimer dans la presse sur ce dossier, a récemment affirmé qu'il était "innocent" et que les relevés en circulation étaient "truqués"
Développement
Congo : La Banque mondiale approuve le DSRP
2008-10-17
http://tinyurl.com/49g4pb
Le Document stratégique de réduction de pauvreté (Dsrp) du Congo vient d’être approuvé par la Banque mondiale, ce qui va accélérer le processus d’accès du pays au Point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte), a annoncé le gouvernement de Brazzaville. L’encours total de la dette du Congo a été évalué, en 2004, à 5,5 milliards de dollars US par la Banque mondiale.
Congo : Projet d’installation d’un système de radiocommunication sécurisé
2008-10-17
http://tinyurl.com/6eg6qh
Le Congo veut se doter d’un système de radiocommunication sécurisé d’un haut niveau technique qui devrait aider l’administration publique en général et les départements de la sécurité et de la défense nationales en particulier, en matière de transmission des informations. Le projet a été présenté le 11 juin à Brazzaville au ministre congolais des postes et télécommunications.
Global : L'Afrique peut tirer profit de la crise financière mondiale
2008-10-19
http://tinyurl.com/4uemey
Marginalisée jusqu'à présent dans la mondialisation de l'économie, l'Afrique pourrait tirer profit de ce handicap qui lui a permis d'échapper en grande partie à la crise financière, estiment des analystes. Conséquence directe de la crise, les investisseurs africains seront moins enclins à regarder vers les marchés américain, européen ou asiatique, ce qui devrait se traduire par une diminution des évasions de capitaux et une augmentation des investissements locaux, selon ces experts.
Global : Le G20 s'engage à assurer la stabilité des marchés financiers
2008-10-17
http://tinyurl.com/4v9kdo
Le G20 s'est engagé à recourir à "tous les outils économiques et financiers afin d'assurer la stabilité des marchés financiers", selon un communiqué rendu public à l'issue d'une réunion d'urgence du groupe, LE 11 octobre à Washington. Le bloc, qui regroupe 19 principaux pays développés et en développement ainsi que l'Union européenne, a tenu une réunion spéciale en marge de la réunion du Fonds monétaire international (FMI), face à la crise financière mondiale.
Sénégal : La société d’électricité face à des difficultés d’approvisionnement en combustibles
2008-10-17
http://tinyurl.com/4b7wc3
Le directeur général de la Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC) a fait état le 10 octobre, de difficultés d’approvisionnement en combustibles, pour expliquer les récurrents délestages, qui ont poussé à des manifestions de rues, dont les auteurs, remontés contre la SENELEC, s’en sont pris à des agences de la société, à Dakar.
Sénégal : Annonce de récoltes record de produits vivriers en 2008
2008-10-17
http://www.sudonline.sn/spip.php?article14385
Le gouvernement sénégalais et la Fao ont annoncé le 13 octobre, à Dakar, une production record aux prochaines récoltes notamment de céréales et de tubercules, consécutive à une meilleure distribution des intrants, des semences et des pluies. Nous n’avançons pas de chiffre, mais nous allons vers des records de productions dans l’histoire (de l’agriculture) du Sénégal ; ce sera dans l’ensemble des spéculations, mil, maïs, riz, etc.’’, assure le directeur national de l’agriculture.
Santé & VIH/SIDA
Afrique du Sud : Les tests de dépistage rapide du VIH ne sont pas infaillibles
2008-10-17
http://fr.allafrica.com/stories/200810131675.html
La fiabilité du diagnostic du VIH obtenu par prélèvement sanguin au doigt a été remise en question après le rappel d'une marque de kits de dépistage rapide du VIH, utilisés dans les centres publics de dépistage de deux provinces sud-africaines. Un organe de presse local a rapporté le 28 septembre que plus d'un demi-million de Kits Wondfo de dépistage rapide 'One Step', fabriqués en Chine et fournis par les laboratoires FutureMed Pharmaceuticals, avaient été retirés du marché à la fin du mois de juillet, après s'être avérés défectueux…
Bénin : Des médecins déplorent le coût onéreux des évacuations sanitaires
2008-10-17
http://tinyurl.com/4o3mjt
Les évacuations sanitaires coûtent très chères au Bénin et le manque à gagner pour l’Etat quant à l’absentéisme au travail est considérable, ont déploré à Cotonou, plusieurs responsables sanitaires du Bénin. «Une évacuation sanitaire revient approximativement à plus de 3 millions 300 FCFA. En dix ans, l’Etat béninois a engagé plus de 1,6 milliard de francs pour les évacuations sanitaires», révèle un rapport de la direction de programmation et des prospectives du ministère de la santé…
Centrafrique : Epidémie de fièvre jaune au sud-ouest
2008-10-17
http://tinyurl.com/3uom5h
Une épidémie de fièvre jaune s’est déclarée dans la sous-préfecture de Boda, particulièrement dans le village de Ngotto, au sud-ouest de la Centrafrique. Un communiqué invite toute la population en général et celle des zones à risque, en particulier, à évacuer sans délai, vers les structures compétentes de soins, toute personne présentant des signes fortement évocateurs de la fièvre jaune…
Congo : Les Pharmaciens exigent le respect du code de déontologie dans le secteur
2008-10-17
http://tinyurl.com/62wtc4
Les Pharmaciens congolais se sont insurgés le 16 octobre, contre la vente illicite de médicaments par des individus, qui n’ont rien à voir avec la spécialité au mépris du code de déontologie, dont le Conseil de l’Ordre des Pharmaciens demande l’application par le gouvernement. Au Congo, près de 60% de la population utilisent les médicaments de « la rue » jugés plus accessibles, parce qu’à des coûts plus en rapport avec leur faible pouvoir d’achat.
Global : Environ 5 000 enfants meurent chaque jour de maladies diarrhéiques
2008-10-17
http://tinyurl.com/6jbml6
Environ 5 000 enfants meurent chaque jour dans le monde, de maladies diarrhéiques, a indiqué l’UNICEF, à l’occasion de la célébration de la célébration de la première édition de la journée du lavage des mains. Le lavage des mains avec du savon est l’un des moyens les plus efficaces et les moins coûteux de prévenir la diarrhée et la pneumonie, deux maladies qui tuent chaque année 3,5 millions d’enfants à travers le monde, a estimé l’UNICEF.
Global : Le téléphone portable comme le tabac ...
2008-10-17
http://tinyurl.com/4yz9ot
Une vingtaine de scientifiques internationaux (notamment des cancérologues) ont signé un appel invitant les utilisateurs de téléphones portables à la prudence, en s'inquiétant notamment des risques d'usage intensif de ces appareils sur le tissu cérébral. Car, selon eux, l'exposition à long terme à nos portables favoriserait l'apparition de cancers. L'appel va loin en décommandant complètement l'utilisation du portable aux enfants de moins de 12 ans. On est donc encore loin d'un consensus scientifique.
Mais cette controverse rappelle à bien des égards celle sur le tabac qui a duré plus d'un quart de siècle,
Guinée : Le trafic de drogue plus dangereux qu’en Guinée-Bissau
2008-10-17
http://tinyurl.com/53zzpg
La Guinée est devenue une plaque tournante du trafic de drogue, qui y est potentiellement plus dangereux qu’en Guinée-Bissau, à en croire le représentant régional de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Les trafiquants de drogue internationaux originaires de Colombie, du Venezuela, du Nigeria et d’Espagne, entre autres pays, se sont déplacés plus au nord de la côte, passant de la Guinée-Bissau à la Guinée, après avoir été chassés de Bissau par une surveillance gouvernementale plus étroite.
Mali : Annonce de l'éradication de la poliomyélite
2008-10-17
http://tinyurl.com/4uemey
Un document national de certification d'éradication de la poliomyélite a été présenté le 10 octobre au Président de la République, Amadou Toumani Touré par le ministre de Santé, au cours d'une cérémonie solennelle. La documentation nationale pour la certification d'éradication de la poliomyélite est un document volumineux de 218 pages. Celui-ci intègre tous les arguments scientifiques et techniques propres à prouver que le Mali est libéré définitivement du virus de la maladie et peut être classé parmi les pays ayant éradiqué le fléau.
Éducation
Ethiopie : Pas de nourriture, pas d’éducation
2008-10-17
http://tinyurl.com/47j96o
Les écoles d’Ethiopie ont ouvert pour cette nouvelle année scolaire, mais dans certaines régions, l’insécurité alimentaire grave empêche des milliers d’enfants d’aller en classe. Les parents des enfants non-scolarisés ont expliqué qu’ils ne pouvaient pas les envoyer à l’école, n’ayant que peu, voire pas de nourriture à leur donner.
Mozambique : 12.000 recrutements envisagés pour remplacer les enseignants morts du sida
2008-10-17
http://tinyurl.com/6jtuej
Le Mozambique a annoncé son intention de recruter 12.000 nouveaux enseignants en 2009, pour combler le déficit causé par la mort en grand nombre de maîtres d’école, au rythme de 1.000 par an, des suites de maladies liées au sida, a déclaré le directeur national des ressources humaines au ministère de l’Education et de la Culture. Au moins 100 enseignants dans chacune des 11 provinces de ce pays d’Afrique australe meurent chaque année de maladies liées au VIH/SIDA. Actuellement, il y a 72 élèves pour un seul enseignant dans les écoles primaires et le gouvernement espère amener ce nombre à 68 pour un enseignant en 2009 et à 54 pour un d’ici à 2015.
Sénégal : Pas de rentrée dans des écoles inondées depuis août
2008-10-17
http://tinyurl.com/42c2po
Plusieurs écoles élémentaires de la banlieue de Dakar, inondées depuis août, avec la saison des pluies, n'ont pu ouvrir leurs portes, le 15 octobre, pour la rentrée des classes que les autorités sénégalaises avait déjà repoussée d'une semaine dans le but d'assainir les lieux. Les fortes pluies d'août et de début septembre ont affecté essentiellement la périphérie de la capitale sénégalaise.
Sénégal : « Aucun admis dans les écoles de santé après les examens d’Etat
2008-10-17
http://tinyurl.com/5tfn49
Plusieurs établissements d’enseignement supérieur privés du Sénégal qui offrent des formations dans diverses filières de la santé ont affiché « zéro » admis lors des examens organisés pour l’obtention des « diplômes d’Etat », en 2008, illustrant ainsi l’anarchie, voire l’arnaque qui caractérise ce secteur. La plupart des écoles concernées forment des étudiants dans les filières paramédicales (infirmier, sages-femmes, assistants infirmiers…) A titre d’exemple, dans la catégorie des sages-femmes d’Etat, 13 écoles sur 33, soit plus du tiers des établissements concernés, ont enregistré zéro) admis lors des examens de la première session (juillet 2008) de cette année, selon un tableau dressé par le ministère sénégalais de la santé.
Racisme & xénophobie
Afrique du Sud : Sept jeunes Algériens assassinés
2008-10-17
http://algerie.actudz.com/article2713.html
Sept jeunes Algériens, originaires de la région de Béni Douala et des Ouadhias, dans la wilaya de Tizi Ouzou, ont été assassinés ces derniers jours de sang-froid à Johannesburg en Afrique du Sud. Âgées entre 20 et 24 ans, les victimes ont émigré dans ce pays il y a moins d’une année. Ils ont été attaqués par une bande armée de barres de fer et d’objets contondants ne leur laissant aucune chance d’échapper à cette descente, selon le récit d’un membre de la famille d’une de ces victimes.
Environnement
Cameroun : Un programme va réduire la pollution de la décharge de Yaoundé
2008-10-17
http://tinyurl.com/3p4c27
La décharge de Nkolfoulou, qui accueille l’essentiel des ordures de la capitale camerounaise, Yaoundé, va débuter en janvier prochain un programme de captage et de combustion du méthane qui a un impact important sur les changements climatiques. Sa mise en œuvre réduira ainsi les atteintes à l’environnement, limitera l’envol des déchets plastiques, la profusion d’insectes et de rongeurs qui ont fait leur lit sur ce site contrôlé de 47 hectares….
Egypte : Le «nuage noir» du Caire continue de menacer
2008-10-17
http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=80867
Le «nuage noir», une masse d’air pollué qui noircit les cieux de la capitale égyptienne en octobre-novembre, est moins menaçant cette année, mais les efforts déployés pour réduire la pollution à l’origine de ce phénomène devraient se poursuivre si l’on veut éviter la catastrophe, selon un représentant des autorités environnementales. L’activité humaine a saturé l’air cairote de polluants et les conditions météorologiques entraînent une pollution grave de l’air, un phénomène baptisé « le nuage noir » par les Egyptiens.
Média & liberté d'expression
Gambie : Hommage posthume de l’UJAO a Deyda Haydara
2008-10-17
http://tinyurl.com/4ebkkx
L’Union des journalistes ouest-africains (UJAO) a honoré le 16 octobre, à titre posthume, le journaliste gambien Deyda Hydara, assassiné le 16 décembre 2004, en lui attribuant le prix Life Achievement Award pour l'ensemble de son action au service de la presse africaine. Les circonstances de la mort de l’ancien directeur de publication du journal The Point n’ont jamais été élucidées.
Rwanda : Dominique Makeli libéré après 14 ans de prison
2008-10-17
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=28962
L’ancien journaliste de la station publique Radio Rwanda, Dominique Makeli, incarcéré depuis 1994, a été remis en liberté le 13 octobre 2008, après avoir passé quatorze années en prison, sous le coup d’une accusation imprécise. Croniqueur de Radio Rwanda, il a été acquitté par un tribunal populaire (gacaca) le 5 octobre, et remis en liberté après l’annonce du verdict. Il était accusé d’avoir "incité au génocide dans ses reportages".
Bien-être social
Mali : Mesures conservatoires contre le lait chinois contaminé
2008-10-17
http://tinyurl.com/47776m
Devant les scandale du lait chinois contaminé à la mélanine, les autorités maliennes ont pris des mesures de sauvegarde. Selon le directeur national du Commerce et de la Concurrence, «toute marque ou stock de lait, nouveau ou ancien, se trouvant sur le marché et ne portant pas d’indication sur le pays de provenance, la date de fabrication et de péremption, fera l’objet de saisie systématique”. A Bamako, on souligne que l’essentiel des importations maliennes de lait provenant de l’Union européenne et de la Malaisie. Des stocks de lait frelaté ont été néanmoins saisis.
Nigeria : La pêche engluée dans le pétrole
2008-10-17
http://tinyurl.com/3zbyum
Depuis quelques mois, l’industrie de la pêche nigériane subit de plein fouet le contrecoup de la hausse du prix du gasoil. Des entreprises ferment et les poissons, chers, se font plus rares sur les étals et dans les assiettes. Cette crise des pêcheries s’explique par l’escalade des prix du gasoil qui a presque triplé dans certaines stations du pays, passant de 70 nairas (0,42 -) le litre en 2006 à 200 nairas (1,21 -). La production nationale de gasoil par les raffineries de Kaduna (au nord) avec 1,8 million de barils par jour et Warri (au sud) avec 3 millions de barils se révèle insuffisante pour satisfaire la consommation. L’État nigérian comble le déficit en s’approvisionnant en produits raffinés sur le marché international, au prix fort.
Nouvelles de la diaspora
Global : Le dernier débat avec McCain favorable à Obama
2008-10-17
http://www.afrik.com/article15456.html
Le candidat républicain John McCain n’a pas fait de cadeau à Barack Obama pour leur troisième et dernière confrontation, le 15 octobre. Mais c’est le sénateur démocrate qui a pris la main, confortant sa position dans les sondages. A la suite du débat, 70% pour cent des téléspectateurs ont avoué que Barack Obama leur est plus sympathique que John McCain
Conflits & urgences
Rd Congo : Des rebelles ougandais opèrent des massacres
2008-10-17
http://tinyurl.com/49ahyc
Des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont tué, au cours des derniers jours, une centaine de villageois dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) et enlevé quelque 80 enfants. Les corps des villageois ont été retrouvés dans une rivière. Les rebelles ont intensifié ces dernières semaines leurs attaques sur des villages congolais et soudanais….
Rd Congo : La société civile appelle à la mobilisation contre «l’agression venue du Rwanda»
2008-10-17
http://tinyurl.com/4lrpl3
L’appel du Président Joseph Kabila à la mobilisation des Congolais contre les attaques des rebelles, a reçu un écho favorable auprès de la société civile. La SOCICO (Société civile du Congo) invite ainsi les personnes physiques à contribuer à hauteur de 10 % de leur salaire mensuel, à l’effort de guerre et demande aux personnes morales (entreprises et autres) de libérer des «montants conséquents» pour la «noble cause»…
Rd Congo : Les NU s'inquiètent de la situation à la frontière entre la RDC et le Rwanda
2008-10-17
http://fr.allafrica.com/stories/200810130465.html
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, suit avec une grande préoccupation la situation dans les zones à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda, où des combats se poursuivent entre les forces armées congolaises et les rebelles du Congrès national pour défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda. Ces combats créent des souffrances supplémentaires pour la population civile et risquent de se transformer en un conflit plus large dans la région, souligne une déclaration de la porte-parole du Secrétaire général.
Somalie : De nouveaux renforts burundais déployés à Mogadiscio
2008-10-17
http://tinyurl.com/4auzep
Un groupe de 420 militaires burundais est arrivé le 10 octobre à Mogadiscio pour renforcer la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM). Un premier détachement burundais de 400 hommes était arrivé la veille. L'AMISOM, affectée à la garde de plusieurs sites de la capitale en proie à un soulèvement islamiste, ne compte que 2.200 hommes, venant d'Ouganda et du Burundi, sur les 8.000 prévus initialement.
Soudan : L’impuissance de la politique occidentale, des médias et de l’ONU au Darfour
2008-10-17
http://tinyurl.com/4sarvh
Les affrontements au Darfour franchissent les frontières, les chances de succès des missions de l’ONU et de l’UA sont en baisse, les conséquences négatives d’une opinion forgée de manière unilatérale apparaissent de plus en plus clairement. Dans les têtes des politiciens occidentaux s’est créée une image virtuelle qui n’a plus grand-chose à voir avec la réalité et ne peut guère contribuer à une amélioration durable de la situation des gens sur place. Cette évolution a culminé avec la plainte déposée auprès de la Cour pénale internationale contre le Président soudanais.
Cours, séminaires, & ateliers
Global : La Via Campesina organise sa cinquième conférence internationale
2008-10-19
http://tinyurl.com/6zb8km
Le grand mouvement paysan international La Via Campesina tient sa cinquième conférence internationale à Maputo, au Mozambique, du 16 au 23 octobre 2008. Ce congrès rassemble plus de 500 personnes, hommes et femmes, paysans et petits agriculteurs en provenance de plus de 70 pays alors que la crise alimentaire est à la une de l’agenda international.
Afrique : Cinquantenaire du Congrès des peuples africains
2008-10-19
http://www.pambazuka.org/fr/category/courses/51353
Un forum panafricain se tiendra à l’occasion du Cinquantenaire de la "All African peoples Conference" (AAPC), prévu à Ouagadougou, du 1er au 3 décembre 2008. L’objectif du forum est de permettre aux acteurs non gouvernementaux et politiques de l’intégration de mieux connaître le projet et les enjeux actuels de gouvernance régionale ouest-africaine, formulé notamment lors du Congrès des peuples africains d’Accra, en 1958. Parmi les thèmes à discuter on retient : « Libération, libéralisation, mondialisation : « bilan et perspectives», «AAPC : une plateforme pour la libération de l’Afrique ». Le forum est organisé par Le Comité International Joseph Ki-Zerbo.
/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\
Fahamu – Réseaux pour la Justice Sociale
http://www.fahamu.org
© Sauf indication contraire, tous les contenus publiés ici le sont avec autorisation sous les termes de la licence « Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 3.0 Unported »
Pour les détails supplémentaires: http://www.pambazuka.org/fr/about.php
Pambazuka news peut être visionné en ligne: http://www.pambazuka.org/fr/
Le RSS est disponible sur http://www.pambazuka.org/fr/newsfeed.php
Pambazuka News est publié grâce au soutien d’un certain nombre de bailleurs de fonds dont les coordonnées peuvent être obtenues en passant par l’adresse http://www.pambazuka.org/fr/about.php
Pour VOUS ABONNER ou VOUS DESABONNER, allez sur:
http://pambazuka.gn.apc.org/cgi-bin/mailman/listinfo/pambazuka-news-fr
ou envoyez un message à editor@pambazuka.org avec le mot ABONNER ou DESABONNER dans la case réservée à l’objet selon le cas.
Les points de vue exprimés ici sont ceux des auteurs eux-mêmes et ils ne représentent pas nécessairement ceux de Pambazuka News ou Fahamu.
ISSN 1753-6839

EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004