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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News 79: L’Afrique : Une vision optimiste et réaliste

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

Pour nous lire sur Internet, consultez le site http://www.pambazuka.org

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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Arts & livres, 4. Zimbabwe, 5. Femmes & genre, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Elections & gouvernance, 9. Corruption, 10. Développement, 11. Santé & VIH/SIDA, 12. LGBTI, 13. Média & liberté d'expression, 14. Conflits & urgences, 15. Internet & technologie




Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : Une vision optimiste et réaliste de la construction de l’Afrique du 21ème siècle
COMMENTAIRES ET ANALYSES : «Les pays du Sud ont les moyens de financer leur développement sans conditionnalités»
ARTS & LIVRES : Global : Mondialisation, le pire est à venir.
ZIMBABWE : Tsvangirai réclame la demission du médiateur Mbeki.
Femmes & genre : Algérie : Mobilisation contre les violences à l’égard des femmes.
Droits humains : Afrique : Un comité «craint» pour l’enlisement du dossier dans le procès Habré.
RÉFUGIÉS & MIGRATION FORCÉE : Cap-Vert : Signature d’un accord de gestion du flux migratoire avec la France.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Bénin : La médiation Kérékou.
CORRUPTION : Mali : Ouverture des Etats généraux sur la corruption.
DÉVELOPPEMENT : Afrique : Entrée en vigueur de la monnaie commune ouest-africaine en décembre.
SANTE & VIH/SIDA : Afrique : Lancement d’un manuel de prise en charge des maladies de la peau chez les Pvvih.
LGBTI : Burundi : Le pays abolit la peine de mort mais pénalise l’homosexualité.
MÉDIA & LIBERTÉ D'EXPRESSION : RD Congo : Assassinat d’un journaliste de Radio Okapi.
CONFLITS & URGENCIES : Afrique : L’Ethiopie annonce son retrait de Somalie cette année.
INTERNET & TECHNOLOGIE : Algérie : Projet de loi pour lutter contre la cybercriminalité.




Chroniques

Une vision optimiste et réaliste de la construction de l’Afrique du 21ème siècle

2008-11-28

Momar Sokhna Diop

http://www.pambazuka.org/fr/category/features/52338

Au moment où des évènements politiques et économiques majeurs bouleversent l’humanité tout entière, une révolution culturelle et cultuelle de taille s’opère dans le continent dit le plus puissant au monde. Il s’agit de l’accès de Barack Obaman un Africain-Américain à la présidence des Etats-Unis. Son succès s’inscrit dans la lignée des «néo autodidactes politiques», c'est-à-dire ces militants dont l’unique conviction est la reconnaissance sociale de leur combat. La promotion socioprofessionnelle ne constitue pas toujours leur principale ou seule motivation, mais la volonté de se mettre au service du peuple pour le sortir de la misère et de l’asservissement.

Ces personnes sont nombreuses mais méconnues du grand public car elles sont peu médiatisées. Elles ont souvent du mal à accéder au pouvoir, car dans beaucoup de pays, les critères imposés ou les "capitaux culturels légitimes" pour diriger excluent des personnes à cause de la couleur de leur peau, de leur religion ou de leurs origines sociales.

Les propos politiques d’Obama ont transformé l’Amérique et le visage du monde. Très jeune, cet homme est entré dans le militantisme. Son éducation, mi-africaine mi-américaine, a aiguisé chez lui un sens précoce de la responsabilité, une exigence concrète de justice et une inlassable curiosité. Les questions qu’Obama se pose le plus souvent sont le développement ou comment sortir son peuple d’une misère asservissante. Son attitude semble être conforme à son souci du bien public.

Les dirigeants africains doivent être interpellés par tous ces changements majeurs et s’engager dans une véritable renaissance, un acte de rupture qui permettra d’enrayer l’image de l’Afrique véhiculée par les médias occidentaux qui ne s’y intéressent que quand leurs intérêts sont en jeu. C’est-à-dire cette Afrique où ne règnent que le désordre et la famine. L’Afrique des interventions d’urgences contre la famine ou la guerre. Cette rupture doit permettre de passer à l’ère d’une Afrique qui ne se posera plus les questions de savoir comment nourrir, soigner, éduquer ses enfants, ou comment ne plus rester le maillon faible de la chaîne économique et politique mondiale.

L’Afrique a besoin d’hommes politiques crédibles qui se réclament d’une pensée forte et qui affirment leur positionnement, qui usent d’un langage clair et accessible à tous et qui proposent des solutions concrètes aux problèmes les plus préoccupants des citoyens. Cela avec courage. Une telle attitude suffirait à faire toute une différence. En effet, beaucoup d’Africains auraient le plaisir de voter pour des candidats convaincus et convaincants, des managers politiques amoureux du risque et de l’aventure et non pas pour des dictateurs interchangeables.

Comme le souligne Joseph Ki Zerbo, pour le 21e siècle, l’Afrique gagnera en mettant en place un Etat fédéral qui refuse de se contenter de gérer le legs colonial. L’Afrique a besoin de mobiliser toutes les forces utiles à son intégration et à son développement. A cette fin il faut la bonne gouvernance, c’est-à-dire une manière de gérer de façon efficace, honnête, équitable, transparente et responsable, les ressources sociales et économiques des pays.

Dans la plupart des cas, des groupes accaparent les pouvoirs et provoquent des perversions politiques, sociales et économiques de toutes sortes. Les raisons sont multiples. Souvent, certains dirigeants africains accèdent au pouvoir sans projet politique. Ce faisant, ils sont incapables de répondre aux demandes auxquelles ils sont confrontés. Alors, ils se servent de l’appareil d’Etat pour accumuler des biens de toutes sortes. Ils appauvrissent les pays par des opérations frauduleuses à l’occasion de l’attribution de marchés publics et par la récupération de commissions juteuses.

De même, une complicité plus ou moins mafieuse s’établit entre eux et les opérateurs économiques des pays occidentaux. C’est souvent au niveau de leurs familles et de leurs proches en tant que prête-noms que les avoirs économiques sont accumulés. Ils ont légué au peuple africain une économie détruite, des infrastructures sur lesquelles la brousse a triomphé, des villes pantelantes, des hommes et des femmes abandonnés à eux-mêmes voire exilés. Des générations sont ainsi dévorées par le système, d’autres sont récupérées par le pouvoir ou laissées en friche, dans la misère morale et matérielle. Les dirigeants africains qui ont exercé le pouvoir sans partage depuis l’indépendance, sont responsables des erreurs commises, responsables de n’avoir pas préparé les conditions qui auraient permis à l’Afrique de faire face aux fléaux actuels.

Plusieurs questions se posent alors : comment, dans ces conditions, ces personnes peuvent-elles être des référentiels pour les citoyens ? Où est passée la vertu d’exemplarité de la fonction de dirigeant ? Comment pouvons-nous espérer une société qui fonctionne sur un minimum de transparence et d’honnêteté quand les premiers magistrats de ce continent sont pour le moins cités dans des affaires criminelles ou de corruption ? Comment la justice des pays africains peut être crédible dans la condamnation d’un citoyen lambda quand l’immunité parlementaire est devenue un rempart banalisé pour protéger des dictateurs ? Comme on le constate, le virus de la "mal gouvernance" a contaminé l’Etat africain. C’est pourquoi il faut absolument redorer l’image de marque des Etats africains.

Il y a trop d’écart entre les politiques étatiques et les besoins réels des populations africaines. En effet, les administrations publiques adoptent des procédures trop lourdes et utilisent des outils et des dispositifs professionnels incompréhensibles qui provoquent plusieurs formes d’exclusion dont l’une des plus anachroniques est la marginalisation évidente d’environ ¾ des populations par le recours aux langues étrangères pour répondre à leurs doléances. Combien de citoyens se trouvent handicapés du fait linguistique, tant dans l’élaboration et l’application des décisions qui les concernent, que dans le simple accès aux connaissances nouvelles, à l’éducation et à l’emploi? C’est pourquoi nous donnons raison à Joseph Ki Zerbo quand il dit qu’il faut absolument alphabétiser les Africains à partir des langues négro-africaines.

Il faut également éradiquer les politiques de prestige, manière de se faire reconnaître socialement qui favorise l’accroissement de la corruption et de la mauvaise gestion des administrations africaines. Dans ce contexte, les administrations sont déficitaires car trop dépensières et trop mal gérées.

Au regard des situations de complaisance qui l’animent, la Fonction publique africaine est de plus en plus considérée comme la fonction de la pagaille et du non travail. En effet, les agents responsables qui y exercent ne manifestent en général aucune attitude qui permet d’obtenir un rendement maximal. Elle semble être le dépotoir de quelques tricheurs, des endroits où chacun va et vient quand cela lui plait, des lieux permettant de rendre service à ses parents et à ses amis. C’est ce qui fait que la plupart des agents ne produisent rien de consistant. Pourtant, ces agents sont formés dans les mêmes écoles que ceux du privé qui semblent plus performants. Parfois, les salariés du public sont même mieux rémunérés que ceux du privé mais continuent d’opérer des détournements de deniers publics.

Les agents de la Fonction publique mobilisent souvent leurs compétences autour des projets privés cautionnés par les bailleurs de fonds capitalistes, ceci au détriment de leurs vraies missions. Ce laxisme est tellement avéré qu’on se demande comment l’Afrique fait pour produire encore des citoyens normaux.

Face à ce cancer de la Fonction publique, il est urgent de faire une rétrospection. Il faut arriver à redimensionner le rôle des agents de l’Etat. Il faut parvenir au fait que toute personne, quel que soit son statut, ne doit pas échapper à la sanction comme cela se fait dans toutes les grandes nations où des hommes politiques corrompus sont souvent inculpés, traduits en justice et condamnés en fonction de la gravité de leurs actes. Il est urgent de revoir l’image du chef en Afrique. En effet, les chefs sont encore considérés comme des sujets infaillibles. L’impunité qui les protège fait que les postes qu’ils occupent constituent des lieux de récréation où ils n’ont aucune obligation de résultat.

La fonction publique doit apparaître comme un outil de promotion socio-économique qui rapproche les jeunesses, les universités, les artistes, les opérateurs économiques, les chercheurs dans l’élan général de la coopération et de l’intégration des Etats.

Corps complexe, la société civile a ses réseaux parallèles d’initiative et d’action, ses garde-fous. Elle est le lieu où s’affirme et se matérialise la capacité d’érection par les populations des cadres de réflexion et de concertation adaptés à la gestion de leurs problèmes. Elle s’avère, assurément, le cadre approprié de mobilisation des énergies, d’expression de la volonté populaire, de gestion des crises et de dilution des tensions. On a pu remarquer ici et là que c’est justement vers des personnalités de la société civile, tels les religieux, les notables, ou encore des comités dits de sages que se tournent les regards dans les situations critiques d’affrontement, demandant un arbitrage neutre et positif. Les Etats eux-mêmes consentent à investir ces personnes dans le rôle officiel de médiateur. C’est le cas dans certains processus de transitions démocratiques mais également dans de nombreuses crises en Afrique.

Certains hommes politiques refusent toujours le partage des pouvoirs politiques. Pourtant les populations qu’ils dirigent semblent aspirer à plus de démocratie. Une démocratie qui ne doit pas être considérée comme un produit que les institutions internationales comme le Font Monétaire International (FMI) imposent aux pays africains en échange de l’aide au développement. Elle doit être voulue et construite par les Africains eux-mêmes. La conditionnalité politique liant l’aide au respect de principes de gouvernement tirés de la vulgate démocratique est un échec en Afrique. La démocratie ne saurait être décrétée par un quelconque plan de développement, notamment lorsque les hommes politiques des Etats cibles ont acquis la conviction que les exigences des bailleurs de fonds et des organismes internationaux ne dureront que quelques années.

Au regard de l’état actuel du continent, la démocratie doit éviter de s’articuler autour d’une rivalité ou d’une querelle entre les partis politiques. Elle pourrait se construire autour des concepts tels que la collaboration et le co-investissement. En effet, les Africains n’ont plus besoin qu’on leur dise que la santé va mal parce que le système en place l’a détruite. Ils n’ont plus envie qu’on s’attarde sur des discours basés essentiellement sur des critiques d’ordre idéologique, car cela fait plus d’un demi siècle qu’ils baignent dans ce climat. Ils n’ont plus besoin qu’on leur crie que l’Afrique noire est mal partie, qu’elle refuse le développement. Ils ont besoin qu’on leur propose des projets concrets, fédérateurs et durables.

Il faut absolument que les pays mettent en place, sans exclusivisme ni esprit de revanche, des structures démocratiques de large union nationale dont ne devrait pas être exclue, en dépit de son appartenance à un groupement politique minoritaire ou de sa neutralité, une personne dont la compétence et l’intégrité sont reconnues. Pour cela, il faut se donner comme missions de défendre tous ensemble l’indépendance nationale des pays ; de re-développer la coopération sur la base de l’égalité souveraine et de l’équilibre des avantages ; de renforcer et d’élargir les organisations interafricaines sous régionales telles que l’Union Africaine ; de concevoir et surtout de réaliser, en comptant sur nos propres moyens et forces, des programmes économiques démocratiques qui assureront à moyen terme l’autosuffisance dans tous les domaines.

Il s’agira d’édifier une société juste, fraternelle, qui permettra à chaque citoyen d’occuper la place que lui assignent ses mérites et son dévouement aux intérêts de l’Afrique. Comme nous l’avons déjà évoqué, l’Etat africain digne de ce nom pour le vingt et unième siècle devrait être un Etat fédérateur, juste et travailleur. Les Etats dictateurs, corrompus et isolés sont amenés à court ou moyen terme à disparaître.

Les modèles de gouvernement qui existent en Afrique s’enlisent dans une masse de difficultés qu’ils n’arrivent toujours pas à résoudre. L’échec le plus redoutable des Etats africains est le gaspillage, le pillage et la destruction parfois volontaire des ressources non renouvelables comme le pétrole, le fer, etc.

Depuis des siècles, les Africains ont accumulé des séries de défaites, d’erreurs criminelles, de faux-pas tels que l’esclavage, l’impérialisme européen, les guerres civiles, le génocide de la faim en Ethiopie et celui du Rwanda. Avant qu’il ne soit trop tard, les élites africaines doivent, en toute urgence, apprendre à respecter et à protéger les intérêts de leurs pays comme le font la plupart des dirigeants des pays développés et cesser de s’acharner à piller et à doper leurs peuples.

Le chemin est certes long, mais se trace en marchant ensemble. Lorsqu’on mène une lutte, il faut, en permanence, mesurer le chemin qui a été parcouru afin d’estimer celui qui reste à parfaire jusqu’au but. Toutefois, comme le témoigne Nelson Mandela, après avoir gravi la haute colline pour accéder à la liberté, les Africains découvrirons qu’il reste beaucoup d’autres collines à gravir. En effet, avec la liberté viennent les responsabilités qui permettront de construire une Afrique de justice, de solidarité, de paix et de respect mutuels entre les hommes et les femmes. Ceci n’est pas une mince affaire. Néanmoins, les perspectives ne dépendront que de la capacité des Africains à prendre leur destin en main.

Il faut veiller à ce que les espoirs et les attentes du l’Union Africaine et du NEPAD ne deviennent que des illusions. Pour réussir ces défis, les Etats doivent restaurer la paix et la sécurité, la bonne gouvernance, la démocratie et une gestion saine de l’économie et des ressources. A cet égard, il est important de mettre en place un secteur financier solide et crédible, et de renforcer les capacités institutionnelles dans ce secteur, notamment par la création et le renforcement des marchés nationaux et régionaux des capitaux, et la promotion des institutions financières informelles et traditionnelles.

Il faut également renforcer le partenariat entre les pays africains, d’une part, et entre les gouvernements africains et le secteur privé et la société civile qui est souvent écartée, d’autre part.

En ce qui concerne le partenariat avec les pays développés, il faut un vrai partage des responsabilités. La communauté internationale doit compléter les efforts de développement au lieu de se substituer aux Etats qui sont les premiers responsables du développement des pays dont ils ont la charge. Pour cela, l’allègement durable, voire la suppression de la dette, s’avèrent indispensable. Il faut également que les fonds publics détournés ou illégalement acquis et placés auprès des banques des pays développés soient restitués et que l’accès des produits africains aux marchés des pays industrialisés soit facilité. Il n’est plus acceptable de voir un homme d’Etat cumuler plusieurs mandats sans obligations de résultats. Il faut réussir à mettre en place des cadres transparents pour les marchés financiers ainsi que pour des audits des secteurs publics et privés ; promouvoir le rôle des femmes dans le développement socioéconomique.

Le sous-développement n’est pas une fatalité, ni un problème de climat, ni un problème de race, de pauvreté ou de race. Il résulte de la dépense de l’Afrique à l’occident, de sa balkanisation et de son inorganisation. Cette situation doit changer et changera avec le temps, car il n’y a aucun pays ou continent prédestiné au sous-développement. Des pays aujourd’hui dits émergents ont connu dans le passé des situations peu enviables.

Malgré la situation dramatique où elle se trouve, l’Afrique garde encore toutes ses chances pour s’en sortir. Comme nous l’avons démontré, les handicaps du sous-développement de l’Afrique sont identifiés et sont surmontables. L’Afrique reste un continent en friche. Contrairement à ce qui est médiatisé, elle n’est pas un continent pauvre. Elle est au contraire un continent d’avenir. Nous sommes convaincus que c’est en Afrique que se présenteront au cours des prochaines décennies les possibilités les plus nombreuses dans le domaine du développement et c’est pour cette raison que les institutions néocoloniales capitalistes se bousculent toujours sur le terrain pour y conclure des accords scélérats de coopération avec les élites néo-patrimoniales qui accaparent les pouvoirs politiques.
A cela s’ajoute une nouvelle prise de conscience. En effet, les Africains se sont formés en masse ces dernières décennies et n’ignorent plus les mutations qui s’opèrent un peu partout dans le monde. De nos jours, les Nouvelles technologies de l’information et de la communication leur ont révélé le gouffre qui les sépare des pays riches et ont fait naître chez eux le désir d’améliorer toujours davantage leur sort, leur niveau et condition de vie. En résumé, voilà comment se dessine notre vision optimiste et réaliste de la construction de l’Afrique du 21ème siècle.

* Momar Sokhna Diop est professeur d’économie-gestion. Il est l’auteur de "Gestion des ressources humaines dans les organisations" (L’Harmattan septembre 2004) et de "Quelles Alternatives pour l’Afrique ?" (L’Harmattan 2008).

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Commentaires & analyses

«Les pays du Sud ont les moyens de financer leur développement sans conditionnalités»

2008-11-28

Claude Quemar

http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/52340

Claude Quemar est secrétaire général du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde (CADTM). Prenant part à la 5e édition du Forum social africain qui se tient à Niamey (Niger), du 25 au 28 novembre, sur le thème «L’Afrique des peuples en marche contre la mondialisation néolibérale», il fait le point, avec Pambazuka News, sur la Campagne internationale contre la dette lancée depuis quelques années.

Pambazuka News : Votre organisation, la CADTM, lutte depuis plusieurs années pour l’annulation de la dette du Tiers monde. Où en êtes-vous aujourd’hui dans ce combat ?

Claude Quemar : Depuis 2001-2002, un certain nombre de pays, en particulier les pays émergents d’Asie et d’Amérique du Sud, mais aussi quelques pays sur le continent africain (je pense à l’Angola, au Nigeria et aux pays du Maghreb) ont été arrimés à la dynamique pour l’annulation de la dette. Grâce à l’augmentation du cours des matières premières qui avait basculé vers la hausse à partir de 2001, ces pays avaient atteint une situation où ils pouvaient envisager de rembourser par anticipation leur dette vis-à-vis des institutions financières internationales - et c’est ce qu’ils ont fait assez souvent d’ailleurs.

Mais avec la crise actuelle du système financier international, on peut craindre que les populations du Sud ne se retrouvent à nouveau sous le poids insupportable de nouveaux emprunts, en particulier à cause de la hausse des taux d’intérêt qui leur sont appliqués. Ces taux ont augmenté, entraînant une aggravation de la situation sociale. Comme on l’a vu un peu partout, les populations viennent de traverser deux années difficiles avec les émeutes de la faim qui se sont produites en début d’année sur tous les continents et qui sont en grande partie liées aux spéculations sur les matières premières agricoles. La situation est donc difficile.

Ce contexte peut-il mieux aider à faire avancer la campagne contre la dette ?

Les « campagnes dette » que nous avons lancées à travers le monde ont fait avancer la question, en particulier au Sud. Des audits de la dette ont été menées ici ou là. Je pense notamment au nouveau gouvernement équatorien qui a mis sur pied une commission d’audit intégral de la dette et qui vient de prendre un certain nombre de décisions, comme le fait de rompre avec le Fmi et la Banque mondiale, ou de ne pas rembourser un certain nombre de prêts acquis auprès de grandes sociétés transnationales d’Amérique du Sud, d’Argentine en particulier.

Sur quelle base la décision de ne pas rembourser a-t-elle été prise ?

La commission d’audit a jugé qu’il s’agissait de prêts odieux… Mais à ce niveau, un autre fait est à noter. Par en effet, nos campagnes internationales ont aussi fait bouger certains gouvernements du Nord comme celui de la Norvège qui a décidé d’annuler, de manière unilatérale, la dette qu’elle réclamait à cinq pays pour l’achat de bateaux de pêche. Le gouvernement norvégien a reconnu qu’il était en grande partie responsable de cet endettement, n’ayant pas cherché à savoir si ces cinq pays avaient besoin de ces bateaux au moment où les emprunts étaient faits. A partir du moment où la Construction navale norvégienne avait besoin de ces marchés, ces cinq pays avaient été poussés à emprunter pour les acquérir. Sans vérification de la pertinence de cette décision, de leur part.
Donc les «campagnes dette» avancent lentement, mais à travers ces victoires on voit que c’est une question qui devient centrale et qui pourrait, avec l’irruption de la crise actuelle, redevenir un point central dans le financement du développement dans les pays du Sud.

Les institutions financières internationales ont mis en place un mécanisme d’allègement de la dette, notamment l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte). Que pensez-vous de cette option ?

L’initiative Ppte nous paraît à la fois un pas en avant et une arnaque intellectuelle. Un pas en avant parce que cette décision a été prise sous la pression des mouvements sociaux du Nord et du Sud pour dire qu’il n’était pas possible de laisser ces dizaines de pays les plus endettés et les plus pauvres s’enferrer dans ce mécanisme infernal de paiement de la dette. Mais nous pensons qu’il s’agit aussi d’une arnaque. Lorsqu’on regarde l’initiative Ppte, on voit quil ne s’agit en aucun cas d’annuler la dette des 41 pays concernés. Il s’agit plutôt de rendre cette dette soutenable, c'est-à-dire payable.

La logique des institutions financières est la suivante : ces pays sont très endettés et très pauvres pour pouvoir rembourser ce qu’ils ont emprunté, donc on va les aider un peu pour les remettre en situation de pouvoir rembourser leur dette. L’objectif n’est pas d’annuler la dette pour permettre à ces pays de financer leur développement et répondre aux besoins de leurs populations, mais de les remettre en situation de payer au maximum leur dette et les remettre dans le système internationale qui permet de les maintenir sous domination. Pour, ensuite, accéder à bas prix à leurs ressources naturelles et humaines à travers les privatisations.

Quelles alternatives préconisez-vous à la place de la politique d’endettement en vigueur ?

Les alternatives que nous préconisons partent du constat que nous pouvons entretenir des rapports de force à partir des avancées que les mouvements sociaux et les « campagnes dette » ont pu connaître dernières années.

La première alternative est simple : que les pays du Sud décident souverainement et de manière unilatérale de ne plus rembourser leurs dettes. Si on veut le remboursement de cette dette, il faut d’abord qu’on fasse son audit. Voir à quoi elle a servi, comment elle a été contracté, est-ce qu’elle a été véritablement utilisée pour le bien-être des populations ?

Une fois cet audit réalisé, on peut s’engager à rembourser ce qu’on doit réellement, en déflaquant ce qui a été déjà remboursé depuis des décennies. Partout où ces audits ont été faits, on s’est rendu compte que ce sont les créanciers du Nord qui sont largement débiteurs des pays du Sud endettés.

Il faut aussi travailler à mettre en place des alternatives de financement du développement au travers de l’annulation de la dette, pour que les richesses produites dans les pays puissent servir au bien-être des populations. Il faut également remettre dans le giron social de l’Etat tout ce qui a été privatisé, en particulier les secteurs fondamentaux que sont les ressources naturelles, l’eau, l’énergie. Ceci doit se faire sous le contrôle des mouvements sociaux, des syndicats, puisqu’on est dans le domaine des besoins de première nécessité pour les populations.

Pour la deuxième alternative, nous pensons qu’il faut remplacer les institutions financières internationales qui ont mis en place, depuis des décennies maintenant, ce mécanisme de pillage des pays du Sud, par d’autres institutions financières. On a un exemple qui se met en place depuis quelques années en Amérique latine, avec la Banque du Sud qui remplit les mêmes fonctions que la Banque mondiale, mais sans les conditionnalités qu’impose cette dernière pour accorder ses prêts. Cela montre que les gouvernements du Sud, avec les ressources naturelles dont ils disposent, ont les moyens aujourd’hui de financer leur développement sans conditionnalités.

* Claude Quemar est secrétaire général du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde

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Arts & livres

Ethiopie : Réclamation du retour de ses trésors à la Grande-Bretagne

2008-11-28

http://www.toiquiviensdethiopie.com/?p=1471

Les autorités éthiopiennes ont demandé à plusieurs musées et bibliothèques britanniques de rendre des centaines d'objets précieux, dont une couronne royale, pillés par les troupes britanniques en 1868. Parmi les objets réclamés se trouve une couronne royale en or, quelque 300 manuscrits précieux, dont plusieurs des Ecritures chrétiennes, ainsi que des objets de cultes considérés comme sacrés. Les objets ont été saisis par les troupes britanniques lors de la prise de la forteresse de Magdala en 1868, une expédition punitive après la capture de plusieurs Britanniques.


Global : Mondialisation, le pire est à venir

2008-11-28

http://tinyurl.com/67ya69

Si vous pensez que Joseph Stiglitz est un féroce critique de la mondialisation, lisez donc le nouveau livre d'Artus et Virard. Dans un style très Cassandre (dont on rappellera que le problème venait du fait que ses prédictions - justes - n'étaient pas écoutées), les deux auteurs décrivent la globalisation comme une machine inégalitaire qui emballe la consommation des ressources rares. Elle dégrade la planète, inonde le monde de liquidités, nourrit un casino financier producteur de risques et écartèle l'Europe qu'elle menace de dislocation. Chapitre après chapitre, le constat revient: ces processus sont à l'oeuvre, s'accroissent et réclament, pour être maîtrisés, une coordination internationale des politiques publiques, sur laquelle on ne peut compter.





Zimbabwe

L'opposant Tsvangirai demande la démission du médiateur Mbeki

2008-11-28

http://tinyurl.com/5opdf9

Le leader de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a demandé que l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki démissionne de son poste de médiateur dans la crise politique au Zimbabwe alors que de nouvelles négociations sont en cours. 
Après plusieurs tentatives, de nouvelles discussions ont débuté mardi à Johannesburg, sous l'égide de Thabo Mbeki, pour tenter de sauver cet accord. Mais selon M. Tsvangirai ces pourparlers ont encore échoué.





Femmes & genre

Algérie : Mobilisation contre les violences à l'égard des femmes

2008-11-28

http://tinyurl.com/63qtjk

En Algérie, 4 500 femmes ont déposé plainte pour violence de janvier à juin 2008. Combien d'entre elles ont accepté de souffrir en silence ? Elles doivent être plus nombreuses, à ne pas en douter, ces femmes qui n'osent toujours pas dénoncer les violences, généralement des proches, qui les humilient quotidiennement. Dénoncer le père, le mari ou encore le frère ne fait pas partie de la culture algérienne. Il y a aussi la peur des victimes du divorce ou encore des représailles.


Afrique : La lutte des femmes pour la terre

2008-11-28

http://alternatives-international.net/article2732.html

Felitus Kures est veuve et vit dans le Nord-Est de l’Ouganda. Elle cultivait avec son mari une petite parcelle de terre dont ils étaient propriétaires. Mais, quelques mois après la mort de son mari, sa belle-famille a vendu la terre à son insu. Elle a réussi à récupérer l’usage de cette parcelle grâce à une action d’aide juridique, mais de nombreuses femmes ne retrouvent jamais les terres qu’elles ont perdues à la suite d’un divorce ou du décès d’un mari. Le vécu des femmes en Afrique est aussi un combat continu pour accéder aux terres et au pouvoir de décision


Gabon : Réunion du Réseau des femmes parlementaires d’Afrique Centrale

2008-11-28

http://tinyurl.com/5cgfml

Le Réseau des femmes parlementaires d’Afrique Centrale (RFPAC) tient sa 9ème session depuis le 25 novembre à Libreville, après la rencontre de Lumumbashi (RDC) en mars dernier. Les travaux ont pour thème « Démographie et économie ». Pour la présidente en exercice du RFPAC, Florence Ilama Kombila, les représentants du peuple doivent connaître avec précision la corrélation qui existe entre ces deux notions, ou l’impact de la démographie sur l’économie.


Sénégal : 9,2 % des filles rurales se marient avant l’âge de 18 ans

2008-11-28

http://tinyurl.com/5th7v2

Les mariages précoces atteignent des proportions sensiblement élevées au Sénégal, avec un taux de 59,2% des filles mariées avant l’âge de 18 ans et contre 18,2% chez les moins de 15 ans, dans les zones rurales du Sénégal, souligne une étude sur la protection sociale des enfants en Afrique de l’ouest et du centre réalisée par Overseas Development Institute (ODI). Le document souligne que le mariage précoce ‘’réduit la probabilité pour les filles de continuer d’aller à l’école, mais augmente le risque de donner naissance à un nourrisson de faible poids’’. Il est également cité parmi les causes de nombreuses et douloureuses maladies dont souffrent les jeunes femmes notamment les fistules obstétricales.


Tanzanie : Chez les Maasaï, l’incision remplace l’excision

2008-11-28

http://tinyurl.com/66gqar

Les jeunes filles Maasaï de la région de Monduli, à 40 km de la capitale tanzanienne, ne subiront plus le même sort que leurs mères. Depuis 2007, une légère incision sur les cuisses remplace les mutilations de l’excision, encore pratiquée dans le pays bien qu’illégale depuis 1998. Selon un rapport de l’UNICEF, deux millions de jeunes filles sont excisées chaque année dans le monde. Parmi elles, des fillettes tanzaniennes : encore plus d’une sur dix.





Droits humains

Afrique : Un comité craint "l'enlisement du dossier" dans le procès de Habré

2008-11-28

http://tinyurl.com/5fwlzx

Un groupement international d'ONG et de juristes, le Comité pour le jugement équitable de Hissène Habré, l'ex-président tchadien poursuivi notamment pour crimes contre l'humanité, a déclaré à Dakar craindre "l'enlisement du dossier", confié depuis plus de deux ans au Sénégal. "Nous sommes préoccupés par les déclarations récentes du chef de l'État sénégalais qui prennent le contre-pied de la procédure engagée par le ministre sénégalais de la justice", a-t-il poursuivi.


Mali : Des esclaves exigent excuses et réparations

2008-11-28

http://tinyurl.com/6ac8nw

Mohamed Ag Akeratane, président de Temedt (placenta, en tamasheq), une association créée en 2004 par la communauté noire touareg, se dit déterminée à maintenir son combat contre l’esclavage par tous les moyens légaux. Selon lui, "l’État doit présenter des excuses aux victimes et aux groupes sociaux marginalisés car, même si ces situations étaient connues bien avant les indépendances, elles ont continué à servir les intérêts de tous les pouvoirs».


Global : Kouchner espère que l'affaire Kabuye aide à une normalisation avec Kigali

2008-11-28

http://tinyurl.com/62hgc6

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a souhaité, le 2 » novembre, que la mise en examen en France de Rose Kabuye, une proche du président rwandais Paul Kagame, puisse faciliter une reprise des relations diplomatiques entre Paris et Kigali. Mme Kabuye est soupçonnée d'être impliquée dans l'attentat du 6 avril 1994 contre l'avion du président rwandais de l'époque Juvénal Habyarimana, qui avait été tué dans l'explosion, ainsi notamment que l'équipage français de l'appareil.


Global : Une ONG craint "un deal" entre Paris et Dakar dans l’affaire du Joola

2008-11-28

http://tinyurl.com/5hklyr

Une organisation sénégalaise des droits de l'homme a exprimé à Dakar sa crainte qu'un "deal" ait été passé entre la France et le Sénégal, qui nuirait à "l'intérêt des victimes" du naufrage du Joola, qui a fait plus de 1.800 morts en 2002. "Nous soupçonnons un 'deal' entre le Sénégal et la France pour dessaisir le juge (français) d'Evry (Jean-Wilfrid Noël), qui a refusé d'annuler les mandats d'arrêts internationaux" lancés en septembre contre de hauts dignitaires sénégalais pour leur responsabilité présumée dans le naufrage du ferry, a déclaré le président de l'Organisation nationale des droits de l'homme (ONDH).


Global : Les NU lancent un appel de fonds record pour financer l’aide humanitaire

2008-11-28

http://www.pambazuka.org/fr/category/rights/52264

Les Nations Unies ont sollicité la somme record de sept milliards de dollars pour aider 30 millions de personnes en Afrique et au Moyen-Orient. « Ces fonds servent à maintenir des populations en vie », a déclaré John Holmes, secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, à l’occasion du lancement du processus d’appels consolidés (CAP), à Genève, le 19 novembre.





Réfugiés & migration forcée

Cap Vert : Signature d’un accord de gestion des flux migratoires avec la France

2008-11-28

http://tinyurl.com/5frarj

Le ministre français de l'Immigration Brice Hortefeux a signé le 24 novembre à Paris, avec le ministre cap-verdien des Affaires étrangères José Brito, un accord de gestion concertée des flux migratoires et de développement solidaire. Cet accord a trait à trois domaines: la migration légale, la lutte contre l'immigration illégale et le développement solidaire, et ouvre aux ressortissants cap-verdiens qui obtiendront des visas long séjour une liste de quarante métiers. Il prévoit aussi d'autres dispositions.


Global : la conférence euro-africaine adopte un programme triennal

2008-11-28

http://tinyurl.com/5tbw3b

La Conférence euro-africaine sur migration et développement réunie à Paris a adopté un programme de coopération triennal consensuel, visant à encadrer la migration légale, contrecarrer l'immigration illégale et organiser le développement solidaire. Le triptyque retenu concerne l'organisation de la migration légale, la lutte contre l'immigration clandestine et la promotion de partenariats de développement. Nouvelle étape du processus engagé lors d'une première conférence à Rabat en juillet 2006, le rendez-vous de Paris intervient un mois après l'adoption par l'UE d'un "pacte pour l'immigration et l'asile".


Maroc : Offre de main d’oeuvre à l’Espagne

2008-11-28

http://www.afrik.com/article15440.html

L’Espagne et le Maroc entretiennent des rapports migratoires particuliers formalisés par des accords de main d’oeuvre saisonnière, notamment dans le secteur agricole. Les Espagnols s’assurent ainsi un vivier de travailleurs saisonniers au Royaume chérifien. Ces accords, remis en cause aujourd’hui par l’opinion publique espagnole et qui menacent les immigrés réguliers, constituent pourtant un moyen de décourager l’immigration clandestine.


Sénégal : L'argent des immigrés se fait rare dans les campagnes du Sénégal

2008-11-28

http://tinyurl.com/66og9u

La crise économique mondiale tarit les transferts financiers venus d'Europe et dans le nord du Sénégal, où la plupart des habitants dépendent de l'argent des émigrés, on se serre la ceinture. Pays pauvre de plus de 11 millions d'habitants, le Sénégal a une ancienne et forte tradition d'émigration, légale ou clandestine. L'argent envoyé par les migrants est supérieur à l'aide publique au développement (APD) reçu par le pays.





Elections & gouvernance

Bénin: La médiation Kérékou

2008-11-28

http://tinyurl.com/6kb7gv

Mathieu Kérékou est de retour au coeur de la politique. Le poids de la crise et les incertitudes qui teintent l'horizon, ont introduit dans la politique le recours à l'ancien président de la République. La Colombe Kérékou reprend l'initiative pour partager
ses vertus de la paix et de l'unité nationale. La crise politique fait de LUI, l'homme de la situation comme il le fut naguère en 1972 et en 1996. Mais cette fois-ci, la conquête du pouvoir n'est plus au coeur du come-back du «Caméléon». Les exigences de la crise lui ont substitué une nouvelle tâche : l'apaisement.


Ghana : La police se prépare à prévenir les violences électorales

2008-11-28

http://tinyurl.com/5ncq8t

Tandis que le Ghana a commencé son compte à rebours à l’approche des élections présidentielles et législatives, qui auront lieu le 7 décembre, la police nationale dit avoir identifié 1 399 zones sujettes aux violences, susceptibles d’être le théâtre de troubles. Le Ghana a largement échappé au conflit qui a happé ses voisins d’Afrique de l’Ouest, mais les huit candidats qui se présenteront aux élections présidentielles de décembre appellent les électeurs à se souvenir que le pays a été le théâtre de violences politiques par le passé et que le conflit pourrait éclater de nouveau.


Guinée Bissau : Les militaires impliqués dans la mutinerie livrés au ministère public

2008-11-28

http://tinyurl.com/5wk96j

Le chef d'État-major Général de l'Armée de Guinée-Bissau, le général Batista Tagme Na Waye, a livré au ministère public à Bissau les sept militaires qui seraient impliqués dans l'attaque de la résidence du président de la République, Joao Bernardo « Nino » Vieira, dans la nuit du 22 au 23 novembre. Le présumé chef de la l'attaque, N'Tchami Ialà, proche parent de l'ex-président Kumba Yala, est en fuite après s'être évadé de prison le lundi 24 novembre. L’attaque est survenue une semaine après des élections législatives censées apporter la stabilité à ce pays.


Guinée-Bissau : Une réforme de l'armée jugée nécessaire

2008-11-28

http://tinyurl.com/6yetg5

La dernière tentative de coup de force intervenue dans la nuit du 22 au 23 novembre en Guinée-Bissau a mis en lumière la nécessité pressante d'une réforme de l'armée du pays et d'une riposte aux effets corrupteurs du trafic de drogue sur son gouvernement et ses chefs militaires. Le président sénégalais Abdoulaye Wade, dont le pays a dans le passé envoyé des troupes rétablir l'ordre chez son petit voisin lusophone d'Afrique de l'Ouest, réclame un soutien international plus marqué pour des réformes susceptibles de renforcer la fragile démocratie bissau-guinéenne.


Mauritanie : l’ultimatum de l’Europe a expiré... Et après ?

2008-11-28

http://www.afrik.com/article15745.html

Après la fin de l’ultimatum de l’Union Européenne, jeudi dernier, la junte militaire au pouvoir en Mauritanie n’a toujours pas rétabli l’ordre constitutionnel. Elle n’a pas non plus réhabilité le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, destitué le 6 août dernier. L’Union Européenne a menacé de prendre des « mesures appropriées » contre la junte, comme par exemple des « sanctions individuelles » contre les putschistes. L’Union Africaine se joint à elle pour réfléchir. Mais les Mauritaniens doivent-ils attendre beaucoup de la communauté internationale ?





Corruption

Mali : Ouverture des Etats Généraux sur la corruption

2008-11-28

http://tinyurl.com/5fh5xh

Le chef de l’Etat malien a présidé, le 25 novembre, l’ouverture des Etats Généraux sur la corruption et la délinquance financière au Mali, en présence des plus hautes autorités maliennes et étrangères. “En prenant l’initiative des Etats Généraux sur la corruption, l’ambition du Mali est d’instaurer un débat national pouvant amener toutes les couches de la population à l’information et la sensibilisation à une meilleure compréhension du phénomène”, a déclaré Amadou Toumani Touré. Depuis plusieurs mois, des réunions préparatoires se sont tenues pour préparer ces assises nationales.


Mauritanie : L'ancien Premier ministre emprisonné pour détournement de fonds

2008-11-28

http://tinyurl.com/62oq2v

L'ancien Premier ministre mauritanien, Yahya Ould Ahmed El Waghev, a été inculpé et écroué dans l'affaire de banqueroute de la société publique ''Air Mauritanie''. Il est accusé de « détournement de fonds » au même titre que quatre autres anciens responsables d'''Air Mauritanie'', tous envoyés à la prison civile de Nouakchott.





Développement

Afrique : Entrée en vigueur de la monnaie commune ouest-africaine en décembre 2009

2008-11-28

http://tinyurl.com/6xhlmp

L'Eco, la monnaie commune ouest africaine tant attendue, entrera en vigueur, le 1er décembre 2009, sauf changement de dernière minute de la part des ministres des Finances et des chefs de gouvernement de la sous-région. Toutefois, ''tous les pays membres pourraient ne pas s'aligner sur la ligne de départ en raison de niveau de mise en œuvre et des critères de convergence. Mais ils pourraient rejoindre plus tard quand ils auront rempli les critères exigés'', a souligné le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria…


Global : L'OCDE prévoit beaucoup de victimes liées à la crise mondiale

2008-11-28

http://fr.allafrica.com/stories/200811260287.html

L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) vient de dresser un constat des plus sévères : la crise financière mondiale fera beaucoup de victimes, et l'espoir de voir la tempête passer n'est pas pour demain. Cette organisation prévoit un bond du chômage dans sa zone, en ce sens que le nombre de personnes sans emploi va passer de 34 millions actuellement à 42 millions d'ici à 2010.


Nigeria : Lagos refuserait de réduire davantage sa production pétrolière

2008-11-28

http://tinyurl.com/5utrez

Le Nigeria a déclaré qu'il refuserait de nouvelles réductions de sa production de pétrolière si les autres membres de l'OPEP ne respectent pas les directives déjà adoptées par le cartel. L'OPEP avait décidé que ses membres baissent leur production afin d'empêcher la chute du cours du pétrole sur le marché mondial. Le Nigeria a ainsi déjà réduit sa production de 113.000 barils par jour (bpj), pour atteindre le niveau de 2,05 millions de bpj.


Togo : Vers un ’’allègement intérimaire’’ de la dette

2008-11-28

http://tinyurl.com/5gkwxu

Le Togo est admis à recevoir un allègement intérimaire de sa dette vis-à-vis de certains de ses créanciers pour avoir atteint le « point de décision » au titre de l’Initiative de la Banque mondiale en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE) renforcée. Selon les chiffres fournis par la BM, l’allègement au titre de l’Initiative PPTE renforcée est estimé à 270 millions de dollars US en valeur actuelle nette, soit une réduction de 19% de la dette après les mécanismes d’allègement classiques.





Santé & VIH/SIDA

Afrique : Lancement d'un manuel de prise en charge des maladies de peau chez les PVVIH

2008-11-28

http://tinyurl.com/6qbua8

La Croix-Rouge française vient d’éditer le « Manuel de prise en charge des maladies de peau chez les personnes vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne ». Les maladies de peau sont très fréquentes chez les personnes vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne. Ces maladies représentent un préjudice important pour les patients. Pour ceux-ci, le recours à des spécialistes en dermatologie est rarement aisé. Il est donc essentiel que tout médecin ayant l’opportunité de prendre en charge des patients à la peau noire puisse maîtriser le diagnostic et la prise en charge des principales affections dermatologiques.


Maroc : 43% des prostituées n’utilisent pas de préservatifs

2008-11-28

http://www.afrik.com/article15707.html

L’organisation Panafricaine de Lutte de lutte contre le Sida au Maroc, Opals-Maroc, a dévoilé Le 25 novembre les résultats d’une étude réalisée auprès de 500 prostituées marocaines. Outre les conditions misérables dans lesquelles ces femmes vivent, on y apprend qu’elles sont très peu sensibilisées au problème crucial des infections sexuellement transmissibles alors qu’elles sont les plus exposées. Ainsi, 43% des prostituées n’utilisent pas de préservatifs.


Nigeria: «Après ce test de dépistage, je vous déclare mari et femme»

2008-11-28

http://tinyurl.com/5hn644

Pour se marier au Nigeria, souvent, il ne suffit pas que les mariés se présentent devant l'autel, en présence des témoins, alliances en main : de nombreuses églises chrétiennes demandent également les résultats des tests de dépistage VIH des futurs mariés. L'intention affichée par les églises est de prévenir l'infection au VIH…


Zimbabwé : Harare assure que l’épidémie de choléra est "sous contrôle"

2008-11-28

http://tinyurl.com/6y7evx

Le gouvernement zimbabwéen a assuré le 26 novembre que la situation sanitaire était "sous contrôle" et a refusé de déclarer l'état d'urgence, bien qu'une épidémie de choléra ait déjà fait plus de 360 morts. Près de 9.000 cas de choléra ont été recensés au Zimbabwe entre la mi-août et le 25 novembre et 366 personnes en sont mortes, a annoncé le 25 novembre l'ONU, en soulignant que la maladie se propageait "à une allure alarmante".





LGBTI

Burundi : Le pays abolit la peine de mort mais pénalise l'homosexualité

2008-11-28

http://tinyurl.com/642zdg

Le parlement du Burundi a adopté un nouveau code pénal prévoyant l'abolition de la peine de mort, mais pénalisant également l'homosexualité. Selon le nouveau code pénal, la peine de mort est commuée en servitude pénale à perpétuité. La torture est puni d'une peine allant de 10 ans à la prison à vie, alors que le viol, qui n'était pas clairement mentionné dans l'ancien code, est puni de 20 ans à la perpétuité. Le texte stipule aussi que quiconque entretient des relations sexuelles avec une personne de même sexe est passible d'une peine de trois mois à deux ans de prison et d'une amende de 100 à 150 F francs (84 dollars). L'Association pour le respect des droits des homosexuels (Ardho) du Burundi a protesté contre cette peine.


Sénégal : Des jeunes s'opposent à l'enterrement du cadavre d'un homosexuel au cimetière

2008-11-28

http://tinyurl.com/5etapk

Des populations d’un quartier de la banlieue de Dakar se sont opposés, le 27 novembre, à l’enterrement d’un homosexuel présumé dans un cimetière. Le convoi mortuaire a été attaqué à coups de pierres obligeant les accompagnants du défunt à s’enfuir avec le corps qu’ils étaient venus enterrer. Le Sénégal connaît depuis janvier 2008 une vague d’homophobie qui se manifeste régulièrement. Il y a quelques mois, dans une autre ville du Sénégal, des personnes s'étaient opposées à l'enterrement d'un homosexuel.





Média & liberté d'expression

Rd Congo : Assassinat d’un journaliste de Radio Okapi

2008-11-28

http://www.afrik.com/article15748.html

De nombreuses réactions ont été enregistrées à la suite de l’assassinat, dans la nuit du vendredi 21 novembre à Bukavu, de Didace Namujimbo, journaliste de la Radio onusienne Okapi, abattu d’une balle dans la tête alors qu’il rentrait à son domicile. Didace Namujimbo est le deuxième journaliste de la Radio onusienne Okapi à être tué par balle à Bukavu, après Serge Maheshe en 2006 dont la procédure judiciaire n’a jamais abouti, ses assassins n’ont jamais été appréhendés.





Conflits & urgences

Afrique : L'Ethiopie annonce son retrait de Somalie cette année

2008-11-28

http://tinyurl.com/66xzsd

L'Ethiopie retirera ses troupes de Somalie d'ici à la fin de l'année, annonce le ministère éthiopien des Affaires étrangères. Cette décision marque la volonté éthiopienne de ne plus porter seule le fardeau de la stabilisation du pays, estime un expert. Le gouvernement d'Addis-Abeba a informé les Nations unies et l'Union africaine de sa décision par lettre en début de semaine, a précisé un porte-parole. L'Ethiopie, qui soutient le gouvernement intérimaire du président Abdullahi Youssouf à Mogadiscio, a des milliers d'hommes déployés en Somalie.


Côte d'Ivoire: Des ex-enfants soldats créent un réseau

2008-11-28

http://tinyurl.com/6k9ky3

A l'occasion de la Journée mondiale de l'enfance, plusieurs ex-enfants soldats ont lancé le Réseau de jeunes gens victimes de la guerre (Nypaw) pour aider les enfants dont les vies ont été bouleversées par un conflit. «En tant que jeunes qui ont enduré la guerre dans nos pays respectifs et qui connaissent trop bien son impact sur le développement émotionnel, social, physique, psychosocial et éducatif des enfants, nous sommes déterminés à aider les enfants dont le destin est similaire au nôtre pour leur redonner confiance», ont déclaré les cinq fondateurs du réseau.


Mali : Après leur désertion, des rebelles réclament des salaires à l’Etat

2008-11-28

http://tinyurl.com/5encp

Les anciens déserteurs de l’armée régulière malienne s’apprêtent à signer leur retour dans les rangs des forces armées et de sécurité. Mais non sans le paiement intégral, exigent-ils, de tous les arriérés de salaires de la période qu’ils ont passée sur les collines, dans les rangs de la rébellion. Cette revendication ne trahit-elle pas l’esprit des Accords d’Alger de juillet 2006 ? L’Etat va-t-il se plier à un tel chantage ?


Rd Congo : Laurent Nkunda menace la Monuc

2008-11-28

http://tinyurl.com/5kxzwg

Laurent Nkunda, leader du CNDP, n'est pas d'accord avec la résolution 1843 adoptée, le jeudi 20 novembre 2008 par le Conseil de sécurité de l'Onu autorisant l'augmentation temporaire des effectifs de la Monuc de plus de 3.000 hommes dont 2785 militaires et 300 policiers. Il l'a dit au cours d'un meeting tenu au stade de Rutshuru devant plus de 1.500 personnes. Prise à l'unanimité des membres du Conseil de sécurité et co-parrainé par la France et la Belgique, la résolution 1.843 du Conseil de sécurité de l'Onu renforçant la Monuc, traduit la volonté de la communauté internationale de ne pas laisser la situation dans l'Est de la RDC se dégrader en invitant «les belligérants à renoncer dans l'immédiat à la voie des armes et à reprendre sans conditions les négociations dans le cadre qui avait été accepté par tous».


Rd Congo : Tirs croisés sur la Rd Congo face aux violations de droits de l'homme

2008-11-28

http://tinyurl.com/56b7eg

Les organisations internationales des droits de l'homme se sont réunies en début de cette semaine à Genève, en Suisse, pour faire l'état des lieux du respect des droits de l'homme dans le monde. Plus particulièrement en République démocratique du Congo. Comme en 1990, le pays est au-devant de la scène internationale. On l'accuse de tous les maux : violations de droits de l'homme, guerre dans l'Est du pays émaillée de pillages, d'insécurité, d'exactions contre les populations civiles, d'assassinats des journalistes. Exagération ou pas, toutes ces accusations portent atteinte à la crédibilité d'un Etat, à la capacité d'un gouvernement, au-delà de toutes les institutions nationales, à améliorer l'image de marque d'un pays qui se veut un Etat de droit et moderne.


Rd Congo : Recrudescence prévue des viols au Kivu

2008-11-28

http://tinyurl.com/5mx3hc

L’insécurité croissante qui règne dans l’est de la République démocratique du Congo fait craindre une nouvelle vague de violences sexuelles dans une région désignée par les travailleurs humanitaires comme l’endroit «du monde où il est le plus dangereux d’être une femme». Au cours des six premiers mois de l’année 2008, plus de 5 000 cas de viol ont été signalés dans la province explosive du Nord-Kivu


Rd Congo : Découverte d'une fosse commune à Bukavu

2008-11-28

http://tinyurl.com/6s4zjg

Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) suit avec étonnement depuis le 24 novembre l'information diffusée par la Radio télévision nationale du Congo, faisant état de la découverte des ossements dans la ville de Bukavu. La chaîne nationale donne même l'origine et la période à partir de laquelle ces ossements s'y trouvent et ajoute qu'ils appartiennent aux personnes que le RCD aurait exécutées pendant qu'il contrôlait l'Est de la RDC


Rd Congo : Les opposants de Kabila victimes d’une violente répression

2008-11-28

http://www.afrik.com/article15768.html

Human Rights Watch (HWR) a publié le 25 novembre à Kinshasa, un rapport accusant les forces de sécurité congolaises d’avoir tué environ 500 personnes et d’en avoir détenu 1 000 autres, dont plusieurs auraient été torturées en secret. Cette répression aurait commencé depuis 2006, année de l’élection de Joseph Kabila à la tête de la RDC.


RD Congo : Les véritables ressorts de la guerre

2008-11-28

http://tinyurl.com/6elwxu

Dans un article daté du 29 octobre 2008 dans le Huffington Post, le journaliste Johann Hari écrit : (…) il y a deux histoires sur la façon dont la guerre en RDC (celle de 1996 NDLR) a commencé : une officielle, et une officieuse. L’officielle c’est que les génocidaires hutus ont traversé la frontière rwandaise en direction du Congo et que le gouvernement rwandais les a poursuivis. Mais c’est un mensonge. Comment le savons nous ? Le Rwanda n’est pas allé là où les génocidaires Hutus étaient, pas au début. Le Rwanda est allé là où se trouvaient les ressources naturelles de la RDC et a commencé à les piller.


Somalie : Le président s'implique dans la lutte contre les pirates des mers

2008-11-28

http://tinyurl.com/5wxayb

Le Président du Gouvernement fédéral Somalien de Transition, Abdulahi Yusuf Ahmed, a entamé une visite de deux jours dans le Puntland pour mobiliser la population contre la piraterie, qui se développe au large des côtes de cet Etat semi-autonome de l'océan Indien. L'intervention du président du gouvernement Fédéral somalien s'inscrit dans un contexte de mobilisation internationale, avec l'arrivée effective ou annoncée, dans la zone, de navires de guerre d'une quinzaine de pays, dont quatre bâtiments de l'OTAN. Selon le dernier rapport du Bureau Maritime International, environ cent navires ont été victimes d'attaques, dans la même zone, depuis le début de l'année.





Internet & technologie

Algérie : Projet de loi pour lutter contre la cybercriminalité

2008-11-28

http://tinyurl.com/6d6w9p

Le Conseil des ministres algérien a adopté un dispositif juridique pour prévenir et lutter contre les infractions liées aux technologies de l'information et de la communication dont internet, a indiqué un communiqué officiel. Le projet de loi s'inspire «largement de la convention européenne de Budapest sur la cybercriminalité». Le texte vise à fixer le cadre dans lequel pourront être appliquées les mesures concernant en particulier « la prévention des infractions qualifiées d'actes terroristes ou subversifs et des infractions contre la sûreté de l'État, les tentatives d'atteinte à un système informatique représentant une menace pour les institutions de l'État, pour la défense nationale ou pour les intérêts stratégiques de l'économie nationale ».


Rd Congo : Les victimes de la guerre du Kivu témoignent sur Internet

2008-11-28

http://www.afrik.com/article15760.html

Faire entendre la voix des populations meurtries de la guerre du Kivu dans l’Est de la RD Congo, sur internet. Tel est l’objectif que s’est fixé Médecins sans frontières (MSF) en lançant le site www.etat-critique.fr Sous forme de blog des membres des équipes de cette Ong présents sur le terrain, le site fournira des informations sur le Kivu, des témoignages, écrits, sonores ou visuelles, d’habitants du Kivu et des documentaires. Selon l’Onu les affrontements entre les rebelles et les forces gouvernementales ont fait quelque 250 000 déplacés depuis fin août 2008.





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