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Pambazuka News 80: La lutte contre le sida et la crise financière internationales
Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.
Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847
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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Résumé de l'Édition Anglaise, 4. Résumé de l'Édition Portuguaise, 5. Arts & livres, 6. Zimbabwe, 7. Femmes & genre, 8. Droits humains, 9. Réfugiés & migration forcée, 10. Elections & gouvernance, 11. Afrique & Chine, 12. Corruption, 13. Développement, 14. Santé & VIH/SIDA, 15. Éducation, 16. Environnement, 17. Conflits & urgences, 18. Internet & technologie
Sommaire de cette édition
CHRONIQUES : La lutte contre le sida freinée par la crise financière internationales.
COMMENTAIRES ET ANALYSES : La démocratie face à la manipulation des lois et à la monarchisation du pouvoir.
RESUME DE L’EDITION ANGLAISE : Leçons du Zimbabwe.
RESUME DE L’ÉDITION PORTUGAISE : L’Afrique et le Brésil sous des perspectives différentes.
ARTS & LIVRES : Gabon : Les artistes s’organisent pour faire valoir leurs droits.
ZIMBABWE : Introduction d’un billet de 100 millions de dollars.
FEMMES & GENRE : Afrique : Où est passé l’argent pour le genre ?
DROITS HUMAINS : Mauritanie : «La torture érigée en système d’enquête et répression», selon Amnesty.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Mali : Arrivée à Bamako de 90 Maliens expulsés d’Espagne et du Gabon.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Afrique : Les rois traditionnels plaident pour un Etat fédéral.
AFRIQUE & CHINE : Afrique : Introduction de la technique chinoise de récupération des eaux pluviales.
CORRUPTION : Cameroun : La corruption handicape l’agriculture.
DEVELOPPEMENTN : Afrique : La Communauté économique africaine : un mirage de plus ?
SANTE & VIH/SIDA : Afrique ; La 15e ICASA réclame de meilleures conditions de vie pour les PVVIH.
EDUCATION : Sénégal : Retards dans le paiement des salaires des enseignants.
ENVIRONNEMENT : RD Congo : L’éducation environnementales pour sauver les espèces menacées.
CONFLITS & URGENCES : Centrafrique : Des populations fuient les attaques des bandes armées.
INTERNET & NOUVELLES TECHNOLOGIES : Global : Des outils et tactiques pour le plaidoyer par téléphone mobile.
Chroniques
La lutte contre le sida freinée par la crise financière internationale
2008-12-07
Tidiane Kassé
http://www.pambazuka.org/fr/category/features/52562
La crise financière mondiale s’est invitée à la 15e Conférence internationales sur le sida et les maladies infectieuses (CISMA ; ICASA en anglais) qui s’est tenue à Dakar du 3 au 7 décembre 2008). La décision prise par le Fonds mondial de réduire ses prochains financements de 10 % (1re phase) puis de 25% suivant des conditionnalités (2e phase) constitue un choc. Les coupes ainsi prévues se montent à 3 milliards 100 millions de dollars. La mesure, prise lors du Conseil d’administration de l’agence tenu du 7 au 8 novembre 2008, est justifiée par la décision des bailleurs de fonds de réduire leurs engagements financiers. Ceci dans un contexte de crise financière internationale. Pour les organisations de la société civile africaine engagées dans la réponse à l’épidémie à VIH, c’est le début d’une ère d’incertitudes.
En prenant rendez-vous pour cette 15e CISMA, les activistes et les décideurs africains engagés dans la réponse au sida ne pensaient sans doute pas avoir à faire face à une telle «réalité». Derrière le thème choisi pour la conférence, à savoir «Réponse de l’Afrique : faire face aux réalités», il était plutôt question des défis qui se posent encore pour mieux faire face au Vih et au sida, mais aussi des acquis et des engagements forts notés ici ou là, poussant à l’optimisme quant au futur de l’Afrique face à cette maladie.
Des avancées existent, qui montrent que l’Afrique ne fait plus seulement que subir l’épidémie. Nombre d’expériences positives ont été avancées durant la conférence. Par exemple, sur un million 407 000 personnes sous Arv en 2006, en Afrique, sont venus s’ajouter 2 millions 10 000 autres malades du sida en fin 2007. Ce qui représente une augmentation de 54% en un an, soit la plus importante progression dans le monde. En matière de prévention de la transmission mère-enfant, on est aussi passé de 10% en 2004 à 33 % de femmes enceintes prises en charge en Afrique, en 2007. (1)
Un environnement favorable commence à se mettre en place dans beaucoup d’autres domaines pour mieux contenir l’épidémie. Il se traduit, entre autres, dans des approches politiques positives en matière de genre, qui aident à mieux faire face à la féminisation du sida, dans le vote de lois qui garantissent les droits des personnes vivant avec le Vih, voire dans une inclusion plus poussée des minorités sexuelles ou autres.
L’optimisme dans lequel cette 15e CISMA pouvait baigner (sans occulter les défis à relever encore dans la réponse multidimensionnelle qui s’impose face au sida), a été ainsi assombri par la décision du Fonds mondial. Venant du principal bailleur des Etats, des ONG et autres associations communautaires engagées dans la mobilisation contre le sida, cette décision présente des conséquences prévisibles sur la prise en charge correcte des malades et sur les activités de prévention en Afrique. Mais aussi des conséquences sur lesquelles on s’interroge.
Une lettre ouverte lancée par des organisations de la société civile, au cours la 15e CISMA, pose les enjeux futurs et précise les risques qui pourraient en découler. La question majeure qu’elle soulève est de savoir si la communauté des bailleurs, à laquelle est adossée le Fonds mondial, va continuer à respecter ses engagements pour faire face à «ces machines à tuer dans les pays en développement» que sont le sida, le paludisme et la tuberculose, les trois maladies prises en charge cet organisme. Ou si ces bailleurs vont tourner le dos aux drames humains qui frappent des centaines de millions de personnes infectées et affectées de par le monde.
Les premiers éléments de réponse sont là. Dans les 18 mois qui viennent, les fonds jugés nécessaires pour le financement des programmes souscrit au niveau du Fonds mondial s’élèvent à 8 milliards de dollars. Soit moins de 1% de ce qui a été investi dans le sauvetage des banques du Nord, par les gouvernements, face à la crise financière mondiale. Cela représente peu pour justifier, de la part de ces même bailleurs, une remise en cause aussi drastique des financements attendus.
L’indignation est d’autant plus vive pour les organisations africaines engagées dans la lutte contre le sida, que , «pour la première fois, les pays ont proposé des plans de qualité et bien budgétisés, qui ont passé avec succès le comité technique d’examen des propositions». Ainsi, l’appel à proposition a vu la demande des pays atteindre les 6 milliards de dollars. A savoir un niveau de financement qui commence à permettre de «satisfaire les besoins réels pour l’accès universel au traitement, aux soins et à la prévention». Mais avec les coupes annoncées, de nouveaux projets de lutte contre le sida vont être compromis à hauteur de 2,75 milliards de dollars. Or, leur financement aurait permis au Fonds mondial «d’être sur la bonne voie pour atteindre son objectif de 6 à 8 milliards de dollars de financement total par an». (1)
Dans un dossier de presse publié par l’ONG française AIDES durant la 15e CISMA, on apprend que lors de la réunion du Fonds mondial avec ses bénéficiaires, le 6 novembre, le ministère français des Affaires étrangères avait «demandé que le Fonds réalise des économies sur les traitement indispensables au malades africains, arguant que la crise financière obligerait l’Afrique à faire des économies sur la santé». Paris aurait aussi suggéré «que les 700 millions de dollars demandés au Fonds mondial par 25 pays pauvres dit «2B» soient refusés. Parmi ces pays figurent le Burkina, le Congo et le Burundi». Dans le même temps, poursuit AIDES, le gouvernement français a investi 300 milliards pour sauver un système financier mis à mal par les spéculateurs boursiers.
Cette restriction des fonds risque de briser un élan porteur. Dans la lancée des efforts jusqu’ici accomplis en Afrique, la lutte contre le sida peut en effet atteindre un «score» appréciable dans l’atteinte des Objectifs de développement du millénaire en 2015. Ceci en termes de maîtrise ou de réduction des taux de prévalence. Les responsables de programmes nationaux, d’ONG et d’associations communautaires qui ont fait part de leurs résultats dans le cadre de la 15e CISMA, soulignent avoir encore du chemin à faire pour l’atteinte des objectifs de prévention et de prise en charge de la maladie, mais les progrès qu’ils ont étalés prouvent qu’une dynamique positive existe pour amoindrir le poids de l’épidémie à Vih sur le continent. Cela a commencé à se traduire dans la baisse des taux de prévalence qu’on note depuis deux ans sur le continent, même si nombre de pays se situent toujours au-delà des 3% qui constituent le début du stade de l’épidémie généralisée.
Dans son rapport 2007, l’Onusida estime à 33,2 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde, à 2.5 millions le nombre de nouvelles infections, et à 2.1 millions le nombre de personnes décédées du sida dans le monde. Parmi les nouvelles infections, 1,7 millions ont eu lieu en Afrique subsaharienne, soit la première baisse dans la région depuis l'apparition de l'épidémie. Mais cette région demeure la plus sévèrement touchée, avec au total 22.5 millions de personnes vivant avec le VIH, soit 68% du total mondial. (2)
Ces baisses découlent certes d’un changement et d’une amélioration des méthodes d’enquêtes et d’analyse des statistiques, mais elles témoignent aussi d’activités plus efficaces sur le terrain et d’engagements politiques plus forts de la part des Etats. Qu’en sera-t-il demain, devant la réduction des fonds alloués à la réponse à l’épidémie ?
Selon le directeur de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (Anrs) en France, qui a tenu un point de presse lors de la CISMA, une des premières conséquences de la situation actuelle c’est que l’accès aux médicaments de seconde ligne va être plus difficile. «Et pourtant les malades vont en avoir besoin. Surtout ceux qui sont en échec (pour le traitement de première ligne). On risque de se retrouver avec un pourcentage élevé de malades multirésistants au virus et nous n’avons pas de solutions, dans la majorité des pays du sud, pour la prise en charge de ces traitements de seconde ligne», L’Oms estime que ces médicaments ne peuvent être accessibles pour moins de 1 200 dollars.
Cependant, si la situation est critique pour l’avenir des programmes anti-sida en Afrique, face à la crise financière internationale, c’est parce que l’implication des Etats n’est pas encore à la hauteur des engagements pris. En dehors du Ghana, aucun pays n’a respecté la recommandation faite par l’Oms de porter la part de la Santé à 10 % du budget national. Quant à l’engagement pris par les chefs d’Etat et de gouvernement à Abuja, en 2001, de porter à 15% des budgets le montant consacré à l'amélioration du secteur de la santé, il reste encore un vœu pieux.
Un leadership politique plus engagé et plus responsable est nécessaire face à une épidémie qui pèse sur le développement du continent. Mme Jeannette Kagamé, une des premières dames présentes à cette CISMA, l’a souligné. Pour elle, «cette pandémie exige que nous réinventions notre leadership. Il nous faut un leadership de conviction, un leadership novateur, un leadership politique responsable et engagé, un leadership faisant preuve d'intégrité morale et financière».
Nouveau directeur de l’ONUSIDA, en remplacement de Peter Piot, s’inscrit dans cette philosophie. Pour lui, pérenniser les ressources est «une question fondamentale en cette période de crise financière. D’après mon expérience, les ressources locales sont les plus durables. Les dons internationaux ont tendance à être dispersés et à entrer dans le cadre des stratégies politiques. La crise financière obligera les pays en développement à chercher eux-mêmes des ressources. Au lieu de considérer cela comme un problème, prenons le comme une opportunité. Cela peut ouvrir l’espace pour de nouveaux débats sur ce qui est important et ce qui l’est moins et peut inspirer une vision continentale de la façon dont on peut produire localement une partie de ce qui est nécessaire, avec des ressources nationales».
Dans cette génération de ressources locales, M. Sidibé dégage trois pistes : «D’abord, les gouvernements doivent s’engager pour que des ressources soient prévues dans les budgets nationaux (…) La deuxième action est d’élargir la base des revenus. Les gouvernements peuvent augmenter leur effort, élargir l’assiette fiscale et améliorer l’efficacité de la collecte des impôts. Ils peuvent développer un environnement plus attractif pour les investisseurs. La troisième action est d’explorer de nouvelles formes de financement, comme l’encouragement à la philanthropie africaine et à la participation du secteur privé» (4).
Un leadership tourné vers l’auto-responsabilisation s’impose donc, car le continent ne peut pas continuer à gager son avenir.
NOTES
(1) Lettre ouverte publiée par la société civile lors la 15e CISMA
(2) http://www.populationdata.net/sante/sida/bilan-2007.php
(3) Entretien avec « Sunugal - Notre pirogue » (journal de la 15e CISMA)
* Tidiane Kassé est rédacteur en chef de l’édition française de Pambazuka News.
* * Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Commentaires & analyses
La démocratie face la manipulation des lois et à la monarchisation du pouvoir
2008-12-07
Ousmane Tanor Dieng
http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/52563
La participation politique peut être regardée comme une notion clé dans la vie des sociétés humaines. Il n’y a pas de vie démocratique sans elle et il n’y a pas de garantie de soutien et de durabilité des politiques publiques sans elle. Cependant, n’étant qu’une forme parmi d’autres de mobilisation et d’adhésion, étant par ailleurs liée aux formes de pouvoir qui ont gouverné les sociétés humaines, la participation politique a elle-même évolué ; une évolution liée à une histoire à deux versants : l’un universel, l‘autre déterminé par son ancrage culturel. Les mutations qui ont jalonné l’histoire concrète des hommes, ont amené les acteurs engagés dans la participation politique à s’adapter à ces mutations et à créer des formes qui assurent la cohésion et le vivre-ensemble des différentes composantes de la société.
Je vous propose d’examiner ensemble quelques repères significatifs qui ont jalonné l’évolution de la participation politique, jusqu’à notre époque de grandes mutations liées à la mondialisation ; par conséquent, un survol et l’identification de quelques lignes de force comme introduction à un débat.
Le premier de ces repères est un modèle de participation que l’on peut considérer aujourd’hui comme un «paradigme perdu». Et nous verrons d’ailleurs que s’il est perdu, il ne cesse cependant de nous obséder, comme la nostalgie d’un âge d’or qu’on rêve parfois de voir revenir. Ce modèle c’est ce qu’on a appelé la démocratie directe. On peut considérer comme représentatives de ce modèle, sans entrer dans les détails, les démocraties athénienne et romaine (avec, il est vrai, leurs limites) et la démocratie consensuelle, caractéristique des sociétés africaines et asiatiques.
Les démocraties athénienne et romaine avaient fait le pari de confier au peuple citoyen le soin de décider ce qui était bon pour la cité. De ce fait, c’est l’ensemble des citoyens (excepté les esclaves, les femmes et les métèques) qui exerçait le pouvoir directement dans l’agora grecque ou dans le forum romain, ces lieux de discussion et de délibération. La forme africaine de cette démocratie directe par la « palabre » avait elle aussi pour cadre légitime et légal des unités spatiales limitées, l’espace villageois, ethnique ou clanique, et des procédures de prise de décision caractérisées par la recherche du consensus.
Si ce modèle n’a jamais totalement disparu, il n’est plus dans la société moderne le mode majeur de concertation et de prise de décision à l’échelle de la Nation. Mais encore une fois, elle nous hante et chaque fois qu’il est possible de recourir à ses procédures, les acteurs ont le sentiment d’être plus proche de la vérité, de la justice et de l’efficacité.
Le deuxième modèle est celui de démocratie moderne qui a connu une diffusion remarquable d’abord dans les sociétés occidentales du XIXe siècle et ensuite dans le monde après que le capitalisme, le libéralisme et la colonisation aient fait triompher le paradigme d’un régime fondé sur l’élection et le système majoritaire de gouvernement. La démocratie représentative, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est contenue dans un principe, celui de la souveraineté du peuple, des moyens de l’exercer avec les mécanismes de la délégation, et une finalité qui est le droit pour la majorité de faire les lois et de les exécuter.
Cette forme de participation met en scène des partis politiques, des programmes et des leaders entre lesquels le peuple est appelé à choisir pour leur déléguer le pouvoir de décider. L’implication du citoyen dans la vie politique institutionnalisée prend une forme qui, elle-même, se rapporte à une conception de la citoyenneté nécessaire au bon fonctionnement du système : c’est autour de l’élection et donc de l’acte de vote que s’ordonne cette participation conventionnelle.
Considéré aujourd’hui encore comme un modèle pratique, efficace, simple et rationnel, il ne manque évidemment pas de défauts et le mythe de sa perfection commence à être écorné sans qu’il soit pour le moment possible de lui substituer quelque chose d’aussi fiable. C’est que le modèle représentatif, démocratique dans son principe et dans ses intentions, engendre ses propres maladies ou déviations et tend à transformer ce qui n’était qu’une délégation de pouvoir du peuple en une sorte de pouvoir oligarchique. On assiste même à une tendance à la monarchisation, secrétée par des institutions et des lois manipulables en toute « légalité ».
La crise du système représentatif
Si la participation politique se limite à la mobilisation pour l’élection et l’élection elle-même, le peuple aura de moins en moins la possibilité de peser sur les décisions en dehors des rendez-vous électoraux périodiques pour juger et sanctionner ceux à qui il a délégué son pouvoir. La crise du système représentatif, c’est à la fois le fossé parfois grandissant entre les élites et le peuple, et les désillusions qui naissent des échecs des politiques dont le peuple pâtit le plus, preuve que ses moyens de contrôle et de sanction sur ceux qui gouvernent sont limités et périodiques.
Notre époque, qui illustre parfaitement cette crise du modèle représentatif, abonde d'une sorte de déshérence dans le soutien à la vie politique : fort taux d’abstentionnisme aux élections, multiplication des votes protestataires, montée des défiances à l'égard de l'activité politique, méfiance à l'égard du personnel politique, chute des adhésions aux partis et aux syndicats, succès des mobilisations sociales... Les colères populaires qui se nourrissent des échecs politiques, économiques et sociaux ont entraîné une crise de la participation politique et favorisé l’émergence de nouvelles formes d'expression citoyenne jugées - à tort ou à raison - plus efficaces mais qui sont ainsi devenues des phénomènes récurrents de la vie politique. En effet, la participation politique revêt de plus en plus un caractère non conventionnel, pour ainsi dire protestataire, avec des manifestations pacifiques (pétition, sit-in, grève) ou violentes (dégradation de bâtiments, séquestration, destruction de documents, affrontements physiques).
Si la participation non conventionnelle se manifeste parfois par l’action individuelle (grève de la faim, par exemple), elle prend très généralement la forme d’actions collectives, sans la médiation des corps intermédiaires et hors des cadres juridiques et des procédures de règlement des conflits. Ces diverses formes d’expression citoyenne que certains assimilent à une « impatience civique », si tant est que s’en remettre aux échéances électorales relève de la plénitude de l’esprit civique, doivent nous obliger à analyser le concept de participation politique, en rapport avec l’exacerbation des mutations sociales, ainsi que la réalité et la récurrence des crises qui secouent les Etats, les gouvernements, les partis, les groupes et la société.
Aussi, à défaut de révoquer le système représentatif, il faut lui adjoindre, dans la loi fondamentale et dans des mesures législatives et réglementaires, des correctifs qui garantissent des lieux nouveaux à la participation effective des citoyens, des groupes, des associations à l’élaboration des décisions qui les concernent. Et il faut chercher ces mécanismes dans trois directions :
- Une culture politique qui permette aux masses de ne pas dépendre des « experts » en tout et en tout genre, censés leur apporter la réponse à leurs interrogations. Une telle culture politique est la condition d’émergence d’une volonté consciente des masses pour participer à la vie publique et pour adhérer ou ne pas adhérer au projet politique qui leur est présenté.
- Ensuite, la place du débat en amont et en aval sur les questions de nature stratégique avant que les décideurs (Exécutif ou Législatif) ne prennent des mesures qui engagent la vie des populations. Les modalités de concertation, de consultation et de discussion, nombreuses et variées, offrent une gamme non négligeable de possibilité d’être à l’écoute des aspirations des populations.
- Enfin, cette culture de démocratie participative serait mutilée et incomplète si elle ne donne pas aux citoyens, aux groupes, aux associations, au public le moyen de contrôler les décisions et ceux qu’ils ont délégués. Sous ce rapport, la participation politique atteindra un niveau de crédibilité irréversible lorsque ce contrôle pourra déboucher sur la révocabilité effective de ceux qui trahissent leur mandat sous la poussée et l’exigence de leurs mandants.
Les nouveaux acteurs de la démocratie
L’émergence de nouveaux acteurs dans la société et le monde des XXe et XXIe siècles marquent l’avènement d’un nouveau paradigme qui lui-même a ses avantages et ses limites. Il s’agit de la société civile, du rôle des médiats modernes et des expériences de démocratie participative (collectivités locales, coalitions électorales et de gouvernement, etc.). Tous les trois ont la particularité de tendre à corriger les limites et les défauts du système représentatif. Ils secrètent et agissent comme des contre-pouvoirs, c’est-à-dire des mécanismes empêchant ou atténuant les procédures et actes de décision unilatérale d’une « minorité », qu’elle soit gouvernementale ou parlementaire. Elles génèrent des formes de participation politique d’une part par approfondissement du pluralisme des pôles concernés par la concertation et la prise de décision et d’autre part par aboutissement des résultats qui reflètent davantage la volonté du plus grand nombre.
Prenons rapidement les formes annoncées plus haut, les unes après les autres.
En matière de gouvernance démocratique, l’institution de la décentralisation, à travers l’érection de collectivités locales, est un choix politique et une réponse aux besoins de participation plus effective et plus pérenne des populations aux choix des politiques qui les concernent au premier chef. Nous savons que les expériences dans ce domaine peuvent rencontrer et rencontrent effectivement des difficultés, et des résistances, mais la volonté politique et l’exigence citoyenne qui sont à la base de ces réformes répondent au souci de plus grande démocratie.
Leurs conséquences plus ou moins immédiates sont constatables à travers l’accroissement des équipements et des infrastructures et à travers l’exercice effectif de responsabilités par les citoyens à la base. Elles donnent aux populations la satisfaction d’impulser et d’orienter, au niveau local, les projets, et d’en assurer le contrôle.
Le principe inscrit dans nos Constitutions et selon lequel les conseillers élus ont le loisir et le devoir d’administrer librement ces collectivités, traduit parfaitement la volonté de diversifier et de rendre encore plus effective la participation du peuple à la construction de la cité démocratique. Ces réformes, nous le savons, appellent de nouvelles générations de textes et de mesures qui, toutes, tendent vers un seul et même but : accroître la présence, la participation et les moyens de contrôle des citoyens dans l’élaboration de politiques publiques.
Le rôle des médiats
Je voudrais, à présent, aborder rapidement la part grandissante d’un autre acteur qui, sans être absolument nouveau, n’en constitue pas moins un facteur qui influe sur le jeu politique et par conséquent sur la participation politique. Je veux parler du rôle des médiats.
L’approfondissement de la démocratie a pour corollaire l’extension de la liberté de communication. Les technologies de l’information et de la communication symbolisent le nouvel âge de l’humanité contemporaine de la fin du XXe siècle et ce début du XXIe. La radio, la télévision, la télécopie, la télédiffusion par satellites, l’Internet, etc., sont, en fonction de la culture des usagers, des moyens puissants d’information et de formation du jugement pour le citoyen en vue de se faire une opinion, de s’engager et de faire ses choix. Sans doute, la télévision est-elle de tous ces moyens, celui qui est le plus apte à changer le jeu politique et donc certaines conditions de participation politique. Pourquoi ? Parce qu’elle a deux faces.
D’un côté la télévision est apte à éveiller les esprits, est facteur d’émancipation, a même été récemment vecteur de révolutions pacifiques comme le prouve cet exemple qu’on a nommé « révolution orange », par sa capacité d’inciter à la mobilisation et de donner le sentiment que ce qui est montré est vrai. Un analyste bien au fait de ces mécanismes médiatiques a baptisé ce phénomène du nom de « vidéo politique », c’est-à-dire un phénomène où la télévision favorise la démocratie manifestante et protestataire, puis la réaction des pouvoirs publics pour répondre aux attentes des citoyens. Mais d’un autre côté, si ce médium a le pouvoir de renforcer la démocratie, il a aussi le pouvoir de l’entraver. En effet, les images de la télévision n’ont pas forcément une valeur d’information. Elle peut, entre certaines mains et au service de certains projets, être manipulatrice.
C’est ici qu’il me semble utile de souligner une des maladies les plus menaçantes et les plus graves de la participation politique : celles qui sont engendrées par le populisme. Le populisme est aux antipodes des méthodes et des objectifs de la démocratie et du socialisme. Le socialisme, qui est notre idéologie, répond à ce qu’en disait Jaurès : « C’est la République et la démocratie jusqu’au bout ».
Les coalitions en démocratie
Avant de mettre un terme à cette contribution, je vais évoquer la manifestation d’un phénomène de plus en plus massif dans la vie des partis politiques et dans les formes de gouvernement. Je veux parler des coalitions.
D’abord, une observation de nature à changer notre perception de la vie politique internationale et à l’intérieur des frontières nationales : en dehors de la Grande-Bretagne et dans une moindre mesure de la Nouvelle-Zélande, il est peu de pays pratiquant la démocratie, une fois dirigés par une seule formation politique allant seule aux élections, recueillant seule la majorité des voix et gouvernant seule. La règle, pour ainsi dire, en dehors de ces deux pays, c’est la pratique des coalitions et donc de l’élaboration de plateformes et de programmes ratissant large, pour faire adhérer au projet politique susceptible de l’emporter un spectre d’associations, allant de la société civile aux partis que séparent parfois quelques différences idéologiques. Ce constat revêt une grande importance, eu égard à l’idée de participation politique.
Lorsqu’au début j’indiquais que la démocratie directe est un paradigme perdu, mais un paradigme qui nous hante toujours, je laissais entretenir l’idée que nous rêvons, à défaut de le retrouver intact, de le reconstituer partiellement et progressivement. La méthode à laquelle recourent les coalitions pour se constituer, aller ensemble aux élections et gouverner ensemble, est une méthode soucieuse de démocratie, mais où les décisions ne se prennent pas selon le mode majoritaire mécanique. Le modèle auquel se réfèrent les coalitions est davantage un modèle consensuel. La base sociale des parties contractantes est plus large et mobilise des segments de la société qui, autrement, obéiraient à des forces centrifuges.
De plus, la démarche des acteurs d’une coalition est bâtie sur la volonté et le souci, non pas de l’affrontement, mais de la recherche d’une certaine harmonie. D’où l’importance de la discussion et de la délibération, longue, patiente et génératrice d’une culture du partage, de l’écoute, de l’approfondissement de questions essentielles pour tenir compte des avis et des intérêts les plus divers. Voilà, sans doute, pourquoi les coalitions, quels que soient leurs succès et leurs échecs, ont la vertu d’être des forces d’entraînement, de mobilisation et de fusion parce qu’elles donnent aux citoyens la preuve qu’il y a la volonté de prendre en compte leurs attentes.
Je sais, bien sûr, que les coalitions ne sont pas exemptes de risque d’échec et même d’implosion. Mais elles demeurent une des voies royales pour ne pas mutiler la vérité, et le besoin d’adhésion des populations à un projet de société sur des bases plus claires et plus équitables. Vous aurez sans doute remarqué comme moi, que dans les périodes de grande crise, lorsque la société paraît bloquée, la solution ne peut sortir que si tous les acteurs décident de mettre en œuvre les procédures de la démocratie consensuelle.
(…) Il y a là un enjeu considérable pour l’approfondissement de la démocratie par le biais d’une participation et d’une adhésion du plus grand nombre à l’élaboration des décisions. En définitive, parce que la participation politique est une condition de succès pour tout projet politique démocratique, il nous appartient de lui trouver des formes qui s’inspirent des valeurs de la République, de la démocratie et du socialisme.
* Ousmane Tanor Dieng est le premier secrétaire du Parti socialiste du Sénégal
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Quelles politiques pour assurer la souveraineté alimentaire au Sahel ?
2008-12-07
Almoustapha Soumana Moumouni
http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/52561
Selon le rapport sur l'état de l'insécurité alimentaire publié par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (la FAO) en 2008, environ 925 millions de personnes sont gravement, et en permanence, sous-alimentées dans le monde. Pourtant, le droit à l'alimentation est reconnu aux niveaux international et régional, par ces conventions et traités, comme un droit humain fondamental dont l'application et le respect ne sont pas une option politique pour un Etat, mais plutôt une obligation. Malgré tout, et depuis plusieurs décennies, de nombreux pays se trouvent plongés dans un cycle infernal chronique d'insécurité alimentaire.
Il est de principe que chaque Etat (ou groupe d'Etats) a le droit et le devoir de formuler des politiques de développement national appropriées, et ayant pour but l'amélioration constante du bien-être de l'ensemble de la population et de tous les individus, fondée sur leur participation active, libre et utile au développement et à la répartition équitable des avantages qui en résultent.
Dès lors, les éléments constitutifs et les implications du respect de ces traités internationaux relatifs au droit à l'alimentation renvoient incontestablement à la notion de la Souveraineté alimentaire. Cette dernière doit permettre à tout Etat de définir et de gérer de manière souveraine et durable sa politique agricole intérieure et extérieure, et surtout le droit de défendre et de préserver les connaissances, les pratiques, les innovations, les valeurs et les priorités des communautés locales du Sud, ainsi que les productions nationales contre la concurrence de l'importation et les exploitations paysannes contre l'agrobusiness qui s'accapare progressivement des terres agricoles et pastorales.
Or, bien qu'il soit admis de tous que la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique sont indispensables au bien-être de la planète, on observe de plus en plus, dans les pays du Sud, une violation des droits et des principes qui y sont consacrés, à travers des politiques agricoles et alimentaires néolibérales, au grand dam des représentants élus et des gouvernements de ces Etats. Ces politiques agricoles néolibérales portent avec elles des conséquences sur l'environnement. La Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples affirme que "tous les peuples ont droit à un environnement satisfaisant et global, propice à leur développement".
De nombreux pays ont introduit ce principe dans leur Constitution. A titre d'exemple, la Constitution du Niger ajoute à son article 27, après l'affirmation du droit de toute personne à un environnement sain dont l'Etat veille à la protection, que «chacun est tenu de contribuer à la sauvegarde et à l'amélioration de l'environnement dans lequel il vit».
Quelles politiques à adopter ?
L'homme se retrouvant au centre de multiples besoins essentiels dont la plupart a été consacré comme des droits fondamentaux (droits à la vie, santé, environnement sain, autodétermination, alimentation, sécurité, etc.), il importe que l'ensemble de ces droits soient considéré en bloc, en raison de leur caractère indissociable.
Les réflexions sur les politiques pour une souveraineté alimentaire doivent se faire de manière transversale, par rapport à l'ensemble de ces droits. Cependant, le droit à l'alimentation constitue le cœur de la démarche. C'est dire qu'il convient de promouvoir l'adoption d'une approche basée sur les droits dans le processus d'adoption de politiques agricoles et alimentaires visant à mettre fin aux violations du droit humain fondamental que constitue le droit à une alimentation.
La mise en œuvre du droit à l'alimentation implique l'élaboration d'une politique agricole et alimentaire initiée de manière participative et démocratique, garantissant l'accès à une alimentation saine, suffisante, nutritive et culturellement acceptable, et dont la production respecte et préserve les droits humains, particulièrement ceux des paysans, la santé, ainsi que l'environnement. Cela suppose l'accès :
- aux moyens de production de cette alimentation (terres, eau, semences, financements, etc.) ;
- aux technique culturales écologiques ;
- aux techniques de transformation et de conservation des produits ;
- aux financements et infrastructures nécessaires et suffisantes ;
- aux mécanismes de valorisation des produits et aux circuits de commercialisation ;
- à l'information juste et à jour (pour les consommateurs, sur la chaîne alimentaire) ;
- au renforcement des capacités des acteurs, plus spécifiquement des organisations paysannes et de consommateurs. Les politiques agricoles jusque-là élaborées n'ont pas véritablement connu une mise en œuvre pertinente au point de pouvoir être évaluées. Les quelques actions qui ont pu être concrétisées concernent plus des activités de suivis de vulnérabilités des ménages et des débats idéologiques.
* Almoustapha Soumana Moumouni est coordinateur Swissaid Niger ...
* * Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Résumé de l'Édition Anglaise
Leçons du Zimbabwe
2008-12-08
Mahmood Mamdani
http://www.pambazuka.org/en/category/features/52407
«Il est difficile de penser à une figure plus détestable en Occident que Robert Mugabe. Les commentateurs libéraux et conservateurs le dépeignent comme un dictateur brutal et le condamnent pour avoir plongé le Zimbabwe dans l'hyper-inflation et la pauvreté», écrit Mahmood Mamdani. «… Il n'y a aucune négation de l’autoritarisme de Mugabe, ou de sa volonté de tolérer et même d’encourager le comportement violent de ses partisans. Ses politiques ont conduit à la déstabilisation de l'économie du pays, devant des sanctions qui n'ont pas eu de grande influence alors que son refus de partager le pouvoir avec l’opposition appuyée par les syndicats a mené à une impasse amère. Beaucoup ont comparé Mugabe à Idi Amin, et l'expropriation des terre au Zimbabwe à l'expulsion des Asiatiques en Ouganda. La comparaison n'est pas totalement démesurée.
Résumé de l'Édition Portuguaise
L'Afrique et le Brésil sous des perspecties différentes
2008-12-08
Carlos Moore & Iroin
http://www.pambazuka.org/pt/category/features/52029
«Iroin», journal de l’État de Sao Paulo a publié, sous le titre «Lula commence son voyage en Afrique en s’affichant à côté de dictateur», un article faisant état de la visite du chef d’Etat brésilien dans quatre pays africains, en commençant par Burkina Faso. Comment appréciez-vous ce point de vue ?
Carlos Moore : Quand on se réfère à ce qui est arrivé dans le passé, ce que le journal a écrit est vrai. Il y a vingt ans, le 15 octobre 1987, un coup d'État au Burkina Faso a conduit à l’assassinat du président Thomas Sankara, un grand homme, un Africain nationaliste et un panafricaniste affirmé. Le putsch avait ourdi par l'actuel président Blaise Campoaré.
Arts & livres
Gabon : Les artistes s’organisent pour faire valoir leurs droits
2008-12-04
http://www.afrik.com/article15803.html
Les artistes gabonais réunisles 28 et 29 novembre derniers, à l’occasion des premières journées portes ouvertes organisées par l’Agence nationale de promotion artistique et culturelle (ANPAC), ont décidé de la création du bureau gabonais du droit d’auteur et des droits voisins (BUGADA). Actuellement, la situation des créateurs des œuvres de l’esprit au Gabon reste lamentable car, très peu d’entre eux vivent de leur production. La plupart font des petits métiers pour survivre et se servent de l’art comme un simple moyen d’évasion.
Zimbabwe
Introduction d'un billet de 100 millions de dollars
2008-12-04
http://tinyurl.com/6ktzbj
Le Zimbabwe va introduire une coupure de 100 millions de dollars zimbabwéens pour contrer une inflation qui se compte en centaines de millions de % par an, a rapporté la presse d'Etat. La Banque nationale du Zimbabwe (ZRB) a également relevé à 50 millions de dollars pour les particuliers et 100 millions pour les entreprises le plafond des retraits bancaires quotidiens.
Échauffourées entre la police et l'armée
2008-12-04
http://www.afrik.com/article15823.html
La police et les soldats de la garde présidentielle de Robert Mugabe se sont livrés bataille à travers les rues d’Harare, le 1er décembre. La police est intervenue lorsqu’une centaine de soldats ont commencé à se livrer à une nouvelle campagne de pillage dans la ville, et des affrontements se sont ensuivis entre les deux groupes.
Femmes & genre
Afrique : "Où est l'argent" pour le genre ?
2008-12-04
http://fr.allafrica.com/stories/200812020104.html
"Investir dans les femmes est payant. C'est un moyen efficace de réduire la pauvreté et d'accélérer la réalisation du reste des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)", selon le ministre danois de la Coopération pour le Développement. Les statistiques de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques indiquent que ses décaissements pour l'égalité de genre dans les pays en développement étaient trois fois plus élevés en 2006 qu'en 2002, passant de 2,5 milliards de dollars à 7,2 milliards de dollars. Mais ces organisations demandent "Où est l'argent ?"
Bénin : Retard dans la gratuité de la césarienne
2008-12-05
http://tinyurl.com/6b2q73
La gratuité de la césarienne devait normalement prendre effet dans les hôpitaux comme l’avait annoncé le gouvernement, depuis le 1er décembre 2008. Mais la mesure tarde à être effective. Cependant, depuis son annonce, le 2 avril 2008, il y a eu des avancée, notamment la réalisation de l’étude de faisabilité. Elle a permis de savoir aujourd’hui que l’application de la mesure va coûter environ 2 milliards de francs CFA par an. Pour son application, 34 hôpitaux de référence publics, confessionnels et associatifs déjà impliqués dans les kits césarienne sont retenus.
Burkina Faso : Un CD pour abandonner l'excision
2008-12-05
http://tinyurl.com/5pvl5w
Du 25 novembre au 10 décembre 2008 se déroule au Burkina une campagne internationale au cours de laquelle les activistes ont 16 jours pour mener des actions contre la violence faite aux femmes. C’est dans cette ambiance que, dans le cadre du projet STREAM, un CD contenant une quinzaine de produits audio pour la promotion de l’abandon des mutilations génitales féminines (MGF) en français, mooré, dioula, fulfuldé, et goumantchéma a été remis aux invités et aux représentants des radios de la place.
Droits humains
Mauritanie : "La torture érigée en système d'enquête et de répression" selon Amnesty
2008-12-04
http://tinyurl.com/6qsgqy
Amnesty international affirme que "la torture a été érigée en véritable système d'enquête et de répression" en Mauritanie, "cautionné au coeur même de l'Etat", ces dernières années et depuis des décennies, dans un rapport. La torture constitue un fléau cautionné par certaines des plus hautes autorités de l'État", accuse l'organisation indépendante.
Nigeria : le groupe Chevron acquitté de complicité d'atteinte aux Droits de l'homme
2008-12-04
http://tinyurl.com/66dp6f
Le groupe pétrolier américain Chevron a salué, le 1er décembre, la décision d'un tribunal fédéral de San Francisco (Californie), qui l'a acquitté d'une accusation de complicité d'atteinte aux droits de l'Homme dans une affaire de prise d'otages sanglante au Nigeria. Le procès avait débuté fin octobre, avec d'un côté Chevron et de l'autre des militants nigérians opposés aux activités de la compagnie pétrolière dans le delta du Niger qui avaient, selon le pétrolier, retenu en otages, en mai 1998, plusieurs employés de Chevron sur une plateforme maritime.
Rwanda : Un musicien condamné à 15 ans de prison pour le génocide
2008-12-05
http://tinyurl.com/66bwxx
Le chanteur rwandais Simon Bikindi a été condamné ce 2 décembre à 15 ans de prison par le Tribunal pénal international pour le Rwanda, pour incitation au génocide en 1994. Simon Bikindi a été condamné pour génocide, incitation publique et directe au génocide, meurtre et persécution, tous constitutifs de crimes contre l'humanité. Directeur du ballet IRINDIRO, compositeur et chanteur célèbre au moment du génocide qui a fait plus de 800.000 morts parmi les Tutsis et les Hutus opposants, il a été arrêté aux Pays-Bas le 12 juillet 2001 et transféré au TPIR le 27 mars 2002.
Sénégal : Hissène Habré se retourne contre son pays d'asile
2008-12-04
http://tinyurl.com/65w5ov
C’est une nouvelle page dans le feuilleton à rebondissement de l’affaire Hissène Habré qui s’est ouverte avec la saisine de la cour de Justice de la Cedeao. Poursuivi pour génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture, l’ancien chef d’Etat du Tchad de 1982 à 1990 a décidé de changer de fusil d’épaule en attaquant pour la première fois en justice le pays qui lui a accordé l’asile politique.
Zimbabwe : Le gouvernement rejette la décision de la SADC concernant les fermiers blancs
2008-12-04
http://tinyurl.com/6joc55
Le gouvernement zimbabwéen a décidé de ne pas respecter la décision du tribunal de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui a accordé à 78 fermiers blancs le droit de rester sur leurs terres au Zimbabwe. Ils rêvent, car nous n'allons pas faire marche arrière en ce qui concerne la réforme agraire", a déclaré le ministre de la Sécurité nationale et la Réforme agraire. Selon M. Didymus Mutasa, le gouvernement allait au contraire "accélérer" cette réforme. En 2000, le régime du président Robert Mugabe a lancé cette réforme destinée à corriger les inégalités héritées du régime colonial britannique, qui s'est soldée par le départ de plus de 4.000 fermiers blancs, parfois dans la violence.
Réfugiés & migration forcée
Mali : arrivée à Bamako de 90 Maliens expulsés d'Espagne et du Gabon
2008-12-04
http://tinyurl.com/6ppk5m
"Cinquante Maliens expulsés d'Espagne sont arrivés à Bamako dans la nuit de lundi 1er au mardi 2 décembre. Le même jour, quarante autres Maliens expulsés du Gabon (étaient) arrivés" dans la capitale malienne, selon un responsable de la police de l'air et des frontières maliennes. Ainsi, c’est un total de 90 Maliens expulsés de ces deux pays au cours de ces «dernières 48 heures» qui sont arrivés dans la capitale malienne. Les Maliens expulsés d'Espagne sont arrivés par voie aérienne alors que ceux expulsés du Gabon sont venus par voie terrestre, L'itinéraire de ces derniers n'a pas été indiqué.
Somalie : Mort de migrants clandestins jetés à l'eau
2008-12-04
http://tinyurl.com/64vee2
La totalité des 115 clandestins de l'embarcation ont été forcés de sauter par-dessus bord par leurs passeurs, annoncé, le 2 décembre, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Quatre-vingt-treize ont réussi à nager jusqu'au rivage, deux autres n'ont pas été retrouvés, a précisé le porte-parole du HCR à Genève, Ron Redmond lors d'un point de presse. Les 93 rescapés ont été retrouvés près de la ville de Ahwar à 220 km à l'est du port yéménite d'Aden.
Rd Congo : les réfugiés en Zambie moins nombreux à vouloir rentrer
2008-12-04
http://tinyurl.com/5txubs
La reprise fin août du conflit dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) a provoqué une diminution des candidats au rapatriement parmi les réfugiés congolais en Zambie voisine. L'agence de l'ONU se prépare désormais à recevoir davantage de réfugiés, si les nouveaux combats poussent d'autres Congolais à fuir vers la Zambie. Depuis le début de l'année, quelque 9.000 réfugiés congolais ont quitté les camps zambiens pour rentrer chez eux. Le HCR entendait au départ en rapatrier 11.600 en tout sur l'année 2008.
Afrique : Création d’un Fonds fiduciaire pour mobiliser les ressources des migrants
2008-12-05
http://tinyurl.com/64fvt2
Au cours de la 2e Conférence ministérielle euro-africaine, qui s'est tenue à Paris, le 25 novembre 2008, le ministre français de l'Immigration, Brice Hortefeux, a annoncé que la France allait participer à un fonds fiduciaire multi bailleurs avec la BAD visant une meilleure mobilisation des fonds transférés par la diaspora africaine et de ses compétences au service du développement des pays d'origine. Le fonds, d'un montant initial de 6 millions d'euros sur 3 ans, peut être augmenté de 3 millions d'euros en fonction de ses résultats.
Elections & gouvernance
Afrique : Les rois traditionnels plaident pour un Etat fédéral
2008-12-04
http://tinyurl.com/6aewub
Les rois, sultans, princes, dignitaires et chefs traditionnels d’Afrique ont terminé leur rencontre à Abidjan, le 28 novembre dernier, en invitant les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l`Union africaine (UA) à former un gouvernement fédéral. Ceci en janvier prochain, lors de leur sommet ordinaire prévu à Addis-Abeba. Les participants sont venus de différents pays d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe.
Afrique du Sud : L'ANC refuse de participer à un débat national sur la Constitution
2008-12-07
http://tinyurl.com/5ok38r
Le Congrès national africain (ANC, au pouvoir en Afrique du Sud), a refusé une invitation à participer à un débat national sur « la protection et la défense » de la Constitution et le système judiciaire du pays, organisé par la Fondation Helen Suzman, affirmant que la Constitution du pays n'était pas menacée. Dans une lettre adressée à la directrice de la Fondation Raenette Taljaard, la porte-parole de l'ANC, Jessie Duarte, a déclaré que le parti ne voyait pas d'intérêt à débattre sur un sujet qui n'a pas été l'un des « principaux défis institutionnels et politiques auxquels sont confrontés notre pays ».
Comores : Manifestation contre un projet de révision de la Constitution
2008-12-07
http://tinyurl.com/5rxwtq
Un grand rassemblement pour dénoncer à la fois la loi relative à la naturalisation de nombreux investisseurs koweïtiens et le projet de révision de la Constitution comorienne, s'est déroulé à Moroni. Les partisans du projet ont adopté au forceps la loi en question, et ce malgré l'absence du président de l'Assemblée comorienne, qui n'a pourtant pas été empêché, et d'une quinzaine de parlementaires. Ce qui pose déjà un sérieux problème quant à la validité de ce vote. Les élus de Ngazidja, la plus importante île de l'archipel, ont dénoncé, dans un mémorandum publié le 4 décembre , la corruption dont seraient victimes nombre de députés comoriens ayant pris position en faveur du projet de loi.
Mauritanie : L’ex-président doit faire partie d'une solution "en tant que président" selon l'ONU
2008-12-04
http://tinyurl.com/6c929y
Le chef de l'Etat mauritanien renversé le 6 août, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, doit faire partie, "en tant que président", "de la recherche d'une solution" à la crise politique en Mauritanie, a déclaré le représentant spécial des Nations unies en Afrique de l'Ouest. Les représentants des institutions internationales dépêcheront "les 6 et 7 décembre une délégation (à Nouakchott) pour discuter avec le président Sidi et le général Mohamed Ould Abdel Aziz", au pouvoir depuis le putsch qu'il a mené, a poursuivi M. Djinnit.
Sénégal : L’ancien président de l’Assemblée nationale crée un parti
2008-12-04
http://tinyurl.com/5vl6qe
L’ancien président de l’Assemblée nationale du Sénégal, démis de ses fonctions après un vote des députés en novembre dernier, a créé un parti politique. M. Macky Sall avait, auparavant, démissionné de son mandat de député et de maire, mais aussi du Parti démocratique sénégalais (au pouvoir). Le parti qu’il a créé se situe dans l’opposition.
Afrique & Chine
Afrique : Introduction de la technique chinoise de récupération d'eaux pluviales
2008-12-07
http://tinyurl.com/5m6wvn
L'hydraulicien chinois Liang Zhong'e vient de rentrer en Chine après un séjour de neuf mois en Algérie, où il était chargé de la conception de 50 cuves d'eau et de l'introduction de la technique de récupération d'eaux pluviales dans ce pays africain. La "cuve d'eau" est une technique inventée dans la province du Gansu, souvent frappée par la sécheresse, consistant à recueillir les eaux pluviales sur des terrains secs et à les conserver dans des cuves étanches pendant la saison des pluies. Depuis 2004, les départements des eaux de la province du Gansu ont aidé plusieurs pays africains à généraliser la technique de récupération d'eaux pluviales, ayant construit 200 cuves d'eau au Nigeria et 50 en Algérie. La Chine projette de construire un total de 3 000 cuves au Nigeria et 500 en Algérie.
Corruption
Cameroun : La corruption handicape l'agriculture
2008-12-07
http://tinyurl.com/5spaqp
La corruption, qui handicape lourdement le développement de l'agriculture au Cameroun, est au coeur d'une campagne lancée par une ONG, l'Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic). En 2008, 1,8 million d'euros a été débloqué dans le cadre d'un "Programme maïs", pour subventionner des Groupes d'initiatives communes (GIC) constitués par des paysans. Mais, selon une étude de l'Acdic, 62% de cette aide a été détournée vers des GIC fictifs montés par des fonctionnaires du ministère de l'Agriculture.
Pendant ce temps, la production nationale de maïs peine à satisfaire la demande.
Global : Plainte contre Bongo, Sassou N'Guesso et Obiang N'Guema
2008-12-04
http://tinyurl.com/6a242f
Une plainte a été déposée à Paris devant le doyen des juges d'instruction de Paris contre les présidents Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazzaville) et Teodoro Obiang Guema (Guinée équatoriale) pour « recel de détournement d'argent public». La plainte vise en particulier «les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par les chefs d'Etat» qui disposent tous d'immeubles cossus dans les quartiers chics de la capitale française, en particulier dans les 7ème, 8ème et 16ème arrondissements.
Sénégal : Enquête sur un détournement lors du sommet de l’OCI
2008-12-04
http://tinyurl.com/5hnlen
La Division des investigations criminelles (Dic) du Sénégal enquête sur des détournements massifs qui ont eu lieu lors du dernier sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci) qui s’est tenu à Dakar les 13 et 14 mars 2008. Un scandale qui porte sur plus de 100 millions de francs Cfa et qui a été géré dans la plus grande discrétion par la hiérarchie policière. Parmi les personnes impliquées dans cette affaire on cite un commissaire divisionnaire de la Police nationale et un colonel du même corps.
Développement
Afrique : La Communauté économique africaine : un mirage de plus?
2008-12-07
http://www.continentpremier.info/
Dans le cadre de la réunion tripartite du Comesa, des dirigeants de 26 pays d’Afrique de l’Est et Australe, réunis dans la capitale ougandaise, Kampala, se sont engagés, le 22 octobre dernier, à coordonner leurs efforts en vue de la création d’une zone de libre échange. En effet, ces pays prônent la fusion en un grand ensemble économique des trois blocs que sont la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), le Marché commun des Etats de l’Afrique Australe et de l’Est (Comesa) et la Communauté de développement d’Afrique Australe (SADC). Dans cette perspective, un groupe de travail a été désigné pour établir d’ici une période de six mois les étapes à suivre pour mener à bien ce projet.
Afrique : Rapport de la Banque mondiale sur l'emploi des jeunes
2008-12-05
http://tinyurl.com/5hoxho
La Banque mondiale appelle les pays d'Afrique à s'attaquer au problème de l'emploi des jeunes en prenant un ensemble coordonné de mesures. Dans un rapport, intitulé « Les jeunes et l'emploi en Afrique : le potentiel, le problème, la promesse », la Banque recommande d'adopter une approche plurisectorielle en abordant le problème sous différents angles clés, à savoir développer l'offre d'emploi et d'éducation dans les régions rurales, encourager et appuyer l'esprit d'entreprise, améliorer l'accès et la qualité des formations, et se préoccuper des problèmes démographiques. En Afrique, trois chômeurs sur cinq sont des jeunes (OIT 2006) et 72 % des jeunes en moyenne ont moins de 2 dollars par jour pour vivre.
Côte d’Ivoire : Déçus, des planteurs menacent d'abandonner la culture du cacao
2008-12-04
http://tinyurl.com/6ena6c
"La souffrance c'est pour nous, l'argent c'est pour les exportateurs": déçus par le non-respect des prix d'achat fixés, des planteurs de cacao de San-Pedro, principale région de production de la Côte d'Ivoire, menacent de se convertir à l'hévéa. Les exportateurs accusent le gouvernement de n'avoir pas financé les coopératives, en raison de l'incarcération en juin des anciens dirigeants de la filière pour de présumées malversations.
Ethiopie : La sécheresse s’aggrave dans le Tigré
2008-12-04
http://tinyurl.com/5ow77s
La situation humanitaire continue d’empirer dans le nord et le nord-est de l’Ethiopie, touchés par une grave sécheresse. «Les précipitations d’octobre, tombées de manière inattendue, n’ont pas beaucoup aidé à irriguer les cultures plantées en mai ; seul le bétail en a bénéficié temporairement, et à présent, les populations se trouvent confrontées à des pertes de récolte importantes», a expliqué un travailleur humanitaire. Ces dernières années, la région a connu plusieurs déficits de précipitations successifs à la petite saison des pluies (Belg, qui s’achève en mai) et à la saison principale des pluies (Meher, qui commence à la fin du mois de juillet).
Global : Plaidoyer pour l'aide au développement malgré la crise
2008-12-04
http://tinyurl.com/562hmj
L'ONU et l'Union européenne ont plaidé à Doha, à l'ouverture d'une conférence sur le financement du développement, le 29 novembre, pour que la crise financière ne fasse oublier ni l'aide ni l'environnement, mais peu de résultats étaient attendus en l'absence de la plupart des grands leaders mondiaux. Seul le président français Nicolas Sarkozy a fait le déplacement à Doha, où il a assuré que l'aide de l'Union européenne (UE) aux pays pauvres, notamment en Afrique, ne serait pas "sacrifiée".
Santé & VIH/SIDA
Afrique : La 15e ICASA réclame de meilleures conditions de vie pour les PVVIH
2008-12-05
http://tinyurl.com/5aa36l
Lors de l'ouverture de la 15eme Conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles (ICASA), certains ont plaidé pour l'amélioration des conditions de vie des personnes vivant avec le Vih et le développement des actions de prevention. A cette occasion, le professeur Souleymane Mboup, président de la conférence, a rappelé tous les combats menés par des chercheurs, les membres de la société civile, entre autres acteurs, depuis l'apparition du Vih. Selon lui, Icasa constitue une opportunité d'échange, de partage d'expériences entre experts, scientifiques et communautés sur la réponse du Vih.
Cameroun : Plus de trente ans que la médecine chinoise fait recette
2008-12-07
http://tinyurl.com/5m6wvn
Découverte il y a une trentaine d'années, à la faveur de la coopération entre les gouvernements camerounais et chinois dans le domaine de la santé, la médecine chinoise connaît une ruée au Cameroun. Environ 700 médecins chinois ont exercé dans le cadre de cette coopération. En vue de son renforcement, il est prévu la création, au début de l'année prochaine, d'un centre de recherche sur la prévention et le traitement du paludisme à Yaoundé. L'actuelle mission compte 45 personnes.
Cameroun : Rejetés, les séropositifs se marient entre eux
2008-12-04
http://tinyurl.com/6d2rwn
Souvent rejetés par ceux qui ne sont pas malades, les séropositifs préfèrent choisir des partenaires de même statut sérologique, plus aptes à les comprendre et à les accepter. Au Cameroun, des associations, des sites, des agences matrimoniales favorisent les rencontres. De nombreux sites de rencontres entre porteurs du virus du sida existent sur Internet. Au Cameroun, 5,5 % des adultes âgés de 15 et 49 ans sont touchés par le sida avec un taux de prévalence de 6,8 % chez les femmes.
Madagascar : Menace d'épidémies à cause des ordures
2008-12-04
http://fr.allafrica.com/stories/200812030378.html
Le Préfet de police de la capitale sonne l'alarme devant la menace d'épidémie de peste due aux ordures ménagères non enlevées par la Commune. Quelque 700 tonnes de déchets sont déversées par jour en moyenne dans la ville.Certains quartiers étouffent depuis longtemps sous l'odeur nauséabonde des bacs à ordures pleins à craquer qui débordent alentour. La putréfaction des détritus incommode et irrite l'ensemble du voisinage.
Zimbabwe : Appel à l'aide lancé à la communauté internationale contre le choléra
2008-12-05
http://tinyurl.com/6xc3fj
Le gouvernement du Zimbabwe a qualifié, le 3 décembre, "d'urgence nationale", l'épidémie de choléra qui a fait 565 morts dans le pays. Le pays appelle à l'aide la communauté internationale. "L'appel d'urgence nous aidera à réduire le nombre de malades et de morts lié à l'actuelle situation socio-économique" du pays, déclare le ministre zimbabwéen de la Santé. Les hôpitaux ont un besoin urgent de médicaments, de vivres et de matériels.
Éducation
Sénégal : Retards dans le paiement des salaires des enseignants
2008-12-04
http://tinyurl.com/6hsreb
Le problème de retard des salaires des volontaires, vacataires et maîtres contractuels sera résolu au plus tard à la fin de ce mois de décembre avec la contribution d’Ecobank, a annoncé lundi 1er décembre à Dakar le ministre de l’Education, chargé de l’Enseignement préscolaire, élémentaire et moyen, Kalidou Diallo. ‘’Au plus tard en 2009, vous aurez votre collège, sur la base de votre demande. Je vous rassure que non seulement vous aurez votre collège, mais aussi d’autres établissements (scolaires)’’, a-t-il indiqué sur un autre registre.
Sénégal : Prévention des conflits dans l'espace universitaire
2008-12-04
http://fr.allafrica.com/stories/200812010633.html
Education
Le recteur de l'Ucad, Abdou Sall, a annoncé l'élaboration de nouveaux textes portant sur les fonctionnements des amicales. « L'objectif du projet, c'est de réduire la fréquence et l'intensité de la violence dans l'espace universitaire. Le projet est dimensionné sur deux ans avec un certain nombre de composantes de recherche, tous les types d'organisation existant dans le campus », explique le directeur des programmes de Gorée Institute, initiateur du projet sur la prévention des conflits.
Environnement
Rd Congo : L'éducation environnementale pour sauver les espèces menacées
2008-12-04
http://tinyurl.com/6ewe32
Les espèces fauniques et florales sont menacées de disparition. Le braconnage, la déforestation et les changements climatiques sont à la base de cette situation déplorable. Le comportement de l'homme vis-à-vis de l'environnement en est pour beaucoup. Les communicateurs en matière environnementale sont appelés à s'impliquer dans l'éducation des populations, notamment vivant autour des aires protégées. Objectif : les sensibiliser au bien-fondé de la protection et conservation de l'environnement de la faune et de la flore congolaises.
Sénégal : Noflaye, le paradis des tortues
2008-12-04
http://fr.allafrica.com/stories/200801080575.html
A 12 kilomètres de Rufisque, non loin du célèbre Lac Rose se trouve un village particulier, celui des tortues. Situé plus exactement à Noflaye, un village de la Communauté rurale de Sangalkam, Keur Mbonatt-Yi (nom wolof du village) est logé dans la Réserve spéciale botanique de cette zone des Niayes. Dans cet espace naturel d'une étendue de 15,90 hectares, la tortue est reine de la forêt. Cela est dû à la grande attention et aux soins qui lui sont donnés par des personnes qui ont fait de sa sauvegarde leur combat de tous les jours.
Conflits & urgences
Centrafrique : Des populations fuient les attaques bandes armées
2008-12-04
http://tinyurl.com/5nleua
Les habitants de Sam Ouandja, une localité minière située dans le nord-est de la République centrafricaine, non loin de la frontière avec le Soudan, sont sur le qui-vive, terrifiés à l’idée de devoir revivre une attaque comme celle, perpétrée début novembre par des hommes armés, qui a vidé la ville des trois quarts de sa population. Située à 80 kilomètres de la frontière soudanaise, cette ville diamantifère d’environ 20 000 habitants, où vivent quelque 3 000 réfugiés soudanais du Darfour, est, depuis cette attaque, quadrillée par des patrouilles d’hommes armés issus des Forces armées centrafricaines (FACA) et de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), un mouvement rebelle signataire en juin dernier d’un accord de paix avec le gouvernement.
Global : La convention contre les bombes à sous-munitions signée
2008-12-05
http://www.afrik.com/article15832.html
Une centaine de pays ont signé, les 3 et 4 décembre, à Oslo, une convention interdisant l’utilisation des bombes à sous-munitions (BASM). Ce traité, salué par l’Organisation des Nations unies, est rejeté par les gros producteurs d’armes que sont les Etats-Unis, la Russie, la Chine et Israël. En Afrique, où plusieurs régions sont contaminées par ces armes, il est difficile de chiffrer le nombre de victimes et il existe un vrai risque de prolifération.
Guinée-Bissau : Le meneur présumé du putsch raté arrêté à Dakar
2008-12-05
http://tinyurl.com/6ennyk
Le meneur présumé de l'attaque contre la résidence du président de Guinée-Bissau Joao Bernardo Vieira, le 23 novembre, a été arrêté à Dakar. L’arrestation d’Alexandre Tchama Yala a eu lieu lundi. Il faisait partie d'un groupe de trois personnes recherchées depuis le coup de force menée par des militaire mutins. L'attaque qui avait fait deux morts, au sein de la garde présidentielle, et plusieurs blessés, a été condamnée par la communauté internationale, inquiète de nouvelles violences dans cette ex-colonie portugaise déjà fragilisée par le trafic de cocaïne sud-américaine vers l'Europe.
Niger : Niamey s’inquiète de l’arrestation de Nigériens après les tueries de Jos
2008-12-05
http://tinyurl.com/57l6mq
Seize mercenaires armés du Niger auraient été arrêtés après les violences de Jos ce week-end, selon le gouverneur du Plateau. Les autorités de Niamey se sont dites très choquées et craignent une chasse à l'homme contre les Nigériens du Nigeria. A Abuja on reconnaît la légèreté des accusations et on promet une enquête approfondie. De source policière nigériane, au moins 700 personnes auraient été arrêtées en relation avec les émeutes, dont des Nigérians mais aussi des ressortissants étrangers, des Tchadiens et des Nigériens.
Nigeria : Jos panse ses plaies, sous haute surveillance militaire
2008-12-05
http://tinyurl.com/5l6tsu
Théâtre, en fin de semaine dernière, de deux jours de folie meurtrière, Jos, cette ville du centre du Nigeria, toujours quadrillée par un lourd dispositif militaire, s'efforce de faire disparaître les traces des affrontements qui ont fait au moins 200 morts. Dans les quartiers les plus touchés par les heurts qui ont mis aux prises vendredi et samedi musulmans et chrétiens se disputant la victoire d'une élection locale, les voitures brûlées se comptent par centaines.
Rd Congo: le gouverneur du Nord-Kivu "prêt à négocier directement" avec Nkunda
2008-12-04
http://tinyurl.com/64byb6
Le gouverneur de la province du Nord-Kivu s'est dit prêt à "négocier directement" avec le chef rebelle congolais Laurent Nkunda. L'ouverture de négociations directes avec le gouvernement de Kinshasa est l'une des principales revendications de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). De son côté, le gouvernement a répété à plusieurs reprises ne pas vouloir négocier seul-à-seul avec le CNDP, qui a infligé de sérieuses défaites à l'armée congolaise ces dernières semaines, et souhaiter inclure dans les pourparlers les autres groupes armés de la région.
RD Congo : Coopération avec le Rwanda pour désarmer les milices hutu rwandaises
2008-12-07
http://tinyurl.com/62pjcn
La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont adopté un plan militaire contre les milices hutu rwandaises des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) basées dans l'est de la RD Congo. Le chef de la diplomatie congolaise et son homologue rwandaise se sont rencontrés le 4 décembre à Goma, théâtre depuis trois mois de combats entre l'armée congolaise et la rébellion de Laurent Nkunda. Le gouvernement de Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir Laurent Nkunda, un ex-général tutsi congolais, ce que Kigali dément. De son côté, le Rwanda exige depuis des années le désarmement des FDLR, qui comptent parmi eux des auteurs du génocide anti-tutsi au Rwanda en 1994, réfugiés de l'autre côté de la frontière.
Internet & technologie
Global : Des outils et tactiques pour le plaidoyer par téléphone mobile
2008-12-04
http://fr.mobiles.tacticaltech.org/
Mobiles-in-a-box est un ensemble d’outils, de tactiques, de guides d’utilisation et d’études de cas visant à inspirer les organisations menant un travail de plaidoyer en leur présentant les possibilités d’utilisation de la technologie mobile au service de leurs actions. Du choix de vos publics cibles aux questions de confidentialité et de sécurité, en passant par la résolution des difficultés techniques, Mobiles in-a-box vous propose des solutions efficaces afin de vous initier à l’utilisation des téléphones mobiles dans vos actions de plaidoyer.
Nigeria : Le téléphone mobile rapporte plus que le pétrole
2008-12-04
http://tinyurl.com/6hvarc
Arrivé tardivement au Nigeria, le téléphone portable a boosté le secteur des télécommunications au point que celui-ci devance aujourd'hui largement celui du pétrole. "En moins de six ans, les télécommunications ont attiré 15 milliards de dollars d'investissements directs étrangers. Sa contribution au PIB (Produit intérieur brut) est proche de 34 %", selon l’économiste nigérian Kunle Adebayo. Le secteur devance ainsi largement celui du pétrole qui, lui, ne représente que 13 % du PIB de ce géant africain. Le Nigeria est ainsi devenu, en quelques années, le plus grand marché du continent dépassant même l'Afrique du Sud.
RD Congo : Le chirugien qui opérait par SMS
2008-12-05
http://tinyurl.com/5wfccb
En République Démocratique du Congo, un chirurgien britannique a réussi une amputation du bras, opération très délicate, en se faisant guider par les SMS de son collègue resté à Londres. La performance restera dans les annales de la médecine moderne. Le médecin de 52 ans, volontaire de Médecins sans frontières (MSF) à Rutschuru, a réussi à sauver la vie d’un adolescent congolais de 16 ans en suivant la procédure en 10 étapes transmise par son confrère. Selon les versions, le jeune homme aurait été mordu par un hippopotame ou blessé par balles.
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Fahamu – Réseaux pour la Justice Sociale
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ISSN 1753-6839

EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004