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FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

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VOIX AFRICAINES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA JUSTICE SOCIALE

book cover EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004
Édité par Firoze Manji & Patrick Burnett
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Pambazuka News 9: Revue du Protocole sur les droits des femmes africaines

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Arts & livres, 4. Blogs africains, 5. Moniteur de l'Union Africaine, 6. Femmes & genre, 7. Droits humains, 8. Réfugiés & migration forcée, 9. Elections & gouvernance, 10. Corruption, 11. Développement, 12. Santé & VIH/SIDA, 13. Éducation, 14. Racisme & xénophobie, 15. Environnement, 16. Média & liberté d'expression, 17. Plaidoyers & campagnes, 18. Nouvelles de la diaspora, 19. Conflits & urgences, 20. Internet & technologie, 21. Collecte de fonds & ressources utiles, 22. Cours, séminaires, & ateliers, 23. Emploi

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Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : Irungu Houghton fait une revue du Protocole sur les Droits de la Femme en Afrique
COMMENTAIRES ET ANALYSES :
- SOAWR a tenu la dragée haute à Banjul d'après le compte-rendu de Hawa Ba
- La libéralisation et le commerce inéquitable sont néfastes pour les femmes, affirme Jennifer Chiriga
- Juan Federer invite la communauté internation à éviter à la Côte d’Ivoire les erreurs commises au Timor Leste
BLOGS AFRICAINS : Cherynne Carayan passe en revue les blogs africains
MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : Les conclusions de Banjul
CONFLITS ET URGENCES : Rencontre Gbagbo-Forces Nouvelles en Côte d’Ivoire
DROITS HUMAINS : Procès de Taylor, bel exemple selon Annan
FEMMES ET GENRE : Introduire le genre dans les politiques économiques
REFUGIÉS ET MIGRATION FORCÉE : Encore des victimes au Maroc
ÉLECTIONS ET GOUVERNANCE : Le défi de la bonne gouvernance pour Boni Yayi
DEVELOPPEMENT : Questions sur la coopératon Chine-Afrique
CORRUPTION : Un million de livres restitués au gouvernement nigérian
SANTÉ ET VIH/SIDA : Politiques africaines sur le SIDA
ÉDUCATION : Les TIC font défaut au Cameroun
RACISME ET XENOPHOBIE : Boycotter BP pour discriminations raciales
ENVIRONNEMENT : Harmoniser les politiques sur le lac Victoria
MEDIA ET LIBERTÉ D’EXPRESSION : Rsf interpelle les journalistes couvrant le sommet de l’UA
NOUVELLES DE LA DIASPORA : La France ‘chassent’ les sans-papiers
PLAIDOYERS ET CAMPAGNES : Vulgariser le Protocole sur les droits des femmes
ARTS ET LIVRES : Hommage à Senghor en France
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Un Camerounais vole haut aux USA
PLUS : Informations sur les cours, séminaires, ateliers et offres d’emploi…




Chroniques

Revue du Protocole sur les Droits des Femmes Africaines

2006-07-07

Irungu Houghton

Le Protocole sur les Droits des Femmes Africaines a été ratifié en temps record, par rapport aux autres mécanismes pour les droits de l’homme en Afrique. Au 25 novembre 2005, le Protocole est entré en vigueur, ayant reçu les 15 ratifications nécessaires. Irungu Houghton refléchit sur les origines du Protocole, les étapes dans le processus de ratification et le chemin à suivre à l’avenir.

Cet article expose brièvement les étapes menant à l’entrée en vigueur du Protocole à la Charte sur les Droits de l’Homme et des Peuples au sujet des Droits des Femmes en Afrique. Il présente le statut légal du Protocole, ainsi que le mécanisme pour mettre en vigueur ses conditions. Il suggère également des défis a venir pour sa ratification, sa domestication et sa mise en application, et enfin il recommande quatre domaines de priorité pour être considérer par le Comité, conjointement au titre consultatif qu’on lui a assigné.

L’origine du Protocole sur les Droits des Femmes Africaines

Une brève considération de l’expérience des femmes et des filles en 2006 témoigne de l’importance stratégique du Protocole afin de modifier les relations de pouvoir disproportionnées, l’inégalité entre les sexes, et le manque de pouvoir ainsi que l’appauvrissement des femmes en Afrique.

Notre Réalité Politique et Economique et les Conditions du Protocole :

-Plus de 60% des 2 millions de victimes des conflits des années 90 étaient les femmes et les enfants. De plus, les femmes représentent la moitié des six millions de réfugiés africains et des 17 millions de personnes en Afrique qui ont été déplacées de leur pays d’origine.

Le Protocole accorde une importance particulière aux femmes réfugiées ; de plus, il fait appel à la promotion et le maintien de la paix, ainsi que la protection en temps de conflit armé. Cela comprend l’abri, le ravitaillement, les soins médicaux et la protection contre la violence.

-70% des quelques 1.3 billions de gens qui vivent dans la pauvreté à travers le monde sont des femmes et des filles.

Le Protocole reconnaît spécifiquement les droits des femmes vulnérables, y compris les veuves, les femmes âgées, les femmes autrement capables et les femmes ‘dans le désespoir’, qui inclut les femmes pauvres et celles qui appartiennent aux groupes marginalisés.

-Des complications pendant l’avortement, la grossesse et l’accouchement causent le décès d’au moins 250,000 femmes chaque année en Afrique. En relation avec la population globale, ce chiffre est le plus élevé du monde.

Le Protocole déclare que le bien-être sexuel des femmes doit être respecté et encouragé, ce qui implique le droit des femmes de contrôler leur pouvoir de reproduire et, également, l’engagement des états à assurer des services médicaux suffisants, abordables et accessibles. En plus, il demande à ce que les états établissent des services anténatals, d’accouchement et postnatals, et renforcent ceux qui existent déjà, pour toutes les femmes africaines. Le protocole fait également appel à l’autorisation des avortements médicaux dans des cas d’agression sexuelle/de viol, d’inceste ou de grossesses risquées.

- 57% des 23 millions d’adultes atteints du VIH/SIDA dans l’Afrique sub-Saharienne sont des femmes. Les jeunes femmes (15 à 24 ans) courent un risque de trois fois plus supérieur de contracter le virus.

Le Protocole soutient le droit à la protection de soi et d’être informé de son état de santé et de celui de son partenaire. Il assure également des services médicaux pour gérer les séquelles du sida.

- Il y a eu une faible augmentation dans le pourcentage de femmes parlementaires dans la chambre principale ou secondaire, de 7,2% en 1990 à 14,2 %. Quelques pays africains, tel que le Rwanda, ont imposé un quota pour le nombre de femmes au parlement.

Le Protocole donne son aval à la discrimination positive pour promouvoir la participation proportionnelle des femmes, y compris une représentation égale des femmes en fonction élective ; ainsi que dans l’autorité judiciaire et les agences responsables du maintien de l’ordre. Soulignant le droit à la paix, le Protocole reconnaît le droit des femmes de contribuer à la promotion et au maintien de la paix.

Le Protocole sert d’un cadre essentiel pour adresser d’autres sujets fondamentaux à la réalisation des droits des femmes africaines. (L’article de Karoline Kemp, dans son prochain livre, vulgarise ce sujet davantage.)


La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples

La Charte est entrée en vigueur le 21 octobre 1986. Elle comprend le droit à l’auto-détérmination et à la souveraineté totale sur les ressources naturelles ; le droit à la paix ; et le droit à un environnement favorable au développement. La Charte a établi la Commission Africaine pour les Droits de l’Homme et des Peuples, qui est responsable de mettre en vigueur les droits prévus dans la Charte.

Bien que la Charte Africaine reconnaisse l’importance des droits des femmes, il a été largement reconnu qu’il existait un manque dans des domaines dans lesquels les femmes ont besoin de protection et d’égalité de sexe. La Charte reconnaît l’importance des droits des femmes sous forme de quatre articles clés, à savoir : Article 2, la clause non-discriminatoire, qui prévoit que toute personne, sans distinction de sexe, jouirait des droits et les libertés prévus dans la Charte ; Article 3, qui déclare que toute personne est égale devant la loi et aura le droit a sa protection; Article 18(3), qui traite spécifiquement de protection de la famille et qui assure l’élimination de la discrimination envers les femmes et la protection de leurs droits ; et Article 60, qui déclare que la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples serait inspirée par les mécanismes internationaux des Droits de l’Homme, tel que CEDAW (Voir le chapitre par Rita Anyumba sur les mécanismes concernant les droits des femmes dans le prochain livre Breathing Life into the African Union Protocol on Women’s Rights in Africa).


Le Protocole sur les Droits des Femmes en Afrique

Le Protocole sur les Droits des Femmes en Afrique est un protocole à la Charte Africaine sur les Droits de l’Homme et des Peuples (ACHPR). Il a été adopté le 11 juillet 2003 durant le Sommet des Deuxièmes Chefs d’Etat et de Gouvernement a Maputo au Mozambique. Cet événement était longuement attendu, car il a fallu huit années pour l’adoption de l’avant-projet de ce nouveau mécanisme, qui est essentiel pour les droits des femmes africaines. Article 26 du Protocole déclare les engagements des partis concernés de l’état.

Il est attendu a ce que ces derniers mettent en application et veillent a ce que les droits affirmés dans le Protocole soient observés et, en particulier, qu’ils assurent le financement ainsi que d’autres ressources nécessaires pour la mise en application complète et effective de ces droits. De plus, ils doivent faire des rapports périodiques sur le progrès réalisé à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Puisque les Comores, étant la seule nation ayant ratifie le Protocole un an après son adoption, on craignait que sa ratification et sa domestication dureraient aussi ou même plus longtemps. Il a fallu longtemps pour que des mécanismes similaires soient ratifiés et pour qu’ils entrent en vigueur. Le ACHPR a été adopté en 1981, mais il est seulement entré en vigueur en 1986 – cinq années plus tard. Le Protocole visant à mettre sur pied la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples est entré en vigueur en 2004, six ans après son adoption en 1998.

De plus, la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant, qui avait été adopté en 1990, est entrée en vigueur neuf années plus tard. En avril 2004, des organisations militant pour les droits des femmes et des droits humains ont fait le point sur le progrès lent de la ratification et conjointement avec la Commission de l’Union Africaine encouragent les gouvernements à agir vite pour assurer l’application du Protocole et sa domestication.


Le Statut Légal du Protocole en mai 2006

« Je vous écrit en réponse à votre lettre (SOAWR) dans laquelle vous avez exprimé votre inquiétude au fait que seulement 15 pays africains avaient ratifié le Protocole … Bien que je reconnaisse votre inquiétude au fait que Botswana n’a pas ratifié le Protocole, je vous réitère notre engagement pour assurer que les droits des femmes soient respectés... » H.E. Festus G. Mogae, Président de la République de Botswana. 20 décembre 2005.

« Cela… me fait plaisir de noter l’excellent partenariat qui existe entre la Commission de l’Union Africaine et le Directorat des Femmes, du sexe, du développement et de la solidarité pour les Droits des Femmes Africaines. Cette coalition a réalisé d’impressionnants résultats en terme d’un processus de ratification très rapide. Ce partenariat représente, en effet, une grande réussite, qui peut servir d’exemple à la Commission de l’Union africaine ». Adv. Bience Gawanas, Commissaire pour les Affaires Sociales, commentaires de fin de conférence, septembre 2005.


L’Etat des Ratifications

A partir du mois de juin 2004, le processus de ratification a accéléré avec un succès impressionnant. Le 25 novembre 2005, le Protocole est entré en vigueur ayant reçu les 15 ratifications nécessaires. La vitesse à laquelle cette ratification est entrée en vigueur a établi un record pour la ratification des instruments continentaux des Droits de l’Homme en Afrique. Cette date était également importante parce qu’elle coïncidait avec le début des 16 jours internationaux de l’activisme dans le but de mettre un terme à la violence contre les femmes.


Les mécanismes d'accès à la justice sous le Protocole.

Comme la Charte africaine, le Protocole ne contient pas de clauses donnant aux états membres le choix de ne pas appliquer ou de déroger à ses dispositions. Le Protocole a une portée obligatoire sur tous les états membres qui l'ont ratifié. Sous la Charte africaine, les états membres sont tenus de s'engager à soumettre à la Commission, à intervalle de 2 ans, un rapport sur les mesures prises, législatives ou autres, visant à rendre effectifs les droits et libertés reconnus et garantis par l'actuelle Charte.

Suite au débat concernant le rapport d'un état membre, la Commission élabore une série finale de commentaires incluant normalement des renseignements sur les mesures positives prises par un état membre, les problèmes fondamentaux et les recommandations. Ces derniers sont, par la suite, émis à l’état membre qui à son tour doit présenter, dans l’espace de 2 ans, des renseignements sur les mesures prises, afin de mettre en pratique ces recommandations.

Bien qu'un nombre petit mais croissant d'états membres préparent effectivement des rapports périodiques et s'engagent à mettre en pratique les recommandations faites, le nombre d'états présentant régulièrement un rapport périodique est toujours bas. Cela ainsi que la faible vulgarisation du Protocole aux niveaux national et régional contribuent à affaiblir de façon conséquente la portée du Protocole. Si cette tendance n'est pas renversée, les hommes et les femmes ne pourront pas réclamer leurs droits acquis sous le Protocole. Il est impératif qu'une campagne de sensibilisation du public soit entamée a intervalles réguliers pour le rendre plus conscient de ses droits et que des mesures soient prises pour freiner les occasions de violation des droits de l'homme ainsi que des crimes impunis.

Comme l'a aussi fait ressortir Mary Wandia, il existe au niveau national un manque de communication entre le Ministère de la Justice (étroitement lié a la Cour Africaine pour les Droits de l'Homme et des Peuples), le Ministère des Affaires Etrangères (étroitement lié à l'Union africaine) et le ministère de la femme. Normalement, les deux premiers ministères nommés n'informent pas de façon régulière le Ministère de la Femme des engagements pris au niveau régional. Cela a conduit aux manquements dans la mise en pratique et le contrôle de ces mesures.

De plus, il existe dans plusieurs pays africains une série de structures légales en vigueur au niveau national. La coexistence de systèmes légaux, religieux et traditionnels a conduit à la violation des droits des femmes en matière de mariage, héritage et divorce. Au niveau national, des Parlements, l’autorité judiciaire, les différents ministères (de la femme, des affaires étrangères, de la justice, des finances) et les institutions des droits de l'homme devraient être encouragés à soutenir les litiges, la réalisation et les mécanismes de rapport sous le Protocole.

Ces institutions pourraient être plus efficaces en garantissant de façon régulière des réunions tripartites avec les CSO, afin de faciliter les rapports sur les progrès réalisées au sujet de la mise en pratique du Protocole à la Commission africaine sur les droits de l'homme et des peuples. Ces institutions pourraient aussi rendre le nouvellement établi Cour des Droits de l'Homme applicable et accessible a tous les africains.


De la ratification à la mise en vigueur : la prochaine étape

Le statut différent des pays demande une approche à deux niveaux. Les pays qui n'ont pas encore ratifié devraient être encouragés à le faire d'urgence.

Il est également important que les états ratifient le Protocole instituant la Cour africaine sur les Droits de l'Homme et des Peuples. Au 14 décembre 2005, seulement 22 des 53 états membres de l'Union Africaine avaient ratifié ce Protocole. Ce faisant, les états devraient prévoir l’accès à la justice pour le public sous l'égide de la Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples. A ce jour, c'est seulement le Burkina Faso qui a prononcé la Déclaration sous l'Article 34(6) du Protocole, accordant aux individus et aux ONG l'accès direct à la Cour. Ne pas exécuter cela équivaut à trahir la vision de l'Union Africaine ainsi que l'engagement des Gouvernements à promouvoir et a protéger les droits humains en Afrique.

Il est important pour les pays qui ont ratifié de réaliser que c'est là que la promesse contenue dans le Protocole sera respectée ou trahie. Comme l'a fait ressortir l'activiste ougandaise Sarah Mikasa, il y a souvent «une disparité entre les discours prononcés au niveau régional et les mesures prises au niveau national et local ...l’adaptation et l'implémentation sont criblés de défis a être relevés si le Protocole vise à soulager les femmes qu'il cherche a protéger».

Elle poursuit en identifiant trois obstacles majeurs existant dans la majorité des pays, notamment: une faible appréciation publique de la centralisation et la réglementation des lois constitutionnelles ; un manque de mécanismes pour réguler l’égalité de sexe et enfin, des réserves émises par rapport aux clauses déjà en opération. Il est donc crucial que les états membres soient encouragés à s'adapter au Protocole et à accélérer son implémentation.

La revue de Beijing plus 10 mit l'accent sur les dangers de négliger les idées porteuses de progrès et les engagements. Le Protocole requiert des moyens de financement et d'autres ressources pour devenir un outil important dans la réalisation des droits des femmes. On devrait faire ressortir qu'il existe certaines mesures qui peuvent être prises avec peu ou sans implication financière. Cela inclut le retrait de toutes les lois discriminatoires.

Les états devraient aussi identifier des formules gagnantes faciles et rapides couvrant les allocations budgétaires initiales, démontrant ainsi un changement réel dans l'administration de la justice. Les états avanceraient considérablement en appliquant les dispositions tout en véhiculant le concept de l'égalité des sexes dans tous les budgets et les programmes, dans le but d’insuffler de la vie au Protocole.


Définir le rôle du Comité des Femmes de l'Union Africaine.

Vu l'existence de plusieurs mécanismes continentaux élaborant sur le renforcement des pouvoirs aux femmes, leurs droits et l'égalité des sexes, il devient important de définir le rôle et les aspirations du comité. Il y a cinq zones prioritaires sur lesquelles le Comité devrait songer à porter toute son attention. Il s'agit là d'un menu d'options, de mandat, de ressources : le Comité n'a pas le temps matériel requis pour les considérer tous, mais trois à quatre objectifs avec des repères bien précis suffiraient.

Le Comité pourrait établir un programme de missions à haut niveau dans les capitales des états pour activer la ratification, l'adaptation locale et l'implémentation du SDGEA, et du Protocole de l'Union africaine sur les droits des femmes (PRW). La voix du comité serait peut-être mieux entendue à travers le développement de liens-clé avec des réseaux panafricains de femmes, les associations de femmes juges, les avocates et le Parlement panafricain.

Tout en encourageant la ratification universelle, il serait important pour le comité de contrôler, influencer et encourager des signatures sans réserves du Protocole. L'Afrique du Sud et la Gambie ont ratifié le Protocole avec des réserves. Une des réserves pour l'Afrique du Sud constitue restreindre l'accès à la Cour africaine, obligeant ainsi les citoyens de faire une demande de permis auprès d'un comité parlementaire. Quant à la Gambie, ses réserves dépassaient quelque peu la limite. Il est intéressant de constater que récemment, ces réserves nuisibles sont sur le point d'être officiellement enlevées. Il serait utile que chaque membre du comité s'engage personnellement à s'assurer que tous les pays ratifient le Protocole sans poser de conditions.

En dernier lieu, le Comité peut entreprendre des missions de haut niveau ou adopter des mesures comme faire sortir des lettres ouvertes, soit en solidarité contre les violations particulières des droits des femmes ou encore pour célébrer des actes de prouesse et des victoires. Cela pourrait se réaliser en avisant le président de la Commission de l’Union Africaine, de les énoncer ou les rendre publiques au nom des membres du comité. De plus, cela pourrait insuffler de la vie au concept de l'absence d'indifférence sur l'égalité des sexes et freiner les habitudes d'impunité.

Alors que Darfour demeure une cicatrice sur la conscience de l'Afrique, le comité se doit de rompre de nouvelles barrières dans les régions déchirées par la guerre comme le nord de l'Ouganda. La guerre au nord de l'Ouganda, qui continue depuis 19 ans, couvre la guerre africaine de plus longue durée, mais n'a pas autant retenu l'attention comme celle de Darfour au Soudan. Il n'y a pas lieu pour tous les membres du comité de se déplacer, mais quelques membres pourraient être choisis sur la base de leur connaissance du sujet, son impacte et sur l'expertise régionale.

Finalement, le comité pourrait se référer aux procédés de reforme des Nations Unies et au programme couvrant les objectifs de développement du Millenium (MDG) , tout cela avec le but de se servir de la Déclaration Solennelle et du Protocole sur les Droits des Femmes comme des lentilles de mesure du progrès, et arriver a un consensus sur les repères et les buts fixés. Omettre de faire cela équivaudrait a courir le risque de répéter l'expérience du sommet du Millenium l'an dernier, durant lequel le délai du MDG pour l'égalité des sexes fut voté sans protestation ou censure de la part des 180 chefs d'état présents.

Le comite pourrait promouvoir le procédé de l'implémentation en s'adressant directement a tous les gouvernements africains pour véhiculer le concept de l'égalité des sexes avec des moyens financiers adéquats au plus haut degré de l'administration gouvernementale. Sans cela, le Protocole pourrait disparaître prématurément avec ses dispositions légales étouffées, loin des expériences vécues des hommes et des femmes sur le continent africain.


* Statut des pays sur la ratification du Protocole sur les Droits des Femmes en Afrique.

Pas encore signé : l’Angola, le Botswana, le Cameroun, la République Centrafricaine, l’Egypte, l’Erythrée, la République Démocratique du Sahraoui, Sao Tome & Principe, le Soudan, la Tunisie

Signé, mais pas ratifié : l’Algérie, Burkina Faso, le Burundi, le Tchad, le Congo, la Cote d’Ivoire, Guinée Equatoriale, l’Ethiopie, le Gabon, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Kenya, la Liberia, Madagascar, l’Ile Maurice, le Niger, la Sierra Leone, la Swaziland, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, les Seychelles, la Somalie.

Ratifié : le Bénin, le Cap-Vert, les Comores, le Djibouti, la Gambie, le Lesotho, la Libye, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Togo.


Références

-Le Protocole de l’Union Africaine à la Charte Africaine sur les Droits de l’Homme et des Peuples sur les Droits des Femmes en Afrique, Addis Ababa

-L’Union africaine et SOAWR Breathing Life into the African Union Protocol on Women’s Rights in Africa, July 2006

-Pambazuka News Numéro 245 – Islam and Women, May 2006
http://www.pambazuka.org/en/issue/245

-Pambazuka News Numéro 231 –The Protocol comes into force, 2005
http://www.pambazuka.org/en/issue/231

Voir aussi:

-Pambazuka News 3: Islam et Droits des Femmes
http://www.pambazuka.org/fr/issue/3


*Cet article, en version finale, a été présenté à l’occasion de l’inauguration du Comité Pour les Femmes de l’Union africaine, 28-29 avril 2006, Addis Ababa. Irungu Houghton est le conseiller panafricain pour Oxfam basé à Nairobi. Il représente Oxfam dans le Comité de Direction pour la Solidarité envers la Coalition pour les Droits des Femmes en Afrique, qui est une coalition panafricaine de 20 organisations féminines et militant pour le développement dans le but de vulgariser, ratifier et implémenter le Protocole sur les Droits des Femmes en Afrique. Il reconnaît les analyses de ses collègues de la coalition SOAWR, qui seront publiées dans le prochain livre en collaboration avec l’Union africaine, intitulé, Breathing life into the African Union Protocol on Women’s Rights in Africa, July 2006.

*Veuillez faire parvenir vos commentaires à l’adresse électronique suivante :
editor@pambazuka.org ou commentez en ligne au http://www.pambazuka.org/


L’article a d’abord paru dans l’édition anglaise de Pambazuka News numéro 255.
Voir : http://www.pambazuka.org/en/category/comment/34370

Article traduit de l’anglais par Frances Chevalier et Kesini Murugesan, de l’Université du Cap, Afrique du Sud.





Commentaires & analyses

Insuffler vie au Protocole de l’Union Africaine sur les Droits de la Femme en Afrique

2006-07-07

Hawa Ba

Le forum public du 24 juin, le symposium du 25 juin, le lancement du livre Breathing Life into the African Union Protocol on Women’s Rights in Africa (Vulgarisation du Protocole de l’Union Africaine sur les Droits de la Femme en Africaine), publié par la coalition, le même jour, et la conférence de presse du 27 juin ont permis à des femmes et à des hommes activistes des droits de la femme africaine, venus de toutes les régions de l’Afrique, de mener avec brio une réflexion sur les stratégies de domestication et de réalisation effective des droits définis dans le Protocole pour chaque femme africaine.

En coulisse, d’importantes activités de lobbying ont permis de mener sur un autre front le combat pour la conscientisation sur le sort de la femme africaine et sur les moyens de l’améliorer auprès des décideurs politiques dont certains ont confessé leur pêché d’ignorance.

L’entrée en vigueur du Protocole de l’Union Africaine sur les Droits de la Femme en Afrique, le 25 novembre dernier, a été une étape fondamentale mais pas finale. Le deuxième défi majeur, qui est celui de la réalisation et de l’application effectives de ces droits, est le thème qui a marqué la campagne de la coalition Solidarité pour les Droits des Femmes en Afrique à Banjul. D’abord, nombre de pays n’ont pas encore ratifié le Protocole.

Le document ne porte encore que les signature des 19 sur les 53 pays africains. Ensuite, ceux qui l’ont ratifié tardent à le rendre effectif en adaptant les lois et législations nationales aux dispositifs du Protocole. Pour relever ces deux défis, l’adhésion populaire des hommes et des femmes africaines aux dispositions du Protocole s’est avérée essentielle.

La campagne de Banjul a été ainsi précédée par des évènements majeurs qui reflètent bien cet état de fait : il s’agit en l’occurrence du rejet du Protocole dans son intégralité par l’Assemblée Nationale nigérienne au mois d’avril dernier et de la ratification de ce même Protocole par la Gambie au début du mois de juin.

A ce sujet, au cours du symposium, Mouhamed Mabassa Fall, membre du comité exécutif de African Center for Democracy and Human Rights Studies (ACDHRS) a tenu à rappeler que les détournements d’objectifs, ralentissement et non application du Protocole sont essentiellement dû aux réserves qu’il suscite.

Aussi, invite t-il les organisations de la société civile à veiller à ce que le Protocole soit compris et adopté par les communautés de base d’abord. Abondant dans le même sens, Amie Sillah, journaliste et activiste gambienne a insisté sur l’importance qu’il d’interroger nos systèmes sous l’angle genre et les amener à prendre en compte la protection des doits fondamentaux de la femme. Il est capital, selon elle, de s’approprier les valeurs traditionnelles africaines positives et de les utiliser comme points de repères pour faire adhérer les masses et rendre effectif le Protocole.

Un accent important a aussi été mis sur les besoins de formation, entre autres, des officiers de police, des enseignants, du personnel médical et des corps judiciaires et para-judiciaires. Pour cette dernière catégorie, ce sont plus particulièrement les juges qui doivent être sensibilisés. D’abord pour qu’ils acquièrent une sensibilité genre, ensuite pour qu’ils prennent connaissance du contenu du Protocole. D’aucuns ont d’ailleurs estimé que les femmes ayant eu à faire l’objet de jugement pouvaient ainsi être des alliées de première importance.

La communication de Janet Sallah-Njie, sur les perspectives d’application du Protocole en Gambie, a permis de retracer les péripéties des activistes gambiens pour retirer les réserves préalablement exprimées par les autorités gambiennes pour la ratification du Protocole. Elle a ainsi insisté sur l’importance de sensibiliser les Assemblées Nationales. Les députés ont souvent besoin d’être judicieusement informés et guidés car leur opposition est souvent mue par l’ignorance.

Janet Sallah-Njie a attiré l’attention de l'audience sur une difficulté majeure dans la domestication du Protocole, relative à l’adaptation des lois nationales aux dispositifs qu’il offre. En Gambie, comme beaucoup d’autres pays africains d’ailleurs, lois coutumières et lois civiles coexistent avec les conventions internationales. Ces dernières, au rang desquelles le Protocole, ne peuvent être effectives que lorsqu’une révision des lois civiles permet de les incorporer dans de nouvelles dispositions législatives. Ceci pour dire que l’adoption du Protocole est une très bonne chose, mais son incorporation dans les législations nationales est une autre bataille de longue haleine.

Eve Odete, de Oxfam GB Nairobi, membre de la coalition, s’appesantissant sur les stratégies émergentes en vue de l’application du Protocole, a estimé que le plus grand problème est l’ignorance par les filles et les femmes africaines elles-mêmes des dispositions du Protocole. C’est pourquoi elle considère qu’il faut conscientiser d’abord la gent féminine et le corps judiciaire, ensuite tester l’effectivité des textes avec des cas pratiques et enfin s’engager à organiser la corporation judiciaire aux niveaux sub-continentaux puis à l’échelle continentale.

Le rejet par le Niger du Protocole est un revers important pour la coalition. La campagne de Banjul est largement revenue sur cet événement grâce à l’éclairage de Djatou Ouassa, présidente de CONGAFEN Niger. Pour cette dernière, « ce ne sont pas les femmes qui ont échoué, c’est plutôt tout le Niger ». D’ailleurs, SOAWR a invité la Vice-présidente de la Gambie, Madame Isatou Njie-Saidy, à s’inspirer de l’exemple de la Gambie pour faire du lobbying auprès de ses collègues nigériens afin qu’ils reviennent sur leur décisions et ratifient le Protocole.

La Vice-présidente réaffirmera l’engagement de son pays à appliquer le Protocole. S’agissant des réserves suscitées ça et là, elle confessera que le secret réside en fait dans la patience, la persévérance et le sens de la négociation aussi bien vis-à-vis des décideurs que des femmes et autres lobbies.

Le lancement du livre fut un moment émouvant. 'Breathing Life into the African Union Protocol on Women’s Rights in Africa' ('Vulgariser Protocole de l’Union Africaine sur les Droits de la Femme en Africaine') est une formidable preuve de l’engagement constant d’activistes du continent depuis Maputo 2003 pour les droits des femmes africaines.

Winnie Byanyima, Directrice du Directoire Femmes, Genre et Développement de l’Union Africaine affirmera à l’occasion que « les droits sont réclamés et gagnés, ils ne sont ni donnés, ni affirmés » ; raison pour laquelle les femmes africaines doivent réclamer leurs droits pour briser les chaînes qui les lient. Elle magnifiera l’excellent partenariat entre SOAWR et l’Union Africaine dont le point culminant est le présent livre.

Caroline Osera-Agengo, responsable du programme Afrique de Egalité Maintenant (Equality Now) basé à Nairobi, membre de SOAWR, dira quant à elle que le livre vient à point nommé. Au moment où des millions de filles d’Afrique continuent de subir les méfaits de certaines pratiques culturelles et traditionnelles africaines telles les mutilations génitales féminines, le livre aide à comprendre que le Protocole offre des moyens de revoir et de renoncer à ces pratiques.

Elle a profité de l’occasion pour annoncer qu’un Carton Vert de la SOAWR a été décerné à la Gambie qui vient pour avoir ratifié le Protocole.

Avec le Protocole, 'il s’agit de transformer le continent africain, car changer la situation des femmes équivaut à changer la situation de l’Afrique', affirmera avec force l’Ambassadeur Said Djinnit, Commissaire au Conseil pour la Paix et la Sécurité à l’Union Africaine, un allié de longue date de la cause des femmes, selon Winnie Byanyima. Mieux, il dira que « nous devons accepter de faire subir à nos filles ce que nos mamans ont endurer ».

Les évènements de la coalition Solidarité pour les Droits des Femmes en Afrique ont relevé deux défis : celui de la mobilisation et celui de la pertinence des sujets abordés. Tant pour le forum public que pour le symposium le plus est venu en masse pour rester toute la journée durant et participer activement aux débats.

La salle de conférence du prestigieux Kairaba Hotel s’est en effet révélée petite pour contenir une audience rehaussée par la présence de parlementaires gambiens et de membres d’organisations de la société civile gambienne.

La conférence de presse a vu la participation des journalistes de la presse nationale gambienne et de la presse internationale présents à Gambie. La campagne de Banjul a permis de rassurer ceux qui en doutaient encore que la cause de la femme africaine mobilisait bel et bien du monde.

Des communications d’excellente facture présentées au cours du forum et du symposium ont permis de revisiter le Protocole dans sa genèse et son contenu, de revenir sur le cheminement effectué, d’écouter des témoignages sur des cas pratiques de femmes rurales et urbaines africaines dans leurs quotidiens semés de peines infligées par les coutumes, l’ignorance et la bêtise humaine, mais aussi d’espoirs de lendemains meilleurs si nous réussissons le formidable pari de faire leur le Protocole.

Les enseignements de Banjul sont principalement la nécessité de mettre sur pied de vastes réseaux d’organisations de femmes et défense des droits humains pour faire ensemble du lobbying à des échelles sub-régionales et régionale. Ainsi, ces réseaux pourront partager des idées, définir des stratégies et des outils communs d’approche, mener des évaluations pour jauger de la pertinence des méthodes utilisées.

Il importe enfin faire des études d’impacts à moyen et long terme pour non seulement documenter ce processus majeur dans la marche de notre continent mais aussi pour pouvoir fournir à d’autres régions du monde des productions scientifiques à même de démontrer le dynamisme du continent africain tant dans l’activisme que dans la réflexion épistémologique sur ces mouvements. Le Protocole est sur ce plan un instrument que d’autres régions du monde pourraient emprunter à l’Afrique, car il est en réalité beaucoup plus avancé que beaucoup de législations, y comprises occidentales, en matières de droits de la femme.

Des concertations menées entre SOAWR, le Directoire Femmes, Genre et Développement de l’Union Africaine, sous l’égide de Winnie Byanyima et Femmes Solidarité Africa amenée par Marie-Louise Barrichego ont permis de prolonger la réflexion, surtout dans le sens de la conjonction des activités pour une meilleure efficacité. Les trois organisations se sont engagées à réfléchir sur les moyens de travailler en synergie et de rendre plus efficaces leurs plaidoyers en cherchant à influer en amont sur l’agenda des sommets de l’Union Africaine et en ne confinant pas leurs actions sur le seul aspect genre.

En d’autres termes, il s’agit de réévaluer les modes d’actions pour un impact plus réel sur les prises de décisions concernant les destinées du continent.
Ensemble elles ont adopté une résolution commune dans laquelle elles appellent à l’adhésion au principe de la parité genre et l’accélération du processus de ratification du Protocole et au-delà de promouvoir la sécurité humaine en général.


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Commerce, genre et la recherche d’alternatives

2006-07-07

Jennifer Chiriga

Ce sont les femmes qui subissent le plus les effets de la libéralisation du commerce sur le développement social à travers un manque d’accès aux services sociaux de base. Mais, comme l’écrit Jennifer Chiriga d’ Alternative Information and Development Centre, l’un des impacts majeurs du commerce sur les femmes est la manière dont l’éthique capitaliste joue à construire la masculinité alors qu’en même temps elle diminue le rôle que les femmes jouent dans la société. Les alternatives sont en vue, soutient-elle.

Les tendances définissant les relations actuelles dans les domaines du commerce et de l’économie à travers le monde et le processus à travers lequel les relations économiques internationales actuelles se jouent, et les marchés pour les produits et les services se définissent de plus en plus, tombent tous sous la rubrique de mondialisation.

L’élargissement du commerce international a manifesté, au cours des quelques dernières décennies, une profonde transformation, avec l’émergence de l’intégration de l’activité économique, y compris l’élimination des restrictions en matière de circulation libre du capital, des biens, des ressources, de la technologie et des services à travers les frontières.

Toutes les régions du globe se rapprochent les unes des autres à travers l’intensification des transactions commerciales, des transactions en investissement, des transactions financières, et la technologie de l’information. Malheureusement, l’expansion mondiale n’a pas affecté les régions en développement de la même manière, et l’Afrique continue de traîner derrière.

La caractéristique principale de la mondialisation est une vague dans le pouvoir du capital mondial et la réorganisation de la production mondiale à travers des entreprises multinationales qui exercent une influence énorme sur les économies. La mondialisation a été assez judicieusement citée comme « en grande partie le jeu des plus forts… ceux qui sont forts font ce qu’ils veulent, et les faibles doivent rendre ce qu’il ne peuvent pas protéger » (Tandon, cité dans Vale and Maseko, 1998).

D’autres caractéristiques pour définir la mondialisation sont une économie mondiale plus intégrée avec des interdépendances parmi les nations, mais dont les bénéfices s’en vont vers les économies développées ; le déclin en investissement dans le domaine de la production, avec des compagnies qui bougent davantage vers un investissement spéculatif, ce qui amène des profits plus rapides et plus élevés ; le secteur public en diminution, avec l’Etat qui devient plus orienté vers les affaires à travers la privatisation des entreprises de l’Etat, et le pouvoir phénoménal des entreprises multinationales qui ont l’influence pour diriger le commerce mondial et influencer les gouvernements, comme cela se voit par le pouvoir de la Banque Mondiale (BM), du Fonds Monétaire International (FMI) et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

L’OMC ne concerne pas juste le commerce, elle concerne le pouvoir et le contrôle des ressources. Les pays développés façonnent et contrôlent les régimes commerciaux qui affectent les pays en développement et cela mène à la dé-industrialisation, aux pertes d’emplois et à l’aggravation de la pauvreté. Ceci est prouvé par l’expérience des pays en développement qui sont en train de subir le commerce appliqué par le FMI/ la BM à travers des programmes d’ajustement structurel néo-libéraux, qui ont été forcés à libéraliser leur commerce extérieur, et ont en conséquence souffert de la destruction des industries locales conduisant aux renvois massifs des employés.

En dépit de la compréhension conventionnelle au sujet de la création d’un système commercial mondial libre « ouvert », il y a un « commerce libre » très limité, particulièrement pour les pays africains. La pertinence de l’OMC dans le système mondial est qu’elle est vue comme une institution centrale dans une économie mondiale centralisée. Ceci a une pertinence majeure pour les pays africains au fur et à mesure qu’ils affrontent d’énormes défis en développement.

L’orientation externe des pays africains a conduit à l’ouverture des marchés mondiaux, ce qui a eu pour résultat l’inondation des importations et la domination des produits, par exemple les produits agricoles et les textiles, pour n’en citer que quelques-uns, et ceci a conduit à la perte massive d’emplois dans les secteurs ruraux et urbains, à des menaces contre la sécurité alimentaire et l’abandon du projet de développement social. Les effets de la libéralisation du commerce sur le développement social sont prouvés par le manque d’accès aux services sociaux de base, un scénario dans lequel les femmes portent le plus grand fardeau.


Genre et Commerce

L’un des facteurs majeurs dans l’inégalité des genres a trait à la façon dont les perceptions négatives coulent les différences entre les genres et la façon dont l’éthique capitaliste joue dans la construction de la masculinité tandis qu’en même temps elle réduit le rôle que les femmes jouent dans la société où elles occupent le deuxième rang en matière de gains. Le genre est un déterminant clé de vulnérabilité à la pauvreté. Et les femmes, à cause de leur position désavantageuse sur le marché de l’emploi, tiennent les postes d’emploi les moins bien rémunérés, qui demandent un niveau plus bas d’aptitudes etc.

Même si les analystes du genre ont, pour longtemps, mis l’accent sur les impacts négatifs de la libéralisation du commerce, le lien entre genre et commerce a été tenu, en grande partie parce que peut-être les considérations du genre ont été perçues comme étant sans pertinence et n’ayant pas de place à la table des négociations où les questions commerciales sont discutées. Si on les regarde à travers un prisme du genre, les politiques commerciales ont des implications sérieuses pour le développement et le bien-être des femmes, compte tenu de l’impact sur l’emploi, la pauvreté et le fardeau social porté par les femmes.

Bien que les femmes soient une circonscription importante et significative, la politique commerciale au sein de l’OMC est formulée sans aucun élément prouvant une perspective tenant compte du genre. Une étude sur les liens politiques entre le genre et le commerce (Groupe Informel de Travail sur le Genre et le commerce, 1998) a dégagé un nombre de « points sur la réalité » qui lient le genre et le commerce, et elle défend l’importance de placer l’analyse du genre au centre de la politique commerciale.

a)Les changements dans la fourniture des services sociaux affectent les femmes dans une proportion plus vaste. Les politiques commerciales et la libéralisation du commerce peuvent affecter l’habileté des gouvernements à financer les dépenses du secteur social. L’observation est que toute baisse de revenues qui conduisent à la réduction des dépenses des gouvernements affecte la fourniture du service social, et le fardeau est dévié vers les ménages et les femmes.

L’étude indique qu’en 1993 les femmes ont donné à l’économie mondiale une contribution qui équivaut à plus de 11 trillions de US $ en travail domestique, et que la politique commerciale devrait, par conséquent, ne pas ignorer le travail non rémunéré des femmes dans la reproduction sociale. La planification du genre devrait être bâtie dans la conception des politiques commerciales. Un point très important qu’on fait ressortir est que le développement social devrait être la base de la politique commerciale puisque les rôles traditionnels des femmes ne leur permettent pas d’accéder facilement aux opportunités de s’engager dans le commerce mondial.

b)Les inégalités entre les genres qui se sont enracinées sur le marché de l’emploi sont défavorables aux femmes. Le marché de l’emploi tend à être segmenté selon les spécificités des genres avec des inégalités en revenu, en avancement dans les carrières et en termes de conditions de travail. Selon la tradition, l’élargissement du commerce est basé sur l’accès au travail avec faible rémunération, qui est essentiellement le travail féminin. La libéralisation du commerce et la recrudescence du capital étranger et les entreprises transnationales maintiennent la compétitivité à travers la minimisation des coûts de production, spécialement les coûts de main d’œuvre.

Alors que l’on peut généraliser les effets négatifs sur le marché de l’emploi, pour les femmes l’impact est plus élevé – elles sont moins rémunérées et elles ont moins de pouvoir de négocier les prix parce que les unions tendent à être dominées par un leadership masculin. Le danger de la libéralisation du commerce qui emmène plus de difficultés pour les femmes est très réel – parce qu’un travail de sous-contrat et flexible permet aux entreprises d’éviter la responsabilité financière directe pour les travailleurs.

c)Les femmes ont moins d’accès aux ressources économiques : le crédit, les aptitudes, l’assistance technique. La discrimination institutionnalisée affecte l’accès des femmes aux terres et au crédit de la part des institutions financières, et, par conséquent, elle affecte de façon très fondamentale leur rôle dans l’économie. Lorsque les barrières commerciales sont réduites et qu’une infusion d’importations moins chères intervient sur le marché, les femmes pourraient perdre spécialement quand le contrôle de la qualité devient une question et introduit un manque de compétitivité.

L’une des lacunes principales existantes est qu’au moment où les règles de l’OMC englobent tous les niveaux de développement économique, il n’y a pas d’analyse des genres qui fait l’évaluation de ces règles d’une façon structurée. Alors qu’il y a une source prête de la recherche scientifique qui documente les réalités des vies des femmes et comment l’économie a un impact sur elles, les liens conceptuels et politiques entre les genres et le commerce doivent recevoir davantage d’attention et les tentatives de générer une analyse plus poussée sur le lien entre les genres et la politique commerciale devraient soulever les questions suivantes:

- les politiques commerciales sont-elles tournées vers l’élimination de la pauvreté et l’inégalité des genres ?
- Les règles commerciales empêchent-elles les gouvernements et les
affaires privées de formuler les politiques tenant compte du genre ; - les politiques commerciales sont-elles basées sur la compétition, qui ignore les tâches reproductives, c-à-d renforçant le modèle masculin de supériorité. Même au moment où nous nous colletons avec les dimensions spécifiques en matière du genre, la politique commerciale ne devrait pas être approchée isolément par rapport à la politique économique au niveau le plus large. Dans ce contexte, la discussion sur les alternatives soulève des sujets d’interrogation très étendus.


Les stratégies alternatives pour le développement.

Le changement est possible à travers une rupture avec le modèle général du capital mondial dominant. L’émergence des forums nationaux, régionaux et internationaux tels que le Forum Social Africain (FSA) et le Forum Social Mondial (FSM) est un signe qu’il y a une tendance croissante des organisations et mouvements sociaux qui se mobilisent à réfléchir et à échanger des idées sur des visions et actions alternatives.

Le FSM a été conçu comme une réponse à la lutte grandissante contre le néo-libéralisme et une alternative au Forum Economique Mondial où les leaders des affaires provenant du monde entier se rassemblent en vue de discuter l’état économique du globe, et c’est une arène de débat, de même qu’une opportunité pour les mouvements sociaux et les militants du Nord et du Sud de se rencontrer et d’échanger des idées.

Il y a déjà un langage puissant qui, cependant, est en train d’être miné par la concentration des richesses et du pouvoir anti-démocratique des entreprises mondiales puissantes. Néanmoins, l’émergence du régionalisme en tant qu’alternative est en train de gagner du terrain comme une solution possible à la dislocation du potentiel économique de l’Afrique. Les questions à poser dans toutes réflexions sur les alternatives sont :

-Comment faire en sorte que la volonté politique nécessaire pour le projet régional tienne compte des genres ;
-Comment le concept géopolitique du régionalisme peut-il être renforcé pour faire face au système mondialisé et défier celui-ci sous un angle plus fort;
-Comment l’Afrique peut-elle transformer les regroupements de l’intégration et de la coopération régionales en cadres réels pour les modèles alternatives du développement.

Déjà l’Afrique a quelques exemples d’un modèle d’intégration régionale unique qui a ses racines dans la solidarité panafricaine. Il y a la potentialité pour les blocs régionaux renforcés d’intégrer les besoins de développement des économies en émergence. L’intégration régionale a la potentialité de briser l’équilibre que les pays industriels ont sur l’Afrique, pays dont les gouvernements doivent se rendre compte du fait que la collaboration du local avec le régional et le continental est l’avenir en termes de développement économique.

En réponse aux questions soulevées ci-dessus, l’une des considérations clés est que la mobilisation sociale de mouvements et organisations sociaux forts peut fournir la pression et l’insistance qui vont finalement causer un déplacement de l’équilibre mondial du pouvoir. Les mouvements sociaux devraient être la fondation du processus basé sur les gens qui promeut le régionalisme dans le domaine du développement, centré sur les droits humains, les droits de la femme et la justice sociale. L’engagement devrait être envers une région unifiée dans laquelle le développement local et celui basé sur la communauté est la pierre angulaire des programmes nationaux et régionaux de développement.

A travers les interdépendances stratégiques, nous devons réorienter le commerce vers les espaces locaux et régionaux, accroître la fabrication et la production et valoriser nos produits primaires. En plus, les politiques de libéralisation et de privatisation devraient être remplacées et nous devrions créer des accords commerciaux et de coopération en développement qui devraient refléter les réalités et les besoins des gens, et qui ne sont pas pré-déterminés ou soumis au respect des termes et exigences de l’OMC.

Le développement coopératif assurerait, par exemple, que les ressources partagées telles que l’énergie, l’eau etc., pourraient être approchées de manière complète pour l’intérêt de toute la région. Mais aussi longtemps que les économies puissantes comme celle de l’Afrique du Sud continuent de suivre un programme sous-impérialiste, ce sera une lutte perdue. Les gouvernements africains doivent coopérer, coordonner et combiner. Comme l’a indiqué quelqu’un lors d’un atelier tenu récemment, « les économies extroverties ne nous amèneront nulle part. »


*Jennifer Chiriga est Coordinatrice du Département Mondialisation et Alternatives, Alternative Information and Development Centre (AIDC), le Cap.

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L’article a d’abord paru dans l’édition anglaise de Pambazuka News numéro 240.
Voir : http://www.pambazuka.org/en/issue/240#cat_3


L’échec de Timor Leste : une expérience à éviter en Côte d’Ivoire

2006-07-07

Juan Federer

Le fragile état de Timor Leste, créé par les Nations Unies il y a à peine quatre ans au Timor oriental, fait encore la une des journaux à cause de ses drames. Malgré sa petite taille, cet état illustre de nouveau un échec important de la politique internationale, et à ce titre capte l’attention des principaux médias internationaux. Le chaos actuel et l’échec du gouvernement démontrent clairement que les efforts précédents de la communauté internationale étaient insuffisants pour créer un état indépendant viable au Timor Leste.

L’octroi de l’indépendance, après une courte période d’administration temporaire de 30 mois par l’ONU visant à créer un état moderne a été prématuré. Le pays avait déjà trop souffert pendant 25 ans sous une occupation indonésienne brutale qui elle-même était d’une de la présence coloniale Portugaise- un maître qui n’a pas fait grand chose pour préparer le pays à l’indépendance. La fragilité du travail de l’ONU au Timor oriental vient d’être confirmée par les événements tragiques de ces derniers jours, tandis que le pays se divise sur plusieurs fronts.

L’appel désespéré du gouvernement pour une assistance internationale visant à rétablir l’ordre et la sécurité montre que Timor Leste est en faillite et que sa souveraineté n’était qu’une illusion. Les coûts de cette faillite en termes de souffrance humaine pour son peuple et d’instabilité géographique de la région Sud-est Asiatique et du Pacifique Sud sont considérables. Les dépenses qu’auront à supporter les pays contribuant au rétablissement de l’ordre au Timor Leste sont et seront aussi élevés

Malgré toute la publicité déployée dans le passé, destinée à présenter les efforts des Nations Unies pour la construction de l’état du Timor Leste comme un succès, nous voyons présentement que ce ne fût pas le cas. L’on pourrait être tenté de blâmer l’ONU pour cet échec, comme d’habitude, quand l’organisation n’arrive pas à produire les effets magiques qu’on lui exige en matière de maintien de la paix, ou encore, on pourrait aussi être tenté de blâmer les autorités Timoraise pour avoir pas été de mauvais gouverneurs. A mon avis aucune de ces hypothèses ne seraient justes.

Au contraire, je pense que nous devons prendre le cas du Timor Leste comme un exemple pour examiner certains principes de base qui régissent les affaires mondiales contemporaines et d’en tirer des leçons qui seront utiles pour traiter les problèmes similaires dans d’autres états en faillite. Après tout il existe à présent encore plusieurs cas du même genre, des vestiges du colonialisme du vingtième siècle, qui continuent à avoir un impact négatif sur la paix mondiale.

La faillite de Timor Leste comme je l’ai signalé dans mon livre sur ce sujet, n’est pas une surprise. Beaucoup d’autres comme moi s’y attendaient. Les difficultés actuelles du Timor Leste ont leur source dans le refus des principaux états membres des Nations Unies de mettre à disposition les ressources nécessaires au long processus de construction d’un état viable lors de la période de sa gouvernance par l’ONU, faisant pression pour un retrait rapide et l’octroi de l’indépendance. Ceux qui au Timor Leste étaient pressés de devenir la nouvelle élite au pouvoir, ont encouragé cette irresponsabilité de bon gré.

Apres être fortement engagés dans le passé à démanteler les empires coloniaux, les états membres des Nations Unies n’ont pas suffisamment attiré l’attention de l’organisation sur la nécessité de développer sa capacité pour aider des territoires coloniaux ou des états post-coloniaux allant vers la faillite pour devenir des états pleinement viables.

C’est encourageant de constater maintenant, probablement du en partie à l’expérience apportée par le cas du Timor Leste, que les Nations Unies sont en train d’établir une Commission de Consolidation de la Paix (CCP), destinée à renforcer les états faibles afin qu’ils deviennent viables après leur sortie des situations de conflits. Espérons que les principaux états membres auront la volonté politique nécessaire pour doter à la CCP les ressources nécessaires pour gérer cette longue et difficile tâche de façon approfondie et non pas superficielle.

Le renforcement des états fragiles est crucial pour la paix, la promotion de la démocratie et de la prospérité. Mais c’est un long processus qui demande un investissement important. Les retombées de cet investissement en valent la peine. Comme le Timor Leste vient de nous le prouver, la politique de l’investissement minimal dans ce domaine ne vaut pas la peine.

Le Timor Leste aurait bien besoin d’un soutien solide pour le renforcement de son état à travers la CCP ou d’une autre agence internationale compétente. Ce serait la seule façon de s’assurer qu’un état viable soit mis en place au Timor Oriental. Les bénéfices pour sa population et pour la stabilité de son entière région seraient considérables. Même s’ils doivent payer pour cette opération, les retombées à long terme pour ses voisins seront importantes. Faire appel à d’autres pays pour effectuer le maintien de la paix comme le font présentement l’Australie, la Nouvelle Zélande et la Malaisie revient très cher en fin de compte.

Mais le Timor Leste n’est pas un cas isolé. Il y a plusieurs exemples d’états post-coloniaux en voie de faillite qui ont besoin d’un fort soutien international pour restaurer la paix et renforcer les institutions de l’état. La CCP ne sera pas en manque de travail si les pays membres des Nations Unies lui permettent de s’occuper sérieusement des besoins de ses nombreux clients potentiels.

La Cote d’Ivoire, un état en faillite en Afrique de l’Ouest est un exemple particulier que je mentionne puisque j’y suis impliqué. Ce pays autrefois riche a urgemment besoin d’un engagement plus intensif de la part de la communauté internationale. L’état est en train de s’effondrer sous le poids d’une rébellion prolongée qui contrôle la moitié de son territoire, exacerbant les différences ethniques et conduisant à une dégradation dramatique de la qualité de vie de la population. La présence d’une opération de maintien de la paix insuffisante empêche l’éclatement d’une guerre civile sans toutefois permettre le retour à la paix. Cette situation de ni guerre ni paix menace aussi la stabilité de la région entière de l’Afrique de L’Ouest.

Selon le point de vue de beaucoup de spécialistes, y compris les organisations de la société civile que je conseille actuellement, ce dont la Côte d’Ivoire a urgemment besoin est un engagement ferme de la communauté internationale pour habiliter l’ONU à entreprendre une action musclée pour le rétablissement de la paix en mettant fin à la rébellion et restaurer l’autorité gouvernementale.

Une fois achevée, un programme de renforcement de la paix et de l'état, par le canal de la CCP devrait être mis en place. Pendant ce temps un gouvernement de transition supporté par l’ONU devrait conduire une campagne intensive de réconciliation et d’éducation civique pour rétablir l’unité nationale. Les institutions étatiques sévèrement endommagées devront être restaurées et les capacités administratives et professionnelles renforcées. Seulement après tout cela, il serait possible d’organiser des élections pour un nouveau gouvernement crédible qui conduira à une paix durable.

La grande question maintenant à laquelle il faudrait une réponse urgente est de savoir, si les leçons telles qu’elles nous ont été données, par l’expérience tragique du Timor Leste, ont été comprises par la communauté internationale. La volonté politique, pour habiliter les Nations Unies à effectuer un travail correct de reconstruction des états post-coloniaux en voie de faillite, va t-elle émerger enfin?

Cet héritage néfaste du colonialisme du 20e siècle ne sera pas résolu en continuant à prétendre que l’ONU sera capable d’accomplir des tours magiques dans ce domaine sans être munie de moyens adéquats pour renforcer les états fragiles. Il est grand temps que la communauté internationale affronte cette réalité et fasse preuve de volonté politique pour y agir.

La naissance de la Commission de Consolidation de la Paix des Nations Unies est la circonstance idéale pour le faire. La Côte d’Ivoire est un excellent terrain pour appliquer les leçons que Timor-Leste nous a appris. Le ferons-nous bien cette fois-ci ?


*Dr. Juan Federer a participé pendant des longues années au processus de libération du Timor Oriental. Il est Directeur de Projets du Center for War/Peace Studies de New York (www.cwps.org). Base à présent à Paris, il est conseiller auprès de l’organisation de la société civile Ivoirienne Diaspora et Jeunesse de Côte d’Ivoire qui vise à trouver une solution pacifique et durable au conflit dans leur pays. Dans son livre The UN in East Timor: building Timor Leste a fragile state (Charles Darwin University Press, 2005) le Dr. Federer décrie le manque d’engagement suffisant de la part de la communauté internationale pour la création d’un état suffisamment viable au Timor Oriental, anticipant ainsi la crise que vit cet pays à présent.


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Arts & livres

Global : Un hommage rendu à Senghor en France

2006-07-04

http://www.grioo.com/info7228.html

Un hommage sera rendu mardi au poète et ancien président du Sénégal Léopold Sédar Senghor, décédé en décembre 2003, lors d'une manifestation polyvalente organisée à L'Abayye-D'Ardenne, dans le Nord-Ouest de la France, a indiqué lundi à la PANA, un des promoteurs de la rencontre Gérard Bosio. Intitulée "Les amitiés Senghor", la manifestation s'articulera autour d'une exposition retraçant son parcours politique et littéraire et d'un colloque nourri des témoignages de ses anciens plus proches collaborateurs et compagnons politiques.


Global : Des photos sur comment la France traite les "sans papiers"

2006-07-07

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=4970

Le Parc de la Villette, dans le 19ème arrondissement de Paris, abrite depuis mardi dernier, une exposition photographique sur les conditions de détention des étrangers sans-papiers faisant l’objet d’une « mesure d’éloignement du territoire », a constaté APA dans la capitale française. Il s’agit d’une exposition comprenant 60 photographies réalisées par trois chasseurs d’images (Olivier Aubert, David Delaporte et Xavier Merckx) et qui décrit le quotidien et le calvaire des étrangers en situation irrégulière, dans les différents centres de rétention administrative de France.





Blogs africains

Tours d'horizons des blogs africains

2006-07-07

Cherynne Carayan

L’Europe s’alimente toujours de l’Afrique: les jeunes gens les plus sains et les plus forts fournissent la main d’œuvre la moins chère en Europe mais si tu es sans papiers surtout il ne faut pas tomber malade en France comme nous le raconte SEMEtt. Des cerveaux restent en Europe après leurs études, empêchés de retourner par la réalité de l’instabilité en Afrique. Génération Afrique considère quelques idées reçues : les pauvres, les faibles et les malades peuvent rester.

UDPS Liège sait très bien que les politiciens et les élites africains soutenus par les gouvernements occidentaux ne s'en occuperont pas. Qu’ils ne s’intéressent surtout pas aux questions de répressions et de droits humains comme par exemple les lois contre les homosexuels dont nous rappelle Kangni Alem. Et enfin ‘acheter’ tous les meilleurs joueurs de football du continent pour les équipes européennes. Seckasysteme regarde les équipes africaines.

Malheureusement SEMEtt

SEMEtt

http://semet.blogspot.com/2006/06/immigration-en-france-lhorreur-des.html

ne nous raconte pas ce qui c’est passé au symposium sur la communication et la société chez les Wolofs à Dakar au début de juin.
Par contre, il attire notre attention sur la pétition urgente et importante de Médecins du monde.

C’est à propos du circulaire français ministérielle, outrageant et choquant, adressé aux préfets et procureurs, qui explique dans les moindres détails les modalités d’interpellation (vérification d'identité par la police) des personnes sans titre de séjour et les lieux où peuvent être effectuées ces interpellations, par exemple les hôpitaux, les centres d’accueil pour toxicomanes, les véhicules (bus, véhicules des pompiers, ambulances…) et aussi les quartiers connus pour abriter des personnes en situation irrégulière et les foyers et centres d’hébergement :

‘En allant jusqu’à évoquer la possibilité d’interpellation au bloc opératoire, la circulaire indique bien qu’aucun lieu n’est plus protégé.
Le droit aux soins est inscrit dans le préambule de la constitution française. C’est un droit fondamental de la personne humaine. Il ne doit jamais être utilisé à d’autres fins que la préservation de la santé.’

Ils affirment ainsi :

’Nous, soignants, hospitaliers, libéraux, associatifs, refusons expressément aux forces de l’ordre l’entrée dans nos salles d’attente ou halls d’accueil pour y procéder à des contrôles ou interpellations.
Nous, soignants, hospitaliers, libéraux, associatifs, continueront quoiqu’il arrive à accueillir tout patient pour les soins dont il a besoin en respectant notre serment d’Hippocrate.

Nous, citoyens, refusons la remise en cause de ces principes fondamentaux et demandons le retrait immédiat de cette circulaire.
Nous appelons tous les professionnels de santé, les syndicats à rejoindre cet appel.’

Vous pouvez signer ici

http://www.medecinsdumonde.org/mobilisation/petition


Génération Afrique,

Génération consciente, une autre Afrique
http://www.grioo.com/blogs/hbg/index.php/2006/06/23/1142-combattre-quelques-idees-recues-sur-lafrique

nous propose de ‘combattre quelques idées reçues sur l’Afrique’. En utilisant des exemples du Biafra, Côte d’Ivoire, Soudan, Algérie, Cameroun, RDC, Afrique du Sud et Guinée, il combat les idées suivantes :

- Le tribalisme et rivalités ethniques expliquent tous les conflits en Afrique,
- les conflits ethniques laissent place aujourd'hui aux conflits religieux entre musulmans et chrétiens,
- l'État en Afrique ne fonctionne pas parce qu'il est une copie de l'état colonial et/ou occidental,
- l'Afrique n'est pas prête pour la démocratie,
- contre l'immigration choisie, rapatrions en Afrique les cerveaux qu'on lui a pris,
- Internet, une chance pour le développement de l'Afrique.’

Ceci pourrait se développer en une conversation intéressante.

On pourrait y ajouter le thème de la pauvreté et la prostitution des enfants dont on voit un exemple sur le blog de UDPS Liège

UDPS Liège
http://udpsliege.afrikblog.com/archives/2006/06/07/2040672.html


Il publie un courrier (email) avec une photo de Gladys Chelagat une petite fille de dix ans avec son bébé : ‘Un bébé avec un bébé dans les bras’ a l’hôpital congolais de Kericho. L’auteur blâme Joseph Kabila et la mauvaise politique des élites congolaises pour la réalité quotidienne qui produit la pauvreté et la faim qui résulte que les enfants mineures de 14 ans doivent se prostituer pour trouver à manger.
Kangni Alem,

Kangni Alem

http://togopages.net/blog/?p=260

nous raconte d’un reportage sur l’homophobie à travers le monde sur RFI , en particulier au Cameroun, pays marqué récemment par plusieurs événements homophobes, nous rappelle que ‘… les rapports sexuels entre personnes du même sexe constituent un délit puni de six mois à cinq ans de prison et d’une amende de 20.000 à 200.000 francs CFA (30 à 300 euros).

’Il avoue que ‘Evidence des temps, l’homosexualité ne peut plus être perçue comme un mythe en Afrique… même moi je l’ai cru longtemps …… j’ai beaucoup découvert des stratégies des homos en Afrique pour survivre à un environnement hostile. ’Il est d’accord avec le président de l’ONG Alternatives Cameroun, le sociologue Charles Gueboguo, et il nous invite à lire une interview avec lui au lien suivant

http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=13282

Et il arrive à une conclusion assez simple et poignante:

‘Et si l’homophobie, au Cameroun comme ailleurs, n’était en définitive que la religion de l’inculture? Un manque de culture notoire à soigner.’

Enfin on ne peut pas oublier la coupe du monde, Seckasysteme
seckasystemeperso
http://www.seckasysteme.com/blog/index.php

félicite La Côte D'Ivoire, l’Angola, le Togo, la Tunisie et le Ghana, qui selon lui ont dignement représenté le continent Africain lors du 1er tour de la phase finale de la coupe du Monde de Football en Allemagne.
‘Toute l'Afrique est derrière vous.’


* Cherynne Carayan, Libanaise, est née à Beyrouth en 1963. A partir de 1975, début de la guerre du Liban, elle s'installe à Londres. Professeur de mathematiques, elle a etudié la littérature arabe et africaine (Masters de littérature comparée de SOAS, Londres). Maintenant Cherynne habite l'Espagne et étudie l'Espagnol et envisage de changer de profession et devenir traductrice.


*Veuillez faire parvenir vos commentaires à l’adresse électronique suivante :
editor@pambazuka.org ou commentez en ligne au http://www.pambazuka.org/





Moniteur de l'Union Africaine

Afrique : Conclusions du Sommet de Banjul

2006-07-04

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=4737

Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union africaine (UA) se sont félicités des « progrès significatifs » enregistrés dans le domaine de l’intégration, à l’issue des travaux du 7 e sommet de l’Union africaine tenu à Banjul les 1er et 2 juillet 2006, a constaté APA. Le sommet a salué l’action des Communautés économiques régionales, notamment dans les domaines du commerce, tout comme dans les secteurs économiques et monétaires, a déclaré le ministre malien des Affaires étrangères, Moctar Ouane.


Afrique : La Tanzanie abritera la Cour africaine de justice

2006-07-04

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=4772

La Tanzanie a été choisie pour abriter le siège de la Cour africaine de justice dont les 11 juges de nationalités différentes ont prêté serment dimanche à la clôture du 7e sommet de l’Union africaine (UA) à Banjul, a appris APA lundi de source officielle. A la suite de cette décision, la Tanzanie a annoncé qu’elle mettra tout en oeuvre pour mettre les juges dans de bonnes conditions de travail.


Afrique : Mise en place d'un mécanisme pour les Etats-Unis d'Afrique

2006-07-04

http://www.grioo.com/info7222.html

Le secrétaire du Comité populaire général libyen des Relations extérieures et de la Coopération internationale Abderrahman Chalgham a annoncé que les experts de l'Union africaine (UA) ont mis en place un mécanisme pratique pour étudier les propositions libyennes relatives à la formation d'un gouvernement sur la voie de la réalisation des Etats-Unis d'Afrique.


RASD : La question du Sahara éludée par l'UA

2006-07-04

Faute de consensus, la question du Sahara n'a pas été abordée par le sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine (UA), qui s'est tenu samedi et dimanche à Banjul, a-t-on appris auprès des participants. "Nous avons besoin de sincérité en Afrique pour trouver une solution à cette question", a déclaré à la MAP le président de la commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré, lors de la conférence de presse marquant la clôture du sommet.





Femmes & genre

Afrique : Intégrer le genre dans les politiques économiques

2006-07-04

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=4320

La directrice du « Bureau Femme, Genre et Développement » de l’Union Africaine (UA), Winnie Byanyima, a souligné l’ambition de l’organisation continentale d’introduire une approche genre dans l’élaboration des politiques économiques africaines. Mme Byanyima a indiqué que les politiques économiques définies par les Etats africains doivent impliquer de la même façon les hommes et les femmes, dans un entretien à APA lundi à Banjul.


Afrique : Un réseau d'opératrices économiques en gestation

2006-07-04

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-07/04/content_277379.htm

Les femmes opératrices économiques de l'Union économique et monétaire ouest-africaine ( UEMOA) tiennent du 3 au 5 juillet à Ouagadougou, une concertation en vue de mettre en place un réseau. Ce réseau qui sera mis en place vise principalement à promouvoir un partenariat entre les femmes opératrices économiques des huit pays membres de l'UEMOA.


Cameroun : Aucune loi pour protéger les femmes des mutilations génitales

2006-07-04

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3160

Sous un arbre dans le jardin du parlement du Cameroun, à Yaoundé la capitale, des femmes députées écoutaient, émues, il y a quelques jours, Hannah Kwenti, 17 ans, mère d'une fillette de cinq mois. Elle avait été excisée trois jours seulement après son accouchement. "Je viens de Mamfé (sud-ouest du Cameroun), où j'avais été excisée en janvier dernier après l'accouchement de Ruth (sa fille)", dit-elle gênée, à IPS. "Mes beaux-parents l'avaient exigé, arguant que si on ne le faisait pas, je pourrais devenir un jour infidèle à Peter (son mari)".


Global : Quelle justice pour les femmes ?

2006-07-04

http://unesdoc.unesco.org/images/0014/001463/146324F.pdf#page=8

Une session sur le thème « Femmes dans le système judiciaire du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord» est organisée à Amman (Jordanie) à l’occasion du 2e Congrès mondial d’études sur le Moyen Orient, qui se tiendra à Amman (Jordanie) du 11 au 16 juin 2006. La féminisation du personnel judiciaire favorise-t-elle le respect des droits de femmes ? Si c’est le cas, comment la promouvoir ? Difficile de répondre à ces questions sans une démarche de recherche véritablement comparative.


Global : Vers la co-production d'une série télévisée sur les Africaines

2006-07-04

http://www.grioo.com/info7230.html

Le Consortium international des radios et télévisions francophones (CIRTEF) et huit pays africains ont entamé la co-production d'une série télévisée destinée à valoriser "les performances professionnelles" des femmes africaines, a appris lundi à Paris la PANA, de source officielle. Selon Guila Thiam, secrétaire général du CIRTEF, les projets retenus pour cette co-production montrent "des Africaines battantes" dont la réussite mérite d'être connue du grand public.





Droits humains

Afrique : Le procès de Taylor, un message fort contre l'impunité (Annan)

2006-07-05

http://www.grioo.com/info7238.html

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan a déclaré, lundi à Freetown, peu avant son départ pour le Liberia, que le procès de Charles Taylor doit réveiller les seigneurs de la guerre en Afrique et dans le monde afin qu'"ils sachent qu'ils ne peuvent pas échapper à la justice". Selon M. Annan, le procès de Charles Taylor est un message fort aux seigneurs de la guerre dans d'autres parties de l'Afrique et dans le monde entier rappelant que "l'impunité ne sera pas permise".


Rwanda : La stratégie de fin de mandat du TPIR est-elle convaincante?

2006-07-04

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3162

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, devra achever ses travaux en 2008, selon la mission que lui ont confiée les Nations Unies de juger les principaux responsables du génocide rwandais de 1994. Mais, selon des analystes, le TPIR est handicapé par son incapacité et sa lenteur à traquer et juger tous les planificateurs du génocide.


Sénégal : Procès Habré, le Tchad prêt à toutes contributions

2006-07-04

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP20826procssnoitu0

Le président du Tchad, Idriss Deby Itno, a déclaré mardi que son pays apportera tout l'appui nécessaire à l'organisation du procès au Sénégal pour crimes contre l'humanité de son prédécesseur Hissène Habré. "Nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision et nous allons apporter tout notre soutien, notre appui et tout l'éclairage possible, mettre à la disposition (de la justice sénégalaise) tous les documents nécessaires", a affirmé le président Deby à Radio france internationale (RFI).


Sierra Leone : Défense des droits de l'homme

2006-07-04

http://www.osiwa.org/fr/news/field/melron_nicol-wilson

La longue journée de travail de Melron Nicol-Wilson commence à 8 heures. Devant le petit bureau du Lawyers Centre for Legal Assistance (LAWCLA) de Freetown, capitale de la Sierra Leone, parfois jusqu'à 40 personnes attendent leur tour : ce sont des réfugiés et des sierra-leonais déplacés par la guerre, des jeunes victimes de sévices, des personnes âgées, des handicapés et des chômeurs.


Afrique : Le procès de Taylor, un message fort contre l'impunité (Annan)

2006-07-05

http://www.grioo.com/info7238.html

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan a déclaré, lundi à Freetown, peu avant son départ pour le Liberia, que le procès de Charles Taylor doit réveiller les seigneurs de la guerre en Afrique et dans le monde afin qu'"ils sachent qu'ils ne peuvent pas échapper à la justice". Selon M. Annan, le procès de Charles Taylor est un message fort aux seigneurs de la guerre dans d'autres parties de l'Afrique et dans le monde entier rappelant que "l'impunité ne sera pas permise".





Réfugiés & migration forcée

Afrique : 18 immigrants morts, dans le sud du Maroc

2006-07-04

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=4797

Les cadavres de dix-huit immigrants originaires de divers pays de l’Afrique subsaharienne ont été découverts lundi sur une plage près de la ville de Lâayoune, dans le sud du Maroc, ont indiqué des sources marocaines bien informées. Les victimes faisaient partie d’un groupe de 37 immigrants subsahariens qui tentait de traverser à bord d’une embarcation de fortune, des côtes sahariennes marocaines vers l’archipel espagnol des Canaries, ont ajouté les mêmes sources, citées par l’agence marocaine MAP.


Côte d’Ivoire : Fermeture d'un centre d’accueil de réfugiés libériens

2006-07-04

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=4822

Le Centre de transit pour réfugiés de Tabou (sud-ouest ivoirien) a été définitivement fermé par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), indique un communiqué transmis à APA. Selon l’agence onusienne, les 2400 réfugiés libériens qui vivaient dans ce centre de transit ouvert en 2003, ont été redéployés dans la ville et les villages environnants, après avoir reçu des vivres et des équipements.


RDC : Déplacement massif de populations après la prise de Tcheyi

2006-07-04

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7023

Des milliers de civils ont fui devant l’avancée des miliciens qui ont repris la ville de Tcheyi dans le district de l’Ituri (nord-est) de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé lundi un représentant local des Nations unies. « L’hélico des Nations unies a repéré une colonne de personnes se déplaçant en direction de Geti [plus au nord de Tcheyi] et en direction de Bukiringi [à une dizaine de Kms au sud-est de Tcheyi] », a indiqué Arsène Kirero Officier, chargé de liaison au bureau d’OCHA à Bunia, la principale ville de l’Ituri.





Elections & gouvernance

Bénin : La bonne gouvernance, le premier défi de Boni Yayi

2006-07-04

http://www.afrik.com/article10049.html

La première visite officielle du Président béninois Thomas Boni Yayi en France s’est déroulée du 28 au 30 juin dernier à Paris. L’occasion pour l’homme d’Etat de rappeler, devant la presse qu’il a rencontrée vendredi au Centre d’accueil de la presse étrangère, son engagement en faveur de la bonne gouvernance. Le peuple béninois a dit « oui à une démocratie qui rime avec développement », dira t-il.


Côte D'Ivoire : Les élections pourraient être reportées à la fin de l’année

2006-07-04

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7022

Un report des élections présidentielles ivoiriennes prévues en octobre pourrait être envisagé sans pourtant aller au-delà de l’année 2006. C’est ce qu’a indiqué le secrétaire général Kofi Annan à l’issue d’une rencontre avec le président ivoirien Laurent Gbagbo et d’autres dirigeants régionaux. « Il serait préférable d’organiser ces élections en octobre. Mais si pour des raisons techniques, il devenait nécessaire de faire des ajustements, j’espère que ceux-ci resteront très brefs », a déclaré M. Annan dimanche dernier.


RDC : L'après-transition en tractations

2006-07-04

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4450

Négocieront-elles ou pas ? Des concertations entre les tendances politiques congolaises sont en cours à Libreville, à deux jours de l’échéance du 30 juin, date de la fin de la transition en Rd Congo. En attendant, la tension a baissé dans le pays. Des représentants des tendances congolaises ont été invités ce mardi 27 juin au Gabon, à des concertations destinées à calmer la tension à la veille du 30 juin.





Corruption

Nigéria : La police britannique rend un million de livres

2006-07-07

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-07/07/content_280070.htm

La police britannique a remis jeudi au gouvernement nigérian près d'un million de livres ( 1,5 million d'euros) découverts en Grande-Bretagne lors d'une enquête sur le blanchiment d'argent et la corruption, a annoncé la police. La police avait saisi cet argent lors de deux perquisitions, les 15 et 27 septembre 2005, à la résidence d'un Nigérian de 54 ans, Diepreye Soloman Peter Alamieyeseigha, gouverneur de l'Etat de Bayelsa (sud du Nigeria).





Développement

Afrique : Coopération Chine - Afrique, pour le meilleur ou pour le pire ?

2006-07-04

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7018

Compte tenu de l’appétit grandissant de la Chine pour les matières premières et le besoin constant d’aide économique de l’Afrique, le pays le plus peuplé du monde et le continent le plus pauvre de la planète semblent être en parfaite symbiose. La Chine a déclaré 2006 « l’Année de l’Afrique ». Le Premier ministre chinois Wen Jiaboa vient juste de boucler une tournée africaine


Global : Droit au développement... es-tu là?

2006-07-04

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3164

C'est l'un des enjeux majeurs de cette première session du Conseil des droits de l'Homme : le trait d'union vers les objectifs du millénaire de l'ONU, la solution à la pauvreté et à l'injustice... Coup de baguette magique pour un monde en paix ou instrumentalisation économique des droits humains? Melik Özden, représentant permanent du Centre Europe Tiers monde (CETIM) auprès des Nations Unies à Genève, est actif dans le Groupe de travail sur le droit au développement.


Côte d'Ivoire : L'économie bloquée par la crise politique

2006-07-04

http://www.bbc.co.uk/french/highlights/story/2006/07/060703_ivory_economy.shtml

Quelle est la situation économique en Côte d'Ivoire, un an après les promesses d'aide faites au sommet du G8 à Gleneagles, en Grande-Bretagne ? Selon l'un de nos correspondants à Abidjan, la guerre civile a conduit à une interruption de l'aide internationale. Les relations entre la Côte d'Ivoire et les institutions financières internationales sont au plus bas, écrit notre correspondant. Un peu comme sa situation économique et politique.


Kenya : De la valeur ajoutée aux revenus acquis

2006-07-04

http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3168

Plus de 80 pour cent des Kényans dépendent directement de l'agriculture pour leur survie, selon des statistiques gouvernementales. Mais, certains agriculteurs dans ce pays d'Afrique orientale ont beaucoup de mal à tirer tout le bénéfice de leurs produits, parce qu'ils ne peuvent pas y ajouter une valeur. L'Institut africain pour le développement des capacités (AICAD) est, cependant, en train d'équiper des agriculteurs pour surmonter cet obstacle.


Les promesses du G8 : où en est-on, un an après ?

2006-07-04

http://www.bbc.co.uk/french/highlights/story/2006/06/060630_g8promises.shtml

Un an après la décision du G8 d’augmenter son aide au développement à l'Afrique, quel bilan peut-on faire des efforts accomplis ? Les huit pays les plus riches du monde ont-ils honoré leurs engagement ? Eléments de réponse.
Le sommet du G8 de Gleneagles avait pris la décision, pour le moins inhabituelle, d’amener ses dirigeants à signer un catalogue de mesures spécifiques.





Santé & VIH/SIDA

Afrique : Formuler les politiques sur le sida

2006-07-04

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-07/04/content_277590.htm

Le 4e Congrès régional de l'Association internationale des femmes médecins (MWIA) a pris fin lundi à Lusaka, en lançant l'appel aux gouvernements africains de formuler leurs politiques sur le VIH/sida, qui protègent l'égalité des sexes et les droits de l'enfant. La vice-présidente du Proche-Orient et de la région africaine de l'Association, Frida Kazembe, a déclaré, à la fermeture de la réunion, que l'Association avait souligné, entre autres problèmes, la nécessité urgente de s'attaquer à la pandémie du VIH/SIDA pour réaliser l'objectif du développement millénaire.


Global : Jeune, fumeur, dépendant et seul...

2006-07-04

http://www.destinationsante.com/home.cfm

D'après une enquête réalisée par la Fédération française de Cardiologie (FFC), 60% des jeunes fumeurs réguliers de 10 à 16 ans se disent déjà "accros" au tabac. La FFC insiste une nouvelle fois sur l'importance de dire NON à la première cigarette. Car les jeunes sont particulièrement vulnérables, comme le rappelait récemment une étude britannique. Une seule cigarette fumée à l'adolescence, et l'envie d'en griller une autre sommeille pendant... trois ans dans l'organisme. Avant de se transformer en dépendance.


Nigéria : Vaste campagne de vaccination contre la polio dans le nord

2006-07-04

http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=7021

Les professionnels de la santé du Nigeria mènent présentement une vaste campagne de vaccination contre les effets dévastateurs et parfois mortels de la polio. Cette campagne cible les enfants de moins de cinq ans des Etats nord du Nigeria, région la plus touchée au monde par la polio. En effet, cinq Etats au nord du Nigeria, majoritairement musulman, comptent le plus grand nombre de cas de polio au monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui mène d’ailleurs une campagne internationale pour éliminer le virus.


Zambie : « Non au viol des enfants contre le sida ! »

2006-07-04

http://www.afrik.com/article10028.html

L’Association des praticiens de médecine traditionnelle de Zambie lance un cri d’alarme contre les charlatans qui prescrivent aux porteurs du VIH/sida d’avoir des relations sexuelles avec des jeunes pour se soigner de la maladie. Aucune statistique n’est disponible, mais le phénomène semble prendre de l’ampleur dans un pays où le taux de séroprévalence compte parmi les plus élevés du continent.





Éducation

Cameroun : L'éducation manque de TIC

2006-07-04

http://www.french.xinhuanet.com/french/2006-06/28/content_274924.htm

Le sommet mondial sur la société d'information, tenu le 19 novembre 2005 à Tunis, a eu à relever le fossé numérique profond existant entre le Nord et le Sud. Le sommet de Tunis a aussi pris la résolution de reduire ce fossé: " connecter tous les villages planétaires sur internet d'ici 2015". Pour le faire, il faut au moins 850 millions d'euro. Sept mois après ce sommet, peut-on dire que les choses évoluent vraiment? Si oui, avec quelle vitesse? Une chose est sûre: au Cameroun, les choses avancent lentement.


Gabon : L'Université Omar Bongo presque fermée

2006-07-07

http://fr.allafrica.com/stories/200607060239.html

L'Université Omar Bongo (UOB) de Libreville est presque fermée, après le boycotte des examens de fin de d'année, lundi, par des étudiants de la faculté de Droit et des sciences économiques (FDSE) et leurs collègues de la faculté des Lettres et des sciences humaines (FLSH). Mardi matin, tous les bâtiments administratifs étaient hermétiquement fermés tandis que quelques rares enseignants et quelques étudiants démotivés arpentaient les allées de la cité universitaire, a constaté un journaliste de GABONEWS.


Global : Education, le grand essor de la Société Civile

2006-07-04

http://portal.unesco.org/education/fr/ev.php-URL_ID=48879&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

On le sait depuis longtemps : pour réussir, le mouvement de l’Education pour tous (EPT) a besoin du soutien des décideurs politiques et d’un bon usage des compétences disponibles au plan local, national et international. C’est souvent que nous nous interrogeons sur les mesures que devraient prendre les gouvernements et les donateurs pour que chaque enfant, chaque femme, chaque homme puisse avoir accès à l’éducation d’ici à 2015.





Racisme & xénophobie

Global : Les Africains Américains pour le boycott de BP pour discrimination raciale

2006-07-04

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1304&PHPSESSID=d05210f7bfd29dbc16c4ba547ba066ea

Lundi 26 juin 2006, des leaders de la communauté africaine américaine parmi lesquels Jesse Jackson, Al Sharpton ont annoncé l’appel au boycott des stations d’essence BP et des compagnies du groupe, Arco et Amoco, accusées notamment de discrimination raciale dans leurs pratiques. La britannique British Petroleum PLC, une des plus puissantes compagnies pétrolières au monde a été pointée du doigt par les militants antiracistes dénonçant des pratiques relatées discriminatoires contre les Noirs.





Environnement

Afrique : Pour des politiques harmonisées sur le Lac Victoria

2006-07-04

http://www.grioo.com/vfilinfo.php?code=fre130385&dte=04/07/2006&mode=1

Les membres de l'Assemblée législative est-africaine (EALA) ont demandé, lundi à Nairobi au Kenya, aux Etats membres de la Communauté est-africaine (EAC) d'harmoniser leurs politiques et législations sur la gestion de l'écosystème
du Lac Victoria. Les députés, qui ont lancé cet appel lundi à l'issue d'un séminaire de deux jours consacré à la baisse du niveau de l'eau du Lac Victoria, ont été informés que la baisse de l'eau du lac, ont les ressources sont partagées par les trois Etats membres de l'EAC, résultait pour une grande partie des activités de l'homme.


Gambie : Banjul sauvée des eaux

2006-07-04

http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4455

Banjul, capitale de la Gambie, l’a échappé belle. Hôtels, édifices publics et autres cimetières ont failli l'an passé être complètement engloutis par la mer. Depuis, de puissants engins semblent avoir sauvé, au moins temporairement, la ville des eaux. L’été touristique s’annonce prometteur cette année à Smiling Coast (Côte souriante), l’autre nom de Banjul.


RDC : Enorme réservoir de biodiversité

2006-07-04

http://fr.allafrica.com/stories/200607031109.html

Située à cheval sur l'Équateur et dans le bassin du fleuve Congo, la RDC dispose d'une énorme diversité biologique. Sa végétation naturelle est constituée de forêts de divers types et de savanes qui renferment des milliers d'espèces végétales et animales. La protection et la gestion durable de cette biodiversité sont des exigences environnementales recommandées par le nouveau Code forestier. Selon l'évaluation des ressources forestières des pays tropicaux faite par la FAO en 1990, la RDC comptait 113.275.000 hectares de forêts.





Média & liberté d'expression

Afrique : Lettre ouverte de RSF aux journalistes couvrant le sommet de l'UA

2006-07-05

http://www.ifex.org/fr/content/view/full/75449/

Chers confrères, Puisque vous avez été dépêchés à Banjul pour couvrir le sommet de l'Union africaine (UA), Reporters sans frontières vous propose de vous mettre, pendant quelques instants, à la place des journalistes gambiens. Et d'imaginer ce que le gouvernement de Yahya Jammeh leur fait endurer.


RDC : Lettre ouverte aux hommes politiques congolais

2006-07-04

http://www.jed-afrique.org/full_view.php?id_alerte=519

« Libérez la presse ! » Lettre ouverte aux hommes politiques congolais Mesdames, Messieurs, Si Reporters sans frontières a choisi de s’adresser à vous aujourd’hui, c’est parce que la liberté de la presse en République démocratique du Congo est malmenée et que vous pouvez contribuer à y remédier. Dans une partie de la presse aujourd’hui, le climat est à la dénonciation de l’ennemi, que ce soient « les Belges » ou « les Rwandais », RFI ou « les Européens », « les Blancs » ou « les étrangers », ceux qui sont pour le « 4+1 » ou ceux qui sont contre.


Sénégal : Un journaliste emprisonné, deux attendent leur procès

2006-07-05

La Fédération Internationale des journalistes (FIJ) s’indigne de l’emprisonnement du directeur de publication du quotidien L’Office Moustapha Sow, pour six mois ferme suite à un procès pour diffamation l’opposant à l’entrepreneur Bara Tall. Deux journalistes de L’Observateur, Serigne Saliou Samb et Mamadou Seck doivent être cette semaine entendus pour diffusion de fausses nouvelles par le Procureur de la République.
Communiqué de presse - Fédération Internationale des Journalistes


Lois répressives au Sénégal : un journaliste emprisonné, deux en
attente de leur procès

04 Juillet 2006

La Fédération Internationale des journalistes (FIJ) s’indigne de
l’emprisonnement du directeur de publication du quotidien L’Office
Moustapha Sow, pour six mois ferme suite à un procès pour
diffamation l’opposant à l’entrepreneur Bara Tall. Deux
journalistes de L’Observateur, Serigne Saliou Samb et Mamadou Seck
doivent être cette semaine entendus pour diffusion de fausses
nouvelles par le Procureur de la République.

« Lors de la condamnation de Moustapha Sow en février dernier, le
tribunal avait décerné un mandat d’arrêt contre lui et c’est ce
mandat que le parquet a fait exécuter en l’arrêtant le 29 juin,
bien que son avocat ait interjeté appel » a dit à la FIJ Lamine
Ndour, rédacteur en chef de L’Office.

La condamnation de Moustapha Sow fait suite au procès que lui a
intenté ainsi qu’à son journal, Bara Tall, le directeur d’une
entreprise de travaux publics. Ce dernier a dit avoir été diffamé
dans des articles de L’Office évoquant la surfacturation par sa
société des travaux dans la ville de Thiès (Centre du pays). Un
scandale dit « l’affaire des chantiers de Thiès » qui a conduit en
prison pour corruption, l’ex Premier Ministre et maire de ladite
ville, Idrissa Seck.

« Nous sommes indignés par l’emprisonnement de Moustapha Sow alors
qu’il n’a pas épuisé les voies de recours que lui confèrent la loi.
Nous demandons à cet effet à la justice sénégalaise sa remise en
liberté en attendant son procès en appel » a déclaré Gabriel Baglo,
le Directeur du Bureau Afrique de la FIJ.

Des journalistes du quotidien L’Observateur sont également traduits
en justice pour diffamation. Serigne Saliou Samb doit répondre ce 4
juillet, d’accusations suites à des articles traitant d’une affaire
de corruption dans la réalisation des travaux d’aménagement de la
Corniche Ouest impliquant des personnalités de l’Etat et un
consortium d’entreprises. Mamadou Seck doit lui, être entendu le 6
juillet par le Procureur de la République auprès du Tribunal de
Dakar pour avoir cité le Ministre de la Justice Cheikh Tidiane Sy
dans la mise en liberté Pape Massata Diack, l'agent marketing de
l'Equipe nationale de football du Sénégal, incarcéré pour escroquerie.

« Depuis l’emprisonnement de Madiambal Diagne en 2004, la liberté
de la presse ne cesse d’être malmenée au Sénégal » a ajouté M.
Baglo. « Nous appelons la justice du pays à se démarquer de cette
vague d’intimidations et demandons aux députés de dépénaliser les
délits de presse ».


Pour plus d’informations, merci de contacter le + 221 842 01 43
La FIJ représente plus de 500 000 journalistes dans plus de 110 pays



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Plaidoyers & campagnes

Afrique : Les Africaines vulgarisent leur protocole

2006-07-04

http://www.apanews.net/article.php3?id_article=4271

Des femmes africaines ont plaidé dimanche à Banjul, pour une vaste mobilisation en faveur de la promotion de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des peuples adoptée par l’Organisation de l’Unité africaine en juin 1981 à Nairobi. Elles ont affirmé que pour être appliqués,les droits de la femme doivent « être d’abord connus, observés et respectés », au cours du symposium sur « les stratégies de domestication du protocole de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples en faveur des femmes ».


Afrique : Déclaration sur la Liberté d’Expression, NAFEO

2006-07-05

Les 12 et 13 juin, 2006, s’est réuni à Lagos, Nigéria le Groupe de Coordination du Réseau des Organisations africaines de défense de la liberté d’Expression (NAFEO) en vue de débattre les questions relatives à la liberté des media et la liberté d’expression en Afrique, aux moyens de renforcer les organisations oeuvrant pour la liberté de presse et d’expression, aux stratégies et programmes pour la défense et la promotion de la liberté de presse et d’expression en Afrique et aux voies et les moyens pour le renforcement du NAFEO et l’élaboration de plans d’action relatifs aux actions d’intervention en vue de promouvoir les objectifs du réseau pour l’année à venir.
Les 12 et 13 juin, 2006, s’est réuni à Lagos, Nigéria le Groupe de Coordination du Réseau des Organisations africaines de défense de la liberté d’Expression (NAFEO) en vue de débattre les questions relatives à :

a. la liberté des media et la liberté d’expression en Afrique ;
b. les moyens de renforcer les organisations oeuvrant pour la liberté de presse et d’expression;
c. les stratégies et programmes pour la défense et la promotion de la liberté de presse et d’expression en Afrique ; et
d. les voies et les moyens pour le renforcement du NAFEO et l’élaboration de plans d’action relatifs aux actions d’intervention en vue de promouvoir les objectifs du réseau pour l’année à venir.

Lors de la rencontre de Lagos, le Groupe de Coordination du NAFEO a observé que la situation de la liberté de presse ainsi que la libre expression ne cesse de se détériorer de manière rapide et systématique dans toutes les régions du continent africain. Les arrestations, détentions, répressions et en général harcèlements des journalistes et d’autres professionnels de la communication sont en train d’augmenter de manière significative.

La réunion a également constaté que la plupart des gouvernements ont introduit des nouvelles législations ou renforce celles déjà existantes, qui criminalise le travail des journalistes ainsi que la libre expression.

Le NAFEO voudrait faire remarquer que la détérioration de la situation de la libre expression s’intensifie à l’heure actuelle dans la plupart des pays africains. Il est à souligner que les pays suivants constituent les points noirs de la liberté de presse et de la libre expression

La Gambie
L’Ethiopie
L’Erythrée
Le Zimbabwe
La Tunisie, et
Le Swaziland.

Dans deux semaines, les 1 et 2 juillet, l’Union Africaine tient son sommet à Banjul, Gambie, la capitale de l’un des plus grands pays prédateurs de ces libertés du continent. Nous saisissons cette occasion pour inviter les chefs d’état africains à prendre des mesures urgentes en vue de :

1. Mettre fin aux atteintes à la liberté de presse et à la liberté d’expression ;
2. Libérer tous les journalistes et autres citoyens, arrêtés, détenus ou emprisonnés pour avoir exercé leur droit à la libre expression ;
3. Lever toutes les charges criminelles pesant sur les journalistes et autres citoyens liés à l’exercice de leur droit à la liberté d’expression sur tout support médiatique ;
4. Abroger toutes les lois criminalisant la liberté d’expression, y compris les législations antiterroristes ;
5. Lever toute censure sur tous les moyens de communication, y compris l’intérêt ;
6. Respecter le droit des citoyens à publier à diffuser et à utiliser l’intérêt sans aucune ingérence.

La démocratie serait un concept vide en Afrique si les citoyens de notre continent ne peuvent jouir d’un droit humain fondamental, pilier de la démocratie que la liberté d’expression.

Etant réuni à Lagos, nous saisissons cette opportunité pour lancer un appel au Président Olusegun Obasanjo du Nigeria afin qu’il use de son influence au sein de l’Union Africaine pour inciter ses collègues chefs d’état et notamment ceux des pays susnommés, à cesser toute répression contre la liberté de la presse et la liberté d’expression.

Notre Réseau vient de lancer une campagne en vue d’arrêter cette répression contre ces libertés dans nos pays.

La NAFEO saisit également cette opportunité pour lancer un appel aux masses media, aux organisations des droits humains et aux autres groupes de la société civile à travers toute l’Afrique de se joindre à cette campagne en vue de protéger et de promouvoir la liberté des media et la liberté de presse et d’expression en Afrique.

A propos du NAFEO

Après la réunion tenue à Accra au Ghana du 28-30 octobre, 2005, des organisations de liberté de presse et d’expression en Afrique se sont réunies pour constituer le NAFEO (Le Réseau des Organisations Africaines de défense de la liberté d’Expression) dans l’objectif de renforcer la coordination et la collaboration entre elles, en vue de la promotion et de la défense de la liberté de presse et d’expression dans toutes les régions d’Afrique, l’Afrique Septentrionale, l’Afrique Australe, l’Afrique Orientale, l’Afrique Centrale, la Corne de l’Afrique et l’Afrique Occidentale ainsi que toutes les îles.

Organisations membr