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Pambazuka News 99: Guinée : Les limites d'une armée au pouvoir
Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.
Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847
CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. RDC analyses, 4. Notes du Zimbabwe, 5. Courrier, 6. Arts & livres, 7. Femmes & genre, 8. Droits humains, 9. Réfugiés & migration forcée, 10. Mouvements sociaux, 11. Elections & gouvernance, 12. Corruption, 13. Développement, 14. Santé & VIH/SIDA, 15. Éducation, 16. LGBTI, 17. Environnement, 18. Média & liberté d'expression, 19. Bien-être social, 20. Plaidoyers & campagnes, 21. Conflits & urgences
Sommaire de cette édition
CHRONIQUE : L’armée guinéenne face aux défis démocratique et au changement.
COMMENTAIRES & ANALYSES : Le devoir pour la Diaspora d’innover pour la démocratie et le développement.
RDC ANALYSES : La majorité et l’opposition : Des oiseaux du même plumage.
ZIMBABWE : Les besoins sont énormes et les caisses de l’Etat son vides.
COURRIER : Retour sur le discours de Sarkozy à Dakar.
ARTS & LIVRES : Global : Le Nigeria, 2e plus grand producteur mondial de film.
FEMMES & GENRES : Sénégal : Les femmes dénoncent leur faible représentation dans le gouvernement.
DROITS HUMAINS : Burundi : Abolition de la peine de mort.
REFUGIES & MIGRATION FORCEE : Afrique du Sud : Assouplissement des octrois de visa pour les Zimbabwéens.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Afrique : Le Conseil de sécurité condamne les coups d’Etat.
CORRUPTION : Sénégal : L’ancien Premier ministre Idrissa Seck bénéficie d’un non-lieu.
DEVELOPPEMENT : Afrique : Les scientifiques élaborent des pistes de sortie de crise alimentaire.
SANTE & VIH/SIDA : Cameroun : La lutte contre la mouche tsé-tsé reprend après 15 de pause.
EDUCATION : Sénégal : 20% des cas de viols à l’école sont l’œuvre des enseignants.
LGBTI : Sénégal : Le corps d’un homme présenté comme homosexuel exhumé.
ENVIRONNEMENT : Afrique du Sud : 12 millions d’abeille malades à tuer.
MEDIA & LIBERTE D’EXPRESSION : Côte d’Ivoire : Libération d’un journaliste français emprisonné.
BIEN-ETRE SOCIAL : Côte d’Ivoire : Pourquoi l’électricité coûte si cher.
PLAIDOYERS & CAMPAGNES : Les paysans africains se mobilisent et dénoncent.
CONFLITS & URGENCES : Burundi : Mutinerie d’enfants soldats dans un centre de démobilisation.
Chroniques
L’armée guinéenne face aux défis démocratiques et au changement
Mamadou Aliou Barry
2009-05-08
http://pambazuka.org/fr/category/features/56202
L’armée guinéenne actuelle est perçue par les populations guinéennes comme une force de répression qui a été toujours à la solde du régime de Lansana Conté. Comment, dès lors, le Conseil National pour la Démocratie et le Développement pourra-t-il durablement inverser cette perception du citoyen guinéen. Une réconciliation entre l’armée et le peuple est-elle possible et par quels moyens ? Cette armée est aujourd’hui un véritable facteur d’insécurité.
L’armée actuelle, au lieu d’être un instrument de sécurisation du pays et des citoyens, est devenue au fil des ans un véritable facteur d’insécurité. La dégradation de la situation matérielle et morale des militaires guinéens a abouti à l’anarchie que l’on observe au sein de cette dernière. Partout on relève des manquements graves aux règles de discipline et de l’autorité hiérarchique d’où, un absentéisme généralisé, une négligence dans l’entretien des matériels, un port de la tenue militaire en tout lieu et en tout temps. Le militaire guinéen est devenue une véritable armurerie ambulante.
Une grande majorité des militaires guinéens ne dispose pas d’une formation et d’un déroulement de carrière liés à leurs compétences car le recrutement est fondé sur l’appartenance ethnique. Des pans entiers de cette armée sont laissés à l’abandon au profit des unités chargées de la sécurité présidentielle dont l’équipement et les conditions de rémunération sont nettement meilleures. Les militaires guinéens laissés à l’abandon, sans encadrement efficace se livrent à des opérations de racket de la société civile en se comportant en de véritables unités de prédateurs entraînant ainsi une véritable rupture entre l’armée et les citoyens. Cette armée est perçue par les populations comme une armée de façade et de parade et non une armée censée assurer des missions de défense nationale. L’esprit républicain qui devrait l’aimer est inexistant et le patriotisme, s’il existe, il faut dire qu’il a été plutôt ethnique. Car l’ennemi déclaré n’est pas aux frontières, mais bien à l’intérieur de l’espace national
Une armée privilégiée mais sous surveillance
Durant tout le règne de Lansana Conté, l’armée a été l’un des piliers central du régime. Malgré cette position centrale de l’armée dans la vie politique guinéenne, les relations entre l’armée et le feu général-président ont été très fluctuantes. Ces fluctuations sont essentiellement dues au malaise qui régnait et continue de régner en son sein. Ce malaise est consécutif à la confiscation, par les nombreux clans présidentiels et quelques officiers de l’ethnie du feu général président, des canaux d’enrichissement via l’Etat. Il est également dû à la discrimination envers les officiers formés à l’étranger qui ne sont pas de la mouvance présidentielle et qui voyait leur avancement bloqué de fait.
Ce malaise s’explique aussi par les nombreuses rumeurs de coups d’Etat qui ont ponctué le règne du défunt président. En effet, depuis la mutinerie de février 1996, l’armée était étroitement surveillée de l’intérieur par les officiers et sous-officiers originaires de la Basse-Guinée qui étaient toujours prêts à défendre coûte que coûte un régime dont ils profitaient des largesses. Dès lors, les militaires qui étaient tentés par un coup de force hésitaient à passer à l’acte. Une véritable atmosphère de méfiance et de suspicion régnait parmi les officiers de l’armée guinéenne. Cette méfiance avait conduit le feu général-président à renforcer sa garde par les fameux « bérets rouges » qui, en grande majorité soussou (l’ethnie du président) étaient particulièrement choyés.
Le feu Président Conté veillera durant tout son règne à faire de l’armée le corps le plus privilégié de l’Etat. Alors que les principales infrastructures du pays sont en pleine déliquescence, les forces de sécurité et de défense bénéficiaient, elles, d’efforts soutenus. Il a ainsi fait rénover le matériel militaire et intégré de nouvelles recrues, alors qu’aucun recrutement ne fut effectué dans la Fonction publique. L’armée était le seul corps qui bénéficiait de l’attention bienveillante de l’Etat. Cela n’assura pourtant pas une fidélité sans faille des militaires envers le général-président, mais elle contribua à la longévité du régime Conté.
Une armée divisée
Malgré les privilèges accordés à l’armée, cette dernière a connu et continue de connaître des divisions internes, car tous les militaires guinéens ne profitèrent point des largesses du pouvoir de Conté. Une véritable stratification existe aujourd’hui au sein de l’institution militaire guinéenne. Quand on observe cette armée, on constate que les officiers se divisaient en trois principaux groupes :
- Le premier groupe comprenait les officiers supérieurs (généraux, colonels et lieutenants-colonels) les plus âgés dont certains ont commencé leur carrière dans l’armée coloniale puis sous l’ère du dictateur Sékou Touré. Si ces officiers appartenaient à la même génération et ont échappé aux purges de la tyrannie de ce dernier, ils étaient en revanche issus de groupes ethniques différents, ce qui, ajouté à leurs rivalités personnelles, empêcha toute unité du commandement militaire en cas de mobilisation.
- Le deuxième groupe était constitué d’officiers subalternes dont la promotion s’est effectuée à l’arrivée du régime de Lansana Conté. En grande majorité membres de l’ethnie du défunt président, ces officiers étaient les piliers du régime à qui ils doivent leur ascension sociale. Ils étaient perçus par les autres militaires et par la population comme « d’injustes bénéficiaires » des largesses du pouvoir Conté, car depuis 1984, l’uniforme et les grades sont en effet en Guinée, un accès privilégié à l’enrichissement personnel d’autant que cette armée est un acteur économique important. Des marchés d’Etat lui sont régulièrement attribués.
Le professionnalisme de ce groupe d’officiers a été mis en doute, pour autant ils ont occupé des postes de sous-préfets, préfets et gouverneurs. Certains ont appartenu à l’entourage direct du défunt président. Cependant, les officiers supérieurs du premier groupe leurs firent obstacle. Ils rencontrèrent une franche hostilité de la part des jeunes officiers, ceux du troisième groupe.
- Le troisième groupe est quant à lui constitué de jeunes officiers qui n’ont pas profité des largesses du pouvoir Conté. Une grande majorité d’entre eux a été formée dans les grandes écoles militaires françaises, américaines, marocaines. Issus des autres ethnies du pays, ils n’ont pas appartenu au deuxième groupe d’officiers. Du fait de la suspicion du pouvoir, ils furent nombreux à être bloqués dans l’avancement en grade. Ils ont cultivé un réel ressentiment à l’égard du régime défunt. Certains parmi eux ont envisagé de renverser le régime Conté. Ce groupe fut l’objet de surveillance étroite de la part de leurs collègues du deuxième groupe. Les vagues d’arrestations de nombre 2003 ont essentiellement concerné cette catégorie.
La longévité du régime de Conté s’explique par ces divisions internes de l’armée guinéenne. La possibilité d’affrontement entre plusieurs groupes au sein de cette armée n’était pas exclue. La question est de savoir aujourd’hui si cette armée au pouvoir saura taire ses différends internes pour une quiétude sociale.
De la nécessaire réorganisation de l’armée guinéenne
C’est au regard de cette situation de l’armée guinéenne et des forces de défense et de sécurité qu’il est temps de dessiner de nouvelles perspectives de défense nationale pour la Guinée de demain. Le prochain pouvoir en Guinée devra envisager une refonte complète du dispositif de défense par la réorganisation des structures des forces armées. Cette réforme de l’armée guinéenne s’imposera pour permettre à cette dernière de remplir ses missions traditionnelles de défense nationale. En effet dans sa phase de reconstruction politique, la Guinée ne pourra point faire l’économie sur la nécessaire réorganisation de son outil de défense. Cette réorganisation est devenue indispensable pour assurer un environnement sécurisé d’autant, que les conflits armés prolifèrent sur le continent.
Cette restructuration de l’outil de défense est essentielle car l’armée actuelle est techniquement faible, pas du tout performante et politiquement dangereuse. Véritable facteur d’insécurité dans son fonctionnement actuel, elle hypothèque toute possibilité de démocratisation du pays. Aucun développement durable n’est envisageable en Guinée sans un environnement politique, économique et social sécurisé.
La réorganisation de l’outil de défense se fera par la redéfinition et la mise en œuvre de nouvelles missions de l’armée. Un accent particulier devra être entrepris pour la formation et un nouveau statut du militaire guinéen devra être mis en place pour éviter toute dérive clanique de l’armée. Il faudra aussi instaurer un environnement institutionnel démocratique qui puisse empêcher l’instrumentalisation de l’ethnicité au profit des intérêts sociaux et politiques d’un clan. Le recrutement au sein de l’armée devra être anonyme et axé sur des critères de diplômes, de qualifications professionnelles. Il devra aussi permettre le pluralisme de l’armée dans toutes ses composantes afin de refléter de manière fiable les diverses couches de la société guinéenne.
Les missions de l’armée guinéenne devront être modifiées dans le sens d’une sécurité effective des populations au sein d’un Etat respectueux de la démocratie et des Droits de l’homme. Cette évolution des missions de l’armée devra se faire dans un cadre où les militaires guinéens auront fait un serment de fidélité non pas à un homme ou à un clan, mais aux institutions et à la Constitution. Une véritable reconversion des mentalités des militaires guinéens orientée vers la défense de l’intérêt général et du bien collectif devra être opérer.
La formation de l’armée au service de l’Etat de droit devra être accentuée pour permettre au militaire guinéen d’acquérir une mentalité nouvelle, de nouvelles pratiques. C’est au regard d’une telle situation qu’il est nécessaire de renforcer le lien entre l’armée et la nation par la mise en place d’un véritable enseignement sur le respect des organes de l’Etat, sur le droit humanitaire, sur le droit des conflits armés, sur l’éducation civique, sur les droits humains et la place du militaire dans la société.
Des armées coupées des populations, isolées dans leurs quartiers courent le risque de se refermer sur elles-mêmes avec une chance d’inadaptation à la société moderne et à ses enjeux. Il est évident qu’une armée cantonnée dans ses bases aura des tentations extrémistes en se considérant comme la seule gardienne des valeurs républicaines et de l’intérêt national.
De la coopération militaire
Dans le cadre de la réorganisation de l’armée guinéenne, de nouveaux objectifs en matière de coopération militaire devront être posés. Ces objectifs devront permettre :
- de renforcer les capacités de prévention et de gestion des crises de l’armée guinéenne à l’échelon national et régional ;
- d’aider à la restructuration de l’armée par une réduction des effectifs pour une évolution vers la professionnalisation ;
- d’aider l’armée à remplir ses missions de protection de l’Etat et des Institutions.
Sur le plan régional, une véritable politique de concertation intra-africaine sur la défense doit être mise en place afin d’harmoniser les politiques de défense et de coopération militaire. Africaniser via l’Union Africaine, l’Onu et les partenaires bilatéraux (Etats Unis, Union Européenne, Russie) la sécurité par l’édification, l’organisation et la mise en œuvre d’une force interafricaine de maintien de la paix et d’interposition, car la défense extérieure s’organisera dans le cadre sous régional par la prise en compte collective des besoins de sécurité des Etats (ONU/UA/CEDEAO).
Je suis conscient que ce travail de restructuration de l’armée guinéenne sera long et difficile. Mais c’est le prix à payer pour l’émergence et la consolidation d’un système politique démocratique en Guinée.
* Mamadou Alou Barry est spécialiste des questions de défense et sécurité en Afrique
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Commentaires & analyses
Le devoir pour la Diaspora d’innover pour la démocratie et le développement
Sékou Diabaté
2009-05-08
http://pambazuka.org/fr/category/comment/56203
Nous acteurs de la diaspora, militants et artistes, intellectuels et entrepreneurs, hommes et femmes de Culture, de l'Education et du Sport, étudiants et élèves, venant d'horizons divers et de conviction philosophique différente, mais tous vibrant pour une Afrique debout et conquérante, avons montré notre volonté de mutualiser nos ressources afin de mieux garantir la force de nos propositions, de nos initiatives et actions à venir. Mais comment donner un puissant écho à nos démarches et faire déboucher nos doléances si nous ne prenons pas nos responsabilités vis-à-vis de nous-mêmes, des États, des partis et autres structures civiles ou religieuses ?
Comment rompre cet isolement dévastateur et créer des liens salvateurs qui pourraient faire émerger ces nécessaires points de convergence en phase avec la défense de ces Droits qui font l’Homme si nous ne participons pas, au-delà de nos opinions politiques et convictions philosophiques diversifiées à la sécurisation des espaces démocratiques, en défense de l’expression et de la pratique démocratique républicaines, du respect de leurs règles? Comment tordre le cou au sectarisme impubère et nouer, avec des initiatives qui fédèrent des actions productives dans leur mise en œuvre, si nous ne mettons pas en place des structures citoyennes dans leur organisation, démocratiques dans leur fonctionnement et indépendantes dans leurs activités?
Nous avons décidé de répondre à ces questions en affirmant notre volonté de créer le Rassemblement de la Diaspora Africaine dont le sigle est « RDA ».
Le Rassemblement de la Diaspora Africaine n’est pas un parti politique ni un concurrent des partis politiques et refuse en tant qu’organisation citoyenne d’être des béquilles pour les pouvoirs, aujourd’hui ou demain et une arme aux mains des oppositions, maintenant ou ultérieurement, ici et là-bas.
Toutefois, des partenariats restent possibles selon les intérêts du Rassemblement qui est disposé à garantir une totale transparence dans sa construction selon la disponibilité, le sérieux et l’implication des un(e)s et des autres, des besoins et de la réalité du terrain, mais où tout (e) démocrate sincère doit et sera à l’aise, quelle que soit son appartenance ou pas à une organisation politique, syndicale, associative ou professionnelle.
Participons à la construction d’une entité d’un genre nouveau qui permet de penser librement, de décider utilement et d’agir collectivement, ici et là-bas!
Mettons nos expertises à profit pour soulever ou répondre sans langue de bois, avec le droit de nous tromper, aux véritables défis de notre société qui ne sont pas souvent abordés par les politiciens, à nos dépens, ici et là-bas !
Arrêtons ces discours dithyrambiques et stériles qui empêchent de rendre lisibles et visibles d’autres choix possibles à cause de la dictature de la pensée unique, du défaut de partage équitable des richesses, de la coopération internationale pipée, des détourneurs de conscience et autres apprentis sorciers qui sèment la haine, produisent l’intolérance et l’exclusion, nourrissent la discrimination et le racisme, accentuent le réflexe communautaire et piétinent impunément les fondamentaux de la République, ici et là-bas !
Cessons, sans avoir essayé de poser nos problèmes de conclure facilement que la coloration politique des détenteurs des pouvoirs politiques ne nécessite pas une démarche pragmatique pour les résoudre, ici et là-bas !
Tapons aux portes où il est indiqué que se trouve la solution à nos problèmes et agissons dans le respect de la légalité à trouver une issue positive aux difficultés qui nous assaillent, avec des moyens démocratiques acquis ou à gagner par l’implication militante, ici et là-bas !
Créons ou renforçons des espaces de débats et d’actions qui portent de manière responsable nos interrogations et inquiétudes, nos espoirs et besoins immédiats ou à venir, dans le respect, peut-être même avec des approches contradictoires, mais sans violence verbale, physique ou politique, ici et là-bas !
Provoquons des débats avec ces intellectuel ( le)s fort(e)s en bouche qui, dans le confort des bureaux ou des salons glosent et planifient nos vies à des années-lumière de nos préoccupations et qui, dès fois, par couardise ou pour des raisons alimentaires ne pensent plus ou bottent en touche sur les questions essentielles, participant ainsi à aggraver l’inquiétante fracture culturelle qui accompagne le délabrement économique et social de la masse grandissante des démunis, ici et là-bas !
Dénonçons ces machines politiciennes qui ne s’intéressent à nos conditions qu’à la veille d’élections et n’arrêtent pas de nous prendre pour une masse de manœuvre dont les doléances pourtant vitales sont oubliées après coup, profitant à cette catégorie de citoyens dits transhumants, sans principe et sans vergogne, ici et là-bas !
Donnons leur chance à ces complexé(e)s aux théories toutes faites qui ont toujours raison, ne font jamais leur autocritique et ne se donnent pas la peine de se mobiliser à nos côtés ou pour défendre les droits au moins pour tester par la praxis et sans disposition de voyou, les thèses de leurs Maîtres, ici et là-bas !
Actionnons des dynamiques critiques qui permettent la rupture d’avec ces pratiques sales et malsaines qui détournent les citoyen(es) des choses de la Cité, dans les périmètres d’activités politique, économique, socioculturel et environnemental, ici et là-bas !
Rompons avec ces situations puériles de préséance et de « leadersheapisme » grégaires qui abâtardissent les actions décisives et empêchent de mieux faire œuvre utile, ici et là-bas ! Osons (re)inventer et explorer l’immense ressource de cette masse de compétences anesthésiées ou obstruées dans les services publics et les organismes à intérêt général, pour défaut de modernisation et des raisons politiciennes ou sectaires, ici et là-bas !
Revisitons sans arrogance ni mépris, sans heurter ni blesser inutilement les bases qui fondent le substrat même de notre société en permettant de délimiter clairement le champ d’intervention des pouvoirs et de participer à y apposer les contre-pouvoirs nécessaires qui garantissent la cohésion sociale et stabilisent les boussoles de nos environnements dont les indicateurs sont en dérèglement avancé, par une nette séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, ici et là-bas.
Oui, le Rassemblement de la Diaspora Africaine se voudrait à la fois un esprit, une méthode et un outil pour comprendre afin de mieux agir que tout(e) citoyen(ne) devrait s’approprier au nom de la Démocratie et du Développement de l’Afrique, pour un monde ouvert et solidaire, plus fraternel et plus juste, ici et là-bas !
Alors, ensemble, dans la discipline et le respect, participons à donner à la politique son sens premier, d’engagement désintéressé et de participation active, orienté vers la satisfaction des besoins élémentaires de première nécessité en matière de santé, d’Éducation, d’amélioration des conditions du quotidien par l’accès à des services de qualité pour toutes et tous : la vie et le bien-être de millions de citoyen(ne)s en dépendent ici et là-bas.
* Sékou Diabaté est initiateur du RDA, Président de Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le développemetnt (IACD International), E-mail : la_case@yahoo.fr
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Sam Nujoma et ses 80 ans face à l’histoire
Henning Melber
2009-05-08
http://pambazuka.org/fr/category/comment/56209
Le 12 mai 2009, Sam Nujuma aura 80 ans. Durant 50 ans, il a été le leader namibien le plus éminent et personnifie - comme personne d’autre- le patriarche, le chef de famille, dans l’histoire contemporaine du pays. Cette analogie correspond non seulement au titre de père fondateur que lui a conféré le Parlement lorsqu’il quitté ses fonctions à la tête de l’Etat, mais fait aussi référence à cette notion particulière de famille propre aux mouvements de libération.
Raymond Suttner, le militant clandestin de l’ANC qui a passé la plus longue période de détention cellulaire dans l’histoire de l’Afrique du Sud, traite de ce thème dans son livre ‘’ The ANC underground in South Africa’’, publié en 2008. L’organisation de libération représentait une notion particulière de la famille. Il y avait une suppression du personnel au profit du collectif. Au jugement individuel (et donc l’autonomie) se substituait la décision collective des dirigeants. Selon Suttner cette ‘’ culture guerrière, cette tradition militariste n’est pas faite que d’héroïsme mais comportait souvent des abus de pouvoir, particulièrement à l’encontre des femmes’’.
Suttner a basé son étude sur des entretiens avec des militants, chez eux ou en exil. Il conclut : ‘’ L’implication dans une révolution a un impact sur la conception de ce qui est personnel. La demande prépondérante de sacrifice et de loyauté à quelque chose de plus grand que soi a pour corollaire la négation de l’intimité ‘’. Pour dire les choses différemment, l’intimité de la famille était remplacée par le chef suprême qui se substituait à l’alter ego.
Il n’est donc pas surprenant que Sam Nujoma, le père politique de l’indépendance de la Namibie (les mères sont évidemment absentes) incarne ce modèle de façon si prononcée. Il préfère se présenter comme une figure de proue militaire (plutôt que diplomatique) et afficher les vertus d’un homme sans compromis, avec l’accent mis fermement sur l’homme plutôt que sur l’humain. Pour preuve, il a été édifié dans les faubourgs de Windhoek, dix ans après l’indépendance, au Heroes Acre, un monument commémoratif en pierre et en métal, similaire à celui d’Harare et fabriqué par la même compagnie Nord Coréenne. La persistance du gospel militaire de la libération est révélatrice. La taille excessive de la statue du ‘’soldat inconnu’’ et la physiognomonie du leader dans le relief ne laissent guère de doute quant à l’intention. La subtilité n’a jamais été une vertu de la culture politique namibienne.
Le symbolisme monumental, l’autobiographie de Nujoma ‘’ Where others wavered’’, qui a servi de scénario à des films d’un coût jusque là inégalé pour le contribuable namibien
(pour des professionnels de Hollywood et non pour des figurants locaux) est tout aussi parlant. Egalement significatif, le choix d’une citation des temps de la lutte comme titre de la biographie de Nujoma qui se termine à l’indépendance, bien que le livre n’ait été publié que dix ans plus tard. Le leitmotiv résume la situation : ’’ Le jour où l’histoire d’une Namibie libre et indépendante sera écrite, le SWAPO y figurera comme celui qui a résisté là où d’autres ont vacillé : il s‘est sacrifié pour la cause sacrée de la libération là où d’autres ont cédé aux compromissions’’
Un entretien approfondi et exclusif, accordé au magazine ‘’ New Africa’’, en novembre 2003, confirme ce point de vue particulier à propos de la libération. Lorsqu’il lui a été demandé pourquoi il a envoyé ses trois fils dans bataille - comme il le prétend dans sa biographie- , Nujoma a répondu : ‘’ la lutte devait être menée par tous les Namibiens’’. Lorsque le journaliste lui a demandé ce qui aurait été gagné si tous trois avaient péri, Nujoma lui a répondu : ‘’ Que voulez-vous ? La libération de notre pays devait être menée par tous les Namibiens, sans considération de rang’’
La mentalité de combat ne laisse de place ni aux doutes ni au deuil. Le journaliste fait référence au massacre de Cassinga, avec le bombardement par l’armée sud africaine d’un camp de réfugiés dans le Sud de l’Angola à la fin des années 70 et le qualifie ‘’d’évènement très choquant’’. Nujoma, en guise de réponse se lance dans une vive description de l’horrible attaque : ‘’ le 4 mai 1978, les Boers ont envoyé une vague d’avions Buccaneer au-dessus de Cassinga. Les premières bombes qu’ils ont lancées étaient remplies de gaz toxiques, d’armes biologiques qui ont détruit l’oxygène de l’air et ont conduit à l’effondrement de nos gens. Les Boers ont envoyé une deuxième vague de Mirage incendier le camp. Puis ils ont envoyé des hélicoptères qui ont largué des parachutistes dans le camp. Ceux-ci ont tiré ou tué à la baïonnette ceux qui avaient survécu aux bombardements. Comme vous l’avez dit justement, ils ont tué plus de 1000 personnes et fait beaucoup de blessés. Ils ont même emmené quelques-uns de nos gens’’
De nouveau aucune manifestation de sympathie. Mais le journaliste continue : ‘’ Lorsqu’une telle situation se produisait pendant la lutte, comment est-ce que vous le ressentiez. ? Est-ce que vous avez pleuré ? Est-ce qu’une fois vous avez pleuré ?’’ Et Nujoma de répondre :’’ A ce moment j’était à New York pour négocier avec le régime de l’Apartheid et le groupe de contact composé du Canada et de l’Allemagne ( pays non membres du Conseil de Sécurité) et la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis (pays membres). On a quitté la réunion et nous sommes retournés en Afrique. Nous nous sommes réorganisés et nous avons intensifié la lutte’’.
C’était comme si la lutte était une affaire purement technique, juste de la chirurgie, ne concernant aucune personne humaine mais seulement des pantins inanimés. La rhétorique de la libération peut être envahissante. Son cadre est défini par le paradigme de la victoire ou/et la défaite et ne laisse aucune place à l’empathie, bien moins aux larmes et au chagrin. Il est possible- regrettablement- qu’une telle attitude soit nécessaire si on veut avoir une chance de survie et au bout du compte de remporter la lutte contre les Boers. De tels témoignages peuvent aussi offrir un aperçu du processus qui transforme le vainqueur libérateur en un bourreau dès lors qu’il détient le pouvoir. Ils ont donné leur humanité et en échange ils attendent une loyauté inconditionnelle en toutes circonstances, cette loyauté étant comme un acte de patriotisme et de service continuel.
Une telle mentalité ne fait aucune place à la retraite. On peut abandonner ses fonctions mais on reste un chef avec des responsabilités. Il est bien possible que la première génération anti-colonialiste doive être de cette nature même si, ce faisant, elle limite la libération et fait cher payer la souveraineté nationale à beaucoup de gens.
L’autodétermination dans un Etat souverain n’est pas l’équivalent de liberté individuelle
(pour ne pas mentionner l’égalité sociale dans des termes économiques). Mais elle a déplacé la lutte pour une véritable émancipation. Nous sommes redevable à Sam Nujomas et à d’autres comme lui, pour avoir atteint cette phase de violence dans laquelle lutter pour nos droits.
Ils ont sacrifié leur humanité pour les autres mais attendaient que les autres fassent de même. L’Histoire va-t-elle les absoudre ?
* Henning Melber est le directeur exécutif de la fondation Dag Hammarskjöld à Uppsala en Suède. Il a rejoint la SWAPO en 1974. Une version abrégée de ce texte a été publiée dans le numéro du mois de mai de ‘’ Insight Namibia’’
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RDC analyses
La majorité et l'opposition : Des oiseaux du même plumage
Jean N'Saka wa N'Saka
2009-05-08
http://pambazuka.org/fr/category/DRCanalysis/56233
La plupart des Congolais autant que les observateurs étrangers, sont d'avis que la RDC recule sous tous les rapports. Le système politique issu du processus électoral, sur lequel on avait fondé de grands espoirs pour le redressement du pays, n'arrive pas à répondre aux attentes de la population. Ce constat général sous-entend que le pays est confronté à un problème d'hommes politiques conscients, compétents et responsables pour assumer son destin.
Ces hommes ne peuvent se trouver que dans un corps qu'on appelle la classe politique. La majorité et l'opposition dans le système actuel représentent la configuration de cette classe politique congolaise active. Les hommes et les femmes qui la composent sont les mêmes, et ne sont pas mentalement différents les uns des autres. La majorité et l'opposition sont des étiquettes conventionnelles qui ne reflètent pas la réalité de ce qu'elles doivent être normalement en démocratie. Le Président Joseph Kabila lui-même n'en disconvient pas, dans son interview accordée dernièrement à un journal américain. Répondant à une question, il a avoué que dans son entourage, les collaborateurs ayant la même vision politique que lui peuvent être comptés sur les doigts de la main. Il a même fait allusion à la continuité de la mentalité politique héritée du régime de Mobutu.
Il ne croyait pas si bien dire. Il n'y a pas, dans le système actuel, de majorité et d'opposition pures. En d'autres termes, il n'y a pas de kabilistes bon teint et d'opposants constants. Les uns et les autres sont l'émanation d'une même classe politique versatile de la vieille école. De part et d'autre, c'est un mélange de mobutistes et transfuges de l'UDPS. Ils sont habitués à manger à tous les râteliers, et à adorer tout soleil levant. Ils sont nombreux dans l'Alliance pour la majorité présidentielle et dans l'opposition institutionnelle. Les oiseaux du même plumage, mais qui varient et adaptent leur ramage au gré des régimes qui se succèdent au gouvernail.
Ils ont été avec Mobutu et le vénéraient quand il était l'homme fort, et l'ont lâché après avoir compris qu'il ne faisait plus le poids. Ils s'étaient rapprochés de Tshisekedi lorsqu'il s'était révélé l'adversaire le plus redoutable de Mobutu et la coqueluche du peuple, mais l'ont trahi après s'être aperçus qu'il tardait à conquérir le pouvoir. Outre ceux qui sont dans la majorité et dans l'opposition, il y a aussi des francs-tireurs de cette classe politique, composés d'intellectuels dont certains professeurs d'université, qui galvaudent et monnayent leur savoir par l'apologie des thèses boiteuses et intéressées en faveur des autocraties.
Les uns et les autres se disposent à flatter bassement les dictatures naissantes et à les servir jusqu'à leur trébuchement. Ils tournent casaque aussitôt qu'ils sentent le vent changer de direction. Ils sont sans idéal ni principes auxquels ils peuvent demeurer constamment attachés. L'idéal patriotique et nationaliste de Lumumba a été trahi ; le mobutisme jeté dans les oubliettes. S'il y en a encore qui évoquent leurs noms ou qui se réclament d'eux, c'est sans aucune conviction sinon pour se faire remarquer sur la scène.
Début février 2002, juste au moment où les préparatifs du dialogue intercongolais étaient déjà très avancés, on avait vu nos politiciens s'aligner à l'ambassade de Belgique pour se faire remorquer de Kinshasa à Bruxelles comme des élèves partant en colonie des vacances, pour participer à une réunion politique dont ils ne maîtrisaient pas les tenants et les aboutissants. Le sens de l'honneur et de la dignité faisaient vraiment défaut. Pendant la transition, on voyait Louis Michel (Ndlr : alors commissaire européen) s'amener fréquemment à Kinshasa et réunir les politiciens à qui il s'adressait sur un ton condescendant et méprisant sans qu'ils bronchent le moins du monde.
Une classe politique mouvante
Plus de 200 partis politiques ont été enregistrés au ministère de l'Intérieur. Où sont les leaders de tous ces partis et que font-ils, car on entend parler seulement de l'AMP et de l'Opposition comme des comptoirs anonymes? En dehors des plénières du Parlement, le champ politique est pratiquement désert. Il n'y a pas de leaders politiques qui prennent des risques et montent au créneau pour réchauffer et animer la scène politique. Et pourtant, ce ne sont pas des événements qui manquent dans un pays classé lanterne rouge sur 178 les plus pauvres de la planète, et dont la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale sont toujours menacées par des groupes armés et des voisins déterminés à élargir leur espace vital.
S'il y avait des hommes politiques dignes de ce nom et vigilants, ayant des assises populaires avérées, ils auraient été les premiers à faire du bruit autour de l'arrivée des troupes rwandaises au Nord-Kivu, tant et si bien que les hautes sphères officielles en auraient été embarrassées. L'intervention de Vital Kamerhe (Ndlr : président de l’Assemblée nationale, il a démissionné le ) n'aurait pas eu d'impact dramatique, car le pouvoir se serait vu en difficulté avec une classe politique dynamique, sourcilleuse et ombrageuse.
Même plus tard, la classe politique n'a pas récupéré cette affaire pour en amortir le contrecoup sur Kamerhe. Certains disaient de façon irréfléchie que c'était une affaire entre quelqu'un et sa famille politique. Or le fond de l'affaire est l'intégrité territoriale que les politiciens ont l'obligation de défendre à tout prix. On est aujourd'hui vite rattrapé et confondu par l'évolution des événements liés à cette même affaire. Les maquisards des FDLR et de LRA, soi-disant réduits à néant par les opérations combinées RDC-Rwanda et RDC-Ouganda, ont rebondi de plus belle, déterminés à se venger sur la population. La Monuc en donne le bilan macabre chaque mercredi au cours de sa rencontre hebdomadaire avec la presse. Aucune réaction énergique de la part des partis politiques et leurs leaders, alors que c'est un problème très grave et d'actualité touchant à la sécurité de la population et à l'intégrité territoriale.
N'était pas excessif celui qui les a traités de partis alimentaires, de partis de mallettes. Ils pensent uniquement à leur tube digestif et au confort matériel. Il est vrai que si le pays recule au lieu d'avancer, la responsabilité en incombe avant tout aux dirigeants qui le gouvernent et gèrent les ressources. Mais comment peuvent-ils être réveillés et comprendre qu'ils sont en train de se fourvoyer quand ils ont devant eux une classe politique molle, timorée, versatile, incapable de servir de contrepoids ?
Partout en démocratie, ce sont les partis et leurs leaders qui animent la vie politique, suivent de près l'évolution de la situation du pays sous tous les rapports et crient haro sur le pouvoir lorsque surgissent les événements qui prennent une mauvaise tournure, susceptibles de compromettre la sécurité des personnes et des biens, ainsi que l'intégrité territoriale. Ce sont eux qui conscientisent le peuple et se manifestent régulièrement sur le terrain. En RDC, leur champ d'activité se limite aux communiqués diffusés dans les médias et aux débats folkloriques sur les chaînes de télévision. Le développement du pays n'incombe pas exclusivement au gouvernement, mais il dépend aussi du concours d'une classe politique dynamique et active, ce qui n'est pas le cas en RDC aujourd'hui.
* Jean N'Saka wa N'Saka, est journaliste indépendant. Cette analyse est parue dans le quotidien de Kinshasa « Le Phare », dans son édition du 27 avril 2009.
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Notes du Zimbabwe
Les besoins sont énormes et les caisses de l'Etat sont vides
2009-05-08
http://tinyurl.com/cqhwae
Le Zimbabwe n'a pas un sou : le gouvernement n'enregistre aucune recette puisque personne ne paie d'impôts. Depuis la mise en place du gouvernement d'union, le Fonds monétaire International et la Banque Mondiale ont déjà effectué deux missions à Harare pour voir comment relancer l'économie et reconstruire le pays. Mais les donateurs occidentaux attendent que le régime de Mugabe applique véritablement des réformes pour débloquer des financements car actuellement les investissements ne sont pas protégés. Ils souhaitent notamment voir partir le très controversé gouverneur de la Banque centrale. La nouvelle équipe au pouvoir estime qu’elle a besoin de 8 milliards 500 millions de dollars américains sur trois ans pour relancer l’économie.
Courrier
Retour sur le discours de Sarkozy à Dakar
2009-05-08
http://pambazuka.org/fr/category/letters/56201
La lecture de l’article plein d’ironie de Venance Konan (http://www.pambazuka.org/fr/category/features/56078) sur le discours insultant de Sarkozy prononcé à Dakar, en juillet 2007, et sur les excuses présentées par Ségolène Royal deux ans après (!), me rappellent un contribution que j’avais faite au débat en septembre 2007, alors que j’étais encore sous le choc des propos tenus par le chef d’Etat français. Le texte avait circulé dans un cadre privé. En réaction à l’article de Venance Konan, je vous le propose
Le Général De Gaulle a écrit jadis : "Vers l'Orient compliqué je suis parti avec des idées simples". Sa leçon n'a pas été suivie par le président Nicolas Sarkozy: il croit sans doute tout savoir. Parti pour l'Afrique avec des notions aussi prétentieuses qu'arriérées, il risque le ridicule.
Selon lui les Africains existent de toute éternité « dans le besoin de croire plutôt que de comprendre, de ressentir plutôt que de raisonner » ; ils habitent un univers « où il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès." Sans doute faut-il n'être que cartésien de pure souche pour apprécier l'univers que Monsieur Sarkozy et les rédacteurs de ses discours habitent et qu'il a décrit dans les propos qu'il a tenus à l'Université de Dakar le 26 juillet 2007.
"Vous qui vivez dans la pré-Histoire!" avait déclaré Charles De Gaulle aux Africains à l'aube de leurs indépendances. Un demi-siècle plus tard, Nicolas Sarkozy nous expose ses théories sur l'homme africain qui «n'est pas assez entré dans l'Histoire et qui jamais ne s'élance vers l'avenir» ! Comme si depuis 50 ans, il ne s'était rien passé dans l'Histoire de l'aventure humaine en Afrique et en France; rien entre Africains et Français, Anglais, Belges, Portuguais, et autres Afrikaners... pour ne citer que cette histoire-la.
En lisant les commentaires des Africains et des Francais sur les propos aberrants du nouveau président français lors de sa premiere visite officielle en Afrique, on remarque la stupéfaction de tous devant tant d'ignorance et d'arrogance :" Sur quel autre continent que l'Afrique un chef d'Etat occidental en visite officielle pourrait-il se permettre de donner pareille leçon… de multiplier des cliches dans une enceinte universitaire...", se demande par exemple Phillipe Bernard dans « Le Monde » du 24 aout 2007.
La reponse se trouve peut-etre dans la préface par laquelle Jean Paul Sartre a présenté le livre de Frantz Fanon intitulé «Les Damnés de la Terre», paru en 1961: "Il n'y a pas si longtemps (Fanon le rappelle) des psychiatres en Congrès s'affligeaient de la criminalité indigène ; ces gens-la s'entretuent, disaient-ils, cela n'est pas normal ; le cortex de l'Algérien doit être sous-développé. En Afrique Centrale d'autres ont établi que "l'Africain utilise très peu ses lobes frontaux." Ces savants auraient intérêt aujourd'hui à poursuivre leur enquête en Europe et particulièrement chez les Français. Car nous aussi, depuis quelques années, nous devons être atteints de paresse frontale..."!
acassam@hotmail.com
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Une erreur historique sur Alexandre Dumas
2009-05-08
http://pambazuka.org/fr/category/letters/56205
Dumas n’est pas devenu une personnalité importante de l’histoire de France parce qu’il était issu de l’esclavage, mais bien pour ses états de service rendu à la nation. Rendre hommage à l’esclavage c’est quelque chose, mais rendre hommage au Général Dumas en est une autre.
L’association de Dumas à la chaîne de l’esclavage ne me parait pas une bonne idée. C’est bien parce que Dumas voulait se libérer des chaînes qu’il est devenu important ; l’associer à des chaînes de l’esclavage c’est comme le rappeler au bon souvenir de ses origines.
L’hommage rendu au général Dumas devrait avoir un lien direct avec sa personnalité et son vécu de militaire hors pair. Pourquoi n’avoir pas choisi une sculpture montrant le général sur son cheval dans ses heures de gloire ? Je ne conteste pas cette sculpture des chaînes brisées, bien au contraire. Mais l’associer au général Dumas est une erreur historique. Cette sculpture doit être un hommage à l’abolition de l’esclavage et à la liberté retrouvé des être humains.
edour972@gmail.com
Arts & livres
Global : Le Nigéria 2e plus grand producteur mondial de films grâce à la vidéo
2009-05-08
http://tinyurl.com/dmuakx
Le Nigeria est devenu le deuxième plus grand producteur mondial de films, derrière l’Inde et devant les Etats-Unis, selon une enquête de l’UNESCO publiée le 6 mai 2009. Les chiffres de l’enquête révèlent que l'industrie cinématographique indienne ou « Bollywood » (déformation de Hollywood, considérée comme la capitale du cinéma américain) a produit 1.091 films de long métrage en 2006 contre 872 productions (au format vidéo) pour l'industrie cinématographique nigériane, désormais appelée « Nollywood ». Quant aux Etats-Unis, ils ont produit 485 grands films.
Femmes & genre
Sénégal : Les femmes dénoncent leur faible représentation dans le gouvernement
2009-05-08
http://tinyurl.com/cra77w
Un collectif d’organisations féminines du Sénégal, le COSEF, a publié un communiqué pour critiquer la composition du gouvernement nommé le 1er mai 2009. Ellles ont exprimé leur déception et dénoncé la sous-représentativité des femmes dans l’équipe mise en place par le nouveau Premier ministre. Parmi les 32 membres du gouvernement, seules 5 sont des femmes. Le COSEF a évalué cette représentativité par un ratio de 15,15%. Ceci constitue une légère amélioration par rapport à la composition précédente (14,70), mais ne satisfait pas les disposition de « la loi qui favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats et postes ».
Droits humains
Burundi : Abolition de la peine de mort
2009-05-08
http://tinyurl.com/c4uewj
Le président burundais Pierre Nkurunziza a promulgué le 22 avril la loi réformant le code pénal, dans lequel la peine de mort est désormais abolie. Plusieurs organisations membres de la Coalition mondiale ont salué ce progrès important dans la région des Grands Lacs africains, l’un des principaux fronts de la lutte contre la peine capitale. Pour les activistes qui ont lutté pour son abolition, la peine de mort a longtemps servi d’instrument de domination des Tutsis sur les Hutus. Ils ont toutefois regretté que la révision du code pénal impose dans le même temps la criminalisation de l’homosexualité.
Guinée-Bissau : Toujours rien 2 mois après l'assassinat du président Vieira
2009-05-08
http://www.africatime.com/gb/index.asp
Il y a deux mois, le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira était tué par des militaires, chez lui, en présence de proches. Mais depuis cette date, des sources judiciaires proches de l'enquête assurent n'avoir aucune "piste sérieuse". Et avant le premier tour de l'élection présidentielle, prévu le 28 juin, la situation reste instable, notamment en raison de divisions au sein de l'armée, véritable colonne vertébrale du pays depuis son indépendance en 1974.
Réfugiés & migration forcée
Afrique du sud : Assouplissement des octrois de visa pour les Zimbabwéens
2009-05-08
http://tinyurl.com/dauvyq
"L'Afrique du Sud a levé les restrictions de visa pour les citoyens zimbabwéens qui visitent le pays pour une période n'excédant pas 90 jours", a annoncé le ministère sud-africain de l'Intérieur dans un communiqué. Cette mesure, temporaire selon le ministère, intervient alors que l'Afrique du Sud a été montrée du doigt pour le traitement réservé aux immigrés, qui se sont agglutinés dans des camps de fortune aux conditions d'hygiène déplorables. A Pretoria, on soutient que cet accord a été signé après deux ans de négociations et vise à favoriser la reconstruction de l'économie zimbabwéenne.
Mali : Les expulsés de France réclament leurs cotisations sociales
2009-05-08
http://tinyurl.com/dxs3vk
L’Association malienne des expulsés (AME) qui se bat depuis quelques années contre les expulsions et pour les droits des migrants, vient d’ajouter une autre corde à son arc, en se positionnant sur le terrain de la réclamation des cotisations sociales des travailleurs africains, notamment les Maliens expulsés de France. A l’occasion de la Fête du travail, le 1er mai, l’AME a publié une déclaration pour dénoncer une injustice qui met en cause les autorités françaises. « Si on expulse un travailleur, il faut également expulser ses droits sociaux », soutient Ousmane Diarra dans sa déclaration en date du 1er mai 2009.
RD Congo : Les déplacés de Kibati dénoncent leurs conditions
2009-05-08
http://fr.allafrica.com/stories/200905050309.html
Les déplacés du camp de Kibati (Nord-Kivu) sont confrontés à plusieurs difficultés de survie. Pour preuve, certains d'entre eux passent la nuit sous des bâches trouées. Leur ration a été réduite à moitié il y a près de 3 mois. Des cas de malnutrition sont déjà enregistrés chez les enfants vivants dans ce camp. Interrogé à ce sujet, un déplacé a déclaré: « Autrefois, on nous donnait 12 kilos par famille. Ce qui n'est pas le cas actuellement où notre ration est réduite à moitié». De son côté, le Programme Alimentaire Mondial indique que «la diminution de moitié de la ration mensuelle est due au fait que la situation de ces déplacés semble meilleure qu'avant».
Tchad : Inquiétudes pour la prise en charge des réfugiés centrafricains
2009-05-08
http://tinyurl.com/cmspw8
Pas moins de 100 Centrafricains continuent d’affluer chaque jour au Tchad, ayant fui pour échapper aux attaques armées menées contre les populations civiles, et aux affrontements qui opposent les rebelles aux forces armées du gouvernement, dans le nord de la RCA. Mais les organisations humanitaires ont des craintes dans l’acheminemetn des vivres et d’autres aides auprès des quelque 18 000 hommes, femmes et enfants réfugiés pour la plupart près de la frontière. Les pluies attendues dans les prochaines semaines les empêcheront bientôt de se rendre auprès de ces réfugiés. Nombre de routes qui mènent aux camps de réfugiés vont devenir impraticables et ils vont être coupés du monde».
Mouvements sociaux
Mauritanie : l’opposition appelle au boycott de la présidentielle
2009-05-08
http://tinyurl.com/dex5ye
Des militants de l’opposition mauritaniennes sont descendus dans les rues le 4 mai pour marcher et dénoncer l’élection présidentielle du 6 juin prochain qu’ils considèrent comme une mascarade. A un mois du scrutin, on enregistre la participation de quatre candidats dont Mohamed Ould Abdel Aziz, le chef de la junte qui a procédé au pustch du 6 août 2008 et qui a démissionné en avril pour pouvoir se préseter à la présidentielle.. Cette marche était la première autorisée depuis ce coup d’Etat.
Sénégal : France Telecom rejeté par les agents de la société nationale
2009-05-08
http://tinyurl.com/d6jz52
L’intersyndicale des travailleurs de la Société nationale des télécommunications du Sénégal (SONATEL) menace d’aller en grève générale si France Télécom (FT) ne renonce pas à sa volonté de devenir actionnaire majoritaire de leur entreprise. Un protocole d’accord avait été signé le 8 avril dernier entre l’Etat du Sénégal et France Télécom. Il devait aboutir à terme à la cession de 9,7 pour cent des actions de l’Etat à FT, moyennant 200 milliards de francs CFA. Une fois entérinée, cette transaction allait faire de la multinationale française l’actionnaire majoritaire de la Sonatel, avec 52 pour cent des actions de la société sénégalaise.
Zambie : Des milliers de Zambiens manifestent contre les licenciements dans les mines
2009-05-08
http://tinyurl.com/c9kv7w
Des milliers de mineurs licenciés et de membres de l'opposition ont manifesté le 2 mai à Kitwe (nord) contre les nombreuses suppressions d'emplois dans les mines et dénoncé l'inaction du gouvernement. Leur marche a rassemblé quelque 6.000 manifestants selon les organisateurs. Plus de 12.000 emplois ont été supprimés depuis août dans les mines en Zambie en raison de la crise mondiale et d'une chute des prix des matières premières, selon des statistiques officielles. Or le cuivre représente 80% des revenus d'exportation de ce pays d'Afrique australe.
Elections & gouvernance
Afrique: Le Conseil de sécurité condamne les coups d'Etat
2009-05-08
http://tinyurl.com/d8oelf
Dans une déclaration présidentielle lue par le président du Conseil de sécurité pour le mois de mai, le représentant permanent de la Fédération de Russie, les membres du Conseil saluent la décision de la Conférence de l'Union africaine de réprouver le retour des coups d'État qui non seulement marquent un recul politique dangereux et un revers grave pour la démocratie mais viennent menacer la paix, la sécurité et la stabilité du continent. Auteur du projet, le représentant de l'Ouganda s'est dit heureux qu'après plus d'un mois de consultations, le Conseil ait élaboré un texte acceptable pour toutes les delegations.
Afrique : Une juge française ouvre une enquête sur trois chefs d'Etat
2009-05-08
http://tinyurl.com/caornv
La doyenne des juges du pôle financier de Paris a jugé recevable, le 5 mai, une plainte de Transparency International visant trois chefs d'Etat africains soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné. Ce qui ouvre la voie à une enquête judiciaire. Le parquet de Paris, qui s'était prononcé contre l'ouverture d'une information judiciaire, disposait de cinq jours pour faire appel. Les chefs d’Etats concernés sont Omar Bongo du Gabon, Sassou Nguesso du Congo et Obiang Nguéma de Guinée équatoriale.
Côte d'Ivoire : Alerte maximum autour du palais présidentiel
2009-05-08
http://fr.allafrica.com/stories/200905050584.html
Dans la fièvre du débat sur la tenue ou non des élections présidentielles en 2009, les « securocrates » du Palais de la République en Côte d’Ivoire ont obtenu du chef d'Eétat-major des Armées, le général de division Philippe Mangou, la mise en alerte maximale des troupes. «Nous sommes vigilants», répond-on du côté du Palais. Les patrouilles pédestres s'accentuent et l'armement lourd (chars, pick-up surmontés de canon) est déployé à travers les rues. Pour les analystes, il s'agit plus ou moins d'une fébrilité, des tenants du pouvoir, un moyen pour donner de la crédibilité à la thèse d'une atteinte à la sûreté de l'Etat.
Côte d'Ivoire : Un officier arrêté après l’incendie d’une cité universitaire
2009-05-08
http://tinyurl.com/cp82uz
Un officier de gendarmerie, présumé commanditaire de l'expédition punitive ayant abouti au meurtre d'un étudiant et à l'incendie de la cité universitaire de Daloa en 2004, est sous les verrous. C'est un exploit. Et il est à inscrire dans la lutte contre l'impunité militaire engagée par le commissaire du gouvernement. Le bilan de la descente punitive, menée par un détachement de la gendarmerie, avait choqué plus d'un. Au lendemain de la survenance des faits, 9 gendarmes avaient été arrêtés avant d'être mis en liberté provisoire.
Gabon : Omar Bongo tire momentanément sa révérence
2009-05-08
http://www.afrik.com/article16730.html
Dans un communiqué lu le 6 mai à la télévision nationale, Omar Bongo Ondimba a annoncé la suspension momentanée de ses activités. A 74 ans, le doyen des chefs d’Etat, durement frappé par le récent décès de son épouse, feue Edith Bongo, s’arrêterait pour effectuer son veuvage comme le veut la tradition gabonaise et pour se ressourcer. Le vice-président de la République, devrait présider le prochain Conseil des ministres.
Guinée : Le président Dadis revient à de meilleurs sentiments
2009-05-08
http://tinyurl.com/ckrwt7
Au pouvoir depuis le 23 décembre 2008 à la faveur d’un coup d’Etat, Moussa Camara Dadis semble avoir une vision pour gouverner son pays autrement. Bien qu’il ait réitéré son engagement à rétablir l’ordre constitutionnel dans un bref délai, la classe politique, les syndicats, la société civile et les chefs religieux commencent à douter de sa sincérité, surtout que, depuis sa prise du pouvoir, il joue au shérif. La junte militaire ne jure plus que par la transition, ce qui n’est pas du goût de la communauté internationale. Il a fallu des ballets incessants à Conakry pour que le jeune capitaine et ses hommes changent d’attitude.
Niger : L'ivresse du trône et de l'uranium pour le président Tandja
2009-05-08
http://www.camer.be/index1.php?art=5533
"Il faut un référendum parce que le peuple demande que je reste". C'est la déclaration faite par le président nigérien, Mamadou Tandja, au journal français Libération le 4 mai 2005. L’interview a été faite à la faveur du lancement de la construction de la mine d'uranium d'Imouraren (le plus grand gisement d'Afrique) au nord du Niger. C'est donc maintenant clair : Tandja, qui doit, comme le veut la Constitution de son pays, quitter le pouvoir au terme de deux mandats consécutifs, tient à rempiler pour une troisième fois. Sachant que la voie parlementaire est semée d'embûches, Mamadou Tandja veut la contourner en ayant recours à l'épreuve du référendum.
Rwanda : Rose Kabuyé, la joker entre Paris et Kigali
2009-05-08
http://tinyurl.com/d5mzw5
Soupçonnée d'avoir fourni une aide logistique aux auteurs de l'attentat contre l'avion présidentiel qui a coûté la vie au président rwandais, Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, et enclenché la machine génocidaire contre les Tutsi, et visée par un mandat d'arrêt, Rose Kabuye, proche collaboratrice du président Kagamé, avait été mise en examen le 18 novembre. Le lendemain, elle était libre. Comment un retournement aussi extraordinaire a-t-il pu se produire ? L’affaire apparaît aujourd’hui comme un mic mac politique monté entre Kigali et Paris, dans la quelle Mme Kabuyé a servi de joker. Aujourd'hui encore, elle refuse de croire qu'elle a été sacrifiée.
Sénégal : un ministre limogé 48 heures après sa nomination
2009-05-08
http://tinyurl.com/c8x7zz
Un ministre nommé dans le gouvernement du nouveau Premier ministre sénégalais, formé le 2 mai 2009, a été limogé 48 heures seulement après et remplacé par … son prédécesseur, avant même la passation de service. Ibrahima Cissé, nommé ministre de l’Industrie, des Mines et des PME avait remplacé à ce poste Ousmane Ngom selon la liste du gouvernement rendue public le 1er mai. Mais M. Ngom a été rappelé lundi dans le gouvernement où il a retrouvé son poste de ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie et des PME. Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement sous l’ère Abdoulaye Wade connaît un léger remaniement avant même l’entrée en fonction de ses membres.
Togo : 29 personnes « impliquées » dans la tentative de putsch détenues
2009-05-08
http://tinyurl.com/cjxgq6
Un groupe de 29 personnes, dont 18 militaires, restent en état d’arrestation pour leur implication dans une présumée tentative de putsch contre le président togolais Faure Gnassingbe. Parmi eux figurent 10 civils, 18 militaires dont 5 officiers, ainsi qu’un officier adjoint de police. C’est la première fois, le 1er mai dernier, que les autorités togolaises donnent le nombre exact de personnes détenues pour leur implication supposée dans la tentative de putsch, qui a conduit à l’arrestation d’un frère du président, soupçonné d’être le cerveau de l’affaire, à la mi-avril.
Corruption
Sénégal : L’ancien Premier ministre Idrissa Seck bénéficie d’un non-lieu
2009-05-08
http://tinyurl.com/de62ko
Ancien homme de confiance du président Abdoulaye Wade, tombé ensuite en disgrâce, Idrissa Seck vient de bénéficier d'un non-lieu total pour des malversations de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA dont il avait été accusé en 2005. Cette mesure judiciaire est intervenue après qu’il s’est rapproché du chef de l’Etat et de son parti. M. Seck, ancien Premier ministre, a eu à être emprisonné pendant sept mois dans le cadre de cette affaire.
Développement
Afrique : Les scientifiques élaborent des pistes de sortie de crise alimentaire
2009-05-08
http://tinyurl.com/dklz7g
La communauté scientifique africaine, face à l'insécurité alimentaire qui sévit sur le continent, a ébauché des pistes de sortie de crise, tout en invitant les pouvoirs publics à afficher une réelle volonté politique. L'Afrique a la capacité d'assurer son indépendance sur le plan alimentaire assurent les participants à la 3e conférence biennale consacrée à la place du savoir dans le repositionnement du continent dans l'économie mondiale, ouverte le 4 mai. Mieux, assurent-ils, au cours d'un des ateliers, le continent est à même d'assurer la nourriture pour le reste du monde. Des pistes de solutions sont même proposées, qui incluent, dans un premier temps, l'abandon des entraves aux échanges commerciaux.
Afrique : Vers une seconde dévaluation du Franc CFA
2009-05-08
http://tinyurl.com/cv8elp
On s’achemine à coup sûr vers une seconde dévaluation du FCFA, 17 ans après la première. Le rapport du FMI daté du 25 avril dernier prévoit une baisse de la croissance des pays de l’Afrique subsaharienne dans l’ordre de 4 points (de 6 à 2%), causée par une baisse drastique des exportations, des transferts d’argent à destination du continent, et la baisse de la demande des matières premières Africaines. D’où la recommandation faite par l’institution internationale, de dévaluer les monnaies africaines. Les conséquences d’une telle décision seront très négatives pour les économies africaines déjà chancelantes.
Congo : La crise financière fait des chômeurs dans le secteur forestier
2009-05-08
http://tinyurl.com/dm47gh
Le secteur forestier, deuxième secteur d'exportation et de création d'emplois au Congo, reste depuis environ huit mois l'un des plus touchés par la crise financière internationale. Les conséquences se font sentir dans le gel des commandes, la fermeture d'entreprises et la perte d'emplois. "A ce jour, près de la moitié des travailleurs du secteur forestier, sur les 9.000 emplois créés, est en chômage technique dans l'ensemble des sociétés forestières, principalement celles implantées dans le nord Congo", souligne le directeur général de l'économie forestière.
Zambie : une compagnie minière licencie 936 ouvriers
2009-05-08
http://tinyurl.com/dgv8cf
Une compagnie minière zambienne a licencié un millier d'ouvriers afin de réduire ses frais, car l'effondrement économique mondial a ébranlé l'industrie des mines dans ce pays d'Afrique australe. Le secrétaire général du syndicat zambien des mines a confirmé le licenciement, précisant que la compagnie a respectivement licencié 368 ouvriers à Mufulira et 568 à Nkana. Il a affirmé que la direction de la compagnie a indiqué qu'il s'agit de la dernière phase de la réduction et qu'elle maintient actuellement 7.500 ouvriers permanents.
Santé & VIH/SIDA
Cameroun: La lutte contre la mouche tsé-tsé reprend après 15 ans de pause
2009-05-08
http://tinyurl.com/df42ef
Depuis 1994, la mission spéciale d'éradication des glossines était dans un état comateux. L'arrêt des activités du bras séculier de l'Etat dans la lutte contre la mouche tsé-tsé avait de la peine à se déployer sur le terrain du fait de la suspension des financements des partenaires au développement. Le 12 novembre 2008 a sonné le début de la fin de l'hibernation, avec la nomination d’un responsable pour relancer la machine. Son installation, le 4 mai 2009 ouvre une nouvelle page dans le combat contre la mouche tsé-tsé…
Cameroun: Les chiffres inquiétants de la malnutrition
2009-05-08
http://tinyurl.com/cn8z7r
Le programme national de fortification alimentaire en micronutriments lancé le 6 mai à Yaoundé a du pain sur la planche. La prévalence du retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans est passée de 23% en 1991 à 32% en 2004, selon les dernières statistiques du ministère de la Santé publique (Minsanté). Des chiffres que les experts de la question jugent en progression au fil des ans. Ils estiment par ailleurs que la malnutrition est impliquée à plus de 50% dans la mortalité infantile au Cameroun. Ce qui en fait un problème de santé publique dans un pays qui, pourtant, affiche des disponibilités alimentaires et des potentialités agricoles importantes.
Côte d'Ivoire : 110 Ivoiriens rentrés du Mexique recherchés
2009-05-08
http://news.abidjan.net/h/329797.html
Cent dix Ivoiriens, dont 35 pharmaciens rentrés du Mexique depuis le 22 avril dernier sont, de sources proches du ministère de la Santé, recherchés dans le cadre des mesures de prévention contre la grippe A/H1N1 déclenchée au Mexique depuis le 6 avril dernier. La question que tout le monde se pose, c'est comment ces personnes ont pu franchir l'aéroport d’Abidjan sans que personne n'ait pu leur poser quelques questions de sorte à pouvoir les suivre.
RD Congo : La maladie qui tue les enfants et les femmes enceintes
2009-05-08
http://fr.allafrica.com/stories/200905060167.html
Des sénateurs, députés nationaux et provinciaux de Kinshasa se sont engagés d'intégrer la problématique du paludisme dans l'action parlementaire, à l'issue d'échange d'informations et de vues organisée récemment à leur intention par la commission socioculturelle de l'Assemblée provinciale. L'engagement a été pris après qu'ils ont pris acte de l’impact de l’épidémie fatale à 180 000 personnes par an, surtout des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes.
Sénégal : 8,7 milliards de la BM pour la nutrition des enfants
2009-05-08
http://www.aps.sn/spip.php?article55294
La Banque mondiale (BM) a accordé au Sénégal un financement de 8,7 milliards de francs CFA destinés aux enfants vivant dans les zones rurales les plus pauvres du pays. Ce financement a été fourni pour la mise en œuvre du Programme de renforcement de la nutrition (PRN) de la BM destiné à améliorer la croissance et la nutrition, par la distribution régulière de micronutriments et de vermifuges. Il s'agit d"'une allocation financière directe et sans condition", qui sera mise en oeuvre à travers une structure d'organisation communautaire.
Éducation
Sénégal: 20 % des cas de viols à l'école sont l'œuvre des enseignants
2009-05-08
http://tinyurl.com/cw7bqn
Dans 20 % des cas de viols recensés sur des filles allant à l'école au Sénégal, les enseignants sont indexés comme étant les auteurs de ces agressions sexuelles. C'est ce qui ressort d'une étude datant de 2008 de la Direction de l'enseignement moyen secondaire général (DEMSG) du ministère de l'Education. L’étude porte sur 46 cas de viols d'élèves et montre que c'est la région de Kolda (sud-est) qui enregistre le triste record des agressions sexuelles contre les filles à l'école.
Sénégal : Pauvres résultats en réussite scolaire
2009-05-08
http://www.seneweb.com/news/article/22702.php
Le Sénégal est 75e dans la préparation des jeunes enfants à la réussite scolaire sur 100 pays en développement. C’est la conclusion du rapport 2009 de l’organisation humanitaire internationale suédoise Save the Children sur « L’état des mères du monde 2009 » publié le 5 mai. Cette étude qui a pour objet de relever « dans quels pays les enfants ont-ils le plus de facilités/difficultés à réussir à l’école ? » montre que 75 millions d’enfants dans le monde ne fréquentent pas l’école primaire. Soit parce qu’ils sont sortis du système scolaire dès les premières années d’étude, ou soit parce qu’ils n’ont jamais eu la chance d’aller à l’école.
LGBTI
Sénégal : Le corps d'un homme présenté comme homosexuel exhumé
2009-05-08
http://tinyurl.com/c4yaxk
Des habitants de la ville de Thiès, dans l'ouest du Sénégal, ont exhumé le 2 mai le corps d'un homme présenté comme homosexuel, qu'ils ne voulaient pas voir enterré dans un cimetière musulman. Cette affaire, placée en Une de plusieurs journaux sénégalais lundi 4 mai, intervient moins de deux semaines après la libération de neuf hommes emprisonnés pour homosexualité, qui a suscité l'indignation de certains dignitaires musulmans. Au Sénégal, pays essentiellement musulman, l'homosexualité est déniée et réduite à la clandestinité. Interdite, elle est passible d'un à cinq ans d'emprisonnement.
Environnement
Afrique du Sud : 12 millions d’abeilles malades à tuer
2009-05-08
http://tinyurl.com/cdf2qr
Quelque 12 millions d’abeilles seront détruites en Afrique du Sud en raison d’une maladie qui tue les larves de ces insectes et menace la production de fruits et légumes, a prévenu l’Organisation nationale des apiculteurs, le 5 mai. La seule façon de lutter contre la loque américaine est de brûler les ruches concernées, annonce-t-on. Deux cents d’entre elles, contenant chacune environ 60.000 abeilles, sont déjà infectées dans le sud de la province du Western Cape (sud-ouest). Les apiculteurs attendent l’aide du ministère de l’Agriculture pour les détruire, prévenant que la maladie pouvait se propager dans l’ensemble du pays.
RD Congo : Un rôle clé à jouer face au changement climatique
2009-05-08
http://fr.allafrica.com/stories/200905060277.html
Avec ses 125 millions d'hectares d'extension, la forêt congolaise représente le 47% du massif forestier de l’Afrique, soit le 8% des forêts tropicales du monde tout entier. A elle seule, la cuvette centrale forme un bloc compact de 100 millions d'hectares de forêt dont la moitié, économiquement exploitable, constitue un énorme potentiel de développement économique. Ce qui fait de la RD Congo un acteur incontournable dans le déploiement de l'effort international face au changement climatique. A Washington, lors des assemblées de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, sous le thème: «Comment le monde va-t-il financer la politique du changement climatique?», le ministre des Finances a insisté sur le role que la RDC pourrait jouer et les appuis dont elle a besoin.
Cameroun : Le Lac Tchad pourrait disparaître d'ici 20 ans
2009-05-08
http://gaboneco.com/show_article.php?IDActu=13404
La Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) vient de lancer un appel à la communauté internationale pour l'adoption de mesures d'urgence visant à sauver le Lac Tchad qui pourrait disparaître d'ici 20 ans. Les sécheresses induites par le réchauffement climatique et l'activité humaine auraient entraîné une chute de 90% de sa surface depuis 1964. Le sommet des chefs d’Etat de la CBLT vient donc de lancer un appel pour sauver le Lac Tchad.
Média & liberté d'expression
Côte d'Ivoire: Libération d’un journaliste français emprisonné
2009-05-08
http://tinyurl.com/dfeeof
Le journaliste français Jean-Paul Ney, incarcéré depuis janvier 2008 en Côte d'Ivoire pour «attentat» et «complot contre l'autorité de l'Etat», est sorti de prison le 6 mai à Abidjan, après que la justice ivoirienne eut prononcé sa «mise en liberté provisoire». Depuis des mois, la France plaidait auprès des autorités ivoiriennes en faveur de sa libération, invoquant des «raisons humanitaires» et l'état psychologique du journaliste. Ce photo-reporter indépendant, âgé de 33 ans, avait été interpellé le 27 décembre 2007 devant le siège de la Radio-télévision ivoirienne (RTI).
RD Congo : Le gouvernement menace de couper le signal de RFI
2009-05-08
http://tinyurl.com/djk8a9
Le ministre congolais de la Communication s’insurge contre le contenu des programmes de Radio France internationale sur la RDC. Le 4 mai, lors de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, il a déclaré que s’il faut fermer le signal de certains médias pour des raisons liées à la sécurité du pays, le gouvernement le fera. Selon lui, « RFI s’amuse à jeter de l’huile sur le feu, et quand nous savons qu’il circule des thèses, selon lesquelles, la RD Congo, ne devrait pas exister dans ses frontières actuelles, parce qu’on ne peut pas le gérer à partir de Kinshasa, on se pose la question de savoir si ce média international là n’est pas au service de cet agenda, tant il s’efforce de nous empêcher de réaliser le programme de normalisation ».
Bien-être social
Côte d'Ivoire : Pourquoi l'électricité coûte si cher
2009-05-08
http://news.abidjan.net/h/329462.html
Les hausses récurrentes des tarifs du courant exaspèrent les ménages en Côte d’Ivoire. En l'espace d'une année, les tarifs d'électricité ont augmenté deux fois. Une épreuve insupportable pour des populations déjà éprouvées par les effets d'une crise devenue interminable. Les mouvements de consommateurs sont sur les dents mais le gouvernement affirme avoir opté pour le réalisme. De la dernière hausse, l'Etat attend annuellement 4 milliards Fcfa sur un chiffre d'affaires d'environ 220 milliards de F CFA.
Plaidoyers & campagnes
Les paysans africains se mobilisent et dénoncent
COPAGEN
2009-05-08
http://pambazuka.org/fr/category/advocacy/56221
Une société sénégalaise, Tropicasem, filiale de la française Limagrain, s’est engagée depuis 2006 dans une demande de certification auprès de l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), pour s’approprier des semences d’oignon dit Violet de Galmi (http://pambazuka.org/fr/category/features/55590). Or il s’agit d’une variété que les paysans africains utilisent depuis plus d’un siècle qu’elle a été mise au point dans un village nigérien dont elle porte le nom, Galmi. Face à cette forfaiture qui risque de les priver de la libre utilisation de ces semences, les paysans africains ont réagi.
Pambazuka News vous propose leur déclaration.
Face à la démarche initiée, auprès de l'Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), par la société sénégalaise Tropicasem, filiale de Limagrain (société coopérative française spécialisée dans la vente de semences), en vue de la certification à leur profit, des semences de l'oignon violet de Galmi, les organisations membres de la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN) Niger réunies en assemblée générale extraordinaire, ce jour, jeudi 16 avril 2009, au siège de la Plate Forme Paysanne, font la déclaration suivante :
Considérant que la variété d'oignon dite « Violet de Galmi » est une variété originalement nigérienne, qui détient son nom de la localité d'où elle a été domestiquée : Galmi est un village de la Commune de Doguéraoua, Département de Birni N'Konni, Région de Tahoua en République du Niger. C'est seulement par la suite, au vu de ses qualités, que cette variété a été vulgarisée dans les pays de la sous région ouest africaine;
Considérant que les communautés locales nigériennes (les paysans), à l'instar des autres paysans du monde, ont des droits collectifs sur les plantes traditionnelles cultivées, qu'ils ont domestiquées et/ou améliorées, et qui constituent leur patrimoine génétique ;
Considérant que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme garantit que «toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété » et que « nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété »;
Considérant que le Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, garantit le droit à la propriété, et la libre disposition, par les peuples, de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ;
Considérant que la souveraineté pour la protection et la sauvegarde de sa diversité biologique est reconnue à chaque Etat, par la Convention de Rio ;
Soucieux du respect des droits sociaux, économiques et culturels, des communautés nigériennes ;
Dénoncent avec énergie, le comportement des sociétés françaises et/ou leurs filiales au Niger, de manière générale, et spécifiquement, la tentative de spoliation orchestrée par Tropicasem, société coopérative sénégalaise spécialisée dans la vente de semences, avec la complicité de la multinationale française Limagrain ;
Considèrent l'action de Tropicasem et de ses complices comme un vol, une confiscation des efforts de plus d'un siècle des communautés d'agriculteurs de Galmi, ainsi qu'une violation des droits de ces communautés locales. Elle constitue, un immense mépris pour les agriculteurs africains en général et les paysans nigériens en particulier.
Dénoncent et condamnent le silence et le mutisme complice des autorités compétentes nigériennes, dont, sans la foire sur les semences organisée au Sénégal, contribueront à sacrifier les intérêts des paysans nigériens et du Niger tout entier;
Interpellent le gouvernement nigérien, à prendre rapidement toutes les dispositions pour contrecarrer la demande de Tropicasem, auprès de l'OAPI, avant la fin du délai réglementaire qui échoit en août 2009, sans préjudice de poursuites judiciaires contre cette société ;
Appellent les organisations de la société civile notamment les organisations paysannes et les personnes ressources, soucieuses du respect des droits humains, de la dignité humaine, de justice, et de l'avenir de l'agriculture paysanne, à unir leurs forces pour soutenir et apporter assistance aux communautés nigériennes, pour faire échec à la tricherie de Tropicasem et de l'OAPI.
* Fait à Niamey, le 16 avril 2009
- La Coordination Nationale de la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN) – Niger
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Conflits & urgences
Burundi : Mutinerie d’enfants soldats dans un centre de démobilisation
2009-05-08
http://www.africatime.com/burundi/index.asp
Plus de 300 enfants soldats issus de l'ex-rébellion des Forces nationales de libération (FNL) du Burundi se sont révoltés le 4 mai contre leurs conditions de vie à la base de Gitega (centre) où ils sont regroupés depuis avril. Ils ont cassé des vitres et fait du tapage toute la nuit et ce matin, ils sont sortis armés de gourdins et ont perturbé l'ordre dans une partie de la ville. Ils réclament une meilleure nourriture, de nouvelles couvertures et ils demandent aussi qu'on les reconduisent chez eux d'autant que la formation qu'ils devaient suivre est terminée depuis un bon moment.
Global : L’arrêt de l’utilisation d’enfants dans les guerres est-il envisageable ?
2009-05-08
http://tinyurl.com/cte7qn
Que de rapports ou autres textes ont circulé et souligné ce qui était fait d’atroces aux enfants utilisés dans les conflits à travers le monde ! Qu’en est-il vraiment de la fin de cette pratique ? S’arrêtera-t-elle un jour ? Les organisations non gouvernementales qui traitent de ces dossiers d’enfants soldats, appelés ainsi car le concept d’esclaves soldats pourrait être usité et cité également, indiquent que des milliers d’enfants sont présents dans cette situation et participent à de multiples conflits mondiaux. Selon les propos d’un haut fonctionnaire d’une armée d’un pays d’Afrique centrale confronté à des guerres dites tribales : " Les enfants soldats sont parfaits parce qu’ils ne se plaignent pas, ne s’attendent pas à être payés et si tu leur dis de tuer, ils tuent… ".
L'ONU craint le déplacement de centaines de milliers de civils
2009-05-08
http://tinyurl.com/c8umv8
Le coordinateur humanitaire de l'ONU a prévenu qu'une intensification des combats dans lest de la RD Congo menaçait d'entraîner le déplacement de centaines de milliers de civils, dans un communiqué diffusé le 2 mai. Les Forces armées de RDC (FARDC), appuyées par la Mission de l'Onu (Monuc), ont décidé de s'attaquer aux rebelles hutu rwandais des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) dans le Sud-Kivu. Ces rebelles, estimés à 4.500 environ ont été en partie réduits dans le Nord-Kivu, à la suite de l'opération conjointe des armées rwandaise et congolaise contre les rébellions, mais ils restent actifs dans les deux Kivus.
Niger : Le président Tandja propose une amnistie aux rebelles touareg
2009-05-08
http://tinyurl.com/cdhyt7
Le président nigérien Mamadou Tandja a rencontré le 3 mai, à Agadez (nord), des rebelles touareg auxquels il a promis une amnistie s'ils déposent les armes. C'est la première fois que le président Tandja accepte de rencontrer des chefs rebelles depuis la reprise de la rébellion dans le nord du pays début 2007, avec l'apparition du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). C'est également la première fois qu'il se rendait dans la zone de conflit depuis plus de deux ans.
RD Congo : Le Rwanda hésite à expluser Nkunda
2009-05-08
http://tinyurl.com/dxwgjf
L'ancien chef rebelle congolais Laurent Nkunda pourrait être transféré du Rwanda vers un pays "neutre" plutôt que vers la République démocratique du Congo (RDC), qui réclame son extradition, a rapporté le 6 mai la radio onusienne Okapi, citant des sources à Kigali. Le ministre congolais de la Justice s'est rendu mardi 5 mai à Kigali pour discuter avec son homologue rwandais de la normalisation des relations entre la RDC et le Rwanda et de l'extradition de l'ex-général Nkunda. Ce dernieer est en résidence surveillée au Rwanda depuis son arrestation le 22 janvier. Kinshasa réclame son extradition pour qu'il réponde des crimes commis durant ses cinq ans de rébellion contre le pouvoir de Kinshasa.
Tchad : Les rebelles invitent Paris à la neutralité
2009-05-08
http://tinyurl.com/dgkjtu
L'Union des forces de la résistance, qui regroupe les principales factions rebelles tchadiennes, appelle « la France et les pays amis » à la stricte neutralité dans la nouvelle attaque qu’elle a déclenchée le 4 mai. L'UFR dénonce le survol de ses positions par des avions de chasses qu'elle se dit pour l’instant incapable d'identifier, mais dont les survols permettent de préparer des bombardements. Les rebelles n’ont pas encore fait connaître leurs intentions. Manifestement ils veulent renverser le régime d’Idriss Deby. Ils demandent à la France de rester neutre dans le conflit interne tchadien. En février 2008, une attaque rebelle dans la capitale avait fait vaciller le pouvoir.
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ISSN 1753-6847

Issa G. Shivji (2009) Where is Uhuru?.