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La verite cover La vérité aux puissants
Une sélection de cartes postales panafricaines

Tajudeen Abdul-Raheem

La mort prématurée du Dr Tajudeen Abdul-Raheem, le jour de la commémoration de la Libération de l'Afrique 2009, a frappé de stupeur le monde panafricain. Cette sélection de cartes postales panafricaines montre quel brillant orfèvre des mots il fut.

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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

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Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
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Food Rebellions! Food Rebellions! Crisis and the hunger for justice Eric Holt-Giménez & Raj Patel.

Food Rebellions! takes a deep look at the world food crisis and its impact on the global South and under-served communities in the industrial North. While most governments and multilateral organisations offer short-term solutions based on proximate causes, authors Eric Holt-Giménez and Raj Patel unpack the planet's environmentally and economically vulnerable food systems to reveal the root causes of the crisis.

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Pambazuka News 334 : Nouvelles formes de colonisation en Afrique

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Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

CONTENU: 1. Urgence, 2. Chroniques, 3. Commentaires & analyses, 4. Nécrologie, 5. Arts & livres, 6. Courrier, 7. Femmes & genre, 8. Droits humains, 9. Réfugiés & migration forcée, 10. Elections & gouvernance, 11. Corruption, 12. Développement, 13. Santé & VIH/SIDA, 14. Racisme & xénophobie, 15. Environnement, 16. Conflits & urgences, 17. Internet & technologie




Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : Le pillage des ressources du continent, une nouvelle vague de colonisation.
COMMENTAIRES & ANALYSES : Israël, la mystique de la violence !
URGENCE : Soudan : 7 millions de Soudanais ont besoin d’aide humanitaire.
NECROLOGIE : Afrique du sud : Décès de Nadine Gordimer, Prix Nobel de la littérature.
ARTS ET LIVRES : Gabon : Le festival «Sourd métrage» s’exporte.
FEMMES ET GENRE : Sénégal : L’AFARD s’indigne et réclame…
DROITS HUMAINS : Afrique : Invisibilité de l’apatride.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Côte d’Ivoire : Un convoi de 400 réfugiés ivoiriens empêchés de rentrer chez eux.
ELECTIONS ET GOUVERNANCE : Burundi : 14 Prix en 10 ans.
CORRUPTION : Gabon : Bientôt des enseignants anti-corruption dans les universités.
CORRUPTION : Côte d’Ivoire : Près de 1900 véhicules de l’Etat disparus après la crise de 2010-2011.
DEVELOPPEMENT : Afrique : Nouveau report de la mise en place d’un régime de monnaie unique en Afrique de l’ouest.
SANTE ET VIH SIDA : Guinée : L épidémie d’Ebola est difficilement contrôlable.
RACISME ET XENOPHOBIE : Afrique du sud : Le parti au pouvoir accuse l’opposition de racisme.
ENVIRONNEMENT : Côte d’Ivoire : Un quart de la production de bananes détruit dans inondation.
CONFLITS ET URGENCE : Centrafrique : Désastre humanitaire en cours pour les réfugiés ;
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Djibouti : Projet de loi sur la cybercriminalité.




Urgence

Soudan : 7 millions de Soudanais ont besoin d'aide humanitaire

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/action/92545

L'Onu a annoncé, mercredi 16 juillet, que le nombre personnes ayant besoin d'aide humanitaire est maintenant proche de 7 millions. Une situation due à l'aggravation du conflit au Darfour et à l'arrivée de nombreux réfugiés en provenance du Soudan du Sud. Depuis fin février, près de 300.000 personnes supplémentaires ont été déplacées ou autrement affectées par les violences, les pires des dix dernières années, ce qui porte à 2,2 millions le nombre de personnes ayant dû quitter leur foyer et vivant dans des camps au Darfour.
A cela s'est ajouté un afflux de 85.000 réfugiés à la frontière sud du pays depuis que des combats ont éclaté en décembre au Soudan du Sud entre les partisans du président Salva Kiir et ceux de son rival Riek Machar, faisant des milliers de morts.

http://bit.ly/1n0lyJy





Chroniques

Le pillage des ressources du continent constituent une nouvelle vague de colonisation.

Nnimmo Bassey

2014-07-21

http://pambazuka.org/fr/category/features/92574


cc DW
Pour Nnimmo Bassey la lutte est holistique pour reconstruire un sens de la productivité basé sur la foi en la capacité inhérente des gens à construire leur propre économie. Le directeur de la Health of Mother Earth Foundation revient sur ses multiples combats.

Amdandla (A) : Comment pourrait-on vous présenter ?

Nnimmo (N) : Je suis Nnimmo Bassey. Je dirige la Health of Mother Earth Foundation (Fondation pour la santé de la Terre Mère) qui est un groupe de réflexion pour l’écologie. Je coordonne aussi Oil Watch International, qui est un réseau de résistance du Sud global. Je suis poète, écrivain et architecte

A: Vous avez une formation d’architecte ?

N : oui

A : Qu’est-ce qui vous a amené à travailler sur les questions pétrolières ?

N : Le problème du pétrole au Nigeria est aussi ancien que moi. Et le problème n’est pas en train de s’améliorer. Quoique moi je m’améliore avec les années ! (rires) Je plaisante. J’ai commencé dans la vie comme militant des droits humains après ma sortie de l’université. Parce qu’à cette époque le Nigeria était sous régime militaire. Les militaires ont gouverné le Nigeria pendant plus de 30 ans, ce qui a réellement affecté les structures politiques du pays. Ainsi, à cette époque nous avions de sérieuses violations des droits humains.

La communauté des droits humains était plus soucieuse de lutter pour de meilleurs conditions de détention, à lutter généralement pour les droits des gens. Moi, j’étais plus préoccupé par les aspects environnementaux, particulièrement par ce qui se passait dans les champs pétroliers avec des multinationales comme Shell, Chevron, Exxon, Agip qui polluaient régulièrement le delta du Niger et détruisaient les moyens de subsistance des communautés.

J’ai aussi grandi au cours de la guerre civile au Nigeria. Le Nigeria a combattu dans une guerre civile contre le Biafra et, à vrai dire, mon village a été sur la ligne de front pendant toute la guerre avec des soldats nigérians vivant dans mon village, pendant que les soldats biafrais vivaient dans le village d’à côté. Ils ne faisaient que jouer à des jeux divers entre eux, mais bien sûr nous ne pouvions pas rester. Nous avons dû quitter au début de la guerre. J’étais alors un petit garçon et je suis parti avec mes parents. Mais avant que nous ayons quitté le village, j’ai vraiment vu la méchanceté humaine : des innocents tués, partout des cadavres, des enfants abandonnés par leurs parents. Parfois je me souviens des voix que j’ai entendues alors. Ainsi lorsque je vois des situations où les gens sont opprimés ou qu’on leur nie leurs droits, je suis réellement offensé.

A : Pouvez-vous préciser l’échelle de la destruction que ces différentes compagnies ont causées dans le delta du Niger ?

N. Oui. C’est mieux de voir par soi-même mais je vais essayer. Nous avons en moyenne une fuite de pétrole par jour dans le delta du Niger. En fait, si vous vous souvenez du déversement de pétrole de l’Exxon Valdez en 1989, ou quelque chose comme ça, vous avez l’équivalent de ce déversement chaque année dans le delta du Niger. C’est vraiment compliqué. Parce que les déversements d’Exxon, ou celui du golfe du Mexique avec BP, ont donné lieu à de sérieux efforts de nettoyage. Au Nigeria il n’y a pas ce genre d’efforts sérieux de nettoyage.

Si vous visitez le delta aujourd’hui, vous pouvez voir, dans un endroit appelé Ebubu Ejama où il y a eu un déversement en 1970, le pétrole qui est toujours visible ; il n’a pas été nettoyé. Ce que la compagnie pétrolière a fait, c’est construire une barrière autour et stationner des militaires pour protéger le déversement. Mais il y a des milliers de fuites et déversements.

Vous pouvez visiter certaines communautés et vous trouverez les criques et les cours d’eau couverts de pétrole brut et pourtant les gens doivent boire cette eau. L’exemple le plus clair est le cas de l’Ogoniland où le Programme des Nations Unies pour l’environnement a publié un rapport il y trois ans, qui disait que toutes les eaux de l’Ogoniland étaient contaminées. Toute l’eau !

Lorsque les gens vivent dans un environnement tellement toxique, il n’est pas surprenant que l’espérance de vie soit très basse. C’est une situation désespérée. Mais c’est quand même mieux que dans d’autres parties du delta du Niger. Parce que l’extraction du pétrole a trouvé un terme en 1993 lorsque Shell a été expulsé par le Movement for the survival of the Ogoni People (le Mouvement pour la survie du peuple ogoni)

Une chose qui est vraiment perturbante dans le delta du Niger est que les multinationales sont vraiment douées pour déformer les histoires. Ils amènent des journalistes étrangers et locaux pour faire ce qu’ils appellent un tour de la pollution du delta. Ils les emmènent en hélicoptère, pointant les endroits où la pollution a lieu, prétendant que ce n’est pas eux qui causent la pollution mais les communautés locales.

A : Dans le cadre de votre travail. Comment avez-vous défendu les communautés vivant dans cette région ? Vous avez dit qu’il n’y a eu aucun nettoyage ?

N : Non, aucun nettoyage. Ils vous diront bien sûr qu’ils ont nettoyé. Et ils vous montreront des certificats selon lesquels ils ont nettoyé. Des certificats signés. Mais ces certificats ne valent rien.

Nous travaillons avec ces communautés de nombreuses façons. Je crois que la chose la plus effective que nous faisons, c’est partager les connaissances avec elles, pour qu’elles connaissent les outils disponibles, les lois qui ont trait aux opérations pétrolières dans le pays et qu’elles sachent comment faire usage de ces outils pour défendre l’environnement afin de prévenir davantage de dommages.

Ainsi nous soutenons les communautés dans des procès contre l’Etat et les multinationales. Nous travaillons avec elles sur les dangers… Je veux dire les dangers physiques qui résultent des déversements de cru et des torchères. Parce que parfois, là où les communautés tentent de trouver un emploi dans le secteur, elles veulent des contrats de nettoyage pour nettoyer la pollution. En attendant, les firmes locales n’ont pas les compétences suffisantes pour ce genre de nettoyage, ils n’ont pas l’équipement. Nous disons aux personnes de ces communautés "Ne prenez pas ces emplois". Vous devriez insister pour que l’environnement soit proprement nettoyé là où il y a des déversements.

L’autre chose que nous faisons, c’est mettre les communautés en relation les unes avec les autres pour qu’elles partagent leur histoire et se renforcent. Nous organisons des échanges entre pays africains.

A : Par exemple, lorsque vous parlez de partage des connaissances légales, est-ce vraiment effectif dans un pays comme le Nigeria où les processus judiciaires sont notoirement difficiles ? C’est très difficile d’obtenir justice par ces moyens ?

N : Si nous considérions les difficultés et la peine qu’on a à obtenir ce que nous voulons, nous renoncerions. Il n’y aurait pas besoin de militants. J’allais mentionner cela précédemment. En 2005, nous avons obtenu un jugement contre les torchères et ceci était très inattendu. Et les juges ont déclaré : "Voyez-vous, cela va à l’encontre des droits constitutionnels de ces communautés que de brûler les gaz par des torchères parce que vous leur nuisez. Vous devez faire des plans pour mettre un terme aux torchères et les arrêter." Ils n’ont pas arrêté. A ce jour, il y a des torchères dans cette communauté, mais la compagnie a été secouée lorsqu’elle a compris qu’il pouvait y avoir des jugements contre elle. Ceci donc était significatif. Récemment, nous avons aussi travaillé avec quatre communautés dans le delta du Niger afin de traduire Shell en justice à La Haye. Le verdict a été que trois des cas étaient non recevables. Mais pour un cas, Shell a dû rendre des comptes. Ainsi ce genre d’activité les met à l’épreuve et aide les communautés à savoir qu’au moins, quelque part, elles peuvent obtenir justice, peu importe combien de temps cela prendra et combien insatisfaisant cela peut être.

A : Outre le pétrole, vous avez travaillé sur d’autres sujets comme les organismes génétiquement modifiés et les questions de souveraineté alimentaire. Qu’est-ce que vous pouvez me dire sur ces sujets ?

N : Oui. Mon premier engagement date de 2002 lorsque la Zambie connaissait une certaine pénurie alimentaire et a eu besoin d’assistance. La communauté internationale a offert du maïs Ogm et la Zambie a déclaré qu’à moins que ce maïs soit moulu elle ne l’accepterait pas. Ce fût une grande bataille politique. Et il y avait des propos comme "Comment la Zambie, un pays affamé peut-il exiger le genre de nourriture qu’il veut ? Ne sait-il pas que les gens meurent ? Comment peut-il perdre du temps alors que les gens meurent de faim ?"

La pression était énorme. Parce que s’ils vous envoient du grain Ogm entier, des grains vont germer et pousser dans votre pays et ainsi vous aurez une contamination. Raison pour laquelle la Zambie insistait pour que le maïs soit moulu. Finalement, la Zambie n’a pas accepté l’aide alimentaire. Avant cela, elle a réussi à remédier à la pénurie parce qu’il y a toujours de la nourriture quelque part dans la région. Et ce sera le genre de nourriture que les gens connaissent, quelque chose à quoi ils sont accoutumés, plus bénéfique pour eux que si quelqu’un leur amène des choses étrangères que les gens ne mangent pas ; ce qui changeraient leurs habitudes alimentaires et leur culture.

C’est ce genre de politique qui m’a amené à m’engager dans les questions alimentaires. Parfois ce n’est pas juste la question qu’il n’y a pas de nourriture. Il y a d’autres facteurs qui empêchent l’accès à la nourriture comme des infrastructures insuffisantes, des barrières politiques et aussi les intérêts de certains à fournir de l’aide alimentaire parce qu’elle devenue un très important business. Ce n’est pas de l’aide. Ce n’est pas un cadeau. Ce n’est pas gratuit. Ce n’est que dans l’urgence, dans une guerre ou quelque chose de cette nature, que vous pouvez obtenir de la nourriture gratuitement.

La question de la manipulation génétique en Afrique est une grande question parce que l’Afrique semble être la dernière frontière. L’industrie de la biotechnologie ne parvient pas à pénétrer l’Europe malgré ses meilleurs efforts et même aux Etats-Unis, elle progresse clandestinement en évitant que les gens sachent ce qu’ils mangent.

En Afrique, parce que nous avons de petites fermes, que 70% de la population est engagée dans ces petites fermes, ceci pourrait représenter un grand marché pour l’industrie de la biotechnologie. Cela n’a pas été facile pour eux parce qu’ils ont l’habitude de traiter avec les grandes exploitations industrielles. Ils ont donc eu de la peine à essayer de prouver que les petits paysans peuvent aussi bénéficier de ce genre de technologie qui requiert de la mécanisation, toutes sortes d’intrants chimiques qui sont au-delà des moyens de ces petits paysans. Les partisans des Ogm prétendent qu’elles offrent un meilleur rendement, demandent moins de labeur, nécessitent moins d’intrants chimiques. La preuve est faite que ceci est faux. Chaque année, ils nécessitent davantage de produits chimiques. Leur rendement n’est pas nécessairement supérieur.

Je me souviens de l’époque où l’industrie de la biotechnologie produisait le riz doré supposé avoir une teneur plus élevée en vitamine A. Des scientifiques indépendants ont démontré que vous devez manger 5 kilos de ce riz par jour - qui est-ce qui mange 5 kilos de riz par jour ? - pour avoir l’équivalent en vitamine A de deux carottes. Ce ne sont pas des façons de mentir ainsi et de manipuler les gens concernant vos produits. Au Nigeria, ils font des essais en plein champ de manioc génétiquement modifié. Une fois que l’une de ces variétés est sorti dans l’environnement, vous ne pourrez simplement pas l’extirper parce qu’elle ressemble à toutes les autres. Les gens croient que tout ce qui est Ogm sera très gros et fabuleux ! Mais ceci n’est pas nécessairement vrai. Ça fait juste partie du mythe.

A : Vous avez toutes ces différentes choses qui ont lieu dans différentes parties du continent. Vous vous intéressez aux Ogm, vous vous intéressez de plus en plus à l’industrie d’extraction des compagnies multinationales dans le pétrole, le gaz, les minerais et vous voyez aussi ces solutions basées sur le marché comme solution aux problèmes écologiques qui est en elle-même un entreprise à but lucratif. Par exemple nous avons des choses comme la Révolution verte, comme Agra, Alliance for a Green Revolution in Africa. Comment pensez-vous que les gens sur le continent peuvent s’organiser pour lutter contre l’industrie d’extraction mais également pour ne pas entrer dans le discours néolibéral qui veut lutter contre les problèmes de l’environnement par des initiatives lucratives ? Que faire sur ces deux questions ?

B : (rires) Ce sont des problèmes compliqués ! L’attaque sur le continent est en effet une nouvelle vague de colonisation. Il y a une colonisation écologique et une colonisation de l’extraction. Nos pays, nos gouvernements tombent dans le piège croyant que quelque chose désigné comme "investissement étranger direct" est une bonne chose. Ainsi ils assouplissent toutes les lois, suppriment les taxes, etc. Ils font n’importe quoi pour attirer ceux qui veulent investir. Ils vendent nos terres. Et puis, bien sûr, il y le marché écologique néolibéral qui considère les forêts comme des puits à carbone. Et les gouvernements s’éloignent de la population. Il doit donc, un jour, y avoir des répercussions politiques.

Je pense que nous devons accroître l’organisation politique dans nos pays afin de s’assurer que les politiciens travaillant avec des prédateurs soient tenus à l’écart des affaires de l’Etat autant que faire se peut, ou qu’ils soient éconduits lorsqu’ils se présentent aux prochaines élections. Mais c’est un lent processus que de faire comprendre aux gens les imbrications de toutes ces choses.

A : Comment faites-vous pour faire comprendre cela aux gens ? Par exemple, leur faire comprendre la façon dont AGRA se vend, en usant du langage des petits paysans, leur promettant de leur fournir des ressources. Quand ils font usage du discours des petits paysans, comment les gens peuvent-ils comprendre qu’il n’a pas la signification qu’il semble avoir ?

B : C’est très difficile, particulièrement avec les arguments d’Agra parce qu’il s’agit du langage juste. Ils n’admettront pas qu’ils veulent introduire les Ogm ou quelque chose de cette nature. Ce n’est pas facile pour ceux qui croient leur narration de changer d’avis. Mais c’est une chose, comme je l’ai dit précédemment, qui appelle une longue lutte. Inévitablement, la vérité se fait jour. Nous espérons qu’elle n’arrivera pas trop tard. C’est comme pour ceux qui ont vu le désastre du delta du Niger.

Imaginez ce qui se passe en Ouganda. On fore du pétrole sur les rives du lac Albert. Or le lac Albert est une des sources du Nil. Par ailleurs quand est-ce que les gens vont se réveiller pour découvrir qu’ils n’ont plus de terres parce qu’elles ont toutes été vendues ? Quand allons-nous comprendre que les minerais, quel qu’ils soient, ne profitent pas à ceux qui vivent là où sont les mines ? La lutte est holistique. Nous devons la considérer sous tous ses angles et reconstruire un sens de la productivité basé sur la foi en la capacité inhérente des gens à construire leur propre économie. Nous devons redéfinir le chemin du progrès. Où voulons-nous aller ? Nous avons du pain sur la planche.

Audio interview here: http://bit.ly/1n3KJuN


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** Nnimmo Bassey est co-fondateur de Environmental Rights Action (ERA), une ONG nigériane, connue aussi sous le nom de Friends of the Earth Nigeria (Amis de la Terre). Bassey a été impliqué dans la lutte contre l’exploitation du pétrole dans le delta du Niger. En 2010, il a reçu le prix Right Livelihood - Entretien accordé à Zahra Moloo du journal kényan Amandla – Texte traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger

*** Veuillez envoyer vos commentaires à [email protected] ou commentez en ligne sur le site de Pambazuka News

**** Les opinions exprimées dans les textes reflètent les points de vue des auteurs et ne sont pas nécessairement celles de la rédaction de Pambazuka News


Agriculture familiale paysanne ou agrobusiness : un choix de projet de société à Madagascar

Tany

2014-07-21

http://pambazuka.org/fr/category/features/92578


cc AGI
Dans le cadre de ses actions pour la défense des terres malgaches et pour le soutien au développement des citoyens et paysans malgaches, le Collectif Tan réclame depuis quelques années la mise en place d’une politique agricole malgache cohérente qui développera l’agriculture familiale et permettra une alimentation décente et suffisante pour la majorité de la population du pays. Dans l’attente et au vu des évènements actuels, le Collectif tient à partager ses inquiétudes et questionnements.

COMMENT L’AGROBUSINESS S’IMPOSE A MADAGASCAR

UN PROJET D’INVESTISSEMENT SANS REELLE CONCERTATION
La Grande Île se trouve engagée dans un projet phare conçu par la Commission de l’Océan Indien (Coi) sous le slogan « Madagascar, grenier de l’océan indien » (1), qui a pour ambition de renforcer la sécurité alimentaire et l’intégration régionale. En fait, il parie sur des monocultures intensives (riz, maïs, oignons, grains secs, par exemple) pour alimenter la sous-région et conquérir d’autres marchés à l’exportation.

Ce plan élaboré en pleine crise politique sans aucune consultation de la population malgache, avance inexorablement. Le Conseil des ministres de la COI du mois d’avril 2014 a décidé l’organisation d’une conférence des bailleurs pour concrétiser des projets d’investissements sur les trois régions pilotes cibles du Menabe, Sofia et Vakinankaratra, avant le 4e sommet de la Commission de l’Océan Indien qui se tiendra à Moroni le 26 juillet (2), alors que la présidence de la Coi est assurée actuellement par Madagascar. Ce projet de la Coi constitue une menace pour l’agriculture familiale, il se détourne des paysans, véritables laissés pour compte (3).

Force est de constater que cette tendance se généralise : l’agrobusiness s’impose à marche forcée. Plusieurs documents sur l’agriculture malgache en témoignent.

UNE STRATEGIE LIBERALE AFRICAINE CRITIQUEE
Madagascar a adhéré, depuis 7 ans, au Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique ou Comprehensive Africa Agriculture Development Program (Ppdaa/Caadp) mis en place en 2003 dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Ce programme est un ensemble de principes visant à guider les stratégies et programmes d’investissements des pays africains.

Une Note d’orientation politique 2014 à 2025 du Programme sectoriel agriculture, élevage, pêche (Psaep-Caadp) a été validée, précisant que ces « trois sous-secteurs englobent 75% de la population nationale, 86% de l’ensemble des emplois et 60% des jeunes » (4).

Le 21 octobre 2013, les parties prenantes malgaches (5) puis le 13 juin 2014, le gouvernement malgache et le Comesa – Marché commun de l’Afrique orientale et australe – ont signé un Compact ou Pacte national pour soutenir la mise en œuvre du PSAEP-CAADP (6). Le 4 juillet 2014, une conférence internationale intitulée « L'Agriculture à Madagascar : Comment réaliser la révolution dans le Secteur Agricole ? » s’est tenue à Antananarivo. (7.a) «Ses recommandations seront regroupées dans un livre et remises à l’Etat » (7.b).
Ces avancées récentes du programme agricole du Nepad à Madagascar interviennent après une interruption en 2009 liée à la crise politique.

Pendant ce temps, d’autres pays africains ont appliqué le Ppdaa/Caadp. Des organisations de la société civile des pays concernés ont effectué un bilan de plans nationaux d’investissement élaborés dans ce cadre (8). Leurs recommandations publiées en janvier 2014 rejoignent celles formulées par des organisations paysannes africaines dès 2005 : appliquer une politique plus orientée vers l’agriculture familiale, adopter une vision de l’avenir qui libère l’Afrique de la famine et de la malnutrition et exporter les excédents (9).

Mais au bout de 10 ans d’application, le programme agricole du Nepad ignore toujours ces recommandations. Au contraire, il insiste pour sa mise en œuvre au niveau de chaque pays, sur la nécessité d’accélérer l’obtention de résultats et d’ «augmenter l’agressivité de l’entreprenariat africain dans l’agrobusiness » (10).

POURQUOI LES PAYSANS MALGACHES RISQUENT DE TOUT PERDRE

LES NON DITS DU PROGRAMME AGRICOLE A MADAGASCAR
Comme tous les programmes Ppdaa/Caadp africains, les engagements du gouvernement malgache jusqu’en 2025 incluent l’affectation annuelle d’au moins 10% du budget national au secteur Agriculture Elevage Pêche et un objectif de 6% de croissance agricole par an, ainsi qu’une assurance d’ «équilibrage entre les approches de lutte contre la pauvreté et celles de croissance économique dans l’affectation des ressources »(6.a).

Les responsables malgaches confirment qu’il ne s’agit pas d’une politique agricole et leurs opinions sont intéressantes. Selon la presse, le ministre de l’Agriculture a précisé le 21 octobre 2013 que «si nous n’avons pas signé ce compact aujourd’hui, nous n’aurons pas les financements dont on pourrait bénéficier des partenaires techniques et financiers pour développer notre économie et surtout le milieu rural »(5).

De son côté, une responsable parlant des projets et programme intervenant dans le domaine du Plan d’Action pour le développement rural, a déclaré que « leur mise en œuvre qui se fait partiellement ou pas du tout explique la quasi absence de résultats palpables. [..] Les politiques doivent désormais tenir compte de notre capacité de mise en œuvre et de nos moyens financiers. Il faut apporter des mises à jour et des améliorations, au lieu d’élaborer un document épais qui ne sera même pas utilisé »(11)

Parmi les défis à relever, le Programme sectoriel Agriculture Elevage Pêche malgache déclare viser un accroissement « rapide » de la productivité, aussi bien au niveau des exploitations familiales et pêcheurs que pour les petites et grandes entreprises ». (4) Ce qui frappe, c’est que nulle part les mots « paysans » et « paysannerie » n’apparaissent dans les documents du Psaep-Caadp. Cette omission en dit long.

Deux questions majeures interpellent le Collectif Tany :

- Pourquoi l’identité des structures qui ont signé le Pacte national (Compact) n’est-elle pas indiquée clairement sur la page de signature ? Deux signatures existent, l’une « Pour les partenaires techniques et financiers », l’autre « Pour la Communauté économique régionale ». Cette absence de transparence soulève une autre question : le représentant du Comesa dont la participation a été mentionnée dans la presse, signait-il uniquement pour cette institution ou pour l’ensemble des institutions qui figuraient dans le premier projet de texte du Compact parmi les financeurs potentiels, à savoir l’Union africaine, la Communauté de l’Afrique australe et orientale (Sadc) et la Commission de l’Océan Indien (Coi) ? 


- Quelles seront les conséquences pour les paysans de la création des « deux millions d’ha de zones d’investissement» (4) « promus et sécurisés avec le secteur privé » (6.a) annoncée et celle « de zones d’investissement au sein de chaque pôle de développement [qui] constitue la principale stratégie pour l’extensification (4)». ? L ‘idée de « migration » évoquée lors de la conférence à Antananarivo du 4 juillet devra éviter de déplacer les paysans de leurs terroirs. Il faut plutôt les maintenir sur les terres fertiles où ils sont installés et étendre les surfaces destinées à l’agriculture familiale paysanne.

DEUX MODELES AGRICOLES INCOMPATIBLES
Un autre document éclaire les risques qui pèsent sur les paysans malgaches.

- Le « Recueil de notes de politique pour Madagascar - Opportunités et défis pour une croissance et résiliente », édité par la Banque Mondiale en mai 2014, soutient plus explicitement l’agro-industrie et mentionne également ce terme d’extensification. Le chapitre relatif à l’agriculture préconise « l’extensification comme une option pour l’avenir, des initiatives pour assurer le rebond rapide du secteur de l’agro-industrie, ainsi que des règles claires pour l’octroi de nouvelles concessions ».

L’auteur annonce clairement que « la commercialisation de l’agriculture se fera au détriment de ceux qui ne pourront pas affronter la concurrence ». Et d’affirmer que la croissance de l’agriculture alimentée par l’amélioration de la productivité devra certainement être accompagnée [..] d’un important exode des populations rurales vers « les zones urbaines riches en emplois (sic) ». Cela confirme les conséquences redoutées du développement de l’agrobusiness à Madagascar, à savoir :

- d’une part, l’agriculture familiale paysanne risque de disparaître progressivement à cause du rapport de forces inégal si on laisse les deux modèles de production se développer en libre concurrence,

- et d’autre part, il résultera un exode inévitable des populations rurales vers les zones urbaines car les entreprises agricoles ne pourront pas fournir autant d’emplois que l’agriculture familiale paysanne. Par contre, l’auteur ne se trompe-t-il pas sur la situation des zones urbaines malgaches car elles ne sont pas « riches en emplois » ?


Le Collectif Tany continue à espérer que les responsables et décideurs malgaches opteront de manière résolue pour l’agriculture familiale paysanne dans leur décision sur la politique agricole nationale. En effet, dans un pays à vocation rurale comme Madagascar, choisir la politique agricole revient à choisir un projet de société :

- Prioriser l’agro-industrie amènera l’enrichissement rapide d’une minorité d’investisseurs et entrepreneurs nationaux ou étrangers dont la rentabilité de leurs entreprises sera l’objectif principal. La forte mécanisation inséparable de la haute productivité de l’agro-industrie limitera les emplois salariés agricoles. Ce choix produira à terme une société dont les exportations de produits agricoles augmenteront mais dont la majorité de la population s’appauvrira et survivra au moyen des aides alimentaires et des produits vivriers importés de qualité douteuse (12).

- Choisir une politique axée sur l’agriculture familiale paysanne, sécurisant l’accès des paysans à la terre et à l’eau, facilitant la disponibilité d’intrants et de petit matériel, formant à différentes techniques agro-écologiques et modernes visera à augmenter la production locale et à assurer une alimentation adéquate pour tous les membres de chaque famille rurale et urbaine, sans dépendre des fluctuations des marchés mondiaux. Une telle politique favorisera une meilleure répartition des richesses produites par le secteur agricole entre la majorité de la population malgache, et permettra ensuite une exportation des excédents.

La définition d’une politique agricole cohérente et réaliste, s’appuyant sur les ressources naturelles et humaines du pays devient indispensable. Pour que l’agriculture contribue de manière importante au développement de l’ensemble du pays, cette politique devra garantir des revenus et des conditions de vie décentes à la majorité de la population qui est constituée actuellement de paysans et de petits exploitants. Le Collectif Tany partage ainsi l’opinion des entités et structures qui se sont exprimées en faveur de l’agriculture familiale paysanne dans le choix à effectuer à Madagascar.

Dans le prochain article, le Collectif TANY apportera d’autres arguments pour appuyer ce choix, notamment en présentant des réalisations et expériences positives des paysans et organisations paysannes malgaches.

Paris, le 17 juillet 2014


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** Tany : Le Collectif pour la Défense des Terres Malgaches

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REFERENCES
1. ) Madagascar grenier de l’Océan Indien : Des engagements à risques à mener avec précaution. http://terresmalgaches.info/spip.php?article65

2. ) http://bit.ly/Um9PsU

3. ) Madagascar grenier de l’Océan Indien : que les paysans ne deviennent ni les oubliés ni les victimes. http://terresmalgaches.info/spip.php?article74

4. ) Note d’orientation politique 2014 à 2025 du Programme Sectoriel Agriculture Elevage Pêche (Ppdaa/Caadp)


5) Compact Ppdaa/Caadp. Relance agricole à partir de 2014 : http://www.lanation.mg/article.php?id=7275

6) a/ http://caadp.comesa.int/wp-content/uploads/2014/06/Madagascar-Compact.pdf 

 b/ http://bit.ly/1puBMbT

7) a/ http://bit.ly/1p17gVC b/ http://bit.ly/1k893fE

8) http://bit.ly/1kBToAy

9) Les agriculteurs prennent la parole. Visions et recommandations des organisations paysannes africaines : http://www.ifad.org/pub/pa/farmer_f.pdf 



10) The CAADP 10-year Results Framework – Accelerating CAADP country implementation. A guide for implementors. 


11) http://bit.ly/1wPORzm

12) Riz importé : interdit de vente : http://bit.ly/1k89bf8


«MarocAfric» ou l’investissement marocain en Afrique subsaharienne

Salaheddine Lemaizi

2014-07-21

http://pambazuka.org/fr/category/features/92575


cc TG
L’investissement marocain en Afrique subsaharienne a trois implications pour le Maroc. Secundo, la ruée tardive des entreprises marocaines sur l’Afrique est aussi le signe de l’échec de la politique commerciale orientée pendant 50 ans vers l’Europe. Tertio, les investissements directs étrangers marocains sont surtout spéculatifs. Loin des discours de convenances, la « coopération » économique entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne obéit aux mêmes règles que celle liant l’Afrique à l’Europe

Le régime marocain et son réseau d’hommes d’affaires affichent un appétit pour les marchés africains. Ils sont en train d’exporter leur « savoir faire » dans la prédation des richesses au-delà des frontières marocaines.

Cet intérêt retrouvé pour « l’africanité » du Maroc donne lieu depuis des mois à des torrents de débats et de publications qui reproduisent avec complaisance ce discours monnayé à coup de publicité et de chèques de sponsoring. Ainsi, un vocabulaire de circonstance émerge : « L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique », « la coopération Sud-Sud », « un partenariat win-win », « l’esprit du partage marocain », « Casa, hub africain ».

Ce florilège d’expressions dissimule mal les vraies raisons de l’intérêt pour un continent qui n’a jamais suscité un engouement particulier de la part de la classe politique marocaine et encore moins des milieux d’affaires. Cet intérêt se résume en deux mots : sous-impérialisme et business.

Ce texte tente d’apporter une lecture critique à la nature des relations économiques entre le Maroc et l’Afrique. Dans un premier temps, nous allons dresser le tableau des échanges entre le Maroc et les autres pays du continent. Puis, nous allons placer cette « offensive » marocaine dans un cadre international, pour ensuite expliciter les implications internes de ces investissements marocains. En conclusion, nous monterons les contradictions flagrantes du Maroc sur ce sujet.

LE ROI ET « SES AMIS »

« La coopération entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne a été marquée dans un premier temps par l’implication des entreprises publiques marocaines dans la mise en œuvre de projets d’infrastructures, assainissement, électrification, gestion des ressources en eau et irrigation », note le ministère des Finances marocain. Ainsi, l’Office national de l’eau et de l’électricité (Onee) marocain est présent dans 15 pays africains. Sa branche d’eau a remporté en 2007 le marché de la gestion déléguée de l’eau potable et de l’assainissement au Cameroun.

« Cette coopération a connu, dans un deuxième temps, l’association du secteur privé qui est actuellement présent dans des domaines variés (mines, tourisme, télécommunications, banques, habitat social…) », explique le ministère des finances. Ceci se traduit aujourd’hui par la présence de quatre catégories d’acteurs. Le premier est la Sni, le holding royal. Sa banque Awb est présente dans 11 pays africains, Managem, sa société d’extraction minière exploite des mines d’or au Soudan, en Ethiopie, au Congo Brazzaville, en Mauritanie et au Gabon et des mines de cuivres et de cobalt en Rdc.

Le deuxième groupe d’acteurs rassemble des entreprises publiques qui investissent sous l’ordre du pouvoir politique. Dans un pays où la séparation entre argent public et privé est floue, ces investissements directs étrangers (Ide) du Maroc font partie aussi de la première catégorie. Dans cette liste, nous classons la Banque centrale populaire (Bcp) qui détient 7 banques africaines, l’Office chérifien des phosphates (OCP) qui commence à exporter ses engrais en Afrique subsaharienne, Royal air Maroc (Ram) avec ses 30 lignes aériennes dans les capitales de l’Afrique et ses 15 bureaux de représentation de la compagnie. Dans cette catégorie, il faut ajouter l’Onee et la Cdg, banque publique d’investissement qui s’intéresse également au continent noir.

Pour le troisième type d’acteurs, nous trouvons les grandes entreprises ou filiales de multinationales présentes au Maroc bénéficiant des réseaux politico-affairistes entre la monarchie et les régimes d’Afrique subsaharienne. Citons la banque Bmce, omniprésente à travers la Bank of Africa dans 20 pays. Maroc Telecom est un autre acteur de premier plan dans la « MarocAfric ». Cette ex-filiale du français Vivendi, aujourd’hui détenue par les Emiratis d’Etissalat, est devenue un des géants des télécoms en Afrique. Elle contrôle 12 entreprises de télécom. Ajoutons également Saham Finances, spécialiste de l’assurance présent dans 19 pays, Cema-Bois de l’Atlas présente au Gabon et détenue par le groupe de Karim Lamrani, ex-premier ministre sous Hassan II, les sociétés de promotion immobilière et de Btp (Addoha, Alliances, Somagec, etc.).

Enfin, la dernière catégorie d’acteurs comporte des entreprises de taille moyenne qui investissent en Afrique subsaharienne dans le secteur des nouvelles technologies (M2M, Hps, Ib Maroc, Cbi, Gemadec, etc.) ou de l’industrie pharmaceutique (Sothema, CooperPharma). Ces entreprises bénéficient également des « réseaux » marocains, mais elles sont moins favorisées que les trois premiers types d’acteurs gravitant autour de la « galaxie royale ». Malgré ces quelques différences, tous ces agents économiques convergent vers un même but : tirer le maximum de profit de l’Afrique subsaharienne.

Globalement, et malgré la forte présence dans certains secteurs (finance et télécoms), la présence marocaine en Afrique demeure faible. Les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne représentent à peine 7% des exportations du Maroc et 2,6% du commerce marocain. Les échanges commerciaux du royaume avec l’Afrique ont certes augmenté ces dernières années de 20%, soit une hausse de plus de 1,5 milliard de dollars, mais ils demeurent faibles par rapport à d’autres acteurs de poids sur le continent. Le Maroc exporte entre autres des produits alimentaires (37%), chimiques (20%), machines et matériels de transport (21%). Le pays importe des combustibles (51%), des minerais et métaux (14%) et des produits alimentaires (10%). Les Ide du Maroc en Afrique subsaharienne se montent à 360 millions de dollars en 2009, ce qui en fait le 2ème investisseur africain après l’Afrique du sud. Mais loin derrière la Chine avec ses 44 milliards de dollars…

LES CONSEILS DE LA FRANCE POUR LE MAROC

La Chine, l’Inde, la Turquie, les pays du Golfe... se précipitent pour se partager le « gâteau africain ». Les ex-puissances coloniales comme la France s’inquiètent de cet intérêt affiché pour l’Afrique, ses ressources naturelles et son milliard de consommateurs. La France veut garder le monopole sur le pillage des richesses du continent, spécialement dans ses zones d’influences. Pour reconquérir les marchés perdus et s’adapter à cette nouvelle donne, le ministère des Finances français a commandé un rapport à l’ex-ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine.

Présenté en décembre 2013, ce document intitulé « Un partenariat pour l’avenir : 15 propositions pour une nouvelle dynamique économique entre l’Afrique et la France » est un recueil d’idées ultra-libérales. Ce document veut pousser l’Ue à multiplier les accords de partenariat économique avec l’Afrique, et souhaite faire du Maroc un sous-traitant, en partie, de la politique commerciale de la France en Afrique subsaharienne.

Védrine part du constat suivant : entre 2000 et 2011, la part de marché de la France au Sud du Sahara a décliné de 10,1 à 4,7%. Pour remédier à cette décélération, il propose de « s’associer à des pays tiers désireux de co-investir sur le continent ». Et de préciser sa pensée : « L’Afrique du Nord est devenue un partenaire important de l’Afrique subsaharienne et des acteurs africains de taille continentale sont apparus ». Les grandes entreprises marocaines ont atteint une taille critique qui leur permet de muter en multinationales, spécialement dans les services, la France veut capter ce potentiel pour faire du Maroc un « hub ».

Les Russes et les Chinois |1| ont saisi le message. Ils ont organisé en juin 2014 au Maroc des forums pour voir les possibilités de partir à la conquête de l’Afrique à partir du Maroc.

Védrine, « ami du Maroc », ne manque pas dans son rapport de citer les success story marocaines sur le continent. Parmi elles, la banque Awb qui l’invite régulièrement à ses forums à Casablanca. Lors de l’édition 2012, il a fait ce vœu : « Plus nous arriverons à voir des projets communs France/Maroc, Europe/Maghreb, Afrique/Maroc, plus nous bénéficierons d’un peu de transfusion d’énergie, d’optimisme, et d’ambition ». C’est le rôle que la puissance coloniale souhaite donner à son « allié » le Maroc. Un positionnement que le régime a déjà incorporé et il en tire les bénéfices.

EXPORTER PREDATION ET SPECULATION

Comme nous l’avons mentionné au début, la présence économique marocaine en Afrique profite d’abord à la « galaxie royale » composée d’entreprises appartenant au roi Mohammed VI et son oligarchie. L’investissement marocain en Afrique subsaharienne a trois implications pour le Maroc.

- Primo, la persistance du mélange entre l’argent public et privé. Ceci s’est manifesté en février dernier lors de la visite du roi à quatre pays africains (Mali, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry et Gabon). Lors de ce périple de 20 jours, la confusion persiste entre le rôle de chef d’Etat et d’homme d’affaire qu’il incarne. On ne savait pas si c’était le businessman en prospection de nouveaux marchés ou l’homme politique qui était en mission diplomatique.

Ce mélange des genres se pose aussi pour des membres du gouvernement actuel, spécialement M. Hafid Alami, ministre du Commerce et de l’Industrie. Cet homme d’affaires détient la société Saham, géant de l’assurance au Maroc et dans le reste de l’Afrique. Dans le même ordre d’idée, le choix des entreprises privées qui ont accompagné le roi pose plusieurs questions : le régime favorise-t-il des entreprises qui lui sont proches au détriment d’autres entreprises ? « Le Maroc a, en effet, combiné le lobbying politique avec l’aide au développement et l’incitation des opérateurs privés à trouver des partenariats en Afrique », souligne Nezha Alaoui dans une note de l’Institut français des relations internationales.

- Secundo, la ruée tardive des entreprises marocaines sur l’Afrique est aussi le signe de l’échec de la politique commerciale orientée pendant 50 ans vers l’Europe. Malgré les accords de libre échange et l’ouverture des marchés marocains, le Maroc sort grand perdant du commerce avec l’Europe. Ce virage africain tente de rattraper le temps perdu. Ainsi, un Accord commercial et d’investissement avec l’Uemoa |2|, signé en 2008, devrait enfin rentrer en vigueur en 2015. Un projet d’accord de libre échange avec la Cemac |3| est à l’étude.

Tertio, les Ide marocains sont surtout spéculatifs. Ces investissements se concentrent dans la finance, l’immobilier et les télécoms. Trois secteurs qui ont constitué le succès du « modèle marocain » depuis 14 ans. Ces secteurs créent une croissance soutenue mais sans volonté de répartition de la richesse créée. Ces entreprises répliquent le même modus operandi en Afrique subsaharienne, avec le soutien des régimes en place dans ces pays.

UNE DETTE MAROCAINE

Il est intéressant de noter que le secteur financier marocain commence à être présent sur le marché de la dette publique en Afrique. La BMCE est désormais le conseiller financier de la Côté d’Ivoire. Cette banque a emprunté en 2014 à ce pays 300 millions de dollars et l’a conseillé lors d’un emprunt de 500 millions de dollars sur le marché international. Pour sa part, la BCP marocaine a conseillé le Sénégal lors d’un emprunt de 500 millions de dollars. Au travers de leur tour de table (Sfi, banques d’investissements), ces banques marocaines sont d’abord au service de la finance internationale.

TROIS CONTRADICTIONS MAROCAINES

Loin des discours de convenances, la « coopération » économique entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne obéit aux mêmes règles que celle liant l’Afrique à l’Europe. Sur ce point trois contradictions sont à relever. Premièrement, le Maroc verrouille l’accès de ses marchés aux produits africains. Malgré les 500 accords de partenariats économiques entre le Maroc et ces pays, les marchandises africaines trouvent des difficultés importantes à accéder aux marchés marocains. Au même moment, les frontières marocaines sont grandes ouvertes aux produits de l’Ue…

Deuxièmement, l’aide publique au développement apportée par le Maroc en Afrique est insignifiante par rapport aux bénéfices colossaux tirés par les entreprises marocaines sur le continent. L’Agence marocaine de Coopération Internationale (Amci) dispose de moyens limités. L’Amci est chargée de « développer » et de « renforcer » la coopération avec les pays du Sud, spécialement africains. Par exemple, l’agence octroie des bourses médiocres de 70 euros/mois et par étudiant provenant de ces pays. Seuls 267 étudiants africains en bénéficient chaque année.

La troisième remarque concerne le monopole éhonté de la Ram sur le transport aérien en Afrique de l’Ouest. Le Maroc ne permet à aucune autre compagnie aérienne de desservir l’aéroport de Casablanca. De facto, la Ram détient un monopole sur les vols à destination de cette région du monde. Cette situation lui permet de pratiquer une politique de prix scandaleuse avec des horaires méprisables pour sa clientèle. L’arrogance de la Ram lui valut d’être chassée en 2009 du Sénégal où elle détenait 51% d’Air Sénégal International. A ces remarques, on pourra ajouter le rôle que jouent certaines entreprises publiques marocaines dans la privatisation des services publics dans ces pays, spécialement l’Onee dans le secteur de l’eau (Cameroun) et l’électricité. Quelle réponse pouvons-nous apporter à cette prédation économique à l’encontre de « frères » africains ?

L’AFRIQUE DES PEUPLES

Nous avons le devoir en tant que mouvements sociaux de dénoncer le discours florissant autour de l’Afrique comme « carrefour des opportunités », où des multinationales du Nord comme du Sud viendraient piller les ressources naturelles du continent tout en maintenant dans l’extrême pauvreté 38% de sa population.

Nous devons également démystifier ces nouveaux colonialistes à la « peau noire et au masque blanc » comme disait Fanon. Ces Chinois, Hindous, Marocains ou Turcs qui sous la bannière de la coopération Sud-Sud utilisent les mêmes méthodes que les colonialistes du XXème siècle.

Enfin, nous devons œuvrer ensemble pour construire une autre Afrique, l’Afrique des peuples libérés du joug de l’impérialisme, des dictatures et du capitalisme. C’est le projet de Mehdi Ben Berka, un Marocain à l’ADN africain. Ce projet est toujours d’actualité.

L’AUTRE AFRIQUE DE BEN BERKA

Mehdi Ben Berka est un leader politique assassiné par le régime marocain. Il était l’un des architectes de la Tricontinentale. En 1962, il écrivit : « La fuite en avant de cette politique qui, d’un côté, accorde l’indépendance politique et au besoin, crée des États factices dont l’indépendance n’a aucune chance de devenir réelle et d’autre part, propose une « coopération » dont le but est une prétendue prospérité dont les bases sont en dehors de l’Afrique ».

En lieu et place de cela, Ben Berka propose « l’accroissement de la solidarité des trois continents, Afrique, Asie et Amérique latine et l’action conjuguée de toutes les forces progressistes dans le monde, ce changement doit bouleverser les courants des échanges internationaux et, par la même occasion, miner les fondements de l’impérialisme ». Ce leader internationaliste estimait que « l’union politique est actuellement impossible à cause des séquelles du colonialisme traditionnel ; et deuxièmement, que l’union est possible et essentielle dans le domaine économique par rapport à l’aide étrangère et au commerce ».

À méditer.

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** Salaheddine Lemaizi est militant à Attac-Cadtm Maroc

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NOTES
1| « Bmce Bank lorgne les investissements chinois en Afrique », http://www.leconomiste.com/article/..

2| L’Union économique et monétaire ouest-africaine compte le Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali,Niger, Sénégal et Togo.

3| La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale compte le Cameroun, République Centrafricaine, Rd Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad.


Le mélange des genres en Namibie

Alexander O’Riordan

2014-07-21

http://pambazuka.org/fr/category/features/92571


cc Wiki
La raison pour laquelle ceci est une révolution, et non juste une promesse électorale, est que la Swapo est déjà entrain de mettre en œuvre cet engagement en faveur de l’égalité des genres.

Une tranquille révolution est en cours en Namibie. Du jamais vu en Afrique australe et peut-être ailleurs dans le monde. Le parti au pouvoir, la Swapo s’est non seulement engagée à octroyer la moitié des sièges du parlement aux femmes, mais s’est également engagée dans ce qu’ils appellent le "zebra system" dans lequel si un ministre est une femme alors le vice-ministre doit être un homme et vice-versa. Plus ambitieux encore, il implique que les rôles soient inversés au cours d’élections successives. Cela signifie que la nomination probable d’un homme à la présidence en 2014, est considérée par de nombreux décideurs comme un engagement de la Swapo de nommer une femme à la présidence en 2019

La raison pour laquelle ceci est une révolution, et non juste une promesse électorale, est que la Swapo est déjà entrain de mettre en œuvre cet engagement en faveur de l’égalité des genres. Déjà en 2002, la Swapo s’était déjà engagée en faveur d’une plus grande égalité des genres demandant que 50% des postes dominants au parlement, au gouvernement et dans les entreprises étatiques soient occupés par des femmes. Lors de la plus récente conférence de la Swapo, il a été agréé que cette politique serait opérationnelle lors des élections de novembre 2014 que ce partir est presque certain de remporter. Actuellement 25 membres du parlement sur 72 sont des femmes, ce qui signifie que si cette politique est mise en œuvre jusqu’à 11 membres masculins du parlement perdront leur siège, si 36 sièges vont à des femmes.

La réponse de la Swapo a été de proposer l’extension du parlement afin d’éviter que la peur de perdre un siège soit un obstacle majeur pour réaliser cette nouvelle politique du "zebra system".

Le mois dernier, l’exécutif du gouvernement namibien a pris les premières mesures pour augmenter le nombre de sièges au parlement national qui passera de 72 à 100 députés. Cette question a été discutée en Cabinet le 27 juin 2014 et la presse rapportait qu’une loi était en préparation pour consultation. La réunion avait été convoquée à un haut niveau, présidée par le Premier ministre Hage Geingob, montrant que la Swapo est sérieuse sur ce sujet. Elle a déjà envoyé des directives aux exécutifs régionaux concernant les élections de candidats au parlement. Dans le vote du collège électoral de juillet 2014, la directive demande que la liste/zèbre soit appliquée. Le futur secrétaire général de la Swapo sera un homme et son adjoint sera une femme avec les 20 autres postes alternant entre homme et femme.

Soyons clair ! Ceci n’est pas entièrement motivé par l’engagement généreux en faveur de l’égalité des genres. Il n’a pas échappé aux sceptiques que la Swapo, à l’instar de l’Anc, est dominée par des membres qui sont d’anciens militants en exil, généralement plus âgés que ceux restés au pays. Ainsi l’actuelle constellation politique est menacée dans un avenir proche par des dirigeants qui vont se retirer ou mourir. Les femmes vivant plus longtemps et les épouses des actuels dirigeants tendant à être plus jeunes, la démarche en faveur de l’égalité des genres pourrait signifier le maintien de l’actuelle constellation politique.

Les dirigeantes en Namibie tendent à être associées aux aspects les moins difficiles de la gouvernance. Alors que trois des cinq comités permanents du parlement sont présidées par des femmes, les ministres de ministères stratégiques comme le Transport, l’Agriculture et ceux qui gèrent l’économie sont généralement des hommes. Ceci est l’origine de la perception populaire selon laquelle les femmes membres du Parlement ne feront pas de vagues se consacrant à des questions féminines comme demander des services sociaux et des services de santé meilleurs.

Cette perception s’avérera fausse. Si les femmes obtiennent davantage de pouvoir, elles seront mieux à même de lutter pour des positions stratégiques. Les hommes sont en compétition pour le leadership de ministères stratégiques en raison des motivations économiques et politiques qu’ils représentent. Les femmes seront aussi en compétition. Après tout, toutes les femmes qui ont défié un homme l’ont fait malgré les suppositions contraires. Et c’est là qu’il y a le nœud : la promotion namibienne de légalité des genres est moins le signe de progrès que le signe d’un leadership aveuglé par vingt ans au pouvoir.

La véritable politique qui forge les politiques ne se fait pas dans la confrontation, elle est toujours négociée, basée sur le respect de l’élite politique présente. La poussée en faveur de l’égalité des genres a été lente et constante à l’intérieur du parti, se concentrant sur la fabrication de la notion qui veut que les femmes qui entrent dans le système cherchent ce que les hommes veulent aussi. Cette notion est un expédient politique. Les femmes ne veulent pas de la continuation du statu quo. Les femmes de Namibie, comme dans la plupart des pays africains, ne sont que trop consciente que l’attention du gouvernement est de plus en plus centré sur les besoins et intérêts d’une cabale fermée d’hommes dont l’objectif est la création de richesse et de projets massifs qui contribuent essentiellement à renforcer le pouvoir de quelques-uns plus que de la majorité.

Comme en Afrique du Sud, le leadership actuel est plus intéressé à dépeindre la Namibie comme un pays riche, plutôt que de promouvoir l’équité et de garantir des services significatifs. Comme en Afrique du Sud, une classe moyenne noire et urbaine croissante masque une pauvreté rurale endémique, creusant les inégalités et créant des obstacles structurels qui empêchent la mobilité sociale. Comme en Afrique du Sud, une instruction rurale combiné à une économie de pays développé signifie que si vous parents n’ont pas eu les ressources pour compenser le déplorable système d’instruction de l’Etat, vous, vos enfants et les enfants de vos enfants demeurerez pauvres.

Le talon d’Achille, autant de la constellation politique actuelle de l’Afrique du Sud que de la Namibie, est que le système politique est vu de plus en plus comme étant soucieux uniquement des intérêts particuliers de quelques-uns et ces quelques-uns, à la tête rapidement grisonnante, vont soit vers la retraite soit vers la mort.

Les jeunes et les femmes ne font pas parties de l’équation politique. Pendant que ceux qui assurent le leadership évoquent le fait d’un acteur international, de devenir un pays industrialisé et accusent l’héritage du colonialisme ou de l’Apartheid pour leurs échecs, les jeunes et les femmes parlent de violence contre les femmes, d’emploi, d’alcoolisme, de services sociaux de base, et de l’accès à l’eau et à la nourriture.

Comme un parti politique frère de celui de Julius Malema, l’Economic Freedom Fighters en Afrique du Sud, le Namibian Economic Freedom Fighters (Neff) a été fondé. Il se positionne clairement pour incarner une narration alternative. Comme l’Anc, la Swapo a échoué à intégrer ses ligues de jeunesse, étouffant ainsi une relève de jeunes dirigeants pour perpétuer le système actuel. Mais le cadre actuel est menacé simplement par la démographie. Si les femmes et les jeunes devaient unir leurs forces, ce qui est fort possible, il y a alors une véritable occasion de renverser le système actuel.


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** Alexander O’Riordan est un chercheur sur l’Efficacité de l’aide et du financement des donateurs. (Source : http ://sacsis.org.za/site/artcile/2061) – Texte traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger


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Cuba, les Etats-Unis et la traite d’êtres humains (1/2)

Salim Lamrani

2014-07-21

http://pambazuka.org/fr/category/features/92573

Les Etats-Unis viennent une nouvelle fois de placer Cuba dans la liste des pays impliqués dans la traite d’êtres humains. Néanmoins, les institutions internationales contredisent le point de vue de Washington.

Dans son rapport 2014 sur les pays pratiquant la traite d’êtres humains à travers le monde, le Département d’Etat a de nouveau intégré Cuba et l’a placée dans la pire des catégories. Selon Washington, « adultes et enfants sont victimes de trafic sexuel et de travaux forcés » dans l’île. « La prostitution infantile et le tourisme sexuel sont une réalité à Cuba […]. Il y a eu des allégations de travaux forcés lors des missions à l’étranger réalisées par le gouvernement cubain[1]».

Cependant, Washington reconnait le manque de fiabilité de ses sources : « Certains Cubains qui participent à ces missions de travail ont déclaré que leur présence était volontaire et que le poste était bien rémunéré comparé aux emplois offerts à Cuba. D’autres affirment que les autorités cubaines les ont obligés à participer à ces missions, y compris en leur enlevant leurs passeports et en restreignant leurs mouvements. Certains professionnels de la santé qui participaient à ces missions ont pu profiter de visas étasuniens et de certaines facilités migratoires pour se rendre aux Etats-Unis avec leurs passeports, ce qui indique au moins que certains professionnels de la santé conservent leurs passeports. Les rapports sur la contrainte imposée par les autorités cubaines ne semblent pas refléter une politique gouvernementale uniforme. Il est à noter que l’information manque à ce sujet[2]».

Le rapport fait, entre autres, référence au Cuban Medical Professional Parole Program (Cmpp). En effet, depuis 2006, Washington a mis en place une politique destinée à piller l’île de son capital humain en facilitant l’émigration de son personnel médical vers les Etats-Unis. Ce programme cible notamment les 30 000 médecins cubains et autres personnels de santé qui travaillent dans près de 60 pays du Tiers-monde, dans le cadre d’une vaste campagne humanitaire lancée depuis 1963 par Cuba afin de soigner les déshérités de la planète[3].

Ainsi, en dépit du manque d’informations fiables, le rapport 2014 conclut que « le gouvernement de Cuba ne remplit pas les standards minimum pour éliminer la traite d’êtres humains et ne réalise pas les efforts nécessaires pour cela [4] ».

LE POINT DE VUE DE L’UNICEF

L’accusation la plus grave concerne la prostitution infantile. Or, l’Unicef – Fonds des Nations unies pour l’enfance - ne partage pas cet avis et salue, au contraire, les avancées de Cuba dans la protection de l’enfance. D’après l’organisme onusien, « Cuba est un exemple dans la protection de l’enfance [5]». Selon Juan José Ortiz, représentant de l’Unicef à La Havane, « la malnutrition sévère n’existe pas à Cuba [car] il y a une volonté politique » de l’éliminer. « Ici, il n’y a aucun enfant dans les rues. A Cuba, les enfants sont toujours une priorité et c’est pourquoi ils ne souffrent pas des manques qui affectent des millions d’enfants en Amérique latine, qui travaillent, qui sont exploités ou qui se trouvent dans des réseaux de prostitution [6] ».

Ortiz fait part de son expérience à ce sujet : « Il y a des millions d’enfants qui sont exploités quotidiennement, qui n’iront jamais à l’école ; des millions de garçons et de filles qui n’ont même pas d’identité, qui n’existent pas car ils ne n’ont pas été recensés [7].

« Cuba, depuis plus de 50 ans, a été un modèle de défense et de promotion des droits de l’enfant. Les politiques publiques en faveur de l’enfance ont été une priorité depuis des années. Grâce à cela, le pays a atteint quelque chose de vraiment inédit dans le monde en développement. Parmi les centaines de millions de garçons et de filles qui subissent des atteintes gravissimes à leurs droits, qui meurent même chaque jour pour des causes absolument évitables, aucun de ces enfants n’est cubain. C’est la démonstration claire que cela est possible si les Etats développent l’attention à l’enfance et en font une priorité.

[…] « Cuba démontre que, malgré les crises internationales, malgré la gravité de l’impact des sanctions économiques sur le développement de l’enfance, malgré tout cela – car c’est le seul pays qui en souffre –, il est possible de garantir pleinement les droits de l’enfant et d’atteindre des niveaux de développement humain de plus en plus élevés comme c’est le cas à Cuba. Cuba est un exemple dans le monde sur la façon de travailler pour garantir les droits de l’enfant et le plein développement. Le peuple cubain jouit d’un trésor dont il dispose et dont il ne se rend parfois pas compte. Les enfants et les adolescents sont des privilégiés en comparaison avec le reste du monde. [8]

« Vingt mille enfants vont mourir dans le monde [aujourd’hui], et l’écrasante majorité de ces décès pourrait être évitée. Il est criminel de laisser mourir des enfants, alors que nous avons les moyens de les sauver. Si la question de l’enfance était une priorité au niveau mondial, les problèmes dont sont victimes les enfants seraient donc résolus depuis longtemps, comme cela est le cas à Cuba.

« Cuba a toujours été un exemple dans le secteur du développement social, avec des niveaux d’égalité similaires à ceux des pays les plus développés.

« Le travail accompli à Cuba avec les mineurs délinquants (autre grand thème et défi pour l’Amérique Latine et la Caraïbe) est exemplaire. Ici, il n’y a pas de barreaux pour les enfants. Le système prône la réhabilitation pour ces jeunes égarés […]. De même, tous les enfants handicapés sont pris en charge, et ce, à domicile même si l’enfant n’est pas en mesure de se déplacer. C’est ici est une avancée exceptionnelle.[…]. C’est le seul pays que je connaisse où l’on peut célébrer en dansant la Journée internationale de l’enfance […] [9]».

Le représentant de l’Unicef souligne également la chose suivante : « En raison de mon travail je me suis consacré dans tous les pays à enterrer des enfants. Cependant, à Cuba, je me consacre à jouer avec eux ». Il n’hésite pas à qualifier l’île de « paradis de l’enfance en Amérique latine [10]». L’Unicef rappelle que Cuba est le seul pays d’Amérique latine et du Tiers-monde à avoir éradiqué la malnutrition infantile [11].

REPONSE DE LA HAVANE

Du côté de La Havane, les autorités ont fermement condamné la nouvelle inclusion de Cuba, présente sur la liste noire depuis 2003, dans le groupe des pays impliqués dans la traite d’êtres humains, et ont qualifié le rapport de « manipulateur et unilatéral [12]» :

« Le Département d’Etat a décidé une nouvelle fois d’inclure Cuba dans la pire des catégories (niveau 3) de son rapport annuel sur les pays qui ‘ne remplissent pas complètement les standards minimum pour l’élimination de la traite de personnes et ne font pas d’efforts significatifs en ce sens’, en faisait fi de la reconnaissance et du prestige atteints par notre pays pour son engagement marqué en faveur de la protection de l’enfance, de la jeunesse et de la femme.

« Cuba n’a pas sollicité l’évaluation des Etats-Unis ni n’a besoin des recommandations du gouvernement d’un des pays ayant le plus grand nombre de problèmes de traite d’enfants et de femmes au monde. Les Etats-Unis ne disposent d’aucune autorité morale pour qualifier Cuba, ni pour nous suggérer des ‘plans’ d’aucune sorte, alors qu’on estime que le nombre de citoyens nord-américains victimes de trafic est proche des 200 000, où l’exploitation au travail est la forme de traite de personnes la plus répandue, où 85% des procès ouverts à ce sujet correspondent à des cas d’exploitation sexuelle, et où plus de 300 000 enfants, parmi le million qui abandonnent leur domicile, sont sujets à une forme d’exploitation. […]

« L’inclusion dans cette liste, pour des motivations totalement politiques, comme cela l’est également pour la désignation de Cuba comme Etat soutenant le terrorisme international, est destinée à justifier la politique de blocus économique […] qui affecte gravement nos enfants, notre jeunesse, nos femmes et tout notre peuple [13]».

Washington reconnait le caractère lacunaire de son rapport et l’Unicef met à mal les accusations contre Cuba. En plus de cela, l’implication des Etats-Unis dans la traite d’êtres humains et dans l’exploitation légale d’enfants dès l’âge de 12 ans sape leur autorité morale et porte un coup sévère à leur crédibilité.

LA TRAITE D’ETRES HUMAINS AUX ETATS-UNIS

Les Etats-Unis affirment considérer comme prioritaire la lutte contre la traite d’êtres humains. Selon John F. Kerry, les Etats « ont une obligation morale de relever ce défi [car] la traite d’êtres humains est une attaque contre nos valeurs les plus chères comme la liberté et la dignité humaine [14] ». Néanmoins, sur cette question, le rapport du Département d’Etat lui-même est accablant pour Washington. En effet, « les Etats-Unis sont un pays source, de transit et de destination pour des hommes, des femmes et des enfants – à la fois citoyens étasuniens et résidents étrangers – victimes de trafic sexuel et de travaux forcés [15] ».

Selon ce même rapport, «les medias ont fait part d’abus dont ont été victimes les ressortissants étrangers travaillant pour l’Armée américaine en Afghanistan. Des Ong ont rapporté que des détenteurs de visa travaillant en tant que domestiques ont été soumis à des travaux forcés par le personnel des missions diplomatiques et des organisations internationales présentes aux Etats-Unis. Des femmes et des filles indiens-américains ont été soumises au commerce sexuel et la jeunesse Lgbt a été particulièrement vulnérable auprès des trafiquants[16]».

LE RAPPORT DE HUMAN RIGHTS WATCH

Par ailleurs, les Etats-Unis sont sans doute le seul pays développé où les enfants peuvent être exploités au travail dès l’âge de 12 ans. Human Rights Watch, organisation de défense des Droits de l’homme, a ainsi dénoncé l’exploitation des enfants dans les champs de tabac. Selon cette organisation, ces derniers sont en moyenne âgés de 13 ans et travaillent jusqu’à 60 heures par semaine. Selon une enquête de Hrw, 53% d’entre eux sont exposés aux pesticides, 66% souffrent de symptômes récurrents telles que « des nausées, vomissements, maux de tête, vertiges, et perte d’appétit » dus à l’exposition à la nicotine et 73% ont déjà été malades, atteints de « nausées, maux de tête, maladies respiratoires, problèmes de peau et autres symptômes ». [17]

Selon Hrw, les enfants « travaillent de longues journées sans que les heures supplémentaires ne soient rémunérées, souvent sous une chaleur extrême sans zone ombragée ou pauses suffisantes, et sans protection adéquate ». Ils sont ainsi « exposés à une nicotine nocive sans avoir fumé une seule cigarette ». Les enfants sont également contraints de manipuler « des outils et des machines dangereux, de soulever de lourdes charges, de grimper sur plusieurs niveaux sans protection pour suspendre le tabac dans les granges [18] ».

L’organisation ajoute que « les tracteurs ont versé des pesticides près des zones de travail », affectant gravement la santé des enfants, lesquels ont souligné que « le spray les atteignait directement, les faisant vomir, leur donnant des vertiges, et leur provoquant des difficultés à respirer et une sensation de brûlure au niveau des yeux ». De plus, la plupart des pesticides utilisés dans la production de tabac sont « des neurotoxiques notoires, du poison qui altère le système nerveux ». Une telle exposition peut provoquer à long terme « le cancer, des problèmes cognitifs et d’apprentissage et la stérilité ».

Hrw souligne que « les enfants sont particulièrement vulnérables car leurs corps et leurs cerveaux n’ont pas encore complété leur croissance ». Par ailleurs, « la plupart des enfants interviewés par Human Rights Watch ont déclaré qu’ils n’avaient pas accès aux toilettes ou à un endroit pour se laver les mains sur leur lieu de travail, restant ainsi avec des résidus de tabac et de pesticides sur leurs mains, y compris durant les périodes de repas [19] ».

En 2012, 70% des enfants âgés de moins de 18 ans décédés d’un accident de travail étaient des travailleurs agricoles. Aucune protection suffisante n’est offerte par le code du travail des Etats-Unis. Ainsi, les enfants peuvent être exploités dans l’agriculture dès l’âge de 12 ans et travailler « durant plus d’heures, à un salaire inférieur, dans des conditions plus dangereuses que dans tout autre industrie [20]».

Le classement de Cuba dans la liste des pays impliqués dans la traite d’êtres humains est, semble-t-il, davantage motivé par des considérations politiques et idéologiques, que par une base factuelle précise et vérifiable. En effet, les organisations internationales, notamment celles chargées de la protection de l’enfance telle que l’Unicef, contredisent les affirmations de Washington au sujet de l’exploitation des mineurs. Au contraire, elles font l’éloge de la politique sociale en faveur de la protection des personnes de l’île de la Caraïbe. Par ailleurs, les Etats-Unis, plaque tournante de la traite d’êtres humains selon leur propre rapport, est le seul pays développé à autoriser l’exploitation des enfants dès l’âge de 12 ans, jetant ainsi une ombre sur leur crédibilité dès lors qu’il s’agit de défendre les droits humains.


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** Docteur ès Etudes ibériques et latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

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**** Les opinions exprimées dans les textes reflètent les points de vue des auteurs et ne sont pas nécessairement celles de la rédaction de Pambazuka News


NOTES

1] State Department, « Trafficking in Persons Report 2014 », juin 2014. http://www.state.gov/j/tip/rls/tiprpt/2014/index.htm (site consulté le 27 juin 2014), p. 148.

2] Ibid., p. 148-149.

3] United States Department of State, “Cuban Medical Professional Parole Program”, 26 juin 2009. http://www.state.gov/p/wha/rls/fs/2009/115414.htm (site consulté le 2 juillet 2014).

4] State Department, « Trafficking in Persons Report 2014 », juin 2014, op. cit., p. 149.

5] José A. De la Osa, « Cuba es ejemplo en la protección a la infancia », Granma, 12 avril 2008.

6] Fernando Ravsberg, « UNICEF : Cuba sin desnutrición infantil », BBC, 26 janvier 2010.

7] Radio Havane Cuba, « l’Unicef signale que Cuba est un exemple en matière des droits de l’homme », 1 juin 2012.

8] Cubainformación, « Entrevista a representante de UNICEF en Cuba », 4 juin 2012. http://bit.ly/1yPm5BX (site consulté le 2 janvier 2013.

9] Lisandra Fariña Acosta, « Ce pays est un laboratoire de développement social », Granma, 7 juin 2012. http://bit.ly/1nty8lM (site consulté le 2 janvier 2013).

10] Marcos Alfonso, « Cuba : ejemplo de la protección de la infancia, reconoce UNICEF », AIN, 18 juillet 2010.

11] UNICEF, Progreso para la infancia. Un balance sobre la nutrición, 2011.

12] Agence France Presse, « Cuba califica de ‘manipulador y unilateral’ informe de EEUU », 21 juin 2014.

13] Josefina Vidal Ferreiro, « Declaración de la Directora General de Estados Unidos del Ministerio de Relaciones Exteriores de Cuba », República de Cuba, 21 juin 2014.

14] Le Monde, « Le rapport américain sur la traite d’humains provoque un tollé », 20 juin 2013.

15] State Department, « Trafficking in Persons Report 2014 », juin 2014. http://1.usa.gov/1iQ9sxh (site consulté le 30 juin 2014), p. 30-36.

16] Ibid.

17] Human Rights Watch, « US : Child Workers in Danger on Tobacco Farms”, 14 mai 2014. http://bit.ly/TFlbbe (site consulté le 30 juin 2014).

18] Ibid.

19] Ibid.

20] Ibid.





Commentaires & analyses

Israël, la mystique de la violence !

Momar Dieng

2014-07-21

http://pambazuka.org/fr/category/comment/92572


cc AJ
Avec ses soutiens occidentaux amplifiés par la posture lâche des Etats-arabes-valets et la complicité évidente et scandaleuse des médias dominants, Israël ne voit pas de raison objective de ne pas continuer à massacrer les Palestiniens à intervalles réguliers, pour satisfaire des exigences de politique intérieure soumises à concurrence entre racistes, extrémistes, illuminés...

Ce doit être unique dans l’histoire de l’humanité, qu’un pays de moins de neuf millions d’habitants, d’environ 21 000 km2 (neuf fois moins grand que le Sénégal), ne disposant pas de grandes richesses naturelles, puisse terroriser à ce point le monde, la planète et ses grandes gueules démocratiques et des droits humains, tous empêtrés dans des élucubrations sémantiques trop éloignées des exigences de la réalité d’enfer que vivent les Palestiniens. C’est une certitude, il est impossible de trouver sur cette terre un pays capable de commettre, avec autant de délectations, d’impunité, d’arrogance, de cruauté, des forfaitures aussi manifestement de la trempe des crimes contre l’humanité !

En parlant d’Israël aujourd’hui, on met le doigt sur le pays qui est concrètement le plus grand fauteur de troubles au monde, qui en est conscient mais qui s’en fiche comme de la guigne. Il y a véritablement un mystère dans l’existence même de cet Etat, le seul au monde (avec peut-être le Kosovo) qui ait été créé sur décision de l’Organisation des Nations-Unies. Mais on le tolère dans ses actes les plus barbares, les plus criminels, et finalement les plus insensés.

On ? Ses alliés traditionnels que sont les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Belgique, les Pays Bas, l’Allemagne, etc. Barack Obama, après avoir fait illusion au cours des premiers mois de son premier mandat, s’est rendu compte qu’il n’avait pas de solutions à cette énigme sioniste. Alors, il lui a renouvelé son soutien total dans la défense de son territoire et de ses habitants. Le couple François Hollande-Laurent Fabius, lui, s’est agenouillé devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dont il est devenu l’un des porte-parole les plus zélés, en même temps que le soutien le plus actif.

Les autres, n’en parlons pas. James Cameron, le Premier ministre de Grande Bretagne, a spécialisé, lui, son administration dans les alertes précoces adressées aux autorités israéliennes susceptibles de se faire arrêter sur le territoire britannique par un juge téméraire qui voudrait donner suite à des plaintes pour crimes contre l’humanité. Le dernier service rendu l’a été en faveur de l’ex-Premier ministre Tzipi Livni, actuel ministre de la Justice…

Avec de tels soutiens, amplifiés par la posture lâche des Etats-arabes-valets, et la complicité évidente et scandaleuse des médias dominants, Israël ne voit pas de raison objective de ne pas continuer à massacrer les Palestiniens à intervalles réguliers, pour satisfaire des exigences de politique intérieure soumises à concurrence entre racistes, extrémistes, illuminés... Une roquette interceptée avant explosion semble avoir fixé le stock de meurtres à un chiffre d’environ 30 à 40 personnes à tuer, entre adultes, femmes, garçons, bébés et… fœtus !

Israël aurait en lui une certaine mystique de la violence meurtrière qui ne peut pas être née au 21e siècle. Cette façon de tuer, de larguer des bombes dont certaines à fragmentations sur des domiciles et lieux d’habitations, jusque dans les plages de Gaza, à une encablure d’hôtels pris d’assaut par plusieurs dizaines de journalistes occidentaux, ne ressemble pas à du hasard. Ce serait un message d’arrogance destiné à dire au monde entier : « voyez-vous, nous faisons ce que nous croyons devoir être bien pour nous. Le reste, ce n’est pas notre affaire. A transmettre à tous les médias… »

Plus de 200 morts à Gaza (sans doute même beaucoup plus) en dix jours de folies meurtrières déversées à partir d’avions F16, une seule victime israélienne (et encore, on parle d’un militaire non enrôlé qui faisait du soutien…militaire). C’est cela l’équilibre et la retenue dont nous gavent messieurs Obama, Hollande, Cameron, etc. C’est cela peut-être aussi, par définition, ce qu’est un Etat raciste de nos jours !

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** Momar Dieng est un journaliste sénégalais, il anime le blog http://momardieng.blogspot.com

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Nécrologie

Afrique du Sud : Décès de Nadine Gordimer, Prix Nobel de littérature

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/obituary/92515

L’écrivain sud-africaine blanche et Prix Nobel de littérature Nadine Gordimer s’est éteinte lundi 14 juillet à l’âge de 90 ans, auprès de sa famille à Johannesburg. Nadine Gordimer était une voix puissante de la lutte contre l’apartheid. En 1991, elle reçoit le prix Nobel de littérature, qu’elle dédie «à tous les Africains». Nadine Gordimer laisse quinze romans et plusieurs recueils de nouvelles derrière elle, dont certains ont été interdits sous l’apartheid. A travers ses textes, elle a dressé un portrait sensible et sans concessions de l’Afrique du Sud, du désespoir de l’apartheid à l’avènement de la démocratie.

http://rfi.my/1koYqj7





Arts & livres

Gabon : Le festival «Sourd métrage» s’exporte

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/books/92530

Libreville et Lambaréné ont abrité respectivement, le 17 puis les 19 et 20 juillet, la première édition du festival «Sourd métrage», inspiré de ce qui se fait depuis quatre ans maintenant en France, en alternance entre Nancy et Montpellier, grâce à l’association éponyme. Ce rendez-vous majeur dans le paysage des festivals de courts métrages pédagogiques, éducatifs et artistiques destiné à tous les publics, ouvre une fenêtre à des réalisateurs sourds, enfants et adultes. Il vise, entre autres, à mutualiser les productions cinématographiques des établissements qui accueillent des jeunes sourds, à faire connaître au grand public des courts métrages réalisés par des jeunes sourds et à créer un espace de rencontre, d’échange et de découverte autour des productions réalisées par les jeunes sourds.

http://bit.ly/1kHbPmZ





Courrier

Parlez nous des Comores

Mohamed Ahamed

2014-07-21

http://pambazuka.org/fr/category/letters/92576

Je me demande s'il y a un pays dans ce bas monde où la corruption, les inégalités sociales, les injustices et le chômage pour ne citer que ceux là, sont autant rois. Sachez que ce qui n'est pas possible ailleurs l'est aux Comores.

Merci aux fondateurs de Pambazuka qui, malgré les petits moyens dont vous disposez, arrivez à faire de bonnes actions en Afrique surtout. Cependant je me permets de vous demander de bien vouloir élargir votre champ d'action au niveau de tous les pays en voie de développement pour ne pas dire "pays pauvres". Depuis que je lis l'édition française de Pambazuka, il ne me semble pas avoir vu ne serait-ce qu'une fois qu'on parlé des Comores qui, qu'on le veuille ou non, font partie de l'Afrique.

Je vous invite donc à mener votre enquête sur cet archipel de trois îles, puisque Mayotte à préféré rester sous le joug de la France et est devenue le 101ème département français. Je me demande s'il y a un pays dans ce bas monde où la corruption, les inégalités sociales, les injustices et le chômage pour ne citer que ceux là, sont autant rois. Sachez que ce qui n'est pas possible ailleurs l'est aux Comores.

Le développement de ce pays qui devait être la priorité des gouvernants qui n'en font rien si ce n'est que détourner les fonds publics sans la moindre crainte puisque de toute manière rien ne leur arrivera. Le plus gros employeur étant l'Etat donc la Fonction publique, il arrive très souvent que les fonctionnaires ne soient pas payés pendant quelques mois et ne reçoivent pas le moindre rappel le mois où ils seront payés.

Toute personne de près ou de loin bénéficie d'avantages inestimables dès lors qu'elle a un parent ou une connaissance parmi les autorités gouvernementales. Il y a même des personnes ne sachant ni lire ni écrire et sans aucune formation qui se trouvent nommées directeur de ceci ou de cela, voire parlementaire, ministre ou secrétaire d'Etat.

Alors je vous en supplie, faites une enquête aux Comores afin de pouvoir dénoncer toutes ces irrégularités. Enfin personne et pas même les autorités locales ne s'intéressent de loin de près au développement des Comores alors qu'elles sont dans un gouffre. A vous de jouer et merci pour le peuple comorien qui souffre énormément.


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Femmes & genre

Sénégal : L’Afard s’indigne du non respect de la parité

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/wgender/92559

Le non respect de la parité dans la mise en place des bureaux et commissions des conseils municipaux et départementaux a poussé le Réseau des femmes africaines pour la recherche et le développement à qualifier cette attitude de «net recul démocratique» après l’espoir suscité par le vote de la loi sur la parité en 2010 au Sénégal. En réponse à cette mal donne «les organisations de la société civile demandent ainsi à toutes les organisations ou personnes physiques ayant noté des cas de violations fragrantes des dispositions de la loi et de son décret d’application d’intenter un recours au niveau du conseil d’état pour faire invalider toute instance municipale ou départementale non paritaire.

http://bit.ly/1qqJs4k


Zambie : La première dame demande la pénalisation du mariage précoce

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/wgender/92547

La première dame de la Zambie, Chistine Kseba-Sata, a préconisé la pénalisation du mariage des enfants. Selon elle, outre le fait de mettre en péril la santé des filles et accroître le risque pour elles de devenir des victimes des violences et des abus, le mariage précoce a un impact négatif sur les générations futures. Elle a souligné que les systèmes de protection sociale devraient donner la priorité aux besoins des enfants victimes de ces mariages. En Zambie, le mariage précoce touche surtout dans les zones rurales, où les filles sont mariées de force dès l'âge de 15 ans.

http://bit.ly/Wluy1y





Droits humains

Afrique : Invisibilité de l’apatridie

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/92553

Au moins 750 000 personnes sont apatrides en Afrique de l'Ouest. C'est ce que révèle le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés qui appelle les gouvernements à faire davantage d'efforts dans l'attribution ou la reconnaissance de nationalité pour les personnes apatrides, ainsi que dans l'amélioration des législations nationales, afin d'éviter les cas d'apatridie. L'apatridie peut empêcher l'accès aux soins de santé, à l'éducation ou à toute autre forme de sécurité sociale. Dans le cas des enfants qui sont séparés de leur famille lors de situations d'urgence, l'absence de papiers d'identité officiels peut entraîner leur mariage, leur entrée sur le marché du travail ou leur enrôlement dans les forces armées avant l'âge légal.

http://bit.ly/1jLKuog


Afrique du sud : Desmond Tutu en faveur du suicide assisté

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/92514

Le révérend anglican sud-africain Desmond Tutu s'est trouvé un nouveau cheval de bataille : dans un article paru dans The Observer, le révérend anglican sud-africain s'est ainsi déclaré en faveur du suicide assisté. Son article, et la franchise dont il fait preuve, tombe à point pour les partisans du suicide assisté en Grande-Bretagne : les Lords débattent une proposition de loi visant à légaliser cette pratique chez les adultes atteints de maladies incurables.

http://bit.ly/1mrUtdg


Afrique du Sud : Création de davantage de tribunaux pour les infractions sexuelles

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/92555

L'Afrique du Sud mettra en place 12 autres tribunaux pour les infractions sexuelles pour lutter contre la violence sexuelle, a déclaré le ministre de la Justice et des Services correctionnels Michael. Quelque 22 tribunaux du genre ont été établis l'année dernière. M. Masutha a rappelé que le gouvernement voulait établir 106 tribunaux pour les infractions sexuelles en 10 ans. Ces tribunaux, a souligné le ministre, permettraient au gouvernement d'offrir des services spécialisés d'aide aux victimes, d'améliorer l'efficacité des témoins dans l'exécution de leur rôle dans la cour; de réduire le temps d'exécution dans la conclusion des questions de délits sexuels et d'améliorer les taux de condamnation.

http://bit.ly/1kHmXQx


Egypte : 7 hommes condamnés à la prison à vie pour des agressions sexuelles

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/92527

Sept hommes ont été condamnés mercredi 16 juillet à la prison à vie pour des agressions sexuelles dans un verdict sans précédent en Egypte où les autorités se disent déterminées à lutter contre la fléau de la violence sexuelle dont la quasi-totalité des femmes s'estiment victimes. Ce phénomène s'est largement aggravé depuis la révolte de 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir, des dizaines de femmes égyptiennes et étrangères ayant été prises pour cibles dans des rassemblements, notamment sur l'emblématique place Tahrir au Caire. Outre les sept condamnations à la prison à vie, le tribunal a infligé à deux autres accusés 20 ans de détention.

http://bit.ly/1qRTmHX


Rd Congo : Une coalition de l'opposition veut voir Kabila à la CPI

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/92541

Après avoir demandé le départ de Joseph Kabila, la coalition des forces politiques et sociales de l’opposition, qui rassemble plusieurs partis dont l'Union pour la démocratie et le progrès social et l'Union pour la nation congolaise de Vital Kamerhe, veut que le président congolais soit traduit devant la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité. La pétition qui a été publiée rend responsable le chef de l'État du massacre des adeptes de la secte Bundu dia Kongo, des exécutions extrajudiciaires des présumés Kuluna (des hors-la-loi), de la disparition des officiers originaires de la province de l’Equateur, de l’assassinat des journalistes et activistes des droits de l’homme.

http://bit.ly/1nWyUH2


Rwanda : L'inquiétude grandit suite à la disparition d'un opposant

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/92542

Au Rwanda, les dirigeants du Parti démocratique vert ont rencontré mercredi 16 juillet le ministre de la Sécurité intérieure pour lui faire part de leurs préoccupations quant à la disparition de l'un de leurs cadres. Le secrétaire en charge de l'organisation, Jean-Damascène Munyeshyaka, était à Nyamata dans le Bugesera, le 27 juin dernier, pour organiser une activité politique. Il a reçu un coup de fil, selon les membres de son parti, il était inquiet mais s'est quand même rendu au rendez-vous et sa famille n'a plus de nouvelles depuis. La police a affirmé ne pas le détenir et lancé des investigations. Des investigations jugées trop lentes par le Parti démocratique vert alors que du côté du département d'Etat américain, on se dit très inquiet de cette disparition.

http://rfi.my/1lgV163


Sénégal : Wade prépare depuis Paris le procès de la dynastie Faye-Sall

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/92543

A quelques jours de l’ouverture du procès de son fils, le Président Abdoulaye Wade multiplie les audiences dans la capitale française. Selon des sources proches du « Pape du Sopi », ce dernier a rencontré plusieurs avocats ainsi que des associations de Droits de l’homme. Des personnalités françaises ainsi que des membres de l’Internationale libérale ont aussi été reçues par le président Wade. A en croire un membre très influent de son entourage, le président Wade prépare l’opinion internationale contre les dérapages qui émaillent le dossier de son fils ainsi que la parodie de procès qui doit s’ouvrir le 31 juillet prochain.

http://bit.ly/1p58Qsz


Soudan : Interdiction de construire de nouvelles églises

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/rights/92546

Au Soudan, le gouvernement a décidé d’interdire la construction de nouvelles églises dans le pays, en raison de la diminution de la communauté chrétienne. Cette nouvelle, annoncée le 13 juillet par le ministère soudanais des Affaires religieuses, n’a pas manqué de susciter de vives réactions. Selon le ministre chargé des Affaires religieuses, la communauté chrétienne s’est considérablement réduite après la sécession du Soudan du Sud. Aussitôt après la décision de bloquer tout permis de construction d’une église, le secrétaire général du Conseil des Eglises du Soudan (Scc), Kori El Ramli, a exprimé son désaccord via les ondes d’une radio locale.

http://bit.ly/1sAXH6h





Réfugiés & migration forcée

Côte d’Ivoire : Un convoi de 400 réfugiés ivoiriens empêchés de rentrer chez eux

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/refugees/92525

Quelque 400 Ivoiriens réfugiés au Liberia depuis la crise postélectorale de 2010-2011 ont été empêchés de rentrer en Côte d’Ivoire par crainte d’une propagation du virus Ebola, a indiqué lundi 14 juillet le porte-parole du gouvernement. Le Haut commissariat aux réfugiés, qui organisait le rapatriement des 392 réfugiés dans un convoi onusien, a qualifié ce refoulement de "dramatique" et "inadmissible" via son représentant en Côte d’Ivoire.

http://bit.ly/WlkeGY


Ghana : Plus de 200 supporters demandent l’asile au Brésil

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/refugees/92532

Plus de deux cents supporters ghanéens ont demandé l’asile au Brésil, bien qu’ils se sont déplacés avec des visas touristiques pour le Mondial. Ces supporters des « Black Stars » ont fait savoir qu’ils sont en train de fuir de violents conflits impliquant des musulmans. Le ministère brésilien de la justice s’est mis à l’étude de ces dossiers et prendra des décisions cas par cas d’accorder ou pas une suite favorable à leurs demandes.

http://oran.ge/1wKbmph





Elections & gouvernance

Burundi : 14 prix en 10 ans

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92554

Avec 14 prix en 10 ans, Pierre Nkurunziza, le président du Burundi, figure en bonne position des présidents africains les plus décorés. Une position qui ne fait pas l'unanimité dans la société burundaise. Certains y voient une stratégie électorale pour sa réélection en 2015. Bujumbura ne cesse d'être pulvérisée de messages invitant les citadins à aller accueillir le président Pierre Nkurunziza chaque fois qu'il ramène un nouveau prix. Des élèves sont contraints de vider les classes pour former des files de tambourinaires qui longent les grandes artères de la capitale, avec parfois même des groupes de danse aux couleurs du parti présidentiel.

http://bit.ly/1ms5Lyi


Burundi : 200 000 euros de Paris pour les élections générales

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92518

L’ambassadeur de France au Burundi a signé, mercredi 16 juillet à Bujumbura, avec le Représentant pays du Pnud, une convention de financement au terme où Paris contribue pour 200.000 euros à l’organisation des élections générales burundaises.
 Les besoins totaux pour le déroulement du cycle électoral de 2015 sont de 60 millions de dollars. Sur ce montant, les partenaires au développent du Burundi se sont engagés à contribuer pour une enveloppe de 39 millions de dollars.

http://oran.ge/1n0h7yq


Burundi : Mettre fin à la répression des opposants

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92516

Les autorités burundaises devraient mettre fin à la répression qu'elles font subir aux membres des partis politiques d'opposition. Elles devraient également annuler un jugement rendu le 21 mars 2014, selon lequel 48 personnes ont été condamnées à des peines de prison allant de deux ans à la perpétuité.

Le procès, lors duquel étaient jugées 70 personnes, pour la plupart membres d’un parti politique d'opposition, n'a duré qu'une journée et ni les accusés ni leurs avocats n'ont été en mesure de préparer leur défense de manière adéquate.

http://bit.ly/1ymoKCM


Côte d’Ivoire : L’ombre de Laurent Gbagbo plane sur son parti en crise à un an de la présidentielle

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92524

L’héritage de l’ex-président Laurent Gbagbo, emprisonné à la Cour pénale internationale, divise son parti, que les diplomaties étrangères veulent voir participer à la présidentielle de 2015, une élection cruciale pour un futur apaisé de la Côte d’Ivoire. Deux camps s’affrontent au sein du Front populaire ivoirien, la principale formation d’opposition, créée en 1986 par Laurent Gbagbo. L’enjeu est primordial pour la Côte d’Ivoire, qui se doit de réussir cette élection pour rêver d’un futur calme, après une décennie de crise politico-militaire. Les chancelleries présentes dans le pays poussent le parti pro-Gbagbo à y participer, afin que l’ensemble des tendances soit représentées, ce qui rendrait le résultat du scrutin indiscutable.

http://bit.ly/1n4oHYa


Egypte : Un tribunal autorise les officiels de l'ère Moubarak à se présenter aux législatives

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92556

Un tribunal égyptien a cassé la décision interdisant aux hauts membres du parti de l'ancien président Hosni Moubarak de se présenter aux élections législatives. Un jugement rendu le 6 mai interdisait aux leaders du Parti démocratique national, qui n'existe plus aujourd'hui, de se présenter aux élections législatives et présidentielles. Le Ndp a été dissout et ses fonds et propriétés ont été confisqués en avril 2011 après le soulèvement populaire qui a renversé Hosni Moubarak. Le tribunal du Caire spécialisé dans les affaires urgentes a accepté l'appel contre ce verdict et a décidé de l'annuler. Le tribunal a déclaré que les documents apportés ne prouvaient pas que les membres du parti étaient corrompus.

http://bit.ly/1rdFyJR


Gabon : Ménage dans les finances publiques

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92529

Le gouvernement gabonais a lancé au 1er janvier un audit approfondi des finances publiques, mené par la nouvelle Direction générale du contrôle des ressources et des charges publiques (Dgcrcp). Créée en 2012 sur instruction du président Ali Bongo Ondima. Pour mener à bien ses enquêtes, cette nouvelle direction a bloqué les paiements de l’Etat au 31 décembre, le temps d’éplucher pendant près de six mois les livres de compte du Trésor public, remontant parfois jusque 10 à 15 ans en arrière.

http://bit.ly/1u3NiBY


Gambie : Jammeh, souverain absolu

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92560

Le 22 juillet 1994, le lieutenant Yahya Jammeh, à la tête d’un groupe de militaires, renversait le Président Daouda Diawara et accédait au pouvoir. Depuis cette date, la Gambie est sous le «joug» de ce militaire «parano». Entre violation des «droits de l’Homme» et traque des hérauts de la «démocratie», Jammeh régente son régime d’une main de maître. En prélude à ce vingtième anniversaire, des organisations de défense des droits de l’Homme et des associations membres de la société civile du Sénégal et de la Gambie ont signé une déclaration conjointe pour dénoncer la répression et les violations impunies des droits humains «commises par le régime de Jammeh». Selon les signataires de la déclaration, le gouvernement gambien ne tolère aucune opposition et se distingue par des violations graves et constantes des droits humains.

http://bit.ly/1qqJsBm


Global : L’Afrique dans la Grande Guerre

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92520

Lundi 14 juillet, la France a commémoré le centenaire de la Première Guerre mondiale. Pour le traditionnel défilé militaire de la fête nationale, le pays a souhaité inviter tous les pays impliqués dans le conflit, dont une vingtaine de pays africains. En effet, l'Empire colonial qu'était la France de l'époque a massivement utilisé ses colonies dans son effort de guerre. Et le continent a aussi été le théâtre de violents combats. Récit

http://rfi.my/Weo0SL


Global : France – Niger, petits cadeaux entre amis

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92537

Dans le cadre de sa mini-tournée africaine, François Hollande se rend au Niger vendredi 18 juillet. Et pas les mains vides. Parce que le Niger est l'un des pays les plus pauvres du monde, que la lutte contre la menace terroriste (Aqmi, Boko Haram) lui coûte très cher et nuit à ses investissements dans l'éducation et la santé, que le FmI se montre de plus en plus sourcilleux et réticent à débloquer des fonds, François Hollande n'arrive pas les mains vides à Niamey. Cinq conventions entre l'Agence française de développement (Afd) et l'État du Niger concernant les secteurs de la santé, de l'éducation, de l'électricité et de la sécurité alimentaire sont à signer. Montant total : 75 millions d'euros.


Global : L'UE reprend sa coopération avec la Guinée-Bissau

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92533

L'Union européenne a annoncé, le 14 juillet, la reprise de sa coopération avec la Guinée-Bissau, suite au retour à la légalité institutionnelle et l’élection d’un nouveau président. Le Conseil européen appelle, cependant, les nouvelles autorités à «mettre tout en œuvre pour que les engagements qui ont été pris envers l'Ue soient honorés», évoquant notamment «la sécurité, le renouvellement de la hiérarchie militaire et la lutte contre l'impunité».

http://bit.ly/UchslT


Madagascar : Retour de Ravalo au plus tard au mois d’août

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/elections/92561

La tenue, le 25 juillet prochain, d’une concertation nationale entre toutes les forces vives de la Nation à Madagascar, est désormais confirmée. En effet, d’après les explications du secrétaire général du Comité pour la réconciliation nationale (Crm), toutes les entités concernées ont déjà accepté l’invitation du Crn, principal initiateur de la rencontre. Le président Hery Rajaonarimampianina aurait déjà donné son aval. Même topo pour le président de l’Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy qui se dit «prêt à accompagner le processus de réconciliation». L’objectif de cette rencontre est de concrétiser la réconciliation de tous les acteurs politiques malgaches. Le Crn envisage en effet d’organiser au mois d’août prochain, une rencontre au sommet entre les 4 anciens présidents, à savoir Didier Ratsiraka, Zafy Albert, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina avec l’actuel président de la République, Hery Rajaonarimampianina.
http://bit.ly/1yJmZzL





Corruption

Côte d’Ivoire : Près de 1.900 véhicules de l’Etat disparus après la crise de 2010-2011

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/corruption/92522

Près de 1 900 véhicules administratifs ont disparu durant la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d'Ivoire, que l'Etat va s'employer à récupérer, a annoncé mercredi 16 juillet le porte-parole du gouvernement. Des contrôles d'immatriculation vont être réalisés pour aider l'Etat à récupérer son bien.

http://bit.ly/1rA1xKk





Développement

Afrique : Nouveau report de la mise en place d'un régime de monnaie unique en Afrique de l'Ouest

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/development/92531

Les membres du comité technique en charge de la mise en place d'une monnaie unique pour les pays membres de la Cedeao, incluant les pays de l'Uemoa utilisant le franc Cfa et d'autres pays comme le Nigéria (Naira), le Ghana (Cedis) ou encore la Guinée (franc guinéen), ont de nouveau suggéré que soit reporté l'entrée en vigueur, dès janvier 2015, du régime d'une monnaie unique pour cette sous-région. Dans le cadre de la 37ème rencontre de ce comité qui s'est déroulé le 14 juillet à Lagos au Nigeria, il a été constaté, comme en 2010, que la plupart des pays ne pourraient pas être en adéquation avec les critères de convergence nécessaire à la mise en place d'un tel régime. Pourtant à cette époque là, Lamido Sanusi (aujourd'hui déchu), alors gouverneur de la banque centrale du Nigéria, avait fait savoir que tout serait mis en oeuvre pour que les pays soient en conformité avec les critères de convergence dès janvier 2015. On s'éloigne ainsi de la fin du Fcfa.

http://bit.ly/1rrMDrQ


Afrique : Seul le Nigeria remplirait les critères de convergence pour la monnaie unique

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/development/92512

Le Nigeria est le seul pays à avoir rempli les quatre critères primaires de convergence requis pour atteindre la proposition de la monnaie unique pour les 15 pays membres de la communauté des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cedeao). La date limite pour que les pays de la zone monétaire ouest-africaine (Zmoa) atteignent l'intégration monétaire a été établie au 1er janvier 2015. Les quatre critères dont on a besoin pour la convergence, que le Nigeria a remplis, comprennent un taux d'inflation à un seul chiffre à la fin de chaque année et un déficit budgétaire n'atteignant pas plus de 4 % du Pib.

http://bit.ly/1rA1nT9


Ethiopie : Le sésame supplante le café à la bourse

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/development/92528

Le sésame, pour la deuxième fois depuis le lancement de l’Ethiopian Commodity Exchange (EXC) en 2008, a dépassé, en volume, les transactions le café. Sur l’année fiscale 2013/14 qui vient de prendre fin, les transactions sur le café, le sésame, les haricots blancs et l’haricot mungo, se sont élevées à 26,2 milliards de birr (environ $1,33 milliard), contre 18,9 millions de birrs, en hausse de 38%. En volume vendu de sésame s’élève à 280 000 tonnes pour une valeur de 11,2 milliards de birrs, soit 5 milliards de plus qu’en 2012/13. Les revenus du café se sont élevés à 13,5 milliards, soit 1,7 milliard de plus que l’année fiscale précédente.

http://bit.ly/1lgGLKL





Santé & VIH/SIDA

Guinée : L'épidémie d'Ebola est difficilement contrôlable

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/92551

Après un séjour à Conakry, en Guinée, le responsable du pôle d'identification virale de l'institut Pasteur évoque les difficultés rencontrées sur le terrain pour endiguer l'épidémie d'Ebola. Jamais l’épidémie n’aura été si meurtrière depuis la découverte du virus en 1976. Et les chiffres les plus récents sont alarmants. Dans un rapport publié mardi 15 juillet, l’Organisation mondiale de la santé fait état de 68 décès en seulement cinq jours, du 8 au 12 juillet. Si le taux de létalité de 60 % est moins virulent que pour d'autres souches du virus, le bilan de l’épidémie de fièvre hémorragique en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria, dépasse les 600 morts pour l'année 2014. Face à cette crise sans précédent, les gouvernements des pays concernés peinent à mettre en œuvre les mesures d'urgence, malgré le sommet sanitaire d'Accra, au Ghana, qui a réuni, début juillet, onze chefs d'États africains.

http://bit.ly/1yJmN3x


Sida : L’épidémie pourrait prendre fin d’ici 2030, selon l’ONU

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/92548

Grâce à une meilleure lutte contre le virus du sida dans le monde, l’Onu affirme qu’il est possible de mettre fin à l’épidémie d’ici 2030. Bonne nouvelle concernant le virus du sida. Près de 19,1 milliards de dollars (14,1 milliards d’euros) ont été consacrés à la lutte contre le sida en 2013, selon l’Onusida qui estime que les besoins d’ici 2015 se situeront entre 22 et 25 millions de dollars. Selon l’Onusida, «s’ouvre à nous une fragile fenêtre de cinq ans durant lesquelles nous devrons construire à partir des avancées qui ont été réalisées». L’organisation va même plus loin, «si nous accélérons la cadence, nous pourrions être en mesure de mettre fin à l’épidémie à l’horizon 2030. Dans le cas contraire, nous risquons de perdre une décennie, voire plus».

http://bit.ly/1lgV7uy


Zambie : Les personnes en situation de handicap laissés en rade dans la lutte anti-sida

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/92517

Les personnes en situation de handicap en Zambie, dont le nombre est estimé à près de 2 millions, se heurtent à d'importants obstacles en matière de prévention, de dépistage et de traitement du Vih, le virus du sida, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport.

Ce rapport de 80 pages, intitulé «We Are Also Dying of AIDS : Barriers to HIV Services and Treatment for Persons with Disabilities in Zambia» (« 'Nous aussi, nous mourons du sida' : Obstacles entravant l'accès des personnes handicapées aux services et aux traitements anti-VIH en Zambie »), documente les difficultés auxquelles font face les personnes handicapées en Zambie, à la fois dans leur communauté et au sein du système de santé.

http://bit.ly/1ymoKCM





Racisme & xénophobie

Afrique du Sud : Le parti au pouvoir accuse l'opposition de racisme

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/racism/92557

Le Congrès national africain a accusé l'opposition Alliance démocratique (Da) de discrimination raciale contre les Africains noirs vivant dans des quartiers informels. Cette accusation est intervenue après que la Commission sud-africaine de droits de l'homme ait déclaré que la vision de Pots de Porta dans la ville du Cap est une violation des droits de l'homme. Les Pots de Porta sont un type de toilettes chimiques ou salles de bain portables. La grande majorité des toilettes chimiques, soit 84,4%, sont dans des établissements informels avec les populations qui sont " extrêmement noires". La Commission a conclu que l'Alliance démocratique qui dirige la ville du Cap était coupable de discrimination sur la base de race et a violé la Constitution.

http://bit.ly/1rA9VJR





Environnement

Côte d’Ivoire : Un quart de la production de bananes détruit dans une inondation

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/environment/92523

Une inondation provoquée par les fortes pluies qui se sont abattues en juin sur la Côte d’Ivoire a détruit un quart de la production nationale de bananes, dont le pays est 2e exportateur africain, a annoncé le ministère de l’Agriculture. Cette disparition "de 22% de la superficie de la bananeraie ivoirienne", équivaut à une perte de plus de 75 000 tonnes de bananes, soit le quart de la production nationale.

http://bit.ly/1p53KfZ


Kenya : Quatre rhinocéros tués, la pire attaque depuis 1988

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/environment/92535

Deux groupes de braconniers armés ont réussi à pénétrer de nuit dans la réserve naturelle privée d'Ol Jogi, située à 225 km au nord de Nairobi, a déclaré le porte-parole du Service kényan de la vie sauvage (Kws). "Au total quatre rhinocéros ont été tués et (les braconniers) ont réussi à s'échapper avec trois cornes", a-t-il indiqué. Il s'agit de la pire attaque contre des rhinocéros au Kenya depuis 1988. Six animaux avaient alors été tués par des braconniers. Selon le Kws, les braconniers ont tué une vingtaine de rhinocéros cette année -contre 59 l'an dernier- et il ne reste plus qu'un millier de bêtes dans le pays. Pour certains défenseurs de la nature, ces chiffres sont toutefois largement sous-estimés.

http://bit.ly/1npBUg1





Conflits & urgences

Centrafrique : Désastre humanitaire en cours pour les réfugiés

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92519

Un tiers des familles de migrants ont perdu un membre dans les violences en République centrafricaine, selon un premier rapport alarmant mercredi 16 juillet par Médecins sans frontières. D'après les chiffres des Ong, sur les 4,5 millions de Centrafricains, 536 500 personnes auraient été déplacées par la violence. Quelques 125.000 Centrafricains ont trouvé refuge au Cameroun, tandis que 101.000 d'entre eux sont partis pour le Tchad.

http://bit.ly/UiiX25


Global : France et Madagascar se disputent 43,2 km2 paradisiaques

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92558

Les îles Eparses, ces grains de corail dans l’océan Indien administrés par la France, riches en poissons et hydrocarbures, attisent des revendications territoriales de la part des pays voisins, Madagascar en tête. Les Glorieuses, Juan de Nova, Bassas da India et Europa s’égrènent de l’extrême nord du canal du Mozambique jusqu’au sud, certaines à moins de 150 km des côtes malgaches. Tromelin est la seule à l’est de Madagascar. De leurs 43,2 km2 de terres découle une zone économique exclusive (Zee) de 636.000 km2, soit une bonne moitié de ce canal qui est aussi une route maritime importante. Les périmètres de ces Zee ont été déposés "selon les règles internationales", assure-t-on côté français, mais ils sont contestés côté malgache.

http://bit.ly/WluDCu


Global : L’Egypte dénonce l’escalade militaire israélienne à Gaza

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92549

L’Égypte a dénoncé l’action militaire menée par Israël à Gaza, où la situation est de plus en plus préoccupante. Israël a décidé de mener des attaques au sol, qui pourraient faire énormément de victimes. Et l’Egypte ne cache pas sa préoccupation. Le pays en effet a dénoncé « l’escalade » israélienne dans cette enclave palestinienne contrôlée par le Hamas, après le lancement par l’armée de son opération terrestre, et demandé aux belligérants d’accepter sa proposition de trêve, a indiqué le ministère des Affaires étrangères. Depuis le début des combats entre les deux partis, l’Egypte tente de leur faire signer un cessez-le-feu. Sans succès. Les combats au contraire s’intensifient. Le Hamas de son côté, continuent à envoyer des dizaines de roquettes vers Israël.

http://bit.ly/1lgV5mv


Kenya : Un mois pour clore l'enquête sur le gouverneur de Lamu

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92534

Un juge kényan a accordé un délai d'un mois au parquet pour clore son enquête contre le gouverneur du département de Lamu, soupçonné d'être lié aux récents massacres dans plusieurs villages de cette région côtière du sud-est du Kenya. Issa Timamy, arrêté le 25 juin, fait l'objet d'une enquête pour meurtres, transfert forcé de population et terrorisme, mais n'a toujours pas été inculpé et a été libéré sous caution le 30 juin. Mercredi 17 juillet, l'accusation avait demandé un délai de deux mois pour pouvoir retrouver certains témoins ayant fui la zone frappée par les tueries.

http://bit.ly/1zTWadF


Lybie : Les voisins s’invitent dans la crise, au grand dam des occidentaux

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92538

Alors que la diplomatie occidentale est jugée atone, les six voisins s'unissent pour tenter d'empêcher la Libye de sombrer dans le chaos et y rétablir un État de droit. Leurs priorités ? Sécuriser les frontières, réorganiser les forces de sécurité et soutenir les institutions, dont le nouveau Parlement, censé entrer en fonction le 1er août. "Nous allons oeuvrer à la mise en place d'un processus de réconciliation nationale par le dialogue", affirme Ramtane Lamamra, chef de la diplomatie algérienne et coordonnateur de cette initiative, dont la portée est renforcée par le retour de l'Égypte dans l'Ua.

http://bit.ly/1yJmq8Y


Libye : Un pays en pleine guerre civile qui «se dirige droit vers la guerre totale»

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92536

Près de trois ans après la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est secouée ces derniers jours par une nouvelle flambée de violences, face auxquelles les autorités semblent impuissantes… Que se passe-t-il en Libye ? Décryptage

http://bit.ly/1n0lvgW


Mali : Le gouvernement en mal de proposition pour résoudre la crise ?

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92511

Le jeudi 17 juillet, la coalition du Mouvement national de Libération de L'Azawad (Mnla), du Mouvement arabe de l'Azawad (Maa) et du Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (Hcua) a présenté aux autorités maliennes et aux médiateurs de la communauté internationale, une feuille de route, saluée par les partenaires internationaux comme une initiative « précise et sérieuse ». Pour cette nouvelle journée du dialogue inter-malien, la surprise est venue de Bamako, qui n’a mis sur la table aucune proposition, lorsque les groupes dissidents ont été reçus à leur tour et que seule la Coalition du peuple pour l'Azawad (Cpa) a fait ses propositions.

http://rfi.my/1tdDX6a


Global : Plus d'un millier de Marocains affiliés à des organisations terroristes en Irak et en Syrie

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92513

Le ministre marocain de l'Intérieur, Mohamed Hassad, a révélé mardi 15 juillet que 1 122 Marocains sont affiliés à des organisations terroristes en Irak et en Syrie, aux côtés d'autres ressortissants européens d'origine marocaine dont le nombre est estimé à 2 000 personnes. Il a précisé que ces combattants marocains occupaient des postes de commandement au sein de l'Eeil. Environ 128 Marocains ont fait l'objet d'enquêtes dès leur retour au Maroc, rapporte le ministre marocain qui s'alarme contre le fait le plus inquiétant dans cette affaire que des Marocains embrigadés acceptent de commettre des attentats suicide surtout que 20 combattants marocains ont déjà exécuté des attentats semblables.

http://on.china.cn/1rdrOPn


Mali : Le groupe de Belmokhtar revendique l’attaque du 14 juillet

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92521

Le groupe jihadiste Al-Mourabitoune, de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, a revendiqué auprès de l'agence de presse privée mauritanienne Alakhbar, la mort du soldat français tué le 14 juillet dans le nord du Mali. L’attaque-suicide visant les forces françaises déployées dans la région de Gao avait aussi fait plusieurs blessés graves. Il s’agit de la première attaque-suicide dans laquelle un soldat français est tué au Mali. Une explosion qui avait fait aussi plusieurs blessés, dans la région de Gao.

http://rfi.my/1qkaAC0


Nigeria : 176 enseignants tués dans un État du Nord-Est depuis 2011

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92539

Cent soixante-seize enseignants ont été tués et 900 écoles détruites dans l’État nigérian de Borno (nord-est), depuis que le groupe islamiste Boko Haram y a multiplié les attaques meurtrières à partir de 2011. Ces chiffres ont été rendus publics au cours d'une rencontre avec un comité gouvernemental fédéral chargé de piloter un projet destiné à éviter de nouveaux enlèvements en masse d'écoliers, appelé "Safe School Initiative" (Initiative pour une école sûre). Il vise à rendre les écoles plus sûres pour les enfants dans l'ensemble du Nigeria.

http://bit.ly/1qqIW6r


Nigeria : Arrestation de Mohammed Zakari, un commandant de Boko Haram

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92540

La police nigériane a annoncé l’arrestation du «boucher en chef», de son vrai nom Mohammed Zakari, un commandant de Boko Haram. Une arrestation qu'elle juge cruciale. L'homme a été arrêté au cours d'une opération contre un des camps du groupe islamiste armé dans le Nord-Est dans la forêt de Balmo, au cœur de l'Etat de Bauchi.

http://rfi.my/1qqIV2a


Nigeria : Les moyens financiers seuls ne suffiront pas dans la lutte contre Boko Haram

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92552

Tel un beau diable, le président nigérian, Goodluck Jonathan, se démène dans tous les sens pour se donner les moyens de venir à bout de Boko Haram. En effet, après le Sos lancé en direction de la communauté internationale qui a répondu par l'envoi d'experts civils et militaires et de moyens ultra-modernes dont l'efficacité reste à prouver, le président nigérian a, cette fois-ci, l'intention de recourir à un prêt extérieur d'un milliard de dollars pour renforcer les équipements de l'armée nationale, engagée dans une lutte contre les illuminés de la secte islamiste, Boko Haram. Cette démarche est de bonne guerre, puisque face aux défis que lui posent au quotidien les insurgés de Boko Haram, personne ne peut lui dénier le droit de lever des fonds pour les relever.

http://bit.ly/1n0lCJi


Sénégal : 140 policiers sénégalais au Mali

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92550

Un contingent sénégalais de 140 policiers a quitté Dakar, mercredi 16 juillet à destination du Mali, dans le cadre de la Mission de maintien de la paix des Nations unies pour la stabilisation du pays (Minusma). Il sera déployé à Gao et Kidal, deux localités du nord du pays en remplacement du premier contingent sénégalais déjà sur place

http://bit.ly/1tk3RFE


Sénégal : Scandale à la gendarmerie après la parution d’un livre-choc

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/92544

Un livre est au centre de toutes les polémiques au Sénégal. Il s’agit de celui du colonel de gendarmerie Abdoulaye Aziz Ndaw, publié aux éditions Harmattan, «Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise». L’ouvrage n’est pas encore disponible à Dakar, mais la presse locale en a déjà publié quelques extraits qui dévoilent des scandales qui ont eu cours dans ce corps. De quoi jeter le trouble.

http://rfi.my/1zTWd9v





Internet & technologie

Djibouti : Projet de loi sur la cybercriminalité

2014-07-20

http://pambazuka.org/fr/category/internet/92526

Sud est en retard sur les grandes évolutions de la société internationale. Djibouti, petit pays de la corne d’Afrique entend étendre désormais sa législation sur la cybercriminalité. Un projet de loi relatif à ce sujet a été déposé. Il vise la mise en place d’un arsenal de règles pénales contre les auteurs d’actes cybercriminels. Ce projet de loi d’origine gouvernementale intervient à la suite des dérives cybercriminelles constatées ces derniers temps à travers le pays. Le gouvernement estime aujourd’hui qu’il faut sanctionner les auteurs de ces crimes et assainir le climat social.

http://bit.ly/Wsv7qP





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