Abonner!

Abonner gratuitement!



DONNEZ!

Pambazuka Press

La verite cover La vérité aux puissants
Une sélection de cartes postales panafricaines

Tajudeen Abdul-Raheem

La mort prématurée du Dr Tajudeen Abdul-Raheem, le jour de la commémoration de la Libération de l'Afrique 2009, a frappé de stupeur le monde panafricain. Cette sélection de cartes postales panafricaines montre quel brillant orfèvre des mots il fut.

Visiter Pambazuka Press

PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Surveillance de l’UA

Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
Visitez le site de Surveillance de l'Union

Pambazuka Press

Food Rebellions! Food Rebellions! Crisis and the hunger for justice Eric Holt-Giménez & Raj Patel.

Food Rebellions! takes a deep look at the world food crisis and its impact on the global South and under-served communities in the industrial North. While most governments and multilateral organisations offer short-term solutions based on proximate causes, authors Eric Holt-Giménez and Raj Patel unpack the planet's environmentally and economically vulnerable food systems to reveal the root causes of the crisis.

Visit Pambazuka Press

DONNEZ POUR QUE SURVIVE PAMBAZUKA !

Aidez les abonnés africains à recevoir Pambazuka News gratuitement : chaque $5.00 assurent un abonnement d’un an, alors donnez généreusement pour faire en sorte que le meilleur bulletin sur la justice sociale d’Afrique parvienne là ou l’on en a besoin.

Cette édition

Pambazuka News 321 : Les fausses politiques de développement au pilori

Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.

Maintenez Pambazuka libre et indépendant ! Rejoignez maintenant les Amis de Pambazuka

http://www.pambazuka.org/fr/friends.php

Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

CONTENU: 1. Urgence, 2. Chroniques, 3. Annonces, 4. Plaidoyers & campagnes, 5. Nécrologie, 6. Arts & livres, 7. Droits humains, 8. Réfugiés & migration forcée, 9. Elections & gouvernance, 10. Corruption, 11. Développement, 12. Santé & VIH/SIDA, 13. LGBTI, 14. Racisme & xénophobie, 15. Média & liberté d'expression, 16. Conflits & urgences, 17. Internet & technologie




Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : 180 organisations du monde entier s’élèvent contre le Doing business
COMMENTAIRES ET ANALYSES :
PLAIDOYERS ET CAMPAGNES : 20ème anniversaire du début du génocide au Rwanda : Les autorités françaises persistent et nient
URGENCE : Ethiopie : Les réfugiés sud-soudanais ont besoin d’une aide d’urgence.
NECROLOGIE : Gabon : Décès de l’activiste Grégory Ngbwa Mintsa.
ARTS ET LIVRES : Mali : Quatre ans pour réhabiliter le patrimoine détruit par les islamistes.
DROITS HUMAINS : Global : La Belgique prête à accueillir Gbagbo.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Afrique : L’Italie a porté secours à 6 000 personnes en Méditerranée en quatre jours.
ELECTIONS ET GOUVERNANCE : Algérie : Bouteflika, le candidat présent-absent.
CORRUPTION : Afrique du sud : Enquête sur le scandale Nkandla.
DEVELOPPEMENT : Afrique : Le continent invité à s’attaque au problème de la fuite des capitaux.
SANTE ET VIH SIDA : Afrique : Luanda abritera la première réunion des ministres africains de la santé
LGBTI : Afrique du sud : Zuma refuse de condamner la loi anti-homosexualité adoptée en Ouganda.
RACISME ET XENOPHOBIE : Afrique du sud : Les blancs occupent 62% des postes de direction.
MEDIAS ET LIBERTE D’EXPRESSION : Rwanda : La réconciliation par la radio.
CONFLITS ET URGENCE : Afrique : Les pourparlers sud-soudanais ajournés.
INTERNET ET TECHNOLOGIE : Gambie : Arrêt définitif des mises à jour de sécurité de Windows XP par Microsoft.




Urgence

Ethiopie : Les réfugiés sud-soudanais ont besoin d'une aide d'urgence

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/action/91323

Quelque 80 000 réfugiés qui ont échappé aux violences, aux persécutions et aux pénuries de nourriture dans les Etats du Jonglei, du Haut-Nil et d’Unité au Soudan du Sud sont arrivés en Ethiopie ces derniers mois. D’ici quelques semaines, la population totale des réfugiés pourrait atteindre 140 000 personnes. Or l’aide humanitaire fournie dans les camps est déjà loin d’être à la hauteur des besoins. Chaque jour, au moins 1 000 autres réfugiés arrivent en Ethiopie, beaucoup d’entre eux souffrant d’infections respiratoires, de diarrhée et de paludisme.

http://bit.ly/1iegQVH


Soudan du Sud : Risque de malnutrition pour 250 000 enfants

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/action/91338

Près de 250.000 enfants risquent de souffrir de malnutrition sévère d'ici la fin de l'année au Soudan du Sud, ravagé par la guerre, et 50.000 pourraient en mourir, a averti vendredi 11 avril le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). L'agence de l'Onu estime à 3,7 millions, dont 740.000 enfants, le nombre des Soudanais du Sud les plus menacés par l'insécurité alimentaire. Pour remédier pleinement aux difficultés alimentaires du pays, l'Unicef estime avoir besoin de 38 millions de dollars mais n'en a recueilli pour l'instant que 4,6 millions.

http://bit.ly/OXoAQd





Chroniques

Nos Terres, notre Business ! 180 organisations du monde entier demandent à la Banque Mondiale de mettre fin à ses activités de classements.

Frédéric Mousseau

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/features/91367


cc OW
Les classements « Doing Business » de la Banque Mondiale notent les pays en fonction de la « facilité d’y faire des affaires ». Ils ont poussé de nombreux dirigeants de pays en développement à déréglementer leurs économies dans l'espoir d'attirer les investissements étrangers. Cependant, ce que la Banque Mondiale considère bénéfique pour les entreprises étrangères est très souvent l'exact opposé de ce qui l’est pour les communautés locales.

Alors que les réunions de printemps de la Banque mondiale vont s’ouvrir à Washington Dc, 180 groupes, Ong, syndicats, organisations paysannes et de consommateurs originaires de plus de 80 pays demandent que la Banque mette fin à ses classements Doing Business et à ses activités soutenant l’accaparement des terres et des ressources naturelles. Le phénomène touche les populations les plus pauvres dans le monde, parmi lesquelles les paysans, éleveurs et communautés autochtones qui sont les garants de la production alimentaire pour l’ensemble de la planète.

Pour Anuradha Mittal, directrice exécutive de l'Oakland Institute, « la Banque Mondiale facilite l'accaparement des terres et sème la pauvreté en favorisant les intérêts des investisseurs étrangers au détriment de ceux des populations locales ».

« Les paysans sont les premiers investisseurs et employeurs dans le secteur agricole dans les pays en développement. Au lieu de les soutenir, la Banque mondiale encourage le pillage de leurs ressources par des sociétés étrangères et des hommes d'affaires locaux », rapporte Alnoor Ladha, directeur exécutif de /The Rules.

Les classements « Doing Business » de la Banque Mondiale notent les pays en fonction de la « facilité d’y faire des affaires ». Ils ont poussé de nombreux dirigeants de pays en développement à déréglementer leurs économies dans l'espoir d'attirer les investissements étrangers. Cependant, ce que la Banque Mondiale considère bénéfique pour les entreprises étrangères est très souvent l'exact opposé de ce qui l’est pour les communautés locales.

« Le classement Doing Business et le nouveau Benchmarking the Business of Agriculture que la Banque est en train d'élaborer poussent les gouvernements à sacrifier leur pays aux intérêts privés. Ils devraient plutôt soutenir les exploitations familiales et leur garantir un accès durable à la terre, crucial pour l'avenir économique, social et environnemental de nos pays », alerte Ibrahim Coulibaly, président de la Coordination nationale des organisations paysannes du Mali (Cnop) et vice-président du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'ouest (Roppa).

Dans le secteur agricole, les classements « Doing Business » ont encouragé les gouvernements à faire de la terre une marchandise - et à la vendre ou à la louer à des investisseurs étrangers, indépendamment de l'impact social ou environnemental de telles politiques. Les paysan-ne-s, les éleveurs et les peuples autochtones sont victimes de l’étroite collaboration des gouvernements et sociétés étrangères qui travaillent main dans la main pour les déposséder de leurs terres, et par là même obtenir le soutien de la Banque mondiale.
Les conséquences sont dévastatrices. Par le biais des réformes et des politiques préconisées par la Banque, la Sierra Leone a pris 20 % des terres arables aux populations rurales du pays pour les louer à des producteurs de canne à sucre et d'huile de palme étrangers. Au Libéria, des géants de la production d'huile de palme britanniques, malaisiens et indonésiens ont obtenu des baux sur plus de 600 000 hectares de terres qui appartenaient traditionnellement aux communautés locales. Aux Philippines, 5,2 millions d'hectares ont été acquis par des entreprises depuis 2006, faisant du pays la troisième destination au monde pour les investissements fonciers étrangers.

Amadou Kanouté, Directeur exécutif de Cicodev Afrique explique que « le classement Doing Business est une épée de Damoclès au-dessus de la tête de nos dirigeants qui veillent sur sa prochaine sortie pour se glorifier ou se justifier devant les institutions financières internationales, celles qui prescrivent leur modèle développement à nos pays, au lieu de rendre des comptes aux citoyens qui les ont élus. Nous voulons préserver notre autonomie pour décider du futur de nos politiques foncières, alimentaires et agricoles. »

Le problème de l'accaparement des terres est maintenant sur le point de s'aggraver. Sous la pression du G8 et avec le soutien financier de la Fondation Gates, la Banque clone la méthodologie de son classement fétiche pour l’appliquer à un nouveau projet appelé le « Benchmarking the Business of Agriculture » (Bba). L’objectif explicite du Bba est de promouvoir « l’émergence d'un secteur agricole commercial fort ».

« Le Bba va limiter la capacité des gouvernements à poursuivre leurs propres politiques et objectifs alimentaires, et va permettre aux entreprises de jouir encore plus des terres et ressources naturelles des pays, réduisant la protection des travailleurs agricoles qui souffrent déjà du grand déficit d’emplois décent dans leur secteur » a déclaré Ron Oswald, secrétaire général de l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation et de l’agriculture, l'Uita.

« Nous faisons front avec les paysan-ne-s, les éleveurs et les peuples autochtones des pays en développement qui aujourd’hui sont en passe d’ëtre écrasés sous le rouleau compresseur des politiques de la Banque Mondiale », a ajouté Anuradha Mittal. «Des initiatives comme les classements Doing Business de la Banque encouragent les gouvernements à voler les pauvres pour donner aux riches. Cela doit cesser. »


CE TEXTE VOUS A ETE PROPOSE PAR PAMBAZUKA NEWS



* Ne vous faites pas seulement offrir Pambazuka ! Devenez un Ami de Pambazuka et faites un don MAINTENANT pour aider à maintenir Pambazuka LIBRE et INDEPENDANT ! 
http://www.pambazuka.org/fr/friends.php



** Frédéric Mousseau : Pour plus d'informations ou pour planifier une entrevue avec des porte-paroles de la campagne merci d’écire à fmousseau@oaklandinstitute.org

*** Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur le site de Pambazuka News

**** Les opinions exprimées dans les textes reflètent les points de vue des auteurs et ne sont pas nécessairement celles de la rédaction de Pambazuka News


REFERENCES

- Pour lire le rapport, « Aveuglement volontaire - Comment le Doing Business de la Banque mondiale note appauvrissent les paysan-ne-s » ainsi que des fiches pays sur les mauvaises affaires de la Banque Mondiale dans les pays en développement, visitez www.ourlandourbusiness.org

- Pour plus d'informations sur la campagne, écrivez à ourlandourbusiness@therules.org

- Pour la liste des signataires de la déclaration commune : http://bit.ly/Q40h4i


Lançons un débat sur la nécessité pour l'Afrique de l'Ouest de protéger son agriculture !

Maurice Oudet

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/features/91363


cc NF
Un débat sur le nouveau Tarif extérieur commun s’impose. Adopté par les chefs d’états et des gouvernements de la Cedeao, le 25 octobre 2013, il ne convient pas du tout aux paysans de l'Afrique de l'Ouest. Car il ne protège aucun produit agricole et aucune des propositions du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest n'a été retenue.

Il y a quelques jours, j'ai reçu un courrier de M. Bruno Ouédraogo de la Ligue des consommateurs du Burkina (Lcb). Dans ce courrier Bruno se réjouit de quelques succès et avancées du combat de la Société Civile Africaine. Parmi ces avancées, il note que :

- L’Alternance est effective à la présidence de la Cedeao : le président du Ghana remplace le président de la Côte d’Ivoire avec de vrais espoirs de changement de politique sous régionale en agriculture et en économie (réf : conférence des chefs d’Etats de la Cedeao - Yamoussokro ; Cote d’Ivoire)

- Les Ape n’ont pas été ratifiés avec l’Union européenne au 44ème sommet de la Cedeao tenu à Abidjan. Et pourtant le marché du cacao du Ghana et de la Côte d’Ivoire n’est pas menacé. La pénurie du Cacao contraindra de plus en plus les Européens à acheter aux conditions des producteurs. (réf : conférence des chefs d’Etats de la Cedeao de Yamoussokro – Cote d’Ivoire)

- La société civile du Niger pèse lourdement dans les négociations des accords pour l’exploitation des mines d’uranium par Areva qui se croyait en terrain conquis et qui refuse les conditions du Niger : le paiement des taxes dans un partenariat gagnant/gagnant avec le Niger conformément à la loi minière 2006 du Niger. (réf : manifestation devant le parlement nigérien à Niamey)

- La France (seul pays européen accepté à la réunion des ministre des Finances de la Cedeao à Abuja au Nigéria) vient d’accepter d’embarquer dans le navire du développement pour l’investissement en Afrique tout en reconnaissant que les accords actuels (Cedeao/France) sont très déséquilibrés et que désormais les accords économiques et de financement devraient se faire dans le respect des priorités et des intérêts des Etats membres de la Cedeao.

- L’Allemagne (leader des pays de l’Ue) repense sa stratégie de coopération économique et d’investissement avec l’Afrique. Au cours du prochain sommet Ua/Ue à Bruxelles, elle devrait faire de nouvelles propositions en vue d'une meilleure coopération économique : cette meilleure coopération passerait par une augmentation des investissements avec les pays d'Afrique lors du sommet Ua/Ue à Bruxelles.

Mais Bruno Ouédraogo demande d'autres contributions. J'en profite pour appeler à un vaste débat sur le nouveau Tarif extérieur Commun. Le sommet extraordinaire des chefs d’états et des gouvernements de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui s’est tenu le vendredi 25 octobre 2013 à Dakar s’est conclu par l’adoption du Tec.

Depuis il ne se passe pas une semaine sans que la presse de l'Afrique de l'Ouest ne publie un article pour se féliciter de l'adoption de ce Tec. Par exemple, sur le site de AfriqueJet nous pouvons lire : « Le bloc régional des 15 pays membres de la Cedeao a fait un 'bond prodigieux' en matière d'intégration économique, avec l'adoption du Tarif extérieur commun (Tec). »

Un bon prodigieux ? » Pourquoi pas ? Mais, est-ce un bon en avant ou un bon arrière ?

En lisant ce passage, je me suis rappelé le discours d'un ministre algérien qui quelques années après l'indépendance de son pays se félicitait : « Le jour de l'indépendance, nous étions au bord du gouffre ! Depuis, nous avons fait un grand pas en avant ! » Or, je n'ai trouvé dans la presse, aucune analyse du contenu de ce Tec. Pourtant, si les négociations ont été longues, c'est que tout le monde n'a pas les mêmes intérêts.

Or ce Tec ne convient pas du tout aux paysans de l'Afrique de l'Ouest. Il ne protège aucun produit agricole (le lait en poudre est toujours taxé à 5 %, le riz à 10 %...). Aucune des propositions du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest (Roppa) n'a été retenue ! Ce que je ne comprends pas. Le Roppa, à ma connaissance, n'a pas réagit. Il est temps d'organiser un débat sur la protection de l'agriculture, et notamment sur la proposition de Jacques Berthelot :

« La seule voie qui s'impose à la Cedeao est de faire preuve de courage politique pour imposer à tous ses « donateurs » - qui sont aussi ses prédateurs – la refondation de sa politique commerciale agricole sur des Prélèvements variables. Ils sont seuls à même d'assurer aux agriculteurs, soit près des 2/3 des actifs, des prix rémunérateurs et stables, et par là une forte hausse de la production et des revenus agricoles, base indispensable de son développement économique global face à la hausse de sa population qui passerait de 304 millions d'habitants en 2010 à 744 millions en 2050. » (1)


CE TEXTE VOUS A ETE PROPOSE PAR PAMBAZUKA NEWS



* Ne vous faites pas seulement offrir Pambazuka ! Devenez un Ami de Pambazuka et faites un don MAINTENANT pour aider à maintenir Pambazuka LIBRE et INDEPENDANT ! 
http://www.pambazuka.org/fr/friends.php



** Maurice Oudet dirige le Service d'Edition en Langues, organisation d'appui aux organisations paysannes du Burkina Faso

*** Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur le site de Pambazuka News

**** Les opinions exprimées dans les textes reflètent les points de vue des auteurs et ne sont pas nécessairement celles de la rédaction de Pambazuka News


NOTES

1) Pour comprendre l'expression "Prélèvements variables" Lire : 472) Réguler les prix agricoles et alimentaires (http://www.abcburkina.net/fr/nos-dossiers/vu-au-sud-vu-du-sud/885-472-lnreguler-les-prix-agricolesnr)
Lire également : 473) Les règles de l'OMC ne permettent pas à la CEDEAO de protéger son agriculture (http://www.abcburkina.net/fr/nos-dossiers/vu-au-sud-vu-du-sud/886-473-les-regles-de-lomc-ne-permettent-pas-a-la-cedeao-de-proteger-son-agriculture)

Maurice Oudet
Président du Service d’édition en langues nationales du Burkina


Ape : La Cedeao refuse la fuite en avant vers l’aventure

DECLARATION SUR LES APE

Poscao

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/features/91368


cc BPN
A la suite des ministres du Commerce qui avaient refusé de valider le compromis sur l’Ape lors du Comité ministériel de suivi (Cms) du 17 février 2014 à Dakar, les chefs d’Etat viennent à leur tour de suivre les arguments que la société civile a exprimés à maintes occasions. La société civile les encourage pour cet acte de responsabilité.

A l’issue de la Quarante-quatrième Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de la Cedeao tenue à Yamoussoukro les 28 et 29 mars 2014, les leaders de l’Afrique de l’Ouest ont reconnu « qu’il reste quelques questions techniques à résoudre » dans la négociation de l’Ape et ont instruit « les négociateurs en chef de prendre les mesures nécessaires, dans un délai de deux mois, en vue de trouver une solution aux questions soulevées par certains Etats membres, notamment le Nigeria, avant la signature de l’Accord. La Conférence instruit les Négociateurs en chef de mettre en place un Comité technique incluant des représentants du Nigeria, du Ghana, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, pour examiner ces questions et soumettre leurs conclusions aux Chefs d’Etat et de Gouvernement. »

La plateforme des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest sur l’Accord de Cotonou (Poscao), en partenariat avec de nombreuses organisations du secteur privé, des mouvements de jeunes, de femmes, etc., se félicite de cette décision courageuse et clairvoyante qui marque l’attachement des chefs d’Etat de la Cedeao à l’intégration économique régionale et à la protection des économies encore vulnérables de l’Afrique de l’Ouest. A la suite des ministres du Commerce qui avaient refusé de valider le compromis sur l’Ape lors du Comité ministériel de suivi (Cms) du 17 février 2014 à Dakar, les chefs d’Etat viennent à leur tour de suivre les arguments que la société civile a exprimés à maintes occasions. La société civile les encourage pour cet acte de responsabilité.

Les chefs d’Etat de la Cedeao ont refusé la fuite en avant vers l’aventure, car la conclusion de la négociation a été bâclée et d’importantes questions ont été traitées avec une légèreté et une précipitation que rien ne justifie. Les exigences illégitimes et dangereuses de l’Union européenne doivent être rejetées. Certaines questions techniques doivent faire l’objet d’une renégociation sérieuse car les concessions de l’Afrique de l’Ouest sont inappropriées et pourraient avoir des conséquences dramatiques sur l’économie régionale dans le futur.

Parmi ces questions, les plus préoccupantes sont : l’offre d’accès au marché, la Clause de la nation la plus favorisée (Npf), les taxes de l’exportation, les clauses de rendez-vous et le Paped.

Sur ce dernier point, la société civile attire l’attention des chefs d’Etat sur les contre-vérités avancées à propos du Paped par l’Ue et amplifiées par certains acteurs de la région. L’Union européenne laisse courir le bruit selon lequel elle fournira 6.5 milliards d’euros par tranches de 5 ans à trois reprises, ce qui ferait à l’arrivée près de 19 milliards d’euros en 15 ans. Ce qui, dit l’Ue, serait supérieur aux 15 milliards d’euros demandés par l’Afrique de l’Ouest, oubliant que ces 15 milliards exigés par l’Afrique de l’Ouest ne concernent que les 5 premières années.

L’Ue n’a jamais pris l’engagement de verser 19 milliards d’euros en 15 ans. Elle n’a jamais dit non plus qu’elle versera cet argent dans le Fonds régional Ape pour laisser à la Cedeao la liberté de financer les projets du Paped avec des procédures améliorées. Les promesses de financement du Paped, telles qu’elles se présentent, ne sont rien d’autre qu’une coquille vide. Que valent 6.5 milliards pour 16 pays représentant ensemble plus 300 millions d’habitants ? La société civile régionale refuse de lâcher la proie – le développement du marché régional -, pour l’ombre – une hypothétique aide européenne.

Les consultations qui seront menées au cours des deux mois à venir doivent rester transparentes et ouvertes à tous les acteurs, en particulier la société civile et le secteur privé, qui ont démontré leur parfaite maitrise de l’Ape, leur compréhension des enjeux de l’intégration régionale et leur engagement résolu et déterminé à s’opposer à toute menace intérieure ou extérieure.

Les organisations de la société réaffirment leur attachement indéfectible à l’intégration régionale et exhortent les Chefs d’Etat à poursuivre leurs efforts pour traduire en acte la volonté réaffirmée à Yamoussoukro de renforcer la stratégie industrielle régionale, d’harmoniser les politiques commerciales, de mettre en place un programme de transition fiscale, d’appliquer le schéma de libéralisation des échanges, de garantir la libre circulation des biens et des personnes en Afrique de l’Ouest et tenir leur engagement à réaliser l’Union monétaire en 2020.

Fait en Afrique de l’Ouest le 6 avril 2014


CE TEXTE VOUS A ETE PROPOSE PAR PAMBAZUKA NEWS



* Ne vous faites pas seulement offrir Pambazuka ! Devenez un Ami de Pambazuka et faites un don MAINTENANT pour aider à maintenir Pambazuka LIBRE et INDEPENDANT ! 
http://www.pambazuka.org/fr/friends.php



** Plateforme des Organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest sur l’Accord de Cotonou à l’issue de la 44e Conférence ordinaire de la Cedeao des 22-28 mars 2014 (pour plus d’informations sur la POSCAO, visiter : www.endacacid.org/poscao)

*** Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur le site de Pambazuka News

**** Les opinions exprimées dans les textes reflètent les points de vue des auteurs et ne sont pas nécessairement celles de la rédaction de Pambazuka News


Le projet de protocole de l'Aripo sape les droits des agriculteurs, manque de crédibilité et de légitimité

Lettre ouverte des organisations de la société civile aux membres de l’Upov

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/features/91365


cc FAO
Au lieu de soutenir les droits des agriculteurs, le projet de protocole de l'Organisation régionale africaine de la propriété intellectuelle va dans la direction opposée. Il propose une politique agricole inéquitable, qui ne reconnaît pas les petits agriculteurs en tant que partie intégrante des systèmes d'innovation agricole et sape les droits des agriculteurs.

Nous, les signataires d’organisations d'Afrique et du monde entier sommes préoccupés par la protection de la biodiversité agricole en lien avec la sécurité des moyens de subsistance, la souveraineté alimentaire, et la promotion des droits des agriculteurs ainsi que la participation des citoyens dans le processus décisionnel. Les organisations soussignées tiennent à exprimer leurs sérieuses préoccupations quant au projet de Protocole de l'Aripo qui a été présenté par l'Aripo (Organisation régionale africaine de la propriété intellectuelle), le 6 mars 2014, pour l'examen du Conseil de l'Upov (Union internationale pour la protection des obtentions végétales), à sa 31ème session à Genève le 11 avril 2014.

Douze des 18 membres de l'Aripo sont reconnus par les Nations unies comme étant des pays les moins avancés (Pma), à savoir le segment le plus pauvre et le plus vulnérable de la communauté internationale. [1] Dans ces pays, la majorité de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (Burundi : 81 % ; Malawi : 73,9 % ). Ces pays sont confrontés à de nombreux défis socioéconomiques (par exemple faible niveau d’alphabétisation, mauvais accès à l'électricité, à l'eau, infrastructures limitées). Compte tenu des besoins particuliers des Pma, des contraintes internes et de leur besoin d'espace politique, l'Omc a accordé aux Pma une période de transition jusqu'au 1er Juillet 2021 (qui peut être prolongée de nouveau). Durant cette période, les Pma ne sont pas tenus de mettre en place un régime de Ppv .
Compte tenu des conditions qui prévalent dans les Pma, le projet de protocole, qui est basé sur l'Upov 1991, aura très probablement un impact négatif sur ces pays. Il convient de rappeler que l'Upov 1991 émane du développement en tandem de l'industrialisation dans les pays développés (notamment dans les nations européennes) et du développement à grande échelle de l'agriculture et de la sélection commerciale axées sur la production d’obtentions végétales uniformes. Un tel régime n’est pas adapté aux conditions en vigueurs dans les Pma.
Le système semencier informel est le système agricole en vigueur dans les États membres de l'Aripo et constitue la principale source de subsistance, d'emploi et de revenus pour la majorité de la population dans la région de l'Aripo, qui se compose principalement de ruraux pauvres. Environ 80 % à 90 % des semences utilisées dans la région de l'Aripo proviennent du système semencier informel (c'est-à-dire des semences de ferme, des échanges, du troc et des marchés locaux) indépendamment du fait que les agriculteurs cultivent des variétés locales ou modernes. Les raisons de ceci sont :

- un accès insuffisant aux marchés ;
- des réseaux défavorables aux agriculteurs vivant dans des régions éloignées du marché ;
- un accès limité aux ressources financières ou aux crédits pour acheter des semences ;
- un système formel incapable de fournir un accès adéquat, en temps opportun, à des semences de qualité, quelles soient de variétés améliorées ou de variétés qui sont spécifiquement adaptées aux conditions locales.

Le projet de protocole ne tient absolument pas compte de cette réalité.

Les restrictions imposées par le projet de protocole sur les agriculteurs en matière d'utilisation des variétés protégées sont scandaleuses. Le projet de protocole interdit des pratiques séculaires qui permettaient aux agriculteurs de librement échanger et vendre des semences/matériels de multiplication, pratiques qui sous-tendent 90 % du système agricole dans la région de l'Aripo.

Le projet de protocole ne permet pas aux petits agriculteurs d'échanger librement ou de vendre des semences de ferme/matériels de multiplication, même si les intérêts de l’obtenteur ne sont pas affectés (par exemple : petites quantités ou dans le cadre de marchés ruraux). L'utilisation des semences de ferme sur les exploitations propres d'un agriculteur n’est autorisée que pour certaines cultures qui peuvent aussi être soumises au paiement de rémunérations à l’obtenteur . En outre, les agriculteurs seront tenus de fournir aux obtenteurs des informations quant à l'utilisation des semences de ferme.

Les pays africains ont défendu et appelé au renforcement des droits des agriculteurs dans divers forums internationaux. [2] Environ 14 membres de l'Aripo sont des parties au Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture (Itpgrfa), qui, dans son préambule, affirme que “les droits reconnus par le présent Traité de conserver, utiliser, échanger et vendre des semences de ferme et d'autres matériels de multiplication et de participer à la prise de décisions concernant l'utilisation des ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture (…) sont un élément fondamental de la concrétisation des Droits des agriculteurs ainsi que de la promotion des Droits des agriculteurs aux niveaux national et international.” [3]

Au lieu de soutenir les droits des agriculteurs, le projet de protocole va dans la direction opposée et propose un cadre juridique, ce qui est incompatible avec l'esprit et la lettre du Traité International (Itpgrfa). Il propose une politique agricole inéquitable, qui ne reconnaît pas les petits agriculteurs en tant que partie intégrante des systèmes d'innovation agricole et sape les droits des agriculteurs.

Le projet de loi porte atteinte aux droits souverains des Etats membres à travers la mise en place d’un système régional d'approbation Pvp centralisé sous le contrôle et le pouvoir des bureau de l’Aripo qui prévaudra sur les régimes Pvp nationaux. Le bureau de l'Aripo aura la pleine autorité pour accorder et administrer les droits des obtenteurs au nom de tous les Etats contractants. Cette approche « top-down » empêche les nations souveraines de l'Aripo de prendre toutes décisions relatives aux variétés végétales, auxquelles des droits d’obtenteur ont été accordés par le bureau de l’Aripo, alors que ces décisions sont au cœur même des stratégies nationales de développement socio-économique et des stratégies de réduction de la pauvreté.

Le projet de protocole facilite la bio-piraterie car il ne requiert pas d’un obtenteur de prouver que le matériel génétique utilisé dans le développement de la variété protégée a été acquis légalement. Plus précisément, il n'exige pas la divulgation de l'origine ni, le cas échéant, la preuve du consentement éclairé préalable et de l'accès et du partage des avantages. Alors que le projet de protocole ne protège pas les intérêts légitimes des pays africains souverains et de leurs communautés locales contre l'appropriation illicite, il protège très bien les «informations confidentiels» des obtenteurs selon leur demande. Cette position est indéfendable car elle se moque des efforts des pays africains qui ont défendu pendant des décennies dans les différentes instances internationales, y compris les règlements de propriété intellectuelle, des mesures et mécanismes de protection contre la bio-piraterie.

Le projet de protocole manque de crédibilité et de légitimité car aucune évaluation indépendante n’a été menée pour justifier la pertinence de l'Upov 1991 pour la région de l'Aripo ou de ses impacts sur les agriculteurs, la souveraineté alimentaire, la biodiversité agricole, les obtenteurs et les entreprises de semences locaux. En bref, le projet de protocole ne repose sur aucune base empirique. Cela est inacceptable d'autant plus que la plupart des membres de l'Aripo sont des Pma, n’ont pas de législation de Pvp et qu’aucun d’entre eux n’a de l'expérience avec l'Upov 1991.

Le processus d'élaboration du projet de protocole a été opaque et en grande partie fermé à la participation des agriculteurs, des organisations paysannes ou d’autres membres de la société civile. [4]

Par contre, les associations de l'industrie comme la Ciopora, l’African Seed Trade Association (Afsta), le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis) ainsi que les entités étrangères telles que le United States Patent and Trademark Office (Uspto), le secrétariat de l'Upov, l'Office communautaire des variétés végétales (Ocvv) ont été largement consultés.

C’est une violation de l'article 9(2)(c) du Traité international (Itpgrfa) qui reconnaît aux communautés locales et aux agriculteurs autochtones « le droit de participer à la prise de décisions, au niveau national, sur les questions relatives à la conservation et à l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture ». le Rapporteur spécial de l'Onu sur le droit à l'alimentation a également recommandé aux gouvernements de: «mettre en place un mécanisme garantissant la participation active des agriculteurs dans les décisions relatives à la conservation et a l'utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture en particulier dans la conception de législations couvrant... la protection des variétés végétales afin de trouver le juste équilibre entre le développement des systèmes de semences commerciaux et paysans." [5]

Finalement, nous sommes d'avis que l'Accord de Lusaka qui a créé l'Aripo, un bureau de propriété intellectuelle, ne confère pas à l'Aripo le pouvoir d'adhérer à l'Upov 1991 en tant que partie contractante. Contrairement à l'Union européenne l'Aripo n'est qu'un bureau régional de la propriété intellectuelle et en tant que tel ne peut pas prendre des engagements au nom des États membres de l'Aripo.

Le projet de protocole manque clairement de crédibilité et de légitimité. Nous vous demandons instamment de rejeter le projet de protocole et de le renvoyés à l’étude ; l'Aripo doit consulter les petits exploitants; il doit avant tout discuter avec eux pour définir des lois sur les semences adaptées à l'Afrique, avec des obligations de protection de la biodiversité, des droits pour les agriculteurs et comme objectif une productivité écologique et durable.
7 avril 2014


CE TEXTE VOUS A ETE PROPOSE PAR PAMBAZUKA NEWS



* Ne vous faites pas seulement offrir Pambazuka ! Devenez un Ami de Pambazuka et faites un don MAINTENANT pour aider à maintenir Pambazuka LIBRE et INDEPENDANT ! 
http://www.pambazuka.org/fr/friends.php



** SIGNATAIRES
- Alliance For Food Sovereignty (Afsa)
- African Biodiversity Network
- African Centre for Biosafety (Afrique du sud)
- Bifurcated Carrots (Pays-Bas)
- Carbone Guinée (Guinée)
- The Centre for Sustainable Development (Cenesta)
- Food Matters Zimbabwe
- Food Rights Alliance - Ouganda
- Food Sovereignty Ghana

*** Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur le site de Pambazuka News

**** Les opinions exprimées dans les textes reflètent les points de vue des auteurs et ne sont pas nécessairement celles de la rédaction de Pambazuka News

NOTES

1] Botswana, Gambie, Ghana, Kenya, Lesotho, Liberia, Malawi, Mozambique, Namibie, Rwanda, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Ouganda, Zambie, Zimbabwe (18 membres, dont les 12 soulignés sont des Pma).
2] Par exemple à l’Omc (voir IP/C/W/163; IP/C/W//206; IP/C/W/404); voir aussi les articles 6 et 9 du Traité International (Tirpaa).
[3] Article 9 du Tirpaa
[4] Pour plus d’information voir la réponse de Afsa’s à Aripo disponible ici: http://www.acbio.org.za/images/stories/dmdocuments/AFSA-letter-ARIPO-March2014%20.pdf
[5] Voir : UN General Assembly Document A/64/170 titre “Seed Policies and the right to food: enhancing agrobiodiversity and encouraging innovation”


Sénégal : Réforme Institutionnelle et la tentation du retour au régime Présidentiel !

Ibrahima Sène

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/features/91364


cc CN
La crise de la croissance et des finances publiques a placé le Sénégal sous les « fourches caudines » d’un nouvel « ajustement structurel », que le chef de l’Etat peine à reconnaître publiquement. Pour faire passer cette pilule amère à travers la gorge des Sénégalais, le « Programme du Sénégal émergent a été lancé afin de cacher les conditionnalités qui les accompagnent et qui ne sont rien d’autre que les «recettes déjà connues » dans les programmes d’ajustement structurel des institutions de Breton Woods.

Depuis que la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) a déposé le résultat de ses travaux entre les mains du chef de l’Etat du Sénégal, des rumeurs, distillées à partir des cercles tapis à la présidence, prédisent le départ de l’actuel Premier ministre pour cause de suppression de la primature, afin que le chef de l’Etat pilote au premier plan son « programme » sous prétexte qu’il devra, personnellement, rendre compte aux citoyens à l’issu de son mandat encours ! Pourtant, c’est précisément cette raison qui avait été évoquée pour justifier le départ de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye et la nomination, à sa place, de Mme Touré, chargée « d’accélérer la cadence », pour permettre une meilleure réussite au «programme » du chef de l’Etat.

En fait, le chef de l’Etat avait perçu un début d’essoufflement de l’évolution du Pib, qui est passé de 3,4% au premier trimestre de 2013, à 4,8% au second trimestre, suscitant tous les espoirs vite déçus par les résultats du troisième trimestre qui pointaient à 3,5% de taux de croissance. Pour redresser la barre sans alarmer l’opinion, le chef de l’Etat avait sanctionné son Premier ministre devant ce recul inquiétant du taux de croissance, et dût le remplacer en assignant au nouveau Premier ministre la tâche « d’accélérer la cadence».

Avec cette feuille de route en bandoulière, le nouveau Premier ministre a tellement « accéléré la cadence », que le « moteur de la croissance » s’est brisé, en donnant un taux de croissance du Pib, au quatrième trimestre, de 0,3%, ramenant ainsi le taux de croissance à 2,4% pour toute l’année 2013, alors que l’on tablait sur 4% !
Cette chute du taux de croissance, connue par le chef de l’Etat longtemps avant sa publication, lui a été d’autant plus insupportable, que cette performance économique est en dessous de la pire performance de Wade au cours de son second mandat, qui était de 2,5% en 2011. Un résultat largement dû aux conséquences d’un hivernage moins pluvieux que 2013 !

Cette panne grave de la croissance, ajoutée à un déficit budgétaire excessif et à l’entrée du Sénégal dans le « syndrome de l’endettement » dans lequel un pays emprunte pour payer sa dette, plutôt que pour financer son économie.

Cette grave crise de la croissance et des finances publiques, a placé notre pays sous les « fourches caudines » d’un nouvel « ajustement structurel », que le chef de l’Etat peine à reconnaître publiquement ! Pour faire passer cette pilule amère à travers la gorge des Sénégalais, le « Programme du Sénégal émergent » (Pse) est venu à point nommé pour nous promettre des « financements » à nous tourner la tête, afin de cacher les conditionnalités qui les accompagnent, et qui ne sont rien d’autre que les «recettes déjà connues » dans les programmes d’ajustement structurel des institutions de Breton Woods », que sont : l’accroissement des prélèvements fiscaux et non fiscaux sur la consommation des ménages pour augmenter les recettes de l’Etat de 1 296 milliards de recettes additionnelles, soit 259 milliards par an de 2014 à 2018, une réduction des dépenses publiques de 300 milliards, soit 60 milliards par an durant la période, soit pour porter le déficit budgétaire de 5,1% à 4,8% du Pib, une plus grande flexibilité du marché du travail, et la privatisation du domaine national pour attribuer 2400 hectares aux investisseurs privés !

Nous avons donc affaire à un Pse, qui est un véritable « programme d’ajustement par les coûts » et par la privatisation des terres.

Certains risquent de confondre la Demande économique de réduction du « train de vie de l’Etat » que portent les démocrates sénégalais, avec la réduction des Dépenses publiques portées par les Institutions de Bretton Woods.

La première porte sur les « Dépenses matérielles et d’entretien » de l’Etat qui ont augmenté de 60 milliards entre 2012 et 2013, et sont prévus à augmenter encore de 27,6 milliards en 2014, alors que la seconde porte sur les « subventions à la consommation des ménages et aux intrants agricoles, à sur la baisse des transferts et ou des budgets de l’Education nationale et de la Santé publique». C’est ainsi que rien que pour l’énergie, la baisse de la subvention a été prévue de 20 milliards pour 2014, contre 11 milliards pour le téléphone et 7 milliards pour les logements conventionnés, soit 18 milliards de réduction pour les « Dépenses de train de vie de l’Etat » contre 20 milliards pour la réduction des subventions en faveur du pouvoir d’achat !

A noter aussi que malgré cette baisse de 18 milliards de ces postes de « Dépenses de train de vie de l’Etat », les autres postes vont augmenter de manière à ajouter 27,6 milliards à ces « Dépenses de train de vie » par rapport à 2013 !

Ainsi, les premières visent à augmenter les dépenses sociales réduisant le « train de vie de l’Etat » pour appuyer le pouvoir d’achat, tandis que les secondes laminent le pouvoir d’achat, au profit du remboursement de la dette, tout en épargnant le « train de vie » dispendieux de nos gouvernants.

Donc, dans ce contexte du retour à « l’ajustement structurel » imputé à l’échec de « l’accélération de cadence » qui est son « programme d’actions », le départ du Premier ministre, via la suppression de la Primature, ne devient plus une hypothèse d’école, mais découle plutôt de la nécessité d’ un « virage autoritariste du régime » que portent les « programmes d’ajustement structurel par les coûts», que de la sanction politique d’un échec.

En effet, notre propre histoire politique a montré, que les « programmes d’ajustement structurel par les coûts», nécessitent l’existence d’un président de la République « en première ligne », qui « mouille directement le maillot », comme interlocuteur direct des Institutions de Breton Woods. C’est pour cela, que pour les besoins de pilotage de la « Nouvelle politique agricole » de 1984, de la « Nouvelle politique industrielle » de 1987, dans le cadre du « Programme d’ajustement moyen/long terme du Sénégal » (Pamlt : 1985/92), le chef de l’Etat de l’époque avait supprimé la primature, pour restaurer le régime présidentiel, en 1984.

Tout le monde se souvient, que la vive résistance menée par notre peuple contre cette politique de misère et de recul démocratique, nous a valu ce qui a été convenu d’appeler les « années de braise », qui avaient atteint le sommet des confrontations lors des élections de 1988 et des évènements qui ont suivi, jusqu’au retour de la primature en 1991, et l’arrêt des « programmes d’ajustement » qui avait amené Eliot Berg, économiste de la Banque mondiale de l’époque, à sortir un livre, intitulé « Sénégal, ajustement ajourné », dont le titre était révélateur de la nature du tournant de 1991.

Aujourd‘hui, avec le Pse, c’est le retour à « l’ajustement par les coûts » qui porte le tournant vers un « régime présidentiel autoritariste », comme la nuée porte la pluie. Mais, dans le contexte actuel où la Cnri a déposé ses conclusions, et où les résultats catastrophiques en terme de croissance économique en 2013 sont connus, un tel scénario de désaveu politique du Premier ministre ne pourra être perçue par l’opinion que comme un échec de la politique définie par le chef de l’Etat et que son parti a portée ouvertement.

C’est pour cela que certains caciques de la présidence ont eu recours à un nouvel artifice, qui consiste à faire croire, que le chef de l’Etat devrait s’inspirer de la Constitution des Etats Unis, et non des propositions de la Cnri, pour proposer l’instauration d’un régime présidentiel doté d’un président et d’un vice-président élu sur un même ticket, qu’ils présentent comme modèle de la démocratie en Occident ! Mais ces gens semblent ne pas savoir, que le régime présidentiel américain ne fonctionne que si le chef de l’Etat dispose d’une majorité dans les deux Chambres du parlement. Sinon, le système est bloqué au point que, comme cette année, l’Administration américaine s’est trouvée dans l’incapacité de fournir nombre de services de base aux Américains, faute de budget suffisant que le Congrès, entre les mains de l’opposition majoritaire, lui refuse. C’est donc un régime de « blocage du fonctionnement de l’Etat », sur lequel le peuple n’a aucune influence, tandis que, dans les mêmes conditions, le régime parlementaire devient un « régime d’instabilité institutionnelle », qui remet la parole au peuple pour débloquer la situation.

C’est pour éviter ce « blocage » ou cette « instabilité » que la Cnri a proposé un « régime de stabilité » en prévoyant dans la Constitution, en cas de non concordance entre la majorité présidentielle et la majorité parlementaire, que le chef de l’Etat nomme un Premier ministre sur proposition de l’Assemblée nationale, qui définit la politique de la nation.

La Cnri propose donc un « régime démocratique dans la stabilité », alors que le régime américain est un « régime démocratique de blocage » ! Recourir au modèle américain, qui rend le président « impuissant » en cas de perte de la majorité au Congrès, ne saurait se justifier, du moment que nous disposons d’un projet de Constitution qui donne à l’Exécutif, tous les moyens de gouverner démocratiquement, quelque soient les circonstances.

Le président Macky Sall devrait donc éviter d’être poussé, par ses conseils et les exigences des institutions de Breton Woods, à entraîner notre pays en arrière vers les « années de braise ». Il a à sa disposition un financement alternatif offert par la Chine de 2500 milliards pour ses grands chantiers, avec des prêts sans conditionnalités d’ordre budgétaire ou de privatisation de la terre, à des taux d’intérêt très bas et des durées de remboursement plus longues, qu’il vient de reconnaître publiquement en Allemagne.

Il a aussi une alternative coopérative de modernisation de l’exploitation agricole familiale pour l’auto suffisance alimentaire et l’emploi, portée par l’Union nationale des coopératives agricoles du Sénégal (Uncas) qui a obtenu un financement de 300 milliards à cet effet, auprès d’une grande coopérative agricole Suédoise, alors que le Pse attend des investisseurs privés dans l’Agriculture, un financement de 396,6 milliards en contrepartie des 240. 000 hectares qui devront leur être attribués !

Donc, la voie de « l’ajustement par les coûts et par la privatisation des terres » au profit de l’agro business, n’est plus, aujourd’hui, une fatalité. Notre pays a de réelles perspectives pour sortir de sa situation économique et sociale difficile, pour peu que le chef de l’Etat, accepte de trouver avec ses concitoyens, des alternatives aux Programmes d’ajustement Structurel.

C’est la seule voie qui permette de répondre à la Demande démocratique des citoyens, et à leurs demandes économique et sociale, pour lesquelles ils ont porté massivement leurs choix sur Macky Sall, le 25 mars 2012.


CE TEXTE VOUS A ETE PROPOSE PAR PAMBAZUKA NEWS



* Ne vous faites pas seulement offrir Pambazuka ! Devenez un Ami de Pambazuka et faites un don MAINTENANT pour aider à maintenir Pambazuka LIBRE et INDEPENDANT ! 
http://www.pambazuka.org/fr/friends.php



** Ibrahima Sène est membre du Parti pour l’indépendance et le ttavail

*** Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur le site de Pambazuka News

**** Les opinions exprimées dans les textes reflètent les points de vue des auteurs et ne sont pas nécessairement celles de la rédaction de Pambazuka News


Afrique du Sud : Entre héritage de l’apartheid et développement national

Hélène Passtoors

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/features/91361


cc NB
Vingt ans après son accession au pouvoir le bilan de l’ANC est marqué par l’ambivalence. D’un côté le maintien des objectifs historiques de liquidation de l’héritage de l’apartheid, des dépenses sociales considérables et des politiques de discrimination positive, de l’autre des politiques économiques néolibérales - aujourd’hui mises en cause ! - ayant comprimé le marché du travail et maintenu la majorité de la population noire dans les affres de l’économie informelle.

A la fois pragmatique et traversé par des courants idéologiques divers, l’Anc, au pouvoir en Afrique du Sud depuis 1994, semble toujours vouloir combiner le nationalisme africain - nationalisme inclusif « d’unité dans la diversité » - avec un projet d’émancipation et de justice sociale. Cette ambition, clairement inscrite dans son programme originel - la « Freedom Charter » de 1955 -, est endossée depuis lors par ses alliés historiques, les syndicats progressistes de la Cosatu [1] et le parti communiste (Sacp).

Si d’aucuns avaient espéré pouvoir passer à un projet socialiste aussitôt le pouvoir politique conquis, les circonstances concrètes d’une transition négociée, la situation de l’État comme de l’économie nationale, ainsi que le contexte du néolibéralisme triomphant des années 1990 l’ont néanmoins empêché.

La victoire sud-africaine sur plus de trois siècles de colonialisme puis d’apartheid a été le fait d’un nationalisme populaire vigoureux à caractère insurrectionnel. Ceci explique l’adhésion populaire massive non démentie au projet de l’Anc vingt ans après l’avènement de la démocratie, malgré l’impatience et les déceptions. L’Anc se veut toujours un mouvement de libération, une alliance de classes sociales et de groupes divers (a broad church) qui, au niveau national, adhère à un modèle d’unité et de consensus par le dialogue. Son but stratégique s’énonce clairement : la libération économique et socio-économique, sans laquelle la libération nationale reste incomplète.

À l’heure actuelle, il s’agit donc à la fois de déconstruire l’héritage socio-économique - basé sur la race, le colonialisme et l’apartheid - en le remplaçant par la justice sociale, et de combattre l’impérialisme en faveur du développement. En parcourant dans les grandes lignes les voies empruntées par l’ANC depuis 1994, on constate que ces deux enjeux sont demeurés centraux, en dépit d’une volte-face désarçonnante pendant la première phase de la transition.

L’ANC AU POUVOIR

« Trop de choses sont imputées au néolibéralisme. L’Anc a hérité d’un État en faillite ; leur néolibéralisme était accidentel, ils essaient désespérément de réparer cela », estime le professeur Keith Breckenridge de l’Université du Witwatersrand (Ferreira, 2013). En effet, le premier gouvernement démocratique de l’histoire sud-africaine a d’emblée dû faire face à une économie en récession sur le point de s’effondrer. Qui plus est le pouvoir économique de l’État venait d’être amputé par les mesures libérales prises par l’ex-président de Klerk, tandis que l’état des finances publiques ne permettait pas à l’Anc d’exécuter son grand programme de reconstruction et de développement.

D’autre part, malgré les propositions attrayantes de la Banque mondiale, le nouveau pouvoir refusait de tomber dans le piège de l’endettement et des « conditionnalités » - il désirait garder ses marges de manœuvre politiques. Le projet initial - la transformation et l’expansion rapides de l’économie sud-africaine, jusqu’alors calibrée en fonction des seuls intérêts de la minorité blanche, afin d’absorber le plus vite possible un maximum de travailleurs et paysans noirs [2] « désavantagés » et de leur offrir des emplois corrects - étant ainsi exclu, l’Anc dû se résoudre au « long chemin ».

La réponse de l’économiste Thabo Mbeki (alors vice-président) à ces défis suivit deux lignes maîtresses. D’une part, une politique macro-économique ayant pour objectifs la stabilisation de l’économie, la relance de la croissance et le remboursement des dettes moyennant des investissements étrangers. D’autre part, l’obtention d’un pouvoir économique par une fraction de la population noire, destinée à acquérir la maîtrise du fonctionnement des hautes sphères de l’économie, qui faisait cruellement défaut dans l’Anc.

Le premier objectif fut atteint. Il fallut cependant plusieurs années pour apercevoir les graves dommages que sa poursuite avait causée au commerce et à l’industrialisation (3). Les investisseurs étrangers, attirés par les ouvertures de Mbeki, rachetèrent simplement les entreprises locales au lieu d’investir dans de nouveaux projets, ou les détruisirent à travers la concurrence de produits importés. Les secteurs jadis pourvoyeurs importants d’emplois, même non ou peu qualifiés, tels que l’automobile et le textile, se trouvèrent en grande difficulté, avec pour conséquence la perte de centaines de milliers d’emplois et la reprise de la quasi-totalité du commerce de détail par des chaînes transnationales.

Même des industries spécialisées, telle que la fabrication de machinerie minière, furent déclassées par les importations. Par ailleurs, grâce à la croissance économique et au fait que les classes moyennes noires ont finalement vu l’accès à l’emploi déverrouillé, le secteur financier a connu un essor foudroyant. Les citoyens se sont endettés lourdement à des taux très élevés et l’épargne fait défaut.

La deuxième ligne maîtresse de la politique de Mbeki fut le Black Economic Empowerment (Bee) d’une élite de Noirs triés sur le volet. Les grandes compagnies furent incitées à céder entre 20 et 25% de leurs actions dans ce but et le gouvernement se chargea des facilités de crédit pour l’investissement. En d’autres mots, l’ANC s’engagea dans la formation d’une classe capitaliste noire « patriotique », sensée servir les intérêts nationaux plutôt que ceux des forces impérialistes.

L’État lui-même investit dans des secteurs clé et y plaça ses représentants. Les bénéficiaires du Bee restèrent en général actifs politiquement et certains retournèrent effectivement dans la sphère de l’État pour occuper de hautes fonctions, à l’instar d’un Tokyo Sexwale (ministre du Logement) ou d’un Cyril Ramaphosa (vice-président de l’Anc). L’avenir dira les effets politiques de cette nouvelle, mais petite classe. Cependant, les bénéficiaires du Bee ne produisent rien ; leur capital se trouve dans les multiples « Bee holdings ». Ils n’apportent donc que peu, voire rien, au développement industriel et à la création d’emplois.

Qui plus est, au sein de l’Anc, le Bee a eu des conséquences ravageuses sur le plan de la moralité politique. Des tendances prévaricatrices se sont répandues rapidement parmi les représentants du mouvement de libération. Le pas vers le clientélisme, les accords douteux et même la corruption (les appâts ne manquaient pas) fut rapidement franchi par certains. Le chômage aidant, le virus se répandit ensuite à travers tout le mouvement, notamment dans la course aux emplois dans la fonction publique.

Qui connaît l’histoire du capitalisme Afrikaner et a été témoin de l’amalgame du parti nationaliste de l’apartheid et de l’État est néanmoins enclin à pardonner les militants à la base… L’Anc est monté au créneau pour réinsuffler un esprit civique, mais la tâche est d’autant plus ardue que les personnes compétentes restent rares.

UN CHANGEMENT DE CAP

L’Anc a néanmoins imprimé un nouveau cap à sa politique économique en 2008, en lançant un grand programme de développement visant la création de onze millions d’emplois formels en vingt ans, moyennant une stratégie de transformation de l’économie sous la guidance de l’État. Le Bee a été abandonné. Actuellement, seul 10% du capital sud-africain se trouve entre les mains de citoyens noirs, tandis que 90% reste blanc. Blanc majoritairement étranger qui plus est : 70% des actionnaires de la bourse de Johannesburg ne sont pas des nationaux.

Cette emprise internationale sur l’économie sud-africaine complique la mise en œuvre de la nouvelle politique de développement économique, les grands acteurs économiques renaclant à se conformer aux objectifs de développement fixés par l’Anc. Des stratégies de négociation difficiles s’ensuivent avec les investisseurs extérieurs, au besoin épaulés par des mesures contraignantes. C’est ainsi que le gouvernement a récemment révoqué les traités bilatéraux d’investissement avec des pays européens, qui devraient servir de garantie pour les investisseurs de ces pays mais qui leur permettaient aussi, par le biais de la Cour d’arbitrage occidentale, de contourner les objectifs de développement, voire de désobéir à certaines lois considérées comme des entraves aux « libre marché ».

L’Afrique du Sud a également décidé de ne pas reconduire certains accords de coopération au développement, dont celui avec la Belgique, sans doute pour stimuler une solidarité internationale dans l’égalité, sans « conditionnalités » vécues comme autant de mises sous tutelle.

Le gouvernement et le parlement sont engagés actuellement dans un bras de fer avec les compagnies minières au sujet de la transformation des ressources minières. Jusqu’ici toute la production minière est exportée sous forme brute, suivant le schéma colonial classique. L’Anc veut qu’une partie (on parle de 30%) de la production soit dorénavant vendue localement, à un prix favorable, afin d’y ajouter de la valeur (Turok, 2013).

Dans ce contexte, l’Anc n’hésite pas à entretenir un savant dosage d’ambiguïté quant au désir de nationalisation « du peuple » et dans ses rangs. Au niveau international, l’Anc met en œuvre une politique régionale, dans le cadre de l’Union africaine et de l’initiative Ibsa notamment, opposée aux échanges et traités inégaux, à la tactique impérialiste des accords bilatéraux. Cette orientation promeut le respect des accords et programmes africains dans les échanges Sud-Sud. Le tout s’inscrit dans une stratégie anti-impérialiste dans laquelle le développement national et africain ainsi que les échanges Sud-Sud sont les priorités pour l’avenir.

Tout en soulignant les effets nocifs de la politique « néolibérale » de Mbeki, ne pas reconnaître ses bienfaits reviendrait à sous-estimer grossièrement les stratégies et forces à mettre en œuvre dans la lutte contre les forces diffuses, souvent subtiles, de l’impérialisme, toujours habillé en bienfaiteur et maître dans le détournement des meilleures volontés. Ainsi, le revenu moyen des Sud-Africains a augmenté de 30% en dix ans.

L’activité économique ainsi que le tourisme ont également augmenté, entraînant un énorme programme de travaux publics qui durera encore plusieurs années. Le nombre d’étudiants et de diplômés de l’enseignement supérieur a lui explosé. Les fondations venant en aide à des démunis ou de jeunes prometteurs ne se comptent plus. Les arts sont florissants… Cependant, les grands médias, encore fortement orientés vers l’Occident, n’ont guère changé et, de manière générale, le manque de compréhension et de débat entre des pans entiers de la société mène à un unanimisme inquiétant de part et d’autre…

DEUX DEFIS MAJEURS

Deux problèmes capitaux demeurent : le chômage et l’inégalité. Le premier stagne autour de 40%, mais – ce qui est plus grave – touche essentiellement la jeunesse : 80% des chômeurs sont des jeunes. L’inégalité indique que l’augmentation des revenus concerne surtout les classes moyennes et supérieures. Les indices de pauvreté baissent, mais péniblement et de quelques pourcents seulement.

Si la lutte contre la pauvreté est menée avec énergie depuis 1994, la moitié du budget national étant consacrée à des dépenses sociales (allocation vieillesse, allocations familiales, construction de trois à quatre millions de logements, accès à l’électricité, à l’eau potable, etc.), 16% des Sud-Africains vivent toujours dans des bidonvilles. Une situation entretenue par l’exode des régions les plus durement touchées par la désindustrialisation et l’exode rural des anciens bantoustans. Le désenclavement géographique et économique de ces espaces isolés, surpeuplés et gravement précarisés, créés par l’apartheid comme des véritables zones de délestage humain, avance trop lentement. C’est de ces régions que vient encore et toujours la main d’œuvre migrante, dont la grande majorité des mineurs.

La construction de logements n’ayant pu suivre le rythme des besoins, le gouvernement a dû se résoudre à installer l’électricité et l’eau potable dans les bidonvilles. Mais le processus est compliqué et trop lent. C’est surtout dans ces endroits de misère, foyers de violence et de chômage aigu, que les gens sont excédés et protestent. Cependant, selon Keith Breckenridge, l’Anc n’a pas abandonné les pauvres : « Un transfert extraordinaire de ressources des riches vers les pauvres a eu lieu ces dix dernières années, bien que la plupart des gens sentent que c’est atrocement insuffisant. Les pauvres ont toujours vécu dans des conditions épouvantables, contre lesquelles ils doivent protester. La question n’est pas les protestations en tant que telles, mais le fait que les systèmes de représentation sont rompus » (Ferreira, 2013).

La pauvreté a la peau noire. Elle montre son visage le plus criant dans les bidonvilles et les grèves, mais elle est partout, dans les townships, dans les anciens bantoustans, dans les campagnes encore « blanches », dans les rues des villes jadis ‘blanches’, dans les têtes. Elle tenaille la même masse d’ouvriers et de paysans africains, plongés dans la même débrouille et la même insécurité qu’au temps de l’apartheid. Breckenridge a raison : les pauvres doivent s’insurger, exiger « l’impossible » et se faire représenter. Ils ne peuvent se permettre de rester enfermés dans la dévalorisation de leur être, accepter la chosification à laquelle les condamnaient le colonialisme puis l’apartheid. La lutte contre la pauvreté constitue un début de réparation. Mais elle n’équivaut pas au développement et aborde à peine la justice sociale.

Un grand programme de discrimination positive en faveur des Noirs et des femmes a été mis en place en 1994. Il est suivi par tous les employeurs par le biais de quotas et de sortes de « bulletins à points ». Cela a permis l’essor des classes moyennes noires, mais n’a pas profité aux ouvriers africains, ceux-ci occupant de toute façon tous les postes les moins qualifiés disponibles. [3] Grâce au dialogue social institutionnalisé et à une législation en évolution constantes, de grandes avancées en matière de salaires et de conditions de travail pour les ouvriers ont vu le jour, mais elles sont insuffisantes et inégales d’un secteur économique et d’une région à l’autre.

La masse des exclus et marginalisés reste condamnée à se débrouiller pour survivre au sein du secteur informel. La forte tendance actuelle à la flexibilisation et à la sous-traitance aggrave encore l’insécurité et les risques de perdre son emploi et de « tomber » dans l’économie informelle. Or les accords sectoriels, avec leurs salaires minimum, leur législation du travail et leur action syndicale, restent limités à la « grande économie », la formelle. Aussi le secteur informel garde son rôle colonial, encore renforcé par l’apartheid : celui de grand réservoir de main d’œuvre africaine, corvéable à merci et « jetable ». La formalisation spontanée des activités informelles, au fur et à mesure de la croissance économique, s’avère rarissime depuis les temps modernes et constitue plutôt une illusion savamment entretenue dans l’intérêt du capitalisme.

L’Anc a misé sur le développement socio-économique et la justice sociale, à partir de la transformation et de l’expansion de l’économie nationale d’une part, de l’affaiblissement jusqu’au renversement des rapports de force inégaux au niveau mondial d’autre part. En ce sens, l’aide au développement du Nord vers le Sud restera du domaine du pansement - certes parfois bienvenu et de bonne volonté - tant qu’elle demeurera embrigadée dans ces rapports de force. Que la lutte pour la libération nationale et socio-économique de l’Anc soit, comme toute lutte de libération d’envergure, pleine d’embûches, d’erreurs et même de trahisons, n’empêche pas d’avancer, à condition d’y croire et de mettre en œuvre les stratégies les plus pertinentes.


CE TEXTE VOUS A ETE PROPOSE PAR PAMBAZUKA NEWS



* Ne vous faites pas seulement offrir Pambazuka ! Devenez un Ami de Pambazuka et faites un don MAINTENANT pour aider à maintenir Pambazuka LIBRE et INDEPENDANT ! 
http://www.pambazuka.org/fr/friends.php



** Hélène Passtoors est militante anti-apartheid et membre de l’Anc (source : http://www.cetri.be)

*** Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur le site de Pambazuka News

**** Les opinions exprimées dans les textes reflètent les points de vue des auteurs et ne sont pas nécessairement celles de la rédaction de Pambazuka News


BIBLIOGRAPHIE
- Ferreira L. (2013), « Social Justice calls for new thinking », Mail & Guardian (Afrique du Sud) 15/11/2013.
- Turok B. (2013), « It is time to take an objective view of the role of mining », Business Day, 16/09/2013 http://www.bdlive.co.za/opinion/2013/09/16/it-is-time-to-take-an-objective-view-of-the-role-of-mining


NOTES

1] Le Cosatu, pour Congress of South African Trade Union, est la principale fédération syndicale d’Afrique du Sud.

2] J’utilise ici la terminologie officielle, dans laquelle « noir » se réfère à tous les groupes précédemment « désavantagés » et opprimés, à savoir les Africains, Métis et Indiens.

3] Encore un héritage de l’apartheid, qui par décret garantissait aux ouvriers blancs les postes de niveau supérieur (genre superviseurs) et en interdisait l’accès aux ouvriers noirs, même mieux qualifiés, qui occupaient donc la totalité des jobs du bas de l’échelle.





Annonces

Numéro spécial de Pambazuka News : L’Afrique dans 50 ans - Inventer une nouvelle Afrique

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/announce/91366

Le 25 mai 2014, l’Union africaine (UA) aura 12 ans, après avoir été créée le 9 juillet 2002 à Addis-Abeba, pour remplacer l'Organisation de l'unité africaine (Oua). Celle-ci a mené la lutte pour la décolonisation du continent africain depuis sa naissance en 1963 jusqu'à ce que l'Ua vienne la supplanter.

En mai 2014, Pambazuka News prévoit de publier un numéro spécial pour se projeter sur l'avenir et envisager à quoi l'Afrique va ressembler dans 50 ans.

Quelle Afrique les femmes, les jeunes, les militants syndicaux, les écologistes, les activistes des droits humains, les activistes LBGTI, les activistes qui militent en faveur des travailleuses de sexe envisagent pour l'Afrique ? Quels sont les rêves des écrivains africains, des poètes, des scientifiques, des ingénieurs, des agronomes, des musiciens pour l'Afrique dans 50 ans ?

Le révolutionnaire Thomas Sankara disait ceci : «Nous devons oser inventer l'avenir.» Quel avenir les Africains vont-ils se créer dans 50 ans ? Allons-nous continuer à singer les paradigmes intellectuels de l'Occident, en termes de modèles économiques, de mode et de style de vie ? Cette imitation est-elle un aspect inévitable de la «mondialisation» ?
Edward Blyden et Kwame Nkrumah ont évoqué une "personnalité africaine» au XIXe et XXe siècle. En ce21e siècle, comment doit-on reconfigurer la «personnalité africaine» et la projeter sur la scène mondiale ?

L'Ua utilise le langage du panafricanisme et de la "Renaissance africaine" et il est nécessaire de se demander si les deux concepts recouvrent la même chose. Plus important encore, quels sont les objectifs du panafricanisme dans 50 ans ? A quoi ressemble et à quoi renvoie une Afrique panafricaniste ?

Quels sont les défis des institutions face à l'Ua dans les 50 prochaines années ?

Ce sont là les enjeux et les questions que nous espérons poser dans le numéro spécial. Les poèmes, histoires courtes et articles d'opinion sont les bienvenus.

Veuillez nous envoyer votre contribution.

DATE LIMITE DE SOUMISSION DES ARTICLES : vendredi 16 mai 2014
LONGUEUR DES ARTICLES : Les articles doivent être écrits dans Microsoft Word, Police : Times, Taille 12 et avoir entre 1000-3000 mots

Veuillez s'il vous plaît soumettre une biographie de deux lignes à la fin de votre article et l'envoyer à: editor@pambazuka.org





Plaidoyers & campagnes

20ème anniversaire du début du génocide au Rwanda : Les autorités françaises persistent et nient

Survie

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/advocacy/91362

Le 7 avril est la journée internationale de commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 qui fit près d’un million de morts en trois mois. Chaque année depuis 20 ans, Survie et les associations mobilisées dans la lutte pour la vérité et la justice autour de ce crime attendent une prise de parole des autorités françaises pour reconnaitre le rôle qu’elles ont joué durant ce génocide : une complicité multiforme (diplomatique, militaire, économique) documentée par un nombre considérable de travaux et confirmée encore ce matin par un ancien officier français sur France Culture.

Pour l’association Survie, la position du gouvernement socialiste sur le génocide et le rôle de l’État français se doit, en 2014, d’aller au-delà de ce qui a déjà été exprimé par Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner en 2010, lesquels avaient reconnu des "erreurs" de la France [1].

C’est pourtant à un net recul de la parole publique française sur le génocide que nous risquons d’assister. Après plusieurs rendez-vous ratés [2], les autorités françaises ont cette fois décidé d’annuler la participation annoncée de la ministre de la Justice aux 20èmes commémorations du génocide des Tutsis au Rwanda, suite à des accusations publiques de complicité et de participation directe au génocide portées contre la France par le président rwandais Paul Kagamé. Contrairement au gouvernement belge, également mis en cause, qui a maintenu la représentation prévue, les dirigeants français ont choisi de se placer à rebours de l’Histoire et de ne pas honorer la mémoire des victimes avec la considération qu’elles méritent.

Cette décision est une nouvelle preuve de l’incapacité de l’État français à assumer les fautes de son passé et à tirer les leçons de l’Histoire, alors qu’il donne facilement des leçons sur ce point [3]. Elle marque aussi la cassure grandissante du gouvernement français avec la société civile de notre pays et ses jeunes générations, y compris dans les rangs des militants socialistes [4] pour qui la complicité dans ce crime est avérée et doit être reconnue. Plutôt qu’à la lucidité des jeunes de son propre parti, François Hollande va-t-il choisir d’adhérer aux injonctions au déni d’Alain Juppé, réitérées ces derniers jours suite à une interpellation citoyenne sur son rôle pendant le génocide ?

Sous prétexte de protéger une certaine vision de l’honneur de la France et de son armée, d’anciens responsables politiques ou militaires pressent François Hollande de taire les secrets les plus inavouables de l’armée et de la diplomatie française au Rwanda : Alain Juppé, alors ministre des Affraires étrangères, Hubert Védrine, secrétaire général de l’Elysée sous Mitterrand, Paul Quilès, qui a étouffé en 1998 les conclusions les plus accablantes de la mission d’information parlementaire, ou encore les anciens gradés de l’association France Turquoise. Pour beaucoup de ces défenseurs du rôle de la France au Rwanda, le contre-feux récurrent est la dénonciation du régime rwandais actuel et de son rôle dans la sous-région depuis 1994 - un sujet qui ne doit en aucun cas occulter le rôle de l’État français dans le génocide.

Il n’appartient pas à notre association de commenter les déclarations récentes de Paul Kagamé, mais bien de continuer à interroger nos anciens responsables politiques, qui ont agi en notre nom. De nombreux témoignages, documents, investigations démontrent la complicité multiforme de l’Etat français dans le génocide et même la possibilité que des officiers français aient laissé perpétrer des crimes dont ils avaient connaissance, ou que des soldats français aient eux-mêmes commis des crimes (viols voire assassinats). L’exemple de la colline de Bisesero, où des milliers de Tutsi ont été laissés aux mains des massacreurs entre le 27 et le 30 juin 1994 est à cet égard éclairant. Plus généralement, il convient de rappeler que les autorités françaises ont soutenu les extrémistes ayant commis le génocide par de la formation, des livraisons d’armes, un soutien diplomatique, jusqu’à l’organisation de leur évacuation vers le Zaïre. Avoir fourni cette aide, en connaissance de cause, quelle qu’en soit la motivation, possède une qualification juridique bien précise : complicité de génocide.

Survie s’est constitué partie civile dans plusieurs plaintes contre X déposées en 2005 par des rescapés du génocide visant des militaires français de l’Opération Turquoise. Aujourd’hui, les révélations continuent. Sur France Culture, un ancien officier français, Guillaume Ancel, vient de témoigner que Turquoise avait bien initialement un but offensif, qu’à la mi-juillet 1994 la France avait rendu leurs armes aux ex-Far réfugiés au Zaïre alors que nombre d’entre eux avait participé au génocide, et que notre pays leur avait payé leur solde en dollars [5]. Quels responsables politiques et militaires ont pu donner de tels ordres ?

Ces faits n’ont pas été jugés, et de nombreux documents restent classifiés, ce qui permet à des responsables français de s’enfoncer dans le déni. Or, ce rôle joué avant et pendant le génocide par un certain nombre de personnalités politiques et militaires français, dont certains assument encore des responsabilités administratives ou politiques, devra un jour être examiné par les tribunaux. Si notre association s’est félicitée du premier procès d’un génocidaire rwandais sur le sol français et de la récente condamnation de Pascal Simbikangwa, elle rappelle régulièrement que bien des dossiers judiciaires traînent depuis trop longtemps, au delà du délai raisonnable pour juger.

Par devoir envers les victimes, il est grand temps pour les dirigeants et la justice française d’éclairer les nombreuses zones d’ombre qui entourent l’action de l’État français de 1990 à 1994 et de poursuivre et juger les complices français du génocide. Pour ce faire, il est incontournable que l’ensemble des documents français sur le rôle de la France au Rwanda soient enfin déclassifiés et publiés [6].

Déjà 3700 signataires en une semaine : atteignons 10 000 ! 
Rwanda, 20 ans d'impunité : Levons le secret défense
► Signez notre pétition : http://survie.org/genocide


CE TEXTE VOUS A ETE PROPOSE PAR PAMBAZUKA NEWS



* Ne vous faites pas seulement offrir Pambazuka ! Devenez un Ami de Pambazuka et faites un don MAINTENANT pour aider à maintenir Pambazuka LIBRE et INDEPENDANT ! 
http://www.pambazuka.org/fr/friends.php



** L’association Survie a trois objectifs principaux : ramener à la raison démocratique la politique de la France en Afrique (lutte contre la Françafrique et le néocolonialisme), combattre la banalisation du génocide et réinventer la solidarité internationale par la promotion des Biens Publics mondiaux.

*** Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur le site de Pambazuka News

**** Les opinions exprimées dans les textes reflètent les points de vue des auteurs et ne sont pas nécessairement celles de la rédaction de Pambazuka News


NOTES
1] M. Kouchner ayant même précisé récemment, qu’il y a bien eu "quelques ordres bizarres" durant l’opération Turquoise et, concernant le génocide, que "tout a été préparé avec [le] consentement illicite, implicite...j’en sais rien" des troupes françaises. Génocide rwandais : Kouchner reconnaît le "consentement implicite" de la France, RTL.fr, 06/04/2014. Mise à jour : 07/04/2014 12h30 : d’après Libération M. Kouchner a rappellé ces jours-ci « que « le gouvernement génocidaire a été formé dans l’enceinte de l’ambassade de France en avril 1994 », et que « Paris lui a livré des armes jusqu’en août 1994 ».

2] Départ précipité de Kigali du secrétaire d’Etat Renaud Muselier en avril 2004, absence notable d’un représentant politique lors de la commémoration de 2013 à Paris.

3] Rappelons que François Hollande avait « exhorté le 27 janvier la Turquie à faire son « travail de mémoire » sur le génocide de centaines de milliers d’Arméniens ». Hollande appelle la Turquie à « faire son travail de mémoire » sur le génocide arménien, AFP, 27/01/2014

4] Annulation de la participation aux 20e commémorations du génocide des Tutsi au Rwanda : une erreur indigne de la France, communiqué du MJS du 05/04/2014

5] http://www.franceculture.fr/2014-04.. (écouter notamment le second extrait sonore à partir de 4’10’’)

6] Pétition sur le site Avaaz : Génocide des Tutsi au Rwanda : levons le secret défense sur le rôle de la France





Nécrologie

Gabon: Décès de l'activiste gabonais Grégory Ngbwa Mintsa

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/obituary/91329

Figure de proue dans la lutte contre les «biens mal acquis», l'activiste Grégory Ngbwa Mintsa est mort à l'âge de 57 ans. Il avait combattu Omar Bongo et combattait aussi son fils, Ali Bongo. Discret et intelligent, il était l'un des membres fondateurs du mouvement «Ça suffit comme ça». Un mouvement qui réclame une conférence nationale souveraine pour fonder une nouvelle République. Il était par ailleurs la cheville ouvrière du mouvement des Indignés, un groupe d'ONG qui combat l'homme d'affaires Richard Attias et son New York Forum Africa, organisé chaque année à Libreville.
http://bit.ly/1qssYVw





Arts & livres

Afrique : «Fallait-il tuer Kadhafi ?», le grand déballage de Jean Ping

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/books/91333

Annoncé depuis un bon moment, le livre «Eclipse sur l’Afrique : fallait-il tuer Kadhafi ?» de Jean Ping, est un essai qui, selon certains critiques, «déballe tout» sur les années pendant lesquelles l’auteur, ancien ministre gabonais des Affaires étrangères (1999-2008), a été témoin privilégié de l’histoire de l’Union Africaine (Ua), notamment en tant de président de la Commission. Les thèmes abordés sont vastes. On part du panafricanisme, des faiblesses de l’Ua, de l’intérêt des Chinois pour l’Afrique, entre autres, pour aboutir à la guerre en Lybie avec sa grande question «fallait-il tuer Khadafi ?». Autrement dit, cette guerre a-t-elle été nécessaire face à la négociation et au dialogue ? L’ouvrage dont la sortie officielle devrait s’effectuer avant la fin du mois en cours, soulève, selon les critiques, les analystes et observateurs, de nombreuses questions concernant le fonctionnement de l’Afrique actuelle.

http://bit.ly/1ezKfF5


Mali : Quatre ans pour réhabiliter le patrimoine détruit par les islamistes

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/books/91332

Le gouvernement du Mali et ses partenaires se sont donné quatre ans pour réhabiliter le patrimoine culturel détruit lors de l’occupation islamiste du nord du pays en 2012. Les travaux seront exécutés sur la base d’un plan d’action soutenu par l’Unesco et financé à hauteur de plus de onze millions de dollars par l’Union européenne (UE), la France, la Norvège et la Suisse. En plus de la réhabilitation du patrimoine culturel endommagé pendant l’occupation, les actions vont porter sur la protection des manuscrits anciens ainsi que sur la formation des conservateurs de ces manuscrits. Un total de 4.203 manuscrits anciens de Tombouctou ont été brûlés par les islamistes qui y ont aussi détruit 14 des 16 mausolées inscrits sur la liste du patrimoine mondial.

http://oran.ge/Qj7vkH


Maroc : Le livre du prince Moulay Hicham ne sera pas interdit

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/books/91350

Le ministre marocain de la Communication, porte parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi a assuré que le livre du Prince Moulay Hicham, "Journal d’un prince banni", ne sera pas du-tout interdit au Maroc. L'ouvrage, «Journal d'un Prince Banni» est un livre autobiographique du prince Moulay Hicham, il y raconte ses mémoires depuis son enfance jusqu’à l’heure actuelle. Il couvre de ces récits, trois périodes principales : son vécu avec son père le prince Moulay Abdellah jusqu’au décès de ce dernier en 1983, puis avec son oncle le défunt Roi Hassan II, et enfin celle qui commence en 1999 avec le règne actuel de son cousin le Roi Mohammed VI.

http://bit.ly/1kKJTUa


Maurice : Un musée à la place de la plus ancienne prison de haute sécurité de l’île

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/books/91344

La plus ancienne prison de l’île Maurice, La Bastille, fermera ses portes dans quelques semaines et verra un musée la remplacer sur le site actuel. Des détenus considérés comme potentiellement dangereux y ont été incarcérés, ce qui a entretenu de longues années durant la réputation de cette prison implantée à Phoenix. Bâtie au moment de la Révolution française, la prison de La Bastille n’accueille plus aujourd’hui qu’une dizaine de détenus qui seront transférés prochainement au sein du quartier de haute sécurité du nouvel établissement pénitentiaire

http://bit.ly/1kjJ0iG


Nigeria : Un géant culturel qui étonne les francophones

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/books/91331

Sixième exportateur mondial de pétrole, le Nigeria est aussi le foyer d'une industrie cinématographique et musicale dont l'essor ne cesse d'étonner plus d'un francophone. La popularité de son cinéma et de sa musique a fait de ce pays un incontournable géant culturel du continent. Il ne se passe pas une semaine au Nigeria sans qu'il ne se tourne au moins trente longs métrages destinés à la commercialisation. Lancée en 1990, l'industrie cinématographique nigériane, Nollywood, est devenue après l'agriculture la deuxième source d'emploi de ce pays qui compte un peu plus de 168,8 millions d'habitants. On estime à un million le nombre de personnes dont les revenus dépendent directement de la production de Nollywood, industrie qui génère désormais 590 millions de dollars par an.

http://bit.ly/OXoqs9





Droits humains

Global : La Belgique prête à accueillir Gbagbo

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/rights/91325

Les choses bougent à la Cour pénale internationale (Cpi), et tout pourrait aller pour le mieux, en ce qui concerne l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. La Belgique se propose en effet d'accueillir sur son territoire les personnes détenues qui bénéficieraient de cette mesure de mise en liberté provisoire. Un accord a été signé entre le gouvernement du Royaume de la Belgique et la Cpi, régissant la mise en liberté provisoire sur le territoire belge de personnes détenues en exécution de décisions rendues par les chambres de la Cour. Cet accord est entré en vigueur depuis le jeudi 10 avril. La Belgique devient ainsi le premier État à accepter de recevoir des détenus de la Cour mis en liberté provisoire sur son territoire, à titre temporaire et aux conditions fixées par la chambre compétente.

http://bit.ly/1ezKa4i


Ghana : Adoption de lois plus sévères contre les mineurs illégaux

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/rights/91346

Le ministre ghanéen des Terres et des Ressources naturelles a déclaré que les amendements ont été proposés en raison d'une hausse des activités minières illégales dans le pays. a nouvelle loi, dont le contenu n'a pas encore été rendu public, permettra aux tribunaux de confisquer les outils utilisés dans l'exploitation illégale ainsi que des produits minéraux de ces activités. Les activités des opérateurs minières illégales à petite échelle sont identifiées comme la principale source de pollution de l'eau dans les communautés minières.

http://bit.ly/1n3SJfE


Malawi : Les personnes handicapées fustigent leur exclusion du processus électoral

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/rights/91349

Le Directeur exécutif par intérim de l’association des personnes vivant avec un handicap au Malawi (Fedoma), Action Amos, a déclaré que l'organisation a noté avec préoccupation que le fonctionnement actuel de la commission électorale est quelque peu discriminatoire à l'encontre des personnes vivant avec un handicap dans la manière dont elle gère certaines questions liées au processus électoral. L'association a en outre menacé de saisir les autorités compétences afin de dénoncer les manquements démocratiques de la commission électorale qui est en déphasage avec les conventions internationales en vigueur.

http://bit.ly/1gTYzbx


Niger: L'affaire Ibrahim Baré Maïnassara devant les magistrats ouest-africains

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/rights/91330

Les proches de l'ancien président nigérien assassiné en 1999 ont déposé une requête devant la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) pour faire la lumière sur le meurtre d'Ibrahim Baré Maïnassara. L'ancien général, arrivé au pouvoir en 1996 à la suite d'un coup d'Etat, avait dirigé le pays pendant trois ans avant d'être tué sur le tarmac de l'aéroport de Niamey par des éléments de la garde présidentielle. Depuis, sa famille se bat pour établir la vérité et obtenir justice. Mais devant l'échec des procédures au Niger, elle a décidé de porter le dossier au niveau international.

http://bit.ly/1gpVELB


RD Congo : L'impunité perdure pour les viols

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/rights/91352

Dans un rapport publié mercredi 9 avril, les Nations-Unies révèlent que 3.635 personnes ont été victimes de viols en République démocratique du Congo, entre janvier 2010 et décembre 2013. Les violences sexuelles continuent donc d'être un réel fléau, notamment à l'Est du pays, toujours en proie aux groupes armés. Selon le rapport, les victimes des violences sexuelles sont essentiellement des femmes (73%), mais aussi des enfants (25%). Les victimes enregistrées sont âgées de 2 à 80 ans. Au cours de 4 dernières années, les groupes armés ont été les "présumés responsables" d’actes de violence sexuelle qui ont touché un peu plus de la moitié des victimes documentées.

http://bit.ly/1sVg4S2


Tanzanie : Protocole d'entente contre le mariage des enfants

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/rights/91356

Trois organisations internationales ont signé jeudi 10 avril un protocole d'entente (Pe) visant à renforcer les efforts pour mettre fin au mariage des enfants en Tanzanie. Le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), le fonds de fiducie Graça Machel et le Forum de la dignité des enfants (Cdf) vont coopérer dans divers domaines, selon un communiqué publié par le Fnuap. Le mariage des enfants est un problème mondial qui entrave la réalisation des principaux Objectifs du millénaire pour le développement, surtout la pauvreté, l'égalité des sexes, la santé infantile, la santé maternelle et le Vih et le Sida.

http://on.china.cn/1ewMBtP


Tunisie: Des partisans de Kadhafi arrêtés pour actes de déstabilisation

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/rights/91340

Les forces de sécurité tunisiennes ont arrêté sept Libyens partisans du régime déchu de Mouammar Kadhafi accusés d'être impliqués dans les problèmes de sécurité aux frontières entre les deux pays. Ces Libyens sont été arrêtés durant la perquisition d'une maison à 60 km au nord-est de Tunis. Il s’agit de partisans du régime de Kadhafi et la plupart d'entre eux appartenaient à la brigade Khaled Ibn Walid dirigée par Seif al-Islam Kadhafi, fils de l'ex-dictateur libyen, selon des médias tunisiens.

http://bit.ly/1ewMhvo





Réfugiés & migration forcée

Afrique : L'Italie a porté secours à 6 000 personnes en Méditerranée en quatre jours

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/refugees/91334

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a salué, vendredi 11 avril, les efforts des autorités italiennes pour venir en aide aux demandeurs d'asile qui tentent de franchir la Méditerranée pour atteindre l'Europe, alors que 6 000 personnes ont été secourues en mer au cours des quatre derniers jours. Les personnes secourues au large des côtes de la Sicile et de la Calabre se trouvaient à bord de plus de 40 bateaux et comprenaient beaucoup de femmes et d'enfants. La plupart d'entre elles sont originaires de la Syrie, de l'Erythrée, de la Somalie, du Nigéria, de la Gambie, du Mali et du Sénégal.

http://bit.ly/1lW5iaf


Congo : Vagues d’expulsions vers Kinshasa

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/refugees/91322

Mardi 8 avril 2014, plus de 400 ressortissants de la Rdc étaient forcés de «rentrer chez eux». Grossissant du même coup le nombre de personnes ayant dû traverser le fleuve Congo parce qu’indésirables sur l’autre rive. Plus de 8000 personnes expulsées au total.

http://bit.ly/1hKXxP7





Elections & gouvernance

Algérie : Bouteflika, le candidat présent – absent

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/elections/91313

Les protestataires contre un quatrième mandat d'Abdelaziz Bouteflika à la tête de l'Etat perturbent régulièrement le déroulement des meetings organisés par l'équipe de campagne du président sortant. D’autant plus que c'est une première dans le monde qu'un candidat à la présidentielle, qui sollicite les suffrages populaires, soit totalement absent de la scène, alors qu'il est censé être le pivot de la campagne. Les couacs de campagne dans les meetings animés par les représentants de Bouteflika se multiplient, et cela nous amène à poser la question : est-ce que les expressions d'hostilité à la candidature de Bouteflika, manifestées à Ouargla, Batna, Oum El- Bouaghi, Relizane, ne seraient que les prémices d'une claque le soir du 17 avril ?

http://bit.ly/1iIoLIl


Bénin : Rappel à l’ordre de L’Ue à Yayi

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/elections/91315

Encore des soucis pour Boni Yayi. Les élections communales toujours en sursis irritent les partenaires techniques et financiers qui ne veulent pas cautionner ce forfait. Après les Nations-Unies, l’Union européenne vient de rappeler à l’ordre le chef de l’Etat, conditionnant son aide budgétaire à l’organisation des communales. Cette situation a conduit à une rencontre improvisée entre Boni Yayi et ld président de l’Assemblée, Mathurin Nago.

http://bit.ly/1gomy38


Burundi : Le Président NKURUNZIZA peut briguer un autre mandat en 2015

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/elections/91320

Le président Nkurunziza peut bel et bien briguer un autre mandat présidentiel en 2015 dans la légalité constitutionnelle s’il le souhaite, selon un expert indépendant. La retouche annoncée n’était faite pour permettre au président Nkurunziza de se présenter en 2015 puisque la Constitution telle qu’elle est aujourd’hui le lui permet sans détours.

http://bit.ly/1nkdGQK


Egypte: L'UE va superviser pour la première fois la présidentielle

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/elections/91327

L'Union européenne va superviser l'élection présidentielle prévue en mai en Égypte. Ce sera la première fois que l'Ue supervise une élection en Egypte. Des accords en ce sens avec la haute commission électorale et le ministère des Affaires étrangères égyptiens seront bientôt signés.

http://bit.ly/1lZ4yDE


Libye : Retour à haut risque pour Ali Zeidan

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/elections/91348

Londres, Paris, Düsseldorf... Ali Zeidan, l'ancien Premier ministre libyen, multiplie les déplacements pour rencontrer des responsables étrangers "amis de la Libye". Et ne cache pas son intention de rentrer dans son pays "dans quelques semaines". Il a déposé un recours auprès de la Cour d'appel de Tripoli pour faire annuler le vote de défiance du Congrès général national (Parlement), le 11 mars. L'affaire serait en cours d'instruction.

http://bit.ly/1iGYCZa


Madagascar : Kolo Roger, un médecin au chevet de la Grande île

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/elections/91309

EDeux mois et demi après son investiture, Hery Rajaonarimampianina a fini par trancher. Sommé par la communauté internationale, qui commençait à s’impatienter, de nommer un Premier ministre et un gouvernement, le président malgache a nommé vendredi 11 avril, Kolo Roger. Lorsque sa candidature a été invalidée par la Cour électorale spéciale en juin, au motif qu’il était rentré trop tard au pays (moins de six mois avant l’élection), il avait apporté son soutien à Hery
http://bit.ly/1gTYi8g


Madagascar : Le ton monte dans les rangs des députés après 2 mois sans salaire

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/elections/91310

Depuis leur prise de fonction le 6 février 2014, les députés malgaches n’ont pas encore touché leur salaire. Après la Session spéciale qui a pris fin le 28 février dernier, les députés n’ont touché que leurs indemnités de déplacement. Pourtant, un projet de décret y afférent a déjà été envoyé auprès du ministère des Finances et du Budget en début mars, mais ce département ministériel n’a pas encore donné suite à cette requête.

http://bit.ly/Qj6md9


Mali : Campagne de haine contre Oumar Tatam Ly après sa démission

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/elections/91324

Au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes de la nation, le pouvoir, après la démission du Premier ministre Oumar Tatam Ly, a choisi de s’installer dans l’invention de bouc émissaire. C’est désormais la machine du sectarisme et de l’intolérance qui est en marche. Comme le dit le slogan de feu Joseph Ki Zerbo, «tu te couches tu es mort». Et cette agitation orchestrée autour de la démission du Pm est la preuve que le régime perd son sang froid.

http://bit.ly/1ewM4bs


Soudan : Expulsion de la représentante d'une agence de l'ONU

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/elections/91354

Le ministère des Affaires étrangères soudanais a annoncé mercredi 9 avril, l'expulsion de la représentante à Khartoum d'une agence de l'Onu, l'accusant d'ingérence dans les affaires internes du pays. Cette décision a été prise car Mme DeLargy "ne se conformait pas aux lois du pays, et aussi parce qu'elle s'ingérait dans les affaires internes, ce qui est incompatible avec son statut de responsable de l'Onu", a-t-il expliqué.

http://bit.ly/1gpWk3F





Corruption

Afrique du Sud : Enquête sur le scandale Nkandla

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/corruption/91359

Le président de l'Assemblée nationale Max Sisulu a annoncé mercredi 9 avril, qu'une commission ad hoc serait formée pour étudier un rapport sur les allégations de détournement de fonds publics dans l'amélioration de la résidence privée de M. Zuma à Nkandla, dans la province du KwaZulu-Natal. Cette commission sera composée de 12 membres, sept du Congrès national africain, deux de l'Alliance démocratique, un du parti de libération Inkatha, et un du Congrès du peuple. Elle présentera son rapport au plus tard le 30 avril 2014.

http://bit.ly/1hC2jnX


Tunisie : Nouveau scandale de corruption

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/corruption/91358

Le rédacteur en chef du journal Al Châab, Youssef Ouesleti a révélé qu’un don qatari d’une valeur de 75 millions de dollars (120 millions de dinars), signé par le gouvernement Laarayedh, et destiné à des associations caritatives proche de la Troïka n’a pas suivi les procédures habituelles, mais a été transféré dans un compte secret, à la disposition d’associations caritatives, pour des fins politiques. Une nouvelle affaire de corruption qui risque d’être riche en rebondissements.

http://bit.ly/ReZb6N





Développement

Afrique : Le continent invité à s'attaquer au problème de la fuite des capitaux

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/development/91345

Les pays africains sont invités à prendre des mesures appropriées pour résoudre le problème de la fuite des capitaux du continent, qui pourraient être utilisés pour le développement durable et pour le programme de transformation de l'Afrique. Cet appel a été lancé mercredi 9 avril lors d'un séminaire de politique de deux jours organisée mercredi et jeudi à Addis-Abeba, conjointement par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (Cea) et le Consortium pour la recherche économique en Afrique (Crea). La somme qui quitte les pays en développement chaque année à titre de flux financiers non déclarés, connue comme la fuite des capitaux illicites, est de presque dix fois les flux d'aide internationale annuelle, et deux fois le montant de la dette annuelle des pays en développement.

http://bit.ly/1sVfPGN


Tunisie : Les finances publiques dans une "situation difficile"

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/development/91336

Les finances publiques en Tunisie sont au plus bas. Le gouvernement a dû avoir recours à des «mesures exceptionnelles» pour couvrir les salaires du mois d’avril. Une régression dans le déficit commercial de la Tunisie a été observée durant le premier trimestre 2014. Selon les chiffres officiels, les importations ont augmenté de 7,9% par rapport à la même période l’an dernier, alors que les exportations ont baissé de 1,8%. L’Etat est à la recherche de 600 millions de dinars, soit plus de 270 millions d’euros, d’ici fin juillet pour couvrir ses dépenses, en compensation des prêts de 2,4 milliards de dinars (plus d’un milliard d’euros) déjà octroyés.

http://bit.ly/1kjJLs1





Santé & VIH/SIDA

Afrique : Luanda abritera la première réunion des ministres africains de la santé

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/91314

Luanda accueillera du 14 au 17 avril, la 1ère réunion des ministres africains de la Santé, sous les auspices de l'Organisation mondiale de la Santé, de la Commission de l'Union africaine et du gouvernement angolais. Il est prévu la participation de 300 délégués, dont des ministres de la Santé, des experts et des partenaires internationaux, à cette réunion qui se tiendra sous le thème " Faisons de l'Afrique, un continent plus sain’’.

http://bit.ly/Q31oBn


Guinée : Le gouvernement consacre 1,4 million USD à la lutte contre Ebola

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/91360

Le Premier ministre guinéen a délaré jeudi 10 avril, que le gouvernement consacre 10 milliards de francs guinéens (1,4 million de dollars) à la lutte contre la fièvre hémorragique à virus d'Ebola qui sévit dans le pays. Cette manne financière sera dégagée au fur et à mesure que les besoins se feront sentir pour le financement des axes d'intervention à travers la surveillance épidémiologique, la prise en charge des malades et la coordination des différentes interventions des acteurs nationaux et étrangers en Guinée. Selon le dernier bilan officiel, la maladie fait 157 cas suspects, dont 101 décès, dans les préfectures touchées et à Conakry.

http://bit.ly/1em7KH1


Guinée : “Quelques patients guéris” de la fièvre Ebola

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/91347

Au moins 7 personnes infectées par le virus Ebola en Guinée ont été guéries et autorisées à rentrer chez elles, d’après Médecins sans frontières (Msf). Il n’existe ni traitement ni vaccin contre Ebola, l’un des virus les plus mortels au monde. Mais les personnes qui en sont infectées ont plus de chance de survivre si elles sont identifiées assez tôt et disposent d’un soutien médical. Le porte-parole de Msf a déclaré que cela prouvait que les patients sont «en mesure de battre» l’infection.

http://bbc.in/1jBGSlt


Tchad : Le gouvernement lance un bras de fer avec les pharmacies

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/hivaids/91357

Le gouvernement tchadien, par un communiqué officiel, a demandé à toutes les pharmacies tchadiennes de produire, dans un délai d'un mois, l'autorisation de fonction. Passé ce délai, la pharmacie qui ne produit pas une autorisation doit être fermée. Plusieurs pharmacies sont ouvertes illégalement avec des faux pharmaciens qui pratiquent la profession sans aucune formation. Malgré la lutte contre la vente de médicaments contrefaits qui a toujours existé dans les pharmacies et les rues du pays, le gouvernement peine à venir à bout puisque ceux qui détiennent le marché sont des personnalités bien placées.

http://bit.ly/Qj79uv





LGBTI

Afrique du sud : Zuma refuse de condamner la loi anti-homosexualité adoptée en Ouganda

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/lgbti/91312

Au moment où l'adoption de ladite loi a été condamnée à travers le monde par des sanctions économiques imposées par certains pays occidentaux qui ont suspendu leur aide économique en faveur de l'Ouganda, le gouvernement sud-africain, en ce qui le concerne, a mis en avant le principe de souveraineté des Etats et de leur indépendance judiciaire à adopter des lois qu'ils jugent nécessaires pour leurs pays. «Devrions-nous nous associer à la communauté internationale et ne pas agir de manière honteuse comme le président qui a fermé les yeux et a refusé de condamner un régime qui viole systématiquement les droits de l'homme?», a déclaré la chef de file du principal parti d'opposition en Afrique du Sud qui a soutenu par ailleurs, qu'en refusant de condamner Yoweri Musseveni, le gouvernement sud-africain a adopté un comportement hypocrite.

http://bit.ly/1gpV3cR


Egypte : Quatre hommes en prison pour homosexualité

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/lgbti/91328

Trois Egyptiens ont été condamnés au Caire à huit années de prison pour homosexualité, tandis qu'un quatrième a écopé de trois ans ferme. Les quatre accusés, en détention préventive, ont été condamnés pour avoir organisé une "fête déviante" et pratiqué la "débauche" car la loi égyptienne n'interdit pas formellement l'homosexualité.

Le Parquet les accusait toutefois de "pratiques homosexuelles". En juin, un sondage réalisé par le centre de recherches américain Pew révélait que seuls 3% des Egyptiens estimaient que "la société devait accepter l'homosexualité".

http://bit.ly/1kGs3xc


Gambie : Amnesty International invite Banjul à promouvoir les droits des homosexuels

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/lgbti/91342

Amnesty International a appelé le gouvernement de la Gambie à promouvoir les droits humains pour tous, sans se soucier de l’orientation sexuelle des uns et des autres. Dans un rapport à la Revue périodique universelle de l’Onu, publié jeudi 10 avril, Amnesty a demandé aux autorités de Banjul de s’abstenir de toute menace, intimidation ou propos discriminatoires contre les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels et les transsexuels au nom des droits de l’homme.

http://bit.ly/1oZ8g27


Ouganda : Le gouvernement accuse un programme de lutte contre le Sida de favoriser l’homosexualité

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/lgbti/91335

Un mois après la promulgation d’une loi durcissant la répression de l’homosexualité, le gouvernement ougandais intensifie ses mesures anti-gays. Vendredi dernier, la police ougandaise menait une opération contre un organisme de lutte contre le Sida, le Walter Reed Project, qu’elle accuse de « promouvoir l’homosexualité auprès des jeunes». Le porte-parole de la police ougandaise explique ainsi que plusieurs agents ont infiltré une formation donnée par l’organisme qui « visait des jeunes entre 18 et 25 ans».

http://bit.ly/1gpVNP7





Racisme & xénophobie

Afrique du Sud : Les Blancs occupent 62 % des postes de direction

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/racism/91339

Le rapport de la Commission pour l'équité dans l'emploi (Cee) constate que deux décennies après la fin de l'apartheid, il existe une tendance 'stupéfiante et contradictoire' en terme de promotion de groupes désignés pour occuper des postes de haut niveau.

Il révèle que les Blancs occupent 62 % des postes de direction, contre 19 % pour les Noirs, 8 % pour les Indiens, les métis 5% et les ressortissants étrangers 4%.

En terme de représentation des sexes, 79,4% des postes de direction sont occupés par les hommes, seul 1,5 % de ces postes étant détenu par des personnes handicapées.

Pour la ministre du Travail, 20 ans de démocratie n'ont pas suffit pour se débarrasser totalement de l'héritage de l'apartheid et le rythme de la transformation de la société et du monde du travail reste très lent.



http://bit.ly/1iGYusQ





Média & liberté d'expression

Rwanda : La réconciliation par la radio

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/media/91353

Il s'intitule "Musekeweya", "Aube nouvelle" en langue kinyarwanda. Ce feuilleton radiophonique rassemble les Rwandais dans l'écoute. Deux fois par semaine pendant 25 minutes, le temps s'arrête sur les collines du Rwanda. En famille, entre amis, les Rwandais, collés au poste de radio, suivent ce programme. C'est que Musekeweya, "Aube nouvelle" en langue kinyarwanda, prend résolument le contrepied de la tristement célèbre radio des Mille-Collines qui lançait des appels à l'élimination de la minorité tutsi. Vingt ans après, le monde entier, et les Rwandais avec, se rappelle du rôle majeur qu'elle a joué dans la planification et la mise en oeuvre du génocide : 800 000 morts en à peine cent jours à partir d'avril 1994, essentiellement au sein des Tutsi.

http://bit.ly/1lW5Mgi





Conflits & urgences

Afrique : Les pourparlers sud-soudanais ajournés

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/91355

Un comité de médiateurs pour la paix en provenance de l'Ethiopie, du Kenya et du Soudan ont confirmé la suspension temporaire des pourparlers de paix jusqu'au 22 avril pour permettre la poursuite des consultations.

Les pourparlers ont connu une impasse apparente sur le statut des 11 détenus politiques, dont sept ont été libérés pour prendre part à la première phase des discussions suite à la signature de l'accord mettant un terme aux combats.

Cependant, quatre autres détenus parmi lesquels Pagan Amum, le secrétaire général du parti au pouvoir, le Mouvement populaire de libération du Soudan, en plus de trois autres, n'ont toujours pas été libérés.


http://bit.ly/1kjJgOw


Afrique : Heurts à la frontière Cameroun-Nigéria

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/91311

Des affrontements entre bergers nigérians et agriculteurs camerounais au niveau de la frontière entre les deux pays, ont fait deux morts et plusieurs blessés. Les Camerounais des villages d'Effou, Ambo, Badu, Okenakee et Badumu ont été contraints de fuir leurs terres à cause de l'intensité des affrontements. Ils accusent les bergers nigérians lourdement armés, d'abîmer leurs plantations avec leur bétail. Les échanges entre ces populations et les bergers venus du Nigeria ont fait un mort du coté camerounais.

http://bbc.in/1lW6vhD


Burundi : Le probable armement des jeunes du parti au pouvoir inquiète

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/91316

La fuite d’un document des Nations unies qui donnent de la crédibilité aux allégations de distributions d’armes aux membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, fait grand bruit au Burundi. Aux appels au calme ont succédé les « mises en garde solennelles » de l’Onu. A Bujumbura, les partis d’opposition, qui tirent la sonnette d’alarme sur la « nocivité » des jeunes depuis des années, ces jeunes se livrant à de nombreuses exactions, estiment que le document qui a fuité vient confirmer leurs pires craintes.

http://bit.ly/ReYqL4


Cameroun : Boko Haram, les otages et le business

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/91321

Le mode opératoire des preneurs d’otages occidentaux dans la région de l’extrême Nord du Cameroun est récurrent. Le constat que l’on peut désormais faire est que les complicités semblent désormais établies au sein des populations locales qui ordonnent des affaires juteuses avec les terroristes. Même si le groupe terroriste Boko Haram, basé principalement au Nigeria, n’a pas encore revendiqué les enlèvements des pères Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri, et de la religieuse canadienne, il n’y a aucun doute qu’il s’agit bien de ces bandits de grand chemin qui se retrouvent une fois de plus derrière cette action néfaste.

http://bit.ly/1iGY6dU


Centrafrique : 37 morts lors des affrontements entre les ex-Séléka et les anti-Balakas

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/91318

Au moins 37 personnes ont été tuées dans des affrontements opposant les milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) et les ex-rebelles de la coalition Séléka, mercredi 9 avril à Dékoa (centre), au moment où des initiatives sont annoncées entre les leaders de ces deux groupes pour mettre fin à leurs hostilités. La Centrafrique plonge chaque jour dans le chaos, suite aux violences perpétrées par les milices anti-Balakas, fidèles au président déchu François Bozizé, et les ex-rebelles de la coalition Séléka qui avaient porté au pouvoir en mars 2013 Michel Djotodia.

http://bit.ly/1gomMqR


Centrafrique : L’ONU autorise l’envoi de 12 000 casques bleus

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/91319

Le Conseil de sécurité des Nations unies a autorisé, jeudi 10 avril, le déploiement de 12 000 casques bleus en République centrafricaine. Ils y seront au mois de septembre. L'opération de maintien de la paix, réclamée à cor et à cris par la diplomatie française - et pour laquelle les autorités centrafricaines de transition ont tant plaidé - est désormais une réalité, du moins sur le papier. A l'unanimité, les quinze membres du Conseil ont voté en faveur de la résolution 2149. Outre la protection des populations et des convois humanitaires, la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Rca (Minusca) aura pour tâche le maintien de l'ordre ou encore l'arrestation des criminels de guerre présumés. Elle devra aussi contribuer à préparer les élections qui mettront un terme à la transition l'année prochaine.

http://bit.ly/1n3SqBE


Gambie : Commémoration du 14ème anniversaire de l’assassinat de 14 élèves

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/91317

Le 10 avril 2000, 14 élèves ont été tués par les Forces de sécurité gambienne lors d'une manifestation pour réclamer justice après le viol et la mort de deux de leurs camarades. La Democratic Union of Gambian Activists dénonce avec fermeté 14 années d’impunité et demande aux autorités que la justice soit rendue aux victimes.

http://bit.ly/1nkdAZu


Kenya : Les Somali utilisés comme des "boucs émissaires"

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/91337

Human Rights Watch a accusé vendredi 11 avril, les autorités kényanes d'utiliser les Somaliens et Kényans d'ethnie somali comme "boucs émissaires", alors que des milliers de personnes ont été arrêtées depuis début avril et une centaine d'autres expulsées vers la Somalie. Entre 3.000 et 4.000 personnes ont été arrêtées dans le pays depuis le 4 avril, principalement à Nairobi dans le quartier d'Eastleigh, à forte population somalienne ou kényane d'ethnie somali, et retenues dans des postes de police ou des stades pour des contrôles d'identité et des interrogatoires. Les autorités kényanes ont présenté cette opération policière comme une réponse à la menace terroriste, après qu'une série d'attentats ou de tentatives d'attentats attribués aux islamistes somaliens shebab aient secoué le pays.

http://bit.ly/1em7hV7


Zimbabwé : Commentaires de Robert Mugabe sur le Nigeria

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/conflict/91341

L'ambassadeur zimbabwéen à Abuja a donc été convoqué le jeudi 10 avril dans les locaux du ministère des Affaires étrangères en vue de fournir des explications à la suite des propos de Mugabe qualifiant les Nigérians de «gens corrompus». Le secrétaire permanent a, par ailleurs, rappelé le rôle joué par son pays dans les luttes de libération en Afrique australe, particulièrement au Zimbabwe.

L'ambassadeur zimbabwéen, Kunjeku, a promis transmettre aux autorités exécutives de son pays, les protestations et les plaintes de la République fédérale du Nigeria.


http://bit.ly/ReYSsA





Internet & technologie

Gambie : Yahya Jammeh bloque Viber et ses services gratuits

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/internet/91343

Le secrétaire permanent adjoint du ministère gambien des Technologies de l’information a déclaré que les services de communications Viber ont un motif inavoué dans leur démarche consistant à donner des appels gratuits à leurs utilisateurs. Selon lui, la situation avec Viber n’a rien à voir avec l’Autorité de régulation des services publics. Des milliers de gambiens basés à l’étranger qui utilisent Viber pour passer des appels gratuits aux parents et amis en Gambie, ont accusé le gouvernement gambien de bloquer les services de communication pour des raisons politiques.

http://bit.ly/1qstDWZ


Global : Arrêt définitif des mises à jour de sécurité de Windows XP par Microsoft

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/internet/91326

Le géant mondial de l’informatique Microsoft a diffusé mardi 8 avril 2014, sa dernière mise à jour de sécurité pour Windows XP et Office 2003. Un fait qui expose leurs utilisateurs à des cyber attaques. En effet, Microsoft a décidé de cesser de combler les failles de son ancien logiciel Windows XP, que les pirates informatiques peuvent désormais exploiter à leur gré pour prendre le contrôle d’ordinateurs à l’insu de leurs utilisateurs, au cas où ils n’auraient pas migré vers des systèmes plus récents ou installé des logiciels antivirus ou des pare-feux tiers.

http://bit.ly/1n3SwsZ


Maroc : Lutte contre le phénomène du «Tcharmil» sur Internet

2014-04-13

http://pambazuka.org/fr/category/internet/91351

Au Maroc, le gouvernement s'attaque à un phénomène en vogue sur internet pour certains adolescents et que l'on appelle le « Tcharmil ». Même si certains jeunes ne voient cette mode que comme une manière de se vanter et de séduire les filles, elle a malgré tout été portée à l'attention du roi, lequel a donné ordre à la police de sévir. Pour certains adolescents marocains, il s'agit de se prendre en photo sur Facebook avec des armes blanches, exhibant fièrement de coûteux survêtements ou des scooters trafiqués ou encore des montres, des bijoux, des téléphones portables ou des liasses de billets prétendument soutirés lors de petits braquages.

http://rfi.my/1hwHV6B





/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\


Fahamu – Réseaux pour la Justice Sociale
www.fahamu.org/

© Sauf indication contraire, tous les contenus publiés ici le sont avec autorisation sous les termes de la licence « Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 3.0 Unported »

Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.

Pour nous lire sur Internet, consultez le site www.pambazuka.org

Si vous ne souhaitez plus figurer sur la liste de nos abonnés, veuillez écrire à editor@pambazuka.org et votre adresse sera aussitôt retirée.

Pour les détails supplémentaires: www.pambazuka.org/fr/about.php

Pambazuka news peut être visionné en ligne: www.pambazuka.org/fr/

Le RSS est disponible sur www.pambazuka.org/fr/newsfeed.php

Pambazuka News est publié grâce au soutien d’un certain nombre de bailleurs de fonds dont les coordonnées peuvent être obtenues en passant par l’adresse www.pambazuka.org/fr/about.php

Pour VOUS ABONNER ou VOUS DESABONNER, allez sur:
pambazuka.gn.apc.org/cgi-bin/mailman/listinfo/pambazuka-news-fr

ou envoyez un message à editor@pambazuka.org avec le mot ABONNER ou DESABONNER dans la case réservée à l’objet selon le cas.

Les points de vue exprimés ici sont ceux des auteurs eux-mêmes et ils ne représentent pas nécessairement ceux de Pambazuka News ou Fahamu.

ISSN 1753-6847

ISSN 1753-6839 Pambazuka News English Edition http://www.pambazuka.org/en/

ISSN 1753-6847 Pambazuka News en Français http://www.pambazuka.org/fr/

ISSN 1757-6504 Pambazuka News em Português http://www.pambazuka.org/pt/

© 2009 Fahamu - http://www.fahamu.org/