L’Afrique se porte bien, mais elle peut jouir d’une meilleure santé. C’est la conviction de la Banque africaine de développement (BAD) qui s’apprête à tenir sa 47è Assemblée annuelle, concomitamment avec la 38è assemblée annuelle du Fonds africain de développement (FAD). Les défis représentent la denrée qui manque le moins en Afrique, un continent qui abrite généralement la plupart, pour ne pas dire tous les pays pudiquement dits «en voie de développement». Sinon, les puissants partenaires financiers occidentaux ont même créé pour certains d’entre eux, le cercle restreint de «Pays pauvres très endettés» auquel il faut accéder après avoir montré patte blanche. Les critères exigés n’étant pas à la portée de tous. A en croire les «Grands» de ce monde qui n’en montrent que des images de guerres, de conflits de toutes sortes, de paludisme, de Sida, et des fléaux les plus dévastateurs, l’Afrique, c’est le condensé de toutes les misères de la planète. Pourtant, bien que ne pouvant se targuer d’occuper une place importante sur l’échiquier des échanges économiques mondiaux, l’Afrique, démunie d’outils conséquents de transformation, n’en est pas moins le continent que la plupart des pays occidentaux essore quotidiennement, de ses matières premières, depuis le temps de la colonisation jusqu’à l’ère actuelle des fameuses nouvelles relations qui portent le sceau fallacieux de partenariats gagnant-gagnants.
- Connectez-vous ou inscrivez-vous pour publier un commentaire
- 29 lectures
