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Peu ciblées, les mesures de contrôle des prix profitent trop souvent aux ménages aisés. Coûteuses, elles creusent les déficits. Les bailleurs de fonds appellent à les remplacer par des aides sociales directes. Jugées globalement inefficaces, les subventions sur les produits énergétiques et agricoles ont plombé les déficits d'États qui, jusqu'à la crise financière de 2008, avaient largement amélioré leurs marges budgétaires. En Angola, les seules aides aux prix de l'électricité et de l'essence représenteraient 8 % du Pib. Au Cameroun, celles accordées dans le secteur de l'énergie ont coûté 944 milliards de francs Cfa (1,4 milliard d'euros) en quatre ans, soit 7,3 % du Pib, au lieu des 333 milliards budgétisés. Autant d'argent que les États pourraient investir dans la santé ou l'éducation.