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La Révolution bolivarienne, après la révolution cubaine, représente un immense espoir. Non pas pour le peuple vénézuélien, mais pour tous les peuples d’Amérique du Sud et du monde. Par conséquent, dans le contexte de la radicalisation de la contre-révolution, nos amis de Caracas ne devraient avoir une autre alternative que de radicaliser la Révolution.

En observant les évènements qui se déroulent, en ce moment, au Venezuela, on ne peut manquer de penser au scénario qui s’est passé au Chili, il y a trente-deux ans, et qui a culminé au coup d’Etat sanglant avec l’attaque de la Moneda, le 11 septembre 1973, où fut assassiné le président de l’Unité populaire Salvador Allende.

En effet, il ne se passe un jour, une semaine, où les pénuries artificielles de denrées alimentaires de premières nécessités, occasionnant des manifestations artificielles ou non, pour uniquement créer une situation propice à des troubles de toutes sortes. Et lorsque les médias occidentaux s’en mêlent tout porte à penser que ce sera bientôt la ‘’fin du monde’’ au Venezuela. Car ces médias désirent toujours voir leurs rêves se transformer en réalité. Raison pour laquelle ils ne parlent jamais des succès de la révolution bolivarienne dont bénéficie la population : l’éradication de l’analphabétisme, les œuvres des diverses «Missions», au plan social, permettant à tous les Vénézuéliens de poursuivre leurs études du secondaire au supérieur ou de se soigner gratuitement (‘’Mission Robison’’, ‘’Mission Ribas’’, ‘’Mission Sucre’’, ‘’Mission logements’’, notamment), hormis la Mission ‘’Yo, Si puedo’’, qui éradiqué l’analphabétisme en deux ans.

Pour le Fmi et la Banque Mondiale (qui ont été renvoyés du pays), et qui étaient essentiellement à la solde de Washington, leurs courroux tiennent au fait que le social devrait être banni des ‘’programmes’ ’. Leurs programmes, plutôt !

Dans ces conditions, et dans le contexte politique actuel, est-il normal de mettre en œuvre les ‘’dispositions révocatoires à mi-mandat’’, qui n’existent dans aucun pays démocratique du monde, introduites par le président Hugo Chavez dans la constitution du Venezuela ? Son maintien ne serait-il pas du pain béni pour les ennemis du peuple ?

Nous croyons que la pratique démocratique doit s’exercer avec les démocrates sincères. Car, comme le dicton de la langue wolof du Sénégal, le dit, un bon plat doit être servi à quelqu’un qui en connait la valeur et la peine.

La Révolution bolivarienne, après la révolution cubaine, représente un immense espoir. Non pas pour le peuple vénézuélien, mais pour tous les peuples d’Amérique du Sud et du monde. Par conséquent, dans le contexte de la radicalisation de la contre-révolution, nos amis de Caracas ne devraient avoir une autre alternative que de radicaliser la Révolution. Et ce qui est fascinant chez l’ami Fidel Castro, c’est qu’il n’a jamais transigé avec la réaction. Récemment, sans aller à l’encontre de la nouvelle situation politique qui se dessine, entre son pays et la Maison blanche, il a souligné qu’il ne fait pas confiance au personnel du gouvernement de Washington. Rappelons qu’il disait aux Nicaraguayens : ‘’Quand tu donnes à l’impérialisme le bras, il demande l’avant-bras et si tu le lui donnes, il te coupe la tête’’. Nous citons de mémoire.

Donc se préparer pour une riposte et une résistance populaire et prolongée serait des attitudes qui devraient être à l’ordre du jour, pour nos amis du Venezuela. Si aucun président des Etats-Unis, depuis 65 ans, n’a pensé attaquer Cuba, c’est que la déroute de la soldatesque de Batista et l’échec, voire le désastre, du débarquement de la Baie des cochons des mercenaires Yankee (Playa Giron), ont laissé des traces dans les esprits.

Ces deux attitudes, pourraient se résumer à ceci : demander à l’Assemblée nationale populaire, à travers une proposition de loi, la misse en veilleuse des ‘’dispositions constitutionnelles révocatoires à mi-mandat’’. Car les laisser à l’état serait une aubaine pour la droite réactionnaire de s’adonner à ses ‘’travaux de trouble à l’ordre public’’, par la manipulation, la corruption des citoyens en direction des élections. Ce qui immanquablement va amoindrir les réalisations du gouvernement et peser sur ses performances son bilan que l’ennemi ne manquera pas de critiquer, à cœur joie, de façon démagogique.

Ensuite, mettre sur pied une armée populaire et préparer ‘’le peuple en arme’’ pour parer à toutes situations. Le peuple cubain et son gouvernement ne sont respectés que par ce qu’ils disposent cette arme que redoute ‘’l’Internationale réactionnaire’’.

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** Ababacar Fall-Barros, Ancien conseiller municipal au Sénégal

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